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Marmontel et la fin du XVIIIè siècle

Jean-Paul Charbonneau, historien et conférencier, vient de publier la biographie de Jean-François Marmontel, qu’il qualifie de “feu follet des Lumières”. Né en 1723,  il décède la dernière heure du dernier jour du XVIIIe siècle. Tour à tour séminariste, précepteur, dramaturge, journaliste et romancier, s’essayant à tous les genres d’écriture, il passe auprès de ses collègues de l’Académie française pour un bon spécialiste de la littérature. Encyclopédiste le jour, libertin le soir, polémiste à Paris, diariste en province, joyeux drille dans les salons et déférent à la cour, il cultive à l’envi cet art de l’apparence et de l’esquive.

« Touche à tout » en littérature, nomade dans ses résidences, donjuanesque dans ses conquêtes, il ne tient pas en place et ne se fixe nulle part jusqu’à son mariage à cinquante-quatre ans. Ce « feu follet » brille par intermittence, éclairant d’un mot, d’une remarque ou d’une pépite le ronronnement d’une conversation. Ses « Mémoires » constituent la pièce maîtresse de son œuvre, une pièce à charge et à décharge sur les hommes, les idées et les mœurs de son temps. Si en bon dramaturge, il se donne le beau rôle, il joue également les utilités auprès des célébrités qu’il met en scène. Chacun d’entre nous est un témoin de son temps, mais rares sont ceux qui en explorent tous les recoins, rares sont ceux que le hasard ou la nécessité met en situation d’observateur privilégié de ses contemporains. Avec lui, on côtoie des célébrités littéraires tels Voltaire, d’Alembert, Diderot, des politiques influents tels Choiseul, Turgot ou Necker… de grandes dames enfin comme Mme de Tencin, Mme Geoffrin et Mme de Pompadour.

Cette biographie permet de parcourir un siècle que concluent les événements sanglants de la Révolution. Avec elle, nous entrons par la coulisse dans une époque moins manichéenne qu’il n’y paraît. Extrait :

Force est pour Marmontel de souscrire à la manipulation (certains diront au complot) puisqu’il ne croit pas à la spontanéité de la Révolution. Elle n’explose pas comme le couvercle d’une marmite, et les forces qui étaient depuis longtemps à l’oeuvre pour transformer le régime n’ont rien de philanthropique ! Les conditions de vie de la population auraient-elles à ce point changé qu’elle aurait brutalement décidé de renverser le joug qui l’asservissait ? Les émeutes sont trop localisées, trop sectorielles et trop instantanées pour ne pas être préméditées. En dépit de Michelet et de toute l’historiographie du XIXe siècle, en dépit d’un certain cinéma du XXe siècle, il faut chercher ailleurs que dans la misère des populations les causes premières de la Révolution.

C’est arrivé un 1 er septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 1er septembre : saints du jour français ou en France.
    • Saint Gilles ou Égide : Ermite (640-720)

Gilles était d'Athènes. Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie ; mais sa science était surtout celle des saints.

Un jour qu'il se rendait à l'église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l'aumône.

Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne : à peine le malheureux en est-il revêtu, qu'il se trouve en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l'aumône est agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l'humilité. Mais Jésus-Christ ne se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu'il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l'Occident. Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.

Mais il lui fallait la solitude ; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s'écoulaient dans une prière continuelle, dans l'adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours ; le lait d'une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.

Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d'Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber ; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu'aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l'innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l'homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d'admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l'auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Il fit même, à la demande de Gilles, bâtir là un monastère. Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux.

Au pays de Nîmes dans la province de Narbonne, au VIe ou VIIe siècle, saint Gilles, dont le nom a été donné à la ville qui s'est formée ensuite dans la vallée flavienne, où lui-même aurait érigé un monastère et terminé sa vie.

  • St Sixte : premier évêque de Reims († IIIE S.)

À Reims, au IIIe siècle, saint Sixte, qui est regardé comme le premier évêque de la cité.

  • St Vincent : évêque à Da et martyr († V. IV S)

À Dax, vers le IVe siècle, saint Vincent, célébré comme évêque et martyr.

  • St Victeur : Évêque au Mans († V. 490)

Au Mans, vers 490, saint Victeur, évêque, dont saint Grégoire de Tours rapporte les miracles.

  • Saint Loup Évêque de Sens († 623)

Moine de Lérins, saint Loup devint évêque de Sens en 609. Calomnié, il fut chassé de son siège sous le roi Clotaire. Rappelé par ses diocésains, il se vit entièrement réhabilité.

 

  • le 1er septembre 827 : élection du pape Valentin.
  • le 1er septembre 1181 : élection du pape Lucius III.
  • le 1er septembre 1159 : décès du pape Adrien IV.
  • le 1er septembre 1271 : élection du pape Grégoire X.
  • le 1er septembre 1544 : la Compagnie de Jésus s'installe à Rome.

A Rome, Saint Ignace et ses compagnons prennent possession de la maison de Notre-Dame de la Route, qui devient la première Maison professe de la Compagnie de Jésus. Ils l'ont construite à côté une maison achetée le 15 août 1540. Le pape Paul III leur a confié la Chapelle de Notre-Dame de la Route, après avoir approuvé leur Constitution le 27 septembre 1540. De nos jours, ces lieux habités par saint Ignace se visitent toujours. C'est d'ailleurs là qu'il a écrit les Constitutions de la Compagnie. Travail qu'il n'a pas pu finir avant sa mort dans cette maison le 31 juillet 1556.

  • le 1er septembre 1557 : Jacques Cartier meurt à St-Malo.

L'explorateur français Jacques Cartier, découvreur du Canada, s'éteint dans sa ville natale de Saint-Malo. Né en 1491, il est l'auteur de cartes de navigation qui permettent d'aller au Canada, pays qu'il a découvert et baptisé. Successeur de l'explorateur florentin Jean de Verrazane, Jacques Cartier y mène trois expéditions. Il succombe de la peste qui ravage Saint-Malo cette année-là. Voir les chroniques du 20 avril et du 10 mai.

  • le 1er septembre 1715 : mort du Roi de France Louis XIV, le « Roi-Soleil ».

Après soixante-douze ans de règne et à soixante-dix-sept ans, Louis XIV meurt au château de Versailles. Son corps est exposé pendant neuf jours, puis transporté solennellement à la basilique Saint Denis. Son arrière petit-fils, âgé de cinq ans lui succède sous le nom de Louis XV.

L'agonie du Roi Soleil commence dès le 10 août, lorsqu'il revient de sa dernière chasse au cerf en forêt de Marly. Il ressent une douleur à la jambe, le Roi consulte son médecin Fagon prend pour une sciatique ce qui est une gangrène sénile.

A partir du 25 août, jour de la Saint Louis, le Souverain doit rester alité, il déclare aux membres de la Cour : « Pourquoi pleurez-vous ? M'avez-vous cru immortel ? »

Puis, se tournant vers son arrière petit-fils, le Dauphin de France et futur Louis XV et seul héritier vivant de la Couronne des Bourbon, il lui déclare :

« Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d'être soumis à Dieu et du soin que vous aurez à soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que possible de faire la guerre : c'est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela : j'ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l'ai soutenue par vanité. Ne m'imitez pas, et soyez un prince pacifique, et que votre principale préoccupation soit de soulager vos sujets. »

Le 1er septembre 1715, au Château de Versailles, après s'être confessé, Louis XIV s'éteint à 8h00. Le siècle de Louis XIV a d'abord été le siècle de Marie. Il découle directement de la consécration de la France à la Sainte Vierge faite par son père Louis XIII. Cette consécration a fait de la France le Royaume de Marie. Si le pays a atteint son apogée avec une prospérité économique remarquable, fondée sur une production, dont la qualité, le goût et l'élégance sont partout reconnus ; avec un rayonnement des Beaux arts, de la littérature, de l'histoire, de la philosophie et de l'art oratoire ; avec un développement scientifique incroyable ; et surtout avec un renouveau de la foi catholique, qui voit éclore une quantité incroyable de nouvelles congrégations, qui entreprennent la ré-évangélisation du pays, c'est d'abord parce qu'un homme a su insuffler au pays sa propre grandeur et sa propre noblesse de cœur. Et cet homme est le don de Marie à la France, Louis Dieudonné, le Roi Soleil.

Voir les chroniques du 7 juin et du 5 septembre.

Cénotaphe de Louis XIV dans la basilique des Rois de France de Saint-Denis.

  • le 1er septembre 1747 : seconde intervention française en Corse.

En 1737, par la Convention de Versailles, Louis XV s'engage à intervenir en Corse si la République de Gênes en fait la demande. Le Saint-Empire et le royaume de France sont des alliés de longue pour lutter contre les flottes ottomanes en Méditerranée et la piraterie barbaresque. Moins de dix après la première intervention française en Corse, le colonel de Choiseul-Beaupré débarque avec son armée à Bastia afin de reprendre la ville à la coalition anglo-austro-sarde, qui l'occupe depuis 1745. C'est un succès, et Gênes récupère le contrôle de l'Ile.

  • le 1er septembre 1784 : décès Jean-François Séguier, botaniste français.

Jean-François Séguier est un botaniste et épigraphiste français. Il naît et meurt d'une attaque d'apoplexie à Nîmes respectivement le 25 novembre 1703 et le 1er septembre 1784.

  • le 1er septembre 1870 : défaite de l'armée française à Sedan.

La France, pays majeur en Europe, dont l'empereur était incontournable sur le plan diplomatique, est écrasée par la petite Prusse alliée aux états allemands coalisés. La défaite est humiliante pour les Français qui capitulent devant les Prussiens et Napoléon III est capturé le 2 septembre. Le 4 septembre, une révolution d'une journée met à bas le Second Empire et proclame la IIIe République. Les Prussiens atteignent Paris et l'occupent dès le 18 septembre. Le IIème Reich est proclamé à Versailles (cf. la chronique du 18 janvier). La France perd l'Alsace-Lorraine.

  • le 1er septembre 1966 : discours anti américain de De Gaulle à Phnom-Penh.

De Gaulle, en visite à Phnom-Penh, prononce un discours critique sur la politique américaine dans le monde et particulièrement au Vietnam, il en profite pour demander le retrait des troupes américaines et la neutralisation de la péninsule.

  • le 1er septembre 1970 : décès de François Mauriac, écrivain français.

Voir la chronique du 11 octobre

  • le 1er septembre 1974 : carte à puce.

C'est l'arrivée sur le marché des premières «cartes à puces» inventées par le Français Roland Moreno, qui en a déposé le brevet le 25 mars 1974.

Nous sommes comme les balayures du monde

Lu sur Le Glaive de la colombe :

L’ostracisme subi par les réfractaires au passe dit sanitaire n’est pas sans rappeler la persécution des premiers chrétiens que saint Paul assumait non sans fierté, se comptant parmi « les balayures » d’un monde orgueilleux que le Christ jugera à son retour [1].

Face à la dictature sanitaire, nous avons encore récemment constaté que ce détachement héroïque était loin d’être partagé par l’épiscopat français [2] et ce n’est pas sans conséquence sur l’attitude des prêtres et des fidèles. Ainsi, bien des communautés contemplatives, qui par définition ne sont pas en contact avec le public, se font-elles vacciner, pour se conformer aux opinions très personnelles du Pape en la matière. De même, des prêtres et des communautés apostoliques semblent plier un peu vite devant l’injonction vaccinale au nom des nécessités de l’apostolat. Enfin, personne ne semble s’étonner de l’absence, parmi les rassemblements anti-passe, des professionnels de la manifestation comme Alliance Vita et autre LMPT. Cette dernière sollicitait encore récemment un soutien financier pour défendre l’enfant contre la nouvelle « loi bioéthique », feignant d’oublier les dangers qu’une vaccination précoce pourrait tout autant faire courir à la jeunesse. Cette omission s’expliquerait-elle par les liens anciens de cadres de LMPT avec la Conférence des évêques de France ou la Préfecture de Police ?

Heureusement, nous constatons à l’inverse de belles convergences entre gens de bon sens, croyants ou non, contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale [3]. Parmi eux, les catholiques ont pour premier devoir de prier, afin que, pour reprendre la traditionnelle prière des Francs,

ils voient ce qu’il faut faire pour réaliser Votre règne en ce monde,
Et, que pour accomplir ce qu’ils auront vu,
Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance.

Et puisque notre résistance s’inscrit dans le combat ultime de Notre-Dame [4], pourquoi ne pas se ranger ostensiblement sous sa bannière et sa protection miraculeuse, portant et diffusant la médaille de la rue du Bac le plus largement possible ?

De la prière découlera l’action prudente. Nous avons toujours exprimé de la réserve à l’égard des manifestations nationales, privilégiant les initiatives locales, plus économes en énergie et en moyens, donc plus durables [5]. Parmi celles-ci, des recours judiciaires contre les promoteurs de la tyrannie sanitaire sont désormais à la disposition de tout un chacun [6]. De même, le soutien des réfractaires et le boycott des opportunistes grippent peu à peu le système, ces représailles légitimes et proportionnées gagnant, au-delà du secteur économique, l’associatif, l’administratif, le politique et même le religieux. Certes, les fidèles ne peuvent se priver des sacrements mais qu’ils encouragent des prises de position publiques comme celle de Mgr Aillet [7] et suspendent du jour au lendemain leur bénévolat paroissial comme leur contribution au « panier du curé » [8] voire au denier du culte ; alors l’Église visible saisira concrètement que la balance bénéfices / risques du conformisme pourrait bien lui être fatale.

[1] Première Epitre de saint Paul aux Corinthiens, IV, 5, 13 : « C’est pourquoi ne jugez rien avant le temps, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, qui mettra en lumière les choses cachées dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs ; et alors la louange sera donnée à chacun de la part de Dieu (…) ; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à présent ».

[2] Cf. Le Glaive de la Colombe, « Vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte »

[3] Quant à l’appréciation morale de la vaccination contre le Covid-19, nous avons opté pour une position radicale de principe (cf. Le Média en 4-4-2, 17 mai 2021 – L’Abbé : « La vaccination finale est liée par une « chaîne du mal » à laquelle on ne doit absolument pas participer ») mais, dans ce domaine prudentiel, des points de vue plus « souples » demeurent soutenables (notamment FSSPX-News, 6 mars 2021 – Considérations morales sur le vaccin anti-Covid 19), chacun se déterminant en conscience selon sa situation particulière.

[4] Cf. Le Glaive de la Colombe, ibidem

[5] Cf. Le Glaive de la Colombe, « De la bouche des enfants vous avez tiré une louange parfaite pour détruire l’Ennemi »

[6] On renverra notamment aux ressources et consultations proposées par les juristes Fabrice Di Vizio, Guillaume Zambrano ou des associations comme Réaction 19 ou BonSens

[7] Lettre de Mgr Aillet aux diocésains de Bayonne, Lescar et Oloron, sur l’épidémie de Covid-19 – 23 juillet 2021

[8] Cf. prochainement le Glaive de la Colombe, « Vous pouvez vous faire cuire un œuf ! »

Trois options pour le futur de LR

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Atarrabi et Mikelats d’Eugène Green

Chronique cinéma de Bruno de Seguins Pazzis :

La déesse Mari confie au Diable ses deux fils, nés d’un père mortel, pour leur éducation. Lorsqu’ils atteignent leur majorité, l’un, Mikelats, décide de rester immortel auprès du maître, tandis que l’autre, Atarrabi, s’enfuit et reste un être mortel. Mais le Diable réussit à retenir son ombre… Avec : Saia Hiriart (Atarrabi), Lukas Hiriart (Mikelats), Ainara Leeman (Udana), Thierry Biscary (Le Diable), Pablo Lasa (Le pèe abbé). Directeur de la photographie : Raphaël O’Byrne.Scénario : Eugène Green. Musique : Joël Merah, Thierry Biscary, Anton Curutchet.

Le mythe est le rien qui est tout (Fernando Pessoa)… Qui sont Atarrabi et Mikelats ? Deux personnages de la mythologie basque qui sont frères, nés de la déesse Mari et d’un être mortel. Mari confie ses deux fils au Diable pour leur éducation. Mikelats est un être maléfique et Atarrabi est son contraire, symbole du bien moral. A la fin de leur éducation et de leurs études, le Diable fait tirer au sort celui des deux qui restera à son service. C’est Mikelats qui est tiré au sort. Dans la légende basque, Mikelats voulait détruire les champs de blé de Sare dont son frère était devenu le curé. Pour contrer son projet de destruction, Atarrabi lui opposa la prière. Avec Mari, Mikelats met en forme les orages et conduit les averses de grêle qui affectent les troupeaux et détruisent les récoltes. De cette légende, Eugène Green, cinéaste on ne peut moins conformiste, tire un conte moral cinématographique. Les partis pris scénaristiques, artistiques et même philosophiques du cinéaste ne destinent pas ce film à un large public. Le style est en effet on ne peut plus singulier, lent, contemplatif, caractérisé également par le peu de naturel des situations ainsi que le jeu antinaturel des comédiens, jeu imposé dans le geste comme dans les dialogues (Robert Bresson n’est pas loin) dans lesquels les liaisons entre tous les mots du texte sont systématisées, créant un décalage surprenant avec le langage parlé d’aujourd’hui Eugène Green installe une distanciation entre le spectateur et le film. Cela permet au cinéaste d’amener adroitement le spectateur à l’essentiel de son propos qui se cache derrière la réalité des faits décrits et des images. Ici, dans Atarrabi et Mikelats, ce problème du langage et de la diction est réglé par l’emploi du basque qui nécessite le sous-titrage du film. Si donc les films d’Eugène Green sont construits, conçus et réalisés d’une manière qui ne les rend pas facilement accessibles, ils sont loin de ne pas mériter que nous y prêtions attention et même un intérêt. Surtout qu’Eugène Green nous parle ici du bien, personnifié par Atarrabi qui choisit de vivre dans le monde humain, du mal, personnifié par Mikelats qui embrasse les plaisirs et les pouvoirs (y compris l’immortalité que Satan lui fournit), et de la grâce suffisante comme il le précise à l’occasion d’un entretien accordé à OFO Distribution, répondant à la question « Qu’est-ce qui vous intéressait particulièrement dans le mythe d’Atarrabi et Mikelats ? » :

« Un fil conducteur de mon travail, que j’ai intégré à l’écriture, c’est la notion de grâce. Je me suis beaucoup intéressé à la querelle entre jésuites et jansénistes (que j’appelle plutôt port-royalistes) au XVIIe siècle, et il se trouve qu’elle est très liée au Pays basque (…). Pour résumer : selon les jésuites, chaque homme reçoit à sa naissance ce qu’ils appellent « la grâce suffisante », et la raison permet de choisir entre le bien et le mal. Pour les port-royalistes, on ne peut pas être sauvé sans la grâce, et la grâce est un mystère, qui dépend de Dieu seul. C’est très idéaliste comme vision, parce que cela veut dire qu’il faut chercher à faire le bien sans être sûr de pouvoir le faire, ni d’être sauvé. Et donc, les deux frères représentent ces deux conceptions de la grâce : Mikelats pense être libre en choisissant l’immortalité, et Atarrabi pense être prisonnier puisque le Diable retient son ombre. Mais comme le dit Udana, la lumière est en lui, et il n’a pas besoin d’en avoir une preuve par son ombre.»

Ainsi, nous voyons que si Eugène Green s’intéresse personnellement beaucoup à la culture basque pour différentes raisons, il utilise ici la mythologie de cette culture, il s’en sert comme support et nous pourrions même dire qu’il la détourne pour exposer les thèmes cités plus haut. D’où cette épigraphe en forme d’oxymore de l’écrivain portugais qui ouvre son film « Le mythe est le rien qui est tout » qui montre sans doute que ce mythe basque n’est pas à prendre au pied de la lettre mais que l’essentiel est le propos que celui-ci lui permet d’avoir, qu’il y trouve matière à la poursuite de thèmes qui lui sont chers. La hauteur du propos interroge frontalement le spectateur d’autant que le récit fait volontairement référence à notre époque et que tout comme dans Le fils de Joseph (2016) Eugène Green, avec un humour absurde et anachronique (le Diable écoute du rap avec des écouteurs, il surveille Atarrabi avec un réseau de surveillance vidéo, le bar où les diables se retrouvent pour boire et danser…), fait des références claires et dénonce les travers de notre société postmoderne et postchrétienne (l’argent et le profit devenus un but…). Rappelons sur ce point ce que dans un entretien accordé à Hugues Perrot, critique dans le périodique « Les Cahiers du cinéma », Eugène Green précise sur sa conception de l’humour et de la satire : « pour moi, la satire est un moyen d’évacuer la colère d’une manière plaisante, qui laisse un espace libre pour l’amour ». Enfin, la manière dont Eugène Green pose la question de la foi dans un monde infidèle est intéressante et originale. Hormis le discours qui touche à la religion, on pense beaucoup à Eric Rhomer dans cette manière qu’a Eugène Green de se préoccuper des questions de modernité, à Robert Bresson également dans le découpage et la sobriété formelle, dans la direction des comédiens et le jeu qu’il leur impose. Si l’on peut préférer l’aspect plus ludique tout en étant poétique et un peu plus accessible du Fils de Joseph, il n’est pas possible de rester indifférent à ce voyage métaphorique dans les royaumes du bien et du mal, hors du temps, ce qui permet de mieux considérer le nôtre ! Au risque de faire un pléonasme, voilà du cinéma chrétien résolument à contre-courant.

Bruno de Seguins Pazzis

Notre-Dame pleure « plus que jamais » à La Salette

De notre envoyé spécial Antoine Bordier

« Allez à La Salette, vous comprendrez », avait dit un jour un pèlerin rencontré à la chapelle de la Médaille Miraculeuse. Alors que les catastrophes, climatiques, économiques, familiales, politiques, sanitaires et sociales, deviennent de plus en plus incessantes et touchent l’ensemble de la planète, l’invitation de ce pèlerin a été prise au sérieux. En pleine Année Mariale, à 1800 mètres d’altitude, le message de Notre-Dame de La Salette, non seulement, n’a pas pris une ride, mais il serait prophétique.

Sur le GPS, le sanctuaire de La Salette apparaît. En ce joli mois de juillet ensoleillé, les monts alentours ne le dévoilent qu’au dernier moment. Gap se situe à une quarantaine de kilomètres, plein sud. L’endroit semble avoir été particulièrement choisi, puisqu’il est situé dans un vallon entre deux monts : celui de Gargas, qui culmine à 2208 mètres, et, celui des Rouchoux, à 2117 mètres. Pourquoi la Vierge Marie est-elle apparue ce 19 septembre 1846 à 1800 mètres d’altitude, plutôt qu’en plaine, à Corps, par exemple ? Invitait-elle ses brebis égarées à regarder vers le Ciel, vers Dieu ? Comme son Fils, Jésus, qui se retirait dans la montagne, pour prier à l’écart, Marie ferait de même. Sur le chemin qui mène au sanctuaire, un troupeau de brebis et de moutons barre le passage. Il y en a une centaine. Des agneaux descendent rapidement la pente, comme s’ils faisaient la course. Leur toison est blanchâtre ou brune. Il n’y a pas de berger, ni de chien. Le troupeau semble seul. Au passage, des pèlerins se sont arrêtés et prennent des photos. Ils viennent d’Alsace. « Ils ont l’habitude, dit la femme au pull-rouge. Le berger ne doit pas être loin. » Le passage se libère. Toujours pas de berger. Plus loin, le sanctuaire apparaît, baigné par le soleil.

Cette année 2021 est particulière à plus d’un titre. Le sanctuaire, et, la communauté de la Congrégation des Missionnaires de La Salette, ses branches féminine et masculine, fêtent leurs 175 ans.  Lors d’un repérage, en mai 2020, juste après le déconfinement, le sanctuaire était désert, il n’y avait aucun pèlerin. Depuis, les pèlerins-masqués sont revenus à compte-gouttes. Et, là, en ce bel été, les activités ont repris, comme l’explique le recteur du sanctuaire, le père Antoni Skalba, membre de la Congrégation des Missionnaires de La Salette. Il a quitté ses montagnes natales, près de Zakopane dans le sud-est de la Pologne, pour venir ici.

« Grâce à Dieu, le sanctuaire revit. Même s’ils ne sont pas des milliers, mais des centaines, les pèlerins sont là. Ils viennent en famille. Il y a, aussi, beaucoup de touristes, attirés par la beauté du paysage. Ils découvrent en même temps le message. »

L’apparition

Le recteur parle de la crise actuelle : des violences contre la vie, contre la nature, contre l’humanité, contre la famille, contre l’Eglise. Il parle, aussi, des divisions dans l’Eglise. Il parle de bénédictions et de malédictions à la fois. Il explique

« que le monde rejette de plus en plus Dieu, à cause des catastrophes. Alors que c’est lui-même qui en est le responsable. C’est pour cela que Marie est apparue ici en 1846, le 19 septembre. Les hommes travaillaient sept jours sur sept. Ils ne venaient plus à la Messe le dimanche. Sur les routes mal-entretenues, il y avait des ornières et le foin tombait souvent de leurs charrettes. Ils injuriaient alors le Bon Dieu. Marie se plaint de tout cela, en pleurant, devant deux enfants ignorants : Maximin et Mélanie. Et, aujourd’hui, pensez-vous que les choses se soient améliorées ? Non, c’est pire. Oui, le message de La Salette est plus que jamais d’actualité. »

Près de l’oratoire, qui se situe à gauche de la Basilique et qui sert de confessionnal, le père Michel Faillon attend ses pénitents. A la suite d’une longue maladie, il découvre le sanctuaire en 1974. Il vient de Cambrai, dans le nord de la France. Pendant 30 ans, il passera toutes ses vacances d’été, au service du sanctuaire. En 2003, il entre définitivement dans la communauté. Il connaît par cœur ce 19 septembre 1846. Il raconte. « Ce samedi après-midi, Maximin voit une Dame qu’il prend pour quelqu’un venant du village voisin, de Valjouffrey. Il ne sait pas qui Elle est. Elle est habillée comme une villageoise de l’époque. Avec Mélanie, ils font paître leurs vaches. Ils ont pris peur car Elle leur apparaît dans une boule de lumière. Marie leur dit : avancez mes enfants, n’ayez pas peur. Ils descendent le vallon et se retrouve près de la Dame. Ensuite, Elle pleure et Maximin essaye de La consoler, en disant : ne pleurez plus Madame, on va vous aider. Mélanie voit aussi les larmes qui coulent, pendant quinze à vingt minutes. »

Le message adressé à Maximin

Il est rare de voir la Vierge Marie pleurer. Et, elle pleure devant des enfants. Il y a 20 ans, le spécialiste des apparitions mariales qu’était l’abbé René Laurentin, et, l’abbé Michel Corteville, qui avait rédigé sa thèse sur le sujet, ont publié un ouvrage paru l’année suivante, en 2002 : « Découverte du secret de La Salette ». Dans cet ouvrage, ils publient les messages de la Dame reçus par Maximin et Mélanie.

« Le 19 septembre 1846, nous avons vu une belle Dame. Nous n’avons jamais dit que cette Dame fut la Sainte Vierge, mais nous avons toujours dit que c’était une belle Dame…Voilà ce que cette Dame m’a dit : ‶Si mon peuple continue, ce que je vais vous dire arrivera plus tôt, s’il change un peu, ce sera un peu plus tard. La France a corrompu l’univers, un jour elle sera punie. La foi s’éteindra dans la France : trois parties de la France ne pratiqueront plus de religion, ou presque plus, l’autre la pratiquera sans bien la pratiquer. Puis, après cela, les nations se convertiront, la foi se rallumera partout. Une grande contrée dans le nord de l’Europe, aujourd’hui protestante, se convertira : par l’appui de cette contrée, toutes les autres contrées du monde se convertiront. Avant que tout cela arrive, de grands troubles arriveront, dans l’Eglise, et partout. Puis, après cela, notre Saint-Père le pape sera persécuté. Son successeur sera un pontife que personne n’attend. Puis, après cela, une grande paix arrivera, mais elle ne durera pas longtemps. Un monstre viendra la troubler. Tout ce que je vous dis là arrivera dans l’autre siècle, au plus tard aux deux mille ans. ″

Ce message de Maximin Giraud, a été adressé au pape Pie IX, le 3 juillet 1851.

Le message adressé à Mélanie

L’autre message que la Vierge Marie a communiqué à Mélanie a été adressé au pape le 6 juillet. Il est différent. Il prolonge et se recoupe avec celui de Maximin.

« Mélanie, je vais vous dire quelque chose que vous ne direz à personne : Le temps de la colère de Dieu est arrivé ! Si, lorsque vous aurez dit aux peuples ce que je vous ai dit tout à l’heure, et ce que je vous dirai de dire encore, si, après cela, ils ne se convertissent pas, (si on ne fait pas pénitence, et si on ne cesse de travailler le dimanche, et si on continue de blasphémer le Saint Nom de Dieu), en un mot, si la face de la terre ne change pas, Dieu va se venger contre le peuple ingrat et esclave du démon. Mon Fils va faire éclater sa puissance ! Paris, cette ville souillée de toutes sortes de crimes, périra infailliblement. Marseille sera détruite en peu de temps. Lorsque ces choses arriveront, le désordre sera complet sur la terre. Le monde s’abandonnera à ses passions impies. Le pape sera persécuté de toutes parts : on lui tirera dessus, on voudra le mettre à mort, mais on ne lui pourra rien, le Vicaire de Dieu triomphera encore cette fois[-là]. Les prêtres et les religieuses, et les vrais serviteurs de mon Fils seront persécutés, et plusieurs mourront pour la foi de Jésus-Christ. Une famine règnera en même temps. Après que toutes ces choses seront arrivées, beaucoup de personnes reconnaîtront la main de Dieu sur elles, se convertiront, et feront pénitence de leurs péchés. Un grand roi montera sur le trône, et règnera pendant quelques années. La religion refleurira et s’étendra par toute la terre et la fertilité sera grande, le monde content de ne manquer de rien recommencera ses désordres, abandonnera Dieu, et se livrera à ses passions criminelles. [Parmi] les ministres de Dieu, et les Epouses de Jésus-Christ, il y en a qui se livreront au désordre, et c’est ce qu’il y aura de [plus] terrible. Enfin, un enfer règnera sur la terre. Ce sera alors que l’Antéchrist naîtra d’une religieuse : mais malheur à elle ! Beaucoup de personnes croiront en lui, parce qu’il se dira venu du ciel, malheur à ceux qui le croiront ! Le temps n’est pas éloigné, il ne se passera pas deux fois 50 ans. Mon enfant, vous ne direz pas ce que je viens de vous dire. (Vous ne le direz à personne, vous ne direz pas si vous devez le dire un jour, vous ne direz pas ce que cela regarde), enfin vous ne direz plus rien jusqu’à ce que je vous dise de le dire ! »

Et aujourd’hui ?

Les échos de ces messages se font entendre, dans la nuit étoilée qui avance à grands pas. L’air frais descendant vient caresser les sommets des montagnes alentours. Dans la Basilique, des scouts unitaires de France ont pris place. La cinquantaine de familles présentes allument à son tour ses cierges. Des scouts s’avancent vers le brancard de procession sur le socle duquel est posée la statue de la Vierge de La Salette. Elle est belle. Elle est colorée, de jaune et de blanc, avec un collier de roses sur la poitrine. Elle incline légèrement la tête. Elle pleure. Au-dessus du collier de roses, elle porte un crucifix avec une tenaille et un marteau. La procession s’élance dans la nuit qui s’assombrit, en direction du lieu d’apparition, qui se situe à 100 mètres de la Basilique. Un chapelet est prié. Le recteur est là, accompagné des sœurs et des frères de la communauté. « Tous les soirs, explique-t-il, nous faisons cette procession nocturne. Elle dure une demi-heure. »

Pour fêter les 175 ans de l’apparition de la Vierge Marie à La Salette, le père général de la communauté, Silvano Marisa, a fait le grand déplacement. Basé à Rome, il vient au moins une fois par an à La Salette, chaque 19 septembre.

« Pour nous, ces 175 ans sont très importants, car ils vont permettre de diffuser davantage le message. Le message de Notre-Dame de La Salette est un message d’espérance. Ici, Elle pleure pour toute l’humanité, qui oublie son Fils. Son message est très actuel et très moderne. Aujourd’hui, Elle pleurerait plus qu’en 1846. La Vierge Marie aime particulièrement la France. Avec l’Année Mariale nous redoublons de prières et d’intentions. Et, cette année ne concerne pas que la France. Les festivités ont lieu dans les 32 pays où nous sommes présents. Nous sommes 950 frères, et, 300 sœurs. Et, les vocations sont nombreuses, notamment à Madagascar. »

Des bénévoles et des témoins

Le lendemain matin, je revois le recteur.

« Nous sommes dans un temps où les catastrophes s’accélèrent. Ce sont les signes du temps. Il faut les écouter. La parole de Dieu nous aide à lire ces évènements. Je pense au Deutéronome qui nous parle du cœur de l’homme. La première question, c’est : comment vivons-nous notre baptême ?  Et, l’autre question : que peut faire l’Amour rejeté ? »

Le père évoque l’année Saint Joseph, le père adoptif de Jésus, et le chaste époux de la Vierge Marie. Il parle de son cœur de père, et, de sa tendresse pour la Vierge Marie. Le 19 septembre sera une fête importante. Il évoque des pèlerins qui viendront en masse. Si la pandémie le permet.

Au loin, sur les hauteurs près du cimetière, Prodige Tsimba vient pour la première fois à La Salette. Il trouve l’endroit exceptionnel. « Je suis touché par cette nature, ce message et ce sanctuaire. Je vois les gens souriants, qui semblent libérés d’un certain fardeau. Le paysage est divin. » Prodige n’est pas baptisé, il croit en Dieu. « Je suis chrétien d’éducation. Mais, je suis en recherche. Ce qui ne m’empêche pas de profiter de la bonté divine. » Il croit, aussi, en ces apparitions. Il pose son regard sur le monde : « Il est déboussolé. Nos dirigeants ne sont pas forcément à la hauteur. » A côté de lui, un de ses amis, Negost Yah, qui est encore moins croyant. Il parle, cependant, du « Paradis », en évoquant le paysage qui l’entoure. Clairement, ces deux amis, qui viennent du Cameroun, sont tombés amoureux du sanctuaire.

En redescendant, Colette et Raphaël, font une pause, assis sur un banc. Ils sont tous les deux des bénévoles. Colette vient du Jura. « Je suis devenue bénévole à la suite d’un gros souci familial, qui s’est bien terminé. Je viens pour remercier. ». Colette est bénévole depuis 8 ans. « Chaque année, je viens à La Salette pendant 3 semaines servir la belle Dame. » Raphaël, lui, n’est pas à la retraite. Il vient de Lyon. « Cela fait 6 ans que je suis bénévole. J’ai découvert La Salette, grâce à ma grand-mère quand j’étais enfant. » Tous les deux sont témoins de la déchristianisation qui est en cours. « Nous prions beaucoup pour les familles, car elles sont en danger. »

De retour à Paris, Hélène, qui connaît Notre-Dame de La Salette y a fait plusieurs sauts. Pour elle, « plus que jamais Marie pleure. Son message est toujours d’actualité. »

Reportage réalisé par Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant     Copyright photos Antoine Bordier

M.Macron à Marseille : plus fort que Superman

Avec la complicité involontaire du Figaro du 30 août :

Policiers et parlementaires exemptés de pass sanitaire : selon que vous serez…

Le virus a peur des policiers et des parlementaires, je ne vois que cette explication à ce régime d’exception

Macron et le lobby pharmaceutique

Voila de quoi alimenter les théories complotistes que les médias commerciaux ont de plus en plus de difficulté à réfuter…

Biden nie le désastre et ment à tout le monde

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Il faut tout de même oser. Non content de nier la défaite américaine, Biden tente de la transformer en victoire et se félicite de la réussite de l’évacuation des Américains et des Afghans alliés : « Faire sortir 30.000 personnes en un peu plus d’une semaine est un grand succès pour nos forces armées », a-t-il déclaré, le 23 août, depuis la Maison-Blanche.

Il est certain que la réussite est totale ! Le monde entier a pu voir les images tragiques de la panique de milliers de gens envahissant l’aéroport de Kaboul, s’accrochant à un avion militaire américain qui a tout de même décollé (que sont devenus ces malheureux ?) et se bousculant au point que plusieurs personnes sont mortes étouffées, et de l’attentat coordonné du 26 août qui aurait fait plus de 90 morts et 150 blessés. Grand succès, en vérité.

L’Amérique s’est ridiculisée et son président joue encore les fiers-à-bras. Non seulement ses alliés l’ont critiquée – Johnson et Merkel en tête -, mais les islamistes de tous les pays peuvent pavoiser et seront encouragés comme jamais à poursuivre leurs rêves de conquête. Et, une fois encore, les États-Unis ont sciemment choisi d’abandonner un allié. Certes, celui-ci était particulièrement peu sympathique, représenté par des hommes lâches et corrompus qui se sont tous enfuis. Mais après tout, qui les avait choisis ?

Ce déni confine au grotesque et vient après un mensonge éhonté. Le 16 août dernier, Biden avait en effet déclaré : « Notre mission en n’a jamais été de construire une nation. Elle n’a jamais été censée créer une démocratie unifiée centralisée. » Là encore, rien n’est plus faux. Si l’Amérique est restée si longtemps, c’est précisément pour bâtir un nouveau pays. Le renversement du régime taliban avait été une promenade de de quelques semaines. Or, c’est précisément la volonté de créer un Afghanistan démocratique qui avait conduit à une présence de vingt ans et une pluie de milliards de dollars répandue pour rien.

Bien évidemment, Donald Trump ne s’est pas privé de s’engouffrer dans la brèche béante du fiasco de l’administration Biden. L’occasion était trop belle et l’ex-président (qui rêve de le redevenir) a déclaré :

« La plus grande erreur de Biden a été de ne pas comprendre que les militaires doivent être les derniers à partir et non les premiers. Les civils et le matériel doivent être évacués en premier, puis, lorsque tout le monde est parti, les militaires s’en vont. C’est simple, et pourtant ça n’a pas été fait. »

Ce jugement est tout à fait exact, mais Trump n’est tout de même pas le mieux placé pour faire la leçon car c’est bien lui qui a initié le départ américain et qui a notamment demandé au gouvernement afghan de libérer des milliers de prisonniers talibans sans aucune contrepartie.

Pour les Européens, ce désastre pourrait être l’occasion de prendre un peu de champ et de ne plus être un valet de l’Amérique par la création d’une politique enfin autonome. Le qui vient de se tenir en visioconférence (on évitera le terme pénible de distanciel) augure malheureusement mal de l’avenir. Le communiqué commun publié le 24 août est réellement affligeant. Il demande aux talibans « d’œuvrer de bonne foi » à la mise en place d’un « gouvernement inclusif et représentatif avec une participation significative de femmes et de groupes minoritaires ».

Voilà qui va beaucoup intéresser nos gentils islamistes à qui il faudra tout de même apprendre le nouveau sens du mot « inclusif », symbole montant de la décadence occidentale.

Le Texas pourrait devenir mercredi l’Etat américain le plus pro-vie

Voilà qui inquiète nos partisans de l’extermination de l’enfant à naître :

Le Texas pourrait devenir mercredi l’Etat américain le plus restrictif en matière d’avortement avec l’entrée en vigueur d’une loi interdisant toute intervention après la sixième semaine de grossesse et encourageant la population à dénoncer les contrevenants.

A moins d’une décision in extremis de la Cour suprême des Etats-Unis, l’immense majorité des avortements deviendront illégaux – même en cas d’inceste ou de viol – dans cet Etat conservateur du Sud où, selon les organisations de planning familial, plus de 85% des femmes avortent après six semaines de grossesse.

Avant le Texas, douze Etats ont voté des lois pour interdire les avortements à ce stade, soit dès que les battements de coeur du foetus sont perceptibles, alors que de nombreuses femmes ignorent encore qu’elles sont enceintes.

Ces législations ont toutes été invalidées en justice, parce qu’elles violent la jurisprudence de la Cour suprême qui a reconnu un droit à l’avortement tant que le foetus n’est pas viable, soit entre 22 et 24 semaines de grossesse.

Mais le Texas a formulé sa loi différemment: il ne revient pas aux autorités de faire respecter la mesure, mais “exclusivement” aux citoyens, encouragés à porter plainte au civil contre les organisations ou les personnes qui aideraient les femmes à avorter.

Le texte prévoit que les citoyens qui engageront des poursuites perçoivent au moins 10.000 dollars de “dédommagement” en cas de condamnation. Les détracteurs du texte y voient une “prime” à la délation, mais ses défenseurs ont déjà mis en place des formulaires sur internet pour déposer des “informations anonymes”.

Pour des raisons de procédure, ce dispositif rend plus difficile l’intervention des tribunaux fédéraux qui ont refusé jusqu’ici de se saisir des recours contre la loi.

Face à leur refus, plusieurs organisations de défense du droit des femmes à avorter ont saisi lundi en urgence la Cour suprême des Etats-Unis pour lui demander de bloquer l’entrée en vigueur du texte ou d’obliger les tribunaux fédéraux à le faire.

La haute juridiction, où les conservateurs sont majoritaires (six sur neuf), n’est pas obligée de se prononcer avant l’entrée en vigueur de la loi.

L’entrée en son sein de trois juges nommés par l’ex-président républicains Donald Trump a galvanisé les opposants à l’avortement, qui rivalisent d’imagination pour lui fournir des occasions de revenir sur son arrêt historique de 1973, Roe v. Wade, ayant reconnu le droit des femmes à avorter.

La haute Cour examinera d’ailleurs à l’automne une loi du Mississippi qui interdit la plupart des avortements après la 15e semaine de grossesse. Elle pourrait en profiter pour commencer à détricoter sa jurisprudence en revenant sur le critère de “viabilité du foetus” posé jusqu’ici.

Beau succès de la 29éme Université d’été de Renaissance catholique

Communiqué de l’association :

Face à la dictature sanitaire aujourd’hui installée, de manière plus ou moins masquée, dans notre pays la résistance s’organise. C’est dans les superbes bâtiments de l’ancienne abbaye cistercienne du Pin, à proximité de Poitiers, qu’a eu lieu, du 27 au 29 août, la 29e UDT de Renaissance catholique consacrée à l’étude de la naissance d’une nouvelle religion : l’écolo-hygiénisme. Les chiens de garde de la pensée unique, immédiatement mobilisés, avaient la veille de l’événement tenté de faire pression sur le propriétaire, le maire, etc. Ils en furent réduits à un article militant aux raccourcis saisissants. Ainsi France BleuPoitou, radio du Service public, dénonce « un groupe de catholiques intégristes » et nos invités, en particulier l’abbé de Tanoüarn, issu de la Fraternité saint Pie X qui connaît l’abbé Laguérie qui connaît Jean-Marie Le Pen et Dieudonné pour arriver à la conclusion fatale : Renaissance catholique et Dieudonné, même combat ! D’autres médias, plus mesurés dans l’expression, s’intéressèrent également à l’événement : RCF Poitou, FR3 Aquitaine, La nouvelle République, etc.

Sur le plan ecclésial, nous n’oublions pas que le curé de Béruges et l’évêque de Poitiers nous interdirent la célébration de la messe traditionnelle dans l’église paroissiale, nous contraignant à assister au Saint Sacrifice dans l’ancienne abbatiale, malheureusement dépourvue de toit, mais à l’austère beauté, étincelante et lumineuse, sous un soleil généreux. Une messe chouanne, au-delà du temps, portée par la liturgie immémoriale de la Tradition catholique. « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ! » (Ro 8, 28)

Une assemblée rajeunie (150 adultes et 50 enfants) grâce à une formule d’inscription attractive pour les familles, suivit avec attention les conférences des habitués de nos universités (P de Villiers, abbé de Tanoüarn, P Buisson, JY Le Gallou) ou de nouveaux intervenants (GF Dumont, F Bouglé, Y de Cacqueray, G Golfin, B Rittaud). Le tout constituant un ensemble particulièrement cohérent de réflexions sur le sujet. Signe tangible du succès de ces conférences : les longues files de participants souhaitant faire dédicacer leurs livres par les conférenciers présents.

En ces temps de destruction programmée des liens sociaux l’accent avait été particulièrement mis, cette année, sur la convivialité avec deux soirées de rencontres, d’échanges, de jeux, etc. Trois jours en chrétienté, toutes générations confondues, dans la paix et la bienveillance, l’étude et la prière dans un site magnifique, avec un temps superbe. Une oasis au milieu du désert avant de retourner au combat.

Acharnement contre la Pologne au Conseil de l’Europe

Le dernier communiqué de l’ECLJ concerne la Pologne et l’avortement :

Les requêtes contre la Pologne en matière d’avortement se multiplient à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Comme nous l’avions déjà expliqué, l’ECLJ était intervenu en septembre 2020 dans l’affaire B.B. contre Pologne, toujours pendante à la Cour, dans laquelle la loi polonaise sur l’avortement et sur l’objection de conscience est contestée.

13 nouvelles requêtes pro-avortement à la CEDH

Le 1er juillet 2021, ce sont 12 requêtes revendiquant un droit à l’avortement eugénique qui ont été communiquées[1]. Toutes ont été déposées par des femmes polonaises se disant très « inquiètes » et « stressées » par le fait de ne pas pouvoir éliminer un potentiel enfant handicapé. Cette pratique a en effet été interdite, à la suite d’une affaire devant le Tribunal constitutionnel polonais dans laquelle l’ECLJ était tierce-partie. La Cour européenne a autorisé l’ECLJ à intervenir dans ces 12 affaires.

La requête de Jolanta Anna Zawadzka contre la Pologne a également été communiquée, le 29 juin 2021[2]. Cette militante féministe avait été condamnée à une amende pour avoir perturbé une messe à Varsovie en 2016, afin de protester contre la position de l’Église sur l’avortement. C’est son droit à la liberté d’expression qu’elle invoque à la CEDH. Ses deux avocats inscrivent cette affaire dans la revendication d’un droit à l’avortement en Pologne.

Toutes ces affaires ne sont pas encore jugées.

Une surveillance abusive du Comité des Ministres

C’est dans ce contexte qu’une autre procédure contre la Pologne est en cours, devant le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. L’ECLJ est intervenu dans cette procédure en juillet 2021. Quelques explications sont nécessaires pour bien comprendre cette procédure :

La CEDH a déjà condamné la Pologne à trois reprises en raison d’un accès à l’avortement jugé non effectif, dans les arrêts Tysiąc (2007), R.R. (2011) et P. et S. (2012)[3]. Autrement dit, il ne s’agissait pas d’imposer à la Pologne de libéraliser encore l’avortement, mais de permettre un accès en temps utile et sans entraves aux avortements déjà légaux.

Comme pour tous les jugements de la CEDH, la Pologne a l’obligation de se conformer à ces trois arrêts. Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a la charge de la surveillance de cette exécution. Or, la procédure de surveillance est étonnamment toujours ouverte, entre 9 et 14 ans après ces arrêts. Elle est en réalité abusive, pour deux raisons : d’une part la Pologne a largement satisfait à ses obligations et d’autre part les demandes récentes du Comité des Ministres outrepassent son mandat.

Dans le cadre de la Règle n° 9 § 2 du Comité des Ministres, permettant à toute organisation non gouvernementale de présenter une communication, l’ECLJ a présenté des observations écrites concernant le suivi des arrêts Tysiąc, R.R. et P. et S. Deux autres organisations, le Centre pour les Droits Reproductifs et la Fédération pour les Femmes et le Planning Familial, sont également intervenues dans cette procédure.

Les observations écrites remises par l’ECLJ

Nous avons rappelé au Comité des Ministres que la Pologne a déjà répondu à ses demandes. Elle a mis en place des garanties procédurales effectives permettant à une femme enceinte de faire entendre ses arguments en cas de désaccord avec l’équipe médicale, notamment sur le point de savoir si elle remplissait les conditions légales d’un avortement. Elle a aussi garanti l’accès à des informations fiables pour les femmes souhaitant procéder à un avortement.

La procédure de surveillance des arrêts Tysiąc, R.R. et P. et S. aurait donc déjà dû être close.

Dans ses observations, l’ECLJ a dénoncé les deux exigences excessives du Comité des Ministres, présentes dans sa résolution intérimaire du 11 mars 2021[4]. Le Comité a en effet largement étendu son domaine de surveillance, sans lien avec les trois arrêts dont il surveille l’exécution :

  • Le Comité considère que la Pologne devrait réduire le droit à l’objection de conscience, afin notamment de remédier au faible recours à l’avortement dans certaines régions. L’ECLJ a défendu le droit à la liberté de conscience et a démontré l’absence de lien causal entre la pratique de l’objection de conscience et le faible nombre d’avortements en Pologne. Ce faible recours à l’avortement est par ailleurs une bonne nouvelle.
  • Le Comité a demandé à la Pologne de se justifier sur l’arrêt du Tribunal constitutionnel du 22 octobre 2020, reconnaissant que l’avortement eugénique est contraire à la dignité humaine. L’ECLJ a rappelé que la Pologne peut librement décider de sa position législative en matière d’avortement, cela au regard du respect de sa Constitution et de la marge d’appréciation qui est reconnue dans ce domaine par le Conseil de l’Europe.

L’eugénisme au cœur de la bataille

Il est intéressant de remarquer que, autant à la CEDH qu’au Comité des Ministres, mais aussi dans les manifestations pro-avortement en Pologne, c’est la question de l’avortement eugénique qui est au cœur de la bataille. Avant leur interdiction, ces avortements visaient principalement les enfants porteurs de la trisomie 21. Or, les personnes trisomiques ne souffrent pas et sont globalement heureuses.

Cette revendication de l’avortement eugénique est défendue au nom des droits des femmes. Pourtant, contrairement aux motifs généralement invoqués pour justifier l’avortement – viol, danger pour la santé ou la vie de la mère, ou tout simplement choix de la mère – c’est le seul motif qui est fondé sur une caractéristique du bébé, sans lien avec la mère. Avorter n’est alors pas une tentative de planification familiale ou de réponse à un besoin sanitaire ou social de femmes, c’est un tri assumé entre des enfants « sains » et des enfants malades ou handicapés. Ce n’est pas un refus général du droit de naître, c’est un rejet des personnes malades, handicapées, trismiques. Cela s’appelle de l’eugénisme et ce n’est pas moins choquant avant la naissance qu’après.

La Pologne n’est pas dans l’obligation de répondre aux demandes excessives du Comité des Ministre, qui empiètent sur sa souveraineté. Au contraire, la Pologne devrait être félicitée des engagements qu’elle prend en faveur de la préservation de la vie des enfants à naître, y compris handicapés.

_________

[1] Requêtes K.C. contre la Pologne, nos 3639/21, 4188/21, 5876/21, 6030/2 ; K.B. contre la Pologne, nos 1819/21, 3682/21, 4957/21, 6217/21 ; A.L. – B. contre la Pologne, nos 3801/21, 4218/21, 5114/21, 5390/21.

[2] Requêtes Jolanta Anna Zawadzka contre la Pologne, n° 50554/19.

[3] Tysiąc c. Pologne, n° 5410/03, 20 mars 2007 ; R.R. c. Pologne, n° 27617/04, 26 mai 2011 ; P. et S. c. Pologne, n° 57375/08, 30 octobre 2012.

[4] Voir la Résolution intérimaire CM/ResDH(2021)44.

Mendès-France, de Gaulle, Biden : le trait commun

De Bernard Antony :

Biden éprouve aujourd’hui un grand soulagement. Ca y est, ouf ! Me voici débarrassé du fardeau, se dit-il très vraisemblablement.

Ainsi, la décision d’abandonner rapidement l’Afghanistan, comme déjà annoncée par Donald Trump, ayant été prise, Biden a été d’évidence pris par un « vite, vite, ça presse, ça presse ! » relevant plutôt d’ordinaire de l’impérative pulsion physiologique de ne pas pouvoir se retenir…Et c’est ainsi qu’après avoir obtenu du vainqueur taliban un court délai d’exécution pour mener à bien la débâcle, l’armée américaine a abandonné sans plus attendre un immense matériel de guerre et d’intendance. De même que les islamistes du sahel en ont pour plusieurs années avec les stocks de l’armée de Khadafi, les talibans ne sont pas prêts de se trouver démunis de l’armement dont ils savent se servir.

On peut toujours se dire que la décision de fuir ce charmant pays de Bactriane était devenue aussi inéluctable pour les yankees aujourd’hui qu’hier pour les Popov, mais qui eux, au moins, prirent leur temps. Cela est un autre débat, nous y viendrons.

Mais ce que nous pensons pouvoir faire observer, c’est que la précipitation bidenesque n’est pas la première en son genre dans l’histoire moderne, et qu’elle s’inscrit donc dans un phénomène plus général relevant sans doute d’une analyse autant à la lumière de la psychiatrie que de la politique.

Contentons nous ici de citer quelques cas non pas semblables mais analogues :

-Celui du Président Mendès-France, présidant en 1954 au lâchage des Etats et populations alliées de l’Indochine.

-Celui du général de Gaulle voulant en finir vite, vite, avec « le boulet » algérien et se drapant dès lors dans une hautaine indifférence de raison d’Etat machiavélienne tandis que se déroulaient les atrocités et exterminations génocidaires que l’on sait.

-Ceux des différents prédécesseurs de Biden décidant des évacuations américaines du Vietnam, de l’Irak, du retrait immédiat de leur contingent du Liban après l’attentat à Beyrouth massacrant 160 marines.

Mais le sens commun, le sens politique, le sens moral le plus élémentaire objectent qu’il y avait pour le moins d’autres manières de se retirer que dans la précipitation pour en finir au plus vite et quelqu’en soit le prix.

La question des réfugiés

Venons en maintenant à la question des réfugiés.

Passons sur le fait qu’Emmanuel Macron et Boris Johnson se sont ridiculisés en proposant d’instaurer à Kaboul une « zone sécurisée » pour pouvoir continuer d’exfiltrer des Afghans qui n’ont pu l’être lors du retrait de ces derniers jours. Comme si les talibans qui se livrent déjà allégrement à l’application de la charia envers ceux qui y contreviennent, avec toute la panoplie des châtiments prévus par Mahomet, allaient gentiment laisser partir ceux qui voudraient fuir l’application de leur sainte loi ! Gageons plutôt que, d’une part, ils ne répondront pas positivement à la proposition Johnson-Macron ; de l’autre, s’ils acceptent de laisser partir au compte-gouttes quelques individus, ceux-ci seront bien évidemment chargés par eux de missions d’infiltration et peut-être à terme d’actions terroristes.

Nous l’avons déjà écrit, il en allait de l’honneur de l’armée française et de nos « services » de sauver les quelques centaines de leur collaborateurs afghans. Quant aux autres, non seulement ce n’est pas le devoir de la France de les accueillir mais bien plutôt de ne pas les accepter !

La vérité est en effet que non seulement l’immense majorité des Afghans ne se sont pas battus contre les talibans mais qu’ils les ont soutenus !

Il est totalement indécent de la part des Américains et des organisations d’accueil des réfugiés afghans de prétendre les imposer aux nations européennes.

Tous ces réfugiés sont des musulmans : sunnites ou chiites, c’est aux Etats islamiques de les accueillir ! Pas plus que les Tchétchènes les Afghans n’ont vocation à être installés chez nous, car ils n’auront de cesse que d’islamiser les pays d’Europe qui ne le sont déjà que trop. Non seulement, affirmer cela n’est pas contraire à la charité chrétienne mais c’en est la plus stricte application ! La charité consiste à épargner à nos peuples les tragédies dues à la tsunamigration et à l’islamigration telles que celles qui n’ont cessé de frapper le Liban.

C’est arrivé un 31 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 31 aout 1461 : le Roi Louis XI entre triomphalement à Paris.

Agé de trente-huit ans, le Dauphin, devenu le Roi Louis XI, rentre en maître dans la capitale du Royaume. Après le sacre à Reims le 15 aout (Voir la chronique du jour), le Roi reconnaissant envers le Duc de Bourgogne qui l’a recueilli quand son père Charles VII l’avait chassé de la Cour, entre avec lui dans la ville. Le “grand-duc d’Occident” est accompagné de près de 4000 seigneurs aux tenues resplendissantes.

Paris accueille somptueusement son Roi: fontaines de vin, lait et hypocras, spectacles surprenants, tels qu’une pantomime qui évoque des épisodes de la Passion du Christ, combats de saltimbanques déguisés en sauvages, scènes de chasse vivante, reconstitution de la bataille de Dieppe de 1443 se suivent.

A Notre Dame, l’évêque, entouré du clergé et des membres de l’Université accueille Louis XI. La cérémonie s’achève sur un Te Deum, donné dans la cathédrale, et par le banquet traditionnel au Palais, qui dure jusqu’à minuit. Les festivités vont durer 15 jours. Voir les chroniques du 3 juillet, des 1er et 15 août.

  • le 31 aout 1464 : Paul II est élu pape.

Pietro Barbo née le 23 février 1417 à Venise et meurt le 26 juillet 1471. C’est un religieux italien qui devient le 211ème pape de l’Église catholique sous le nom de Paul II. Amateur de magnificence, il fait bâtir le palais Saint-Marc, actuel palais de Venise (palazzo Venezia). Il décrète également l’année sainte de 1475. Il autorise la création de l’université de Bourges le 12 décembre 1464, à la suite d’une demande du Roi Louis XI.

  • le 31 août 1622 : les armées du Roi Louis XIII commencent le siège de Montpellier.

Voir la chronique du 19 octobre qui marque la fin du siège, du 28 octobre sur le siège de La Rochelle, des 19 et 28 mai sur le siège de Privas ; du 28 juin sur le siège d’Alès.

  • le 31 août 1670 : au séminaire de Rennes est célébrée la première fête du Sacré-Cœur.

La Congrégation des Saints Rites, à Rome, ne reconnaît ce culte qu’à partir du 26 janvier 1765.

  • le 31 août 1715 : Louis XIV tombe dans un semi-coma.

Le Roi entre en agonie. 72 ans de règne s’achèvent…

  • le 31 août 1801 : fin de l’expédition d’Egypte.

Le général Ménou, chef des troupes françaises d’Égypte, puisque Bonaparte a fui ce bourbier, signe un accord d’évacuation avec les Britanniques à Alexandrie mettant fin à la campagne d’Égypte. Cette campagne est un désastre militaire, même si elle permet à l’égyptologie de se développer.

  • le 31 aout 1811 : naissance de Théophile Gautier, poète, romancier et critique d’art français.
  • le 31 août 1811 : décès de Louis Antoine de Bougainville, navigateur et explorateur français.

Le comte Louis-Antoine de Bougainville, naît à Paris le 12 novembre 1729 et y meurt le 31 août 1811,c’est un officier de marine, navigateur et explorateur français.

Son père est notaire au Châtelet et échevin de la ville. Après des études au collège de l’Université où il montre des aptitudes pour les mathématiques, il publie deux volumes d’un Traité de calcul intégral en 1754 et 1756. C’est à la mort de son père qu’il commence une carrière militaire. Envoyé en Nouvelle-France en 1756, il sert en tant qu’aide-de-camp du brigadier-général de Montcalm, sous les ordres duquel il participe à tous les combats contre les Anglais : les victoires françaises d’Oswego (1756), de Fort William Henry (1757) et de Fort Carillon (1758), où il est blessé ; siège de Québec en 1759, où Montcalm le met à la tête d’une force d’environ 1 000 hommes, dont une unité de 150 cavaliers qui réussit à repousser les tentatives de débarquement anglaises en amont de Québec.

Après la mort au combat de Montcalm, c’est lui qui dirige le repli des troupes françaises vers Montréal. Il est alors nommé colonel. Il remet de ses propres mains la capitulation française au général britannique Jeffery Amherst à Montréal.

Capitaine de frégate en 1763, il part établir une colonie aux îles Malouines, qu’il restitue aux Espagnols, par ordre du Roi Louis XV. Il entreprend un voyage autour du monde en partant de Nantes le 15 novembre 1766, à bord de la Boudeuse. Au Brésil, le botaniste Philibert Commerson, qui l’accompagne, découvre la fleur qu’il nomme plus tard la bougainvillée. Il franchit le détroit de Magellan, explore l’immense et dangereux archipel des Tuamotu et mouille à Tahiti, découverte en juin 1767 par Samuel Wallis. Il explore quelques semaines plus tard l’île à laquelle on donnera par la suite son nom. Il découvre ensuite la plupart des îles Samoa, qu’il appelle « îles des Navigateurs ». Il rentre à Saint-Malo le 16 mars 1769 et publie en 1771 sa Description d’un voyage autour du monde.

Promu chef d’escadre des armées navales en 1779, il commande plusieurs vaisseaux dans la guerre d’indépendance des États-Unis. Et après la bataille de la baie de Chesapeake, il retourne dans l’armée de terre avec le grade de maréchal de camp.

Accusé de fuite devant l’ennemi lors de la bataille des Saintes, le 12 avril 1782, le conseil de guerre le relaxe, n’ayant aucun reproche à lui faire malgré les critiques de son chef de Grasse. Lire « Bougainville à l’Armée du Comte de Grasse 1781-1782 » de R. de Kerallain Maisonneuve Frères, éditeurs.

Il reste fidèle au Roi Louis XVI lors de la Révolution. Il est chargé en 1790 de commander l’armée navale de Brest. Promu vice-amiral en janvier 1792, il se retire du service en février de la même année, quitte la marine après en avoir refusé le ministère. Il est près du Roi le 20 juin 1792.

Arrêté pendant la Terreur, il est libéré à la suite de la chute de Robespierre. Membre de l’Académie des sciences depuis 1789, il est élu membre de l’Institut de France et membre du Bureau des longitudes en 1796. Il préside le conseil de guerre qui juge les responsables de la bataille de Trafalgar en 1809. Son corps repose au Panthéon de Paris.

  • le 31 août 1870 : débuts des combats de Bazeilles.

En d’août 1870, voulant délivrer Bazaine encerclé dans Metz, Mac-Mahon constitue une armée dite « de Châlons » où se trouve la Division Bleue. La Division de marine du général de Vassoigne, aussi appelée « Division bleue »,est constituée des 1er, 2e, 3e et 4e RI Coloniale assistés du Ier Régiment d’Artillerie Coloniale. Après 6 jours de marche forcée depuis Reims, l’armée atteint Sedan où elle se fait fixer.

La Division bleue doit protéger le village de Bazeilles, les « coloniaux » reprennent le village malgré l’énorme supériorité de l’artillerie ennemie. L’attaque bavaroise au matin du 1er est stoppée par une contre attaque de 150 marsouins dirigée par le commandant Lambert, sous-chef d’état-major de la division.

Un double changement de Mac Mahon, blessé, par le général Ducrot, puis de ce dernier par le général de Wimpfen, entraînent ordres et contre-ordres, abandon de Bazeilles et reprise par assaut du village, et ceci à 1 contre dix !

Le général de Vassoigne estime que « l’infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir » et sonne la retraite afin d’éviter le massacre intégral de la troupe.

La division Bleue perd 2 655 hommes au cours de ce seul affrontement, mais l’adversaire laisse sur le terrain 7 000 tués dont plus de 200 officiers

Bazeilles est devenu la fête des Troupes de marine. L’anniversaire de cette bataille est commémoré chaque année dans tous les corps de troupe de France et d’Outre-mer et sur les lieux mêmes de la bataille. Le récit qui suit est prononcé à cette occasion.

«1870 : la France est en guerre. Son territoire est envahi. Pour prendre part à la lutte, marsouins et bigors sont, pour la première fois de leur histoire, groupés dans une même division, la division de marine qui sera surnommée la division bleue.Commandée par le général de Vassoigne, elle est composée de 2 brigades :

  • la 1re, général Reboul, est formée du 1er Régiment d’Infanterie de Marine de Cherbourg et du 4e de Toulon
  • la 2e, général Martin des Pallières, comprend le 2e Régiment d’Infanterie de Marine de Brest et le 3e de Rochefort. Le 1er Régiment d’Artillerie de Marine de Lorient fournit 3 batteries.

La Division bleue fait partie du 12e Corps d’Armée sous le commandement du général Lebrun affecté à l’armée de Mac Mahon. Rassemblée au camp de Chalons, celle-ci, dans la deuxième quinzaine d’août, va tenter la jonction avec l’armée de Bazaine enfermée dans Metz.

Le 30 août, après six jours de marches et de contre-marches harassantes, un de nos corps d’armée s’étant laissé surprendre à Beaumont, la 1re brigade, celle du général Reboul, doit intervenir, d’ailleurs avec succès, pour le dégager.

Le lendemain 31 août vers midi, c’est l’autre brigade qui est chargée de reprendre Bazeilles que l’ennemi vient d’occuper.

Le général Martin des Pallières enlève sa troupe. L’ennemi est refoulé, mais sa supériorité en nombre et en artillerie lui permet, en multipliant ses attaques, de reprendre pied dans la localité. La mêlée est acharnée; les pertes sont sévères des deux côtés; le général Martin des Pallières est blessé et le village en feu.

Vers 4 heures de l’après-midi, les nôtres ne tiennent plus que les lisières nord du village. C’est alors que la brigade Reboul, conservée jusque là en réserve, est engagée et, avant la tombée de la nuit, Bazeilles est entièrement reprise une nouvelle fois. Toujours au prix de combats acharnés.

On s’organise pour la nuit. Seules des grand-gardes, placées aux ordres du commandant Lambert, sous-chef d’état-major de la Division, tiendront la localité. Le commandant Lambert, comprenant que l’ennemi, puissamment renforcé pendant la nuit, va revenir en force, lui tend un piège.

Lorsque, le 1er septembre au lever du jour, les Bavarois commencent à pénétrer dans le village, ils croient celui-ci abandonné. Une vigoureuse contre-attaque, menée par 150 marsouins, les surprend et les met en fuite. Nous sommes à nouveau, et pour la troisième fois, maîtres de Bazeilles.

À ce moment survient un coup de théâtre. Le général Ducrot, qui vient de remplacer Mac Mahon blessé, veut regrouper l’armée et l’ordre est donné d’abandonner Bazeilles. Ce que l’ennemi n’a pas réussi, la discipline l’obtient : Bazeilles est évacué. Mais le général de Wimpffen, porteur d’une lettre de service, revendique le commandement et, prenant le contrepied des dispositions de son prédécesseur, ordonne que soient réoccupées les positions abandonnées.

Il faut donc reprendre Bazeilles dont les Bavarois n’ont pas manqué de s’emparer entretemps. De Vassoigne n’hésite pas et sa division, en une seule colonne, s’empare du village pour la quatrième fois, malgré la défense acharnée de l’adversaire.

Le 1er Corps d’armée Bavarois, renforcé d’une division supplémentaire, et appuyé par une artillerie de plus en plus nombreuse, reprend ses attaques qu’il combine avec des manœuvres d’encerclement, tandis que dans le village se multiplient les incendies.

Luttant à un contre dix, les marsouins, malgré les obus qui les écrasent et les incendies qui les brûlent et les suffoquent, défendent pied à pied chaque rue, chaque maison et chaque pan de mur. Ils ne cèdent le terrain que très lentement infligeant à l’ennemi des pertes sévères. Hélas, celles qu’ils subissent ne le sont pas moins et, ce qui est très grave, les munitions commencent à manquer.

Le général de Vassoigne, toujours très calme, estime que sa mission est maintenant accomplie, que « l’infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir » et qu’il ne doit pas faire massacrer une telle troupe, susceptible de rendre encore des services. Vers midi, il fait sonner la retraite.

Cependant le général de Wimpfen veut encore tenter une percée vers l’est. À cet effet, aux environs de 16 heures, il fait appel au général de Vassoigne et se met avec lui, épée en main à la tête des débris dont il dispose.

Bazeilles est en grande partie repris, lorsque sur l’ordre de l’empereur, il fait mettre bas les armes.

La Division bleue a perdu 2 655 des siens dont 100 officiers. »

  • le 31 août 1903 : première expédition Charcot en Antarctique.

Le Commandant Charcot part du Havre à bord du “Français” pour une expédition en Antarctique.

  • le 31 août 1907 : Convention anglo-russe.

Alors que depuis un an des négociations militaires officieuses ont lieu entre la France et le Royaume-Uni, ce dernier signe un accord avec la Russie. Celui-ci définit les zones d’influences de chacun en Afghanistan et en Iran, mais il permet également aux trois pays de se lier indirectement. Désormais la France est alliée à l’empire russe qui est allié au Royaume-Uni qui est allié à la France. Cet accord va se révéler fondamental. Ajouté à l’alliance franco-russe et à l’Entente cordiale, cet accord russo-britannique, sous l’égide de la France donne naissance à la Triple Entente.

Mensonge du journal Le Monde

Le grand remplacement n’est pas une théorie complotiste (qu’est-ce que cela signifie ?) mais une réalité démographique.

 

Encore une désinformation de Quotidien

 

Nouveau recul pour le passeport sanitaire

 

Un témoignage qui rappelle qu’il y a d’autres solutions que l’avortement

Le rappeur marseillais s’est confié dimanche soir dans l’émission « Sept à Huit » sur TF1. Il y explique notamment avoir eu un enfant à 16 ans qui a été placé à l’époque la DDASS. Il souhaiterait aujourd’hui le retrouver.

La mère a placé l’enfant à la DDASS sans l’avertir.

Il est né sous X, […] et comme je ne l’ai pas reconnu, je ne suis pas considéré comme son père.

Un épisode qui lui fait encore mal, car à l’heure actuelle, il ne sait pas s’il est vivant. Il dit vouloir retrouver cet enfant qui aurait aujourd’hui 26 ans. Marqué par cet épisode, le rappeur avait sorti en 2007 une chanson Parle-moi où il dit tout ce qu’il ressent pour cet enfant.

Les Italiens contre le passe : “Restaurons les droits et libertés mutilés”

Lu sur IFamNews :

La dissidence contre le Pass Vert est comme une rivière karstique qui traverse la société italienne. Elle est étendue et encore latente, bien que plusieurs ruisseaux aient commencé à déborder de la surface : d’abord le recours collectif lancé par le personnel de l’école, puis la désormais protestation des étudiants universitaires, et non des moindres une pétition en ligne adressée au Président Sergio Mattarella avec le titre éloquent suivant “Passeport vert : Les raisons du non”. À un moment de l’histoire où l’on assiste à une résurgence des divisions entre les Italiens, cette initiative représente un moment d’unité transversale. Juristes, médecins, intellectuels, enseignants, artistes, entrepreneurs de diverses orientations culturelles se sont retrouvés dans l’appel lancé par l’avocate civile Olga Milanese et l’écrivain Carlo Cuppini. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les signatures recueillies sont sur le point d’atteindre 30 000. […]

L’illégalité du passeport sanitaire

Dans une tribune collective publiée dans Marianne, des avocats et juristes dénoncent le passeport sanitaire. Extrait :

[…] Si l’objectif est d’assurer la seule présence de personnes ne présentant pas un « risque » de transmission du virus, alors l’obligation de présenter ce passe n’est pas justifiée par l’objectif visé puisque les personnes vaccinées peuvent être porteuses du virus et contagieuses, et que le CDC, l’agence de santé publique américaine, affirme même que les personnes vaccinées sont aussi contagieuses avec le variant Delta que les personnes non vaccinées. [Cette affirmation semble tronquée : voir ici]

Les interdictions d’accès à certains lieux ou services imposées à ceux qui ne présentent pas un passe ne sont par conséquent justifiées ni par la nature de la tâche à accomplir ni par l’objectif poursuivi. Elles constituent dès lors des atteintes disproportionnées aux libertés protégées par la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne.

Notons encore que la loi soumet sauf urgence au passe sanitaire la visite des personnes autres que des enfants dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux. Or, le Conseil d’État a jugé le 3 mars 2021, alors que « la situation sanitaire demeur[ait] critique en France » et que « plus de 80 % des résidents des EHPAD et des Unités de soins de longue durée et 43 % des soignants avaient reçu au moins une dose de vaccin », que « la prescription d’interdiction de sortie des résidents (…), qui présente un caractère général et absolu ne peut manifestement pas être regardée comme une mesure nécessaire et adaptée et, ainsi, proportionnée à l’objectif de prévention de la diffusion du virus. (…) cette prescription qui porte une atteinte grave à la liberté d’aller et venir est manifestement illégale ».

Dès lors, l’interdiction de visite pour non-détention du passe porte à la vie privée et familiale protégée par la Convention européenne des droits de l’homme une atteinte qui ne peut qu’être considérée comme grave et manifestement illégale.

Et que dire de la liberté de culte, quand les aumôniers, ministres du culte et visiteurs permettant aux personnes accueillies d’exercer leur culte sont eux aussi soumis au passe sanitaire, une telle exigence empêchant les personnes visitées d’exercer leur liberté ?

Pour finir, il convient de relever que l’exigence de produire un passe sanitaire crée, de fait, une obligation vaccinale pour de nombreuses personnes dès lors que les tests nasopharyngés ne sont pas adaptés lorsqu’ils sont répétés et qu’il existe des situations dans lesquelles ils sont contre-indiqués. Sans compter que, de façon générale, ces prélèvements « ne sont pas sans risque ». La disponibilité des tests salivaires et des autotests est faible et même les tests antigéniques sont peu disponibles en milieu rural. Il y a donc une réelle difficulté d’accès au passe sanitaire hors vaccination, outre l’obstacle matériel et financier que représente leur coût, à savoir 270 euros par mois soit presque la moitié du RSA.

Or, à cet égard, dans son avis du 19 juillet 2021, le Conseil d’État a souligné que l’application du passe sanitaire ne devait pas être justifiée par un « un objectif qui consisterait à inciter les personnes concernées à se faire vacciner ». C’est pourtant bien ce qui se passe car de nombreuses personnes se font vacciner « pour avoir la paix » et « avoir un passe ».

« La conformité de la loi de gestion de la crise sanitaire au droit international est encore en cause dans son volet instaurant l’obligation vaccinale pour certains professionnels. »

Comment comprendre à cet égard qu’un examen sérologique montrant la présence d’anticorps ou un certificat médical d’infection par le Covid-19 ne puissent pas valoir certificat de rétablissement ? La DGS [Direction générale de la santé] admet elle-même, pour les schémas vaccinaux à une dose, que la preuve d’une infection passée peut provenir d’un test sérologique. Les anticorps sont bien une preuve d’une infection passée et d’une suffisante protection de soi et des autres qui devrait exonérer temporairement de passe sanitaire et de vaccination. Et le ministre de la Santé, Olivier Véran, a d’ailleurs affirmé à l’Assemblée nationale que, concernant les « soignants ayant attrapé le Covid (…) : ils reçoivent un certificat les exemptant provisoirement (…), puisque l’on considère qu’ils ont les anticorps ».

En conclusion, signalons que, si le présent propos s’en tient au passe, la conformité de la loi de gestion de la crise sanitaire au droit international est encore en cause dans son volet instaurant l’obligation vaccinale pour certains professionnels. Il y a là encore en vue de nombreux contentieux car le respect par la loi des normes à valeur supra-législatives n’engage rien de moins que la survie de l’État de droit.

Irak – La France aux côtés des chrétiens d’Orient

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :

L’Œuvre d’Orient était invitée au déplacement du Président de la République française en Irak, où il a apporté un message de soutien aux différentes composantes du peuple irakien (sunnite, chiite, yazidi et chrétienne, arabe et kurde).
À Mossoul, dimanche 29 août, le président Emmanuel Macron a réinsisté devant les responsables des communautés chrétiennes orientales sur le « message civilisationnel mais aussi géopolitique » qu’elles incarnent, convaincu « qu’il n’y aura pas d’équilibre s’il n’y a pas de respect de ces communautés et que l’Irak ne resterait pas l’Irak s’il n’y avait pas la possibilité pour l’ensemble des communautés chrétiennes de pouvoir vivre en paix leur culte et de pouvoir le poursuivre ».
En présence de Mgr Petros Mosché, archevêque syriaque catholique de Mossoul et Qaraqosh, de Mgr Mikael Najeeb, archevêque chaldéen de Mossoul, de Mgr Youssef Mirkis, archevêque chaldéen de Kirkuk et de Suleymanieh, de Mgr Nicodemus Daoud Sharaf, archevêque syriaque orthodoxe de Mossoul, de Mgr Timoteus Mousa Alshamany, evêque syriaque orthodoxe de Mar Matti, du Père Emmanuel, curé de la paroisse syriaque-catholique Al-Bichara de Mossoul, ainsi que des autorités civiles irakiennes, le gouverneur de Mossoul et le ministre irakien des Affaires étrangères, le Président de la République a salué « le travail admirable des communautés [chrétiennes] dans les domaines éducatif, médical, social pour l’ensemble de la population ».
Dans l’église des dominicains Notre-Dame-de-l’Heure, des perspectives de poursuite de collaboration avec les chrétiens d’Orient ont pu être envisagées :
  • Soutien aux établissements scolaires avec le Fonds des écoles d’Orient pour lequel œuvre M. Charles Personnaz, qui a été annoncé en janvier 2020 à Jérusalem, « pour diffuser la francophonie mais aussi ses valeurs de paix et de coexistence dans la région ». L’action de ce fonds conjoint entre l’Etat et L’Œuvre d’Orient a contribué au fonctionnement de trois écoles cette année, et sera amplifié à l’avenir.
  • Reconstruction d’églises et de monuments, grâce à la Fondation ALIPH.
Le Président de la République a ainsi réaffirmé : « C’est aussi notre rôle de vous permettre de jouer pleinement votre rôle là où vous êtes, qui est d’aider à la construction de la paix ».

Un festival de déclarations sur l’immigration

Les déclarations de candidatures à la présidentielle se succèdent chez LR, avec des candidats qui ont visiblement compris que leurs électeurs les attendent sur le sujet crucial de l’immigration :

Eric Ciotti veut une “réforme constitutionnelle” sur l’immigration :

 

Valérie Pécresse souhaite mettre en place une «profonde réforme de la procédure du droit d’asile».

 

Quant à Xavier Bertrand, il a déclaré

«Si je suis élu, je veux être très clair : je mettrai un coup d’arrêt au laxisme de notre politique migratoire»

Terminons avec Michel Barnier, qui souhaite un moratoire sur l’immigration.

Le moins que l’on puisse dire c’est que tous ces candidats manquent cruellement de crédibilité sur ce sujet. C’est l’effet Sarkozy : personne ne croit plus aux discours de fermeté des candidats LR.

Et Charlotte d’Ornellas, sur Europe 1, résume bien le problème :

Cuvée-cause : La Lavandière au service de l’Abbaye Saint Félix de Monceau

Afin de prolonger l’été et ses souvenirs en cette rentrée, le Canon Français propose une cuvée-cause ensoleillée : un rosé au service d’une abbaye du XIème siècle au sud de Montpellier sur la commune de Gigean (Hérault), l’Abbaye Saint Félix de Montceau.

Cette nouvelle opération a été lancée lundi soir et prendra fin le 21 septembre. Pour la découvrir en images, c’est par ici :

Tel un vaisseau immuable, l’abbaye Saint-Félix de Montceau, d’origine bénédictine, se dresse au milieu d’un océan de verdure. Sentinelle de la foi, témoin de l’histoire et merveille d’architecture, ses ruines millénaires sont passionnément restaurées depuis 1970 par une association de bénévoles et son président Luc Routier.

Le vin rosé, plusieurs fois récompensé, est signé pour le Canon Français par Marc Cabrol qui cultive ses vignes à deux pas de l’Abbaye. Vigneron de terroir, il sait capter des sols sablonneux et argilo-calcaires du Domaines des Lauriers, tous les arômes de la région. Au bouquet de garrigue, ce vin rosé se mêle à la fraicheur de la framboise et de la grenade.

Pour chaque bouteille commandée, 1,05€ sera reversé pour la restauration de l’Abbaye Saint Félix de Montceau.

Quand Robert Ménard réclamait un chef pour 2022

Erik Tegnér, co-organisateur de la Convention de la droite en 2019, pousse un coup de gueule contre Robert Ménard, qui avait critiqué, à demi-mots, Marion Maréchal (de ne pas revenir en politique) lors de cette convention et qui semble aujourd’hui reprocher à Eric Zemmour sa possible candidature pour 2022 :

Pourtant en 2019, il ne faisait aucun doute que Marine Le Pen se présente en 2022. Erik Tegnér précise sa pensée dans une série de tweet :

Franchement j’adore Robert Ménard et ça me peine de le critiquer. Mais je n’arrive plus à le suivre, comme beaucoup. Y compris parmi ceux qui soutiennent Marine Le Pen. Même s’ils se réjouissent évidemment qu’il la soutienne (pour l’instant).

On avait organisé une belle convention à la sueur de notre front. Robert Ménard est venu juste pour nous engueuler et doucher l’ambiance. Certains se sont bougés et ont entendu son appel. Et maintenant il les engueule à nouveau. Eric Zemmour et son entourage (toujours facile de critiquer les proches..).

Quand on a une voix qui porte comme la sienne, on se doit de suivre une cohérence. Au risque de semer le trouble. On ne peut pas inciter des gens à se jeter dans le grand bain, puis dès que c’est fait, à les lâcher. Ou alors qu’on ne parle pas d’amitié.

Cher Robert Ménard, excusez-moi d’avance de ces critiques. Mais le coup du “avec Eric, on est potes” sur BFMTV après avoir critiqué Zemmour pour la x-ième fois de la semaine, c’était trop. Je précise à ceux qui ne manqueront pas de m’insulter, que je ne critique pas en soi la position de Ménard de soutenir Marine Le Pen. C’est tout à son honneur. Mais un peu de décence dans ses critiques de Zemmour serait la bienvenue. 

Et cerise sur le gâteau, Robert Ménard se justifie de son côté au point d’imaginer pouvoir se ranger derrière…Xavier Bertrand pour 2022 :

Alors oui, il est difficile de suivre Robert Ménard en ce moment…

Martin Blacher : Ce passe sanitaire est une hérésie car ce sont les vaccinés qui contaminent les non-vaccinés

Jusqu’au ira l’obstination stupide de nos gouvernants ?

Passe sanitaire, police de la santé ?

C’est la rentrée de l’émission phare de CNews avec Eric Zemmour :

 

Effrayants intégristes qui mettent la nature au service de l’homme…

Visiblement, le journaliste de France 3 s’est senti une âme de résistant :

Renaissance Catholique, association traditionnaliste composée de laïcs, organise sa 29e université d’été dans la Vienne. Son crédo ? Dénoncer “l’écolo-hygiénisme” ambiant. Ce séminaire est peu enclin à accueillir les journalistes. Nous y sommes allés au débotté.

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