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Marie, je vous confie mon corps

Dans notre société, où le rapport au corps peut être bien compliqué, nous avons souvent du mal à savoir quelle relation entretenir avec lui. Parfois nous ne voyons que sa fonction utilitaire, parfois que sa dimension esthétique. Tour à tour exigeants et négligents, nous ne sommes satisfaits que s’il répond à nos critères et n’écoutons souvent pas ses véritables besoins.

Nous pouvons profiter de la fête de l’Assomption pour demander à Marie de nous montrer la véritable vocation de notre corps. En effet, qui mieux que celle qui accueillit Dieu en son sein, qui porta le Christ en elle pendant neuf mois, peut nous enseigner combien notre corps est un Temple ? “Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ?” nous interpelle saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens. Saint Jean-Paul II – qui développa la théologie du corps – ajoute « En regardant [Marie], le chrétien apprend à découvrir la valeur de son propre corps » (adresse du 9 juillet 1997).

Le 15 août, la fête de l’Assomption pour les catholiques, fête de la dormition pour les orthodoxes, célèbre la montée en gloire de Marie. Cette fête nous rappelle que nous sommes appelés à être rachetés en Jésus Christ, corps et âme. Marie – à travers son corps glorifié – nous fait vivre cette espérance de la Résurrection des morts, résurrection de la chair, que nous évoquons dans le Credo.

Toute sa vie et par sa montée au Ciel, Marie nous montre que le corps humain est beau, est bon, est sain(t). Qu’il n’est ni un simple outil, ni un rempart contre une élévation spirituelle, ni une image à modeler mais l’incarnation de notre être, de la merveille que Dieu a désiré en créant chacun de nous.

“C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse.” (psaume 139, 13 – 14)

Confions nos corps à Marie, en cette fête de l’Assomption :

  • Nous pouvons prier Notre Dame de Lourdes pour tous ceux qui souffrent dans leur corps ; que les douleurs soient physiques, liées à une maladie, un handicap, l’âge, … ou morales, liées au regard qu’ils portent sur eux.
  • Rendons grâce à Dieu pour son amour, à la manière du Magnificat de Marie, en laissant nos corps exulter !

C’est arrivé un 15 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 août : Assomption de la Vierge Marie, ancienne fête nationale en France.

Aujourd’hui, l’Eglise célèbre l’une des plus importantes fêtes de l’année liturgique consacrées à la Très Sainte Vierge Marie: l’Assomption. Au terme de sa vie terrestre, Marie a été élevée corps et âme au Ciel, c’est-à-dire dans la gloire de la vie éternelle, dans la pleine et parfaite communion avec Dieu.

Le vénérable Pape Pie XII, le 1er novembre 1950, définit solennellement ce dogme : «C’est pourquoi l’auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus Christ, d’une manière mystérieuse, par “un même et unique décret” de prédestination, Immaculée dans sa Conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du Divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe du péché et de ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d’être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils, déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fut élevée dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où Reine, elle resplendirait à la droite de son fils, Roi immortel des siècles» (Const. ap. Munificentissimus Deus, AAS, 42 (1950), 768-769).

  • le 15 août 778 : bataille de Roncevaux.

Roland, neveu de Charlemagne et préfet de la marche de Bretagne, meurt lors d’une attaque surprise des Vascons (Basques), dans le col de Roncevaux dans les Pyrénées. Il revenait avec son armée d’Espagne où il avait vaincu l’émir de Cordoue suite à l’appel à l’aide du gouverneur musulman de Barcelone. L’histoire de ce combat qui est plus une embuscade qu’une bataille est contée dans “La chanson de Roland”.

Selon la légende, Roland commande l’arrière-garde de l’armée, quand il est attaqué par les Vascons le 15 août 778. Il sonne son cor, mais trop tard pour que le Roi pût intervenir.

  • le 15 août 1271 : sacre de Philippe III, Roi de France.

Philippe III est sacré Roi en la cathédrale de Reims. Voir les chroniques du 05 octobre, du 1er mai et des 15 et 25 août.

  • le 15 août 1461 : sacre de Louis XI en la cathédrale de Reims.

Le 15 août 1461, Louis XI, fils de Charles VII et de Marie d’Anjou, est sacré Roi de France en la cathédrale de Reims. Louis XI dit « Le Prudent » marqué son règne en prenant la défense des paysans et en s’attachant au petit peuple, tout en renforçant son autorité royale à face aux grands feudataires du royaume de France. Le nouveau Roi longtemps en lutte contre son père tient à manifester sa reconnaissance au Duc de Bourgogne qui l’a recueilli quand Charles VII l’avait chassé de la Cour. Le “grand-duc d’Occident” tient la première place parmi les 12 pairs de France qui couronnent le Roi. Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l’ordre de Saint-Michel. C’est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d’«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l’ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l’ordre du Roi. L’archange saint Michel est le saint patron du Royaume de France jusqu’au vœu de Louis XIII.

Voir les chroniques du 3 juillet, des 1er et 30 août.

  • le 15 aout 1464 : mort du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini est le 210ème pape de l’Église catholique. Voir la chronique du 18 octobre.

  • le 15 août 1483 : le pape Sixte IV consacre la chapelle du Vatican, future Chapelle Sixtine.

Le pape la dédie à Notre-Dame de l’Assomption. La chapelle Sixtine est l’une des salles des palais pontificaux du Vatican. C’est dans la chapelle Sixtine que les cardinaux élisent chaque nouveau pape. La chapelle doit son nom de « Sixtine » au pape Sixte IV, qui la fait bâtir de 1477 à 1483, par l’architecte Giovanni de’ Dolci. Les fresques murales sont peintes peu après sa construction. La voûte était peinte en bleu et constellée d’étoiles. En 1508, Jules II demande à Michel-Ange de la recouvrir. Voir la chronique du 31 octobre et du 8 avril.

  • le 15 août 1534 : fondation de la Compagnie de Jésus.

Le 15 août 1534, saint Ignace et six autres étudiants, dont saint François Xavier et saint Pierre Favre, premier prêtre ordonné de la Compagnie, se retrouvent à Montmartre, sur le lieu du martyre de saint Denis. Ils font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la Societas Iesu (s.j.), connue en français sous le nom de «Compagnie de Jésus ». La devise de la Compagnie est: «Ad majorem Dei gloriam», «Pour la plus grande gloire de Dieu».

Ils partent en 1537 pour l’Italie pour obtenir la reconnaissance de leur ordre par le pape, ce qu’ils obtiennent par la bulle Regimini militantis en 1540. À ses débuts, la Compagnie s’occupe essentiellement d’activités missionnaires, puis se tourne vers l’enseignement, qui devient son activité principale.

Les Jésuites très actifs dans la contre-réforme et deviennent les principaux enseignants du monde catholique. Ignace de Loyola est canonisé en 1622. La Compagnie, véritable rempart contre toutes les erreurs de foi et tous les ennemis de l’Eglise est fortement combattue en particulier avant la révolution française. Elle est dissoute par le pape en 1773 et rétablie en 1814.

  • le 15 août 1638 : premières processions de l’Assomption dans toute la France suite au vœu de Louis XIII, du 10 février 1638.

Après plusieurs apparitions de Notre Dame à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié en 1636 et au frère Fiacre à qui elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires pour obtenir un héritier à la couronne (voir la chronique du 10 février), le Roi remercie par la publication le10 février 1638 de l’Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Par ce vœu, Louis XIII instaure les processions du 15 août durant lesquels les sujets doivent prier Dieu et la Vierge pour les heureux succès du Roi. En outre, chaque église du royaume se doit, dans la mesure où l’église elle-même n’est pas sous le patronage de la Vierge, de consacrer sa chapelle principale à la Reine des Cieux. Louis XIII promet enfin d’élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d’offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté que d’accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de ” nous consacrer à la grandeur de Dieu ” par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu’après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu’à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d’autant qu’il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis. (*)

Louis XIII mourut sans avoir pu mettre la main au monument qu’il avait projeté ; mais Louis XIV se chargea d’acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, ne fut terminée qu’en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui avait voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, furent déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l’Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.


Le maître-autel, œuvre de Nicolas Coustou, encadré par les statues de Louis XIII (par Guillaume Coustou) et de Louis XIV (par Antoine Coysevox).

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’escalade, page 258 à 263)

  • le 15 août 1728 : mort du violiste et compositeur français Marin Marais.

Marin Marais (1656-1728) est un violiste et compositeur français de la période baroque. D’un milieu modeste, il apprend la viole lorsqu’il est enfant de chœur. Il entre dans l’orchestre de l’Académie Royale de musique. Il compose environ 600 pièces pour viole réparties en cinq livres. Parallèlement il joue à la cour de Louis XIV.

  • le 15 août 1761 : la France et l’Espagne signent un “Pacte de famille” contre l’Angleterre.
  • le 15 août 1769 : naissance de Napoléon, Empereur des Français.

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, en Corse. Général, Premier consul en 1799, puis empereur, le 2 décembre 1804. Il est un des plus grands stratèges de tous les temps. Pendant près de 10 ans il va affronter toute l’Europe pour préserver les conquêtes territoriales de la révolution. Finalement vaincu, il abdique, et exilé sur l’Ile de Sainte-Hélène, où il meurt le 5 mai 1821.


Napoléon couronné roi d’Italie

  • le 15 août 1785 : l’affaire du collier, arrestation de Rohan.

Voir le 1er février et le 1er aout et le 30 mai.

  • le 15 août 1790 : Claude-Pierre Dellay d’Agier, député de la noblesse de la province du Dauphiné, fait prendre un décret pour l’accélération de la vente des biens nationaux.
  • le 15 août 1795 : le franc remplace la livre Tournois comme unité monétaire de la France

Remplacé en 1641, par le Roi Louis XIII, au bénéfice de l’écu d’argent et du Louis d’or,
Le franc français redevient l’unité monétaire de la France jusqu’au 31 décembre 1998.

  • le 15 août 1801 : Pie VII ratifie le concordat avec la France.
  • le 15 août 1804 : Napoléon préside la 1ère cérémonie de remise de la Légion d’honneur dans la cour d’honneur des Invalides à Paris.

Un des récipiendaires monseigneur Caprara, légat du Pape, célèbre la messe.

  • le 15 août 1806 : première fête nationale.

Le décret du 19 février 1806 institue la Saint-Napoléon le 15 août et en fait une fête nationale, à l’imitation de ce qui se passait sous l’Ancien Régime : avant la révolution, il n’y avait pas de fête nationale ; par contre, était fêtée la Saint Louis en l’honneur du Roi quand il s’appelait Louis.

  • le 15 août 1806 : pose de la première pierre de l’Arc de triomphe, à Paris.

Le ministre Champagny pose la première pierre de l’Arc de Triomphe en l’honneur de la Grande Armée. Le monument n’est inauguré que le 29 juillet 1836 (alors qu’aucun projet définitif n’est adopté).

  • le 15 août 1808 : décret de Napoléon 1er sur l’éducation.

Ce décret prévoit, dans son article 38 que les écoles doivent désormais suivre les «principes de l’Église catholique» et dans son article 109 que les Frères des écoles chrétiennes s’occupent de l’enseignement primaire et forment les instituteurs.

  • le 15 août 1944 : début de l’opération Anvil Dragoon.

Le débarquement allié en Provence commence. Quelques heures avant l’envoi des premières unités, la résistance locale reçoit les messages suivants : « Le chasseur est affamé » et « Nancy a le torticolis », leur intimant l’ordre de passer immédiatement à l’action.

Les Allemands tentent de mener une contre-attaque mais ils sont incapables de se coordonner. Au soir du 15 août, Anvil-Dragoon est un succès. La libération de la Provence va pouvoir commencer.

  • le 15 août 1945 : fin du procès du Maréchal Pétain.

Le Maréchal est condamné à mort, à l’indignité nationale et à la confiscation de ses biens, assortissant toutefois ces condamnations du vœu de non-exécution de la sentence de mort, en raison de son grand âge.


Le Maréchal qui a refusé de répondre et de reconnaître ce tribunal révolutionnaire, se lève et prend la parole :

« Au cours de ce procès, j’ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude.

Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, selon ma promesse, pour tenter de le protéger et d’atténuer ses souffrances. Quoi qu’il arrive, il ne l’oubliera pas. Il sait que je l’ai défendu comme j’ai défendu Verdun.

Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c’est à la Patrie que je le confie.

Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j’affirme que je n’ai eu d’autre ambition que de servir la France. »

Messages d’outre-tombe du maréchal Pétain:

Par Philippe Pétain, Monique Paillard, Jean Paillard aux Nouvelles Editions Latines, Page 275. Voir la chronique du 23 juillet.

  • le 15 août 1971 : le président américain Richard Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.

Il change complètement la donne du système monétaire international fondé sur les accords de de Bretton Woods de 1944. Le premier choc pétrolier est directement lié à ces dévaluations du dollar qui suivent cette décision.

Si le général De Gaulle, en exigeant des Américains, que tous les dollars détenus par la Banque de France soient convertis en or, assure l’indépendance financière du pays et renforce sa souveraineté, Pompidou fait l’inverse en interdisant à la Banque de France de prêter à l’Etat, et en obligeant se dernier à se mettre dans les mains des banquiers privés.

  • le 15 août 1983 : discours de Jean-Paul II, en pèlerinage à Lourdes, adressé à la France.

Extrait du discours prononcé par le souverain pontife en fin de visite à Lourdes en 1983. A méditer…

« Catholiques de France, en tant que Pasteur universel mais solidaire de mes chers Frères dans l’épiscopat, vos Evêques; je vous encourage à vous maintenir en mission. Toute nation a son histoire humaine originale. Mais les peuples qui ont reçu un très riche héritage spirituel doivent le préserver comme la prunelle de leurs yeux. Et concrètement, ces nations ne préservent un tel héritage qu’en le vivant intégralement et en le transmettant courageusement. O terre de France! Terre de saint Pothin et de sainte Blandine, de saint Denis et de sainte Geneviève, de saint Bernard et de saint Louis, de saint Yves de Tréguier et de saint Bertrand de Comminges, de sainte Jeanne d’Arc, de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal, de saint Vincent de Paul et de sainte Louise de Marillac, de saint Jean Eudes et de sainte Marguerite Marie, de sainte Marguerite Bourgeoys et de la bienheureuse Marie de l’Incarnation, de saint François Régis et de saint Louis Marie Grignion de Montfort, de sainte Jeanne Delanoue et de la bienheureuse Jeanne Jugan, de saint Jean Baptiste de la Salle et de saint Benoît Labre, des nombreux missionnaires comme saint Isaac Jogues, le bienheureux Théophane Vénard et saint Pierre Chanel, du saint Curé d’Ars, de sainte Thérèse de Lisieux, de Frédéric Ozanam et de Charles de Foucauld, de saint Michel Garricoïts de cette région, de sainte Bernadette, canonisée voilà juste cinquante ans, au cours de la précédente Année de la Rédemption!

Catholiques de France, vous avez hérité d’un patrimoine considérable de foi et de traditions chrétiennes. C’est ce trésor pour lequel les saints de votre pays ont tout sacrifié, afin de “s’en emparer”, comme le demande l’Evangile, et de le partager avec leurs frères, tellement ils étaient persuadés que l’homme intégral est fait d’ouverture à l’Absolu et de brûlante charité! »

L’intégralité du discours est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/1983/august/documents/hf_jp-ii_spe_19830815_cattolici-francia_fr.html

  • le 15 août 1988 : Jean-Paul II publie la lettre apostolique “Mulieris dignitatem” sur la dignité et la vocation de la femme.

L’intégralité de la lettre est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_15081988_mulieris-dignitatem_fr.html

En voici des extraits :

«L’heure vient, l’heure est venue où la vocation de la femme s’accomplit en plénitude, l’heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu’ici. C’est pourquoi, en ce moment où l’humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l’esprit de l’Evangile peuvent tant pour aider l’humanité à ne pas déchoir»(1)

[…] C’est pourquoi l’Eglise rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d’elles: pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité; pour les femmes dévouées à tant d’êtres humains qui attendent l’amour gratuit d’une autre personne; pour les femmes qui veillent sur l’être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale; pour les femmes «vaillantes» et pour les femmes «faibles»: pour toutes, telles qu’elles sont sorties du cœur de Dieu dans toute la beauté et la richesse de leur féminité, telles qu’elles ont été entourées de son amour éternel; telles qu’avec l’homme elles accomplissent le pèlerinage de cette terre, «patrie» temporelle des hommes, parfois transformée en «vallée de larmes»; telles qu’elles portent, avec l’homme, la responsabilité commune du destin de l’humanité, selon les nécessités quotidiennes et suivant la destinée finale que la famille humaine a en Dieu, au sein de l’ineffable Trinité.

L’Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du «génie» féminin apparues au cours de l’histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l’Esprit Saint a doté les femmes dans l’histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine. »

(1) Message du Concile aux femmes (8 décembre 1965) : AAS 58 (1966), p. 13-14

Accord post-Cotonou : le chantage à l’aide au développement

De Nicolas Bauer pour l’ECLJ :

Cotonou est la capitale économique du Bénin, État d’Afrique de l’Ouest. C’est dans cette ville qu’a été signé en 2000 un accord entre l’Union européenne (UE) et les États d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP). Conclu pour vingt ans, l’accord de Cotonou a été prolongé, le temps d’être remplacé par un autre accord de partenariat, dit « post-Cotonou ». Ce nouvel accord, pour les vingt prochaines années, a déjà été signé par les négociateurs en chef de l’UE et des États ACP le 15 avril 2021[1]. Controversé, cet accord n’est pas encore définitivement adopté.

L’accord post-Cotonou, dont le contenu a été rendu public, définit un cadre de coopération entre l’UE et les États ACP. Il comprend un tronc commun, ainsi que trois protocoles régionaux (Afrique, Caraïbes et Pacifique). Il couvre des domaines très larges : les droits de l’homme, la démocratie et la gouvernance, la paix et la sécurité, le développement humain qui englobe la santé, l’éducation et l’égalité des sexes, ainsi que la durabilité environnementale, le changement climatique, le développement durable et la croissance, la migration et la mobilité.

Pour être adopté et entrer en vigueur, cet accord doit encore être l’objet de procédures internes aux parties. En ce qui concerne l’Europe, il nécessite l’approbation du Conseil de l’UE ainsi que celle du Parlement européen[2]. La présidence slovène de l’UE a fait de cet accord une priorité de son mandat de six mois[3], mais une adoption rapide est pourtant loin d’être assurée. Certains États[4] et parlementaires ont plusieurs objections sur le contenu de l’accord, qui sera probablement au cœur de la future présidence française de l’UE à partir de janvier 2022.

Une volonté européenne d’imposer l’avortement ?

Avant l’adoption de l’accord, des députés européens, sensibilisés par l’ECLJ, ont exigé des réponses précises des institutions de l’UE concernant certaines de ses dispositions. En particulier, ils s’interrogent sur l’article 29 § 5, qui engage les parties à « [soutenir] l’accès universel aux produits de santé sexuelle et reproductive et aux services de santé, y compris pour la planification familiale […], ainsi que l’intégration de la santé reproductive dans les stratégies et programmes nationaux[5] ».

Lorsque la Commission européenne utilise la notion de santé sexuelle et reproductive, elle inclut explicitement l’avortement[6]. Au contraire, pour de nombreux États concernés par l’accord post-Cotonou, l’avortement n’est inclus ni dans cette même notion, ni dans celle de « planification familiale ». C’est l’avis des États signataires de la Déclaration de consensus de Genève d’octobre 2020, dont font partie 15 États ACP[7] et même deux États membres de l’UE (Pologne, Hongrie). Il n’existe donc pas de consensus sur la signification de l’article 29 § 5.

C’est pourquoi, le député polonais au Parlement européen Izabela-Helena Kloc (ECR) a interrogé ainsi le Conseil de l’UE : « L’avortement est-il inclus dans la « santé sexuelle et reproductive » dans le nouvel accord post-Cotonou négocié par le Conseil ? Le Conseil pourrait-il confirmer que ce partenariat n’imposera jamais la légalisation de l’avortement à ses Parties ? [8] ». La réponse du Conseil de l’UE est attendue dans les prochaines semaines et permettra de savoir si les États parties à cet accord seront tenus ou non de légaliser l’avortement.

Le mépris pour les compétences des États

Plus généralement, la protection de la santé n’est ni une compétence exclusive de l’UE, ni une compétence partagée entre l’UE et les États membres. Dans des réponses de février et mars 2021 à des questions parlementaires, la Commission européenne a clairement rappelé que « Les compétences législatives en ce qui concerne la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation, y compris l’avortement, appartiennent aux États membres, qui sont également responsables de la définition de la politique de santé[9] ».

Or, l’article 29 § 5 de l’accord porte bien sur la santé, dans sa dimension dite « sexuelle et reproductive ». Par conséquent, le député espagnol au Parlement européen Margarita de la Pisa Carrión (ECR) et trois autres députés ont posé la question écrite suivante à la Commission européenne : « considérant l’absence de compétence de l’UE sur ces sujets et l’autonomie des États membres dans la définition de leur politique de santé, comment la Commission justifie-t-elle la compétence de l’UE pour négocier sur ces questions dans l’accord [post-Cotonou][10] »

Cette question de la compétence de l’UE se pose plus globalement au niveau de la ratification de l’accord. En effet, l’accord post-Cotonou (2021) sera ratifié par les 79 États ACP, mais pas par les États membres de l’UE, contrairement à ce que ces derniers souhaitaient[11]. L’UE s’engage en leur nom[12], et ce alors même qu’elle n’en a pas la compétence, du fait des domaines couverts par l’accord[13]. Au contraire, l’accord de Cotonou (2000) était « mixte », c’est-à-dire conclu conjointement par les États membres et l’UE[14]. Il avait donc été ratifié par chaque État[15].

La menace de suspendre l’aide au développement

Alors qu’historiquement les accords entre l’Europe et les États ACP étaient principalement économiques et commerciaux, leur dimension politique s’est progressivement renforcée. Depuis l’accord de Cotonou (2000), les obligations en matière de droits de l’homme sont intégrées dans les « parties essentielles » du partenariat, ce qui signifie que, conformément au droit international général, leur violation entraîne des sanctions[16]. Cet accord a même parfois été qualifié de convention internationale relative aux droits de l’homme[17].

Dans l’accord post-Cotonou (2021), il est indiqué que « le respect des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’État de droit constitue un élément essentiel » (art. 9 § 7)[18]. Les dispositions sur la « santé sexuelle et reproductive » semblent faire partie de cet élément, car l’accord les intègre dans le « développement » et précise que le « droit au développement » est un droit de l’homme incluant la santé[19]. En cas de violation par un État partie de ses obligations, les autres parties peuvent suspendre totalement ou partiellement l’accord (art. 101 §§ 6-8).

En pratique, c’est surtout par la possibilité de suspendre l’aide publique au développement que l’UE garde un fort moyen de pression sur les pays ACP[20]. En effet, c’est le seul engagement unilatéral de l’UE dans l’accord (art. 82). Cette conditionnalité de la politique européenne de développement n’est pas une nouveauté ; elle date de la décolonisation, qui a fait passer cette politique d’un régime « octroyé » à un régime « contractuel[21] ». Cette conditionnalité prend parfois des formes plus subtiles que les sanctions, mais néanmoins efficaces[22].

Une usine à gaz institutionnelle

Dans le mandat de négociation du Conseil de l’UE, il était indiqué qu’il fallait s’assurer que les parties soient obligés de « rendre des comptes en ce qui concerne le respect de leurs obligations[23] ». Pour cela, l’accord post-Cotonou maintient les institutions communes déjà instaurées en 2000 : un Conseil des ministres ACP – UE, institution suprême du partenariat ; un Comité des ambassadeurs ACP – UE, assistant le Conseil des ministres ; une Assemblée parlementaire paritaire ACP – UE, organe consultatif[24].

L’accord post-Cotonou établit neuf nouvelles structures, ainsi que d’autres de moindre importance, venant s’ajouter à l’architecture institutionnelle existante. Un Conseil des ministres, un Comité joint et une Assemblée parlementaire sont instaurés pour chacun des trois protocoles régionaux[25]. Toutes ces institutions se réuniront régulièrement afin d’actionner des mécanismes de suivi et de contrôle de la mise en œuvre de l’accord et de ses protocoles. Cette réforme alourdit encore un ensemble institutionnel déjà complexe.

Chaque Conseil des ministres a le pouvoir d’adopter des décisions obligatoires pour les parties à l’accord ou à chacun des protocoles. Ces quatre institutions sont au cœur du « système juridiquement contraignant » que le Conseil de l’UE devait organiser selon son mandat de négociation[26]. Parmi les décisions du Conseil des ministres ACP – UE qui ont été publiées depuis 2000, plusieurs concernent l’affectation du Fonds européen de développement (FED), source principale de financement des programmes d’aide aux pays ACP[27].

 

Une colonisation idéologique et culturelle ?

Les obligations en matière de droits de l’homme, négociées dans le cadre de partenariats avec l’Europe, ont toujours provoqué irritations et réserves dans les pays ACP[28]. Elles sont souvent considérées comme un vecteur d’ingérence des pays européens. Cette dérive nourrit une critique des droits de l’homme, réduits à un impérialisme occidental niant la diversité des peuples et des cultures[29]. Un tel impérialisme se remarque en particulier sur les questions de mœurs, comme la santé dite « sexuelle et reproductive ».

Pour autant, il est intéressant d’observer que cette vision de la santé avait été intégrée dans le mandat de négociation adopté par les pays ACP[30]. La majorité des pays d’Afrique a par ailleurs signé et ratifié le Protocole de Maputo à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (2003), incluant des engagements précis sur les droits dit « sexuels et reproductifs », y compris l’avortement[31]. « Colonisation » ou non, c’est en tout cas souvent avec le consentement des États que les mœurs « occidentales » s’imposent, au détriment des sociétés des pays ACP.

Ce n’est pas des États mais des sociétés qu’il faut espérer une résistance face aux dispositions contestables de l’accord post-Cotonou. En particulier, les peuples africains s’opposent en majorité aux droits dit « sexuels et reproductifs », d’après une étude du Pew Research Center de 2013[32]. Comme l’avaient exprimé les évêques du Burundi aux États occidentaux : « nous vous demandons de ne pas faire de votre aide un instrument de pression préjudiciable à notre identité culturelle et aux valeurs familiales et sociales que nous ont léguées nos ancêtres[33] ».

_______

[1] Les négociations ont officiellement été ouvertes le 28 septembre 2018 à New York, par les négociateurs en chef Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo, et Neven Mimica, Commissaire européen pour la coopération internationale et le développement. Ce dernier a été remplacé par son successeur, Jutta Urpilainen, Commissaire européenne aux Partenariats internationaux. M. Dussey et Mme Urpilainen ont signé un accord le 16 avril 2021, marquant ainsi la conclusion officielle des négociations.

[2] Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), article 218, § 6.

[3] Voir le Programme de la présidence slovène du Conseil de l’UE, accessible ici, p. 43

[4] Voir : Vince Chadwick, “Exclusive: European Commission battles to sell post-Cotonou deal at home”, Devex, 14 janvier 2021.

[5] L’accord signé le 15 avril 2021 est accessible ici. Traduction libre.

[6] Voir la réponse de la Commission européenne du 9 mars 2021 à la question écrite E-005924/2020, portant sur la « Situation du droit à l’avortement en Pologne », accessible ici.

[7] Voir la liste des signataires, parmi lesquels : 13 États d’Afrique (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République du Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Eswatini, Gambie, Kenya, Niger, Sénégal, Ouganda, Zambie), un État des Caraïbes (Haïti) et un État du Pacifique (Nauru).

[8] Traduction libre.

[9] Voir la réponse à la question écrite citée en note 6 ainsi que la réponse du 9 février 2021 à quatre questions écrites portant sur « La régression des droits des femmes » – E-005297/2020, E-005939/2020, E-006029/2020, P-006345/2020. La réponse de la Commission européenne est accessible ici.

[10] Traduction libre.

[11] Voir : Vince Chadwick, “EU institutions in power struggle over Africa, Caribbean, Pacific pact”, Devex, 15 juin 2021.

[12] Voir les pp. 4-6 de l’accord.

[13] La répartition des compétences entre l’Union et les États se traduit également sur le plan international. Ainsi, lorsque l’Union négocie et conclut un accord international, elle dispose soit d’une compétence exclusive, soit d’une compétence partagée avec les États. Voir : TFUE, articles 3, 4, 207, 216.

[14] Voir l’accord de Cotonou, accessible ici, p. 5. Pour davantage d’explications, voir : Jean-Claude Gautron, « Historique des accords A.C.P. », dans Olivier Delas, Relations commerciales internationales : l’Union européenne et l’Amérique du Nord à l’heure de la Nouvelle Route de la soie, Bruylant, 2020, p. 174.

[15] Par exemple, le Parlement français avait discuté et voté un projet de loi autorisant cette ratification : Loi n° 2002-289 du 28 février 2002 autorisant la ratification de l’accord de partenariat entre les membres du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d’autre part, JORF du 1 mars 2002.

[16] Convention de Vienne sur le droit des traités, 1969, article 60. Voir aussi : Corinne Balleix, L’aide européenne au développement, La Documentation française : collection « Réflexe Europe », 2010, pp. 173-174 : des exemples de pays sanctionnés pour leur non-respect des droits de l’homme sont mentionnés (Haïti, Côte d’Ivoire, Zimbabwe, Mauritanie, Madagascar, Niger, Guinée).

[17] Voir : Adam Abdou Hassan, « L’accord de Cotonou : une convention relative aux droits de l’Homme ? », Revue du droit de l’Union européenne, n° 1, 2013, pp. 85-119, en particulier pp. 89-90 et 114-115.

[18] Traduction libre.

[19] Voir les articles 9 § 6 et 29 §§ 1 et 5 de l’accord.

[20] Voir : Stefano Manservisi, « 60 ans de politique européenne de développement : un instrument essentiel et ambitieux de la politique extérieure de l’Union européenne », Revue du droit de l’Union européenne, n° 1, 2019, p. 252.

[21] Manservisi, op. cit., p. 43

[22] Voir : Mulry Mondélice, « Les relations Union européenne – Caraïbes au-delà des échanges commerciaux : un partenariat évolutif dans un contexte complexe », Ce texte est le fruit d’une présentation faite par l’auteur à l’école d’automne 2019 du Cercle Europe et de la chaire Jean Monnet en intégration européenne de l’Université Laval, p. 227.

[23] Voir les « Directives de négociation en vue d’un accord de partenariat entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et les pays du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’autre part », document du Conseil de l’UE, accessible ici, Bruxelles, 21 juin 2018, p. 6.

[24] Voir les articles 14 à 17 de l’accord.

[25] Voir les articles 92 à 94 de l’accord, ainsi que l’article 4 du Protocole régional Afrique, l’article 5 du Protocole régional Caraïbes et l’article 5 du Protocole régional Pacifique.

[26] Voir les « Directives de négociation… », document du Conseil de l’UE, op. cit., p. 6.

[27] Par exemple : Décision n° 4/2005 du Conseil des ministres ACP – CE du 13 avril 2005 concernant l’affectation de la réserve de l’enveloppe du neuvième Fonds européen de développement consacrée au développement à long terme (2005/460/CE).

[28] Voir : Gautron, op. cit., p. 170.

[29] Voir Emmanuelle Jouannet et Hélène Ruiz Fabri (dir.), Impérialisme et droit international en Europe et aux États-Unis, Société de législation comparée, 1er avril 2007.

[30] Voir le « Mandat de négociation ACP sur un accord de partenariat post-Cotonou avec l’Union européenne », document du Conseil des ministres ACP, accessible ici, Lomé (Togo), 30 mai 2018, §§ 143a et 150.

[31] Voir l’article 14 de ce Protocole.

[32] Pew Research Center, “Global Attitudes survey”, 2013, voir la partie intitulée “Global Morality”, accessible ici. Voir aussi l’analyse de cette étude dans Obianuju Ekeocha, The Abortion Agenda in Africa, Issues in Law & Medicine, October 2017, pp. 317-319. Cette opposition aux droits dits « sexuels et reproductifs » a également été manifestée par les fortes réactions des populations et de l’Église contre la ratification du Protocole de Maputo (voir : Martial Jeugue Doungue, « La garantie des droits de la femme par le Protocole de Maputo comme condition du développement durable en Afrique », Revue trimestrielle des droits de l’homme, n° 99, Juillet 2014, pp. 584-586 ; Lison Guignard, La fabrique de l’égalité par le droit. Genèse et usages transnationaux du protocole de Maputo sur les droits des femmes de l’Union africaine (thèse), Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 10 décembre 2019, pp. 215-254).

[33] Conférence des évêques catholiques du Burundi, « Message que les évêques catholiques du Burundi adressent au peuple de Dieu concernant la régulation des naissances », Gitega, le 6 décembre 2012, proclamé dans toutes les églises du Burundi le 30 décembre 2012.

Le Conseil Constitutionnel valide l’interdiction de l’école à la maison

C’est encore une liberté, pourtant non négociable, qui vient d’être supprimée par le régime macronien !

Communiqué de l’association Créer son école :

Par sa décision n° 2021-823 DC rendue aujourd’hui, le Conseil constitutionnel a estimé que l’instruction en famille (IEF) n’avait pas valeur constitutionnelle.

Ce faisant, il a dissocié définitivement la liberté de faire l’école à la maison du champ de la liberté d’enseignement. Nous ne pouvons qu’en prendre acte et adapter sans tarder notre stratégie de soutien à ces précieuses libertés.

Validées par le juge constitutionnel, les nouvelles dispositions législatives concernant l’éducation dans la loi confortant le respect des principes de la République auront des effets à la fois immédiats et concrets.

A partir de la rentrée de septembre, l’Instruction en Famille ne sera plus un droit. Elle sera donc interdite, sauf dérogations très restrictives. Pour en bénéficier, il faudra demander une autorisation à l’administration et remplir l’un des 4 motifs suivants :
:
« 1° L’état de santé de l’enfant ou son handicap ;
« 2° La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ;
« 3° L’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ;
« 4° L’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. Dans ce cas, la demande d’autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l’engagement d’assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l’instruction en famille ».

L’autorisation par l’administration ne sera valable que pour une année.

Par dérogation cependant, à titre transitoire, les enfants pratiquant actuellement l’IEF pourront continuer pendant deux ans l’école à la maison, même s’ils n’entrent pas dans ces 4 cas restrictifs, à condition que les contrôles effectués aient été positifs en 2020-2021.

Cette même loi confortant le respect des principes de la République prévoit, pour les établissements privés hors contrat, une répression pénale aggravée pour les peines déjà existantes à l’encontre des directeurs d’établissement et la fermeture administrative des établissements, décidée par le préfet, y compris pour non respect de la mise en demeure ; jusqu’alors un établissement hors contrat ne pouvait être fermé que par un juge !

Le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur ces nouvelles dispositions, qui pourront donc être contestées par voie de QPC (questions prioritaires de constitutionnalité) lors de leur mise en application.

Addendum : on me précise que pour les enfants déjà instruits en famille en 2021-2022, les familles n’auront pas de demande d’autorisation à faire avant trois ans, soit d’ici l’année scolaire 2024-2025.

Des nouvelles du tournage de “Promesse”

Message de Daniel Rabourdin, réalisateur du film “Promesse” sur le scoutisme catholique, pour les lecteurs du Salon beige:

Le tournage des scènes du pilote du Film PROMESSE a commencé. Que Dieu soit loué!  Il faut beaucoup d’essais pour qu’une scène soit prête à être filmée. Pour celle-ci, l’étang sera remplacé par une magnifique rivière au fond d’une gorge. La patrouille en processus de constitution aura quelques premiers éléments d’uniforme. Le jeune héros Américain est volontaire pour plonger dans l’eau froide. Et bien sûr, les dépenses s’accumulent. Alors si vous voulez qu’un film existe enfin qui respecte le scoutisme authentique et la foi, prenez part à l’effort sur la cagnotte que PROMESSE a mis au point avec l’aide du SALON BEIGE. Votre bienfait sera défiscalisé. On n’a rien sans rien. Nous nous donnons sur le terrain, donnez-vous depuis chez vous! Merci au Salon beige et merci à tous ses lecteurs. Avec PROMESSE, faites dans le positif !

Adveniat, pour faire régner le Christ sur nos sociétés

Nous avons interrogé les créateurs de l’association Adveniat, qui oeuvre dans la formation à l’action catholique :

Pouvez-vous vous présenter et présenter votre association ?

Nous sommes une équipe de jeunes professionnels, travaillant dans l’agriculture, l’enseignement, la finance, la logistique, l’immobilier qui avons à cœur de faire régner le Christ sur nos sociétés. Adveniat Regnum tuum, comme le Christ nous a appris à le demander tous les jours !

Les bonnes volontés sont nombreuses, parmi la jeunesse catholique, pour participer au Bien Commun, à la chose publique, mais bien souvent on oublie que l’on travaille pour le Règne du Christ. C’est pourquoi nous lançons un cycle de formation à l’action catholique. Notre but est de transmettre, grâce à des leçons théoriques et des exercices pratiques, la formation nécessaire à une action dans la Cité authentiquement catholique tout en étant efficace : repères doctrinaux, philosophiques et historiques, principes d’action, mise en place d’actions en cellule. 

Quelles sont vos sources doctrinales, votre filiation intellectuelle ?

Le Règne Social du Christ est à l’origine et au sommet de notre formation. C’est pourquoi nous nous fondons premièrement sur la doctrine catholique à ce sujet, c’est-à-dire l’encyclique de Pie XI, Quas primas. Le Pape l’a écrite en 1925, soit après la Première guerre mondiale et après plus d’un siècle de Révolution en Europe.

Les esprits modernes athées rêvent avec orgueil d’un monde en paix par leur propre volonté, c’est la création de la Société des Nations en 1920… Cette recontextualisation nous permet d’affirmer, à la suite de Pie XI, que la solution politique existe et elle ne peut être nulle part ailleurs que dans et par le Règne social du Christ. C’est à nous de l’installer, d’y travailler, de remettre le monde à l’endroit afin de rebâtir la Chrétienté.

Comment cette formation se déroulera-t-elle ?

Notre formation se présentera sous forme de cellules (groupe de 10 personnes environ), qui se réunit tous les 15 jours, mené par le chef. En cellule, on réfléchit ensemble sur la base des topos et textes que nous leur fournissons. On y entretient l’amitié politique, le soutien mutuel autour d’un dîner ou apéritif.

Nous sommes actuellement à la recherche de chefs dans toute la France qui devront en collaboration avec la direction d’Adveniat, recruter et animer leur cellule dans un esprit convivial et amical, suivre et retransmettre les leçons données par le mouvement, diriger les études de textes et les débats, tout au long de ses deux années d’engagement.

Vous pouvez nous contacter dès aujourd’hui par courriel : [email protected]

C’est arrivé un 14 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.”Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 août : saints du jour français ou en France.
    • St Arnoul ; évêque de Soissons († 1087)

À Ondenbourg en Flandre, l’an 1087, le trépas de saint Arnoul, évêque de Soissons. De soldat devenu moine, puis évêque, il se dépensa en faveur de la paix et de la concorde, et mourut dans le monastère qu’il avait fait construire.


  • le 14 août 1099 : élection du pape Pascal II.
  • le 14 août 1464 : mort du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini est le 210èmepape de l’Église catholique.

  • le 14 août 1352 : bataille de Mauron.

Lors de la guerre de Succession en Bretagne, la bataille oppose les forces anglo-bretonnes de Jean de Montfort et les forces franco-bretonnes de Charles de Blois. La ville fortifiée de Mauron constitue alors une place stratégique pour le contrôle de la Bretagne. La bataille de Mauron est remportée par les troupes de Jean de Montfort.

  • le 14 août 1665 : la troupe de Molière triomphe.

Le Roi Louis XIV lui accorde une pension de 7000 livres ainsi que le titre de Troupe du Roi.

  • le 14 août 1742 : naissance du futur pape Pie VII.

Barnaba Chiaramonti naît à Césène en Romagne. Comme Souverain pontife, il devra affronter l’ogre napoléonien.

  • le 14 août 1756 : victoire française à la bataille de Fort Chouaguen, appelé par les Anglais Fort Oswego.

Dans le cadre de la guerre de sept ans, Louis-Joseph de Montcalm fait le siège de Fort Oswego, sur la rive sud du lac Ontario, entre le 10 et le 14 août 1756, après avoir déjà pris le Fort William Henry qui domine la vallée de l’Hudson.

Les Français capturent mille six cents hommes, cent vingt-et-un canons, six vaisseaux armés et de nombreuses embarcations Montcalm parvient ainsi à contrôler tout l’arc qui va du Québec à la Louisiane et toute la région des Grands Lacs, à mettre fin à la menace sur le fort voisin de Frontenac.

  • le 14 août 1789 : Armand-Gaston Camus est nommé archiviste à la Commission des archives de l’Assemblée Constituante.

C’est lui qui est à l’origine de la création des Archives nationales

  • le 14 août 1800 : début de l’élaboration du Code civil français.

Le Premier consul désigne une commission de quatre juristes : François Denis Tronchet, Félix Julien Jean Bigot de Préameneu, Jean-Étienne-Marie Portalis et Jacques de Maleville pour rédiger le projet de « Code civil des Français », sous la direction de Cambacérès.

  • le 14 aout 1844 : bataille d’Isly.

La bataille d’Isly oppose le royaume de France au sultanat marocain. Les 11 000 hommes commandés par le maréchal Bugeaud,gouverneur général d’Algérie, avancent vers les 60 000 soldats marocains commandés par Abdar-Rahman ibn Hicham qui attaque. Les Françaisgagnent la bataille, font 800 morts adverses et récupèrent 11 canons. Le sultan Abd al-Rahman, soutenait le chef de guerre algérien Abd el-Kader contre les Français.

  • le 14 août 1884 : la loi supprime les prières publiques à la rentrée des Chambres et allège les honneurs militaires rendus au Saint Sacrement.
  • le 14 août 1887 : le pape Léon XIII couronne sainte Radegonde, “mère de la patrie française”.

Statue de sainte Radegonde dans le chœur de l’église de Sainte-Radegonde en Aveyron.

Voir la chronique de la veille.

  • le 14 août 1893 : introduction du permis de conduire en France.


Louis Lépine, préfet de police français, instaure le permis de conduire à Paris. La France est le premier pays à immatriculer les automobiles, on en compte alors 1700.

  • le 14 août 1940 : les loges maçonniques sont dissoutes.
  • le 14 août 1941 : mort martyr de St Maximilien Kolbe.

Né à Zdunska Wola, près de Lodz en Pologne, en janvier 1894, il entre en 1907 au séminaire des Franciscains Conventuels, qui l’envoient à Rome pour y poursuivre ses études ecclésiastiques. Il fonde avec quelques frères la MILICE DE L’IMMACULÉE en vue de sanctifier le monde entier avec l’aide de la Vierge Immaculée. Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il fonde une revue, ‘ Le Chevalier de l’Immaculée ‘.

Les sept premiers Chevaliers d’avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l’Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n’ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».

En 1927, il fonde un ‘ Couvent-Maison d’édition ‘ confié à Marie la Cité de l’Immaculée, où plusieurs centaines de religieux vivent dans une pauvreté de vie vraiment franciscaine, mais travaillent sur les machines les plus modernes. Il part au Japon fonder une institution semblable.

Arrêté le 17 février 1941, enfermé dans le camp d’Auschwitz. Il y illumine de sa foi, son espérance et sa charité ce lieu de mort et de haine, jusqu’au jour où il s’offre pour mourir dans le bunker de la faim à la place d’un père de famille.

Après avoir accompagné tous ses compagnons dans leurs derniers instants, il est tué par une injection de phénol le 14 août 1941. Son corps est ensuite brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l’Assomption.

Paul VI le déclare ‘ bienheureux ‘ le 17 octobre 1971 et Jean-Paul II ‘ saint ‘, comme martyr, le 10 octobre 1982. Jean Paul II le déclare plusieurs fois comme protecteur de ce siècle difficile, parce que toute sa vie fut marquée par un profond esprit missionnaire.

 Seul l’amour est une force de création ‘, disait saint Maximilien à ses compagnons de malheur, les invitant par là à faire face à la haine avec la force de l’amour.

Il est un des Saints patrons des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes.

  • le 11 août 1944 : le Maréchal Pétain donne les pleins pouvoirs à l’amiral Auphan comme plénipotentiaire.

« Je donne pouvoir à l’amiral Auphan pour me représenter auprès du haut commandement anglo-saxon en France et, éventuellement, prendre contact de ma part avec le général De Gaulle ou ses représentants qualifiés, à l’effet de trouver au problème politique français, au moment de la libération du territoire une solution de nature à empêcher la guerre civile et réconcilier tous les Français de bonne foi.

Si les circonstances le permettent, l’amiral Auphan m’en référera avant toute décision d’ordre gouvernemental.

Si c’est impossible, je lui fais confiance pour agir au mieux des intérêts de la Patrie, pourvu que le principe de légitimité que j’incarne soit sauvegardé.

Si je ne suis plus libre, Auphan fera ouvrir le pli qui a été remis par moi-même en 1943 au vice-président du Conseil d’Etat et au Procureur général près la Cour de Cassation. »

Philippe Pétain

  • le 14 août 1945: déclaration du Maréchal Pétain à la clôture de son procès.

« Au cours de ce procès, j’ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude. Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, s elon ma promesse, pour tenter de le protéger et d’atténuer ses souffrances. Quoi qu’il arrive, il ne l’oubliera pas. Il sait que je l’ai défendu comme j’ai défendu Verdun. Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c’est à la Patrie que je le confie. Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j’affirme que je n’ai eu d’autre ambition que de servir la France. »

  • le 14 août 1962 : jonction des équipes de forage françaises et italiennes du Tunnel du Mont Blanc.

Les équipes de forages françaises et italiennes se rejoignent lors de la percée du tunnel du Mont-Blanc. L’écart d’axe est de 13cm. Lors de l’inauguration en 1965, c’est le plus long tunnel routier du monde. Il est inauguré le 16 juillet 1965, par le président de la république française, Charles De Gaulle et le président de la République italienne Giuseppe Saragat.

Il est donc possible d’annuler un décret

Rétropédalage gouvernemental sur les deux roues :

Le contrôle technique des deux-roues motorisés qui doit devenir obligatoire à partir de 2023 est “suspendu jusqu’à nouvel ordre” sur demande du président de la République, annonce jeudi 12 août le ministère des Transports. Une décision qui surprend, seulement 24 heures après la parution mercredi au Journal officiel du décret instaurant cette mesure.

“Alors qu’on demande beaucoup aux Français sur le plan sanitaire notamment avec le pass, ce n’est pas le moment de les embêter davantage”, a expliqué une source de l’exécutif à franceinfo pour justifier cette volte-face. “Le ministre [Jean-Baptiste Djebbari] a convenu avec les fédérations de se retrouver à la rentrée pour échanger largement sur les différents sujets les concernant”, précise une porte-parole du ministère. Les associations de motards avaient notamment critiqué cette mesure.

Ce nouveau contrôle technique doit concerner donc tous les deux-roues, 50 cm3 et voitures sans permis compris. 

Un médecin avoue tranquillement assassiner certains patients

Denis Labayle a été chef de service en gastro-entérologie dans un grand établissement d’Ile-de-France. Pour “Envoyé spécial”, il avoue tuer certains patients en souffrance :

“J’avais une philosophie, c’est de répondre à la demande du patient. C’est-à-dire que s’il voulait avoir absolument l’équivalent de la loi Leonetti, qu’il soit déshydraté, sans alimentation, et qu’il meure en quinze jours, trois semaines… c’était épouvantable pour l’équipe, anti-éthique pour moi, mais si les gens le réclamaient, je l’appliquais.”

Face à ceux qui disaient “on voudrait partir vite, on a suffisamment souffert”, “bien sûr qu’on accélérait… et qu’on accélérait en fonction de la demande de la personne”.

Se posait alors le problème des produits,

 “ceux qu’on utilise en anesthésie, qui permettent d’endormir les malades tranquillement”. “Il faut être clair, ils ne sont pas disponibles pour nous. Et je dirais même, depuis la loi Leonetti, ils sont de plus en plus contrôlés, comptabilisés au niveau des blocs opératoires. Donc l’idéal, on ne l’a pas. Alors, on arrange… avec des associations de tranquillisants, de morphiniques, à forte dose, qui ont, on le sait, au bout d’un certain temps, d’une certaine dose, un effet létal.”

Les abbayes font le plein

Pas forcément le plein de vocations, mais Le Figaro constate que, cet été, les abbayes ne désemplissent pas.

À tous, elles proposent l’écoute, le recueillement spirituel et la prière ; et pour les simples curieux, des produits monastiques parfois inattendus.

Le Dr. Laurent Montesino Réanimateur – à coeur ouvert

Intervention de 30mn de ce médecin, actuellement poursuivi, sur les traitements, les tests et procédures, sur l’efficacité des injections. Ce Dr dénonce la dictature en curs de mise en place :

Cardinal Zen : la messe traditionnelle est très propice à la piété et même au renforcement de la foi

Le cardinal Joseph Zen a déclaré lundi 9 août qu’il pense que Traditionis custodes pourrait ne pas avoir un effet désastreux sur la célébration de la messe latine traditionnelle, même s’il doute des intentions de certains de ceux qui l’attaquent et qui sont étroitement liés au pape François.

L’ancien évêque de Hong-Kong intervenait dans le cadre d’une table ronde diffusée en direct sur internet, à laquelle participaient également l’évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, Mgr Athanasius Schneider, ainsi que les laïcs John Rao, Felipe Alanis, James Bogle et Robert Moynihan.

« Je pense que l’effet du motu proprio pourrait ne pas être si dévastateur ».

Le cardinal Zen a dit sa satisfaction quant au fait que l’évêque de Hong-Kong n’ait pas voulu apporter de changements concernant la célébration de la messe en latin dans son diocèse.

Il a cependant ajouté qu’il était inquiet : certaines personnes espèrent que le motu proprio ne servira pas seulement à réglementer cette forme de la messe, mais qu’il sera « un processus pour la faire disparaître ».

« C’est très inquiétant, car je pense que [la messe traditionnelle] est quelque chose de très précieux et de très bénéfique pour la piété et la nourriture de la foi. »

Qui est derrière le motu proprio ?

Celui qui rappelle inlassablement les mauvaises intentions des communistes chinois contre le catholicisme, a également déclaré qu’il soupçonnait que les idées qui sont en arrière-fond de Traditionis custodes, n’ont peut-être pas été émises par le pape François, mais par « les personnes qui l’entourent, en particulier [à] la Secrétairerie d’État », autrement dit, le cardinal Parolin…

« Peut-être que si quelqu’un a plus d’informations sur l’origine de toute cette tempête, cela pourrait nous épargner trop de discussions sur quelque chose qui, je pense, devrait être évident : que [la messe traditionnelle] est très propice à la piété et même au renforcement de la foi ».

Au cours de la discussion, le cardinal chinois a parlé de son éducation et de ses souvenirs qui sont imprégnés par la messe tridentine.

Lorsque son père, converti au catholicisme, avait voulu devenir prêtre, les missionnaires l’en avaient dissuadé. Selon le cardinal Zen, ils ont dit à son père de se marier et plus tard « d’envoyer son garçon pour devenir prêtre ». La suite est assez touchante.

« Mon père s’est donc marié et il a eu cinq filles avant moi. J’étais le sixième de la famille et le premier garçon », .

Il a continué en expliquant que son père l’emmenait à la messe tous les jours sauf le dimanche, où il l’emmenait à cinq messes dans cinq églises différentes !

« C’était merveilleux, se souvient-il, et en aucun cas fastidieux. C’était très beau. Et c’est là l’origine de ma vocation sacerdotale”.

La dernière messe dominicale était une grande messe très fréquentée ; la musique était belle et captait son attention.

Il a encore dit qu’il aimait la messe de Requiem, et qu’il pouvait chanter par cœur la séquence du Dies Irae « du premier au dernier mot. J’aimerais qu’elle soit chantée pour mes funérailles ; si personne n’en est aujourd’hui capable, je vais l’enregistrer » pour cette occasion.

Ne mangez pas de ce pain là

Le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine exerce son ministère sacerdotal auprès de la Communauté des Auxiliaires du Coeur de Jésus où il reçoit toutes les personnes qui désirent le rencontrer. Il vient de publier un récit, Le Passeur de Dieu, racontant la conversion d’un trentenaire, journaliste à Paris, qui ne supporte plus la vie monotone d’un monde aseptisé et athée. Usé par son rythme trépidant, lassé des amours éphémères, déçu par la médiocrité des liens, vidé de tout élan et ne sachant plus où trouver de la force pour éclairer sa vie et lui donner un sens, il décide de passer quelques jours dans un ermitage auprès d’un vieux moine, haut en couleur, à la stature spirituelle et humaine hors du commun. Un voyage initiatique, avec quelques grosses ficelles, ponctué de dialogues riches de sagesse et de bon sens.

Avant que Xavier retourne dans le monde, le vieux moine lui conseille :

Trouvez une bonne paroisse où la liturgie ait quelque chose à voir avec le ciel. Le Christ aime la beauté, et il se sert d’elle pour se révéler. Et même s’il se plie à notre médiocrité en se rendant réellement présent au cours de messes insipides, plates, et atrocement horizontales, ne mangez pas de ce pain là – bien que ce soit Lui-, il finirait par ne plus nourrir votre foi. De belles messes, bien célébrées avec coeur et intensité où se respire la divinité sous la hauteur du culte, voilà ce qu’il vous faut !

 

C’est arrivé un 13 août …

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Radegonde : Reine des Francs et moniale (519-587)

Radegonde, fille d’un roi de Thuringe, fut prise par Clotaire, roi des Francs, dans une guerre entre la Thuringe et la France. Clotaire traita la jeune captive avec beaucoup d’égards, la fit instruire dans la religion chrétienne et lui fit conférer le saint Baptême.

Elle eût voulu consacrer à Dieu sa virginité ; mais elle dut épouser le roi qui avait massacré sa famille vaincue. Radegonde profita des richesses du trône pour orner les églises, assister les pauvres. Six années passées sur le trône n’avaient point fait renoncer Radegonde à l’espérance de la vie du cloître. L’assassinat de son frère par le roi son époux lui fournit une occasion favorable ; Clotaire, fatigué de ses larmes, lui permit de partir.

Elle se rendit d’abord à Noyon, et, comme l’évêque hésitait à recevoir ses vœux, elle se coupa les cheveux elle-même, revêtit la bure des religieuses, déposa ses ornements royaux sur l’autel, et fut consacrée au Seigneur. De là, Radegonde se rendit aux environs de Poitiers et se livra à tous les exercices d’une vie austère ; elle ne vivait que de pain de seigle et d’orge, d’herbes et de légumes, et ne buvait pas de vin.

Son vêtement était un cilice, son lit de la cendre ; elle servait les pauvres de ses mains, pansait elle-même les malades atteints de la gale et de la teigne, lavait les plaies des lépreux et souvent délivrait les malheureux de leurs infirmités par des miracles. Un cierge reçu d’elle et allumé près d’un malade suffisait à le guérir ; en passant par ses mains, les fruits et les aliments prenaient une vertu dont l’effet merveilleux ne tardait pas à se faire sentir. Elle mourut en 587, à l’âge de 68 ans. Elle fut une des Saintes les plus populaires de la France.

  • St Antioche : évêque de Lyon († V. 500)

À Lyon, vers 500, saint Antioche, évêque. Encore prêtre, il se rendit jusqu’en Égypte pour visiter saint Just, son évêque, qui y séjournait alors.

  •  Bx Pierre Gabilhaud : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Gabilhaud, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut d’inanition et de maladie.

  • St Bénilde (Pierre Romançon) : FEC à Saugues († 1862)

Né dans le Puy-de-Dôme, Bénilde Romançon resta toute sa vie dans son Auvergne natale. Il entra chez les Frères des Écoles Chrétiennes dès 16 ans et devint instituteur. Il cherchait à vivre l’Évangile au quotidien et vivait continuellement avec son ange gardien. Durant les 20 dernières années de sa vie, il fut régulièrement supérieur de sa communauté.

Atteint d’un cancer, il demanda à être seul avec le Seigneur, dans ses derniers instants.

  • le 13 août 523 : élection du pape saint Jean Ier.

Jean Ier est pape du 13 août 523 au 18 mai 526, soit un règne de deux ans et neuf mois. Il est considéré comme martyr et est fêté le 27 mai. Voir la chronique du 18 mai.

  • le 13 août 587 : décès de sainte Radegonde, reine de France et sainte de l’Église catholique.

Elle devient Reine de France en épousant le fils de Clovis, Clotaire Ier. C’est elle qui fonde l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Sa fête est le 13 août. Elle est patronne de Poitiers et patronne secondaire de France.

  • le 13 août  1099 : élection du pape Pascal II.

Rainier de Bleda, est né à Bleda Forlì vers 1050. C’est un moine bénédictin ; élu pape, il lutte contre les empereurs Henri IV et Henri V et crée l’Ordre des Chevaliers teutoniques et l’Ordre des Templiers. Son pontificat dure plus de 18 ans.

  • le 13 août  1516 : Milan est cédé par l’Espagne à la France par le traité de Noyon

Le traité de Noyon signé entre Charles Quint et François Ier stipule que l’Espagne héritera du royaume de Naples et de Sicile tandis que les Français auront le duché de Milan. Cet arrangement met un terme à une période de conflits entre Français et Espagnols, et reçoit l’aval du pape Léon X.

  • le 4 août  1532 : Edit d’union de la Bretagne à la France : Lettre de Vannes, premier des trois Edits de rattachement de la Bretagne à la France.

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l’édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour). Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour «unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché».

Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes ce jour :

Le Roi s’y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :

  • d’unir perpétuellement la Bretagne à la couronne de France,
  • de conserver les « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs »,
  • il confirme « perpétuellement », en tant que Roi et Duc, ces privilèges,
  • sous réserve des modifications que pourraient demander ultérieurement les États.

L’édit du Plessis-Macé, publié le 21 septembre 1532, permet à la province d’obtenir le maintien de ses droits, libertés et privilèges. Cette union prendra fin deux siècles plus tard pendant la Révolution française. Voir les chroniques du 4 août et du 21 septembre

  • le 13 août  1559 : Henri II est inhumé à St-Denis.
  • 13 août 1624 : le Cardinal de Richelieu devient Principal Ministre de Louis XIII.

Malgré la méfiance royale, due au fait que Richelieu a bénéficié de l’appui et de la Reine mère et des Concini (créé Cardinal en 1622 et entré au Conseil grâce à Marie de Médicis), le Cardinal est nommé Principal Ministre et se retrouve à la tête du Conseil.

Sa politique est fondée sur trois axes :

– Rabaisser l’orgueil des grands du Royaume

– Abattre le puissant parti huguenot qui conserve des places fortes à l’intérieur du Royaume (la Rochelle, Montpellier)

– Mettre fin à la toute-puissance de la Maison d’Autriche, puissance Catholique qui menace la France par un étau avec l’Espagne depuis le règne de François Ier.

Relire l’excellent livre : Un prophète de l’unité, le cardinal de Richelieu de Renée Casin (Editions Résiac).

Le cardinal de Richelieu, remplace La Vieuville à la tête du Conseil du Roi. Louis XIII et Armand du Plessis gouverneront ensemble pendant 18 ans.

  • le 13 août  1669: Louis XIV signe l’ordonnance des Eaux et Forêts, ou ordonnance de Saint-Germain-en-Laye.

Elle a été préparée par Colbert ; elle réglemente et centralise la gestion des espaces forestiers, en vue de leur exploitation, notamment, pour la marine de guerre.

  • le 13 août  1704 : bataille de Höchstadt.

Lors de la guerre de Succession d’Espagne, Louis XIV tente de conquérir Vienne, avec ses alliés bavarois, pour affaiblir Léopold Ier. La Grande Alliance (Angleterre, Saint-Empire romain germanique, Autriche, Provinces-Unies, Royaume du Danemark et de Norvège) remporte une victoire décisive et les Français sont repoussés de l’autre côté du Rhin.

  • le 13 août  1715 : signature à Versailles d’un Traité de commerce et d’amitié entre la France et la Perse.

Le traité prévoit l’établissement d’un consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l’Orient.

  • le 13 août  1773: le pape Clément XIV publie la lettre “Gravissimis ex causis”.

Cette lettre établit une congrégation spéciale de 5 cardinaux pour diriger la suppression de la Compagnie de Jésus et l’appropriation de ses maisons et de ses biens. C’est la victoire maçonnique sur le meilleur rempart de la foi catholique.

  • le 13 août  1815 : ordination du saint curé d’Ars.

Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l’Escalade, page 308) raconte comme Jean Marie Vianney, n’ayant jamais réussi à apprendre le latin obtient la note maximum à l’oral de cette discipline indispensable pour être prêtre.

  • le 13 août  1826 : mort de René Laennec, l’inventeur du stéthoscope.

René Laennec meurt à l’âge de 45 ans, d’une phtisie, une maladie pulmonaire ! C’est lui qui a inventé le pectoriloque, une feuille de papier roulée qui, une fois apposée sur le thorax du malade, lui permet de bien entendre le bruit de son cœur. Son invention, une fois améliorée, a reçu le nom de stéthoscope.

En 1816, il est nommé à l’hôpital Necker. Il s’intéresse aux maladies pulmonaires. C’est dans ce cadre qu’il crée le stéthoscope, un simple rouleau de papier ficelé. Mais il perfectionne rapidement son invention.

En 1822, il est titulaire de la chaire de médecine pratique du Collège de France. Il se retire en son manoir de Kerlouarnec où il meurt à l’âge de 45 ans.

  • le 13 août 1940 : dissolution de la franc-maçonnerie.

La loi du jour dissout toute association dont l’activité s’exerçait de façon secrète. « Des organisations à caractère occulte se sont instituées ou développées en France, sous forme soit d’associations, soit même de simples groupements de faits.

Aucun gouvernement ne peut admettre, et dans les circonstances actuelles moins que jamais, l’existence de groupements poursuivant une activité clandestine ou secrète.  Il serait totalement inadmissible que l’œuvre entreprise en vue du redressement national pût être combattue par des organisations d’autant plus dangereuses qu’elles restent cachées, qu’elles recrutent un grand nombre de leurs membres parmi les fonctionnaires et que leur activité tend trop souvent à paralyser l’action du gouvernement…»

Cette loi aura un impact sur l’empire, où les loges foisonnent (67 loges du GO, 36 loges de la GLF, 11 loges du Droit humain entre autres), qui basculera plus rapidement vers la dissidence gaulliste.

  • le 13 août  1944 : appel du déserteur Thorez.

Depuis Moscou, où il s’est réfugié au début de la guerre, le déserteur Maurice Thorez lance un appel au peuple français pour une épuration armée qui sera sanglante.

  • le 13 août  1948 : Georges Bernanos et la Libération.

« Eh ! Bien, voilà ce que je dis. Je dis que la France n’a jamais connu de régime plus médiocre que celui qui en 1945 s’est imposé à elle comme libérateur, n’a cessé de prostituer depuis ou plutôt de ridiculiser en sa faveur, le mot de libération. »

Tiré de l’Intransigeant, cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 232)

  • le 13 août 1960 : indépendance de la République Centrafricaine.

Une radicalité politique contre les Français mais pas contre les assassins

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles à propos du prêtre assassiné par un immigré clandestin :

Précis d’histoire de l’Action française

Pendant une bonne partie du XXe siècle, l’Action française, et notamment ses principaux écrivains, Charles Maurras, Léon Daudet et Jacques Bainville, ont exercé une influence durable et profonde sur la droite et sur l’ensemble de la société.

Mais, depuis 1944, le mouvement a été largement discrédité par des accusations de « collaboration » (alors que Maurras a constamment averti contre les dangers du militarisme allemand en général et du nazisme en particulier !).

Il est donc intéressant de disposer d’une histoire de l’Action française par l’un de ses militants.

Un livre d’histoire passionnant et un recueil de débats politiques stimulants !

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Encore de nombreuses manifestations contre le passeport sanitaire

On me signale aussi une manifestation au Touquet Samedi 14 août 14h place du centenaire.

Samedi à Nevers, pique-nique, puis, manifestation vers 15h30, devant la préfecture.

 

El-Azhar et la révolution égyptienne

Analyse d’Annie Lauret dans La Petite Feuille Verte :

Dans le sillage de la révolution tunisienne (18 décembre 2010-14 janvier 2011) ayant conduit à l’éviction du président Zine El-Abidine Ben Ali (1936-2019), l’Égypte a entamé, dès le 3 février 2011, un cycle révolutionnaire dont l’épicentre était la vaste place Tahrir (« Libération »), située au cœur du Caire. L’Université-Mosquée d’El-Azhar n’est pas restée étrangère à ces événements face auxquels sa direction a adopté des positions variant selon les circonstances tandis que des divisions se manifestaient en son sein.

LES FLUCTUATIONS D’EL-AZHAR

Dès le début, des oulémas (savants) et de jeunes imams d’El-Azhar ont rejoint le mouvement, entraînant la désapprobation de son recteur, Ahmed El-Tayyeb (il porte aussi le titre de grand-imam), au motif que « la présence des croyants à une manifestation contre le pouvoir légal est un péché ». Ces manifestants ont cependant continué de réclamer la chute du président Hosni Moubarak, en fonction depuis 1981. Tout en reconnaissant à leurs chefs spirituels « une autorité dans l’ordre de la foi », ils « ne se sentaient pas concernés par leurs directives dans l’ordre du politique, où la décision de chacun ne relève que de sa conscience personnelle » (Mahmoud Hussein, Les Révoltés du Nil, Grasset, 2018, p. 346, 356 et 364).

El-Azhar s’implique dans la révolution

El-Tayyeb n’a soutenu la révolution qu’après la démission de Moubarak, le 11 février 2011, ce dernier confiant alors la gestion provisoire de l’État au Conseil suprême des forces armées (CSFA). À ce moment-là, les Frères musulmans (FM), principal mouvement islamiste, tentaient de récupérer le mécontentement populaire pour leur propre compte après s’en être méfiés car les revendications libérales des débuts ne correspondaient pas à leur conception de l’État, de la société et de la loi.

Les cadres dirigeants d’El-Azhar ne s’alignèrent cependant pas sur les FM. À la surprise de nombreux Égyptiens, le grand-imam adopta une partie des aspirations démocratiques des contestataires.

Une « Déclaration sur l’avenir de l’Égypte », publiée le 11 juin 2011, s’ouvrait sur le rappel du « rôle pionnier joué par El-Azhar dans la cristallisation de l’esprit islamique centriste » et l’affirmation de son « importance en tant que phare vers la bonne voie », autrement dit « l’islam du juste milieu » comme aime à le dire El-Tayyeb. Suivaient dix propositions, parmi lesquelles le soutien « à l’établissement d’un État national, constitutionnel, démocratique et moderne », ce qui revenait à délégitimer l’option pour un « État religieux », qui est celle des FM. Le texte se prononçait cependant pour le maintien dans la Constitution de la charia comme « source essentielle de la législation », tout en consentant aux adeptes des autres religions monothéistes le droit de recourir à leurs propres tribunaux pour les affaires de statut personnel ainsi que le libre exercice de leurs rites. L’accès de tous au « progrès civilisationnel » était également promis (El-Ahram Hebdo, 29 juin-5 juillet 2011).

Sept mois plus tard, le 8 janvier 2012, un nouveau document d’El-Azhar sur « l’ordonnancement des libertés fondamentales » a consacré « la liberté de croyance, d’opinion et d’expression, de recherche scientifique et de créativité artistique et littéraire », le tout « relié au droit de citoyenneté totale pour tous ». Le jésuite égyptien, Samir-Khalil Samir, a cependant regretté l’ambiguïté du passage relatif à l’interdiction d’ « offenser les religions célestes », cette formule risquant selon lui de servir de prétexte pour proscrire les conversions de musulmans au christianisme (La Croix, 18 décembre 2013).

El-Azhar et le gouvernement islamiste

L’arrivée au pouvoir de Mohamed Morsi, militant FM élu président le 30 juin 2012 sous l’étiquette du Parti de la Liberté et de la Justice, avec les voix d’une partie des enseignants et étudiants d’El-Azhar, a eu pour effet de placer l’institution sous l’emprise du nouveau gouvernement. Ce dernier multiplia les sanctions contre le personnel azharien, ne ménageant pas El-Tayyeb, présenté comme un feloul (« résidu ») parce qu’il avait été nommé par Moubarak en 2010 (cf. PFV n° 80). « Dénigrée, El-Azhar entra alors discrètement en résistance », notera plus tard la journaliste Delphine Minoui en rapportant ces faits (Le Figaro, 3 janvier 2014).

L’arrivée au pouvoir de Mohamed Morsi, militant FM élu président le 30 juin 2012 sous l’étiquette du Parti de la Liberté et de la Justice, avec les voix d’une partie des enseignants et étudiants d’El-Azhar, a eu pour effet de placer l’institution sous l’emprise du nouveau gouvernement. Ce dernier multiplia les sanctions contre le personnel azharien, ne ménageant pas El-Tayyeb, présenté comme un feloul (« résidu ») parce qu’il avait été nommé par Moubarak en 2010 (cf. PFV n° 80). « Dénigrée, El-Azhar entra alors discrètement en résistance », notera plus tard la journaliste Delphine Minoui en rapportant ces faits (Le Figaro, 3 janvier 2014).

L’exercice calamiteux du pouvoir par le gouvernement Morsi a entraîné la reprise des contestations populaires. Le 3 juillet 2013, répondant au mouvement Tamarrod (Rébellion) et à l’appel de 34 millions d’Égyptiens (1/3 de la population), le général Abdel-Fattah El-Sissi, chef du CSFA, annonça la destitution du président ainsi que la suspension de la Constitution adoptée par référendum le 30 novembre 2012. Par sa présence aux côtés de Sissi en cette circonstance, El-Tayyeb approuvait la double décision, qualifiée de « coup d’État démocratique » par les dirigeants occidentaux.

El-Azhar s’aligne sur le nouveau régime

L’État prit alors en mains les affaires religieuses pour limiter l’influence islamiste : 55 000 prédicateurs, accusés de radicalisation, furent renvoyés par le ministère des Cultes et remplacés par d’autres, certifiés d’El-Azhar, laquelle se vit confier par le gouvernement la tâche de prôner un « islam modéré ». Quoique favorables à l’institution, ces mesures y furent mal reçues. En 2013 et 2014, le campus de son université, situé dans le quartier de Madinet Nasr, fut le théâtre de manifestations pro-Morsi organisées par des étudiants, garçons et filles, adeptes de l’idéologie des FM. La sévère répression policière, menée avec l’accord d’El-Tayyeb, fit des morts et des blessés.

Selon Hassan Nafea, professeur de sciences politiques à l’Université du Caire (étrangère à El-Azhar), la forte présence des FM en ce lieu y rendait la situation plus grave que dans les autres universités de la capitale égyptienne (El-Ahram hebdo, 18-24 décembre 2013). Les divisions touchèrent même le Conseil des grands oulémas, instance magistérielle d’El-Azhar. L’un de ses membres, Youssef El-Qaradaoui, ardent militant des FM, également président-fondateur de l’Union internationale des Oulémas, favorable au rétablissement du Califat, fut contraint de démissionner (cf. PFV n° 81).

Ahmed El-Tayyeb se voyait désormais reprocher d’être un instrument politique entre les mains de l’armée. « El-Azhar critique l’islam politique, mais elle fait elle-même de la politique. On a toujours dit qu’El-Azhar avait un rôle mondial, or elle le perd en étant instrumentalisée par l’État », regretta un chercheur azharien (« Au cœur d’El-Azhar, phare du sunnisme », Le Point, n° 2284, 16 juin 2016, p. 62).

Ce que le grand-imam a contredit en ces termes : « El-Azhar s’est toujours tenue éloignée de la politique. Tout au long de son histoire, sa neutralité, à la fois scientifique et intellectuelle, a assuré son rayonnement sur les différents pays musulmans. Pour autant, notre institution ne demeure pas étrangère aux préoccupations de la patrie et des musulmans. Elle soutient leurs causes de la meilleure façon qui soit dans le monde entier » (« L’homme qui détient les clés de l’islam », Le Pointibid., p. 54).

SISSI, EL-AZHAR ET LA RÉFORME DE L’ISLAM

« Au-delà des questions politiques sur la gouvernance de l’Égypte et de la place qu’El-Azhar devait occuper dans la politique égyptienne, c’est la question de la modernisation du discours religieux qui anime les couloirs de l’institution », notera Oriane Huchon dans une analyse ultérieure (« El-Azhar, mosquée et université au cœur de la société égyptienne et du monde musulman sunnite », Les clés du Moyen-Orient, 24 avril 2017, p. 5).

Depuis sa prise du pouvoir, le maréchal Sissi était confronté à l’émergence de Daech (l’État islamique) qui, à partir de ses principales bases en Irak et en Syrie, multipliait les attentats dans le monde – y compris en Égypte où les coptes étaient souvent pris pour cibles – en se réclamant de la religion. Déjà avant son élection, survenue le 28 mai 2014, il avait évoqué la nécessité de réformer l’islam dans divers domaines, en vue notamment de rendre illicite la justification religieuse de la violence.

Combattre le terrorisme sans excommunier

Devant l’urgence, El-Tayyeb convoqua un séminaire pour « combattre l’extrémisme et le terrorisme », tenu au Caire les 3 et 4 décembre 2014 avec la participation de représentants d’une vingtaine de pays. Les discussions ont notamment porté sur la qualification des auteurs de tels actes. Les musulmans coupables devaient-ils être considérés comme infidèles ou mécréants et encourir l’excommunication (takfir) ? Le texte adopté au terme des débats ne tranche pas la question. « Tous les religieux qui ont participé à cette conférence contre le terrorisme sont bien conscients du fait qu’ils ne peuvent émettre de sentences d’apostasie contre un croyant abstraction faite de ses péchés » (La Croix, 16 décembre 2014).

Commentant ce texte, le Père Adrien Candiard, membre de l’Institut dominicain d’études orientales (Le Caire), a noté que « depuis le début de son mandat, en 2010, Ahmed El-Tayyeb s’est illustré par un refus particulièrement net d’user du takfir » (Ibid.).

Khairy Shaarawy, responsable du département des études islamiques à El-Azhar, a justifié cette attitude : « Ce sont des criminels musulmans. On les taxe de criminels, mais on ne peut pas leur retirer leur foi, sinon on rentre dans le jeu des djihadistes » (Le Figaro, 25 mars 2018). Ces derniers considèrent en effet que le refus de pratiquer ou de cautionner le djihad équivaut à l’apostasie.

Les exigences de Sissi envers El-Azhar

Le 28 décembre 2014, Abdel-Fattah El-Sissi s’est exprimé solennellement devant le recteur et le Conseil des grands oulémas réunis dans l’enceinte d’El-Azhar. Son discours, retransmis à la télévision égyptienne, voulait engager ses interlocuteurs à « une révolution religieuse ».

« Nous avons déjà parlé de l’importance du discours religieux, et je voudrais répéter que nous ne faisons pas assez en ce qui concerne le véritable discours religieux. Le problème, cela n’a jamais été notre foi, mais c’est sans doute la pensée (fikr), une pensée que nous sanctifions. Le discours religieux que j’appelle de mes vœux est un discours qui est en phase avec son époque. Je m’adresse ici aux hommes de religion et à ceux qui ont une responsabilité en ce domaine […]. J’en ai déjà parlé à de nombreuses reprises auparavant. Nous devons observer avec la plus grande attention la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il est inconcevable que la pensée que nous tenons pour sacrée puisse faire de l’entière communauté musulmane une source d’anxiété, de danger, de meurtres et de destructions partout dans le monde […]. Il est inconcevable que cette idéologie – je ne parle pas de religion mais d’idéologie, le corpus d’idées et de textes que nous avons sacralisés au cours des siècles – soit rendue au point où il est devenu très difficile de la remettre en question. Nous avons atteint un point où cette idéologie est considérée comme hostile par le monde entier […]. Permettez-moi de le répéter : nous devons révolutionner notre religion ».

Le chef de l’État s’est ensuite adressé à El-Tayyeb : « Honorable imam, vous portez la responsabilité devant Allah. Le monde entier attend votre parole, car la nation islamique se déchire, se désintègre et va à sa perte, et cela de nos propres mains ». Il termina son discours en confiant à El-Azhar le soin d’œuvrer à une révision adéquate des principes d’interprétation des textes sacrés de l’islam (cf. A. Laurent, L’islam, éd. Artège, 2017, p. 241).

L’immobilisme d’El-Azhar

Pour répondre à ces attentes, El-Azhar a créé, en avril 2015, un observatoire situé à la « mashyakha », siège du grand-imam. Il est dirigé par l’un de ses professeurs, Oussama Nabil, qui en a précisé l’objectif. Il s’agit de « corriger les conceptions erronées de l’islam, faire face aux idées extrémistes des mouvements terroristes qui sèment l’anarchie dans le monde au nom de la religion […], de protéger les jeunes musulmans et les nouveaux convertis du recrutement par les groupes terroristes au nom du djihad ou de la bay’a (allégeance au calife) » (O. Huchon, op. cit., p. 6).

Mais le refus d’El-Azhar d’accuser d’hérésies Daech et les FM a provoqué un « duel feutré » entre l’institution et la présidence. Le 26 juillet 2017, suite à une nouvelle série d’attentats anti-chrétiens revendiqués par Daech, Sissi a établi sous sa direction un « conseil suprême » voué à promouvoir un renouveau du discours religieux. Aux côtés de Tayyeb y figurent le pape copte, Tawadros II, le Premier ministre et d’autres personnalités publiques (Le Point, 27 novembre 2017).

Sur cette question, comme sur d’autres (citoyenneté, mariage et famille, statut des fatwas, etc.) que nous examinerons dans la prochaine PFV, aucun progrès n’a été enregistré pour le renouvellement de la pensée islamique, en dépit de la vigueur des exigences répétées du président Sissi.

« Plusieurs chercheurs et observateurs notent la difficulté de l’institution à renouveler son discours. Si El-Azhar condamne la violence de Daech et des salafistes djihadistes, elle n’ose pas s’attaquer de front à ce qui – dans la doctrine et plus particulièrement dans la jurisprudence islamiques – peut justifier la violence » (La Croix, 27 février 2017).

Selon l’historien Dominique Avon, « les responsables d’El-Azhar – et donc le grand-imam, quelles que soient ses options personnelles -, s’ils ont peur des extrémistes, labourent le même champ doctrinal qu’eux, avec les mêmes outils comme le montrent leur attachement au principe même des huddûd (peines considérées comme islamiques) ou leur refus d’aborder les textes sacrés à partir de disciplines comme l’histoire ou la linguistique ». En revanche, « quant aux “laxistes”, l’institution n’hésite pas à utiliser contre eux l’arme de la marginalisation religieuse, voire de l’anathème » (cité par O. Huchon, op. cit.).

Le vaccin ne sert à rien pour obtenir l’immunité collective

En Islande, pays quasi-vacciné, le chef épidémiologiste explique que le vaccin ne sert à rien pour obtenir l’immunité collective et qu’il faudra sans doute qu’elle se fasse naturellement :

 

La liberté des immigrés mieux défendue que celle des Français

Éric Zemmour a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

C’est arrivé un 12 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Jeanne de Chantal : Veuve et fondatrice de :  “Ordo Visitationis Beatissimae Mariae Virginis” (Ordre de la Visitation…) (1572-1641)

Françoise-Madeleine de Chaugy, nièce de la mère de Chantal, évoque « l’humeur vive et gaie » de sa tante, « son esprit clair, prompt et net, son jugement solide ». Ces qualités humaines devaient rendre sainte Jeanne-Françoise de Chantal très efficace dans toute sa vie d’épouse et de mère, puis de femme consacrée.

Fille de magistrat, Jeanne-Françoise Frémyot, âgée de vingt ans, fut donnée en mariage au baron de Chantal. Leur foyer, où naquirent quatre enfants, connut huit années de bonheur profond, que vint interrompre brutalement un accident de chasse (1600). Le baron, blessé, mourut pieusement quelques jours après. Jeanne avait vingt-huit ans ; dans sa douleur, elle se confia toute à Dieu.

C’est alors que le Seigneur mit François de Sales sur sa route. Dès lors, elle se mit sous sa direction. Avec patience et fermeté, l’évêque de Genève conduisit Jeanne-Françoise à une perfection supérieure : « J’ai trouvé à Dijon, pouvait dire le Saint, la femme forte, en Mme de Chantal. » Le saint évêque donna à la future sainte cette parole qui devrait conduire toute sa vie : « Il faut tout faire par amour, et rien par force ; il faut plus aimer l’obéissance que craindre la désobéissance. »

En 1610, vint l’heure des adieux héroïques de Madame de Chantal à son père et à ses enfants. Elle devint fondatrice de l’Ordre de la Visitation, ordre qui allie contemplation et service des malades. Alors commencèrent à travers la France les voyages incessants pour fonder des maisons à l’image de celle d’Annecy.

La sainte fondatrice meurt à Moulins le 13 décembre 1641.

L’amour de Dieu possédait son âme au point qu’elle n’en pouvait supporter l’ardeur. «Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d’aimer Dieu, il mourrait d’amour ! ».

  • Sts Porcaire (abbé) et compagnons, martyrs († V. VIIIE S.)

Dans l’île de Lérins en Provence, vers le VIIIe siècle, les saints Porcaire, abbé, et un grand nombre de moines martyrs, qui furent, dit-on, massacrés par les Sarrasins.

  • Bx Innocent XI : 240ème pape de 1676 À 1689

Innocent XI, soit Benedetto Odescalchi, naît à Côme le 19 mai 1611, issu d’une lignée de riches marchands.

Il initia ses études avec les Jésuites à Côme. Après des études de droit à Rome et à Naples, reçu docteur en 1639, il entra au service du Saint Siège sous Urbain VIII.

Innocent X le fit cardinal en 1645 ; légat à Ferrare, puis évêque de Novare en 1650.

Il fut élu à l’unanimité pour succéder à Clément X. Surpris et confus, il n’accepta l’élection que lorsque les cardinaux eurent souscrit à un programme de réforme en quatorze points qu’il avait proposé pendant le conclave. Étranger lui-même à tout népotisme, il essaya de convaincre les cardinaux de suivre la même voie. Étant donné son sérieux dans le domaine moral, il avait des penchants jansénistes et se montra critique à l’égard des jésuites.

Le 2 mars 1679, sans nommer le « probabilisme » courant dans leurs milieux, il condamna 65 propositions laxistes qui sentaient cette doctrine. En 1680, le Pape avalisa la thèse proposée par Tirso Gonzalez de Santalla, jésuite professeur à Salamanque, qui corrigeait la doctrine du « probabilisme » enseignée par Miguel de Molinos (1640-1697) par celle du « probabiliorisme » (lorsque la licéité d’un acte est douteuse, il faut suivre l’opinion la plus probable). Le Pape le fit général de son Ordre en 1687.

Se laissant manœuvrer par le Saint-Office, Innocent permit l’emprisonnement de Miguel de Molinos (1640-1697), quiétiste espagnol, auteur d’un Guide spirituel. Il entra en conflit avec les prétentions absolutistes de Louis XIV. Sous l’instigation du roi, le clergé français adopta, le 19 mars 1682, les « Quatre articles » qui déniaient au pape toute autorité sur les affaires temporelles, proclamaient que l’autorité des conciles généraux l’emportaient sur la sienne, et réaffirmaient les anciennes libertés de l’Église gallicane.

En attendant, Louis XIV espérait que la révocation de l’édit de Nantes inciterait le pape à se montrer conciliant. En janvier 1688, le pape notifia secrètement à Louis XIV que lui et ses ministres étaient excommuniés. Un schisme ouvert ne fut évité que grâce à l’intervention de Fénelon (1651-1715), plus tard archevêque de Cambrai.

Innocent fut à l’origine de l’alliance conclue (31 mars 1683) entre l’empereur Léopold 1er (1688-1705) et Jean III Sobietzki de Pologne (1674-1696) qui permit à Vienne de ne pas tomber sous les Turcs (12 septembre 1683) qui encerclaient la ville. Le Pape forma ensuite la Sainte Ligue qui libéra la Hongrie (1686) et reconquit Belgrade (1688). Pendant ce temps, Jacques II, catholique, accéda au trône d’Angleterre (1685) ; mais ne tarda pas à le perdre ; il demanda l’aide du Pape, lequel ne pouvait rien faire dans cette affaire.

Innocent XI meurt le 12 août 1689, à l’âge de 78 ans. Les historiens reconnaissent en lui le plus grand pape du XVII siècle. Pie XI le béatifia le 7 octobre 1956. Fête, le 12 août.

  • Bx Pierre Jarrige : prêtre de Limoges et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Jarrige de la Morélie de Puyredon, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, il fut détenu à cause de son sacerdoce sur un bateau négrier, où il fut exposé, moribond, sur le pont, aux brûlures du soleil, jusqu’à ce que mort s’ensuive.

  • le 12 août : fête de saint Porchaire II ou Porcaire, Porcarius.

Porcher, abbé de Lérins en Provence, est mort en martyr avec cinq cents autres moines des mains des Musulmans.

  • le 12 août 595 : le pape saint Grégoire le Grand adresse la lettre «O quam bona» sur la simonie à l’évêque Virgile d’Arles.
    • le 12 août 1415 : débarquement d’Henry V en Normandie, au lieu-dit du “Chef de Caux”.

Le roi d’Angleterre Henry V débarque en Normandie à Chef-de-Caux dans l’estuaire de la Seine, avec une flotte de 1500 navires, de l’artillerie lourde et 30 000 hommes. Il met le siège devant Harfleur, qui tombe un mois plus tard le 22 septembre. La campagne de France s’achève avec la victoire anglaise d’Azincourt le 25 octobre 1415.

  • le 12 août 1484: le pape Sixte IV meurt.
  • le 12 août 1512 : la flotte anglaise détruit 2 bâtiments français dans le port de Brest.
    • le 12 août 1689 : Louis de Frontenac de nouveau nommé gouverneur de Nouvelle France.

Louis de Frontenac obtient du Roi la charge de gouverneur général de la Nouvelle-France pour la deuxième fois. Après un interrègne de sept ans, le comte revient en Nouvelle-France en 1689. La situation est critique, il doit faire face à des Anglais de plus en plus agressifs. Il fait réoccuper le Fort Frontenac, conquis entre temps par les Anglais, et fait entreprendre des travaux de fortifications à Québec et à Montréal.

  • le 12 août 1689 : décès du pape Innocent XI

Il est béatifié en 1956 par le pape Pie XII.

  • le 12 août 1708 : début du siège de Lille.

Voir la chronique du 28 juillet.

  • le 12 août 1774 : la loge du Grand-Orient prend possession de son nouveau local, rue du Pot-de-Fer à Paris.
    • le 12 août 1870 : la première carte postale française.

La première carte postale française est envoyée de Strasbourg, lors du siège de la ville en 1870. Ce moyen permet de donner des nouvelles des assiégés, et est acheminé en ballon. C’est avec l’inauguration de la Tour Eiffel en 1889 qu’apparaissent les premières cartes postales illustrées. A souligner, l’invention est autrichienne. L’introduction officielle en France date du 20 décembre 1872.

  • le 12 août 1914 : la France déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie.
  • le 12 août 1943 : première commission d’épuration.

Le rôle de ces commissions est confirmé rétroactivement par décret du 6 novembre 1943 ! Le 23 juin précédent le général Giraud écrit à De Gaulle :

« Selon l’expression de certains de vos collaborateurs « la France doit subir une épuration qu’aucun pays, en aucun temps, n’a jamais connue ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 216)

Et en application de tout ceci, en août 1944, Marcel Villard, ministre de la Justice à la Libération, déclare dans une célèbre interview :

« Désormais, le signe de la Justice ne sera plus la balance mais la mitraillette. »

Villard, communiste, avait placé près du Procureur général un certain Midol, qui, depuis son bureau voisin était chargé de surveiller ce « haut magistrat ».

En février 1945, Adrien Texier, ancien ministre de l’Intérieur, et alors chef de la police politique du général De Gaulle (DGER), fait une confidence au capitaine Dewarin, plus connu sous le nom de résistance de colonel Passy, sur le nombre d’exécutions sommaires, s’appuyant sur les rapports des préfets qu’il reçoit. Le chiffre de 105 000 exécutions sommaires, entre juin 44 et février 45, ne sera pas contesté !

Le livre noir de l’Epuration, (Editions Publications, pages 8 et 9) d’Henri Coston.

  • le 12 août 1944 : libération de la ville de Nantes.

Le pape François remet en cause non seulement Summorum Pontificum de Benoît XVI mais aussi son discours sur les deux herméneutiques

Éditorial de Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau :

Le mois de juillet aura été celui d’un profond bouleversement. Par le motu proprio Traditionis Custodes (16 juillet 2021), le pape François a annulé l’esprit et les dispositions pratiques de Summorum Pontificum de Benoît XVI (voir ici et ici). Que stipulait ce texte de 2007 ? Voulant mettre un terme à des décennies de guerre liturgique, Benoît XVI avait rappelé que l’ancien missel n’avait jamais été abrogé et qu’il existait donc deux formes – l’une ordinaire (missel de 1969), l’autre extraordinaire (missel de 1962) – du seul rite romain. Il organisait aussi les aspects pratiques de la coexistence des deux missels. Jamais, à aucun moment, la forme dite extraordinaire n’avait été rendue obligatoire et la très grande majorité des catholiques avait continué à fréquenter la forme ordinaire. En revanche, petit à petit, des communautés cléricales spécialisées dans la célébration de la forme extraordinaire et de tout ce qui l’accompagne (pédagogies traditionnelles, catéchisme, scoutisme, etc.) s’étaient développées, attirant un nombre non négligeable de vocations.

Cette réalité est donc profondément remise en cause. François affirme qu’il n’existe qu’une forme du rite romain – le missel de Paul VI – et il gèle tout développement des lieux de culte célébrant dans la forme extraordinaire (interdiction de nouvelles paroisses dites personnelles, interdiction de célébrer dans les paroisses territoriales, etc.). Il remet à la discrétion des évêques le soin de gérer l’héritage antérieur au regard des nécessités pastorales.

Raisons et paradoxes

Il n’est un secret pour personne que ce texte a été perçu comme extrêmement dur. Même en dehors des milieux concernés, de nombreuses voix se sont élevées pour dire leur incompréhension et ce jusqu’à l’extérieur de l’Église. Le cas le plus emblématique étant certainement celui du philosophe athée Michel Onfray publiant dans Le Figaro une tribune montrant la portée profonde de cette décision, non seulement pour l’Église mais pour la civilisation et la culture. Un certain nombre d’évêques ont par ailleurs manifesté leur souci pastoral en indiquant qu’ils conservaient leur confiance aux prêtres célébrant la forme extraordinaire et qu’ils maintiendraient la situation antérieure.

Si le pape François a pris une telle décision, c’est qu’il estime qu’il y a un risque de constitution d’une Église parallèle et une remise en cause croissante de Vatican?II. Soulignons toutefois que ces mesures ne concernent pourtant pas la Fraternité Saint-Pie X fondée par Mgr Lefebvre, à laquelle François a accordé un tel nombre d’autorisations qu’elle se trouve de fait comme reconnue au sein de l’Église. Or, c’est en son sein que continue d’être portée une critique constante de Vatican II. La sévérité à l’égard des catholiques à l’intérieur des structures ecclésiales et la modération à l’égard de ceux qui sont à l’extérieur ne laissent pas d’interroger.

Fin de la paix liturgique ?

Le motu proprio de François arrive au bout de quatorze ans d’existence de Summorum Pontificum. Quatorze ans, seulement ! C’est oublier que les guerres civiles, et plus encore les guerres civiles religieuses, sont extrêmement longues à cicatriser. Il y faut plusieurs générations. En un mot, il aurait fallu laisser du temps au temps comme disait François Mitterrand, là où la précipitation risque d’être une mauvaise conseillère.

Nous pourrions croire que seule une partie de l’Église est concernée. Ce n’est pas le cas ! D’abord parce qu’il s’agit d’un acte universel du souverain pontife. Ensuite parce que Benoît XVI avait rendu à la liturgie romaine classique son rang de bien commun alors qu’elle était devenue de fait le bien d’une partie seulement. Enfin parce que des questions doctrinales se posent. Si, contrairement à ce que pensait Benoît XVI, la messe traditionnelle ne peut être la lex orandi (la loi de la prière) de Vatican II, à l’instar de la messe de Paul VI, alors ceux qui critiquent ce concile comme une rupture radicale avec la Tradition se trouvent fondés dans leur approche. Nous sommes donc dans une situation qui remet en cause non seulement Summorum Pontificum de Benoît XVI mais aussi son discours de décembre 2005 sur les deux herméneutiques. Loin de sortir de la crise doctrinale, nous nous y enfonçons. Et cette situation concerne tous les catholiques, pratiquants ou non de la forme extraordinaire. L’heure est donc à la prière pour le pape, les évêques et la paix surnaturelle entre catholiques.

Les raisons d’un déni

Guilhem Golfin analyse les évènements en cours, pour les lecteurs du Salon beige :

Les déclarations du président Macron le 12 juillet dernier ont assurément marqué un cap dans son mandat, en consacrant définitivement l’autoritarisme méprisant de l’actuel pouvoir politique en France. En contraignant de fait les Français dans leur ensemble, enfants compris, à la “vaccination“, au moyen d’un chantage éhonté à l’exclusion sociale et professionnelle, en rompant avec le mythe sacro-saint de l’unité républicaine par la création revendiquée de toute une catégorie de parias au moyen du « passe sanitaire », M. Macron a pour beaucoup achevé de révéler son véritable visage. Ce qui n’avait jusqu’alors fusé que de manière sporadique leur est alors apparu clair : la République que nous connaissions a vécu, la crise sanitaire a conduit à la mise en place d’une forme de tyrannie.

Mais comme on pouvait s’y attendre, dans le climat public que nous connaissons depuis des mois, ce jugement s’est aussitôt heurté à une salve de critiques de la part des thuriféraires du pouvoir. Au-delà de ce premier cercle, même des opposants affichés au gouvernement et au président se sont insurgés en affirmant qu’une telle accusation manquait de rationalité et n’était que l’expression d’une opposition idéologique laissant libre cours aux passions, et se saisissant d’une décision contestable pour s’exprimer sans complexe ni nuance.

Le thème de la possible dérive tyrannique du pouvoir est pourtant un grand classique de la réflexion politique et il ne devrait pas être interdit de soulever la question. Que nos dirigeants s’insurgent devant cette audace, en se drapant dans leur illusoire vertu, rien de plus normal. Mais les signes d’un dévoiement dans l’exercice du pouvoir s’étaient déjà suffisamment multipliés depuis quatre ans pour qu’une personne sensée puisse et doive s’interroger. Que dire alors de l’interminable séquence de la gestion de la crise épidémique ? Les atermoiements, les palinodies et autres mensonges qui ont ponctué cette gestion, les restrictions drastiques des libertés publiques qu’elle a entraînées et l’usage délibéré de la peur pour soumettre la population sont venus confirmer le cynisme et le mépris du président et de son gouvernement, appuyés sur la servilité sans limite de la majorité des médias et une hystérisation du débat public sans précédent, dans le but de diviser toujours plus les Français. Le dénigrement systématique et la quasi-psychiatrisation de tous les scientifiques qui ont eu le courage de s’élever à un moment ou à un autre contre la doxa gouvernementale ne sont pas sans rappeler les procédés utilisés au temps de la révolution culturelle. Enfin, le piétinement de toutes les institutions censées être les gardiens du droit et de la constitution et réduites à de purs ectoplasmes juridiques montre que ce qu’on nomme l’Etat de droit est bafoué par le pouvoir. Autant de traits significatifs qui ne peuvent qu’alerter. Seul le fait que cette gestion est assez largement partagée dans le monde pourrait sembler nuancer quelque peu le cynisme de ce pouvoir et lui permettre encore d’essayer de faire illusion. Mais cela fait en même temps percevoir de la manière la plus nette que la mondialisation n’est décidément pas un processus anonyme et qui obéirait à on ne sait quelles lois immanentes de l’histoire. Ce qu’on nomme la gouvernance mondiale a une réalité, dont les rapports avec les Etats sont pour le moins ambigus, et elle sert les intérêts concrets des puissants de notre temps. Or, le premier ressort de la tyrannie a toujours été le fait que le tyran cherche son bien propre et celui des siens, et non le bien du peuple et de la société dans son ensemble.

Il apparaît donc parfaitement raisonnable et légitime de poser la question la véritable nature du pouvoir incarné par M. Macron, et c’est en vérité plutôt les raisons qui font que l’on refuse de la poser qui interrogent. Pourquoi le pouvoir en place en France ne pourrait-il pas être tyrannique ?

Parmi ces raisons, il faut sans doute compter la segmentation récurrente de l’analyse politique et l’incapacité à saisir la logique d’ensemble de l’exercice actuel du pouvoir que cette segmentation induit. D’aucuns critiquent les lois sur le mariage et la filiation et les lois dites « bioéthiques », d’autres les lois sécuritaires, d’autres celles sur les retraites, ou sur l’école, d’autre encore le laxisme en matière d’immigration, d’autres enfin la politique sanitaire, et il y a pour tous ces domaines des associations ou des syndicats spécialisés qui revendiquent la compétence exclusive de l’analyse critique. De telle sorte qu’ayant ainsi segmenté l’analyse, on se condamne à ne dénoncer que « des lois injustes » et non l’action menée comme telle. Ce faisant, on s’interdit de penser la véritable finalité qui anime l’action en question, et on ne voit pas qu’en fait on passe à côté d’une véritable analyse politique, avec la dimension architectonique que cela suppose. C’est là un défaut qui dans le contexte actuel devient critique.

Au-delà, il semble qu’il y ait encore chez la plupart de nos contemporains une incapacité à concevoir que nos dirigeants puissent faire preuve d’une réelle malignité. Les procès en incompétence ont fleuri depuis janvier 2020, encore plus qu’avant, mais on a rarement entendu dire que, peut-être, l’actuel pouvoir ne veut pas le bien de notre pays. Tout au plus, on invoque le classique ressort du cynisme électoral : le chaos semé dans le pays aurait pour fin de rafler la mise lors de l’élection, après avoir divisé les adversaires. Sans être faux, un tel jugement n’est pas à la hauteur des événements auxquels nous assistons, et il a le défaut de s’enfermer dans la stricte logique du régime en empêchant de se demander si, par hasard, notre pays n’aurait pas certains ennemis qui, peut-être, pourraient bénéficier de l’affaiblissement de fait qu’il connaît par suite de la politique menée. Sans reprendre à son compte la thèse discutable de Schmitt sur la nature du politique, on peut tout de même constater que la culture du « refus de l’ennemi » conduit à une naïveté bien peu politique. Or, l’ennemi n’est pas toujours un ennemi extérieur, et le tyran est l’ennemi de son peuple.

On touche à vrai dire avec cela au fond de la question, qui tient à la nature du régime républicain et à son emprise idéologique sur les esprits.

En se réclamant de la déclaration des droits de 1789, la République s’est posée par principe comme norme des régimes politiques, et elle a si bien réussi à le faire accroire qu’elle a rendu au moins difficilement concevable une dérive tyrannique surgie en son sein. En somme, la tyrannie, c’est pour les autres, c’est dans un ailleurs temporel ou géographique. Et sauf à ce que ces principes soient officiellement répudiés et les institutions changées, on a l’impression qu’une large part de nos contemporains ne parviendra jamais à admettre qu’un pouvoir “républicain“ puisse être fondamentalement mauvais. C’est la rançon d’une pensée qui dépersonnalise à outrance la question du pouvoir politique, et oublie que les institutions et les lois ne sont rien sans les hommes qui les font vivre – ou les corrompent.

Mais il faut aller un pas plus loin encore. Si les régimes politiques modernes se présentent comme la norme politique idéale, ils n’en sont pas pour autant une réalité morale à proprement parler. Du fait que dans la théorie, il repose sur l’individu humain conçu comme naturellement asocial, et comme n’acceptant les contraintes de la vie sociale que parce qu’elles lui sont avantageuses, et non parce qu’elles sont en soi justes, l’Etat moderne revêt une dimension utilitaire et ses lois sont un perpétuel compromis entre intérêts contraires, non l’expression de la justice. Car la justice est le fait de rendre à chacun ce qui lui revient, et suppose en cela une forme de communauté naturelle. On est au contraire ici dans une pensée de la pure efficacité. Or, dans cette mesure, il devient très difficile de penser la tyrannie, dont la notion même suppose la distinction du juste et de l’injuste. C’est pourquoi du reste la notion de tyrannie, comme celle de justice, ont connu une relative éclipse dans la pensée politique moderne, qui peut seulement penser le totalitarisme, lequel revient en substance à renverser les rapports et à faire de l’individu un simple rouage de l’Etat, un moyen pour celui-ci d’asseoir son pouvoir.

Ainsi, la difficulté à désigner le tyran tient sans doute d’abord à la difficulté de penser la tyrannie. Retrouver le sens de la tyrannie, condition pour la perception aiguisée de celle-ci en situation, suppose donc de reconsidérer de manière approfondie la question politique. C’est peut-être après tout à cela que nous convie la crise actuelle, au-delà de son enjeu immédiat.

Une chose demeure certaine : la vocation d’un tyran est d’être renversé.

Guilhem Golfin

Aidons le film “Promesse” à contourner la censure

Chers amis,

Nous suivons depuis des années l’excellent travail de notre ami Daniel Rabourdin, qui a déjà réussi la production de “La Rébellion cachée” sur les guerres de Vendée, et prépare actuellement “Promesse”, un film sur le scoutisme catholique. Comme vous l’avez vu hier, la plateforme de financement participatif Ulule l’a “planté” récemment. A la demande de notre ami, le Salon beige vient de lancer une plateforme pour aider au financement de “Promesse”. Vous pouvez donc le soutenir ici. C’est encore un peu sommaire, mais il fallait le dépanner dans l’urgence et nous allons améliorer cela dans les prochains jours.

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

 

Mgr Melina : le mariage et la vie familiale ont la nature d’une vocation, dans laquelle la primauté doit être donnée à la mission

En perspective de la session pour couples Louis & Zélie Martin, du 26 au 29 août à Notre-Dame du Laus, animée par Mgr Livio Melina, ancien président de l’Institut Jean-Paul II, sur le thème « La famille, demeure de l’amour et de la miséricorde », nous avons interrogé Mgr Melina :

Comment construire la vie de famille sur le roc ?

La pierre sur laquelle la famille peut être construite est la mise en pratique de la Parole que Dieu nous a adressée. Par extension, je dirais que ce roc c’est aussi la reconnaissance que l’amour n’est pas seulement un sentiment passager, issu du hasard et de la nécessité, mais qu’il s’agit d’une vocation, d’un appel qui peut façonner la totalité de la vie d’une personne dans le temps qui passe. Cela signifie que notre réponse à une telle vocation ne peut être qu’un don de soi renouvelé, engageant la liberté dans le temps, avec une dimension publique et avec une référence transcendante à Dieu, l’origine de l’appel. Olivier Clément s’est demandé: comment puis-je, moi qui change constamment dans le temps, promettre d’être fidèle pour toujours à une autre personne, aussi fragile que moi, qui change aussi dans le temps ? Et il répondit : je peux le faire si j’aime en elle non pas ce qui passe, mais ce qui demeure, ce qui est éternel, le “nom” intime et secret que Dieu lui donne, écrit comme sur un caillou blanc (cf. Ap 2,17).

Que diriez-vous aux couples qui désespèrent devant les difficultés qu’ils rencontrent ?

La tentation de désespérer face aux difficultés de la vie devient insurmontable quand on perd la mémoire du don reçu et quand on se sent seul face aux épreuves. Il est possible de trouver l’espérance dans les difficultés si nous n’oublions pas les débuts, ces débuts que non pas nous mais Dieu a placés dans la rencontre et qui sont devenus définitifs dans le sacrement célébré. Aux familles en difficulté, saint Jean-Paul II écrivait dans une lettre en 1994 : “N’ayez pas peur : l’Époux est avec vous !”. En d’autres termes, l’Époux met toujours à la disposition des époux chrétiens les réserves de son amour inépuisable pour l’Église, un amour scellé sur la croix.

Il est également décisif d’être accompagné et soutenu dans une communion fraternelle de personnes, issues d’autres familles, qui, sans violer la confidentialité et l’intimité nécessaires, savent rappeler prudemment l’objectif dans les moments de crise et offrir leur aide si nécessaire.

Que diriez-vous aux jeunes adultes qui cherchent à construire sur du solide ?

Apprendre à aimer à l’école de Jésus signifie apprendre à se donner, sans chercher en premier lieu à sauver sa propre vie, car “celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera” (Mc 8,35).

Comme je l’ai déjà dit, le mariage et la vie familiale ont la nature d’une vocation, dans laquelle la primauté doit être donnée à la mission, à la tâche objective. Paradoxalement, si vous faites cela, vous atteignez également le bonheur subjectif. Je porte dans mon cœur le témoignage de mes parents, qui pendant de nombreuses années ont peiné tous les jours avec une famille nombreuse à s’occuper et peu de moments pour eux ; et je me souviens de leur vieillesse quand ils ont enfin eu le temps de se regarder dans les yeux, mais avec la sérénité d’avoir accompli leur mission et la joie des fruits qu’ils ont récoltés.

Apprendre à aimer, c’est apprendre à promettre et à être fidèle à la promesse. Mais nous pouvons promettre parce que nous sommes avant tout l’objet d’une promesse, qui façonne notre avenir. Saint Paul nous dit que Jésus est le oui définitif de Dieu à toutes les promesses, à celles de la création, que nous portons dans notre cœur, et à celles de l’ancienne alliance (cf. II Co 1,20). Sur cette promesse accomplie, nous pouvons nous aussi faire confiance et promettre à notre tour.

En mémoire de Cicéron: Jusques à quand… abuserez vous de notre patience ?

De l’abbé Michel Viot pour le Salon beige (nous en profitons pour rappeler que vous pouvez également le suivre sur son blogue et désormais sur Twitter)

Après le Père Jacques Hamel, égorgé par un fiché S muni d’un bracelet électronique et un acolyte islamiste radicalisé signalé aux services, voici le Père Olivier Maire tué par un incendiaire de cathédrale, laissé en liberté dans l’attente de son procès !

Beaucoup vont trouver que je manque de piété, et je ne leur donnerai pas tort. Car de même que je ne suis pas arrivé à prier pour les assassins de mon premier confrère, je n’arrive pas non plus à prier pour ce meurtrier, sans bien évidemment condamner ceux qui peuvent le faire. Et pourtant, c’est probablement un malade mental, dont la place n’était sans doute pas en prison, mais certainement pas dans la rue ! Et c’est très exactement cela qui, je le confesse, me met en rage et m’empêche de prier pour lui ! Quand César ne fait pas son travail, il gêne celui de Dieu ! Mais ce ne sera pas, pour moi, devant mon confesseur, une auto-justification !

Pendant dix ans, j’ai été aumônier d’une maison d’arrêt, et j’ai pu observer ce qu’était la psychiatrie en détention, tout comme sa relation avec les magistrats. Chacun faisait ce qu’il pouvait avec les moyens du bord, c’est à dire avec pas grand chose. Les psychiatres reçoivent pour leur travail en détention des honoraires de misère, ce qui a fait dire à l’un d’entre eux lors du fiasco judiciaire d’Outreau à propos de son expertise ratée « qu’ils en avaient eu pour leur argent ». Je crains que les experts psychiatriques (s’il y en a eu) qui ont examiné l’incendiaire de la cathédrale de Nantes aient eu la même pensée.

Étrange appareil d’Etat que celui qui terrorise ses ressortissants par un dirigisme sanitaire plus que problématique, et laisse en liberté un fiché S sous bracelet électronique, ainsi qu’un incendiaire de cathédrale ! Cette clémence aveugle du système judiciaire ne peut que faire se questionner l’honnête homme sur l’exercice du métier de juge. L’Eglise a fait le sien. Elle a exercé la charité et l’a assumé d’une manière sanglante. Elle a assumé d’accomplir vraiment son métier. Pas les juges !

Mais les juges ne sont pas entièrement responsables : c’est tout un système qu’il faut changer. Les pouvoirs exécutifs et législatifs ne tiennent aucun compte de la psychologie humaine, ou pour être plus précis, en ont une vision étriquée. Par exemple, en reconnaissant qu’elle ne peut jouer un rôle que sur le cours de la Bourse, et bien sûr les élections ! Et c’est tout ! Mais pour le reste, on nage dans l’irresponsabilité. On n’a rien compris aux ressorts et conséquences psychologiques du terrorisme, tout comme à celles que déclenchent la peur de la maladie et son traitement par un autoritarisme orienté, j’entends par là la vaccination forcée comme seule arme contre la maladie.

En pleine menace terroriste, un fiché S djihadiste aurait dû être déchu de sa nationalité française et expulsé aussi sec, et un présumé incendiaire de cathédrale passer en comparution immédiate, et, s’il avait été reconnu coupable, exécuter sa peine et être expulsé immédiatement. C’est notre justice inadaptée aux désordres actuels destructeurs de la France qui est responsable de la mort de ces deux prêtres, tout comme l’Etat qui la cautionne et avilit le peuple français en proclamant que cette justice est rendue en son nom ! Puisse Dieu juger maintenant lui-même et purifier rapidement notre pays !

Sans justice, la vérité est captive, et empêchera en fin de compte la nécessaire charité de s’exercer. Et une société, qui par ses défauts de fonctionnement, en l’occurrence l’absence de justice adaptée aux circonstances, exclut de fait la charité, devient vite invivable. Une justice adaptée à ce que nous supportons de plus en plus mal en France, devrait considérer qu’un terroriste n’est pas un criminel comme les autres, de même qu’un migrant ne peut être traité comme un Français, ni un malade mental comme un bien portant.

Sur ce dernier point, la triste affaire affaire de l’assassinat du Père Olivier Maire par un malade mental rejoint la critique que je porte sur la politique sanitaire de l’Etat et l’action globale de nos gouvernants. Les principes de justice, de souci du Bien commun, jusqu’à l’impératif du soin à apporter aux personnes sont empêchés par un système incapable, sont bafoués par des considérations cachées, des liens d’intérêts et des idéologies vicieuses. On laisse des fous en liberté qui sont des dangers pour eux-mêmes et pour la société, et le phénomène s’étend bien au-delà du cas particulier de l’assassin incendiaire. On refuse de soigner les malades, prétextant faussement de la nocivité de traitements dont on n’est pas encore sûr à 99,999%, mais lorsqu’il s’agit d’administrer certains vaccins, foin des précautions quant à leur éventuelle nocivité, foin des considérations quant à leur efficacité réelle, et foin du débat public, de fait interdit. Les questions que beaucoup de gens se posent et leur hésitation à y avoir recours ne sont que les conséquences de politiques illogiques du gouvernement, du moins de politiques qui ne servent pas les intérêts du peuple français.

Et ce n’est ni avec des menaces, des attitudes méprisantes ou des injures qu’on obtiendra la confiance de Français de moins en moins dupes. Persévérer dans une telle voie ne peut avoir que de tristes conséquences sur le peuple. Ou il fera mine de se soumettre en contournant les lois, amenant ainsi des désordres de plus en plus grands, au point d’en arriver à implorer n’importe quel ordre, fusse au prix de ses libertés essentielles. Peut-être est-ce là ce que certains veulent. Ou bien le peuple risque aussi de se révolter ! Et là alors, bien malin celui qui pourrait prétendre profiter de la montée aux extrêmes.

C’est arrivé un 11 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.”Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 août : saints du jour français ou en France.
    • Bx Jean-Georges Rehm : prêtre OP et martyr († 1794)

Commémoration : Martyrologium Romanum le 11 août (dies natalis). Ordo Fratrum Praedicatorum le 12 août.

Jean-Georges Rehm naît à Katzenthal (Haut-Rhin) en 1752. Il prend l’habit dominicain à Paris à l’âge de 20 ans sous le nom de frère Thomas, l’année suivante il fait profession au couvent de Sélestat.  En 1791 il refuse de prêter serment à la constitution. Son couvent détruit, il part dans la Meurthe, où il continue à prêcher la foi catholique. En 1793 le comité révolutionnaire le met en prison à Nancy. Peu après il est envoyé avec d’autres à Rochefort. De mai à août 1794 il demeure prisonnier sur un bateau sordide où il invite à l’espérance ses compagnons de prison atrocement éprouvés, et meurt d’épuisement et de mauvais traitements le 11 août.

Jean-Georges Rehm fait partie d’un groupe de 64 prêtres et religieux français, les Déportés des Pontons, béatifiés le 1er octobre 1995 par Saint Jean-Paul.

  • St Taurin : premier évêque d’Evreux († VE S. ?)

À Évreux, peut-être au Ve siècle, saint Taurin, vénéré comme premier évêque de la cité.

  • St Géry : évêque de Cambrai († V. 625)

À Cambrai, vers 625, saint Géry, évêque, remarquable par sa piété et sa charité envers les pauvres. Il avait été ordonné diacre par l’évêque de Trèves Magnéric et, élu évêque de Cambrai, il eut un épiscopat de trente-neuf ans. 

  • Ste Rusticole : abbesse († 632)

À Arles en Provence, l’an 632, sainte Rusticole, abbesse, qui dirigea saintement ses moniales pendant près de soixante ans.

  • le 11 août 843 : traité de Verdun.

Le Traité de Verdun consacre la division de l’empire de Charlemagne entre ses trois petits-fils, les trois fils de Louis le Pieux : Charles le Chauve reçoit l’Ouest, Louis le Germanique l’Est, et Lothaire, à qui échoit le titre impérial, le centre.

  • le 11 août 878 : Concile de Troyes.

Le pape Jean VIII, chassé de Rome vient demander de l’aide en Francie occidentale. Il ouvre un concile à Troyes.

  • le 11 août 1239 : le Roi Louis IX accueille à Villeneuve-L’archevêque la couronne d’épines du Christ.

En 1238, Baudouin II de Courtenay, l’empereur latin de Byzance en grande difficulté financière, propose au Roi de France Louis IX, de lui vendre la Couronne d’épines. Mais les reliques sont déjà placées en gage auprès de banquiers vénitiens que saint Louis dédommage. C’est pour cette sainte relique que le Roi a entrepris la construction de la Sainte-Chapelle. Voir la chronique du 19 août.

  • le 11 août 1297 : canonisation de saint louis.

C’est le Pape Boniface VIII qui canonise Louis IX sous le nom de St-Louis. Il est fêté au jour anniversaire de sa mort, c’est-à-dire le 25 août.

  • le 11 août 1492 : élection du pape Alexandre VI.

Roderic de Borgia, naît le 1er janvier 1431 à Xàtiva en Espagne ; il meurt le 18 août 1503. Le 11 août 1492, il est élu pape par une large majorité des deux tiers des prélats réunis en conclave.

En 1494, par le traité de Tordesillas, il divise le Nouveau Monde en attribuant le Brésil au Portugal et le reste de l’Amérique latine à l’Espagne.

  • le 10 et 11 août 1519 : Notre-Dame apparaît à Cotignac.

Jean de La Baume a eu deux apparitions de la Vierge Marie qui lui demande la construction d’une église à Cotignac. Les travaux pour la construction de l’église commencent dès le 14 septembre 1519. Le 17 mars 1521, le Pape Léon X accorde une série de privilèges au sanctuaire provençal.

  • le 11 août : début du grand Dérangement des Acadiens.

La première région touchée est celle de Beaubassin. Voir les chroniques du 28 juillet, des 5 et 10 septembre.

  • le 11 août 1718 : bataille du cap Passaro.

A la fin de la guerre de Succession d’Espagne, le royaume d’Espagne est privé de certains territoires, en particulier le duché de Milan, la Sardaigne et le royaume de Naples. D’autre part, Philippe V d’Espagne espère monter sur le trône de France. Pour s’y opposer, la France, l’Autriche, la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies forment la Quadruple-Alliance. La flotte alliée, sous les ordres de George Byng, affronte la flotte espagnole le 11 août 1718, lors de la bataille du cap Passaro, au large de la Sicile. Les Espagnols sont vaincus et perdent 16 navires.

  • le 11 août 1863 : protectorat français sur le Cambodge.

Le royaume du Cambodge, pour échapper à l’emprise du Siam, l’actuelle Thaïlande, et de l’Annam, l’actuel Viêt Nam, demande de l’aide à la France. Par ce traité de protectorat signé le 5 juillet par le roi Norodom Ier, ce dernier s’interdit toute relation avec une puissance étrangère sans l’accord de la France et un résident général est installé à Pnom Penh. Le 11 août une convention franco-khmère fixe les conditions du protectorat. En 1887, le Cambodge est intégré à l’Indochine française. Le pays retrouve son indépendance en 1953, sous le règne de Norodom Sihanouk.

  • le 11 août 1932 : l’Angélus de Jean-François Millet est lacéré de coups de couteau au Louvre.

  • le 11 août 1941 : une loi prescrit la publication des noms des dignitaires francs-maçons.

Elle leur interdit d’exercer des fonctions publiques. Ils sont mis à la retraite avec promesse d’indemnité. Le JO va se remplir des noms trouvés dans les archives des loges ; environ 14 000 selon l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 149).

A titre de comparaison, les fonctionnaires révoqués à la Libération le seront « sans pension » !

  • le 11 août 1944 : Pétain demande à Hitler à ce que Paris soit déclaré ville ouverte.
  • le 11 août 1960 : indépendance du Tchad.

Traditionis custodes: une piqûre de stérilisation?

Du P. Daniel-Ange sur le récent motu proprio:

Je suis sidéré, bouleversé  par ce motu proprio. Le moins qu’on puisse dire : on en demeure KO ! Je communie aux larmes de tant de mes amis et proches. Je prie qu’ils ne soient pas tentés d’aigreur, d’amertume, si ce n’est de révolte et de désespoir.

Pourquoi une telle dureté, sans une once de miséricorde ou  de compassion ? Comment ne pas en être dérouté, déstabilisé ?

Bien sûr, parmi ces frères catholiques attachés à la tradition, il y en a qui – hélas !  hélas ! – ont pu se durcir, se figer, se cabrer, se replier dans un ghetto, allant jusqu’à refuser de concélébrer aux messes chrismales – ce qui est inadmissible. Mais pour cette petite minorité n’aurait-il pas suffi d’une forte exhortation, doublée d’éventuelles menaces de sanctions. En s’inspirant du livre de la Sagesse : « C’est peu à peu que tu reprends ceux qui tombent. Tu les avertis, leur rappelant en quoi ils pêchent (…) Même ceux-là qu’ ils étaient des hommes, tu les a ménagés. Peu à peu tu laissais place au repentir. » (12, 2,8,10)

Des oasis rafraichissantes dans un désert d’apostasie générale.

Mais, pour ne parler que de la France, le Pape sait-il qu’il y existe des groupes et communautés merveilleusement rayonnantes, attirant un grand nombre de jeunes, de jeunes couples et de familles. Ils y sont attirés par le sens du sacré, de la beauté liturgique, de la dimension contemplative, de la belle langue latine, de la docilité au siège de Pierre, la ferveur eucharistique, la confession fréquente ,la fidélité au rosaire, la passion des âmes à sauver, et tant d’autres éléments qu’ils ne trouvent pas – hélas! – dans nombre de nos paroisses.

Tous ces éléments ne sont-ils pas prophétiques. ? Ne devraient-ils pas nous interpeler ,nous stimuler, nous entrainer ? N’était-ce pas l’intuition de St.Jean-Paul II, dans son motu proprio « Ecclesia Dei » ?

Dans leurs assemblées, jeunes, foyers et familles dominent, dont la pratique dominicale frise les 100%. Qu’on ne dise pas qu’ils sont nostalgiques du passé, anachroniques. C’est le contraire : latin, messe ad orientem, grégorien, soutane : c’est tout nouveau pour eux. Cela a tout l’attrait de la nouveauté.

Est-il étonnant que les communautés monastiques qui gardent l’Office en latin, et parfois même la célébration eucharistique d’après le missel de S.Jean XXIII, soient florissantes, attirant beaucoup de jeunes ?

Je pense en particulier à des communautés que j’ai la grâce de connaitre personnellement et que j’estime et admire, comme celles du Barroux (moines et moniales) et de ND de la Garde, ainsi que des missionnaires de la Miséricorde à Toulon. Qu’on ne dise pas qu’elles ne sont pas missionnaires ! Autour du premier gravite, parmi tant d’autres, le chapitre Marie-Madeleine avec ses centaines d’ados et de jeunes, sans parler de leurs retraitants qui y affluent. Pour les seconds : on ne fait pas mieux en matière d’’évangélisation des musulmans et de nos petits païens sur les plages. Sans parler du pèlerinage de Pentecôte à Chartres, en croissance constante.

Avec le scoutisme et la communauté S.Martin, cette mouvance ecclésiale est celle qui donne le plus grand nombre de vocations sacerdotales à l’Eglise. Je suis témoin de la belle ferveur qui règne au séminaire de Witgratzbad en Bavière, établi grâce à un certain cardinal… Ratzinger.

Dans un monde tellement féroce où le combat pour la fidélité à Jésus et à son Evangile relève de l’héroïsme, où ils sont déjà marginalisés, méprisés, tournés en dérision dans leurs écoles, comme même en famille, où toutes leurs valeurs sont bafouées, sinon prostituées, où ils se retrouvent terriblement seuls et isolés, tellement insécurisés, parfois à la limite du désespoir : pourquoi, mais pourquoi donc leur refuser ces quelques places fortes qui leur donnent la force, le courage, l’audace d’entrer en résistance et de tenir? Cela en pleine zone de turbulence pour l’Eglise, en plein collapse de la foi dans le monde. La guerre contre le Christ et son Eglise est déchainée, nous sommes en plein duel homicide-Prince de la vie, les jeunes ont droit plus que jamais à être soutenus, fortifiés, armés, simplement sécurisés. Ne leur fermons pas certains de nos plus beaux refuges. Tel un refuge de haute-montagne au milieu des mortelles crevasses.

Dans l’aride désert d’une société ou gagne « l’apostasie silencieuse de l’homme qui croit être heureux sans Dieu » (JP II), ces groupes et paroisses sont de véritables et rafraichissantes oasis. Leurs plus belles fleurs : ces jeunes et même enfants parvenus aux cimes lumineuses de la sainteté. Comment ne pas évoquer une Anne-Gabrielle Caron, de la paroisse des Missionnaires de la miséricorde à Toulon, dont la cause de béatification est déjà ouverte. Et de la petite martyre Jeanne-Marie Kegelin, en Alsace, dont deux frères sont prêtres de la Fraternité S.Pierre. (Pourvu que ce ne soit pas la raison qui retarderait sa propre cause.)

Une piqure de stérilisation ?

Après tout cela, comment comprendre que le Pape semble viser tout simplement leur extinction, dissolution, liquidation pure et simple ? Cela par la simple application des normes désormais imposées ? Cela ressort du fait qu’on arrache leurs prêtres à leur paroisse, et interdit d’en créer de nouvelles : n’est-ce pas une forme de piqure de stérilisation ? Qu’aucun nouveau prêtre de rite ordinaire ne pourra célébrer la messe dite tridentine, sans indult de son évêque qui, lui, est tenu de suivre les directives romaines.

Le pire : en déclarant que le missel (messe et autres sacrements inclus) de S.Jean XXIII ne relève plus du rite Romain, puisque la « seule expression » de celui-ci est désormais l’unique missel de Paul VI. Ce rite est donc ipso facto relégué dans le passé, périmé, dépassé, et se retrouve en apesanteur dans le vide…

N’est-ce pas là un coup de poignard dans le dos, ou plutôt en plein cœur, de notre cher Benoit XVI ? Son trait de génie avait été de sauver ce rite en en faisant tout simplement la seconde variante ou forme de l’unique rite Romain. Quel courage ne lui a-t-il pas fallu ! Et ce n’était absolument pas par simple diplomatie ou politique ecclésiale, comme l’insinue le motu proprio. Combien de fois n’at-t-il pas affirmé que ce rite qui avait sanctifié le peuple chrétien, irrigué toute l’Eglise, donné tant de fruits de sainteté pendant tant de siècles, avait plein droit de cité aujourd’hui et faisait partie intégrale de la liturgie latine et romaine.

C’était un scandale d’avoir essayé de l’évacuer, voici quelque 6O ans. Et tout-à-coup, brutalement, d’un trait de plume le voilà abrogé par un Pape assurément moins liturgique dans l’âme que ce Benoit XVI à l’âme toute bénédictine.

Benoit XVI en sa retraite monastique va-t-il devoir mendier à son successeur l’autorisation de célébrer encore ce rite qu’il a tant aimé et qu’il avait réussi, magistralement, à sauver ?

Un risque de schisme ou de clandestinité ?

Encore ceci : l’intention de notre Saint Père est surement belle et bonne : protéger la communion dans le peuple de Dieu. Mais l’effet risque fort d’être exactement contraire.

J’en tremble : beaucoup risquent d’être tentés tout simplement de rallier Ecône et la Fraternité S.Pie X, à laquelle Pape Francois avait tendu généreusement la main, en l’année de la Miséricorde. Voici  quelques 40 ans, ils  s’étaient héroïquement détachés de Mgr Lefebvre, pour retrouver l’Eglise-Mère de Rome, accueillis les bras grands ouverts par S.Jean-Paul II. (Comment oublier la lumineuse figure de Jean-Paul Hivernat d’Ecône puis Rome et Versailles, au sillage de sainteté). Et voilà qu’on les accule à dire : «  Bon, vous ne voulez plus de nous : on retourne d’où on vient. Tant de sacrifices, c’était donc pour rien ! Jean-Paul II et Benoit XVI nous aimaient, nous comprenaient, ainsi que bon nombre de merveilleux et courageux évêques, et nous voilé floués, du jour au lendemain. »

Bref, c’est un réel risque de « schismes qui fleuriront de toutes parts si des évêques abrupts imposent leur pouvoir à des abbés raides » (G.Privat). Ou bien, ce sera la tentation de se terrer dans la clandestinité…

La Communion Trinitaire n’implique-t-elle pas l’œcuménisme intra-catholique ?

La Communion ecclésiale n’est-elle donc pas celle-là même de la Toute Sainte Trinité (Jn 17) c’est à dire celle de la beauté en sa diversité ? Plus grande sont les différences- à condition qu’elles soient vécues comme complémentaires-plus l’Eglise en est  belle. L’altérité n’est-elle pas condition de la fécondité ? Pourquoi avons-nous tant de peine à recevoir, accueillir, aimer ces frères et sœurs baptisés, avec leur sensibilité, leur désirs, leurs charismes propres et spécifiques, même et surtout s’ils ne sont pas les nôtres? Pourquoi imposer aux jeunes, déjà tellement fragilisés, nos propres préférences   Nous  respectons bien nos frères catholiques des saintes Eglises Orientales. A Rome même une Congrégations leur est consacrée. Nous sommes émerveillés par leurs somptueuses divines liturgies, qu’elles soient coptes, éthiopiennes, arméniennes, syriaques, maronites, melchites ou byzantines russe ou grecque, et nous refusons la liturgie latine et romaine en son expression traditionnelle !

Pour être logique, il faudrait uniformiser toute la vie monastique ou religieuse ! Bénédictins, Cisterciens, Chartreux, Carmélites, Clarisses : adieu ! Il faudrait uniformiser tous les mouvements spirituels, dans leurs agaçantes diversités. Néo-catéchuménat, Focolaris, Renouveau charismatique, Oaza, Communione e liberazione : exit ! Traditions et sensibilités bénédictine, carmélitaine, franciscaine, dominicaines, jésuites, vincentienne, salésienne, etc. : à la poubelle !

Non et non, l’unité n’est pas l’uniformité, mais la diversité ! La communion n’est pas l’horizontalité, mais la complémentarité !

Saint Jean-Paul II l’avait bien exprimé dans son motu proprio Ecclesia Dei : «  Tous les pasteurs et les autres fidèles doivent avoir une conscience nouvelle non seulement de la légitimité, mais aussi de la richesse que représente pour l’Eglise la diversité des charismes et des traditions de spiritualité et d’apostolat. Cette diversité constitue aussi la beauté de l’unité dans la variété : telle est la symphonie que, sous l’action de l’Esprit-Saint, l‘Eglise terrestre fait monter vers le Ciel »

Entendrez-vous les cris et les larmes de vos propres enfants ?

Le Saint Père a-t-il mesuré l’impact, si ce n’est la secousse sismique, qu’une telle intransigeance risque de provoquer, dans l’Eglise et même hors de l’Eglise ? Qu’une personne aussi athée, à l’incontestable aura, que Michel Onfray,  ose avouer qu’il en est « consterné ». Précisant : « La messe en latin est le patrimoine du temps généalogique de notre civilisation. Elle hérite historiquement et spirituellement d’un long lignage sacré de rituels, de célébrations, de prières, le tout cristallisé dans une forme qui offre un spectacle total » Et avec son sarcasme habituel qu’évidemment je ne fais pas mien : «Pour ceux qui croient en Dieu, la messe en latin est à la messe du Long Fleuve tranquille… ce qu’est la basilique romaine contemporaine de S.Augustin à une salle polyvalente dans une barre d’immeubles : on y chercherait en vain le sacré et la transcendance. »

A-t-il pensé à la secousse que vont éprouver nos frères des saintes Eglises Orthodoxes. Le motu proprio de Benoit XVI, très estimé par eux comme un grand théologien, les avait rassuré : que l’Eglise latine garde fidèlement et protège un rite liturgique ayant traversé des siècles. Et maintenant, de se poser la question, angoissés: ne va-t-on pas le jeter aux orties ?

A-t-il pressenti le séisme probable chez tant et tant de jeunes, de jeunes couples, de familles entières qui vont en être déstabilisés, déroutés, découragés, tentés par la révolte. Jusqu’ici ils aimaient leur Pape François- aussi attachant et déroutant soit-il-, ils étaient fidèle au magistère romain, et maintenant les voici guettés par le doute, la méfiance, sinon le rejet, avec l’impression amère d’avoir été floué, reniés sinon trahis.

Comment ne pas pleurer avec eux ?

Qu’au moins une grande vague de compassion baptismale, d’affection fraternelle, et paternelle du côté de nos évêques, d’ardentes prières les entourent, les réconfortent, les consolent, les soutiennent, les encouragent, les accueillent. Ardemment. Généreusement. C’est à dire amoureusement.

Cher Saint-Père – que par ailleurs j’aime, estime et admire –, au nom d’un grand nombre de mes amis, jeunes et moins jeunes, j’ose vous  partager, en toute simplicité filiale, ma profonde douleur. Mais animé d’une folle confiance, je me risque à espérer que, à l’écoute de tant de larmes sur les joues de vos propres enfants vous aurez le courage et l’humilité de revenir sur une décision d’une telle intransigeance, cela en dépit de votre finale : « malgré toute chose contraire, même si digne de mention particulière ».

Contre toute espérance, j’espère !

Frère Daniel-Ange.

Ce 23 Juillet,

40e anniversaire de mon Ordination sacerdotale

au congrès Eucharistique international à Lourdes.

Mgr Brouwet déplacé à Nîmes

Le pape François a nommé Monseigneur Nicolas Brouwet, évêque de Nîmes suite à l’acceptation de la démission de la charge pastorale que lui a présentée Monseigneur Robert Wattebled.

Monseigneur Nicolas Brouwet était jusqu’à présent évêque de Tarbes et Lourdes. En juin 2019, Mgr Antoine Herouard, évêque auxiliaire de Lille et ancien secrétaire général de la Conférence des évêques de France, avait été nommé délégué pontifical pour le Sanctuaire de Lourdes au terme d’une visite canonique menée par Rome.

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