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Les soins dits d’affirmation du genre ne sont pas de la médecine. C’est de la faute professionnelle.

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Le ministre américain de la Santé Robert F. Kennedy Jr., appelant désormais « procédures de rejet du sexe » ce que les idéologues pervers appellent « soins d’affirmation du genre », a signé jeudi une déclaration selon laquelle « les procédures de rejet du sexe ne constituent pas un traitement sûr ni efficace pour les enfants atteints de dysphorie de genre ». Il a qualifié cette déclaration de « directive claire à l’intention des prestataires de soins de santé, les invitant à suivre les données scientifiques et les preuves accablantes démontrant que ces procédures nuisent aux enfants au lieu de les aider ».

« Les médecins ont l’obligation solennelle de protéger les enfants. Pourtant, partout dans le pays, des médecins pratiquent des procédures inutiles et irréversibles de changement de sexe qui violent leur serment sacré d’Hippocrate, violant ainsi les vies mêmes qu’ils ont juré de protéger. Les soins dits d’affirmation du genre ont infligé des dommages physiques et psychologiques durables à des jeunes vulnérables. Ce n’est pas de la médecine. C’est de la faute professionnelle. Nous en avons assez de la science bidon motivée par des considérations idéologiques et non par le bien-être des enfants. »

Son ministère s’apprête à retirer la dysphorie de genre de la classification « handicap », afin que les politiques restreignant les « procédures de rejet du sexe ne violent pas les exigences de non-discrimination fondée sur le handicap ».

Il propose aussi d’interdire aux hôpitaux bénéficiant d’un financement Medicare et Medicaid, soit « presque tous les hôpitaux », de pratiquer des procédures « de rejet du sexe ».

Les Centres pour les services Medicare et Medicaid (CMS) proposent également d’interdire l’utilisation des fonds Medicaid pour financer les procédures transgenres pour les mineurs.

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La veille, les députés américains ont adopté par 216 voix contre 211 la proposition de loi de Marjorie Taylor Greene criminalisant les procédures de transition de genre. La « loi de protection de l’innocence des enfants » prévoit des amendes et (ou) jusqu’à 10 ans de prison pour toute personne qui « pratique ou tente de pratiquer sciemment une mutilation génitale ou corporelle sur une autre personne mineure », « castre chimiquement sciemment un mineur » ou   facilite ou consent sciemment à la mutilation génitale féminine d’une mineure » ou « transporte une mineure dans le but de pratiquer une mutilation génitale féminine sur cette mineure ».

La proposition a été adoptée grâce au vote de trois démocrates, tandis que quatre républicains ont voté contre.

Mais il est très peu probable que le texte passe au Sénat. Il sera toutefois une incitation pour que de nouveaux Etats prennent de telles mesures (19 Etats ont interdit ou restreint les mutilations « transgenres » des mineurs).

GENESE, le nouveau média de Credofunding qui part à la rencontre des projets chrétiens qui bâtissent l’avenir

Bienvenue sur GENESE, le nouveau média de Credofunding qui part à la rencontre des projets chrétiens qui bâtissent l’avenir ! Accompagnés par Credofunding, ces projets portent un souffle, une vision, un appel et nous avons beaucoup à recevoir de leur témoignage. Chaque épisode : un projet, une voix, une mission qui prend vie. Don, subvention, investissement, avec Credofunding acteur clé de la finance chrétienne, ces initiatives trouvent les moyens d’avancer, de grandir, d’exister. Pour suivre de près l’actualité et la diversité des initiatives chrétiennes, rendez-vous sur credofunding.fr

Pour ce tout premier épisode, il n’y a pas un, mais deux invités : Steven et Sabrina Gunnell.

Ils nous parlent de leur film “Sacré Coeur”, reviennent sur sa genèse, nous dévoilent des anecdotes de tournage, et nous font entrer dans les coulisses de leur collaboration avec Credofunding, en particulier autour de la collecte de dons qui a permis de lancer, d’amorcer et de légitimer ce projet. Ils parlent de leur nouveau film en préparation, « La Lumière du Monde », ainsi que de leurs parcours, de leur vie de couple, de leur foi et de ce qui les pousse à continuer.

Podcast disponible sur toutes les plateformes d’écoute (Spotify, Deezer, Apple Podcasts)

Si vous avez envie de soutenir le projet de Steven et Sabrina “La lumière du monde” ça se passe ici : credofunding.fr/fr/la-lumiere-du-monde

Il est essentiel pour l’avenir de l’Europe que les États retrouvent le contrôle de l’immigration

Un changement majeur se produit sous nos yeux : la contestation de la politique migratoire européenne est devenue majoritaire. Les États européens ont entrepris de faciliter les expulsions des étrangers délinquants et illégaux. C’est ce bouleversement profond que Grégor Puppinck présente dans ce nouvel Entretien du Mois :

Ce 18 décembre 2025, les gouvernements de l’Union européenne et le Parlement européen (Bruxelles) sont parvenus à un accord provisoire sur une nouvelle législation de l’UE visant à faciliter le renvoi des étrangers illégaux et délinquants. Il s’agit d’un accord important qui «déconstruit» le Pacte européen sur la migration et l’asile adopté en 2024. Ce Pacte visait à répartir les migrants illégaux sur l’ensemble du territoire européen, et non à les renvoyer.

Le ralliement du centre-droit (PPE) à la droite conservatrice (ECR, RN) a fait basculer la majorité du Parlement européen en faveur du contrôle de l’immigration, tandis que des gouvernements, menés par la République Tchèque, menacent de quitter le Pacte européen sur la migration et l’asile. Ensemble, cette nouvelle majorité a décidé de faciliter les procédures d’expulsion des étrangers illégaux, et de permettre de sanctionner lourdement ceux qui refuseraient de quitter le territoire européen.

Cette décision intervient une semaine après que 27 des 46 États membres du Conseil de l’Europe (Strasbourg) aient publié une déclaration commune demandant que la Cour européenne respecte leur souveraineté en matière de maîtrise de l’immigration. Ils veulent en particulier que la Cour européenne révise sa jurisprudence pour permettre d’expulser plus facilement les délinquants étrangers. Ils veulent aussi pouvoir conclure des accords avec des pays extra-européens pour y expulser des migrants irréguliers et y délocaliser le traitement de leurs éventuelles demandes d’asile.

Cette déclaration du 10 décembre mérite d’être citée, car elle témoigne d’un réel changement de politique. Ces 27 gouvernements déclarent notamment:

«Nos gouvernements ont le devoir de garantir les droits de l’homme et les libertés fondamentales de nos populations, notamment le droit de vivre en paix, dans la liberté et la sécurité, de préserver les valeurs de nos sociétés, ainsi que de protéger efficacement nos frontières, d’empêcher les traversées illégales de frontières et de lutter contre les réseaux de trafic de migrants. Cependant, les droits et libertés de nos populations sont mis à l’épreuve par des personnes qui profitent de notre hospitalité pour commettre des crimes graves, par la traite des êtres humains et par l’instrumentalisation des migrations. (…)

Ne pas reconnaître et répondre à ces défis risque de saper les droits et libertés fondamentaux que la Convention protège, sapant ainsi la confiance dans l’ensemble du système de la Convention.»

Le même jour, les 46 États membres du Conseil de l’Europe se sont engagés à préparer une déclaration politique commune sur ce sujet pour mai 2026.

L’ECLJ se réjouit de cette prise de conscience, à laquelle il a contribué en exposant certains excès de la CEDH en matière de protection des délinquants étrangers. L’ECLJ a notamment révélé la création par la Cour d’un véritable «droit au retour en Europe» pour les délinquants étrangers expulsés. Nous avons aussi démontré comment la Cour s’est accordée, contre la volonté des États, le pouvoir de suspendre les procédures d’expulsion.

Il est essentiel pour l’avenir de l’Europe que les États retrouvent le contrôle de l’immigration.

Le Saint-Père a convoqué le premier consistoire extraordinaire de son pontificat, les 7 et 8 janvier

Communiqué du Bureau de presse du Saint-Siège, 20 décembre :

Comme annoncé en novembre dernier, le Saint-Père a convoqué le premier consistoire extraordinaire de son pontificat, qui se tiendra les 7 et 8 janvier 2026.

La rencontre se déroulera sur deux jours et comprendra des temps de communion et de fraternité, ainsi que des temps de réflexion, de partage et de prière. Ces moments auront pour but de favoriser un discernement partagé et d’offrir soutien et conseils au Saint-Père dans l’exercice de sa haute et lourde responsabilité de gouverner l’Église universelle.

Le consistoire s’inscrit dans le contexte de la vie et de la mission de l’Église et vise à renforcer la communion entre l’évêque de Rome et les cardinaux, appelés à collaborer d’une manière particulière au souci du bien de l’Église universelle.

SOS Calvaires : Les mains qui restaurent le patrimoine

Armel Joubert des Ouches a réalisé pour RITV un reportage sur l’association SOS Calvaires.

Chaque jour, chaque semaine, ils restaurent des croix, nettoient des calvaires, réparent chapelets et crucifix. L’association SOS Calvaires, remarquable initiative crée en 1987, regroupe 4000 bénévoles et de nombreux professionnels dans plusieurs dizaines de sites partout en France. Lorsqu’ils ne sont pas dans leurs ateliers situé au Lion d’Angers dans le Maine et Loire ou au pied de calvaires à restaurer des cimetières ou des croix en bordure de route, les bénévoles de SOS calvaires, tous amoureux du patrimoine catholique de France, montent au sommet de montagnes, pour replacer ou réparer des calvaires abimés par le temps.

 

Un Brevet blanc pro-contraception et pro-avortement au Collège Stanislas

Voici le sujet qui a été donné à traiter aux élèves jeudi dernier :

Les professeurs de SVT avaient été accusés par la commission d’enquête de ne pas parler de contraception. Ils sont à nouveau sur la sellette avec les inspections en cours à propos du programme controversé sur l’éducation sexuelle (EVARS). Ils répondent ainsi à leur manière, avec un sujet qui ne dit pas toute la vérité sur la contraception, l’avortement et leurs conséquences. Qu’en pensent les parents d’élèves ?

Il est nécessaire de rappeler ce qu’enseignait le pape Paul VI dans Humanae Vitae :

Les hommes droits pourront encore mieux se convaincre du bien-fondé de la doctrine de l’Eglise en ce domaine, s’ils veulent bien réfléchir aux conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité.

Qu’ils considèrent d’abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l’infidélité conjugale et à l’abaissement général de la moralité. Il n’est pas besoin de beaucoup d’expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes – les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point – ont besoin d’encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu’il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l’observance. On peut craindre aussi que l’homme en s’habituant à l’usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l’équilibre physique et psychologique de celle-ci, n’en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée.

Qu’on réfléchisse aussi à l’arme dangereuse que l’on viendrait à mettre ainsi aux mains d’autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d’appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d’un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d’imposer à leurs peuples, s’ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l’on rencontre dans l’observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l’intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l’intimité conjugale.

La direction aurait du anticiper ce sujet et effectuer un travail de fond avec les professeurs, en ne les laissant pas seuls face aux exigences de l’Education nationale, en organisant un échange de références et en définissant une position cohérente avec ce que les programmes peuvent avoir de bon par rapport à ce qui est inacceptable pour un établissement catholique.

Ces programmes EVARS confirment en effet bien des avertissements de la Manif pour tous en matière de théorie du genre. Ils montrent que l’Etat, incapable d’exercer ses fonctions régaliennes, se focalise sur des sujets qui ne lui appartiennent pas, en profitant lamentablement du phénomène des abus, triste conséquence d’une société malade depuis Mai 68, oubliant de montrer toute la joie et la complexité du développement de la vie amicale et familiale.

La commission d’enquête parlementaire sur la natalité devrait se pencher sur cette propagande incessante contre la vie, en faveur de la débauche sexuelle, des relations sans lendemain, sans engagement, et soit-disant sans conséquence.

Propagande LGBTQXYZ dans un collège catholique

Voici le document distribué à des élèves au collège Saint-Joseph de Troyes :

La Chambre des députés de la république d’Irlande s’oppose à la réinscription d’un texte sur l’avortement

Le 17 décembre, la Chambre des députés de la république d’Irlande s’est opposée à la réinscription à l’ordre du jour d’un projet de loi sur l’avortement qui entendait supprimer le délai de réflexion de trois jours et autoriser l’avortement avant que le seuil de viabilité du fœtus ne soit atteint, ainsi que l’avortement en cas d’anomalie fœtale susceptible d’entraîner le décès du fœtus avant sa naissance ou dans l’année suivante.

Après avoir été adopté en seconde lecture lors de la précédente session, le texte était devenu caduque suite à la dissolution de la précédente législature, le 8 novembre 2024.

A l’issue d’un premier vote électronique de 72 voix contre 70, Paul Murphy, député du groupe People Before Profit (PBP) à l’initiative de la réinscription du texte, a demandé un vote nominal. L’examen du projet de loi a de nouveau été rejeté de justesse par 73 voix contre 71.

Le ministre de la santé, Jennifer Carroll MacNeill, le ministre des affaires étrangères, Helen MacEntee et le ministre des dépenses publiques, Jack Chambers, ont tous voté en faveur d’un nouvel examen du texte. Ce dernier avait pourtant précédemment voté contre. Les députés du groupe Independent Ireland présents, ainsi que ceux d’Aontù, ont, pour leur part, voté contre.

Source : Gènéthique

La crèche des oubliés de la terre

Dans une étable glacée, le bœuf et l’âne veillent sur le divin Enfant. Leurs souffles tièdes portent la voix muette des paysans de France écrasés par le labeur et les dettes…

Dans l’étable, une nuit d’hiver

Cette nuit-là, le froid piquait comme des aiguilles, et la petite étable grelottait au milieu des champs endormis.
Autour de la mangeoire, il n’y avait que la paille, le souffle chaud du bœuf, le museau de l’âne et le silence des collines.
Le bœuf, robuste mais fatigué par les labours, remuait lentement ses flancs en regardant l’Enfant couché dans la crèche.
L’âne, les oreilles dressées, écoutait le vent qui passait sous la porte et faisait claquer les planches.

Le bœuf se souvient des paysans

« Tu sais, dit le bœuf à l’âne, si je suis si fourbu, ce n’est pas à cause de cette nuit.
C’est à cause de tous ces champs que je tire, depuis des années, avec ce vieux paysan qui se lève avant le jour et se couche après la nuit. »

Il se souvenait des mains crevassées qui posaient le licol sur sa tête, du regard fatigué mais tendre de celui qui lui apportait le fourrage.

« Lui aussi, murmura le bœuf, il connaît le froid qui brûle, les factures qui s’empilent, la peur de la récolte qui manque. »

L’âne écoute la plainte de la terre

L’âne, qui portait les sacs et les charges, pencha la tête.

« Moi, je connais la poussière des chemins, les marchés où les paysans repartent avec plus de soucis que de pièces dans la poche. »

Il parla de ces fermes où l’on compte chaque centime, où l’on travaille sans relâche pour nourrir les villes, et où l’on s’endort parfois le cœur lourd.

« On croit qu’ils sont durs, dit l’âne, mais souvent c’est juste qu’ils n’ont plus la force de se plaindre. »

Le Nouveau-Né au milieu de la misère

Dans la crèche, l’enfant Jésus remua légèrement, comme si le vent de leurs paroles l’avait effleuré.
Ni le bœuf ni l’âne ne savaient expliquer pourquoi, mais sa présence mettait une lumière douce sur leur fatigue et sur la misère des campagnes.

« Regarde, dit l’âne, le Fils de Dieu n’est pas né dans un palais, ni dans une maison de riches.
Il est né chez nous, dans une étable, avec la même paille que celle où dorment les bêtes des paysans. »

Le bœuf ajouta :

« Si Dieu a choisi la pauvreté des bergers et la poussière des champs, c’est que la dignité habite aussi là, dans les mains qui travaillent la terre. »

L’appel au peuple rassemblé

Plus tard, des gens de la ville, bien habillés, vinrent se pencher sur la crèche.
Ils trouvaient la scène « touchante » mais ne voyaient pas toujours la dureté de la vie qui entourait cette étable.
Alors le bœuf prit la parole dans le secret des cœurs :

« Vous qui contemplez ce mystère, n’oubliez pas ceux qui, aujourd’hui encore, vivent dans des fermes où l’on compte tout, sauf les heures passées au travail.
À chaque morceau de pain, pensez à celui qui a semé, soigné, récolté. »

Et l’âne ajouta :

« Si vous aimez l’Enfant de la crèche, faites une place, dans votre prière et dans vos choix, aux paysans de votre pays.
Achetez leur produit à un prix juste, soutenez-les quand ils se battent pour vivre de leur travail, écoutez leur détresse au lieu de détourner le regard. »

Une bénédiction sur les campagnes

Au petit matin, le ciel rosissait derrière les collines.
Le bœuf et l’âne veillaient encore, comme s’ils gardaient non seulement l’Enfant, mais aussi tous ceux qui, dans les campagnes, se lèvent avant l’aube pour nourrir les autres.
L’enfant ouvrit les yeux et sourit.
Dans ce sourire, le bœuf et l’âne lurent une promesse : aucune vie humble, aucun champ perdu dans la brume, aucune ferme en difficulté n’est oubliée de Dieu.
Et ce Noël-là, ceux qui passèrent devant la crèche entendirent, au fond de leur cœur, une petite voix :

« Venez vous joindre à la pauvreté de cette étable, et à la misère souvent cachée des paysans de France.
Que votre compassion ne soit pas seulement un sentiment, mais un geste, une parole, un choix concret, pour que personne ne porte seul le poids de la terre. »
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Pour aller plus loin : https://www.chapeletperpetuelpourlemonde.org/la-creche-des-oublies-de-la-terre/

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Unanimité à l’Assemblée nationale au sujet d’une nouvelle loi pro-avortement

L’Assemblée nationale a adopté le 18 décembre une proposition de loi

visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l’avortement et par toutes les femmes avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de la grossesse

Cette proposition de loi ayant été votée conforme à la version adoptée par le Sénat le 20 mars, avec le soutien du gouvernement, elle est définitivement adoptée.

Le texte était porté par la sénatrice socialiste Laurence Rossignol. Comportant deux articles il affirme que

« la Nation reconnaît que l’application par l’Etat des dispositions législatives et réglementaires pénalisant le recours, la pratique, l’accès et l’information sur l’avortement, aujourd’hui caduques ou abrogées, a constitué une atteinte à la protection de la santé des femmes, à l’autonomie sexuelle et reproductive, à l’égalité entre les femmes et les hommes, aux droits des femmes et au droit au respect de la vie privée ».

La Nation reconnait que « ces dispositions ont conduit à de nombreux décès et ont été source de souffrances physiques et morales pour les personnes concernées ainsi que pour leurs proches », et de « souffrances et de traumatismes pour des personnes condamnées pour avoir pratiqué des avortements ».

Le second article du texte est dédié à l’instauration d’une « commission nationale indépendante de reconnaissance des souffrances et traumatismes subis par des femmes ayant avorté et les personnes ayant pratiqué des avortements ». L’instance sera chargée de « contribuer au recueil et à la transmission de la mémoire des atteintes aux droits subies par les femmes et reconnues par la Nation ».

Le Sénat avait exclu la notion de « préjudice subi » et l’éventuel volet indemnitaire afférent. Ce sera sans doute pour une prochaine loi.

Source : Gènéthique

Ce texte a été examiné après celui destiné à la reconnaissance et réparation des préjudices subis par les personnes condamnées pour homosexualité entre 1942 et 1982.

Lors de la discussion, tous les groupes ont annoncé voter en faveur de cette loi pro-avortement. Sur 93 députés présents, 93 ont voté pour. Belle unanimité en faveur de la culture de mort.

L’Etat piraté

Non seulement l’Etat est devenu incapable d’assurer ses missions régaliennes, mais voici que, tel un pays sous-développé, il est victime de hackers. L’Etat exige de nous de tout déclarer en ligne. Mais le gouvernement n’est pas capable de nous protéger des piratages.

Le ministre de l’Intérieur a expliqué que ce sont des fonctionnaires qui ont cliqué sur les mauvais liens. Cela arrive à tout le monde, dans toutes les entreprises, partout, en France et dans le reste du monde. La seule solution, c’est de « couper » les possibilités physiques d’accès. La seule solution pour ne pas être piraté c’est d’avoir vos données sensibles sur des serveurs non reliés à internet ! Sauf que c’est impossible quand on veut qu’un policier en patrouille puisse accéder à ce fichier ! C’est impossible quand l’Etat veut que nous déclarions nos impôts en ligne. C’est impossible quand nous avons tous accès à nos « espaces santé »… tous les professionnels de santé (du pharmacien au médecin).

Des entreprises ont été mises à terre par des piratages et des blocages de comptabilité. Bientôt les banques, l’Etat ?…

Pas de bol, ce n’est pas la fautes des Russes :

 

Laïcité, laïcisme et déchristianisation

La semaine dernière, le président de la République française, Emmanuel Macron, postait une vidéo célébrant le 120e anniversaire de la loi de séparation entre l’État et l’Église. Pour réagir à cette actualité, Julie reçoit sur Omerta l’Abbé Matthieu Raffray, pour revenir sur les principes fondamentaux de cette loi de séparation, mais également l’impact que la laïcité a eu sur la société française, qui se ressent encore aujourd’hui.

L’Assemblée générale de l’ONU retire la mention de « l’orientation sexuelle et de l’identité de genre »

C’est une victoire historique pour les nations pro-famille et l’administration Trump : l’Assemblée générale a voté mercredi pour retirer la mention de « l’orientation sexuelle et de l’identité de genre » d’une résolution de l’ONU.

L’amendement visant à supprimer le passage litigieux a été proposé par l’Égypte au nom des 57 États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et a bénéficié d’un large soutien en Asie et en Afrique. L’Argentine, la Bolivie, le Salvador, le Guatemala et le Paraguay ont également soutenu cet amendement.

L’Union européenne s’est opposée à l’amendement. Un représentant du Danemark, s’exprimant au nom de tous les États membres de l’UE, a déclaré que l’amendement était « regrettable » et que les questions relatives à l’homosexualité et à la transidentité, qui étaient supprimées, constituaient « un principe fondamental de non-discrimination ». Aucun État membre de l’UE n’a dévié de la position de Bruxelles. Même la Hongrie, l’Italie, la Slovaquie et d’autres États membres de l’UE, pourtant dirigés par des gouvernements réputés favorables à la famille, ont voté avec l’Union européenne en faveur des droits des homosexuels et des personnes transgenres.

La présidente allemande de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, a tout fait pour retarder l’annonce du résultat final, une manœuvre que la Fédération de Russie a jugée inhabituelle et révélatrice de la « partialité de la présidente sur ce sujet ». Un vote qui dure normalement moins d’une minute a duré près de trois minutes. À un moment donné, le décompte des voix affiché à l’écran indiquait que l’amendement était adopté d’une seule voix, 78 contre 77. Dans une tentative désespérée d’obtenir davantage de votes contre cet amendement controversé, Mme Baerbock a de nouveau demandé aux pays de vérifier leurs votes. Ce calcul s’est avéré fatal, car le décompte final a révélé trois voix supplémentaires pour. L’amendement visant à supprimer les dispositions controversées fut adopté par 81 voix contre 77.

La position de l’administration Trump contre l’idéologie du genre et la diversité, l’équité et l’inclusion a fortement influencé ce vote. À leur sortie de l’Assemblée générale, les délégués européens ont dénigré l’amendement, le qualifiant d’« amendement Trump ».

C’était la première fois qu’un vote visant à supprimer les termes « orientation sexuelle et identité de genre » d’une résolution de l’ONU était adopté par l’Assemblée générale. Des amendements similaires avaient été régulièrement proposés depuis l’introduction de ces termes controversés dans la politique de l’ONU en 2008, mais avaient toujours été rejetés.

Il s’agissait du deuxième vote sur le même amendement. Le premier vote, qui avait eu lieu plus tôt dans la semaine, s’était soldé par un match nul, avec 74 États membres votant pour et 74 contre. Le Canada et les pays européens avaient demandé un report de deux jours. Cette motion leur donnait le temps de faire pression sur les autres gouvernements afin qu’ils s’abstiennent ou soient absents lors du vote suivant. Mais cette demande s’est retournée contre eux, les pays pro-famille se mobilisant. Mercredi, encore plus de pays ont voté en faveur de l’amendement, ce qui prouve à quel point l’idéologie du genre et les questions transgenres sont impopulaires.

Le changement le plus notable par rapport aux débats précédents résidait dans la position de l’administration Trump. Auparavant, face à cette question, de nombreux petits pays en développement s’abstenaient ou ne votaient pas en raison des pressions diplomatiques et politiques exercées par l’Union européenne et les administrations Obama ou Biden. Cette fois-ci, la pression européenne était immense : plus de quarante délégations n’ont pas voté ou se sont abstenues. Toutefois, le changement de position du gouvernement américain a permis à un nombre suffisant de gouvernements de défendre démocratiquement leur législation nationale lors du vote.

L’UE contre la vie et la famille : pas de financement pour FAFCE, oui à l’avortement

Suite à la décision de la Commission européenne de ne pas allouer de fonds à la Fédération des associations familiales catholiques européennes (FAFCE), les Patriotes au Parlement se préparent à un affrontement avec la Commission elle-même. La Fédération des associations familiales catholiques a averti ces derniers jours que, sans fonds européens ou dons correspondants d’un montant de 150 000 euros, elle ne pourra pas poursuivre ses projets en cours et devra licencier une partie de son personnel, réduisant ainsi sa présence dans les débats au niveau européen.

Parallèlement, la majorité à Strasbourg a approuvé la résolution relative au financement des avortements transfrontaliers qui sera à la charge de tous. Il est donc probable que la Commission décide d’apporter son soutien à la résolution non contraignante adoptée par le Parlement européen, issue de l’initiative « Ma voix, mon choix : pour un avortement sûr et accessible ». Cette initiative, parrainée par des personnalités telles que George Soros et l’industrie internationale de l’avortement (plus de 300 organisations y ont adhéré, recueillant 1,2 million de signatures), vise à élargir l’accès à l’avortement dans tous les pays de l’UE en prenant en charge les frais de déplacement des femmes contraintes de se rendre dans un autre pays pour avorter. Ce soutien à l’avortement implique donc également un financement important, comme l’ont dénoncé les évêques de la COMECE (Commission des conférences épiscopales des Communautés européennes) dans une déclaration publiée le mardi 16 décembre, soit la veille du vote au Parlement européen. Les députés européens ont approuvé la proposition par 358 voix pour, 202 contre et 79 abstentions. Tous les députés européens présents, issus des partis italiens de centre-droit, ont voté contre (à l’exception de Chinnici, de Forza Italia). Tous les eurodéputés libéraux, socialistes, du Mouvement Cinq Étoiles et de gauche ont voté en faveur de l’avortement. La Conférence épiscopale italienne (CEI), présidée par le cardinal Matteo Zuppi, devrait en prendre note. Cette résolution appelle la Commission à mettre en place un mécanisme financier facultatif et volontaire afin d’aider les pays à fournir des soins d’avortement aux femmes qui n’y ont pas accès dans leur pays et qui choisissent de se rendre dans un autre pays où l’avortement est légal.

La vice-présidente du groupe Patriots, les députés hongrois Kinga Gál et de la Ligue du Nord, Paolo Borchia, ont déjà déposé des questions parlementaires contestant les critères d’évaluation de la Commission et interrogeant Bruxelles sur sa volonté de remédier au déclin démographique de l’Europe si elle marginalise les associations qui placent la famille au cœur de leur action sociale. Ce nouveau scandale – cette fois-ci centré sur le refus de financement à des groupes pro-famille, alors que le silence persiste sur le gaspillage de milliards de dollars de fonds publics alloués ces dernières années aux organisations LGBT, pro-avortement et environnementales – confirme une fois de plus que la Commission n’est plus la « gardienne des traités », mais une interprète de plus en plus idéologique, reniant le pluralisme inscrit à l’article 2 du traité sur l’Union européenne et le subordonnant à une vision unique. Exactement comme en Europe de l’Est sous l’Union soviétique.

I-Média : Charles Alloncle mitraille le service public

L’image de la semaine : Dermatose nodulaire : crise politique ou crise sanitaire ?
Alors que la colère des agriculteurs et des éleveurs ne faiblit pas, les experts agitent de grands principes scientifiques sur les plateaux télé. Pourtant, les enjeux qui se dessinent à l’aune de cette crise semblent de plus en plus politiques et économiques. En écho à cette mobilisation qui prend de l’ampleur, la France demande d’ailleurs le report des échéances européennes à propos du Mercosur…

Le dossier du jour : La charge de Charles Alloncle et l’avenir du service public
Entre Sarah Knafo qui pressurise Nathalie Saint-Cricq sur France Info pour demander la privatisation du service public et Charles Alloncle qui continue ses auditions parlementaires, l’étau se resserre sur la télévision et la radio publiques qui dépensent l’argent de Français à géométrie variable !

Les pastilles de l’info :
– Bardella / Sarkozy : deux politiques, deux stratégies
– L’attaque terroriste en Australie : un attentat antisémite ou islamiste ?
– La raclette a un bilan carbone extrême…
– Matthieu Pigasse, d’homme des médias à président ?
– Chili : une élection présidentielle présentée de façon piquante par l’AFP
– Noël en voie de disparition

Portrait piquant : Thomas Legrand, le future ex-éditorialiste de France Inter sur la sellette !

Trois ans de prison, dont deux fermes, requis contre les profanateurs de 29 églises

Les mis en cause étaient absents au procès. Raphaël H., 34 ans, et Tony P., 29 ans, duo de pilleurs en couple, seraient « psychologiquement » très affaiblis. Ils ont fourni aux magistrats des certificats médicaux attestant de leur « profonde dépression ». L’audience du 9 décembre a duré près de six heures.

Les voleurs ont reconnu la majeure partie des délits. Seul un homme de 73 ans, supposé receleur qui conteste son rôle, a pris la peine d’affronter l’assemblée de victimes, si nombreuses que le tribunal a délocalisé le procès dans la vaste cour d’assises de l’Aisne. Plusieurs abbés ont effectué le déplacement.

La représentante du ministère public a déploré l’absence des prévenus « qui, la semaine, tapent des églises et le week-end, font la fête », « un couple au RSA qui ne travaille pas à cause d’un mal de dos ou d’un mal-être » mais « va au restaurant, au spa, dans des hôtels ».

Le tribunal s’accorde neuf jours pour statuer.

Le régime chinois intensifie sa répression contre l’Église catholique de Chine

C’est le constat que fait le quotidien La Croix :

  • les enfants n’ont plus le droit d’entrer dans les églises
  • les prêtres ont interdiction de les baptiser.
  • le leader chinois Xi Jinping impose une implacable campagne de « sinisation » de toutes les religions, qui doivent désormais se plier aux diktats politiques du parti communiste.
  • Des drapeaux chinois, parfois le portrait de Xi Jinping et les règles du parti sur la politique religieuse du pays trônent dans la cour des églises.
  • l’extérieur et l’intérieur des édifices religieux sont truffés de caméras, tout comme dans les salles de classe du séminaire
  • Les sessions idéologiques sur la « pensée Xi Jinping », nombreuses et obligatoires, se mêlent aux cours de théologie et de philosophie
  • Les nouvelles législations sur l’usage d’Internet pour les religions publiées en septembre ferment hermétiquement une des dernières fenêtres d’expression.

Une véritable cassure dans la transmission de la foi risque de mettre en péril, à terme, l’existence même de la petite communauté catholique chinoise évaluée à 12 millions de fidèles.

L’accord, secret, de 2018 entre Pékin et le Vatican a permis de consacrer une douzaine d’évêques, tous choisis par Pékin. Mais il y a encore une vingtaine d’évêques souterrains reconnus par Rome qui refusent d’adhérer à l’Association patriotique des catholiques chinois et une quarantaine de diocèses sans évêques…

Matteo d’Agnone, l’exorciste qui dérange le diable

En ces temps où le satanisme se propage facilement, nous avons plus que jamais besoin de fortifier notre foi et de figures qui nous montrent comment nous défendre contre le diable.

Le Père Matteo d’Agnone, capucin italien du XVIᵉ siècle, exorciste reconnu, était réputé pour son autorité spirituelle face au mal.

« Son image et son nom terrifient les démons et leurs agents. »

Cette réputation reposait sur une vie de pénitence radical, d’humilité et d’abandon total à Dieu, apportant clarté là où régnaient peur et désordre.

Né en 1563 à Agnone, Matteo entre très jeune chez les Capucins et devient rapidement une référence pour les missions d’exorcisme. Aujourd’hui, il est considéré par beaucoup comme le saint patron des exorcistes. De nombreux témoignages rapportent guérisons, délivrances et protections, bien qu’il ne soit pas officiellement reconnu par l’Église.

Mort le 31 octobre, le nouvel an des sorciers, le diable se plaint encore qu’il lui a gâché sa fête et promet que sa canonisation n’aboutira jamais.

Il suffit d’invoquer le Serviteur de Dieu, le Père Matteo d’Agnone, et il vient là où on l’appelle. La tradition spirituelle continue d’associer son intercession à des bénédictions concrètes : protection des maisons, récoltes et outils de travail.

Un ouvrage des Éditions Résiac.
➡️ Découvrir le livre :
https://www.resiac.fr/livres-resiac/12082-un-exorciste-chez-vous-pere-matteo-dagnone.html

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A l’hôpital Simone Veil de Cannes, une campagne laïcarde infâme

Ce n’est non sans un profond dégoût que les usagers du CHU de Cannes sont soumis à une propagande laïcarde grossière, mais efficace sur les esprits peu critiques, sur “L’émancipation laïque”.

Les messages principaux – les marronniers devrais-je dire:
1- l’Eglise est obscurantiste
2- l’Eglise veut le pouvoir temporel et la monarchie n’est qu’un faux-nez de l’Eglise pour arriver à ses fins
4- l’Eglise est violente envers les hérétiques

Elle utilise les caricatures les plus violentes et blasphématoires des grandes heures de la république.

Cette exposition est portée par deux associations avec la bénédiction de la direction de l’hôpital: Le Cercle Ferdinand Buisson, et EGALE (EGAlité, Laïcité Europe).

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Révolte paysanne… Souvenons-nous du serment de Grütli !

Article téléchargeable ici : https://drive.proton.me/urls/T76H3XPAQR#hSgRaaHn7thL

Aujourd’hui gronde une révolte paysanne en France. Je salue le courage de nos éleveurs et agriculteurs, qui perpétuent le lien essentiel de notre civilisation avec la terre, dans un contexte si difficile que cela en devient héroïque. Et je partage amplement leur désarroi dans la gestion politicienne de la dermatose nodulaire, et leurs refus de voir leurs troupeaux être abattus par le diktat parisien et européen. Ceci alors même que les nouveaux accords du libre échange avec le Mercosur risquent de détruire notre paysannerie.

C’est un drame qui nous émeut profondément. J’en ai la larme à l’œil. C’est une goutte de plus de tristesse et d’exaspération provoquée par nos dirigeants. Cela suffit !

Beaucoup d’entre nous espèrent que le mouvement actuel prendra au moins autant d’ampleur que celui des Gilets Jaunes, et qu’il saura mettre un coup de poing sur la table du gouvernement pour dire : cela suffit !

Depuis bien longtemps, des luttes ont émergé pour réclamer un pouvoir qui nous a été confisqué. Et si j’écris aujourd’hui, c’est pour me souvenir de la revendication principale des Gilets Jaunes à laquelle j’adhère amplement : celle du Référendum d’initiative citoyenne. Puisse le mouvement actuel arriver enfin à obtenir le RIC, non pas comme la solution parfaite, mais comme le moyen incontournable pour œuvrer en vue d’un renouveau. Mon espérance est que cette revendication phare devienne le point de convergence de toutes les luttes. C’est cette espérance que je veux ici raconter.

On a cherché à faire taire les Gilets Jaunes, et à rendre cette demande inaudible. Mais l’aspiration à la liberté et à davantage de participation à la vie politique ne disparaîtra pas de nos cœurs. Souvent nos regards se sont tournés vers la Suisse, en admirant leur système de votation, et en étant sidérés du refus obstiné de nos gouvernants de s’en inspirer. C’est donc le moment de nous souvenir du serment de Grütli, fondateur du modèle helvétique et prononcé le 1er août 1291 par une poignée de résistants qui se trouvaient confrontés à une tyrannie impérialiste.

Ayant vécu plusieurs années en Suisse, je peux témoigner du bienfait pour toute une société d’un tel système politique. Chaque année, les citoyens sont sollicités pour voter sur une vingtaine de questions au niveau communal, au niveau cantonal (la taille de nos départements environ) et au niveau fédéral. Chaque année, ils réfléchissent et débattent pour savoir ce qui est bon pour leur pays. Il faut les voir être très au courant des réalités concrètes qui les entourent, avec un langage précis, et développer tout au long de leur vie de véritables vertus citoyennes. C’est en forgeant que l’on devient forgeron. C’est en votant régulièrement sur des sujets concrets que l’on développe un véritable esprit civique.

Nous ne connaissons pas cela chez nous, car nous ne votons que pour des élections, et jamais pour des votations. Nous mettons chaque cinq ans dans l’urne quatre bulletins de vote pour donner les pleins pouvoirs aux personnes qui auront fait la meilleure prestation dans les médias. Nous vivons donc dans une dictature à l’applaudimètre. Et nos regards se portent tout de suite vers l’échelon national au lieu de s’intéresser au premier lieu d’engagement civique qui est le village, la ville, la région. Nous avons été pervertis par l’Anneau de pouvoir, et nous ne nous en rendons même plus compte.

En Suisse, les sujets concrets arrivent en votation pour trois raisons possibles et ce sur leurs trois niveaux politiques (commune, canton, confédération) : soit par obligation constitutionnelle, soit par la volonté des élus, soit par référendum d’initiative citoyenne quand suffisamment de signatures ont été recueillies. Un tel système serait largement praticable chez nous au niveau communal, au niveau départemental et au niveau régional.

Il faut d’ailleurs savoir que nos élus locaux peuvent d’ores et déjà user de votations pour gouverner s’ils en prennent l’initiative. Ayant un jour rencontré le député de ma circonscription, il m’avait confirmer que rien ne l’empêchait, et qu’il l’avait parfois lui-même pratiqué au niveau de la mairie ou du conseil général. À nous de le leur demander, et de leur faire signer une charte ad hoc engageante. Ceci en attendant que cela soit enfin gravé définitivement dans notre constitution.

Pour l’échelon national, du fait de la spécificité de notre pays, mon avis serait de pouvoir mettre un veto franc par référendum d’initiative citoyenne à toute proposition de nos élus, et aussi de pouvoir proposer des projets de loi. Rien d’important ne pourrait être alors décidé sans l’accord des élus et du peuple.

La Suisse a 700 ans d’histoire, et elle peut témoigner qu’un tel système n’est pas une utopie. Elle saura bien nous aider à le mettre en place chez nous, selon notre propre spécificité et avec sagesse, si nous le décidons et le lui demandons.

Telle était donc la revendication principale des Gilets Jaunes !

Alors souvenons-nous aujourd’hui de l’acte fondateur de la Suisse, où des représentants des trois premiers cantons se sont rassemblés le 1er août 1291 sur la plaine de Grütli, et ont prêté serment de se porter assistance mutuelle pour résister à la tyrannie de l’empire austro-hongrois. Des baillis arrogants les oppressaient. Ne voulant pas perdre leur dignité, ils se sont jurés une alliance perpétuelle et ont remporté une victoire qui leur a permis de vivre en hommes libres. Puis d’autres les ont rejoints jusqu’à former aujourd’hui une confédération de 26 cantons. Chacun a su garder sa spécificité linguistique (germanophone, francophone, italophone), religieuse (catholique, protestant, sans religion) et culturelle (patois, us et coutumes). Et ils ont su résister à travers les siècles à toutes les tentatives d’annexion, rester fidèles à ce serment et préserver leurs valeurs fondatrices.

Ne serait-ce pas là une source d’inspiration adéquate pour fonder une autre Europe ? La crise actuelle nous pousse tous à regarder vers Bruxelles, et non pas simplement vers Paris. Des agriculteurs français se sont rendus là-bas ces jours-ci pour manifester leur désaccord, dans cette capitale d’une Union Européenne qui est tombée dans un centralisme excessif et est à la solde d’une technocratie financière. Elle est devenue comme un nouvel empire de plus en plus oppressant et uniformisant.

Si l’Europe ne sait pas résister en interne à la tentation de la tyrannie impériale, comment pourrait-elle le faire face aux empires américains, russes, chinois ou indiens ? L’Union Européenne s’est laissée séduire par l’Anneau de pouvoir. À nous de trouver le moyen de le briser. Et le lieu pour cela se trouve en Suisse, dans leurs valeurs forgées par 700 ans d’histoire de résistance à l’esprit impérialiste.

La Suisse est située au milieu des autres pays européens, mais elle a toujours refusé de rejoindre l’Union Européenne. Demandons-nous pourquoi ! En fait, elle a quelque chose à nous dire…

Nos agriculteurs nous posent aujourd’hui la question : De quelle Europe voulons-nous ?

Le serment de Grütli, trésor de l’histoire européenne, ne pourrait-il pas être le fondement d’une Alliance Européenne où les diverses nations chercheraient à avancer ensemble tout en gardant leur souveraineté, et où le système des votations seraient mis à l’honneur en commençant par les échelons les plus bas (village, commune, etc) ? Qui dit Alliance dit pluralité où chacun reste libre tout en choisissant de collaborer avec les autres.

Tel est le sens du signe du serment de Grütli : les trois doigts levés désignent la pluralité, et les deux doigts baissés évoquent l’alliance. Ce symbole, d’abord chrétien pour désigner le Dieu de la Trinité d’Amour, a été utilisé pour signifier l’Alliance des cantons de Uri, de Schwytz et d’Unterwald, 700 ans en arrière. Et il continue à être largement utilisé pour les serments en Suisse.

Qui mieux que la France aujourd’hui pourrait prôner un tel nouveau modèle politique pour l’Europe ? Elle en a la capacité, et beaucoup de Français en ont le désir. Si notre pays prend le temps d’écouter son voisin Suisse et de méditer la sagesse que contient son histoire, elle sera en mesure de proposer une Alliance Européenne aux pays qui souhaitent sortir des impasses actuelles.

Alors souvenons-nous du serment de Grütli ! Et profitons du moment présent pour promouvoir une autre Europe, celle d’une Alliance libre, et celle des votations. Telle est notre espérance !

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Les catholiques américains soutiennent le recours à la peine de mort

Un récent sondage réalisé par EWTN News en partenariat avec RealClear Opinion Research révèle que 55 % des catholiques sont favorables à la peine de mort « pour une personne reconnue coupable de meurtre ». Seuls 20 % s’y opposent, tandis que 25 % sont indécis. L’étude souligneque les catholiques qui assistent régulièrement à la messe n’étaient que légèrement plus opposés à la peine capitale que ceux qui y assistent moins souvent. Parmi les fidèles qui assistent à la messe chaque semaine, 52 % sont favorables à la peine de mort, tandis que 26 % s’y opposent et 22 % sont indécis. Chez les catholiques qui vont à la messe moins d’une fois par semaine, le soutien atteint 57 %, tandis que l’opposition chute à 16 %, 27 % étant indécis.

L’enseignement traditionnel de l’Église catholique soutient que la peine de mort peut être une punition nécessaire pour certains crimes.

« L’enseignement irréformable de l’Église est que la peine capitale peut en principe être légitime, non seulement pour assurer la sécurité physique d’autrui lorsqu’un délinquant représente un danger immédiat… mais aussi à des fins telles que l’administration de la justice et la dissuasion des crimes graves », écrivaient les professeurs Edward Feser et Joseph Bessette dans un article de juin 2017 pour Catholic World Report intitulé « Pourquoi l’Église ne peut pas revenir sur son enseignement passé concernant la peine capitale ».

Feser et Bessette ne faisaient que reprendre les enseignements formulés par des théologiens et des papes du passé. Saint Thomas d’Aquin, par exemple, a affirmé que « si un homme est dangereux et représente une menace pour la communauté en raison d’un péché, il est louable et avantageux qu’il soit mis à mort afin de sauvegarder le bien commun ». De même, le pape Pie XII a défendu en 1955 l’autorité de l’État à appliquer la peine de mort, car « le pouvoir coercitif de l’autorité humaine légitime » repose sur « les sources de la révélation et la doctrine traditionnelle ».

Sous l’égide du « développement » de la doctrine de l’Église en 2018, le pape François a révisé le Catéchisme de l’Église afin d’en abandonner le soutien à la peine de mort. « La peine de mort est inadmissible car elle porte atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne », peut-on désormais y lire. Auparavant, le Catéchisme enseignait explicitement que l’Église « n’exclut pas le recours à la peine de mort, si c’est le seul moyen possible de défendre efficacement la vie humaine contre l’agresseur injuste ». Le cardinal Blase Cupich de Chicago avait prévu de remettre un prix pour l’ensemble de son œuvre au sénateur Dick Durbin, partisan du droit à l’avortement. Suite à la polémique médiatique, Léon XIV a déclaré devant la presse, que quiconque s’oppose à l’avortement mais soutient la peine de mort ou des lois strictes sur l’immigration « n’est pas vraiment pro-vie ». Le cardinal allemand Gerhard Müller rectifiait dans le journal italien Il Giornale : « L’avortement revient à tuer un innocent, et l’Église a toujours affirmé qu’il s’agissait d’un crime brutal. » Il « ne saurait être mis sur le même plan que la peine de mort infligée à un criminel ayant tué d’autres hommes. »

De fait, nous savons aujourd’hui que l’emprisonnement de grands criminels ne les empêche pas de poursuivre leurs trafics derrière les barreaux, et même d’y commanditer des assassinats. Il s’avère que l’emprisonnement de ces figures du grand banditisme ne permet plus d’assurer le bien commun de la société, qui dispose d’un droit à la légitime défense qui peut aller jusqu’à la peine de mort.

L’INED confirme le grand remplacement : la migration est aujourd’hui le « principal moteur de la croissance démographique »

Une étude de l’INED souligne que, au 1er janvier 2025, la France comptait 68,6 millions d’habitants, soit 169 000 de plus qu’un an auparavant. L’augmentation de la population n’a jamais été aussi faible depuis la Seconde Guerre mondiale.

La croissance démographique française tient presque essentiellement à un solde migratoire positif, estimé à 152 000 personnes en 2024.

Le solde naturel français n’a jamais été aussi faible : en 2024, on ne compte plus que 0,2 naissance de plus que de décès pour mille habitants. Cette situation inédite depuis la guerre s’explique par une baisse continue du nombre de naissances, estimé à 661 000 en 2024 contre 833 000 en 2010.

L’indice conjoncturel de fécondité s’établit à 1,62 enfant par femme, en recul de 0,04 point par rapport à 2023.

La fréquence de l’infécondité définitive (femmes sans enfant à 50 ans) a augmenté depuis 2014.

Avec un solde migratoire estimé à 152 000 personnes en 2024, les flux migratoires constituent désormais le principal moteur de la croissance démographique. En 2024, 343 000 premiers titres de séjour ont été délivrés, principalement à des étudiants (32 %) et pour rapprochement familial (26 %). Les titres pour motifs humanitaires ont bénéficié à 54 514 personnes, retrouvant leur niveau de 2019.

En 2024, 252 000 avortements ont été pratiquées en France, soit 8 000 de plus qu’en 2023.

Près de 8000 interruptions médicales de grossesse (avortement jusqu’à la naissance) ont été réalisées en 2024, un chiffre en baisse par rapport à 2023.

Crépol : grâce à l’AGRIF, la qualification raciste à nouveau devant les juges

Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF :

Dans l’affaire de Crépol, le juge d’instruction de Valence et, en appel, la Chambre de l’instruction de Grenoble avaient déclaré l’AGRIF irrecevable en sa constitution de partie civile.

Le juge d’Instruction avait rejeté la demande de l’AGRIF du fait que la qualification de discrimination raciale n’était pas retenue (contre toute évidence) dans cette dramatique affaire qui a coûté la vie au jeune Thomas.

La Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Grenoble avait ensuite confirmé la décision du juge d’instruction sur le même fondement, en ajoutant cependant une motivation supplémentaire sans débat contradictoire.

Le 3 septembre 2025, la Chambre criminelle de la Cour de cassation a cassé l’arrêt de la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Grenoble du 10 septembre 2024 en toutes ses dispositions et renvoyé l’affaire devant la même Chambre de l’instruction, autrement composée.

La nouvelle audience devant la Cour d’appel de Grenoble a été fixée au 13 janvier 2026 et la qualification raciste des faits devra être à nouveau tranchée.

L’AGRIF ne lâchera rien pour que justice soit rendue dans cette affaire.

Les catholiques américains soutiennent la politique de Donald Trump sur l’immigration

Un sondage d’EWTN News et de RealClear Opinion Research a mis en lumière un profond fossé qui se creuse au sein du catholicisme américain, entre la conférence des évêques américains et les catholiques les plus fervents. Ce sondage a montré que 54 % des catholiques sont favorables à « la détention et l’expulsion à grande échelle des immigrants sans papiers », contre seulement 30 % qui s’y opposaient et 17 % qui étaient indécis. Le soutien aux politiques de Trump était encore plus marqué parmi les catholiques pratiquants qui assistent à la messe chaque semaine. Ces derniers approuvent les expulsions à 58 % contre 23 %. 

Trump a obtenu un vote catholique décisif en 2024 avec 55 % des voix, contre 43 % pour Kamala Harris. Il y est parvenu en dénonçant l’espionnage des catholiques par l’administration Biden et ses attaques contre les militants pro-vie. Malgré cela, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) ne l’a pas remercié, mais a publié une tribune sur l’immigration. Cette déclaration, quasi unanimement décriée par les personnalités influentes du monde catholique, déplorait un « climat de peur » au sein des communautés immigrées et s’opposait aux « expulsions massives et indiscriminées ».

Cette déclaration a été initiée par Mgr Mark Seitz, évêque d’El Paso, qui  avait participé  à une manifestation du mouvement Black Lives Matter lors de la campagne présidentielle de 2020. À l’époque, il s’était également dit « encouragé par les promesses de l’équipe de campagne de Biden concernant la lutte contre le changement climatique ». Il avait par ailleurs salué le projet de Biden de « faciliter l’accès à la citoyenneté pour les personnes sans papiers ».

Lors du premier mandat de Trump, en 2019, le cardinal texan Daniel DiNardo avait critiqué son projet de mur frontalier, le qualifiant de facteur de division et reprenant ainsi le discours du pape François. En mars de la même année, quatorze évêques catholiques résidant de part et d’autre de la frontière entre le Texas et le Mexique avaient signé une déclaration  condamnant la politique d’immigration de Trump.

Les deux déclarations citaient sélectivement les Écritures, ignorant les causes profondes telles que la violence des cartels et le trafic de drogue, que Trump a combattu avec acharnement et qu’il a même cherché à saper en accordant 5,8 milliards de dollars d’aide et d’investissements à l’Amérique centrale et 4,8 milliards de dollars supplémentaires au sud du Mexique. Les évêques n’ont pas soufflé mot de ces fonds.

L’enseignement catholique, selon le Catéchisme de l’Église catholique et saint Thomas d’Aquin, affirme depuis longtemps qu’un pays a le droit de réglementer ses frontières pour protéger le bien commun. Autrement dit, les nations, comme les individus, ont un droit à la vie.

Tom Homan, catholique et responsable de la politique frontalière de Trump depuis le premier mandat, a proposé aux évêques américains de le rencontrer pour discuter de leur opposition aux politiques d’immigration du président Donald Trump.

« J’aimerais beaucoup m’entretenir avec eux. Venez vous asseoir avec moi ». « Je pense qu’en tant que représentants de ma foi, je le mérite. Venez me parler. Et travaillons ensemble sur ce dossier. »

Homan a indiqué que les évêques ne l’avaient pas contacté pour engager un quelconque dialogue.

Le 17 novembre, devant la Maison-Blanche, il avait défendu ses actions :

« Une frontière sécurisée sauve des vies. Nous allons faire respecter la loi, et ce faisant, nous sauverons de nombreuses vies ».

Il a également accusé les évêques de négligence.

Les évêques avaient déjà été  critiqués pour leur hostilité envers l’administration Trump, lorsque le vice-président JD Vance s’était demandé si cette hostilité était due à des raisons financières.

« Lorsqu’ils reçoivent plus de 100 millions de dollars pour aider à la réinstallation des immigrants illégaux, se soucient-ils des questions humanitaires ? Ou se soucient-ils réellement de leurs profits ? »

Vance a défendu les politiques de Trump en évoquant ce qu’il a appelé « ordo amoris » ou « l’amour bien ordonné », un concept ancré dans l’enseignement catholique qui soutient que notre premier devoir est envers notre famille, puis nos voisins, puis nos villes, notre État et notre pays, avant de tendre la main au monde entier.

L’offertoire (III) : du terrestre au céleste – La messe, trésor de la foi

À la messe solennelle, pendant que le cérémoniaire et le thuriféraire montent à l’autel pour faire imposer l’encens au prêtre, le sous-diacre en descend et va se placer au bas de degrés, enveloppé dans le voile huméral, dans lequel il porte devant ses yeux un objet qui demeure caché aux yeux des fidèles. Ce geste qui étonne souvent peut recevoir deux explications : 

– D’un point de vue pratique, cet usage aurait d’abord eu pour but d’éviter que la patène, qui était autrefois un large et encombrant plateau de métal précieux, ne demeure pas sur l’autel durant le canon. Le voile qui sert à la porter marque le respect dû à cet objet consacré[1].

– Une autre explication – symbolique cette fois – relie le geste du sous-diacre qui se voile le visage devant le mystère en train de s’accomplir sur l’autel à celui des Séraphins qui se couvrent la face devant le trône du Seigneur en Is 6, 2[2].

L’encensement de l’autel à l’offertoire

Une fois les oblats préparés et offerts, ils vont être encensés : ce troisième encensement a toujours eu plus d’importance dans les rites de la messe que ceux de l’introït ou de l’évangile[3]. 

Rappelons que l’encens recouvre une triple symbolique : 

– il est par excellence le symbole du sacrifice : le mot thus (qui donnera « thuriféraire ») vient du grec thuein qui veut dire « sacrifier », et le grain d’encens consumé, avec la fumée qui s’en élève en agréable odeur en diffusant son être profond, signifient le sacrifice intérieur de l’âme qui se donne totalement à son Dieu, comme en un holocauste. On dit d’ailleurs parfois que la forme de l’encensoir rappelle le coeur humain qui s’ouvre aux choses d’en-haut.

– avec sa fumée, l’encens symbolise aussi la prière qui monte vers le ciel, c’est pourquoi on encense aussi les fidèles au moment de l’offertoire. 

– enfin l’encens signifie la purification contre le démon et le combat spirituel : la fumée bénie et la bonne odeur de Dieu chasse le mauvais esprit.

Peu d’offrandes sont aussi expressives que l’encens qui est absorbé dans l’embrasement duc charbon et s’élève en nuage de parfum[4]

L’importance de l’encensement de l’offertoire est marquée par le développement de la prière de bénédiction, par la récitation du psaume 141 qui accompagne l’encensement des oblats et de l’autel, et par l’encensement du choeur et des fidèles, qui suit celui du prêtre. Si cet encensement est plus solennel et développé encore que celui qui ouvre les rites de la messe c’est sans doute qu’il prend place au tournant de l’action sacrificielle : à travers l’offrande de l’encens (dans laquelle ils sont inclus visiblement en étant eux-mêmes encensés), les fidèles manifestent leur union à celle des oblats présents sur l’autel et abondamment encensés avant-même la croix, les reliques et l’autel lui-même, puisque l’offertoire les a déjà retirés du profane et tournés vers Dieu. 

La prière que le prêtre récite en bénissant l’encens et en encensant les oblats résume magnifiquement l’esprit de cet antique rite : 

Par l’intercession de l’archange saint Michel, qui se tient à la droite de l’autel de l’encens, et par l’intercession de tous ses élus, que le Seigneur daigne + bénir cet encens et le recevoir en agréable odeur. Par le Christ notre Seigneur.

Que cet encens béni par vous, monte vers vous Seigneur, et que descende sur nous votre miséricorde. 

Lavabo

Après avoir été encensé, demeurant au coin de l’autel (côté épître), le prêtre se fait immédiatement laver les mains par les acolytes, rite durant lequel il récite une longue partie du psaume 25 qui commence par les mots « Lavabo inter innocentes manus meas… » – « je laverai mes mains parmi les innocents… »

Ce rite, qui peut s’expliquer pratiquement par la nécessité de se laver les mains après avoir manipulé l’encensoir, doit cependant être vu comme un acte de révérence : « une marque de respect au seuil du sanctuaire[5]. » Cette même symbolique de purification se retrouve le dimanche avec l’aspersion qui précède la grand-messe paroissiale. Le psaume Lavabo, qui est « au sens littéral une protestation d’innocence du psalmiste », prend « sur nos lèvres expression d’une ardente aspiration vers la pureté et la dignité dans le service de l’autel[6] ».

À noter qu’à la messe pontificale (célébrée par un évêque), ce rite du lavabo est au moins quadruplé : on lave les mains de l’évêque une première fois avant l’habillement (rite que le prêtre accompli seul et en privé avant de revêtir les ornements sacrés), une au début de l’offertoire (après avoir retiré les gants), une fois après l’encensement de l’offertoire (en récitant le lavabo), et une fois encore après les ablutions qui suivent la communion. Lors des messes d’ordination ou contenant le rite de la confirmation, le pontife se lave encore les mains après avoir fait usage du saint chrême ou de l’huile des catéchumènes (confirmation ou ordination). 

Il est conforme à un instinct naturel de ne toucher à un objet précieux qu’avec des mains propres. Plus généralement, on n’aborde une action solennelle, et surtout une action sacrée, qu’après s’être purifié les des souillures des heures de travail profane, et revêtus des habits de fête. Aussi la liturgie ne fait-elle revêtir les ornements sacrés qu’après un lavement des mains[7].

Suscipe, sancta Trinitas

Une fois le rite du lavabo accompli, le prêtre revient au milieu de l’autel, sur lequel il pose ses mains jointes en s’inclinant légèrement, après avoir levé les yeux vers Dieu. Il récite alors la prière du Suscipe, sancta Trinitas.

Cette prière très belle, parfois considérée à tort comme un double des prières d’offrande du pain et du vin, manifeste la fin ultime du sacrifice de la messe : la glorification du Dieu un et trine. 

On trouve en effet ramassées dans ces formules antiques plusieurs vérités essentielles qui se rapportent à la nature même de la messe : 1° le sacrifice de la messe est offert à la gloire de Dieu tel qu’il est, un et trine, c’est sa fin ultime ; 2° il est le seul sacrifice acceptable, celui du Christ (sa passion, sa résurrection et son ascension) qui réalise parfaitement cette fin ; 3° la Vierge Marie, médiatrice de toute grâce, a un rôle et une place d’honneur dans l’offrande de ce sacrifice ; 4° ce sacrifice a pour fin immédiate le salut de l’homme, obtenu par l’union de son sacrifice avec celui du Christ. 

Recevez, Trinité Sainte, cette offrande que nous vous présentons en mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l’Ascension de Jésus-Christ notre Seigneur ; et en l’honneur de la bienheureuse Marie toujours vierge, de saint Jean-Baptiste, des saints apôtres Pierre et Paul, de ceux-ci [dont les reliques sont présentes dans l’autel] et de tous vos saints : qu’elle serve à leur honneur et à notre salut ; et qu’ils daignent intercéder au ciel pour nous, qui faisons mémoire d’eux sur la terre. Par le même Christ notre Seigneur.

Le dialogue de l’« Orate Fratres »

Cette double finalité du sacrifice de la messe est encore rappelée dans le dialogue de l’« Orate Fratres » : l’adresse du prêtre rappelle l’unité du sacrifice offert par lui-même et les assistants, et la nécessité de son agrément par Dieu (« Priez, mes Frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant ») ; la réponse des fidèles en manifeste la fin ultime (« la louange et la gloire de son nom ») et la fin immédiate (« notre bien et celui de toute sa sainte Eglise »). 

Cet appel à la prière retentit […] au moment où la préparation des oblats est terminée et où le prêtre doit se présenter devant Dieu à la tête de son peuple, au nom de celui-ci et avec son oblation[8].

C’est la dernière fois que le prêtre se tourne vers l’assemblée avant la communion : il « a très vivement conscience […] d’être tiré du sein de la collectivité et placé seul en face de Dieu comme le médiateur de celle-ci dans la prière sacrificielle[9].

Notons avec le RP. Jungmann qu’il ne semble pas inconvenant qu’à la messe chantée ou solennelle, seuls les servants et ministres répondent : selon lui cette invitation à la prière n’a pas toujours été nécessairement suivie d’une telle réponse mais aurait d’abord laissé la place à une prière personnelle et privée, qui se serait ensuite exprimée sous cette forme[10]

La Secrète

Le dialogue de l’Orate Fratres est suivi immédiatement de la récitation à mi-voix de la Secrète, ou Oratio super oblata. 

De même que l’entrée se terminait par la collecte, et la communion par la postcommunion, ainsi l’offrande s’achevait par cette oraison, qui, comme celles qu’on vient de nommer, apparaît dans tous les sacramentaires romains, varie avec elle selon l’année liturgique et leur correspond aussi pour la composition et le style[11].

Cette prière courte et antique, souvent ciselée à la manière des anciennes formules romaines, résume l’esprit et l’intention de l’offrande qui vient d’être accomplie dans les rites de l’offertoire. Les textes font fréquemment revenir l’idée de sacrifice, de dons, d’oblation[12], comme aussi des prières du peuple[13]

La secrète est la prière par laquelle l’oblation et la déposition des offrandes matérielles trouvent leur conclusion et leur signification en se transposant dans le langage de l’oraison. Créer une oraison de ce genre était une démarche aisée à concevoir, sinon allant de soi, une fois que le pas était franchi de considérer l’offrande matérielle elle-même comme une oblation faite à Dieu et de souligner ce sens symbolique en y faisant participer le peuple. […] Malgré toute la variété des formules, c’est, en des termes différents, la même idée qui revient constamment : nous présentons à Dieu des offrandes […] celles-ci sont immédiatement des offrandes terrestres […] mais ces oblats ne représentent pas un sacrifice particulier [! on peut être plus nuancé], ils ne sont offerts que pour passer dans le sacrifice du Christ[14].

Pour le RP. Jungmann, le nom pris ordinairement par cette prière « Secrète » renvoie à sa récitation à voix basse, qui marque sa finalité sacrificielle et l’associe déjà au canon, pour « ne faire qu’un avec lui »[15].

Dans votre bonté, Seigneur, sanctifiez ces dons ; et après avoir accueilli l’offrande de cette hostie spirituelle, achevez de faire de nous, pour vous, une oblation éternelle[16].

Conclusion

C’est donc avec la Secrète que s’achève le magnifique édifice liturgique de l’offertoire, un rite incontournable pour manifester et comprendre le sens de la messe et sa nature profonde comme renouvellement non-sanglant du sacrifice parfaitement acceptable offert par le Fils au Père sur la Croix, et comme invitation à offrir dans le sien notre sacrifice naturel. 

“Ce n’est pas en voulant déchristianiser l’Enseignement catholique qu’on apportera des réponses aux difficultés de l’enseignement public”

Communiqué de l’enseignement catholique suite à la décision du Conseil de Paris de ne pas verser de forfait à l’établissement Stanislas :

Le Secrétariat général de l’Enseignement catholique (Sgec) déplore ce matin la décision du Conseil de Paris de ne pas verser à l’établissement Stanislas le forfait annuel d’externat.

Il rappelle que le versement des forfaits d’externat aux établissements privés sous contrat d’association avec l’Etat est une obligation légale. Ces forfaits correspondent au coût de fonctionnement des établissements publics pour des élèves scolarisés dans des classes comparables. Ils ne relèvent ni d’un choix politique discrétionnaire ni d’une appréciation circonstancielle : ils constituent l’application stricte du droit.

Le Sgec réafirme que le principe constitutionnel d’égalité des citoyens devant l’impôt implique que toutes les écoles participant au service public d’éducation soient financées à parité pour leurs charges de fonctionnement. Remettre en cause ce principe, c’est fragiliser l’équilibre patiemment construit entre enseignement public et enseignement privé sous contrat, au détriment des familles et des élèves. Le Sgec confirme que les élèves de l’Enseignement catholique ne bénéficient d’aucune tarification sociale ou subventionnée pour la restauration scolaire – alors qu’ils coûtent deux fois moins au contribuable qu’un élève du public. Cette situation écarte de fait les familles les plus modestes qui souhaiteraient pouvoir exercer librement leur choix éducatif et tout particulièrement à Paris.

À trois mois des élections municipales, le collège Stanislas ne peut continuer à être l’objet de querelles politiques picrocholines. Sa mission éducative et pédagogique doit pouvoir se déployer dans la sérénité au service des élèves et des familles qui en ont fait le choix librement. Stanislas mérite mieux que les procès qui lui sont faits, ne serait-ce qu’eu égard aux éminents services rendus à la Nation par ses anciens élèves, au premier rang desquels le Général de Gaulle, Jules Barbey d’Aurevilly, Anatole France, ou encore par ses douze jeunes de 17 ans, engagés dans la Résistance et fusillés auxquels Stanislas rend hommage chaque année.

Plus globalement, les enjeux éducatifs méritent mieux que ces tentatives de récupération constatées ici ou là qui ne peuvent que nuire au climat scolaire, à la confiance des familles dans le service public d’éducation et à l’engagement quotidien des éducateurs, quels qu’ils soient. L’école catholique doit pouvoir continuer à jouer pleinement son rôle, en étant garante de la diversité des parcours familiaux et de la liberté de choix et d’opinion.

Ce n’est pas en voulant déchristianiser l’Enseignement catholique qu’on apportera des réponses concrètes aux difficultés de l’enseignement public.

Le Sgec appelle au respect du droit, à la responsabilité des décideurs publics et à l’apaisement, dans l’intérêt supérieur des élèves et de la cohésion éducative de notre pays.

Le pape se réjouit de la crèche pro-vie qui « représente une vie préservée de l’avortement »

Extrait du discours du pape Léon XIV aux délégations qui ont fait don de la crèche de la Salle Paul VI et de l’arbre de Noël et de la crèche de la Place Saint-Pierre :

[…] La représentation de la Nativité, qui restera dans cette Salle pendant toute la période de Noël, provient en revanche du Costa Rica et s’intitule Nacimiento Gaudium.  Chacun des vingt-huit mille rubans colorés qui décorent la crèche représente une vie préservée de l’avortement grâce à la prière et au soutien fourni par des organisations catholiques à de nombreuses mères en difficulté. Je remercie l’artiste du Costa Rica qui a voulu, avec le message de paix de Noël, lancer également un appel afin que la vie soit protégée dès sa conception. Je salue la délégation du Costa Rica, en particulier Mme  Signe Zeicate, Première Dame de la République, avec sa fille, et l’ambassadeur du Costa Rica près le Saint-Siège.

Chers frères et sœurs, la crèche et l’arbre sont des signes de foi et d’espérance; en les contemplant dans nos foyers, nos paroisses et sur les places, nous demandons au Seigneur de renouveler en nous le don de la paix et de la fraternité. Prions pour tous ceux qui souffrent à cause de la guerre et de la violence; je désire en particulier confier aujourd’hui au Seigneur les victimes de l’attaque terroriste perpétrée hier à Sydney contre la communauté juive. Que cessent ces formes de violences antisémites! Nous devons éliminer la haine de nos cœurs.

Que la tendresse de l’Enfant Jésus illumine notre vie. Que l’amour de Dieu, telles les branches d’un arbre toujours vert, demeure fervent en nous. Je renouvelle ma gratitude à tous, ainsi qu’à la Direction infrastructures et services du Gouvernorat pour leur engagement généreux et, tandis que j’invoque sur vous et vos familles la protection maternelle de la Très Sainte Vierge Marie, je vous donne de tout cœur ma bénédiction apostolique.

Le grand projet de SOS Calvaire : la production de Christ en métal

Quand on voit se fracasser au sol un Christ en fonte de 250kg, de 2m de haut, malmené par le temps ou les hommes, par le gel ou la rouille qui vient lui ronger les jambes, alors c’est un morceau d’Histoire qui se fracasse.

Avec S.O.S Calvaires cette partie de l’Histoire va pouvoir renaître !

Parce que les demandes se font de plus en plus nombreuses, parce que nous souhaitons nous professionnaliser toujours plus dans la restauration de nos calvaires, c’est avec l’aide d’un fondeur d’art que nous relançons la production de Christ en métal, arrêtée en France depuis un siècle. Un projet fou, unique, qui demande des moyens considérables et un travail minutieux de la part de notre fondeur d’art pour lequel un seul tirage de Christ demande plus de 10h de travail.

En effet, la technique est ancienne : le moule est fait de plusieurs sables de différente grosseur, détruit après chaque tirage et qui doit donc être refait pour le tirage suivant. Les Christ ne sont pas en fonte comme autrefois mais en aluminium. La fonte est une matière non noble utilisée pour son coût peu élevé de production mais qui a bien des défauts : les sujets sont extrêmement lourds et peuvent fragiliser plus rapidement les croix en bois, la fonte rouille, gèle et casse. Après une étude approfondie, nous nous tournons donc vers l’aluminium qui a le même coût, mais qui ne casse pas, ne rouille pas et dont les statues, pleines cette fois-ci, seront tout de même plus légères.

Le métier de fondeur d’art se fait de plus en plus rare en France et pourtant Jérôme avec lequel nous travaillons est installé à quelques 500m de notre atelier. Quelles étaient les probabilités pour que nous soyons voisins ? Nous sommes donc très heureux de vous annoncer que cette production est lancée et que de partout les chantiers affluent.

“Via Caritatis” : les moines du Barroux mettent la charité en bouteille

Au pied du mont Ventoux, dans la Provence ensoleillée, se niche l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux ! Fondée en 1970, cette communauté bénédictine est notamment à l’origine d’un merveilleux projet : Via Caritatis. L’objectif est de fédérer les forces des vignerons du coin avec la sagesse des moines et des moniales du Barroux pour créer des vins d’exception… Dans cet article, Divine Box vous dévoile les coulisses de cette belle initiative !

L’essor de la viticulture monastique

En 480 naît le futur saint Benoît. Ce religieux zélé crée alors un ordre monastique novateur où se mêle travail manuel et vie de prière, redonnant ainsi un nouveau souffle à l’agriculture européenne mise à mal par les invasions barbares.

Progressivement, les monastères fleurissent à travers l’Europe. Les moines y consacrent leur temps de travail à défricher, planter et cultiver la terre. La viticulture s’impose rapidement comme une activité prisée par les religieux. Et pour cause : le vin trouve sa place tant dans les célébrations liturgiques que dans l’alimentation quotidienne !

À titre d’exemple, la règle de saint Benoît accorde une hémine quotidienne par moine (soit 27cL, selon cette ancienne unité romaine). Amusant, non ?

Les péripéties des vins du Ventoux

Le vignoble dans la région de l’abbaye du Barroux a bien des siècles d’histoire… En Provence, au début du XIVème siècle, le pape Clément V demande aux bénédictins de planter de la vigne sur les contreforts du mont Ventoux ! Les vins du Ventoux vont alors gagner leurs lettres de noblesse au fil du temps. Ils deviennent les favoris des papes d’Avignon qui les dégustent volontiers à leur table !

Mais au XIXe siècle, les choses se gâtent… Le Phylloxéra, insecte dévastateur, anéantit presque intégralement le vignoble et une grande partie des terres cultivées en Europe… Mais les vignerons du Ventoux gardent courage ! Dès 1933, des caves voient le jour pour valoriser ces vins. L’appellation « Ventoux » obtient alors sa reconnaissance près de 40 ans plus tard.

Pourtant, au XXe siècle, ces vins demeurent globalement méconnus. Face à ce constat, certains producteurs misent sur l’excellence en s’imposant un cahier des charges renforcé. Mais la reconnaissance tarde à venir… C’est précisément ce contexte qui donne naissance au projet viticole “Via Caritatis” imaginé par les moines du Barroux !

L’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux vue du ciel, qui se situe au cœur de la Provence, à côté du Mont Ventoux
© Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

Les Bénédictins sont de retour !

Il faut attendre les dernières décennies du XXe siècle pour voir naître la communauté de l’abbaye du Barroux. L’année 1980 marque l’arrivée, dans la région, de moines bénédictins guidés par Dom Gérard (précédemment à l’abbaye de Tournay, abbaye connue pour ses pâtes de fruits). Les religieux posent leurs bagages au Barroux, bientôt rejoints par des moniales qui s’établissent à Bédoin, dans le voisinage immédiat. Les sœurs reprennent une ancienne propriété viticole, entraînant ainsi moines et moniales dans l’aventure de la viticulture.

Peu à peu, grâce aux conseils des producteurs voisins, la vigne se développe et les vendanges partent en direction de la cave de Beaumont, où un moine y est administrateur. Les bénédictins s’ancrent ainsi rapidement dans le paysage viticole local dès leur arrivée !

Un moine bénédictin au travail dans les vignes de l’abbaye Saint-Madeleine du Barroux © Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

Le projet Via Caritatis

Dès les premières années de l’abbaye du Barroux, la volonté des moines est claire : concevoir un vin de grande qualité ! Pour y parvenir, ils s’entourent de spécialistes du vin venus de diverses régions du monde, déterminés à révéler tout le caractère de leur terroir. Leur engagement se traduit par une viticulture aussi naturelle que possible et un travail essentiellement manuel.

Et, en 2015, les moines ont une idée : créer une nouvelle gamme de vin qui allie le savoir-faire des vignerons et la sagesse des moines. Et voilà, « Via Caritatis » (voie de la charité) est né !

Ce projet place la charité au cœur de chaque étape de production. Il incarne la rencontre entre l’expertise des vignerons et la tradition monastique, une collaboration qui a notamment permis d’optimiser les dépenses communes. Sur le plan économique, chacun y trouve son compte, tout en générant de la richesse pour le territoire. Une belle réussite partagée, et guidée par de grands noms du vin, comme l’oenologue Philippe Cambie.

La gamme Via Caritatis rassemble dix cuvées (quatre rouges, deux rosés, quatre blancs) déclinées en quatre catégories qui célèbrent autant la tradition monastique que le terroir provençal :

  • Vox (la voix) : 1 rouge, 2 blancs, 1 rosé
  • Pax (la paix) : 1 rouge
  • Lux (la lumière) : 1 rouge, 1 blanc, 1 rosé
  • “Abbayes” : 1 rouge et 1 blanc. Ces deux vins, rares et exceptionnels, sont issus à 100% du travail des moines et moniales (là où les autres vins sont en partie issus du travail des vignerons, voisins des moines).

Un lot de six cuvées Via Caritatis © Abbaye du Barroux et Divine Box

Où trouver les vins Via Caritatis ?

Vous souhaitez goûter les vins « Via Caritatis » ? La meilleure option reste de vous rendre à la boutique de l’abbaye, où vous pourrez en profiter pour passer à l’hôtellerie vous ressourcer quelques jours. Voici l’adresse : Abbaye Sainte-Madeleine, 1201 Chemin des Rabassières, 84330 Le Barroux. Sinon, si c’est plus pratique, sachez que de nombreux produits de l’abbaye du Barroux sont accessibles via la boutique monastique en ligne de Divine Box. Cela vous fera de beaux cadeaux de Noël !

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