C’est arrivé un 2 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 2 août : saints du jour français ou en France.
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St Sérénus : évêque de Marseille († après 601)
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À Marseille, après 601, saint Sérénus, évêque, qui accueillit saint Augustin et les autres moines envoyés en Angleterre par le pape saint Grégoire le Grand. Il serait mort, en se rendant à Rome, au pays de Verceil.
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St Bethaire : évêque de Chartres († V. 623)
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le 2 août 257 : le pape Etienne 1er meurt à Rome.
Voir la chronique du 12 mai
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le 2 août 640 : le pape Séverin meurt.
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le 2 août 686 : décès du pape Jean V, 82ème pape de l’Église catholique.
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le 2 août 1569 : la ville de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, est pillée par les Huguenots commandés par le comte de Montgommery.
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le 1er août 1589 : mort du Roi Henri III à Saint-Cloud.
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Voir la chronique de la veille.
Voir aussi les chroniques du 13 février et du 19 septembre.
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le 2 août 1665 : expédition française contre les pirates barbaresques de Tunis et d’Alger.
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le 2 août 1674 : naissance de Philippe II duc d’Orléans, régent de France.
Voir la chronique du 2 septembre, sur le non respect du testament du Roi Louis XIV.
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le 2 août 1714 : le Roi Louis XIV signe son testament qui institue un conseil de régence écartant son neveu Philippe d’Orléans.
Voir la chronique du 2 septembre sur le non respect des volontés du Roi qui voulait écarter de la direction politique de la France le futur Régent.
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le 2 août 1776 : décès de Louis François de Bourbon-Conti, prince de Conti, militaire français.
C’est lui qui au siège de Demont rétorque au général espagnol de la Mina, déclarant la place imprenable, le mot fameux : « Impossible n’est pas français ! ».
Conti s’empare de la place le 17 août.
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le 2 août 1799 : décès de Jacques Étienne Montgolfier.
Jacques Étienne Montgolfier ou Étienne Montgolfier est célèbre avec son frère Joseph Montgolfier pour avoir créé un ballon à air chaud, auquel ils ont donné leur nom : la Montgolfière. Ils sont les premiers à réussir à le faire monter dans les airs.
Ascension captive du 19 oct. 1783
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le 2 août 1802 : Napoléon Bonaparte est « plébiscité » Consul à vie.
Profitant qu’avec la paix d’Amiens sa popularité est au plus haut, Napoléon organise un vote pour se faire élire consul à vie. Il faut noter que le corps électoral ne représente qu’à peine 4 millions de Français alors qu’avant la révolution les élections se faisaient de façon beaucoup plus démocratique, puisque les pauvres et les femmes pouvaient voter.
Approuvée par les Français, cette constitution instaure notamment le Consulat à vie pour Napoléon Bonaparte. Roederer fait ajouter une seconde question : “Aura-t-il la faculté de désigner son successeur?” que Bonaparte supprime rageusement.
Il faut souligner que, grand progrès de la Liberté en France grâce à la révolution, le système électoral n’est plus universel mais censitaire et les votants représentent à peine 10% des Français. François Bluche parle de 2,85 millions de votants.*
*(Cité dans L’élection du chef de l’Etat en France de Hugues Capet à nos jours …, de Léo Hamon, Ed. Beauchesne, page 98)
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le 2 août 1830 : abdication de Charles X en faveur de son petit-fils, le duc de Bordeaux.
Depuis Rambouillet, Charles X abdique. Son fils aîné, le Dauphin Louis-Antoine contresigne l’abdication. Il confie à son cousin le duc d’Orléans la tâche d’annoncer que son abdication se fait au profit de son petit-fils, Henri, duc de Bordeaux, âgé de dix ans, faisant du duc d’Orléans le régent.
“Il faudra peut-être des siècles à la plupart des peuples de l’Europe pour atteindre au degré de bonheur dont la France jouit sous le règne de Charles X.” (Stendhal)
Comment un roi, fermement décidé depuis 5 ans, à restaurer le système politique de l’ancien régime et ayant en sa main l’armée, prête à lui obéir, peut abdiquer sans lutter et sans se battre ?
Charles X a refusé d’écouter son frère, Louis XVIII mourant, qui lui demandait par testament de rendre le trône à leur neveu Louis XVII. Alors que la Providence lui avait apporté les preuves de l’existence de ce neveu, Louis XVIII régnant, avait lui-même refusé d’écouter un paysan français, Martin de Gallardon envoyé par Saint Michel au frère du Roi Louis XVI. A sa mort, le futur Charles X brule le testament et s’installe sur le trône. Il règne 5 ans.
Avec 12000 soldats, Charles X peut aisément écraser la rébellion parisienne. Pourtant il passe le mois de juillet à Rambouillet à hésiter. Le 1er août, il envoie un de ses officiers, Mr de la Rochejaquelin à Gallardon. Martin l’y attend et lui annonce que : « Dites au roi qu’il sait bien la raison de tous ses malheurs. A présent, il ne peut rien faire, quand bien même il aurait 200 000 hommes de troupes. Il ne réussirait qu’à faire couler beaucoup de sang. Il faut qu’il parte en exile, il y mourra sans avoir revu la France, ainsi que son fils le duc d’Angoulême. Son petit fils Henri ne sera jamais Roi. »
Charles X signe son abdication et prend la même route que Napoléon 1er pour quitter la France ! Selon les mémoires de madame de Boigne, il donne un dernier ordre et envoie La Rochejaquelin chercher le Roi légitime en Autriche…
Martin, le paysan visionnaire du village de Gallardon, par Noëlle Destremau, page 17.
Voir la chronique du 19 mars et du 2 avril.
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le 2 août 1911 : le généralissime Joffre impose le général de Castelnau pour le seconder à la tête de l’Etat-major.
Le général de Castelnau est le seul officier qui commence la guerre et la finit encore en poste. Tous les autres sont morts ou limogés. Relire l’hécatombe des généraux de Pierre Rocolle. Joffre, franc-maçon, doit se battre avec le politique pour obtenir sa nomination. L’affaire des fiches n’est pas loin.
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le 2 août 1914 : premier mort français de la première guerre mondiale.
Le caporal Jules-André Peugeot est tué à Joncherey, c’est le premier militaire français mort dans ce qui sera la Première Guerre mondiale.
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le 2 août 1934 : l’Etat ordonne des obsèques nationales pour le Maréchal Lyautey mort le 27 juillet.
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le 2 août 1934 : le général De Gaulle, déjà réduit précédemment au grade de colonel et mis à la retraite d’office, est condamné à mort par contumace.
Le tribunal militaire de Clermont-Ferrand le condamne pour atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat et désertion en temps de guerre. L’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines page 89) note : « Le Maréchal Pétain épingla sur le dossier de la procédure qu’il conservait serré dans le tiroir de son bureau, la fiche manuscrite suivante : Le jugement du général de Gaulle s’est imposé : 1° par une nécessité de discipline militaire ; 2° comme valeur d’exemple afin d’arrêter un mouvement d’exode d’officiers français vers l’étranger ; 3° il est évident que ce jugement, par contumace, ne peut être que de principe. Il n’a jamais été dans ma pensée de lui donner une suite ; 4° Je suis prêt au contraire à m’associer aux actes qui faciliteront le retour de l’ordre en France et l’union des cœurs entre tous les Français. »
L’amiral ajoute : « Au moment de la Libération, et après l’arrivée du gouvernement provisoire à Paris, le cabinet du général de Gaulle fit demander ce dossier aux archives de la Justice Militaire : il n’en est jamais revenu. Ce dossier renfermait notamment le calepin des appréciations portées, tout au long de sa carrière militaire, sur le général de Gaulle, par les chefs qui l’avaient eu sous les ordres. »
Saison 2 du “Dîner aux chandelles”
Les studios Saint Louis communiquent:
La saison 2 du Dîner aux chandelles est enfin sortie sur YouTube. Un an de production a été nécessaire pour pouvoir vous la présenter. N’hésitez pas à vous abonner, à partager nos productions et à suivre “Saint Louis Studios” sur les réseaux.Vous pouvez aussi nous aider financièrement et ainsi devenir producteur exécutif. Car en effet toutes réalisations à un coût.Merci pour votre soutien.
Un carême pour préparer l’Assomption
Un ami prêtre nous envoie ce message que nous relayons bien volontiers:
Autrefois, il y avait un carême pour préparer la fête de l’Assomption de la Vierge le 15 août dans l’Église latine. Il est encore pratiqué dans les Eglises orientales dont les catholiques byzantines, du 1er au 14 août (avec un allègement dimanche et le jour la Transfiguration (6 août). Nous vous proposons, en raison notamment de la situation actuelle, de reprendre ce carême. Le jeûne, joint à la prière et à la charité, étant une arme très puissante pour éloigner l’esprit mauvais et faire monter nos prières vers Dieu. Demandons par le chapelet à notre Sainte Mère d’être notre avocate. Dieu vous bénisse.
Sculpture sur pierre de St Joseph pour l’église Notre-Dame de Grâce de Passy
Cela faisait plus de 60 ans que St Joseph, caché dans la pierre, veillait sur les paroissiens de l’église ND de Grâce de Passy. Le sculpteur Jean-Joseph Chevalier sur demande du curé de cette paroisse est venu délivrer le Saint de sa gangue de pierre. En l’année consacrée à St Joseph, celui-ci vient prendre naturellement sa place sous les coups de ciseaux du sculpteur.
Pour retrouver l’artiste, son site : http://www.jeanjosephchevalier.fr/
Trois formes de méditation chrétienne
Le terme méditation, dans le vocabulaire chrétien, peut revêtir plusieurs significations ; approfondissement de la Parole de Dieu, contemplation, cœur à cœur silencieux… Dans tous les cas, il s’agit d’une intériorisation permettant de se mettre à l’écoute de Dieu, présent en nous.
“Le centre de l’âme, c’est Dieu” disait saint Jean de la Croix.
Pour vivre cette rencontre intérieure, et se mettre à l’écoute de Celui qui n’attend que nous, pères du désert, docteurs de l’Eglise et autres saints nous ont ouvert des chemins.
Avec eux, mettons-nous en route pour ce rendez-vous intime “avec celui dont on se sait aimé” (sainte Thérèse d’Avila) :
- La prière de Jésus, qui s’appelle également prière du cœur, fait partie de la tradition orthodoxe. Cette pratique est surtout un moyen de recentrer son esprit en répétant une courte invocation à Jésus : “Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur”. Nous pouvons répéter cette phrase en la calant sur notre respiration afin qu’elle devienne, elle-même, souffle (première partie sur l’inspiration et fin de la phrase sur l’expiration).
- L’oraison silencieuse ou oraison de recueillement nous invite à entrer en nous-même. Il s’agit de voyager dans notre “château intérieur”, comme nous l’expliquait sainte Thérèse d’Avila ; pas de protocole particulier ni de règle mais une grande disposition intérieure pour ressentir cette présence aimante de Dieu en nous. Cet abandon et ce recul face aux sollicitations extérieures demandent de la patience et de l’humilité. Sainte Thérèse nous rassure : c’est normal que cela soit parfois plus difficile certains jours. L’important est de ne pas se décourager !
- Alité durant de longs mois, saint Ignace de Loyola a mis au point ses fameux exercices spirituels. Ils nous proposent de plonger dans des épisodes de l’Évangile pour réellement les visiter. Au-delà d’une simple écoute de la Parole de Dieu, saint Ignace nous propose de ressentir, de vivre dans notre être cette rencontre avec le Christ.
Quel que soit le chemin utilisé, la méditation chrétienne nous invite à faire de la place à Dieu, à faire silence pour enfin nous laisser regarder, nous laisser toucher, nous laisser aimer.
“Impose même silence à ma prière, pour qu’elle soit élan vers toi ;
Fais descendre ton silence jusqu’au fond de mon être
et fais remonter ce silence vers toi en hommage d’amour !” (saint Jean de la Croix)
C’est arrivé un 1er août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 1er août 767 : élection du pape Etienne III.
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le 1er août 939 : bataille de Trans.
Victoire des Bretons sur les Normands et libération de la Bretagne.
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le 1er août 1096 : la croisade populaire arrive à Constantinople.
Ces croisés sont guidés par Pierre l’Ermite et Gautier Ils sont partis au lendemain de l’appel du pape Urbain II, sans aucune organisation ni armes, les pèlerins traversent l’Europe. Ces quelques 12000 croisés finissent sous les armes turques quelques mois plus tard.
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le 1er août 1137 : décès du Roi Louis VI.
Le Roi Louis VI de France, dit Louis le Gros, naît le 1er décembre 1081 et meurt le 1er août 1137 au château royal de Béthisy-Saint-Pierre. Fils de Philippe Ier, il est le cinquième Roi de la dynastie des Capétiens directs. Louis VI laisse le royaume pacifié et bien administré et agrandi. Sur son lit de mort il dit à son fils, qui va devenir Louis VII le jeune :
“Souvenez-vous, mon fils, que la royauté n’est qu’une charge publique, dont vous rendrez un compte rigoureux à Dieu, qui seul dispose des sceptres et des couronnes.”
Il est aussi le tout premier Roi de France à toucher les écrouelles lors du Sacre le 25 octobre 1131 (Voir la chronique du jour). Très populaire, le Roi protège tout au long de son règne les faibles et l’Église. Il reçoit le titre de Rex Catholicus et Christianissimus.
C’est son fils, Louis VII, qui devient donc Roi de France à l’âge de 17 ans. Ce dernier va diriger la deuxième croisade, régner durant 43 ans, et se montrer juste et ferme comme son père. Il maintient le royaume intact face aux ambitions des Plantagenêts et de Frédéric Barberousse. En se séparant d’Aliénor d’Aquitaine il est à l’origine de la première guerre de cent ans contre les Anglais.
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le 1er août 1417 : débarquement d’Henry V.
Henry V d’Angleterre débarque à l’embouchure de la Touques avec 10 000 hommes et du matériel d’artillerie. Aussitôt, le siège du château commence. La place forte tombe le 9. Aout suivant. Les citadelles normandes se rendent les unes après les autres et Caen est assiégé dès le 18 août. Seul le Mont-Saint-Michel résiste.
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le 1er aout 1469 : fondation de l’ordre de Saint Michel.
Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l’ordre de Saint-Michel. C’est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d’«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel». Les membres de l’ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l’ordre du Roi, alors que les chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit s’intituleront « chevaliers des ordres du Roi ». Son siège est établi à l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Sa fête est le 29 septembre, jour la fête patronale de l’archange saint Michel, saint patron du Royaume de France jusqu’au vœu de Louis XIII. Voir les chroniques du 3 juillet, des 15 et 30 août.
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le 1er août 1589 : assassinat du Roi Henri III à Saint-Cloud.
Henri III meurt poignardé par un moine, Jacques Clément. Prétextant la remise d’un message confidentiel, il parvient à se trouver seul avec le roi et à le poignarder. Le Roi va succomber pendant la nuit. Il faut rappeler que selon les lois fondamentales du royaume, un Roi, infidèle à sa fonction et à son serment du sacre pouvait être en quelque sorte destitué. C’est entre autres pour cela que Bernard Basse, dans son livre La Constitution de l’Ancienne France, parle de Monarchie légitime tempérée.
Or, le 7 janvier 1589, la faculté de Théologie de Paris déclare le peuple délié de son serment de fidélité et d’obéissance au Roi. Suite aux meurtres des Guises, la Faculté estime que le Roi a trahi le serment du Sacre.
Né le 19 septembre 1551 à Fontainebleau, il est le troisième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis. Il est baptisé sous le prénom d’Alexandre-Edouard et change de nom pour son accession au trône. C’est le dernier Souverain de la dynastie des Valois. La prophétie de Saint Rémi se réalise une fois de plus (Voir la chronique du 13 janvier°).
Elu roi de Pologne en 1573-1574, il s’enfuit de Cracovie pour être sacré Roi de France en 1575 après la mort de son frère Charles IX. Le Royaume est alors déchiré par les Guerres de Religions. Comme tous les Valois il ne respecte pas le serment du sacre de défendre la foi catholique et laisse les hérétiques multiplier leurs exactions dans le Royaume. Mais le peuple et une partie de la Noblesse luttent contre les trahisons royales successives grâce à la Sainte Ligue. Henri III fait assassiner le Duc de Guise, le chef de la Ligue, le 23 décembre 1588 ; et le lendemain, jour de la veillée de Noël, c’est le Cardinal Louis II de Guise qui tombe sous les coups des gardes du Roi. Le pape Sixte V l’excommunie pour cet acte. Voir aussi la chronique de du 13 février
Henri IV devient prétendant légitime au trône de France. Il n’est pas Roi de France, car il ne peut pas être sacré, étant Calviniste. Les Lois Fondamentales du Royaume l’interdisent. Sur son lit de mort, le Roi déclare :
« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d’un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l’Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 51).
Voir aussi les chroniques du 13 février et du 19 septembre.
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le 1er août 1639 : débarquement de Sainte Marie de L’incarnation à Québec.
Sainte Marie de L’incarnation, une religieuse française débarque à Québec avec 4 autres religieuses. S’étant fiancée à Jésus dans l’intimité de son cœur à l’âge de 7 ans, elle évangélise inlassablement la Nouvelle-France. Relire sa vie dans Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade, page 247)
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le 1er août 1664 : bataille de Saint-Gothard
Les Turcs sont entièrement défaits à Saint-Gotthard-sur-le-Raad en Hongrie par les troupes du Roi de France, Louis XIV, qui a envoyé un corps expéditionnaire au secours du Saint-Empire romain germanique.
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le 1er août 1752 : représentation à Paris de La Serva padrona de Pergolèse.
Cette représentation, par une troupe d’opéra-comique italien, va déclencher la « Querelle des Bouffons ».
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le 1er août 1785 : Jean-François de La Pérouse embarque à Brest pour un tour du monde.
Chargé par Louis XVI d’une expédition autour du monde, Jean-François de La Pérouse part de Brest, sur le navire la Boussole et accompagné de l’Astrolabe, seconde frégate commandée par Fleuriot de Langle.
Doublant le cap Horn, il atteint l’île de Pâques, l’Alaska, Hawaii, Macao, les Philippines, le Japon, Kamtchatka, les Samoa puis les îles Tonga. Il découvre l’île Necker en 1786, donne son nom au détroit situé entre l’île Sakhaline et l’île Hokkaido et disparaît en 1788. Sa trace n’est retrouvée qu’en 1826 par Dillon, puis deux ans plus tard par Dumont d’Urville.
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1er aout 1785 : affaire du collier.
Ce jour-là la première échéance du paiement du collier pour la Reine Marie Antoinette, par le cardinal de Rohan, est attendue par le joaillier. Les deux, l’artisan et le prélat se sont déjà étonnés de ne pas voir la reine porter le collier. Mme de La Motte, la sinistre voleuse, manipulée par les loges maçonniques, les a assurés que l’occasion ne s’est pas encore présentée, et que si on leur parle du collier, ils doivent répondre qu’il a été vendu au sultan de Constantinople. Voir le 1 février, le 30 mai et le 15 août.
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le 1er août 1793 : le système métrique.
La Convention montagnarde adopte le système métrique décimal provisoire, 443.44 lignes de la “toise du Pérou”. Il remplace les unités de mesure de l’Ancien Régime. Voir la chronique du 30 Mars
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le 1er août 1793 : décret d’extermination de la Vendée.
On peut lire dans Archives parlementaires :
« Il sera envoyé, en Vendée, par le ministre de la guerre, des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts. Les forêts seront abattues, les repaires des rebelles seront détruits, les récoltes seront coupées, et les bestiaux seront saisis. Les biens des rebelles seront déclarés appartenant à la république. »
Ces lois n’ont jamais été abrogées ! François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs note, page 80 :
« La Convention vote le 1er août 1793 un premier décret dit d’anéantissement de la Vendée qui prévoit l’exécution des hommes « pris les armes à la main » mais surtout la déportation des femmes, des enfants et des vieillards. Deux mois plus tard, la Convention adopte le 1er octobre 1793 un décret modificateur qui ajoute à l’anéantissement matériel de la Vendée, l’extermination de ses habitants.
Sur le terrain, la guerre de Vendée s’achève avec la défaite de Cholet le 17 octobre 1793, la Virée de Galerne et l’écrasement de ce qui reste de l’armée vendéenne dans les marais de Savenay juste avant Noël de la même année.
La Vendée est vaincue. Une œuvre de pacification aurait pu consolider la paix civile et préparer la réconciliation. Pourtant, la violence va atteindre son paroxysme dans les premiers mois de l’année 1794 avec l’application rigoureuse des deux décrets d’anéantissement et d’extermination des 1er août et 1er octobre.
Les historiens ont désormais établi les faits. Le territoire de la Vendée militaire est alors soumis à une entreprise systématique d’extermination de masse. Carrier à Nantes trouve la guillotine trop lente et lui substitue les noyades expéditives dans la Loire de milliers de suspects, tandis que Turreau déchaîne ses colonnes infernales sur ce qui reste de population civile, blanche et bleue confondues.
Ce déchaînement de violence est d’autant plus inexcusable comme le dit François Furet qu’il s’agit « d’une violence révolutionnaire, la plus inexcusable au regard même du« salut public » qui lui sert d’excuse, puisque c’est une violence de vainqueurs, exercée punitivement après la liquidation de l’armée vendéenne ».
Ce massacre collectif trouve son fondement légal dans les deux décrets du 1er août et du 1er octobre 1793. Deux armistices furent signés après Thermidor mais, depuis lors, ces deux textes n’ont fait l’objet d’aucune abrogation. Ainsi, bien qu’ils ne portent plus aujourd’hui et depuis longtemps aucun effet juridique, ils font toujours partie de notre corpus de loi.
La présente proposition de loi a donc pour objet d’abroger ces deux décrets qui ont servi de base légale à de nombreuses atrocités et à l’extermination des vendéens aujourd’hui avérées.
Cette proposition de loi n’a pas pour objet d’inciter la représentation nationale à faire acte de repentance. Elle entend simplement rompre symboliquement avec cette législation contraire aux principes initiaux de la Révolution française contenus dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, au premier rang desquels figure le respect de la dignité humaine. »
Cf. aussi la chronique du 1er octobre 1793
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le 1er août 1793 : la Convention décrète la destruction des tombeaux des «ci-devant rois » de la basilique Saint-Denis.
François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs (Ed de Chiré page 80) rapporte le discours du citoyen Frénon à la convention pour détruire la basilique de St Denis.
La basilique de Saint-Denis, construite pour accueillir le corps du premier évêque de Paris décapité par les Romains en 258, est devenue la nécropole royale. Le chœur de la basilique, avec ses chapelles rayonnantes et sa voûte en croisée d’ogives, marque la naissance d’un nouveau style architectural : l’art gothique.
La plus ancienne sépulture connue est celle de la reine Arégonde, épouse de Clotaire Ier, décédée vers 565-570. Dagobert est le premier Roi à y avoir été enterré. Mais c’est à partir d’Hugues Capet que tous les Rois y sont systématiquement inhumés, à quelques exceptions près : Philippe Ier, mort en 1108, Louis VII, mort en 1180, et Louis XI, mort en 1483. Les restes de Louis XVI et de Marie-Antoinette y sont apportés en 1816, après la chute du Premier Empire. Les reines de France, les enfants des souverains figurent aussi dans ce cimetière, de même que quelques grands serviteurs du royaume, tel Bertrand Du Guesclin.
Au total, 42 rois, 32 reines, 63 princes et princesses et 10 grands du royaume y ont été enterrés. Toutes les sépultures sont violées en 1793 par les révolutionnaires.
Saint-Denis conserve néanmoins leur souvenir dans la pierre. Conformément à la volonté de saint Louis, le transept et le chœur de la basilique abritent aujourd’hui plus de soixante-dix gisants et tombeaux de la Renaissance, une collection unique en Europe qui permet d’apprécier l’évolution de l’art funéraire des gisants sculptés entre le 12e siècle et le 16e siècle, avec par exemple, les tombeaux de Louis XII et d’Anne de Bretagne ou d’Henri II et Catherine de Médicis.
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le 1er août 1795 : condamnation des émigrés qui s’étaient rendus contre promesse de la vie sauve à Auray et à Vannes.
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le 1er août 1798 : défaite de la flotte française à la bataille d’Aboukir.
En rade d’Aboukir, la flotte française commandée par l’amiral Brueys d’Aigaïlliers est battue par la flotte britannique sous les ordres de l’amiral Nelson. Seuls quatre vaisseaux sur une vingtaine réussissent à s’échapper. Le corps expéditionnaire du général Napoléon Bonaparte ne peut plus rentrer. Il est bloqué en Egypte. Napoléon Bonaparte l’abandonne secrètement et lâchement un an plus tard.
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le 1er août 1799 : naissance de Sophie Rostopchine, plus connue sous le titre de comtesse de Ségur, romancière pour les enfants.
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le 1er août 1828 : Charles X fuit à Rambouillet.
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le 1er aout 1871 : extrait du Bulletin du Grand Orient de France XXVII page 8.
François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 121) rapporte les paroles du Grand Maître Rabaud-Larivière :
« Les principes de 1789, étaient depuis longtemps reconnus dans vos temples, avant d’être proclamés par l’Assemblée constituante et, son histoire à la main, on peut affirmer que la maçonnerie fut le véritable précurseur de la révolution. »
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le 1er août 1907 : début du premier camp scout organisé par Robert Baden-Powell sur l’île de Brownsea.
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le 1er aout 1944 : l’Epuration.
Madeleine Jacob note dans Franc-Tireur :
« A la Libération, 18000 détenus occupaient les prisons. Du jour au lendemain il fallut trouver de la place pour 70 000. »
Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 229)
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le 1er août 1936 : décès de l’aviateur français Louis Blériot.
Louis Blériot est un constructeur de lanternes d’automobiles, d’avions et de motocyclettes. C’est aussi un pilote français, il décède le 1er août 1936 à Paris.
Louis Blériot vole pour la première fois en 1907, dans un avion qu’il a lui-même conçu. Il obtient le premier brevet de pilote délivré en France en 1910. C’est lui traverse la Manche le premier à bord de son Blériot XI en 1909.
Un blériot
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le 1er août 1946 : échec des négociations franco-vietnamiennes de Fontainebleau.
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le 1er août 1960 : indépendance du Bénin.
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le 1er aout 1974 : circulaire qui dépénalise les diverses formes et diffusion de la pornographie.
La circulaire est passée à l’instigation de Simone Veil et ce alors que les lois sanctionnent et interdisent toute forme et diffusion de la pornographie. L’objet est tellement honteux pour le gouvernement que le débat du 31 mai 1974 a été escamoté à l’assemblée nationale et qu’il n’ose pas faire apparaître cette circulaire au JO ! La conséquence est que les parquets ne poursuivent pratiquement plus la pornographie « banale » et Pierre Méhaignerie en 1995 confirme cette volonté d’abstention.
Voir les chroniques du 19 octobre et du 17 janvier.
Troisième manifestation devant la nonciature apostolique
Ce samedi 31 juillet, pour la troisième semaine consécutive, de 12 à 13 heures, plus de 50 catholiques de tous âges et de toutes conditions se sont réunis, 10 avenue du Président Wilson à Paris, devant la nonciature apostolique en France, avec un fort taux de renouvellement par rapport à la manifestation de la semaine précédente.
Comme les fois précédentes, ils entendaient faire connaître au représentant du Saint-Père leur incompréhension après la publication du motu proprio Traditionis custodes, qui méconnait manifestement la réalité du terrain ecclésial et la présence active, missionnaire, jeune et bienfaisante du monde attaché à la liturgie traditionnelle au sein de l’Eglise et de la Paix qu’a permis la promulgation en 2007 le motu proprio Summorum Pontificum.
Dans d’autres pays s’organisent de semblables manifestations devant les représentations diplomatiques pontificales. Aujourd’hui même, a eu lieu une manifestation devant la nonciature apostolique à San José, au Costa Rica, dans le barrio Rohmoser. Dans ce pays, en effet, la Conférence des Evêques a publié un scandaleux communiqué déclarant avant toute demande qu’aucun prêtre n’a l’autorisation de continuer à célébrer la liturgie ancienne.
L’ensemble des catholiques dans le monde entier, gravement meurtris par ce qu’ils considèrent comme une grave injustice, protestent fermement : c’est une lex orandi qui exprime parfaitement leur foi et qui nourrit leur spiritualité qu’on veut leur enlever ; au nom de « l’instinct de la foi », du sensus fidelium, ils ne le permettront pas.
« Nous ne lâcherons rien ! » et « nous demandons la liberté pour la Paix et la Réconciliation survenue avec Summorum Pontificum accordé par le grand Benoit XVI » avertissent-ils avec détermination.



Nouvelles manifestations pour la liberté contre le passe sanitaire
Voici des photos et vidéos qui me parviennent de toute la France :





La France et l’Eglise sur les pas de Saint Joseph à Cotignac
D’Antoine Bordier :

Le Covid-19 n’a pas tari la source de Cotignac, à l’origine des pèlerinages des pères de famille qui fleurissent partout en France depuis une dizaine d’années. Le 1er week-end de juillet est le rendez-vous annuel le plus important de ces pèlerinages. Dans une France qui a tourné le dos à sa vocation de « Fille aînée de l’Eglise », où les pères n’ont plus leur place et sont en quête de masculinité, face à une féminité elle-même blessée, et, parfois « castratrice et débridée », les papas en marche sont devenus un rempart contre « une culture de mort » et des lois qui s’attaquent de plus en plus au couple, aux enfants, à la famille. Allons à la rencontre de ces « grands aventuriers du monde moderne », comme disait Péguy. Ils ont répondu à l’appel du pape François, qui a fait de l’année 2021 une année consacrée à Saint Joseph.
Ce jeudi 1er juillet, il est 22h00 quand les premiers papas arrivent de Lille, de Paris, de Nantes et de Bourg-en-Bresse. En tout une vingtaine de pèlerins, déjà en tenue, sur la cinquantaine inscrite. Loïc Calamel est le principal organisateur de cette marche qui relie Le Cannet-des-Maures à Cotignac. Marié avec Sara, depuis près de 20 ans, avec leurs quatre enfants, il est pour ainsi dire tombé amoureux du saint depuis une quinzaine d’années. « Saint Joseph, raconte-t-il, c’est un peu mon second papa. Il a eu la chance d’être le père adoptif de Jésus, du Fils de Dieu. Et, il était le chaste époux de la Vierge Marie. Je me confie souvent à lui, sur les sujets de couple, de paternité, de masculinité. Il est très efficace. Il faut juste s’abandonner, lâcher prise, marcher et lui faire confiance. » Avec son sac-à-dos de vingt kilos, qu’il portera tout au long de ces deux jours de marche et de ces cinquante kilomètres parcourus, il impressionnerait les plus aguerris. Mais, il ne marche pas pour la gloriole. Il marche et il en entraîne d’autres à ses côtés, pour devenir « de bons papas et de bons maris. » Cette année, Loïc a changé un peu sa route. Il a donné rendez-vous au Luc-en-Provence. Très exactement, à la chapelle de Saint-Joseph, qui se situe sur un piton rocheux, qui surplombe une partie de la ville. Dans la nuit, le père Jacques invite les pèlerins à entrer dans la chapelle. Quelques bougies chassent la pénombre. On y trouve la statue de Saint Joseph. Le père prononce quelques mots et exhorte les pèlerins à « vraiment suivre et imiter Saint Joseph, le chaste époux de la Vierge-Marie, et, le père-éducateur du Christ. » Il parle de la vocation de père : « Votre vocation est belle. Ne la sous-estimez pas. Elle ressemble à celle de Saint Joseph. Demandez-lui la force de la vivre. » Puis, dans le silence de la nuit, au son du crépitement d’une bougie qui est en train de s’éteindre, il bénit les papas.
Les papes et Saint Joseph
Comme à son habitude, c’est une marque de fabrique des papes et de l’Esprit Saint (!), le pape François a surpris le monde entier, lorsqu’il a annoncé le 8 décembre 2020 qu’il ouvrait une année dédiée à Saint Joseph. Dans sa Lettre apostolique « Patris Corde », publiée le jour-même, à l’occasion du 150è anniversaire de la déclaration de Saint Joseph comme Patron de l’Eglise Universelle, il invite tous les pères à avoir un « cœur de père ». Dans sa lettre, il présente Joseph comme modèle. Il rappelle qu’il est le « père aimé », le « père dans la tendresse », le « père dans l’obéissance », le « père dans l’accueil », le « père au courage créatif », le « père travailleur », et, enfin le « père dans l’ombre ». Le 19 mars 1966, le jour de la fête du saint, le pape Paul VI avait écrit : Saint Joseph a fait « de sa vie une oblation de soi, de son cœur, et, de toute sa capacité d’amour pour servir le Messie ». Plus tard, saint Jean-Paul II, il y a 20 ans, le 19 mars 2001, alors qu’il ordonnait 9 nouveaux évêques, disait : “Voilà donc l’intendant fidèle, avisé, que le maître a établi sur ses gens” (cf. Lc 12, 42). C’est ainsi que la liturgie nous présente aujourd’hui Saint Joseph, Epoux de la Bienheureuse Vierge Marie et Gardien du Rédempteur. Lui, le serviteur fidèle et sage, a accueilli avec une docilité obéissante la volonté du Seigneur, qui lui a confié “sa” famille sur terre, afin qu’il en prenne soin avec un dévouement quotidien. Saint Joseph persévéra dans cette mission avec fidélité et amour. » Son successeur, Benoît XVI, il y a 9 ans, le 19 mars 2012, nous proposait son portrait : « Saint Joseph était juste, il était plongé dans la Parole de Dieu, écrite, transmise à travers la sagesse de son peuple, et c’est précisément de cette manière qu’il était préparé et appelé à connaître le Verbe incarné – le Verbe venu parmi nous comme un homme – et prédestiné à garder, à protéger ce Verbe incarné ; cela demeure sa mission pour toujours : protéger la sainte Eglise et Notre Seigneur. » Enfin, lors de la Messe de son intronisation, le 19 mars 2013, le pape François, dont le papa s’appelait Mario Jose (Marie Joseph) déclarait : « Nous avons entendu dans l’Évangile que « Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24). Dans ces paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph, celle d’être custos, gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c’est une garde qui s’étend ensuite à l’Église, comme l’a souligné Jean-Paul II :‶ Saint Joseph a pris un soin affectueux de Marie et s’est consacré avec joie à l’éducation de Jésus Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps mystique, l’Église, dont la Vierge sainte est la figure et le modèle ″ (Exhort. apost. Redemptoris Custos, n. 1). Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. »
Saint Joseph et la France
En ce vendredi 2 juillet 2021, alors que les paroles des papes résonnent dans le cœur des pèlerins, dont le flot a grossi pendant la nuit, avec l’arrivée des derniers provenant de Paris et de Bourg-en-Bresse, l’heure du réveil va bientôt sonner. Déjà, dans la nuit du jeudi au vendredi, ils ont commencé à marcher entre la chapelle de Saint Joseph du Luc et la vieille place forte du Cannet-des-Maures, située sur un promontoire. Il est 5h00. Nuit blanche pour certains, d’autres ont mal dormi. Comme Nicolas, qui vient de Lille : « J’ai dû dormir 3 ou 4 heures. Mais ce n’est pas grave. Je suis en forme. » La troupe de pèlerins se réveille. Dans moins de 33 heures, ils rejoindront crasseux et fourbus, des ampoules aux pieds, le pas lourd, mais l’âme allégée, le Mont Verdaille, qui culmine à 700 m. 50 km les sépare de ce mont où Notre-Dame de Grâces apparaît en 1519, avec l’Enfant Jésus, à un simple bûcheron, Jean de la Baume. Elle s’adresse à lui : « Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. » Plus d’un siècle plus tard, le 7 juin 1660, vers 13h00, c’est au tour de Saint Joseph, l’époux de Marie et le père adoptif de Jésus, d’apparaître en terre de Provence, au Mont Bessillon, qui se situe à 3 km du Mont Verdaille. Il apparaît à un berger, Gaspard Ricard qui est assoiffé. Il lui dit : « Je suis Joseph, soulève ce rocher et tu boiras ». Gaspard obéit, soulève le rocher, que 9 hommes ne pourraient pas, et une source se met à jaillir. Les habitants de Cotignac construisent une chapelle sur le lieu de l’apparition et protège la source. Ces apparitions uniques au monde ne s’arrêtent pas là.
La Sainte Famille aime la France

La France serait le seul pays au monde à bénéficier autant d’amour, d’attention et d’apparitions ! Une troisième apparition, d’ailleurs, est à prendre en compte : celle du 3 novembre 1637. A Paris, à Notre-Dame des Victoires, dans un monastère qui n’existe plus, la Vierge Marie apparaît à un religieux augustin, le frère Fiacre. Elle lui dit : « N’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l’enfant que vous voyez est le Dauphin que Dieu veut donner à la France. Pour marquer que je veux qu’on avertisse la Reine de faire trois neuvaines en mon honneur, voilà la même image qui est à Notre-Dame de Grâces, en Provence et la façon de l’église. » Frère Fiacre accompagné d’un autre moine, se rend à Cotignac. Il lui faut trois mois, à l’époque, pour traverser le Royaume de France, qui est couvert de bois, de forêts et de monastères. En arrivant sur place, il trouve sous la forme d’un tableau roulé dans une cave, l’image présentée trois mois plus tôt par la Vierge lors de son apparition. Il a prié, au long du chemin, les 3 neuvaines demandées par la Vierge : celle de Notre-Dame de Grâces, de Notre-Dame de Paris, et, de Notre-Dame des Victoires. Le 5 septembre 1638, alors que Louis XIII et Anne d’Autriche n’arrivaient pas à avoir de descendant, nait Louis-Dieudonné, le futur Louis XIV. A 21 ans, le jeune roi, accompagné de sa mère, se rends, à son tour, à Cotignac. Nous sommes le 21 février 1660, mère et fils prient ensemble aux pieds de Notre-Dame de Grâces. Le chemin qu’a emprunté Louis XIV existe toujours. Il porte son nom. Tous les pèlerins du Cannet-des-Maures, et, ceux provenant d’autres diocèses qui marchent en direction de Cotignac, connaissent les grandes lignes de cette incroyable histoire « sainte ». Une franche camaraderie les anime. Certains, comme Antoine, Bertrand, Éric, Laurent, Manuel, Mickaël, Nicolas, et, Philippe, sont des sportifs avertis. Ils se connaissent depuis longtemps, et, sont des habitués de ce pèlerinage du Cannet-des-Maures, qui fête ses 11 ans. Ils aiment Cotignac.
Il les bénit un par un

« Que tous soient un, comme toi Père tu es en moi et moi en toi » (Jean 17, 21) était le thème principal du pèlerinage de 2020. Cette année, le pèlerinage du Cannet-des-Maures et les dizaines d’autres qui ont choisi de s’y adosser et de rejoindre le Haut-Var, ont choisi la phrase même de Saint Joseph : « Je suis Joseph, soulève ce rocher et tu boiras ». Un drapeau tricolore du Sacré-Cœur de Jésus pavoise la marche des pèlerins. Le sac-à-dos au dos, le chapeau sur la tête, le chapelet à la main, les temps de prière, de silence, d’échanges tous azimuts à deux ou à plusieurs, ponctuent comme une mélodie la marche. Alors que le soleil monte doucement à son zénith, accompagné des températures estivales et du chant des cigales, les crêtes s’enchainent les unes après les autres. Les paysages magnifiques sont faits de terres battues, de chemins pierreux, de dénivelés cumulés qui approchent les 1000 mètres. Les odeurs des pins et des bouquets de romarin parfument la marche. Il manquerait juste l’encens. Il sera présent lors des célébrations eucharistiques du samedi et du dimanche. Ce vendredi 2 juillet, à 6h00 du matin, les pèlerins reçoivent la bénédiction de l’aumônier, le père Jacques, qui officie au Luc. L’an passé, il ne pouvait pas marcher à cause d’une mauvaise chute de VTT. Alors que le ciel étoilé se transforme en crépuscule, le père bénit un par un les pèlerins. Cet instant est divin. En arrière-plan de cette bénédiction le paysage s’éclaircit doucement pour faire apparaître ses couleurs verdoyantes. Loïc remet aux nouveaux un Sacré-Cœur en pendentif. A 6h30, la marche s’élance en direction du Thoronet, plein nord, qui se situe à 8 km. Deux heures plus tard, près du lac de Carcès, les pèlerins s’arrêtent pour se recueillir, et, prier, un Je vous salue Marie devant la stèle des 5 militaires de l’EALAT, morts lors du crash de leur hélicoptère, le 2 février 2018. Bertrand, qui était responsable du pèlerinage l’année dernière, avec Loïc, est sur un autre front : celui du Sahel. Officier, il les a connus pour avoir été leur compagnon d’armes. La marche reprend… Dans l’après-midi, la chaleur est plus intense. Les températures avoisinent les 33°C. Vers 18h00, les pèlerins atteignent, enfin, la paroisse Notre-Dame de l’Assomption du Val où une première Messe est célébrée. Dans la petite chapelle mariale, Notre-Dame de Grâces est honorée sur une fresque murale. Le chant des hommes, grave et tonique en même temps, résonne magnifiquement. Le soir, les pèlerins dormiront sur la crête de Paracol, à 479 mètres d’altitude, là où se trouve un sanctuaire dédié à la Vierge Marie et à saint Blaise. Fatigués, dînent, ils prient les complies autour de la croix monumentale élevée au-dessus du sanctuaire. 360° de paysages et de silence rendent l’instant presque mystique. Notre-Dame de Paracol est là, elle scintille avec son Fils qu’elle porte dans ses bras. Dans la nuit, des hommes se lèvent pour venir adorer le Christ présent sous la forme eucharistique dans l’ostensoir. Sur l’autel de pierre, une relique du bienheureux Carlo Acutis a été déposée. Mort à l’âge de 15 ans, d’une leucémie qui l’a terrassé en 3 jours, il a été béatifié le 10 octobre dernier. Il a légué, en héritage, ses phrases : « Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies…L’Eucharistie est mon autoroute vers le Ciel. » Il avait prédit à sa maman, qu’elle serait « de nouveau maman ». Ce qui s’est réalisé avec l’arrivée de jumeaux !

Direction Saint-Joseph du Bessillon

Le samedi matin, le réveil est plus tardif : 6h30. Les pèlerins se remettent en marche en direction du monastère du Bessillon. Avec eux, un nouveau pèlerin vient d’arriver, c’est Mgr Sylvain Bataille. Il a été ordonné évêque de Saint-Etienne, le 3 juillet 2016. Pendant des heures, l’évêque va marcher, écouter, parler, prier. Il va, également, confesser. Il parlera théologie, liturgie et rituel avec des pèlerins qui se posent beaucoup de questions sur la vie de l’Eglise et sur la communion entre les fidèles. Ils voient bien, ils le vivent, que l’Eglise de France est en crise. Ils sont, parfois, victimes du relativisme ambiant. Ils ont besoin de repères. Ils ont soif de réponses simples face à leur questionnement naturel. Ils parleront, également, de leur vie de famille. Vers 9h30, après le chapelet du matin, la première halte se fait à Correns. Ce petit village varois où coule l’Argens est niché dans un écrin de vignes. Les 50 pèlerins rejoignent une trentaine d’autres, déjà présents sur place. « Bonjour d’où venez-vous ? » interroge l’un d’entre-nous. « De Port-Marly », répond un pèlerin. La rencontre se passe bien. L’arrêt au bord de la rivière se transforme vite en baignade. « Il reste 3 heures de marche avant l’arrivée au Bessillon, prévient Loïc. Nous repartons dans 10 mn. » Parmi les pèlerins du groupe de Loïc, Guillaume le fait pour la seconde fois. Il a vécu à Milan une vingtaine d’années. Il témoigne :
« En Italie, éduquer les enfants, c’est leur montrer par notre exemple que nous sommes des enfants de Dieu. Les enfants doivent voir en nous le feu de Dieu qui nous anime. Il faut prier avec nos enfants, les éduquer, les protéger de cette culture matérialiste qui nous détourne de Dieu. Les enfants ont besoin de voir leurs parents s’aimer. »
Pour Frédéric, un papa de Bourg-en Bresse,
« nous devons faire rayonner notre foi et notre charité autour de nous. Dans notre famille d’abord. A Cotignac, nous ressentons l’amour de Dieu. Et, c’est ici que j’ai reçu beaucoup de grâces. La marche, la chaleur, le dépouillement nous purifie et nous renforce. En tant que père, Saint Joseph est un modèle. Il nous aide ».
« Etre un saint », selon Saint Joseph

Il est 13h50 quand tous arrivent au Bessillon. Un millier d’autres pèlerins, partis de toute la France, vont les rejoindre. A l’arrivée, certains se mettent à genoux devant la statue de Saint Joseph, qui marque l’endroit où il est apparu en 1660. D’autres remplissent leur gourde avec l’eau de la source qui coule depuis son apparition. Le nombre de pèlerins augmentent rapidement. Tous vont converger vers Notre-Dame de Grâces, au Verdaille, où une Messe est célébrée, à 18h00 par Mgr Bataille, en présence de Mgr Rey, l’évêque du diocèse de Fréjus-Toulon. Dans son homélie, Mgr Bataille invite les pères à la sainteté. Au début, il utilise l’humour et pose en souriant la question suivante : « Vous est-il déjà arrivé de ne pas comprendre votre épouse ? » Puis, il continue, plus sérieux : « Permettez-moi une deuxième question : Vous est-il déjà arrivé de ne pas comprendre vos enfants ? ‶ Pourquoi nous as-tu fait cela ? ″ demandent Marie et Joseph à Jésus, âgé de 12 ans, qu’ils retrouvent au Temple après l’avoir cherché pendant trois jours. Ce jour-là, ils n’ont pas compris Jésus. Troisième et dernière question : Vous est-il déjà arrivé de ne pas vous comprendre vous-même ? C’est l’expérience de saint Paul : « Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas » (Rom 7, 19). Confrontés aux défis du quotidien, à nos propres fragilités et à celles des autres, aux obscurcissements du péché, à la discrétion de la grâce, nous découvrons que la réalité est plus difficile à comprendre qu’il n’y parait au premier regard, comme impossible à maîtriser. » Puis, il parle de sainteté :
« Le saint n’est pas celui qui est sans péché, mais celui qui se reconnaît pécheur, qui accepte la réalité de ses propres compromissions avec le mal et peut ainsi accepter les autres pécheurs. Nous avons à vivre en pécheurs pardonnés, travaillés par la grâce. Le sacrement de la réconciliation trouve ici toute sa place. Il nous permet, avec la grâce de Dieu, d’identifier nos péchés et surtout les combats à mener dans la situation qui est la nôtre aujourd’hui. Le combat de la sainteté n’est pas celui de la perfection, source de tant d’orgueil, mais celui de la foi, de l’espérance et de la charité. Cette foi inébranlable, qui s’appuie sur le Christ, accepte les obscurités et choisit de faire confiance. »
Enfin, il conclut :
« Avec saint Joseph, demandons la grâce de désirer une sainteté authentique, humble et engagée, patiente avec soi comme avec les autres, pleine d’espérance. Avec saint Joseph, demandons la grâce de désirer la sainteté de la charité, à la manière du Christ qui donne sa vie pour le salut du monde. »
La Grande Marche de Saint Joseph

Bien avant ce pèlerinage emblématique de Cotignac, dès le 7 juin, à l’initiative de pères de famille de la région parisienne, s’élance de l’église de Notre-Dame de Pentecôte, à La Défense, La Grande Marche de Saint Joseph. « Nous avons lancé cette idée un peu folle, explique Dominique, l’un des organisateurs, le jour de la marche de saint Joseph, dans Paris, le 20 mars dernier. » Depuis, avec une poignée de volontaires habitués des pèlerinages, l’organisation s’est mise en branle. Ils sont une centaine ce 7 juin à participer à ce lancement inédit, qui ressemble à celui du M de Marie. Le 1er juin 2020, deux routes s’élancent et se tracent avec à leurs têtes deux calèches, qui transportent chacune une statue de la Vierge Marie avec l’Enfant Jésus, suivies par quelques pèlerins. Les routes partent de Lourdes et de La Salette pour relier différents sanctuaires d’apparition, et, former sur la carte de France la lettre M. L’idée est la même, avec l’année de saint Joseph, même si le J de Joseph ne sera pas exactement formé. Du 7 juin au 15 août, la statue de saint Joseph, œuvre d’art du sculpteur Luc de Moustier, pérégrine sur une joëlette tenue par des pèlerins. Stanislas l’un des organisateurs, qui a marché sur le tronçon d’Autun, raconte à son tour cette aventure inédite :
« Nous avons organisé tout cela avec très peu de moyens. La difficulté était de trouver des pèlerins qui accompagnent la marche tout au long de ces 70 jours. Une autre difficulté était de réaliser un tracé qui nous permette d’arriver le 15 août, précis, à Cotignac. »
Côté pèlerin, la Providence semble avoir veillé. « Sœur Karita est formidable, elle nous accompagne depuis le début. Avec elle, il y a Jean-Michel un retraité, et, au-fur-et-à-mesure d’autres pèlerins se sont agrégés comme Bastien, notre cuisinier. Nous avons eu la grâce, également, d’être accompagné par le père Maxime tout le mois de juillet. Aujourd’hui la marche approche de Valence. L’objectif de la marche est d’aller à la rencontre des Français. Nous avons fait de très belles rencontres, par exemple, dans le diocèse d’Autun, nous sommes rentrés dans une ferme au moment où les pompiers venaient secourir l’épouse du fermier. Elle est décédée quelques jours. C’était très émouvant. Le mari nous a dit : ‶ Ben ça alors, ma femme vient d’être emmenée par les pompiers″. Nous avons prié autour de lui en invoquant saint Joseph patron de la bonne mort. »
Prochaine étape après Valence, les environs de Cavaillon, vers le 5 août. Et, Cotignac le 15 août. Aux pas de saint Joseph, la France semble se réveiller et retrouver (?) sa vocation de « Fille aînée de l’Eglise ». Quant au pape François, il pourrait, lui-aussi, mettre ses pas dans ceux de Saint Joseph et venir à Cotignac…

Reportage réalisé par Antoine BORDIER, Consultant et Journaliste Indépendant
C’est arrivé un 31 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 31 juillet : saints du jour français ou en France.
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St Germain : évêque d’Auxerre († À Ravenne en 448)
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Germain naît à Auxerre, de parents nobles et pieux. Il fut envoyé aux écoles les plus célèbres des Gaules, où il obtint de grands succès. Il alla ensuite à Rome étudier le droit et acquit bientôt une réputation éclatante par son éloquence au barreau. Les talents du jeune docteur le mirent en vue, et l’autorité impériale le revêtit d’une haute dignité militaire, à Auxerre, sa patrie.
L’an 418, saint Amator, évêque d’Auxerre, eut la révélation de sa mort prochaine et reçut de Dieu l’ordre de désigner Germain pour lui succéder. Il réunit le peuple dans sa cathédrale, et lui exposa quelle était la volonté de Dieu ; Germain, qui était présent, atterré d’une semblable nouvelle, entendit la foule acclamer son nom. Après avoir reçu successivement les différents ordres sacrés, il se résigna au sacrifice et accepta le fardeau de l’épiscopat. Il ne fit plus désormais chaque jour qu’un seul repas, composé de pain d’orge trempé dans l’eau ; il ne consentait à boire un peu de vin qu’aux solennités de Noël et de Pâques ; il passait les nuits en oraison, n’accordant à la nature qu’un court sommeil sur des planches couvertes de cendre.
Nommé légat apostolique pour aller combattre le pélagianisme dans la Grande-Bretagne, il passa par Paris, où il fit la rencontre de la pieuse bergère de Nanterre, sainte Geneviève, dont il prédit la gloire. Dans la traversée de la mer, Germain apaisa une horrible tempête en versant dans les flots quelques gouttes d’huile sainte. Ses miracles sans nombre opérèrent encore plus de bien que ses éloquents discours dans la Grande-Bretagne, et il eut la consolation de revenir à Auxerre, après avoir accompli un bien immense chez ces peuples infestés par l’hérésie.
Le saint évêque continua sa vie d’apostolat, de prière et de mortification, et devint de plus en plus illustre par le don des miracles. Un jour, un pauvre trouva le moyen de lui dérober son cheval ; mais il fut obligé de le rendre à l’évêque en lui disant qu’il n’avait jamais pu le diriger, et que, voyant là un châtiment de Dieu, il restituait à son maître l’animal volé : « Mon ami, lui dit le Saint, c’est moi qui suis coupable ; si j’avais eu hier la charité de te donner un vêtement, tu n’aurais pas eu l’idée de commettre ce vol » et il le renvoya avec une large aumône et sa bénédiction. Une autre fois, Germain guérit un jeune homme paralytique, en lui passant la main sur la longueur de la jambe. On rapporte de lui la résurrection d’un mort et de nombreuses guérisons.
Un jour, après avoir offert le saint sacrifice, il annonça sa mort très prochaine et mourut après sept jours de maladie.
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St Ignace de Loyola : prêtre et fondateur de la « Compagnie de Jésus » (1491-1556)
Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.
Il fut d’abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l’orgueil et l’amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l’un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges.
Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l’extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s’endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe.
Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d’abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l’emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l’entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l’Enfant Jésus.
Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s’y livrer à des austérités qui n’ont guère d’exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d’aumônes, jeûnant au pain et à l’eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C’est dans cette solitude qu’il composa ses Exercices spirituels, l’un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. Il fut ordonné prêtre à Venise en 1537.
Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1540), que l’on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l’une des plus grandes gloires de l’Église catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d’Ignace.
Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad maiorem Dei gloriam! » (À la plus grande gloire de Dieu !).
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Bx Jean-François Jarrige : prêtre et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-François Jarrige de la Morélie du Breuil, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier, dans des conditions inhumaines, et y mourut de tuberculose.
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Bx Marcel Denis : prêtre des Missions Etrangères de Paris et martyr
(*Alençon, France, 7 août 1919 – † Kham Hè, Laos, 31 juillet 1961)
Marcel Denis naît le 7 août 1919 à Alençon, la ville de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dans le diocèse de Séez en France. Il fréquente d’abord le petit et le grand séminaire de son diocèse ; en 1942, il est admis aux Missions Étrangères de Paris.
Ordonné prêtre le 22 avril 1945, il part en 1946 pour la Mission du Laos. Chargé d’abord des chrétientés de Dong Makba et alentours, dans la plaine, il y travaille avec difficulté à l’éducation des villageois.
À partir de 1954, il est envoyé vers les zones intérieures du Khammouane. Il s’établit à Maha Prom et s’entoure de collaborateurs de valeur. Il met sa science, son cœur et sa foi, dans la patience et la persévérance, au service de la promotion humaine et spirituelle du peuple auquel il est envoyé. Peu à peu, il se tourne vers les villages de la montagne, qui ignorent tout de l’Evangile, et consacre beaucoup de temps et d’amour aux lépreux. Pèlerin infatigable, il parcourt une vaste région et ouvre le dialogue avec les populations rencontrées. Çà et là la bonne graine germe, ouvrant de grands espoirs de conversions.
En avril 1961, la guérilla communiste occupe en quelques semaines tout le territoire qui lui est dévolu. Il se dépense sans compter pour mettre collaborateurs et enfants à l’abri, mais décide de rester au milieu d’eux. Il est arrêté et emmené en détention vers un lointain village à la frontière du Vietnam. Au bout de trois mois, le 31 juillet 1961, il est emmené dans la forêt et exécuté. Sa mémoire est vénérée et son exemple continue d’inspirer de nombreux chrétiens laotiens.
Marcel Denis fait partie des 17 martyrs béatifiés, en un seul groupe, à Vientiane, capitale du Laos, le 11 décembre 2016.
Cette célébration a été présidée par le cardinal philippin Orlando Quevedo, oblat de Marie Immaculée (OMI) et archevêque de Cotabato, envoyé au Laos comme représentant personnel du pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-).
La mémoire commune correspond au jour du martyre du père Jean Wauthier, OMI, né le 22.3.1926 à Fourmies (59), mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
La mémoire individuelle est celle du jour du martyre (dies natalis) de chacun.
LISTE DES 17 MARTYRS DU LAOS
Joseph Thao Tiên, né le 5.12.1918 à Muang Sôi (Houa Phanh, Laos), prêtre diocésain taï-deng du vicariat de Thanh Hóa (Vietnam), mort le 2.6.1954 à Ban Talang (Houa Phanh), vicariat de Vientiane.
Jean-Baptiste Malo, MEP, né le 2.6.1899 à La Grigonnais (44), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 28.3.1954 à Yên Hội (Hà Tĩnh), diocèse de Vinh (Vietnam).
René Dubroux, MEP, né le 28.11.1914 à Haroué (54), prêtre diocésain de Saint-Dié puis missionnaire au Laos ; mort le 19.12.1959 à Palay, vicariat de Paksé.
Paul Thoj Xyooj, né en 1941 à Kiukatiam (Louang Prabang), catéchiste hmong, mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.
Mario Borzaga, OMI, né le 27.8.1932 à Trente (Italie), mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.
Louis Leroy, OMI, né le 8.10.1923 à Ducey (50), mort le 18.4.1961 à Ban Pha (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
Michel Coquelet, OMI, né le 18.8.1931 à Wignehies (59) et éduqué à Puiseaux (45), mort le 20.4.1961 à Sop Xieng (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
Joseph Outhay Phongphoumi, catéchiste veuf, né en 1933 à Khamkoem, diocèse de Tha-rè-Nongsèng (Thaïlande), mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.
Noël Tenaud, MEP, né le 11.11.1904 à Rocheservière (85), missionnaire en Thaïlande puis au Laos, mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.
Vincent L’Hénoret, OMI, né le 12.3.1921 à Pont l’Abbé (29), mort le 11.5.1961 à Ban Ban / Muang Kham (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
Marcel Denis, MEP, né le 7.8.1919 à Alençon (60), mort le 31.7.1961 à Kham Hè (Khammouane), vicariat de Savannakhet.
Jean Wauthier, OMI, né le 22.3.1926 à Fourmies (59), mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
Thomas Khampheuane Inthirath, né en mai 1952 à Nong Sim (Champassak), élève catéchiste Lavên, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.
Lucien Galan, MEP, né le 9.12.1921 à Golinhac (12), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.
Joseph Boissel, OMI, né le 20.12.1909 au Loroux (35), mort le 5.7.1969 à Hat I-Et (Bo-likhamsay), vicariat de Vientiane.
Luc Sy, catéchiste kmhmu’ père de famille, né en 1938 à Ban Pa Hôk (Xieng Khouang), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.
Maisam Pho Inpèng, laïc kmhmu’ père de famille, né vers 1934 près de Sam Neua (Houaphan), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.
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le 31 juillet 432 : élection du pape Sixte III.
Sixte III est à l’origine de la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure sur l’emplacement de la basilique construite par le pape Libère, de la basilique de Saint-Laurent-la-Grande et du baptistère du Latran.
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le 31 juillet 1009 : Serge IV est élu pape.
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le 31 juillet 1097 : l’armée des croisés atteint Antioche de Pisidie au cours de la Première croisade.
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le 31 juillet 1358 : assassinat par les Parisiens d’Etienne Marcel.
Après le meurtre des Maréchaux de Normandie et de Champagne, le 22 février 1358, qui entraîne la fuite du Dauphin Charles à Senlis, Paris est aux mains d’un Triumvirat constitué d’Étienne Marcel, Jehan de Picquigny et Robert Le Coq. Avec la Grand Ordonnance de 1357, Marcel a déjà réussi, lors des États Généraux, à limiter les pouvoirs du Roi, notamment en matière fiscale.
Sûr de sa force, il envoie des lettres aux « Bonnes Villes » dans lesquelles il recommande que Charles le Mauvais soit proclamé « Capitaine Universel » pour lutter contre le Dauphin. Mais le Navarrais, dont les troupes sanguinaires sont constituées de beaucoup d’Anglais, fait peur aux parisiens. Le triumvirat mate par la force des manifestations sur la place de Grève: six-cents à sept-cents parisiens restent sur le pavé, morts ! Les horreurs de Marcel poussent les parisiens à se rallier au Dauphin.
Devant la colère parisienne, Étienne Marcel décide d’aller chercher le roi de Navarre et tente de quitter Paris. A la Porte Saint-Denis, il est arrêté et devant son refus d’obtempérer il se fait fendre le crâne à coup de hache. Le 2 août suivant, le Dauphin Charles fait son entrée dans Paris.
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le 31 juillet 1423 : bataille de Cravant.
Défait par les Anglais et leurs alliés bourguignons, les « Français reniés » comme va les appeler bientôt sainte Jeanne d’Arc, lors de la bataille de Cravant dans Yonne, Charles VII doit se retirer à Bourges. Après le honteux Traité de Troyes de 1420, qui déshérite le Dauphin et donne la France à l’occupant anglais. Le Dauphin se replie au sud de la Loire, terres qui le reconnaissent encore. Il en hérite le surnom de «roi de Bourges». Seul pont sur la Loire Orléans, aux mains du Comte Jehan de Dunois dit le «Bâtard d’Orléans» résiste aux Anglais.
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le 31 juillet 1451 : arrestation de Jacques Cœur.
Après avoir entendu le Grand Conseil, au château de Taillebourg près de Saint-Jean-d’Angély, le Roi Charles VII donne son accord pour que Jacques Cœur, le Grand Argentier du Royaume, soit accusé du crime de lèse-majesté. Ce dernier est immédiatement arrêté et ses biens mis sous séquestre. Il est soupçonné d’avoir empoisonné Agnès Sorel. En 1454, il parvient à s’échapper de sa prison en partie grâce au pape qu’il rejoint, avant de mourir en 1456.
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le 31 juillet 1556 : mort de Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus.
Le 31 juillet 1556, Ignace de Loyola, le fondateur de la Compagnie de Jésus, s’éteint à Rome, à l’âge de 65 ans. La Compagnie compte alors près de mille membres, 150 maisons, et collèges.
Saint Ignace est aussi connu pour ses Exercices Spirituels, qui lui ont été donnés au cours d’une apparition qui a duré une semaine à Manrèse en Espagne. Notre Dame lui a montré par vision ce que deviendrait son ordre, la Compagnie de Jésus, et donné une méthode d’exercices spirituels de 30 jours pour découvrir avec certitude la volonté de Dieu. Saint Jean Paul II a qualifié les Exercices de Saint Ignace de « plus sûr chemin vers la sainteté ».
Adaptés à la vie moderne, ces exercices sont dispensés sous des durées adaptées à 5, 8 ou 30 jours.
Jusqu’à l’âge de 30 ans, Ignace de Loyola vit la vie d’un jeune noble courant après la gloire et les honneurs, désireux de conquérir le cœur de la plus noble et plus belle des princesses. Mais, en 1521, lors du siège de Pampelune (Voir la chronique du 19 mai.), il est blessé et passe sa convalescence au château familial de Loyola.
Ignace est ordonné prêtre à Venise en 1537. En 1539, il écrit la « Formula instituti », ébauche des règles de la Compagnie, que le pape Paul III valide en septembre 1540. Il meurt le 31 juillet 1556 à Rome. Saint Ignace est canonisé 12 mars 1622, avec François Xavier et Thérèse d’Avila.
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le 31 juillet 1602 : le maréchal de France Duc de Biron est condamné à mort et décapité pour trahison.
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le 31 juillet 1620 : la Paix d’Ulm.
La médiation de la France, entre la Ligue Catholique et l’Union Évangélique, aboutit à la fin des combats et à la signature de la Paix d’Ulm.
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le 31 juillet 1667 : le traité de Bréda.
Ce traité redonne une fois de plus l’Acadie à la France, laquelle rend à l’Angleterre les îles d’Antigua, de Saint Kitts et de Montserrat. Il a été conclu le 31 juillet 1667 par la France, le Danemark, l’Angleterre et la République des Provinces-Unies. Il met fin à la deuxième guerre anglo-hollandaise (1665-1667). L’Angleterre renonce à ses derniers territoires aux îles Banda et les Français perdent la Guyane. La Hollande achète le Surinam en échange de l’île de Manhattan, où des Juifs du Portugal, exilés du Brésil, s’établissent. Les Néerlandais abandonnent à l’Angleterre les territoires de la Nouvelle-Néerlande.
Fin des hostilités entre l’Angleterre et la France commencées le 26 janvier 1666
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le 31 juillet 1752 : création de l’Académie royale de marine à Brest.
Louis-Antoine de Rouillé, comte de Jouy, Secrétaire d’État à la Marine institue par un règlement l’Académie royale de marine de Brest, institutionnalisant l’initiative d’un groupe d’officiers de marine brestois, animé par le capitaine d’artillerie Sébastien Bigot de Morogues.
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le 31 juillet 1759 : bataille de Beauport.
L’armée française remporte une victoire importante le 31 juillet 1759, lors de la bataille de Beauport, contre les Britanniques. Situé au Québec, le fort est un endroit stratégique pour la guerre de Conquête du Canada. Les troupes britanniques du général James Wolfe, débarquées le 26 juin, mettront près d’un mois à mettre leur plan d’attaque au point. Suite à une perte de quelques 400 soldats, l’armée britannique est obligée de se retirer.
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le 31 juillet 1861 : inauguration de la chapelle des Saints-Anges de Saint-Sulpice, à Paris.
Delacroix a mis 14 ans pour réaliser ces peintures murales.
Le combat de Jacob avec l’ange,
Saint Michel terrassant le démon.
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le 31 juillet 1917 : début de la troisième bataille d’Ypres en Flandre.
La British Army, aidée par l’armée canadienne et des renforts de l’armée française, attaque l’armée allemande à Passendale (Flandre-occidentale). Les combats dureront jusqu’au 6 novembre, sans qu’un camp réussisse à prendre clairement le dessus sur l’autre. Cet épisode, également connu sous les noms de troisième bataille d’Ypres et de bataille de Flandre, fit plus de 700 000 morts dont 448 000 du côté des alliés. Cette bataille a fait l’objet d’un film et de nombreuses chansons.
L’offensive débute le 31 juillet à 03h30 du matin par un épais brouillard qui ne facilite pas la progression britannique. Rapidement on s’aperçoit que cette dernière ne sera pas celle escomptée. Toutefois, les troupes de l’Entente remportent quelques succès: au Nord d’Ypres, les villages de Saint Julien, Pilckem et Bixschoote sont enlevés.
La pluie ralentit les mouvements et condamne quasiment toute tentative d’assaut. Et ce qui devait arriver arriva, une pluie continuelle s’abat sur le secteur d’Ypres bien plus tôt que prévu: la boue fait son apparition et les cratères d’obus se transforment en dangereux bourbiers.
L’ultime offensive, fixée le 6 novembre à 06h00, est confiée au Canadian Corps de Currie et a pour objectif les villages de Passchendaele et de Mosselmarkt, et la crête au-delà. Les 1ère et 2ème divisions appuyées par un puissant barrage d’artillerie enlèvent les deux villages en deux heures avec des pertes s’élevant à 2 238 hommes: Haig est satisfait. La bataille de Passchendaele connue également sous le nom de troisième bataille d’Ypres s’arrêtera là.
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le 31 juillet 1920 : l‘avortement est interdit.
Une loi est votée en France qui stipule que l’avortement est strictement interdit. La contraception est également passible d’une amende, voire d’une peine de prison. Toute information diffusée sur le sujet peut également aboutir à une pénalité. Le gouvernement espère ainsi augmenter le taux de natalité. En 1942, l’avortement est déclaré “Crime contre l’État”. Les femmes y ayant recouru ou l’ayant pratiqué seront condamnées à la peine de mort. Ce sera le cas de Marie-Louise Giraud, guillotinée en 1943. Ce n’est qu’en 1975, que la loi française va autoriser les parents à assassiner leurs enfants à naître, assassinat pudiquement baptisé « interruption volontaire de grossesse » (IVG).
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le 31 juillet 1944 : mort d’Antoine de Saint-Exupéry, aviateur et écrivain français.
L’aviateur et écrivain Antoine de Saint Exupéry, 44 ans, disparaît au cours d’une mission de reconnaissance sur le sud de la France. Les conditions de sa disparition restent obscures : attaque d’un chasseur allemand, panne de moteur… Des morceaux de son appareil ont été retrouvés en 2000 et formellement identifiés le 7 avril 2004.
Saint-Exupéry laisse derrière lui de nombreux ouvrages qui cherchent la Vérité et le sens des actions de l’homme, entre autres : L’Aviateur, Courrier sud , Vol de nuit, Terre des hommes, Pilote de guerre, Le Petit Prince, Citadelle, et un ouvrage posthume : Écrits de guerre, 1939-1944, dont voici des extraits (ed Gallimard, Folio)
« Dites la vérité, Général, la France a perdu la guerre, mais ses alliés la gagneront. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 208
Saint-Exupéry s’élève contre ceux qu’il appelle « les embusqués de New York » ou « les super patriotes d’outre-mer », « les super patriotes en chambre ». Les organisations militantes de la colonie française de New York, à laquelle appartient notamment Jacques Maritain, le pressent de rallier Charles De Gaulle. Il refuse et s’en explique :
« Je l’aurais suivi avec joie contre les Allemands, je ne pouvais le faire contre les Français », (Écrits de guerre, p. 173)
« il me semblait qu’un Français à l’étranger devait se faire témoin à décharge et non à charge de son pays (Écrits de guerre, p. 286) […]
« Si je n’étais pas gaulliste à New York, c’est que leur politique de haine n’était point pour moi la vérité » (Écrits de guerre, p. 269).
À Alger, Saint-Ex a retrouvé « la bande des crabes qui ne savent que haïr » (EG, p. 361). Non seulement De Gaulle a refusé de le recevoir, mais ses ouvrages dont Le Petit Prince sont interdits. Il fait part de ses sentiments à Michel Poniatowski :
« Je suis heureux, je pars […] Ici à Alger, c’est la putréfaction. Parce que j’ai prêché la réconciliation entre les Français et l’unité des résistants, je suis en butte à la hargne du Parti gaulliste. […] Sors d’ici, engage-toi, choisis une bonne unité, bats-toi, c’est propre, c’est net, laisse-les ici à leur fange. » (M. Poniatowski, Mémoires, tome 1, p. 122).
A Oujda, le 8 juin 1943 :
«J’ai eu raison, je crois, dans tout ce que j’ai pensé depuis deux ans sur les affaires de mon pays. Je n’aime pas plus aujourd’hui le général De Gaulle. C’est ça, la menace de dictature. C’est ça, le national-socialisme. Je n’aime pas la dictature, la haine politique, le credo du parti unique. Quand le national-socialisme meurt ailleurs, ce n’est vraiment pas raisonnable de le réinventer pour la France. Je suis très impressionné par cette bande de fous. Leur appétit de massacre entre Français, leurs souhaits en ce qui concerne la politique d’après-guerre (bloc européen) conduira une France aussi affaiblie que l’Espagne à ne plus être qu’un satellite de la Russie ou de l’Allemagne. Ce n’est pas dans cette direction que loge pour moi la vérité. » (Écrits de guerre p. 272-273)
Lettre au lieutenant Diomède Catroux (Tunis, été 1943)
« Je hais pour des raisons profondes le mythe de l’épuration. […] Sont mes frères, non ceux qui ont raisonné comme moi, mais ceux qui ont « aimé » comme moi. En rendant à « amour » son vieux sens de « contemplation par l’esprit.
Je suis peu clair, bien sûr, mais connais bien ce que je cherche à dire. Et je sais bien quels hommes me sont respirables, et quels hommes me font étouffer. Et ça m’a aéré de rencontrer quelques hommes comme vous dans cette sordide Afrique du Nord. » (Écrits de guerre p. 294, 296)
« Mais ce n’est certes pas dans Paris-Soir que je puis trouver la paix spirituelle. Ni chez M. Ramon Fernandez. Ni dans cette ignoble radio. J’ai écouté, hier, Pierre Dac avec stupeur. Si j’étais étranger, ayant écouté la France rayonner ces ordures-la, je me dirais qu’il est urgent de nettoyer le monde d’une telle bassesse. […] Ce pays est foutu, si on ne lui trouve pas de claires raisons de se battre. […] Rien, visiblement, ne l’illumine. Pas étonnant qu’on soit à la remorque des Anglais : nous ne savons pas nous formuler. Nous ne savons pas prendre visage. » (Lettre à X., Orconte, fin décembre 1943, Écrits de guerre, p. 48-49)
« Je continue de penser que le salut de mon pays ne réside point dans une épuration sanglante par les fanatiques du « parti unique ». » (EG p. 286)
« Comment se solidariser avec des personnes qui, systématiquement, dénigraient tout ce qui se passait en France, acceptant de gaieté de cœur la mort des enfants de France, plutôt que de voir se relâcher le blocus britannique et qui, lorsque la victoire se rapprochait, ne rêvaient que fusillades et épuration ? Comment faire corps avec ces pharisiens d’un nouveau genre qui ne cessaient de proclamer leur pureté en accablant les autres de tous les péchés du monde ? » (Souvenirs du Professeur Léon Wencelius, Écrits de guerre, p. 146)
« Ces gens-la [les politiciens d’Alger] se détestent entre eux plus qu’ils ne détestent les Boches. » (À Raymond Aron ; Écrits de guerre p. 321)
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le 31 juillet 1945 : le général Weygand, malgré son état de santé affaiblie par la détention, vient rendre témoignage au Maréchal Pétain lors de son procès.
A ceux qui lui conseillent la modération il répond : « Vous perdez votre temps. J’ai décidé de dire tout ce qui pourra contribuer à la lumière et nul ne m’en empêchera. » Reynaud est réduit à l’état de menteur et de trouillard cherchant à sauver sa peau, par l’éloquence du général.
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le 31 juillet 1954 : l’autonomie interne est accordée par la France à la Tunisie.
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le 31 juillet 1985 : le gouvernement français autorise la création de chaînes privées de télévision.
Nos élus rêvent de reproduire les méthodes de la Chine communiste
Constance Prazel a décrypté pour Liberté politique le rapport sénatorial sur la crise sanitaire et les outils numériques pour y répondre. Ce rapport donne l’état d’esprit de nos élus et ce n’est pas rassurant pour nos libertés :
[…] Le rapport se fonde sur un constat de départ : la gestion de la pandémie n’a pas permis de réduire de manière significative les morts, et elle a mis le pays sous cloche avec des conséquences économiques dramatiques. Pour éviter la reproduction d’un tel scénario, il préconise d’envisager un recours massif aux outils numériques, et d’envisager des méthodes toujours plus intrusives, estimées plus efficaces, mais limitées dans le temps. Une fois posé ce cadre de réflexion, tout devient permis – ou presque.
Un paradoxe initial n’a pas échappé aux rédacteurs du rapport : « les outils numériques peuvent théoriquement permettre un ciblage précis, individuel et en temps réel des mesures ou des contrôles, même si la plupart n’ont eu ni cette finalité, ni cet effet. » Mais par une sorte de scientisme béat, les rapporteurs demandent qu’un chèque en blanc soit signé pour l’avenir. Aucune conclusion n’est tirée de ce constat de départ. La conclusion est même strictement inverse : il faut toujours plus d’outils numériques.
Analyse des pays asiatiques
Dans un premier temps, le rapport propose une analyse détaillée, sous forme d’étude de cas, d’un panel de pays asiatiques ayant eu massivement recours aux outils numériques pour gérer la crise sanitaire. Dans ce panel, le « modèle » chinois occupe une place toute particulière.
Il est assez consternant de constater que la mise en avant de la Chine ne pose pas de problèmes majeurs aux rédacteurs. Il y a une précaution oratoire rhétorique visant à contextualiser, voire à mettre en garde vis-à-vis de la spécificité du régime chinois, mais elle reste très discrète et est vite balayée en termes pudiques. A la lecture du texte sénatorial, on pourrait presque oublier que la Chine est une dictature communiste à parti unique : une fois passée la discrète mise en garde initiale, la Chine est présentée quasiment sur le même plan que les démocraties coréenne et taïwanaise, par exemple.
Le discours vis-à-vis de la Chine s’avère globalement extrêmement positif. La Chine s’est distinguée par « le recours intensif aux outils numériques sous toutes leurs formes et avec tous les types de finalités, y compris les plus intrusives, avec une ampleur inégalée non seulement dans le monde, mais aussi dans l’histoire. » Ceux qui s’en offusqueraient sont comptés pour peu de choses. On lit plus loin : « « Si le modèle chinois n’est évidemment pas transposable aux pays occidentaux, on ne peut pas, pour autant, se satisfaire d’une simple posture d’indignation : la stratégie chinoise est, globalement, une grande réussite. » La Chine a ouvertement privilégié la lutte contre la menace sanitaire par rapport à la protection des libertés individuelles, en particulier la liberté d’aller et venir et celle d’avoir une vie privée, mais cela ne doit pas poser de cas de conscience. « À Chongqin, on compte une caméra pour six habitants, contre une pour 130 à Nice, la ville la plus équipée de France. », s’émerveille le rapport.
Avec aveuglement et complaisance, les rapporteurs accordent une confiance sans discernement à la propagande gouvernementale chinoise : « les chiffres officiels sont douteux, bien sûr, mais la maîtrise de la situation ne l’est pas – et, avec elle, la levée des restrictions et le retour à une vie économique et sociale normale. » Mais comment juger de la maîtrise de la situation en l’absence de chiffres officiels fiables ? Nous ne le saurons pas.
Les sénateurs évoquent également la mise en place d’un contrôle social par les pairs : le rapport note que ces pratiques ont pu, ponctuellement, en Occident, susciter la désapprobation, mais se garde bien de les juger… puisqu’elles sont efficaces. Le système de « crédit social » n’a que peu été utilisé dans le cadre du covid ; il ne faut pas « caricaturer », ou faire d’amalgame, nous dit le rapport. Nous voilà rassurés : les intentions des autorités chinoises étaient pures. Pratiqué de manière très artisanale, il reste difficile à estimer, il serait donc malhonnête de lui accorder trop d’importance : 1% de la population aurait figuré sur les listes noires. Ce qui représente tout de même, à l’échelle de la Chine, plus de 10 millions de personnes…
[…]
Les rapporteurs arrivent à ce constat après leur première partie descriptive : les potentialités du numérique restent très largement sous-exploitées. Un parallèle est établi entre l’action des Etats et la collecte de données réalisée par les GAFA. A travers l’utilisation de Google ou des réseaux sociaux, les citoyens acceptent sans broncher de divulguer un nombre très important de leurs données personnelles. Pourquoi sont-ils aussi réticents à faire de même avec un organisme public ?
La question est intéressante et mérite d’être posée. Toutefois, il est malhonnête d’exercer un parallèle. Certes, en utilisant Facebook ou Google Maps, je consens à donner un certain nombre d’informations sur mon compte. Mais je reste libre de me déconnecter à tout moment, et il n’y a pas de caractère obligatoire à cette utilisation. Le parallèle s’arrête donc là.
Le plus grave est que les rapporteurs envisagent en toute bonne conscience de déléguer la surveillance à ces organismes privés. A titre d’exemple, ils expliquent que l’analyse de Google Maps et Google Trends, pouvait permettre de mesurer que le passage au télétravail, à l’aune des données communiquées par Google Maps, était insuffisant et inférieur aux recommandations gouvernementales. L’analyse des liens sociaux permise par les infos divulguées sur Facebook permet aussi beaucoup de développements : « la possibilité existe, les algorithmes se perfectionnent, et les capacités de calcul augmentent : à terme, cette perspective n’a rien d’irréaliste techniquement. » Les rapporteurs sont très tranquilles vis-à-vis de cela : oui, c’est attentatoire aux libertés, mais il serait « criminel » de ne pas envisager ces développements dès maintenant. Dès que l’homme songe à quelque chose, il le fait…
Dans le même ordre d’idées, nos auteurs envisagent des possibilités extrêmement inquiétantes : « – le contrôle des déplacements : bracelet électronique pour contrôler le respect de la quarantaine, désactivation du pass pour les transports en commun, détection automatique de la plaque d’immatriculation par les radars, portiques de contrôle dans les magasins, caméras thermiques dans les restaurants, etc.
– le contrôle de l’état de santé, via des objets connectés dont l’utilisation serait cette fois-ci obligatoire, et dont les données seraient exploitées à des fins de contrôle ;
– le contrôle des fréquentations, par exemple aller voir un membre vulnérable de sa famille alors que l’on est contagieux ;
– le contrôle des transactions, permettant par exemple d’imposer une amende automatique, de détecter un achat à caractère médical (pouvant suggérer soit une contamination, soit un acte de contrebande en période de pénurie), ou encore la poursuite illégale d’une activité professionnelle (commerce, etc.) en dépit des restrictions. »
Tout cela adossé aussi à un système assurantiel, permettant de mesurer le risque que l’on fait « prendre aux autres. »
[…]
Nos sociétés occidentales, et plus particulièrement la France, doivent assumer cet usage du numérique contre les libertés individuelles car « si nous ne le faisons pas, d’autres le feront pour nous. Et, face à une crise majeure, nous n’aurons pas d’autre choix que de leur demander leur aide, et il sera alors trop tard pour défendre nos principes démocratiques. » Le raisonnement frise l’absurde. « Si nous le faisons pas, d’autres le feront », sous-entendu, qui ne sont politiquement pas recommandables comme nous le sommes. Mais si nous faisons la même chose, où se trouve notre supériorité de valeurs ? Elle reste putative et désincarnée. Nous ne valons pas plus qu’une dictature si nous agissons comme elle, mais avec, à la différence, des intentions « pures » et démocratiques. Dans ces conditions, le « réfléchir avant pour ne pas subir ensuite » n’est qu’une posture. […]
Pendant que l’Etat impose une camisole sanitaire aux Français, l’immigration clandestine se poursuit
Les immigrés clandestins ont tous les droits, alors que les Français voient se réduire leur liberté de mouvement dans leur propre pays.
Un camp de plusieurs centaines de migrants et des familles avec enfants sans logement s’installe sur la célèbre Place des Vosges à Paris.
Un camp de plusieurs centaines de migrants et des familles avec enfants sans logement s’installe sur la célèbre Place des Vosges à Paris.
Les associations veulent dénoncer de nouveau l’inaction du gouvernement vis à vis des sans-abris. pic.twitter.com/BKXPoGORCR
— Remy Buisine (@RemyBuisine) July 29, 2021
#Paris : entrés illégalement en France et sans #PassSanitaire les migrants installent tranquillement leurs tentes… Les repas arrivent. pic.twitter.com/Quhe6EVe0g
— Le Conservateur (@Fr_Conservateur) July 29, 2021
Près de 190 manifestations de nouveaux prévues pour défendre nos libertés
Des habitants bloquent les routes devant la Préfecture de la Réunion suite aux annonces du Préfet du confinement de l’île avec l’instauration d’un couvre feu à 18 heures dès ce week-end avec retour de l’attestation pour les déplacements de plus de 10 km.
A Lyon, jeudi 29 juillet, des soignants de l’hôpital Édouard Herriot sont en grève illimitée. Ils protestent contre l’obligation vaccinale pour les personnels hospitaliers et l’extension du passe sanitaire. Les syndicats de plusieurs hôpitaux de France ont déposé des préavis de grève.
Damien, infirmier depuis 2013, en grève, rappelle que l’obligation vaccinale n’est pas que pour les soignants mais “pour tout le personnel hospitalier.”
“Plus de 70 professions sont concernées, comme les administratifs ou les cuistots”. “Le pass va faire que les usagers de l’hôpital, les visiteurs et les patients, devront montrer patte blanche, c’est à dire être vaccinés double dose soit avoir fait un test PCR. C’est une sorte de discrimination dans la santé, l’hôpital n’est pas là pour dire “toi je te prends, toi je te prends pas”, on est là pour soigner tout le monde”. “Je ne suis pas contre la vaccination, j’ai signé en fonction publique et il y a des vaccins obligatoires, j’ai du me remettre à jour. Mais je suis contre la brutalité des méthodes du gouvernement. Ils disaient “le vaccin n’est pas obligatoire et on va lever les brevets”, et trois mois après ils annoncent la vaccination obligatoire pour les soignants et le pass sanitaire”.
William Dab, épidémiologiste et ancien Directeur Général de la Santé: “On n’a jamais rendu obligatoire un vaccin dont la durée de l’immunité n’est pas connue”
William Dab, épidémiologiste et ancien Directeur Général de la Santé: “On n’a jamais rendu obligatoire un vaccin dont la durée de l’immunité n’est pas connue” pic.twitter.com/vzwmiL9lJ3
— BFMTV (@BFMTV) July 29, 2021
En Israël, malgré la forte vaccination, l’épidémie repart à la hausse avec la propagation du variant Delta.
Les manifestations pour la liberté se poursuivent partout :
VENDREDI 30 JUILLET
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Alençon – vendredi 30 – 16 h – la halle au blé
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Bastia – Vendredi 30 – 18H30 – devant ARS
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Briare – vendredi 30 – 13H – Place de la république
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Châlons en Champagne – vendredi 30 – 19h30 – en nocturne au grand jard (kiosque)
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Chaumont – vendredi 30 – 20h – Mairie
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Draguignan – Vendredi 30 – 19h devant sous préfecture
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Langres – Vendredi 30 – 20h – mairie
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Maubeuge – vendredi 30 – 20 h – place wattignies
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Montauban – Vendredi 30 – 20H – Préfecture de Montauban
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Montpellier– Vendredi 30 – 18h30 Pique-nique Les Rives du lez
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Maure de Bretagne – vendredi 30 – 15h30 4voies Rennes Redon pont s opération visibilité pique nique le soir
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Nancy – Vendredi 30- 20h – place Stanislas Agora
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Rodez – Vendredi 30 – 18 h – Sur le parking devant l’Hôpital de Rodez
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Saint-gaudens – vendredi 30 – 14 h – à l hôpital
SAMEDI 31 JUILLET
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Abbeville – samedi 31 – 14H – Mairie
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Agen : samedi 31 – 14h – Place du Gravier
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Aix-en-Provence – samedi 31 – 10h – La Rotonde
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Ajaccio – Samedi 31 – 18h30 – Sous-Prefecture
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Albertville – samedi 31 – 10h – Place/parking pénitencier
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Albi : samedi 31 – 14h – Place du Vigan https://fb.me/e/E2GPBxK3
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Alençon – 14h – samedi 31 – Halle aux blés
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Ales – samedi 31 – 14 h – devant la sous-préfecture
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Amiens – samedi 31 – 14h00 – maison de la culture
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Angers – samedi – 14h ?15h ? – Place du Ralliement ? jardin du mail ?
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Angoulême – samedi 31 – 14h – place New-York
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Annecy : samedi 31 – 14h – Pâquier
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Antibes – samedi 31 – 10h30 – rond point de provence https://fb.me/e/SnDM1EPQ
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Arles (13) – samedi 31 – 14h – Place de la République.
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Arras – samedi 31 – 14h – place des héros https://fb.me/e/MVSzOhkt
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Aubenas – samedi 31 – 14h – Place du Château
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Auch – samedi 31 – 14h – place de la libération (départ 14h30 ) – 16 h parole au peuple
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Aurillac – samedi 31 – 10h – Place des droits de l’homme
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Autun – samedi 31 – 15h – Mairie ?
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Auxerre – samedi 31 – 14H – Place de l’arquebuse
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Avignon – samedi 31 – 14 h – place de l’horloge
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Avranches (50) – samedi 31 – 12h – Mairie
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Bar-le-Duc – samedi – 14h – Gare sncf
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Bastia – Samedi 31 – 18h30 – Préfecture
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Bayonne – samedi 31 – 14 h – place de la liberté
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Bayonne – samedi 31 – 14 h – monuments aux morts
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Beaurecueil – Samedi 31 – 12h30 – au Domaine Roques-Hautes
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Beauvais – samedi – 14h – Hôtel de Ville
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Belfort – samedi – 14h et/ou 16 h – Place de la République
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Besançon – Samedi 31 – 14 heures Place de la Révolution
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Bessèges (30) – Samedi 31 – 14h – devant la médiathèque
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Beziers – samedi 31 – 10h30 – place du 14 juillet devant le Cirdoc
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Bordeaux – samedi 31 – 14H Place de la bourse
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Bordeaux – samedi 31 – 14h30 – Conseil Régional ??
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Bouguenais : samedi 31 – 10h30 – Rond-Point de Grand Lieu direction Aéroport
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Boulogne Sur Mer – Samedi 31 – 17 heures Parvis de Nausicaa
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Bourg-en-Bresse – samedi 31 – 14h Préfecture
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Bourges – Samedi 31 – 14h – Place Seraucourt
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Bourgoin-jallieu (38) – samedi 31 – 14h – Hôtel de Ville
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Brest – samedi 31 – 14H – place de Strasbourg
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Brioude – samedi 31 – 14h30 – Mairie
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Brive –
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Caen – samedi 31 – 14 h – mairie
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Cahors – samedi 31 – 10h – rond-point de regourd
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Cahors – samedi 31 – 14h – devant le tribunal
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Calais – samedi – 13h30 – Théâtre ? mairie ?
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Cambrai – samedi – 9h30 – Place Aristide Briand
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Cannes – Samedi 31 – 13h30 – Rond Point de la Victoire
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Carcassonne – samedi 31 – 14h30 – square Chénier
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Cayenne (Guyane) – samedi 31 – 8h – Préfecture
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Chambéry : samedi 31 – 14h – Palais de Justice
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Charleville-Mézières – samedi 31 – 14h – Hôtel de Ville
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Chartres – samedi 31 – 14h30 – Place Chatelet
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Chateauroux – samedi 31 – 14h – palais de justice
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Chaumont – samedi – 14h – Mairie
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Chauny – samedi – 14h – Place de l’Hôtel de Ville ? Place Bouzier
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Cherbourg – samedi 31 – 14h – place du général de gaulle
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Clermont-Ferrand – samedi – 14h – Place de Jaude
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Colmar – Samedi 31 – 14H – Mairie https://fb.me/e/2oKh8udhy
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Coulommiers – samedi – 14h – Rond-Point de l’Europe
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Denain – samedi 31 – 14H – Place wilson
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Digne les Bains – samedi 31 – 14h – devant L’ ARS (ancien hôpital)
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Dijon – samedi 31 – 14 h – Place de la République https://fb.me/e/1AmWPKzhl
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Draguignan – samedi 31 – 14h – sous préfecture
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Dreux – Samedi 31 – 10h – Devant l’hôpital
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Douai : samedi 31 – 14h – Place d’Armes
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Dunkerque – samedi 31 – 14h – Place Jean Bart
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Épinal – samedi 31 – 14h – Préfecture
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Figeac – samedi 31 – 10h – devant le lycée
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Foix – Samedi 31 – 10H -Allée de Vilotte
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Forcalquier – samedi 31 – 14h au 6 – Place Martin Bret (Permanence de Castaner)
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Fort-de-France (Martinique) – samedi 31 – 9h – Préfecture
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Fos-sur-Mer – samedi 31 – 10h – Place du Marché
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Fréjus – samedi 31 – 14 h – base nature
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Gap – Samedi 31 – 14H – parc de la Pépinière
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Genève – samedi 31 – 14H – Zone piétonne du Mont-Blanc > Place des Nations
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Gramat – samedi 31 – 9h – Rond-Point des Écoles
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Granville – samedi 31 – 14 h – A la haute ville
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Grenoble – samedi 31 – 14h – Place de Verdun
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Hendaye – samedi 31 – 14h – Parking Lidl
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La Ciotat – samedi 31 – 14h – Vieux-Port
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La Fleche – Samedi 31/07 – 10H et 14H – Rond Point de la Monnerie
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La Rochelle – samedi 31 – 13 h – Devant l’aquarium https://fb.me/e/iNR83JcYH
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La roche sur yon – samedi 31 – 14 h – le kiosque
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La Tour Du Pin – samedi 31 – 10h – place du champ de Mars
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Lamballe – samedi 31 – 10h – Devant la Gare
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Lanester – samedi 31 – 9h30 – Rond-Point de Lann-Sevelin
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Langon – Samedi 31 – 14h – Devant la sous préfecture
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Langres – samedi 31 – 14h – Mairie
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Lannion – Samedi 31 -10 h – sur la place de la Mairie
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Laon (02) – samedi 31 – 13 h – Place de la gare
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Laval – samedi 31- 14h – Préfecture
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Le Havre – samedi 31 – 14H – Place de l’hotel de ville
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Le Mans – samedi 31 – 14h30 – Parc des Expos
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Le Puy-en-Velay – samedi 31 – 14h – Place du Breuil
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Les Abrets en Dauphiné – Samedi 31 – 13H30 – Mairie
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Lille – samedi 31 – 12h ( départ 14 h ) – Place de la république https://fb.me/e/1ABgzybND
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Limoges – samedi – 14h – Place Jourdan
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Lons le Saunier – Samedi 31 – 14H – Place de la Liberté
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Lorient – samedi 31 – 14H place de l’hôtel de ville https://fb.me/e/GxVrXow3
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Lucerne (Suisse) – samedi 31 – 13H – 18H Mühleplatz > inseln
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Lunel – samedi 31 – 9H – Mairie ? Rond-Point Ambrussum ?
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Lyon – samedi 31 – midi – hopital Edouard Heriot
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Lyon – samedi 31 – 14 h – place carnot
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Lyon – samedi 31 – 14 h – parvis renée richard
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Manosque – samedi 31 – 10h Rond-Point Hyper U (covoiturage pour Marseille)
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Marseille – samedi 31 – 14H – vieux-port
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Melun – samedi 31 – 14h – préfecture
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Metz – samedi 31 – 14 h – place de la republique https://fb.me/e/Qm8QMB0P
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Millau – Samedi 31 – 14h – Place de Mandarous
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Moelan sur mer – samedi 31 – 13h – mairie
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Montargis – samedi 31 – 14h – sous préfecture https://fb.me/e/120JHdQGq
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Montauban – samedi 31 – 14h – Préfecture
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Montauroux – samedi 31 – 14h – devant le collège
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Montélimar – samedi 31- 16H – devant mairie
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Montceau les mines – samedi 31 – 10h – place de la mairie
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Mont de Marsan – Samedi 31 – 10h Place St Rock
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Montluçon – samedi 31 – 10h – Faubourg St Pierre
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Montpellier – Samedi 31 – 12 h – Esplanade Charles De Gaulle (Corum )
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Montpellier – samedi 31 – 14 h – place de la comédie
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Montpellier – Samedi 31 – 17h Sitting au polygone, jusqu’à fermeture
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Morlaix – samedi 31 – 10h – Marché
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Mougins – samedi 31 – 10h30 – Rond point de la Victoire https://fb.me/e/1aDSDYvwF
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Mulhouse – samedi – 14h – Place de la Bourse ? avenue clemenceau ?
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Nancy – Samedi 31 – 14 h – Place Maginot
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Nantes – samedi 31 – 13 h – miroir d’eau puis 14h à la croisée des trams
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Narbonne – samedi 31 – 10h30 – Cours de la République (Passerelle)
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Nevers – samedi 31 – 15h30 – Préfecture
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Nice – samedi 31 – 11 h – masséna
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Nice – samedi 31 – 14 h – Garibaldi
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Nîmes – samedi 31 – 17 h – préfecture du gard https://fb.me/e/36kuXONVu
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Niort – samedi – 10h30 – Rond-Point de Bessines
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Nyons – Samedi 31 – 10h – Place de la Libération (devant la statue Marianne)
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Orléans – samedi 31 – 15H – Cathédrale et / ou 14h30 Place de la République
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Paris – Samedi 31/07 – 11H -Devant BFM 2 Rue du Général Alain Boissieu
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Paris – samedi 31 – midi – lieu ? https://fb.me/e/PN3rGdOC
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Paris – samedi 31 – 14H30 – Place du 18 Juin 1940 > Montparnasse
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Paris – samedi 31 – 14H30 – Trocadéro
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Pau – samedi 31 – 10h – place Verdun
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Périgueux – samedi 31 – 10 h – palais de justice
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Perpignan – samedi 31 – 14h – Place de Catalogne
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Pezenas – Samedi 31 – 14h – Cours Jean Jaurès
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Point-A-Pitre (Guadeloupe) – samedi 31 – 10h – Parking CHU
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Poitiers : samedi 31 – 14h – Mairie
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Quimper – samedi 31 – 14h – place de la Tourbie ? Rendez-vous au Likés ?
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Redon – samedi 31 – 14h – sous préfecture
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Reims – samedi 31 – 14H – Mairie
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Rennes – samedi 31 – 14 H – place republique
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Roanne – samedi 31 – 14h Place de l’hôtel de Ville
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Rodez – Samedi – 15 h – Place Ruthene Devant le cinéma CGR (Esplanade des Rutènes)
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Rouen – samedi 31 – 14 h – hotel de ville
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Sadillac – samedi 31 – 15h – Ferme de la Coutaude
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Saint-brieuc – samedi 31 – 14 h – place du Guesclin
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Saint-brieuc – samedi 31 – 14 h – préfecture
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Saint-denis ( La réunion ) – samedi 31 – 14 h – préfecture
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Saint-Dié-des-Vosges – samedi 31 – 14h – 18h30 Tour de la liberté
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Saint-Dizier – samedi 31 – 14h – Mairie
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Saint-Étienne – samedi 31 – St etienne : 14 h pl du bicentenaire – 15 h pl jean Jaurès
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Saint-Eustache (Québec) – samedi 31 – 19H30 145 Rue Saint-Louis
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Saint-Jean-De-Luz – samedi 31 – 15H – Place Louis XIV
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Saint-Nazaire – samedi 31 – 14h – place de la mairie
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Saint-Omer – Samedi 31 – 18H – Place Foch
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Saint-pierre ( la réunion ) – samedi 31 – 10 h – marché de st pierre
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Samatan – samedi 31 – 10h – Rond-Point de Samatan
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Sarlat – samedi 31 – 14h – devant le tribunal
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Sedan – samedi 31 – 13h – Mairie???
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Sélestat – samedi 31 – 14h – Place du maréchal de lattre de tassigny https://fb.me/e/40dcAPpxG
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Sens (89) – samedi 31 – 16h – Vers le Théâtre, à la fontaine.
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Sisteron – samedi 31 – 14h – place de la mairie
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Stenay – samedi – 9h – Rond-Point du Commerce
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Strasbourg – Samedi 31 – 13H – Place Kléber (départ 14h manif)
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Tarbes – samedi 31 – 14h – Place Verdun
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Terrasson ( 24 )- Samedi 31 – 13h45 place de la Libérations ( Rond-Point Mcdo ? )- départ de la manifestation 14h00
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Thionville – samedi 31 – 20h – place de la Liberté
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Thonon-les-Bains – samedi 31 – 14h30 – Place des Arts
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Toulon – Samedi 31 – 13H – Station chaberte à la farlède (A57 vers Toulon)
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Toulon – samedi 31 – 14H – Place de la liberté
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Toulouse – samedi 31 – 14 h – Allées Jean Jaurès https://fb.me/e/FmIqSoSy
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Tours – samedi 31 – 14h – Place Jean Jaurès
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Troyes – samedi 31 – 15 h – devant la préfecture
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Valence – samedi 31 – 12h – Préfecture
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Vallon Pont d’Arc : samedi 31 – 14h – Mairie , place de la résistance ? (Sitting, venir en blanc)
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Vannes – samedi 31 – 14h – esplanade du port
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Versailles – samedi 31 – midi – Place d’Armes https://fb.me/e/1xIfbnbvP ( annulée ? )
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Vescovato (Corse) – samedi 31 – 13h – Rond-Point d’Arena
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Vichy – Samedi 31 – 10h – mairie de Vichy
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Vienne – samedi 31 – 17h30 – Jardin de Cybèle
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Villeurbanne – Samedi 31 – 11h – Masques Blancs au Marché Gratte Ciel
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Villefranche sur Saône – samedi 31 – 10h – devant la mairie
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Villeurbanne (69) – samedi 31 – 11h – Les Masques Blancs au Marché gratte Ciel
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Viriat – samedi 31 – 10h – À la Neuve
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Voiron – samedi 31 – 14h30 – Place Saint Bruno
DIMANCHE 1er AOUT
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Avranches – dimanche 1 -12 h – place de la mairie
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Brive – dimanche 1 – 16 h – théatre https://fb.me/e/V2zOn5WM
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Colmar – Dimanche 1 – 11H – Champs de Mars ( Pic-nic de la liberté )
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Les Abrets en Dauphiné – dimanche 1 – 13h30 – Mairie
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Luzy – dimanche 1 – 15h – Mairie ???
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Montpellier – dimanche 1 – h ?? – jour du vote RDV Place de la Comédie puis la Préfecture
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Nice – dimanche 1 – 11 h – massena ( rassemblement étudiant )
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Nice – dimanche 1 – 14 h – garibaldi ( rassemblement étudiant )
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Plateau des glières 13H Commémoration – Haut lieu de la résistance
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Saint amour – dimanche 1 – 11h – mairie
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Saint Malo – Dimanche 1 – 15 H – porte de Dinan
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Toulouse – dimanche 1 – 14H – devant la mairie (Capitole) https://fb.me/e/2puqenHxX
Des députés italiens ont manifesté contre le passe sanitaire à l’intérieur du Parlement
Des députés italiens manifestent contre le passe sanitaire à l’intérieur du Parlement :
🇮🇹 FLASH – Des députés italiens ont manifesté dans le Parlement pour protester contre le #GreenPass, équivalent du #PassSanitaire en #Italie qui doit entrer en vigueur le 6 août. (La Repubblica) #COVID19 #coronavirus pic.twitter.com/H8gH2rauDf
— Mediavenir (@Mediavenir) July 29, 2021
Des manifestants se sont rassemblés devant le Palais Présidentiel à Bratislava en Slovaquie avant de bloquer la circulation du centre ville pour protester contre l’instauration du pass sanitaire dans le pays.
« Corruption silencieuse » à l’ONU : le nouveau rapport de l’ECLJ
Après avoir mis en lumière les conflits d’intérêts entre certaines ONG et des juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), l’ECLJ a poursuivi ce travail d’enquête auprès d’une autre institution internationale basée à Genève : le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.
L’ECLJ publie un nouveau rapport prouvant des atteintes à l’indépendance de nombreux experts de cette institution.
Dans son précédent rapport, l’ECLJ avait démontré l’existence de conflits d’intérêts touchant des juges de la CEDH. L’exactitude de ce premier rapport a depuis été reconnue par les ambassadeurs du Conseil de l’Europe. Cette fois, l’ECLJ s’est attelé à étudier méticuleusement pendant plusieurs mois les déclarations publiques de financement des experts de l’ONU. L’ECLJ a réalisé plus de 25 entretiens avec ces experts des Procédures spéciales de l’ONU. Ce qui en ressort est édifiant.
La principale conclusion de ce rapport est que des fondations privées financent directement des experts de l’ONU pour que ceux-ci rédigent des rapports allant dans le sens voulu par ces fondations privées. Ces rapports sont ensuite promus comme des recommandations indépendantes émanant de l’ONU, et repris par des gouvernements et des juridictions internationales pour soutenir ou justifier leurs décisions. Ceci est en contraction flagrante avec le code de conduite des experts et les résolutions du Conseil des droits de l’homme. Les experts devraient être indépendants, non seulement vis-à-vis des États mais aussi vis-à-vis des fondations privées qui veulent aligner l’agenda des experts sur le leur.
Un exemple parmi d’autres tiré : Juan Méndez, Rapporteur spécial sur la torture entre 2010 et 2016 a été en même temps membre du conseil d’administration de l’Open Society Justice Initiative. L’Open Society Foundations lui a fourni un financement sur deux ans de 200 000 USD pour financer son centre de recherche l’Anti-Torture Initiative qui l’assiste dans la rédaction de ses rapports. En 2015, Monsieur Méndez a reçu 90 000 USD de la Fondation Ford, pour organiser une consultation d’experts sur le thème du genre et de la torture, puis pour engager un assistant de recherche en vue de la rédaction d’un rapport sur le genre et la torture et pour en faire la promotion. Le rapport officiel de l’expert sur le genre et la torture fut publié par l’ONU le 5 janvier 2016 et promeut l’avortement dans les mêmes termes que les fondations qui l’ont financé. À aucun moment le Rapporteur ne fait référence à la générosité de la Fondation Ford ou de l’Open Society Foundations.
On observe à nouveau que l’Open Society et ses fondations affiliées figurent parmi les plus généreux pourvoyeurs de fonds auprès des experts du Conseil des droits de l’homme, aux côtés de la Fondation Ford.
Il ressort également que la situation des experts varie grandement. Certains ne sont pas financés, d’autres résistent aux propositions ou démissionnent et sont donc très heureux que le travail d’enquête de l’ECLJ voit le jour. D’autres encore semblent accepter les financements privés sans réellement comprendre en quoi cela serait problématique et d’autres enfin acceptent avec plaisir les centaines de milliers de dollars pour promouvoir des causes qu’ils partagent avec les fondations, quand bien même ces combats idéologiques iraient au-delà de leur mandat.
Dans son rapport, l’ECLJ s’attache à expliquer les causes de cette faille dans la protection de l’indépendance des experts ; pourquoi des fondations privées investissent massivement dans les Procédures spéciales de l’ONU ; pourquoi ce sont bien souvent les mêmes qui agissent auprès de la CEDH et quelles solutions seraient envisageables pour éviter cette « capture » des experts onusiens.
Les données et conclusions de ce rapport se fondent sur les déclarations officielles disponibles librement sur le site internet du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, sur les sites internet des fondations finançant les experts et sur les affirmations directes de certains de ces experts des Procédures spéciales.
En attendant les nouveaux variants, les nouvelles vagues et les nouveaux vaccins, certains s’enrichissent grassement
Lu dans Libération (ce journal complotiste antivax…) :
[…] Une enquête menée dans le cadre la People’s Vaccine Alliance, dont Oxfam est membre, a analysé les techniques de production des vaccins à ARN messager de ces deux géants pharmaceutiques pour en déterminer le coût réel de production. Il est estimé à 1,18 dollar (0,99 euro) la dose pour le Pfizer et 2,85 dollars pour le Moderna, tandis qu’ils sont vendus entre 16,25 et 19,50 dollars pour l’un et entre 19,20 et 24 pour l’autre.
Si cette analyse ne prend pas en compte le coût de leurs investissements en recherche et développement, cela n’enlève rien aux profits faramineux que réalisent les groupes pharmaceutiques. En 2021, Pfizer devrait réaliser un chiffre d’affaires proche de 80 milliards d’euros. Il pourra remercier la France pour qui le surcoût est évalué à 4,6 milliards d’euros.
Nicolas Vercken, directeur des campagnes et du plaidoyer d’Oxfam France, dénonce dans Libération :
Actuellement nous avons des Etats et des contribuables qui paient beaucoup plus cher l’accès au vaccin qu’ils ne le devraient. Et globalement une humanité qui ne gère pas bien sa réponse collective. On laisse des pans entiers de la planète sans vaccin, avec la capacité pour le virus de muter. Si, en France et dans les autres pays du G7, on aura théoriquement fini de vacciner la population d’ici fin janvier 2022, ce sera sur la base des virus initiaux et vaccins initiaux.
Dans le reste du monde, on ne sait pas combien de temps cela va prendre. Si on en reste au rythme actuel dans les pays du Sud, cela prendra cinquante-cinq ans. Bien entendu, cela va en prendre moins que ça. Mais, inévitablement, le retard dans le déploiement de la stratégie vaccinale dans ces pays va avoir des conséquences pour le monde entier. On va se retrouver avec encore plus de variants qui se développent, de nouvelles vagues, et finalement le besoin de développer de nouveaux vaccins, d’imposer de nouvelles doses, etc. […]
A qui faut-il imputer le blocage de leur levée ?
Au fond, les géants pharmaceutiques jouent leur jeu en faisant passer leur intérêt financier à court terme avant l’intérêt général. Ceux qui ne jouent pas leur rôle, ce sont les Etats qui sont les premiers à surpayer leurs doses et à bloquer la levée des brevets.
C’est arrivé un 30 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 30 juillet : saints du jour français ou en France.
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St Ours (Ursus ou Urse) : évêque d’Auxerre de 502 À 508
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le 30 juillet 579 : le pape Benoit Ier meurt.
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le 30 juillet 657 : élection du pape saint Vitalien.
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le 30 juillet 1108 : le Roi Philippe Ier meurt au château royal de Melun.
Son fils Louis VI devient Roi.
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le 30 juillet 1652 : décès du duc de Nemours.
Charles Amédée de Savoie-Nemours, un des chefs de la fronde, décède le 30 juillet 1652, lors d’un duel avec le duc de Beaufort, son beau-frère. Durant la Fronde, ils commandent tous les deux l’armée des princes. Ils s’affrontent pour une histoire de cœur à propos de la duchesse de Châtillon.
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le 30 juillet 1563 : les Français prennent Le Havre aux Anglais.
- le 30 juillet 1793 : échec des Vendéens devant Luçon.
Les 5000 hommes du général Westermann, marchaient sur Châtillon depuis Parthenay. Aux ordres d’un général expéditif et farouche républicain, la colonne pille et incendie le bourg d’Amailloux et brûle le château de Clisson, propriété de Lescure ainsi que la demeure de La Rochejaquelein. Devant Luçon, les vendéens sont battus et ne doivent qu’à d’Elbée leur généralissime de ne pas être écrasés.
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le 30 juillet 1940 : création des chantiers de jeunesse.
Les chantiers de jeunesse sont créés comme substitut au service militaire. Les chantiers de jeunesse vont servir de vivier pour le général Delestraint qui va créer l’armée secrète en 1942.
Le Conseil constitutionnel ne trouve rien à redire sur la fabrication d’embryons transgéniques et de chimères animal-homme
Dans une décision rendue aujourd’hui, le Conseil constitutionnel valide la loi bioéthique.
Patrick Hetzel, député LR du Bas-Rhin, a réagi à cette décision :
La décision du conseil constitutionnel est surprenante : manifestement les juges constitutionnels ne veulent pas jouer leur rôle.
Quelles sont les arguments à l’appui de cette critique ?
En premier lieu, s’agissant de l’objet de la recherche fondamentale sur les embryons en vue «d’améliorer la connaissance de la biologie humaine » la décision relève que celle-ci participera « toujours potentiellement de l’ambition de réaliser des progrès médicaux » admettant de ce fait que l’autorisation de la recherche pourrait ne plus être motivée par le droit à la santé, mais aussi que des recherches n’ayant pas cet objet sont potentiellement possibles. Les observations confirment pourtant que la « connaissance » n’est en rien limitative : quelle recherche n’a pas pour objet d’améliorer la connaissance ? Selon nous, le législateur méconnaît ainsi l’étendue de sa compétence dans une matière où l’objet et les suites de la recherche doivent fondamentalement être limitées par l’éthique.
En deuxième lieu, les observations en appui à la décision confirment que seuls des dispositifs légaux, dont la destruction des embryons utilisés à des fins de recherche, viennent fixer des limites et il s’agissait bien là de l’objet de notre recours. Les « garanties » mentionnées relèvent toutes seulement de la loi. Ainsi, à suivre le conseil constitutionnel : « les principes de primauté de la personne humaine, d’intégrité du corps humain et d’intégrité de l’espèce humaine ainsi que le respect de tout être humain dès le commencement de sa vie, mentionné à l’article 16 du code civil, n’ont en tout état de cause pas été reconnus en tant que tels comme des principes à valeur constitutionnelle mais tendent seulement à assurer le respect du principe constitutionnel de sauvegarde de la dignité de la personne humaine. ». En déniant ainsi la portée en droit positif, au niveau constitutionnel, des principes énoncés dans le passé par le conseil constitutionnel lui-même, ce dernier fait même sauter les verrous issus du respect de la dignité humaine par sa décision du 27 juillet 1994, qui ne trouverait donc plus à s’appliquer concrètement qu’à des champs restreints comme la prohibition de spectacles et non à la bioéthique. Il est également relevé que devraient être respectés les « principes fondamentaux énoncés aux articles 16 à 16-8 du code civil ». Or cette notion de principes « fondamentaux » seulement légaux, dont rien ne garantit le maintien, est juridiquement « transgénique ». Issue du droit administratif et empruntant de façon lointaine à la jurisprudence du conseil constitutionnel, elle ne ferait en tout état de cause nullement obstacle à des dérogations à la prohibition de l’eugénisme, ou au fait de ne pas porter atteinte à l’intégrité de l’espèce humaine, dès lors que ces principes ne seraient pas érigés en norme constitutionnelle. En affirmant ainsi que « tout le corps de règles relatives à l’autorisation des recherches sur l’embryon humain demeure applicable » tout en soutenant clairement qu’aucune des règles de ce corps n’a de valeur supra légale, les observations confortent pourtant la nécessité de réaffirmer la portée du principe de dignité humaine et d’étendre les garanties légales des exigences constitutionnelles qui en découlent : respecter l’intégrité de l’espèce humaine et prohiber tout eugénisme pour respecter l’égalité entre chaque être humain. Pourquoi le conseil constitutionnel ne le fait-il pas ?
En troisième lieu, l’autorisation de création d’embryons transgéniques serait justifiée par la seule « protection de la santé » et le développement de « thérapies géniques », ce qui ne résulte ni du projet que nous avions déféré, ni des limites supra légales qu’il aurait convenu d’y apporter, inexistantes dans le projet. L’absence de toute définition juridique de l’embryon aboutit ainsi à le ramener juridiquement à un simple matériau, auquel aucune limite liée à l’objet de la recherche, ou même à la possibilité d’en tirer des conséquences industrielles et commerciales, donc à la brevetabilité d’éléments issus de la recherche n’est apportée.
En quatrième lieu, le conseil constitutionnel semble indiquer que la suppression de la prohibition de création de chimères et l’ouverture de la recherche à des transplantations de cellules humaines sur des embryons animaux traduirait une réécriture « à droit constant », ce qui est textuellement inexact : il s’agit bien dans le dispositif que nous avons déféré d’autoriser une pratique aujourd’hui interdite. A cet égard, nous nous interrogeons pourquoi le conseil constitutionnel n’a pas considéré comme indissociables de la disposition déférée celles des dispositions des articles 20 et 21 qui la mettent en œuvre, ces dispositions nouvelles prouvant d’évidence qu’il ne s’agit pas de maintenir un droit constant. On touche ainsi aux barrières entre les espèces, ouvrant la voie à la création de cultures animales, de réserves biologiques animales, ici encore sans limites autres que celles posées par des dispositions légales qui pourraient, à suivre la décision du conseil constitutionnel, être modifiées au gré des seuls aléas des évolutions scientifiques. A qui fera on croire que de telles questions relèveraient de la seule appréciation du législateur, sans limites autre que celles qu’il se fixe et d’un contrôle « restreint » du juge constitutionnel ?
Pour éviter d’être expulsés, des immigrés clandestins refusent les tests PCR
Les Français qui veulent aller au restaurant, au cinéma, à la piscine, à l’hôpital, doivent présenter un passe sanitaire.
L’immigré clandestin qui ne présente pas de passe sanitaire restera en France.
Il sera bientôt plus simple « d’évincer » des collégiens non-vaccinés d’une salle de classe que d’expulser des clandestins.
Elle n’est pas belle la France ?
Pr Raoult : le seul variant qui pose un problème c’est le variant vaccinal
Le Pr Raoult rappelle qu’il faut manier les vaccins avec beaucoup de prudence et que l’on ne peut pas y répondre simplement par oui ou par non.
“La France n’a pas dit son dernier mot” : le prochain livre d’Eric Zemmour
Eric Zemmour a décidé d’auto-éditer son livre qui devrait s’intituler « La France n’a pas dit son dernier mot ». L’ouvrage devrait paraître le 15 septembre et reprendrait la suite du « Suicide français » paru en 2014.
Dans ce nouveau livre, Eric Zemmour devrait aborder divers sujets politiques et sociétaux ciblés, en revenant par exemple sur l’islam ou le grand remplacement.
Moissac fête saint Jacques
Interrogé par Boulevard Voltaire, Mgr Ginoux rappelle que Moissac possède une relique de l’apôtre saint Jacques :
Explosion des violences : plus de 350 000 agressions constatées en six mois
Le Figaro publie le bilan analytique de la délinquance pour les six premiers mois de l’année, avec plus de 350 000 agressions constatées en six mois, contre 300 000 au premier semestre 2020 et 320 000 sur la même période de 2019.
Par rapport à la même période de 2019 (en 2020, le confinement fausse la comparaison), la violence a augmenté de + 10 %.
Les départements les plus violents sont la Seine-Saint-Denis, Paris, les Bouches-du-Rhône, le Nord et le Val-de-Marne. Mais la hausse se constate ailleurs : Alpes-Maritimes (+ 11 %), Rhône (+ 13 %), Pas-de-Calais (+ 9 %), Hauts-de-Seine (+ 5 %), Pyrénées-Orientales et l’Essonne (+ 13 %), Yonne (+ 20 %).
Les homicides et tentatives d’homicide connaissent un rebond avec plus de 2 200 faits recensés en six mois, zone police et gendarmerie confondues (+ 12 % par rapport à 2019). Les actes suivis d’un décès de la victime ont grimpé de + 7 %, avec plus de 600 morts entre le 1er janvier et le 30 juin 2021. Evoquons le cas de Maxime, 25 ans, battu à mort à Châteauroux il y a quelques jours, par un criminel de 17 ans déjà connu de la justice.
Même dégradation pour la délinquance sexuelle : + 29 % par rapport aux six premiers mois de 2019 et + 38 % par rapport à ceux de 2020, avec plus de 45 000 infractions dénoncées depuis janvier, soit plus de 250 par jour.
Et contre ces violences, l’Etat reste impuissant : c’est plus facile de limiter la liberté des honnêtes gens.
Il reste à comprendre la hausse des égorgements… :

Une loi portugaise va obliger les politiques à déclarer leur appartenance à la franc-maçonnerie
Au Portugal, la Commission sur la transparence et le statut des députés a approuvé une loi qui établit que les titulaires de postes politiques et de hautes fonctions publiques devront déclarer qu’ils appartiennent à des associations telles que la franc-maçonnerie ou bien l’Opus Dei. La loi doit encore être validée par le Conseil Constitutionnel. Le Parti socialiste portugais a voté contre.
La déclaration d’appartenance à la franc-maçonnerie ou autre sera faite en utilisant le formulaire que les politiciens et les hauts fonctionnaires ont déjà à faire concernant les déclarations des intérêts, des revenus et des actifs. Ces informations ne seront pas rendues publiques et ne seront consultables que par certaines personnes.
La franc-maçonnerie portugaise a déjà déclaré son rejet de cette loi parle le biais de son Grand Maître de la Grande Loge Légale du Portugal – Grande Loge Régulière du Portugal (GLLP/GLRP).
La liberté devient l’exception : Nouvelles manifestations contre le passe sanitaire
Les mensonges du gouvernement se succèdent à une vitesse impressionnante. Hier c’est le ministre Blanquer qui a déclaré l’inverse de ce qu’avait promis Jean Castex :
🔴 #PassSanitaire et discrimination des lycéens non-vaccinés : le gouvernement a encore une fois MENTI !
Refusez la société de surveillance généralisée des honnêtes gens et de divisions permanentes que #Macron nous impose : rejoignez-nous 👉🏻 https://t.co/p24vdnOsjs pic.twitter.com/i6GUje8Bfy
— Rassemblement National (@RNational_off) July 28, 2021
Ce gouvernement n’a aucun scrupule à limiter nos libertés. Lorsque Marine Le Pen réclame des mesures contre les islamistes, tous rétorquent que c’est contraire à l’État de droit. En revanche, lorsqu’il s’agit de priver les Français de leurs libertés, l’argument de l’État de droit disparaît. Thibault Mercier, avocat au barreau de Paris, essayiste et président du Cercle Droit & Liberté, répond au Figaro :
En effet, avec ce passe sanitaire généralisé aux actes de la vie quotidienne, nous rentrons dans une société où la liberté devient l’exception et cède sa place à la restriction généralisée, laquelle se voit justifiée par la recherche de sécurité et le principe de précaution. Comme l’écrivait le sociologue allemand Ulrich Beck, cette société du risque zéro «a tendance à générer un totalitarisme légitime de la prévention qui, sous couvert d’empêcher que ne se produise le pire, finit par créer (…), les conditions d’apparition de ce qui est encore pire». Et c’est ce à quoi nous assistons avec la mise en place de ce passe sanitaire. Car sous couvert de protéger le droit à la santé (et quelle santé !), on crée un outil qui fait qu’un citoyen n’est désormais libre de jouir de l’ensemble de ses droits et libertés que s’il est en mesure de produire la preuve de sa bonne santé dans l’espace publique. En outre, par cette révolution copernicienne, l’individu est désormais vu d’abord comme un danger potentiel pour son concitoyen (un “super contaminateur”), ce qui vient créer un sentiment de méfiance généralisée et briser la confiance et les liens d’amitié nécessaires à toute vie en société. […]
Le gouvernement met en avant que cet outil est acceptable car temporaire (il devrait prendre fin le 15 novembre) et nécessaire au vu de la situation épidémique. L’expérience très récente nous incite pourtant à penser le contraire et il y a fort à parier que cet outil de régulation sociale sera renouvelé aussi régulièrement que l’état d’urgence sanitaire l’a été.
Cet outil de contrôle social pourrait signer la fin de notre conception de la liberté en Occident et constitue de surcroît un dangereux précédent: quelle sera la prochaine étape ?
Aussi, de nouvelles manifestations se déroulent, hier à Menton, comme au Puy-en-Velay :
Et aussi à Rome, où Florian Philippot s’est rendu :
Je participais à la manifestation nationale italienne pour la Liberté ce soir à Rome ! Superbe ambiance de résistance !
Chez nous on crie Liberté ! Là-bas on crie Libertà ! Le combat est le même ! 🇫🇷🇮🇹 pic.twitter.com/3Oh7Z055EF— Florian Philippot (@f_philippot) July 28, 2021
Voici la liste, sans doute non exhaustive, des prochaines manifestations :

C’est arrivé un 29 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 29 juillet: fête de Sainte Marthe, sœur de Marie et de Lazare de Béthanie.
Selon la coutume provençale, elle finit ses jours à Tarascon, d’où elle évangélise le pays. Symboliquement, ses statues la représentent étranglant la tarasque, un dragon vorace figurant le démon.
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le 29 juillet : saints du jour français ou en France.
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Bx Urbain II : 157 pape de 1088 À 1099
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Français, né à Châtillon-sur-Marne. Eudes (Odon) fit ses études à Reims sous Saint Bruno. Puis il se fit moine à Cluny.
Il fut créé cardinal évêque d’Ostie par Grégoire VII. Il fut élu pape à Terracina, près de Gaète; car l’antipape Clément III était toujours maître de Rome. Urbain put rentrer définitivement à Rome en 1093.
Savant canoniste, dont bien de décisions devaient être incorporées au Code des lois de l’Église catholique. L’expression « Curia romana » apparaît pour la première fois dans une de ses Bulles (1089).
Ce pape est surtout connu par son appel à Clermont-Ferrand (27 novembre 1095) à la première Croisade (1095-1099). Urbain mourut deux semaines après la prise de Jérusalem par les croisés (15 juillet 1099). Il a été béatifié par Léon XIII en 1881.
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St Prosper : évêque d’Orléans († VE SIÈCLE)
À Orléans, au Ve siècle, saint Prosper, évêque.
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St Guillaume Pinchon : évêque de Saint Brieuc († 1234)
À Saint-Brieuc, en 1234, saint Guillaume Pinchon, évêque, qui se dépensa pour la construction de la cathédrale. D’une bonté et d’une simplicité remarquables, il montra aussi une force d’âme sans peur devant les vexations graves et l’exil qu’il subit pour la défense de son peuple et des droits de l’Église.
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Bx Charles-Nicolas-Antoine Ancel : prêtre et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-Nicolas-Antoine Ancel, prêtre eudiste et martyr. Sous la Révolution française, il fut, à cause de son sacerdoce, déporté et détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, où il mourut au bout de quelques mois.
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St Loup : évêque de Troyes († V. 478)
Loup naît à Toul au sein d’une famille de notables dans un empire romain occidental de plus en plus menacé par les invasions venues de l’Est. Des Asiatiques issus des grandes steppes bousculent vers l’ouest de nombreuses peuplades germaniques. Celles-ci déferlent massivement dans le vieil empire romain aux frontières devenues poreuses. Dure époque marquée par le déclin et la destruction de la paix romaine. Les institutions civiles et militaires se décomposent. Les populations sont victimes des envahisseurs et de l’anarchie. L’Église, forte de la récente conversion chrétienne de l’empire romain, est elle-même menacée de décomposition par des hérésies. La plus grave, l’arianisme, niait la nature divine de Jésus.
Le fait le plus marquant du Ve siècle vécu par Saint Loup est la chute de l’empire romain d’occident, véritable séisme. La chrétienté tient bon. Elle surmonte ses divisions grâce aux “Pères de l’Église ” qui structurent et unifient la théologie catholique. Un ordre monastique, celui de Saint Benoît, est fondé, peu avant l’essor des moines irlandais. Enfin, pour protéger les populations, des personnalités émergent dans la Gaule envahie, comme Sainte Geneviève, les évêques Saint Germain l’Auxerrois et Saint Loup de Troyes.
Ce dernier reçoit une excellente éducation. Son nom procède, à l’origine, d’une tradition animiste issue d’une époque alors récente où l’être humain était en contact étroit avec le monde animal. Le jeune Loup perd son père en bas âge. Un oncle l’adopte. Il devient avocat. Son éloquence et sa sagesse assoient sa renommée en Gaule. Il épouse par amour Piméniola à l’âge de 34 ans. Ils n’ont pas d’enfants.
Ils décident après sept ans de mariage de se séparer pour entreprendre chacun une vie monastique. Loup rejoint alors Saint Honorat, fondateur de l’abbaye de Lérins sur l’îlot de même nom près de Cannes. Il y demeure deux ans. Sorti de Lérins pour aller à Mâcon donner ses derniers biens, il poursuit sa vie ascétique, ne mangeant et ne dormant qu’une nuit sur deux, portant le cilice et prêchant sans manquer l’occasion de soulager les pauvres ou de visiter les prisonniers. En 426, Ours, évêque de Troyes, bientôt canonisé, meurt. Les chrétiens de son diocèse réunis en assemblée, élisent alors Loup pour le remplacer. Celui-ci, malgré les devoirs nouveaux de cette lourde charge, ne change rien à sa vie de sacrifices.
En 429, sur l’invitation du pape Célestin, il part en Grande Bretagne avec Saint Germain l’Auxerrois prêcher contre l’hérésie pélagienne. Celle-ci privilégiait les mérites de l’être humain pour accéder au salut au détriment de la grâce divine jugée non indispensable. Par ses miracles et ses paroles, il ramène la plupart des personnes qu’il rencontre au bercail. Revenu à Troyes, il fonde le monastère de Saint-Martin-ès-Aires ainsi qu’une école pour former des prêtres et des disciples. Plusieurs d’entre eux compteront parmi les plus illustres évêques de leur temps. Loup dirigeait son diocèse “avec les rênes d’une sainteté attentive”.
En 451, Attila, à la tête d’une coalition de Huns mongoles et de Germains, sema l’épouvante en détruisant et massacrant villes et campagnes. Pour protéger Troyes, Loup décide, au risque de sa vie, de rencontrer le chef barbare qui s’apprêtait à tout y tuer et raser. Impressionné par la prestance du saint évêque, Attila épargne Troyes, mais emmène Loup en otage jusqu’au Rhin pour protéger sa retraite. Soupçonné à son retour d’intelligence avec les Huns, il se retire deux ans sur le Mont Lassois, à quinze lieues au sud de Troyes, puis à Mâcon. Là, il obtient du roi des Alamans la libération de tous les captifs qu’il détenait. De retour à Troyes en 453, Saint Loup répare les dommages spirituels et matériels que l’armée d’Attila avait tout de même causés à la population de son diocèse.
Huit ans avant son décès en 479, au terme d’une vie de près d’un siècle, l’évêque de Clermont, Saint Sidoine Apollinaire, lui fit cet éloge : « Vous êtes le père des pères, l’évêque des évêques, … Vos collègues, quand ils sont rassemblés, obtempèrent à ce que vous avez proposé et tremblent devant votre censure. Face à votre gravité, même ceux qui sont âgés ont le sentiment d’être enfants. Après vous être exercé dans les rudes exercices de la milice de Lérins et avoir passé neuf lustres sur le siège apostolique, l’armée spirituelle des saints de l’un et de l’autre ordre vous vénère comme l’un de ses chefs spirituels les plus renommés. »
Cette renommée est si forte que, cent après, en 579, les trois fils de Clovis jusqu’alors en guerre, Gontran, Sigebert et Chilpéric, se réconcilièrent sur la tombe de Saint Loup. Gardée intacte dans la cathédrale de Troyes pendant mille trois cents ans, cette sépulture sera profanée sous la Terreur en janvier 1794. Les ossements seront brûlés dans la sacristie à l’exception du quelques fragments soustraits clandestinement à la destruction fanatique par de courageux chrétiens. Bien des villages portent le nom de Saint Loup ou Saint Leu. Ce personnage de légende véridique est placé au cœur des racines chrétiennes de la France.
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le 29 juillet 1099: le pape Urbain II meurt à Rome.
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le 29 juillet 1108 : décès du Roi Philippe Ier, Roi de France.
Voir les chroniques du 23 mai et du 4 août.
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le 29 juillet 1418 : début du siège de Rouen par Henry V.
Les Anglais mettent le siègent devant Rouen, qui ne tombe qu’au bout de six mois et après 35 000 morts, soit la moitié de la population. La prise de la capitale du duché de Normandie ouvre la route du Royaume de France aux Anglais. Leur roi fait de la ville et du château sa résidence, il y fera juger Sainte Jeanne d’Arc. Ce n’est qu’en 1449 que Charles VII reprend la ville et la rend à la France.
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le 29 juillet 1502 : Louis XII de France entre à Milan.
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le 29 juillet 1562 : le Maréchal de Saint-André prend Poitiers aux Protestants.
Jacques d’Albon, seigneur de Saint-André par Jean-François-Théodore Gechter, Galerie des batailles au château de Versailles
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le 29 juillet 1644 : mort d’Urbain VIII.
Maffeo Barberini, devenu pape sous le nom d’Urbain VIII décède le 29 juillet 1644. Pape bâtisseur, il fait réaliser de grands travaux dans Rome. Il fait condamner Galilée, malgré la profonde amitié qui les lie, tant les preuves de malhonnêteté du savant sont grandes. Voir la chronique du 22 juin, qui explique d’une part, comment Galilée demande l’imprimatur ecclésiastique et fait imprimer un autre livre sous cet imprimatur ; et d’autre part comment l’Eglise le condamne pour ses conclusions théologiques tirées d’hypothèses scientifiques non-démontrées.
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le 29 juillet 1666 : construction du canal du Midi.
L’ouvrage d’art, aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, voit sa première pierre posée ce jour. Les travaux, dirigés par Paul-Pierre Riquet, s’achèvent en 1681. Le canal du Midi relie la Garonne à la Méditerranée et mesure 241 kilomètres.
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le 29 juillet 1664: difficiles relations diplomatiques entre la France de Louis XIV et les Etats Pontificaux d’Alexandre VII.
Suite à l’échauffourée survenue à Rome en 1662 entre les gardes corses du pape et les domestiques de l’ambassadeur de France, le légat du pape Alexandre VII, le cardinal Flavio Chigi, vient au château de Fontainebleau présenter les excuses du pape.
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le 29 juillet 1666 : construction du port de Sète.
La construction du port débute, donnant lieu à une grande fête, dont des joutes nautiques, qui sont encore pratiquées aujourd’hui.
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le 29 juillet 1693 : bataille de Neerwinden.
Dans le cadre de la guerre de Neuf Ans, la France est en conflit avec l’Angleterre et les Provinces-Unies. Le 29 juillet 1693, les troupes françaises affrontent les alliés commandés par Guillaume d’Orange à la bataille de Neerwinden. Les Français, sous les ordres du maréchal de Luxembourg mettent leurs ennemis en déroute, faisant 19 000 victimes.
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le 29 juillet 1707 : début du siège de Toulon.
Les armées coalisées anglaises, autrichiennes, hollandaises et du duché de Savoie,dans le cadre de la guerre de Succession d’Espagne, assiègent la ville de Toulon, du 29 juillet au 21 août 1707. La ville est tenue par René de Froulay de Tessé, qui commande une garnison de 15 000 hommes. Avec 35 000 soldats, le prince Eugène et Victor-Amédée de Savoie parviennent à prendre les hauteurs de Sainte-Catherine alors que la flotte anglaise bloque le port ; mais les Français reconquièrent rapidement les hauteurs. Les coalisés lèvent le siège le 22 août suivant.
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le 29 juillet 1816: création de la Caisse d’épargne et de prévoyance à Paris.
Cette caisse créée par Jacques Laffitte et Benjamin Delessert voit, le 29 juillet 1816, une ordonnance royale de Louis XVIII, qui en autorise l’existence. La “société anonyme formée à Paris sous le nom de Caisse d’Epargne et de prévoyance” n’a qu’une courte vie. C’est le 22 mai 1818 que la Caisse d’épargne et de prévoyance à Paris naît vraiment.
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le 29 juillet 1830 : les “Trois Glorieuses”.
Après trois jours d’émeutes, appelés selon la mythologie républicaine maçonnique« les trois glorieuses », les défenseurs du Roi se replient à Saint-Cloud, autour de Charles X. Menée essentiellement par des républicains, la révolution de Juillet met fin à la Restauration. Le Roi abdique le 3 août et se trouve banni, après la trahison de Lamartine. En digne héritier de Philippe Egalité, le Duc d’Orléans obtient des bourgeois parisiens, à l’origine de la révolution de 1789, le pouvoir ; la monarchie de Juillet commence.
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le 29 juillet 1836 : inauguration de l’arc de triomphe.
Construit entre 1808 et 1835 sur ordre de Napoléon 1er, l’arc de Triomphe est inauguré ce jour. C’est aujourd’hui, un monument classé “monument historique”.
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le 29 juillet 1840 : la première régate en France.
Fondée en 1838, la Société des régates du Havre organise la première régate française de bateaux à voile. C’est le premier club nautique du pays.
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le 29 juillet 1881 : loi sur la liberté de la presse.
La IIIème République vote la loi sur la liberté de la presse, dont l’article Ier affirme : “l’imprimerie et la librairie sont libres”.Mais les syndicats vont pouvoir contrôler le système, indirectement… Il faut noter que cette Loi supprime les mesures préventives et réduit les formalités administratives nécessaires à la création des journaux.
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le 29 juillet 1907 : premier camp scout en Angleterre organisé par Sir Robert Baden-Powell.
En 1907, âgé de 50 ans, Robert Baden-Powell organise un camp de quinze jours avec une vingtaine de garçons de différentes classes sociales sur l’île de Brownsea, qui débute le 29 juillet. Il y teste ses idées d’éducation par le jeu, d’indépendance et de confiance, La pédagogie scoute naît peu à peu.
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Le 29 juillet 1916 : lettre du père Charles de Foucault à René Bazin.
« Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les Musulmans de notre Empire colonial du Nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste… Une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir le cœur ni l’esprit français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui gardera l’étiquette pour pouvoir, par elle, influencer les masses ; d’autre part la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français, qui souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle.
Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera donc dans l’élite instruite ; quand elle trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France en dedans ou en dehors, elle se servira de l’Islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante et cherchera à créer un empire musulman africain indépendant… Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens. Sinon avant cinquante ans, nous serons chassés de l’Afrique du Nord. »
Lettre adressée à René Bazin, de l’Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens, parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917.
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le 29 juillet 1939 : promulgation du décret-loi du Code de la famille.
Il concerne les prestations familiales, la fiscalité des familles nombreuses, et sanctionne lourdement l’avortement.
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le 29 juillet 1946 : création du Centre d’études critiques et de synthèse, rapidement devenu la Cité catholique.
Jean Ousset et Jean Masson, conscient de l’ignorance de la quasi-totalité des catholiques décident de créer ce qui va rapidement devenir, en 1949, la Cité catholique. Ils souhaitent mettre en application ce que dit Pie XII :
« L’heure présente exige des croyants qu’avec toutes leurs énergies, ils fassent rendre à la doctrine sociale de l’Eglise, son maximum d’efficience et son maximum de réalisations. C’est se faire illusion de croire comme certains qu’on pourrait désarmer l’anticléricalisme et la passion anticatholique en restreignant les principes catholiques au domaine de la vie privée. »
Ce jour, en la chapelle de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac, ils mettent sous la protection de la Vierge Marie, leur fondation.
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 227)
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le 29 juillet 1987 : Margaret Thatcher et François Mitterrand signent l’accord en vue de la construction du tunnel sous la Manche.
Le passe sanitaire est une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom et qui pourrait même aggraver l’épidémie
Interview du docteur Kierzek, médecin urgentiste, très révélateur des mensonges d’Etat qui sont proférés à propos du passe sanitaire et de l’épidémie :
FIGAROVOX. – Jean Castex a annoncé 18.000 nouvelles contaminations en 24 heures le 20 juillet. Doit-on craindre les effets sanitaires d’une quatrième vague ?
Gérald KIERZEK – Le Premier ministre est même allé plus loin en parlant d’ores et déjà de quatrième vague. Il est nécessaire de savoir à quoi correspond ce terme de vague très anxiogène pour le grand public. Les trois premières vagues étaient des vagues correspondant à un système hospitalier en tension. Mais comprenons-nous bien : à aucun moment des patients n’ont pas pu être pris en charge en France. Il n’y a jamais eu de saturation totale des hôpitaux et les vagues successives n’ont pas du tout eu le même impact au même moment partout en France. Si la première a concerné les régions Grand-Est et Île-de-France, les autres régions ont été quasi totalement épargnées. Lors de la deuxième, des régions épargnées jusqu’alors ont connu un phénomène d’augmentation des cas et des hospitalisations chez des patients âgés, fragiles et donc vulnérables au virus. La médiane d’âge des décès est de 85 ans, le taux de mortalité de 0,15% en population générale et 95% des patients hospitalisés pour des formes graves ont plus de 65 ans.
Dès lors, ce sont ces patients qu’il faut protéger pour éviter une quatrième vague dans laquelle nous ne sommes pas. Il y a deux moyens insuffisamment développés : vacciner les plus fragiles et doper l’hôpital. Or, le Premier ministre lui-même a reconnu que trois millions de personnes vulnérables n’étaient encore pas vaccinées ; elles sont à cibler en extrême priorité car ce sont elles qui sont susceptibles d’engorger les réanimations et tout n’a pas été fait pour leur apporter le vaccin (…).
Sur le volet hospitalier, je suis effaré qu’un an et demi après le début de la crise, aucune remise en question structurelle de notre système de santé ne soit faite. On continue de fermer des lits, des hôpitaux de proximité ne sont pas mis en place pour accueillir précocement les patients et éviter la réanimation par un scanner et une prise en charge rapide (oxygène, anticoagulants, corticothérapie, antibiotiques,…), tout cela dans un contexte chronique de pénurie de lits et d’engorgement des urgences par exemple, indépendamment du COVID. Partout en France, les lits manquent (…). Ces phénomènes ont lieu chaque été et chaque hiver avec de véritables pertes de chance pour les patients et un épuisement des équipes.
Alors que l’on encourage les Français à se faire vacciner et que le passe sanitaire introduit des mesures strictes, risque-t-on un nouveau confinement à la rentrée ?
Si on suit le nombre de contaminations et non le nombre de malades ou d’hospitalisation, tout est possible ! Sauf que suivre une épidémie de courbes et de tests positifs, et des modèles mathématiques projectifs, n’a pas beaucoup de sens… Y répondre par un confinement, même si les hospitalisations augmentent, n’en a pas non plus. Le confinement a été une mesure d’urgence en mars 2020 devant un phénomène inconnu et une panique médicale et politique. Ce virus n’est plus un mystérieux virus chinois dont on ne connaît rien. Ses cibles sont connues, ce qui permet de les protéger par la vaccination et qui change la donne. Ses modalités d’action le sont aussi, permettant une prise en charge précoce des malades ; et enfin ses modes de propagation se sont éclaircis (transmission en lieux clos essentiellement) offrant la possibilité de mesures préventives adaptées (ventilation des espaces, masque en intérieur,…). Le confinement ne paraît donc plus du tout adapté à l’incertitude du printemps 2020 et aux connaissances actuelles. Son efficacité est par ailleurs douteuse sur le plan scientifique alors que ses effets délétères prouvés y compris sur le plan psychologique. Les Français sont à bout. Les menaces d’un confinement qu’on sait irréalisable et inutile ajoutent à la détresse psychologique.
Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a déclaré ce matin sur BFM TV qu’un retour à la normale sera « peut-être en 2022 ou 2023 », « nous aurons probablement un autre variant dans le courant de l’hiver »… Partagez-vous ses inquiétudes ?
Ce virus est un virus respiratoire qui évolue finalement de manière assez classique. Par vagues et de manière préférentielle en automne-hiver. Ces vagues d’ampleur successives se succèdent sans que l’Homme ne puisse éradiquer le virus ; la stratégie « Zéro COVID » est donc peu pertinente et d’ailleurs les nombreux pays l’ayant prônée en reviennent. L’air ne peut être supprimé !
Dès lors, il est fort probable que nous vivions avec le virus avec une immunisation progressive de la population, naturelle post-infection ou post-vaccinale. Et là encore, le virus va se comporter comme tous les virus depuis des millénaires dont l’unique objectif est de se reproduire en infectant des êtres vivants : il mute pour survivre. Moins la population rencontrée est naïve, c’est-à-dire qu’elle laisse pénétrer le virus facilement, plus le virus cherche à contourner les défenses, se réplique, fait des erreurs et des mutants.
Ces mutants ou variants n’en sont pas forcément plus virulents ; souvent, c’est même l’inverse par affaiblissement. Le variant Delta n’est ni le premier ni le dernier ! Chaque année, des virus respiratoires produisent des variants. La différence est que leur séquençage et identification ne font pas la Une des médias, créant une véritable psychose. De la même manière, chaque année meurent des patients d’atteintes virales respiratoires directes ou indirectes par décompensation de comorbidités. La différence est que ces morts sont invisibles et donc « acceptées » alors maintenant toute mort est devenue visible (décompte quotidien sur tous les médias) et donc inacceptable même si elle vient dans l’ordre des choses.
Faut-il maintenir les gestes barrières et le port du masque, malgré le passe sanitaire, pour empêcher toute contamination ?
Le passe sanitaire est une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom. L’objectif est de rendre la vie des non-vaccinés tellement difficile que cela les pousserait à la vaccination. Hormis le fait que je préférerais convaincre plutôt que contraindre, le passe sanitaire et ses conséquences posent de nombreux problèmes, dont certains pourraient aggraver l’épidémie. D’abord sur le plan éthique et sociétal, il s’agit d’une rupture du secret médical et d’une discrimination sur des données médicales extrêmement graves. Imaginez qu’il faille montrer une sérologie VIH avant d’accéder à la piscine par exemple ? Que penser de l’obligation d’un passe pour se faire soigner à l’hôpital ou rendre visite à un proche ? Comme le rappelle le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), « fermer les portes du soin aura des conséquences dramatiques ». Le contrôle de ce passe réalisé par d’autres citoyens, le flicage systématique pour des activités quotidiennes ou encore les volte-faces politiques sur le sujet ou l’excès d’autoritarisme médical n’inspirent pas une société d’apaisement et de confiance…
Plus grave encore, conditionner le relâchement des gestes barrières par le passe sanitaire et la vaccination est dangereux. Le vaccin ne protège pas à 100 % ni à titre individuel (formes graves) ni collectif (transmission). Dès lors, supprimer le port du masque en intérieur ou relâcher les gestes simples et faciles à mettre en œuvre comme le lavage des mains va conduire inévitablement à des clusters et potentiellement à un redémarrage épidémique régulier, notamment parce que le passe n’incite pas les bonnes personnes à se faire vacciner :ce sont les jeunes pour lesquels la balance bénéfice-risque est la moins favorable qui le font et ceux à risque (plus de 50 ans avec comorbidités, plus de 65 ans et obèses quel que soit l’âge) ne sont toujours pas vaccinés exhaustivement.
Il n’y a pas d’un côté les bons citoyens immunisés (les vaccinés) qui peuvent vivre normalement et les mauvais citoyens, non vaccinés, de l’autre. Chacun doit continuer des gestes barrière : port du masque en intérieur si densité de population et peu de ventilation, lavage des mains, aération… En revanche, finissons-en définitivement avec le masque en extérieur ou la désinfection de toutes les surfaces ou encore les pseudo-distances de sécurité dans les lieux publics ou sens de circulation !

