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Collège hors contrat Lyon, cour privé Fatima : Une identité claire

Une école familiale avec des effectifs et une pédagogie adaptés, qui convient au développement et à l’épanouissement spirituel et éducatif de chacun. Ceci dans un environnement éducatif de qualité alliant autonomie des enfants et exigence de l’équipe pédagogique. L’ensemble est inspiré de l’esprit salésien : Former l’humain avec une motivation et une dimension chrétienne.

Jésus, un chemin de guérison

 « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. »

Nous retrouvons cette parole de Jésus dans trois évangiles : celui de Marc, celui de Luc et celui de Matthieu. Oui, Jésus connaît nos souffrances et nos douleurs et il est venu pour nous guérir.
Une partie de sa vie publique est passée à opérer des guérisons miraculeuses, à délivrer ceux qui souffrent dans leur corps comme dans leur âme.

Quelle que soit ce dont nous souffrons, que ce soit d’ordre physique, moral, psychologique, nous savons que Jésus est touché. Tout ce qui nous touche, le touche. Il est là, prêt à nous accompagner dans nos combats contre la maladie, l’addiction, l’angoisse, … Toute guérison ne peut pas forcément être miraculeuse, certains chemins de guérison sont plus longs que d’autres. Mais, nous le voyons dans les évangiles, Jésus ne se détourne d’aucun malade venu lui demander son aide.

“Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos” (Matthieu 11,28)

Mais cela nous demande de rester ouvert et patient. Car nous ne voyons souvent que les symptômes, là où Jésus connaît bien les véritables blessures qui peuvent parfois se cacher derrière nos maux. Et il ne vient pas guérir en superficie mais bien tout notre être.

“Il la saisit par la main, et lui dit : Talitha koumi, ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te le dis.” (Marc 5, 41)

Confions à Dieu nos souffrances, nos maladies en toute confiance. Ne craignons pas de le prier pour notre guérison, que cela soit celle de notre corps ou celle de notre âme.

“Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures.” (psaume 147 :3)

Laissons le Christ poser sa main, tendre et compatissante, sur cette plaie qui nous fait souffrir et rendons grâce pour son cœur débordant d’amour, qui nous offre la Vie.

“Il posa les mains sur elle ; immédiatement elle se redressa, et elle se mit à célébrer la gloire de Dieu.” (Luc 13)

Saint Antoine de Padoue en DVD

Le film SAINT ANTOINE DE PADOUE sera disponible en DVD à partir du 20 novembre prochain dans toutes les librairies religieuses (et sur la boutique en ligne La Boutique SAJE) mais également en VOD exclusivement sur la plateforme lefilmchretien.fr.

Ce film italien a été produit par Umberto Marino en 1990, avec Daniele Liotti (Docteur Jivago – 2002), José Sancho (Série TV Imperium – 2012) & Enrico Brignano.

En environ 1h40, ce film raconte l’histoire vraie d’un noble portugais qui, suite à un duel contre son cousin, contre la volonté de son père, choisit le couvent au lieu de rejoindre ses pairs pour la guerre. Antonio passe ainsi du statut d’hidalgo à celui d’humble frère, d’abord chez des Augustiniens, alors corrompus, puis avec les disciples de Saint François, serviteur de l’Eglise par la parole plutôt que par l’épée. Il combattra, par ses prêches vigoureux, l’orgueil et l’usure, rassemblant autour de lui d’autres frères Franciscains, depuis le Portugal jusqu’à la Sicile, de l’Afrique à la Grèce, d’Assise à Padoue, et donnant à son Ordre un prestige européen. Ce film montre le parcours de ce grand saint, torturé par sa rupture avec la monde et la femme qu’il a aimé, rejetant l’orgueil et la vanité

Charles Millon : “Le discours des candidats LR est convenu. Ils incarnent une droite institutionnelle, qui a peur d’elle-même et des mots”

Pionnier de l’union des droites aux régionales de 1998, Charles Millon avait été exclu de l’UDF pour avoir emporté la présidence de Rhônes-Alpes grâce au Front national. L’ancien ministre de la Défense, qui porte un regard bienveillant sur Eric Zemmour, a été interrogé dans L’Express :

Les adhérents LR choisiront en décembre leur candidat à l’élection présidentielle. Vous avez soutenu la candidature de François Fillon en 2017. Que vous inspire cette compétition ?

Tout cela est terne. Le discours des candidats LR est convenu. Ils incarnent une droite institutionnelle, qui a peur d’elle-même et des mots. Cette droite manque de convictions, elle est conformiste. Ils commencent à peine à parler d’immigration car les Français le réclament, alors que le sujet est posé depuis près de trente ans. Je défendais le concept d’assimilation dès les années 70. Lors du premier débat télévisé, Éric Ciotti est toutefois sorti du lot. C’est le seul qui dit ce qu’il pense au lieu de dire ce qui est “convenable”. Les autres ne parlent pas assez de la France.

Vous venez de Rhône-Alpes, la candidature de Michel Barnier ne vous emballe pas ?

Il est tellement lisse. Il a opéré un revirement récent sur l’immigration et l’Europe. Ce n’est pas crédible. Il a été au coeur des institutions européennes pendant dix ans. Cette politique est aujourd’hui contestée par les électeurs, y compris par les autres candidats de droite. Sans juger de sa sincérité, on ne peut pas être un personnage multiple.

Vous incarnez une droite libérale et conservatrice. Le congrès LR est-il orphelin de cette ligne, portée au sein de LR par Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau ?

Je ne comprends pas leur renoncement. C’était leur heure, surtout celle de Wauquiez. Il a dirigé Les Républicains avant d’être mis sur la touche en raison des idées qu’il professait. Mais ces idées sont devenues centrales à droite ! En conséquence, Éric Ciotti préempte cette ligne politique. Il n’a pas le même statut que les trois favoris, mais son discours parle à la droite.

Il y a un décalage entre l’offre politique de LR et les attentes de l’électorat de droite. En outre, on ne comprend plus ce mur installé entre ce que l’on appelle “l’extrême droite” et la droite classique. Ce mur n’existe dans aucun pays au monde, sauf en France. Il a été installé par François Mitterrand puis Jacques Chirac. Il n’a pourtant jamais été institué entre le PS et le Parti communiste, allié à une époque avec l’URSS. Il y a des idées inacceptables que l’on entend parfois au RN, mais établir un mur absolu n’a pas de sens.

Eric Zemmour tente aujourd’hui de casser ce mur. Près d’un quart des électeurs de François Fillon en 2017 sont tentés par un vote en faveur du polémiste. C’est votre cas ?

Eric Zemmour répond à un besoin : celui de l’expression d’un certain nombre de jugements et d’analyses qui correspondent à la réalité. Quand il dit que la France doit rester une communauté nationale avec les mêmes idéaux et convictions, il a raison. Il est contre une société communautarisée, moi aussi. Je suis en phase avec le point central du discours d’Eric Zemmour.

Sur le plan économique et social, il a repris un discours de la responsabilité et d’autonomie de la personne. C’est le discours classique des conservateurs sociaux-libéraux. Mais ce discours était étouffé par un discours technocratique en France et en Europe.

Quand il affirme que la France est menacée de guerre civile, vous souscrivez à son analyse ?

Le mot est un peu fort. Le pays est menacé de tensions intracommunautaires qui sont préoccupantes. On le voit dans un certain nombre de quartiers et de cités. Il faut une assimilation dans la communauté nationale de ceux qui viennent sur notre territoire. A défaut, la France va se morceler. Cela ne correspond pas à notre histoire.

[…]

Eric Zemmour est arrivé au moment où il fallait. Le monde politique français est en train de nourrir l’abstention, car il est tombé dans l’entre-soi. Quand les gens évoquent leurs problèmes, on les taxe immédiatement d’extrémisme. On l’a vu avec les gilets jaunes, qui ont été injuriés. Eric Zemmour affirme la réalité à sa manière, cela explique son succès. C’est la suite logique de ce qui s’est passé en 1998. […]

Vous êtes l’apôtre d’une droite libérale et conservatrice. Elle a été incarnée par François-Xavier Bellamy lors des européennes de 2019. Elle n’a récolté que 8,5% des voix…

Elle n’était pas assez transgressive, notamment sur l’immigration. J’aime beaucoup François-Xavier Bellamy, mais c’est un intellectuel. Il faut en politique des gens qui cassent la baraque. Je ne tire pas de conclusions politiques à long terme de cet échec des Européennes. Le courant de la droite conservatrice, libérale et d’inspiration chrétienne occupe la moitié de l’espace.

[…] Je pense qu’on va aller vers une évolution à la britannique. Un grand parti conservateur pourrait intégrer toutes les sensibilités de droite et un grand parti de gauche. Si on ne va pas là, le débat politique continuera de se dégrader. Dans cette équation, je place Emmanuel Macron à gauche. C’est un homme de gauche. La droite, c’est l’enracinement, le respect de la dignité de la personne, l’équité… Macron n’est pas de droite.

C’est arrivé un 13 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 13 novembre 1737 : retour de Laponie de Maupertuis.

Maupertuis rend compte officiellement de son voyage à l’Académie des sciences de Paris et démontre que la Terre est aplatie aux pôles.

  • le 13 novembre 1792 : le Roi prisonnier, Louis XVI.

Le Conventionnel Morisson montre que, sur le plan juridique, il est impossible de juger Louis XVI car il est protégé par la Constitution.

  • le 13 novembre 1805 : Napoléon reçoit à Schönbrunn les clés de Vienne déclarée ville ouverte.

Après avoir fait prisonnière l’armée autrichienne, à Ulm en octobre, et repoussé les Russes, et avant la bataille d’Austerlitz le 02 décembre, Napoléon reçoit les clefs de Vienne à Schönbrunn, le 13 novembre 1805. Il y pénètre le lendemain ; la ville a été déclarée ville ouverte.

  • le 13 novembre 1807 : guerre d’Espagne.

Napoléon se demande comment tirer avantage de l’imbroglio royal espagnol : Talleyrand le pousse à mettre la main sur l’Espagne et Fouché tente de l’en dissuader pour préserver la paix.

  • le 13 novembre 1836 : expédition de Constantine.

Les troupes françaises commandées par le maréchal Clauzel battent en retraite face au bey de Constantine Ahmd. Les Français mal équipés pour le froid sont surpris par la neige et se retirent sans livrer bataille. La conquête de l’Algérie est compromise, Clauzel est immédiatement remplacé par le général Damrémont à la tête de l’Armée d’Afrique.

  • le 13 novembre 1907 : décollage du premier hélicoptère.

Dans les environs de Lisieux, Paul Cornu réussi à s’envoler pour la première fois à bord d’un hélicoptère de sa fabrication. Il atteint l’altitude de 1,5 mètre et son engin pèse 203 kilos. Le mot hélicoptère a été inventé en 1861 par le vicomte Ponton d’Amécourt à partir du grec “helix” (spirale) et “pteron” (aile), mais déjà Léonard de Vinci en avait fait l’ébauche sur certains de ses croquis 4 siècles auparavant.

Le Conseil supérieur des programmes n’a aucun pouvoir sur le contenu des manuels scolaires

Le Figaro Magazine consacre un dossier aux nouveaux endoctrinements scolaires : antiracisme, idéologie LGBT, décolonialisme… Souâd Ayada, présidente du Conseil supérieur des programmes, avoue :

Le rôle du Conseil supérieur des programmes est de proposer des projets de programmes au ministre chargé de l’Éducation nationale. Son objectif est d’assurer la transmission des savoirs fondamentaux dans chaque discipline enseignée, de veiller à ce que les élèves accèdent à ce qui ne peut s’acquérir que par l’école et à l’école. Là où je suis, j’essaie autant que faire se peut de protéger l’institution scolaire de toutes les modes en vogue dans la société et de la prémunir des idéologies de la « déconstruction », postcoloniales ou identitaires. Les nouveaux programmes de lycée reflètent ma conviction que l’école ne saurait être le supplétif de tel ou tel courant de pensée qui, hélas, trouve dans l’université ses bastions. On y confond la liberté académique et la recherche avec l’exercice d’un militantisme imprégné de ces idéologies à la mode. La situation intellectuelle des structures universitaires où l’on forme les professeurs mériterait, à cet égard, la plus grande attention. Le Conseil supérieur des programmes n’a aucun pouvoir sur le contenu des manuels scolaires. Leurs éditeurs sont les acteurs d’un marché où les modes ont de l’influence sur la production, comme dans tous les marchés régis par l’offre et la demande. Le ministère est tenu d’informer les éditeurs lors du processus de fabrication de nouveaux programmes d’enseignement, mais les éditeurs scolaires, eux, ne sont tenus à rien, pas même de s’assurer de l’exactitude des contenus qu’ils diffusent! Ils sont extrêmement attachés à leur liberté éditoriale et ils considèrent que c’est à eux de définir leur ligne pédagogique. Autant dire que la discussion avec eux est limitée à des questions formelles et ne porte jamais sur des questions de fond. Ils interprètent toute tentative pour envisager avec eux les contenus et les orientations des manuels scolaires comme une intrusion suspecte. L’Académie des sciences leur a proposé un travail en commun sur les manuels scientifiques, notamment pour éviter des erreurs. Les éditeurs ont refusé. Je reçois de nombreux courriels de protestation contre le contenu de certains manuels. Il est très difficile de faire comprendre à mes interlocuteurs que les manuels scolaires ne sont pas les programmes scolaires et que je ne peux répondre que de ces derniers. Mais il faut rappeler l’existence d’un tiers dans ce débat : les collectivités locales, qui financent l’achat des manuels. Elles dépensent beaucoup d’argent et elles pourraient utiliser ce levier pour se pencher sur leur contenu, mais elles ne le font pas. Leur attitude est symptomatique de l’attitude du corps social en général : il ne s’intéresse aux manuels scolaires qu’à l’occasion de débats qui agitent la société et se montre le plus souvent indifférent à ce qu’ils contiennent. Y compris lorsqu’il s’agit d’erreurs qui ne participent en aucune manière à la formation intellectuelle des jeunes gens ou de représentations fausses, voire nocives, qui mettent en péril le discernement et la liberté de jugement que l’école est censée aiguiser.

L’exaltation de la volonté générale n’aura été qu’une étape à la liquidation de la loi naturelle et à l’avènement de l’individualisme radical

Michel De Jaeghere vient de publier un essai sur les origines de la démocratie contemporaine, intitulé Le Cabinet des antiques. Il a été interrogé dans Le Figaro Magazine. Extraits :

[…]

Abus : Un collectif de catholiques juristes et universitaires défend le refus de certains fidèles de s’associer aux indemnisations

Un collectif de juristes catholiques, Marie-Thérèse AVON-SOLETTI, maître de conférences, Me Françoise BESSON, avocate, Christophe EOCHE-DUVAL, juriste, Edouard HUSSON, agrégé, professeur des Universités, Me Santiago MUZIO, avocat, Me Anne-Laure REVEILHAC DE MAULMONT, avocat, Me Daniel TARASCONI, avocat, signent une tribune pour rejeter  toute mutualisation d’une réparation des victimes qui se ferait sur le dos de la confiance des fidèles, par le biais du risque d’un détournement indirect de leurs Deniers ou legs.

Quelles relations transparentes aura ce fonds, doté de la personnalité juridique, titulaire de l’emprunt, avec la seule entité juridique civilement responsable que sont les Associations diocésaines, reconnues depuis 1923, sous protection mais aussi contrôle tant de la loi de 1905-1907 que des fidèles par l’intermédiaire de leur conseil diocésain ?

Ce sont théoriquement elles qui portent la responsabilité pécuniaire en inscrivant dans leur bilan une dette de réparations. C’est bien le Denier qui forme leur recette majoritaire pérenne (256 M€) suivi des legs (98 M€) (les quêtes vont aux paroisses et le casuel aux prêtres). Alimenté sur la base du « volontariat », ambitionnant la collecte de « 5 M € », ce fonds y suffira-t-il, sur la durée ? Un archevêque parle plutôt de « centaines » de M € ! La Ciase n’a pas expertisé à fond la question des recettes.

Si le sujet n’était pas si grave on sourirait à l’illusion que le fonds soit alimenté sur le « patrimoine des agresseurs » (Recom. 33), la moyenne de pension d’un religieux retraité étant de 900 € mensuels… On jure de tous côtés que le Denier ne servira pas, aujourd’hui ; tout au plus admet-on la vente de « biens immobiliers et mobiliers » de l’Église, mais avec quelles recettes si ce n’est le Denier ou des legs ont-ils été acquis après 1905 ? La confiance des donateurs et testateurs ne doit pas être rompue par le flou ou trahie par la suite par le risque de « cavalerie budgétaire ».

Si venir au secours des blessés est devoir de justice caritative, sans recourir nécessairement ou exclusivement aux dommages et intérêts, lesfidèles ont le droit légitime dene pas accepter de cofinancer l’échec du cléricalisme, selon le mot du pape, par le biais de leur Denier ou legs, antérieurs comme futurs. Le Denier est devoir de tout baptisé (Canon 222), mais comment blâmerait-on ceux qui décideraient en conscience, à titre conservatoire, de le verser à d’autres Fondations d’Église qu’aux Associations diocésaines tant que les clarifications ne viennent pas ?

Nous appelons donc à la vigilance sur toutes les questions que soulève ce « chantier » ouvert car les réponses vont au-delà du devoir présent, comme nous attendons des réponses précises qui en découleront. On ne peut plus se payer de l’incantatoire « Faites confiance à la hiérarchie », détournement du « Confiance ! n’ayez pas peur ! » (Mc 6 :50).

Par pitié pour le peuple, les évêques doivent cesser de remuer la boue!

Un lecteur nous adresse cet article:

La publicité faite autour  du rapport Sauvé sur les abus sexuels qui auraient été commis dans l’Eglise au cours des dernières décennies est un acte contre la charité.

Ceux qui l’ont décidée semblent ne pas se rendre compte de l’état de population française en cet automne 2021, en partie du fait de l’épidémie : absence de perspectives économiques et politiques, montée des suicides, des dépressions, des avortements, recours accru aux neuroleptiques, explosion des consultations en psychologie et psychiatrie, menace de crise internationale.

Plongés dans une crise morale sans précédent, les Français attendaient de leurs pasteurs deux choses : des points de repères forts, une parole d’espérance réaliste, pas de « bonnes paroles », pas seulement pour l’au-delà mais pour ce temps.

Au lieu de cela, ils auront reçu « en pleine gueule » un tombereau d’insanités. La plupart des Français ne se sentent pas personnellement concernés par ces affaires. Nous parlons des Français car le vrai troupeau, aujourd’hui, ce sont eux, pas les seuls abonnés de La Croix.

Beaucoup pensent, non sans raisons, que le rapport est  exagéré . La seule chose sûre est que 243 victimes d’abus ont été entendues. 2819 auraient écrit une lettre.  Ça parait un gros chiffre en notre temps où personne n’écrit plus : une campagne de lettres, ça s’organise et certains lobbies savent le faire.   Quelle légitimité a l’INSERM pour faire des sondages en la matière ? Passer sur ces bases à 320 000 victimes (dont 219 000 de clercs, soit 3000 clercs en cause pour 110 000 ayant exercé sur la période) se rapportant pour 54 % à des affaires vieilles de plus d’un demi-siècle nous paraît de la  haute voltige.

La méthode de l’extrapolation rétrospective n’est pas scientifique. Dire : il y a eu tant d’abus dans la période récente pour laquelle nous avons encore des témoins ;    il y avait dix fois plus de prêtres dans les années cinquante et donc dix fois plus d’abus est une manipulation.  Elle ne tient pas compte de l’historicité du phénomène dont le pape Benoît XVI, comme d’autres, pense qu’il est lié à l’explosion libertaire des années soixante-dix (et non au Concile). Elle ne correspond pas aux souvenirs que certains ont gardé des années cinquante. Dans les temps d’anticléricalisme très virulent (années 1880-1914), la question n’est pas évoquée. Elle l‘aurait été sans nul doute s’il y avait eu lieu.

Que M. Sauvé dont « tout le monde disait du bien » dans la vie civile ait cautionné ce rapport ne suffit pas.  La loi morale interdit de ne pas avouer les fautes que l’on a commises. Mais en avouer que l’on n’a pas commises, surtout pour des pasteurs dont « la lumière doit briller aux yeux des hommes » (Mt 5,7), n’est non plus pas un acte  innocent.

Le souci d’une purification toujours à recommencer, au prix d’aveux scabreux,  peut être même tenue pour une forme narcissique de recherche de la pureté de type pharisien. Les victimes, qui certes méritent une grande compassion, sont-elles unanimes à le demander ? Certaines n’en sont -elles pas profondément gênées ?

Les évêques français semblent ignorer les mécanismes de communication subliminale : même si aucun d’entre eux n’a commis les fautes invoquées (nous n’en doutons pas), une opinion mal éclairée va associer désormais évêque à pédomanie, un mécanisme dont fut victime à Lyon le pauvre cardinal Barbarin et que cherchent sans nul doute à nourrir les ennemis de l’Eglise, infiltrés ou pas.

Quoique le rapport l’exagère, le mal a existé, c’est une chose entendue. Les coupables, s’ils sont encore en vie, et s’ils ont toujours dans l’Eglise,  sont renvoyés à leur conscience et à la justice.

Plutôt que de multiplier les résipiscences importunes, ceux qui, en connaissance de cause,  n’ont pas cherché à les neutraliser  devraient à notre sens, réviser leur doctrine sur deux sujets :

  • La solidarité de corps, épiscopal, clérical ou ecclésial, n’est pas le dernier mot de la charité.  Elle n’interdit pas par exemple qu’un prêtre dangereux, par ses mœurs ou par sa doctrine,  soit expulsé de l’Eglise.
  • Encore moins la crainte du scandale est-elle l’expression de la prudence ou de la sagesse. Nous ne parlons pas seulement de scandale qui  éclabousserait l’Eglise, mais tout simplement de celui qui ferait des remous. Le remous n’est pas un mal en soi. Et empêcher des remous peut l’être. J’ai entendu un homme d’Eglise critiqué parce qu’il était « clivant » et donc source de problèmes : mais Notre Seigneur Jésus Christ ne l’était-il pas, lui, clivant ?

Le bruit fait autour du rapport Sauvé  a suscité découragement et colère chez beaucoup de fidèles – non contre les faits supposés mais leur exagération et leur publicité.  Il est notoire que beaucoup de pratiquants n’ont nullement envie de payer son coût exorbitant (3 millions d‘euros).

Le premier acte pastoral que l’on attend des évêques est de tourner la page.

A 14 semaines, l’avortement consiste à démembrer un corps formé et à écraser une tête déjà ossifiée

Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la Vie, a écrit une tribune à Emmanuel Macron :

Le Président du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, Monsieur Christophe Castaner, souhaite faire examiner, à nouveau, d’ici fin novembre une proposition de loi, pour étendre le délai d’une IVG de 12 à 14 semaines, supprimer la clause de conscience spécifique, ou permettre la réalisation d’IVG chirurgicales par les sage-femmes notamment.

Nous sommes consternés de voir que, malgré une situation démographique préoccupante dans notre pays, certains idéologues n’envisagent le droit des femmes qu’avec une extension de la durée légale d’autorisation de l’avortement. Force est de constater que l’avortement, alors qu’il devait rester une exception dans la loi Veil, que nous ne pouvons approuver, est devenu une méthode de contraception comme une autre. Il nous semble urgent de revoir les politiques d’accueil de la vie. Vous avez proposé de faire des 1000 premiers jours de l’enfant une priorité de l’action publique, ce dont nous nous réjouissons. Mais il est aussi important de penser à l’accueil de la vie pendant toute la période gestationnelle. Les députés de votre majorité devraient plutôt travailler pour que l’avortement ne devienne jamais une fatalité pour des raisons économiques.

Le cœur d’un bébé bat à partir de 6 semaines. De 12 à 14 semaines la taille du fœtus passe de 8,5 à 12 cm. A 14 semaines, l’avortement consiste à démembrer un corps formé et à écraser une tête déjà ossifiée. Nous connaissons, par ailleurs, les risques que l’avortement crée en matière de santé pour la femme, qu’ils soient psychologiques ou physiques. Le président du collège national des gynécologues et obstétriciens français, indique lui-même que « plus l’IVG est tardive, plus elle est dangereuse pour la femme ». Cet allongement est rejeté par l’immense majorité des professionnels. Vous avez d’ailleurs signifié votre opposition à l’extension de la durée légale de 12 à 14 semaines, dans le cadre d’un interview au magazine Elle, le 1er juillet dernier.

Nous en appelons à votre conscience, à votre humanité, à votre autorité. Nous vous prions de faire retirer ou rejeter cette proposition de loi inscrite par votre majorité pour discussion à l’Assemblée nationale fin novembre. Nous vous demandons de mettre en œuvre une politique de prévention de l’avortement, en ligne avec les conventions internationales que la France a signées.

Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer et vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de notre haute considération.

Les nouvelles traductions du missel de Paul VI vont-elles clore les querelles liturgiques ?

Les nouvelles traductions liturgiques des textes de la messe rentrent en vigueur en cette fin d’année.

L’objectif est de corriger des imprécisions de traduction qui pouvaient conduire à des interprétations et des ambigüités. En se rapprochant ainsi de manière significative du texte original latin, peut-on y voir le début de la fin de la guerre liturgique ?

Pour en parler, le Club des Hommes en Noir, sous la direction de Philippe Maxence, accueille les abbés Célier et Guelfucci, le père Viot, ainsi que Guillaume de Thieulloy.

Chronique des cinglés

Le Prix de thèse 2021 du Défenseur des droits a été décerné à Mme Elsa FAVIER, sociologue au centre Maurice-Halbwachs, pour sa thèse de doctorat en sciences sociales et genre

“Enarques et femmes. Le genre dans la haute fonction publique”.

Réalisée sous la direction de Mme Laure BERENI, et soutenue le 30 novembre 2020 à l’école des Hautes études en sciences sociales (EHESS), la thèse de Mme Elsa FAVIER éclaire un bouleversement majeur des dernières décennies : la féminisation des élites administratives. La part des femmes dans la haute fonction publique d’Etat est ainsi passée de 12 à 40 % entre 2001 et 2017.

A partir d’une enquête ethnographique, statistique et sociohistorique, elle explore l’évolution de l’accès des femmes à des positions de pouvoirs au sein de l’Etat et les logiques sociales qui sont à l’œuvre à travers les profils des femmes qui y accèdent et la manière dont elles s’approprient des rôles professionnels historiquement construits comme masculins.

Elle avait déjà reçu en juin dernier le Prix de Thèse PSL en Sciences Humaines et Sociales 2021.

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M. Omar DIDI, co-président et responsable international du MAG Jeunes LGBT, Mouvement d’affirmation des jeunes lesbiennes, gais, bi et trans, trésorier et co-rapporteur de la commission inclusion/diversité du Forum Français de la Jeunesse (FFJ), membre du conseil scientifique et d’orientation de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), a été nommé président du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse.

Il succède à Mme Elsa BOUNEAU, directrice de la Fondation du protestantisme, ancienne présidente de la Fédération du scoutisme Français, ancienne membre de la section de l’aménagement durable des territoires du Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui assumait cette présidence depuis février 2019.

Frà Matthew Festing, Grand-Maître de l’Ordre de Malte, RIP

Frà Matthew Festing, âgé de 71 ans, a été rappelé à Dieu le 12 novembre.

Il fut, de 2008 à 2017, le Prince et 79ème Grand-Maître de l’Ordre souverain, militaire et hospitalier, de Saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte.

Puisse Frà Matthew Festing bénéficier désormais de la joie ineffable de contempler Dieu face à face, lui qui a connu ici-bas bien des embûches, lui à qui les  difficultés et les humiliations n’ont pas été épargnées…

Qu’il repose en paix, faisant sienne et mettant en application la devise personnelle de Saint Louis, évoquant sa relation à Dieu :

“Si je vis, je Le sers ; si je meurs, je Le vois !”

“Vincent Bolloré le catholique” : l’enquête jalouse de La Croix

La Croix a mené l’enquête sur le milliardaire qui a développé CNews. En voici quelques extraits :

L’industriel aux origines bretonnes est un catholique affirmé. Dans les médias qu’il rachète, quelques programmes, discrets, rappellent « les fondamentaux de la foi », tandis que, depuis 2016, sa chaîne d’info CNews promeut de manière intensive les vertus d’une France chrétienne. Pour quelle vision ? […]

Il est comme cela, le catholicisme de Vincent Bolloré, un peu rétro. L’industriel, qui aura 70 ans le 1er avril 2022, n’a pas répondu aux sollicitations de La Croix L’Hebdo. Mais il n’a jamais fait mystère de sa foi « un peu enfantine », comme il a pu lui-même la qualifier. Il aime les reliques. Les images de saints qui épaississent son portefeuille (son préféré serait Antoine de Padoue). Les médailles miraculeuses – celle qu’il porte au cou, celles qu’il peut offrir à des collaborateurs en marge d’un conseil d’administration. Et cette statuette de la Vierge de Lourdes qu’il montre aux visiteurs de passage dans son bureau. […]

Le christianisme est essentiellement utilisé comme un repère identitaire. Illustration : le 15 août dernier, CNews organisait un direct de Lourdes pour l’Assomption, un « moment d’unité nationale », selon le présentateur de cette édition spéciale, Aymeric Pourbaix, qui parlait également d’une fête « fédératrice », pour « les croyants et les non-croyants ». […]

Parfois, des téléspectateurs trouvent que la ligne droitière va trop loin. Le catholicisme est alors à nouveau utilisé pour les reconquérir. C’est ce qui permet de comprendre le projet de CNews, plutôt inattendu, de retransmettre la messe de Noël 2021 depuis Trappes (Yvelines). […]

Mais Vincent Bolloré ne peut pas tout gérer en direct. Pour le seconder sur certains sujets, il s’est adjoint les services d’un chapelain : l’abbé Gabriel Grimaud. Ce prêtre atypique, ordonné en1977, est d’abord passé par plusieurs paroisses parisiennes avant de devenir aumônier dans l’enseignement scolaire, notamment à la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur à Saint-Denis(2000-2021). Réputé bon prêcheur, il cultive la discrétion. Il n’a pas répondu à La Croix L’Hebdo et refuse toute interview, mais laisse courir sa plume sous divers pseudonymes (Défendente Génolini, Alexamenos…) dans plusieurs titres catholiques, dont ceux de Vincent Bolloré. […]

L’abbé Grimaud a choisi ses hommes de confiance au foyer pour étudiants des Francs-Bourgeois, qu’il a dirigé entre 1989 et 2001. C’est là qu’il rencontre la petite garde rapprochée qu’il enverra plus tard dans les médias de Vincent Bolloré pour « évangéliser » et « rappeler les fondamentaux de la foi ». Parmi eux, Guillaume Zeller (ancien directeur de Direct 8 et d’iTélé, aujourd’hui à Vivendi), Hadrien Lecoeur (« Dieu merci ! ») et Aymeric Pourbaix. Ce dernier a été placé à la tête du dernier programme du genre, « En quête d’Esprit », lancé à la toute fin du premier confinement, en mai 2020, à la demande de Vincent Bolloré. […]

De temps à autre, les émissions de Vincent Bolloré et son hebdomadaire France catholique (il le rachète en 2018, et place à sa tête Aymeric Pourbaix) mettent en avant le catholicisme qu’il aime. Et qui scande depuis toujours sa vie personnelle et industrielle, de célébration en célébration. La messe qu’il fait donner en l’honneur des défunts de sa famille chaque 16 janvier, jour de la mort de son grand-père René. Celle à laquelle il se rend en 2013 pour les 100 ans de l’équipe de football d’Ergué- Gabéric (Finistère), le village natal des usines et du patronage Bolloré. Cette messe d’action de grâce célébrée en 2017 pour les 195 ans du groupe, où le grand patron fit dire cette prière à Notre-Dame de Kerdévot : « Nous te prenons pour protectrice spéciale et te consacrons particulièrement nos personnes, notre groupe et tous nos biens matériels. » Celle, encore, pour laquelle il eut du mal à trouver un prêtre disponible l’été dernier, célébrée dans la chapelle en ruines de son île privée des Glénan. « Son attachement aux saints, aux chapelles qui leur sont dédiées a souvent été confondu avec du traditionalisme. Mais sa dévotion est simplement bretonne », estime l’évêque de Quimper, Mgr Laurent Dognin, qui a plusieurs fois rencontré l’homme d’affaire. […]

Rosaire mondial pour la liberté de la messe traditionnelle

Depuis la publication du Motu Proprio Traditionis Custodes, le 16 juillet 2021, nous sommes plongés dans l’incompréhension, l’inquiétude, voire le amertume. En effet, le pape François a exprimé à toute l’Église sa volonté de voir disparaître, à terme, la célébration de la Messe traditionnelle. Il accuse la liturgie traditionnelle d’être un instrument de division et de défiance, alors qu’elle est pour nous, au contraire, un instrument de sanctification personnelle et d’évangélisation, une source de grâces pour nos familles et un moyen d’édification pour nos sociétés. Confiants en la puissance divine, nous n’avons cessé de prier Notre-Seigneur Jésus-Christ pour qu’il éclaire le Saint Père et tous les évêques du monde, afin qu’ils réalisent le grand tort que causerait à toute l’Église le fait de se couper de ses racines liturgiques, cultuelles, doctrinales et spirituelles.

À partir de ce mois d’octobre 2021, nous voulons nous tourner encore vers le Ciel, et implorer la Très sainte Vierge Marie afin qu’elle protège, défende et fasse fleurir la Messe de la Tradition de l’Eglise partout dans le Monde. À celle qui a été présente au pied de la Croix, comme elle est présente encore au pied de l’autel chaque fois que se renouvelle le Saint Sacrifice de la Messe, nous adressons nos humbles prières, afin que par sa puissante intercession, son Divin Fils entende nos supplications, et exauce les vœux de ses enfants.

Nous associons à cette intention de prière tous « Ces prêtres qui souffrent ». Ceux qui ont souffert, dans leur sacerdoce, du confinement et de la suspension du culte public. Ceux qui ont été victimes, dans leur sens de l’Eucharistie, des limitations ou des interdictions de distribuer la Sainte Communion directement dans la bouche. Ceux qui supportent, dans la souffrance, les restrictions apportées par les autorités ecclésiastiques à la célébration de la messe traditionnelle qui « réjouit leur jeunesse ».

En offrant un rosaire, un chapelet, ou même une simple dizaine à ces intentions nous voulons adresser au Ciel la supplication de tout un peuple abandonné. Nous croyons en effet que ce qui est en jeu n’est rien de moins que le salut des âmes et la pérennité de l’Eglise. C’est avec confiance que nous nous tournons vers la mère de Dieu car nous savons que son fils nous exaucera et que, par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, l’Église renouera avec ses racines liturgiques millénaires, et saura accueillir à nouveau, comme ses enfants fidèles, ceux qui ne demandent qu’à rester fidèles à la foi de leurs pères.

Pour vous inscrire à ce rosaire mondial

Prière de Marthe Robin pour la France

Des amis lecteurs m’envoient cette prière de Marthe Robin pour la France (rédigée en 1943) – une belle façon de prier pour notre patrie dont le rôle dans le plan de Dieu est si grand et qui cause tant de dommages par son apostasie:

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez, sauvez maintenant votre France ; préparez le coeur de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour elle, pour toutes les autres nations, pour l’Eglise tout entière.
Ô Père, ô mon Dieu, que le coeur de tous vos élus tressaille maintenant à votre appel, reconnaissant votre voix et votre commandement, votre invitation à agir ; conduisez-les, ô mon Dieu, chacun à sa place et chacun à sa mission et imposez-leur vous-même tout ce que vous voulez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix, ô mon Dieu, mais de votre unique désir, de votre unique volonté d’amour.
Ô Maman chérie, ne les laissez ni s’égarer, ni se tromper.

L’Eglise n’est pas une institution!

De Roland Hureaux, essayiste, pour le Salon beige:

Il est sorti de la récente assemblée des évêques de France qui s’est tenue à Lourdes début novembre que les évêques reconnaissent la « responsabilité institutionnelle » de l‘Eglise dans les abus sexuels sur mineurs dont parle le rapport confié au conseiller d’Etat Sauvé. Selon le président de la conférence épiscopale Mgr de Moulins-Beaufort, cette responsabilité implique un « devoir de justice et de réparation ». Cela semble impliquer que l’ensemble de l’institution est compromis.

Soit, mais l’Eglise est-elle une institution ?  Son chef est le Christ :  est-il aussi responsable de ces dérives ? Dans l’ordre du sacré, l’Eglise est évidemment beaucoup plus qu’une institution.

Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’une institution ?

Ce mot a-t-il  plus qu’un sens sociologique ? L’Eglise est-elle, dans l’ordre humain, plus qu’une réalité de fait  qui relie un certain nombre d’hommes et de femmes unis dans un certain but  ? Elle repose sur une organisation et son personnel. Mais la sociologie n’est en aucune manière normative. « Tout ce qui échappe à la loi de grâce, passe sous la loi de la pesanteur »   disait Simone Weill. Or  l’Eglise est du côté de la grâce ; la pesanteur, c’est précisément ce qui dans l’Eglise n’est pas l’Eglise.

Quel est d’ailleurs son périmètre  ? Les évêques, le clergé, les pratiquants ?  N’est-il pas légitime d’y inclure aussi  la foule immense des baptisés non pratiquants, voire tous les Français qui reconnaissent une certaine autorité morale à l’Eglise ? Les problèmes sont sans fin.

Le mot a-t-il aussi un sens juridique ?  Pour exister en droit, l’institution doit s’incarner dans une personne morale de droit public ou privé : entreprise, association, etc. En droit français, l’Eglise catholique n’est pas une personne morale mais une galaxie d’associations diocésaines  qui, elles, sont chargées principalement de la gestion matérielle et financière des diocèses et des paroisses.

A la différence de l’« institution », les personnes morales sont sujet de droits et d’obligations (par exemple de payer les impôts) .

Mais dans le droit français, comme d’ailleurs dans tous les droits européens, les personnes morales n’avaient jusqu’à une date récente, qu’une responsabilité civile.

Il a fallu attendre la loi du 9 mars 2004 (article 121- 2 du Code pénal) pour que soit introduite la responsabilité pénale des personnes morales : « les personnes morales, à l’exclusion de l’État, sont responsables pénalement, (…)  des infractions commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants ». Une évolution juridique d’ailleurs contestée.

Notons que lesdites personnes morales ne répondent que des infractions commises pour le compte de l’institution, ce qui semble exclure des abus sexuels dont les auteurs, à l’évidence, n’avaient reçu aucun mandat.

L’institution  n’est  définie que  dans la doctrine. Elle est généralement tenue pour un ensemble de règles de fonctionnement, s’appliquant à un personnel concourant au même but. Mais cela ne suffit pas pour  mettre en jeu sa responsabilité en tant que telle.

Une institution ne saurait donc avoir, par le biais des associations qui la composent, qu’une responsabilité civile. Et même au civil, les victimes ne pourront se pourvoir  devant la justice, s’en prendre à l’institution en tant que telle ni à aucune association qui la compose, mais seulement, intuitu personae,  à l’auteur des abus et aux responsables hiérarchiques qui l’auront laissé faire en connaissance de cause. Et encore s’il n’y a pas prescription.

La justice devant donc, pour l’essentiel être tenue à l’écart, les indemnisations ne pourront être que grâcieuses. Sur quelles bases ? Déclaratives ? Si l’auteur du forfait, à condition qu’il soit encore en vie, le reconnaît, c’est possible. Mais comment  si les faits sont anciens  et si,  comme le prétend le rapport (de manière infondée selon nous),  il y a eu des centaines de millions de victimes (des millions, dit l’Est républicain ! Bientôt des dizaines de millions ?)

A Lourdes, les évêques ont déjà décidé de mettre en place un fonds d’indemnisation. Ils semblent avoir compris qu’il fallait ne pas puiser dans le denier du culte pour l’abonder : quel fidèle acceptera jamais payer ceux qui salissent leur sa mère ?

Mais comment éviter que cette annonce  n’attire de nombreux aigrefins, tout prêts à faire du chantage si on résiste à leurs prétentions ? Si elle ne veut pas indemniser à guichets ouverts, l’Eglise devra dès lors se doter d’un service d’enquête propre (cela s’appelle inquisition).  Et une affaire qu’il aurait fallu régler vite risque d’alimenter encore longtemps la chronique. C’est peut-être le but recherché par certains.

Patrick Hetzel : ” je ne considère pas que la présente crise sanitaire soit plus grave que ce qui s’est passé en 1914-1918″

Extrait des débats sur le projet de loi “vigilance sanitaire”. Le député LR Patrick Hetzel a déposé plusieurs amendements :

M. le président : Je suis saisi de sept amendements, nos 86, 156, 2, 124, 212, 232 et 356, pouvant être soumis à une discussion commune. Ils visent à rétablir l’article 1er A, supprimé par la commission. Les amendements nos 86 et 156 sont identiques, de même que les amendements nos 2, 124, 212, 232 et 356. La parole est à M. Patrick Hetzel, pour soutenir l’amendement no 86.

M. Patrick Hetzel : Nous souhaitons rétablir en effet l’article 1er A, introduit par le Sénat, hélas complètement balayé au cours de l’examen du texte en commission hier.

M. Jean-Luc Reitzer.Absolument !

M. Patrick Hetzel : Notre argument est très simple : plus les pouvoirs accordés au Gouvernement sont exceptionnels, plus il est essentiel, dans toute démocratie digne de ce nom, que le Parlement puisse veiller aux conditions d’exercice dudit pouvoir. Or, monsieur le ministre, le présent texte vous donne des pouvoirs exceptionnels, exorbitants, et ce que vous ne voulez pas comprendre, c’est qu’il est tout à fait normal qu’un contre-pouvoir puisse être exercé, à savoir, au minimum, que le Parlement contrôle l’action du Gouvernement. Vous le rejetez systématiquement et la majorité ne joue pas son rôle de contrôle de l’exécutif qui, pourtant, est l’une des missions principales de tout parlement dans une démocratie.

M. Jean-Luc Reitzer : Nous sommes en plein caporalisme.

M. Patrick Hetzel : C’est pourquoi nous ne comprenons pas que vous décidiez de délais aussi longs quand il y a des principes à respecter – principes que vous ne respectez plus. Une nouvelle fois, nous constatons que le Gouvernement cherche à fuir ses responsabilités. C’est tout de même la moindre des choses que d’avoir un minimum d’échanges avec le Parlement.

M. Jean-Luc Mélenchon : Eh oui !

M. Patrick Hetzel : Lors de la première lecture, nous avions rappelé, monsieur le ministre, que, pendant la guerre de 1914-1918, régulièrement, le Gouvernement venait rendre compte de ses actions, y compris devant des comités secrets lorsque cela était nécessaire. Les mêmes dispositions sont toujours possibles. Or je ne considère pas que la présente crise sanitaire soit plus grave que ce qui s’est passé en 1914-1918. Aussi le fait que le Gouvernement ne mette même pas un point d’honneur…

M. le président : Il faut conclure, monsieur Hetzel.

M. Patrick Hetzel : …à prévoir un échange avec le Parlement est-il assez discutable.

Selon le rapport de l’Agence technique d’information sur l’hospitalisation

« Les patients Covid représentent 2 % de l’ensemble des patients hospitalisés au cours de l’année 2020, tous champs hospitaliers confondus. »

« Au cours de l’année 2020, les patients Covid représentent 5 % de l’ensemble des patients pris en charge en service de soins critiques. »

Confinements, port du masque, « vaccination », passe nazitaire… pour une maladie qui atteint 2% des personnes hospitalisées…

I-média – Macron / Covid, vous reprendrez bien une p’tite dose

Image de la semaine

Martin est un adolescent de 15 ans qui a décidé de quitter l’école pour se consacrer à sa passion : le travail du bois. Le média “Néo” nous livre un mini-reportage passionnant et positif sur ce jeune qui semble avoir les pieds sur terre et les idées à l’endroit.

Macron à la télévision : un petit président sur le petit écran

Jean-Yves Le Gallou revient sur les déclarations absurdes et inquiétantes d’Emmanuel Macron à l’occasion de son allocution présidentielle du 9 novembre. Le Gallou entend bien dénoncer les manipulations du chef d’état et en finir avec la dictature sanitaire macronienne !

Revue de presse

Migrants : la ruée vers Varsovie

Des images édifiantes nous sont parvenues des frontières polonaises. Des milliers de migrants, poussés vers l’Europe par la Biélorussie, se pressent contre la frontière et entendent bien fouler notre sol. Les médias français ont sauté sur l’occasion pour nous livrer le sempiternel feuilleton de la veuve, de l’orphelin et du migrant.

C’est arrivé un 12 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 12 ou 15 novembre 607 : mort du pape Boniface III.
  • le 12 novembre 954 : Lothaire est sacré Roi de France à l’abbaye de St Rémi de Reims.
  • le 12 novembre 1437 : entrée dans Paris de Charles VII.

Après dix-neuf ans d’absence, le Roi Charles VII (1403-1461) entre triomphalement dans Paris, sa capitale s’étant rendue après avoir chassé les troupes anglaises. C’est le point d’orgue de la campagne de reconquête entamée depuis la libération d’Orléans grâce à sainte Jeanne d’Arc (1429). La guerre de libération s’achève par la signature du traité d’Arras (1435) avec Philippe III de Bourgogne. La France est désormais presque entièrement libérée du joug anglais. La victoire de Castillon-la-Bataille en 1453, contre les Anglais, achève le succès du Roi et met fin à la guerre de Cent Ans.

  • 12 novembre 1567 : mort du Connétable Anne de Montmorency.

Filleul de la Reine Anne de Bretagne, fils de Guillaume de Montmorency et d’Anne Pot, Anne de Montmorency, Baron des Baux est confié à dix ans à la maison de François d’Angoulême, futur François Ier, pour son instruction. Il devient ainsi l’ami du futur Roi de France.

Participant aux Guerres d’Italie dès la fin du règne de Louis XII, Anne de Montmorency se distingue à Ravenne en 1512 et à Marignan trois ans plus tard. En 1521, il défend victorieusement Mézières avec Pierre du Terrail Chevalier de Bayard. Prisonnier après la défaite de Pavie avec François Ier, il est libéré avant son Roi, et participe à la négociation de la rançon de ce dernier. Nommé Grand-Maître de France, il est en charge des affaires courantes de la Maison du Roi.

Après la mort de François Ier en 1547, Henri II prend Anne de Montmorency à son service et élève la Baronnie de Montmorency en Duché-Pairie de France. Loyal envers Henri II, il se heurte à la famille des Guise. Après la mort d’Henri II en 1559, il sert François II puis Charles IX. Il meurt à soixante-quatorze ans le 12 novembre 1567 après avoir battu une armée de Huguenots en Plaine de Saint-Denis.

  • le 12 novembre 1652 : Condé coupable de lèse-majesté.

Le 12 novembre 1652, Louis XIV, qui vient de rentrer triomphalement dans Paris le 21 octobre, déclare coupables du crime de lèse-majesté le prince de Condé, sa sœur la duchesse de Longueville et quelques autres seigneurs coupables d’avoir participé à la Fronde des Princes. Condé est déchu de ses dignités et gouvernements ; le 27 mars 1654, le Parlement le condamne même à mort. C’est seulement après la paix des Pyrénées avec l’Espagne que les proscrits rentreront en grâce auprès du Roi-Soleil.

  • le 12 novembre 1765 : les Bretons refusent les nouveaux impôts.

Louis XV rassemble les Parlementaires bretons et les somme d’accepter la levée de 2 sols supplémentaires par livre : 68 magistrats sur 86 refusent de se soumettre, ils sont arrêtés, dispersés et éloignés de Rennes. Cette révolte a lieu dix ans avant celle des « Bonnets rouges » lors de la révolte du « papier timbré ».

  • le 12 novembre 1793 : les Vendéens prennent Avranches.

Les prisonniers Bleus sont relâchés et leurs blessés soignés. Le 21 novembre suivant les Bleus perpètrent le massacre d’Avranches où 800 Vendéens sont exterminés : des malades et des blessés de la Virée de Galerne !

  • le 12 novembre 1848 : l’Algérie est officiellement proclamée “territoire français”. 
  • le 12 novembre 1890 : le « toast d’Alger ».

Le cardinal Charles Lavigerie, archevêque d’Alger, prend prétexte d’une visite de l’escadre française de la Méditerranée dans sa ville pour porter un toast à la République…

Le prélat, à 65 ans, jouit en France et dans le monde d’un immense prestige dû à son ouverture d’esprit et à son action missionnaire. Il a fondé les Pères blancs et les Soeurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique. Deux ans plus tôt, en 1888, il s’est aussi lancé dans une vigoureuse campagne contre l’esclavage…

Le pape Léon XIII souhaite en finir avec les querelles sans fin entre l’Église catholique et les dirigeants laïques de la IIIe République, qui divisent la France et empêchent les catholiques de participer à la vie politique de leur pays. Il fait donc appel au cardinal pour amorcer le « Ralliement » des catholiques au «gouvernement actuel de leur pays».

Mais la guerre religieuse française n’est pas terminée, l’Affaire Dreyfus va raviver la fracture entre les deux France! Les lois de 1901 et 1905 marqueront la victoire des anti-catholiques. Il faudra la première guerre mondiale et les comportements exemplaires de milliers de prêtres dans les tranchées pour que la république se montre plus conciliante.

  • le 12 novembre 1895 : création de l’Automobile-Club.

Le constructeur Français, le marquis de Dion, crée à Paris l’Automobile-Club de France. L’association a pour objectif de faire connaître le monde automobile et organise de nombreuses courses. L’Automobile-Club est le créateur du premier Grand Prix de l’histoire automobile en 1906, avec le Grand Prix de l’Automobile-Club de France.

  • le 12 novembre 1900 : clôture de l’Exposition universelle.

50 860 801 visiteurs y ont assisté.

  • le 12 novembre 1937 : inauguration de l’aéroport du Bourget

En présence du Président de la République, Albert Lebrun, le Ministre de l’Air Pierre Cot inaugure l’aéroport international du Bourget. Construit en réponse à une très forte augmentation du trafic aérien, l’aérogare a été conçue par l’architecte Georges Labro. Il sera sérieusement endommagé par les bombardements pendant la guerre.

  • le 12 novembre 1954 : lu dans le Chicago Tribune du jour.

«Le jour même où l’Assemblée nationale française a voté par 466 voix contre 98, le maintien en prison du maréchal Pétain incarcéré depuis 5 ans pour trahison, le gouvernement français a accédé à la requête de l’URSS consistant à permettre au leader communiste français Maurice Thorez de s’envoler pour Moscou. C’est le même Thorez qui abandonna son poste dans l’armée français quand l’Allemagne a frappé, en 1940. Il s’est enfui en URSS, où il a trouvé un asile pendant toute la guerre. C’est un pur acte de trahison. Mais Thorez n’a jamais été jugé pour cela. Il est retourné en France après que le pays eût été libéré par l’armée américaine et fut nommé vice président du gouvernement d’après guerre, de ce gouvernement qui devait condamner Pétain pour collaboration avec l’Allemagne.»

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 246)

Médecine : quand sortirons-nous de la pensée unique ?

Le père Pascal Ide, prêtre du diocèse de Paris et membre de la communauté de l’Emmanuel, docteur en médecine, en philosophie et en théologie, vient de publier un ouvrage sur Les médecines alternatives, des clés pour discerner.

Comment choisir une thérapie ? L’interrogation face aux médecines dites alternatives et complémentaires, douces ou traditionnelles est complexe tant il est difficile de s’y retrouver entre les avis tranchés qui émanent du corps médical, la prudence légitime des autorités religieuses et l’enthousiasme des heureux bénéficiaires, sans compter les informations glanées sur internet… Plutôt que de dresser une liste des bonnes et mauvaises thérapies, le père Pascal Ide offre des critères de discernement en se demandant : ces médecines sont-elles compatibles avec la méthode scientifique ? avec la foi ? avec l’enseignement du Magistère ? Favorisent-elles une influence démoniaque ?

Revenant sur les polémiques autour de la pandémie de Covid et des façons médicales de résoudre le problème, l’auteur écrit :

Sans rentrer dans le détail des polémiques, comment ne pas s’étonner de ce que la norme sanitaire, qui participe du modèle conventionnel, ne soit pas équilibrée par d’autres normes tout aussi importantes, d’ordre humain, psychologique, relationnel, qui, elles, relèvent du modèle alternatif ? Quand sortirons-nous de la pensée unique. Quand, surtout, aurons-nous ce modèle intégrateur dont notre médecine a tant besoin ?

Et plus loin, l’auteur s’inquiète de la multiplication des mesures coercitives :

Que l’on songe au Patriot Act mis en place par les Etats-Unis le lendemain du 11 septembre 2001. Nous ne saurions donc sous-estimer le risque de dérive autoritarisme, d’autant que ce soupçon est aujourd’hui lui-même soupçonné par l’utilisation de deux néologismes qui sont devenus aussi infamants que le terme révisionnisme : complotisme ou conspirationnisme. Mais nous souhaitons plutôt attirer l’attention sur l’attitude du citoyen qui favorise cette mainmise étatique et cette mise en tutelle de nos libertés les plus fondamentales : les gouvernements autoritaires (et cela peut aussi valoir à l’échelle moindre d’une communauté chrétienne !) ne disposent en grande partie que du pouvoir que nous leur donnons ; et en grande partie aussi, le pouvoir que nous leur accordons n’est que celui que nous accordons à nos peurs…

Saint Augustin : “Sans la loi, qu’est-ce que l’État sinon une bande de brigands ?”

Un livre met en lumière l’intense activité législative du Pape François, avec tous les problèmes qui y sont liés, et notamment l’interprétation des lois publiées sans avoir été réellement travaillées, le Conseil pontifical pour les textes législatifs ayant été systématiquement écarté. Le droit canonique a-t-il atteint sa course finale ?

Deux aspects, en particulier, sont à souligner pour comprendre la lettre et l’esprit de cette étude approfondie. D’abord la passion de l’auteur, Geraldina Boni, pour le droit et la justice, manifestations d’une passion plus profonde pour la personne, pour l’Église et pour le Christ. Deuxièmement, sa compétence juridique au niveau international : une qualité pour laquelle elle compte parmi les « consulteurs » du Conseil pontifical pour les textes législatifs.

De plus, comme l’auteur le déclare elle-même, « ce livre est né et s’est développé pas à pas également grâce à une comparaison continue avec le professeur Giuseppe Dalla Torre : comme tous mes écrits, mais celui-ci en particulier, en attendant la délicatesse de nombreux sujets traités » (p.12). En effet, le regretté prof. Dalla Torre, professeur de l’auteur depuis 1989, a été unanimement reconnu comme un collaborateur compétent, équilibré et fidèle du Saint-Siège, c’est pourquoi son encadrement est une garantie unique quant à la nature scientifique et à la finalité de ce travail.

L’enquête de Boni sur la législation canonique récente, pour en vérifier la validité et les questions critiques, en particulier en ce qui concerne les droits fondamentaux des fidèles dans tous les domaines – de la vie sacramentelle à la vie pénale et consacrée – a été menée avec beaucoup d’enthousiasme. En même temps « avec cette fidélité au magistère et au successeur de Pierre sur la chaire romaine qui ne s’oppose pas à la liberté de la recherche scientifique et peut en effet s’y conjuguer fructueusement : en effet, le munus de la recherche est d’aspirer à un diaconat aussi rentable que possible » (P. 9).

Le volume comprend quatre chapitres. La première rappelle l’histoire – faite, comme toutes les réalités de ce monde, d’ombres et de lumières – du Conseil des textes législatifs. Dans le deuxième chapitre, l’auteur saisit, paradoxalement, précisément à partir du constat de l’utilisation de plus en plus réduite de ce département ces dernières années, l’envie d’exiger sa plus grande valorisation afin d’atteindre concrètement le salus animarum. Dans le troisième chapitre, il est précisé que ce dicastère trouve son sens avant tout dans l’aide apportée au Pontife romain en tant que législateur suprême, mais aussi dans l’assistance aux autres dicastères de la Curie romaine. Dans le quatrième chapitre – significativement intitulé “Pour un statut du dicastère” promoteur, garant et interprète du droit de l’Eglise”. La vocation du droit canonique “- l’auteur présente une série de propositions intéressantes, concrètes et pleines de bon sens et d’amour pour l’Église et pour son droit, qui a pour cœur battant l’equitas canonique, la miséricorde.

Boni déclare :

« Je ne me lasserai jamais de proclamer, contre les dénigrants ou les adeptes d’un positivisme juridique de retour, que le ius Ecclesiae n’est pas une superstructure vexatoire glacée, ce n’est pas un monstrum légaliste. Et la formulation technique sans faille des règles n’est pas un nominalisme noyé, l’exhibition ou, pire, l’asservissement à un jargon ésotérique, occulte et élitiste : mais une défense de la justice qui, avec recta ratio, doit être transfusée et doit en briller. […]. De même, il faut réagir avec dédain à la déformation des paroles du Pape François par ceux qui opposeraient – vraiment, et incroyablement, pour la énième fois – de manière schizophrène la pastorale à la loi, la caritas à la justice » (p. 272).

Ce livre est un texte sur lequel, d’une manière particulière, tout juriste-canoniste doit réfléchir, afin de retrouver l’originalité du droit canonique, surmontant ainsi la tentation actuelle de la soumission à des principes, qui lui sont étrangers, d'”auto-suppression” , qui annulent une tradition fructueuse de deux mille ans, qui a aussi beaucoup donné au droit séculier.

L’administration Biden va dépenser 5 millions d’euros pour répandre la contraception et l’avortement dans le monde

Lu sur IFN :

“La secrétaire d’État adjointe Wendy R. Sherman a rencontré aujourd’hui à Washington la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Dr Natalia Kanem. La secrétaire adjointe Sherman et le Dr Kanem ont discuté de la manière dont l’émancipation des femmes et des filles, notamment la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs, favorise les droits de l’homme, l’égalité des sexes et la santé mondiale, ainsi que de l’importance de la prévention des agressions et des violences sexuelles. Le secrétaire adjoint Sherman a ensuite annoncé une contribution initiale de 5 millions de dollars des États-Unis d’Amérique aux fournitures de l’UNFPA, qui contribuera à garantir que des systèmes contraceptifs modernes et des médicaments vitaux pour la santé maternelle atteignent les femmes et les adolescentes qui ont besoin de planification familiale et de naissances sans risque, dans les pays touchés par des urgences humanitaires”.

Cette annonce, faite en des termes “attribuables au porte-parole, Ned Price”, est apparue le 1er novembre sur le site web du département d’État, organe politique et institutionnel parfois et dans certains dossiers plus influent que la Maison Blanche elle-même.

En d’autres termes, l’émancipation des femmes et des adolescents passe par la contraception et l’avortement, qui sont des droits humains inaliénables (“la santé et les droits sexuels et reproductifs […] font progresser[…] les droits humains“). Ainsi, le pays le plus puissant du monde a décidé de détourner 5 millions de dollars des poches des contribuables américains, donc des besoins du peuple américain pour répandre la contraception et l’avortement dans le monde. En d’autres termes, la solution de l’administration Biden et du FNUAP pour faire face aux urgences humanitaires est de prendre des vies innocentes et d’empêcher qu’il y en ait davantage, au nom d’une nécessité indispensable qu’ils appellent un“besoin“.

En réalité, la liturgie traditionnelle exprime la lex orandi du rite romain par chaque geste et chaque phrase

Voici une traduction de la Lettre ouverte du théologien dominicain P. Wojciech Gołaski : « Je dois témoigner du trésor des saints rites de l’Église ». Cette lettre ouverte au Pape François a été composée en polonais, puis publiée en anglais par Rorate Caeli. Ce dominicain témoigne de la joie qu’il a connu quand il a découvert la messe traditionnelle il y a 16 ans. Il dénonce ensuite Traditionis custodes, qui montre une conception hégélienne de l’Eglise, et annonce enfin rejoindre la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Traduction :

Fr. Wojciech Gołaski O.P.

Jamna, le 17 août 2021
Sa Sainteté le Pape François
Domus Sanctae Marthae
Le saint-siège
Cité du Vatican

À l’attention de:
Rév. Général Maître de l’Ordre, Gerard Francisco Timoner III OP
Rév. Provincial de la Province de Pologne, Paweł Kozacki OP
IL. Évêque du diocèse de Tarnów, Andrzej Jeż
Rév. Supérieur de la Maison de Jamna, Andrzej Chlewicki OP
Frères et Sœurs de l’Ordre
Rév. Supérieur du District Polonais de la Fraternité Saint-Pie X, Karl Stehlin FSSPX
Omnes quos res tangit

Très Saint-Père,

Je suis né il y a 57 ans et j’ai rejoint l’Ordre Dominicain il y a 35 ans. J’ai prononcé mes vœux perpétuels il y a 29 ans et je suis prêtre depuis 28 ans. Je n’avais que de vagues souvenirs de ma petite enfance de la Sainte Messe dans sa forme antérieure aux réformes de 1970. Seize ans après mon ordination, deux amis laïcs (inconnus l’un de l’autre) me pressèrent d’apprendre à célébrer la Sainte Messe dans sa forme traditionnelle. former. Je les ai écoutés.

Cela a été un choc pour moi. J’ai découvert que la Sainte Messe dans sa forme classique :
– dirige toute l’attention du prêtre et des fidèles vers le Mystère,
– exprime, avec une grande précision de paroles et de gestes, la foi de l’Église dans ce qui se passe ici et maintenant sur l’autel,
– renforce, avec une puissance égale à sa précision, la foi du célébrant et du peuple,
– ne conduit ni prêtre ni fidèle vers aucune invention ou créativité de leur propre chef pendant la liturgie,
– les place, bien au contraire, sur un chemin de silence et de contemplation,
– offre par le nombre et la nature de ses gestes la possibilité d’actes incessants de piété et d’amour envers Dieu,
– unit le prêtre et les fidèles, en les plaçant du même côté de l’autel et en les tournant dans le même sens : contre Crucem, contre Deum.

Je me suis dit : c’est donc ça la Sainte Messe ! Et moi, prêtre de 16 ans, je ne le savais pas ! C’était un eurêka puissant, une découverte, après laquelle mon idée de la messe ne pouvait pas rester la même.

Dès le début, il m’avait frappé que ce rite est à l’opposé du stéréotype. Au lieu de formalisme, libre expression de l’âme devant Dieu. Au lieu de frigidité, la ferveur du culte divin. Au lieu de la distance, la proximité. Au lieu de l’étrangeté, l’intimité. Au lieu de rigidité, la sécurité. Au lieu de la passivité des laïcs, leur lien profond et vivant avec le mystère (c’est à travers les laïcs, après tout, que j’ai été conduit à la messe traditionnelle). Au lieu d’un gouffre entre prêtre et fidèles, une étroite union spirituelle entre tous les présents, protégée et exprimée par le silence du Canon. En faisant cette découverte, il m’est apparu clairement : cette forme même est notre pont vers les générations qui ont vécu avant nous et ont transmis la foi. Ma joie dans cette unité ecclésiale qui transcende tous les temps était immense.

Dès le début, j’ai expérimenté la puissante force d’attraction spirituelle de la messe dans sa forme traditionnelle. Ce n’étaient pas les signes en eux-mêmes qui m’attiraient, mais leur signification, que l’âme sait lire. La seule pensée de la prochaine célébration me remplissait de joie. J’ai cherché toutes les occasions de célébrer avec empressement et nostalgie. Très vite, une certitude complète a mûri en moi, que si je ne célébrais la messe (ainsi que tous les sacrements et cérémonies) que sous sa forme traditionnelle jusqu’à la fin de mes jours, je ne manquerais pas du tout la forme post-conciliaire.

Si quelqu’un m’avait demandé d’exprimer d’un seul mot mes sentiments sur la célébration traditionnelle dans le cadre du rite réformé, j’aurais répondu « soulagement ». Car c’était bien un soulagement, d’une profondeur indescriptible. C’était comme celui de quelqu’un qui, ayant marché toute sa vie dans des chaussures avec un caillou dedans qui frotte et irrite ses pieds, mais qui n’a aucune autre expérience de la marche, se voit offrir, 16 ans plus tard, une paire de chaussures sans caillou et les mots : « Ici », « Mettez-les », « essayez-les ! » Non seulement j’ai redécouvert la Sainte Messe, mais aussi la différence étonnante entre les deux formes : celle qui était en usage depuis des siècles et celle post-conciliaire. Je n’avais pas connu cette différence parce que je n’avais pas connu la forme antérieure. Je ne peux comparer ma rencontre avec la liturgie traditionnelle à une rencontre avec quelqu’un qui m’a adopté et qui est devenu mon parent adoptif. C’était une rencontre avec une Mère qui a toujours été ma Mère, pourtant je ne l’avais pas connue.

J’étais accompagné dans tout cela de la bénédiction des Souverains Pontifes. Ils avaient enseigné que le missel de 1962 « n’avait jamais été légalement abrogé et restait donc, en principe, toujours autorisé », ajoutant que « ce qui avait été sacré pour les générations précédentes restait sacré et grand aussi pour nous, et ne pouvait soudainement devenir complètement interdit. ni même considérée comme nuisible. Il nous appartient à tous de préserver les richesses qui se sont développées par la foi et la prière de l’Église et de leur donner toute leur place » (Benoît XVI, Lettre aux évêques, 2007). On enseignait aussi aux fidèles : « En raison de son usage vénérable et ancien, la forma extraordinaria doit être maintenue avec l’honneur qui lui est dû » ; il a été décrit comme « un trésor précieux à préserver » (Instruction Universae Ecclesiae, 2011). Ces paroles font suite à des documents antérieurs qui ont permis aux fidèles d’utiliser la liturgie traditionnelle après les réformes de 1970, le premier étant le Quattuor abhinc annos de 1984. Le fondement et la source de tous ces documents reste la Bulle de saint Pie V, Quo primum temporaire (1570).

Saint-Père, si, sans oublier le document solennel du Pape Pie V, nous prenons en considération le laps de temps couvrant les déclarations de vos prédécesseurs immédiats, nous avons une durée de 37 ans, de 1984 à 2021, pendant lesquels l’Église a dit au fidèles, concernant la liturgie traditionnelle, et toujours plus fortement : « Il y a un tel chemin. Vous pouvez marcher tout le long.

J’ai donc pris le chemin que m’offrait l’Église.

Celui qui emprunte ce chemin, celui qui veut que ce rite, qui est le vase de la Présence divine et de l’Oblation divine, porte du fruit dans sa propre vie, doit s’ouvrir entièrement pour se confier et confier les autres à Dieu, présent et agissant en nous par le vase de ce saint rite. C’est ce que j’ai fait, en toute confiance.

Puis vint le 16 juillet 2021.

De vos documents, Saint-Père, j’ai appris que le chemin sur lequel je marchais depuis 12 ans avait cessé d’exister.

Nous avons des affirmations de deux papes. Sa Sainteté Benoît XVI avait dit que le Missel romain promulgué par saint Pie V « doit être considéré comme l’expression extraordinaire de la lex orandi de l’Église catholique de rite romain ». Pourtant, Sa Sainteté le Pape François dit que « les livres liturgiques promulgués par les Papes saint Paul VI et saint Jean-Paul II (…) sont la seule expression de la lex orandi du rite romain ». L’affirmation du successeur nie ainsi celle de son prédécesseur encore vivant.

Une certaine manière de célébrer la Messe, confirmée par la Tradition immémoriale et séculaire, reconnue par chaque Pape, y compris vous-même, Saint-Père, jusqu’au 16 juillet 2021, et sanctifiée par sa pratique depuis tant de siècles, peut-elle soudainement cesser d’être la lex orandi du rite romain ? Si tel était le cas, cela signifierait qu’une telle caractéristique n’est pas intrinsèque au rite mais est un attribut extérieur, soumis aux décisions de ceux qui occupent des postes de haute autorité. En réalité, la liturgie traditionnelle exprime la lex orandi du rite romain par chaque geste et chaque phrase et par l’ensemble qu’elles composent. Il est garanti aussi d’exprimer cette lex orandi, comme l’Église l’a toujours soutenu, en raison de son usage ininterrompu, depuis des temps immémoriaux. Nous devons conclure que la première affirmation papale [de Benoît] a des fondements solides et est vraie et que la seconde [de François] est sans fondement et est fausse. Mais bien qu’il soit faux, il est néanmoins doté d’un pouvoir de loi. Cela a des conséquences sur lesquelles j’écrirai ci-dessous.

Les concessions concernant l’utilisation du Missel de 1962 ont désormais un caractère différent des précédentes. Il ne s’agit plus de répondre à l’amour avec lequel les fidèles adhèrent à la forme traditionnelle, mais de donner aux fidèles le temps — combien de temps, on ne nous dit pas — pour « revenir » à la liturgie réformée. Les paroles du Motu Proprio et de votre Lettre aux Evêques montrent bien que la décision a été prise, et est déjà mise en œuvre, de retirer la liturgie traditionnelle de la vie de l’Eglise et de la jeter dans l’abîme de l’oubli : elle ne peut pas être utilisé dans les églises paroissiales, de nouveaux groupes ne doivent pas être formés, Rome doit être consultée si de nouveaux prêtres doivent le dire. Les évêques sont bien désormais Traditionis Custodes, « gardiens de la Tradition », mais pas au sens de gardiens qui la protègent, mais au sens de gardiens d’une prison.

Permettez-moi d’exprimer ma conviction que cela n’arrivera pas et que l’opération échouera. Quels sont les motifs de cette condamnation ? Une analyse minutieuse des deux Lettres du 16 juillet expose quatre composantes : l’hégélianisme, le nominalisme, la croyance en la toute-puissance du Pape et la responsabilité collective. Chacun est un élément essentiel de votre message et aucun d’entre eux ne peut être reconcilié au dépôt de la foi catholique. Ne pouvant se réconcilier avec la foi, ils ne s’y intégreront ni en théorie ni en pratique. Examinons chacun d’eux à tour de rôle.

1) L’hégélianisme. Le terme est conventionnel : il ne signifie pas littéralement le système du philosophe allemand Hegel, mais quelque chose qui dérive de ce système, à savoir la compréhension de l’histoire comme un processus bon, rationnel et inévitable de changements continus. Cette façon de penser a une longue histoire, depuis Héraclite et Plotin, jusqu’à Joachim de Fiore, jusqu’à Hegel, Marx et leurs héritiers modernes. La particularité de cette approche est de découper l’histoire en phases, de telle sorte que le début de chaque nouvelle phase se conjugue à la fin de la précédente. Les tentatives pour « baptiser » l’hégélianisme ne sont rien d’autre que des tentatives pour doter ces phases historiques supposées de l’autorité du Saint-Esprit. On suppose que le Saint-Esprit communique à la génération suivante quelque chose dont il n’a pas parlé à la précédente, ou même qu’il communique quelque chose qui contredit ce qu’il a dit auparavant. Dans ce dernier cas, nous devons accepter l’une des trois choses suivantes : soit dans certaines phases l’Église n’a pas obéi au Saint-Esprit, soit le Saint-Esprit est sujet au changement, soit il porte en lui des contradictions.

Une autre conséquence de cette vision du monde est un changement dans la façon dont nous comprenons l’Église et la Tradition. L’Église n’est plus vue comme une communauté unissant les fidèles en transcendant le temps, comme le veut la foi catholique, mais comme un ensemble de groupes appartenant aux différentes phases. Ces groupes n’ont plus de langue commune : nos ancêtres n’avaient pas accès à ce que le Saint-Esprit nous dit aujourd’hui. La tradition elle-même n’est plus un message continuellement étudié ; elle consiste plutôt à recevoir encore et encore des choses nouvelles de l’Esprit Saint. On en vient alors à entendre plutôt, comme dans Votre Lettre aux Evêques, Saint-Père, parler de « la dynamique de la Tradition », souvent avec une application à des événements particuliers. Un exemple en est lorsque vous écrivez que la « dernière étape de cette dynamique est le Concile Vatican II, au cours duquel les évêques catholiques se sont réunis pour écouter et discerner la voie montrée à l’Église par l’Esprit Saint ». Ce raisonnement implique qu’une nouvelle phase requiert de nouvelles formes liturgiques, car les anciennes étaient adaptées à l’étape précédente, qui est terminée. Puisque cette séquence d’étapes est sanctionnée par le Saint-Esprit, à travers le Concile, ceux qui s’accrochent aux anciennes formes malgré l’accès aux nouvelles s’opposent au Saint-Esprit.

De telles vues, cependant, sont contraires à la foi. L’Écriture sainte, norme de la foi catholique, ne fournit aucune base pour une telle compréhension de l’histoire. Au contraire, il nous enseigne une compréhension tout à fait différente. Le roi Josias, ayant appris la découverte de l’ancien livre de la Loi, ordonna que la célébration de la Pâque se déroule conformément à celui-ci, malgré une interruption d’un demi-siècle (2 R 22-23). De la même manière, Esdras et Néhémie à leur retour de la captivité babylonienne ont célébré la Fête des Tabernacles avec tout le peuple, strictement selon les anciens registres de la Loi, malgré plusieurs décennies après la célébration précédente (Neh 8). Dans chaque cas, les anciens documents de la loi ont été utilisés pour renouveler le culte divin après une période de troubles. Personne n’a exigé un changement dans le rituel au motif que des temps nouveaux étaient arrivés.

2) Le nominalisme. Alors que l’hégélianisme influence notre compréhension de l’histoire, le nominalisme affecte notre compréhension de l’unité. Le nominalisme implique que l’introduction de l’unité extérieure (au moyen d’une décision administrative descendante) équivaut à atteindre une unité réelle. En effet, le nominalisme abolit la réalité spirituelle en cherchant à la saisir et à la régler par des mesures matérielles. Vous écrivez, Saint-Père, que : “C’est pour défendre l’unité du Corps du Christ que je suis contraint de retirer la faculté accordée par mes prédécesseurs.” Mais pour atteindre ce but, la véritable unité, vos prédécesseurs ont pris la décision inverse, et non sans raison. Quand on comprend que la vraie unité comprend quelque chose de spirituel et d’intérieur, et diffère ainsi de la simple unité extérieure, on ne la cherche plus simplement par l’uniformité des signes extérieurs. On n’obtient pas ainsi la vraie unité, mais plutôt l’appauvrissement, et le contraire de l’unité : la division.

L’unité ne résulte pas du retrait des facultés, de la révocation du consentement et de l’imposition de limitations. Le roi Roboam de Juda, avant de décider comment traiter les Israélites, qui souhaitaient qu’il améliore leur sort, consulta deux groupes de conseillers. Les plus âgés préconisaient la clémence et l’allégement des charges du peuple : l’âge, dans l’Ecriture Sainte, symbolise souvent la maturité. Les jeunes, contemporains du roi, recommandent d’alourdir leurs fardeaux et d’employer des mots durs : la jeunesse, dans l’Écriture, symbolise souvent l’immaturité. Le roi suivit les conseils des jeunes. Cela n’a pas réussi à apporter l’unité entre Juda et Israël. Au contraire, il a commencé la division du pays en deux royaumes (1 R 12). Notre Seigneur a guéri cette division par la douceur, sachant que le manque de cette vertu avait causé la scission.

Avant la Pentecôte, les apôtres évaluaient l’unité selon des critères externes. Cette approche a été corrigée par le Sauveur lui-même, qui, en réponse aux paroles de saint Jean : « Maître, nous avons vu un homme chasser les mauvais esprits en ton nom, et nous ne l’avons pas laissé faire, car il n’était pas un de nous », répondit « Qu’il le fasse, car celui qui n’est pas contre vous est avec vous » (Lc 9,49-50, cf. Mt 9,38-41). Saint-Père, tu as eu plusieurs centaines de milliers de fidèles qui « n’étaient pas contre » toi. Et vous avez tant fait pour leur rendre les choses difficiles ! N’aurait-il pas été préférable de suivre les paroles du Sauveur indiquant un fondement spirituel plus profond de l’unité ? L’hégélianisme et le nominalisme deviennent fréquemment des alliés, puisque la compréhension matérialiste de l’histoire conduit à la conviction que chaque étape doit irrévocablement se terminer.

3) La croyance en la toute-puissance du Pape. Lorsque le pape Benoît XVI a accordé une plus grande liberté à l’utilisation de la forme classique de la liturgie, il a fait référence à une coutume et à un usus séculaires. Ceux-ci ont fourni une base solide à sa détermination. La décision de Votre Sainteté n’est basée sur aucun de ces fondements. Au contraire, elle révoque quelque chose qui existe et dure depuis très longtemps. Vous écrivez, Saint-Père, que vous trouvez un appui dans les décisions de saint Pie V, mais il a appliqué des critères qui sont exactement à l’opposé des vôtres. Selon lui, ce qui avait existé et avait duré des siècles continuerait sans être perturbé ; seul ce qui était plus récent était abrogé. La seule base qui reste à votre décision est donc la volonté d’une personne dotée de l’autorité papale. Cette autorité, si grande soit-elle, peut-elle empêcher les anciennes coutumes liturgiques d’être l’expression de la lex orandi de l’Église romaine ? Saint Thomas d’Aquin se demande si Dieu peut faire que quelque chose qui a existé n’ait jamais existé. La réponse est non, car la contradiction ne fait pas partie de la toute-puissance de Dieu (Summa Theologiae, p. I, qu. 25, art. 4). De la même manière, l’autorité papale ne peut pas faire que les rituels traditionnels qui ont exprimé la foi de l’Église (lex credendi) pendant des siècles, soudain, un jour, n’expriment plus la loi de la prière de la même Église (lex orandi). Le Pape peut prendre des décisions, mais pas celles qui violent une unité qui s’étend au passé et à l’avenir, bien au-delà de la durée de son pontificat. Le Pape est au service d’une unité plus grande que sa propre autorité. Car c’est une unité donnée par Dieu et non d’origine humaine. C’est donc l’unité qui prime sur l’autorité, et non l’autorité sur l’unité.

4) Responsabilité collective. Indiquant les motifs de votre décision, Saint-Père, vous faites des allégations diverses et graves contre ceux qui exercent les facultés reconnues par le Pape Benoît XVI. Il n’est toutefois pas précisé qui commet ces abus, ni où, ni en quel nombre. Il n’y a que les mots “souvent” et “beaucoup”. On ne sait même pas s’il s’agit d’une majorité. Probablement pas. Pourtant pas une majorité, mais tous ceux qui font usage des facultés précitées ont été touchés par une sanction pénale draconienne. Ils ont été privés de leur chemin spirituel, soit immédiatement, soit à un moment futur indéterminé. Il y a certainement des gens qui abusent des couteaux. Faut-il donc interdire la production et la distribution de couteaux ? Votre décision, Saint-Père, est bien plus grave que ne le serait l’absurdité hypothétique d’une interdiction universelle de fabriquer des couteaux.

Saint-Père : pourquoi faites-vous cela ? Pourquoi avez-vous attaqué la sainte pratique de l’ancienne forme de célébration du Très Saint Sacrifice de Notre-Seigneur ? Les abus commis sous d’autres formes, si répandus ou universels qu’ils soient, ne mènent à rien au-delà des mots, à des déclarations exprimées en termes généraux. Mais comment enseigner avec autorité que « la disparition d’une culture peut être tout aussi grave, voire plus grave, que la disparition d’une espèce végétale ou animale » (Laudato si 145), puis quelques années plus tard, avec un seul acte, voue-t-il à l’extinction une grande partie du patrimoine spirituel et culturel de l’Église ? Pourquoi les règles de « l’écologie profonde » formulées par vous ne s’appliquent-elles pas dans ce cas ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas plutôt demandé si le nombre sans cesse croissant de fidèles assistant à la liturgie traditionnelle pouvait être un signe de l’Esprit Saint ? Vous n’avez pas suivi les conseils de Gamaliel (Actes 5). Au lieu de cela, vous les avez frappés d’une interdiction qui n’avait même pas de vacatio legis.

Le Seigneur Dieu, le modèle pour les dirigeants terrestres et, en premier lieu, pour les autorités ecclésiastiques, n’utilise pas sa puissance de cette manière. L’Ecriture Sainte parle ainsi à Dieu : « Car ta puissance est le commencement de la justice : et parce que tu es le Seigneur de tous, tu te fais grâce envers tous (…) :  toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance. » (Sg 12, 16-18). Le vrai pouvoir n’a pas besoin de se prouver par la dureté. Et la dureté n’est un attribut d’aucune autorité qui suit le modèle divin. Notre Sauveur lui-même nous a laissé un enseignement précis et fiable à ce sujet (Mt 20, 24-28). Non seulement le tapis a été tiré, pour ainsi dire, sous les pieds des gens qui marchaient vers Dieu ; on a tenté de les priver du sol même sur lequel ils marchent. Cette tentative n’aboutira pas. Rien de ce qui est en conflit avec le catholicisme ne sera accepté dans l’Église de Dieu.

Saint-Père, il est impossible d’expérimenter la terre sous ses pieds pendant 12 ans et d’affirmer soudain qu’elle n’est plus là. Il est impossible de conclure que ma propre Mère, retrouvée après de longues années, n’est pas ma Mère. L’autorité papale est immense. Mais même cette autorité ne peut pas faire cesser ma Mère d’être ma Mère ! Une seule vie ne peut supporter deux ruptures mutuellement exclusives, dont l’une ouvre un trésor, tandis que l’autre prétend que ce trésor doit être abandonné parce que sa valeur a expiré. Si j’acceptais ces contradictions, je ne pourrais plus avoir de vie intellectuelle, ni donc de vie spirituelle non plus. De deux déclarations contradictoires, toute affirmation, vraie ou fausse, peut être faite pour suivre. Cela signifie la fin de la pensée rationnelle, la fin de toute notion de réalité, la fin de la communication efficace de n’importe quoi à n’importe qui. Mais toutes ces choses sont des éléments fondamentaux de la vie humaine en général, et de la vie dominicaine en particulier.

Je n’ai aucun doute sur ma vocation. Je suis fermement résolu à continuer ma vie et mon service au sein de l’Ordre de Saint Dominique. Mais pour cela, je dois être capable de raisonner correctement et logiquement. Après le 16 juillet 2021 cela ne m’est plus possible au sein des structures existantes. Je vois en toute clarté que le trésor des saints rites de l’Église, le sol sous les pieds de ceux qui les pratiquent, et la mère de leur piété, continue d’exister. Il est devenu également clair pour moi que je dois en témoigner.

Il ne me reste plus d’autre choix que de me tourner vers ceux qui, dès le début des changements radicaux (des changements, notons-le, qui dépassent de loin la volonté du Concile Vatican II) ont défendu la Tradition de l’Église, ensemble avec le respect de l’Église pour les exigences de la raison, et qui continuent à transmettre aux fidèles le dépôt immuable de la foi catholique : la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. La FSSPX s’est montrée prête à m’accueillir, dans le plein respect de mon identité dominicaine. Cela me donne non seulement une vie au service de Dieu et de l’Église, un service qui n’est pas entravé par des contradictions, mais aussi une occasion de m’opposer à ces contradictions qui sont un ennemi de la Vérité et qui ont attaqué si vigoureusement l’Église.

Il y a un état de controverse entre la FSSPX et les structures officielles de l’Église. Il s’agit d’un différend interne au sein de l’Église, et il concerne des questions de grande importance. Les documents et les décisions du 16 juillet ont fait converger ma position sur ce sujet avec celle de la FSSPX. Comme pour tout litige important, celui-ci aussi doit être résolu. Je suis déterminé à consacrer mes efforts à cette fin. J’ai l’intention que cette lettre fasse partie de cet effort. Les moyens employés ne peuvent être qu’un humble respect de la Vérité et de la douceur, tous deux issus d’une source surnaturelle. Ainsi, nous pouvons espérer la solution de la controverse et la reconstruction d’une unité qui embrassera non seulement ceux qui vivent maintenant, mais aussi toutes les générations, passées et futures.

Je vous remercie de l’attention que vous avez accordée à mes paroles et vous prie, Très Saint-Père, de votre bénédiction apostolique.

Avec une dévotion filiale en Christ,

Voler un enfant à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Enfance

Lu sur IFN :

Le 4 septembre 2021, les médias sociaux étaient en ébullition avec la photo de deux hommes assis côte à côte et se souriant l’un à l’autre, chacun berçant un nourrisson dans ses bras. C’était le secrétaire aux transports Pete Buttigieg et son mari, Chasten, tenant dans leurs bras leurs jumeaux récemment adoptés. Le fait que le film ait été largement applaudi ne changeait rien au fait qu’il manquait quelque chose d’essentiel, tout comme dans le célèbre conte de Hans Christian Andersen “Les habits neufs de l’empereur”. Comme le résume Wikipedia,

Deux escrocs arrivent dans la capitale d’un empereur qui dépense sans compter en vêtements au détriment des affaires de l’État. Se faisant passer pour des tisserands, ils lui proposent de lui fournir des vêtements magnifiques mais invisibles pour les personnes stupides ou incompétentes. L’empereur les engage, ils installent des métiers à tisser et se mettent au travail. Une succession de fonctionnaires, puis l’empereur lui-même leur rendent visite pour vérifier leurs progrès. Chacun voit que les métiers à tisser sont vides mais fait semblant de voir quelque chose pour ne pas être pris pour un idiot. Enfin, les tisserands rapportent que le costume de l’empereur est terminé. Ils miment son habillage et il part en procession devant toute la ville. Les habitants de la ville acceptent sans broncher de faire semblant, ne voulant pas paraître ineptes ou stupides, jusqu’à ce qu’un enfant s’exclame que l’empereur ne porte rien du tout. Le peuple se rend alors compte que tout le monde a été trompé. Bien que surpris, l’empereur continue la procession, marchant plus fièrement que jamais.

Pour ceux qui se laissent séduire par l’image de deux hommes se souriant l’un l’autre tout en privant deux enfants sans défense d’une mère, la voix de Katy Faust est comme la voix de l’enfant dans le conte d’Andersen. Privée de père pendant les années où elle a été élevée par deux “mères” lesbiennes, Katy a fait part de son expérience dans une lettre ouverte adressée au président de la Cour Suprême, M. Kennedy, alors que la Cour Suprême délibérait dans l’affaire Obergefell.

C’est très difficile de parler de ce sujet, car j’aime ma mère, comme la plupart d’entre nous, enfants de parents gays. Nous aimons aussi leur(s) partenaire(s). Vous n’entendez pas beaucoup parler de nous car pour les médias, il est impossible que nous puissions à la fois aimer notre ou nos parents homosexuels et nous opposer au mariage homosexuel. Beaucoup sont d’avis que je ne devrais pas exister. Mais j’existe, et je ne suis pas la seule…. Ce débat, au fond, porte sur une seule chose. Il s’agit d’enfants….

Lorsque deux adultes qui ne peuvent pas procréer veulent élever des enfants ensemble, d’où viennent ces bébés ? Chaque enfant est conçu par une mère et un père auxquels cet enfant a un droit naturel. Lorsqu’un enfant est placé dans un foyer dirigé par une personne du même sexe, il est privé d’au moins une relation parentale essentielle et d’une influence bisexuelle vitale. La nature de l’union des adultes le garantit. Que ce soit par l’adoption, le divorce ou la reproduction par un tiers, les adultes dans ce scénario satisfont les désirs de leur cœur, tandis que l’enfant supporte le coût le plus important : la perte d’un ou plusieurs de ses parents biologiques…..

Maintenant que je suis parent, je vois clairement les belles différences que mon mari et moi apportons à notre famille. Je vois la plénitude et la santé que mes enfants reçoivent parce que leurs deux parents vivent avec eux et les aiment. Je vois combien le rôle de leur père est important et combien je suis irremplaçable en tant que mère. Nous jouons des rôles complémentaires dans leurs vies, et aucun de nous n’est jetable. En fait, nous sommes tous deux irremplaçables. C’est presque comme si Mère Nature avait tout compris à cette histoire de reproduction.

La conclusion de Katy fait écho à ce que les Nations Unies ont déclaré dans leur rapport de 1989. Convention relative aux droits de l’enfant: ” l’enfant, pour l’épanouissement complet et harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial, dans un climat de bonheur, d’amour et de compréhension “, la famille étant ” l’élément fondamental de la ]\/.’iété et l’élément de base de la société “. environnement naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres et en particulier des enfants” (soulignement ajouté).

Auparavant, dans sa Déclaration des Droits de l’Enfant de 1959, l’ONU avait également souligné que “l’enfant, pour l’épanouissement complet et harmonieux de sa personnalité, a besoin d’amour et de compréhension. Il doit autant que possible, grandir sous la garde et la responsabilité de ses parents”.

Ces documents fondamentaux des Nations Unies, à trois décennies d’intervalle, ont tous deux été approuvés par l’Assemblée Générale le 20 novembre, date également désignée par les Nations Unies comme la Journée Mondiale de l’Enfance. C’est un rappel sobre que, comme le souligne la Déclaration des Droits de l’Enfant, “l’humanité doit à l’enfant ce qu’elle a de meilleur à offrir”.

Mais comment appelez-vous cela lorsque des adultes omettent sciemment de le faire en plaçant un enfant avec des parents de même sexe ? Notre collègue australien, le Dr David van Gend, appelle cela “voler un enfant”. Dans son livre incisif du même titre, van Gend mentionne le terrible avertissement de G. K. Chesterton concernant l’irremplaçabilité d’une mère et d’un père : “Ce triangle du père, de la mère et de l’enfant, ne peut être détruit ; il ne peut que détruire les civilisations qui le méconnaissent.”

Nous demandons instamment que cette Journée Mondiale de l’Enfance soit l’occasion de prendre une résolution et de s’engager à nouveau à cesser de voler les enfants et à donner à chacun ce que l’humanité a de mieux à offrir : la possibilité d’être élevé par une mère et un père. Chaque enfant en a besoin – et notre civilisation en dépend.

Grand remplacement : la parole aux remplaçants

« Le Grand Remplacement » : ce concept indique qu’il existe en France et plus largement en Europe un processus de substitution des populations de souches par des peuples d’Afrique, et notamment du Maghreb. Un bouleversement démographique, donc. De l’ultra-gauche à une large partie de la droite, beaucoup contestent la véracité de ce phénomène.

Livre Noir est allé poser directement la question au coeur des cités, aux habitants de Trappes, à la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois, à Saint-Denis et Barbès, pour connaitre l’opinion des habitants à ce sujet.

Pologne : “L’indépendance n’est pas à vendre”

Chaque année le 11 novembre de nombreux Polonais participent à la “Marche de l’Indépendance”, marquant l’anniversaire de la résurrection de la Pologne. Le maire « libéral » de Varsovie a réussi à faire interdire la manifestation par la justice. Alors le gouvernement a décrété que c’était une « manifestation d’Etat »…

« Dieu, honneur, patrie » a donc une fois de plus retenti dans les rues de Varsovie, et le mot d’ordre cette année était, face aux chantages de Bruxelles, « L’indépendance n’est pas à vendre ».

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