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Encore un “artiste” pornocrate ‘courageux’ qui s’en prend au catholicisme

Dans Le Figaro, Eric Neuhoff parle du film Benedetta, qui met en scène une religieuse homosexuelle lubrique, comme d’un navet libidineux et termine ainsi:

Provocation, scénario plat, voyeurisme porno résument le dernier film du cinéaste néerlandais Paul Verhoeven, obnubilé par la religion (il prépare un autre film sur les Evangélistes… on attend de voir s’il osera s’intéresser à l’islam).

CitizenGo a lancé une pétition contre ce film interdit seulement aux moins de 12 ans, adressée au directeur de Pathé, car de nombreuses scènes sont choquantes et ne se contentent pas de s’inspirer d’une histoire partiellement vraie, mais bien de salir une nouvelle fois le catholicisme et de banaliser la pornographie (homosexuelle).

Mais pourquoi à l’hôpital, les maternités cherchent-elles des sages-femmes ?

Le Parisien alerte sur une nouvelle crise :

Épuisées par des conditions de travail toujours plus éprouvantes, de plus en plus de sages-femmes délaissent les couloirs de l’hôpital pour s’installer en libéral. Un phénomène qui pourrait dès cet été «mettre en danger les patientes comme les nouveau-nés», alerte la profession.

Ce que l’article ne dit pas :

Résultat : beaucoup de sages-femmes pro-vie décident de quitter l’hôpital pour travailler en libéral.

Et Le Monde découvre que, à l’hôpital, les urgences sont sous tension. Cela fait pourtant quelques années que nous tirons le signal d’alarme : les moyens octroyés à l’hôpital sont destinés à accroître l’avortement, quand dans le même temps, des urgences sont fermées.

Connaissez-vous le Rocher Mistral, le nouveau parc à thème français sur l’histoire de la Provence ?

Nous en avions parlé ici et . Présentation par Vianney d’Alançon, créateur de Rocher Mistral :

Quelle justice pour Théo ?

Il y a des Theo blessés accidentellement pour qui le président se déplace et des Théo qui se font massacrer par des migrants sénégalais mais n’ont même pas le droit à un tweet. Est-ce le privilège blanc ?  Quelle justice pour Theo ? Où sont les spécialistes de l’indignation et de la dénonciation des violences ? Où sont les manifestations ? Quel ministre visitera la famille de Théo, massacré samedi par un immigré sénégalais ? Qui mettre un genou à terre ? …

Théo venait d’avoir 18 ans et son Bac.

Une circulaire ministérielle enjoint aux juges à ne pas incarcérer

Selon la déléguée nationale SGP Police, Linda Kebbab, interrogée sur CNews :

Israël étend la vente d’enfants

Les homosexuels sont désormais autorisés à recourir à des mères porteuses en Israël pour concevoir des enfants, a statué dimanche la Cour suprême.

La GPA avait été légalisée en Israël en 1996, d’abord pour les couples naturels, puis pour les femmes célibataires.

Israël a bien oublié Sodome et Gomorrhe.

Le député Bezalel Smotrich, du parti d’opposition Sionisme religieux, a déclaré que cette décision était un signe de “l’effondrement de la judéité de l’État d’Israël”. Et Yaakov Litzman, du parti “Judaïsme unifié de la Torah”, qu’elle “compromettait l’avenir du peuple juif”.

Pour Jean-Michel Blanquer, la priorité n’est pas d’apprendre à lire, écrire et compter aux enfants

La priorité du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer :

“Notre grande priorité, c’est que les 12-18 ans soient vaccinés pendant les vacances”

“Nous n’excluons pas [la vaccination dans les établissements], mais ce n’est évidemment pas mon souhait principal parce que cela crée une charge de plus et ça peut donc troubler le cours normal de l’organisation des établissements”. “Plus tout le monde arrivera vacciné à la rentrée, plus cela permettra d’avoir une année scolaire sereine”.

C’est arrivé un 12 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 12 juillet : saints du jour français ou en France.
    • Bse Jeanne-Marie de Romillon, v. et martyres († 1794)
    • BBses Madeleine-Thérèse Tallien et Marie Cluse, martyres
    • Bse Marguerite de Justamont, vierge et martyre († 1794)

À Orange en Provence, l’an 1794, les bienheureuses vierges et martyres Madeleine-Thérèse Tallien (Sœur Rose de Saint-Xavier), et Marie Cluse (Sœur Marthe du Bon Ange), sacramentines de Bollène, Marguerite de Justamont (Sœur Marie de Saint-Henri), cistercienne d’Avignon, et Jeanne-Marie de Romillon (Sœur Saint-Bernard), ursuline de Bollène, guillotinées sous la Révolution française pour leur fidélité à la vie religieuse.

  • Sts Louis Martin (1823-1894) et Zélie Guérin († 1877), Parents de sainte Thérèse de Lisieux

Fêtés ensemble le 12 juillet : date de leur mariage.

Louis Martin, de son nom complet Louis-Joseph-Aloys-Stanislas Martin, naît à Bordeaux le 22 août 1823 ; il est horloger.

Zélie Martin, née Azélie-Marie Guérin, ouvrit les yeux au monde le 23 décembre 1831 à Gandelain, près de Saint-Denis-sur-Sarthon, Orne ; elle est dentellière.

Le 12 juillet 1858, Louis Martin et Zélie Guérin se marient à l’hôtel de ville d’Alençon à 22h et à l’église Notre-Dame à minuit. Tous deux avaient pensé à la vie religieuse mais c’est au cœur de la vie de couple et en élevant une famille de neuf enfants qu’ils vont découvrir leur chemin de sainteté.

Zélie sera une femme active à la tête d’une petite entreprise de dentelle (le point d’Alençon). Elle va procurer du travail à une vingtaine d’ouvrières à domicile. Elle sera une épouse amoureuse de son mari. Dans ses lettres à Louis, elle écrit : « Ta femme qui t’aime plus que sa vie » ou encore « Je t’embrasse comme je t’aime ».

Ce ne sont pas que des mots : leur joie est d’être ensemble et de partager tout ce qui fait la vie quotidienne, sous le regard de Dieu. Zélie sera une mère comblée et en même temps éprouvée. De 1860 à 1873, le couple Martin a eu neuf enfants, dont quatre sont morts en bas âge. Les cinq filles survivantes sont devenues religieuses et l’une, sainte Thérèse de Lisieux, carmélite morte en 1897 à l’âge de 24 ans, a été canonisée en 1925.

Zélie éprouvera de grandes joies à la naissance de ses enfants : « J’aime les enfants à la folie, j’étais née pour en avoir ». Au moment de la naissance de Thérèse, la dernière, Zélie a déjà le cancer du sein et elle souffre de plus en plus. Elle ajoute : « J’ai déjà beaucoup souffert dans ma vie ». La confiance est l’âme de l’éducation familiale. Zélie souhaite pour ses enfants de devenir des saints. Cela ne l’empêche pas d’organiser des fêtes, des jeux et même d’acheter de belles robes pour ses enfants. En famille, on prie tous les jours et durant le mois de mai les filles aiment apporter de belles fleurs à la statue de Marie : la Vierge du Sourire.

Zélie Martin décédera le 28 août 1877, à l’âge de 46 ans, en laissant cinq enfants qu’elle confiera à son mari : Louis.

Louis est un fils de militaire. Il va s’installer à Alençon et il ouvre une horlogerie-bijouterie à l’âge de 27 ans. Jusqu’à son mariage, il partage son temps entre son travail, des loisirs (la pêche en particulier), la lecture et la rencontre des autres. Il s’engage au service des plus pauvres dans le cadre de la Conférence Saint Vincent Paul et va, chaque matin, à la messe. Chaque semaine, il participe aussi à l’adoration eucharistique. Il a été un époux plein d’attention et d’affection pour son épouse et ses filles. Quand Zélie décède, il quitte Alençon pour Lisieux, auprès des Guérin, sa belle-famille. Après l’entrée de Thérèse au Carmel, commence pour lui l’épreuve de la maladie qui le conduit à être interné au Bon-Sauveur, l’hôpital psychiatrique de l’époque. Pendant les périodes de rémission, on le voit s’occuper des malades qui l’entourent. Paralysé, il revient dans sa famille et meurt le 29 juillet 1894 à 71 ans. Zélie avait écrit, à propos de son mari : « Je suis très heureuse avec lui. Il me rend la vie bien douce. C’est un saint homme que mon mari, j’en désire un pareil pour toutes les femmes ».

Ce qui a caractérise la sainteté des époux Martin, c’est leur capacité à vivre l’ordinaire de la vie en ayant une grande confiance en l’amour de Dieu et une relation de couple fondée sur la prière et la générosité. Un chemin possible pour toutes les familles qui le désirent.

Louis et Zélie Martin ont été béatifiés le 19 octobre 2008, par le pape Benoît XVI, à l’occasion des 150 ans de leur mariage.

Louis et Zélie Martin ont formé un foyer d’amour et Thérèse écrira : « Le bon Dieu s’est plu à m’entourer d’amour, mes premiers souvenirs sont empreints des sourires et des caresses les plus tendres ». En pensant à ses parents, elle dira qu’ils étaient plus dignes du ciel que de la terre.

Le pape François a proclamé, le dimanche 18 octobre 2015, à Rome, quatre nouveaux saints : Vincenzo Grossi, un prêtre italien mort en 1917 après avoir consacré sa vie à venir en aide aux pauvres dans le nord de l’Italie, María Isabel Salvat Romero, une religieuse espagnole morte en 1998 et le couple Louis et Zélie Martin, un geste symbolique en plein synode sur la famille. La canonisation de Louis Martin et de son épouse Zélie marque une première dans l’histoire de l’Église. D’autres couples ont, par le passé, été béatifiés mais aucun n’avait jusqu’ici été canonisé.

  • le 12 juillet 526 : début du pontificat de Félix IV.

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu, ce dernier avait martyrisé son prédécesseur, le pape Jean Ier. Saint Félix IV est pape durant un peu plus de quatre ans jusqu’au 22 septembre 530. Il est inhumé dans la basilique Saint-Pierre.

  • Mercredi 12 juillet 1346 : les Anglais envahissent le France, conquête de Barfleur.

Édouard III d’Angleterre débarque tranquillement, avec 15 000 hommes à Saint Vaast la Hougue. La baie n’est pas fortifiée, les Français sont absents aussi les troupes débarquées attaquent immédiatement le port de Barfleur,

  • le 12 juillet 1153: élection du pape Anastase IV.
  • le 12 juillet 1627 : débarquement des Anglais sur l’île de Ré.

Une flotte anglaise aux ordres du duc de Buckingham débarque sur la plage de la pointe de Sablanceaux sur l’île de Ré. Le but est de contrôler les abords de La Rochelle, et d’encourager la rébellion protestante dans la ville.

La centaine de navires et les 6 000 soldats tentent de s’emparer du Fort de La Prée et de la ville fortifiée de Saint-Martin-de-Ré. Mais le maréchal de Toiras, pourtant huguenot de religion, n’est pas un « Français Renié » comme aurait dit sainte Jeanne d’arc. Fidèle au Roi et à son pays, il dirige la défense de l’île de Ré, avec seulement 1 200 fantassins et 200 cavaliers. Ils arrêtent les Anglais sans pouvoir les rejeter à la mer. Le siège de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré se poursuit jusqu’en octobre 1627. Le Cardinal de Richelieu et le Roi Louis XIII envoient des renforts de 35 navires pour forcer le blocus anglais autour de l’ile et y débarquer 4 000 hommes. Les troupes anglaises sont finalement forcées de rembarquer le 27 octobre, malgré l’arrivée d’un renfort irlandais entre temps.

  • le 12 juillet 1678 : mort d’Antoine III, duc de Gramont.

Antoine III, duc de Gramont, pair de France est marié à la nièce du cardinal de Richelieu, il reste fidèle au Roi pendant la Fronde. Il devient maréchal en 1641, après s’être illustré dans les campagnes contre les huguenots. Ambassadeur de France en Espagne, il est chargé d’organiser le mariage de Louis XIV en 1660. Il est également nommé lieutenant général de Normandie et est promu ministre d’Etat en 1663.

  • le 12 juillet 1691 : élection d’Innocent XII.

Innocent XII est élu pape le 12 juillet 1691. Très charitable, il lutte contre le népotisme en promulguant la bulle Romanum decet Pontificem en 1692. Il obtient le retrait de la Déclaration des Quatre articles de 1682, qui donnait aux Rois de France autant de pouvoir que le pape, et reconnaît les évêques nommés par Louis XIV.

En 1699, il se prononce en faveur de Bossuet dans la controverse avec Fénelon sur l’Explication des maximes des Saints sur la vie intérieure que ce dernier a écrite pour soutenir Madame Guyon. Son pontificat diffère avec celui de nombre de ses prédécesseurs, du fait qu’il penche pour la France plutôt que pour l’Allemagne.

  • le 12 juillet 1730 : Clément XII est élu pape.

Lorenzo Corsini est issu d’une famille italienne prestigieuse. Il suit des études dans un collège jésuite, et obtient un doctorat en droit. Il est nommé cardinal par Clément XI avant de succéder au pape Benoit XIII. Il œuvre à améliorer la gestion des Etats pontificaux. Il continue également la lutte contre les jansénistes avec la bulle Unigenitus et la franc-maçonnerie avec la bulle In eminenti apostolatus specula.

  • le 12 juillet 1764 : l’astronome français Charles Messier découvre la première nébuleuse de l’histoire.

Charles Messier, chasseur de comètes reconnu, est surtout célèbre pour son catalogue de 110 objets d’aspect diffus (nébuleuses et amas stellaires), catalogue qu’il établit à destination des chercheurs de comètes. Il inscrit cette nébuleuse au n°27 de son catalogue : Nébuleuse de l’Haltère ou Dumbbell.

  • le 12 juillet 1789 : émeutes à Paris.

De nombreuses manifestations sont organisées rue de Paris et dans le jardin des Tuileries, où les bustes de Jacques Necker et du duc d’Orléans sont portés en cortège. Le Royal-Allemand, régiment de cavalerie commandé par le prince de Lambesc, charge la foule aux Tuileries, faisant plusieurs blessés. Pierre-Victor de Besenval, commandant les troupes massées à Paris, se décide à faire intervenir les régiments suisses cantonnés au Champ-de-Mars.

  • le 12 juillet 1790 : vote de la constitution civile du clergé, la CCC.

Le bas clergé change de camp. En Vendée, par exemple 80% des prêtres refusent le serment. Les jureurs sont nommés, intrus = « trutons ». En Février 1791, a lieu la cérémonie publique du serment à la constitution civile. L’opposition jusqu’alors larvée se fait plus dure ; les premières émeutes ont lieu en Bretagne. Quand la population chasse les prêtres jureurs, les « intrus », la garde nationale pille les églises et en cloue les portes. Les religieuses chassées de leurs couvents et rentrées dans leurs familles brodent des Sacré-Cœur et propagent cette dévotion. Les pèlerinages sont interdits ; ils ont lieu en paroisse et de nuit; Cathelineau, capitaine de paroisse, porte la croix. La répression se fait violente et les mesures vexatoires, imposées au clergé, entraînent en août 1792 un soulèvement avorté dans le sang. 8000 Bleus portent les oreilles de leurs victimes en cocardes.

Baptême par un prêtre réfractaire

Messe clandestine

  • le 12 juillet 1793 : essai du sémaphore de Claude et Ignace Chappe sur 35 kilomètres.

La construction d’une ligne entre Paris et Lille est décidée. L’Ingénieur français Claude Chappe réussit à envoyer le premier message télégraphique sur une distance de 15 kilomètres, de Saint-Martin-du-Tertre dans le Val d’Oise jusqu’à Belleville au Nord-est de Paris. La transmission s’effectue grâce à des relais mécaniques placés sur des points hauts. Les signaux sont observés par longue-vue et retransmis au relais suivant. Jusqu’à l’invention du télégraphe électrique par Samuel Morse en 1837, le télégraphe de Chappe reste le moyen le plus rapide de propagation de l’information.

  • le 12 juillet 1793 : la Provence se soulève.

Les royalistes, apprenant la reprise de Marseille par les jacobins et les terribles représailles exercées, décident de faire appel à la Flotte anglo-espagnole croisant au large.

  • le 12 juillet 1879 : la Loi supprime l’obligation du repos dominical.
  • le 12 juillet 1906 : la Cour de cassation de Rennes annule sans renvoi le jugement prononcé contre Dreyfus.

La Cour de cassation affirme que la condamnation portée contre Dreyfus a été prononcée “à tort”. Dégradé de ses fonctions de capitaine de l’armée française en 1894, pour avoir divulgué des secrets militaires à l’Allemagne, Alfred Dreyfus est réhabilité par la Cour de cassation de Rennes. Après avoir effectué cinq ans de bagne en Guyane, il est gracié par le président Emile Loubet, en septembre 1899. Alfred Dreyfus est réintégré dans l’armée avec le grade de chef de bataillon et décoré de la légion d’honneur.

  • le 12 juillet 1940 : extrait du Journal Officiel.

Conformément à la loi constitutionnelle votée par l’Assemblé nationale de la III République le Maréchal Pétain a été nommément désigné pour rédiger une nouvelle constitution. Le 11 juillet, il signe l’acte constitutionnel n°2 qui est publié le lendemain. Le régime de Vichy n’a pas usurpé le pouvoir ou cherché à « abolir les droits de l’homme » comme osera l’écrire Robert Aron dans son Histoire de Vichy. On peut noter le §9 de cet acte constitutionnel n°2, qui interdit au chef de l’Etat, « de déclarer la guerre sans l’assentiment préalable des Assemblées législatives. »

Cet article sera aux pires moments de l’occupation un verrou efficace pour empêcher la France de rentrer en guerre aux côtés de l’Allemagne. Et si l’acte constitutionnel 3, publié ultérieurement, maintient le sénat et la chambre des députés ; ces 2 assemblées sont ajournées jusqu’à une convocation par le Chef de l’Etat. Pétain ne le fera jamais. Difficile, en effet d’organiser des élections en temps de guerre dans un pays coupé en deux et occupé par l’étranger. En outre le risque de se voir forcer la main par les Allemands était trop grand.

Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 86 -87 et 101-102).

  • le 12 juillet 1941 : message de l’assistant français auprès du Général des Jésuites aux Jésuites de France.

Le RP de Boynes, avant son retour sur Rome, laisse aux Jésuites la directive suivante : « Il existe dans la France vaincue un gouvernement légitime dont le chef, universellement estimé par les honnêtes gens pour son patriotisme, son dévouement et son désintéressement, est le maréchal Pétain. En dehors de ce gouvernement, il n’y a pas d’autre gouvernement français… A côté de ce gouvernement établi, il y a le fait de la dissidence qui tend à détruire l’unité de la France… Nous ne devons en aucune manière favoriser la dissidence… »

Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, page 125).

  • le 12 juillet 1944 : massacre de Kerihuel à Plumelec dans le Morbihan.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, le lieutenant Marienne, est parachuté sur Plumelec, dans le Morbihan. Il encadre et entraîne les troupes importantes du maquis de Saint-Marcel, environ 1500 à 2000 hommes. Le 18 juin, le maquis est attaqué par d’importantes forces allemandes. Le maquis dispersé, Marienne et ses compagnons changent constamment de cachettes, dans les environs de Plumelec, car ils sont ardemment recherchés par les Allemands et les miliciens. Marienne, qui vient d’être élevé au grade de capitaine, décide de déplacer son camp à Kérihuel, en Plumelec, le 9 juillet. Les Allemands obtiennent, par trahison, des informations sur le lieu où se trouve le capitaine. Le 12 juillet, au matin, Allemands et miliciens surprennent le capitaine Marienne et ses compagnons, alors qu’ils sont encore endormis. Ils sont froidement assassinés.

  • le 12 juillet 1998 : la France championne du monde de football.

L’équipe de France de football devient championne du monde pour la première fois, à domicile, après sa victoire 3 à 0 contre le Brésil, alors champion du monde en titre.

Requiem

Nous n’oublions pas l’assassinat de Vincent Lambert

“Ils n’avaient qu’à se faire vacciner !”

Le cynisme de Jean Castex, interpellé par Florian Philippot :

 

Les scouts pas assez écolos ? Un adjoint au maire de Lyon veut supprimer leurs subventions

Lors du conseil municipal de Lyon, l’adjoint au maire EELV Alexandre Chevalier s’en est pris aux mouvements scouts. L’élu est membre de l’alliance Europe Ecologie Les Verts (EELV) et de la Gauche unie.

Alexandre Chevalier, qui aurait pu saluer le scoutisme comme école du respect de la nature “oeuvre de Dieu”, reproche aux scouts d’être liés à une pratique religieuse et de refuser la mixité :

« La pratique du scoutisme constitue une activité très positive pour la jeunesse, accès aux vacances, découverte de la nature, ou encore apprentissage de la vie en groupe ». « Néanmoins je tiens à rappeler l’importance que nous accordons à l’égal accès de tous les enfants a des activités où la vie collective du groupe s’appuie sur les principes de laïcité républicaine, et de mixité fille-garçon dans tous les moments éducatifs. » « La mixité fille-garçon constitue une priorité pour notre majorité, inscrite dans notre plan de mandat ». « Les scouts et guides de France ont bénéficié d’une aide de 5 000 euros alors que la mixité fille-garçon est loin d’être la première des qualités de ce mouvement ».

La voûte de l’église Saint-Omer de Verchin va s’effondrer

Le clocher tors de l’église Saint-Omer de Verchin (200 habitants), dans le Pas-de-Calais, est une curiosité architecturale… une anomalie même, à l’origine. Sa forme en vrille, penchée, serait liée à l’utilisation d’un bois trop vert lors d’une restauration hâtive de sa charpente au XIXe siècle. Mais aujourd’hui, ce clocher est considéré ici comme un joyau du patrimoine local.

La voûte de l’église va s’effondrer. L’Etat et la mairie soutiennent la restauration, mais ça ne suffit pas. L’Association de Sauvegarde du Clocher Tors de Verchin est destinée à récolter des dons.

Patrick Buisson : La lumière rouge du tabernacle est remplacée par la lumière bleue de la télévision

Patrick Buisson livre un long entretien à François Bousquet de la revue Elements :

Finkielkraut : “La France est confrontée à une immigration incontrôlée et connaît une mutation démographique sans précédent dans son histoire. Je ne suis pas sûr que nous puissions nous en remettre”

Alain Finkielkraut déclare dans Vanity Fair :

“Je suis très inquiet”. “Je pense que nous sommes entrés dans une crise dont je ne suis pas sûr que nous puissions nous remettre. La France est confrontée à une immigration incontrôlée et subit une mutation démographique sans précédent dans notre histoire. Face à ce défi, une grande partie de l’élite française réagit par une auto-flagellation systématique et délirante. Et quand une partie du peuple perd l’envie de rester fidèle à lui-même, la situation est extrêmement grave.”

L’engouement des pèlerinages

Aymeric Pourbaix reçoit l’abbé Philippe de Maistre, curé de Saint-André de l’Europe à Paris, Martin Steffens, Stanislas Perronet, co-organisateur de la Marche de Saint Joseph, ainsi que Véronique Jacquier

Les mythiques bières de l’abbaye de Westvleteren

Connaissez-vous l’abbaye Saint-Sixte de Westvleteren en Belgique et ses fameuses bières ? Si ce n’est pas le cas, foncez-y ! Selon de nombreux classements internationaux, on y trouverait la meilleure bière du monde. En plus, l’abbaye se trouve à quelques kilomètres de la ville de Poperinge, en Flandre occidentale, localité connue pour sa production de houblon… Allez, rapide tour d’horizon avec Divine Box !

Rapide contexte historique de l’abbaye

L’histoire monastique de Wetvleteren commence en 1814 dès que Jan-Baptist Victoor s’installe en tant qu’ermite dans les bois de Westvleteren. Quelques années plus tard, en 1831, les moines de l’abbaye du Mont des Cats viennent rejoindre l’ermite et c’est ainsi qu’est fondé le monastère Saint-Sixte. C’est le premier monastère de tradition cistercienne en Belgique ! Plus tard, l’abbaye sera à l’origine de nombreuses fondations d’abbayes, comme l’abbaye de Scourmont en 1850, où l’on fabrique les délicieuses bières de Chimay. La communauté de Westvleteren grandit très vite, et ils sont même cinquante moines sur place en 1871, lors de l’érection du monastère en abbaye. Et aujourd’hui, l’abbaye de Westvleteren perdure sereinement, dans un cadre bucolique entouré de champs, en suivant toujours la règle de saint Benoît “ora et labora”. Petit détail : l’architecture y est volontairement très sobre, conformément à l’idéal trappiste, avec l’extérieur des bâtiments en noir, et l’intérieur en blanc. Un peu comme leur tenue monastique !

Une brasserie qui a presque 200 ans !

Dès 1838 donc, on a alors des traces de la première brasserie sur place, non pas pour la vente mais pour la propre consommation des moines ! Puis vers 1860, dans une série de grands travaux, les moines construisent une deuxième brasserie. Ce n’est qu’à partir de 1878 que la production augmenta grâce au bon chiffre d’affaires de la taverne  “In de Vrede” collée à l’abbaye, où l’on peut encore aller déguster une bonne trappiste ou des spécialités comme la glace à la bière !

Les bières de Westvleteren sont vraiment “trappistes”

La bière Westvleteren est une bière trappiste comme la bière Orval par exemple, plus connue des amateurs. Petit rappel sur les 3 critères à avoir pour être une bière trappiste officielle :

  • être brassée au sein d’une abbaye de l’ordre cistercien de la stricte observance,
  • par les moines ou au moins sous leur supervision,
  • et enfin, les bénéfices doivent être utilisés pour le monastère et le surplus donné à des œuvres caritatives ou sociales

Tout est en ordre à Westvleteren !

Les moines de Westvleteren, dans la brasserie de leur monastère – ©Abbaye de Westvleteren

La meilleure bière du monde ?

Au sein de l’abbaye de Westvleteren les moines produisent trois bières : la 6 (blonde), la 8 (brune), et la 12 (brune). C’est cette dernière, la 12, qui est réputée comme la meilleure bière du monde ! En effet, en 2005 et en 2013, la bière Westvleteren 12 reçoit le titre de meilleure bière du monde par le site américain spécialisé RateBeer. Depuis, des files interminables de voitures stationnent devant l’abbaye, en quête d’une caisse de 24 bières que les moines accepteront bien de distribuer ce jour ! Et quand on les interroge à ce sujet, les moines rigolent en avouant qu’ils n’ont aucune idée si leur bière est la meilleure, mais qu’en tout cas ils la font avec amour et dans la prière, et qu’ils regardent ce classement chaque année par amusement pour en voir l’issue !

Pour autant, les trappistes de Saint-Sixte désirent préserver leur vie de prière, malgré le succès et la célébrité de leur Westvleteren 12. Deux exemples marquants :

  • les moines ne comptent plus les interviews des médias qu’ils refusent humblement. D’abord ils n’en ont pas besoin, vu leur succès et leur notoriété. Et ensuite, ces interviews sont parfois intrusives et exigeantes, et les moines préfèrent se consacrer sur leur vocation à la prière et au silence, plutôt que d’accepter de nombreuses sollicitations extérieures
  • ensuite, la production, elle, reste constante (environ 4800 hectolitres par an, ce qui est très faible). Le désir d’une production limitée à subvenir raisonnablement aux besoins de la communauté suffit. Comme le disent si bien les moines de Westvleteren : « Nous ne sommes pas des brasseurs. Nous sommes des moines. Nous brassons pour pouvoir se permettre d’être moines, et non pas l’inverse ».

Une petite anecdote

Comme vous l’avez compris, les moines de Westvleteren n’ont même pas besoin de lever le doigt pour vendre leurs bières. Alors le “packaging” est au plus minimaliste : les bières n’ont même pas d’étiquette, et les quelques informations obligatoires sont finement alignées sur la capsule !

Si vous voulez acheter les bières de l’abbaye de Westvleteren, le mieux est d’aller sur place (Donkerstraat 12, 8640 Vleteren, Belgique), c’est la seule possibilité d’en avoir. Sinon vous pouvez aussi cliquer ici pour acheter en ligne des bières d’abbayes.

Les 3 bières Westvleteren (6,8 et 12) © Trappist Westvleteren

Addendum – un lecteur nous précise :

il faut les acheter en ligne sur le site de l’abbaye et on va alors soit les retirer sur place, soit se les faire envoyer sauf durant les mois de juin, juillet et août. (toute les modalités se trouvent sur le site de l’abbaye)

C’est arrivé un 11 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 11 juillet : fête de saint Benoit, patron de l’Europe chrétienne.

La catéchèse papale du 9 avril 2008 est consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie : “le père du monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir “de la nuit ténébreuse de l’histoire”, d’une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l’empire romain. Son œuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l’unité politique il favorisa la naissance d’une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent”.

En 1964, Paul VI fait de Benoît le saint patron de l’Europe.

  • le 11 juillet 755 : Capitulaire de Ver, sur la taille des monnaies.

Pépin III réaffirme le monopole royal de la frappe de la monnaie en émettant un denier d’argent avec son monogramme. Pompidou a fait exactement l’inverse avec la Banque de France en 1973. La France depuis n’a plus de souveraineté monétaire.

  • le 11 juillet 1216 : élection du pape Adrien V.
  • le 11 juillet 1302 : bataille de Courtrai dite « bataille des Éperons d’or ».

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », voir la chronique du 18 mai. Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu’il confie à Robert d’Artois. Le 8 juillet les deux armées se font face.L’infanterie flamande a aménagé le terrain, très marécageux. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s’embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale et Guy de Dampierre revient à la tête de son comté. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Sur le champ de bataille abandonné par l’arrière-garde française, les Flamands ramassent par milliers les éperons d’or des chevaliers français. Plus de 4 000 de ces trophées sont suspendus aux voûtes de l’église Notre Dame de Courtrai. C’est ainsi que la bataille de Courtrai est devenue la bataille des Eperons d’or. Les “Eperons d’or” demeurent chez l’ennemi pendant quatre-vingts ans. Ils ne sont repris par l’armée française qu’en 1382, à la suite de la victoire de West Rozebeke et installés à Dijon. (Voir la chronique du 27 novembre).

  • le 11 juillet 1573 : l’édit de Boulogne met fin au siège de La Rochelle.

Au lendemain du siège de la Rochelle, protestants et catholiques concluent une paix avec l’édit de Boulogne. Celui-ci met fin à la quatrième guerre de Religion et permet aux protestants d’obtenir la liberté de culte dans trois villes, La Rochelle, Nîmes et Montauban.

  • le 11 juillet 1708 : bataille d’Audenarde.

Durant la guerre de Succession d’Espagne, la France affronte la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et le Saint-Empire romain germanique à la bataille d’Audenarde. Les troupes françaises sont vaincues, elles perdent 15 000 hommes, contre 3 000 du côté des alliés.

  • le 11 juillet 1789 : Louis XVI renvoie Necker.

Le baron de Necker, directeur général des finances, est limogé par le Roi de France, qui le juge trop libéral. Il est aussitôt remplacé par Breteuil. Le duc d’Orléans en profite pour fomenter des émeutes dans la capitale, où Necker est apprécié.

  • le 11 juillet 1857 : soumission de la Grande Kabylie.

En juillet, la campagne du Djurdjura en Kabylie et la reddition de Lalla Fathma N’Soummer, chef de la résistance kabyle mettent fin à la résistance kabyle.

  • le 11 juillet 1937 : la Basilique de Lisieux est inaugurée par le Cardinal Pacelli, futur Pie XII et légat du pape Pie XI.

  • le 11 juillet 1846 : naissance de Léon Bloy, écrivain français.
  • le 11 juillet 1975 : l’Assemblée nationale adopte un projet de loi qui autorise le divorce “par consentement mutuel”.

Aujourd’hui les conséquences sont indéniables : hausse des divorces, de l’union libre, baisse des mariages, de la natalité, hausse de la délinquance et des suicides de jeunes…

Voir les chroniques du 17 janvier, 1 aout et 19 octobre.

  • le 11 juillet 2006 : la Cour de justice des Communautés européennes juge Edith Cresson coupable de favoritisme lorsqu’elle était commissaire européen dans les années 1990.

Mais la cour la dispense de sanction pécuniaire.

Le meilleur des mondes de la soumission sanitaire

Effrayant :

 

Seine-et Marne : un immigré clandestin sénégalais poignarde à mort un vendeur de 18 ans et en blesse gravement un autre

L’immigration tue. Comment faut-il le dire ?

Encore ce fichu réchauffement climatique

 

 

Comment les grandes fondations influencent les droits de l’homme

Gaétan Cliquennois est chargé de recherche au CNRS et a rédigé un ouvrage important pour expliquer l’évolution des droits de l’homme : “La justice européenne des droits de l’homme et la privatisation : L’influence croissante des fonds privés étrangers”.

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, le reçoit dans cette double émission spéciale pour expliquer cette influence économique sur un domaine que l’on penserait épargné. En deux parties d’une quinzaine de minutes chacune :

 

Dominique Reynié : “le christianisme est en voie d’extinction là où il est né, en Orient”

Professeur des universités à Science Po, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié a dirigé l’ouvrage collectif Le XXIe siècle du christianisme. Il a répondu à un entretien avec Aleteia :

le christianisme est en voie d’extinction là où il est né, en Orient, à cause des persécutions dont il est l’objet. Peut-être exagère-t-on, en revanche, le déclin du christianisme en Europe. La situation de la France, où il est en mauvaise posture, n’est pas celle de tout le continent. Dans l’ensemble, le christianisme conserve une vigueur importante dans les pays européens. Celle-ci peut être retrouvée là où elle a été perdue, y compris en France, à travers le protestantisme évangélique notamment. J’explique le paradoxe entre le dynamisme du christianisme à l’échelle mondiale et sa faible vitalité en Europe par le lien entre l’engagement religieux et ce que les sociologues appellent le « risque sociotropique », c’est-à-dire les dangers auxquels les individus sont exposés dans certaines société (misère, malnutrition ou faim, pandémies mortelles). Autrement dit, dans une société qui ne permet qu’une existence difficile, on observe une plus grande intensité religieuse. L’Europe est la partie du monde qui depuis maintenant soixante-dix ans a réussi à organiser des sociétés à la fois modérées, où la violence politique a largement reculé par rapport au passé récent, où la régulation des conflits est pacifique et où ont été mis en place des États-providence. Historiquement exceptionnelle, cette réussite européenne a logiquement contribué au déclin du religieux. […]

Le christianisme est effectivement aujourd’hui la religion la plus persécutée : en Afrique subsaharienne, en Orient, en Chine, en Inde… Il est particulièrement ciblé car il est porteur en effet de la séparation du politique et du religieux. Elle donnerait aux sociétés civiles une plus grande capacité de contrôle sur leurs États, ce dont beaucoup de pouvoirs en place ne veulent évidemment pas.

Doit-on en conclure à l’accroissement, à terme, du nombre de démocraties dans le monde et moins de démocratie en France où le christianisme décline ?

La réponse à votre question dépendra d’une grande bataille, qui a déjà commencé. Au moins deux modèles s’opposent à la fois au christianisme et à l’ordre démocratique. L’un, l’islamisme, s’oppose à la séparation du politique du religieux, ou, pour le dire autrement, du pouvoir et de la société civile. La religion y est obligatoire, il est interdit d’en changer ou d’y renoncer. C’est le cadre d’une théocratie. L’autre modèle, le communisme chinois, n’admet pas l’autonomie des religions et cherche en conséquence à les contrôler au plus près, jusqu’à programmer la destruction des musulmans Ouïghours. Le chef d’État de la République populaire de Chine, Xi Jinping, ne reconnait pas non plus de notion de « société civile », c’est-à-dire une instance autonome critique du pouvoir en place. Il existe un troisième modèle. Il menace plus spécifiquement la démocratie que le christianisme, mais il est moins élaboré dans mon esprit : le web, le monde numérisé laisse craindre une sorte de théologie politique numérique. Les « réseaux sociaux », Amazon ou Netflix sont des entreprises privées qui sont très sensibles aux mouvements planétaires, notamment quand la religion des uns ou des autres est jugée blasphémée par quelques-uns. Par exemple, le risque existe qu’Amazon, Facebook ou Google soit un jour sensible à une pétition regroupant des millions de personnes amenant ces entreprises à prendre position en faveur d’une religion. Le pouvoir des entreprises pourrait alors donner le jour à une théocratie privée et mettre en péril nos libertés tout en menaçant la nature des religions, et singulièrement celle du christianisme.

L’épuration des officiers militaires : une tradition républicaine

A l’heure où des militaires prennent la plume pour alerter les Français sur les dangers qui nous menacent, provoquant l’ire du personnel politique, André Bourachot, général de corps d’armée et Henri Ortholan, docteur en Histoire, publient un ouvrage sur les trois épurations subies par l’Armée française, entre 1940 et 1966. La première du fait du gouvernement de Vichy, obligée par l’occupant à réduire les forces armées à la portion congrue, la deuxième, beaucoup plus violente, de 1943 jusqu’aux années qui ont suivi la Libération, la dernière de la fin de la guerre d’Algérie jusqu’à la veille des événements de mai 68. On ne connaît généralement de ces trois épurations que celle qui a suivi la Libération, celle qui a concerné les « collabos » et tous ceux, essentiellement des civils, qui se sont compromis avec l’occupant… ou qui gênaient les résistants de la dernière heure, en l’occurrence souvent des communistes qui cherchaient à faire oublier le pacte germano-soviétique.

Ces trois épurations ont touché essentiellement le monde des officiers. Il s’agit, pour la première, sous le régime de Vichy, de mesures d’exclusion pour des motifs d’abord idéologiques. Pour la seconde, elle a voulu sanctionner, entre autres raisons, un choix : fallait-il suivre Pétain ou de Gaulle ? La dernière, qui a pour contexte la guerre d’Algérie, trouve ses causes dans le putsch des généraux de 1961 et a pris le caractère d’une sanction étendue à toute l’armée. L’épuration de Vichy a touché peu d’officiers. En revanche, celles qui se sont déroulées sous la férule du général de Gaulle ont concerné dix à douze mille officiers. Plusieurs milliers d’entre eux ont été conduits à quitter l’armée, d’autres ont dû changer d’arme, certains ont connu la prison. Il n’y a qu’en France que l’on rencontre un tel acharnement de la part du pouvoir sur ses militaires

Dans leur prologue, les auteurs rappellent que ces épurations sont presque une tradition républicaine. En 1904, déjà, l’affaire des fiches montre la paranoïa d’un pouvoir politique craignant ses officiers :

[A]vec le concours du Grand Orient, le ministre de la Guerre, le général André, se lance dans une opération de fichage du corps des officiers pour orienter ses décisions d’avancement et de mutations en fonction des convictions des intéressés. Il s’agit bien, là encore, d’une épuration en bonne et due forme. Heureusement, l’affaire finit par être découverte, ce qui provoque la chute du Gouvernement.

Elle provoque aussi une chute des candidatures au concours de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, au détriment bien entendu du niveau de recrutement. A quoi bon en effet se mettre au service d’un pays dont le gouvernement se soucie beaucoup plus des convictions personnelles des officiers que de préparer l’armée à la guerre. Certes, il y avait le contexte “républicain” qui expliquait de tels procédés, mais il ne les justifiait pas.

Ces démons du pouvoir français, dont on ne retrouve guère d’exemples ailleurs en Europe, s’expliquent certainement par la succession des régimes politiques qui ont présidé aux destinées du pays depuis la Révolution. L’instauration du régime de Vichy s’inscrit en quelque sorte dans la continuité de ces soubresauts institutionnels permanents.

Il a donc fallu que l’institution militaire, et l’officier tout particulièrement, fasse preuve d’un degré élevée de légalisme et d’un sens tout aussi élevé du service du pays pour ne pas succomber à la tentation de se lancer à son tour dans une succession de coups d’Etat militaires. La France n’est pas l’Amérique latine.

Alors, bientôt une nouvelle épuration, pour les récalcitrants au vaccin contre le Covid ou aux soutiens des tribunes publiques. Interrogés sur Breizh-info, les auteurs déclarent :

Votre livre aborde le devoir de réserve, mais aussi d’obéissance, propre notamment à l’engagement dans l’armée. Un soldat, est encore plus un officier, perd-il sa liberté de penser et d’agir en intégrant l’armée française ?

Heureusement que non ! La liberté de penser reste intacte, mais celle d’agir est limitée par le devoir de réserve qui ne nous paraît pas une institution désuète ; d’ailleurs toutes les armées du monde voient les droits d’expression de leurs militaires encadrés. Avant 1945, l’officier n’avait pas le droit de vote, depuis, il l’a et en fait largement usage. Mieux, quand ils sont en retraite, les officiers peuvent devenir, maires, députés, etc. et ils n’ont pas moins de liberté que leurs homologues civils.

C’est arrivé un 10 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 10 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Pasquier, évêque de Nantes, évêque au VIIe siècle

À Nantes, au VIIe siècle, saint Pasquier, évêque, qui accueillit saint Hermeland et douze autres moines, qu’il avait sollicités de l’abbé de Fontenelle, et qu’il plaça dans l’île d’Indre sur la Loire, pour qu’ils y établissent un monastère.

  • Bse Marie-Gertrude de Ripert d’Alauzier, martyre († 1794)
  • Bse Sylvie-Agnès de Romillon, martyre († 1794)

À Orange en Provence, l’an 1794, les bienheureuses martyres Marie-Gertrude de Ripert d’Alauzier (sœur Sainte-Sophie), Sylvie-Agnès de Romillon (sœur Agnès de Jésus), vierges ursulines de Bollène, guillotinées sous la Révolution française pour leur fidélité à la vie religieuse.

  • BBx Emmanuel Ruiz et ses compagnons, martyrs († 1860)

À Damas en Syrie, l’an 1860, la passion des bienheureux martyrs Emmanuel Ruiz, prêtre, et ses compagnons, Les bienheureux Carmel Volta, Pierre Soler, Nicolas Alberca, Engelbert Kolland, Nicanor Ascanio, prêtres, François Pinazo et Jean-Jacques Fernandez, religeux franciscains, François, Abd-el-Mooti et Raphaël Massabki, sept franciscains et trois frères de l’Église maronite. Un groupe de Turcs, fanatisés contre les chrétiens, s’étant introduits de nuit dans le couvent franciscain, leur firent subir divers supplices jusqu’à la mo

  • le 10 juillet 511 : fin du concile d’Orléans.

Ce concile est connu sous l’appellation de Premier concile d’Orléans. L’assemblée est convoquée et par le Roi des Francs Clovis Ier et a lieu en sa présence. Il réunit 32 évêques, venus de toutes les régions du Royaume. Il entérine l’alliance entre le Roi des Francs et l’Église et définit le statut de l’Église dans le Royaume franc. On parle de premier “concordat”. Il établit le droit d’asile; il reprend certaines décisions du concile d’Agde de 506, telles que la condamnation de l’arianisme.

  • le 10 juillet 983 : le pape Benoît VII meurt à Rome.
  • le 10 juillet 1547 : duel entre Jarnac et La Châtaigneraie.

Le duel a lieu dans la cour de Saint-Germain-en-Laye, en présence du Roi Henri II. La Châtaigneraie, considéré comme la plus fine lame du Royaume est battu grâce au « Coup de Jarnac ».

  • le 10 juillet 1559 : le Roi Henri II, meurt d’une blessure reçue lors d’un tournoi le 29 juin.

Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute à Paris contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d’un coup de lance dans l’œil droit, le 30 juin. Le Roi décède le 10 juillet suivant.

Voir les chroniques du 31 mars, du 15 mai du 26 juillet.

  • le 10 juillet 1608 : l’archevêque de Besançon déclare authentique le miracle eucharistique de Faverney (Haute-Saône).

Les 26 et 27 mai 1608, lendemain et surlendemain de la Pentecôte, en l’église abbatiale de Faverney, dans le département de la Haute-Saône, les moines ont placé sur un reposoir composé d’une table surmontée d’un gradin en bois disposé devant l’autel, un reliquaire-ostensoir contenant le Saint Sacrement et dans un tube de cristal, un doigt de Sainte Agathe. Des lampes à huile sont maintenues allumées sur la table.

Le lendemain matin on s’aperçoit que le reposoir a pris feu et s’est consumé. Cependant, l’ostensoir privé de son support est resté à la place qu’il occupait dans l’espace. Il restera ainsi suspendu dans l’air pendant trente-trois heures permettant à des centaines de personnes, alertées du prodige de venir constater le fait. C’est au cours de la messe célébrée ensuite que l’on peut voir l’ostensoir quitter sa place et se poser doucement sur l’autel. L’archevêque de Besançon ouvre immédiatement une enquête au cours de laquelle la commission entend 54 témoins, parmi les plus sûrs sur le millier de témoins. Faverney devient un lieu de pèlerinage, qui est à la source des Congrès Eucharistiques.

Bien que publié par l’archevêque de Besançon, Ferdinand de Rye, dès le 10 juillet1608, le miracle n’est officiellement reconnu par le Saint-Siège que le 16mai1864, sur décision du pape Pie IX.

  • le 10 juillet 1637 : enregistrement des lettres patentes portant création de l’Académie française.

Craignant que la nouvelle Académie ne soit une rivale éventuelle, le Parlement a attendu deux ans avant d’enregistrer les lettres patentes de sa création. Voir les chroniques du 2 et 29 janvier, ainsi que du 13 mars.

  • le 10 juillet 1690 : victoire du cap Béveziers pour la flotte française face aux flottes anglaise et hollandaise.

La bataille du cap Béveziers met aux prises les flottes françaises et anglo-hollandaises sur la manche, dans le cadre de la guerre de la ligue d’Augsbourg. Jacques II, bouté hors du trône d’Angleterre par le protestant Guillaume III en 1689, a trouvé refuge en France, auprès de son cousin Louis XIV. La flotte ennemie perd 17 vaisseaux au total, alors que les Français n’ont aucune perte à déplorer; cependant bien que le contrôle de la Manche soit tombé temporairement entre les mains des Français, l’amiral de Tourville échoue à poursuivre la flotte alliée avec suffisamment de détermination. Elle peut ainsi se réfugier dans la Tamise. Cette bataille est considérée comme la plus belle victoire de la marine du Roi-Soleil, alors qu’au même moment, les troupes envoyées en Irlande sont battues à la bataille de la Boyne.

Bataille du cap Béveziers
Gravure de Théodore Gudin

  • le 10 juillet 1778 : la France déclare la guerre à l’Angleterre.

En soutien aux Américains, la France déclare la guerre à l’Angleterre, espérant venger l’odieux Traité de Paris.

  • le 10 juillet 1790 : le pape Pie VI écrit à Louis XVI :

“Si vous approuvez [la CCC], vous entraînez votre nation dans le schisme.” Le Roi n’est informé de ce courrier que le 23 juillet. Il a annoncé la veille qu’il acceptait les décrets.

  • le 10 juillet 1863 : Maximilien d’Autriche se voit offrir la couronne d’empereur du Mexique.

L’assemblée des notables, composée de 250 membres se prononce ce jour sur les questions de gouvernement :

La nation mexicaine adopte la monarchie tempérée et héréditaire, avec à sa tête un prince catholique. Le souverain prendra le titre d’empereur du Mexique. La couronne impériale sera offerte à S.A.I. le prince Ferdinand-Maximilien, archiduc d’Autriche pour lui et ses descendants. Dans le cas où, par des circonstances qu’on ne peut prévoir l’archiduc Ferdinand-Maximilien ne prendrait pas possession du trône qui lui est offert, la nation mexicaine s’en remet à la bienveillance de S.M. Napoléon III, empereur des Français, pour qu’il désigne un autre prince catholique à qui la couronne sera offerte.

  • le 10 juillet 1898 : la colonne Marchand occupe Fachoda, au Soudan.

La colonne française Marchand avec 5120 tirailleurs et 8 officiers atteint Fachoda et renforce les défenses de la place. Les Français devancent les anglais qui vont en faire une cause de rupture des relations entre les deux pays, d’où l’abandon français. Voir les chroniques du 18 septembre, du 11 décembre, du 13 janvier.

  • le 10 juillet 1900 : Inauguration du métro parisien.
  • le 10 juillet 1939 : le pape Pie XII lève la mise à l’index de l’Action française.

Le pape Pie XII lève l’interdit contre l’Action française et la mise à l’index de l’œuvre de Charles Maurras

  • le 10 juillet 1940 : abolition de la Troisième République, début de l’Etat français.

Les représentants de la chambre des députés et du sénat votent les pleins pouvoirs au Président du Conseil Philippe Pétain. La loi comporte un seul article rédigé dans sa forme initiale ainsi:

« L’Assemblée nationale donne tous pouvoirs au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du MARECHAL PETAIN*, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs acte une nouvelle constitution de l’Etat français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie. Elle sera ratifiée par les assemblées créées par elle. »

*En lettres capitales dans le texte.

A la demande des sénateurs anciens combattants la dernière phrase est remplacée par : « Elle sera ratifiée par la nation et appliquée par les assemblées qu’elle aura créées. »

Le vote donne 560 voix pour, 80 contre et 17 abstentions. Une trentaine de parlementaires se sont excusés de ne pouvoir venir. Parmi ces opposants 27, dont Louis Noguères, futur président de la Haute Cour en 1946, ont signé une motion, que l’histoire officielle se garde bien de rappeler et dans laquelle ils reconnaissent « ne rien ignorer de tout ce qui est condamnable dans l’état actuel des choses. » […] ils y «  estiment indispensable d’accorder au maréchal Pétain, qui en ces heures graves incarne si parfaitement les vertus traditionnelles françaises, tous les pouvoirs pour mener à bien cette œuvre de salut public et de paix.» Ils y ajoutent qu’ils « se refusent à voter un projet qui aboutirait inéluctablement à la disparition du régime républicains. » Voir la chronique de la veille.

Cela appel quatre remarques : De Gaulle a bien menti : l’alternative n’était pas entre l’armistice et la poursuite de la guerre, mais entre la survie et la mort de la France. Puisque mêmes les parlementaires les plus responsables de la guerre écrivent que la paix est l’unique solution pour le pays en 1940. Par ailleurs, la tentative du régime de Pétain, avant la main mise allemande, est bien d’appliquer au pays la citation de Léon XIII, mise en exergue de cette chronique : “A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” dans Rerum Novarum. Ces mêmes responsables, de la catastrophe nationale, refusent cette voie de salut, d’un retour aux origines chrétiennes de la France, car ils rejettent Dieu. Jusqu’à aujourd’hui, la république française et ses « valeurs » sont bien incompatibles avec la foi catholique. En outre, la devise Travail, Famille, Patrie a été donnée au régime de Vichy par les parlementaires de la IIIème république. Enfin la quatrième remarque est tirée de Histoire élémentaire de Vichy de l’amiral Auphan (Nouvelles éditions latines, page 86) « Le président Albert Lebrun devait expliquer lui-même plus tard que la loi du 10 juillet avait créé «  un état de suspension des lois constitutionnelles jusqu’à la nouvelle constitution. » Comme celle-ci ne pouvait entrer en vigueur qu’après l’approbation de la nation et qu’il n’était pas possible de solliciter cette approbation en pleine guerre, et c’est là que sont intervenus les actes constitutionnels. »

Il n’a jamais été question dans l’esprit du Maréchal ni des membres de l’assemblée nationale « d’abolir les droits de l’homme »comme l’écrira ensuite Robert Aron dans son Histoire de Vichy (page 220.). Il s’agissait d’un dispositif législatif d’urgence, permettant à l’Etat de perdurer et aux chefs désignés de restaurer la nation.

  • le 10 juillet 1985 : les services secrets français attaquent le Rainbow Warrior.

Le bateau de l’organisation écologiste Greenpeace coule dans le port d’Auckland en Nouvelle-Zélande : 1 mort.

  • le 10 juillet 1959 : décès de Marcel Van, rédemptoriste indochinois.

Voir la chronique du 14 novembre où est racontée sa vie. Le procès de béatification de Marcel Van, déjà Vénérable, est ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Christ lui apparaît le 14 novembre 1945, entre autres pour lui donner cette prière et lui dire qu’il apprécierait que les Français la lui récitent.

Seigneur JÉSUS, aie pitié de la FRANCE ! Daigne la serrer sur ton Cœur; montre-lui combien tu l’aimes.

Purifie-la; fortifie-la dans ton ESPRIT SAINT. Que la FRANCE contribue à Te faire aimer de toutes les nations !

O JÉSUS, nous autres Français Te promettons fidélité. Oui, nous nous engageons à travailler d’un cœur ardent à l’extension de ton Règne sur la terre, ne comptant en rien sur nous, mais uniquement sur Toi»

Amen»

  • le 10 juillet 1976 : loi sur la protection des animaux.

Cette loi punit de 6000F et 6 mois d’emprisonnement quiconque détruit un œuf d’aigle. Par contre la loi du 31 décembre 1982 fait rembourser par la sécurité sociale la destruction d’un œuf humain et oblige tout Français à y participer.

Voir la chronique du 31 décembre.

Une statue de la Vierge décapitée à Bayeux

La statue de la vierge qui domine l’hôpital et le musée de la Tapisserie à Bayeux a de nouveau été victime d’un acte de vandalisme. Mardi 6 juillet, la sculpture de pierre de l’allée des Augustines est décapitée, le visage gisant sur le sol.

Décapitée au cours de l’été 2013, elle avait retrouvé sa tête quelques mois plus tard. En 2017, elle avait été aspergée de peinture noire.

Selon l’Elysée, la candidature d’Eric Zemmour pourrait affaiblir à la fois Marine Le Pen et le candidat LR

Lu dans Le Point :

À l’Élysée, on surveille de près l’éventuelle candidature d’Éric Zemmour à la présidentielle. Non pas pour s’en inquiéter, au contraire. Bruno Roger-Petit, le ” conseiller mémoire ” d’Emmanuel Macron, est spécialement chargé de suivre l’évolution de cette candidature qui pourrait affaiblir à la fois Marine Le Pen et le candidat LR. Pour les macronistes, la présence médiatique de Zemmour conforte l’idée d’un nouveau clivage, non plus droite-gauche mais progressistes et européens contre nationalistes et conservateurs. Pour marquer encore plus cette différence, les ministres qui le souhaitent sont invités à participer à l’émission dans laquelle officie Zemmour sur CNews. Clément Beaune, Agnès Pannier-Runacher, Emmanuelle Wargon et Alain Griset ont ainsi donné la réplique ces derniers jours au polémiste, le nouvel ami de la macronie.

Les associations familiales au service de l’Église et du bien commun

Le 9 juillet 2021, le Cardinal Angelo Bagnasco, Président du Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE), et Vincenzo Bassi, Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE), ont signé un protocole d’accord entre les deux organisations, visant à formaliser une coopération déjà en place.

« Les pasteurs et les familles sont appelés à œuvrer ensemble – a dit le Cardinal Bagnasco, pour la nouvelle évangélisation de l’Europe : l’unité est ce qui attire les hommes à Dieu, et la signature de ce protocole est un signe d’unité. Face aux défis de la sécularisation et de la dénatalité, il est urgent d’éviter le défaitisme, en nous retroussant les manches pour travailler ensemble. »

Ce protocole d’accord s’insère à plein titre dans la mission du CCEE de favoriser une communication et une coopération plus étroites entre les évêques et les Conférences épiscopales d’Europe, dans le respect de la fonction et des compétences propres à chacun, afin de promouvoir et d’inspirer la nouvelle évangélisation en Europe.

Monsieur Bassi, exprimant sa gratitude au CCEE, note que,

“comme l’a souligné le Pape François aux Etats Généraux de la Natalité le 14 mai dernier, l’Europe est en train de devenir ‘le vieux Continent, non plus en raison de son histoire glorieuse, mais en raison de son âge avancé’. Face à une pandémie de la solitude, nous sommes appelés à être des témoins de la joyeuse responsabilité des familles, et à développer partout des réseaux de familles. C’est pourquoi nous nous mettons au service de l’Église en Europe et de nos communautés, les familles de familles ».

La mission de la FAFCE , pour sa part, est double : si d’une part la Fédération représente les familles au niveau européen, en tant que « protagonistes » de la vie publique avec leur « responsabilité spécifique de transformer la société » (Saint Jean-Paul II, Exhortation Apostolique “Familiaris Consortio”, 1981, n. 44) , elle a également pour tâche d’inspirer la création d’associations familiales et de promouvoir des réseaux de familles, dans un esprit de collaboration avec le Siège Apostolique et l’Église catholique présente dans les différents pays. Et c’est précisément dans cet esprit que se réalise cette coopération avec le CCEE.

Tel que défini par le protocole d’accord, la FAFCE participe aux réunions de la Commission pour la Famille et la Vie du CCEE, présidée par Son Excellence Mons. Leo Cushley, archevêque de Saint-Andrews et d’Edimbourg (Ecosse), afin d’y apporter son expérience et son soutien. Une collaboration démarrée suite à la Rencontre mondiale des familles de Dublin, en août 2018, et poursuivie à l’occasion de la récente réunion en ligne de la Commission, qui a vu la participation de 50 personnes, dont les directeurs et délégués nationaux des 28 Conférences épiscopales de toute l’Europe. Cette coopération, avec cet accord, s’intensifie et s’étend.

La FAFCE apporte également son concours à d’autres organes de l’Eglise catholique en Europe, parmi lesquels la Commission des épiscopats de l’Union européenne (COMECE), également basée à Bruxelles, qui tient une place particulière pour son rôle après des institutions communautaires.

Le protocole a été adopté ad experimentum et fera l’objet d’une évaluation conjointe après trois ans.

Le Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE) a été institué par la Congrégation des Évêques en 1971 et se compose actuellement de 39 membres, dont 33 Conférences épiscopales, auxquelles s’ajoutent les Archevêque de Luxembourg, de la Principauté de Monaco, l’Archevêque maronite de Chypre et les évêques de Chişinău (Moldavie), de l’éparchie de Moukatchevo (Ukraine) et de l’administration apostolique d’Estonie. Ensemble, ils représentent l’Église catholique dans 45 Pays du continent européen. Depuis 1995, le CCEE est composé des Conférences épiscopales européennes, représentées de droit par leurs Présidents respectifs. Le Secrétariat général est basé à Saint-Gall (Suisse).

La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) est composée de 18 associations, ainsi que de 5 membres observateurs et 4 organisations associées, de 17 pays européens. Créée en 1997 sous la forme d’une association de droit local alsacien-mosellan, elle est dotée du statut participatif au Conseil de l’Europe depuis 2001. Toute association souhaitant adhérer à la FAFCE doit pouvoir présenter une attestation des autorités ecclésiastiques afin de déposer une candidature d’adhésion. La FAFCE fait partie du Forum des ONG internationales d’inspiration catholique, est inscrite au registre de transparence des institutions de l’Union européenne et son Secrétariat général est situé à Bruxelles (Belgique).

L’Association médicale mondiale remet en cause l’objection de conscience

De l’ECLJ :

L’Association Médical Mondiale (AMM), fondée en 1947, se définit comme la « plateforme de création d’un consensus sur l’éthique médicale ». Son rôle est déterminant et son travail de longue date dans ce domaine lui permet d’être désignée « comme [la] voix internationale de la médecine ». Elle participe à une actualisation de la pratique médicale, influençant largement l’évolution des différentes politiques et législations nationales.

L’association est notamment à l’origine du Code international d’Ethique médicale[1], présentant les différents devoirs incombant à la profession médicale. En avril 2021, un projet de révision de ce Code a été présenté ; dans ce dernier, la modification d’un paragraphe est particulièrement alarmante. Il tente d’affirmer que « les médecins ont l’obligation éthique de minimiser les perturbations des soins aux patients. L’objection de conscience ne doit être envisagée que si le patient individuel n’est pas discriminé ou désavantagé, si la santé du patient n’est pas mise en danger et si la continuité des soins est assurée sans délai par une orientation efficace et opportune vers un autre médecin qualifié[2] ». L’intégration de cette « obligation d’orientation » s’inscrit dans la mouvance actuelle qui souhaite légitimer certaines pratiques non-thérapeutiques, comme l’avortement, dans le domaine de l’éthique médicale. Plus grave encore, elle vise à encourager la réalisation de ces actes dont l’accès se trouve légitimement entravé par un nombre de plus en plus important d’objecteurs de conscience. Il s’agit d’une tentative grave de renverser la balance légitime qui fait primer la liberté de conscience des médecins sur la pratique d’actes qui sont seulement tolérés par la loi.

L’ECLJ est intervenu auprès de l’AMM (lire ici notre Memorandum) au soutien du droit fondamental à l’objection de conscience, face à l’intégration d’actes immoraux tels que l’avortement et l’euthanasie dans le domaine de l’éthique médicale.

Le droit à l’objection de conscience est un droit fondamental et est une garantie accordée aux professions médicales, notamment face à la dépénalisation de pratiques considérées comme immorales et se trouvant hors du champ thérapeutique de la médecine (contraception, avortement, euthanasie). D’ailleurs, l’AMM réaffirme régulièrement ce principe ; en 2019, au sujet de l’euthanasie, elle a déclaré qu’« aucun médecin ne saurait être forcé à participer à une euthanasie ou à aider une personne à mettre fin à ses jours, pas plus qu’il ne devrait être tenu d’orienter un patient à cette fin[3] ». C’est le caractère moralement problématique de l’euthanasie qui justifie que les médecins soient protégés contre toute obligation d’y participer[4], d’une quelconque manière. Les conséquences de l’orientation d’un patient vers un autre médecin ne doivent pas être sous-estimé car le médecin engage sa conscience de la même manière que s’il pratiquait l’acte lui-même ; en effet, il agit positivement et se rend directement complice de la réalisation finale de l’acte.

Une confusion évidente apparaît avec le projet de révision du Code. Il semble que les conséquences dramatiques d’actes comme l’avortement soient minimisées, voire ignorées, afin de les faire entrer de force dans la catégorie des actes médicaux. Ainsi, la clause de conscience médicale n’aurait plus lieu d’être ou au maximum, devrait être fortement limitée. Pourtant, cela conduirait à un double standard, bien que, comme dans le cas de l’euthanasie, les conséquences sont les mêmes : une mort provoquée et une atteinte grave à la vie et à la dignité humaine.

Dans un second temps, c’est une vision biaisée de la médecine qui est promue et qui consisterait simplement en la satisfaction de demandes personnelles ; méconnaissant totalement la liberté thérapeutique des médecins et l’importance de leur expertise médicale leur permettant de définir, seul et sans pression ou influence extérieure, le traitement le plus approprié à chaque patient.

En outre, il faut souligner que le droit international ne reconnait en aucun cas un « droit à l’avortement » mais plutôt un droit fondamental à la vie[5] et en ce sens, les États ont pris l’engagement de prévenir le recours à l’avortement[6].

Face à cette menace, l’ECLJ a souhaité rappeler à l’AMM que la liberté des médecins doit à tout prix être protégée car l’utilisation grandissante de cette clause de conscience prouve au contraire que ce sont ces actes qui posent problème. L’ECLJ rappelle que si une loi nationale vient à tolérer la pratique exceptionnelle de certains actes, c’est à l’État seul qu’il revient de garantir que ces services soient effectivement accessibles, sans faire peser une obligation déraisonnable sur les médecins. Si un État ne parvient pas à faire appliquer sa loi sans déroger à un droit fondamental, c’est la loi en question qui doit être revue et non pas le droit en lui-même.

Des chances pour la France

Voici la couleur des moralistes qui nous vantent les bienfaits du vivre-ensemble dans les pages de L’Obs, Libération et Mediapart (dans l’ordre) :

Même sur CNews il y a plus de diversité…

Primaire LR : Jean-Frédéric Poisson ne veut pas soutenir un projet qui n’a rien à voir avec le sien

Le président de “VIA-La Voie du Peuple” Jean-Frédéric Poisson, officiellement candidat à la présidentielle en juillet 2020, n’a pas l’intention de concourir à une primaire LR. Il explique dans Capital :

“Je veux solliciter directement le suffrage des Français”.

En 2016, il avait participé à la primaire de la droite et recueilli 1,5% des suffrages au premier tour.

“Le contexte est différent. Le principe de la primaire engage les participants à soutenir le gagnant, et je n’ai pas l’intention d’adhérer à des projets politiques qui n’ont rien à voir avec celui que je porte”.

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