L’ancien chef du renseignement allemand veut expulser les immigrés : c’est lui qui a été viré
Hans-Georg Maassen, l’ancien directeur des renseignements allemands, viré par Angela Merkel en 2018, a dénoncé, dans un entretien au Daily Mail le samedi 3 juillet, la politique immigrationniste d’Angela Merkel. En 2015, la chancelière allemande avait laissé entrer plus d’un million d’immigrés dans son pays, avec les conséquences que l’on connaît. Les Allemands « ne peuvent pas comprendre pourquoi de plus en plus de personnes entrent dans ce pays alors qu’elles n’ont évidemment aucun droit à l’asile ».
Hans-Georg Maassen avait été démis de ses fonctions en 2018 après avoir contredit publiquement l’affirmation de la chancelière selon laquelle des étrangers avaient été «chassés» par des extrémistes lors de troubles dans la ville de Chemnitz, en Allemagne de l’Est.
L’ancien chef du renseignement insiste sur l’inconsistance des politiques allemands, qui donnent l’impression d’accepter « tout simplement le fait que les gens d’ici soient victimes de ces migrants ». Quelques jours après qu’un réfugié somalien, arrivé en 2015, a poignardé et tué trois personnes à Würzburg – aux cris d’ « Allah Akbar », Hans-Georg Maassen interroge :
« Pour n’expulsons-nous pas les migrants ?».
« Le parti a clairement subi beaucoup de dégâts au cours des 20 dernières années ». « C’est devenu un club pour élire la chancelière sous le slogan ’Nous voulons que Merkel soit réélue’, mais la substance politique et programmatique réelle a disparu ».
Candidat CDU en Thuringe, pour les élections du 26 septembre qui décideront du successeur d’Angela Merkel, l’ancien chef des renseignements espère être élu, et incarner l’aile droite de la CDU.
C’est arrivé un 7 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 7 juillet : saints du jour français ou en France.
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Ste Séthride, abbesse († v. 660)
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Sainte Séthride (ou Saethryth) abbesse de Faremoutiers-en-Brie († v. 660).
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Belle-fille du roi Anne d’Est Anglie, elle était la demi-sœur de sainte Ethelrede ; elle entra comme moniale à Faremoutiers-en-Brie, sous la direction de sainte Fare à qui elle succéda comme 2ème higoumène de ce monastère.
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- St Guillebaud (Willibald), évêque d’Eischstätt († 787)
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À Eichstadt en Franconie, l’an 787, saint Guillebaud (Willibald), évêque. Il fut d’abord moine et se fit longtemps pèlerin dans les lieux saints et dans de nombreuses régions où il restaura la vie monastique ; enfin, ordonné premier évêque d’Eichstadt par saint Boniface, il coopéra à l’œuvre d’évangélisation de la Germanie et convertit au Christ bien des peuples.
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Bse Iphigénie de Saint-Matthieu, martyre († 1794)
À Orange de Provence, en 1794, la bienheureuse Iphigénie de Saint-Matthieu (Françoise-Marie-Suzanne de Gaillard de La Valdène), vierge et martyre. Sacramentine de Bollène, elle fut guillotinée pour avoir refusé de quitter la vie religieuse.
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le 7 juillet 913 : élection du pape Landon.
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le 7 juillet 1304 : décès du pape Benoît XI.
Il passe son pontificat à réconcilier la France de Philippe le Bel et la papauté. Il est béatifié le 24 avril 1736 par le pape Clément XI.
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le 7 juillet 1438 : promulgation de la Pragmatique Sanction de Bourges.
En 1418, réuni à l’initiative de l’Empereur Sigismond, pour tenter de mettre fin au Grand Schisme d’Occident, le Concile de Constance s’est achevé avec l’élection de Martin V, sans pour autant renforcer l’autorité pontificale, contestée par les Pères du Concile qui placent celui-ci au-dessus du Pape. En 1431, un nouveau Concile est réuni à Bâle par Martin V, il ne donne rien. Charles VII décide alors d’organiser et de réformer l’Église en France. Il convoque à Bourges une assemblée où se retrouvent les principaux évêques de France.
Le Roi, désirant rendre à l’Église gallicane ses anciens droits et libertés, avec l’appui de la majeure partie des prélats et du clergé de son Royaume et l’assentiment des princes de sang et des grands feudataires, décide par la Pragmatique Sanction que les décrets des Pères établis et publiés par les anciens papes de Rome, par les conciles généraux et les Constance et de Bâle, seraient conservés dans tout son Royaume et en Dauphiné. Charles VII dénonce les abus du Clergé de Rome et prend plusieurs mesures pour renforcer les libertés Gallicanes, acquises depuis le XIIIe siècle :
– Rétablissement des élections d’évêques et de Pères Abbés pour les Monastères. Toutefois, le Roi de France peut recommander tel ou tel candidat de son choix ;
– Âge minimum pour devenir Cardinal ;
– Restriction de la capacité du Pape à jeter l’interdit sur le Royaume de France et à excommunier son Souverain ;
Le Parlement de Paris enregistre l’Ordonnance en 1439, après une année de délibération, suivi par l’Université de Paris. La Pragmatique Sanction envenime les relations entre la France et Rome. C’est Louis XI, fils de Charles VII, qui sans abolir complètement la Pragmatique sanction, va en corriger les erreurs permettant à la France de retrouver sa place de fille Aînée de l’Eglise. Le pape, en remerciement, accorde au Roi et tous ses descendants le titre de « Très Chrétien ».
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le 7 juillet 1456 : fin du procès de révision du premier procès de Sainte Jeanne d’Arc.
Le procès et la condamnation de Jeanne d’Arc de 1431 sont frappés de nullité par les envoyés pontificaux.
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le 7 juillet 1492 : le Roi Charles VIII confirme les privilèges de la Bretagne.
Il reconnaît les privilèges de la Bretagne : privilèges fiscaux avec le droit pour les Etats de consentir à l’impôt et privilèges judiciaires avec la garantie pour les Bretons d’être jugés par les instances de la province.
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le 7 juillet 1752 : naissance de Joseph Marie Jacquard, mécanicien français, inventeur du métier à tisser qui porte son nom.
Mécanicien, Joseph Marie Jacquard met au point, en 1807, le métier à tisser Jacquard. Il a équipé un métier d’un mécanisme sélectionnant les fils de chaîne à l’aide d’un programme inscrit sur des cartes perforées. Ainsi un seul ouvrier peut manipuler l’outil. Le métier Jacquard connaît un succès international et certains sont encore utilisés de nos jours.
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le 7 juillet 1798 : début de la Quasi-guerre des États-Unis contre la France pour des raisons économiques.
Après l’assassinat du Roi Louis XVI, les relations entre les Etats-Unis et la France se détériorent et donnent lieu à la Quasi Guerre qui débute le 7 juillet 1798. Le congrès des Etats-Unis décide d’annuler les traités signés auparavant avec la France. Un embargo sur tous les produits français est instauré. La révolution contre les colons français à Haïti est soutenue et des ordres aux soldats de la marine sont donnés pour s’emparer des bateaux français.
Les Français reprochent au gouvernement de Washington le rapprochement avec le Royaume-Uni, les retards de remboursement de la dette (les Américains affirmant que leur dette concerne la France royale et non la France républicaine) et sa neutralité dans les guerres révolutionnaires en Europe. Il faut rappeler que le Roi Louis XVI a payé sur ses propres revenus une grande partie des frais de cette guerre.
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le 7 juillet 1807 : signature du traité de Tilsit entre Napoléon Ier et le tsar Alexandre Ier.
Avec celui du 9 juillet, signé avec le roi de Prusse, ces traités mettent fin à la quatrième coalition.
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le 7 juillet 1867 : 205 martyrs chrétiens japonais sont béatifiés par Pie IX.
Parmi ces martyrs, 21 sont Dominicains, 18 Franciscains, 5 Augustiniens et 33 de la Compagnie de Jésus.
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le 7 juillet 1904 : les congrégations religieuses interdites d’enseigner, celles dont c’est la vocation sont interdites d’exister.
Le Président du Conseil, Emile Combes, fait adopter une loi interdisant à toutes les congrégations religieuses d’enseigner. Cette loi fait fermer 2500 écoles ; mais avec l’ensemble des mesures prises par Ferry et Combes se sont 15874 écoles catholiques qui sont contraintes de fermer. Cette année est celle de la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Vatican. C’est l’année de l’affaire des Fiches dans l’armée. Plus de 40 000 religieux sont ainsi mis à la rue. En octobre 1904, Saint Pie X écrit dans Supremi Apostolatus :
« Actuellement une guerre impie a été soulevée et qui va se poursuivre presque partout contre Dieu. De nos jours, il n’est que trop vrai, les nations ont frémi et les peuples ont médité des projets insensés contre leur Créateur, et presque commun est devenu ce cri de ses ennemis : Retirez-vous de nous. […] Qui pèse ces choses a le droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des Temps, et leur prise de contact avec la terre, et que finalement le fils de perdition dont parle l’apôtre n’ait déjà fait son apparition parmi nous. […]
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le 7 juillet 1941 : Beyrouth est occupé par les troupes de la France libre et les forces britanniques.
Le conflit qui se déroule du 8 juin au 12 juillet 1941 est court, acharné et meurtrier. Dans son livre Syrie 1941- La guerre occultée (Editions Perrin), Henri de WAILLY rappelle quelques vérités. Il démontre que le déclenchement des hostilités est plus la conséquence de volontés politiques fortes que d’impératifs opérationnels.
Pour l’Armée du Levant, fidèle au gouvernement de Vichy, il faut défendre ces territoires placés sous mandat français depuis 1923, conformément aux clauses de l’armistice de juin 1940. Pour les Forces françaises libres (FFL) de De Gaulle, c’est l’occasion d’accroître leur légitimité, d’asseoir territorialement la France libre et de rallier les troupes qui y sont stationnées. Charles De Gaulle négocie âprement avec Winston Churchill le déclenchement d’une opération en Syrie et l’engagement de la 1ère Division française libre (1ère DFL) aux côtés des troupes anglo-saxonnes.
Les Anglais trompés par De Gaulle ont attaqué des positions françaises pensant attaquer des Allemands. Contre toute attente, pour De Gaulle, l’armée d’armistice ne le rejoint pas, se bat, et contre-attaque victorieusement. Son illégitimité éclate ainsi au grand jour aux yeux des Anglais et des Américains.
Pour l’armée française, cette attaque, cette « agression » anglaise s’ajoute à l’« abandon » de Dunkerque, puis les « attaques fratricides» de Mers-el Kébir et de Dakar. Après la destruction de la flotte du Levant, les Français ne sont plus ravitaillés. Le général DENTZ se résout à négocier le 9 juillet 1941. Le cessez-le-feu entre en vigueur le 12 juillet 1941 à 00h00. Cette courte guerre s’achève par la signature des Accords de Saint Jean d’Acre le 15 juillet 1941. Mais très peu de soldats rejoignent De Gaulle. Voir les chroniques du 8 juin et du 14 juillet.
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le 7 juillet 1971 : inauguration du pont de Noirmoutier.
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le 7 juillet 2007 : publication par le pape Benoît XVI du motu proprio Summorum Pontificum.
Le motu proprio rappelle qu’un prêtre n’a besoin d’aucune autorisation pour célébrer la Sainte Messe selon le rite tridentin. Fait inhabituel, il est accompagné d’une lettre pastorale adressée aux évêques, destinée à mettre fin au conflit avec les catholiques traditionalistes. L’Église réhabilite la messe traditionnelle dite de saint Pie V.
Attaque musulmane au Niger
Communiqué de l’Aide à l’Eglise en Détresse :
Fantio et Dolbel, deux villes de la région de Tillabéri, dans le sud-ouest du Niger ont subi une attaque djihadiste. Les survivants de l’attaque ont fui vers la région de Dori au Burkina Faso. C’est un groupe de femmes avec de jeunes enfants et des bébés. Selon ces témoins des attentats, les terroristes ont attaqué les lieux à deux reprises, tuant les hommes. Les deux villes ont été abandonnées par le reste des habitants.
À Fantio, les djihadistes ont jeté la statue de la Vierge Marie, des livres liturgiques et des instruments de musique et les ont brûlés. Ils ont ensuite profané le Saint-Sacrement en répandant les hosties sacrées sur le sol et en brûlant enfin l’église. C’est la troisième paroisse de cette partie du Niger qui a été abandonnée en raison d’attentats terroristes et d’incursions de groupes extrémistes.
Les rescapés des attaques fuient vers Niamey, se réfugient dans la paroisse de Téra, ou traversent la frontière vers le diocèse de Dori au Burkina Faso. Les groupes terroristes islamistes ont commencé à étendre leur influence au Burkina Faso et au Niger en 2015. Selon le rapport de l’AED sur la liberté religieuse dans le monde, la région est devenue l’un des points chauds du djihadisme militant en Afrique. Entre-temps, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du Burkina Faso est passé à environ un million.
Le Bac, c’est comme la nationalité française : tout le monde doit l’avoir
“Aucune moyenne ne doit être inférieure à 11,38” !
En direct de la Fabrique de la réussite.
Un simulacre. pic.twitter.com/rMwZFvPeOf— René Chiche (@rene_chiche) July 6, 2021
Quelle honte de proposer un tel simulacre d’examen. Il ne faut pas s’étonner ensuite d’avoir une jeunesse qui ne croit en rien et qui ne sait même plus ce que c’est que le droit de vote. On institue en valeur la médiocrité et les faux semblants. https://t.co/961k98FVFF
— Véronique Jacquier (@Vero_Jacquier) July 6, 2021
Hurrah Raspail! d’Adrien Renouard
Voici un an environ disparaissait Jean Raspail, grand écrivain et grand voyageur – et surtout grand nostalgique de la France qui disparaît sous nos yeux.
Les éditions de La Nouvelle Librairie ont eu l’excellente idée de réunir une quarantaine de témoignages et hommages divers, de Philippe de Villiers à Jean des Cars, de l’homélie des funérailles par l’abbé Laurent à Hilaire de Crémiers ou Renaud Camus (et bien d’autres, dont Guillaume de Thieulloy).
Un bel hommage pour un l’auteur courageux du «Camp des saints», qui nous a alertés à la fois poétiquement et politiquement des dangers qui nous menacent, tout en gardant, chevillée au corps, l’espérance royale.
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Paru dans les 4 Vérités hebdo
SOS Saints de France
On nous informe du lancement début juin de SOS Saints de France et d’une initiative nationale de prière pour la France.
A la suite du marathon de prières organisé par le Pape François, plusieurs, jeunes, moins jeunes, parents, grands-parents, très soucieux de l’actualité en France et des grandes souffrances liées à l’épidémie, ont eu l’idée et le souhait d’organiser une grande chaîne de prières.
A la suite des générations qui nous ont précédés, nous avons foi en la protection des saints qui ont si manifestement manifesté leur amour de notre pays et leur protection tant pour la France que pour nos familles.
Site : www.sossaintsdefrance.com
instagram : www.instagram.com/sossaintsdefrance/?hl=fr
Page Facebook www.facebook.com/sossaintsdefrance
La dégauchisation d’Europe 1 se poursuit
Patrick Cohen ne sera pas la saison prochaine sur Europe 1. Il avait été recruté en 2017 pour relancer la matinale d’Europe 1, précédemment animée par Thomas Sotto, dont les audiences étaient à la baisse. La chute du nombre d’auditeurs se poursuivant, Patrick Cohen avait été remplacé la saison suivante par Nikos Aliagas mais était resté sur Europe 1.
Depuis plusieurs semaines, Europe 1 connaît quelques remous internes, notamment en raison du rapprochement de la station avec la chaîne CNews. Depuis la fin de la saison, plusieurs figures de l’antenne comme Wendy Bouchard, Anne Roumanoff ou Bertrand Chameroy ont quitté la radio.
Patrick Cohen avait critiqué l’orientation éditoriale qui vise
“à créer des controverses, des fractures, à dresser une partie de la France contre l’autre, y compris par des appels à la haine jugés par les tribunaux”.
Sic.
Son émission sur Europe 1 pourrait être reprise, selon “Le Parisien”, par Romain Desarbres, actuel animateur de la matinale de CNews. Voilà qui va nous changer

Tour de France 2021: l’étape mythique du Mont Ventoux sur les terres de Via Caritatis
Mercredi 7 juillet, le Tour de France effectuera une étape de Sorgues à Malaucène, soit près de 200km via le Mont Ventoux. Les moines du Barroux a réservé une surprise.
Via Caritatis est l’héritier du premier vignoble pontifical planté par le pape Clément V en 1309, avant Châteauneuf-du-Pape. Après son élection à Lyon en 1309, Clément V a choisi de s’installer dans le Comtat Venaissain plutôt qu’à Rome. Il tombe sous le charme du monastère bénédictin du Groseau qu’il nomme d’après l’expression biblique “le jardin de ses délices” et décide d’en faire sa résidence d’été. Ayant été auparavant archevêque de Bordeaux et étant amateur de bons vins (il avait, à l’époque où il s’appelait encore Bertrand de Got, planté une vigne en Pessac-Léonian qui deviendra plus tard le fameux château Pape Clément), il décide de planter au Groseau la première vigne pontificale en terre de France. Les moines bénédictins qui habitent le monastère le cèdent au pape et s’installent dans leur prieuré de “La Madeleine” non loin de là.
Le Tour passera deux fois devant la chapelle du Groseau, dernier vestige du palais pontifical.
Héritiers de cette histoire, les moines bénédictins de l’abbaye Sainte Madeleine du Barroux, qui produisaient des vins de qualité sur le domaine monastique, on proposé aux petits vignerons voisins de s’allier avec eux pour faire ensemble de grands vins : ce sont les vins Via Caritatis. Cette alliance des moines et des vignerons permet à ces derniers de gagner un salaire décent, à la hauteur des vins qu’ils contribuent à produire. Les vignerons qui participent à ce grand projet de développement régional travaillent des parcelles sur les communes de Malaucène, Beaumont-du-Ventoux, Le Barroux, et Entrechaux.
Louis Aliot : une candidature d’Eric Zemmour ne nuirait pas plus que ça au Rassemblement national
Le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, a déclaré le vendredi 2 juillet sur l’antenne de Sud Radio.
Je connais bien Eric Zemmour. C’est un ami. Je pense qu’il a son rôle dans le débat. À la télévision, il agite des idées. C’est un polémiste, un auteur de talent, un intellectuel. Mais je pense qu’il y a une différence majeure entre le combat intellectuel, culturel et le combat politique […] S’il juge aujourd’hui que pour lui, il doit se confronter au suffrage universel, ce n’est pas moi qui vais chercher à l’en empêcher.
Louis Aliot pense qu’il représente un handicap beaucoup plus important pour la droite traditionnelle que pour le RN.
On le voit bien dans les enquêtes d’opinion, il mord beaucoup plus sur l’électorat des Républicains et autres plutôt que sur notre électorat.
Au premier tour, chacun fera ses choix. Au deuxième tour, on se rassemblera pour battre M. Macron ou un autre.
Interroge sur les résultats décevants aux élections régionales, Louis Aliot souligne :
Au sein du RN, j’espère bien qu’il y aura un débat et il faut s’interroger pour savoir pourquoi nos électeurs ne se sont pas déplacés. Il y a sûrement un contexte général mais quand même, on a une part de responsabilité et il faut bien analyser les choses et y répondre d’une manière efficace.
Rouen : Le XXI, un restaurant qui fait travailler des personnes atteintes de trisomie 21 ou de déficience intellectuelle
Le 5 juillet, le restaurant Le XXI a ouvert ses portes, au 41, rue aux Ours, à Rouen. Au sein de cet établissement, travailleront 15 salariés, dont 12 personnes en situation de handicap.
Ce projet est porté par l’association Trisomie 21 Seine-Maritime Rouen. Laëtitia Henry, vice-présidente de cette association, souligne :
L’accès à l’emploi est difficile pour les personnes en situation de handicap. Il se fait principalement par le milieu protégé de travail (MPT). Mais aujourd’hui, on s’inscrit dans une volonté de leur donner un emploi dans le milieu ordinaire.

Chronique des cinglés : l’art invisible
La beauté de l’art contemporain est déjà invisible par son caractère souvent informe et laid. Mais un artiste est allé plus loin et a créé une oeuvre carrément invisible.
Salvatore Garau est plasticien italien de 67 ans qui s’est fait connaître début juin pour avoir vendu aux enchères son œuvre « Io Sono » («je suis ») au prix de 15.000 euros. Bien qu’immatérielle, la sculpture dont la mise à prix était fixée à 6.000 euros serait bien réelle pour son créateur et son nouveau propriétaire. L’argent, lui, n’est pas invisible, il est sonnant et trébuchant.
Mais un autre “artiste”, Tom Miller, menace aujourd’hui de poursuivre en justice Salvatore Garau pour lui avoir volé son idée d’une œuvre inexistante. Il explique avoir présenté en 2016, dans la ville de Gainesville en Floride, une sculpture immatérielle intitulée «Nothing» («rien»).
La justice sera-t-elle visible ?
L’humour de Dieu
Richard de Sèze, dessinateur, auteur avec basile de Koch de « Les trente-trois meilleures blagues de Jésus », était l’invité de Louis Daufresne sur Radio Notre-Dame lundi matin, pour évoquer l’ironie de Jésus-Christ. Jésus est un homme d’esprit unique et le seul comique divin. Les prédications, paraboles et miracles de Jésus sont autant de numéros spirituellement hilarants :
Romain Lopez : l’implantation locale du RN, rendue compliquée par une verticalité infantilisante, fait défaut sur des scrutins intermédiaires
Romain Lopez, maire RN de Moissac et conseiller départemental de Tarn-et-Garonne, ancien assistant parlementaire de Marion Maréchal, pointe les problèmes du RN, sans se limiter à lancer des slogans ni à accuser les électeurs abstentionnistes :
Pensée à tous les militants et cadres locaux du RN et de ses alliés, déçus par cette contre-performance au plan national.
L’implantation locale, rendue compliquée par une verticalité infantilisante, fait défaut sur des scrutins intermédiaires.#departementales #Regionales— Romain Lopez (@RLZ82) June 28, 2021
“Confondre ouverture avec parachutage bouleverse la base militante qui laboure le terrain dans l’ombre des médias et de Nanterre 365 jours par an”#RN pic.twitter.com/a6kC7HI2Yh
— Romain Lopez (@RLZ82) July 5, 2021
“On est régi par une verticalité infantilisante qui démontre que l’on n’a pas confiance dans notre base militante et nos cadres locaux”#RN @publicsenat pic.twitter.com/W7FOJQ8jpl
— Romain Lopez (@RLZ82) July 5, 2021
Combien de temps avant qu’il soit sanctionné ?
C’est arrivé un 6 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.”Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 6 juillet : saints du jour français ou en France.
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Ste Nolwenn, fille d’un prince de Cornwall, vierge et martyre
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Dans le Morbihan, le nom s’écrit Noluenn ; et il y a été déformé en Maluen ; la chapelle Sainte-Maluen a fini par devenir elle-même chapelle Sainte-Noyale, en Noyal-Pontivy. Il semble qu’il n’y ait jamais eu de sainte à porter ce nom tel quel. Mais, il y a eu une sainte, légitimement vénérée, dont le nom originel a été mal compris et déformé. “Gwenn“, en breton et en gallois, revêt le sens de bienheureux ou saint ; Noal est la forme bretonne de “Noyal“. Ainsi, la “Sainte de Noal” (Gwenn-Noal, ou renversé en Noal-Gwenn) serait devenue un nom propre. Que l’on n’ait pu retrouver son nom authentique n’empêche pas qu’elle ait existé.
Nolwenn était fille d’un prince de Cornwall (comté d’Angleterre situé à l’extrémité sud-ouest du pays) ; elle avait résolu de se vouer à Dieu. Et, pour être plus sûre qu’on ne vienne plus la demander en mariage, à vingt ans, accompagnée de sa nourrice, elle quitte l’île de Bretagne et débarque sur la côte de Vannes.
Toutes deux montent vers l’intérieur du pays, à la recherche d’une solitude où elles se livreraient à la pénitence. Elles arrivent à Bignan (Morbihan), au village de Bézo, quand survient un tyran, nommé Nizan, qui s’éprend de la beauté de Nolwenn et prétend lui imposer le mariage. Elle lui répond que, si elle avait voulu se marier, elle aurait tout aussi bien pu le faire dans son pays. Furieux, Nizan la fait décapiter. Mais Nolwenn était partie à la recherche d’une solitude, et elle doit continuer sa route.
Dieu permet qu’elle prenne donc sa tête dans les mains ; et, avec sa nourrice, elle repart. À Herboth, elles entendent une femme blasphémer : ce ne peut être là, cette solitude. À Noyal, elles entendent une fille qui injurie sa mère : pas encore là. Elles arrivent enfin dans un vallon solitaire et se reposent.
Trois gouttes de sang tombent du cou de Nolwenn ; et trois fontaines jaillissent. Elle plante en terre son bâton : il devient aubépine, cependant que la quenouille de sa nourrice se change en hêtre. Elles ont prié et dormi, et le lendemain prennent le chemin creux qui les conduit au désert prévu par Dieu. Nolwenn s’arrête : « C’est ici le lieu de ma sépulture ».
Alors,”Guelet oé er spern é krenein
Get er huerhiéz é tremenein.”
(« L’on vit trembler l’aubépine, pendant que la vierge trépassait. »)
Ainsi l’histoire de cette jeune fille sympathique, martyre de la virginité. Elle est encore populaire dans le pays de Pontivy et a même été embellie, par la suite, avec la légende du sinistre seigneur Renorche, qui voulut détruire la chapelle de Ste Maluen, en la noyant au fond d’un étang artificiel ; mais c’est Renorche qui périt par la rupture de la digue.
Dans ses Contes et Légendes, l’abbé Cadic a donné un savoureux récit et de l’histoire et de la légende.
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St Juste, moine dans le Condat († siècle inc.)
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St Goar, prêtre et ermite en Rhénanie († 575)
Goar naît peu après la mort du Roi Clovis. Ses parents étaient de nobles seigneurs de l’Aquitaine, au foyer desquels il puisa, pendant ses premières années, l’amour de la vertu. Tout petit encore, il avait une charité extraordinaire pour les pauvres ; son zèle pour la gloire de Dieu lui faisait prêcher déjà la pénitence aux pécheurs et la sainteté aux justes, et la parole de cet enfant, jointe à ses actions merveilleuses, produisait de grands fruits autour de lui.
Le sacerdoce, quand il eut l’âge de le recevoir, fut un nouvel aiguillon à son ardeur apostolique. Avec l’autorité que lui donnait sa haute vertu, il combattit, dans ses prédications, tous les vices, le luxe, la discorde, la vengeance, l’homicide et les diverses passions grossières d’une époque encore barbare. Cependant l’apôtre avait, avant tout, des goûts de moine ; aussi quitta-t-il bientôt ses parents et sa patrie pour chercher Dieu dans la solitude. Mais Dieu, qui ne voulait pas que tant de vertus demeurassent stériles, souffla au cœur du solitaire un nouveau feu de zèle, et Goar, riche de ses progrès nouveaux et des lumières surnaturelles qu’il avait recueillies dans sa retraite, parcourut toutes les campagnes voisines, encore païennes, y prêcha l’Évangile et vit avec joie de nombreux convertis recevoir le baptême.
Peu de Saints furent plus hospitaliers que lui, et c’est par ses bons procédés, ses aumônes, ses réceptions cordiales et généreuses, qu’il sut rendre populaire la doctrine qu’il pratiquait si bien. Accusé devant son évêque de divers crimes imaginaires inventés par le démon de la jalousie, il parut humblement au palais épiscopal et déposa son manteau, par respect, en présence du prélat ; mais, en croyant le suspendre à une tige de métal, il le suspendit à un rayon de soleil. L’évêque ne fut point touché de ce prodige ; cependant il dut bientôt reconnaître l’innocence du Saint, manifestée, à sa confusion, par un nouveau miracle.
Le roi Sigebert voulut bientôt le faire évêque ; mais Goar obtint un délai de vingt jours, pendant lequel il pria Dieu avec tant de larmes, qu’il obtint une grave maladie qui se prolongea pendant sept ans et mit le roi dans l’impossibilité de réaliser ses desseins. Goar offrit à Dieu ses longues et horribles souffrances pour l’extension et le triomphe de l’Église.
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Bse Suzanne Deloye, moniale et martyre († 1794)
Durant les troubles de la Révolution, 29 religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène. Là, depuis dix-huit mois, elles partageaient une vie de prière et de totale pauvreté. Elles furent arrêtées en avril 1794 pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la municipalité et que leur conscience réprouvait. Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues 13 autres consœurs.
Les religieuses s’organisèrent en communauté et passaient leur temps à prier. Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l’actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d’aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin. Trente-deux d’entre elles furent exécutées (16 ursulines, 13 sacramentines, 2 cisterciennes et 1 bénédictine).
Le 6 juillet : Sœur Marie-Rose, bénédictine de Caderousse (Suzanne Deloye, née à Sérignan en 1741) ;
le 7 juillet : Sœur Iphigénie, sacramentine de Bollène (Suzanne de Gaillard, née à Bollène en 1761) ;
le 9 juillet : Sœur Sainte-Mélanie, ursuline de Bollène (Madeleine de Guilhermier, née à Bollène en 1733) et Sœur Marie-des-Anges, ursuline de Bollène (Marie-Anne de Rocher, née à Bollène en 1755) ;
le 10 juillet : Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Bollène (Gertrude d’Alauzier, née à Bollène en 1757) et Sœur Agnés, ursuline de Bollène (Sylvie de Romillon, née à Bollène en 1750) ;
le 11 juillet : Sœur Sainte-Pélagie, sacramentine de Bollène (Rosalie Bès, née à Beaume-du-Transit en 1753), Sœur Saint Théotiste, sacramentine de Bollène (Elisabeth Pélissier, née à Bollène en 1741), Sœur Saint-Martin, sacramentine de Bollène (Claire Blanc, née à Bollène en 1742) et Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marguerite d’Albarède, née à Saint-Laurent-de-Carnols en 1740) ;
le 12 juillet : Sœur Rose, sacramentine de Bollène (Thérèse Talieu, née à Bollène en 1746), Sœur du Bon-Ange, converse sacramentine de Bollène (Marie Cluse, née à Bouvantes en 1761), Sœur Marie de Saint-Henri, cistercienne de Sainte-Catherine d’Avignon (Marguerite de Justamond, née à Bollène en 1746) et Sœur Saint-Bernard, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Jeanne de Romillon, née à Bollène en 1753).
le 13 juillet : Sœur Madeleine, sacramentine de Bollène (Elisabeth Verchières, née à Bollène en 1769), Sœur Marie-de-l’Annonciation, sacramentine de Bollène (Thérèse Faurie, née à Sérignan en 1770), Sœur Saint-Alexis, sacramentine de Bollène (Andrée Minutte, née à Sérignan en 1740), Sœur Saint-François, ursuline de Bollène (Marie-Anne Lambert, née à Pierrelatte en 1742) et Sœur Sainte-Françoise, converse ursuline de Carpentras (Marie-Anne Depeyre, née à Tulette en 1756), Sœur Saint-Gervais, supérieure des ursulines de Bollène (Anastasie de Roquard, née à Bollène en 1749) ;
le 16 juillet : Sœur Aimée, sacramentine de Bollène (Rose de Gordon, née à Mondragon en 1733), Sœur Marie-de-Jésus, sacramentine de Bollène (Thérèse Charrensol, née à Richerenches en 1758), Sœur Saint-Joachim, converse sacramentine de Bollène (Marie Anne Béguin-Royal, née à Bouvantes en 1736), Sœur Saint-Michel, converse ursuline de Bollène (Marie-Anne Doux, née à Bollène en 1738), Sœur Saint-André, converse ursuline de Bollène (Marie-Rose Laye, née à Bollène en 1728), Sœur Madeleine, ursuline de Pernes (Dorothée de Justamond, née à Bollène en 1743) et Sœur du Coeur-de-Marie, cistercienne de Sainte-Catherine d’Avignon (Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1754) ;
le 20 juillet : Sœur Saint-Basile, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Anne Cartier, née à Livron en 1733) ;
le 26 juillet : Sœur Saint-Augustin, sacramentine de Bollène (Marguerite Bonnet, née à Sérignan en 1719), Sœur Catherine, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marie-Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1724), Sœur Claire, ursuline de Bollène (Claire Dubas, née à Laudun en 1727) et Sœur du Cœur-de-Jésus, supérieure des ursulines de Sisteron (Elisabeth de Consolin, née à Courthézon en 1736).
Elles montèrent toutes joyeusement à l’échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les dix autres religieuses détenues furent sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet, et libérées en I795. Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane (à Gabet), situé à 4 kilomètres de la ville, au bord de l’Aygues, et une chapelle y fut bâtie en 1832. Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI le 10 mai 1925.
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le 6 juillet : saints catholiques du jour, sainte Maria Goretti, vierge et martyre.
Extrait du Message du pape Jean-Paul II à l’évêque d’Albano à l’occasion du centenaire de la mort de Sainte Maria Goretti :
« A mon Vénéré frère Mgr Agostino VALLINI, Evêque d’Albano
Il y a cent ans, le 6 juillet 1902, à l’hôpital de Nettuno, mourait Maria Goretti, sauvagement poignardée le jour précédent dans le petit village de Le Ferriere, dans l’Agro Pontino. En raison de son histoire spirituelle, de la force de sa foi, de sa capacité à pardonner son bourreau, elle figure parmi les saintes les plus aimées du XXème siècle. […]
Sainte Maria Goretti fut une jeune fille à laquelle l’Esprit de Dieu accorda le courage de rester fidèle à la vocation chrétienne, jusqu’au sacrifice suprême de la vie. Son jeune âge, le manque d’instruction scolaire et la pauvreté du milieu dans lequel elle vivait n’empêchèrent pas à la grâce de manifester ses prodiges en elle. […]
Maria Goretti, née à Corinaldo, dans les Marches, le 16 octobre 1890, dut très tôt prendre la route de l’émigration avec sa famille, arrivant, après plusieurs étapes, à Le Ferriere di Conca, dans l’Agro Pontino. Malgré les problèmes liés à la pauvreté, qui ne lui permirent pas d’aller à l’école, la petite Marie vivait dans un milieu familial serein et uni, animé par la foi chrétienne, où les enfants se sentaient accueillis comme un don et étaient éduqués par leurs parents au respect d’eux-mêmes et des autres, ainsi qu’au sens du devoir accompli par amour de Dieu. Cela permit à la petite fille de grandir de façon sereine en nourrissant en elle une foi simple, mais profonde. L’Eglise a toujours reconnu à la famille le rôle primordial et fondamental de lieu de sanctification pour ceux qui en font partie, à commencer par les enfants.
Dans l’homélie pour sa canonisation, le Pape Pie XII, de vénérée mémoire, indiqua Maria Goretti comme “la petite et douce martyre de la pureté” (cf. Discours et radio-messages, XII [1950-1951], 121), car malgré la menace de mort, elle ne manqua pas au commandement de Dieu.
Quel exemple lumineux pour la jeunesse! La mentalité privée d’engagements, qui envahit une grande partie de la société et de la culture de notre temps, a parfois du mal à comprendre la beauté et la valeur de la chasteté. Il ressort du comportement de cette jeune sainte une perception élevée et noble de sa propre dignité et de celle d’autrui, qui se reflétait dans les choix quotidiens, en leur conférant pleinement leur sens humain. N’y a-t-il pas en tout cela une leçon d’une grande actualité? Face à une culture qui accorde trop d’importance à l’aspect physique de la relation entre homme et femme, l’Eglise continue à défendre et à promouvoir la valeur de la sexualité comme un élément qui touche chaque aspect de la personne et qui doit donc être vécu selon une attitude intérieure de liberté et de respect réciproque, à la lumière du dessein originel de Dieu. Dans cette perspective, la personne se découvre être à la fois la destinataire d’un don et appelée à devenir, à son tour, un don pour l’autre. […]
Il est indéniable que l’unité et la stabilité de la famille humaine doivent aujourd’hui faire face à de nombreuses menaces. Mais, heureusement, à côté de celles-ci, on constate une conscience renouvelée des droits des enfants à être élevés dans l’amour, protégés de tous les types de dangers et formés de façon à pouvoir, à leur tour, affronter la vie avec force et confiance.
Dans le témoignage héroïque de la sainte de Le Ferriere, le pardon offert à l’assassin et le désir de pouvoir le retrouver, un jour, au paradis est également digne d’une attention particulière. Il s’agit d’un message spirituel et social d’une importance extraordinaire pour notre temps.
[…] Puisse l’humanité avancer de façon décidée sur la voie de la miséricorde et du pardon! L’assassin de Maria Goretti reconnut la faute commise, il demanda pardon à Dieu et à la famille de la martyre, il expia avec conviction son crime et garda pendant toute sa vie cette disposition d’esprit. La mère de la sainte, pour sa part, lui offrit sans réticence le pardon de la famille, dans la salle du tribunal où se tint le procès. Nous ne savons pas si ce fut la mère qui enseigna le pardon à sa fille ou le pardon offert par la martyre sur son lit de mort qui détermina le comportement de sa mère. Il est toutefois certain que l’esprit de pardon animait les relations au sein de toute la famille Goretti, et c’est pourquoi il put s’exprimer avec tant de spontanéité chez la martyre et sa mère.
Ceux qui connaissaient la petite Maria, dirent le jour de ses funérailles: “Une sainte est morte!”. Son culte s’est diffusé sur tous les continents, suscitant partout l’admiration et la soif de Dieu. […]
Je montre l’exemple de cette sainte en particulier aux jeunes, qui sont l’espérance de l’Eglise et de l’humanité. A la veille, désormais, de la XVIIème Journée mondiale de la Jeunesse, je désire leur rappeler ce que j’ai écrit dans le Message qui leur était adressé en préparation à cet événement ecclésial tant attendu: « Au plus fort de la nuit, on peut se sentir apeuré et peu sûr, et l’on attend alors avec impatience l’arrivée de la lumière de l’aurore. Chers jeunes, il vous appartient d’être les sentinelles du matin (cf. Is 21, 11-12) qui annoncent l’arrivée du soleil qui est le Christ ressuscité!” (n. 3).[…]
Du Vatican, le 6 juillet 2002
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le 6 juillet 1203 : prise de la tour de Galata par les croisés lors du siège de Constantinople.
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le 6 juillet 1274 : session du IIe concile de Lyon.
Ouvert le 7 mai 1274,il compte cinq sessions additionnelles les 18 mai, 7 juin, 6 juillet, 16 juillet et 17 juillet. Ce concile traite de:
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la conquête de la terre sainte,
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l’union des églises d’Orient et d’Occident,
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l’élection pontificale.
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le 6 juillet 1495 : bataille de Fornoue.
Le Roi de France Charles VIII défait la Ligue de Venise à Fornoue. C’est à l’issue de cette bataille que naît l’expression « Furia Francese ».
Alors que ses armées partent vers le nord pour revenir en France, Charles VIII se voit attendu et pris au piège par la Ligue de Venise commandée par le condottiere Francesco II da Gonzaga, lors du passage de la rivière Taro. Heureusement, le Roi de France mène lui-même la charge qui va libérer ses troupes et écraser les Italiens en moins d’une heure. Bilan, les 8 000 français déchaînés mirent en fuite leurs 26 000 ennemis.
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le 6 juillet 1535 : exécution de Thomas More.
Hostile au schisme entre l’Église catholique et l’Église anglicane, Thomas More est décapité à la Tour de Londres sur ordre du roi Henry VIII. Il est jugé coupable de trahison pour avoir désavoué le divorce du roi. Thomas More a été béatifié en 1886, et canonisé en 1935. En 2000, il est fait patron des responsables de gouvernement et d’hommes politiques par Jean-Paul II.
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le 6 juillet 1632 : Pacte de Turin, la France conserve Pignerol.
Cette place-forte hautement stratégique, lui ouvre la porte vers la plaine du Pô; elle a été conquise le 29 mars 1630.
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le 6 juillet 1641 : bataille de la Marfée
Alors que les armées de Louis XIII sont pleinement engagées dans les combats de la Guerre de Trente Ans entre le Roussillon, le Pays Basque, les Alpes, la Lorraine, l’Alsace et le nord du Royaume, une armée de conjurés hostiles auRoi et au Cardinal de Richelieu, menée par Frédéric de la Tour d’Auvergne repoussent sans ménagement l’armée de Gaspard de Coligny. La Tour d’Auvergne dirige en 1640 la principauté de Sedan et reçoit les protestants qui fuient la France ainsi que Richelieu. De toutes les révoltes qui troublent le ministère du cardinal de Richelieu, celle du comte de Soissons est la plus dangereuse car elle bénéficie de l’appui du duc de Bouillon, de l’argent du roi d’Espagne, et des troupes des Pays-Bas. Les grands féodaux se soumettront malgré ce premier succès.
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le 6 juillet 1686 : naissance du botaniste Antoine de Jussieu.
Antoine de Jussieu, botaniste et médecin d’origine française, est né le 6 juillet 1686. Après avoir étudié la théologie, il se découvre une passion pour la botanique et se lance dans des études de médecine. Ses recherches en botanique lui permettent de se faire remarquer par Guy Fagon, surintendant du Jardin du Roi. En 1711, il est accepté à l’Académie des sciences, Fagon lui attribue une mission en Espagne et au Portugal pour y recueillir des plantes. Dès son retour, il publie «les Mémoires de l’Académie des sciences».C’est lui qui introduit le caféier dans les Antilles.
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le 6 juillet 1746 : victoire navale de Mahé de la Bourdonnais à Negapatam (Inde).
Cette victoire française, par duel au canon, sur la Navy s’inscrit dans le contexte de la Guerre de Succession d’Autriche. Elle va permettre aux Français de contrôler des eaux de la côte de Coromandel, lieu stratégique, où se situent les comptoirs de Pondichéry et de Madras et donc de s’emparer de Madras quelques mois plus tard. Madras servira de monnaie d’échange lors du traité d’Aix-la-Chapelle de 1748.
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le 6 juillet 1758 : élection de Clément XIII.
Carlo della Torre Rezzonico, né à Venise le 7 mars 1693 et décédé à Rome le 2 février 1769, est élu pape sous le nom de Clément XIII. Malgré l’humilité et l’affabilité de son caractère droit et modéré, et généreux avec sa vaste fortune personnelle, le pontificat de Clément XIII est troublé par les pressions continuelles que tentent de faire sur lui les milieux français, pour qu’il supprime les Jésuites. Choiseul, Ministre de Louis XV, à la botte des philosophes maçonniques alliés pour l’occasion aux jansénistes français, va tout faire pour obtenir du pape, la dissolution de la Compagnie de Jésus, considérée par les frères ***, comme le rempart le plus sûr de la foi catholique.
Le pape va résister aux assauts des cours européennes infestées par « l’esprit des lumières ». Malgré les pressions de la France et de ses idées libertaires, il fait mettre à l’index « l’Encyclopédie » de d’Alembert et de Diderot,n’approuvant pas les opinions des philosophes des Lumières. Il suit par là les sages conseils du premier ministre qui servit Louis XV, le cardinal de Fleury, dont le Roi oublia trop vite les sages conseils… La France en paie encore aujourd’hui les conséquences.
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le 6 juillet 1779 : bataille de la Grenade.
Seconde victoire navale française, de l’amiral français Charles Henri d’Estaing à la bataille de la Grenade contre l’amiral britannique John Byron, pendant la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique.Les français humilient Byron qui croyait la victoire facile compte-tenu de sa supériorité matérielle. Les canonniers français font merveille en expédiant aux Anglais 21 000 boulets de canons. Cependant Suffren, qui lui a apporté un appui décisif, commente ainsi le résultat :
«Le général [d’Estaing] s’est conduit, par terre et par mer, avec beaucoup de valeur. La victoire ne peut lui être disputée ; mais s’il avait été aussi marin que brave, nous n’aurions pas laissé échapper 4 vaisseaux anglais démâtés».
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le 6 juillet 1782 : bataille navale de Négapatam.
C’est la seconde bataille navale de Négapatam, encore entre les flottes française et britannique au large de Madras en Inde, mais cette fois dans le cadre de la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Suffren embarque la 3e légion de volontaires étrangers de la Marine, la poignée de volontaires de l’île Bourbon et un détachement du régiment d’Austrasie. M. de l’Espinassy dirige l’artillerie. Ces troupes et cette artillerie contribuent à la victoire de Suffren sur mer.
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le 6 juillet 1809 : bataille de Wagram.
Cette victoire de la France sur l’Autriche met fin à la guerre de la cinquième coalition des Guerres napoléoniennes, avec plus de 70 000 morts et blessésaprès deux jours de combats.
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le 6 juillet 1815 : Davout évacue la capitale et démissionne de son poste de ministre de la Guerre.
Le Maréchal Louis Nicolas Davout, ministre de la Guerre durant les Cent-Jours, commandant général de l’armée de Paris après la bataille de Waterloo a signé un armistice avec les coalisés le 3 juillet. Il évacue la capitale et démissionne de son poste de ministre de la Guerre 3 jours plus tard.
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le 6 juillet 1833 : mort de Pierre-Narcisse Guérin, peintre français.
Pierre-Narcisse Guérin est un peintre français né en 1774. Il fréquente l’Académie royale de peinture et de sculpture, il obtient le prix de Rome à 23 ans. Il peint de nombreux tableaux aux thèmes principalement historiques dans un style néo-classique. Il meurt en 1833.
Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein par Pierre-Narcisse Guérin
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le 6 juillet 1885 : Louis Pasteur pratique la première vaccination contre la rage sur le jeune Joseph Meister.
Louis Pasteur vaccine pour la première fois contre la rage un petit berger alsacien de 9 ans prénommé Joseph Meister. L’enfant est sauvé. Fort de son succès, le biologiste réalise plus de 350 inoculations dans l’année. Il profite de sa renommée pour lancée une souscription qui permet de créer l’institut qui porte son nom
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le 6 juillet 1962 : le général Weygand lance un appel en faveur des harkis.
« Depuis la proclamation officielle du cessez le feu en Algérie des milliers de Français musulmans ont péris de la façon la plus horrible pour avoir voulu demeurer jusqu’au bout fidèles à la France. […] Si nous abandonnons sans dire un mot à leur sort affreux les Musulmans d’Algérie qui ont fait foi à la parole donnée au nom de la France, l’honneur de notre pays sera perdu. »
Cité par l’ouvrage collectif Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 188.
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le 6 juillet 1974 : le diocèse du Havre est fondé, sur décision du pape Paul VI.
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le 6 juillet 1985 : le pape Pie IX est déclaré Vénérable.
En 1956, son corps est exhumé et trouvé intact. A cette époque 134 miracles sont déjà reconnus pour ce grand saint pape.
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le 6 juillet 2003 : les Corses rejettent par référendum un projet pour l’autonomie accrue de l’île par rapport à la France.
Eric Zemmour : « Amazon, c’est comme les grandes surfaces… On voit les emplois qu’ils créent et moins ceux qui disparaissent…»
A propos de la rencontre aujourd’hui entre les chefs d’Etat français et italien, Eric Zemmour a fait cette déclaration napoléonesque… :
«Moi je considère que l’Italie du nord aurait dû être française. Il n’y a pas de différence entre Milan et Nice. Tout ça c’est le même peuple, la même ville, la même architecture, le même état d’esprit»
Poutine pas vraiment très pétillant [Addendum]
Bernard Antony réagit à la décision russe de réserver aux seuls producteurs russes le droit d’afficher l’appellation « champagne » sur leurs bouteilles. Les vins importés devront, eux, signifier une appellation « vin à bulles » :
Il m’est souvent arrivé de dire que si j’étais russe, je serais partisan de Vladimir Poutine. Mais même si j’étais russe, je tiendrais à ce qu’il n’offense pas une certaine élégance morale.
Or ne voilà t-il pas que le camarade vient de décider dans une prodigieuse inversion-subversion des valeurs les plus hautes de la civilisation que l’appellation de champagne ne pourra en Russie être attribuée qu’aux mousseux produits en Russie !
Les champagnes français, les champagnes de notre Champagne, le champagne crée par le génial moine Dom Pérignon, ne peuvent donc plus désormais être étiquetés que « vin pétillants » au pays des tsars qui aimaient le vrai champagne.
C’est là un diktat de malappris de dictateur ! C’est une offense à l’identité française ! D’un homme capable d’une telle bassesse, on ne saurait attendre vraiment quelque chose de bon !
On lit dans « Le rouge et le noir » de Stendhal : « contre tous les maux, un seul remède : le vin de Champagne ! ».
On ne se soignera pas avec les maux de Poutine.
Il n’y a plus qu’à réserver, sur le sol français, l’appellation “vodka” à nos eaux de vie du terroir…
Addendum : Un lecteur nous précise que Poutine n’interdit pas l’appellation Champagne à nos vins français, mais s’aligne sur les directives internationales et oblige nos vins français à ajouter la mention “vin pétillant”. Plus d’informations :
Donc, ce que les producteurs de champagne français doivent faire, mais ils doivent en réalité le faire depuis la fin juin 2020, c’est indiquer sur la contre-étiquette rédigée en russe au dos de la bouteille que ce vin entre dans la catégorie des « vins pétillants ». En revanche, par question de modifier l’étiquette principale en français.
Bioéthique : un projet de loi qui menace l’espèce humaine puisque l’animal et l’environnement seront mieux protégés
Intervention du député LR Patrick Hetzel, lors de l’explication de vote sur le projet de loi ni bio ni éthique, le 29 juin :
Au terme de ce débat sur le projet de loi relatif à la bioéthique, je tiens à rappeler une nouvelle fois que, sur le plan éthique, ce texte conduira à franchir de nombreuses lignes rouges, pour aboutir à un moins-disant évident, cela au moins sous trois angles différents et complémentaires.
Ce projet de loi ne remplira pas le rôle de régulation et de garantie de la bioéthique qui lui est assigné. En outre, il est d’inspiration scientiste (Mme Coralie Dubost, rapporteure, rit) car il vise à légaliser quasiment tout ce que permettra la technologie. Enfin, il menace l’espèce humaine, puisque l’animal et l’environnement seront mieux protégés que l’homme.
L’enjeu de la bioéthique est pourtant la protection de l’être humain face aux avancées médicales et scientifiques qui pourraient lui porter atteinte. La France a été pionnière en la matière, puisqu’elle a été le premier pays au monde à ancrer officiellement les principes de bioéthiques, qui fondent la protection de l’homme, dans un corpus de règles. L’apparition des lois de bioéthiques a ainsi été un moment extrêmement fort, qui a permis à la France de s’illustrer. Encadrer les progrès de la science et de la médecine pour en éviter les dérives : tel est normalement l’objectif des lois de bioéthique. Celles-ci visent aussi à trouver un point d’équilibre entre la protection des droits fondamentaux de la personne et l’absence d’entrave aux progrès de la recherche.
Or, avec ce texte, les droits fondamentaux de la personne et la protection de l’être humain régresseront. De révision en révision, le principe de l’ordre public formulé à l’article 16 du code civil, aux termes duquel « la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » perd de sa consistance.
La compétitivité internationale, la sécurité juridique des chercheurs, le besoin de développer les connaissances sont les premiers arguments à avoir été avancés et repris, tandis que la question de la protection de l’être humain est, hélas, devenue de plus en plus secondaire – nous l’avons d’ailleurs vu au cours de ce débat.
Ce projet de loi contribue à ce renversement inédit des priorités, et c’est une rupture très forte par rapport à d’autres textes de bioéthique. L’absence de régulation modifie la nature même de ce texte. Ce projet de loi n’est plus bioéthique, il est, hélas, d’inspiration scientiste. Sans prendre en compte la réalité anthropologique de l’embryon humain, la loi valide toutes les nouveautés de la science. Parce que l’on sait faire, il faut légaliser – c’était l’argument des rapporteurs. Cette priorité donnée à la nouveauté scientifique est prégnante, dans le maintien de l’embryon humain jusqu’à quatorze jours à des fins de recherche, dans la création d’embryons chimériques d’une part, et d’embryons transgéniques d’autre part.
Depuis plusieurs années émergent le souci de la protection animale dans la recherche scientifique et médicale et la prise de conscience de l’urgence de la protection de l’environnement. Tout cela est de plus de plus fort. Ces soucis sont nobles et relèvent de notre responsabilité collective, mais force est de constater que, dans le domaine pharmacologique par exemple, l’animal est désormais mieux protégé que l’embryon humain et les cellules souches embryonnaires humaines. Là encore, cela devrait nous conduire à nous interroger sur ce que doivent être nos lignes rouges en matière d’éthique.
Parmi les déceptions à relever, la majorité porte la responsabilité de n’avoir pas voulu explicitement inscrire certains interdits dans le texte. Nous pouvons d’ailleurs nous interroger sur les raisons de ce refus. Il en va ainsi, par exemple, pour l’interdit de la GPA. Pourquoi ne pas l’avoir explicitement inscrit dans le texte de loi ?
Il en va de même pour l’interdit strict de toute forme d’eugénisme. Ce sont des valeurs humaines fondamentales ! Vous avez pourtant refusé que cela soit inscrit dans le texte de loi. Nous pouvons véritablement nous demander pourquoi. (Mêmes mouvements.)Pour toutes ces raisons, parce que vous défendez – contrairement à ce que vous dites – le moins-disant éthique, la majorité de notre groupe votera contre ce texte, avec lequel vous franchissez allègrement des lignes rouges que jamais, ici, nous n’avions franchies.
Mgr Ginoux érige une paroisse personnelle confiée à l’Institut du Christ-Roi
Suite à l’érection d’une paroisse personnelle en Italie, je me demandais quel prochain évêque français érigera prochainement une paroisse personnelle dans son diocèse. La réponse ne s’est pas faite attendre puisque l’on m’informe que Mgr Ginoux, évêque de Montauban, vient d’annoncer que l’église de Gasseras est érigée en paroisse personnelle pour la forme extraordinaire du rite romain. Elle est à ce jour confiée à un prêtre de l’Institut du Christ Roi.
Le chanoine Cyprien Parant, de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (Société de vie Apostolique de droit pontifical) est nommé, avec l’accord du prieur général, pour trois ans renouvelables, curé de la paroisse personnelle de Gasseras pour les fidèles du diocèse de Montauban attachés à la forme extraordinaire du rite romain.
Recours auprès du Conseil Constitutionnel contre la loi ni bio ni éthique
La saisine du Conseil constitutionnel a été déposée le 2 juillet par 80 députés LR, UDI et Libertés et Territoires. En voici le début :
Les députés signataires ont l’honneur de soumettre à votre examen, conformément au deuxième alinéa de la Constitution, les dispositions suivantes de la loi relative à la bioéthique. Ils souhaitent également pouvoir bénéficier d’une audition par le Conseil Constitutionnel.
Sans méconnaître l’état actuel de la position du Conseil constitutionnel, ils doivent insister sur les éléments suivants : alors que la Cour de cassation définit le parlementaire comme « personne chargée d’une mission de service public [ qualité ] reconnue à toute personne chargée, directement ou indirectement d’accomplir des actes ayant pour but de satisfaire à l’intérêt général, peu important qu’elle ne disposât d’aucun pouvoir de décision au nom de la puissance publique, que la mission reconnue aux parlementaires est par essence même une mission d’intérêt général » (Cass. Crim. 27 juin 2017 n° 18-80069), l’intérêt général ne peut s’arrêter à la porte des juridictions, constitutionnelle ou administratives (CE Ass. 9 juillet 2010, Fédération nationale de la libre pensée, req. n°327663).
A la différence des Questions priorité de constitutionnalité (QPC) (commentaire de la décision n° 2017-632 du 2 juin 2017, qui retrace la séance du 6 avril 2017), où une partie serait confrontée à un parlementaire identifié si celui-ci pouvait intervenir, les décisions de conformité n’opposent pas des parties : « l’effet de cette saisine est de mettre en œuvre, avant la clôture de la procédure législative, la vérification par le Conseil constitutionnel de toutes les dispositions de la loi déférée y compris de celles qui n’ont fait l’objet d’aucune critique de la part des auteurs de la saisine ; qu’aucune disposition de la Constitution non plus que de la loi organique relative au Conseil constitutionnel ne permet aux autorités ou parlementaires habilités à déférer une loi au Conseil constitutionnel de le dessaisir en faisant obstacle à la mise en œuvre du contrôle de constitutionnalité engagé » ( CCT 30 décembre 1996 n° 96-386 DC).
Il est donc logique que les saisissants puissent se faire entendre. Enfin il est paradoxal que le conseil d’un justiciable puisse, dans le cadre de la procédure de QPC, contestant la loi, être auditionné et que des parlementaires contestant la conformité d’une loi ne puissent disposer de la même faculté. Ce refus serait attentatoire aux droits de l’opposition.
[…]
Ainsi les limites éthiques ne résultent-elles que de la loi, et sont systématiquement contournées ou abandonnées. Tel est le cas du principe posé par l’article 16 du code civil, « La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. », dès lors que l’embryon utilisé à des fins de recherche n’est pas considéré par le législateur juridiquement comme le commencement de la vie. La recherche sur l’embryon humain pour la seule « connaissance biologique », la décorrélation entre l’embryon humain et ses cellules souches, qui pour être obtenues nécessitent la destruction de l’embryon humain, le maintien de l’embryon en éprouvette jusqu’à ses 14 jours (article 20), ou encore la création d’embryons chimériques et transgéniques (articles 20 et 23), sont autant de modifications législatives d’ampleur sans que le respect de la dignité de l’être humain ne s’oppose en rien aux intérêts de la recherche. Le « point d’équilibre » entre ce que « la science propose[…] et les valeurs fondamentales qui soutiennent l’identité bioéthique de la France »5, n’existe plus dans cette loi : toutes les limites posées en 1994 ont disparu. La « compétitivité internationale », notion purement économique, la « sécurité juridique » des chercheurs, qui excède la simple liberté de la recherche, le besoin de développer « les connaissances » sont les arguments premiers, tandis que la protection de l’être humain est devenue secondaire. Parce que l’on sait faire, il faudrait légaliser. Cette absence de régularisation des nouveautés scientifiques atteint l’essence même de ce qui a constitué par le passé les lois de bioéthique à la française. C’est un changement complet de paradigme. En effet, le rôle d’une loi de bioéthique est de protéger la société, de poser des interdits, des limites, au nom de principes éthiques, anthropologiques et constitutionnels fondamentaux. En somme, il s’agit de trouver un équilibre entre des chercheurs qui souhaitent toujours chercher sans entraves et la loi qui doit leur fixer un cadre.
[…]
L’humain est-il encore l’objet des lois de bioéthique ?
Dès lors que l’embryon humain à des fins de recherche ne connaît aucune définition ou protection juridique, que la notion d’enfant à naître ne présenterait aucune incidence quant aux droits de l’enfant à naître, que la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant à naître est juridiquement inexistante, que la prohibition de l’eugénisme ne serait pas une norme constitutionnelle, que la protection de la biodiversité et le principe de précaution n’entretiendraient aucune relation avec la bioéthique, alors il n’y aurait plus aucune limite constitutionnelle à la recherche, puis à son « application ». La protection de la santé dont on voit mal en quoi elle justifie par exemple la création de chimères animal – hommes, est pour le moment mise en avant, mais rien ne garantit qu’elle soit la finalité exclusive de la recherche. Ce texte aboutit à faire de la science le seul déterminant de l’éthique. En vain serait-il répondu que cette matière relève du pouvoir d’appréciation du législateur, dès lors que notre Constitution ne mettrait aucun point d’arrêt d’aucune sorte, aucune limite, à la liberté de la recherche.
A Ferrare, à l’inverse de Dijon, un signe positif : érection d’une paroisse personnelle pour la forme extraordinaire
Vient d’être porté à la connaissance du public que le 9 juin dernier, 15 jours après l’annonce par le pape aux évêques d’Italie que Summorum Pontificum allait être en quelque sorte châtré, l’archevêque de Ferrare en Italie, Mgr Gian Carlo Perego, avait mis en œuvre la disposition maximale du motu proprio de Benoît XVI : l’érection d’une paroisse personnelle dans l’église Sainte-Claire.
L’archevêque, prenant acte de l’existence d’un coetus fidelium existens, d’un groupe de fidèles existant, a décidé de leur offrir les services d’une paroisse personnelle confiée à un curé, avec éventuellement à un vicaire. A ces fidèles seront dispensés la messe (quotidienne et dominicale), le Triduum pascal et tous les sacrements et sacramentaux en la forme extraordinaire. Le décret consolide ainsi une situation existante : il précise en effet que ces services existaient déjà, y compris con la relativa catechesi, avec le catéchisme correspondant.

En clair, on est dans une situation exactement contraire à celle de Dijon : non seulement l’évêque ne craint pas une « paroisse parallèle », mais il l’institue lui-même…
Mgr Perego, pour prendre son décret d’érection, vise le motu proprio Summorum Pontificum, l’instruction d’application Universae Ecclesiae, et aussi la Lettre de la Commission Ecclesia Dei du 27 mars 2017 autorisant la célébration de mariages pour les fidèles de la FSSPX, en donnant au curé la délégation générale pour recevoir les mariages de ce type (et vraisemblablement pour subdéléguer à des prêtres de la FSSPX).
La paroisse en question sera la troisième érigée en Italie.
Cette bonne nouvelle accrédite la rumeur selon laquelle un certain nombre de prélats italiens, n’ayant a priori aucune inclination pour les choses traditionnelles, verraient d’un œil défavorable le torpillage de Summorum Pontificum qu’un groupe de pression de la CEI pousse le pape à réaliser.
Qui sera le prochain évêque français à ériger une paroisse personnelle pour la forme extraordinaire ?
La girouette a encore tourné
Le député LR Guillaume Peltier a déclaré dans les colonnes du Parisien :
« J’ai décidé de montrer l’exemple, de renoncer moi-même à toute participation à une primaire en soutenant avec force, dès aujourd’hui, le mieux placé d’entre nous, le seul capable de battre Emmanuel Macron et de faire gagner la droite : j’apporte mon soutien à Xavier Bertrand »
La girouette tourne de plus en plus vite :
- fin mai, Guillaume Peltier s’insurgeait contre le “front républicain”, qu’a pourtant largement exploité Xavier Bertrand aux régionales
- fin juin, Guillaume Peltier proposait ses services à Eric Zemmour
Le retour de l’esclavage en France
Je tombe quasiment en même temps sur ces deux actualités :
- Sept plaintes pour esclavage moderne ont été déposées par des domestiques d’un membre de la famille royale d’Arabie Saoudite. Ces femmes, pour la plupart philippines, vivaient une situation d’esclavage, entre Neuilly-sur-Seine et Paris XVIe. « La première fois qu’on les rencontre, ce qui est frappant, c’est qu’elles ont faim. Elles pleurent parce qu’elles ont faim. » Dès l’âge de 4 ans, l’enfant du prince a le droit de cracher au visage des domestiques.
- Jeanne Emmanuelle Hutin écrit dans un éditorial de Ouest-France “Mais comment pourrait-il exister de « GPA éthique » quand l’enfant devient un objet de contrat et quand le corps de la femme – souvent celui des plus pauvres —, est utilisé comme un moyen de production ? Aller vers une telle exploitation, serait restaurer le principe de l’esclavage. Ce serait une régression et non un progrès.“
Chute de la natalité, crise démographique, dépopulation
Pour Darrell Bricker, PDG d’Ipsos Public Affairs, et John Ibbitson, journaliste au Globe and Mail, la chute de la natalité et celle à venir de la population mondiale représenteront le phénomène majeur du XXIe siècle. Ils estiment que la chute de la natalité est un phénomène inéluctable et que la seule solution est de recourir à l’immigration, ce qui est hautement contestable. Mais leur analyse sur la chute de la natalité et l’importance de la démographie est intéressante. Ils ont été interrogés dans L’Express :
Dans un monde moderne et technologique, n’avons-nous pas tendance à sous-estimer l’importance de la démographie ?
Darrell Bricker : Comme l’a dit Auguste Comte, “la démographie, c’est le destin”. Plus jeune dans ma carrière, en tant que sondeur, j’ai sous-estimé son influence, en pensant que le plus important étaient les comportements et les opinions des personnes. Mais si vous changez la structure de la population, cela bouleverse tout. J’ai ainsi réalisé que Comte était en avance sur son temps. Un grand nombre d’événements historiques peuvent s’expliquer à travers la démographie. Pourquoi les pays font-ils la guerre ? Eh bien, il y a une forte corrélation entre le bellicisme d’une nation et le fait d’avoir une population jeune, à l’image de la France de Napoléon. Pourquoi y a-t-il aujourd’hui moins de conflits sur la planète ? Parce que nous n’avons plus autant de jeunes hommes pour combattre…
Vous rappelez par exemple que le conflit israélo-palestinien est aussi une bataille démographique, les deux populations ayant des taux de fécondité identiques et élevés de 3,1…
D.B. En plus, le ratio naturel fait qu’il y a en moyenne près de 105 garçons qui naissent pour 100 filles. Quand une population a une moyenne d’âge peu élevée, cela renforce la frustration des jeunes hommes, comme on peut le voir en Palestine. Ce n’est bien sûr pas le seul facteur, mais c’est une des explications. Quant à Israël, il a le taux de fécondité le plus élevé des pays du monde développé, le double de la majorité des nations occidentales. C’est même le seul pays à ma connaissance qui a réussi à remonter ses taux de fécondité, passant de 2,70 enfants par femme au début des années 1990 à plus de 3 aujourd’hui. La population juive, un îlot au milieu de populations arabes qui lui sont hostiles, semble donc ressentir un impératif de conserver un niveau élevé de naissances pour ne pas être submergée, alors même que les taux de fécondité des arabes israéliens sont eux en baisse.
Depuis Malthus, nous ne cessons de craindre la surpopulation. Mais la thèse de votre livre est que l’événement marquant du XXIe siècle sera au contraire le déclin inévitable de la population mondiale…
D.B. Selon les projections des Nations Unies, la population mondiale devrait culminer à la fin du XXIe siècle à environ 11 milliards. Mais nous expliquions dans notre livre que ce modèle n’est pas réaliste. La population devrait plutôt atteindre un maximum de 8 à 9 milliards d’humains au milieu de ce siècle, avant de connaître un déclin important. Personne ne sait jusqu’où ira cette baisse. Tout simplement parce que nous, humains, avons fait le choix de ne plus avoir autant d’enfants que par le passé.
Autre élément clé : ce n’est pas seulement la taille de la population mondiale qui va connaître des bouleversements spectaculaires, mais aussi sa structure. Nous allons ainsi connaître un rapide vieillissement. La disparition des baby-boomers, nés avant le milieu des années 1960, représentera une extinction de masse (rires). Ce ne sera donc pas un déclin progressif, mais une chute dramatique. Il faut vraiment reconsidérer notre avenir, car nos perceptions actuelles sont totalement fausses.
Depuis, une étude publiée l’année dernière dans The Lancet a confirmé que le pic de la population mondiale pourrait être atteint dès 2064. Selon vous, le Covid-19 va-t-il encore renforcer ces tendances ?
D.B. C’est amusant, car tous les journalistes qui nous ont interviewés étaient initialement sceptiques. Mais aujourd’hui, cette idée d’une planète qui va se vider de sa population s’impose de plus en plus. Même les Nations Unies ont en 2019 révisé leurs projections à la baisse, en tablant sur 300 millions de personnes en moins à la fin du siècle. Quant au Covid-19, les chiffres en Chine, en Grande-Bretagne ou en France ont tous illustré une chute importante des naissances durant la pandémie. Quand les personnes se sentent en situation d’insécurité face à l’avenir, ils ne font pas d’enfants. Aux Etats-Unis, le Brooking Institution a même estimé à 300 000 le nombre de bébés qui ne sont pas nés du fait du Covid-19. Depuis, on observe une petite remontée de la natalité, mais il est fort probable que le Covid-19 n’a fait qu’accentuer une tendance durable, celle de la baisse des taux de fécondité. Il faut bien avoir conscience que si la population mondiale continue aujourd’hui à croître, ce n’est pas du fait des naissances, mais parce que les humains ne meurent plus aussi vite qu’avant.
Comment expliquez qu’il y ait encore tant de préjugés et idées fausses sur les niveaux de natalité dans le monde? Les personnes imaginent par exemple souvent le Bangladesh avec de nombreux enfants, alors que taux de fécondité y est de 2. En Iran, c’est 2,1, ce qui inquiète d’ailleurs le régime des mollahs. Le Brésil, c’est 1,8…
John Ibbitson : Il suffit de regarder les pays qui ne sont pas loin de la France. La Tunisie a un taux de fécondité de 2,2. Pareil en Libye. L’Algérie, c’est 3, mais en était encore à 7 en 1960 ! Votre pays est entouré de pays qui ont une natalité déclinante, et cela ne concerne pas que l’Europe, mais également l’Afrique du Nord. […]
Les Etats-Unis devraient être la seule superpuissance dont la population va croître à la fin du siècle du fait de l’immigration. Est-ce un avantage important ?
J.I. La Chine va connaître un rapide déclin. Si le taux de fécondité de 1,3 annoncé dans le recensement de 2020 est correct, ce pays peut perdre la moitié de sa population au cours de ce siècle, passant de 1,4 milliards d’habitants à 700 000. La Russie, qui a une faible natalité et une faible espérance de vie, a déjà moins d’habitants qu’à la fin de l’URSS. L’Union européenne a elle aussi un taux de fécondité faible, de l’ordre de 1,5. Les Etats-Unis est historiquement la superpuissance la plus ouverte à l’immigration. Si cette tendance continue – ce qui n’est pas une certitude au vu de l’opposition grandissante à l’immigration -, leur population pourrait croître de quelques millions d’habitants en 2100. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est l’inverse de ses rivaux. Cela aura un impact géopolitique évident. […]
En Europe de l’Est, la Bulgarie pourrait perdre plus de 20% de sa population en 2050. La Hongrie devrait elle connaître une baisse de plus de 10% sur la même période. Ce qui explique l’obsession de son dirigeant Viktor Orban pour la démographie et une politique nataliste activiste. Pensez-vous que cela puisse fonctionner ?
D.B. C’est Orban qui a l’approche la plus agressive en matière de politique nataliste. Mais les données dans les autres pays montrent que vous pouvez ralentir la baisse des naissances, mais qu’il est très difficile d’inverser la tendance. C’est ce qu’on appelle le “piège de la fécondité basse”. Une fois que la famille à un ou deux enfants devient la norme, cela le reste. Quand une société arrive à un taux de fécondité en-dessous de 1,5, il est presque impossible de remonter ce chiffre. Outre une natalité faible, la Hongrie doit faire face à un autre problème : l’émigration de sa jeunesse. Il y a une forte diaspora hongroise dans toute l’Europe. Résultat, ce pays fait face à une diminution de sa population depuis les années 1980. Je ne pense pas que les aides natalistes changent grande chose à cela. […]
(Re)découvrir et s’émerveiller
C’est l’été ! Peut-être est-ce aussi les vacances, peut-être pas, mais dans tous les cas, cette période donne envie de vivre l’imprévu, de partir à l’aventure ! On a envie de s’échapper un peu du quotidien, de nos habitudes et de nous laisser transporter vers d’autres paysages.
Alors, cet été, ouvrons grand notre cœur pour laisser la Vie y entrer à grandes vagues et tant pis (tant mieux ?) si elle vient bousculer quelques-uns de nos châteaux de sable.
Vivons des aventures, traversons déluges et déserts, tombons sous le charme de belles femmes et d’hommes valeureux, chantons avec les rois et découvrons des territoires nouveaux en nous (re)plongeant dans la Bible. Avec ces 73 livres, nous avons trouvé notre lecture de l’été !
Partons à la rencontre de l’Autre, comme nous partons à la découverte d’une terre inconnue ! Cela peut être notre femme, notre mari, notre enfant, notre voisin ou collègue. Regardons-le avec un œil neuf et découvrons-le comme la merveille aimée de Dieu. Quels sont ses rêves ? Quelle chanson l’émeut aux larmes ? Quelle odeur le ramène en enfance ?
Plongeons dans la nature en plein foisonnement à cette période et, comme saint François d’Assise, dans le cantique des créatures, émerveillons-nous ! Offrons-nous des moments de contemplation et admirons la beauté, la générosité, la diversité, la fragilité et la force de la Création.
A travers la Parole de Dieu, à travers les autres, à travers la nature, explorons les profondeurs de notre cœur. Ressentons, vibrons, soyons touchés et offrons ces bouquets d’émotions à Dieu. Et pourquoi pas sous forme de poèmes, comme sainte Thérèse ? Après tout, c’est l’été : c’est le moment d’essayer !
C’est arrivé un 5 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 5 juillet : saints du jour français ou en France.
Bx Joseph Boissel, prêtre OMI et martyr (Laos, 1969)
Joseph Boissel naît le 20 décembre 1909 dans une famille de petits fermiers bretons, au Loroux dans l’archidiocèse de Rennes (France). C’était un solide paysan, dur à la besogne. À 14 ans, orphelin de père, il entre au juniorat des Oblats de Marie Immaculée à Jersey, et poursuit avec eux sa vocation missionnaire.
Ordonné prêtre le 4 juillet 1937, il reçoit, l’année suivante, sa feuille de route pour la jeune Mission du Laos. Le P. Boissel appartient à la génération des pionniers oblats de cette mission, qui ont connu toutes les secousses des guerres successives. Il débute auprès des Hmong de la province de Xieng Khouang où l’évangélisation n’avait pas encore commencé. En mars 1945, il est prisonnier des Japonais à Vinh au Vietnam. Au retour, il retrouve la mission entièrement ruinée et se remet courageusement à l’œuvre, malgré une santé désormais ébranlée par les privations. En 1949 il est à Paksane dans la vallée du Mékong : il aide à construire et à gérer le petit séminaire, n’hésitant pas à cultiver lui-même la rizière.
En 1952, il obtient de repartir dans les montagnes de Xieng Khouang. Il y poursuit l’évangélisation des Thaï Dam de Ban Na et entreprend celle des Khmhmu‘ des villages environnants. En novembre 1957, il est de retour pour de bon dans le district missionnaire de Paksane, curé de Nong Veng puis de Lak Si. Mais il aura de plus en plus la charge des villages des réfugiés, qui ont fui la guerre et le communisme de Xieng Khouang. Dans ces années-là, prendre la route est toujours risqué ; à partir de mars 1969, la pression de la guérilla s’accentue.
Le samedi 5 juillet 1969, le P. Boissel s’en va assurer le service à Hat I-Êt, à une vingtaine de kilomètres de Paksane, en compagnie de deux jeunes Oblates Missionnaires de Marie Immaculée qui l’aident pour les visites, les soins aux malades et la catéchèse. A la sortie d’un virage, le Viêt Minh le guette : il est tué net par deux rafales de mitrailleuse, et les Oblates grièvement blessées.
Joseph Boissel fait partie des 17 martyrs béatifiés, en un seul groupe, à Vientiane, capitale du Laos, le 11 décembre 2016.
LISTE DES 17 MARTYRS DU LAOS
1. Joseph Thao Tiên, né le 5.12.1918 à Muang Sôi (Houa Phanh, Laos), prêtre diocésain taï-deng du vicariat de Thanh Hóa (Vietnam), mort le 2.6.1954 à Ban Talang (Houa Phanh), vicariat de Vientiane.
2. Jean-Baptiste Malo, MEP, né le 2.6.1899 à La Grigonnais (44), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 28.3.1954 à Yên Hội (Hà Tĩnh), diocèse de Vinh (Vietnam).
3. René Dubroux, MEP, né le 28.11.1914 à Haroué (54), prêtre diocésain de Saint-Dié puis missionnaire au Laos ; mort le 19.12.1959 à Palay, vicariat de Paksé.
4. Paul Thoj Xyooj, né en 1941 à Kiukatiam (Louang Prabang), catéchiste hmong, mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.
5. Mario Borzaga, OMI, né le 27.8.1932 à Trente (Italie), mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.
6. Louis Leroy, OMI, né le 8.10.1923 à Ducey (50), mort le 18.4.1961 à Ban Pha (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
7. Michel Coquelet, OMI, né le 18.8.1931 à Wignehies (59) et éduqué à Puiseaux (45), mort le 20.4.1961 à Sop Xieng (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
8. Joseph Outhay Phongphoumi, catéchiste veuf, né en 1933 à Khamkoem, diocèse de Tha-rè-Nongsèng (Thaïlande), mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.
9. Noël Tenaud, MEP, né le 11.11.1904 à Rocheservière (85), missionnaire en Thaïlande puis au Laos, mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.
10. Vincent L’Hénoret, OMI, né le 12.3.1921 à Pont l’Abbé (29), mort le 11.5.1961 à Ban Ban / Muang Kham (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
11. Marcel Denis, MEP, né le 7.8.1919 à Alençon (60), mort le 31.7.1961 à Kham Hè (Khammouane), vicariat de Savannakhet.
12. Jean Wauthier, OMI, né le 22.3.1926 à Fourmies (59), mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
13. Thomas Khampheuane Inthirath, né en mai 1952 à Nong Sim (Champassak), élève catéchiste Lavên, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.
14. Lucien Galan, MEP, né le 9.12.1921 à Golinhac (12), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.
15. Joseph Boissel, OMI, né le 20.12.1909 au Loroux (35), mort le 5.7.1969 à Hat I-Et (Bo-likhamsay), vicariat de Vientiane.
16. Luc Sy, catéchiste kmhmu’ père de famille, né en 1938 à Ban Pa Hôk (Xieng Khouang), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.
17. Maisam Pho Inpèng, laïc kmhmu’ père de famille, né vers 1934 près de Sam Neua (Houaphan), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.
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le 5 juillet 1194 : bataille de Frèteval.
Après une bataille perdue contre les Anglais, Philippe Auguste abandonne ses archives royales. Le Roi les fait en partie reconstituer en double et en laisse désormais une copie en permanence à Paris. En 1201, il crée aussi la fonction de Garde des Sceaux de France, car ces derniers étaient dans les archives perdues.
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le 5 juillet 1294 : élection du pape saint Célestin V.
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le 5 juillet 1439 : concile de Florence et l’union des Églises latine et grecque.
La bulle Laetenturcoeli, est signée par les représentants latins et byzantins. Le texte grec comporte 33 signataires dont l’empereur Jean VIII Paléologue, le futur patriarche de Constantinople Georges Scholarios, Bessarion, Isidore de Kiev. Ils acceptent la doctrine romaine du Filioque ainsi que la primauté du pape. La plupart des théologiens byzantins présents se montrent soucieux de restaurer l’unité avec l’Eglise latine. Une fois rentrés à Constantinople, l’empereur, le patriarche et les autres membres de la délégation n’arrivent pas à faire accepter les concessions de l’Union au peuple et au clergé byzantin. Et les Eglises orthodoxes non byzantines refusent cet accord. De leur côté, les Occidentaux ne respecteront pas les termes de l’Union car Ils n’interviendront pas lors de la chute de Constantinople en 1453.
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le 5 juillet 1793 : les Vendéens reprennent la ville de Châtillon.
Suite à l’échec de l’armée Catholique et Royale devant Luçon (cf. la chronique du 30 juin), la colonne Westermann est rattrapée et défaite le 5 juillet au mont Gaillard à l’ouest de Châtillon. Seuls 300 Bleus parviennent à regagner Parthenay. Santerre s’enfuit criant à la trahison, imité par ses troupes jetant armes et bagages, jusqu’à Saumur et Chinon. A l’issue de cette victoire vendéenne, le conseil de guerre, réuni à Châtillon, élit d’Elbée au poste de généralissime. Voir la chronique du 19 juillet.
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le 5 juillet 1809 : le pape est prisonnier des Français.
Le pape Pie VII réagit à l’annexion des Etats pontificaux par Napoléon par l’excommunication, sans toutefois nommer l’empereur. En réaction, Napoléon fait arrêter le pape. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le général Étienne Radet, avec un millier d’hommes, pénètre dans le palais du Quirinal, où le pape s’est enfermé. Les fenêtres et les portes intérieures ayant été forcées, il arrive jusqu’à l’antichambre du pape. Ce dernier est emmené en France, prisonnier. Cf. chronique du 17 mai et du 11 juin.
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le 5 juillet 1809 : début de la bataille de Wagram.
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le 5 juillet 1830 : prise d’Alger par l’armée française, début de la colonisation en Algérie.
Alger capitule trois semaines après l’invasion française. Le Dey Hussein abdique sachant qu’il garde sa liberté et ses richesses personnelles. Le général Bourmont, à la tête des 37 000 soldats français, entre dans la ville. La Méditerranée est enfin sécurisée car cette conquête permet de mettre fin à la piraterie des barbaresques qui sévit depuis le XVIe siècle.
L’attaque de l’amiral Duperré lors de la prise d’Alger en 1830
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le 5 juillet 1833 : décès de Joseph Nicéphore Niépce, physicien français, inventeur de la photographie
Né le 7 mars 1765 et mort le 5 juillet 1833, Joseph Nicéphore Niépce, pionnier et inventeur de la photographie, est l’auteur du tout premier cliché. A partir de 1816, il réalise des recherches sur la photographie et collabore avec Louis Daguerre en 1826. En 1829, Niépce réalise le premier cliché de l’histoire de la photographie, avant de mourir subitement en 1833.
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le 5 juillet 1974 : la majorité civique passe de 21 à 18 ans, en France.
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le 5 juillet 1911 : naissance de Georges Pompidou, président français.
Parmi l’héritage que nous a légué ce président il y a cette loi du 3 janvier 1973, réformant les statuts de la banque de France, se trouve en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au trésor :
« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »
Cela signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Autrement dit : auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées. Elles en profitent pour s’enrichir aux dépens de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin. Cette décision correspond à une privatisation de l’argent et ramène la nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens. L’accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément là.
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le 5 juillet 1925 : naissance de Jean Raspail, écrivain français.
Auteur entre autres du fameux et prophétique Camp des Saints, il est aussi depuis 1988, « Consul Général de Patagonie », et fait flotter les couleurs du royaume sur les Minquiers, un archipel de la Manche appartenant à la couronne britannique, le rebaptisant pour l’occasion Patagonie Septentrionale.
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le 5 juillet 1948 : décès de Georges Bernanos, écrivain français.
Voir la chronique du 20 février.
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le 5 juillet 1962 : le président français Charles De Gaulle reconnaît officiellement l’indépendance de l’Algérie.
Cela fait suite aux référendums des 8 avril et du 1er juillet. L’indépendance est proclamée.
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le 5 juillet 1962 : le massacre d’Oran.
Ce 5 juillet à Oran, deux jours après la déclaration officielle de l’indépendance, se déroule une chasse aux Blancs visant les malheureux qui n’ont pas encore eu le temps de quitter les lieux.
«On égorgea, on tua au revolver ou à la mitraillette, on prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait.On pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents.»
Le pire, dans cette histoire, est que 18 000 soldats français sont stationnés à Oran. Ils reçoivent l’ordre du général Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, sans intervenir. Katz téléphone à De Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. Le chef de l’Etat répond « ne bougez pas ».
La tuerie dure près de six heures. Lorsqu’à 17 heures les gendarmes français sortent de leur cantonnement, le calme revient aussitôt.
Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles…
Les soldats français et algériens déversent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact de cette nouvelle Saint-Barthélemy.On parle dans les semaines qui suivirent de 3.000 morts et disparus ; chiffre que donne De Broglie et que reprend le ministre André Santini.
Ce qui est sûr, c’est que le massacre était prémédité car les tueries commencèrent à la même heure aux quatre coins de la ville qui était vaste. Cela suppose la mobilisation d’une immense logistique ; tout montre que l’action a été programmée, organisée et coordonnée à un très haut niveau, même si la participation à la curée d’une foule hystérique a pu faire croire à des événements « spontanés ».
Ce jour le journal Le Monde titre : « LA CELEBRATION DE L’INDEPENDANCE DE L’ALGERIE »
Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 17, 25 septembre, du 30 octobre.
Congrès du Rassemblement National : Jordan Bardella devient le n°2 du parti
A l’occasion de son congrès à Perpignan, le Rassemblement National a renouvelé ses instances.
Les nominations au Bureau National traduisent une forte influence du clan Hénin-Beaumont-Fréjus (Steeve Briois, Bruno Bilde, David Rachline) : Philippe Vardon n’est pas renouvelé au BN ni Sophie Robert (proche de l’Issep de Marion Maréchal), ni Paul-Henry Hansen-Catta (pro-chasse). Julien Odoul est promu porte-parole.
Jordan Bardella, 25 ans, a été désigné premier vice-président du Rassemblement national, ce qui le portera à remplacer Marine Le Pen à la tête du parti pendant la campagne présidentielle. Pour la petite histoire, Jordan Bardella vit avec Nolwenn Olivier, fille de Marine-Caroline Le Pen (sœur de Marine, et donc petite-fille de Jean-Marie Le Pen) et de Philippe Olivier (conseiller spécial de Marine).
Marine Le Pen a été réélue présidente du parti à 98,35 % des voix des adhérents (1,22 % d’entre eux ont voté blanc, et il y a eu 0,43 % de bulletins nuls). Marine Le Pen était seule candidate à sa succession. Ce résultat nord-coréen ne sert qu’à affaiblir sa crédibilité dans l’opinion. Le préfet Christophe Bay, passés par les cabinets de Chevènement et Hortefeux, devrait être son directeur de campagne présidentielle.
Voici les 10 premiers élus du Conseil National par les adhérents :

Le conseil national ne dirige pas le parti, c’est le rôle du bureau politique, où Marine Le Pen dispose d’un quota discrétionnaire de nominations.
Dans Le Monde, le politologue Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques (Fondation Jean Jaurès), estime :
Je continue à croire qu’il existe un capital de sympathie pour Marine Le Pen supérieur à celui des têtes de listes aux élections régionales. C’est bien elle que les électeurs RN veulent voir élue à la présidence de la République, et elle a plus d’impact que les candidats de juin. De plus, eux avaient l’inconvénient majeur de se présenter à une élection qui n’est pas très bien identifiée. Ce n’est pas parce que le RN a objectivement échoué aux régionales qu’il en sera de même en 2022.
Il faut se méfier des annonces du déclin du RN. La chercheuse en sciences politiques Nonna Mayer avait montré qu’après la profanation de Carpentras, en 1990, imputée à tort au Front national (FN), il y avait eu une baisse extrêmement importante des intentions de vote pour le parti. Jean-Marie Le Pen a reconquis ses électeurs dans les six mois. Avec l’affaire des chambres à gaz, « point de détail de l’histoire », en 1987, chacun jugeait le propos si odieux qu’il allait tuer le FN. L’enterrement n’a pas eu lieu et Jean-Marie Le Pen a recommencé en 1997. En 1998, il y a eu la scission mégrétiste, puis, en 2002, au second tour de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen n’a obtenu que 17,8 %. Enfin, en 2007, Nicolas Sarkozy l’a relégué à 10,4 %; il était alors évident que c’était la fin du parti d’extrême droite. Il faut se méfier des prophéties concernant le RN.
[…] Il y a de la grogne contre l’entourage rapproché de Marine Le Pen, mais peu d’alternatives. Beaucoup de militants souhaiteraient que les choses soient exprimées plus fortement, voire plus crûment, sur l’immigration et l’identité, qui sont, pour eux, la question centrale. Mais comment ? En refaisant du Jean-Marie Le Pen ? Ce n’est pas envisageable. Marine Le Pen ne parle jamais de « grand remplacement », un concept assez populaire à la base, mais difficile à assumer, car cela voudrait dire aller plus loin, pas seulement fermer la porte à toute nouvelle immigration. Et cela ferait douter de sa « dédiabolisation».
Concernant l’hypothèse Eric Zemmour, Jean-Yves Camus déclare sur France culture :
Pour faire une présidentielle, et pour faire la course on va dire dans le trio de tête d’une présidentielle, il faut une organisation. Il faut une organisation à toute épreuve avec des financements, avec un maillage territorial, car il y a une étape avant d’être candidat : il faut recueillir les 500 parrainages d’élus requis. Et même pour Marine Le Pen, la quête des parrainages n’a pas toujours été une partie de plaisir.
Bref, il faut être adossé à autre chose qu’à un succès médiatique et des livres. Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’espace pour Éric Zemmour, mais il y a des questions qui se posent sur la séquence médiatique Zemmour que nous connaissons actuellement. Qui, par exemple prend en charge le coût de ce que nous voyons ces jours-ci comme teasing ? Et puis, venir de la société civile, cela a ses limites. Il vaut mieux à un moment donné être adossé à un parti politique. D’autant qu’Éric Zemmour, et là aussi les enquêtes le montrent, prend des voix d’abord à LR (le parti Les Républicains). Or, s’il y a bien un parti à droite qui sort renforcé des élections régionales, c’est LR avec plusieurs candidats possibles à la présidentielle.
On va examiner deux possibilités.
La première c’est Xavier Bertrand. Xavier Bertrand est un conservateur modéré, classique. Mais dans son discours de dimanche soir, il a nettement entonné le couplet de Nicolas Sarkozy en 2007 : la France des oubliés, la France qui se lève tôt, la valeur travail, le patriotisme, la sécurité. C’est un appel au flanc droit de LR pour que certains le rejoignent, ce qui lui permettra de marcher sur ses deux jambes, le centre droit et la droite dure.
Deuxième possibilité, c’est Laurent Wauquiez. Et là, on a eu aussi dimanche soir un discours qui était “à droite toute” et qui peut faire concurrence à celui d’Éric Zemmour.
Je suis persuadé que le candidat de LR, quel qu’il soit, aura intérêt à axer sa campagne sur, d’une part le centre droit, d’’autre part, la droite de son propre camp. Et à ce moment-là, je ne vois pas pourquoi LR ferait des cadeaux à Éric Zemmour, et son espace se réduira.
60 000 fidèles traditionalistes en France (hors FSSPX) ?
La Nef a consacré son dossier d’été aux “Tradis”. L’un des articles, réalisé par Pierre Louis, tente de compter le nombre de fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain.
On compte en France environ 250 lieux de culte, d’inégale importance, offrant régulièrement la liturgie selon la forme extraordinaire. La moitié sont tenus par des prêtres diocésains (dont un certain nombre issus de communautés traditionnelles) et l’autre par des prêtres appartenant à des communautés traditionnelles (principalement la Fraternité Saint-Pierre et l’Institut du Christ Roi), qui s’occupent ainsi de plus de deux-tiers des fidèles.
Chaque diocèse a été interrogé sur le nombre de pratiquants et seuls 4 n’ont pas répondu : Viviers (où aucune messe n’est célébrée), Châlons-en-Champagne (aucune messe), Langres (aucune messe) et Amiens. Par conséquent, les chiffres qui sont présentés ne mentionnent pas le nombre de catholiques qui souhaiteraient assister à la forme extraordinaire mais qui ne le peuvent pas en raison de l’éloignement géographique (il y a parfois une seule messe pour tout un diocèse). La Nef estime ces fidèles invisibles à environ 10 000 et souligne qu’il manque environ une centaine de lieux de messe. Dans ses nombreux sondages, Paix Liturgique (qui n’a pas été interrogé dans ce numéro, ce qui aurait permis de confronter ces chiffres) avait constaté que ce sont environ 30% des pratiquants qui souhaiteraient assister à cette forme. Enfin, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X n’a pas répondu à l’enquête de La Nef. Une étude estimait le nombre des fidèles de la FSSPX à 35 000 en France, ce qui serait toujours d’actualité.
Voici la synthèse de La Nef :
Représentant environ 4 % des pratiquants (7 % en y ajoutant les fidèles de la Fraternité Saint-Pie X), les traditionalistes sont une petite minorité de l’Église qui est en France. En outre, ils se répartissent dans les diocèses selon une grande diversité: s’ils sont bien présents en quelques endroits (15 % dans le diocèse de Ver- sailles, 12 % dans le diocèse de Carcassonne, 11 % dans les diocèses d’Avignon ou de Laval, 10 % dans celui de Toulon), ils sont quasi-inexistants ou tout du moins invisibles dans d’autres (Viviers, Châlons-en-Champagne, Langres, Amiens, etc.). Avec les chiffres donnés ci-contre, chaque diocèse pourra en calculer l’exacte proportion.
Cette grande disparité repose non seulement sur l’importance de la demande (on le voit par exemple avec le diocèse de Versailles), mais aussi sur le nombre de lieux dédiés à cette liturgie (celui de Toulon avec une quinzaine d’offres est atypique). Mais inversement, cela signifie aussi, spécialement dans les diocèses peu pourvus en lieux de messe traditionnelle, qu’une proportion non négligeable de fidèles tradis ne sont pas comptabilisés dans notre étude car n’ayant pas de lieu à proximité. Ils se rabattent alors soit vers les paroisses soit, dans une moindre proportion, vers la Fraternité Saint-Pie X. À combien peut-on estimer ces fidèles? Il est difficile de le dire. Aujourd’hui, il manque probablement une centaine de lieux (à peu près un par diocèse) pour environ 10000 personnes qui pourraient être intéressés (2). Ainsi, compte tenu de cette frange non répertoriée, il ne semble pas déraisonnable d’estimer l’ensemble des fidèles tradis en France à environ 60000.
Dans un article sur l’accueil des traditionalistes dans les diocèses, Christophe Geffroy revient sur la synthèse de la Conférence des évêques de France et souligne :
La conclusion de la synthèse de la CEF est contestable lorsqu’elle estime que le motu proprio Summorum Pontificum « ne porte pas les fruits attendus »: cette conclusion est d’autant plus surprenante que ce texte reconnaît qu’il a conduit à une « situation apaisée ». Sans doute est-ce insuffisant et beaucoup de progrès sont encore à faire, mais n’est-ce pas un fruit déjà très appréciable ? D’autant plus que nous espérons avoir montré ici que plusieurs autres conclusions négatives de cette synthèse étaient à relativiser. La seule voie constructive nous semble donc de continuer sur le chemin tracé par Benoît XVI dans Summorum Pontificum et dans l’esprit de la lettre aux évêques qui l’accompagnait. C’est pourquoi la réforme annoncée de ce motu proprio pour en restreindre la portée apparaît incompréhensible. Attendons de voir ce qu’il en sera…
En Quête d’esprit : La force de l’amour de Jésus
Aymeric Pourbaix reçoit Soeur Laure, religieuse des Augustines de Malestroit, Jean-Christian Petitfils, historien, Constantin de Vergennes, journaliste, ainsi que Véronique Jacquier, pour évoquer notamment Mère Yvonne-Aimée de Malestroit. En fin d’émission, Aymeric Pourbaix s’entretient avec Mgr Schneider :
Défense de Summorum Pontificum : déclaration dans la presse de la Fédération Internationale Una Voce
La FIUV (Fédération Internationale Una Voce) a publié aujourd’hui une déclaration sous forme de publicité à la page 2 du quotidien italien largement lu, La Repubblica, deuxième journal le plus vendu en Italie après le Corriere della Sera :

« Vivre la foi, vivre l’avenir »
La forme extraordinaire du rit romain
Déclaration de la Fédération Internationale Una Voce
La Fédération Internationale Una Voce (FIUV), fondée en 1965, regroupe des associations de fidèles laïcs attachés à la Forme extraordinaire du rit romain (la Messe traditionnelle latine).
En 2007, la Lettre apostolique Summorum Pontificum reconnaissait la vitalité de la liturgie traditionnelle, la liberté des prêtres de la célébrer et des fidèles de la demander. Cela a conduit à une augmentation continue du nombre de célébrations de l’ancienne messe latine et de ses fruits spirituels.
En 2020, la FIUV a mené une enquête mondiale auprès des fidèles sur la mise en œuvre de Summorum Pontificum. Cette enquête, qui comprenait les résultats de 364 diocèses dans 52 pays, nous a appris que :
- L’ancienne messe latine est profondément appréciée par les groupes de fidèles de tous âges, en particulier les familles avec enfants, jeunes et convertis, présents dans tous les milieux sociaux et culturels, sur tous les continents et dans un nombre toujours croissant de pays.
- Dans de nombreux domaines, l’offre accrue de cette messe a favorisé la normalisation des relations entre les fidèles qui y sont attachés et leurs évêques, relations de plus en plus caractérisées par la compréhension et le respect mutuels.
Néanmoins, nous avons remarqué que, contrairement à la position précédente du Saint-Siège, il y a encore des personnes au sein de l’Église, y compris certains évêques, qui aimeraient voir la Forme extraordinaire du rit romain clairement supprimée, ou à tout le moins soumise à des restrictions. Pour cette raison, la FIUV, face aux fidèles qui vivent leur foi grâce à la messe latine, se sent le devoir d’exprimer son opinion, encouragée par les exhortations du pape François aux membres de l’Église à utiliser la « parrêsia », selon le terme qu’il a choisi, la franchise, le « parler » juste et vrai, avec humilité.
L’intérêt croissant pour la liturgie traditionnelle n’est nullement dû à la nostalgie d’un temps passé, ou à un quelconque désir de rigueur, de rigidité : il s’agit plutôt de s’ouvrir à un univers spirituel qui, pour la plupart d’entre nous, est nouveau et suscite en nous beaucoup d’espérance. Le pape François a reconnu et rappelé lui-même que la liturgie traditionnelle inspirait le « sens de l’adoration » (Conférence de presse du 28 juillet 2013). Nous pourrions appliquer à notre mission ce que le Saint-Père avait précisé dans l’Exhortation apostolique « Evangelii Gaudi » (13), ne pas la voir « comme un déracinement, comme un oubli de l’histoire vivante qui nous accueille et nous pousse en avant ».
Aujourd’hui, nous souhaitons seulement faire partie de ce « grand orchestre dans lequel il existe une grande variété » dont parlait le Pape François dans son Audience générale du 9 octobre 2013. Cela reflète la vraie catholicité de l’Église ! Le Motu Proprio Summorum Pontificum a pacifié harmonieusement les conflits du passé : souhaitons que se prolonge encore longtemps son action bénéfique !
Felipe Alanís Suárez, président
Les Belles figures de l’histoire. À la découverte de saint Paul
Après saint Pierre la semaine dernière, Aymeric Pourbaix aborde, avec Véronique Jacquier et la père Jean-François Thomas, la figure de saint Paul :
