Chartres sonne, la Martinique t’appelle !
Une nouvelle fois à l’appel de Notre-Dame de Chrétienté et dans l’élan des initiatives régionales, la Martinique a répondu plus que présente. Le chapitre de Fort-de-France, qui existe maintenant depuis 5 ans, a cette année triplé et ce sont 120 fidèles de tous âges, à pieds et en poussette, qui se sont élancés lundi sur les routes de l’île près de Saint-Esprit (!) en communion avec le pèlerinage de Chrétienté.
Malgré la chaleur tropicale, le souffle du Saint Esprit était bien présent et les chants, prières et topos de notre aumônier sont venus nourrir notre joie spirituelle comme notre bonne humeur.
De l’église de Régal à celle de Josseaud, lieu de pèlerinage où se trouve la splendide statue historique de ND du grand retour, c’est d’un même cœur que nous nous sommes unis derrière Monsieur l’abbé Nicolas Challan Belval, prêtre diocésain célébrant selon la forme extraordinaire du rit romain, pour vivre pleinement à la suite de Notre Seigneur, entre les océans, témoignant de notre attachement à la Tradition sur laquelle le soleil ne se couche jamais.
Nous remercions vivement notre archevêque Monseigneur Macaire dont la bénédiction nous procura des ailes d’anges gardiens.
Vincent Anthonioz


Les belles figures de l’Histoire : Saint Louis
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne : Saint Louis, Dieu et le Roi :
Lauda Sion salvatorem
Séquence de Saint Thomas d’Aquin « Lauda Sion salvatorem » (Sion, célèbre ton Sauveur) :
Lauda, Sion, Salvatorem, lauda ducem et pastorem, in hymnis et canticis.
Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.
Quantum potes, tantum aude, quia major omni laude nec laudare sufficis.
Autant que tu le peux, tu dois oser, car Il dépasse tes louanges et tu ne pourras jamais trop Le louer.
Laudis thema specialis, Panis vivus et vitalis hodie proponitur.
Le sujet particulier de notre louange, le Pain vivant et vivifiant, c’est cela qui nous est proposé aujourd’hui.
Quem in sacræ mensa cenæ turbæ fratrum duodenæ datum non ambigitur.
Au repas sacré de la Cène, au groupe des douze frères, Il a été clairement donné.
Sit laus plena, sit sonora ; Sit jucunda, sit decora ; mentis jubilatio.
Que notre louange soit pleine, qu’elle soit sonore ; qu’elle soit joyeuse, qu’elle soit belle la jubilation de nos cœurs.
Dies enim solemnis agitur in qua mensæ prima recolitur hujus institutio.
C’est en effet la journée solennelle où nous fêtons de ce banquet divin la première institution.
In hac mensa novi Regis, novum Pascha novæ legis, phase vetus terminat.
A cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à la Pâque ancienne.
Vetustatem novitas, umbram fugat veritas, noctem lux eliminat.
L’ordre ancien cède la place au nouveau, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.
Quod in cena Christus gessit, faciendum hoc expressit, in sui memoriam.
Ce que le Christ a fait à la Cène, Il a ordonné de le refaire en mémoire de Lui.
Docti sacris institutis, panem, vinum in salutis consecramus hostiam.
Instruits par ces commandements sacrés, nous consacrons le pain et le vin en victime de salut.
Dogma datur christianis, quod in carnem transit panis et vinum in sanguinem.
C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son Corps et le vin en son Sang.
Quod non capis, quod non vides, animosa firmat fides, præter rerum ordinem.
Ce que tu ne comprends pas, ce que tu ne vois pas, la foi vive l’affirme, hors de l’ordre naturel des choses.
Sub diversis speciebus, signis tantum et non rebus, latent res eximiæ.
Sous des espèces différentes, signes seulement et non réalités, se cachent des choses sublimes.
Caro cibus, sanguis potus, manet tamen Christus totus, sub utraque specie.
Sa chair est nourriture, son Sang est breuvage, pourtant le Christ tout entier demeure sous l’une ou l’autre espèce.
A sumente non concisus, non confractus, non divisus, integer accipitur.
Par celui qui le reçoit, il n’est ni coupé ni brisé, ni divisé : Il est reçu tout entier.
Sumit unus, sumunt mille, quantum isti, tantum ille nec sumptus consumitur.
Qu’un seul le reçoive ou mille, celui-là reçoit autant que ceux-ci et l’on s’en nourrit sans le détruire.
Sumunt boni, sumunt mali, sorte tamen inæquali : vitæ vel interitus.
Les bons le reçoivent, les méchants aussi, mais pour un sort bien inégal : pour la vie ou pour la mort.
Mors est malis, vita bonis, vide paris sumptionis quam sit dispar exitus.
Mort pour les méchants, vie pour les bons, vois comme d’une même communion l’effet peut être différent.
Fracto demum sacramento, ne vacilles, sed memento tantum esse sub fragmento quantum toto tegitur.
Quand le Sacrement est rompu ne te laisses pas ébranler, mais souviens-toi qu’il y a autant sous chaque fragment que dans le tout.
Nulla rei fit scissura signi tantum fit fractura ; qua nec status, nec statura signati minuitur.
La réalité n’est pas divisée, le signe seulement est fractionné ; mais ni l’état ni la taille de ce qui est signifié n’est diminué.
Ecce panis angelorum factus cibus viatorum, vere Panis filiorum non mittendis canibus.
Voici le pain des anges devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin, vrai Pain des enfants à ne pas jeter aux chiens.
In figuris præsignatur, cum Isaac immolatur, Agnus paschæ deputatur datur manna patribus.
D’avance il est annoncé en figures, lorsqu’Isaac est immolé, l’Agneau pascal, sacrifié la manne, donnée à nos pères.
Bone pastor, Panis vere, Jesu, nostri miserere, Tu nos pasce, nos tuere, Tu nos bona fac videre in terra viventium.
Ô bon Pasteur, notre vrai Pain, Jésus, aie pitié de nous, nourris-nous, protège-nous, fais-nous voir le bonheur dans la terre des vivants.
Tu qui cuncta scis et vales, qui nos pascis hic mortales tuos ibi commensales, Coheredes et sociales Fac sanctorum civium. Amen. Alleluia.
Toi qui sais tout et qui peux tout, Toi qui sur terre nous nourris, fais que, là-haut, invités à ta table, nous soyons les cohéritiers et les compagnons des saints de la cité céleste. Amen. Alléluia.
3 façons de bien finir sa journée avec le Seigneur
Nos rythmes de vie, les soucis quotidiens, les angoisses que nous pouvons éprouver face à un monde secoué de crises … tout cela ne nous aide pas à bien dormir ! Nous pouvons avoir du mal à trouver le sommeil, souffrir d’insomnie et même redouter ce moment où l’on est censé s’abandonner aux bras de Morphée.
Un temps de prière le soir, parce qu’il permet de s’alléger de nos soucis devant le Seigneur, de prendre un peu de hauteur, de déposer nos masques, de nous laisser bercer avec douceur par Notre Père, est une clef pour trouver un sommeil apaisé et réparateur.
“Je me couche et aussitôt je m’endors en paix, car c’est toi seul, Eternel, qui me donnes la sécurité dans ma demeure.” (Psaume 4 ; 9)
Voici trois propositions pour un temps de prière du soir :
- Faire une relecture de sa journée pour s’endormir reconnaissant et le cœur léger. La poétesse Marie-Noel raconte dans ses écrits comment au lieu de chercher chaque soir la liste de ses péchés et de ses manquements, elle faisait la liste de ses “dettes” : “Je révise en mon cœur tout ce que j’ai reçu d’autrui dans la journée”. Se souvenir des belles choses … de chaque sourire, service reçu, apprentissage, moment de partage vécu dans sa journée et rendre grâce à Dieu pour ces personnes rencontrées et ces expériences vécues. Quelle belle façon de s’endormir dans la gratitude !
- S’offrir un moment de ressourcement en pratiquant la méditation chrétienne ou en puisant dans la Parole de Dieu. La méditation chrétienne, qu’elle s’appuie sur la Bible (comme la lectio divina) ou sur une oraison silencieuse (comme nous l’enseigne sainte Thérèse d’Avila) offre l’opportunité d’un cœur à cœur avec le Seigneur. De quoi s’endormir avec le sentiment d’être précieux et aimé, comme un enfant dans les bras de ses parents !
- Entrer dans une communion de prière pour se sentir appartenir au corps du Christ. Nous pouvons bien sûr, pour cela, prier en famille mais aussi s’unir à des millions de chrétiens partout dans le monde en récitant les vêpres ou les complies, prières de la liturgie des heures. Une belle manière de glisser dans le sommeil, rassuré et porté par un sentiment fort de communauté fraternelle.
C’est arrivé un 5 juin…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 5 juin 774 : Charlemagne, Roi des Francs et des Lombards.
Après avoir assiégé et pris Pavie, la capitale lombarde, après 9 mois de siège, Charlemagne détrône Didier, roi des Lombards. Il le ramène prisonnier en France. Les États Lombards constituent une sorte de vice-royauté franque. Dans les actes officiels, Charlemagne est désormais désigné sous le double titre de Roi des Francs et de roi des Lombards. Il s’adjoint en outre le titre de “patrice des Romains”.
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le 5 juin mars 1249 : décès d’Hugues X de Lusignan, seigneur de Jarnac.
Il est un des plus puissants barons du royaume de France de son époque. Adversaire de Blanche de Castille, puis d’Alphonse de Poitiers, Hugues de Lusignan doit, en juin 1242, après quinze jours de siège, rendre la très puissante forteresse de Frontenay, actuelle ville de Frontenay, dont Saint Louis fait raser les murs pour la punir de son opposition au pouvoir royal.
Hugues de Lusignan est finalement vaincu le 21 juillet 1242, lors de la bataille de Taillebourg et il se soumet au Roi, avant de rendre hommage au frère du Roi, le comte de Poitiers. Il doit ensuite accompagner le Roi en croisade et meurt devant Damiette ; tout comme son père 30 ans plus tôt.
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le 5 juin 1305 : élection de Clément V, à Pérouse.
L’archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got devient pape sous le nom de Clément V. Il s’installe à Avignon. Il est le premier d’une série de papes français, jusqu’à Grégoire XI, Pierre-Roger de Beaufort, qui mourra en 1378. Clément V est aussi passé dans l’histoire pour avoir ordonné la suppression de l’ordre du Temple.
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le 5 juin 1316 : le Roi Louis X « Le Hutin » meurt d’un refroidissement à Vincennes. Son frère Philippe devient régent.
Louis X naît le 4 octobre 1289 et est sacré le 24 août 1315. Le fils de Philippe IV le Bel meurt après un peu plus d’un an d’un pitoyable règne. Ses deux frères vont lui succéder, puis la dynastie des Capétiens directs s’éteint, comme dans l’ancien testament. Difficile de ne pas penser au testament de Saint Rémi qui concerne la monarchie française :
« Que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté! »(cf. la chronique du 13 janvier).
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le 5 juin 1595 : victoire d’Henri IV à la Fontaine-Française.
Le Roi de France, malgré sa conversion et son sacre, rencontre encore de nombreuses oppositions. Henri IV est parti ce matin-là en éclaireur, et tombe prématurément sur les troupes espagnoles. Il les charge malgré son infériorité numérique ; il a moins de 3000 soldats avec lui ; grâce à l’effet de surprise il les oblige à battre en retraite. Les Espagnols de Velasco et les Ligueurs à Fontaine-Française se regroupent à Fontaine-Française, où le Roi a regroupé tous les habitants qu’il a trouvés, les a équipés de tous les objets en métal disponible. Devant la masse qui s’oppose aux troupes de la Ligue, les Espagnols fuient définitivement. La victoire du Roi aboutit finalement au démantèlement de la Ligue.
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le 5 juin 1662 : carrousel grandiose, aux Tuileries, pour célébrer la naissance du Dauphin.
Le Roi Louis XIV donne une grande fête dans le jardin des Tuileries. Plusieurs milliers de spectateurs contemplent les savantes évolutions de cinq quadrilles, cinq troupes de cavaliers exécutant des parades.
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le 5 juin 1874 : Traité de Saïgon.
Le traité de Saïgon de 1862 transfère à la France la souveraineté sur des parties importantes de l’Annam, créant la colonie de Cochinchine, le grenier à riz du Viêt Nam, et lui donnant accès à la péninsule indochinoise. En 1874, un second Traité de Saïgon est signé entre le dernier empereur d’Annam (Viêt Nam), Tu Duc, et la France, représentée par son négociateur, Paul-Louis-Felix Philastre. Il établit la reconnaissance par le Vietnam de la souveraineté française sur les trois provinces du Sud (la future Cochinchine), cédées par l’Annam, en plus de Saïgon et de l’île de Poulo Coudor. Par le fleuve Rouge et le port de Hanoï, la France s’offre de facto une voie commerciale avec la Chine.
La croissance régulière des apostolats de la FSSP nécessite de revoir leur statut canonique : la paroisse personnelle serait la meilleure solution
Suite aux rumeurs concernant une prochaine restriction du droit, reconnu par le Motu Proprio Summorum Pontificum, à célébrer la messe selon le missel de 1962, à la récente décision de Mgr Minnerath, archevêque de Dijon, de chasser de son diocèse la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP), Le Salon beige a souhaité interroger l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la FSSP. Nous avons notamment voulu revenir sur la synthèse de la Conférence des évêques de France sur l’application du Motu proprio Summorum pontificum, synthèse particulièrement critique à l’égard de la FSSP :
Il y a maintenant quelques mois, une synthèse de le Conférence des évêques de France, concernant les résultats d’une consultation demandée par la Congrégation pour la doctrine de la Foi sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum, listait notamment un certain nombre de points positifs et négatifs, ces derniers étant les plus nombreux. Le premier de ces points concerne l’unité de l’Eglise, qui serait blessée par l’usage de la forme extraordinaire. Que répondez-vous à ceux qui jugent que vous formez une Eglise parallèle ?
Dans son Motu Proprio Summorum Pontificum le pape Benoît XVI parlait de « deux expressions de l’unique Rit Romain » : l’une ordinaire (Missel de Paul VI) et l’autre extraordinaire (Missel dit de Saint-Pie V). Il y a donc bien une distinction entre ces formes liturgiques, bien qu’elles se rattachent à un même rit. Mais c’est justement le principe de l’unité, laquelle comprend nécessairement une pluralité (sinon il s’agit d’unicité) : dans l’Eglise comme ailleurs, l’unité ne revient pas une uniformité mais à une réunion harmonieuse des parties, avec leurs différences propres. Si « marcher vers l’unité » signifie chercher à effacer petit à petit tout ce qui nous distingue, alors on fait fausse route et on détruit même la richesse et l’harmonie de l’unité.
Ensuite, de façon concrète, les apostolats qui nous sont confiés fonctionnent toujours plus ou moins, dans les faits, comme une paroisse ou une chapellenie : une mission reçue de l’évêque du lieu, un pasteur dédié, une communauté de fidèles, des activités paroissiales propres à la communauté, la préparation aux sacrements, leur célébration, des initiatives apostoliques portées par les fidèles de la communauté etc. Cela a pour conséquence que, immanquablement, l’apostolat fonctionne avec une relative autonomie : non pas dans le but de constituer une Eglise parallèle, ou « une paroisse dans la paroisse », mais parce que c’est un mouvement naturel.
D’un côté les fidèles de la forme extraordinaire sont accusés de former un groupe à part, isolé, replié… et de l’autre, rare sont les évêques de France qui ont créé dans leur diocèse une paroisse personnelle pour cette forme (comme proposé dans le motu proprio). Contrairement à d’autres pays, la FSSP n’a même aucune paroisse personnelle en France, et dans certaines églises, vos prêtres disposent de créneaux limités, engendrant parfois une frustration certaine chez les fidèles. N’y a-t-il pas là une contradiction : pour que vous soyez mieux intégrés, ne faudrait-il pas vous confier des paroisses à part entière ?
Ce qui est sûr, c’est que plusieurs de nos apostolats se trouvent désormais dans une situation compliquée dans le sens où le cadre canonique ne correspond pas à la situation de fait. Je m’explique : dans plusieurs villes, la paroisse territoriale à laquelle notre apostolat est rattaché et dont il dépend, est soit de taille comparable (nombre de fidèles, activités paroissiales, ressources financières etc.) soit de taille inférieure. Dans ce dernier cas, cela crée un déséquilibre et des frictions car on veut faire rentrer de force une réalité dans un cadre impropre, car trop étroit. Immanquablement, cela génère des difficultés quasiment insolubles au plan de l’organisation, de la communication et des relations humaines. Une telle situation – a fortiori quand l’église est partagée entre deux communautés – multiplie les risques de rancœur et de ressentiment car la communauté « hébergée » a toujours le sentiment qu’elle est tolérée ou accueillie, mais en tout cas qu’elle n’est pas chez elle, alors qu’elle est plus nombreuse et plus dynamique que celle qui l’héberge. Dans un tel cas, je pense que la paroisse personnelle est la meilleure solution : la plus naturelle et la plus à même de permettre un fonctionnement apaisé (à titre de comparaison, aux Etats-Unis, la FSSP dispose de 39 paroisses personnelles).
En réalité, il s’agit bien souvent d’une forme d’anachronisme dans le sens où le statut canonique de l’apostolat (surtout dans les grandes villes), n’a pas suivi son développement. Le prêtre et les fidèles concernés donnent donc l’impression de déborder du cadre, mais parce que celui-ci n’est pas adapté ! En raison de la croissance de beaucoup de nos apostolats cette question est devenue incontournable.
L’un des points d’achoppement concerne votre refus de la concélébration. Est-ce vraiment contraire à la lettre et à l’esprit du motu proprio Summorum Pontificum ?
La question de la concélébration est délicate, et particulièrement dans notre institut, en raison de notre histoire interne et d’une crise que nous avons traversée. En préambule, permettez-moi de rappeler que si la majorité des prêtres de la FSSP ne concélèbre pas, cela n’est pas dû à une interdiction officieuse de leurs supérieurs, ni à une impossibilité liée à leurs constitutions (ce qui serait impossible), mais à leur choix personnel, ainsi que l’Eglise le permet.
Ensuite, il importe également de rappeler, qu’en raison de leur appartenance à la Fraternité Saint-Pierre, Société Apostolique de Droit Pontifical, dont l’histoire et le nom même trouvent leur origine dans la fidélité au Siège de Pierre, les prêtres de notre institut sont dans la pleine communion ecclésiale. Aucun doute ne peut être émis à ce sujet.
Le Motu Proprio ne parle pas directement de la concélébration, mais rappelle la dignité du missel de Paul VI, demandant aux prêtres de ne pas l’exclure par principe. Dans notre cas, nos constitutions, définitivement approuvées par le Saint-Siège en 2003, reconnaissent que la célébration dans la forme extraordinaire est constitutive de notre charisme. Cela signifie qu’un prêtre de la FSSP ne peut pas recevoir une mission qui inclurait la célébration de la liturgie en forme ordinaire.
Quant à la concélébration (en forme ordinaire) si elle est l’un des signes propres à exprimer la communion avec l’évêque, elle n’est pas le seul, ni le plus élevé (elle ne se pratique d’ailleurs que depuis une époque assez récente) et ne présente aucun caractère contraignant.
Aussi, les prêtres de la FSSP, en raison du choix liturgique qu’ils ont fait, lequel repose sur des raisons théologiques objectives, ne souhaitent pas concélébrer la messe en forme ordinaire comme cela est prévu par le droit canonique et liturgique. Je peux comprendre que cela soit difficile à accepter pour certains évêques, mais il me semble injuste de suspecter ou de pénaliser des personnes qui usent d’un droit, ou de leur faire un procès d’intention sur les motifs qui présideraient à leur choix. Jamais les prêtres de la FSSP n’ont remis en doute la validité de la messe célébrée selon le missel de Paul VI, en revanche ils en ont toujours souligné les insuffisances et les ambigüités, dans un esprit filial. Pour cela, puisqu’ils en ont la permission, ils préfèrent, par cohérence, ne pas la concélébrer.
A ce propos, je préciserai que la question de la concélébration avait été soumise à la Commission Pontificale Ecclesia Dei en 2010 et que celle-ci avait rappelé qu’il s’agit toujours d’une possibilité, jamais d’une obligation.
Cette synthèse indique que les lieux dédiés à la forme extraordinaire comptent en moyenne entre 20 et 70 fidèles. Est-ce conforme à la réalité que vous connaissez ? De même les baptêmes sont-ils réellement “ponctuels et exceptionnels” ?
Je ne peux comprendre comment de tels chiffres ont pu être donnés et beaucoup de personnes s’en sont étonnés. De notre côté nous tenons des statistiques relativement précises depuis presque dix ans. Nous constatons que sur notre soixantaine de lieux de messes, la moyenne est d’environ 200 fidèles. A part une vingtaine de lieux où la moyenne est inférieure à 100 fidèles, dans les autres apostolats, nous sommes très largement au-delà des 70 fidèles annoncés. Depuis dix ans nous constatons une augmentation régulière du nombre de nos fidèles de 8% par an ; cette augmentation est constante, en valeur absolue comme en taux de croissance. En outre, entre 2015 et 2021 nous avons reçu une mission dans dix nouveaux diocèses.
Et il suffit d’assister à une messe célébrée selon la forme extraordinaire pour constater que ce sont surtout les jeunes générations qui nous rejoignent. Cela prouve la dimension missionnaire de cette forme liturgique, laquelle n’est pas réservée à des initiés mais continue d’attirer des âmes à Jésus-Christ. C’est quand-même l’essentiel.
Par ailleurs, la jeunesse de nos assemblées et les nombreuses familles ont pour conséquence que les demandes de baptêmes sont non seulement régulières mais importantes. Pour s’en convaincre, il est intéressant de consulter les registres de la paroisse sur lesquels sont reportés les baptêmes : rapportés au nombre de prêtres ou de fidèles sur la totalité du territoire paroissial, les baptêmes administrés avec la forme extraordinaire sont loin d’être exceptionnels !
Enfin, mes nombreux déplacements dans les villes où nous sommes implantés m’ont montré que le nombre de baptêmes et de confirmations d’adultes ne cesse de croître. En 10 ans il y a eu une progression impressionnante : je ne vois plus de cérémonies de confirmations sans adultes et rares sont les lieux où il n’y a pas de catéchumènes.
Certains évêques s’interrogent sur la formation théologique et la pauvreté des prédications. La formation dispensée dans le séminaire de la FSSP fait-elle l’objet d’un contrôle ?
Cette remarque est pour le moins surprenante : il est fréquent que des personnes nous disent avoir rejoint nos apostolats en raison de la qualité des homélies qu’elles jugent claires, construites et instructives, à la différence de celles de nombreuses paroisses en forme ordinaire. Après, il est évident que la qualité d’une homélie dépend en grande partie des dispositions du prêtres et de son art oratoire, mais je pense que les prêtres de la FSSP les moins à l’aise dans ce genre d’exercice en resteront à un exposé catéchétique, peut-être un peu sec ou élémentaire, mais fidèle à la foi catholique et donc jamais inutile ou décalé.
Quant à la formation dans notre séminaire, elle se conforme évidemment aux dispositions du Saint-Siège précisées dans le Droit Canonique. Les sept années d’études des séminaristes suivent un programme complet appelé « Ratio Studiorum ». Celle-ci a été présentée au Saint-Siège en 2012, via la Commission Ecclesia Dei, qui l’a soumise, pour validation, à la Congrégation pour l’Éducation catholique (congrégation romaine en charge des séminaires). Des échanges ont eu lieu et certaines précisions ont été demandées. C’est finalement en 2015 que ce document très complet (qui donne des normes générales, le nombre d’heure pour chaque matière et un descriptif du contenu de chaque cours) a reçu l’approbation du Saint-Siège. Le séminaire dispose ensuite d’un catalogue des cours spécifiant le contenu précis des cours, donnant les éléments essentiels de bibliographie, le nombre d’heures et les types d’examens.
A propos de séminaire, nous avions suivi votre intérêt pour le Domaine de Pontigny, finalement vendu à la Fondation Schneider. Où en êtes-vous de l’installation d’un séminaire en France ? Est-ce que des évêques vous aident dans cette recherche ?
En raison du développement de la FSSP en France, il a semblé opportun, lors de notre dernier chapitre général en juillet 2018, de prévoir la fondation d’une maison de formation en France : nos séminaristes francophones étant actuellement en formation dans notre séminaire bilingue de Wigratzbad (Bavière).
Par sa dimension symbolique, sa situation géographique, sa taille et sa magnifique abbatiale, l’abbaye de Pontigny correspondait bien à notre cahier des charges. Aujourd’hui, nous voulons toujours fonder un séminaire en France, mais en cherchant un lieu qui réponde adéquatement à nos besoins (situation géographique, église, superficie). Plusieurs évêques m’ont manifesté leur bienveillance ou même leur soutien dans la poursuite de ce projet, m’indiquant parfois certains lieux qui leur semblaient adaptés.
A l’occasion de la crise sanitaire, les fidèles ont été longuement privés des sacrements et, bien souvent, la communion sur la langue a été suspendue. Est-ce que le rite doit passer avant la charité (de ne pas contaminer son voisin), pour reprendre une autre critique de la synthèse ? Faut-il vraiment opposer la santé du corps à celle de l’âme ?
Est-ce que le rite doit passer avant la charité : Les slogans sont toujours réducteurs et caricaturent la réalité, celui-ci n’échappe pas à la règle ! Dans l’emballement de la crise sanitaire et avec la pression mise par le Gouvernement, je pense qu’il y a eu une sur-réaction de la part de certains évêques, avec une forme de complexe face aux pouvoirs civils qui a mené plusieurs pasteurs à jouer les bons élèves, c’est-à-dire à maximaliser les mesures sanitaires. Je pense que nous sommes parfois tombés dans le déraisonnable, au sens propre. Au printemps 2020, la majorité des diocèses de France a donné des consignes, indiquant que la communion ne devait plus être donnée directement sur la langue.
Au-delà de la question de la validité d’une telle interdiction, celle-ci n’était étayée par aucune étude scientifique ou médicale : elle tenait pour évident que la distribution de la communion sur la langue comportait un risque de transmission du virus grave et avéré. Mais dans d’autres pays, des conférences épiscopales ont réuni un comité scientifique pour traiter cette question, et ont estimé que la distribution de la communion sur la langue ne comportait pas de risques excessifs, en tout cas pouvait être encadrée au niveau sanitaire.
En France, cela a fait beaucoup de mal chez de nombreux fidèles, qui ne voulaient pas recevoir la Sainte-Eucharistie dans leur main et n’ont pas eu d’autre choix que de ne plus communier ou de trouver une église où la communion était donnée sur la langue. Je ne crois pas que l’on puisse dire qu’il s’agisse d’une coquetterie, ni d’une rigidité rituelle, encore moins d’une forme de pharisaïsme : cela a trait à la foi en la présence réelle du Seigneur et ne peut être considéré avec dédain, a fortiori en un temps où l’on prétend respecter toujours davantage les différentes façons de « vivre sa foi ».
Entre les affaires d’abus sexuels et la crise schismatique en Allemagne, le cardinal Marx démissionne
L’archevêque de Munich et Freising, le cardinal Marx, a présenté, vendredi 4 juin, sa démission au pape en raison de « la catastrophe des abus sexuels ».
Celui qui fut président de la Conférence épiscopale d’Allemagne de 2014 à 2020, et membre du cercle rapproché autour du pape, le C9, pour concevoir la réforme de l’Église a écrit une lettre au pape expliquant :
«Fondamentalement, il s’agit pour moi d’assumer la coresponsabilité de la catastrophe des abus sexuels perpétrés par des représentants de l’Église au cours des dernières décennies. Les enquêtes et les expertises de ces dix dernières années n’ont cessé de me montrer qu’il y a eu à la fois des défaillances personnelles et des erreurs administratives, mais aussi une défaillance institutionnelle, et que l’Église n’a pas su en assumer la responsabilité “systémique”.»
Les controverses et les discussions les plus récentes ont montré que certains représentants de l’Église ne veulent pas accepter cette coresponsabilité et donc aussi la co-culpabilité de l’Institution. Par conséquent, ils rejettent toute forme de réforme et d’innovation en ce qui concerne la crise liée aux abus sexuels.»
« Chacun doit assumer ses responsabilités de la façon qui lui convient. Je ne veux blâmer personne pour cela ».
Lorsque le cardinal Barbarin, pourtant innocent de ces affaires, avait présenté sa démission au pape, ce dernier l’avait refusée. Acceptera-t-il celle du cardinal Marx, alors que l’épiscopat allemand est engagé dans un processus synodal schismatique ?
Evoquant la crise de l’Eglise en Allemagne, le cardinal Marx écrit au pape :
Un tournant pour sortir de cette crise ne peut être, à mon avis, que celui de la «voie synodale», une voie qui permet réellement le «discernement des esprits», comme vous l’avez toujours souligné et écrit dans votre lettre à l’Église en Allemagne.
Derniers jours pour contribuer au Prêt participatif pour Fourvière, l’âme mariale de Lyon
Avec déjà près de 100 investisseurs et plus de 700 K€ collectés auprès de particuliers et de personnes morales (associations, fondations, entreprises) sur un objectif de 1.2 M€, la campagne de levée de fonds qui co-finance la réhabilitation de la Maison Carrée (ancien scholastica Jésuite), bat son plein. Entrepris par la Fondation Fourvière, propriétaire des lieux, dans le cadre de son grand projet de Nouvel Elan pour Fourvière, cette opportunité de donner du sens à son épargne a été rendue possible grâce à la plateforme de financement participatif, CredoLending.
Il vous reste encore quelques jours pour participer au rayonnement de l’âme mariale de Lyon avec cet investissement empli de sens. Halte pour les pèlerins, musée, logements pour les prêtres, restaurant, salles de séminaire, lieu pour évènements familiaux et culturels, cette Maison Carrée a l’ambition de donner à chacun une bonne raison de monter la « colline qui prie » et de se retrouver sous le regard inspirant, ressourçant et réconfortant de Marie.
Créer grâce à la souscription de familles Lyonnaises en 1897, Fourvière nous appelle en ce début du XXIème…
Pour contribuer à ce prêt participatif et pour toutes informations, cliquez sur le lien suivant.
Vous pouvez joindre Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toutes questions.
Summorum Pontificum en danger ?
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé des abbés Barthe, Viot, du Père Thomas sj et de Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence s’interroge sur la sortie d’un texte qui viendrait limiter le Motu Proprio Summorum Pontificum de 2007, rendant sa pleine légitimité à la forme extraordinaire du rit romain.
Napoléon a sacrifié l’avenir au présent
Thomas Flichy de La Neuville, professeur d’histoire du droit et titulaire de la chaire de géopolitique de Rennes School of Business, vient de publier un petit ouvrage, préfacé par Thibaud Collin, sur L’Empire de Bonaparte, Laboratoire de la domination absolue.
Si l’Empire de Napoléon disparut en peu de temps, la matrice institutionnelle impériale et, disons-le, totalitaire, conçue par Bonaparte survécut à sa mort. L’Empire fut le premier laboratoire industriel de la domination absolue : un monde faisant fi du principe de subsidiarité, au sein duquel la concentration de l’initiative créatrice au sommet ne laissait aux grands subordonnés que le rôle de pâles exécutants. Par la volonté de Bonaparte, l’Europe fut mise en fiches, qu’il s’agisse des acteurs clefs ou bien des ressources stratégiques. Un système d’information élaboré permettait de réactualiser ces données en permanences, assurant au général en chef une vision actualisée du paysage politique. Cet outil était propre à lui faciliter la domination militaire. Pour appréhender ce que fut le système de l’Empire, cet ouvrage redonne la parole à ceux qui en furent les témoins directs. Leur parole prophétique n’est pas vaine à l’heure où la décomposition des Nations fait de la réalité impériale la matrice du XXIe siècle.
Bonaparte a été aveuglé par ses conquêtes :
Subjuguer le continent pour la coaliser contre l’Angleterre, tel est la finalité de Napoléon. En vain le sens commun lui montre qu’une telle entreprise rallie infailliblement le continent à l’Angleterre, et que son moyen l’écarte de son but. En vain on lui représente à plusieurs reprises qu’il a besoin sur le continent d’un grand allié sûr, que, pour cela, il doit se concilier l’Autriche, qu’il ne faut pas la désespérer, mais bien plutôt la gagner, la dédommager du côté de l’Orient, la mettre par là en conflit permanent avec la Russie, l’attacher au nouvel empire français par une communauté d’intérêts vitaux. En vain, après Tilsitt, il fait lui-même avec la Russie un marché semblable. Ce marché ne peut tenir, parce que, dans l’association conclue, Napoléon, selon sa coutume, toujours empiétant, menaçant ou attaquant, veut réduire Alexandre à n’être qu’un subordonné et une dupe. En réalité, Napoléon sacrifie l’avenir au présent, et son oeuvre ne peut pas être durable. Il compromet par conséquent les acquisitions durables par les annexions exagérées, et, dès le premier jour, il est visible que l’Empire finira avec l’Empereur. L’Empire est éphémère et tout ce que la bâtisse gagne en hauteur, elle le perd en solidité.
“Le monde pourrait vivre sans soleil, mais pas sans l’Eucharistie”
5 juin 1961 : le commandant de Saint Marc est condamné à 10 années de détention criminelle
Il y a soixante ans, le 5 juin 1961, le commandant de Saint Marc était traduit devant le Haut Tribunal Militaire. Une semaine auparavant la juridiction exceptionnelle avait condamné les généraux Challe et Zeller à des peines de quinze années de détention criminelle et à la radiation de l’ordre de la Légion d’honneur.
Au commandant de Saint Marc, il est reproché d’avoir, à la demande du général Challe, investi la ville d’Alger dans la nuit du 21 au 22 avril 1961 avec son régiment, le 1er R.E.P.. Il encourt la peine de mort en vertu de l’article 99 du nouveau code pénal institué par l’ordonnance du 4 juin 1960 signée du ministre de la Justice, Edmond Michelet.
Le commandant de Saint Marc se présente en uniforme devant le tribunal. Sur sa poitrine, la croix d’officier de la Légion d’honneur, la médaille de la Résistance et les croix de guerre de 1939-1945 et des T.O.E.
Sa déclaration devant le tribunal fera date :
« Depuis mon âge d’homme, Monsieur le Président, j’ai vécu pas mal d’épreuves, la résistance, la Gestapo, Langenstein, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez, encore la guerre d’Algérie (…) On nous a fait faire tous les métiers, oui, tous les métiers, parce que personne ne pouvait, ne voulait les faire. Nous avons mis dans l’accomplissement de notre mission, souvent ingrate, parfois amère, toute notre foi, toute notre jeunesse, tout notre enthousiasme. Nous avons laissé le meilleur de nous-mêmes (…) Monsieur le Président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir : c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer (…)
Cette déclaration produit un tel effet que le général Moullet, cité par l’accusation conclut sa déposition ainsi :
« Je tiens à dire que je ne connais pas le commandant de Saint Marc mais que, s’il y a quelqu’un au sujet de qui je suis au regret d’avoir été cité comme témoin à charge, c’est lui, car de tout ce que je sais de son passé et de tout ce que je sais de cette aventure, je ne pense pas qu’il y ait eu en lui un mobile qui soit vil, un mobile qui soit mesquin, certainement pas. »
Et le procureur général Reliquet commence ainsi son réquisitoire :
« Le gouvernement, qui a la charge de l’ordre public, m’a demandé de prendre des réquisitions tendant à ce que soit infligée au commandant de Saint Marc la peine de vingt années de détention criminelle. Je dépose sur votre bureau les réquisitions écrites. Pour moi qui ai assisté, qui ai entendu les témoignages, j’entends conserver ma liberté de parole conformément aux prescriptions de l’article 33 du code de procédure pénale. »
Et il conclura son réquisitoire en demandant une peine de cinq à dix ans de détention criminelle.
Qui sont les rédacteurs des réquisitions écrites ? Pierre Messmer, ministre des Armées et Edmond Michelet, ministre de la Justice. Ainsi Edmond Michelet, lui-même déporté à Dachau, a prescrit au procureur Reliquet de requérir vingt années de détention criminelle à l’encontre d’Hélie de Saint Marc, déporté à Buchenwald-Langenstein dans des conditions tellement effroyables qu’à la libération du camp il ne pouvait plus se souvenir de son nom.
Le verdict de dix années de détention criminelle soulève des remous réprobateurs, non seulement dans l’assistance mais également auprès de certains juges. Le général Ingold, chancelier de l’ordre de la Libération, donne sa démission du tribunal et de la chancellerie de l’ordre de la libération.
Hélie de Saint Marc est alors détenu à La Santé, à Clairvaux, puis à Tulle où il joue un rôle apaisant dans le cénacle des officiers condamnés à la suite de la révolte d’Alger. Il est libéré le 23 décembre 1965 mais écrit régulièrement à plusieurs de ses compagnons encore en détention qu’il ne se sentira réellement libre que le jour où eux-mêmes seront libérés.
Le 25 novembre 2011, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur.
Il meurt le 26 août 2013. Ses obsèques sont célébrées en la primatiale Saint Jean de Lyon. Le cardinal Barbarin prononce l’homélie et, après la cérémonie religieuse, le général Dary prononce l’éloge funèbre sur la place Saint-Jean.
Oui, il faut soutenir la famille
C’est au tour des Associations Familiales Catholiques de détourner la campagne du gouvernement.


C’est arrivé un 4 juin…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 4 juin : saints du jour français ou en France.
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St Pétroc, abbé et fondateur de monastères († VIe s.)
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En Cornouailles, au VIe siècle, saint Pétroc, abbé, qui vint du pays de Galles et fonda plusieurs monastères.
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le 4 juin : fête de sainte Clotilde, reine de France et épouse de Clovis.
Née vers 465-475, fille du roi burgonde Chilpéric II, elle échappe au massacre de sa famille catholique perpétré par l’arien Gondebaud. En 493 elle épouse Clovis, Roi des Francs Saliens, alors païen. Ils ont quatre enfants : Clodomir, Childebert, Clotaire et Clotilde. Sous son influence et après la victoire de Tolbiac, où il s’est écrié:”-Dieu de Clotilde si tu me donnes la victoire je me ferais baptiser”, Clovis reçoit le baptême en la Noël 496, des mains de saint Rémi, à Reims!
En 511, après la mort de Clovis, Clotilde se retire à l’Abbaye de Saint-Martin de Tours, d’où elle exerce encore une influence politique auprès de ses fils. Elle contribue à faire ériger plusieurs édifices monastiques: les Andelys, Saint Pierre de Reims, Saints Apôtres de Rouen, Saints Apôtres de Paris, devenu l’abbaye Sainte Geneviève.
Elle décède le 3 juin 544, 545 ou 548 à saint Martin, à Tours. Elle est inhumée à Paris auprès du Roi Clovis dans le sacrarium de la basilique des Saints-Apôtres, future Abbaye de la Montagne Sainte-Geneviève. Au XIXe siècle, sa tombe est déplacée de l’actuelle église Saint-Etienne-du-Mont à l’actuelle basilique qui porte son nom dans le 7e arrondissement.
Depuis 1995 l’Aviation légère de l’armée de terre a choisi sainte Clotilde pour patronne. C’est en effet à ses prières que Clovis put être victorieux à Tolbiac en « submergeant l’ennemi sous le feu du ciel », ce qui est précisément aujourd’hui la fonction des hélicoptères de combat de l’armée française.
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le 4 juin 1411 : le monopole de Roquefort.
Ce jour, le Roi Charles VI, amateur de ce fromage accorde au bourg de Roquefort-sur-Soulzon l’exclusivité de l’affinage du fromage. Cela fait des caves un lieu protégé. Ce fromage bleu fut le fromage préféré de beaucoup de Rois dont Charlemagne et des papes. L’histoire raconte qu’un berger de jadis, préférant courir les femmes plutôt que de s’occuper de ses brebis, en aurait oublié dans une grotte son casse-croûte composé de pain et de fromage de brebis. En le retrouvant quelques mois plus tard, le Penicillium roqueforti avait fait son œuvre, transformant le fromage en Roquefort…C’est ainsi qu’est né le fameux fromage.
Le bon sens des bergers leur faisait utiliser ce fromage pour soigner les plaies, en l’appliquant pour éviter la gangrène. Le Penicillium, antibiotique naturel, est à l’origine du bleu du fromage.
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le 4 juin 1610 : le cœur d’Henri IV est transporté au Prytanée Royal de La Flèche.
Le Roi avait donné ce château aux jésuites pour y ouvrir un collège. Les cœurs du Roi et de son épouse sont déposés dans la chapelle royale du Prytanée National Militaire. Brûlées à la révolution les urnes ne contiennent plus que les cendres des deux cœurs aujourd’hui.
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le 4 juin 1666 : première représentation du “Misanthrope”.
La seizième pièce de Molière est représentée pour la première fois au théâtre du Palais-Royal à Paris : “Le Misanthrope ou l’atrabilaire amoureux“, cette comédie de Molière n’a que peu de succès. L’auteur interprète lui-même le rôle d’Alceste.
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le 4 juin 1684 : le Roi et la Cour assistent à la prise de Luxembourg par le maréchal de Créqui.
Le Siège a commencé le 28 avril. Les troupes françaises sont commandées par le maréchal de Créqui ; Vauban dirige les attaques lui-même. En raison de la bravoure avec laquelle la garnison espagnole défend la place, un départ honorable lui est accordé lors de la capitulation. Le Luxembourg reste une province française jusqu’en 1697, date de la signature de la paix de Ryswick qui rend le Luxembourg à l’Espagne.
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le 4 juin 1760 : arrivée des Acadiens en Nouvelle-Ecosse : « le Grand Dérangement »
Les Acadiens, colons francophones d’Amérique, arrivent de Nouvelle-Angleterre, en Nouvelle-Ecosse. C’est le « Grand dérangement », une expropriation massive des colons, lors de la prise de possession des Britanniques des anciennes colonies françaises en Amérique. Les historiens considèrent qu’entre 7 000 et 9 000 Acadiens, sur 15 000 à 18 000 personnes, sont morts durant les déportations du Grand dérangement. Voir la chronique du 28 juillet.
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le 4 juin 1789 : le Dauphin, fils aîné de Louis XVI, meurt au Château de Meudon.
Dans 13 jours la révolution sera jouée. Le Roi en plein deuil ne réagira pas.
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le 4 juin 1814 : signature de la Charte constitutionnelle par Louis XVIII (début de la Restauration).
La Restauration n’est pas un retour à l’Ancien Régime, mais l’intégration des principes de la Révolution dans ce dernier. La France entre ainsi dans un régime de monarchie constitutionnelle. La place de Dieu comme source du pouvoir n’est plus reconnue. La Monarchie légitime tempérée qui a vécu plus de 1300 ans en France n’est toujours pas restaurée.
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le 4 juin 1849 : début du siège de Rome par les 30 000 français du général Oudinot.
Rome est défendue par les milices de Garibaldi. La ville tombe le 30 juin.
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le 4 juin 1859 : les Français battent les Autrichiens à Magenta.
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le 4 juin 1938 : fin du kriegspiel organisé par Gamelin.
Le thème de la simulation commencée le 30 mai était : attaque surprise des forces allemandes vers Montmédy-Sedan.
Le général Prételat directeur de l’exercice livre les conclusions devant le généralissime Gamelin ; elles sont catastrophiques. Commentaire de Gamelin : « Prételat a voulu jouer le pire. »
Deux ans plus tard le pire est arrivé :
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le 4 juin 1940 : fin de la bataille de Dunkerque.
En effet si les Anglais ont tous été évacués, les Français continuent à se battre. 224 686 Britanniques et 121 445 soldats français et belges ont été évacués.
La percée allemande formant une immense tenaille enferme 400 000 Français, Belges et Britanniques dans une poche au nord de la ligne Sedan-Abbeville. Le 24 mai, Guderian s’apprête à conquérir Calais, mais il est arrêté, non point par les alliés mais par Hitler. Churchill décide d’abandonner les Français et d’évacuer tout le corps expéditionnaire de Lord John Gort. Les Français sont mis devant le fait accompli et doivent se contenter d’acquiescer. La Royal Navy est mobilisée pour évacuer le plus grand nombre d’hommes depuis les ports à l’ouest de Gravelines. Cette opération, baptisée Dynamo, s’achève la veille.
Les Français vont alors organiser la défense de Dunkerque, comme ils le peuvent avec les unités disponibles. La poche fait 22 km de long et 10 de profondeur. L’évacuation commence le 28, avec des dizaines de milliers de soldats attendant sur la plage de pouvoir embarquer, sous la menace des appareils de la Luftwaffe. Pendant ce temps, les fantassins métropolitains, Zouaves et Tirailleurs des 12e, 43e et 68e DI contiennent les forces allemandes dans de féroces combats, permettant l’évacuation de plus de 338 000 hommes en sept jours. Le 4 juin, les Allemands entrent dans Dunkerque qui capitule. 40 000 soldats Français, Belges et Britanniques sont faits prisonniers.
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le 4 juin 1940 encore : la Royale décide de sauver l’or de la France
Ce jour, le haut commandement maritime français est prévenu par l’ambassadeur américain à Paris, que suite à un arrangement entre Roosevelt et Reynaud une escadre américaine allait embarquer dans un port du midi de la France la totalité des réserves de la Banque de France, pour les amener aux Etats Unis. La Royale refuse et revendique de sauve l’or français elle-même. Elle transportera ainsi les 4/5 des réserves à Dakar et le reliquat à Fort de France. De toute la guerre, l’or est resté en France, hors de porté des Allemands. Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, page 30).
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le 4 juin 1941 : la doctrine social du régime de Vichy.
Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 112 et 113).
La Charte du Travail avait comme objectif de réorganiser le monde économique français à travers un système corporatif, où chaque profession aurait eu à assumer son destin économique et social. L’Etat se faisant le gardien de l’intérêt collectif.
Le message du 4 juin 1941 précise la pensée du Maréchal : « Mes idées sociales vous sont connues. Elles viennent du vieux fond français où l’amour de la justice est toujours exigeant, mais fut toujours guidé par le sens de la mesure et par l’instinct de la durée…Il s’agit de mettre fin à cet esprit revendicatif qui, passant du social au politique et réciproquement, nous a perdus parce qu’il nous a dissociés et décomposés… L’organisation professionnelle ne peut rien retenir de ce qui engendrait la lutte des classes ou de ce qui en procédait. »
Voir les messages du Maréchal sur ce sujet en date du 1er mai et 15 septembre. Voir aussi la chronique du 4 octobre, date de la publication de la loi sur la Charte du Travail.
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le 4 juin 1944 : le drapeau français est à nouveau hissé sur le palais Farnèse de Rome.
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le 4 juin 1958 : De Gaulle à Alger :
“Je vous ai compris”
De Gaulle, du haut du balcon du gouvernement général d’Alger, les bras en V, lance à la foule qui exulte : “Je vous ai compris”. De Gaulle a été rappelé au pouvoir après la révolte des Français d’Algérie le 13 mai. Son cri laisse croire qu’il est résolu à conserver l’Algérie française et créera d’amères désillusions parmi les colons d’Algérie. Les accords d’Evian qui mettront fin, officiellement mais pas réellement, à la guerre d’Algérie seront signés le 18 mars 1962.
Cette phrase est à mettre en parallèle de ce qu’écrit Paul Milliez dans ses mémoires
« En 1959, alors que je me battais pour le Liban, auquel il ne croyait déjà plus, je lui lançai avec impertinence : »Mon Général, l’Algérie, c’est foutu ». Se souvenant de conversation de 1940, 1948, il me répondit : « Comme d’habitude vous parlez trop tôt » mais il ajouta: « A l’ encontre de ce que pense Soustelle, il faudra bien que nous quittions l’Algérie, sans quoi les musulmans algériens feront la loi chez nous. En un premier temps, ils assureront une majorité à droite ou à gauche. En un second temps, ils seront plus nombreux que nous et nous serons islamisés. » Il prévoyait cela pour les années 2000 et quelques. Qu’il ait eu raison ou tort, il avait en tout cas mis le doigt sur une des problèmes les plus importants pour la France de demain. »
Tiré de Ce que je crois, de Paul Milliez Page 98-99, édition Grasset
Voir la chronique du 6 juin…
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le 4 juin 1991 : Jean-Paul II, l’avortement et l’euthanasie.
« Quelle institution humaine, quel Parlement, a le droit de légaliser le meurtre d’une personne humaine ?
Discours fait à Random en Pologne
Éoliennes: du rêve aux réalités (suite)
Un lecteur me signale que la vidéo sur les éoliennes est passionnante, mais longue (2h) et décourageante. Il nous propose dessous la transcription de l’essentiel de ce qui est diffusé.
Près de 8.000 éoliennes installées en France. Réactions hostiles : quelle est la réalité ?
Problème : produire de l’énergie. L’éolien est ancien ; le changement se fait au XIX-ème avec le charbon. L’hydrolique est créé après 1945. Entre 50 et 70, consommation x 4 ; la crise de 74 conduit à la recherche d’autres énergies que le pétrole : le nucléaire. Les mouvements écolos montent en puissance. Fin 90 : libéralisation de la distribution de l’énergie. En Allemagne, G.Schroeder achète plus cher l’énergie dite verte ; le système est adopté en France par Jospin mais l’ampleur est limitée malgré la spéculation débridée vers cette nouvelle « ruée vers l’or ».
Le discours dominant sur « l’énergie verte » est hégémonique ; pourtant la production de carbone en France tourne autour de 7,5 % (du fait du nucléaire) contre 11,4 % en Allemagne. Le refrain « la France est ‘en retard’ » impose, via l’UE, l’accélération de l’éolien, notamment par Hollande. Le message martelé est que l’éolien garantit l’emploi, fait baisser les factures et réduit l’émission des gaz à effet de serre. Les proportions de production d’électricité en France sont (environ) : 70 % nucléaire, 11 % hydraulique, 7 % gaz, 2 % solaire et 6 % éolien.
Bilan énergétique : la France exporte (grâce au nucléaire) et « stocke » l’électricité grâce à un système de barrages en altitude qui permet de remonter de l’eau et alimenter les ressources potentielles en hydraulique (2 % d’énergie produite consacrée au fonctionnement des pompes de remontage).
Pour le nucléaire, l’hydraulique, le gaz, on peut piloter la production en + ou – ; pour l’éolien on ne peut pas. Le rendement de l’éolien dépend de la vitesse (V) du vent. La production commence à V>10 km/h mais pour un rendement très faible ; la capacité maximale est atteinte entre 50 et 90 km/h ; au-delà, la production est stoppée (sécurité). Bilan : une année compte 8.760 heures ; une centrale photovoltaïque (solaire) fonctionne environ 1.000h ; une éolienne autour de 2.000h. Les chiffres de production évacuent cette réalité en citant uniquement la capacité maximale de puissance produite (en Kw), et non la consommation effective délivrée (en Kw.h). En période de vent (hiver) , l’éolien peut couvrir entre 20 et 30 % des besoins ; en été, cela peut tomber à pratiquement rien ; on parle « d’énergie intermittente ». Ce qui fait que l’éolien ne se substitue pas à l’existant mais vient en supplément.
La plus grosse demande se situe en février, alors qu’éolien et solaire sont hors course. On accepte de payer très cher une énergie imprévisible, inutilisable lors des demandes fortes. L’abandon du nucléaire en faveur du renouvelable est la politique allemande : l’objectif annoncé était la réduction de l’émission de CO2.
Bilan allemand : l’objectif industriel solaire + éolien a commencé à fonctionner, jusqu’à ce que les Chinois proposent la même chose, moins cher. Le coût de l’électricité a commencé à augmenter sensiblement (30Mds annuels investissement dans éolien + solaire, 500 Mds de cumul prévus en 2025) : 45 % > prix moyen européen, 100 % > France. Sur le plan écolo, avec 30.000 éoliennes implantées, la baisse d’émissions CO2 2010-2020 est anecdotique (950 → 912). La part pilotable (incontournable) est restée à 100 Gw, avec moins de nucléaire mais davantage de gaz. Ce qui surprend c’est que c’est précisément au moment où l’Allemagne réalise l’impasse dans laquelle elle s’est fourvoyée, que la France décide de l’imiter.
Au niveau UE : l’affirmation est « les peuples européens nous ont demandé davantage d’éolien ». L’idée logique, au moment où l’UE imposait l’ouverture à la concurrence était de réaliser un réseau européen unifié ; mais les Allemands n’en voulait à aucun prix : le nucléaire français, énergie la plus économique et sûre aurait dominé l’Europe, et l’Allemagne en particulier. Mario Monti a allégué d’aides accordées à EDF (lors de son développement) pour l’exclure du marché (alors même que l’état allemand avait massivement financé sa propre production d’électricité). La complicité des fonctionnaires français a conduit non seulement à accepter ce ‘marché’ (la doxa était alors « nucléaire = mal » etc.) mais à démanteler EDF en petites structures sans cohérence. Les nouveaux « distributeurs » ne produisent aucune électricité mais l’achètent à EDF et la revendent aux particuliers en utilisant l’effet ‘discount’ : « on a créé des traders subventionnés ». L’élément important est que l’UE impose à EDF de vendre à ses concurrents à un prix inférieur au coût de revient (donc sans risque pour eux), tout en les subventionnant pour diminuer la puissance d’EDF. Ce qui conduit EDF à la faillite : on ne peut pas vendre durablement à perte.
Dissémination de l’éolien pour atténuer l’effet « intermittence » au niveau européen : ce n’est pas du tout ce qui est observé. La dépression ou anticyclone sur la façade atlantique concerne tous les pays européens du Nord au Sud ; la capacité de l’éolien est au mieux la moitié de la puissance installée, et la part « sûre » ne représente que quelques %. Les plus favorables à l’éolien sont précisément les « gaziers » car tout parc d’éoliennes conduit automatiquement à installer la même puissance potentielle en centrale à gaz (moitié moins d’émissions que le charbon, mais beaucoup, beaucoup plus que le nucléaire qui en produit deux fois moins que l’éolien). Donc destruction de ce qui marche en France, en achetant cher le gaz à l’étranger : pour quoi, pour qui ? L’état français a été sommé de céder GDF à Suez, qui est devenu Engie, premier exploitant éolien et solaire… Sachant que l’Allemagne contrôle l’arrivée du gaz par le Nord, depuis la Russie. La pénalisation de la France est patente, le plus surprenant est qu’elle est acceptée sans discussion par les responsables français. Les pétroliers, mais aussi les Gafas, investissent massivement dans l’électricité. A titre indicatif, l’Australie, qui a investi massivement dans le renouvelable, a eu cinq BlakOut au cours de l’hiver 2016-2017, dont un de plus de 48h. Les centrales à gaz sont subventionnées, comme les éoliennes. Bien se rappeler que la production électrique à base de pétrole, charbon ou gaz a considérablement plus augmenté que celle à base de solaire ou éolien : on reste sur un mode de production fossile, lors même qu’on vante le renouvelable.
Sortie du nucléaire : le coeur du débat est sur le nucléaire ; ‘renouvelable’ signifie ‘énergies fossiles’ pour compenser les pics et l’intermittence ; les « Verts » omettent curieusement cet aspect de l’équation. En 2018 une commission d’enquête parlementaire a reconnu l’inutilité climatique des éoliennes en France ; le nucléaire consomme deux fois moins de métal au kw.h produit, prend beaucoup moins d’espace, et coûte deux fois moins cher ; plusieurs pays européens ont entrepris de développer cette voie. Ce qui n’empêche pas de maintenir le plan « renouvelable » pour des raisons qui ne tiennent pas à l’économie ni même la préservation de la planète mais sur le même principe allemand, aveugle et sans avenir. Au dépens des Français, à la fois parce qu’ils le payent, et qu’ils subissent une détérioration sans précédent de leur environnement.
Le vent vaut de l’or : Antoine Waechter, ancien candidat vert, le reconnaît, l’éolien concerne surtout une production d’euros. Le développeur d’éoliennes fait du démarchage auprès de petites communes et vente les bénéfices, s’occupe de la progression administrative, puis met en vente l’autorisation sur le marché mondial. L’énergie produite doit être rachetée par EDF à un prix supérieur à celui du marché, avec une priorité d’accès et une rente garantie sur 15-20 ans. Comme si un industriel était assuré de vendre sa production à un prix garanti, supérieur à celui du marché, même si personne n’en a besoin. Résultat : le bénéfice est à près du tiers du chiffre d’affaire, sachant que la construction a été en partie payée par l’acheteur (subventions) ; un tel rendement n’existe nulle part ailleurs. Cette aubaine attire des financiers de toute nature, du style ‘fantôme’ (le dossier est vendu dès qu’il est achevé, sans tenir compte des engagements ; ex=ABO Wind) ; ou ‘presse-citron’, avec des ‘filiales’ françaises à 1€ de capital, qui sont en réalité détenues par des entreprises allemandes qui empochent tous les bénéfices (trust ; ex= Enertrag). Ce n’est même pas du ‘greenwashing’ mais du capitalisme brutal, basique, pour rémunérer les actionnaires, fonds de placements… L’alliance écolos-capitalisme éolien est difficilement compréhensible ; l’exemple typique est Valorem.
Implantation d’un site : le promoteur agit toujours en catimini : il voit le maire personnellement, ce n’est pas évoqué au conseil, on expose ce qu’il y gagne pour sa commune et on fait miroiter le gain au propriétaire qui loue son terrain. 10 K€ annuel par éolienne, plus les baux pour passage de câbles, survol etc ; au détriment des voisins qui subissent sans compensation. Les communes concernées découvrent ensuite que le projet n’est pas celui présenté, que les éoliennes sont plus grandes, plus proches des habitations… Les habitants concernés ne découvrent le projet que très tard, au moment où se fait la construction ; même organisés, ils doivent faire face aux difficultés administratives et juridiques, à la puissance financière des grands groupes (Total…) qui réclament des ‘indemnités’ exorbitantes et jouent l’intimidation. Les dizaines, voire centaines de millions d’euros de gain potentiel poussent les promoteurs à insister, voire se relayer face aux associations de simples citoyens, en comptant sur l’usure des militants. La tactique de « l’intéressement » des citoyens – qui investissent quelques centaines d’euros – facilite l’acceptation (70 % de rejet, sans égal) sans aucun bénéfice pour eux, ni en retombées financières, ni en pouvoir de décision.
L’emploi ? C’est le discours martelé par Nicolas Hulot : le renouvelable est bon pour l’économie, les emplois… Plus de la moitié des constructeurs et exploitants sont étrangers (allemands pour 2/3) ; les 44 % d’entreprises françaises doivent acheter les équipements à l’étranger ; 40 des 70 Mds€ de CA repartent à l’étranger. La France paie très cher le privilège de subir des éoliennes qui ne servent à rien, martyrise la population, dans le but de ruiner le système électrique français. En résumé, l’éolien ne diminue en rien l’émission de CO2, est nocif pour l’environnement, et ne crée aucun emploi car toutes les entreprises sont étrangères (ex= Alsthom revendu à GE…) ; la règle est simple : un service produit à l’étranger déplace l’emploi de la France vers l’étranger. Dans le nucléaire, le coût de production du Mw.h est de 50€, dont 1€ d’importation – l’uranium – donc pour 98 % de l’emploi français ; dans l’éolien, le coût est entre 40 et 80€, dont 10 à 20€ importés, ce qui détruit donc des emplois en proportion ; le plus surprenant est bien que les ministres continuent à ‘vendre’ 100.000 emplois créés…
Energie bon marché ? Sur la facture on trouve un montant : le TURPE – coût d’acheminement, 30 % de la facture – qui n’est pas à la charge du vendeur d’électricité mais du gestionnaire de réseau (Enedis, RTE), confrontés à une production diffuse, coûteuse, en plus de payer deux installations en parallèle. Le consommateur trouve aussi des frais dissimulés (CSPE, contribution au service public d’électricité, multipliée par plus de 7 ces 15 dernières années) qui correspondent aux gratifications et rentes garanties aux producteurs. Trop voyante, elle a été reconvertie en TICPE, ou ‘taxe carbone’, prélevée sur les carburants à hauteur de 7 Mds ; d’où la réaction populaire (GJ) : « tout ça pour payer quoi, et qui ? » Pour un ménage modeste, c’est 4,5 % des revenus (0,2 % pour un ménage aisé). La cour des comptes souligne justement (2018) que l’objectif « environnement » est dérisoire parce que la cible visée (électricité) n’est pas pertinente. L’investissement de 120 Mds, c’est le coût historique du parc nucléaire français ; avec 40 Mds, on remplace toutes les chaudières au fuel, ou toutes les voitures à essence d’île de France. A comparer avec les 10 Mds du nucléaire de Flamanville qui fait, lui, curieusement beaucoup plus de bruit médiatique. On a donc gaspillé des montants pharaoniques pour : ne pas décarboner l’électricité française (on remplace du nucléaire par de l’éolien ; on décarbone un peu les voisins puisqu’on exporte le nucléaire mais est-ce aux Français de payer pour les Allemands ?) ; détruire globalement des emplois ; faire payer le consommateur plus cher, ce qui amplifie la destruction d’emplois puisqu’il dépense moins dans ce qui utilise des emplois français ; diminuer la sécurité nucléaire, puisque l’éolien étant prioritaire, les rentrées du nucléaire sont diminuées et cela est répercuté sur la sécurité, puisque le nucléaire est indispensable en ‘backup’.
Fabrication : verte ? Seul le mât en acier est recyclable ; le socle, c’est 800 à 1500t de béton, plus 50t de ferraillage ; non réutilisable pour une autre éolienne en fin de vie ; les pales sont découpées puis enfouies (l’élément de langage est : seuls 5 % de l’éolienne ne sont pas recyclés, on y travaille,,,) ; la nacelle utilise des aimants permanents qui nécessitent 200kg de terres rares (1t pour une éolienne en mer), avec une pollution parmi les plus élevées – mais on ne la voit pas. Le démantèlement d’une éolienne, c’est plus de 400.000€ (seuls 50.000 sont demandés en provision au constructeur) qui reviendront à la charge du propriétaire du terrain puisque la plupart du temps les actionnaires ne sont plus identifiables, donc aux contribuables puisque celui-ci ne pourra pas payer.
Eolien, choix des Français ? 80 % des Français sont urbains et ne vivent pas à proximité d’éoliennes, donc sont indifférents : c’est rural ; Le fait incontournable est que l’implantation d’une éolienne diminue la valeur des biens à proximité, ce qui indique qu’on ne se précipite pas pour vivre à côté. Les associations environnementales, nées dans les années où l’ennemi était le nucléaire, on utilisé l’éolien comme arme contre le nucléaire ; souvent financées par, ou en partenariat avec, l’industrie éolienne, Greenpeace, France Nature Environnement, Négawatt, WWF… diffusent les éléments de langage des industriels ; puis la traduction politique est le rôle d’EELV, parti central. Ce n’est pas un hasard si son patron Yannick Jadot est l’ancien directeur des opérations spéciales de Greenpeace, avec sur sa liste aux européennes Jean-Yves Grandidier, patron d’une des entreprises éoliennes françaises ; on ne s’étonne donc pas que les lois en faveur de l’éolien aient été portées par EELV. Les journalistes n’ont quasiment jamais de formation scientifique et suivent la ligne de plus grande pente en faisant ce que les autres ont fait avant : les écolos sont jeunes, sympas, leur discours est simple : ils le répètent. Ceux qui ont conduit les lois favorables à l’éolien (Brottes, 2015) se retrouvent dans des situations confortables au sein d’un grand groupe éolien : les promoteurs de l’éolien ont totalement infiltré les institutions françaises et les entreprises publiques au coeur de l’électricité. On le voit de façon caricaturale lorsque les discours des promoteurs (privés) de l’éolien, de l’agence de maitrise de l’énergie, puis du ministre de l’environnement (B. Pompilii) et ses adjoints sont identiques.
Déni démocratique. Les chiffres diffusés, c’est 70 %, voire 80 % des Français favorables à l’éolien, en dénigrant les « châtelains » qui s’opposent (les égoïstes !…) Les éléments de langage sont : « vert, renouvelable, durable », et encore « champ, parc, ferme » d’éoliennes. C’est faux (les trois) mais on le retrouve partout, sur les affiches, les sites parlementaires, les livres d’école, les dessins pour enfants… Le discours officiel est « je vous ai compris » face aux plaintes de dégradation, mais « en même temps » les actes vont dans le sens de la multiplication de l’éolien ; aujourd’hui 8000, l’implantation programmée est de 20.000, alors même que le constat de leur inutilité, voire nocivité, est acté. Les voies de recours des citoyens sont réduites comme une peau de chagrin : tribunal administratif – mieux contrôlable, diminution des délais de recours, suppression de l’enquête publique…
L’offshore ? « Une catastrophe économique, financière, écologique… » ; « une entreprise étrangère (Iberdrola) liée à la mafia » (Marc le Fur, député des côtes d’Armor). L’essentiel des parcs offshore appartiennent à des étrangers. Au moment où le Sénat et l’AN tentaient de remettre la main sur l’hémorragie des finances, Macron et Hulot ont offert une solution censée « économiser » X Mds, alors que le coût du Mw.h est de plus de 3 fois le coût actuel. Au vu des dégâts, qui peut encore croire que c’est pour sauver la planète qu’on stérilise nos sols et qu’on martyrise les populations ? Qu’on détruit le visage du pays, la beauté ?
Ozouf, le blanc-bec et le Monde : tous sus au Raoult
Les temps macrono-covidiens réservent décidément bien des surprises, qui seraient hilarantes si elles n’étaient lamentables.
Mme Mona Ozouf était invitée le 28 mai 2021 dans l’émission C à vous consacrée au thème « Liberté, égalité, fraternité au temps du covid ». A la question « Où se situe Didier Raoult ? dans le camp de ceux qui défendent la liberté ou dans le camp de ceux qui égratignent la fraternité ? », elle répond ainsi :
« Moi, je pense, dans un autre camp, qui est celui qui sait tout, qui méprise tout. Pour moi, c’est un criminel. Il a fait régner une sorte de doute, de suspicion, et c’était abominable… Pour moi, c’est vraiment un personnage atroce ».

Mme Ozouf ! Historienne et philosophe respectée ! Qui, en février 2020, était l’invitée de la même émission dont le thème était alors : « Eloge de la civilité » ! Elle y était décrite « sereine, pondérée, souriante » !

Décidément, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir attrapé le covid pour constater que l’année d’enfermement macronien a provoqué des séquelles graves.
Le blanc-bec, c’est M.Hervé Seitz.

Quasiment le jour-même de l’entretien avec Mme Ozouf, M.Seitz est l’objet d’un article de La Dépêche : « Covid-19 : “mensonges délibérés”, “fraude scientifique”, un chercheur montpelliérain s’en prend à Didier Raoult ». On y apprend que M.Seitz est chercheur au CNRS (on espère qu’il trouve…), qu’il a été l’un des premiers à accuser le Professeur Raoult de mentir et est l’auteur d’une synthèse démontant les études de ce dernier. L’occasion aussi de se rendre compte (nous l’ignorions sottement) qu’il a mis en ligne, en 2020, plusieurs vidéos sur Youtube consacrées en particulier à l’hydroxychloroquine (HCQ). Son maître mot à propos du Professeur Raoult : « mensonge » :
- Dans l’article cité, cela donne : “J’estime qu’il y a un vrai scandale sanitaire dans cette affaire. Il a été initié par des mensonges délibérés de la part du laboratoire du professeur Raoult…. Il est clair, d’entrée, qu’il n’y a aucun intérêt à administrer de l’hydroxychloroquine. On se rend compte de l’ampleur de la falsification, ce que confirmeront les essais menés avec rigueur scientifique, comme Discovery par exemple”, explique le scientifique dans les colonnes de Midi Libre » [Ah, ces essais Discovery qui ont sombré dans un triangle des Bermudes covidien, mais donc avec rigueur scientifique… ].
- Dans une vidéo du 19 octobre 2020, cela donnait : « J’estimais qu’il était nécessaire de démonter ces rumeurs pseudo-scientifiques qui circulaient sur une prétendue efficacité de ce traitement [HCQ + azythromicine (AZT)] contre le covid 19. A la fin de l’été, on a bien vu que c’était un gros mensonge depuis le début. Puisqu’on a vu tout au long de l’été des études indépendantes partout dans le monde et non-biaisées, qui ont toutes évalué l’efficacité de ce traitement et qui ont toutes conclu qu’il était pas efficace. Et donc je pense que les gens ont bien compris que ce labo Raoult à l’IHU de Marseille, ce sont des gens qui racontaient n’importe quoi. On le savait depuis le début, c’était franchement assez prévisible.»
Et, toujours dans l’article de La Dépêche, d’essayer des explications :
“Avec son physique de druide, Raoult est un personnage sympathique, qui dit ce qu’on a envie d’entendre : d’abord que le virus ne sortira pas de son écosystème, puis que ce n’est pas grave, qu’il n’y aura pas de deuxième vague… En face, il y a des scientifiques qu’on soupçonne d’être corrompus.”. Mais alors pourquoi le Pr Raoult aurait-il menti ? “Il tient l’IHU de Marseille d’une main de fer, sans laisser de place à la controverse. Beaucoup d’étudiants sont en contrat précaire, sous pression… En partant sur l’hypothèse d’une “bonne foi” de sa part, peut-être que ses équipes n’ont pas osé aller contre son intuition”, théorise Hervé Seitz qui estime par ailleurs que Didier Raoult a une “responsabilité pénale” face à cette “fraude scientifique”.
C’est quand même du lourd.
Du coup, on prend plaisir à fouiller un peu les autres videos du même M.Seitz et à y trouver d’autres fragments savoureux.
Dans celle du 6 mai 2020, il affirme :
« En plus, cette combinaison entre hydroxychloroquine et azythromicine a l’air d’être très toxique, donc de multiplier par deux le risque de mort par arrêt cardiaque. Donc, l’HCQ en association avec l’azythromicine a l’air d’être dangereuse…. On attend les résultats de Discovery qui a démarré avec retard à cause des problèmes de propagande avec la chloroquine » [Ah, on comprend enfin pourquoi DIscovery a eu du plomb dans l’aile dès le début : c’est à cause de l’HCQ…]
Celle du 2 juin 2020 est consacrée pour partie à l’étude fameuse dite duLancet. Vous vous rappelez, celle qui a été publiée le 22 mai 2020 puis assez précipitamment dépubliée le 5 juin ; à propos de laquelle le Professeur Raoult parle de l’escroquerie scientifique du siècle. La video du 2 juin de M.Seitz, c’est donc juste avant la dépublication. Voilà ce qu’il explique, après avoir rappelé que la publication de l’étude a immédiatement abouti à arrêter les essais sur l’HCQ, « notamment 16 essais en France », une broutille :
« Autant l’article a une certaine cohérence interne (il y a eu quelques petites erreurs qui ont été corrigées par les auteurs) -globalement, l’article me semble convaincant- autant il y a pas mal de choses autour de cet article qui suggèrent que les données présentées dans cet article pourraient être fausses, peut-être même complètement inventées. Il y a une possibilité que cet article repose sur des données frauduleuses complètement fabriquées. Evidemment, si l’article se base sur des données fausses, on ne pourra pas s’en servir pour l’argumentaire [contre l’HCQ… Pas pouvoir s’en servir, c’est ballot !] ».
Et l’auteur de reprendre plus loin ce doux balancement cauteleux :
« Autant la logique présentée dans l’article semble correcte, autant si elle repose sur des données qui sont fausses au départ, évidemment, on ne pourra rien en conclure. »
Et c’est quand même jouer de malchance Parce que, figurez-vous :
« Il y a eu de la fraude qui a fait croire que l’HCQ pouvait marcher contre le covid 19. Mais si des gens démontent [sic !] cette fraude en fraudant eux-mêmes, du coup on n’a pas plus avancé. Si elle est frauduleuse, on ne pourra pas en tirer argument contre l’efficacité de la chloroquine ».
Ca sera pareil, sauf qu’entretemps, et entre autres, les essais en cours auront été arrêtés et l’HCQ bannie ! Et pensez-vous que M.Seitz veuille s’interroger sur le pourquoi de la publication d’une étude entièrement bidonnée contre l’HCQ dans The Lancet ? Non, ce n’est pas sa cible.
Et puis voilà que le journal réputé pour sa rigueur et son honnêteté intellectuelle, on veut dire Le Monde, préannonce un livre publié ce 3 juin et écrit par deux de ses journalistes, « Raoult. Une folie française », qui « dévoilent son passé, les ressorts de son ambition et les coulisses de sa défense acharnée de la chloroquine dans la lutte contre le Covid-19 ». Extrait : « Vous ne vous rendez pas compte du poids que j’ai eu. Si vous aviez une idée de ce que j’ai pesé dans le monde, c’est inédit. Même moi je ne pensais pas que c’était possible », affirme ce personnage haut en couleur, qui « rêvait de rentrer dans l’histoire » avec la chloroquine ».

On l’aura compris, la charge sera croustillante et certainement au niveau des enjeux (on y revient : comment expliquer la publication de l’étude du Lancet ?)
Et pendant ce temps-là ?
- Pendant ce temps-là, imperturbablement, l’IHU de Marseille publie ses statistiques et ses conclusions sur une cohorte de patients qui ne cesse de grandir :

Nom de l’étude : « Early Treatment with Hydroxychloroquine and Azithromycin in 10,429 COVID-19 Outpatients: A Monocentric Retrospective Cohort Study ». Sa conclusion centrale en un anglais sans doute compréhensible : « Early ambulatory treatment of COVID-19 with HCQ+AZ as a standard of care is associated with very low mortality, and HCQ+AZ improve COVID-19 survival compared to other regimens. Zinc and anticoagulants are likely to further improve outcomes. Most COVID-19-associated deaths are preventable with early detection and outpatient treatment”. On y retrouve cette notion rabâchée par le Professeur Raoult depuis le début : le traitement vaut pour une prise en charge précoce. L’adjonction de Zinc et d’anticoagulants peuvent améliorer les résultats.
- Pendant ce temps-là, le Professeur Raoult se réjouit sur son compte Twitter de la publication récente d’une étude d’économistes, publiée à Munich, coordonnée par un professeur japonais et un professeur américain : Analyse plurinationale des facteurs explicatifs déterminants pour les décès du covid 19 (A Cross-Country Analysis of the Determinants of Covid-19 Fatalities » :

[N.B. : par « freedom » dans l’extrait cité dans le tweet, il faut entendre le caractère démocratique du régime politique]
Même si la lecture de l’article laisse un peu déconcerté quant à la caractérisation de facteurs socio-économiques, on retiendra que l’usage de l’HCQ y est nettement considéré comme un facteur de réduction de mortalité par des auteurs non-engagés dans les considérations de concurrence et d’egos médicaux.
- Enfin, toujours pendant ce temps-là, le Professeur Raoult continue des entretiens (mis à disposition sur youtube). Avec ténacité, il rappelle tout ce qu’il a consigné dans son livre paru en février 2021 : Carnets de guerre covi-19 qui compilent, sans en rien changer, les déclarations qu’il a faites depuis la mi-janvier 2020 jusqu’à l’automne 2020 ; pour que tout un chacun puisse juger sur pièces de ce qu’il a fait comme médecin-chercheur pour prendre en charge les malades qui venaient le voir : qu’il a ainsi parlé d’azythromicine dès le 14 janvier 2020 (et donc de l’usage d’antibiotique comme usuellement pratiqué dans les affections respiratoires virales et non virales, et comme l’usage s’en est ensuite développé) ; il rappelle qu’il a parlé de test systématique dès le 31 janvier 2020 et l’épisode des rapatriés de Wuhan (tests qui ont été refusés par Mme Buzyn) ; il rappelle qu’il a parlé de l’usage de l’HCQ dès le mois de février 2020 ; qu’il a parlé de l’intérêt des anticoagulants dès le 28 avril 2020 (ensuite largement préconisés à partir de septembre 2020) ; qu’il a parlé de l’hypoxie heureuse, cette sensation agréable accompagnant une baisse dangereuse du taux d’oxygène dans le sang, dès juin 2020, puis de sa recommandation d’achat d’oxymètres (et du non-sens de la recommandation officielle de rester chez soi en attendant de se sentir mal, sensation déjà trop tardive pour une prise en charge) ; il rappelle l’intérêt –ne croyant pas à un rebond de l’épidémie- qu’il a porté aux variants dès juillet 2020 (ces variants qui permettent maintenant d’entretenir à bon compte le suspens et la peur) ; que son institut a diagnostiqué 40 000 personnes, que 25 000 ont été prises en charge, 16 000 traitées à l’HCQ + AZT, et qu’ils n’ont eu aucun des accidents préannoncés ; qu’il a fait la proposition de quatre essais thérapeutiques et que chacune de ces propositions a été refusée.
On dit ça, on dit rien… Le Professeur Raoult parle néanmoins avec l’apparence de quelque justesse d’un « déchaînement d’hostilité tout à fait étonnant… Ca ressemble à 40 et à la guerre : la terreur ; le cachez-vous ; la délation ». Il faut ajouter la vulgarité. C’était il y a un an juste. Dans sa video du 2 juin 2020, le sieur Seitz concluait :
« Si un jour quelqu’un vous dit à nouveau, comme on l’a beaucoup entendu, « la bithérapie du Docteur Raoult marche dans les stades précoces de la maladie », vous êtes autorisé de ma part à vous foutre de sa gueule ».
La réforme du code de droit canonique signe la faiblesse du code publié en 1983
Le Code de Droit Canon vient de connaître une profonde réforme, par la constitution apostolique Pascite gregem Dei – « Paissez le troupeau de Dieu » – publié le 23 mai 2021 par le pape François, et qui entrera en vigueur le 8 décembre.
Beaucoup d’articles traitent du renforcement des peines suite aux “délits contre la vie, la dignité et la liberté humaines” (can. 1397-1398), en particulier abus sexuels, conservation d’images pédopornographiques, etc.
Moins cité dans la presse, le canon 1379, qui ne va pas faire plaisir au Comité de la jupe :
§ 3. Aussi bien celui qui a tenté de conférer l’ordre sacré à une femme, que la femme qui a tenté de recevoir l’ordre sacré, encourent l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique: en outre le clerc peut être puni du renvoi de l’état clérical.
Plus largement, cette constitution réforme presque complète le livre VI du Code, « Les sanctions dans l’Eglise ». Le code de droit canonique publié en 1983 est divisé en sept livres d’étendue inégale. Le livre VI, qui représente le droit pénal de l’Eglise, ne comporte que 89 canons sur les 1752 du code. Sur ces 89 canons 63 ont été modifiés, soit 71% du livre, 9 autres déplacés alors que 17 restent inchangés. Il s’agit donc d’un remaniement considérable.
Mgr Juan Ignacio Arrieta, secrétaire du conseil pontifical pour les textes législatifs, explique, dans un entretien accordé à Vatican news :
« Après la promulgation du code en 1983, les limites du livre VI sur le droit pénal sont apparues. » « En suivant une idée de décentralisation, la rédaction des normes pénales avait alors été laissée très indéterminée. On pensait que c’était aux évêques et aux supérieurs de décider selon la gravité des circonstances quels délits il fallait punir, et comment les punir. » « La difficulté pour beaucoup de combiner charité et punition a fait que le droit pénal n’était guère appliqué. »
« En outre, il était difficile de comprendre que les évêques réagissent différemment dans des situations similaires. »
« Cette situation a obligé le Saint-Siège à intervenir, comme on le sait, en confiant les délits les plus graves exclusivement à la Congrégation pour la doctrine de la foi, et en accordant des facultés d’intervention à d’autres dicastères de la Curie. »
Benoît XVI avait publié le 11 avril 2019 une analyse, qui fut très critiquée dans presse mainstream. Le pape émérite donnait les raisons profondes de la crise des abus, et abordait la question des abus et l’insuffisance des moyens de répression fournis par le nouveau Code de droit canonique.
« La question de la pédophilie (…) ne s’est posée que dans la seconde moitié des années 1980. »
Les évêques des Etats-Unis, où le problème était devenu public,
« demandèrent de l’aide, car le droit canonique, consigné dans le nouveau Code (1983), ne semblait pas suffisant pour prendre les mesures nécessaires. (…) Ce n’est que lentement qu’un renouvellement et un approfondissement du droit pénal délibérément peu structuré [nous soulignons] du nouveau Code ont commencé à prendre forme. »
« Il y avait un problème fondamental dans la perception du droit pénal. Seul le garantisme était considéré comme “conciliaire”. Il fallait avant tout garantir les droits de l’accusé, dans une mesure qui excluait en fait toute condamnation. (…) Le droit à la défense par voie de garantie a été étendu à un point tel que des condamnations étaient difficilement possibles. »
« Un droit canonique équilibré (…) ne doit donc pas seulement protéger l’accusé. (…) Il doit aussi protéger la foi. (…) Mais personne aujourd’hui n’accepte que la protection de la foi soit un bien juridique. »
A cause de ce garantisme, il fallut contourner la difficulté en transférant les compétences de la Congrégation du clergé, normalement responsable du traitement des crimes commis par les prêtres, à la Congrégation pour la doctrine de la foi sous le chef de “Délits majeurs contre la foi”. Ceci permit
« d’imposer la peine maximale, l’expulsion, qui n’aurait pu être imposée en vertu d’autres dispositions légales ».
Selon une analyse parue sur le site du district de France de la Fraternité Saint-Pie X,
la logique implacable du personnalisme, qui fait passer l’individu avant la société et le bien commun, a rendu la justice de l’Eglise quasiment inopérante avec le Code de droit canonique de 1983.
Mgr Arrieta explique :
« Les critères nouveaux peuvent être résumés sous trois [aspects]. Tout d’abord une meilleure détermination des normes, en définissant clairement les cas dans lesquels le système pénal doit être appliqué et la manière dont les infractions doivent être punies. »
« Les paramètres de références sont également désormais fixés pour guider l’action des ordinaires, tout en respectant les marges nécessaires à l’évaluation des circonstances concrètes de chaque cas. »
« Le deuxième critère est la protection de la communauté, en établissant des moyens de prévenir et de réparer les scandales, et de réparer les dommages causés. »
« Le troisième objectif était de doter l’autorité – l’évêque, le supérieur… – d’instruments adéquats pour pouvoir prévenir les infractions, promouvoir la réforme, et corriger les infractions avant qu’elles ne deviennent plus graves. »
Ce sont les évêques qui seront les victimes d’une refonte de Summorum Pontificum
Cyril Farret d’Astiès (auteur de “Un heureux anniversaire? Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI”) réagit notre article “Qui veut la mort de Summorum pontificum” :
La rumeur court, enfle, rebondit… D’aucun lisent l’information avec délectation, les autres avec angoisse. Assurément la nouvelle est importante. Elle est importante car elle touche une question centrale, probablement la question centrale du catholicisme contemporain et même au delà : la question liturgique.
L’information sans être officielle n’en est pas moins certaine : un détricotage des applications du motu proprio Summorum pontificum se prépare. C’est le pape lui-même qui l’a annoncé aux évêques italiens le lundi de Pentecôte, ouvrant à Rome la réunion de la Conférence des Évêques.
La mesure la plus probable concerne les prêtres diocésains qui devraient à l’avenir obtenir une permission de célébrer avec l’ancien missel. Les communautés traditionnelles, à ce que l’on en sait pour l’heure, ne seraient pas contraintes par les mesures restrictives en préparation.
Faut-il donc s’émouvoir de cet acte d’autorité en gestation ? Assurément il faut le regretter pour deux raisons :
1. Tout d’abord d’un point de vue filial ; car voilà un texte de paix, œuvre centrale du pontificat de Benoît XVI, qui va se voir retoqué pour des raisons purement idéologiques. En effet l’analyse livrée par Michel Janva selon laquelle ce projet serait inspiré par les influents (et bien en cour) jésuites de la Civiltà Cattolica afin de donner foi au caractère définitif de Vatican II, de transformer irrémédiablement l’Église en Église du Concile en installant définitivement la liturgie du Concile est tout à fait convaincante.
2. Mais aussi par charité fraternelle pour ceux qui pourraient se voir à nouveau privés de ce trésor commun de la liturgie ancienne par la décision discrétionnaire des ordinaires. Car à n’en pas douter il y a de la jalousie et des préoccupations d’épicier dans la volonté de juguler le succès grandissant que rencontre la célébration de l’ancien rit auprès du clergé diocésain et au profit des fidèles paroissiens (ce que la consternante synthèse de la conférence des évêques de France sur l’application du Motu proprio Summorum pontificum a clairement fait comprendre).
Mais il me semble cependant que ceux qui devraient tout particulièrement s’émouvoir de cette idée saugrenue et s’inquiéter de cette décision sont les évêques. Car ce sont eux qui vont devoir arbitrer, se mouiller, reprendre ce qui avait été offert, se justifier, s’expliquer… c’est dans les diocèse, avec le clergé diocésain, avec les fidèles paroissiens, que la lutte des classes que l’on espérait dépassée va renaître et enfler, car les catholiques « observant » (selon l’expression parlante de Yann Raison du Cleuziou), le troupeau fidèle a pris goût à la grande et roborative liturgie traditionnelle qui lui appartient autant qu’aux traditionalistes (lesquels, croit-on probablement et bien naïvement, vont se retrouver à nouveau enfermés dans les réserves d’indiens qui leurs sont concédées). La conséquence la plus prévisible de cette mesure loufoque c’est qu’elle va pousser les catholiques « observant » à se déciller un peu plus après les blagues Pachamamesques, d’accueil des migrants et de communion aux divorcés civilement remariés.
Et la conclusion logique que ne manqueront pas de tirer ces catholiques sincères, fidèles mais désabusés sera en quelque sorte l’opposé exact de celle des Jésuites : la liturgie issue du Concile n’est-elle pas en définitive celle d’une nouvelle Église, « l’Église du Concile » ?
Tripatouillage de laboratoire : du Covid à l’embryon humain
Dans Le Figaro Magazine, Guyonne de Montjou analyse l’adoption au forceps de la loi de bioéthique, alors qu’il n’y a aucune urgence et même que la France a d’autres urgences médicales à résoudre :

Nouveau ministère pour les catéchistes
Le Club des Hommes en Noir composé des abbés Celier, Tanouärn, Benoît, sous la direction de Philippe Maxence aborde le nouveau ministère de catéchiste décidé par le motu proprio Antiquum Ministerium du pape François :
Les “Fakes news” de Donald Trump deviennent vérités dans la bouche de Joe Biden
Les médias mainstream américains n’ont pas beaucoup de scrupules. Sur l’origine du virus, ce que l’on nommait mensonges, fake news et racisme antichinois quand Donald Trump évoquait l’hypothèse que le Covid pourrait avoir été fabriqué dans le laboratoire de Wuhan, devient possible quand Biden appelle à une enquête détaillée sur ce thème.
Ainsi Facebook, qui censurait tous les textes qui émettaient l’hypothèse d’un virus fabriqué en laboratoire, parlant de « désinformation » , est revenu sur sa décision la semaine dernière. En février, Facebook avait banni « les fausses accusations » sur l’origine humaine du Covid-19, après « avoir consulté les principales organisations de santé » , dont l’OMS.
Mais au regard des éléments nouveaux révélés par le Wall Street Journal sur trois collaborateurs du laboratoire de Wuhan tombés malades en novembre 2019, Facebook vient d’annoncer que les affirmations selon lesquelles le Covid pourrait avoir été conçu de main humaine ne seront plus censurées.
Le sujet est dévastateur pour l’écrasante majorité des médias nationaux, qui s’étaient moqués des personnalités républicaines comme le sénateur Tom Cotton.
Parce que leurs idées politiques avaient aveuglé leurs analyses : la haine de Trump était si forte qu’il fallait absolument disqualifier toute idée qu’il aurait défendue.
Pire : aucun media ne fait son mea culpa. Il n’est donc pas difficile de comprendre le succès des théories complotistes. Les grands médias se discréditent. Ne lisez plus les gros médias sans un oeil critique. Ils diffusent sinon autant voire plus de fake news que les médias dissidents.
Mondialisme et stratégie sino-communiste
Ce soir 4 juin, sept paroisses catholiques de Hong Kong organisent une messe de prière pour les défunts morts lors du massacre de Tianmen le 4 juin 1989. Après l’interdiction par les autorités de la veillée de commémoration (qui rassemble chaque année plusieurs centaines de milliers de hongkongais) avec des peines pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison pour toute personne allant contre cette interdiction, l’Eglise catholique reste le dernier lieu où il est encore possible d’organiser un événement public, ouvert à tous pour prier pour les défunts. Des bannières attaquant l’Eglise et le cardinal Zen ont été affichées la nuit dernière devant chaque église concernée, un député pro-Pekin appelle ses partisans à faire du grabuge et à porter plainte à la police. Et avec la nouvelle loi de sécurité nationale, tout ce qui est légal (comme un rassemblement pacifique ou célébrer une messe pour les défunts) peut devenir tout d’un coup illégal.
Bernard Antony livre quelques considérations non-conformistes sur les questions du mondialisme et de la mondialisation :
[…] La mondialisation actuelle des échanges n’est pas en soi une abomination. Elle est la réalisation d’une immémoriale pulsion des peuples à aller vendre et acheter très loin de chez eux. Comme les Phéniciens, comme les Grecs, comme les Varègues, comme les caravaniers de toutes époques, comme nos grands découvreurs espagnols et portugais.
À la mondialisation de l’Antiquité, l’Empire romain ajouta son projet et son ordonnancement à vocation mondialiste de civilisation commune sur toutes les terres alors connues des Romains. Cela rencontre providentiellement l’universalisme de l’évangélisation catholique : « Allez et enseignez toutes les nations ».
Nous sommes confrontés aujourd’hui à une perversion idéologique de l’universalisme (toujours les « [vertus] chrétiennes devenues folles » de Chesterton). Mais, s’il existe la réalité d’une fantastique mondialisation du fait des moyens de transport et de communication et si sont apparues depuis longtemps (bien après « L’utopie » de saint Thomas More, XVe-XVIe siècle) des utopies mondialistes et au premier chef le communisme ; et si aujourd’hui, assurément s’exerce d’aussi formidables qu’insupportables appétits idéologico-affairistes mondialistes, je ne crois pas du tout à l’inéluctabilité de l’avènement consensuel d’un pouvoir mondialiste unique, concocté par je ne sais pas trop quel complot planétaire façon élucubrations de Léo Taxil.
Je crois beaucoup plus à la thèse de Samuel Huntington qu’exprime le titre de son livre majeur : « Le choc des civilisations ». Il me semble donc beaucoup plus conforme à la réalité d’observer plutôt qu’un unique mondialisme, plusieurs stratégies mondialistes, non sans visées réciproques de manipulations. Je crois, certes, plutôt qu’à une proche unification planétaire à l’antagonisme durable de l’exécrable mondialisme chinois et de celui non moins exécrable du conglomérat américano-européen et des GAFAM.
Mais, la différence majeure entre les deux est qu’il y a encore dans les pays d’Europe et aux États-Unis des forces sociales et politiques de défense de la foi et des libertés. Rien de tel, hélas, dans la Chine rouge où ont été écrasées les dernières velléités d’autonomie des habitants de Hong Kong.
Il reste à attendre de voir si Xi Jinping lancera son armée dans la conquête de Taïwan, morceau autrement difficile à avaler, militairement et politiquement que Hong Kong. Certains peuvent penser qu’il n’est pas possible de risquer une grande guerre pour un si petit territoire. C’est exactement ce que pensaient les partisans de l’accord de Munich en 1939.
Absence de dialogue, débat faussé, suffisance… et retour à la case départ pour le projet de loi « bioéthique »
Communiqué de La Manif Pour Tous :
En quelques heures, les dizaines de milliers d’heures de travail réalisés au fil des navettes parlementaires sur le projet de loi dit « bioéthique » ont été pulvérisées par les députés de la majorité membres de la Commission spéciale de l’Assemblée nationale. Jeudi 3 juin, en fin de journée, la version du texte voté par la Commission… est littéralement la même que celle présentée en Conseil des ministres en juillet 2019. Tout ça pour ça.
Les uns après les autres, les co-rapporteurs ont défilé à la tribune de la petite salle dévolue au 3e examen du projet de loi dit « bioéthique » par la Commission spéciale. Tous, sans exception, ont enchaîné avec régularité leurs réponses «défavorable» à chaque amendement ou sous- amendement présenté. Refusant toute tentative de rapprochement avec l’opposition, aussi minime fut-il, ils n’ont eu de cesse, les uns comme les autres, de revenir à la version initiale du texte. Non pas celle issue de la 2nde lecture à l’Assemblée nationale, mais celle qui fut préparée par les ministres concernés et qui fut présentée, il y a presque deux ans, en Conseil des ministres.
Calquant leur attitude sur celle des co-rapporteurs, les députés membres ont voté comme un seul homme, sans jamais s’éloigner des positions de leurs mentors, sans jamais s’interroger – en apparence en tout cas – sur la possibilité d’esquisser une tentative de rapprochement entre parlementaires de sensibilités différentes. La touche finale de ce théâtre d’ombres étant donnée par le député Jean-François Eliaou qui, sur la question de l’IMG, a présenté sa position et indiqué que c’était bien, aussi, celle du Gouvernement. CQFD.
Un texte donc qui instaure à nouveau, avec la PMA sans père, une inégalité nouvelle entre enfants conçus naturellement et enfants conçus par PMA, lesquels peuvent être faits orphelins de père si tel est le souhait des adultes ; l’auto-conservation des gamètes sans motif médical ; la filiation fictive avec potentiellement deux « mères » et pas de père sur l’acte de naissance d’enfants nés de PMA ; la possibilité éventuelle de retranscrire la filiation d’intention d’enfants nés de GPA à l’étranger ; l’autorisation de créer des embryons transgéniques, des chimères animal-homme ou encore des gamètes artificiels. En un mot : un texte inhumain.
C’est pourquoi La Manif Pour Tous confirme les RDV de rassemblements annoncés aux abords de l’Assemblée nationale lundi 7 et mardi 8 juin à 19h.
Zemmour : Si on applique la méthode de Stéphane Séjourné au-delà de moi, il devra fermer 80% des antennes qui sont pour la macronie
Eric Zemmour répond à la proposition de Stéphane Séjourné, qui veut décompter le temps de parole d’Eric Zemmour. La montée en puissance de CNews inquiète les idéologues de la pensée unique. Leur reproche, c’est qu’à l’antenne, ces éditorialistes remplacent de plus en plus les politiques et que le pluralisme des expressions n’est donc plus assuré.
Eric Zemmour évoque le renvoi automatique des étrangers condamnés.
Chronique du délitement : 31 CRS blessés
Et c’est encore la faute à l’immigration ! Dans la nuit de mardi 1er à mercredi 2 juin, 31 CRS ont été blessés lors d’affrontements avec des immigrés après que ces derniers ont tenté de pénétrer illégalement dans le port de Calais. Sept policiers ont fait l’objet d’un transport à l’hôpital.
Dans l’actualité anti-flic, on note aussi à Creil (60) 2 policiers hospitalisés après avoir été renversés par une voiture sur un marché. Le suspect est en fuite.
A Sarcelles, une note interdit aux policiers les courses-poursuites sauf en cas de «crime de sang», grogne des hommes de terrain. Un policier grogne de ne pouvoir faire son métier :
« En gros on cède à la loi des cités. Un dealer ou quelqu’un qui est recherché n’aura qu’à refuser de s’arrêter devant une patrouille pour être tranquille. Avec cette mesure, autant cesser tout contrôle. On va uniquement embêter des pères de famille qui auront un clignotant abîmé et accepteront de nous obéir. »
Et dans la série, insécurité pour les policiers, cette nouvelle à moitié réjouissante (à moitié car c’est une bonne nouvelle mais pour une mauvaise raison) : l’association de policiers LGBTQI+ ne participera pas à la Gay Pride cette année. Elle craint un risque d’agression, alors que le cortège doit s’élancer de Seine-Saint-Denis. Johan Cavirot, le président de l’association, rappelle :
“Le parcours de la marche couplé à la menace terroriste et aux agressions avec armes envers les forces de l’ordre nécessitent une sécurisation du cortège de FLAG! beaucoup plus importante que les années précédentes pour garantir la sécurité de nos membres”.
En France, les policiers doivent désormais raser les murs. Ces derniers jours, certains policiers ont été suivis alors qu’ils rentraient chez eux…
Guet-apens organisé contre un véhicule de police à #RillieuxLaPape (69) #Lyon pic.twitter.com/6UqzNeYWZA
— Damien Rieu (@DamienRieu) June 3, 2021
I-Média – Procession catholique attaquée : le silence des médias
L’image de la semaine
La traque très médiatique d’un forcené en Dordogne à animé les médias. Là encore, on a eu le droit à la photographie du suspect.
Cergy. L’incroyable réaction des médias au racisme d’un maghrébin
Émoi général à Cergy-Pontoise dans le Val d’Oise après qu’un maghrébin ait insulté avec moult propos racistes une Africaine subsaharienne. Mais les médias ont tout fait pour occulter l’origine de l’agresseur.
Revue de presse
Procession catholique attaquée : le silence des médias
Samedi dernier, à Paris, une procession catholique a été attaquée par des antifas et des militants d’extrême gauche. Le silence médiatique a été saisissant.
C’est arrivé un 3 juin…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 3 juin 544 ou, 545, ou 548 : décès de sainte Clotilde, épouse de Clovis et reine de France.
Voir la chronique du 4 juin.
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le 3 juin 1098 : les croisés prennent Antioche, lors de la première croisade.
Le siège a commencé le 20 octobre précédent. La place forte d’Antioche est prise par les croisés en 1098 au bout de huit mois. À peine la ville conquise, la défense des remparts assurée et le patriarche orthodoxe remis sur son siège, le 7 juin l’armée de Kerbogha arrive. Les croisés assiégeurs deviennent à leur tour les assiégés; leur situation est bientôt désespérée. C’est alors qu’a lieu le miracle de la sainte lance. Les Francs sont vite épuisés, affamés et démotivés. Pierre Barthélémy affirme avoir eu une vision de saint André lui révélant que la Sainte Lance se trouve enterrée dans la cathédrale Saint-Pierre d’Antioche. Après une journée de recherches, sous le dallage de la cathédrale, la Sainte Lance est trouvée. Après cette découverte, saint André promit à Pierre Barthélémy la victoire pour les croisés si ces derniers jeûnaient durant cinq jours. Le lundi 28 juin, les croisés sortent de leur forteresse et malgré une pluie de flèches, chargent le centre de l’armée turque, qui panique et s’enfuit en débandade. Début 1099, les croisés prennent la route de Jérusalem, désormais ouverte.
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le 3 juin 1692 : 12 bateaux français échoués dans la baie de la Hougue sont incendiés par les Anglais, sous les yeux de Jacques II.
Voir la chronique du 29 mai ; les bateaux rescapés de la bataille de Barfleur ont dû venir à la Hougue pour réparer. Sous les yeux de Jacques II, que Louis XIV venait secourir, les Anglais détruisent les derniers bateaux de la flotte française censée débarquer un corps expéditionnaire en Angleterre pour le réinstaller sur le trône.
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le 3 juin 1800 : Cadoudal rentre d’Angleterre pour tenter de ranimer la Chouannerie.
La flotte britannique débarque Cadoudal sur l’île d’Houat, d’où il gagne la côte, car les Anglais ravitaillent en armes et en munitions les Chouans de Guillemot et Sol de Grisolles. Cadoudal réorganise ses troupes et divise la Bretagne en neuf régions, chacune sous les ordres d’un adjudant-général, équivalent de brigadier.
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le 3 juin 1806 : Napoléon écrit au roi de Naples Joseph Bonaparte.
“Quel amour voulez-vous qu’ait pour vous un peuple pour qui vous n’avez rien fait, chez lequel vous êtes par droit de conquête avec 40 à 50.000 étrangers ?”.
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le 3 juin 1875 : décès du compositeur français Georges Bizet.
Georges Bizet, né en 1838, meurt brutalement à Bougival. Admis au Conservatoire à 10 ans, consacré par le premier Grand Prix de Rome en 1857, à 19 ans, il crée des musiques de pièces de théâtre ou d’opéras-comiques, dont son célèbre “Carmen“. Il meurt soudainement à 40 ans
- le 3 juin 1899 : la Cour de cassation casse et annule le jugement rendu en 1894 contre Dreyfus et le renvoie devant le conseil de guerre de Rennes.
Le deuxième procès de Dreyfus s’ouvre.
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le 3 juin 1943 : De Gaulle et Giraud créent le CFLN.
Le Comité français de la libération nationale (CFLN) est créé à Alger. Ce dernier prétend légiférer pour tout le territoire national ; il détruit systématiquement toutes les lois de Vichy, rétablissant les textes de la III république et prépare l’Epuration globale et systématique de la France. Déjà en 1943, De Gaulle a levé les lois d’interdiction de la Franc-maçonnerie prises par le gouvernement du maréchal Pétain. En juin 1944, le CFLN prend le nom de Gouvernement provisoire de la République française
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le 03 juin 1944 : le CFLN (Comité français de libération nationale) s’auto désigne par ordonnance : « Gouvernement provisoire de la République française (GPRF).
De Gaulle est élu président du Gouvernement provisoire de la République française.
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le 3 juin 1950 : Maurice Herzog au sommet de l’Annapurna.
L’expédition française dans l’Himalaya dirigée par Maurice Herzog réalise la première ascension de l’Annapurna qui culmine à 8 078 mètres. C’est la première fois qu’une équipe d’alpinisme atteint un sommet de plus de 8 000 mètres. Maurice Herzog y laisse tous ses orteils et les doigts des deux mains. Elu député en 1962, Maurice Herzog sera secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports de 1963 à 1966.
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le 3 juin 1963 : décès de Pape Jean XXIII, à 81 ans.
Angelo Giuseppe Roncalli Il meurt le 3 juin 1963, jour de la fête de la Pentecôte. Il vient de promulguer l’encyclique Pacem in terris, adressée à tous les hommes de bonne volonté. Il est canonisé le 27 avril 2014 par le pape François sans procès de canonisation, par le processus de la Canonisation équipollente.
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le 3 juin 1968 : l’armée française occupe les émetteurs de l’ORTF (plan Stentor).
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le 3 juin 2016 : fête du Sacré Cœur. (fête amovible)
Cette fête est célébrée le 3e vendredi après la solennité de la Pentecôte. Le Sacré Cœur est apparu un certain nombre de fois à Sainte Marguerite Marie Alacoque. Les deux plus célèbres sont celles de juin 1675 et du 17 juin 1689.
Lors de la première Jésus demande, en lui montrant son Cœur: « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, […] jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu’ingratitude. Je te demande que le premier vendredi après l’octave du saint sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon cœur… ».
La famille royale et l’Eglise de France ont effectué de nombreuses démarches auprès des papes pour que se répandent cette dévotion, que Clément XIII approuve officiellement et institue le 6 février 1765.
Le 17 juin 1689 (voir la chronique du jour), 100 ans jour pour avant que la révolution française soit réalisée sur le plan législatif, le Christ lui donne un message pour le Grand Roi, afin de sauver sa famille et la France de leurs ennemis.
Il l’a charge de 4 messages pour le monarque français :
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le premier message s’adresse au Roi ; le Christ « désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et du Roi, pour y être honoré, autant qu’il y a été outragé, méprisé et humilié en sa passion. »
Il ajoute : << Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu’ il fera de lui-même à mon cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre… pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Église »
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le second message concerne encore Louis XIV, Jésus Christ voulant : “établir son empire dans le cœur de notre Grand monarque, duquel il veut se servir pour l’exécution de ses desseins. “
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Le troisième message demande au Roi : ” d’être peint sur ses étendards et gravé sur ses armes pour le rendre victorieux de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds les têtes orgueilleuses et superbes, afin de le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte-Eglise “.
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Le quatrième message est : de ” faire construire un édifice où sera le tableau de ce divin Cœur, pour y recevoir la consécration et les hommages du Roi et de toute la cour. Dans cet édifice le chef de la nation française reconnaîtra l’empire du divin Cœur sur lui-même et la nation, il proclamera sa royauté, se dira lieutenant du Christ “.
Sainte Marguerite-Marie résume les conséquences du culte public au Sacré-Cœur : ” Je prépare à la France un déluge de grâces lorsqu’elle sera consacrée à mon divin cœur. “
Des 4 demandes du Christ seule la dernière a été réalisée. Il reste à trouver « le chef de la nation française qui reconnaîtra l’empire du divin Cœur sur lui-même et la nation, et qui proclamera sa royauté, se disant lieutenant du Christ. »
Rappelons les promesses du Christ pour ceux qui pratiquerons et répandrons la dévotion à son Sacré-Cœur :
Le 27 décembre 1673, le Sacré Cœur apparaît à Marguerite Marie Alacoque et lui demande d’avoir une dévotion à son Sacré Cœur. Il fixe les deux principales dévotions, l’heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :
« 1- Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.
2- Je mettrai la paix dans leur famille.
3- je les consolerai dans toutes leurs peines.
4- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5- Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6- Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
7- Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8- Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
9- Je bénirai les maisons où l’image de mon Sacré Cœur sera exposée.
10-. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n’en sera jamais effacé.
12- Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu’il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)
Le combat continue sur Youtube
Thaïs d’Escufon, ancienne porte-parole de Génération Identitaire, lance sa chaîne Youtube et proposera des reportages pour dénoncer des faits de société. Après avoir été censurée sur Twitter, Facebook et plus récemment Instagram, elle explique pourquoi elle part en croisade sur Youtube :
