Paris : une procession perturbée par des gauchistes
Aujourd’hui se déroulait une procession organisée par le diocèse de Paris, en mémoire des victimes du massacre de la Rue Haxo par la Commune en 1871.
“Commémorons nos martyrs”
Rdv à 17h ce samedi, square de la Roquette (11e) avec Mgr Denis Jachiet, pour une marche de 4 km jusqu’à Notre-Dame des Otages (20e)#CommunedeParis pic.twitter.com/Dkc41Y93LA
— Diocèse de Paris (@dioceseparis) May 29, 2021
Une foule nombreuse de catholiques était présente pour se rendre à Notre-Dame-des-Otages. Environ 300 pèlerins recueillis en mémoire de ces prêtres massacrés par la Commune de 1871 cheminent vers la rue Haxo. Des militants communistes ont menacé et insulté les pèlerins.
Un témoin raconte les insultes sur le passage de la procession :
Je ne filme pas car mes amis et moi-même voulont rester recueillis, mais je vous assure que ça vaut le coup d’être vécu pour comprendre de quoi est capable cette gauche-là… Une femme hurle des injures, un individu nous menace de chambre à gaz et un autre de brûler nos églises. Des cagoulés hurlant, certains avinés, s’en prennent physiquement à nous et ils commencent à jeter des gros projectiles. Mes amis sont inquiets pour leur sécurité. Nous décidons de quitter ce beau pèlerinage. Les forces de l’ordre sont là mais clairement en sous-effectif…
Une procession de catholiques intégristes / royalistes se fait accueillir à Ménilmontant en ce jour de commémoration des 150 ans de la semaine sanglante. pic.twitter.com/7dYfoCPE47
— Taha Bouhafs (@T_Bouhafs) May 29, 2021
M. Véran considèrerait-il l’homosexualité comme une maladie ?
La nouvelle campagne de propagande lgbt bat son plein :

Elle a déjà été, avec imagination, largement détournée.


Ceci étant, même si l’on s’est malheureusement habitué à voir dans le macronisme un exhibitionnisme, il est inquiétant de voir l’état macronien franchir encore un nouveau stade dans la mise à nu de l’intimité en placardant les préférences sexuelles et les dilections familiales.
Il est peut-être encore plus inquiétant de voir que cet affichage s’effectue sous l’égide du ministère de la santé, dont dépend l’organisme Santé publique France.
M.Véran considèrerait-il donc l’homosexualité comme une maladie ? M.Véran envisagerait-il bientôt une nouvelle campagne de santé publique comme ci-dessous pour accompagner le Sidaction ?

C’est arrivé un 29 mai…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 29 mai : saints du jour français ou en France.
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St Maximin, évêque de Trèves († v. 346)
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À Trèves en Gaule Belgique, vers 346, saint Maximin, évêque. Intrépide défenseur de l’intégrité de la foi contre les ariens, il accueillit fraternellement saint Athanase d’Alexandrie et d’autres évêques envoyés en exil et, chassé à son tour de son siège, il mourut à Poitiers, sa patrie.
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St Gérard de Brou, évêque de Macon († v. 940)
À Mâcon en Bourgogne, vers 940, saint Gérard, évêque, après avoir été moine. Il gouverna son Église pendant quarante ans et termina sa vie au monastère de Brou, qu’il avait fondé.
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BBx Guillaume Arnaud et 10 comp., martyrs († 1242)
Guillaume Arnaud (né à Montpellier, dominicain à Toulouse, devint le bras droit de l’inquisiteur Pierre Seila, compagnon de saint Dominique), Bernard de Roquefort (dont nous ne savons rien), prêtres, et Garcia d’Aure (du diocèse de Comminges), religieux, tous trois de l’Ordre des Prêcheurs, et leurs huit compagnons (2 Franciscains, 2 Bénédictins, 4 prêtres séculiers, un laïc), † martyrs 29 mai 1242 à Avignonet-Lauragais (près de Toulouse).
Dans cette région, la vie de l’Église était troublée par le débordement de l’hérésie albigeoise. Le pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) décida d’intervenir dans cette situation qui risquait de dégénérer : le 22 avril 1234 il nomma Guillaume Arnaud premier inquisiteur dans les diocèses de Toulouse, Albi, Carcassonne et Agen.
Guillaume ne tarda pas à se mettre à l’ouvrage, avec une excessive rigueur, au point de faire exhumer les cadavres des hérétiques pour les brûler sur le bûcher. Il commença donc à rencontrer de sérieuses difficultés et le comte de Toulouse Raymond VII demanda au pape de freiner l’indomptable inquisiteur, imposant en outre à ses sujets d’éviter tout contact avec le frère et mettant des gardes à la porte des couvents. Le 25 novembre 1225 tous les frères dominicains furent chassés de la ville et partirent en procession en chantant des hymnes. Un an plus tard, le pape Grégoire IX obtint son retour ; Étienne de Saint-Thierry lui fut adjoint.
Mais la haine des hérétiques grandissait et provoquait parfois des tumultes. Le jour de l’Ascension 1242, Raimond d’Alfar, bailli d’Avignonet, invita les onze inquisiteurs dans son château voisin de Toulouse, sous prétexte d’une rencontre avec les albigeois. En réalité, c’était un piège: il les fit enfermer dans une grande salle du château et assassiner en pleine nuit. Les religieux ne se laissèrent pas intimider et allèrent à la rencontre du Christ, affrontant le martyre pour l’amour de lui et chantant le Te Deum.
Au nom de ces martyrs fleurirent des miracles et leur culte dura des siècles. Guillaume Arnaud et Garcia d’Aure furent dès leur mort objets de vénération. Leur tombe était dans l’église Saint-Romain près de leur couvent de Toulouse, mais leurs restes furent dispersés à la Révolution. Chaque année à l’anniversaire de leur mort on célébrait leur fête et celle de leur frère Bernard de Roquefort. En 1809 l’archevêque de Toulouse fit ôter de l’église d’Avignonet un tableau qui représentait les 11 martyrs. Il fut ensuite remis en place, mais disparut en 1861. Le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) reconnut en 1243 le martyre de Guillaume Arnaud et de ses compagnons, mais c’est seulement en 1866 que leur culte fut confirmé.
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le 29 mai 752 : élection du pape saint Paul 1er.
Il succède à son frère le pape Etienne II. C’est un cas unique dans l’histoire de l’Eglise. Il poursuit les relations privilégiées initiées sous le pontificat précédent entre la France et l’Eglise. Paul Ier fait transférer au Vatican les restes de Sainte Pétronille, patronne secondaire de la France, très vénérées par les Rois de France jusqu’à la « révolution française ». Enfin il est le parrain de Gisèle, fille de Pépin le Bref.
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le 29 mai 1328 : Philippe VI est sacré Roi en la cathédrale de Reims.
Philippe de Valois est sacré à Reims par l’archevêque Guillaume de Trie. Le duc d’Aquitaine, Édouard III d’Angleterre, pourtant pair de France, n’assiste pas à la cérémonie. Les Valois succèdent aux Capétiens directs. Le Valois, l’Anjou et le Maine sont réunis à la Couronne. Le Roi abandonne la Navarre à Jeanne, fille de Louis X le Hutin, femme de Philippe d’Évreux. Voir le testament de Saint Remy dans la chronique du 13 janvier.
Voir les chroniques du 1er avril, du 22 août.
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le 29 mai 1431 : une bulle du pape Eugène IV autorise la création de l’Université de Poitiers.
Cette bulle est rédigée à la demande du Roi de France, Charles VII. Ce dernier veut par la création de l’université, récompenser la fidélité que lui a toujours montrée le Poitou ; elle est créée le 16 mars 1432, par lettre patente royale.
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le 29 mai 1418 : prise de Paris par Jean sans Peur, duc de Bourgogne.
Depuis l’assassinat du duc d’Orléans (voir la chronique du 23 novembre) par son cousin le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, la France est entrée en guerre civile. Durement éprouvée par les exactions des Armagnacs, la population de la capitale se soulève. Dans la nuit du 28 au 29 mai, des sympathisants bourguignons ouvrent la porte Saint-Germain-des-Prés au capitaine bourguignon Jean de Villiers de L’Isle-Adam, à la tête d’une forte troupe qui entre aux cris de « Vive Bourgogne ! », les Orléanais sont massacrés. Le 12 juin, Bernard d’Armagnac est tué à son tour. Le Dauphin Charles s’enfuit. Tout le nord du pays passe aux mains des Bourguignons
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le 29 mai 1453 : condamnation de Jacques Cœur.
N’étant plus protégé par Agnès Sorel qui vient de mourir, Cœur est accusé de l’avoir empoisonnée. Lors du jugement ses malversations financières sont révélées. Ses biens sont mis sous séquestre, et le palais qu’il faisait construire à Bourges devient possession du Roi. Jacques Cœur est reconnu coupable des crimes de lèse-majesté, de concussion et d’exactions. Il est condamné à la saisie de ses biens, au paiement d’une amende de trois cent mille écus, au remboursement de cent mille écus au Trésor royal. Sa condamnation à mort est commuée en bannissement perpétuel pour service rendu à la couronne. Il a en effet financé la plupart des campagnes de Charles VII pour libérer la France de la présence anglaise.
Il doit rester en prison jusqu’au paiement de l’amende et ensuite être banni hors du royaume. Sur l’accusation d’empoisonnement d’Agnès Sorel, l’arrêt décide de suspendre la procédure. (Cf. la chronique du 25 novembre.)
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le 29 mai 1453 : Constantinople tombe aux mains des Turcs.
Constantinople, capitale de l’empire byzantin depuis 395, est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmet II. Le dernier empereur romain Constantin XI Paléologue meurt sur les remparts en défendant sa ville. Il est le dernier empereur romain de l’Histoire. La ville est pillée trois jours durant.
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le 29 mai 1692 : bataille de Barfleur.
Cette bataille se place dans le cadre de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, qui voit la victoire finale française. Afin d’aider Jacques II à retrouver son trône, pris par Guillaume d’Orange, et pour desserrer l’étau qui enserre la France, Louis XIV prépare un débarquement en Angleterre. Ayant constitué une flotte de 44 navires de ligne, commandée par Tourville, celle-ci fait route vers la Hougue; Tourville rencontre la flotte anglo-hollandaise au large de Barfleur. Malgré son infériorité numérique, il attaque les 90 vaisseaux ennemis, le 29 mai 1692 et les bat. Victorieux, il rejoint Brest, mais une quinzaine de ses navires assez endommagés se réfugient dans la rade de la Hougue. Les Anglais les attaquent et les brûlent les jours suivants. Cet évènement incite le Roi Louis XIV à développer les fortifications des ports.
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le 29 mai 1724 : Benoît XIII devient pape.
Le 29 mai 1724, lors de son élection, Benoit XIII est évêque de Césène, Il ne faut pas le confondre avec l’antipape Benoît XIII, qui règne en Avignon de 1394 à 1417. Il est à noter que de nombreux papes de Rome choisissent volontairement de reprendre des noms d’antipapes. (Cf. la chronique du 21 février).
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le 29 mai 1793 : Lyon se soulève contre la Convention.
Encore un mensonge de la III république sur la période révolutionnaire. L’ouest catholique n’est pas le seul à se soulever contre les folies parisiennes. C’est toute la France qui se rebelle. Lyon en est l’exemple, comme Marseille, Toulon et d’autres La Convention décrète Lyon ” en état de rébellion contre l’autorité légitime.” (sic!)villes.
En effet, exaspérés par les excès des révolutionnaires, les Lyonnais se soulèvent, arrêtent Chalier et ses amis qui, après jugement, sont exécutés le 16 juillet. La ville est administrée par des Girondins, puis les royalistes, conduits par Louis François Perrin, comte de Précy, qui organise la défense. Précy, ancien officier de la Maison du Roi. Il a participé à la défense des Tuileries le 10 août 1792. Précy édifie des redoutes, met en place une organisation défensive et mobilise une armée d’environ 12 000 à 14 000 hommes. L’armée de la Convention est dix fois plus nombreuse, sous les ordres de Dubois-Crancé, Kellermann et Couthon, le commissaire politique.
Le siège de Lyon commence le 7 août, mais le blocus n’est réalisé complètement que le 17 septembre. Il commence par des duels d’artillerie et des tentatives de prises de points stratégiques auxquelles les Lyonnais résistent. Kellermann décide donc de bombarder la ville pour saper le moral des habitants. Le pilonnage commence dans la nuit du 22 au 23 août pour ne cesser qu’avec la reddition de Lyon. Précy et les combattants survivants entreprennent de percer les lignes ennemies pour gagner la Suisse. Seule une poignée d’hommes atteint ce refuge. Le 12 octobre 1793, le conventionnel Barère se vante de son succès en ces termes :
« Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus. »
La Convention décrète, le 17 octobre, que la ville doit être détruite et ne plus porter que le nom de « Commune Affranchie », Collot d’Herbois et Fouché se chargent de la besogne. 1 604 personnes sont fusillées ou guillotinées, plusieurs riches immeubles autour de la place Bellecour détruits, l’école royale de dessin est supprimée, la terreur jacobine s’abat sur Lyon, atroce et ce, durant de longs mois. Les pavés de la place des Terreaux disparaissent sous le sang. Mais cela n’est pas assez rapide, on enchaîne donc des centaines de personnes dans la plaine des Brotteaux et on tire sur eux au canon. Au nom de la liberté !
Les dépouilles de ces malheureux reposent dans une chapelle du quartier, et sur les murs sont gravés les noms des victimes de la Terreur. De 150 000 habitants, Lyon passe à 102 000 en 1794, et 88 000 en 1800. La répression détruit près de la moitié de l’industrie de la soie.
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le 29 mai 1801 : Talleyrand envoie une note à Bonaparte.
Il y explique la nécessité de ne pas laisser Pie VII supprimer l’article du Concordat relatif aux prêtres mariés, qui est “moralement aussi indispensable que l’est politiquement celui relatif aux biens nationaux”.
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le 29 mai 1825 : sacre de Charles X, dans la cathédrale de Reims.
Le comte d’Artois succède à ses deux frères le Roi Louis XVI et Louis XVIII qui n’a pas été sacré. Il règne 5 ans. Voir la chronique du 2 août sur l’abdication d’un roi parjure.
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le 29 mai 1935 : mise en service du “Normandie”.
Le paquebot appareille pour sa première traversée et arrive à New York le lundi 3 juin 1935. Le Normandie remporte le “ruban bleu” lors de ce voyage inaugural, car il traverse l’Atlantique à la vitesse de 30 nœuds.
Il est désarmé dans le port de New York le 6 septembre 1939. L’armée américaine le réquisitionne le 16 décembre 1941. Il est rebaptisé le La Fayette le 1er janvier 1942. Le 9 février 1942 un feu se déclare lors de travaux de transformation pour en faire un transport de troupes. Il chavire. Voir la chronique du 9 février.
- le 29 mai 1944 : obsèques à Lyon de 432 victimes des bombardements anglo-américains du 26 mai.
Sur la place Saint-Jean, devant la cathédrale, les cercueils sont alignés en nombre impressionnant.
Voici l’allocution d cardinal Gerlier, lors de la cérémonie:
“Jamais sans doute cette vieille Primatiale témoin de tant de prières émouvantes n’a connu un spectacle semblable à celui que nous contemplons aujourd’hui. Ce funèbre parterre de cercueils, si nombreux qu’il a fallu déborder l’antique parvis, cette foule de parents en deuil, accablés par une douleur que les mots humains ne peuvent soulager, le souvenir présent dans toutes nos mémoires des instants affreux que nous avons vécus vendredi et des jours plus atroce encore qui les ont suivis, durant lesquels se révélait peu à peu en des visions terrifiantes l’immensité de la catastrophe, tout cela nous unit ce matin dans un même sentiment d’horreur de compassion affectueuse, dans un même élan de prière fraternelle.
Quelles paroles pourraient être égales à notre détresse ? Comment pourtant ne pas remercier ceux qui sont venus en ces jours sombres, comment ne pas dire un mot devant tous ceux qui pleurent, ce qu’exprime silencieusement notre présence à tous, celle des hautes autorités de l’Etat, des corps constitués et la masse émue de tous ceux qui ont dû rester à l’extérieur de cette cathédrale, que le deuil aujourd’hui suffit hélas à remplir.
J’ai parcouru les larmes aux yeux depuis trois jours ces lieux du désastre, les dépôts mortuaires et les hôpitaux où ont été rassemblées les victimes, hommes de toutes conditions et de tous âges, femmes, jeunes filles, petits-enfants dont l’innocence souriait, confiante, à la vie. Jai vu les foyers dévastés, les églises détruites, les asiles de charité anéantis. J’étais hier à Givors. Demain une cérémonie semblable nous réunira à Saint-Etienne auprès de 700 cercueils. Je sais que mille cadavres jonchaient hier le sol de Marseille… et combien d’autres à Avignon, à Nîmes, partout.
Il y a moins d’un mois pourtant au lendemain des bombardements qui avaient désolé et ravagé l’autre zone, les cardinaux et archevêques de France, se plaçant exclusivement sur le terrain qui est le leur, adressaient à leurs vénérés collègues des nations alliées un message les suppliant d’obtenir que soient épargnées avec soin les populations étrangères à la guerre, et tout ce que le respect de la faiblesse, de la spiritualité, de la beauté, doit rendre sacré à tous. Il m’est douloureux de constater que cet appel, écho de celui qu’avait fait entendre la voix auguste du Souverain Pontife, et dont nous ne pouvons douter qu’aient été émus ceux qui pouvaient lui donner une efficacité bienfaisante. La guerre a ses nécessités cruelle mais elle ne saurait aller jusque là. Au dessus de ces exigences de la guerre, il y a dans une civilisation chrétienne celles de la morale et du droit.
C’est bien, en effet, aux principes essentiels de la civilisation chrétienne qu’il faut revenir pour rendre à l’humanité désemparée le sens de son véritable destin; et c’est pourquoi au milieu de nos tristesses accablantes, nous retrouvons un instant de calme et d’espoir dans le temple du Dieu d’amour. Ah ! Si les hommes L’avaient écouté et suivi ! Si sa grande loi de fraternité avait dominé ce monde, au lieu qu’il soit courbé sous la tyrannie des égoïsmes païens nous ne connaitrions pas tant de souffrances. Il n’y aurait pas parmi nous tant d’abominable haine.
Que du moins sa divine parole soit aujourd’hui notre réconfort ; Vous qui sanglotez devant la dépouille d’un être cher, entendez à travers les siècles l’écho de son infaillible oracle : Qui credit in me, etiamsi mortuus fuerit, vivet. Celui qui croit en moi, même s’il est mort, vivra.
Entendez le commentaire de l’Eglise en sa liturgie funèbre : « pour vos fidèle, ô mon Dieu, la vie se transforme, elle ne s’anéantit pas ». Parents, épouses, enfants désolés, vos mort sont toujours vivants. L’affreux bombardement à pu détruire, calciner peut-être l’enveloppe mortelle de leur âmes, mais ces âmes restent inaccessibles à la brutalité des destructions humaines. Dieu les a faites immortelles, et s’Il permet sur notre terre la douleur et l’injustice, Il réserve la joie, la justice et la paix pour le temps qui ne finira pas. Pourriez-vous douter de sa miséricorde envers ceux qu’une mort a saisis dans l’accomplissement du devoir d’Etat ? Et si la justice divine peut réclamer d’eux quelque expiation songez au dogme admirable de la communion des saints et souvenez-vous que votre prière et vos larmes peuvent devenir en leur faveur le plus puissant moyen de rachat.
Quelle douceur n’est-il pas vrai ? Que ce lien établi par la prière entre nous et la foule de ces disparus où se mêlent toutes les classes, où trois de mes chers prêtres ont rejoint dans la mort ceux à qui ils avaient consacré leurs vies en attendant le jour où dans la lumière éternelle se refermeront à jamais les familles dispersés ici-bas.
Mais cette certitude je le sais bien ne peut faire disparaitre aujourd’hui le brisement humain des cœurs. Aussi en même temps que nous prions pour vos morts, nous prions pour vous de toute notre âme, vous qui devez porter le poids d’une si douloureuse séparation. La Loi de Jésus-Christ nous commande d’aimer avec prédilection nos frères qui souffrent. Je voudrais trouver les mots capables de vous faire sentir à quel point nous désirons réaliser ce commandement, combien nous souffrons nous mêmes de vos souffrances, combien nous aspirons tous à la soulager par une affection vraie et un dénouement efficace, à l’exemple de tous ceux qui depuis trois jours se multiplient sous nos yeux en admirables efforts qui jettent sur le deuil de la Cité une clarté d’espérance et un gage de fierté.
Dieu veuille que ce magnifique élan d’entraide nous aide à retrouver, dans les excès mêmes de notre souffrance commune, le secret de l’union fraternelle dont l’absence est notre plus grand mal. Puissent au dessus de nos discordes et à travers mes larmes, les yeux de tous les français apercevoir l’image de la France meurtrie qui attend douloureusement de leur amour filial le rejet des divisions impies et la reconstruction fervente de l’unité nationale.
Dimanche prochain, mes frères, j’appellerai les catholiques lyonnais à venir prier à Fourvière à toutes les intentions de l’heure grave que nous vivons, c’est-à-dire pour nos morts, pour ceux qui les pleurent, pour la France, pour la paix du monde. Permettez que, dès maintenant et sans préjudice des avis que publiera la Presse, j’invite cordialement les familles rassemblées à cette grande supplication où leurs pensées nous sera spécialement présente.
Ô Notre-Dame de Fourvière vers qui se sont élevés en toutes les heures de calamité les regards et les prières de la population lyonnaise, daignez secourir une fois de plus vos enfants malheureux. Voyez à vos pieds toutes ces pauvres mamans éplorées, tous ces enfants orphelins, tous ces hommes sur les mâles visages desquels avons surpris depuis trois jours tant d’anxiété douloureuse et de larmes impressionnantes. Mère très bonne, ayez pitié et souvenez-vous de notre indéfectible confiance. Intercédez pour nos morts. Soutenez maternellement ceux qu’ils ont laissés dans la douleur. Montrez à notre Patrie que vous restez son espérance et sa Reine.”
Journal « Le Nouvelliste » du 30 mai 1944 .
Ces bombardements tuèrent environ 900 personnes à Saint-Etienne et 400 à Chambéry. Le total des victimes françaises de ces bombardements anglo-américains pendant la dernière guerre dépasse soixante milles.
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le 29 mai 1958 : le général De Gaulle accepte de former le gouvernement.
- le 29 mai 1958 encore : le lieutenant-colonel Pierre Jeanpierre, colonel du 1er régiment étranger de parachutistes est tué au combat.
C’est par une phrase très laconique, qui le désigne par son indicatif radio, que son unité apprend la mort de son chef :
« Soleil est mort.»
Une promotion de Saint-Cyr porte son nom.
- le 29 mai 1968 : De Gaulle disparaît.
Le président De Gaulle téléphone au premier ministre Pompidou pour lui annoncer qu’il part se reposer à Colombey et qu’il “l’embrasse”. Rapidement, ce dernier apprend que De Gaulle n’est pas arrivé à Colombey et a “disparu”.
L’opinion publique découvre que De Gaulle est parti à Baden-Baden pour une entrevue mystérieuse avec Massu, commandant des forces françaises en Allemagne. Pompidou et Chaban-Delmas évoquent une éventuelle dissolution de l’Assemblée en apprenant la nouvelle. Mendès France se déclare prêt à former un “gouvernement de gestion”. Une manifestation d’environ 300 000 personnes, organisée par la CGT, défile de la Bastille à la Gare St-Lazare à Paris.
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le 29 mai 2005 : les Français rejettent par un référendum le projet de Constitution européenne.
Avec 54,87 % des voix contre, les Français rejettent le projet de traité constitutionnel européen. La France est le 10ème pays à se prononcer sur le texte, et le deuxième par référendum après l’Espagne. Mais c’est aussi le premier à dire “non”. Mais le couvert sera remis peu de temps après et on se gardera de demander au peuple français son avis.
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le 29 mai 2014 : fête de l’Ascension.
La fête de l’Ascension est célébrée 40 jours après Pâques. Elle a donc toujours lieu un jeudi mais sa date varie chaque année en fonction de celle de Pâques. Exceptionnellement, en 2014 cette fête est célébrée à la même date pour tous les chrétiens, occidentaux et orientaux, malgré des calendriers différents.
Elle marque la montée au ciel de Jésus-Christ, après sa mort le vendredi saint, et la Résurrection, le dimanche de Pâques. Le mot vient du latin “ascendere” signifiant “monter vers”. Marquant la fin de la mission terrestre de Jésus-Christ, cet événement, renforcé par la Pentecôte, implique également le début de l’activité missionnaire des apôtres.
Cet épisode est évoqué dans les Evangiles selon saint Marc, saint Luc, et dans les Actes des apôtres: “Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut enlevé au ciel.” (Luc 24,51). L’Ascension fait partie des trois grandes fêtes primordiales attestant de l’identité divine de Jésus-Christ, ayant sa place entre Pâques et la Pentecôte, 10 jours plus tard.
Vivez la Fête-Dieu auprès des miracles eucharistiques
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Fête des mères ? Solitude des mères, puissance de l’Etat totalitaire
Dimanche, ce sera la fête des mères. Une fête au goût amer lorsqu’on constate la solitude dans laquelle la société contemporaine plonge désormais les mères. Les Antigones dénoncent dans cette chronique d’Iseul Turan la solitude des mères françaises contemporaine, conséquence à la fois de nos modes de vie et des attaques politiques à l’encontre des familles.
Ce dont ont vraiment besoin les mères, c’est du soutien pratique, logistique, et affectif de communautés naturelles. Laisser l’Etat et le marché se substituer à ces communautés, c’est la porte ouverte à plus de solitude et plus de totalitarisme
Il est loin le temps où le destin des femmes était d’être mères. Il est loin aussi le temps où la maternité était un statut enviable. Aujourd’hui, la maternité se caractérise avant tout par une grande solitude : responsabilité totale dans la venue au monde de l’enfant, culpabilité à la moindre souffrance ou au moindre échec, renvoyés à la responsabilité de la mère, monétisation des services qui autrefois relevaient de la solidarité familiale… cette solitude est autant le résultat de nos choix de société que de mesures politiques visant à détruire la cellule familiale.
Patrick Buisson : Le grand remplacement actuel n’est que le fruit du grand remplacement de l’homo religiosus par l’homo oeconomicus
En 2016, son essai intitulé “La cause du peuple” a marqué les esprits. Cinq ans plus tard, Patrick Buisson publie le premier tome d’une somme qui s’annonce magistrale : “La fin d’un monde”. Retrouvez ici l’entretien donné par Patrick Buisson au Salon beige.
Dans un livre riche et dense, le politologue part d’un postulat : depuis les années 60, notre société est décadente. Et toute la question est de savoir comment nous en sommes arrivés là. Patrick Buisson évoque l’année charnière de 1964 avec ce qu’il appelle “le krach de la foi” sous l’impulsion fatale du concile Vatican II, puis de la déchéance du pater familias, la fin des paysages, la destruction de l’environnement, de l’autorité, de la verticalité.
Dans cet entretien de près d’une heure, Patrick Buisson répond au reproche de mettre trop l’accent sur la transformation des mœurs et des croyances plutôt que sur le “Grand Remplacement” de la population française. Il s’en explique et évoque l’Islam, Macron, Zemmour et le RN. Le grand remplacement migratoire actuel n’est que le fruit du grand remplacement de l’homo religiosus par l’homo oeconomicus.
Chronique du délitement
N’Diaga Dieye, l’homme qui a attaqué la policière à La Chapelle Sur Erdre, avait déjà agressé un couple de retraités chez eux en 2013.
Il avait déjà 17 condamnations en 2011 lorsqu’il était jugé pour avoir fourni de la drogue à un homme mort d’une overdose.

Que faisait cet homme dans la nature ? Dans un Etat respectueux du droit et du bien commun, le ministre de la justice aurait déjà posé sa démission. N’Diaga Dieye est mort hier face aux policiers. C’est sans doute mieux ainsi : de nouveau condamné, il serait sans doute ressorti dans quelques années.
85 parlementaires signent une tribune contre le projet de loi bioéthique
Ils appellent l’exécutif à surseoir à un nouvel examen du projet de loi bioéthique, qui doit débuter à l’Assemblée nationale le mardi 1er juin :
Le 17 février, une commission mixte paritaire (CMP) s’est tenue à la demande du premier ministre afin de trouver un accord entre députés et sénateurs sur la révision du projet de loi bioéthique. Agnès Firmin Le Bodo, présidente de la CMP, n’a eu besoin que de vingt minutes pour constater l’impossibilité d’une convergence sur ce texte :
« Les divergences qui ont été exposées témoignent de la vitalité de notre débat démocratique. Elles sont cependant très profondes et nous empêchent de parvenir à un accord. »
De son côté, le Sénat, en février 2020 puis en février 2021, a limité – et même supprimé en seconde lecture – la possibilité d’une PMA sans motif médical, maintenu la condition d’un motif médical pour l’autoconservation des gamètes, remplacé la filiation fictive envisagée par l’adoption de l’enfant par la conjointe de la mère, réintroduit l’interdiction de la création d’embryons transgéniques, de chimères et de gamètes artificiels et supprimé le motif de « détresse psycho-sociale » pour l’interruption médicale de grossesse (IMG).
Dans ce contexte, le gouvernement, au lieu de retirer le texte, vient de décider d’une troisième lecture dans les deux chambres. Comme cela ne permettra pas de parvenir à un texte commun, tant le clivage est profond, il sait pertinemment que c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot. Autant dire que la majorité présidentielle aura alors les mains libres, faisant fi du travail du Sénat, de l’opposition de nombreux députés aux mesures les plus clivantes et des conclusions des États généraux de la bioéthique organisés en 2018.
La reprise de l’examen du texte est annoncée à l’Assemblée nationale et au Sénat pour juin. Non content de ses manœuvres, l’exécutif fait ainsi preuve d’une absence catastrophique de sens des priorités et des responsabilités. Actuellement, les Français vivent d’immenses difficultés et la crise sanitaire n’est pas terminée. Ses conséquences sont largement devant nous : le plan de relance est à revoir, la pauvreté a considérablement augmenté, des secteurs entiers de notre économie et de notre société sont laminés, près de 10 % des élèves ont décroché depuis le premier confinement, les étudiants et les nouveaux diplômés sont au bord du désespoir…
À tout cela s’ajoute une situation d’insécurité préoccupante, ainsi que des actes récurrents de terrorisme. La gravité de l’état de la France implique des mesures d’urgence et d’ampleur, pour lesquelles le Parlement est incontournable.
L’embouteillage législatif est par conséquent impressionnant : projets de loi relatifs à l’état d’urgence sanitaire, à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement, au respect des principes de la République, mais aussi débats et votes sur les très nombreuses ordonnances liées à la crise afin de permettre le contrôle parlementaire minimal qui s’impose en la matière.
Le gouvernement veut passer en force sur le projet de loi bioéthique, ce qui est inconcevable pour un sujet aussi sensible. Le changement sociétal profond que renferme ce texte implique de prendre le temps, de construire un minimum de consensus, loin des postures idéologiques. Surtout, cela n’est pas compatible avec un pays qui est en état d’urgence sanitaire ou qui est juste en train d’en sortir progressivement. En outre, les projets de loi étant d’initiative gouvernementale, les ministres concernés sont tenus de suivre les débats et de répondre aux interrogations des parlementaires… Ce que, précisément, Olivier Véran, ministre de la santé, a été incapable de faire lors de la deuxième lecture à l’Assemblée nationale puis au Sénat car mobilisé par la gestion de la crise sanitaire.
Ce projet de loi doit être également revu à l’aune de cette crise sanitaire. La nécessité de confiner à trois reprises est notamment venue des difficultés et du manque de moyens de notre système de santé. Ministres, médecins et chercheurs doivent en priorité s’occuper de la santé des Français. La tâche est immense et incompatible avec la satisfaction de désirs individuels qui n’ont aucun rapport avec leur mission de soins et de préventions des maladies.
Nous invitons donc l’exécutif à la raison et au respect des Français. Ces débats sociétaux et bioéthiques doivent être remis à plus tard et ne pas se dérouler durant une période d’état d’urgence. Et puisque nous sommes à un an de l’élection présidentielle, laissons la place à un vrai débat démocratique en 2022. Les candidats qui le souhaitent pourront alors, officiellement cette fois-ci, inscrire ou non la PMA « pour toutes » et leur volonté de reconnaître la GPA dans leurs programmes en vue d’un vrai débat citoyen et politique. Cette clarté et cette transparence sont le seul moyen de parvenir à un large consensus sur des questions sensibles qui nous dépassent tous.
Députés signataires
Patrick Hetzel, Bas-Rhin ; Emmanuelle Anthoine, Drôme ; Julien Aubert, Vaucluse ; Edith Audibert, Var ; Nathalie Bassire, La Réunion ; Thibault Bazin, Meurthe-et-Moselle ; Valérie Beauvais, Marne ; Philippe Benassaya, Yvelines ; Anne-Laure Blin, Maine-et-Loire ; Sandrine Boëlle, Paris ; Jean-Claude Bouchet, Vaucluse ; Bernard Bouley, Essonne ; Jean-Luc Bourgeaux, Ille-et-Vilaine ; Xavier Breton, Ain ; Bernard Brochand, Alpes-Maritimes ; Jacques Cattin, Haut-Rhin ; Gérard Cherpion, Vosges ; Dino Cinieri, Loire ; Pierre Cordier, Ardennes ; Josiane Corneloup, Saône-et-Loire ; Bernard Deflesselles, Bouches-du-Rhône ; Rémy Delatte, Côte d’Or ; Fabien Di Filippo, Moselle ; Jean-Pierre Door, Loiret ; Marianne Dubois, Loiret ; Claude de Ganay, Loiret ; Annie Genevard, Doubs ; Philippe Gosselin, Manche ; Yves Hemedinger, Haut-Rhin ; Michel Herbillon, Val-de-Marne ; Mansour Kamardine, Mayotte ; Brigitte Kuster, Paris ; Marc Le Fur, Côtes-d’Armor ; Constance Le Grip, Hauts-de-Seine ; Geneviève Lévy, Var ; Emmanuel Maquet, Somme ; Olivier Marleix, Eure-et-Loir ; Gérard Menuel, Aube ; Philippe Meyer, Bas-Rhin ; Jean-François Parigi, Seine-et-Marne ; Eric Pauget, Alpes-Maritimes ; Bernard Perrut, Rhône ; Nathalie Porte, Calvados ; Didier Quentin, Charente Maritime ; Alain Ramadier, Seine-Saint-Denis ; Julien Ravier, Bouches-du-Rhône ; Frédéric Reiss, Bas-Rhin ; Jean-Luc Reitzer, Haut-Rhin ; Bernard Reynes, Bouches-du-Rhône ; Jean-Marie Sermier, Jura ; Nathalie Serre, Rhône ; Guy Teissier, Bouches-du-Rhône ; Robert Therry, Pas-de-Calais ; Jean-Louis Thierriot, Seine-et-Marne ; Arnaud Viala, Aveyron ; Charles de la Verpillière, Ain ; Eric Woerth, Oise.
Sénateurs signataires
Serge Babary, Indre-et-Loire ; Jean Bacci, Var ; Jérôme Bascher, Oise ; Arnaud Bazin, Val-d’Oise ; Catherine Belrhiti, Moselle ; Gilbert Bouchet, Drôme ; Yves Bouloux, Vienne ; Valérie Boyer, Bouches-du-Rhône ; Jean-Noël Cardoux, Loiret ; Anne Chain-Larché, Seine-et-Marne ; Guillaume Chevrolier, Mayenne ; Pierre Cuypers, Seine-et-Marne ; Marc-Philippe Daubresse, Nord ; Sabine Drexler, Haut-Rhin ; Françoise Dumont, Var ; Bernard Fournier, Loire ; Christian Klinger, Haut-Rhin ; Laurence Muller-Bronn, Bas-Rhin ; Marc Lamenie, Ardennes ; Dominique de Legge, Ille-et-Vilaine ; Stéphane Meurant, Val-d’Oise ; Olivier Paccaud, Oise ; Kristina Pluchet, Eure ; Isabelle Raimond-Pavero, Indre-et-Loire ; André Reichardt, Bas-Rhin ; Bruno Retailleau, Vendée ; Bruno Sido, Haute-Marne ; Claudine Thomas, Seine-et-Marne.
Résister au rouleau compresseur de la propagande vaccinale
Communiqué de Laissez les Vivre Sos Futures Mères :
Quand le Président de la République affirme en anglais depuis l’Elysée à une journaliste américaine qu’il faut déconstruire l’histoire de France, peut-on encore croire qu’il puisse prétendre incarner son pays ?
Quand le ministre de la Santé pianote sur son portable depuis le banc des ministres pour ne pas regarder les députés qui l’interpellent sur la menace mortifère que fait peser le pass sanitaire sur les libertés individuelles, peut-on encore imaginer qu’il défende la santé ?
Oui, nous devons tous nous lever pour dire NON.
Comment admettre que les pressions médiatiques et politiques obtenues grâce à des publications tronquées aient pu aboutir à l’interdiction de traitements pour les malades atteints du COVID-19 ?
Elles ont été immédiatement utilisées pour servir de prétexte à l’imposition psychologique du dogme du tout vaccinal. Ce faisant il n’a jamais été rappelé que dans toutes les classes d’âge de la population française jusqu’à 65 ans l’espérance de vie n’avait pas cessé d’augmenter en 2020. Non, c’est la terreur absolue qu’il a fallu à tout prix faire régner et ce pour une maladie à laquelle 99,95% des gens ont survécu.
La dictature du chiffre s’est imposée : « La mort s’est invitée à notre table chaque soir » et par le biais des statistiques d’énumération des décès des malades du COVID-19, chaque soir Jérôme Salomon nous égrainait sa sinistre comptabilité. Désormais, nous avons droit au nombre journalier des vaccinations. Ceci est présenté comme un trophée individuellement et collectivement salvateur et rédempteur.
Et l’individu ? Qu’est-il devenu dans cette hypermédiatisation du chiffre ? Juste une donnée, un QR code ? De toute façon nous sommes tous appelés à ne plus être que des bases digitalisées, repérables sur la base du pass sanitaire. Nos données de santé ont été vendues à une société américaine IQVIA ainsi que l’a révélé Elise Lucet dans le magazine télévisé Cash Investigation.
Il est hautement vraisemblable qu’il en sera de même pour ceux qui utiliseront leur pass sanitaire. Ce dernier est en principe initialement nécessaire pour relativement peu d’activités, mais progressivement il sera étendu à un nombre croissant d’entre elles. Ceci est prévu et prédit par le livre Klaus Schwab : « La Grande Réinitialisation ». La surveillance permanente des individus y est prévue.
Et pourtant les alertes sur la dangerosité des vaccins ne manquent pas. 57 scientifiques de renommée internationale viennent de demander un moratoire des vaccinations.
Pour le professeur Luc Montagnier, c’est le vaccin qui provoque la survenue des variants. Toujours est il que le site Eudravigilance, site officiel de l’Union européenne décompte déjà 11 575 décès déclarés du fait des quatre vaccins du début de la campagne de vaccination jusqu’ à la date du 15 mai et ce rien que pour les pays de l’Union européenne.
Quant aux risques de stérilité tant masculine que féminine, ils ont été maintes fois évoqués par les scientifiques tels que Mickael Yeadon, Luc Montagnier, Alexandra Henrion-Caude, Christian Perronne, Louis Fouché.
Devant la débâcle politique, médiatique comment ne pas s’insurger ?
Il est temps de s’opposer de toutes nos forces à ce pass sanitaire.
Beaucoup de personnes âgées pressées par leur entourage et leur médecin se sont faîtes vacciner, et après on a vu les quinquagénaires attendre leur tour souvent avec un sentiment diffus de vouloir accomplir un devoir.
D’autres ont été motivés par l’attente d’une délivrance, d’un retour à une vie normale.
Les images de gens se pressant devant les vaccinodromes rappellent celles des conscrits de 1914 se bousculant massivement à la gare de l’Est. Ils voulaient venger leurs grands-parents, récupérer les provinces perdues. C’était ceux de « 14 ». Et pour « ceux de 2021 », quelles seront pour eux les conséquences ?
Toujours est-il que désormais l’urgence est bien celle du refus total du pass sanitaire.
Il semble qu’il faille une mobilisation massive : lettres à tous les parlementaires et annonces de boycott de tous les établissements utilisant le pass sanitaire.
Une grande manifestation s’est déroulée le samedi 22 mai au Trocadéro à Paris.
Une autre se tiendra ce samedi 29 mai, place Vauban à Paris à 14h30. Laissez-les-Vivre SOS-Futures-Mères y sera. Nous manifestons contre tout ce qui va dans le sens d’une instauration d’un Meilleur des mondes.
De même, tous les autres samedis à 15 heures des manifestions se tiennent à Paris place Pierre-Laroque contre la dictature sanitaire.
N’est-il pas significatif à cet égard que le gouvernement profite du mois de juin pour tenter de faire passer au forcing les lois bioéthiques ? Ces dernières permettent notamment la création de chimères, l’avortement jusqu’au neuvième mois de grossesse pour détresse psychosociale ainsi que la facilitation de l’accès à toutes les techniques de procréation médicalement assistée. Serait-ce pour pallier les éventuelles conséquences d’infertilités vaccinales ? D’autre part, n’est-il pas intriguant que ce soit Israël, pays qui ait le plus vacciné qui soit le plus avancé concernant le développement de l’utérus artificiel ? Est-ce un hasard ? La coïncidence est néanmoins troublante.
Peut-on admettre que dans un si beau pays que notre France pétrie de plus de 1 500 ans de christianisme, ceux qui ont le courage, la force mentale et morale de résister au rouleau compresseur de la propagande vaccinale deviennent des citoyens de deuxième zone, des parias ? Peut-on admettre que Big Data et Big Pharma se conjuguent pour exploiter nos données ? Un scénario alliant 1984 et Meilleur des mondes est totalement plausible. Big Brother qui surveillerait tous nos déplacements oui cette hypothèse est parfaitement vraisemblable. La possibilité d’une obligation d’avoir une puce sous la peau pour attester des vaccinations anti-covid devient de plus en plus crédible.
Tous vaccinés ou pas nous devons nous mobiliser sans faillir. Tous les totalitarismes ont annoncé leur programme Karl Marx avec le Manifeste du Parti Communiste, Hitler avec Mein Kampf, ceux qui en ont averti l’opinion ont été moqués ou ignorés. Klaus Schwab a fait de même, dans son livre Great Reset.
Cela doit nous alerter d’urgence.
Vie professionnelle, crise, bilan de compétences… Révélez vos talents
Alors que le “distanciel” et les confinements en ont amenés beaucoup à s’interroger sur leurs choix de vie, les bilans de compétences ont le vent en poupe. Quand faire un bilan de compétences ? Quel organisme choisir ? Réponses avec Bilan Ephata.
« Mon travail, mes études n’ont plus son sens » ; « Je veux changer de vie ! » Voilà un cri qui résonne de plus en plus depuis le début de la crise liée au Covid. Est-ce une tendance que vous constatez ?
L’appel au sens, à l’unité de vie et à la mise en œuvre de nos talents est un appel qui résonne de façon puissante en chacun. Il est l’appel même à vivre notre vocation de baptisé.
Toutefois, même si ces réflexions ne sont pas nouvelles, depuis que le virus est apparu, elles se font de plus en plus régulières et insistantes. Plus d’un an de “distanciel” et de confinements nous ont poussés à nous confronter à nous-mêmes et à nos choix. Les interrogations que nos rythmes de vie effrénés nous permettaient d’ignorer sont soudainement revenues en force. Et lorsque la question de la vie et de la mort revient au premier plan, la question du sens arrive immanquablement avec elle. Sens de ce que nous faisons, sens de nos études, sens de notre travail, sens de ce qui est bon et de ce qui est bien.
Quel est le bon moment pour réaliser un bilan de compétences ?
Au milieu de sa vie professionnelle pour changer de voie ou confirmer ses choix, au début pour trouver un stage ou son premier emploi, à la fin car retraite ne rime pas avec inactivité. Le bon moment c’est surtout celui où l’on se rend compte que l’on a besoin d’un accompagnement pour avancer.
Se lancer dans un bilan de compétences, c’est surtout se retrouver dans une jungle de différents organismes. Comment faire pour choisir ?
Comme pour tout, pour choisir, il faut avoir une idée de ce qu’on veut et de ce qu’on ne veut pas et se renseigner. Un des points les plus importants et les plus différenciant entre les organismes, c’est l’anthropologie et la philosophie qui sous-tendent le bilan de compétences.
Qu’est-ce qui différencie Bilan Ephata ?
A la lumière de l’anthropologie chrétienne et du discernement ignacien, nous proposons des bilans de compétences réalisés dans une vision chrétienne de la personne et du travail. Ils se déroulent pour l’essentiel lors d’une session de 5 jours en abbaye. Ces sessions permettent de se mettre quelque temps en retrait, loin du monde, pour permettre à chacun de relire sa vie plus clairement, hors du rythme de son quotidien, dans la fécondité du silence.
3 bonnes raisons de faire un bilan de compétences sous le regard de sa Foi ?
- Révéler ses talents
Révéler ses talents est le but de tout bilan de compétences à travers la relecture de sa vie, l’ouverture du champ des possibles et sa projection dans l’avenir. Pour un baptisé, il y a une dimension chrétienne supplémentaire. Révéler ses talents, c’est aussi répondre à sa vocation dans le monde et au service du bien commun.
- Unifier sa vie
Répertorier ses talents, mieux se connaître, se projeter, choisir et discerner et enfin construire un projet qui mette en phase projet professionnel et projet de vie, pour ressentir son unité, trouver ou retrouver une cohérence. Un bilan de compétences, ce doit d’être aussi un bilan de vie car on n’évalue pas mécaniquement des acquis techniques, on fait le point sur ce qu’est la personne dans ses 3 dimensions (corps, âme et esprit), ce qu’elle sait, ce qu’elle est capable d’entreprendre.
- Se mettre en route
Un bilan de compétence n’est pas qu’une relecture et une projection immobile. Ces premières étapes sont certes nécessaires pour mieux se connaître, prendre confiance en soi et révéler ses talents. Il ne s’agit toutefois que d’étapes préparatoires, un peu comme le serait la préparation d’un voyage et de sa valise. Cette préparation ne sert à rien si on reste chez soi. Il est nécessaire de construire et de mettre en œuvre un plan d’action pour révéler ses talents, les mettre en pratique.
Pour vous, vos proches, tous ceux qui souhaiteraient faire un bilan de compétence avec Bilan Ephata, toutes les informations sont sur le site internet http://bilan-ephata.fr et sur les pages Facebook , Instagram et LinkedIn .
Les prochaines sessions estivales encore accessibles :
Du 28/06 au 2/07 à l’abbaye Notre-Dame de Triors
Du 23/08 au 27/08 à l’abbaye de Sept-Fons.
Contre la propagande LGBT, écrivez à votre maire
De Liberté Politique :
Un peu partout en France s’étale depuis quelques jours sur les panneaux d’affichage une nouvelle campagne de propagande gouvernementale, faisant la promotion ouverte de tout ce qui n’est pas l’hétérosexualité, avec au passage, un parfait et répugnant mélange de stigmatisation et de pseudo-bonne conscience.
Dans nos rues, sous nos abribus, devant nos écoles, cette campagne se mêle une fois de plus de ce qui ne la regarde pas. Elle est d’autant plus scandaleuse qu’elle est bien sûr financée par nos impôts, et diffusée avec la bénédiction de maires bien trop complaisants.
Nous ne pouvons rester sans réagir. A Versailles, où Liberté politique est implantée depuis de nombreuses années, nous avons adressé au maire une lettre ouverte pour lui manifester notre désaccord.
Nous vous invitons à faire de même, chacun à votre niveau, dans votre ville, si vous avez-vous-même été confrontés à ces affiches.
Nous vous proposons ici un exemple d’argumentaire.
“Madame / Monsieur le Maire,
Depuis quelques jours s’étale dans les rues de [VOTRE VILLE] une nouvelle campagne d’affichage qui, sous couvert d’appel à la tolérance, expose aux yeux de tous, et en particulier des enfants, des situations sexuelles et familiales qui n’ont pas à être promues ni encouragées.
Notre ville a certainement à cœur d’œuvrer au service des familles et de l’éducation. Comment peut-elle laisser de telles affiches à la vue des enfants ?
La mairie doit veiller à ce qui est diffusé dans l’espace public. Dans ce cas précis, ces affiches de propagande interpellent les plus jeunes, et obligent les parents à aborder malgré eux et dans la sphère publique des sujets délicats, sans respecter leur approche comme premiers éducateurs de leurs enfants.
Vous pouvez sans difficultés comprendre que la campagne actuelle, qui exhibe à la vue des enfants des situations sexuelles complexes, place les parents dans l’embarras et devrait susciter davantage de prudence de votre part. Outre le caractère stigmatisant de cette publicité, la mise en relief dans le domaine public de situations qui relèvent de l’intimité du cercle familial n’est pas acceptable.
Nous attendons de vous le retrait de ces affiches, et la vigilance à l’avenir à l’égard de nouvelles campagnes qui pourraient intervenir à [VOTRE VILLE].
Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Madame / Monsieur le Maire, nos respectueuses salutations.”
Nous vous invitons à relayer notre protestation auprès de votre maire. D’avance, nous vous remercions de votre réactivité. Il est essentiel que nos dirigeants locaux sachent que nous n’entendons pas nous faire inonder de propagande au quotidien sans réagir…


Les réactions à la Une de Valeurs Actuelles confirment… la Une de Valeurs
Dans l’édition du cette semaine, Valeurs actuelles propose en Une de son magazine un dossier sur le « délire transgenre » ou : « Comment les lobbies instrumentalisent le changement de sexe » ?
Cette couverture a déplu aux associations du lobby LGBT comme Mousse, Stop Homophobie et Adheos, qui ont déposé plainte le 27 mai contre le magazine.
Sans prendre la peine de lire le magazine, les accusations de “transphobie” se multiplient. Élisabeth Moreno, ministre délégué auprès du Premier ministre, dénonce une couverture « méprisable de Valeurs actuelles, ce n’est pas la première fois, mais on ne s’y habitue jamais ». Sur la couverture, il y a aussi son collègue au gouvernement Gabriel Attal… Ambiance.
Le journal Têtu enchaîne :
« Gabriel Attal assume de donner une interview à un journal qui entraîne des discriminations. »
De quoi donner raison à l’ensemble du dossier proposé par Valeurs actuelles, dont le propos est une mise en garde sur l’idéologie dévastatrice des lobbies LGBT.
Les réactions à la couv de @Valeurs montrent que, pour certains, on ne peut plus critiquer les délires ideologiques des courants trans-LGBT, sans être taxé de “transphobie”. Ce sectarisme intellectuel, qui vise à tuer le debat et à diaboliser toute contradiction est sidérant… pic.twitter.com/9LgIfnDKTG
— Amaury Bucco (@AmauryBucco) May 28, 2021
C’est arrivé un 28 mai…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 28 mai : saints du jour français ou en France.
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St Germain, abbé puis évêque de Paris (v. 496 † 576)
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Germain de Paris naquit à la fin du Ve siècle près d’Autun. Tout jeune, il faillit être victime d’une mère dénaturée et d’une grand-mère criminelle ; mais Dieu veillait sur cet enfant de bénédiction et le réservait à de grandes choses. Germain se réfugia près d’un ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il apprit, chaque jour, à imiter la piété et les vertus.
L’évêque d’Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l’onction sacerdotale, puis le nomma bientôt abbé du monastère de Saint-Symphorien d’Autun.
Par ces temps de guerre et de dévastation, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d’un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l’aumône, au point qu’un jour il donne jusqu’au dernier pain de la communauté. Les moines murmurent d’abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le défaut de foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger. Il priait encore, lorsqu’une dame charitable amène au monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé. La leçon profita aux religieux, qui se repentirent de leur réaction.
Un jour le feu prend au grenier, menaçant de brûler toute la récolte du couvent. Germain, calme et confiant, saisit une marmite d’eau à la cuisine, monte au grenier en chantant « Alléluia », fait le signe de la Croix et jette quelques gouttes d’eau sur le brasier, qui s’éteint.
Un jour qu’il était en prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris : « Que signifie cela ? » demande l’abbé. – “C’est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville.” Quatre ans plus tard, Germain, devient évêque, malgré sa résistance. Il n’en resta pas moins moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu’il avait pratiquées dans le cloître. Après les fatigues d’une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l’autel.
Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat ; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu’il secourut, de prisonniers qu’il délivra, avec l’or des largesses royales. Il mourut, plein de mérites, vers l’âge de quatre-vingts ans.
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St Cheron, martyr († Ve s.)
À Chartres, peut-être au Ve siècle, saint Chéron, martyr.
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St Guillaume de Gellone, duc puis moine († 812)
Au monastère de Gellone en Aquitaine, l’an 812, saint Guillaume ou Guilhem, moine. Nommé par Charlemagne comte de Toulouse et duc d’Aquitaine, vainqueur des Sarrasins jusqu’à Barcelone, parvenu au faîte des honneurs, lié d’amitié avec saint Benoît d’Aniane, il fonda, non loin d’Aniane, un autre monastère dans la vallée de Gellone, y prit l’habit monastique, et voulut demeurer simple moine, humble, pénitent, recherchant les emplois les plus humbles.
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le 8 ou 28 mai 615 : mort du pape saint Boniface IV.
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le 28 mai 1258 : abbaye de Saint Denis.
Alexandre IV adresse de Viterbe trois bulles aux archevêques de Bourges et de Reims, d’une part, de Bordeaux et de Tours, d’autre part, et enfin à ceux de Sens et de Bourges, pour leur prescrire d’édicter des sanctions canoniques contre les perturbateurs et les spoliateurs laïques ou ecclésiastiques des biens de l’abbaye de Saint-Denis.
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le 28 mai 1258 : traité de Paris, aussi appelé par erreur traité d’Abbeville.
Après les victoires de Taillebourg et de à Saintes, le Roi de France est le monarque le plus puissant d’Occident.
Ce traité met fin à la “première guerre de Cent Ans. En effet, le conflit dure depuis plus de cent ans entre les Capétiens et les Plantagenêt, depuis le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du futur roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt.
Henri III Plantagenêt signe avec le Roi de France, Saint Louis, le traité de Paris, qui est ratifié le 4 décembre 1259 (voir la chronique du jour), jour où le roi d’Angleterre rend un Hommage lige au Roi de France et se reconnait son vassal!
Louis IX rend à Henri III la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l’Agenais et la Saintonge. Mais pour ces possessions, ce dernier doit rendre au Roi de France l’hommage dû au suzerain. Saint Louis conserve la Normandie, la Touraine, l’Anjou, le Poitou et le Maine), provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au roi Jean sans Terre.
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le 28 mai 1291: les croisés perdent la Terre sainte.
Les royaumes francs de Terre Sainte disparaissent définitivement avec la chute de Saint-Jean-D’Acre, aujourd’hui Akko, port de pêche d’Israël. La ville avait été conquise par les Croisés et confiée au roi Baudouin 1er en 1104. Après un long siège des Mamelouks commandés par al-Ashraf Khalil, une partie de la muraille nord cède et la ville est conquise malgré la résistance des Templiers et des chevaliers de l’Hospital.
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le 28 mai 1358 : début de la révolte des Jacques à Paris.
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le 28 mai 1558 : naissance de Pierre Séguier, Chancelier de Louis XIII.
Né le 28 mai 1588 à Paris, Pierre Séguier étudie le droit en vue d’aborder une carrière de magistrat.
D’abord Intendant de Guyenne et Président à Mortier du Parlement de Paris sous Louis XIII. Reconnu par le Cardinal de Richelieu pour ses compétences et son intégrité, il devient Garde des Sceaux, puis Chancelier du Royaume. Réputé fidèle et loyal au Roi et au Cardinal, bien que restant dans l’ombre de ce dernier, il joue notamment un grand rôle dans la conduite de l’administration du Royaume. Tous les officiers de justice dépendent donc de lui pendant à peu près quarante années. A son actif figurent entre autre les faits suivants : pendant la révolte des Va-nu-pieds en Normandie (1639), il met au pas le Parlement de Rouen en privant ses membres de plusieurs prérogatives et privilèges; il instruit aussi le procès d’Henri de Ruzé d’Effiat Marquis de Cinq-Mars.
Après la mort de Richelieu et de Louis XIII, il est brièvement écarté des affaires, mais Mazarin le rappelle comme Ministre d’État. Il soutient Anne d’Autriche durant la Fronde, ce qui lui vaut de reprendre sa charge de Garde des Sceaux en 1656. C’est l’ascension de Colbert qui l’écarte de la conduite des affaires de l’État. Protecteur des Arts et des Lettres, Pierre Séguier est membre de l’Académie Française, dont il a confirmé les statuts, après la mort du cardinal de Richelieu. Il s’éteint le 28 janvier 1672 à Saint-Germain-en-Laye.
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le 28 mai 1629 : siège de Privas.
Louis XIII avait tout tenté pour obtenir une reddition honorable et pacifique de la ville. Devant le refus de Saint-André de Montbrun le Roi est furieux et déclare “qu’il en ferait un tel châtiment qu’il en serait à jamais mémoire“. Le 28 mai, Privas se rend. “Pour l’exemple”, elle est mise à sac et incendiée par les troupes du prince Henri 1er de Condé. Le Roi ordonne que les fortifications soient entièrement rasées, interdit à quiconque de rebâtir la ville et de s’y établir sans son autorisation expresse.
“Je veux espérer que la suite de mon voyage sera plus doux, et que l’obéissance volontaire plutôt que l’exemple me conviera à user d’autant de clémence et d’opiniâtreté que ceux-ci m’ont contraint, à mon grand regret, d’user de sévérité et de rigueur contre eux” ; écrit-t-il à la reine mère, Marie de Médicis, le 31 mai. Une fois toutes les places huguenotes vaincues, le Roi promulgue l’édit de pacification, ou grâce d’Alès, le 28 juin 1629. Il s’engage dans une politique de réconciliation nationale et de tolérance.
Cf. la chronique du 19 mai.
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le 28 mai 1754 : affaire de Jumonville-Glen.
Le 28 mai 1754 eut lieu la « bataille » de Jumonville-Glen, premier affrontement de la Guerre des Sept ans. Jumonville, à la tête d’un petit détachement, a été envoyé en mission pour vérifier si les Anglais occupent une partie du territoire de la Nouvelle-France, dans la vallée de l’Ohio, et le cas échéant poser un ultimatum. C’est au cours de cette ambassade que le détachement français est exterminé. Georges Washington assassine l’officier français donnant le signal du combat commencé par traîtrise. Washington se justifiera par la suite en disant l’avoir pris pour un espion plutôt qu’un émissaire.
-
le 28 mai 1871 : fin de la Commune de Paris.
Proclamé le 18 mars 1871 (cf. la chronique du jour), le gouvernement révolutionnaire de la Commune de Paris s’achève dans le sang après soixante-douze jours d’existence.
L’offensive versaillaise, réellement commencée le 30 avril, avec la prise du rond-point de Courbevoie par le Général Gaston de Galliffet s’achève. En un mois Paris a été reconquis.
Le 21 mai, un piqueur des Ponts-et-Chaussées du nom de Jules Ducatel, a ouvert la poterne du bastion n°64, permettant aux Versaillais d’entrer dans Paris. La semaine sanglante commence. En représailles, les Fédérés prennent en otage les Dominicains d’Arcueil qui sont exécutés. Tout homme pris les armes à la main ou avec des traces de poudre sur les mains est fusillé par les Versaillais. Les 22 et 23 mai, au prix de furieux combats de rue, les Versaillais libèrent la quasi-totalité de la rive gauche, excepté la Butte-aux-Cailles. La butte Chaillot est prise. Le 27 mai, les Fédérés se sont repliés entre le Canal de l’Ourcq et Vincennes. Les Versaillais attaquent alors le Cimetière du Père Lachaise, défendu avec acharnement par les Fédérés. Les combats se font à la baïonnette. Le 28 mai les dernières barricades tombent, les combats s’arrêtent, mai le fort de Vincennes ne capitule que le 29.
La Commune aura fait au total un peu moins de 10 000 victimes. A cela s’ajoutent les incendies des Tuileries, du Palais de Justice, de l’Hôtel de Ville et du Palais Royal. Autre point passé sous silence par les défenseurs de la république : toutes les ambassades ont quitté Paris pour Versailles, ce qu’elles n’avaient pas fait de 1682 à 1789, durant les 107 ans de la Royauté siégeant à Versailles.
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le 28 mai 1941 : condamnation à mort du Lieutenant de Vaisseaux d’Estienne d’Orves.
Voir les chroniques du 23 août et du 23 octobre.
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le 28 mai 1950 : canonisations de Jeanne de France et de Valois fille de Louis XI et femme de Louis XII.
Après Clotilde, Radegonde et Bathilde c’est la 4ème reine-Sainte de France à être portée sur les autels. Quelle nation au monde, durant toute son histoire, peut s’enorgueillir d’avoir eu autant de dirigeants, à la vie si exemplaire, que l’Eglise en éprouva le besoin de les honorer et de le présenter au monde comme modèles à suivre ?
Relire Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade, p 194)
Voir les chroniques du 4 février et du 23 avril.
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le 28 mai 1957 : massacre au village de Melouza.
Deux katibas du FLN pénétrent dans le village de Melouza, fief de Messali Hadj, le fondateur du mouvement indépendantiste le Parti du Peuple Algérien (PPA). Dans un délire de cruauté sanguinaire, les fellaghas assassinent les femmes après les avoir violées, tuent les enfants en les clouant aussi contre les portes et massacrent les vieillards. Tous les militants de l’ANPA (Armée Nationale Populaire Algérienne) de Mohamed Ben Lounis, dit Bellounis, sont exécutés.
Mais en 2017 avant d’être élu, Emmanuel Macron affirme que la colonisation est un crime contre l’humanité de la France.
Le Professeur Drago nous répond sur la pétition filiation
Encore une agression au couteau. Encore une policière. Encore un immigré
Ce vendredi 28 mai vers 10 h une policière municipale a été agressée dans les locaux de la police municipale à la Chapelle sur Erdre au nord de Nantes. Elle a reçu un coup de couteau à la cuisse, au bras et a la main, et elle est entre la vie et la mort.
L’assaillant a pénétré dans les locaux de police pour attaquer la policière. Il a pris la fuite en voiture. Son véhicule a été retrouvé accidenté non loin du lieu des faits.
L’agresseur a pris la fuite avec l’arme de service de la policière – la police municipale est armée de pistolets semi automatiques. Selon une source proche de l’enquête il s’agirait d’un immigré soudanais. Les forces de l’ordre se déploient et le GIGN est sur place.
La mairie de la Chapelle sur Erdre communique :
La personne recherchée est dangereuse et armée. Tous les établissements scolaires sont fermés, les enfants sont mis en sécurité par précaution. Nous demandons aux habitants de rester chez eux
Le ministre de l’intérieur Darmanin se rend sur place.
2 gendarmes ont été blessés par balles lors de l’interpellation réussie de l’agresseur. Breizh-info a diffusé sa photo :

Addendum :
Le suspect a été blessé lors de l’arrestation, avant d’être déclaré mort. Il sortait de prison. En 2016, il avait été signalé pour radicalisation. Il avait une pratique rigoriste de l’islam. Il a été incarcéré en 2013 pour vol à main armée en récidive et séquestration. Il avait tenté s’évader. Il a été libéré le 22 mars 2021 mais faisait l’objet d’un suivi socio-judiciaire…
Quand des religieuses sont parmi les premières à avoir de l’électricité
Voici une petite anecdote monastique… lumineuse ! Nous sommes en 1878, et Dom Emmanuel, moine trappiste venu de l’abbaye d’Aiguebelle, vient prêter main-forte aux sœurs qui reconstruisent leur abbaye de Bonneval. Il y fait alors aménager une petite chocolaterie chez les sœurs, pour leur assurer une certaine autonomie financière. Et pour l’alimenter en électricité, pas de problème, Dom Emmanuel fait installer un moteur hydraulique qui puise sa force dans le courant de la rivière en contrebas de l’abbaye. Et hop, voilà les soeurs qui ont l’électricité !
A priori rien de folichon, mais en fait c’est ultra-moderne à l’époque : grâce aux sœurs, la petite ville voisine d’Espalion deviendra ainsi, en 1888, la troisième ville électrifiée de France. Avant même la capitale, où la place de la Concorde à Paris ne bénéficie même pas d’un éclairage moderne !
La bonne nouvelle, c’est que la chocolaterie de l’abbaye de Bonneval, fondée en 1878, est encore en activité, et c’est donc l’une des plus anciennes chocolateries encore en activité en France ! Cliquez ici pour acheter en ligne les chocolats de l’abbaye de Bonneval.
La politique du moindre mâle
On ne le sait que trop, le cœur de cible des convergences révolutionnaires transatlantiques, c’est le mâle blanc hétérosexuel, catégorie chargée de tous les péchés du vieux monde machiste, raciste, esclavagiste, colonialiste, et j’en passe.
Au train où vont les choses, de l’Amérique woke et black lives matter à l’Europe féministocrate et de la domination du transgenre, et de l’homophilie obligatoire, on sent bien que l’on ira bientôt vers l’accomplissement de la nouvelle religion diversitaire, simultanément égalitaire de discours et inégalitaire de réalité, antiraciste de parole et racialiste de pratique.
Sa cohésion va être de plus en plus assurée par l’obligatoire exécration idéologico-médiatique du funeste mâle blanc n’ayant plus, très vite, désormais d’autre fonction que celle de bouc émissaire à usage sacrificiel pour les grandes prêtresses aztéco-soninkés d’aristocratie Traoré qui officieront devant les foules rassemblées de la nouvelle réalité anthropologique planétaire issue du métissage racial obligatoire des « peuplants », fabriqués dans les « lebens born » de la production mondialisée des quotas économiquement nécessaires pour l’optima de service écologique que devra fournir l’ensemble des feminhumains, désormais biologiquement adaptés à la continuité du refroidissement climatique.
Les peuplants en foules rassemblées retiendront ainsi mimétiquement leur souffle lorsque les Assa et les Houria procèderont d’abord à l’émasculation des derniers mâles blancs avant d’en brandir, triomphantes, les attributs exécrés de l’ancestrale domination hétérosexuelle de la blanchitude abhorrée.
Vision pessimiste et quelque peu délirante, on n’en est tout de même pas là, diront certains d’entre vous, amis lecteurs. Peut-être en effet et ai-je sans doute, à des fins caricaturales, grossi le trait de l’actuelle évolution sociétale.
Mais regardez donc la réalité du monde politique. Combien y a-t-il – parmi les dirigeants, les têtes de listes et les candidats – d’hommes blancs « hétérosexuels », quelquefois mariés et ayant quelquefois des enfants ?
L’évidence est criarde : une minorité de plus en plus petite. L’indéniable réalité, sur quelques décennies d’un grand changement ! Et d’autant que, parmi les grands observateurs du « grand remplacement » de populations, beaucoup ne sont pas forcément des continuateurs de la vie, que l’on rencontre plutôt chez les catholiques de conviction ou dans les minorités des juifs « orthodoxes » ou du moins de fidélité au Décalogue.
Quant aux musulmans, jadis classifiés dans les écoles de la République comme de race blanche, la camarade Houria Bouteldja a désormais à peu près effacé cela avec la réussite chaque jour un peu plus affirmée de son combat contre l’homme « blanc ».
Et d’ailleurs, les islamistes, de plus en plus nombreux, et de plus en plus barbus, ne sont-ils pas aussi, de plus en plus, des hommes noirs ?
Ô certes, très majoritairement semble-t-il, pas du tout homosexuels !
Mais cela ne nous rassure pas. Car si nous regardons de près aussi les programmes des candidats aux prochaines élections présidentielles, à ce jour du moins, nous n’en trouvons pas pour défendre explicitement le respect de la vie, l’encouragement à la natalité et ne serait-ce qu’une esquisse de début de programme pour faire régresser l’acte de mort qu’est l’avortement.
Or, ce que j’ai appelé, comme je le rappelle souvent, dès 1980 « le génocide français », cela peut se résumer en quelques mots (et en quelques maux !) : immigration, avortement, dénaturation anthropologique.
À quoi il faut bien sûr ajouter le déconstructionnisme de l’abominable Micro-Néron, ce Baal-Macron comme nous le décrivons encore dans Reconquête. Ce triste président de la République qui n’a pas raté encore l’occasion d’une nouvelle vilenie contre l’armée française. Comme si celle-ci avait été en quelque matière que ce soit responsable du génocide au Rwanda !
Comme s’il s’en était allé d’autre chose que d’une abominable extermination de Tutsis par des Hutus, qui ne sont pas de vieilles tribus gauloises, et comme si les quelques unités de l’armée française, la seule envoyée en ce pays, sans grands moyens, n’avaient pas fait tout ce qui était en leur pouvoir pour sauver des vies.
Un bachelor de sciences politiques entièrement libre
Les premiers résultats de Parcoursup sont tombés hier et, pour beaucoup d’élèves, ils sont décevants. A cela s’ajoutent des critères de sélection étranges qui font que les élèves des meilleurs lycées se trouvent parfois défavorisés, comme ce fut le cas avec l’établissement emblématique de la gauche bien-pensante. Sciences Po. C’est l’occasion d’annoncer qu’avec quelques amis enseignants-chercheurs, je participe au lancement d’un bachelor (niveau bac+3, pour un recrutement post-bac) de sciences politiques entièrement libre – et hors Parcoursup: l’Académie Saint Joseph (qui, comme son nom l’indique, est une institution catholique). Si vous êtes intéressé, vous pouvez le signaler ici.
Guillaume de Thieulloy
Les éoliennes détruisent l’environnement
Un gypaète barbu, réintroduit dans la Drôme il y a un an, est mort mercredi, frappé par une pale d’éolienne aux Pays-Bas. Suivi grâce à une balise GPS, ses derniers jours de vol ont été enregistrés. Le 14 mai, il s’arrête dans le Massif central. Il survole Paris le 22 mai puis atteint la frontière belge avant d’arriver le 25 mai aux Pays-Bas. Selon une estimation de la LPO Drôme, environ 60 000 oiseaux meurent chaque année à cause des éoliennes en France.
Les clarisses du couvent de Poligny, dans le Jura, ont été très surprises lorsqu’en mars 2017, elles ont constaté que leur source, qui coulait depuis 600 ans, était à sec. Ce n’est que ces dernières semaines que l’affaire a commencé à se répandre. Les religieuses n’ont pas tout de suite fait le lien avec le chantier d’éoliennes entamé depuis fin 2016 sur le plateau de Chamole, juste au-dessus de Poligny à 7 kilomètres et 500 mètres de hauteur. La société Enercon avait rencontré un problème et avait dû mettre plus de béton que prévu pour construire les fondations des éoliennes. La grande quantité de béton aurait ainsi anéanti la source principale alimentant le couvent des clarisses. Cette source miraculeuse a été découverte par sainte Colette, fondatrice de la congrégation et intercédant pour les couples infertiles.
La mère abbesse, Sœur Claire-Elisabeth, déclare :
« Nous nous sommes rendues compte qu’il n’y avait eu aucune étude approfondie concernant l’impact du chantier sur les sols, aussi bien de la part de l’entreprise que de l’Etat par l’intermédiaire de la Dreal ».
Depuis que cette affaire est sortie dans la presse, les sœurs ont reçu plusieurs témoignages de gens ayant vécu des situations semblables de tarissements de sources et dégradations après des installations d’éoliennes à proximité.
Guillaume Peltier : Je conteste la posture du “front républicain”, paresse intellectuelle et imposture politique grotesque
Vice-président délégué des Républicains, Guillaume Peltier est interrogé dans Valeurs actuelles. Extraits :
Nous assistons à un acte fondateur pour la droite française. Je salue l’action courageuse de Christian Jacob, d’Éric Ciotti et de notre commission nationale d’investiture : nous avons décidé de poser une frontière étanche avec le macronisme. Au fond, ce que la droite a dit clairement aux Français, c’est qu’il ne peut pas y avoir d’ambiguïté avec Emmanuel Macron. La politique, c’est la fierté des convictions et la clarté des positions : nous sommes des opposants résolus à la politique d’Emmanuel Macron et nous voulons réparer la France sur nos valeurs.
Pensez-vous vraiment ressortir grandi de cette séquence ?
La question ne se pose pas, selon moi, en termes de marketing politique. Quand la droite française s’excuse, elle se rétrécit. Quand elle s’assume, elle se grandit et donc elle grandit. Le président de la République et le Premier ministre ont tenté de créer une ambiguïté dans l’esprit des Français. Heureusement, toute la droite n’est pas à vendre.
Qu’est-ce qui vous différencie concrètement de la politique menée actuellement ?
Dis-moi quel est ton bilan, je te dirai qui tu es. Emmanuel Macron est le pire président de la Ve République. Il est le président du record de la dette (2 500 milliards), des impôts (1 000 milliards par an), de la pauvreté (10 millions de pauvres), de l’immigration (2 millions de nouveaux étrangers depuis 2017), de l’insécurité (700 agressions par jour en France). Au fond, Emmanuel Macron incarne l’alliance entre le gauchisme culturel et la mondialisation financière. Il est tout sauf de droite. Il incarne le laxisme, la repentance, la bureaucratie. Le macronisme est né il y a dix ans précisément, le 10 mai 2011, lorsque le think tank Terra Nova publia son rapport qui institutionnalisa le divorce entre la gauche et les classes populaires pour revendiquer uniquement une politique au service des minorités et des sur diplômés. […]
Contrairement à la bien-pensance, je le dis, Marine Le Pen n’est pas l’ennemi de la République. L’ennemi de la République, c’est l’islam politique. Je conteste fondamentalement la posture du “front républicain”, qui relève d’une paresse intellectuelle infinie et d’une imposture politique grotesque. Ne nous soumettons pas à la gauche, qui culpabilise sans cesse la droite française, sans être inquiétée un seul instant sur ses alliances avec l’extrême gauche. Les électeurs du RN ne sont pas des citoyens de seconde zone, ils méritent notre considération. […]
En 2017, une partie de la droite a appelé à voter Macron. Une autre partie a fait du “ni-ni”. Aujourd’hui, votre doctrine c’est “pas une voix” pour Macron. Vous pourriez appeler à voter pour Marine Le Pen en estimant que le président sortant est plus dangereux qu’elle ?
Sortons de ce duel, car l’un et l’autre se nourrissent. Je ne veux ni de l’un ni de l’autre. Mais qui peut battre Emmanuel Macron ? Seule une droite forte, fière et populaire. Je le répète, si ce duel devait advenir, ma position est claire, comme pour deux tiers des sympathisants de droite : il est hors de question que j’appelle à voter Emmanuel Macron. […]
Joe Biden lâche du lest à Vladimir Poutine pour faire plaisir à Merkel
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Ceux qui reprochaient à Trump sa versatilité pourront faire le même compliment à Biden. Après avoir traité Poutine de « tueur » devant la télévision américaine (tout de même du jamais-vu), le nouveau président vient d’envoyer son secrétaire d’État Antony Blinken discuter avec Sergueï Lavrov, l’inamovible ministre des Affaires étrangères russe.
La rencontre a eu lieu à Reykjavik, le 19 mai, en marge du Conseil de l’Arctique, a duré deux heures et semble avoir été fructueuse. Ainsi, un sommet entre Joe Biden et Vladimir Poutine est en préparation et pourrait se tenir, mi-juin, quelque part en Europe. Les deux hommes en ont longuement parlé et semblent d’accord sur le principe même de ce sommet : « Nous sommes prêts à discuter de toutes les questions, sans exception, à condition que la discussion soit honnête, avec les faits sur la table et qu’elle se fonde sur un respect mutuel », a déclaré Lavrov.
Antony Blinken ne l’a pas démenti : « Si les dirigeants de la Russie et des États-Unis peuvent travailler en coopérant, le monde sera plus sûr. » Tout en ajoutant : « Si la Russie se comporte de manière agressive contre nous, nos partenaires ou nos alliés, nous répondrons. » Si les Américains n’assortissaient pas leurs discussions avec les Russes de menaces, ce ne seraient plus les Américains.
En signe d’apparente bonne volonté, les Américains ont fait une concession inattendue et ont, finalement, décidé de « ne pas sanctionner l’entreprise chargée de superviser le gazoduc Nord Stream 2 ». Quand on connaît la farouche opposition de l’Amérique à ce projet qui renforcerait la position dominante du gaz russe en Europe, cette décision peut paraître surprenante. Trump était obsédé par Nord Stream 2 et avait multiplié sanctions et menaces contre les entreprises européennes coupables d’y participer.
Les Européens, Français en tête, s’étaient couchés, sauf les Allemands. Toute la classe politique allemande avait protesté et rappelé sèchement que la politique énergétique européenne se décidait en Europe et non à Washington. Seuls les Verts, bien sûr, avaient approuvé les Américains.
Si Biden a ainsi lâché du lest, ce n’est en réalité pas pour donner un gage à Poutine avant la rencontre de juin, ni parce qu’il a pris acte du coût exorbitant du gaz américain par rapport au gaz russe. Le seul but est de renouer une relation apaisée avec l’Allemagne qui tient à ce projet pour des raisons purement économiques. Le pragmatisme allemand a parfois quelque chose de rassurant par rapport à la diplomatie du sentiment, si à la mode en France et si néfaste à nos intérêts.
C’est dire si la réconciliation avec l’Allemagne est importante pour les États-Unis. Permettre la fin du chantier de Nord Stream 2, sauf retournement, est une concession majeure.
Mais en réalité, d’autres enjeux apparaissent vite derrière ces décisions : la relation de l’Europe avec la Chine, et le nouveau terrain de jeu de l’Arctique où Russes et Américains vont devoir discuter ferme. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
“Tout faire” pour que le RN ne gagne aucune région : y compris truquer les élections ?
LR et LREM ont visiblement le même programme.
Gabriel Attal a pour programme d’empêcher le RN à gagner une région :

Et le président LR du Sénat Gérard Larcher avoue que Les Républicains vont “tout faire” pour que le Rassemblement national ne remporte aucune région lors des élections régionales de juin.
Tout faire ? Y compris tricher ?
La Suisse met un terme aux négociations sur ses relations avec l’Union européenne
La Confédération helvétique a mis un terme aux négociations sur ses relations avec l’UE, visant à homogénéiser le cadre juridique concernant la participation de la Suisse au marché unique de l’UE et instaurer un mécanisme de règlement des différends.
Le point d’achoppement est l’interprétation divergente de la libre circulation des personnes. Pour la Suisse, il s’agit essentiellement de la libre circulation des employés et de leur famille; pour l’UE, il s’agit de la libre circulation de tous les citoyens de l’Union européenne. Une reprise intégrale du droit de l’UE aurait entrainé un changement de paradigme sur… la politique de migration.
Le sujet a été évoqué dans Face à l’info :
Un prêtre suspendu pour avoir critiqué les vaccins contre le Covid et le Parti démocrate
Dans l’Église, désormais, un prêtre peut bénir deux personnes homosexuelles singeant le mariage, remettre en question dogmes et sacrements sans être inquiété, mais être viré comme un malpropre par son évêque pour avoir critiqué la doxa officielle sur les “vaccins” antiCovid dans ses homélies ou dans le bulletin paroissial !
Le diocèse de La Crosse (Wisconsin) a confirmé dans un communiqué lundi 24 mai que Mgr Callahan avait demandé à l’abbé Altman de démissionner. Ce dernier a déclaré que son avocat avait demandé une justification pour expliquer pourquoi l’évêque voulait son éviction.
En avril, un bulletin paroissial indiquait que le COVID-19 n’était pas un vaccin, mais plutôt une expérience «qui modifie votre corps – votre temple du Saint-Esprit».
Certaines de ses controverses concernaient la politique. Dans une vidéo qu’il a publiée le 30 août, il a déclaré: «Vous ne pouvez pas être catholique et démocrate».
«La plate-forme du parti est absolument contre tout ce que l’Eglise catholique enseigne, alors arrêtez de prétendre que vous êtes catholique et votez démocrate». «Repentez-vous de votre soutien à ce parti et à sa plate-forme ou affrontez les feux de l’enfer.»
Il a également critiqué les expressions «racisme systémique» et «privilège blanc», qu’il a qualifiées de «mots à la mode des médias de gauche».
L’abbé Altman a reçu le soutien de Mgr Joseph Strickland, évêque de Tyler au Texas.
Fr James Altman is in trouble for speaking the truth. I originally supported him when he spoke bold truth during the election. I continue to support him for speaking the truth in Jesus Christ. He inspires many to keep the faith during these dark days. Let us pray for him.
— Bishop J. Strickland (@Bishopoftyler) May 24, 2021
Le père James Altman a des problèmes pour avoir dit la vérité. Je l’ai d’abord soutenu lorsqu’il a dit une vérité audacieuse pendant les élections. Je continue à le soutenir pour avoir dit la vérité en Jésus-Christ. Il inspire beaucoup à garder la foi pendant ces jours sombres. Prions pour lui.
Mgr Rey : “la meilleure manière de transformer le monde passe par l’enracinement”
Famille chrétienne a retranscrit la belle homélie de Mgr Dominique Rey, prononcée lundi de Pentecôte à Chartres, en clôture du 39e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté :
Chers frères et sœurs,
Nous nous retrouvons en ce lundi de Pentecôte dans un contexte marqué par une crise sanitaire dont nous avons peine à sortir, qui signe la fragilité de notre monde, mobilisé jusqu’alors par l’idéologie du progrès sans fin. Certains parlent même de collapsologie, de signe de fin du temps, de fin du monde.
La question de la mort revient d’actualité dans ce climat anxiogène de psychose virale. Cette peur généralisée de mourir nous fait redécouvrir le caractère sacré de la vie humaine mais laisse transparaître la détresse des âmes, la perte de sens, l’extraordinaire solitude de beaucoup. On est à la fois victime et otage d’une hystérisation médiatique alimentée par les réseaux sociaux lorsqu’on nous matraque par exemple chaque jour le chiffre des morts.
Cet effroi collectif illustre le paradoxe de cette phrase terrible : « les hommes vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu ». La peur de mourir constitue aussi le terreau de toutes les formes de violence, de complotisme, mais aussi d’intrusion de l’état dans la vie privée et dans la liberté religieuse.
Cette crise révèle aussi une désocialisation ; la culture du masque nous habitue à une vie sans visage, sans percevoir l’unicité et la singularité de chacun ; les rues ont été investies par des clones oppressés qui rasent les murs et se réfugient dans l’anonymat et l’indifférence, posture hygiénique de l’immunité qui fait passer la communauté humaine vers son contraire, la distanciation, l’exclusion, l’atomisation, où l’on traite les humains comme des corps en oubliant l’âme, la relation à autrui qui fonde l’humain.
L’isolement conduit beaucoup vers le numérique, à cause en particulier du télétravail. Pour pallier la distance, chacun s’engonce dans le virtuel, parfois jusqu’à l’addiction. Une grand-mère confiait très récemment son désarroi : « la meilleure façon pour mes enfants et mes petits-enfants de me montrer qu’ils m’aiment est de ne pas me toucher ni de venir me voir ». Pour empêcher de mourir, on empêche de vivre.
C’est en faisant tous ces constats tragiques sur le temps que nous vivons, que nous nous rappelons cette définition que faisait Bernanos à propos de l’espérance : « L’espérance, écrivait-il, est un désespoir surmonté ». Oui, paradoxalement, nous chrétiens, sommes convoqués par le Seigneur pour témoigner à l’humanité de l’Espérance. Cette vertu théologale, fille de la Miséricorde, par laquelle Dieu constitue non seulement notre héritage le plus profond, notre présent le plus actuel, mais également notre avenir le plus sûr. Le Christ se trouve devant nous, Il nous précède sur le chemin du ciel par Sa victoire pascale, comme cette cathédrale surgissant de la terre à l’horizon vers laquelle vous avez dirigé vos pas en priant.
Les aléas actuels de l’histoire, les turpitudes et les incertitudes du présent nous convient à un sursaut d’espérance. Les crises comme les maladies sont révélatrices de dysfonctionnements ; elles nous poussent à repenser nos organisations de vie, nos styles de vie, à envisager différemment nos priorités, nos finalités, bref, elles nous pressent de nous convertir. L’histoire nous apprend que l’humanité comme toute croissance personnelle et humaine, avance par crises successives avec les peurs et les remises en cause qu’elles occasionnent. Et celle-ci nous oblige à reconsidérer les fondamentaux qu’on avait oubliés ou pervertis. Chaque crise appelle au dépassement, c’est-à-dire à trouver les ressources physiques, morales, intellectuelles et surtout spirituelles pour vivre un rebond, une résilience. Ainsi, comme Jacob blessé dans son combat avec l’ange et devenu boiteux, nous avançons vers Dieu de chute en chute.
N’oublions jamais que le christianisme surgit de la mort, jaillit d’un tombeau trouvé vide par les disciples. Un tombeau devenu berceau. Notre espérance ne se fonde pas sur des espoirs humains factices, ni sur des projections idéologiques ou technologiques, mais sur un évènement qui s’est produit il y a deux mille ans dans notre histoire, et par lequel Jésus-Christ est entré dans notre temps pour l’ouvrir à son éternité. C’est à partir de nos limites et de la mort qu’il a assumées en sa chair, qu’Il nous projette dans une espérance continuelle, éternelle, qui a sa source en la résurrection et qui nous est répétée à chaque messe. Cette tension de la terre jusqu’au ciel s’exprime architecturalement par l’élancement de cette flèche de cette cathédrale gothique qui traduit dans la pierre notre espérance. Cette flèche est une prière, un cri vers Dieu, auquel Celui-ci répond à chaque célébration du sacrifice eucharistique. Il descend en Sa miséricorde au milieu de nous, en nous, pour nous réunir, nous nourrir de Sa présence sacramentelle afin de nous relever sans cesse de nos affaissements.
Chers pèlerins, votre jeunesse incarne cette espérance dont le monde a besoin, à condition que celle-ci se grève en Dieu et non pas sur des rêves chimériques sans lendemain ou sur des utopies qui se terminent, l’histoire le prouve, dans la cendre et le sang. Espérer contre toute espérance, clame l’Epître aux Romains. Espérer dans la nuit, la nuit du doute, la nuit des sens. Ou encore, comme l’écrivait Gustave Thibon, « n’espérer qu’en Dieu quand on a désespéré de tout ce qui n’est pas Dieu ».
L’Esprit-Saint que l’on a accueilli en la fête de la Pentecôte, est l’âme de l’Espérance : par ses dons, l’Esprit nous arme d’ardeur, de courage, de fidélité, de « persévérance » comme le rappelle l’Epître aux Romains, afin de nous amener jusqu’au bout de cette espérance et en récolter le fruit. « On obtient Dieu autant que l’on en espère », disait Thérèse de l’Enfant-Jésus. Face à tant de vies rabougries, minées par l’illusion, alors que tant de nos contemporains sombrent dans le désespoir par le fatalisme ou la résignation, cette crise nous convoque comme chrétiens à porter l’espérance à notre monde qui traverse l’obscurité et à guetter l’aurore où Dieu advient. Il nous faut nous attendre à Dieu ; « C’est avoir Dieu que de l’attendre », soulignait Fénelon. Attendre Dieu de Dieu et de rien d’autre ; qui espère dans le Christ ne peut d’accommoder d’un monde qui le refuse.
Chers pèlerins, l’espérance chrétienne constitue le ressort de votre engagement. Pèlerins, pèlerins d’espérance, qui avez sous la pluie parcouru le chemin jusqu’à Chartres, vos pas se sont inscrits à la suite de tant d’hommes et de femmes qui à travers les siècles, ont emprunté la même route, bravé les mêmes intempéries, traversé les mêmes paysages de Beauce. Vous avez rejoint et prolongé leur quête de Dieu et leurs supplications, et dans cette cathédrale qui vous accueille, vous mêlez vos prières à toutes celles et ceux qui ont bâti cet édifice, l’ont habité de leurs larmes et de leurs actions de grâce.
Oui, le Christ est pour nous promesse, Il est l’avenir de l’homme ; sa prophétie. Mais il est aussi son héritage. L’histoire sainte qu’il a ouverte en partageant notre condition humaine se prolonge jusqu’à nous, tout à l’inverse d’une pensée amnésique, disruptive, progressive, qui bannit l’antécédence et l’antériorité, et prétend bâtir un monde nouveau, fabriquer un homme nouveau, robotisé qui s’affranchirait du passé, de ses limites, et de la nature, du réel.
Nous cherchons, nous, un ancrage. Nous voulons nous relier à des permanences, à un patrimoine éprouvé, sûr. Nous osons retrouver et réassumer notre origine, qui soit pour nous un pivot ; et c’est ce que nous exprimons, et ce qui est honoré dans la liturgie, dont la sacralité et la beauté nous rapportent à Dieu. L’utopie progressiste développée depuis le XVIIIième siècle, induit la tentation d’un dépassement continuel de nos limites, le délitement d’un passé révolu, la subversion du réel, l’obsolescence programmée afin de valoriser l’inédit, la perpétuelle nouveauté. Comme chrétiens, nous sommes appelés à retrouver des lignes de continuité qui induisent un sens et permettent un engendrement à partir de ce que le Christ a réalisé en notre histoire.
Les vraies nouveautés ne peuvent procéder que par un accouchement. Chaque mère de famille ici présente, pourrait en témoigner. Rechercher cet enracinement ne signifie donc pas se figer dans le rétroviseur du passé pour y cultiver la nostalgie, la mélancolie du temps jadis, ou bien encore, répéter le même, reproduire l’identique ; mais en retrouvant nos racines, nous puisons la sève qui irrigue et féconde notre vie, et cette mémoire nous épargne de toute réapprendre, de tout vouloir réinventer. Elle nous permet de conduire l’histoire dont nous sommes les héritiers et les gardiens jusqu’à son achèvement dans le Christ. Nous bénéficions de tout ce que l’humanité a vécu, a appris, nous a légué pour le conduire à son terme, à ce Royaume de justice, de paix et d’amour que le Christ a inauguré et qu’Il a confié à Son Eglise.
La vogue de la mobilité absolue, du zapping, du clic informatique, du virtuel conduit à un perpétuel déracinement, à la mise hors-jeu de ceux qui par nature ou par statut, sont inaptes à se couler dans cette fluidité (et je pense en particulier aux personnes âgées), à se déporter du projet culturel de la post-modernité qui mise sur le principe de l’accélération et de l’innovation perpétuelle dans l’espoir d’une vie plus réussie. Cette société liquide sacralise la mode et dévalue le modèle. Elle génère un individu nomade, itinérant, électron libre, aimanté par une perpétuelle fuite en avant technologique ou ésotérique et qui ne sait pas qui il est, ni où il va et donc, parce qu’il ne sait pas d’où il vient. Cette instabilité constitue une caricature de la liberté, une errance de soi au gré des caprices narcissiques et des prêts-à-penser médiatiques.
La force, la pertinence du christianisme, qui fréquente l’humanité depuis 2000 ans, est de nous rapporter au réel celui de la Création, à l’histoire, celle de l’Incarnation, à ces socles stables, à une origine commune qui nous explique, à une tradition vivante qui s’exprime dans la liturgie et qui nous porte et nous emporte vers l’avenir qu’est Dieu. Le christianisme est mémoriel et mémorial. St Paul lui-même rappellera aux Corinthiens « qu’il transmet l’Evangile tel qu’il l’a reçu » (1 Cor 15). Et chaque célébration du sacrifice eucharistique témoigne que le passé qui est rappelé engendre le futur qui y est annoncé.
Chers pèlerins, la meilleure manière de transformer le monde passe par l’enracinement de votre vie dans la foi de votre baptême. Le monde n’a pas besoin de ventres mous, de chrétiens lights, mais de chrétiens attestataires, confessants, qui assument pleinement leur identité baptismale et acceptent de sanctifier le monde en commençant par se sanctifier eux-mêmes. Des chrétiens non pas repliés sur eux-mêmes en vase clos, mais qui assument leur héritage, le déploient autour d’eux par leur rayonnement personnel, évangélique, et par le témoignage courageux de la Vérité, qui pour nous a le visage du Christ. Le Christ nous demandera compte de nos compromissions, de nos paroles creuses, de nos silences lâches.
Pèlerins d’espérance, prophètes enracinés dans l’Eglise, dans la vie et dans la foi de l’Eglise, vous devez être des chrétiens engagés. Rappelez-vous que l’Eglise existe pour ce qui n’est pas encore l’Eglise. Bénéficiaires du Salut, vous êtes des levains dans la pâte du monde ; appelés à rejoindre le monde non pas pour vous y dissoudre, mais pour l’imprégner d’Evangile. Témoins, d’abord par votre union personnelle au Christ. Seule une vie de prière, nourrie par la Parole de Dieu, sanctifiée par les sacrements, enrichie par le lien fraternel entre croyants et vécue en Eglise, peut soutenir durablement le témoignage que vous avez à rendre.
Que votre style de vie parle de Dieu ; que la cohérence de votre existence, que votre comportement atteste d’une unité de vie dont le Seigneur est le centre de gravité et les ressorts. Les prêtres accompagnateurs sont là pour vous aider sur ce chemin. Votre témoignage doit reposer sur la charité, faite d’attentions, d’écoute vis-à-vis de tous et plus particulièrement des petits. Une charité qui n’est pas du sentimentalisme mais qui consonne avec la Vérité qui est pour nous le Christ et qui grâce à Lui devient la vertu. Seul l’amour qui va jusqu’au don plénier de soi-même est capable de retourner le monde comme la charrue retourne la terre après le labour. Notre société, nos communautés, notre pays ont besoin de votre engagement pour proclamer la foi, pour la défense de la vie, de la famille, de notre Maison commune.
L’Eglise réclame votre créativité, votre générosité, votre esprit d’initiative, d’aventure, votre intelligence pour porter haut et fort le message du Salut. Rendez à Dieu tout ce qu’Il vous a donné : dans cette mission vous trouverez la vraie liberté, le plein accomplissement de ce que vous portez de meilleur, et la joie de connaître et de faire connaître un Dieu qui dans Sa miséricorde, sans cesse, nous fait grâce.
Amen.»
I-Média : L’énorme bobard des médias sur l’origine du Covid-19
L’image de la semaine : Macron face à McFly et Carlito
Emmanuel Macron a invité à l’Elysée les deux “youtubeurs” McFly et Carlito pour un improbable concours d’anecdotes. Une vidéo dérangeante qui pose question…
L’énorme bobard des médias sur l’origine du Covid-19
Pendant des mois, les médias nous l’avaient assuré d’un ton docte : le virus Sars-Cov-2, à l’origine du Covid-19, n’était pas sorti du laboratoire de virologie de Wuhan. Finalement, tous les médias reviennent aujourd’hui sur leurs affirmations et admettent que cette hypothèse reste une possibilité.
Revue de presse
Les aides à la presse : pluie d’argent public sur les médias en 2019
“La Lettre A” a mis la main sur les données des aides publiques à la presse en 2019. Analyse de cette pluie de subventions pour un montant total minimal de 225 millions d’euros.
Génocide rwandais : Emmanuel Macron laissera dans l’histoire l’image d’un Lyssenko de l’histoire
Un génocide ne s’efface pas. Il est indélébile.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 27, 2021
Emmanuel Macron ne parle pas de la Vendée, mais du Rwanda.
Bernard Lugan commente :
Drapé dans les incohérences, les omissions et les mensonges du « rapport Duclert », le président Macron vient :
1) Contre l’état des connaissances historiques, de reconnaître « la responsabilité » de la France dans le génocide du Rwanda. Un génocide effectué avec des machettes….arme jusque-là considérée comme peu en usage en France…
2) De cautionner l’histoire du génocide écrite par le régime du général Kagamé. Une histoire-propagande qui tient en trois points :
1) Le génocide était prémédité.
2) La France a soutenu les génocidaires groupés autour du président Habyarimana.
3) Le président Habyarimana a été assassiné par ces mêmes génocidaires.Or, ces trois points ayant été définitivement balayés par les travaux du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda-ONU) consciencieusement ignorés par le « Rapport Duclert », en plus d’humilier la France, Emmanuel Macron laissera dans l’histoire l’image d’un Lyssenko de l’histoire. Il ne pourra en effet pas dire qu’il ne savait pas puisque la réfutation détaillée de cette propagande historique a été faite dans mon livre « Rwanda un génocide en questions » publié au Rocher et réédité en 2021 et que je lui ai fait directement parvenir à l’Elysée. Ce livre peut être commandé à l’Afrique Réelle.
C’est arrivé un 27 mai…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 27 mai 1234 : mariage du Roi Louis IX et de Marguerite de Provence à Sens.
Tous les Rois de France, jusqu’à Charles x descendent de cette union. Sur leurs alliances est gravé : « hors cest annel, point n’ay d’amour » Le lendemain Marguerite est sacrée reine de France. Louis IX et Marguerite de Provence passent leurs trois premières nuits à genoux, et en prières, comme le firent Tobie et son épouse.
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le 27 mai 1498 : Louis XII est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.
Comme le veut la tradition, le Roi prononce les quatre serments traditionnels :
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Il jure de défendre l’Eglise,
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de faire régner la paix en son royaume, par paix on entend que le Roi s’engage à préserver l’ordre social voulu par Dieu et à rendre la justice,
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d’empêcher ses sujets, quel que soit leur rang, de commettre des iniquités,
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de chasser les hérétiques de France.
Puis dans un silence solennel, l’archevêque de Reims, Guillaume Briçonnet, l’oint sur la tête, sur la poitrine, entre et sur les épaules, ainsi qu’à la jointure des bras. Au rite de « l’unctio » succède celui du « coronatio », du couronnement, tout aussi essentiel. Désormais paré de la robe royale et du grand manteau fleurdelisé, le souverain reçoit la couronne d’or rehaussée de quatre fleurs de lys et de pierres précieuses. Puis, après lui avoir donné le baiser de paix, le prélat s’exclame par trois fois :
“Vive le Roi! Vive le Roi éternellement!”
Dans les jours qui suivent, selon la coutume, il se rend à l’abbaye de Saint Marcoul à Corbeny, à quelques lieues de Reims, pour y faire ses dévotions et y toucher les écrouelles, en prononçant les paroles rituelles : “Le Roi te touche, Dieu te guérit”. Louis XII guérit ainsi “plus de quinze” des quelque vingt scrofuleux qui lui sont présentés. Voir les chroniques des 1er et 8 janvier, du 29 avril, du 27 juin et du 18 novembre.
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le 27 mai 1689 : déclaration de guerre de Guillaume III d’Angleterre.
Cette déclaration de guerre a lieu dans le cadre de la guerre de la ligue d’Augsbourg, de 1688 à 1697. Guillaume III, dans sa lutte qui l’oppose à Jacques II Stuart, a été couronné roi d’Angleterre le 23 février. Le 22 mars, une escadre française, partie de Brest, débarque Jacques II Stuart, qui est accueilli avec enthousiasme par la population catholique du sud de l’Irlande. Le 11 mai, Une escadre aux ordres de Châteaurenault, qui vient de convoyer des renforts en Irlande, est attaquée par l’amiral Herbert en baie de Bantry. Après quatre heures de combat, la victoire est française (cf. la chronique du jour). Bantry sert de prétexte au nouveau roi, anglais dont l’objectif est d’empêcher les avancées françaises en Flandre.
Le traité de Ryswick (cf. la chronique du le 20 septembre) met un terme à cette guerre: reconnaissance par la France de Guillaume III d’Orange-Nassau comme roi d’Angleterre sous le nom de Guillaume III ; cette dernière rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols, la Catalogne et Barcelone à Charles II d’Espagne. Louis XIV prépare ainsi la succession d’Espagne. La France annexe définitivement la Sarre, les quatre cinquièmes de l’Alsace, et quelques places-fortes stratégiques telle Phalsbourg. En outre, la France obtient une compensation financière pour ses droits sur le Palatinat. De l’autre côté de l’Atlantique, l’Espagne reconnaît l’occupation par la France de l’ouest de Saint-Domingue ce qui permet à la France de devenir le premier producteur mondial de sucre dès les années 1740 (denrée fort chère et exportable).
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le 27 mai 1703 : Philippe de Rigaud de Vaudreuil devient gouverneur général de Nouvelle-France.
Philippe de Rigaud de Vaudreuil est nommé gouverneur général de Nouvelle-France et conserve ce poste jusqu’en 1725. Il se lance dans une politique d’expansion de la colonie, et traite avec les Iroquois, afin de limiter l’influence des britanniques. Avec la poussée de la colonie de New York vers le Nord-Ouest, il prépare la construction d’un fort à Niagara, mais il meurt avant de voir se réaliser ce projet, en 1725.
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le 27 mai 1834 : Prosper Mérimée devient inspecteur général des Monuments historiques.
C’est à son patient travail de mise en garde que toute la société française prendra peu à peu conscience de la richesse patrimoniale que nos pères nous ont léguée. Grâce à lui un travail de protection, de préservation et de restauration des héritages architecturaux de notre passé est entrepris
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le 27 mai 1906 : baptême du futur général Weygand, à l’âge de dix ans.
Voir aussi les chroniques des 2 juillet, 18 août, du 6 novembre.
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le 27 mai 1906 : les Carmélites de Compiègne sont béatifiées par le pape Pie X.
Ce sont seize religieuses carmélites (cloîtrées) condamnées à mort en juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire pour motif de « fanatisme et de sédition ». Arrêtées et condamnées pendant la Terreur, elles avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour « apaiser la colère de Dieu et que cette divine paix que son cher Fils était venu apporter au monde fût rendue à l’Église et à l’État ». Leur mort paisible sur l’échafaud impressionne les foules. C’est en pleine période de séparation de l’Église et de l’État, alors que l’Etat saisit les biens de l’Église et expulse les congrégations religieuses de France qu’elles sont béatifiées par le pape Pie X.
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le 27 mai 1916 : décès de Joseph Gallieni, militaire français, maréchal de France à titre posthume.
(Voir la chronique du 24 avril)
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le 27 mai 1918 : déclenchement de l’offensive allemande du « Chemin des Dames».
C’est à 1 heure du matin que l’artillerie allemande déclenche un tir d’une extrême violence sur les premières lignes françaises, en même temps que son artillerie lourde exécute un tir d’interdiction très puissant sur nos arrières. Quatre mille pièces de tous calibres crachent la mort. Les gaz toxiques empestent à cause des obus à ypérite. La ligne de défense est anéantie; les quelques petits réduits de la première ligne qui ont survécu se sacrifient. L’état-major allemand est surpris de la facilité avec laquelle la percée se fait. Il jette toutes ses réserves pour exploiter la percée.
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le 27 mai 1921 : création du Code de la route.
Un décret institue le premier Code de la route, bientôt suivi du permis de conduire. C’est la transformation d’un code de bons usages en un code administratif. La circulation automobile est d’abord soumise à la loi de 1851 concernant “la police du roulage et des messageries”. En 1899, un décret limite la vitesse des véhicules à moteur à 30 km/h en rase campagne. Le contenu du Code est modifié à de nombreuses reprises selon l’évolution des véhicules et des routes.
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le 27 mai 1943 : création du CNR, Conseil national de la résistance.
Le 15 octobre de la même année, le CNR explicite sa politique et donne des consignes d’insurrection fondée sur l’assassinat des autorités adverses.
Tiré de Gaullisme et gaulchévisme (édition Godefroy de Bouillon page 54), cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 216)
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le 27 mai 1952 : traité de la Communauté européenne de Défense (CED).
A l’initiative de la France, les Etats français, italien, belge, luxembourgeois et néerlandais signent le traité de Paris instituant la Communauté européenne de Défense (CED). Celle-ci permettrait de reconstituer l’armée allemande tout en la plaçant sous une autorité commune aux Etats membres. Mais l’opinion française est contre, notamment communistes et gaullistes. Finalement, le traité est rejeté par l’Assemblée nationale française en 1954.
Patrick Buisson : le prolétaire des temps modernes n’est pas celui qui manque de pain mais celui qu’on prive de ses racines et de sa culture
Patrick Buisson a accordé un entretien au Salon beige, suite à la publication de son nouvel ouvrage La fin d’un monde :
Votre ouvrage s’achève par la fin du mâle, cerné par les féministes. Il n’y a pas de conclusion. Est-ce parce que votre constat est sans appel et que notre monde a déjà disparu ?
L’épilogue est à venir. Il s’agit là d’un premier tome qui s’inscrit dans un projet d’anthropologie intégrale du processus de décivilisation enclenché lors des « quinze piteuses « (1960-1975). Le second sera consacré à la double révolution consumériste et sexuelle dont procèdent toutes les dérives actuelles. Soit ce moment de rupture où l’homme accepte de réduire son identité à ce qu’il a de plus impersonnel : la sexualité et le consumérisme, la consommation des corps et celle de la marchandise. Cela dit, si, n’étant pas un esprit progressiste, je ne crois pas à l’irréversibilité de l’histoire, il faut bien convenir qu’une humanité s’est progressivement substituée à une autre au cours de la période et qu’une telle anthropofacture n’a guère d’équivalent quand on regarde en arrière. Le vrai grand remplacement des années soixante, celui qui commande et explique tous les autres, c’est le grand remplacement de l’homo religiosus par l’homo oeconomicus dont l’homo eroticus n’est qu’un dérivé. C’est le remplacement de l’homme éternel habité par le sacré dont parle Chesterton par « l’homme sans qualités » pour reprendre la formule de Robert Musil. La révolution consumériste n’a pas produit que de la marchandise, elle a également produit une nouvelle humanité et fabriqué en série ces hommes unidimensionnels à qui la consommation et le divertissement sont parvenus à faire oublier le tragique de l’existence.
De même qu’Eric Zemmour a analysé le “suicide français”, vous décortiquez longuement le suicide de l’Eglise en France. Pourtant certains ont évoqué depuis un renouveau, avec la naissance de nouvelles communautés sacerdotales et religieuses (FSSP, Cté Saint Martin, Le Barroux, etc.), le succès des rassemblements catholiques (pèlerinage de Chartres, Journées Mondiales de la Jeunesse, sessions de l’Emmanuel à Paray-le-Monial, …), le retour des processions (chemins de croix publics, St Sacrement à la Fête-Dieu, la Sainte Vierge le 15 août…)… Est-ce le chant du cygne ou pensez-vous que le monde catholique connaisse une résurrection depuis la fin de ces 15 piteuses ?
Avant de s’interroger sur les capacités de renaissance, il faut comprendre ce qui a été détruit, pourquoi et par qui. Ce qui a été détruit, c’est la religion populaire qui procédait d’une hybridation du catholicisme et du paganisme. Comme l’écrit l’historien Emmanuel Leroy Ladurie, vouloir totalement dépaganiser le christianisme c’était prendre le risque de tout tuer à la fois, c’était s’en prendre au fond religieux de l’humanité. Or le nouveau clergé issu de la petite bourgeoisie, coupé de toute racine terrienne et imprégné des valeurs citadines, professait le plus grand mépris pour une religion qui avait inculturé la foi par la fête et dont la principale caractéristique était son attachement aux fonctions rituelles du culte. Prônant une foi entièrement polarisée par la rationalité et soucieuse de la rendre acceptable et intelligible pour la raison raisonnante des contemporains, ces nouveaux clercs n’ont eu de cesse de combattre cette religion populaire qui, d’après eux, faisait la part trop belle au besoin de merveilleux, au sentiment et aux forces instinctives du sensoriel. A tout ce qui faisait du catholicisme une religion du touchant et du sensible : chants, musiques, processions, ornements, primat du geste sur la parole. C’est ce legs qu’il aurait fallu chercher à faire fructifier comme un don providentiel et non à l’extirper comme chiendent et mauvaise herbe. Nul plus que le clergé progressiste qui, faisait par ailleurs de la solidarité avec le prolétariat un devoir d’Église, n’aura autant contribué à prolétariser les petites gens en les dépouillant de leurs us et coutumes, de leurs fêtes et de leurs rites si l’on veut bien considérer que le prolétaire des temps modernes n’est pas celui qui manque de pain mais celui qu’on prive de ses racines et de sa culture. Ce choix délibéré d’une foi déritualisée fut pour beaucoup dans le processus de déchéance historique de l’Église. C’était méconnaître le fait que le rite était inscrit dans le génotype de l’être humain et que, pour le plus grand nombre, ce n’était pas la foi qui conduisait au rite mais le rite qui ouvrait le chemin de la foi. C’était méconnaître aussi que le christianisme s’était construit en France non pas seulement sur des bases théologiques mais sous la forme d’une puissante religion populaire et qu’en se désacralisant une Église élitiste serait peut-être plus conforme au message évangélique et paulinien mais se couperait, à coup sûr, de ce qui avait fait historiquement sa force. C’est très exactement ce qui est arrivé et les catégories populaires ont voté avec leurs pieds en désertant les églises pour fuir la domination oppressive du cléricalisme postconciliaire acharné à détruire la médiation de la sacralité en même temps qu’à proscrire la dévotion des humbles pour cause d’insuffisance ou de superstition.
Vous mettez beaucoup l’accent sur la liquidation des fonctions sociales de l’Église. N’est-ce pas là une vision purement maurrassienne ?
Rendez-moi cette justice que je consacre également de longs développements à l’entreprise, très active dans le camp progressiste, qui a consisté à démythologiser et à démythifier l’ancienne et jusque-là immuable eschatologie catholique au point de la vider progressivement d’une partie de sa substance. Je raconte notamment comment nombre de dogmes ont été mis sous le boisseau ou littéralement évacués d’un certain discours clérical : les fins dernières, le paradis et l’enfer, la résurrection des corps, le péché originel etc… Quant aux fonctions sociales, il est vrai que l’Église avait montré à travers vingt siècles d’histoire, son extraordinaire aptitude à créer du lien, à être au sens propre une religion. De religare : ce qui relie. Toutes ces activités, toutes ces œuvres qu’on dirait aujourd’hui chronophages, lui avaient assuré une influence et un rayonnement dont aucune institution ne pouvait se targuer de posséder l’équivalent. Et voilà qu’au moment où les organisations séculières – le parti communiste en tête – empruntaient au catholicisme la recette de ses robustes socialités qui prenaient les individus en charge du berceau jusqu’au cercueil, l’Église, comme l’écrivait à l’époque le journaliste Georges Suffert, « abandonnait, en bon ordre, tous les terrains sur lesquels elle avait pris un bon millénaire d’avance et se couchait devant les nouveaux dieux comme un chien devant son maître ». Car ce fut bien le plus déroutant et le plus énigmatique des paradoxes de ces années-là que de voir le clergé progressiste, sous couvert de travailler « en pleine masse », à « pleine pâte humaine », se retirer progressivement de toutes les fonctions sociales qui, depuis toujours, le mettaient quotidiennement au contact de tous les milieux – des plus favorisés aux plus modestes – sans exception. En fait ce furent les structures et les mécanismes de transmission de la foi qui furent détruits en l’espace d’une décennie au nom d’une stratégie pour le moins hasardeuse d’une « présence au monde » qui ne fut , en définitive, qu’un prétexte pour s’abstraire du peuple. « On juge l’arbre à ses fruits » dit l’Évangile et le jugement de l’histoire sur ce point aura été cruel.
Pour vous Vatican II fut une occasion manquée ?
C’est tout à fait cela. Eut-elle mis, comme l’écrivait Maurice Clavel la révolution au service de la foi et de la tradition, rejeté dans un même mouvement ces deux matérialismes mortifères qu’étaient le consumérisme et le socialisme, que l’Église aurait alors pris la tête du vrai et grand soulèvement culturel dont avait besoin l’Occident. Un exemple parmi tant d’autres : par une cruelle ironie de l’histoire, l’Église a renoncé aux Rogations au moment même où elle aurait pu, en maintenant sa tradition, revivifier son lien avec le monde, apparaître aux yeux de tous comme l’avant-garde de la nouvelle sensibilité attentive à la protection de la nature qui commençait à s’emparer des esprits. Au moment même où la vague de l’écologie commençait à se former et à redonner tout son lustre et toute sa jeunesse à l’éternelle promesse du Livre de la Genèse : « Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront jamais » (Ge, VIII,22).
Vous soulignez le mystère du général de Gaulle, qui, bien qu’attaché au bien commun et à la primauté du collectif, a consenti à libéraliser la contraception. N’est-ce pas le paradoxe de cette droite à la française, de toujours courir derrière la gauche, du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy, qui a remplacé le kärcher par Kouchner, en passant par la légalisation de l’avortement et du regroupement familial par Giscard et Chirac ?
Dans le champ politique, le général de Gaulle participe de la même ambiguïté qui entoure les travaux des pères conciliaires de Vatican II. Il utilise le prestige de l’ancien monde dont il est l’une des grandes figures archétypales pour congédier le temps « des lampes à huile et de la marine à voile » et se faire – contrit et contraint diront certains de ses zélateurs -le courtier du nouveau. Après de Gaulle, ce sera pire encore : le statut législatif de la famille va être bouleversé de fond en comble. La responsabilité en incombe exclusivement aux gouvernements de droite qui se sont succédés de 1969 à 1981 et ont entrepris dans un contre-pied ahurissant, de révolutionner l’institution familiale en y introduisant intégralement les principes de liberté et d’égalité : liberté du divorce avec la loi de 1975 introduisant la procédure par consentement mutuel, égalité des époux et des parents supprimant en 1970 la fonction de chef de famille, égalité des droits pour les enfants légitimes et les enfants naturels instituée par la loi de 1972. En France c’est bien connu, il y a deux gauches dont l’une s’appelle la droite. Mais cela n’a pu se faire sans la crédulité, la complicité ou l’imbécilité d’une partie importante de l’électorat dit conservateur.
Est-ce là une fatalité ?
Nous sommes à la fois victimes et acteurs de notre propre histoire. Ce n’est pas la faute des musulmans si les églises se sont vidées. Ce n’est pas la faute de l’immigration si nous avons choisi à partir de 1965, comme l’explique très bien Pierre Chaunu, de ne plus transmettre la vie avant même la pilule et, à partir de 1975, opté pour une culture de mort. Ce n’est pas la gauche qui a imposé à la droite des leaders qui, tous, ont, peu ou prou, accepté de se soumettre idéologiquement à l’adversaire. Il n’y aura rien à espérer tant que nous ne sortirons pas de cette dhimmitude intellectuelle.

