Blogs avec images

Québec : la police s’en prend au vin de messe

Les autorités québécoises de lutte contre la contrebande ont procédé à des perquisitions et à la confiscation de près de 8 000 bouteilles de vin de messe le 9 avril. Cette opération de police s’est concentrée dans les rares commerces de la province à vendre les vins réservés au culte, suite à des soupçons de vente à des particuliers. Des agents de police se sont fait passer pour des clients responsables de paroisses.

Le Service des enquêtes sur la contrebande de la Sûreté du Québec (SQ) a mené des enquêtes pour vente illégale d’alcool, mais chacun des corps policiers a mené sa propre enquête dans le cadre du programme ACCÈS Alcool, une initiative du gouvernement du Québec pour lutter contre le commerce illégal d’alcool.

Les trois principaux fournisseurs de l’Église catholique au Québec ont vu leurs réserves saisies. L’Assemblée des évêques catholiques du Québec s’est inquiétée de manquer de vin. Heureusement, la Société des alcools du Québec (SAQ) va s’organiser pour fournir les vins.

Un commerçant témoigne :

 « Cela cherche à empêcher la pratique du culte religieux, s’est-il scandalisé. Je ne vois pas ce qu’ils cherchent à faire, à part causer du trouble et brimer un droit fondamental. Actuellement, les paroisses au Québec n’ont plus accès au vin de messe pour le culte. »

C’est arrivé un 27 avril…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 avril 1413 : révolte des cabochiens.

La révolte des Cabochiens ou des « Écorcheurs » est un épisode de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Cet épisode, totalement oublié de nos jours, a lieu à la fin du règne du Roi Charles VI “Le Bien Aimé”. Jean sans Peur, duc de Bourgogne, après l’assassinat de son cousin Louis d’Orléans, frère de Charles VI et premier chef des Armagnac en 1407, cherche en effet à contrôler la capitale. Pour cela, il n’hésite pas à s’allier à Simon Le Coutelier ou Simon Caboche, boucher-écorcheur de son état.

Pendant 1 mois, les “Cabochiens”, des bouchers-écorcheurs surnommés du nom de leur chef, remplissent Paris de leurs crimes. Ils poursuivent et massacrent les Armagnacs, en particulier dans le quartier Saint-Antoine. Pierre des Essarts, proche du Dauphin et pourtant protégé du Duc de Bourgogne est ainsi assassiné. Le massacre dure près d’une semaine.

  • le 27 avril 1605 : mort du pape Léon XI.
  • le 27 avril 1702 : mort de Jean Bart, corsaire dunkerquois au service du Roi Louis XIV.

Né à Dunkerque le 21 octobre 1650, Jean Bart commence à naviguer dès l’âge de 12 ans, comme mousse dans l’escadre hollandaise commandée par Ruyter, dont il observe le savoir-faire tactique. Il fait ses premières armes durant la guerre de Hollande. A partir de 1672, il navigue en course pour le compte de la France et s’y révèle. Le 2 avril 1674, il s’empare de sa première prise, un dogre hollandais, le premier d’une longue série. Pour la seule l’année 1676, ses prises s’élèvent à dix-sept. Il commence alors à attirer l’attention du ministre de la Marine, Colbert, et du Roi lui-même. Ce dernier lui envoie une chaîne en or en guise de récompense. Il accumule plus de 50 prises entre 1674 et 1678. Admis dans la Marine royale avec le grade de lieutenant de vaisseau en janvier 1679, il se bat en Méditerranée contre les Barbaresques et est promu capitaine de frégate en août 1686.

En 1689, il est chargé, en compagnie de Forbin, un autre corsaire du Roi, de conduire un convoi de Dunkerque à Brest, il est fait prisonnier par les Anglais, mais le convoi est sauvé par son sacrifice. Il s’évade et revient à Saint-Malo en traversant la Manche à la rame. Il est promu capitaine de vaisseau en juin 1689, en récompense de cette action.

De 1690 à 1697, Jean Bart devient la terreur des mers pour les ennemis de la France. En 1694, la France subit le blocus de la Ligue d’Augsbourg. Cela fait monter le prix du grain, car les négociants spéculent. Pour éviter la famine, Louis XIV achète alors cent dix navires de blé norvégien.

Le lendemain de son départ de Dunkerque, Jean Bart rencontre cette flotte de 130 navires marchands entre le Texel et la Meuse. Le problème est qu’elle a été capturée par huit vaisseaux de guerre hollandais, dont l’un porte pavillon du contre-amiral Hidde Sjoerds de Vries.

Malgré un rapport de force qui lui est défavorable, car il ne dispose que de sept bâtiments de rang inférieur, Jean Bart engage le combat. Après une lutte acharnée, au cours de laquelle l’amiral hollandais est grièvement blessé et capturé, il parvient à reprendre la flotte et la ramène en France.

C’est en sauvant ainsi le Royaume de la famine, qu’il devient un véritable héros. Cette victoire du Texel, de 1694, car il y en aura une autre au même endroit 3 ans plus tard, lui vaut l’anoblissement et la reconnaissance personnelle de Louis XIV. Sa popularité est telle que les Grands du royaume, comme le duc de Bourgogne, le duc d’Anjou, le prince de Conti, participent à l’armement de ses vaisseaux en contrepartie d’un tiers des prises.

Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » comme le chante une « Cantate à Jean Bart » de l’époque. Pour cet exploit, Jean Bart reçoit des mains du Roi, la croix de chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, institué l’année précédente. Une médaille est frappée en souvenir du combat du 29 juillet 1694, et Jean Bart est anobli. Dans les lettres de noblesse qu’il lui envoie, Louis XIV autorise Jean Bart à porter une fleur de lys d’or dans ses armes ; le Roi écrit :

« De tous les officiers qui ont mérité l’honneur d’être anoblis, il n’en trouve pas qui s’en soit rendu plus digne que son cher et bien-aimé Jean Bart. »

Trois ans plus tard, il est nommé chef d’escadre pour avoir préservé Dunkerque des bombardements anglais.

En 1702, Jean Bart commande le Fendant, en rade de Dunkerque, lorsqu’une pleurésie l’oblige à débarquer à la veille de la guerre de succession d’Espagne. Il meurt à Dunkerque le 27 avril 1702, à l’âge de 52 ans. Il est inhumé en l’église Saint-Éloi dans sa bonne ville de Dunkerque. “Le Renard des Mers” comme on le surnomme, a capturé 386 bâtiments au cours de sa carrière. La France a, depuis, rendu hommage à Jean Bart en donnant son nom à 9 bâtiments de la Marine.

  • le 27 avril 1825 : loi du milliard des émigrés.

La chambre vote une loi en faveur des émigrés spoliés pendant la Révolution. Un peu moins d’un milliard de Francs doit être partagée entre cinquante milles nobles en l’espace de cinq ans. Par cette loi est réglé définitivement le problème des biens nationaux. Leur possession par l’Etat est de fait entérinée.

  • le 27 avril 1848 : abolition de l’esclavage en France à l’initiative de Victor Schoelcher.

Franc-maçon de la loge « Les Amis de la Vérité » puis à « La Clémente Amitié », Victor Schoelcher n’est pas à l’ origine de la fin de l’esclavage en France. Les papes n’ont cessé de lutter contre ce fléau et les Rois de France sont les premiers à légiférer contre. (cf. les chroniques du 4 février du 8 mai) Par contre, l’abolition ne devient effective qu’à partir de 1848.

  • le 27 avril 1857 : l’hippodrome de Longchamp est inauguré, à Paris.
  • le 27 avril 1969 : les Français votent à 52,4 % contre le référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat.

Charles De Gaulle présente une réforme du Sénat accompagnée d’une loi sur la régionalisation. Il a également décidé de mettre tout son poids dans cette élection en annonçant qu’il démissionnerait en cas de victoire du non.

  • le 27 avril 2014 : fête de la Divine Miséricorde.

Le Dimanche de la divine Miséricorde a été institué dans l’Eglise par Jean-Paul II le 30 avril 2000, le jour de la canonisation de soeur Faustine Kowalska (sainte Faustine). Dans le calendrier liturgique, il est célébré chaque année le dimanche qui suit le dimanche de Pâques, qui correspond également à la fête de la quasimodo, également appelée octave de Pâques, deuxième dimanche de Pâques, dimanche in albis, ou dimanche de saint Thomas. En ce jour, toute personne qui le souhaite peut recevoir une indulgence plénière. Cela signifie qu’il (ou elle) pourra aller directement au ciel juste après la mort (sans passage par le purgatoire).

Pour éviter l’enfer, il faut mourir en état de grâce. Dieu nous a donné de nombreux moyens pour être en état de grâce ou pour retrouver son amitié. Par la confession, l’on peut se faire pardonner en allant confesser ses fautes à un prêtre, qui nous pardonne « in persona Christi ». Jésus n’a-t-il pas dit à ses apôtres :

« Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que vous délierez sur la terre sera délié dans les cieux » Toutefois, par la confession, on obtient le pardon de Dieu, mais on n’échappe pas à l’expiation de nos fautes. Le seul moyen d’en être dispensé, c’est l’indulgence plénière. C’est donc une chose très importante qu’il ne faut pas rater. La Fête de la Divine Miséricorde est célébrée tous les ans, conformément aux demandes du Seigneur, le premier Dimanche après Pâques instituée la première fois par Jean-Paul Pour recevoir l’indulgence plénière associée a cette fête, il faut : — Se confesser (8 jours avant ou après le jour indulgencié) — Communier (le même jour où est accordée l’indulgence) — Faire une prière à Marie, Mère de Dieu (le “Je vous salue Marie”, par exemple) — Réciter le “Je crois en Dieu” — Prier aux intentions du Souverain Pontife (Selon les précisions données depuis toujours par les canonistes, les intentions du Souverain Pontife sont les suivantes : l’exaltation de la Sainte Eglise la propagation de la Foi l’extirpation des hérésies et des schismes la conversion des pécheurs la concorde entre les princes chrétiens les autres besoins du peuple chrétien). Dans Le Petit Journal, page 699, Jésus a dit à Sr Faustine : « Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces ; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate. … La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. »

  • le 27 avril 2014 encore: canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II à Rome.

Jean-Paul II meurt lors des vêpres de la divine miséricorde, et en l’honneur de sa dévotion à la miséricorde sa béatification a lieu le 1er mai 2011, le jour de la divine Miséricorde, comme aujourd’hui.

Nouvelles lois pro-vie aux Etats-Unis

Le gouverneur de l’Oklahoma, Kevin Stitt, a signé lundi 26 avril trois projets de loi visant à limiter les avortements. Les nouvelles mesures adoptées

  • imposent aux médecins pratiquant des avortements d’être diplômés en en obstétrique et en gynécologie,
  • ajoutent le fait de pratiquer un avortement à la liste des « comportements non professionnels » des médecins.
  • Enfin, l’avortement devient interdit si le battement du cœur du fœtus peut être détecté. Un médecin qui interromprait tout de même la grossesse se rendrait « coupable d’homicide ».

D’autres projets de loi attendent la signature du gouverneur, dont un texte qui interdirait « immédiatement » l’avortement dans l’Oklahoma si la Cour suprême des États-Unis annulait l’arrêt Roe vs. Wade de 1973 qui a dépénalisé l’avortement. Kevin Stitt est prêt à tout signer :

« Nous voulons être l’État le plus pro-vie du pays, et je veux être le gouverneur le plus pro-vie ».

Est-il le gouverneur le plus pro-vie ?

Le gouverneur du Montana, Greg Gianforte, a également signé trois projets de loi lundi.

  • L’avortement sera interdit après 20 semaines de grossesse.
  • Les soignants devront donner aux femmes la possibilité de voir une échographie avant de pratiquer un avortement.
  • L’avortement médicamenteux ne pourra pas être pratiqué via l’envoi des produits abortifs par la poste.

L’éducation intégrale : un défi politique

Une conférence de Liberté politique, avec François-Xavier Clément, François Billot de Lochner et Constance Prazel :

L’insurrection est permise, uniquement si vous êtes de gauche

Jean-Luc Mélenchon, bien silencieux sur l’assassinat islamique à Rambouillet, s’épanche contre la tribune des militaires et appelle au respect de la loi :

En 2018, ce guignol soutenait pourtant que l’insurrection est un droit et un devoir :

Julien Odoul : la vente de l’abbaye de Pontigny à la Fondation Frédéric Schneider est incompréhensible

Julien Odoul, conseiller municipal de Sens, est candidat RN en Bourgogne-Franche-Comté. Dans un entretien à Valeurs Actuelles, il revient sur la vente de l’abbaye de Pontigny :

Le domaine de l’abbaye de Pontigny, dont la région avait la responsabilité, a pourtant été vendu. Quelles sont vos propositions pour la protection du patrimoine et plus globalement la culture ?

Je me suis vivement opposé à la vente par la région du domaine de l’abbaye de Pontigny (classée Monument historique, Ndlr), fondée en 1114. Il a été vendu pour 1 800 000 euros à la Fondation Frédéric Schneider qui y construira, entre autres, un hôtel de luxe, un restaurant, et d’autres bâtiments comme un centre de conférence autour desquels seront greffées diverses activités culturelles. Ce nouvel acquéreur pourra déterminer les conditions d’accès du public à l’abbaye, voire l’heure des messes ! Cette vente est incompréhensible quand on connaît la valeur patrimoniale et la fragilité du site, et irrationnelle quand on sait qu’un autre acquéreur avec une meilleure offre s’était manifesté, la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Celle-ci proposait 300 000 euros de plus que la Fondation Frédéric Schneider et leur projet impliquait d’ouvrir un séminaire avec salles de cours et hébergement, d’organiser des conférences, des visites guidées du site, des ateliers de chant et la création d’un festival de musique. Un projet beaucoup plus en phase avec la vocation du lieu. La protection du patrimoine historique contribue à la bonne et saine image de la Bourgogne-Franche-Comté auprès du public. Si je suis élu, je rééquilibrerai les budgets au profit de la protection de notre patrimoine historique et vernaculaire, qu’il soit public ou privé. Cela pourra passer, par exemple, par une diminution des financements pour l’art contemporain qui ne concerne qu’une minorité et qui contribue peu à valoriser le territoire.

Père Matthieu Dauchez : les réponses profondément chrétiennes surgissent au coeur de l’enfer de la capitale philippine

Suite à la recension de son roman Tanael et le livre de vie, nous avons interrogé le père Matthieu Dauchez :

Pourquoi avez-vous éprouvé le besoin de rédiger un roman alors que vous êtes prêtre aux Philippines ? Pourquoi ne pas raconter quelques témoignages de votre apostolat auprès des enfants de la rue ?

Depuis le début de mon ministère, j’ai toujours gardé ce désir chevillé au corps qu’il faut se mettre à l’école des plus pauvres. La sainte de Calcutta disait :  « C’est la mode de parler des pauvres, mais ce n’est pas la mode de leur parler », il faudrait ajouter, ce n’est pas non plus la mode de les laisser parler. J’ai cette conviction indéfectible qu’ils sont des évangiles vivants et qu’il faut entendre leurs leçons. C’est ce qui a motivé la rédaction de plusieurs essais les années passées. Mais un roman me donne l’opportunité non plus de parler en leur nom, mais de les laisser parler eux-mêmes. C’est ainsi que ce roman, trop ambitieux probablement, se veut aussi être un témoignage et un approfondissement de la foi car au cours d’une trame qui suit les aventures d’un enfant de la rue à la recherche de sa petite soeur disparue, une rencontre inattendue le met sur un chemin de foi. Il fait la découverte merveilleuse d’un Dieu d’amour, et nous incite à faire la même découverte, avec lui.

Parlez-nous un peu de vous : qu’est-ce qui vous a amené à Manille ?

La Providence, sans aucun doute. Originaire de Versailles et très casanier de surcroît, rien ne me destinait à partir au bout du monde, mais un concours de circonstances bien guidé m’a fait partir jusqu’aux Philippines en 1998, avec trois amis, pour assister un prêtre missionnaire dans le lancement de la fondation ANAK-Tnk qui aide les enfants les plus défavorisés de Manille. Sur place, j’ai très vite compris que pour une telle mission, il ne pouvait s’agir d’une année ou deux, mais que le Bon Dieu m’appelait mystérieusement à donner ma vie au service des plus pauvres. Un appel dans l’appel.

Le jeune garçon que vous mettez en scène, Ânjo, se montre très solidaire (il aide une femme âgée au quotidien, il sauve un enfant d’un incendie…). Cette solidarité au sein des enfants des rues est-elle vraiment une réalité ? Nous pourrions imaginer que ne règnent dans les rues que l’individualisme, l’égoïsme et la violence.

Le roman met en scène Ânjo, un personnage certes imaginaire mais qui s’inspire toutefois de nombreux jeunes des rues rencontrés dans le cadre de la fondation. Et tout ce qui est relaté dans le livre se base sur des histoires vraies : les dangers terribles comme les réactions héroïques sont plus de l’ordre du témoignage que du roman. Dom Gérard a écrit ces mots magnifiques : « Il faut consentir à la nuit pour apercevoir les étoiles ». Ils illustrent puissamment les réponses profondément chrétiennes qui surgissent au coeur de l’enfer de la capitale philippine. Les pauvres sont nos maîtres, sachons devenir disciples.

Un prêtre colombien impose la communion à genoux et sur la langue après avoir eu une vision du Christ piétiné

L’information date du mois de février. La messe était retransmise en directe sur Facebook. Un prêtre du diocèse de Bogota, le père Fredy Leonardo Herrera Fuentes, curé de la paroisse du Coeur Immaculé de Marie, a eu une expérience mystique : il a eu une vision du Christ qui, lors de la distribution de la communion qui se faisait dans la main, était piétiné par les fidèles. Se retournant, il a déclaré qu’il ne donnerait plus la communion dans la main :

Jeanne Smits a traduit son propos :

« Je vous remercie pour votre participation à la sainte messe.  Continuons unis dans la prière… il y a des choses qui parfois ne peuvent pas s’expliquer, ou plutôt, si. Ce qui se passe, c’est que cela fait très mal lorsque que le Seigneur permet que nous partagions, que nous voyions certaines choses… A partir de ce moment précis, dans notre paroisse, on ne pourra plus communier que sur la langue et à genoux. Cela ne pourra se faire d’aucune autre manière. Le Christ est vivant. Il est parmi nous, et cela Lui fait très mal, non seulement que l’on ne communie pas, parce que cela est une douleur très grande pour Lui, mais aussi quand on reçoit sans même être conscient de Celui que l’on est en train de recevoir. Et quand on reçoit comme si on recevait n’importe quelle nourriture. Comme si l’on ne croyait pas en sa présence. Il est là. Il est vivant, supervivant ! 
 
« Je vous l’ai dit, vous Le recevrez de cette manière. Faites très attention ; on ne le fait pas. Même dans une toute petite particule, la plus minuscule, Il y est tout entier. Pour cette raison, il faut toujours faire preuve du plus grand soin possible. »

Le général Martinez répond à Marine Le Pen : “Aucune politique n’a la moindre chance de réussir, si on ne décide pas de régler en priorité le problème de l’immigration et de l’islamisation

La la tribune signée par plus d’un millier de militaires à la retraite dénonçant le délitement de la France et du pouvoir fait réagir le landerneau politico-médiatique. La présidente du Rassemblement national leur a adressé une lettre ouverte, dans laquelle elle partage leur diagnostic et leur propose de la rejoindre en vue de la prochaine élection présidentielle :

Les inquiétudes que vous exprimez avec courage ne peuvent rester au stade de l’expression d’une indignation, fût-elle puissante. Elle exige en démocratie, la recherche d’une solution politique qui doit se concrétiser par un projet d’alternance qui a vocation à être validé par le suffrage des Français.

C’est l’objet de ma démarche politique et de ma candidature à la Présidence de la République avec l’objectif d’un gouvernement d’Union nationale.

Déjà de nombreux hauts fonctionnaires et de personnalités de la société civile nous ont ralliés. Je vous invite à vous joindre à notre action pour prendre part à la bataille qui s’ouvre, qui est une bataille certes politique et pacifique, mais qui est avant tout la bataille de la France.

Le général Martinez (2s) lui a répondu :

L’heure est, en effet, pour tous les patriotes français de se lever non seulement pour le redressement mais avant tout pour le salut, la survie de la France et de la nation française.

Mais cette lettre ouverte n’est pas signée uniquement par des généraux mais par plus de mille militaires de tous grades, ce 23 avril à 12h00. Elle le sera par d’autres militaires dans les jours qui viennent en attendant la clôture des signatures avant sa remise au président de la République. Cette lettre n’est pas seulement une exhortation pour « sortir le pouvoir de ses coupables habitudes ». Elle traduit la détermination de patriotes engagés pour défendre l’héritage historique, spirituel et culturel de la France, c’est à dire son identité. Elle traduit la détermination de patriotes qui ont servi l’Etat et la Nation sous l’uniforme et qui ne peuvent plus rester silencieux ni spectateurs de l’Histoire qui s’écrit. Elle est un avertissement à nos dirigeants qui seraient bien avisés d’en tenir compte.

La France est aujourd’hui fracturée, défigurée, martyrisée à cause d’une classe politique qui a manqué et qui manque à tous ses devoirs et a oublié ce que sont le bien commun et l’intérêt de l’Etat et de la Nation. Le drame qui vient de se dérouler à Rambouillet avec l’acte barbare de ce fou de Dieu se réclamant de l’islam en est un nouvel exemple.

La situation est gravissime car ce sont nos dirigeants eux-mêmes qui oeuvrent à présent contre la patrie, contre la nation et mettent les Français en grand danger. Le président de la République, par ses diverses déclarations inappropriées, ses décisions contraires à l’intérêt de la nation, ses intentions coupables de déconstruction de notre Histoire, participe, en fait, à la destruction de la France et au génocide par substitution du peuple français.

C’est pourquoi j’ai décidé, le 10 juillet dernier, d’être candidat à l’élection présidentielle de 2022. J’ai, moi aussi comme vous, même si ma candidature s’inscrit hors des partis politiques, des hauts fonctionnaires et des personnalités de la société civile qui soutiennent ma candidature. J’ajoute que de nombreux généraux travaillent à mes côtés.

Il faut cependant insister sur une donnée capitale : 2022 constituera un point de non-retour pour l’avenir du peuple français. Aucune politique n’a, en effet, la moindre chance de réussir, si on ne décide pas de régler en priorité le problème de l’immigration et de l’islamisation criminelle du pays.

Je pourrais vous rejoindre sur certains points, mais nous sommes en désaccord profond sur un point vital – puisqu’il concerne l’identité même du peuple français et les valeurs qui sont les siennes – c’est cette idéologie mortifère qui, contrairement à ce que vous dites, n’est pas compatible, non pas avec la République, mais avec la démocratie, avec la France tout simplement. Et l’islamisation conduite à marche forcée par nos dirigeants mène la France au désastre. C’est bien cette dérive mortelle qu’il faut stopper et inverser. C’est la raison de ma candidature.

Alors, du fait de ce point de divergence majeur, il m’est impossible de vous rejoindre. Nos compatriotes doivent comprendre que leur avenir dépend de leur indispensable prise de conscience de la menace que constitue cette immigration extra-européenne de peuplement et de culture islamique qui nous est hostile.

Zemmour sur les violences urbaines : “C’est en réalité une guérilla contre l’État français organisée par des bandes maghrébines et africaines qui visent des cibles française”

« A chaque fois qu’il y a un attentat, Emmanuel Macron dit : « Nous ne céderons rien ». Mais il a cédé sur tout ! »

Sur la polémique autour de la phrase sur la disparition des « Pierre » dans certains quartiers :

«Le coupable c’est l’Etat Français qui a abandonné l’assimilation (…) Cela va au-delà de laïcité car il n’y a pas de laïcité sans assimilation»

Vaccinées avec Pfizer, elles décèdent

Deux personnes âgées de 53 et 68 ans sont décédées en Guyane d’une forme grave du Covid-19 «alors qu’elles avaient été vaccinées quelques semaines auparavant avec deux doses de Pfizer», a confirmé lundi l’Agence régionale de santé (ARS).

Ces deux hommes avaient reçu leur deuxième injection du vaccin Pfizer/BionTech fin février.

«Ces deux personnes présentaient des antécédents de lourdes comorbidités et un état de très grande fragilité. L’une d’entre elles présentait un trouble du système immunitaire, susceptible d’occasionner une moindre réponse à la vaccination».

Le directeur de l’Institut Pasteur de la Guyane, le Dr Mirdad Kazanji, a commenté :

«L’échec vaccinal existe pour tous les types de vaccination. Cela dépend de l’état du système immunitaire de la personne vaccinée».

Un couple achète la chapelle Saint-Joseph de Molières à Chemazé (Mayenne) pour la rénover

Belle aventure qu’il convient de soutenir :

Armelle et Raphaël Le Pelletier de Glatigny, eux, ont eu l’œil et ont décidé de devenir les propriétaires de la chapelle en 2018. Un drôle de pari alors que l’édifice est laissé à l’abandon. « J’ai pris contact avec le diocèse qui n’était pas au courant que la chapelle leur appartenait », raconte Raphaël. Objectif : non pas transformer le lieu en gîte ou autre activité commerciale, mais bel et bien lui faire retrouver son lustre d’antan (…)

Armelle et Raphaël Le Pelletier de Glatigny entendent bien lui offrir une nouvelle vie. Pour ce faire, ils ont mis en place une cagnotte en ligne, en partenariat avec la Fondation du patrimoine, pour collecter des fonds.

Au total, près de 100 000 € sont nécessaires pour cette rénovation. Et il y a du travail. De toute part, le passage du temps et le vandalisme ont eu raison des lieux. Il faut refaire la toiture, la maçonnerie extérieure et intérieure, la restauration des vitraux et enfin, l’aménagement intérieur et extérieur du lieu. « Une fois l’enveloppe prête, il faut compter environ deux ans de travaux », tempère Raphaël, lui qui n’aspire qu’à une chose : « Que le patrimoine reste debout ».

Mais une fois dépoussiéré, et surtout sécurisé, que deviendra un tel édifice ? « Il n’y a vraiment aucun aspect de rentabilité. C’est une mise en avant du patrimoine culturel et religieux de la commune », plaide le propriétaire, qui n’exclut pas que le lieu vive avec une ouverture au public « pour une messe ou autre temps de prière » (…)

Vous pouvez participer sur le site de la fondation du patrimoine.

Un prêtre de la communauté Saint-Martin nommé recteur du sanctuaire du Mont-Saint-Michel

Information trouvée sur le site du diocèse de Coutances dans la Manche (Normandie) :

Don Maurice Franc, en accord avec la communauté Saint-Martin, est nommé recteur du sanctuaire du Mont-Saint-Michel à partir du 1er septembre 2021. Il est chargé pendant 1 an d’étudier les modalités d’implantation de la communauté Saint-Martin sur le sanctuaire et ses environs pour septembre 2022.

Don Maurice Franc, prêtre de la communauté Saint-Martin, est curé depuis neuf ans de la paroisse Notre-Dame du Rocher à Biarritz.

La responsable de la communication du diocèse précise :

Comme beaucoup d’autres diocèses en France, nous sommes confrontés au manque de prêtres diocésains. De son côté, la communauté Saint-Martin permet de fournir des prêtres pour les diocèses

Ralliement de Debout La France à LR : retour à la case départ pour Nicolas Dupont-Aignan

Avec un nombre important de cadres ayant rejoint Marine le Pen et le RN et la perspective de faire un score ridicule aux régionales avec une liste autonome, Nicolas Dupont-Aignan semble s’être résigné à accepter un ralliement aux listes LR comme en Bourgogne-Franche-Comté :

À deux mois des élections régionales, la liste des candidats en lice se précise. Ce lundi 26 avril, Gilles Platret a présenté officiellement ses « binômes », qui prennent la tête de sa liste d’union dans chacun des huit départements. Parmi eux, Pascal Lepetit, Nivernais, responsable du parti Debout la France pour les huit fédérations de Bourgogne-Franche-Comté.

« Nous n’avons pas souhaité revivre le scénario de 2015 » où la liste présentée par Debout la France avait été balayée, justifie Pascal Lepetit. Car, « sur les problématiques principales de la région, on coche (avec Gilles Platret, NDLR) presque systématiquement les mêmes cases ». L’accord, local, a été piloté par Nicolas Dupont-Aignan « sur la base de la personnalité de Gilles Platret ».

Les anciens cadres ayant rejoint Marine Le Pen à travers la structure l’Avenir Français commentent ce ralliement :

Cette information confirme d’abord que l’essentiel des forces militantes de Debout la France a bien quitté ce parti pour fonder l’Avenir Français et soutenir une union avec Julien Odoul et Marine Le Pen.
Incapable de monter une liste digne de se présenter devant les électeurs, Nicolas Dupont-Aignan va-t-il choisir de trahir toutes ses convictions idéologiques pour continuer à refuser de poursuivre l’alliance de 2017 avec le camp national ?
En 2007, Debout la France a rompu avec l’UMP après la trahison du résultat du référendum et, d’une manière générale, l’incapacité de ce parti à respecter ses engagements sur l’ensemble des sujets fondamentaux (…) Alors qu’il n’existe plus aucune différence essentielle de programme et de valeurs entre DLF et le RN depuis l’accord de gouvernement entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen en 2017, les oppositions avec Les Républicains sont au contraire fondamentales et innombrables. Aux Européennes de 2019, Nicolas Dupont-Aignan a d’ailleurs ciblé sa campagne contre la liste LR, incarnant à juste titre toutes les trahisons de ce parti envers les Français.
Ce ralliement DLF/LR comme celui probable entre LR et LREM en PACA ont le mérite de clarifier le paysage politique.

 

Le Haut Conseil de la santé publique ou la dictature d’un hygiénisme délirant

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) adapte les recommandations pour les personnes ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet contre le Covid-19. Ainsi, dans un document mis en ligne le 25 avril, le HCSP recommande que

  • Dans un cadre privé familial ou amical en milieu intérieur fermé :

    • toutes les personnes réunies puissent ne pas porter de masque si elles ont toutes bénéficié d’un schéma vaccinal complet et à condition de respecter les autres mesures barrières : hygiène des mains, distance interindividuelle, aération et limitation à 6 du nombre de personnes. Cette recommandation ne s’applique pas, dès lors que l’un des membres présente un facteur de risque de formes graves (âge, comorbidité).
    • Toutes les personnes réunies continuent de respecter l’ensemble des mesures barrières y compris le port de masque lorsque l’une d’elles n’a pas bénéficié d’un protocole de vaccination complet.
  • Dans un cadre collectif en population générale (collectivités et milieux extérieurs ouverts), de :

    • continuer à respecter l’application des mesures barrières dont le port de masque et de limitation des déplacements en accord avec l’évolution des décisions nationales en fonction de l’avancée de la couverture vaccinale ;

    • ne pas participer ni organiser des regroupements de personnes au-delà de ce qui est réglementairement autorisé.

Ce genre de recommandations nous rend très sympathique la fête improvisée au parc des Buttes-Chaumont à Paris :

Guérillas en France : les émeutes s’étendent

La situation sécuritaire dans les grandes villes s’aggrave avec des règlements de compte, des fusillades, des meurtres…

La situation dans les petites villes rurales est désormais comparable à celle des grandes agglomérations il y a un vingtaine d’années avec là aussi des émeutes, des voitures incendiées, des commissariats attaqués. Jusqu’en Ardèche, où il y a eu de émeutes à Aubenas le semaine passée, et hier à Largentière, ville de 1700 habitants !

Plus aucun quartier n’est épargné : Rungis, Saint-Dié-des-Vosges, Cavaillon, Clichy-la-Garenne, Provins, Savigny-sur-Orge, Compiègne, Nantes, Avallon, Aulnay-sous-Bois, Fréjus, Echirolles, Argenteuil

Nous vivons les conséquences d’une immigration inédite, qui se confronte à un Etat qui se liquéfie. Sur News ce soir, Eric Zemmour réfute le terme de violences urbaines :

«C’est en réalité une guérilla, un combat asymétrique contre un pouvoir central (…) organisé par des bandes de caïds qui visent des cibles françaises»

Et vous, irez-vous voter ?

Julien Bayou, tête de liste EELV en Ile-de-France, a diffusé quelques visuels pour inciter les bobos parisiens à aller voter. Dans ces visuels, il s’en prend aux chasseurs, aux fachos, aux boomers (ce qui a provoqué une polémique, qui l’a forcé à s’excuser), à Eric Zemmour et même Gérald Darmanin :

Mais l’idée fait des émules : pour défendre la France, est-ce que vous, vous irez voter ?

C’est arrivé un 26 avril…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 avril 896 : décès du pape Boniface VI.
  • le 26 avril 1248 : consécration solennelle de la Sainte Chapelle de Paris.

La Sainte-Chapelle est édifiée sur l’île de la Cité, dans l’enceinte du palais royal, à la demande de Saint-Louis afin d’abriter la Sainte couronne d’épines, un morceau de la Sainte Croix ainsi que diverses autres reliques qu’il a acquises. Le bâtiment est un petit chef-d’œuvre de l’art gothique ; il est conçu comme une châsse précieuse devant mettre en valeur les reliques conservées et rachetées à l’empereur de Byzance, Baudouin II. Elle superpose deux chapelles, la supérieure étant au niveau des appartements royaux. L’architecte réussit le tour de force de la construire en 5 ans.

A la révolution elle souffre particulièrement de la haine des révolutionnaires. Toutefois la couronne d’épines est sauvée et se trouve aujourd’hui dans le trésor de la cathédrale de Paris. Les révolutionnaires la transforment en salle d’archives en 1802, vendent les vitraux (aux Anglais entre autres), fondent les reliquaires, détruisent les statues et les tableaux…

Malgré ce vandalisme stupide et haineux, le monument garde une splendeur et une âme, qui expliquent pourquoi c’est un des monuments les plus visités de Paris.

Le dimanche 26 avril 1248, le Roi Saint Louis fait consacrer la Sainte-Chapelle, bâtie sur l’Île de la Cité, par l’Archevêque Eudes de Tusculum Légat du Pape Innocent IV et Mgr Philippe Berruyer archevêque de Bourges en présence des archevêques et évêques de Sens, Rouen, Laon, Soissons, Amiens, Senlis, Langres, Chartres, Orléans, Bayeux et Évreux. La Chapelle Haute est alors consacrée à la Sainte Couronne d’Épines, la Chapelle Basse est dédiée à la Sainte Vierge.

  • le 26 avril 1319 : naissance de Jean II le Bon.

Jean II le Bon est Roi de France de 1350 à 1364. Il est un chevalier courageux mais un piètre politique. L’un de ses deux fils Louis, otage à Londres en garantie du paiement de l’énorme rançon de 3 millions d’écus or, s’étant enfui en 1363, Jean le Bon, obéissant aux lois de l’honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres, où il meurt en 1364. Voir les chroniques du 5 décembre sur la naissance du franc, du 19 septembre sur la bataille de Poitier, du 8 mai sur le Traité de Brétigny, du 26 septembre sur son sacre et du 8 avril sur son décès.

  • le 26 avril 1336 : la montée du Mont Ventoux par Pétrarque.

Dans une lettre à son ami Francesco Dionigi da Borgo, Pétrarque affirme avoir gravi le Mont Ventoux (1909 mètres), le 26 avril 1336, accompagné de son frère et de deux amis. L’anecdote, contestée par certains, donne toutefois une « date de naissance » à l’Alpinisme, Pétrarque, Petrarca alpinista, le «père de l’alpinisme »…

  • le 26 avril 1573 : naissance de Marie de Médicis.

Marie de Médicis, née à Florence, et morte le 3 juillet 1642 à Cologne, épouse le Roi Henri IV le 17 décembre 1600 à Lyon et devient reine de France de 1600 à 1610, puis reine-mère jusqu’à sa mort en 1642. Marie est le sixième enfant de François Ier de Médicis et de Jeanne archiduchesse d’Autriche.

Elle donne naissance à Louis XIII, Roi de France, à Élisabeth, reine d’Espagne, à Christine, duchesse de Savoie, à Nicolas, le «prince sans nom» qui meurt à l’âge de 4 ans, à Gaston, duc d’Orléans, et à Henriette, reine d’Angleterre.

Lorsqu’Henri IV meurt le 14 mai 1610, Marie de Médicis assure la régence au nom de son fils, Louis XIII, âgé de neuf ans. En 1615, elle se rapproche de l’Espagne ce qui contrarie ouvertement les protestants, et se concrétise par un double mariage franco-espagnol. Sa fille, Elisabeth, épouse l’infant Philippe IV d’Espagne et son fils, le Roi Louis XIII, épouse Anne, infante d’Espagne.

Dans Histoire Partiale, Histoire Vraie, aux éditions Beau-Chesne-Croit, (Tome 3, pages 14 et 15), Jean GUIRAUD note qu’au lendemain de la mort d’Henri IV, les huguenots réunis à Saumur en 1611, se dotent d’une organisation qui est la violation flagrante de l’édit de Nantes qui leur interdit toute réunion politique : un Conseil délibératif et exécutif permanent, chargé de surveiller et de défendre les intérêts des protestants dans chacune des régions de la France. Les membres prêtent le serment du secret.

« En présence d’une pareille organisation, Marie de Médicis, par des déclarations du 24 avril et du 11 juillet 1612, rappela aux protestants l’interdiction des assemblées politiques. Ils n’en tinrent aucun compte. Le 20 novembre suivant, eut lieu leur première assemblée de cercle à La Rochelle et, les années suivantes, se réunirent les assemblées générales de Grenoble (1615), de La Rochelle (1617), d’Orthez et La Rochelle (1618-1619), de La Rochelle (1620-1621). Cette dernière donna au parti protestant une puissante organisation militaire. Elle nomma pour toutes les forces calvinistes un généralissime qui fut d’abord Bouillon, puis Rohan, et divisa la France en huit départements militaires, ayant chacun à sa tête un général en chef appartenant à la haute noblesse. »

Les réunions qui s’étaient tenues en violation de l’édit de Nantes avaient tout préparé pour la reprise des guerres de religion ; aussi, après avoir trempé dans les révoltes qui troublèrent la régence de Marie de Médicis, les huguenots rouvrirent officiellement les guerres de religion en 1620.

[…] C’est ce que fait remarquer encore M. Hanotaux : « Après avoir hésité pendant quelque temps, dit-il, le parti protestant prit la résolution extrêmement grave d’appuyer le prince de Condé (dans sa révolte contre le gouvernement de Marie de Médicis). De ce jour (27 novembre 1614), le parti protestant, reconstitué EN PARTI D’AGRESSION, rompt en visière avec la royauté. C’est donc lui qui, pour la première fois, déchire de ses propres mains l’Édit de Nantes et rouvre la période des guerres de religion ».

Le Roi Louis XIII écarte sa mère au profit du cardinal Richelieu qu’elle avait elle-même introduit. Elle meurt en 1642.

  • le 26 avril 1944 : le chef de l’Etat Philippe Pétain est accueilli triomphalement à Paris.

Plus d’un million de Français sont venus écouter le chef de l’Etat. Son voyage est un triomphe comme dans toutes les villes qu’il a visitées et qu’il va continuer à visiter avant que les Allemands le fassent prisonnier.

  • le 26 avril 1945 : le maréchal Pétain rentre à Paris et se constitue prisonnier.

Il est interné au Fort de Montrouge.

  • le 26 avril 1961 : les généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller quittent le Gouvernement général d’Alger.

Les généraux Salan et Jouhaud quittent Alger pour rejoindre l’OAS ; le général Zeller s’enfuit de son côté ; le général Challe se rend aux autorités. Il est immédiatement transféré à Paris et emprisonné à la Santé. L’épuration commence ! Sont dissous : le 1er REP les 14éme et 18éme RCP et le GCPA (commandos de l’air) ; un peu plus tard, les 10éme et 25éme DP.

Se retrouvent en prison, les généraux Challe, Zeller, Gouraud, Bigot, Nicot et Petit ; les Chefs de Corps et colonels Chapelle du 1er REC, Lecomte du 14éme RCP, Masselot du 18éme RCP, le Lt-colonel Emery du GCPA, Bréchignac de la 2éme DP, les commandants Denoix de Saint-Marc du 1er REP et Robin du GCPRG. Mais aussi les Généraux Allard, ancien Commandant en Chef en Algérie, Grout de Beaufort et Faure ancien patron de la Kabylie et le Colonel Dufour ancien de la Légion, qui sont arrêtés en Europe.

Des mandats d’arrêt sont lancés contre les généraux Salan, Jouhaud et Gardy, les Colonels Godard, Lavheroy, Broizat, Gardes et Argoud. 220 officiers sont arrêtés, 114 passent en justice et 83 sont condamnés. Les Généraux Olié, Chef d’état-Major des armées, de Pouilly, commandant la place d’Oran, et Gracieux, inspecteur des Troupes Aéroportées ainsi qu’environ 1000 officiers qui n’ont pas participé au putsch, démissionnent de l’armée, par solidarité.

Jamais, dans l’Histoire de France, l’armée du pays n’a subi une telle purge !

  • le 26 avril 1986 : accident nucléaire à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en ex-URSS.

Les retombées radioactives affectent la majeure partie de l’Europe, toutefois les nuages radioactifs s’arrêtent, officiellement, aux frontières françaises et suisses.

Les terroristes sont des immigrés de fraîche date

Le Monde a mené l’enquête… :

La mauvaise nouvelle portée par l’attaque de Rambouillet, c’est la persistance d’un haut niveau de terrorisme « résiduel », malgré l’absence de moteur idéologique que constituent les groupes djihadistes. Ce terrorisme est d’autant plus destructeur qu’il est endogène – il remet en cause le vivre-ensemble de la société, dont sont issus ses auteurs. A fortiori quand ces auteurs sont des immigrés de fraîche date : réfugié politique dans le cas du tueur soudanais de Romans-sur-Isère (Drôme, deux morts, cinq blessés en avril 2020) ; demandeur d’asile pour l’assaillant pakistanais de la rue Nicolas-Appert à Paris (deux blessés en septembre 2020) ; fils de réfugiés tchétchènes pour Abdoullakh Anzorov, l’assassin de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines, octobre 2020) ; immigré clandestin tunisien pour le terroriste de la cathédrale de Nice (trois morts, novembre 2020) ; et enfin étranger – tunisien – en situation régulière pour Jamel G., l’auteur de l’attentat de Rambouillet.

Selon Le Monde ces terroristes sont “isolés, sans affiliation et indétectables“.

Conclusion : méfiez-vous de tous les immigrés musulmans. CQFD.

Facebook et la “désinformation”

Un lecteur nous envoie cette photo d’une publicité parue dans le dernier numéro du “Figaro Magazine”:

Comme le faisait remarquer notre correspondant, cette publicité semble un tantinet équivoque: flagorneuse pour les médias dominants qui, comme chacun sait, ne désinforment jamais, et menaçante pour les autres. Le problème, c’est qu’on s’interdit tout critère de vérité (pensez donc, ce serait “fasciste”!) autre que: ce journal a 100 000 lecteurs, il est donc fiable, celui-là n’en a que 1000, il est donc suspect – ou alors, mais ce n’est qu’une autre version de la même loi du nombre, celui-ci me paie cher, il est donc fiable; celui-là ne prend pas de publicité sur Facebook, il est donc suspect! Par conséquent, la lutte contre la “désinformation” a tout de la lutte contre toute critique – y compris rationnelle.

En tout cas, j’ose espérer que tous les “bons citoyens” qui lisent cet article auront compris que cette publicité doit se comprendre ainsi: “Big Brother is watching you” – à moins qu’il ne faille comprendre ainsi: le gouvernement revendique le monopole de la désinformation en matière de covid-19 et Facebook soutient sa revendication!

Chronique des cinglées

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Deux femmes québécoises se sont « mariées » en 2010, ont décidé d’avoir un enfant qu’elles ont eu grâce aux services d’un ami, et ont été toute deux déclarées « mères » de l’enfant comme le prévoit la « loi ». Puis elles se sont séparées (dès 2012), et en 2019 celle qui n’est pas la mère a voulu faire déclarer par la justice qu’elle « n’est pas la mère de l’enfant né de sa conjointe » et qu’elle est seulement « la conjointe d’une épouse qui a eu un enfant pendant le mariage ».

Le juge a rejeté la demande, parce qu’il y a « un délai de prescription d’un an maximum »…

N’est-il pas temps pour les responsables politiques ayant accepté l’immigration de reconnaître qu’ils sont les responsables des crimes islamistes ?

De Bernard Antony :

À la nouvelle du dernier assassinat, celui de la policière Stéphanie, les dirigeants politiques, une fois encore, ne se sont pas distingués par le courage de la vérité.

Comme pour chaque attentat, ils l’ont, sans se fatiguer, répétitivement déclaré « odieux », exprimant « la plus grande indignation » et leur « totale détermination » pour « qu’une justice ferme et exemplaire châtie les auteurs ou les complices avec la plus grande sévérité ».

Bref, toujours les mêmes mots, toujours le même refrain, indéfiniment resservis sur le grand air du courroux républicain.

Castex les a dévidés, impavide, manifestant une fois de plus solennellement que le terrorisme ne l’emportera pas. Lui, comme les autres, a tenu à exprimer conformistement sa forte conviction que « chaque fois que des forces de l’ordre sont frappées, ce sont des symboles de la République que l’on a voulu abattre ».

Ce qui, à y réfléchir seulement dix secondes, ne signifie à peu près rien.

Comme si les tueurs étaient d’abord des intellectuels ennemis du système républicain ! Car pour s’en prendre à des symboles de la République, ils n’auraient que le choix entre bustes de Marianne, drapeaux tricolores, frontons des mairies.

Comme s’ils n’étaient pas avant tout de furieux et sanguinaires fanatiques pétris de haine contre les Français coupables à leurs yeux de n’être pas soumis à l’idéologie islamique et à sa charia !

Certes, tous les musulmans habitant en France ne sont pas ce que l’on appelle des « islamistes », c’est-à-dire des adeptes de l’islam intégral. Et tous les islamistes, qui constituent, qu’on le veuille ou non, de vastes ensembles de l’islam réel, ne sont pas des terroristes.

Mais quand donc les responsables – ou plutôt les irresponsables – politiques qui gouvernent la France voudront-ils enfin se rendre à l’évidence de ce que l’islam réel, comme dès le VII° siècle, et si souvent au long de son histoire conquérante, n’a pour objectif que de n’offrir aux populations à conquérir que le choix entre la dhimmitude et le jihâdisme. Et que cet « idéal » pan-islamique est peu ou prou partagé par de vastes pans des populations immigrées encadrées par les États de leurs pays d’origine, tels que l’Algérie ou la Turquie.

Une chose encore :

Pour considérer après tant d’autres crimes islamistes les deux assassinats actuellement au cœur de l’actualité judiciaire et policière, il apparaît à nouveau que les experts requis par la justice mettent très fréquemment en avant, sinon presque toujours, une simultanéité de la conviction islamiste et de graves troubles du psychisme. Est-ce alors la folie qui fait l’islamiste ou l’islamisme qui rend fou ?

Réfléchir à cela, c’est s’interroger sur l’irréfutable réalité que les frères musulmans (« Musulmans de France ») et autres associations, confréries et mosquées islamistes représentent plusieurs centaines de milliers d’adeptes, masse sans cesse grossie par les déferlantes de la tsunamigration islamique.

Heureusement, il n’aura fallu que quelques dizaines d’années à une Valérie Pécresse pour qu’elle puisse se demander s’il ne faudrait pas s’interroger sur « un lien entre terrorisme et immigration » !

Mais n’est-il pas temps en effet pour les gouvernants et responsables politiques, mais aussi culturels et religieux, ayant sans cesse accepté, favorisé, encouragé l’immigration et par là fait le lit du terrorisme, de reconnaître qu’ils sont grandement les responsables des crimes et attentats islamistes ?

Un expert mandaté par les Nations unies joue le jeu des islamistes

Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), s’inquiète dans Valeurs Actuelles des nombreux rapports publiés par Ahmed Shaheed, expert mandaté par les Nations unies pour promouvoir la liberté de religion, dont le dernier dénonce l’”islamophobie” étatique et culturelle dans les pays occidentaux :

Ahmed Shaheed était ministre des Affaires étrangères des Maldives à la fin des années 2000. Il a ensuite été expert des Nations unies (ONU), d’abord pour promouvoir les droits de l’homme en Iran, et depuis 2016 pour défendre le droit à la liberté de religion. Dans ce cadre, il présente régulièrement des rapports au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dont les trois derniers s’intitulent Combattre l’antisémitisme (2019), Violence et discrimination de genre (2020) et Combattre l’islamophobie (2021).

Le rôle d’un Rapporteur spécial des Nations unies, comme M. Shaheed, est de rédiger des rapports sur des thèmes importants, fournissant des informations et des recommandations aux États. Par exemple, le précédent Rapporteur spécial sur la liberté de religion avait exploré la situation des convertis (2012), la religion au travail (2014) ou encore les interactions entre les libertés de religion et d’expression (2016). Les thèmes choisis par Ahmed Shaheed sont des “groupes humains” : les juifs, les femmes, les musulmans…

L’expert onusien prend fait et cause pour ce qu’il appelle les « groupes vulnérables », ce qui est louable. Cependant, il commet l’erreur de supposer ces groupes comme unifiés et de les regarder systématiquement comme des « victimes ». Cette grille de lecture semble avoir aveuglé M. Shaheed, au point d’en faire l’instrument actuel d’un lobby islamiste à l’ONU.

Dans son dernier rapport, Combattre l’islamophobie, Ahmed Shaheed s’appuie sur des associations et universitaires “décolonialistes” et racialistes. Selon lui, c’est “l’islamophobie” qui expliquerait les restrictions légales au port du voile islamique, les règles d’urbanisme limitant la construction de lieux de culte ou encore la dissolution d’associations islamistes (comme le CCIF et BarakaCity). Il prétend également que l’islamophobie serait la cause de la faible réussite dans les études et du fort taux de chômage des musulmans en Europe.

M. Shaheed prétend qu’une hostilité étatique et culturelle envers l’islam gouvernerait en Occident, en particulier en France. Il recommande aux États d’adopter un « processus inclusif » et un « instrument non juridique » contre « l’islamophobie », afin de l’utiliser pour toutes les politiques publiques. Autrement dit, chaque décision politique devrait intégrer une dimension de lutte contre « l’islamophobie ». Les États devraient faire respecter l’islam, en tant que religion, et de valoriser l’importance des musulmans dans la civilisation occidentale. […]

Un général à la retraite n’a-t-il le droit de s’exprimer que s’il partage les opinions du Modem ou de LREM ?

Florence Parly s’est donc soumise au diktat de la gauche (voir l’injonction de Libération) et vient de condamner la tribune signée par plus d’un millier de  militaires à la retraite dénonçant à juste titre le délitement de la France et du pouvoir. Elle critique la signature de 24 généraux qu’elle traite d’irresponsables (et parmi les signatires, soulignons la présence de 77 colonels et 118 lieutenant-colonels) :

Lorsque des généraux à la retraite – se réclamant d’une institution qu’ils ont quittée ou qui les a radiés – disent vouloir se mettre «à la disposition des femmes et des hommes politiques», ils nient leur condition même de militaire. Pire que de nier l’identité de militaire, ils la travestissent pour servir des intérêts électoraux nauséabonds.

Qui sont ces généraux retraités qui prétendent défendre la France alors qu’ils attisent les flammes de la haine ? Qui sont ces généraux retraités qui prétendent combattre le «délitement» de la France en menaçant d’une guerre civile ? Disons les choses très clairement : aucun général d’active n’a signé cette tribune. Nous parlons ici de 20 généraux à la retraite, irresponsables, qui ne représentent qu’eux-mêmes.

Elle rappelle “le rôle d’ultima ratio des armées, c’est-à-dire le dernier rempart de la nation” : mais doivent-ils se taire lorsque le gouvernement et le président de la république ne sont plus capables de protéger leur propre peuple d’un ennemi de l’intérieur et bradent les valeurs de la France ?

Sans aller jusqu’à rappeler le rôle imminent du général (à la retraite) De Gaulle en politique à partir de 1958, ni celui du général (à la retraite) Bigeard, secrétaire d’état à la défense de 1975 à 1976, puis élu député UDF de 1978 à 1988 et auteur ensuite de plusieurs ouvrages à portée politique, il faudrait tout de même rafraîchir la mémoire de la ministre des armées sur l’engagement en politique de plusieurs généraux, et non des moindres.

L’ancien chef d’Etat-Major de l’armée de terre de 2011 à 2014, le général d’armée Ract-Madoux, a rejoint le parti LR en avril 2017 et présente sa candidature aux élections législatives dans la première circonscription de la Drôme. Cela lui a-t-il été reproché publiquement par le ministre des armées de l’époque ?

L’ancien major général de l’armée de terre de 2014 à 2017 (n°2 de l’armée de terre), le général de corps d’armée de La Chesnais, s’est présenté aux municipales de Carprentras en 2020 avec le soutien du RN dans le cadre d’une union des droites. Cela lui a-t-il été reproché publiquement par le ministre des armées de l’époque ?

L’ancien commandant de la gendarmerie outre-mer, le général de corps d’armée Soubelet, a activement soutenu Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2017 puis, après avoir été pressenti comme candidat aux législatives sous l’étiquette LREM, a finalement rompu avec Macron pour se présenter sans étiquette. Cela lui a-t-il été reproché publiquement par le ministre des armées de l’époque ?

L’ancien gouverneur militaire de Paris et commandant de la région Terre Ile-de-France, le général d’armée Dary, a pris une part activé au sein de l’organisation de la Manif pour Tous en 2013. Cela lui a-t-il été reproché publiquement par le ministre des armées de l’époque ?

Ces exemples d’engagements ont quelques fois fait grincer des dents mais jamais un ministre ne s’en est offusqué. Un engagement local ou ponctuel serait donc toléré tant que la critique reste discrète ou convenue comme lorsque l’ancien chef d’Etat major des armées, le général d’armée Pierre de Villiers, écrit des livres politiques sur l’avenir de la France, mais avec des idées très consensuelles…

Même l’engagement politique du général de divison Tauzin, qui a voulu de présenter aux présidentielles de 2017 et qui a annoncé sa candidature pour 2022, n’avait pas été averti lorsqu’en pleine crise des gilets jaunes il s’était adressé à Emmanuel Macron avec les mots suivants sur son compte Facebook :

Nous sommes quelques officiers généraux tout à fait disposés à venir vous apprendre à faire de la politique. Éventuellement à prendre votre place si vous voulez partir, ce que, je pense, vous allez faire bientôt.

Non, ce qui fait peur au pouvoir, c’est de voir la digue céder et que hauts-fonctionnaires et anciens militaires rejoignent en masse le Rassemblement national ou critiquent trop vertement le pouvoir. Quand le pouvoir a peur à ce point, c’est plutôt bon signe.

La liste des signataires de cette tribune risque donc de se rallonger. Il suffit d’être militaire à la retraite et de signer directement sur le site en suivant ce lien : je signe avec mes camarades!

La vision « bisounours » de la maîtrise de l’immigration

Le conseiller d’État honoraire et ancien secrétaire général du ministère de l’Immigration Patrick Stefanini déclare au Figaro, à propos de l’attentat à Rambouillet :

Autrefois, les séjours irréguliers en France étaient un délit, ce n’est plus le cas. Aussi, le fait pour un étranger d’être entré irrégulièrement en France faisait à lui seul obstacle à la régularisation de sa situation administrative. Nous avons abandonné cette règle, qui était pourtant une règle de bon sens, et c’est une erreur. Pour le reste, on sait que dans certains secteurs de l’économie française, des métiers sont insuffisamment rémunérés et les conditions de travail sont jugées trop difficiles par nos concitoyens. À la fin, ce sont des personnes de nationalité étrangère qui finissent par pourvoir le poste. Si on veut éviter d’avoir à recruter systématiquement des étrangers pour ce type de métier, il faut revaloriser les conditions de travail. Les besoins économiques ne sauraient être un alibi pour ne pas lutter contre l’immigration clandestine.

[…]

L’État est dans l’incapacité de mettre un policier derrière chaque personne qui pourrait être susceptible de radicalisation islamiste. Il faut traiter le problème en amont et poser en principe que l’Union européenne n’est pas un espace ouvert à tous les vents. Comme tous les grands ensembles continentaux qui se respectent, elle a des frontières extérieures qui doivent être considérablement renforcées. Aujourd’hui, ce contrôle extérieur n’est pas crédible. Dans un rapport publié en 2019, l’agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes Frontex rappelle qu‘environ 600 millions de personnes pénètrent chaque année à l’intérieur de l’UE, et environ 20 % d’entre eux ne font pas l’objet d’un passage fichier qui permettrait de détecter des antécédents judiciaires ou des facteurs de dangerosité. En matière de circulation des personnes, la France a mis la charrue avant les boeufs en supprimant ses contrôles aux frontières intérieures sans se doter en amont de tous les instruments nécessaires à un contrôle efficace de ses frontières extérieures. Si l’on ne change pas cela, l’Union européenne continuera à être une passoire et nous nous exposerons en permanence à la répétition du type de drame qui s’est produit vendredi.

Y a-t-il des obstacles juridiques qui affaiblissent, voire paralysent, la lutte contre l’islamisme ?

Non seulement la France n’est pas capable de contrôler correctement ses frontières, mais lorsqu’elle est en présence de clandestins, elle ne parvient pas à les éloigner. On connaît la réticence des pays d’origine à délivrer des laissez-passer consulaires, mais ce n’est pas la seule difficulté. Le premier problème, c’est l’extrême complexité du contentieux des étrangers et on peut regretter que le gouvernement ne se soit pas emparé des propositions faites par le Conseil d’État pour le simplifier. Le deuxième point, c’est la « directive retour » . Elle fait obstacle à ce qu’un État membre de l’UE, constatant la situation irrégulière d’un étranger, puisse le renvoyer d’office dans son pays d’origine, et l’oblige à inviter l’étranger à quitter de lui-même de cet État membre. C’est une vision « bisounours » de la maîtrise de l’immigration, et cela participe à l’échec à la lutte contre l’immigration clandestine.

Au sein de l’UE, la France concentre à elle seule 44% des attentats islamistes et 42% des victimes

Nos médias et nos élites politiques refusent encore de faire le lien entre immigration et attentats islamistes. La Fondation pour l’innovation politique avait publié une étude fin 2019 pour quantifier la violence islamiste.

Entre 1979 et 2019, au moins 33.769 attentats islamistes ont eu lieu dans le monde. Ils ont provoqué la mort d’au moins 167.096 personnes. Les attentats islamistes représentent 18,8% de la totalité des attentats commis dans le monde, mais qu’ils sont responsables de 39,1% des vies perdues à cause du terrorisme.

Au cours des années étudiées, on note une intensification de cette violence et que la période la plus meurtrière est la plus récente : à partir de 2013, l’islamisme est devenu la cause principale (63,4%) des morts par terrorisme dans le monde. La France a été le pays le plus touché de toute l’Union européenne, avec 71 attentats islamistes commis sur son sol entre 1979 et 2019. Ces attentats ont fait au moins 317 morts.

A fin 2019, voici le bilan pour la France, bilan encore aggravé :

PACA : LR songe à faire une liste commune avec LREM

Selon les informations du Figaro, Renaud Muselier, président LR sortant de PACA, se demande s’il doit s’allier avec la candidate de La République en marche, Sophie Cluzel, dès le premier tour des élections régionales.

Selon les calculs des élus LR, une alliance avec Sophie Cluzel, la secrétaire d’État du gouvernement soutenue par LREM et créditée de 13 % d’intentions de voix au premier tour selon un sondage Ifop publié début avril, ferait gagner 7 points au candidat Muselier, lui permettant d’arriver en tête, devant le candidat du RN, Thierry Mariani, et à la gauche.

Cela aurait le mérite d’être plus clair.

“Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux”

Extrait du discours d’Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, prononcé à Harvard le 8 juin 1978. L’évidence du portrait qu’il traçait de l’Occident saute aux yeux aujourd’hui :

[…] Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un Etat sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?

Quand les Etats occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d’Indépendance.) Aujourd’hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un Etat assurant le bien-être général. Chaque citoyen s’est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu’il a cours depuis ces mêmes décennies.

Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.

L’indépendance de l’individu à l’égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n’auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d’élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l’épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l’argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?

Même la biologie nous enseigne qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.

La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n’en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n’entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux.

J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme.

Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d’une structure sociale légaliste.

Aujourd’hui la société occidentale nous révèle qu’il règne une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’Etat qui veut accomplir quelque chose d’éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas temps les droits de l’homme que ses devoirs.

D’un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s’est vue accorder un espace sans limite. Il s’avère que la société n’a plus que des défenses infimes à opposer à l’abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faites aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d’horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu’ont ces mêmes enfants de ne pas regarder er de refuser ces spectacles. L’organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal. (…)

L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n’a pas disparu à l’Ouest, alors même que les meilleurs conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi. (…)

La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (…) Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’Etat, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours. Etant donné que l’on a besoin d’une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d’avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s’installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d’opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d’Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l’intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c’est un slogan faux, fruit d’une époque fausse ; d’une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n’a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d’information. (…) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l’Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d’idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d’esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d’intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d’une compétition mais d’une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.

Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l’engouement à la mode. Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux Etats-Unis, il m’est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes … peut-être un professeur d’un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l’entendre, car les média n’allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux. (…)

Il est universellement admis que l’Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d’hommes à l’Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l’accusent de plus être au niveau de maturité requis par l’humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J’espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l’idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en oeuvre, je ne prononcerai pas en faveur d’une telle alternative. (…) Mais si l’on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l’Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s’affaiblissent à l’Ouest, tandis qu’à l’Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d’anarchie, comme c’est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c’est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgées par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.

Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l’histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l’occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d’Etat. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens Américains se livrent au pillage et au grabuge. C’est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.

Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n’est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ?

Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L’Ouest a continué à avancer d’un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s’est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l’erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l’époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l’humanisme rationaliste, ou l’autonomie humaniste : l’autonomie proclamée et pratiquée de l’homme à l’encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d’anthropocentrisme : l’homme est vu au centre de tout.

Historiquement, il est probable que l’inflexion qui s’est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Age en était venu naturellement à l’épuisement, en raison d’une répression intolérable de la nature charnelle de l’homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s’écartant de l’esprit, l’homme s’empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s’est proclamée notre guide, n’admettait pas l’existence d’un mal intrinsèque en l’homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d’atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l’adoration de l’homme et de ses besoins matériels.Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l’accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d’une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d’intérêt de l’Etat et du système social, comme si la vie n’avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s’y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd’hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l’intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.

Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l’homme individuels reposaient sur la croyance que l’homme est une créature de Dieu. C’est-à-dire que la liberté était accordée à l’individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l’héritage du siècle passé.

Toutes les limitations de cette sorte s’émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l’héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les Etats devinrent sans cesses plus matérialistes. L’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l’espace, du Progrès tant célébré n’ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n’aurait pu encore soupçonner au XIXème siècle.

L’humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d’être utilisés d’abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé. » Il s’est avéré que ce jugement était loin d’être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d’un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l’égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n’est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l’Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s’agit d’un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l’Ouest et de l’Est aujourd’hui ? Là est la logique du développement matérialiste. (…)

Je ne pense pas au cas d’une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.

Elle a fait de l’homme la mesure de toutes choses sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, d’envie, de vanité, et tant d’autres défauts. Nous payons aujourd’hui les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, mais nous avons perdu l’idée d’une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.

Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n’en devient que plus spirituelle : non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés.

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui sert à mesurer de l’efficacité d’un président se limite à la question de combien d’argent l’on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.

Quand bien même nous serait épargné d’être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ? N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle ?

Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne.

Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter … toujours plus haut.”

Publicité mensongère

Depuis début mars, pour accompagner une accélération de la cadence de la campagne de vaccinations et diminuer d’éventuelles réticences, un spot publicitaire montre une femme âgée, vivant une scène de retrouvailles avec sa famille et ses petits-enfants qui se précipitent dans ses bras, au son de Gilbert Bécaud et de sa chanson « Je reviens te chercher »​.

On comprend plus avant qu’en réalité la femme rêvait, assise sur un fauteuil non pas dans son salon avec ses petits-enfants mais auprès d’une infirmière qui vient de la vacciner contre le covid.

L’infirmière lui demande : « ça ne vous a pas fait trop mal ? ». Et la vieille femme, encore à sa rêverie, répond : « Pas du tout, au contraire » puisqu’elle anticipe le plaisir des retrouvailles. Et cela enchaîne alors sur le slogan « Parce qu’on rêve tous de se retrouver, vaccinons-nous ».

Mais la paire tape-dur, Castex/Véran, ramène à la réalité avec l’injonction ci-dessous. Qu’on pourrait aussi bien traduire ainsi : « la vieille, t’as cru que t’allais pouvoir enlacer tes petits-enfants. On t’a bien eue ».

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services