“Je ne suis pas devenu prêtre pour être l’ayatollah des règles sanitaires”
Valeurs actuelles publie un article montrant le ras-le-bol de certains prêtres face à cette dictature sanitaire :
L’interdiction de se rassembler dans les lieux de culte afin de vivre sa foi a ébranlé une partie des catholiques. « Les messes étaient diffusées sur Zoom, mais je n’arrivais pas à suivre, il n’y a guère que pour Pâques que j’ai assisté à l’ensemble de la messe… », admet un jeune fidèle. « Depuis un an, c’est dur à vivre pour les pratiquants, la blague commence à être longue… », soupire une autre fidèle des Yvelines (…)
Un prêtre constate, quant à lui, une vraie lassitude chez ses paroissiens : « Les familles sont en souffrance et en ont assez des incohérences. D’autant que, pour un chrétien, préserver à tout prix la vie ici n’est pas une fin en soi. » Il assume de ne pas forcer les fidèles à respecter toutes les règles : « 80 % ne portent pas le masque, je ne refuse personne dans mon église, même l’idée de condamner des chaises me dérange. Je ne suis pas devenu prêtre pour être l’ayatollah des règles sanitaires, n’en déplaise au gouvernement. »
Oui mais voilà, la médiatisation excessive (mais volontaire) de l’incident de la paroisse Sainte Eugène-Sainte Cécile à Paris est passée par là. La peur du gendarme aussi, mais pas dans les banlieues ou les zones de non-droit, où trafics en tous genres et violence peuvent tranquillement continuer en toute impunité.
Tout cela risque de diviser davantage les catholiques et aggraver chez eux la suspicion permanente et la crainte de la délation zélée (voir ici).
Le Salon beige appelait solennellement, par la voix de son directeur, à un halte au feu !
“(…) L’Eglise de France étant engagée dans un combat d’une importance capitale pour la défense de la dignité humaine (…), il est évident que nos adversaires ont tout intérêt à nous diviser. Mais rien ne nous oblige à leur obéir. Rien ne nous oblige à renchérir (…)
Alors, oui, le bon sens exige de dire : Halte au feu ! Non, l’abbé Guelfucci n’est pas un assassin. Non, ce n’est pas une tragédie que son église ait été pleine pour la vigile pascale. Et oui, le Saint-Sacrement est plus important qu’un morceau de tissu sur le museau !”
Certains évêques ont sans doute réagi trop vite dans l’espoir, une fois de plus, de calmer les velléités laïcardes du gouvernement et des médias. En vain, puisque Vingt Minutes a publié un article à charge contre Mgr Aupetit (et d’autres) accusé de ne pas avoir respecté les gestes barrière lors d’une messe. Faut-il que cet éminent évêque soit placé en garde à vue ? Et que dire de cette vidéo du pape François alors que le port du masque est obligatoire en Italie ?
Voici l’analyse d’Odon de Cacqueray de l’Homme Nouveau :
Le plus surprenant dans cette affaire, c’est que l’on a une réaction extrêmement rapide. Le fait d’aller aussi vite n’est pas forcément le plus adapté. Une procédure canonique pour les faits mis en cause, me paraît complètement disproportionnée quand on voit l’ensemble des prêtres qui professent des hérésies à longueur de journée. Certains, dans le diocèse de Paris, ne sont jamais poursuivis par l’archevêque. Cette démesure dans la réponse semble être une volonté de donner des gages pour que la polémique se calme le plus vite possible. C’est à mon avis, malvenu et va peut-être produire l’effet inverse puisque la presse s’est déjà emparée de cette procédure canonique pour dire « vous voyez bien que le prêtre a fait quelque chose de mal puisque son évêque le poursuit devant les tribunaux canoniques » (…)
Je pense qu’il y a en partie un retour de boomerang. Ils ont encore réagi trop vite et ils ont donné le bâton pour se faire battre. Il y a une mauvaise communication de crise sur cette affaire-là. Cela concerne bien sûr le diocèse de Paris, mais pas seulement le diocèse de Paris puisque Monseigneur de Moulins-Beaufort a dû faire face aux mêmes difficultés. Des messes ont été dénoncées par certains fidèles comme ne respectant pas les gestes barrières.
J’ai oublié de dire également qu’une communauté religieuse dans le sud avait eu les mêmes difficultés avec des fidèles verbalisés à la sortie de la Vigile pascale. Selon les différents échos qui me parviennent, les prêtres tremblent un peu pour le dimanche à venir, de voir arriver des personnes un peu zélées qui viendraient prendre des photos ou trouver un moyen d’embêter les prêtres sur l’application de leurs consignes sanitaires. Oui, cela se retourne un peu contre l’archevêché de Paris, mais cela se retourne aussi contre tous les prêtres qui sont en grande majorité, de bonne volonté. Ils ne souhaitent pas mettre en danger leurs fidèles et appliquent dans la mesure du possible, des mesures prophylactiques pour empêcher l’épidémie de se développer.
La tribune du Salon beige Halte au feu ne disait pas autre chose :
C’est toujours un mauvais calcul. Et on le voit déjà dans cette « affaire Saint-Eugène » : les médias ayant flairé l’odeur du sang commencent à évoquer d’autres églises qui n’auraient pas respecté à la lettre des mesures sanitaires que personne ne comprend plus. Ce sera sans fin : ces nouveaux curés vont se faire lyncher par d’autres confrères qui, eux-mêmes, seront victimes du même processus quelques jours plus tard. Et, en l’occurrence, il me semble évident que Mgr Aupetit, opposant courageux à l’euthanasie et à la loi ni bio ni éthique, figurera dans les prochaines « victimes collatérales » puisque l’on pourrait dire de la vigile pascale qu’il a célébrée à Saint-Germain l’Auxerrois pratiquement tout ce qui a été dit de celle de Saint-Eugène.
Quand les LGBT comprennent que leurs comportements contre-nature n’est pas simple en fin de vie
En lisant attentivement l’article décrivant l’ouverture prochaine d’une maison de retraite réservée aux LGBT à Londres, on se rend compte que les LGBT découvrent par eux-mêmes que leur choix de vie est contre-nature :
C’est une première au Royaume-Uni. Le maire Sadiq Khan a confirmé l’obtention d’un prêt immobilier de 5,7 millions de livres sterling du fonds de logements social (Community Housing Funds), en vue de l’ouverture d’une maison de retraite unique en son genre. Situés dans le quartier de Vauxhall au sud de la Tamise, ces logements accueilleront des retraités de la communauté LGBT (…) Les 19 logements, situés dans un immeuble imaginé par l’architecte britannique Norman Foster, seront composés d’une ou deux chambres. La résidence proposera des services haut de gamme avec un espace restaurant-bar, un rooftop et un jardin suspendu, ainsi que l’accès à des soins sur place 24H/24 et 7J/7. Les premiers arrivants devraient emménager au milieu de l’été 2021 (…)
La minorité LGBT présente des problèmes de santé à la fois similaires, mais aussi différents du reste du public de maison de retraite. “On le sait grâce aux études américaines. C’est un public avec des comorbidités supérieures, plus de diabète, plus de mécanismes d’addiction, d’anxiété et de dépression. Sans compter sur la partie de cette population atteinte de VIH et les traitements aux hormones chez les trans. On ne sait pas comment ça va vieillir.”
“J’ai 49 ans, je suis gay, je n’ai pas d’enfants. Je me pose comme tout le monde la question de l’accompagnement“, ajoute Stéphane Sauvé. La grande majorité de la communauté LGBT n’a pas d’enfant, et donc d’aidants pour la fin de vie. C’est un public plus isolé.” (…)
Ce n’est pas la première fois qu’un pays accueille ce type de maison de retraite. Des initiatives similaires existent au Canada, en Espagne, aux États-Unis et en Australie. En France, Nice, Lyon, Montreuil, Romainville et Paris ont également manifesté leur intérêt.
Aucun candidat de gauche ne battrait Marine Le Pen au second tour de la présidentielle
Est-ce à dire que les électeurs français, structurellement de droite, voteraient Marine Le Pen ? Ni Jean-Luc Mélenchon (40%), ni Yannick Jadiot (47%), ni Anne Hidalgo ne pourraient battre Marine le Pen an cas de 2ème tour de la présidentielle. Seule la fausse droite (Xavier Bertrand, Valérie Pécresse) et Emmanuel Macron la battrait.
Car si l’élection avait lieu ce dimanche, aucun des prétendants de gauche à la succession d’Emmanuel Macron ne serait en mesure de se qualifier au second tour. Dans chacun des onze scénarios testés par l’institut de sondages, la première manche serait nettement dominée par le match entre Marine Le Pen (25 à 27%) et Emmanuel Macron (23 à 28%). Mais ce n’est pas tout. Même en cas de duel au second tour face à la candidate d’extrême droite, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Yannick Jadot et ni Anne Hidalgo ne parviendraient à la battre, récoltant respectivement 40%, 47% et 50% des voix (…)
Une gifle accueillie avec effroi par Benoît Hamon. “C’est un sondage terrifiant. Parce que cela veut dire qu’une majorité de Français préfèrent l’extrême droite à la gauche républicaine” [source]
Or face à Jean-Luc Mélenchon ou Yannick Jadot, nous ne sommes plus dans l’affrontement mondialistes contre patriotes. Marine Le Pen serait donc considérée comme “de droite” ?

Revenu universel, revenu de base pour les 18-24 ans : Le “quoi qu’il en coûte” ouvre la voie de la pire démagogie
Benoit Hamon n’est pas peu fier car c’est lui qui avait porté cette idée lors de la primaire en 2016. Et cette idée de revenu universel commence à séduire tous les partis et même certaines personnalités de droite mais aussi des personnalités comme le pape François.
Longtemps considérée comme une utopie, l’idée d’un revenu universel s’est à nouveau imposée dans le débat à la faveur de la pandémie de Covid-19. Qu’est-ce que le revenu universel, ou revenu de base ? C’est un même montant versé à tous, sans conditions de ressources ni obligation de travail (…)
À un an de la présidentielle, le débat pourrait rebondir en France. En regardant ailleurs, comme nous le faisons dans ce dossier, il est possible de tirer des enseignements. Comme le fait The Economist :
L’une des principales inquiétudes suscitées par le revenu de base est le risque de dissuader les bénéficiaires de chercher un emploi rémunéré. Mais les participants ayant reçu des versements inconditionnels ont plus travaillé que ceux qui percevaient l’allocation chômage. Ils ont témoigné d’un plus grand bien-être, ils souffraient moins de dépression et de stress, avaient plus confiance en leurs capacités et faisaient aussi plus confiance aux autres.”
Mais gare à l’atterrissage, prévient l’hebdomadaire. “Aujourd’hui, l’engouement pour les versements directs repose plutôt sur une approche décontractée de l’endettement public. La fin de la pandémie sonnera peut-être aussi la fin de cette attitude.” [source]
Le “quoi qu’il en coûte” de la crise sanitaire risque de devenir l’argument ultime qui empêchera définitivement tout gouvernement de redresser les finances de l’Etat. La démagogie électoraliste risque d’atteindre des sommets d’irréalisme complètement déconnectés de la réalité économique.Un comité d’experts vient de suggérer un revenu de base pour les 18-24 ans…
Les jeunes comptent parmi les plus touchés par la crise sanitaire et économique du coronavirus. Il faut “expérimenter sans délai” un “revenu de base” pour les jeunes de 18 à 24 ans “les plus démunis”, a préconisé vendredi 2 avril un comité d’experts chargé d’évaluer la stratégie anti-pauvreté du gouvernement.
Cette prestation serait accordée “sous conditions de ressources” et “en prenant en compte la solidarité familiale, sous réserve que le jeune puisse en bénéficier“, propose ce comité présidé par l’ancien patron de Renault Louis Schweitzer dans un rapport remis au gouvernement.
Les critères d’attribution seraient les mêmes pour les étudiants et les non-étudiants, ce qui reviendrait à fondre le système des bourses dans le nouveau dispositif qui coûterait de “5 à 7 milliards d’euros” par an, a précisé M. Schweitzer lors d’une conférence de presse.
Le remboursement de la dette attendra et la France des assistés a de beaux jours devant elle. Quant à ceux qui travaillent dur, ils seront contents de savoir que leurs impôts serviront sans doute à offrir un revenu à tous les migrants, qui ne pourront pas être exclus du dispositif puisque la préférence nationale n’existe pas.
Pour mémoire, la France représente environ 1% de la population mondiale et presque 15% des dépenses sociales mondiales !
Christine Boutin, en son temps, et Jean-Frédéric Poisson avait porté ce projet au sein du PCD lors de la primaire en 2016. Il semblerait que ce dernier n’ait pas poursuivi dans cette voie avec son nouveau parti Via.
Dans le cadre d’une étude publiée par son Centre d’Analyse et de Prospective (CAP), Marion Maréchal avait qualifié le revenu universel de “révolution anthropologique, dont il faut dénoncer les fondements idéologiques et le caractère irréaliste” :
Tout d’abord, toutes les propositions de revenu universel s’appuient une anthropologie individualiste, c’est-à-dire sur l’idée que l’individu est supérieur au collectif. Dans ce contexte, la « liberté » est avant tout celle de faire des « choix » indépendamment de toute considération pour l’intérêt collectif, ou de toute autre contrainte sociale. Il ne faut donc pas s’étonner que le revenu universel trouve des partisans au sein de mouvements en apparence très divers, des libéraux aux écologiques : tous partagent la même anthropologie individualiste. Tous ne veulent maximiser que la capacité pour l’individu de s’affranchir de la société. Dans le cas précis du revenu universel, la « liberté » est pensée comme la déconnexion entre le fait de gagner un revenu et l’exercice d’un travail marchand (…)
Le revenu universel, par son caractère individuel et inconditionnel, est donc le revenu d’une société qui vient à refuser toute conception du bien commun, toute hiérarchie de valeurs partagées structurant l’espace social. Du point de vue de l’État qui accorde un revenu universel, tous les comportements se valent : celui qui travaille et celui qui reste derrière son écran. En donnant les moyens matériels de ces « choix », le revenu universel marquerait donc un pas en avant dans la mise à niveau de toutes les valeurs. En outre, le caractère inconditionnel du revenu universel crée un droit auquel ne sont assortis aucune contrepartie, aucun devoir. La vision de l’ordre social portée par le revenu universel rompt avec l’idée classique selon laquelle on appartient au corps social par un système de relations, de droits et de devoirs réciproques. Les partisans du revenu universel ont donc raison d’y voir un changement profond de paradigme, une refondation de la société dans sa totalité (…)
Considéré du point de vue politique, le revenu universel marquerait aussi un tournant majeur : le refus du politique de donner toute forme à la société, de prendre toute décision visant à organiser l’espace social selon des fins communes. Dans cette nouvelle ère anthropologique, le politique renoncerait à favoriser des comportements ou des structures considérés comme bénéfiques pour la société pour s’effacer devant le libre choix de l’individu (…)
Nous l’avons vu, la promesse centrale faite par les partisans du revenu universel est celle qui consiste à déconnecter travail marchand et revenu. Mais cette déconnexion, bien réelle du point de vue du bénéficiaire, ne peut pas exister dès que l’on se tourne vers le financement de ce revenu : les taxes et impôts nécessaires au financement du revenu universel ne peuvent être prélevés que sur l’activité économique marchande (…)
Étant donné le poids déjà considérable des budgets sociaux dans le produit intérieur brut (PIB) des grands pays développés, un revenu de base conséquent qui viendrait s’ajouter purement et simplement aux transferts existants serait impossible à financer. Aucune proposition crédible n’a jamais été faite en ce sens : même une très forte hausse des taux d’imposition ne permettrait pas d’atteindre ce but car, passé un certain seuil, les incitations à s’expatrier fiscalement ou à réduire le nombre d’heures travaillées deviendraient trop importantes et ne permettraient plus d’augmenter les recettes fiscales (…)
De même, nombre de défenseurs du revenu universel entendent redonner du sens à l’activité économique, tant au travail qu’à la consommation. Cette question du sens est essentielle et, à nos yeux, ne peut pas être résolue par de seuls moyens matériels mis au service de l’individu. L’Homme ne donne du sens à son activité que s’il se situe par rapport à des repères qui le dépassent. Ces repères sont nécessairement collectifs, politiques, ancrés dans une vision du bien commun – tout ce que les partisans du revenu universel rejettent au nom de la seule liberté de l’individu.
Gérald Darmanin se déplace pour des tags mais pas pour un Français égorgé
C’est le deux poids deux mesures habituel du petit télégraphiste du “en même temps macronien“. Gérald Darmanin veut se faire passer pour un nouveau Pasqua alors qu’il n’est qu’une pale copie de Nicolas Sarkozy, qui, selon les mots de Zemmour, “avait promis le karcher et on avait eu Kouchner” :
A Rennes, des inscriptions islamophobes ont été découvertes ce dimanche sur les murs du centre culturel islamique de la ville, qui sert notamment de salle de prière à des fidèles. Gérald Darmanin a annoncé sur Twitter qu’il se rendra sur place en fin de journée (…)“Les nombreuses inscriptions anti-musulmanes sur les murs de la mosquée Avicenne de Rennes sont inacceptables. Toute ma solidarité avec les musulmans de notre pays”, a réagi sur Twitter le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en annonçant sa venue sur place “en fin de journée”. [source]
A l’issue de la réunion, le ministre a indiqué être “venu témoigner de la solidarité du gouvernement. J’ai eu le président au téléphone tout à l’heure qui m’a chargé de dire tout le dégoût que nous inspirent ces inscriptions qui sont des insultes aux musulmans français et des insultes à la France.” Il a tenu à rappeler que “tout lieu de culte, tout lieu d’inspiration religieuse est le bienvenu dans notre pays et fait partie de nos libertés fondamentales : celles de croire ou de ne pas croire.” “Je suis venu dire qu’il n’y a pas de petits faits”, a-t-il ajouté, rappelant que “les actes anti-musulmans sont des actes contre la République” [source].
Nous pourrons toujours attendre qu’un ministre déclare que les actes anti-catholiques sont des actes contre la république alors que profanations et dégradations se multiplient dans nos églises encore récemment à La Rochelle, à Nice ou encore à la Roche-sur-Yon avec des tags…
Mais le plus grave, c’est que Gérald Darmanin ne s’est même pas déplacé à Béziers pour montrer sa solidarité avec les fidèles catholiques qui étaient visés par un projet de décapitation et encore moins à suite à Villeneuve-d’Ascq suite à l’assassinat horrible de François Fauquenoy retrouvé égorgé dans un hall d’immeuble. Et là, silence radio des médias et autres proffesionnels de l’indignation.
Et pendant que Gérald Darmanin fanfaronne et fait de la communication, les policiers continuent à se faire agresser, notamment à Etampes dimanche après-midi.
Soutenez la construction d’une abbaye dans les Pyrénées ariégeoises
Venue de l’abbaye de Fontgombault, une communauté de vingt moines bénédictins de la Congrégation de Solesmes s’est implantée en 2007 à Donezan, dans les Pyrénées ariégeoises, à 1350 mètres d’altitude.
Après des débuts dans un habitat sommaire, la communauté s’est installée dans le monastère provisoire, en bois, en attendant l’édification de l’abbaye. Un troupeau de vaches tarentaises est venue rejoindre les premiers colons dès avril 2007. Par leur bon lait transformé en tommes des Pyrénées, elles assurent la subsistance de la communauté. À cette activité d’élevage et de fabrication fromagère, s’ajoutent peu à peu de petits artisanats : fabrication de confiture, de pain d’épices, rempaillage de chaises, reliure. Et pour la nourriture quotidienne, un potager, un verger, un rucher et même une petite vigne. Le but de cette laborieuse solitude, n’est pas d’abord le travail de la terre, mais le service du Seigneur et de Notre-Dame par l’office liturgique en latin et grégorien, à l’école de la Règle de saint Benoît, culminant dans la célébration de la sainte Messe selon la forme extraordinaire du rit romain.
Vous pouvez découvrir cette abbaye bénédictine ici : https://abbaye-donezan.fr
La construction de l’abbaye est prévue en trois phases :
- La 1ère phase, Dieu premier servi, correspond à la construction de l’église.
- La 2ème phase comprend les deux bâtiments (Ouest et Sud) dans lesquels on trouve le réfectoire, l’infirmerie, l’hôtellerie, le dortoir des moines, la cuisine, la boulangerie et la buanderie.
- La 3ème phase enfin, permet de fermer le cloître avec les deux ailes comprenant la sacristie, le chapitre, des cellules et la bibliothèque.
La construction de l’église est bien avancée, le gros œuvre est achevé. La couverture de la charpente, en ardoises, devrait être posée en 2021.

Les bureaux d’étude travaillent au projet de la deuxième phase qui devrait commencer dès l’année 2022. Alors, la communauté pourra quitter les bâtiments provisoires en bois, et gagner l’Abbaye définitive. La troisième tranche de travaux suivra en fonction des possibilités financières. Chronologie des travaux :
- 2007 : terrassement
- 2008-2009 : réalisation de la cave
- 2014 : fondations de l’église
- 2015-2018 : réalisation de la maçonnerie
- 2019-2020 : pose de la charpente
- 2021 : à venir

Pour participer au financement de la construction de l’église, vous pouvez effectuer un don, via la Fondation des monastères, reconnue d’utilité publique et habilitée à recevoir les dons, déductibles fiscalement.
Une étude confirme l’inutilité du port du masque en extérieur
Une étude irlandaise récente montre que 0,1% des contaminations ont eu lieu à l’air libre. Combien de temps allons-nous encore voir des personnes terrorisées se promener seules masqués en pleine forêt ou dans une rue déserte ?
“Selon de nouveaux chiffres, seul 1 cas de Covid-19 sur 1 000 est attribué à une transmission en plein air”, résume The Irish Times dans un article paru le 5 avril. En date du 24 mars, sur les 232 164 cas de contamination au Covid-19 recensés en Irlande depuis le début de la pandémie, “262 étaient dus à des contaminations en extérieur, soit 0,1 % seulement du total” (…)
“Le faible nombre de cas attribués en république d’Irlande à une contamination en extérieur se retrouve dans les études internationales”, poursuit le quotidien irlandais, citant notamment l’université de Californie, selon laquelle “le risque de transmission du Covid-19 est 19 fois plus élevé en intérieur qu’en extérieur”.
La télévision chinoise accusée de diffuser des confessions forcées
Interdite par le régulateur des télécoms au Royaume-Uni, suspendue en Australie, la chaîne d’Etat chinoise CGTN, chaîne d’Etat du gouvernement chinois, accusée de faire la propagande du régime communiste, va débarquer en France. Le CSA a estimé en mars qu’elle remplissait les critères techniques nécessaires pour être autorisée à émettre.
Treize personnalités chinoises et étrangères, « victimes de confessions forcées diffusées par les télévisions chinoises », ont pressé Eutelsat, l’opérateur européen de satellites, de reconsidérer sa décision de diffuser les chaînes publiques chinoises. Ces personnalités expliquent s’être vu « refuser le droit à un procès équitable » et extorquer des aveux publics. Dans une lettre ouverte sous la houlette de l’association européenne safeguard DEFENDERS, ils demandent l’interdiction des chaînes publiques chinoises qui diffusent ces procès théâtralisés.
« Nous avons remarqué qu’Eutelsat autorise la diffusion de ces mêmes chaînes de télévision d’État du Parti chinois. Nous ne sommes qu’un peu plus d’une douzaine de victimes capables de prendre la parole […]. De nombreuses victimes restent en prison. Quelques-unes ont été exécutées ».
« Vous continuez de diffuser ces chaînes malgré ces graves violations des droits humains. Les victimes n’ont aucun moyen de demander réparation. La seule façon d’arrêter cela est que les régulateurs de télévision enquêtent et prennent des mesures »
Le CSA a été saisi la semaine dernière de deux plaintes à propos de CGTN, dont l’une a trait à une interview d’une enfant ouïghoure sous la contrainte, l’autre concernant le chercheur allemand Adrian Zenz qui estime avoir été diffamé.
Refuser la sainte communion aux hommes politiques qui persistent obstinément dans le péché grave
Jeanne Smits a traduit une déclaration du cardinal Burke concernant la réception de la Sainte Communion par ceux qui persistent dans le péché public grave. Extrait :
[…] 7. On avance parfois qu’un homme politique catholique peut croire personnellement à l’immoralité de l’avortement, tout en favorisant une politique publique qui prévoit l’avortement dit « légalisé ». Ce fut le cas, par exemple, aux États-Unis d’Amérique, lors du sommet entre certains théologiens moraux catholiques qui épousaient la théorie morale erronée du proportionnalisme ou du conséquentialisme, et d’hommes politiques catholiques, qui s’était tenu dans la propriété de la famille Kennedy à Hyannisport, Massachusetts, au cours de l’été 1964. (6) Saint Jean Paul II répond clairement à une telle pensée morale erronée dans Evangelium Vitae : « Aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la Loi de Dieu, écrite dans le cœur de tout homme, discernable par la raison elle-même et proclamée par l’Eglise. » (7) Dans sa lettre encyclique Veritatis Splendor, saint Jean-Paul II corrige l’erreur fondamentale du proportionnalisme et du conséquentialisme. (8)
8. On dit parfois que refuser la sainte communion aux hommes politiques qui persistent obstinément dans le péché grave constitue l’utilisation par l’Eglise de la sainte communion à des fins politiques. Bien au contraire, il incombe solennellement à l’Église de sauvegarder la sainteté de la sainte Eucharistie, d’empêcher les fidèles de commettre un sacrilège, et d’éviter le scandale parmi les fidèles et les autres personnes de bonne volonté.
9. C’est bien plutôt l’homme politique catholique, qui prône publiquement et obstinément ce qui est contraire à la loi morale et qui ose pourtant recevoir la sainte communion de manière sacrilège, qui utilise la sainte Eucharistie à des fins politiques. En d’autres termes, le politicien se présente comme un catholique fervent, alors que la vérité est tout autre. […]
Des émeutes aux guerres de gangs
Alors que les agressions à l’encontre des forces de l’ordre sont quotidiennes, comme ici à Etampes et là à Grigny, le sociologue Thomas Sauvadet estime :
“Il suffirait d’une étincelle pour qu’on passe des rixes aux émeutes”
Si on ne peut pas encore dire que ces bandes se font la guerre comme les gangs des ghettos de Los Angeles ou des favelas de Rio – où l’espérance de vie ne dépasse pas la vingtaine d’années, on s’y dirige à grands pas. Les jeunes, socialisés dans des bandes, grandissent dans un tel contexte de violence, que la plupart ont pour objectif premier de développer un capital guerrier. C’est-à-dire un ensemble de compétences, psychologiques, techniques, physiques ou sociales, mobilisables pour se défendre ou pour attaquer.
Témoignage : de la dictature comme elle vient
De Jeanne Capel :
Ce dimanche 11 avril 2021 vers 11h15, alors que la messe touche à sa fin, un individu s’introduit dans l’église de Ch…, aux confins de l’Aisne. Portant une veste beige et des rangers, l’homme photographie l’assemblée, se porte à ma hauteur, prend de nouveaux clichés puis se fond dans l’assistance.
La célébration terminée, j’ajuste mon masque pour franchir le porche. Alors que j’avance vers ma voiture, je suis interpelée par le même individu qui arbore désormais un brassard de gendarmerie ! Dans l’échange qui suit, j’apprends qu’on me reproche de n’avoir pas toujours porté le masque pendant l’office et que je serai sanctionnée. Surtout, je comprends que l’opération de gendarmerie, menée par quatre militaires, me visait personnellement, dans le cadre d’un programme de surveillance et d’intimidation qui dure depuis plus d’un an.
En effet, le 25 mars 2020, aux premiers jours du confinement du printemps de cette année-là (qu’on n’osait pas encore qualifier de « premier confinement »), j’avais avec ma famille déployé une large banderole sur la façade de notre maison, située au centre du village, pour dire « Non à la dictature sanitaire ! ». Cet aimable truisme (car qui peut être favorable à une dictature, fût-elle sanitaire ?) nous avait valu plusieurs visites de gendarmes et quelques appels d’édiles locaux : nous « agacions en haut lieu »…

Quelque part dans l’Aisne, le 25 mars 2020
Rappelons qu’à l’époque, en France, le port du masque était généralement déconseillé plutôt qu’obligatoire, sa vente étant même interdite au grand public. C’est donc bien le foisonnement, l’instabilité et l’incohérence des obligations et des interdits de toute nature que nous entendions dénoncer alors, et l’intrusion dans nos vies qu’ils supposent, par un gouvernement manifestement décidé à dicter nos conduites dans leurs moindres détails plutôt qu’à préserver les libertés publiques.
Un an plus tard, il faut confirmer le constat et nous venons de redéployer notre banderole.
Car c’est bien pour punir ma dissidence, et non un acte, qu’on s’en est pris à moi ce matin. Pourquoi en effet, commettre avec préméditation ce double viol ? Celui d’un sanctuaire, contre une jurisprudence centenaire et les usages les mieux établis, mais aussi celui de ma conscience, pourtant protégée formellement par la réglementation sur la pratique des rites religieux en période d’urgence sanitaire ? Le message est pour moi parfaitement clair : dès lors que vous êtes identifié comme « récalcitrant », dixit le gendarme qui m’a interpelée, le pouvoir se donne contre vous tous les droits et ne vous en reconnaît plus aucun, même (ni surtout !) les plus sacrés.
Dans l’Aisne, le 11 avril 2021
Hasard ou prémonition, nous avions revu hier en famille le chef d’œuvre de Jean-Pierre Melville, L’Armée des ombres. Si comparaison n’est pas raison, l’Histoire a ses permanences que la période actuelle fait resurgir en mode mineur. Dans ma dissidence assumée, je n’attends donc rien des forces de l’ordre, qui obéissent aux ordres quels qu’ils soient ; ni de la justice, dont le Conseil d’État a théorisé, dès l’Après-Guerre, son incapacité à garantir les libertés contre un pouvoir autoritaire ; et pas davantage hélas des hommes en général qui, par peur, jalousie parfois, ignorance ou intérêt se font si souvent les supplétifs de toutes les nomenklaturas.
Mais alors que, depuis une heure à peine, la banderole flottait à nouveau sur notre maison et que je terminais ces quelques lignes, on sonna à ma porte. Ce n’était pas (encore) les gendarmes mais une voisine. Tout sourire, elle nous portait un pain qu’elle venait de cuire, pour nous remercier d’entretenir publiquement une lueur de liberté. Nous nous embrassâmes et devisâmes longuement. Quoi qu’il advienne, l’essentiel sera sauf !
Jeanne CAPEL (un pseudonyme) vit dans l’Aisne. Elle est professeur de Latin et d’Espagnol. En 2020, elle a démissionné de son poste d’enseignante en région parisienne pour ne pas devoir imposer le port du masque à ses élèves.
Sept religieux catholiques enlevés à Haïti, dont deux Français
Sept religieux catholiques, cinq Haïtiens et deux Français, ont été enlevés dimanche à Haïti. Le groupe, qui comprend quatre prêtres et une religieuse haïtiens et deux Français, une religieuse et un prêtre, a été kidnappé près de la capitale Port-au-Prince, alors qu’il «se rendait à l’installation d’un nouveau curé», a expliqué le père Loudger Mazile.
Les ravisseurs réclament un million de dollars de rançon.
La Conférence haïtienne des Religieux (CHR) a par la suite précisé dans un communiqué que trois autres personnes, les proches d’un autre prêtre ne faisant pas partie des personnes enlevées, ont également été kidnappées.
«La CHR exprime son profond chagrin mais aussi sa colère face à la situation inhumaine que nous traversons depuis plus d’une décennie». «Il ne se passe pas un jour sans pleurs et grincements de dents et pourtant les soi-disant leaders de ce pays, tout en s’accrochant au pouvoir, sont de plus en plus impuissants».
La police soupçonne un gang armé actif dans le secteur, baptisé «400 Mawozo». Les enlèvements contre rançon ont connu une recrudescence ces derniers mois à Port-au-Prince. En mars, le pouvoir exécutif haïtien avait décrété l’état d’urgence pour un mois dans certains quartiers de la capitale et une région de province afin de «restaurer l’autorité de l’État» dans des zones contrôlées par des gangs. La mesure est motivée par les actions de bandes armées qui «séquestrent des personnes contre rançon en le déclarant ouvertement, volent et pillent des biens publics et privés, et affrontent ouvertement les forces de sécurité publique», selon l’arrêté présidentiel.
Dimanche de la Miséricorde : l’admirable sacrement de la confession
En ce dimanche in albis, sermon du Père Ambroise-Marie de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier sur “l’admirable sacrement de la confession”.
Pas de masque ni de geste barrière
A l’issue de la prière du Regina Caeli à Rome ce matin, le Pape a salué des personnes en serrant les mains (certaines mêmes lui baisent la main), sans masque et avec des distances inexistantes !
Addendum : Cette attitude fait suite aux propos tenus par le pape le jour de Pâques, dans son message Urbi et Orbi, demandant que
toute restriction à la liberté de culte et de religion dans le monde puisse être supprimée et que chacun soit autorisé à prier et à louer Dieu librement.
Une nouvelle statue géante du Christ au Brésil
À Encantado, une petite ville au sud du Brésil, une nouvelle statue représentant le Christ va voir le jour. Cependant, la taille de cette statue (43m) dépassera celle du célèbre Christ rédempteur qui domine Rio de Janeiro depuis la colline du Corcovado (38m).
Trente-six mètres séparent une main de l’autre. Le monument sera équipé d’un ascenseur intérieur et surmonté d’un belvédère.
La nouvelle statue a été conçue par un prêtre d’Encantado et elle est financée par des dons.

Saint-Germain-en Laye : un dimanche de la Miséricorde devant une église fermée
Une nouvelle messe a été célébrée ce dimanche de la Miséricorde dans le froid mordant, devant la chapelle de l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye toujours fermée à clé.
En ce dimanche qui est également le jour de l’installation de monseigneur Crepy à Versailles, les fidèles ont eu tout particulièrement à cœur de prier aux intentions de leur nouvel évêque, celles du diocèse et à celles de leur communauté.
Remplis d’une profonde espérance avec la nomination de Mgr Crepy, les fidèles de Saint-Germain-en-Laye ne doutent pas qu’il saura paternellement accéder à leur demande de célébration par un prêtre bienveillant de la messe traditionnelle chaque dimanche et fête à un horaire compatible avec la vie familiale dans une des églises inutilisées de la ville.

Qu’est-ce que la Miséricorde ?
Cette semaine, l’émission En Quête d’esprit est présentée par Véronique Jacquier et s’intéresse au dimanche de la Miséricorde, avec le Père François Potez, curé de la paroisse Saint-Philippe du Roule, ainsi que Steven Gunnell, producteur et réalisateur :
Terres de Mission : Contempler la sainteté de saint Joseph
Le Pape François vient d’annoncer une année dédiée à saint Joseph. A cette occasion, François-Michel Debroise, ancien consultant et fin connaisseur des œuvres mystiques (il a notamment écrit plusieurs livres avec l’abbé Laurentin sur ces thèmes), vient présenter le recueil sur saint Joseph qu’a récemment édité le centre Maria Valtorta, à partir des visions de cette dernière.
Puis François-Xavier Clément, philosophe et ancien directeur de Saint Jean de Passy, parle de son livre : « La voie de l’éducation intégrale ».
Enfin, Corentin Stemler, jeune auteur du spectacle « Symphonia », conçu pour faire aimer la culture européenne, et notamment la musique, revient sur notre plateau à l’occasion de la récente sortie du DVD du spectacle.
C’est arrivé un 11 avril…
“L’histoire ne nous dira sans doute pas ce qu’il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »
Alors rappelons-nous :
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le 11 avril 1512 : les Français prennent Ravenne.
Les Français, confrontés à une contre-offensive de la Sainte-Ligue, battent avec l’artillerie alliée du duc de Ferrare les troupes espagnoles lors de la bataille de Ravenne. Mais Gaston de Foix meurt cependant durant cette bataille et Jacques II de Chabannes, son successeur, n’a pas ses talents de général. Menacés au nord, les Français doivent se replier vers le Piémont.
La mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravenne, musée de l’Hermitage à Saint Peterbourg.
Malheureusement l’armée française y perd son chef, Gaston de Foix, duc de Nemours, comte d’Étampes et duc de Narbonne, neveu du Roi Louis XII. Il nait en 1489 à Mazères et entame très jeune la carrière des armes et y connaît un avancement extrêmement rapide.
En 1509, nommé Gouverneur du Dauphiné, il participe à la victoire d’Agnadel remportée par Louis XII sur les Vénitiens. Et le Roi le nomme à la tête de l’Armée Royale pour affronter la Sainte Ligue(Etats Pontificaux, Aragon, Naples et Cantons Suisses) en Italie, caressant l’espoir de récupérer l’héritage des Visconti (Milanais). (cf. les chroniques du 10 avril sur Louis XII)
Fin 1511, sous des conditions météo exécrables, et après un raid à pied de près de 200 km qui surprend totalement les ennemis du Roi et qui lui vaut le surnom de « Foudre d’Italie » il s’empare de Milan. Le 5 février 1512, c’est le tour de Bologne. Le 16, Gaston de Foix-Nemours inflige une lourde défaite aux Vénitiens et s’empare de Brescia le 19.
Et le 11 avril 1512 est le jour de Pâques. L’Armée française fait face aux troupes de la Sainte Ligue à Ravenne. La bataille est une effroyable boucherie. Les Français et leurs alliés perdent entre 3 000 et 4 000 pour 4 500 blessés, pendant que les forces de la Sainte Ligue laissent 9 000 cadavres au sol. Mais l’artillerie d’Este permet à Gaston de Foix-Nemours de remporter le combat, il y laisse la vie, suite à ses blessures; il a 23 ans.
Et Louis XII fait confectionner par le sculpteur Agostino Busti un gisant à la gloire de son neveu.
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le 11 avril 1567 : Thomas d’Aquin est fait docteur de l’Eglise.
Saint Thomas d’Aquin est un religieux de l’ordre des Dominicains, contemporain de saint Louis. Sa famille très puissante et appartenant à la noblesse lui fait une guerre acharnée pour empêcher sa vocation. Tous les moyens sont utilisés. Arraché à son monastère, il est jeté en prison dans une tour du château paternel. On introduit une courtisane pour le pervertir. Et saint Thomas utilise un tison enflammé pour la chasser. L’histoire raconte qu’il se jette ensuite à genoux pour prier et s’endort; Durant son sommeil, il voit les anges descendre du Ciel pour le féliciter, en lui disant: “Recevez de la part de Dieu le don de chasteté perpétuelle.”
La philosophie thomiste s’appuie sur celle d’Aristote et affirme qu’il faut faire confiance à la raison et à l’intelligence de l’homme pour chercher Dieu. Devenu professeur, il réalise un gigantesque travail qu’il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la « Somme Théologique »
Le 11 avril 1567, le pape Pie V le proclame docteur de l’Eglise et oblige les universités à enseigner sa théologie.
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le 11 avril 1677: bataille de Cassel, parfois appelée Bataille de la Peene.
Il s’agit de la troisième bataille de Cassel. Elle oppose pendant les guerres de Hollande (1672-1678) l’armée française aux troupes coalisées des Provinces-Unies, de l’Espagne et de l’Angleterre. Du 10 au 11 avril les combattants s’affrontent pour contrôler la ville de Saint-Omer, place forte des Flandres. Le prince d’Orange, sûr d’être victorieux, a rassemblé toutes ses troupes aux environs d’Ypres, à environ 55 km à l’est de Saint-Omer, soit 30 000 hommes. Il attaque les Français qui l’écrasent. La victoire française entraîne le rattachement à la France de Saint-Omer, des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres, et de tous les Pays-Bas du sud espagnols.
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le 11 avril 1713: fin des négociations d’Utrecht, signature du traité.
Le congrès d’Utrecht, ouvert le 29 janvier, prend fin avec la signature de deux traités qui mettent un terme à la guerre de Succession en Espagne.
Le premier signé le 11 avril entre le Royaume de France et le royaume d’Angleterre, le second signé le 13 juillet entre l’Espagne et l’Angleterre. L’Europe reconnaît le petit-fils de Louis XIV, Philippe d’Anjou, roi d’Espagne. En échange, l’Espagne cède Minorque et Gibraltar aux Anglais, Naples, la Sardaigne et le Milanais à l’empereur d’Allemagne Charles VI. La France de son côté perd ses terres d’Acadie et de Terre-Neuve, au profit de l’Angleterre.
- le 11 avril 1749: naissance d’Adélaïde Labille-Guiard, peintre française.
Adélaïde Labille-Guiard, née à Paris, est une peintre française qui est d’abord élève du peintre miniaturiste François-Elie Vincent, elle est membre de l’Académie de Saint-Luc, puis en 1783 de l’Académie royale de peinture et de sculpture en même temps que sa concurrente Élisabeth Vigée-Le Brun. Elle épouse en 1800 le peintre François-André Vincent.
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le 11 avril 1770 : Mme Louise, fille cadette de Louis XV, entre au Carmel de St-Denis.
Voir les chroniques du 30 janvier et 16 février, du 12 septembre et du 10 octobre.
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le 11 avril 1793 : le Pater de d’Elbée.
Les troupes de D’Elbée et de Cathelineau attaquent le général Berruyer à Chemillé à 20 km au nord-est de Cholet. La bataille tourne au corps a corps et après sept heures de combat, les soldats de la République lâchent pied laissant plus de 1400 hommes sur le terrain, les Vendéens, quant à eux, ont perdu 600 des leurs. Après le Choc de Chemillé, les Blancs restent maîtres du terrain avec environ 400 républicains capturés. Les Vendéens, exaspérés par les massacres des Bleus dans tous les villages environnant, veulent les exécuter pour se venger.
Leur chef D’Elbée, qui ne peut les arrêter, leur fait réciter le Pater Noster. Lorsque ceux-ci arrivent au « pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. », D’Elbée se lève, car ils étaient à genoux, les arrête: « Ne mentez pas à Dieu ».
Et les Bleus ont la vie sauve. Voici la charité des combattants pour Dieu et pour le Roi.
C’est le pendant du « Grâce aux prisonniers » de Bonchamps le 18 octobre 1793 (voir la chronique du jour).
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le 11 avril 1814 : le traité d’abdication de Napoléon est signé à Paris par des plénipotentiaires français et étrangers.
- le 11 avril 1935 : ouverture de la conférence de Stresa.
Après la remise en cause du Traité de Versailles par Hitler, qui vient de rétablir la conscription, la France, le Royaume-Uni et l’Italie se réunissent du 11 au 14 avril. Ils décident de créer le “front de Stresa”, afin d’empêcher des violations du traité de Versailles. Ce front se dissout quand les Italiens se lancent dans la guerre d’Ethiopie et que les Anglais signent, quelques semaines plus tard, un accord naval avec les Allemands.
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le 11 avril 1956 : le service militaire est porté à 27 mois.
La raison est l’évolution de la situation en Algérie. 70.000 “disponibles” du contingent de 1953 sont rappelés.
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le 11 avril 1963 : le pape Jean XXIII publie son encyclique Pacem in terris.
L’encyclique est consultable ici :
http://www.vatican.va/holy_father/john_xxiii/encyclicals/documents/hf_j-xxiii_enc_11041963_pacem_fr.html
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le 11 avril 1995: ouverture aux fidèles de la cathédrale d’Evry.
Certains y voient un monument maçonnique tellement cette église viole les canons de construction respectés depuis le début de l’ère chrétienne.
Le soutien du cardinal Sarah au curé de Saint-Eugène-Sainte-Cécile
Message de soutien du cardinal Sarah (crédit photo @salefran) à l’abbé Guelfucci :
Cher monsieur le curé,
« Je frapperai le pasteur et les brebis du troupeau seront dispersées » (Mt 26, 31), dit Jésus le soir du Jeudi Saint en citant le prophète Zacharie : « Frappe le berger, et que les brebis soient dispersées » (13, 7). Cette phrase de l’Ecriture Sainte m’est venue spontanément à l’esprit en prenant connaissance des nombreux articles et reportages relatant la Vigile pascale de cette année dans l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile de Paris. Je désire vous exprimer, ainsi qu’à M. l’abbé Gabriel Grodziski, mon soutien et ma compassion dans cette épreuve qui vous touche en tant que curé, et donc pasteur d’âmes, en vous demandant de bien vouloir transmettre aux paroissiens de l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile l’assurance de ma prière très fervente, en particulier à l’autel du Saint-Sacrifice de la Messe. Je me souviens avec joie et action de grâces de ma visite si réussie en mars 2015 qui m’avait permis d’apprécier l’accueil d’une communauté paroissiale dont la ferveur m’avait touché.
Je vous bénis tous de tout cœur en vous confiant à Notre-Dame Consolatrice et à Saint Joseph, le Protecteur de l’Eglise universelle en cette année qui lui est consacrée.
En vous souhaitant bon courage et une confiance en Dieu à toute épreuve dans la Lumière de Pâques que nous célébrons en ce moment dans la joie, je vous prie de croire en mes sentiments très cordiaux dans le Christ ressuscité, avec l’assurance de ma prière pour votre ministère sacerdotal à Saint-Eugène-Sainte Cécile.
Robert Card. Sarah
Concours de poésie chrétienne
L’association LES AMIS D’ÉLISE BISSCHOP, qui œuvrer pour faire connaître la figure d’Élise Bisschop (1925-1965) ses oeuvres et diffuser son message chrétien et universel en vue de sa béatification.
L’association lance le « Prix Élise Bisschop 2021 ». Un concours national de poésie chrétienne organisé du 3 avril au 31 août 2021 inclus, sur le thème Le Printemps.
Ce concours de poésie chrétienne en langue française consiste à écrire une poésie inédite, en vers ou en prose, de 30 vers ou lignes maximum, inspiré de l’oeuvre poétique d’Élise Bisschop.

Radicalisation au coeur de l’adolescence
Débats courts est consacré cette semaine à l’adolescence, cet âge charnière qui présente également chez le jeune une grande fragilité. Il se révèle très influençable. Chercheur, en quête d’absolu et de défi. Comment prévenir les jeunes adolescents du risque de tomber dans la radicalisation ? Est-ce une nouvelle menace ? Avec
- Benoît Maisonneuve, directeur de la Croix des Vents, ancien chef de cabinet d’un député.
- Imam Bouaoud, Imam sur Noisy le Grand
- Père Pierre Machenaud, Curée d’Eaubonne et vicaire épiscopal du Val d’Oise
- Pasteur Flemming Fleinert, Professeur d’université.
Pakistan : deux infirmières chrétiennes accusées de blasphème risquent la mort
Deux infirmières chrétiennes de Faisalabad, au Pakistan ont été accusées en vertu de la loi pakistanaise sur le blasphème contre l’islam. L’affaire a été enregistrée le 9 avril à la demande du médecin-chef Mirza Mohammad Ali de l’hôpital civil de Faisalabad. Le 8 avril, les deux infirmières chrétiennes Mariam Lal et Navish Arooj auraient enlevé et déchiré un autocollant contenant des versets du Coran. Le médecin affirme que Navish Arooj a retiré l’autocollant et l’a remis à Mariam, qui l’a caché dans sa main lorsqu’elle a vu l’infirmière principale, Rukhsana, venir vers eux. À la demande de l’infirmière principale, Mariam, selon son récit, ne lui aurait pas donné de réponse adéquate. Le lendemain, 9 avril, l’infirmière musulmane a partagé l’affaire avec l’administrateur de l’hôpital et inspecteur sanitaire Faisal Yaqoob. Ils ont estimé les deux infirmières chrétiennes coupables d’avoir déshonoré le Coran, déposant une plainte pour blasphème.
Dans la confusion qui a éclaté à l’hôpital, en entendant la nouvelle, l’un des garçons de la salle, Muhammad Waqas, a tenté de tuer l’infirmière chrétienne Mariam avec un couteau, mais Mariam n’a été blessée qu’au bras. Les deux infirmières sont maintenant en garde à vue. Kashif Aslam, coordinateur des programmes à la Commission nationale pour la justice et la paix des évêques du Pakistan, s’adressant à Fides, note:
«C’est une autre fausse accusation contre les femmes chrétiennes; il y a une affaire personnelle parmi les membres du personnel qui doit être découverte dans l’enquête. Les fidèles chrétiens ont une sensibilité profonde sur ces questions, et on leur apprend aussi à respecter les autres religions. Je ne crois pas que les jeunes infirmières chrétiennes aient profané l’autocollant contenant les versets du Coran “.
Saleem Iqbal, un militant chrétien des droits humains s’adressant à Fides, déclare:
«Il est alarmant de voir une augmentation du nombre d’accusés injustement dans les affaires de blasphème et les conversions forcées de filles appartenant à des minorités religieuses. Il s’agit du deuxième cas enregistré dans l’année: auparavant, l’infirmière chrétienne Tabitha Gill était accusée dans un hôpital de Karachi. Maintenant, cela s’est produit à Faisalabad “. “Nous appelons les politiciens chrétiens à se dépêcher d’agir pour protéger leur peuple et demandons aux fidèles d’être toujours attentifs à ceux qui peuvent les piéger dans de telles affaires, en utilisant le blasphème pour des disputes personnelles ou des jalousies personnelles“.
Tout ceci n’est pas très Fratelli Tutti…
Nous allons geler car la planète se réchauffe!
C’est en substance ce que nous dit Libération:

Je n’ose pas dire qu’une telle information est “rafraîchissante” – même si elle n’est pas non plus d’une actualité “brûlante”. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que ce titre laisse à penser que le climat est suffisamment complexe pour ne pas prendre pour argent comptant les annonces catastrophistes des Khmers verts.
C’est arrivé un 10 avril…
« Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité. » (François Mitterrand en 1982, lors d’un Conseil des Ministres)
Alors rappelons-nous :
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le 10 avril 757 : réapparition des orgues en Europe.
Connu du temps de l’empire romain, l’usage des orgues a peu à peu disparu en Occident. L’empereur Constantin V offre un orgue à soufflet à Pépin le Bref en 757. Ce dernier le fait placer à Compiègne.
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le 10 ou 11 avril 879 : décès de Louis II le Bègue.
Louis II dit le Bègue, est le fils de Charles II dit le Chauve. Il nait le 1er novembre 846. Il est d’abord couronné roi d’Aquitaine en 867, puis Roi des Francs en 877. Son défaut d’élocution l’empêche de s’exprimer en public et nuit à son autorité. Il meurt à Compiègne à l’âge de 33 ans, il n’a régné que 16 mois sur la France. Ses fils, Louis III et Carloman, deviennent respectivement roi de Neustrie et roi d’Aquitaine et de Bourgogne. Voir les chroniques du 1er novembre et du 8 décembre.
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le 10 avril 1302 : les États Généraux confirment l’indépendance du Roi Philippe face au pape Boniface.
Partie d’un différent sur la politique fiscale royale, la crise entre la monarchie et la papauté a pris, du fait des caractères excessifs tant du Roi que du pape, un tour gravissime. Le pape rappelle à l’ordre le Roi par la bulle Ausculta Fili qui dépasse le simple problème fiscal pour exprimer des prétentions inadmissibles sur les droits inaliénables de la couronne de France. Philippe le Bel fait non seulement brûler la bulle Ausculta Fili (cf. la chronique du 11 février), mais son envoyé, Guillaume de Nogaret, laisse Colonna souffleter le pape à Anagni le 8 septembre 1303.
Les conséquences sont incalculables, outre la fin de l’indépendance temporelle de la papauté, c’est la fin d’une grande partie de l’influence spirituelle de la foi catholique sur le pouvoir politique ; fin qui en France va s’exprimer sous l’ancien régime, à travers l’hérésie gallicane et à travers l’erreur constitutionnelle de l’absolutisme (le Roi ne tient son pouvoir que de Dieu et ne rend de compte qu’à lui); et aujourd’hui à travers le laïcisme exacerbé. Cette rupture entre les deux pouvoirs est une faute. Le pouvoir politique ne reconnaît plus au pouvoir spirituel un droit de regard sur les affaires temporelles. Ce droit de regard, tiré de la phrase du Christ à Pilate « Tu n’auras pas de pouvoir si tu ne l’avais reçu d’en Haut.» servait de garde-fou et tempérait le pouvoir politique, mais il en constituait aussi l’essence même, lui donnait sa force. Ainsi, tout pouvoir politique qui ne s’appuie sur l’origine, l’essence de la puissance, comble sa faiblesse par une force de coercition. Et si la monarchie française a duré près de 1500 ans, c’est parce qu’elle était aussi tempérée par la loi divine.
Or Philippe Le Bel vient de rompre l’équilibre politico-religieux du Moyen-âge. Le Fils Aîné de l’Eglise s’est rebellé contre sa mère. Le Roi convoque les Etats-généraux pour donner un semblant de justification à ses décisions. C’est la première fois dans l’histoire de France. Les 3 ordres ratifient sa conduite.
Le Marquis de la Franquerie note que la faute est royale et nationale. La sanction royale est la fin des capétiens directs, comme dans l’ancien testament, avec les Rois juifs, et selon le testament de Saint Rémi :
«Si un jour cette race royale que j’ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile; envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait: Que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté! »(*)
La sanction royale est la fin des capétiens directs. Comme dans l’Ancien Testament, ses trois fils se succèderont sur le Trône sans descendance. La sanction pour le pays est la guerre de 100 ans qui approche. La noblesse verra ses fils mourir sous les lances et les flèches anglaises, l’Eglise de France souffrira autant.
Il est étonnant de voir que ce sont les Etats- Généraux eux-mêmes qui seront l’outil de la chute de la monarchie 500 ans plus tard.
(*) La Vierge Marie dans l’Histoire de France (Ed. Résiac pages 79 à 83)
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le 10 avril 1312 : Lyon est rattaché au domaine royal.
En marge du concile qui supprime l’ordre des Templiers, est signé le Traité de Vienne qui reconnaît ce rattachement. L’empereur ne réagit pas.
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le 10 avril 1498 : le Roi Louis XII de France revendique le duché de Milan.
Quelques jours après la mort de son prédécesseur, Charles VIII, le nouveau Roi Louis XII prend le titre de duc de Milan qu’il revendique en tant que petit-fils de Valentine Visconti. Le maître effectif du duché est son vieil ennemi Ludovic le More.
Après l’épuisement économique de la France dû à la guerre de 100 ans, Louis va porter les affrontements en Italie et permettre par là un développement économique de nos campagnes que la III république s’est efforcé de camoufler.
Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, aux chapitres XI note :
« L’un des nombreux manuels que la franc-maçonnerie a rédigés pour les écoles laïques, porte deux images curieuses. La première représente les campagnes sous l’Ancien Régime : un paysan en guenilles travaille péniblement sous un ciel chargé de nuages. La seconde représente les campagnes modernes : elles sont illuminées par un soleil radieux et sous un ciel pur, le cultivateur joyeux trace son sillon. Ces deux images sont ainsi juxtaposées pour inculquer par les yeux, dans l’esprit des enfants trois idées simplistes qui leur feront détester les siècles qui ont précédé la Révolution et aimer ceux qui l’ont suivie : 1°) sous l’Ancien Régime, le ciel était toujours maussade ; sous le Nouveau, il est toujours beau ; 2°) sous l’Ancien Régime, le paysan était toujours mal vêtu ; sous le Nouveau, il est élégant ; 3°) sous l’Ancien Régime, il était toujours malheureux ; sous le Nouveau, il est toujours heureux. »
Or s’appuyant sur l’historien de Louis XII, Claude de Seyssel, il poursuit :
« Les guerres d’Italie qui commencèrent avec Charles VIII, portèrent hors de France leurs ravages et ne nuisirent en rien au relèvement de l’agriculture nationale. […] Aussi, la France ne tarda-t-elle pas à se relever de ses ruines matérielles. « En moins de quarante ans, la misère de la guerre de Cent Ans avait fait place à l’aisance et à la richesse. […] Pour le laboureur, Louis XII incarnait, symbolisait le bien-être dont on jouissait sous son sceptre, bien-être dont une part lui était due. Lorsque ce Roi traversa la Bourgogne, à son retour du Milanais, les paysans, abandonnant leurs travaux, bordaient les chemins, les couvraient de verdure et faisaient retentir l’air d’acclamations. […] Nous avons d’ailleurs des signes évidents de ce bien-être ; le premier, c’est le rapide accroissement de la population que l’on constate dans la France du XVIe siècle : « Elle n’est pas seulement un des pays les plus riches, dit M. Imbart de la Tour ; elle est aussi l’un des mieux peuplés ; les familles de dix à douze enfants sont fréquentes, celles de sept à cinq sont la règle commune »
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le 10 avril 1585 : décès de Grégoire XIII.
En 1572, Grégoire XIII est élu pape à la mort de Pie V. Il est le 226e pape. Son conclave ne dure qu’une journée. Son œuvre principale est l’institution du calendrier grégorien par la bulle Inter gravissimas, en 1582, qui modifie le calendrier julien en supprimant 10 jours de la dite année et 3 années bissextiles centenaires sur 4.
Son pontificat est aussi marqué par de nombreuses fondations de séminaires : le Collège allemand, le Collège grec, le Collège maronite ou encore le Collège des néophytes (réservé aux Juifs et musulmans convertis), la mission confiée aux jésuites de fonder le Lycée Saint-Benoît, dans l’Empire ottoman en 1583. Lycée qui devient l’institution phare de l’enseignement catholique au Levant.
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le 10 ou 11 avril 1803 : Bonaparte fait part aux ministres Barbé-Marbois du Trésor et Decrès de la Marine de son intention de céder la Louisiane aux Etats-Unis.
“Les Anglais n’auront pas le Mississipi qu’ils convoitent. […] Je considère la colonie comme perdue et il me semble que, dans les mains de cette puissance naissante [les Etats-Unis], elle sera plus utile à la […] la France que si je tentais de la garder “.
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le 10 avril 1814 : bataille de Toulouse.
Le Maréchal Jean-de-Dieu Soult, en pleine retraite d’Espagne, arrive à Toulouse avec sur ses talons les Anglo-Hispano-Portugais du duc de Wellington.
Soult commence alors à organiser la défense de la ville, sans recevoir d’appui de la population. Soult, coupé de Paris ignore que les alliés sont sur le point d’y entrer.
Le 10 avril, Wellington arrive, contourne la cité après avoir franchi la Garonne, et pénètre dans la ville. 300 soldats français appuyés par 5 canons vont les repousser plusieurs fois. Wellington contourne alors les positions française et le Maréchal Soult doit abandonner Toulouse ; ce qu’il fait brillamment les 11 et 12 avril.
Alors, le 12 avril, Wellington fait une entrée dans la Ville Rose, sous les acclamations des royalistes.
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le 10 avril 1826 : Dumont d’Urville part pour sa seconde circumnavigation.
Jules Dumont d’Urville est chargé d’effectuer un second tour du monde. L’une de ces missions est de retrouver la trace de La Pérouse, navigateur français disparu en 1788. C’est d’ailleurs en son honneur que sa corvette « la Coquille » est rebaptisée « l’Astrolabe ». Il part de Toulon, passe en Australie, cartographie la Nouvelle-Zélande, fait le tour des îles Fidji, de Tonga, des Moluques et de la Nouvelle-Calédonie, confirme à Vanikoro que La Pérouse a bel et bien disparu à cet endroit, massacré par des indigènes.
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le 10 avril 1911 : naissance de Maurice Schumann, homme politique et académicien français.
Né à Paris, Maurice Schumann est journaliste de formation, il se convertit à la foi catholique, puis entre en politique en 1944. Il est un des fondateurs du Mouvement républicain populaire (MRP). Plusieurs fois ministre sous les IVe et Ve République, Schumann est également membre de l’Académie française. Il meurt le 9 février 1998.
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le 10 avril 1916 : « On les aura », ordre du jour du général Pétain.
Alors que les Allemands essaient de saigner l’armée française à Verdun, Pétain envoie son désormais célèbre ordre du jour se terminant par « Courage ! On les aura ! » L’ordre est en fait une félicitation et un encouragement à destination des soldats qui ont repoussé une attaque la veille.
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le 10 avril 1954 : mort d’Auguste Lumière.
Les frères Lumière ont une vie de pionniers industriels assez extraordinaire.
Inventeurs du cinématographe avec son frère Louis en 1895, initiateurs des premières actualités filmées et des premiers documentaires, Ils envoient des reporters dans le monde entier afin de rapporter des “vues animées”. Mais les frères Lumière s’intéressent à beaucoup de domaines : la chimie, l’électricité, l’acoustique, l’automobile, la pharmacie…
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le 10 avril 2013 : la gendarmerie devient une armée, de fait.
Le général Favier est nommé Directeur Général de la gendarmerie nationale et est promu général d’armée.
« La recrudescence des hospitalisations et des décès est dominée par les personnes qui ont reçu deux doses du vaccin»
Cette phrase est issue non pas d’un site complotiste mais d’un rapport de modélisation soumis par l’Imperial College de Londres et publié sur un site du gouvernement britannique.
Elle fait écho à cette phrase d”Olivier Véran citée dans un mémoire du ministre de la santé pour contester la demande d’un octogénaire vacciné qui prétendait obtenir en référé du Conseil d’Etat le droit de ne pas se soumettre aux restrictions sanitaires :
« Les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin ou de réinfection post-vaccinale ou de la virulence d’un variant. »
Ce qui fait dire à Jeanne Smits que les vaccinés contre le COVID risquent davantage de mourir.
A bon entendeur…
Philippe de Villiers : “ce qui nourrit le complotisme, c’est quand nos gouvernants ne sont pas dans la vérité”
Sur BFMTV, Philippe de Villiers dénonce le mondialisme, qui a permis la crise sanitaire actuelle. Atteint du Covid, il révèle avoir été soigné par le Pr Raoult (et du pastis…). Il dénonce la dictature hygiéniste et affirme qu’Emmanuel Macron se fiche que les Français moyens crèvent. Vers la 39e mn, il évoque l’acharnement contre les catholiques.
Marion Maréchal : L’ENA ne doit pas être supprimée mais réformée
Emmanuel Macron a annoncé le remplacement de l’École nationale de l’administration (ENA) par un « Institut du service public », avec changement de tronc commun avec les autres écoles de la haute administration. Dans une tribune au Point, Marion Maréchal récuse ce choix d’Emmanuel Macron, qu’elle juge démagogique :
[…] Disons-le tout net : beaucoup, dont je fais partie, dénoncent depuis longtemps l’arrogance d’une « élite » qui n’en a plus que le nom. Une « élite » prisonnière d’un politiquement correct stérilisant pour l’esprit, indifférent au déclassement de notre pays dans la jungle de la mondialisation, incapable de regarder la violence du monde telle qu’elle est, au plan identitaire, économique ou géopolitique, pour le plus grand malheur du pays. Une « élite » qui se complaît dans le copinage et le pantouflage, s’affaire à briguer des mandats en s’épargnant les risques professionnels qui s’y attachent par le système avantageux du détachement, se voit propulsée à des postes de capitaine d’industrie publique sans jamais rendre de comptes, nomme les copains de promotion aux postes stratégiques. Tout ceci est, hélas, bien connu et alimente la colère sourde des Français, peuple trop intelligent pour s’en laisser conter.
Et pourtant, qui peut décemment imaginer que la suppression de l’ENA réglerait comme par magie les problèmes de la France ? Les difficultés rencontrées par les Gilets jaunes méritaient mieux qu’une réponse démagogique et caricaturale qui frôle la diversion politique.
Imagine-t-on les États-Unis supprimant Harvard ?
Cette solution radicale est typique du syndrome français de haine de soi et ne manquera pas de surprendre à l’étranger. Imagine-t-on les États-Unis supprimer Harvard ou le Royaume-Uni l’université de Cambridge parce que le pays va mal ?
Par cette décision, Emmanuel Macron tire un trait sur une école dont la réputation est enviée à l’étranger et qui n’a aucun équivalent. Cette institution est un puissant instrument de soft power français qui a été exporté dans plusieurs pays du monde et participe à notre crédibilité internationale, car la compétence de notre haute fonction publique est reconnue et recherchée hors de nos frontières.
En réalité, la critique de l’ENA surfe sur le rejet, que je partage, d’un étatisme asphyxiant pour le pays. Le président espère certainement capitaliser sur l’exaspération légitime des Français vis-à-vis de cet État qui déploie des trésors de contraintes et d’ingéniosité quand il s’agit de faire les poches des Français et qui fait preuve d’une coupable faiblesse quand il s’agit de contenir les émeutes dans les cités. Soyons lucides, s’en prendre à l’ENA ne réglera pas le problème du millefeuille institutionnel, de la boulimie administrative, de l’interventionnisme public à tous crins, du recul de l’efficacité de l’État régalien, des gabegies à tous les étages. […]
Remplacer une école par une autre ne servira à rien si l’esprit qui a conduit à son délitement et à son enfermement reste le même. Il faut en effet réformer les programmes pour les adapter aux défis de notre époque ; mais est-on sûr que la liste annoncée le 8 avril – où l’on parle par exemple de faire étudier la « pauvreté » aux futurs hauts fonctionnaires avec un paternalisme qui aurait fait rougir Guizot – répond aux défis ? Il s’agit bien de garantir un véritable pluralisme parmi les enseignants et les contenus, et d’assurer un débat fécond entre les approches des politiques économiques et sociales. Est-on sûr que la réforme annoncée ne va pas au contraire étendre l’influence du politiquement correct actuellement dominante ou qu’elle protégera des ravages de l’écriture inclusive, du décolonialisme et autres combats « intersectionnels » ?
D’accord pour la professionnalisation : ouvrir les stages au monde du privé et de l’entreprise, introduire des compétences technologiques et scientifiques dans les programmes, organiser des expériences dans des administrations étrangères. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de la culture générale, que le général de Gaulle qualifiait de « véritable école du commandement ». Il est temps également de supprimer le classement de sortie, aujourd’hui inadéquat, pour assurer les embauches en fonction des profils et des besoins des services de l’État. Tout comme il est nécessaire de mettre fin à cette culture du pantouflage qui consiste à confier la direction d’entreprises à des personnes qui ne sont pas formées à cette fin.
Enfin, il faut mettre fin au lien ambigu entre le monde politique et la haute administration en exigeant des hauts fonctionnaires élus qu’ils démissionnent de leur corps d’origine. Mais nous n’avons pas vu, pour l’instant, que le projet annoncé ait des mécanismes efficaces de brassage social, de recrutement au mérite, ni de séparation des domaines. […]
Stéphane Ravier : La France plonge ses racines dans 16 siècles de Chrétienté
A l’occasion de l’examen de la loi sur le séparatisme, le sénateur RN souhaite désigner clairement, par un amendement, les islamistes comme étant les ennemis de la République. Cela lui donne l’occasion de chanter les louanges de la France chrétienne au Sénat :
Albertville : la liberté scolaire au secours de l’islamisme
Frédéric Burnier-Framboret, maire d’Albertville, a fait part de son désarroi dans les colonnes du Figaro, le 8 avril :
“Le 7 avril, le tribunal administratif de Grenoble m’a condamné à signer un arrêté accordant le permis de construire d’une école privée portée par l’association Confédération islamique Millî Görüs (CIMG). Cette association est celle qui, actuellement, construit la mosquée de Strasbourg et qui fait partie des trois organisations ayant refusé de signer la charte des principes pour l’islam de France”.
Lorsque le permis de construire d’une école de 16 classes et 400 élèves potentiels avait été déposé en mairie, début 2020, par l’association CIMG (confédération islamiste Millî Görüs), Frédéric Burnier-Framboret l’avait d’abord rejeté “pour des motifs urbanistiques“, seul levier disponible pour empêcher l’érection d’un établissement libre, représentant le quart des effectifs scolaires de la ville, en plein cœur d’un quartier prioritaire de surcroît.
Millî Görüs, qui fait partie des trois organisations ayant refusé de signer la charte des principes pour l’islam de France, est l’une des principales composantes de l’islam turc, avec Ditib : ces deux fédérations se distinguent par leur alignement au pouvoir turc. Récemment, son nom est apparu à Strasbourg, lorsque la nouvelle majorité a validé l’octroi d’une subvention de 2,5 millions d’euros pour la construction d’une mosquée. La CIMG serait un peu le bras armé d’Erdogan.
Entre liberté scolaire et islamisation, cette affaire paradoxale interroge : d’un côté, il est bon qu’un maire ne puisse pas facilement interdire la création d’un établissement scolaire libre. De l’autre, il n’est pas acceptable qu’une organisation politique contrôlée par un Etat étranger puisse impunément s’installer sur notre sol. Le problème est bien là : la communauté turque est de taille dans la cité savoyarde. En 2014, une mosquée turque avait vu le jour, portant déjà le sceau de CIMG.
Le maire sera reçu par le cabinet de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, mardi 13 avril. Il demande :
“Il est urgent que le Parlement adopte des dispositions législatives adaptées pour permettre aux maires de contrer l’installation d’associations ou des entreprises pilotées par des puissances étrangères qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires”.
Et c’est là que la loi sur le séparatisme, par son refus de nommer l’ennemi islamiste, porte préjudice à l’ensemble des établissements scolaires libres.
Surtout, la création de cette école, tout comme l’érection de la mosquée, ne sont que la conséquence de la politique immigrationniste des dirigeants français. Il n’est pas très utile de se plaindre des conséquences tout en chérissant les causes… Le meilleur moyen pour empêcher la création de cette école sera certainement d’en expulser les dirigeants turcs. Mais cela passera par une remise en cause du droit du sol.
