Halte au feu!
Depuis deux jours, la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile est sous le feu des critiques. Son curé a été accusé par de courageux anonymes d’avoir transformé la vigile pascale en « covid-party ». Résultat : on annonce une procédure judiciaire à l’encontre de l’abbé Guelfucci pour mise en danger de la vie d’autrui. Et pourquoi aussi complicité d’assassinat ou cannibalisme aggravé, pendant qu’on y est ?
Il faut savoir raison garder. Non, ce n’est pas une mauvaise nouvelle qu’une église soit pleine pour Pâques ! Et non, je ne crois pas non plus que la principale responsabilité d’un curé soit de s’assurer que ses paroissiens aient bien leur masque sur le nez. Si des fidèles en ont par-dessus la tête des consignes idiotes, contradictoires et souvent liberticides, ce n’est pas la faute du curé. Et je doute que ce dernier soit monté en chaire pour demander aux paroissiens de se démasquer.
On comprend bien le jeu des médias anti-catholiques. Comme, voici quelques mois, avec la « fake news » sur le « cluster » évangélique en Alsace, ils s’en donnent à cœur joie sur « l’irresponsabilité » des chrétiens – sans, naturellement, prendre la peine de vérifier que ces rassemblements ont quoi que ce soit à voir avec la dissémination du virus, ni surtout avec ses éventuelles conséquences mortelles.
On comprend aussi le jeu des pouvoirs publics. En pleine discussion du projet de loi liberticide sur « le respect des principes républicains », le gouvernement a tout intérêt à « montrer » que les catholiques « radicaux » sont aussi dangereux que les islamistes de la même eau. Et quoi de mieux qu’une « messe en latin » pour cela ?
Mais j’avoue que je ne comprends pas du tout l’intérêt pour les autorités ecclésiastiques ou les médias catholiques de charger la barque du malheureux curé.
Que l’archevêque de Paris sermonne le curé qui lui a valu une journée de “bronca” médiatique, je peux bien sûr le comprendre. Mais une procédure canonique ? On laisse en paix des théologiens qui professent des hérésies manifestes et on en intenterait un procès canonique pour un prêtre qui aurait jugé plus important de rendre au Saint-Sacrement la révérence qui lui est due que de s’assurer que ses ouailles se frottent les mains au gel hydro-alcoolique ? Mais c’est tout simplement absurde ! Veut-on laisser croire, non seulement aux fidèles, mais au monde entier, que l’Eglise catholique se préoccupe davantage des injonctions préfectorales que de Dieu ? Au fait, je précise que, quand je parle de ces théologiens hérétiques qu’on laisse en paix, je parle en connaissance de cause : voici un quart de siècle, j’ai été séminariste à l’Institut catholique de Paris et j’y ai eu comme professeur un des rarissimes théologiens à avoir été… interdit d’enseignement par Jean-Paul II (il faut dire que cet homme, par ailleurs charmant, avait l’idée assez farfelue de « justifier » philosophiquement et moralement l’avortement !). Eh bien, il enseignait tranquillement dans ce temple de l’enseignement théologique français, sans que cela perturbe le moins du monde, ni les autorités académiques, ni les autorités ecclésiastiques. Le pape pouvait bien dire ce qu’il voulait, cela n’avait guère d’importance à Paris. Alors comment ne pas songer à un scandaleux deux poids, deux mesures en comparant avec cette mini-crisette médiatique ?
Cependant, le pire, pour moi, est ailleurs. J’ignore tout des relations entre l’abbé Guelfucci et ses supérieurs et cela ne me regarde pas. En revanche, il y a une chose qui me regarde de près, car elle est précisément de ma responsabilité de fidèle catholique (et de catholique engagé dans le combat médiatique et politique) : ce sont les conséquences politiques et médiatiques de cette affaire.
Le B-A BA de l’action politique tient en quelques principes simples : ne jamais obéir aux diktats des médias ennemis ; ne jamais renchérir ; ne jamais se désolidariser des amis. On peut bien sûr – dans l’Eglise comme ailleurs – avoir des analyses différentes. On peut en débattre publiquement et même rudement. Les controverses théologiques au Moyen Âge (qui était un peu plus catholique que notre Occident postmoderne) étaient d’ailleurs d’une autre trempe que les nôtres. Mais il faut toujours garder en tête que, depuis 1789, la gauche anti-catholique s’est attribuée le monopole de la légitimité morale. C’est elle qui nous définit comme « de droite » (ou réactionnaires, ou intégristes, ou fanatiques, ou obscurantistes, ou Dieu sait quoi encore). Et elle ne tolère la droite « modérée » que dans la mesure où, telle Salomé, celle-ci apporte sur un plateau la tête de son voisin moins « modéré ». Or, n’oublions jamais que nous sommes toujours le « modéré » de quelqu’un et le « fanatique » de quelqu’un d’autre. C’est ainsi que les prêtres jureurs durent, pour montrer qu’ils étaient de bons citoyens, se désolidariser des prêtres réfractaires, avant d’être à leur tour proscrits comme suppôts de la superstition. Hodie mihi, cras tibi…
L’Eglise de France étant engagée dans un combat d’une importance capitale pour la défense de la dignité humaine (contre l’euthanasie, contre la marchandisation du corps, pour la liberté éducative des familles, pour ne parler que des lois actuellement en discussion au parlement), il est évident que nos adversaires ont tout intérêt à nous diviser. Mais rien ne nous oblige à leur obéir. Rien ne nous oblige à renchérir.
C’est toujours un mauvais calcul. Et on le voit déjà dans cette « affaire Saint-Eugène » : les médias ayant flairé l’odeur du sang commencent à évoquer d’autres églises qui n’auraient pas respecté à la lettre des mesures sanitaires que personne ne comprend plus. Ce sera sans fin : ces nouveaux curés vont se faire lyncher par d’autres confrères qui, eux-mêmes, seront victimes du même processus quelques jours plus tard. Et, en l’occurrence, il me semble évident que Mgr Aupetit, opposant courageux à l’euthanasie et à la loi ni bio ni éthique, figurera dans les prochaines « victimes collatérales » puisque l’on pourrait dire de la vigile pascale qu’il a célébrée à Saint-Germain l’Auxerrois pratiquement tout ce qui a été dit de celle de Saint-Eugène.
J’ai toujours été frappé par une supériorité écrasante des militants pro-vie américains par rapport à nous, vieux Gaulois aimant nous déchirer, même devant l’ennemi: c’est leur capacité à ne jamais critiquer l’action d’un autre pro-vie, y compris quand celle-ci est plus que contestable. Je me souviens ainsi d’une conversation à la fin des années 1990 avec un sénateur conservateur, au cours de laquelle un jeune Français l’avait interrogé sur les assassinats de médecins avorteurs qui se répandaient alors. Naturellement, nous pensions tous que le sénateur allait condamner ces assassinats (qui sont bel et bien la pire façon de défendre la cause de la vie!). Eh bien, il avait été beaucoup plus intelligent que cela. Il nous avait répondu en substance: “Ce n’est pas mon mode d’action, mais le vrai problème, c’est l’avortement…” Avant d’enchaîner sur 5 mn de dénonciation de l’avortement. J’avais été très impressionné. Et je crois toujours que nous avons parfaitement le droit de ne répondre que ce que nous voulons aux médias (songez aussi à Georges Marchais, qui s’y connaissait en politique, et répondait au journaliste qui lui disait qu’il n’avait pas répondu à ses questions: Mais ce sont mes réponses). Ce n’est pas aux médias, ce n’est pas aux adversaires de nous dicter notre agenda!
Alors, oui, le bon sens exige de dire : Halte au feu ! Non, l’abbé Guelfucci n’est pas un assassin. Non, ce n’est pas une tragédie que son église ait été pleine pour la vigile pascale. Et oui, le Saint-Sacrement est plus important qu’un morceau de tissu sur le museau !
Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige
Nomenklatura et véritable élite
De Stéphane Buffetaut, élu local et ancien député européen, pour le Salon beige:
Pierre-Jean Chalençon, grand collectionneur de souvenirs napoléoniens, aime à manier la provocation et pas toujours, c’est un euphémisme, de bon goût. Inconnu du grand public, sauf des aficionados de l’émission « affaires conclues », il a défrayé la chronique avec l’affaire du dîner privé organisé dans son hôtel particulier. Il serait possible de considérer que tout ceci est anecdotique si cette affaire ne soulevait pas la question de savoir ce que devrait être une véritable élite et ne révélait pas un état de l’opinion pour le moins inquiétant.
Depuis des semaines, on sait pertinemment bien que fonctionnent à Paris, et dans d’autres grandes villes françaises, des restaurants clandestins. Et pas uniquement dans des quartiers chics. Là où les choses dérapent, c’est que des rumeurs persistantes insinuent que certains proches du pouvoir ou du monde politique et certaines « bonnes consciences » médiatiques les fréquentent régulièrement, si ce n’est assidûment. Quand la France est condamnée à l’enfermement, que de nombreux petits établissements de restauration et d’hôtellerie ne se relèveront pas des confinements à répétition et des fermetures sanitaires (30% selon le syndicat de l’hôtellerie et de la restauration), ceci provoque à juste titre l’indignation. Le « faites de ce que je dis et pas ce que je fais » est insupportable pour le grand nombre des citoyens qui respectent tant que bien que mal des contraintes administratives et sanitaires souvent totalement ubuesques. Et chacun a vu passer sur les réseaux les images d’un escadron de gendarmerie entourant une malheureuse famille assise sur une plage, qui avait le malheur d’avoir débouché une bouteille de rosé et peut-être dépassé les dix kilomètres autorisés !
Indignation compréhensible, légitime même, mais, au-delà de l’émotion, qui trop souvent tient lieu de réflexion, il convient de se demander ce qu’est une élite, puisque chroniqueurs et journalistes passent leur temps à nous dire que le fossé ne cesse de s’accroître entre le peuple et « l’élite ». Première réalité, le gouvernement des hommes est toujours le gouvernement du plus grand nombre par le plus petit nombre et l’on peut baptiser le système institutionnel comme l’on veut, monarchie, aristocratie, démocratie, tyrannie c’est toujours la même donnée. La différence vient justement de la qualité de l’existence ou non d’une véritable élite et non pas seulement d’une nomenklatura ou d’une mafia qui confisque le pouvoir.
Il n’est d’élite vraie que du devoir et non seulement du savoir ou de l’avoir. Une élite sert le bien commun, et non celui d’un groupe : membres d’un parti, caste de la fonction publique, riches ou prolétaires. Une vraie élite se caractérise par le sens du devoir, des responsabilités, de l’exemplarité, le souci des plus humbles et des plus fragiles, la recherche de la vérité, c’est-à-dire de l’adéquation de sa pensée politique à la réalité des êtres, des choses, des nations et des rapports de force internationaux.
On est bien loin de la jouissance narcissique du pouvoir, du mépris et de la condescendance pour les plus humbles. Lorsque Monsieur Macron ose opposer ce qui ont réussi et « ceux qui ne sont rien », il revient à la conception de la société dans les temps païens, où la raison du plus fort, du plus habile, du plus intelligent était toujours la meilleure, en elle-même et par elle-même. Or si, effectivement, il y a et il y aura toujours des plus forts, des plus habiles et des plus intelligents, ce qui fait la civilisation, c’est bien que ceux-ci mettent leur force, leur habileté et leur intelligence, non pas à leur seul service, mais encore au service du bien commun, du plus faible et du plus vulnérable. Les propos du Président Macron sont radicalement anti-chrétiens ou a-chrétiens et traduisent bien ce qu’est une société postchrétienne. C’est l’opposition frontale avec l’enseignement du Christ qui nous a été rappelé lors des fêtes de Pâques : « Vous m’appelez « Maître » et « Seigneur », et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns les autres » (Jean 13, 1-15). La souveraineté est d’abord le service et le service du plus petit. Et autre rappel « il y en a des derniers qui seront les premiers, et des premiers qui seront les derniers » (Luc 13, 22-30).
Une vraie élite agit dans et pour le service et avec humilité. La grandeur et la force dont elle doit faire preuve en certaines occasions n’ont de sens que si elles sont au service du bien commun. Combattre l’idée même d’élite est une sottise et mettrait la nation en grand péril mais une véritable élite n’est pas une nomenklatura, c’est tout le contraire. Elle ordonne ses dons, ses talents, son courage, sa force au bien du plus grand nombre. Le désordre d’une société sans transcendance et oublieuse du sens du devoir nous conduit à la barbarie brute. Le XXe siècle, qui a engendré le marxisme léninisme et le national-socialisme, nous l’a enseigné dans le sang et les larmes. Et nous l’avons oublié.
Autre révélation de ce triste fait divers du dîner clandestin de Monsieur Chalençon : le degré de haine et de fureur mal contenues d’une part de la population envers une nomenklatura faussement qualifiée d’élite. En fait une sorte d’état pré-révolutionnaire, alimenté par l’émotion, l’esprit de délation et de vengeance irrationnelle qui furent des éléments forts du délire meurtrier de la révolution française. Cette exaspération furieuse reste contrainte par les mesures sanitaires de restriction des libertés, mais qu’en sera-t-il lorsque celles-ci seront levées et que s’arrêteront les mesures d’aide et de soutien généreusement distribuées à crédit et que l’on pourra mesurer exactement l’ampleur du désastre sociétal et économique ?
L’oligarchie qui nous gouverne si mal depuis des années risque d’en payer le prix fort, même si les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent. Nous serons dans une situation de tous les dangers d’autant que la nomenklatura politico-administrative qui tient encore les rênes du pouvoir semble ne rien comprendre ni n’avoir rien appris des signes avant-coureurs, tels les gilets jaunes. L’impuissance est partout et l’autorité nulle part. Il nous faudrait alors des hommes et des femmes de force et de tempérament pour éviter que la France ne bascule dans le chaos. Mais les Français auront-ils encore le courage de ce choix ?
Contre la proposition de loi sur l’euthanasie
La conférence de presse qui devait avoir lieu en marge d’une manifestation déclarée en préfecture n’a pas pu se tenir car la manifestation a été dispersée par les forces de l’ordre !


La France a rendez-vous avec la mort
De Marco Respinti, rédacteur en chef de International Family News :
La France, qui se débat entre un projet de loi sur la bioéthique littéralement aberrant et une dangereuse tentative de reformulation de la laïcité à travers la loi sur le prétendu “séparatisme”, a rendez-vous avec la mort programmée.
En même temps que la loi sur le “séparatisme” qui arrive au Sénat le 8 avril, on trouve une proposition visant à légaliser l’un des nombreux oxymores de notre époque, le “suicide assisté”. En effet, si le suicide est l’acte de se donner la mort par soi-même, celui qui a besoin d’une aide extérieure pour se suicider cesse de le faire par lui-même. Quel est donc le nom de ce geste, si le terme “suicide assisté” ne recouvre rien d’autre que la honte ?
La proposition de demain en est une nouvelle : la quatrième à être présentée au Parlement français. Ce projet est porté par Olivier Falorni, député du “Parti Radical de Gauche”.
Dans l’édition du 5 avril du quotidien français Le Figaro, l’écrivain Michel Houellebecq écritqu’”une civilisation qui légalise l’euthanasie perd le droit à tout respect”. Houellebecq poursuit en proposant que lorsque les partisans de l’euthanasie parlent de ” compassion “, ” le mensonge est palpable ” et que l’explication des raisons avancées pour la proposition de légalisation est ” comique “.
Franchement, je me soucie peu de l’opinion de Houellebecq comme je me soucie peu de celle des autres, à commencer par la mienne. En fait, les routes inutiles sont pavées avec les opinions. Ce ne sont pas les opinions qui font la différence, mais la réalité nue et brute des choses. Tuer des innocents et les colporter sous le couvert de la charité pour un usage personnel est odieusement hypocrite. Autant légaliser immédiatement le meurtre dans toutes ses dimensions : après tout, on peut toujours trouver une opinion et l’habiller comme ont veut.
Si, par contre, la vie associative des hommes a toujours stigmatisé la suppression volontaire d’un innocent au même titre que d’autres crimes, c’est parce que ce ne sont pas les opinions qui comptent, mais les choses sérieuses. Toute association humaine à travers l’histoire de l’homme est basée sur des faits évidents tels que le fait que tuer un innocent est un mal. Ces interdits sont la clôture érigée autour du village pour éloigner le monstre ; si la clôture est abattue, la bête fait inexorablement des ravages jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne dans le village. C’est pourquoi, lorsque Houellebecq affirme qu’une civilisation qui légalise l’euthanasie perd le droit à tout respect, il n’exprime pas seulement ” une opinion “, une voix parmi un brouhaha de commentateurs. Il répète une observation véridique contre laquelle aucune opinion ne tient.
Une civilisation qui légalise la suppression d’une personne innocente est comme une civilisation qui légalise le meurtre : elle abat la barrière et laisse entrer la bête ; ipso facto, elle perd le droit au respect. Et donc, ne respectant pas la dignité des villageois défendus par la clôture, elle n’est pas digne d’être considérée à l’échelle humaine.
Il n’est pas nécessaire d’être un fan du controversé et antipathique Houellebecq pour comprendre que si la France approuve un jour le “suicide assisté”, elle cessera de mériter le respect. Exactement comme les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg ne le méritent pas non plus pour avoir reconnu le “suicide assisté”. Non pas parce que Houellebecq le dit, même si les évidences deviennent plus criardes quand des gens criards les répètent, mais parce que c’est un fait incontestable.
L’Italie tente de juguler la crise démographique
À partir du 1er juillet prochain en Italie, les familles auront droit à une allocation mensuelle allant jusqu’à 250 € par enfant, dès le 7e mois de grossesse, pouvant durer jusqu’à ses 21 ans. Le ministre de la Famille et de l’Égalité des chances, Elena Bonetti, a engagé cette mesure quelques jours après l’annonce, par l’institut italien de statistiques (Istat), de l’aggravation historique de la démographie du pays après un an de pandémie.
L’Italie a comptabilisé 746 146 décès en 2020, tandis que le nombre de naissances a plongé de 3,8 %, avec seulement 404 104 bébés. En une seule année, le pays a perdu 384 000 habitants. C’est comme si une ville comme Florence avait disparu.
D’autant plus inquiétant que le pays est déjà le plus vieux d’Europe avec 23,2 % de ses habitants âgés de 65 ans ou plus (20,4 % en France).
Islamisation : il est impossible que les programmes de déradicalisation fonctionnent
Wael Farouq (photo), professeur de langue et de culture arabe à l’Université catholique de Milan, a publié un article sur l’intégration des musulmans en Occident, dans le dernier numéro de « Vita e Pensiero », la revue de l’Université catholique de Milan. Extraits :
La modernité a instauré au sein des sociétés arabo-musulmanes un rapport complexe avec la tradition. Ces sociétés sont parvenues à la fois à s’adapter l’une à l’autre et en même temps à se soumettre l’une à l’autre. […] On en trouve des exemples dans des styles de vie, des opinions et des comportements publics qui ne peuvent être décrits ni comme traditionnels ni comme modernes, mais qui sont une espèce de mélange alambiqué entre les deux. Pour résumer, on peut dire que la modernité a développé les éléments rigides et irrationnels de la tradition tandis que la tradition a développé les aspects formels, non authentiques de la modernité. […]
L’échec des modèles d’intégration européens, qui se traduit aujourd’hui par l’existence, dans toutes les métropoles d’Europe, de « sociétés parallèles » dans lesquelles vivent les immigrés musulmans, a cependant sa part de responsabilité. Ils sont peut-être le résultat de ce que Benoît XVI a décrit comme un « pluralisme négatif », en vertu duquel il serait nécessaire de dépasser les différences et les disparités qui existent entre une culture et une autre pour qu’un dialogue et un vivre-ensemble soit possible. […]
La France, par exemple, interdit d’afficher des symboles religieux dans l’espace public. Le problème ici est l’intégration par « soustraction » : pour lutter contre l’exclusion de la personne différente, on choisit d’exclure la différence. Mais quand l’expérience religieuse est l’un des éléments les plus importants de l’identité, l’exclusion de la différence devient de facto exclusion de la personne, et le rapport des immigrés à la société est alors placé sous le signe de l’adaptation ou du repli dans sa propre communauté religieuse. […]
Les questions que les musulmans immigrés en Europe se posent sur le rapport entre leur propre foi et la culture occidentale, ainsi que les réponses à ces questions, constituent ce que l’on appelle techniquement une « fatwā » et ces dernières sont aujourd’hui disponibles librement sur de nombreux sites web qui, en Europe, ont remplacé les autorités religieuses musulmanes. Dans mon livre « Conflicting Arab Identities. Language, Tradition and Modernity » (Milan-Bagdad, Muta, 2018), j’ai analysé un échantillon d’environ un millier de questions posées par des musulmans européens, en enquêtant sur les manières dont l’intégration complexe entre tradition et modernité à l’œuvre dans le monde arabo-musulman se traduit dans le contexte occidental.
Le résultat principal de cette étude, c’est que les préoccupations et les espoirs des musulmans en Europe sont assez éloignées des thèmes mis en évidence dans les médias de masse, par exemple le voile, les symboles religieux dans l’espace public ou la construction de mosquées. Ces questions ne suscitent qu’un intérêt marginal chez les musulmans résidents en Europe, un résultat encore plus significatif si l’on considère que ceux qui demandent une « fatwā » sont les personnes les plus religieuses d’entre eux.
Ce qui intéresse véritablement les musulmans européens, c’est le rapport avec les autres, qu’ils soient musulmans ou non-musulmans. Ce dernier sujet constitue pas moins de 45% des questions. Il ne s’agit que de questions privées, qui concernent les individus et ne touchent que rarement des questions publiques. Si on ajoute les questions concernant les actes du culte – c’est-à-dire sur le rapport personnel avec Dieu – alors le pourcentage monte à 63%. Ces données nous mènent à la conclusion que ces musulmans se préoccupent principalement de comment s’insérer dans les sociétés européennes en tant qu’individus et non pas en tant que communauté ou minorité religieuse. Les musulmans les plus religieux d’Europe – ceux qui se donnent la peine de demander une fatwā – s’efforcent de s’adapter à la société, ils ne cherchent pas à s’y opposer en formant un camp rival et ne semblent pas non plus disposés à se replier dans leur communauté religieuse.
Cependant, le […] mélange de tradition rigidifiée et de modernité déformée évoqué ci-dessus apparaît tout aussi clairement. La principale motivation des questions de ces musulmans, c’est la peur d’enfreindre les « règles » et de commettre le péché. Il semble que les musulmans ne se préoccupent plus de savoir ce qui est bien et ce qui est mais, parce qu’il y a les « règles » : les suivre permet d’éviter de se poser des questions dangereuses qui pourraient éloigner de la religion. […]
Les contradictions de la fausse modernité arabo-musulmane devient donc plus complexe dans le cas des musulmans immigrés en Europe, où ils se trouvent confrontés à une crise d’identité et de production de sens semblable à celle de leurs sociétés d’origine. […]
Comment alors interpréter le terrorisme islamique à la lumière de ces considérations ? En réalité, on remarque que dans les attaques terroristes, deux types de musulmans sont toujours impliqués : les intégrés et les non-intégrés. Dans l’attaque de Vienne du 2 novembre 2020, il y avait le tireur mais également trois musulmans, deux Turcs et un Palestinien, qui ont aidé la police et sauvé la vie d’un policier. Parmi les victimes du massacre de « Charlie Hebdo », il y avait également un policier musulman.
Les dernières attaques en France et en Autriche, comme beaucoup d’autres attentats qui ont eu lieu ces dernières années, ont été perpétrés par des jihadistes bien connus par la police qui avaient pris part à des programmes de déradicalisation et de réintégration dans la société. Mais ces programmes ont échoué pour la plus grande partie des jihadistes, et il est impossible qu’ils puissent fonctionner, à moins que l’Europe n’abandonne la tendance politique suicidaire d’ignorer les causes véritables de ce type de terrorisme, c’est-à-dire l’idéologie religieuse qui est à sa base : en d’autres mots, la lecture que les jihadistes font des textes sacrés de l’islam, propagée en toute liberté par des prédicateurs et des associations (qui condamnent la violence et qui n’y sont pas impliqués). Le problème n’est pas au niveau de la main qui tient le couteau, mais dans le discours idéologique qui fournit la motivation et la justification de l’utiliser pour assassiner les autres.
Procédure canonique et enquête du Parquet contre le curé de Saint-Eugène Sainte-Cécile
Alors que le diocèse de Paris annonce l’ouverture d’une procédure canonique à l’encontre du curé de la paroisse Sainte-Eugène-Sainte-Cécile, parce que, selon les informations portées à la connaissance du diocèse de Paris, il n’aurait pas fait respecter, au sein de son église, les mesures sanitaires en vigueur (comme l’écrit un internaute, dans la mesure où les procédures canoniques sont très rares à une époque où les articles de foi sont allègrement bafoués, on en déduit que les règles sanitaires sont bien supérieures aux articles de foi…), le parquet a ouvert une enquête du chef de “mise en danger de la vie d’autrui“. Les investigations ont été confiées à la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).
D’après cet article du mois de février concernant des réquisitions mentionnant la mise en danger de la vie d’autrui, Evan Raschel, professeur de droit pénal à l’université Clermont Auvergne, précise :
« Il faut une exposition directe et immédiate à un risque. Le simple fait de se réunir entre amis ne crée pas de risque de contamination au Covid. Pour obtenir une condamnation, il faudrait démontrer que des personnes contaminées et contaminantes étaient présentes et que la personne poursuivie avait conscience de la présence de personnes contaminées. »
Et Me Thierry Vallat, avocat à Paris, ajoute :
« Rien ne prouve à ce jour que le fait de ce qui pourrait ressembler à un cluster puisse justifier une qualification de mise en danger de la vie d’autrui au sens de la loi pénale, interprétée de façon stricte ».
Selon une note de la Direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice datée du 23 mars 2020, au début de la crise sanitaire, la qualification de « mise en danger de la vie d’autrui » doit être exclue en cas de non-respect du confinement. L’infraction ne peut recouvrir qu’un « risque immédiat de mort ou de blessures graves », critère qui« ne paraît pas rempli au regard des données épidémiologiques connues ».
Eric Zemmour : il y a un bloc pour la conservation et la pérennité d’une certaine France
Dans Face à l’info ce soir, Eric Zemmour montre qu’il y a un important bloc de droite en France, que Marine Le Pen et Emmanuel Macron cherchent à séduire :
Une femme projetait de décapiter des fidèles dans une église à Pâques
Placée en garde à vue, Leïla B., principale mise en cause, aurait avoué vouloir « décapiter les fidèles dans une église » lors du week-end de Pâques. Comme d’habitude, on sous sort un voisin sous le choc… avec Redouane qui a confié à Midi Libre :
« Je n’y crois pas ! C’est une famille qui n’est pas du tout dans la pratique de la religion musulmane qui, faut-il le rappeler, est à des années-lumière de ce fanatisme sanguinaire. Ce sont des gens qui vivent dans des conditions très précaires et qui ont plus besoin qu’on les aide qu’autre chose. D’ailleurs certains des membres de la famille sont suivis par les services sociaux. »
La religion musulmane, à des années-lumières de ce fanatisme sanguinaire ? J’oscille entre l’ignorance et la taqiyya…
Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 avril, Leïla B., sa mère et ses trois sœurs avaient été interpellées à Béziers. Toutes sont connues pour « être radicalisées » et, pour certains d’entre elles, avoir « visionné des vidéos » de l’Etat islamique.
Les enquêteurs ont mis la main sur un sabre, ainsi que sur des systèmes d’engins explosifs accompagné d’un mécanisme de déclenchement à distance.
Excellente affaire ou absurdité obligataire ?
Vu dans le journal officiel ce matin : Le gouvernement vient de créer une ligne d’obligations assimilables du Trésor 0,00% en euros d’une valeur nominale de 1 euro.
C’est une excellente affaire car l’intérêt nominal est de 0,0000 euro par obligation de 1 euro. Plus vous en possédez, plus le montant des intérêts versés est élevé. Elles seront remboursées le 25 novembre 2031 au pair, à 1 euro. De plus, l’intérêt de 0,0000 euro est payable chaque année, le 25 novembre. A noter que le paiement des intérêts est effectué sous la seule déduction des impôts que la loi met ou pourrait mettre obligatoirement à la charge des porteurs. Autrement dit : attention, le prélèvement forfaitaire unique de 30% appliqué à 0,0000 euro pourrait ne pas vérifier la loi de base de l’arithmétique qui énonce que le résultat de la multiplication d’un nombre par zéro donne zéro.
Il est aussi précisé que le versement de 0,0000 euro peut être effectué soit par l’émetteur des obligations soit par un intermédiaire gérant l’inscription en compte, ce qui occasionnera un gros travail de comptabilité, d’émission de chèques et de virements bancaires d’un montant de 0,0000 €.
Journal Officiel du 7 avril 2021. L’arrêté est daté du 2 avril, pas du 1er avril.

En 2013, Benoît XVI pensait qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre
Alors que l’hérétique théologien suisse Hans Küng est mort mardi 6 avril à l’âge de 93 ans, le secrétaire du pape Benoît XVI révèle
« Quand Benoît XVI s’est retiré au printemps 2013, nous pensions lui et moi – je peux l’avouer aujourd’hui – qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre, sûrement pas huit années. Or tout s’est passé autrement. »
Contestataire de “l’infaillibilité” du pape, pro-avortement et pro-euthanasie, Rome avait interdit en 1979 à Hans Küng d’enseigner la théologie. En 2010, Hans Kung avait exigé que le pape Benoît XVI fasse son “mea culpa” sur la façon dont les affaires d’abus sexuels avaient été gérées. Hans Küng n’avait pas épargné l’attitude de l’épiscopat allemand, secoué par une série de révélations d’abus sexuels anciens commis par des membres du clergé. Au sujet de l’épiscopat allemand, en pleine crise doctrinale, Mgr Gänswein estime que
« L’Église catholique elle-même est dans une crise profonde – avec une grave fracture interne comme elle n’en a pas connu depuis des siècles ».
Concernant la crise sanitaire, Mgr Gänswein a lu les rapports sur
« les foules qui se pressent chez les psychothérapeutes, les terribles dommages collatéraux et le nombre alarmant des suicides, un sujet qui reste strictement tabou ».
Anecdote monastique : quand des moines sonnaient l’Angélus… avec une marmite !
Voici une petite anecdote rigolote qui nous vient tout droit des moines trappistes de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont en Belgique.
L’histoire de cette abbaye débute en 1850, avec l’installation des premiers moines. Malheureusement pour eux, les débuts sont très difficiles. Les premières pommes de terre font la taille d’une noix et il neige même au mois de juillet… Mais cette joyeuse communauté de Scourmont est plus coriace que ça, et sait tout de même garder le sourire malgré les difficultés. En effet, les archives racontent une anecdote très amusante : à leurs débuts, par souci de moyens, il n’y avait ni cloche, ni sonnette à l’abbaye. Ainsi, lorsqu’il fallait sonner l’Angélus trois fois par jour, les moines devaient être inventifs pour appeler tout le monde. Pour ça, ils frappaient sur le couvercle d’une grande marmite avec une cuillère en bois et tout le monde rappliquait ! Imaginez la scène… !
Et c’est douze ans plus tard, en 1862, que les moines lancent leur brasserie, encore incontournable aussi : cliquez ici pour acheter en lignes les bières trappistes de Chimay (vous serez redirigés sur la boutique monastique en ligne de Divine Box)
Le temps de la peur
Article intéressant paru dans le numéro d’avril 2021 de Catholica :
En 2009, Jacques Attali, qui assume volontiers un rôle de conseiller du prince, avait émis une sentence qui acquiert aujourd’hui un relief particulier : « L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur[1] ».
La formule est grandiloquente mais elle suggère une intention politique derrière la généralité du propos. Pour ceux qui entendent profiter d’une occasion telle que l’actuelle attaque virale mondiale pour orienter le cours des choses dans le sens qui leur convient, il est utile d’obtenir la soumission des masses par un moyen psychologique plutôt que seulement par l’usage de la force. Dans cette optique que l’on peut qualifier d’économique, il est tout naturel que l’utilisation de la peur soit un ingrédient privilégié de la fabrique du consentement, de la propagande de guerre à la « communication sociale »[2]. Il s’agira donc d’alterner séduction et menace, promesse de protection et annonce des pires calamités en fonction de l’acceptation ou du rejet des contraintes imposées.
Parmi les nombreuses – et inégales – analyses des manipulations qui se sont multipliées depuis l’irruption du dernier coronarirus, un documentaire belge[3] produit l’extrait d’une conférence donnée par un important virologue, belge lui aussi, Marc Van Ranst, en 2019, au Royal Institute of International Affairs, à Londres. Cet autre conseiller du prince y explique avec complaisance comment il avait déjà procédé, dix ans auparavant, pour obtenir une réaction massive en faveur de la vaccination contre le virus H1N1. Tout d’abord, il avait pris contact avec des journalistes afin d’être considéré comme « l’expert incontournable » et toujours disponible, ensuite il leur avait répété avec insistance un message alarmiste et compté sur eux pour le diffuser avec toute la dramatisation souhaitée, sur le thème : le vaccin ou la mort[4]. La peur est donc utilisée non pas tant pour briser les résistances que pour obtenir l’acceptation volontaire de toutes sortes de contraintes, y compris lorsqu’elles sont déclassées pour être remplacées par d’autres présentées comme tout aussi impératives. Que le procédé puisse servir à satisfaire des intérêts particuliers ou des projets de domination sous couvert d’expertise, ou qu’il soit simplement un instrument de fortune au sein d’une société de masse sensible aux émotions plus qu’aux arguments élaborés, le fait est là.
L’instrumentalisation de la peur a fait l’objet d’études scientifiques, au même titre que d’autres éléments entrant dans le champ de la psychologie des masses. Serge Tchakhotine, disciple de Pavlov, estime, dans son maître livre Le viol des foules par la propagande politique, une première fois réédité en 1952, et adapté à la situation alors actuelle du monde, que l’
« on vit sous deux facteurs capitaux, qui ont la même origine – la peur, la Grande Peur Universelle. D’un côté, c’est la peur de la guerre […] celle de la bombe atomique ; de l’autre, la peur qui est à la base de méthodes actuelles de gouvernement : le viol psychique des masses. »
Un peu plus loin, Tchakhotine précise, sur le même registre :
« Aujourd’hui, le viol psychique des masses est sur le point de devenir une arme d’une extrême puissance et épouvantablement dangereuse. Les découvertes scientifiques récentes contribuent à ce danger dans une mesure jusqu’alors insoupçonnée même dans ce domaine. C’est la télévision qui menace de devenir un véhicule terrible du viol psychique.[5] »
Que dirait le même auteur, après soixante-dix ans de développement exponentiel de l’univers de la communication ? Car s’il existe entre la période des débuts de la Guerre froide et aujourd’hui une certaine continuité, au-delà de la mutation partielle des acteurs, certaines données ont cependant fortement changé. D’une part, les moyens techniques ont effectué un saut qualitatif évident, qui promet de repousser à brève échéance toute limite pensable dans l’ordre de l’intégration mutuelle entre l’homme et la machine ; d’autre part, et simultanément, les forces économiques et idéologiques tendant à l’unification du monde sous « gouvernance » unique sont plus audacieuses que jamais, et trouvent dans le mal universel qu’est le Covid une occasion exceptionnelle leur assurant la possibilité d’un grand bond en avant, plus plausible que celui dont avait rêvé Mao. Enfin les études appliquées se sont multipliées dans le domaine de la psychologie sociale, discipline qui se définit non comme une recherche théorique mais comme une « recherche-action », une science expérimentale appliquée servant de mode d’emploi à tous les agents du changement requis pour l’expansion du capitalisme ou tout autre système d’emprise sur les individus.
Il suffit de parcourir les innombrables travaux dans ce domaine, principalement orientés à résoudre les problèmes de performance dans l’entreprise, mais pour cela ouverts sur de vastes champs d’investigation, incluant sectes, lavage de cerveau à l’époque de la guerre de Corée, expérience de Milgram mesurant la soumission des individus, etc., pour constater l’attention portée à l’utilité sociale de la peur. Un professeur américain, Robert S. Baron, spécialiste reconnu en la matière, indique par exemple que la peur fait partie des « émotions excitantes [qui] ont tendance à diminuer l’effort que les gens déploient pour traiter un contenu persuasif ». Comprendre : la peur obnubile le jugement, ce qui permet d’affaiblir ou annihiler le sens critique, et donc de faire passer les idées, ou accepter les comportements que l’on cherche à imposer. Dans la même veine, l’anxiété, cette forme indifférenciée de la peur, fait l’objet d’analyses pour vérifier son rôle dans l’acquiescement et la conformité de groupe.
Parmi les critiques, nombreuses, quoique minoritaires, dirigées contre la récente gestion de la peur du Covid, le journaliste et essayiste italien Aldo Maria Valli a publié récemment un petit livre, assez pamphlétaire, intitulé Virus e Leviatano, examinant différents aspects des politiques actuelles. Ses formules sont incisives :
« Le récit utile au despotisme thérapeutique se concentre sur la peur de la maladie. Plus elle est dominée par la peur de perdre sa santé, plus l’opinion publique est prête à se transformer en une immense salle d’hôpital, l’autocrate jouant le rôle de prêtre-médecin officiant selon le rituel nécessaire à la guérison. »
« Pendant les semaines de confinement, nous avons vu que ce n’est pas tant l’ampleur réelle du danger qui importe, mais l’ampleur perçue. » « Aldous Huxley, dans la préface de l’édition de 1946 de Brave New World, a écrit que “la révolution véritablement révolutionnaire ne doit pas se faire dans le monde extérieur, mais dans l’âme et la chair des êtres humains”. [6]»
Tout cela est profondément vrai. En effet, si le viol des foules est surtout compris comme une entreprise d’asservissement des peuples par une minorité décidée à les soumettre à sa domination, il est tout de même d’abord le résultat, passé la surprise, de l’absence de réaction de ses victimes, avant que celles-ci ne leur accorde leur acquiescement et leur collaboration. [Lire la suite]
Le sommet mondial sur la vaccination de septembre 2019 avait tout prévu
Yves Daoudal constate :
Le 12 septembre 2019 il y avait eu à Bruxelles un « sommet mondial sur la vaccination », de l’UE en coopération avec l’OMS. Il y avait eu trois tables rondes : « In vaccines we trust », détournement de « In God we trust », devise des Etats-Unis : ce n’est plus en Dieu mais dans les vaccins que nous avons confiance ; « la magie de la science » (sic) ; « Les vaccins protègent tout le monde partout » (sic). Dix actions avaient été définies dans le but d’arriver à la « vaccination pour tous ».
Cette année-là avait commencé l’étude de faisabilité pour le développement d’un passeport vaccinal commun de l’UE, devant déboucher en 2022 sur une « proposition » (c’est le nom des diktats) de la Commission européenne. Divine surprise (?) : le covid-19 a permis d’accélérer le processus, mais de toute façon c’était prévu pour l’année prochaine.
C’est également en 2019 qu’avait été lancé l’eurobaromètre spécial vaccination destiné à évaluer l’attitude des Européens face aux vaccins, c’est-à-dire, clairement et ouvertement, à prendre des dispositions, d’ici… 2021, pour contrer les « hésitations » de la population.
Avec, à partir de… 2020, une réunion annuelle avec les membres de la « Coalition pour la vaccination », à savoir l’ensemble des lobbies ad hoc, pour connaître leurs engagements, et une initiative pour la prise de conscience publique sur la vaccination pendant la « semaine de l’immunisation ».
Ce qui avait été immédiatement précédé par des rapports sur ce qui fait que des pays ont des taux bas ou élevés de couverture vaccinale, et une « série de webinaires sur des cas spécifiques, des projets et des initiatives traitant de l’hésitation à se faire vacciner et des questions liées à l’utilisation des vaccins, avec la participation d’un large éventail de parties prenantes »…
Les Femmes et les enfants d’abord ! : Le développement des enfants portant un masque
Dans ce nouveau magazine mensuel de TVLibertés, consacré à la femme et aux enfants, les thématiques tournent autour de la santé, l’actualité des parents, la consommation, l’éducation, la lecture et l’aide pratique.
Ce premier numéro évoque le développement des enfants portant un masque, puis d’un super objet connecté mais sans écran : Bookinou, qui lit des histoires à vos enfants avec la voix de vos proches. Et enfin, un sujet exhaustif sur le choix du mode de garde ! Et une chronique lecture avec Anne-Laure Blanc et Valérie d’Aubigny à partir de leur blog respectif : “Madame la Chouette” et “123 Loisirs”.
Jean Messiha : “Au nom de quoi devrais-je donc taire le réel ?”
Suite à la révélation de l’origine immigrée des 4 agresseurs des époux Tapie, nous avions publié deux articles dénonçant le paradoxe de l’engagement politique de Bernard Tapie anti-FN et pro-immigration (voir ici et ici). Jean Messiha s’est également emparé de ce fait divers pour dénoncer, de manière beaucoup plus médiatisée et visible que sur le Salon beige, ce retour au réel pour Bernard Tapie.
Les agresseurs de Bernard Tapie sont 4 dont « 3 Africains et 1 de type Nord-Africain ».
Le même #BernardTapie qui accusait Jean-Marie Le Pen @lepenjm de mensonges sur le lien entre insécurité et invasion migratoire.
Il est aujourd’hui rattrapé par la réalité.
Bon rétablissement ! pic.twitter.com/sadBQ2EUEK— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 4, 2021
Jean Messiha a bien évidemment été insulté et conspué sur les différents plateaux de télévision pour le tweet qu’il avait publié.
Suite à cela, Valeurs actuelles, seul média à avoir révélé l’origine ethnique des agresseurs, publie une tribune de Jean Messiha dont voici des extraits :
“(…) j’ai indiqué que cet homme qui avait tant œuvré pour l’immigration et tant dénoncé les « amalgames » entre immigrations, venait d’en vivre la cruelle expérience.
Un déluge d’insultes et de critiques m’est tombé dessus (…)
Si on peut mettre en lumière un immigré africain parce qu’immigré africain pour un beau geste, alors pourquoi diable ne pas mettre un coup de projecteur sur les innombrables actes de délinquance et de criminalité d’autres africains ?
Plus généralement, les origines et la couleur de peau sont très régulièrement au cœur des indignations de la bien-pensance. Adama Traoré, Michel Zecler, Georges Floyd et plus anciennement les jeunes Ziad et Bounia… Autant de drames où il était question de Noirs, de Maghrébins, etc. L’immigration victimaire fait ainsi l’objet de toutes les attentions du système médiatico-politique, tandis que pour l’immigration tortionnaire le mot d’ordre pourrait être celui utilisé récemment par Audrey Pulvar : « Blancs, taisez-vous ! ».
Pire, un seul geste positif d’un immigré est immédiatement récupéré et instrumentalisé sans aucune décence par médias et politiques, donnant lieu souvent à la création d’une légende et… à une naturalisation dans la foulée ! Mais des centaines de milliers d’actes criminels ou délictuels émanant de l’immigration, là une omerta épaisse se met en place et gare à celui qui évente quoi que ce soit dessus ! …)
Mais plus encore, ce qui m’a complètement abasourdi ce sont les révélations d’André Bercoff, animateur de Sud Radio sur son entretien avec Bernard Tapie, dont il est l’ami de longue date, après les faits. L’homme très choqué, et on le comprend, lui avouait son désarroi : « Je leur ai dit que j’avais toujours été de leur côté », a dit Tapie à ses agresseurs dans l’espoir de les ramener à la raison. À cela, il n’a reçu pour toute réponse qu’un « va te faire enculer » méprisant, ses agresseurs continuant à cogner de plus belle, surtout sur son épouse.
Avoir été de leur côté aurait dû donc constituer une immunité aux yeux de Tapie. Eh bien non, cher Monsieur. Vous devriez faire un peu d’histoire. Les envahisseurs n’épargnent jamais très longtemps les naïfs ou les traîtres qui leur ont ouvert la porte. Vous pensiez sans doute, comme toute la grande bourgeoisie française immigrationniste, que la populace blanche et immigrée assimilée était bonne pour le « vivre-ensemble » de masse, mais que votre fortune vous en épargnerait les affres et les dangers ? Pas de chance. Les murs de votre domaine ne les ont pas arrêtés. Et ils n’épargneront personne. Non personne.
On me reproche d’avoir relaté cette affaire en ces termes ? Je m’en fous. Au nom de quoi devrais-je donc taire le réel ?
Cela fait maintenant des années que le fait d’être blanc vous relit à l’esclavage, au colonialisme, au racisme et on vous dit que vous devez encaisser tête baissée parce que c’est la réalité de l’Histoire. Très bien. Eh bien la réalité d’aujourd’hui, c’est aussi que l’immigration arabo-afro-musulmane est considérablement sur-représentée dans la délinquance, la criminalité, le fanatisme religieux et je ne parle même pas du terrorisme. Alors maintenant, c’est réel contre réel, il n’est plus question de prendre des coups sans les rendre. Je suis un bon chrétien sauf sur un point : je ne tends pas l’autre joue. Je tends le poing. Politiquement bien sûr.
Je m’entête à parler du réel parce que le dissimuler nous empêche de régler les problèmes qui accablent notre pays. Depuis des années, nous vivons une immigration de peuplement arabo-afro-musulmane. Et on nous serine à longueur d’années que cela se passe très bien, qu’un vivre-ensemble serein et pacifique se met en place et mieux, que l’on s’enrichit de cette lente submersion. Eh bien, il est plus que temps de dire CE QU’IL FAUT.
Non, cela ne se passe si bien que ça. Non ce n’est pas si pacifique que ça. Et non, franchement, ce processus est très loin de nous enrichir. Parler ainsi nous entrainerai, paraît-il, vers la guerre civile.
C’est tout le contraire. C’est en arrêtant cet assaut pendant qu’il en est encore temps – et il ne nous en reste que très peu – que l’on pourra empêcher la guerre civile. Mais le camp de l’anti-France ne veut pas de cette résistance, car il veut que dans 20 ou 30 ans le peuple français n’ait plus d’autre choix que de se soumettre ou de se barrer parce que le nombre sera contre lui (…)
Toute cette hypocrisie, c’est finie. Terminée. La gauche et la bien-pensance ont décidé depuis quelques années de mettre la race au cœur du débat politique, pour en désigner une, la race blanche, comme la mauvaise race coupable de tout et les autres comme victimes de tout. Le temps de la vérité est venu. On va tout mettre sur la table et les Français vont lentement sortir de la torpeur des sédatifs de la doxa pseudo-progressiste et anti-française. Nous sommes chez nous et nous allons nous battre pour rester ce que nous sommes là où nous sommes. C’est-à-dire rester et vivre Français en France.
Et pendant ce temps-là, ce soir sur France 2, les téléspectateur auront le droit à un film de propagande pro-migrants financé par la redevance audiovisuelle : “Déprogrammée suite à la décapitation de Samuel Paty, la fiction “Vulnérables” visant à humaniser l’image des “mineurs étrangers isolés” sera finalement diffusée ce soir par France 2“.
C’est arrivé un 7 avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
- le 7 avril : fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur de la Congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes.
Né en 1651 à Reims, Jean-Baptiste de La Salle appartient au grand mouvement de la Contre-réforme catholique du XVIIème siècle. Aîné d’une famille de onze enfants, son père le destine d’abord à une carrière juridique, comme c’était très souvent le cas dans la noblesse de robe. Lui se sent appelé à servir Dieu. Ordonné prêtre le 9 avril 1678, il est reçu, deux ans plus tard, docteur en théologie à la Sorbonne. Le 25 mai 1684, il fonde la Congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes en 1684, dont la mission est l’éducation des enfants des classes populaires. A la pédagogie individuelle, en usage jusqu’à cette époque, JB de La Salle préfère, pour des raisons d’efficacité et d’économie, l’enseignement simultané, prodigué à un groupe de jeunes réunis dans une même salle. Il introduit également le principe du regroupement des élèves par niveau — «la division des plus faibles, celle des médiocres, et celle des plus intelligents ou des plus capables».Ayant pris conscience que la formation des maîtres est inexistante, en 1685, il fonde un séminaire qui devient une véritable école normale d’instituteurs, qui n’a pas d’équivalent alors dans le Royaume de France.
Parmi ses innovations, il faut souligner aussi l’apprentissage de la lecture et de la langue maternelle avant le latin, la gratuité de l’enseignement ou les cours d’instruction pour adultes.
Décédé le 7 avril 1719, un Vendredi Saint, le père de la Salle s’éteint dans la maison mère de sa congrégation à Rouen. Il est béatifié en 1888 et canonisé en 1900.Le 15 mai 1950, Pie XII proclame Saint Jean-Baptiste de la Salle « patron de tous les éducateurs chrétiens. »
- le 7 avril 451 : pillage de Metz par Attila.
Au printemps 451, les Huns franchissent le Rhin après avoir détruit Cologne en faisant un véritable carnage. Le « Fléau de Dieu » attaque ensuite Verdun, puis Laon, Saint Quentin, et Reims. La Horde atteint la Marne sans qu’on puisse l’arrêter. Les scènes d’horreur se multiplient et achèvent de terroriser les populations. L’administration romaine de Lutèce va évacuer la ville pour Orléans ou Tours. Mais une jeune fille d’une quinzaine d’année pousse la population à rester et à prier car, dit-elle, les Huns ne viendront pas.
(cf. les chroniques du 24 juin et du 20 juin)
- le7 avril 1250 : le Roi de France Louis IX est fait prisonnier à Mansourah.
La bataille de Mansourah a lieu le 8 février, les croisés réussissent à traverser le Nil et à pénétrer dans la ville. Mais ils sont repoussés et le frère du Roi, Robert d’Artois est tué. Jusqu’au 7 avril, les armées se font face. Le Roi Louis IX prend alors la décision de retourner dans la ville de Damiette. La retraite commence dans la nuit du 5 au 6 avril 1250.Saint Louis, malade, épuisé, souffrant de fièvres et de dysenterie, refuse de prendre place sur un navire et reste avec ses soldats.
Saint Louis envoie Philippe de Monfort pour négocier avec les musulmans la cession de Damiette contre un sauf-conduit pour le retour des croisés en France. Mais les Sarrasins achètent un sergent français qui annonce alors, que le Roi ordonne à l’armée de se rendre. Les 12’000 soldats restants deviennent prisonniers. Louis IX est reconduit vers Mansourah, en prisonnier. Saint Louis IX est le premier souverain français à être capturé sur un champ de bataille.
- le 7 avril 1498 : décès accidentel du Roi de France Charles VIII.
Le Roi Charles VIII l’Affable meurt accidentellement au château d’Amboise sans héritier ; Louis d’Orléans devient le Roi Louis XII. Il se cogne brutalement la tête contre le linteau d’une porte basse. Né le 30 juin 1470, au même endroit, il est l’unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, et le dernier Roi de la succession directe de la branche des Valois de la dynastie capétienne.
Charles VIII vainc les Bretons à la bataille de St Aubin du Cormier le 28 juillet (cf. chronique du jour, du 18 novembre et du 6 décembre). En application du traité du Verger, Anne de Bretagne doit épouser le successeur de Charles VIII le futur et remuant Louis XII.
Après la campagne triomphale en Italie, en 1494, Charles VIII doit faire face, à compter du 5 avril suivant, à la Ligue de Venise qui réunit à l’instigation du pape Alexandre VI, Maximilien d’Autriche, Ferdinand d’Aragon et Ludovic le More, lequel s’est retourné contre la France. La Ligue se prépare à chasser les Français d’Italie.
L’année 1495 s’achève après de durs combats. Et le 27 novembre 1497 se conclue, à Alcala de Henares, une trêve permanente entre les Rois de France et d’Espagne. Charles VIII meurt, alors qu’il prépare une nouvelle armée pour Naples et que se déroulent des négociations au château d’Amboise entre Français et Espagnols pour le partage de l’Italie.
Charles VIII et Anne de Bretagne ont multiplié au cours de leur vie les preuves de leur dévotion envers Notre Dame, Notre Dame d’Embrun pour le Roi et Notre Dame de Bonne Nouvelle à Rennes pour la Reine. D’ailleurs, Charles VIII attribue à son pèlerinage auprès de Notre de Bonne Nouvelle le changement dans le cœur d’Anne de Bretagne et le mariage qui s’en suit. (*)
(*) La Vierge Marie dans l’Histoire de France, Ed Résiac, pages 119 à 122.
Voir les chroniques du 30 mai et du 30 juin.
- le 7 avril 1506 : naissance de saint François Xavier, missionnaire jésuite espagnol.
Saint François Xavier est un missionnaire jésuite navarrais, né à Javier, près de Pampelune en Navarre et mort le 3 décembre 1552 dans l’île de Sancian, au large de Canton, Chine. Il poursuit ses études de théologie à la Sorbonne, logeant au collège Sainte-barbe, où il rencontre Pierre Favre et Ignace de Loyola avec qui il fonde la Compagnie de Jésus en 1534. Il est ordonné prêtre en 1537. En 1540, à la demande du roi Jean III de Portugal, il est envoyé par le pape Paul III pour évangéliser les peuples des Indes orientales. Il est surnommé« l’Apôtre des Indes » et est reconnu saint par les catholiques et les anglicans. Sa fête est le 3 décembre.
- le 7 avril 1509 : la France déclare la guerre à la république de Venise.
Les traités de Cambrai du 10 décembre 1508 ont jeté les bases d’une ligue contre Venise, réunissant Louis XII et Maximilien réconciliés, Ferdinand II d’Aragon et le Pape. La France, chargée la première d’attaquer, déclare officiellement la guerre à Venise, son ex-alliée. C’est le point de départ de la guerre de la Ligue de Cambrai, qui dure huit ans.
- le 7 avril 1652 : bataille de Bléneau.
Lors de la Fronde des Princes qui oppose les principaux princes de France au jeune Louis XIV et à Mazarin, Louis II de Bourbon, prince de Condé, attaque les troupes royales alors que l’armée royale est dispersée et que la cour est restée à Gien sans protection. Le maréchal d’Hocquincourt stationne imprudemment dans le village de Bléneau. Il perd la presque totalité de ses soldats suite à l’attaque et doit fuir vers Auxerre. Le 7 avril au matin, Turenne, qui est resté fidèle au Roi, contre-attaque avec succès malgré une infériorité numérique, qui fera dire à Napoléon qu’il avait pris un trop grand risque. Condé doit se replier en catastrophe sur Paris.
- le 7 avril 1652 : naissance de Lorenzo Corsini, futur pape Clément XII.
- le 7 avril 1655 : Fabio Chigi devient le pape Alexandre VII.
Fabio Chigi, né à Sienne le 13 février 1599, est élu 237e pape à l’unanimité, avec le nom d’Alexandre VII. Il confirme la condamnation du jansénisme prononcée par Innocent X et met les Provinciales de Pascal à l’Index. Il cherche à contenir l’expansion du protestantisme en Italie et en Angleterre. On lui doit l’achèvement des travaux de la place Saint-Pierre et l’installation de la colonnade du Bernin. Ses gardes ayant tiré sur l’ambassadeur de France à Rome et tué un de ses pages, il rechigne à réparer la faute. Louis XIV l’y oblige en confisquant le comtat d’Avignon. Il meurt en 1667.
- le 7 avril 1672 : Frontenac nommé gouverneur de Nouvelle France.
Louis de Buade, comte de Frontenac, est proclamé gouverneur de la Nouvelle-France. Il conservera ce titre d’abord pendant 10 ans, puis de 1689 à 1698. Lors de son mandat, le Mississipi est découvert et un immense fort est bâti sur le lac Ontario, baptisé Fort Frontenac. La paix et les alliances avec la population locale sont assurées. Victime d’un complot, Frontenac rentre en France, mais revient en Nouvelle-France quelques années plus tard en pleine guerre de la ligue d’Augsbourg. Il fortifie Québec et Montréal et résiste à l’attaque anglaise de William Phips.
- le 7 avril 1780 : le Grand Théâtre de Bordeaux est inauguré avec la pièce Athalie de Racine.
Construit par l’architecte Victor-Louis entre 1773 et 1780 sur ordre du gouverneur de la Guyenne, le Grand Théâtre est considéré comme l’un des plus beau théâtres du monde.
- le 7 avril 1795 : adoption du système métrique
Suite au rapport du député de la Côte d’Or, Prieur, la Convention adopte un décret concernant les poids et mesures. Le mètre devient l’unité de longueur et la base du nouveau système de mesure appelé « système métrique ». La loi fixe les nouvelles mesures: mètre, gramme, litre avec leurs préfixes: kilo, hecto, déci, etc.
Ce nouveau système métrique mettra des années pour s’imposer dans toute la France. Ce même décret change le nom de la monnaie anciennement appelée Livre en Franc. (Cf. Chronique du 30 mars)
- le 7 avril 1823 : expédition d’Espagne.
Menée en avril 1823 par la France, elle vise à rétablir Ferdinand VII d’Espagne sur le trône. Lors du congrès de Vérone, le 22 janvier 1823, un traité secret est signé, donnant à la France le pouvoir d’envahir l’Espagne afin de rétablir l’ancien monarque absolu. L’expédition se réalise en deux colonnes : vers la Catalogne et vers les Asturies. Le 31 août 1823, tombe le Fort du Trocadéro. Ce succès est la fin de l’expédition qui a totalement réussi.
- le 7 avril 1858 : dix-septième apparition de Notre Dame à Lourdes.
Pendant cette Apparition, Bernadette tient son cierge allumé. La flamme entoure longuement sa main sans la brûler. Ce fait est constaté en direct par le médecin, le docteur Douzous.
- le 7 avril 1906 : la conférence d’Algésiras.
Depuis des années, le Maroc est convoité par la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Espagne. Cette conférence place le Maroc sous contrôle international et consacre également l’influence de la France sur une partie du territoire, en lui octroyant des droits spéciaux. L’Allemagne est insatisfaite, et va tenter de récupérer une partie du pays, avec l’incident d’Agadir en 1911.
- le 7 avril 1946 : Pie XII et l’Histoire.
« Si on ne connaît pas Dieu et qu’on n’observe pas sa loi, pourquoi s’étonner que l’Histoire marque ses dates avec des catastrophes ? »
- le 7 avril 1994 : François de Grossouvre se suicide à l’Elysée.
Erdogan humilie la présidente de la Commission européenne
En entrant dans la grande salle où Erdogan tient ses audiences, Ursula von der Leyen a constaté que seulement deux fauteuils étaient en place : l’un pour Erdogan, l’autre pour Charles Michel, le président du Conseil européen. Et les hommes se sont assis avant elle.
Elle a du se rabattre sur le divan :
Yah not supposed to be like this
pic.twitter.com/0ru16B9sq8— Bruno Maçães (@MacaesBruno) April 6, 2021
Offensive pro-euthanasie en France : le contre-exemple des lois belge et néerlandaise
De l’ECLJ à l’occasion du débat parlementaire de demain :
Cinq ans seulement après la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016, le débat sur la fin de vie est relancé en France avec une offensive pro-euthanasie consistant en quatre propositions de loi.
Au Sénat, celle « visant à établir le droit à mourir dans la dignité » (n° 131) portée par la sénatrice Marie-Pierre de la Gontrie (PS) a été rejetée le 11 mars 2021. Il s’agissait d’un texte reprenant pour l’essentiel une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs rédigée par l’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD) en 2018.
À l’Assemblée nationale, l’actuelle offensive pro-euthanasie a pris corps par les propositions de loi n° 3806 « visant à garantir et renforcer les droits des personnes en fin de vie » portée par Jean-Louis Touraine (LREM), n° 3755 « visant à affirmer le libre choix de la fin de vie et à assurer un accès universel aux soins palliatifs en France » portée par Marine Brenier (LR) et n° 288 « donnant le droit à une fin de vie libre et choisie » portée par Olivier Falorni (groupe Libertés et Territoires). Cette dernière sera débattue le 8 avril prochain. Le gouvernement ne semble toutefois pas favorable à une légalisation de l’euthanasie dans l’immédiat : au Sénat, le 11 mars dernier, le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré qu’il « ne [croit] pas que le moment choisi pour modifier le régime juridique de la fin de vie soit le moment opportun ». Il a annoncé également la création, à compter du mois d’avril 2021, d’un nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie.
« On meurt mal en France ». Tel est le leitmotiv des partisans de la légalisation de l’euthanasie, que les députés Touraine et Brenier reprennent à leur compte dans l’exposé des motifs de leurs propositions de loi. On peut ainsi y lire que la loi Claeys‑Leonetti constitue un « cadre juridique trop restrictif » (proposition Brenier) et « présente (…) quelques lacunes, responsables de souffrances et d’affaires médiatiques régulières » (proposition Touraine). L’objectif est donc de faire évoluer le droit français de la fin de vie par une nouvelle étape comprenant l’euthanasie, de manière à « mettre fin à une hypocrisie qui n’a que trop duré » dès lors qu’il semblerait « qu’entre 2 000 et 4 000 personnes terminent leur vie, chaque année en France, grâce à l’assistance active à mourir d’un médecin » (proposition Touraine) : ce serait donc parce qu’une telle pratique existe clandestinement qu’il faudrait officiellement l’autoriser. Or cette conception de la loi délégitime toute interdiction ou obligation, et rend in fine inutile la loi elle-même.
Les lois étrangères autorisant l’euthanasie : des modèles pour les promoteurs de l’euthanasie
Les partisans de l’euthanasie s’appuient également sur l’existence de lois étrangères permettant cette pratique et/ou le suicide assisté. En Europe, c’est le cas des Pays-Bas depuis 2001, de la Belgique depuis 2002, du Luxembourg depuis 2009 et de la Suisse. Dans l’actualité récente, la loi portugaise sur l’euthanasie, votée le 29 janvier 2021, vient toutefois d’être jugée contraire à la Constitution par le Tribunal constitutionnel le 15 mars 2021. Trois jours plus tard, c’est en revanche le Sénat espagnol qui a approuvé la « loi de régulation de l’euthanasie » votée en décembre dernier.
Meurt-on pour autant mieux dans ces pays où l’euthanasie est permise ? Ses promoteurs louangent ces lois comme étant exemplaires, les présentes propositions de loi s’inspirant d’ailleurs largement de la loi belge, elle-même proche de la loi néerlandaise. D’après la proposition Touraine, « Les dispositifs mis en place par ces pays, comparables à celui proposé par ce texte, sont encadrés et offrent un moyen de contrôle, contrairement à la législation française actuelle. Ils n’ont d’ailleurs jamais été remis en cause dans ces divers pays tant ils répondent aux demandes de la population. » Pour la députée Brenier, le fait que d’autres pays autorisent l’euthanasie est la « preuve que nous devons nous inscrire dans cette démarche. En ce sens, la Belgique est un bon exemple à suivre. En 2002, année de la légalisation de cette aide active à mourir, nos homologues parlementaires ont pensé un cadre juridique global, regroupant à la fois la mise en place de l’aide active à mourir, un travail de fond sur leur système de soins palliatifs et donc la fin de vie en général. En travaillant à ce cadre confectionné sur mesure, qui permettrait un contrôle précis de tous ces actes médicaux, la Belgique a mis en avant ce qui doit également être notre objectif en France : le libre choix du patient avant tout ». Quant au député Falorni, il écrit de la loi belge que « Non, elle n’a pas non plus favorisé une multitude de dérives. Bien au contraire, [elle] a balisé strictement l’aide active à mourir alors que près de 2 000 actes d’euthanasie clandestine‑ donc de facto criminels‑ sont pratiqués en France sans aucun contrôle, de façon notoire ». La réalité se révèle pourtant moins exemplaire que veulent le faire croire les promoteurs de la soi-disant « mort douce ».
Les dérives permises par les lois étrangères autorisant l’euthanasie
En effet, les dérives sont notoires en Belgique comme aux Pays-Bas[1] et proviennent de diverses sources[2]. Les auteurs d’une toute récente étude s’inquiètent de ce que « plusieurs conditions de la loi sur l’euthanasie censées fonctionner comme garde-fous et garanties procédurales, en réalité, échouent souvent à fonctionner de la sorte »[3]. Les conditions auxquelles l’euthanasie est permise se voulaient strictes à l’origine mais s’avèrent floues et subjectives, permettant une interprétation large par les praticiens. Notamment le fait de permettre l’euthanasie en cas de souffrance psychique permet nombre d’abus en raison de la difficulté d’appréhender l’ampleur d’une telle souffrance : c’est ainsi que, régulièrement, des professionnels de santé belges demandent que les conditions permettant une telle euthanasie soient affinées, voire qu’une telle possibilité soit supprimée[4]. En Belgique comme aux Pays-Bas, la tendance est toutefois à la multiplication des euthanasies (officiellement 235 euthanasies pratiquées en 2003 et 2444 en 2020 en Belgique) et à l’anéantissement progressif des garde-fous originaires : en 2014, la possibilité de demander l’euthanasie a également été ouverte aux mineurs « dotés de la capacité de discernement » sans limite d’âge en Belgique, tandis que les Pays-Bas ont permis l’euthanasie des nouveau-nés sous certaines conditions par le Protocole (officieux) de Groningen (2005) et réfléchissent à en ouvrir l’accès aux personnes fatiguées de vivre et aux mineurs de moins de 12 ans. La mentalité euthanasique progresse comme le montrent trois études révélant que « 40 % des Belges sont pour l’arrêt des soins pour les plus de 85 ans »[5]. Aux Pays-Bas, l’association NVVE a créé des « équipes volantes » et une clinique de fin de vie traitant les cas-limite que les médecins refusent de prendre en charge[6].
Les commissions de contrôle à l’efficacité douteuse
Dans les systèmes belge et néerlandais, des commissions sont chargées de contrôler l’application de la loi en matière d’euthanasie mais leur efficacité est largement remise en cause. Ce contrôle s’effectue a posteriori – c’est-à-dire après la mort de la personne – et se fonde sur la simple déclaration faite par le médecin ayant pratiqué l’euthanasie. Or il est vain d’espérer protéger la vie des personnes avec un contrôle opéré après leur décès. En outre, le caractère déclaratif du système rejaillit sur la qualité du contrôle : les cas douteux ne sont pas déclarés, ce que reconnaît le président de la commission belge[7]. Une étude révèle ainsi qu’environ 50 % des euthanasies belges n’auraient pas été déclarées en 2007[8]. La question de l’indépendance d’une telle commission de contrôle se pose également : dans le cas belge, près de la moitié de ses membres sont issus d’associations militant en faveur de l’euthanasie[9] et/ou sont des médecins pratiquant eux-mêmes l’euthanasie : ils sont donc juges et parties. Finalement, il suffit de lire les rapports de ces commissions pour se rendre compte qu’elles valident parfois des cas d’euthanasie se situant à la limite de la légalité, voire au-delà des prévisions de la loi. Selon le 3ème rapport quinquennal (2012-2016) d’évaluation de la loi néerlandaise, « Lorsqu’un médecin a agi de manière non-conforme aux critères de minutie mais apparemment avec bonne foi, la commission préfère adopter à son égard une attitude éducative plutôt que d’entamer des poursuites »[10]. Très peu de dossiers sont finalement transmis à la justice : entre 2002 et 2016, la commission belge n’a transmis au procureur du roi qu’un seul dossier sur 14 573 euthanasies[11]. Cela est étonnant alors que des affaires sont régulièrement médiatisées comme celles concernant les frères Verbessem (frères jumeaux sourds et ayant un glaucome devant les rendre aveugles), Nathan Verhelst (victime de l’échec d’une opération de changement de sexe) ou Tine Nys (femme ayant reçu un diagnostic d’autisme quelques mois avant son euthanasie) en Belgique, ou Gaby Olthuis (femme euthanasiée car elle souffrait d’acouphènes) aux Pays-Bas. La justice néerlandaise s’avère très laxiste en la matière comme le montre l’affaire Albert Heringa qui a vu l’acquittement d’un homme ayant, en toute illégalité, « assisté sa mère dans son suicide ».
Les inquiétudes de Jean Léonetti, père des lois françaises relatives à la fin de vie
Il est intéressant de remarquer que le député Jean Léonetti, père des lois Léonetti et Claeys-Léonetti, faisait état dans un rapport en 2008 des « Inquiétudes que suscitent les législations et les pratiques issues de la légalisation de l’euthanasie » dans ces deux États[12]. Concernant le système néerlandais, il notait que « l’application de cette loi présente plusieurs caractéristiques : les critères d’évaluation du degré de la souffrance du patient sont flous, l’existence même d’un contrôle a posteriori faisant porter la vérification plus sur le respect de la procédure que sur la réalité des motifs médicaux ; l’appréciation du médecin est subjective et la méconnaissance de la loi n’est pas sanctionnée. Il y a d’ailleurs quelque paradoxe à revendiquer haut et fort un droit à l’autonomie de la personne et à s’en remettre avec cette réglementation à la décision du médecin »[13]. M. Léonetti observait aussi qu’en conséquence de ce « pouvoir médical » en la matière, une perte de confiance dans le personnel médical est visible et pousse les personnes âgées néerlandaises à partir vivre en Allemagne. Il concluait : « les pratiques médicales hollandaises sont mal vécues par une partie de la population »[14].
Les dérives euthanasiques belges devant la CEDH
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est actuellement saisie de l’affaire Tom Mortier c. Belgique qui met en cause les dérives euthanasiques belges. L’ECLJ a été autorisé par la Cour à lui présenter des observations écrites en tant que tiers intervenant dans cette affaire. Si la CEDH n’a jamais admis un droit à l’euthanasie[15], tout en ne s’y opposant pas par principe, elle s’est aussi déclarée consciente qu’une législation légalisant l’euthanasie peut conduire à des dérives et abus : elle a ainsi noté que « l’on ne saurait sous-estimer les risques d’abus inhérents à un système facilitant l’accès au suicide assisté »[16] et a jugé que « protéger notamment toute personne d’une prise de décision précipitée, ainsi que (…) prévenir des abus »[17] sont des objectifs légitimes. En effet, de tels abus sont prévisibles car « Si la mort est vendue comme une solution à la souffrance et si le suicide est perçu d’un bon œil quand c’est un médecin qui le provoque, la vraie question n’est pas tant de savoir pourquoi certains s’y opposent, mais “pourquoi dire oui aux uns, et non aux autres ?”[18] ». Finalement, les lois étrangères autorisant l’euthanasie sont-elles si exemplaires ? Les objectifs affichés par les promoteurs de l’euthanasie lors de l’adoption des lois belge et néerlandaise étaient de mettre un terme aux euthanasies clandestines, encadrer les demandes d’euthanasie et contrôler l’application de la loi : ils ne sont pas atteints. Ce sont pourtant ces mêmes objectifs qui sont mis en avant aujourd’hui par les auteurs de l’actuelle offensive pro-euthanasie en France.
[1] Sur la situation aux Pays-Bas, voir : L’euthanasie aux Pays-Bas, Alliance Vita, 24 novembre 2017.
[2] Voir notamment le reportage de Pierre Barnérias, « L’euthanasie, jusqu’où ? » (2013) Voir aussi : C. du Bus, « Euthanasie en Belgique : une nouvelle étude pointe les dérives de la loi », Institut européen de bioéthique, 9 février 2021
[3] Kasper Raus, Bert Vanderhaegen, Sigrid Sterckx, “Euthanasia in Belgium: Shortcomings of the Law and Its Application and of the Monitoring of Practice”, The Journal of Medicine and Philosophy: A Forum for Bioethics and Philosophy of Medicine, Vol. 46, Issue 1, February 2021, Pages 80–107.
[4] Voir p. ex. Ariane Bazan e.a., « Schrap euthanasie op basis van louter psychisch lijden uit de wet. De dood als therapie? », De Morgen, 08.12.2015 : 65 professeurs d’université, psychiatres et psychologues demandent que soit supprimée la possibilité d’euthanasie des patients atteints de souffrances psychiques et dont le décès n’est pas prévu à court terme.
[5] https://www.lesoir.be/213111/article/2019-03-19/sante-40-des-belges-sont-pour-larret-des-soins-pour-les-plus-de-85-ans
[7] Complément d’enquête : « Santé, GPA, vieillesse : quand l’homme défie la nature », France 2, octobre 2014.
[8] Smets T., Bilsen J., Cohen G., Rurup ML., Mortier F., Deliens L., “Reporting of euthanasia in medical practice in Flanders, Belgium: cross sectional analysis of reported and unreported cases”, BMJ, 2010;341:c5174.
[9] É. de Diesbach, M. de Loze, C. Brochier et E. Montero, Euthanasie : 10 ans d’application de la loi en Belgique, Institut Européen de Bioéthique, Avril 2012, Bruxelles, p. 6.
[11] Dominique Grouille, « Fin de vie : les options belge, suisse et orégonaise », La revue du praticien, vol. 69, janvier 2019.
[12] Jean Leonetti, RAPPORT D’INFORMATION FAIT AU NOM DE LA MISSION D’ÉVALUATION DE LA LOI N° 2005-370 DU 22 AVRIL 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, p. 131 et s. (Pays-Bas) et p. 137 et s. (Belgique).
[13] Jean Leonetti, RAPPORT D’INFORMATION FAIT AU NOM DE LA MISSION D’ÉVALUATION DE LA LOI N° 2005-370 DU 22 AVRIL 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, p. 136.
[14] Ibid.
[15] Pretty c. Royaume-Uni, n° 2346/02, 29.04.2002, § 39-40.
[16] Ibid., § 58.
[17] Haas c. Suisse, n° 31322/07, 20.01.2011, § 56.
[18] Aubert Martin, « Euthanasie: les dérives vendues comme des progrès souhaités », Huffpost, 20 juin 2017.
Intox sur la Vigile pacale en l’église Saint-Eugène
L’abbé Marc Guelfucci, curé de Sint-Eugène Sainte-Cécile, répond aux journalistes du Parisien, suite à la polémique :
Le curé tient à rappeler que :
- La présence exceptionnelle pour la Vigile Pascale a été gérée selon les indications générales.
- Les mesures sanitaires ont été respectées dans la mesure du possible.
- Les participants avaient majoritairement un masque.
- Les passages incriminés sont des moments ponctuels de procession sans être pressés comme dans les transports en commun.
- Les fidèles n’ont pas excédés 250-280 pour une capacité de 600 places au sol.
- Les gestes du baptême étaient accompagnés de lingettes imprégnées de gel hydroalcoolique.
- La communion se fait avec pot d’éthanol.
- Le service de messe se fait sans face à face
Euthanasie : télescopage d’actualités
- des associations écologiques hurlent au scandale que l’on ose tuer des requins qui ont mangé et tué des hommes ces derniers mois en Nouvelle-Calédonie.
- un âne « très très agressif » a été « sauvé » de l’euthanasie grâce une association… : il était négligé et vivait seul depuis des années et était devenu extrêmement agressif. Ils se sont occupés de lui, lui ont fait des soins et placé dans un champs avec des chevaux… Après tout cela « c’est effectivement devenu un âne très adorable ».
- un chien au visage déformé est sauvé de l’euthanasie par une dame qui l’a trouvé mignon…
Le Grand Orient de France veut l’abrogation du Concordat d’Alsace-Moselle
Alors que la mairie de Strasbourg finance une mosquée et que la nouvelle loi sur le séparatisme est en cours d’examen au Parlement, le Grand Maître du Grand Orient de France, Georges Sérignac, a fait réaliser par l’IFOP un sondage sur le Concordat d’Alsace-Moselle.

Néanmoins, les Alsaciens-Mosellans sont majoritairement favorables au financement du culte catholique :

Néanmoins, le Grand Orient De France demande au Parlement que le Concordat soit abrogé dans cette région.
Le Sénat rejette le régime d’autorisation de l’instruction en famille
Le Sénat examine le projet de loi sur le séparatisme, appelant au “respect des principes de la République”, parmi lesquels il faudrait interdire l’enseignement libre à la maison. En commission, le Sénat a réinstauré un régime de déclaration pour effectuer l’école en famille. Un amendement du gouvernement et la gauche voulant instaurer le régime d’autorisation a été rejeté :

Le Sénateur des Pyrénées-Atlantiques, Max Brisson, a déclaré :
« Au-delà des cas d’espèce recensés dans une sorte de politique au doigt mouillé, vous êtes bien incapable depuis des mois d’étayer de manière forte le corollaire qui pourrait exister entre instruction en famille et menace séparatiste »
.@max_brisson “La mesure sur l’instruction à domicile du #PJLSeparatisme est disproportionnée et remet en cause la liberté fondamentale d’enseigner.” #BonjourChezVous pic.twitter.com/YKWUzPPgMP
— Public Sénat (@publicsenat) April 6, 2021
Et le sénateur RN Stéphane Ravier :
🎥 La première des raisons du choix de l’instruction en famille est de sauver son enfant de la déliquescence de l’école publique. L’instruction en famille est exigeante, l’Education nationale n’admettant pas qu’on vienne contester son monopole dans la production d’échec scolaire. pic.twitter.com/BJlqPNexgG
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) April 6, 2021
🎥 Plutôt que d’entraver la liberté d’instruction en famille, il convient d’assurer un suivi des enfants hors-système par tous les moyens possibles.
Au Sénat, j’ai déposé un amendement pour améliorer le suivi des enfants sans attenter à la liberté d’instruction ⤵ pic.twitter.com/rmllpQ3VZS
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) April 6, 2021
Les fractures inédites de la société américaine
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Les États-Unis n’ont jamais aussi mal porté leur nom. La société américaine est fracturée de toute part, mettant en péril une unité qui avait fait sa force tout au long de sa courte histoire. Si l’on excepte la guerre de Sécession, volonté de séparation que le Nord ne pouvait tolérer car elle aurait impliqué la fin de la mystique « Destinée manifeste », aucun événement n’a jamais menacé durablement l’unité américaine. L’unanimité patriotique a servi de ciment à un pays qui a dominé le monde pendant la plus grande partie du XXe siècle.
Or, l’actualité récente révèle des lézardes révélatrices de divisions inédites et très profondes.
Les revendications des minorités raciales ou sexuelles, une forme de terrorisme intellectuel qui ravage les universités, une presse tétanisée et rampante devant les injonctions haineuses des tenants d’un nouveau totalitarisme qui progresse sous couvert d’égalité sont quelques-uns des stigmates qui rongent le corps américain. En face, il y a les classes moyennes ou populaires qui n’acceptent pas de voir leur univers s’effondrer, d’autant moins que leur situation personnelle s’est grandement fragilisée.
Le responsable de cette situation explosive est tout trouvé : Donald Trump, bien sûr. Ce serait lui qui, par son comportement pendant quatre ans, sa haine des minorités, son agressivité et son refus de la défaite, serait le coupable du vacillement de la société américaine.
Il n’en est rien : le mal est plus profond et plus ancien. La mondialisation débridée, la désindustrialisation massive, le déclassement de millions d’Américains qui ne peuvent même plus se loger, tout cela s’accumule depuis une vingtaine d’années. Le rejet d’un interventionnisme militaire très coûteux et fondé sur des mensonges éhontés a ébranlé un peu plus la confiance de l’Américain moyen en ses dirigeants. D’autant que le résultat de ces campagnes militaires, généralement illégales, est calamiteux.
D’autres événements ont joué un rôle dans la montée de la colère, par exemple « le dégoût de voir l’administration Obama sauver Wall Street et abandonner les gens simples à leurs faillites immobilières », comme le souligne le professeur Mitchell, cité par Le Figaro du 22 janvier. Goldman Sachs, qui avait truqué les comptes de la Grèce pour lui permettre d’entrer dans l’Europe, est en effet plus riche que jamais.
L’élection de Trump n’est pas le point de départ de la fracture américaine mais son évidente manifestation, la révolte d’un peuple qui ne comprend plus ses dirigeants et ne veut pas voir détruire les fondements religieux et familiaux de son pays.
En retour, les démocrates ont choisi le pire, c’est-à-dire le refus de leur défaite. Pendant quatre ans, ils ont nié la légitimité du président élu et déclenché des procédures d’impeachment qui n’avaient pas la moindre chance de réussite mais permettaient d’accréditer l’idée que le président ne devrait pas l’être. Les médias ont, de leur côté, coupé ses accès à l’information.
Malgré tout cela, Trump a failli être réélu. Un improbable raz de marée de votes par correspondance l’en a empêché et ce fut l’ultime révolte de ce peuple de petits Blancs qui ne veut pas disparaître. Ultime ? Peut-être pas. Les premières nominations de Biden, très orientées voire provocatrices, ne feront que convaincre le fermier du Middle West ou l’ouvrier au chômage de Détroit que son combat était juste.
Les divisions américaines risquent de s’élargir encore.
La rébellion des paroisses autrichiennes
Des drapeaux LGBT ont été posés sur certains paroisses autrichiennes, pour Pâques, afin de protester contre l’interdiction de bénir les unions entre personnes homosexuelles.
Erich Baldauf, de la paroisse de Hard aux confins ouest de l’Autriche, explique :
“Nous voulions montrer que nous n’approuvons pas cette position d’un autre temps”.
Il reste des fidèles catholiques de bon sens : le drapeau a été brûlé. Dans la même province de Vorarlberg, un autre a subi le même sort et un autre a été subtilisé.
La “rébellion” d’une partie du clergé autrichien a trouvé un écho en Allemagne, où des prêtres ont porté le débat sur les réseaux sociaux sous le hashtag “désobéissance pastorale” et une pétition a été lancée.
Le mur d’un cimetière détruit par des voyous
Dans la nuit de dimanche à lundi, le mur du vieux cimetière de la commune Lachapelle-sous-Chaux (90), juste derrière l’église, a été détruit.
Pour le maire :
« Il n’est pas tombé tout seul. C’est un acte de vandalisme. »
Les dégâts ont pu être causés par un tracteur.
« Il y a des traces de peinture rouge sur certaines pierres, mais aucun débris, comme lors d’un accident de voiture. »
Les auteurs s’en seraient vantés sur les réseaux sociaux ce lundi. « Il y a une vidéo qui circule sur Snapchat. Avec en commentaire : “On n’a pas fait semblant hier soir”. »
Avant la destruction :

Euthanasie : même dans l’émission la plus non-conformiste des medias, à savoir celle d’Eric Zemmour, domine l’ignorance
De Bernard Antony :
Je remets à demain ou plus tard mon projet d’écrire ici tout le mal que je pense de l’élection du président de la République au suffrage universel, voulue par le général de Gaulle et de surcroit dévoyée par Jaques Chirac faisant passer la durée du mandat de sept ans à cinq ans.
Ce matin en effet, j’ai lu dans la page « débats » du Figaro de ce mardi 6 avril le très bel article de Michel Houellebecq sur la légalisation de l’euthanasie qui doit être débattue jeudi à l’Assemblée Nationale.
Je crois qu’il est nécessaire de lire et faire lire le plus possible les réflexions cinglantes de l’écrivain sur les mensonges qui polluent le débat.
Cela nous ramène à la tragédie de l’ignoble mise à mort de Vincent Lambert pour la vie duquel notre Jérôme Triomphe et son confrère Jean Paillot se sont battus avec un admirable acharnement.
Or, on a pu encore mesurer dans l’émission la plus habituellement non-conformiste des medias de grande audience, à savoir celle d’Eric Zemmour, combien, même là, dominait l’ignorance. Son co-équipier Marc Meunant, sympathique mais si souvent tête légère, émit, sans manifestement rien savoir sur le cas de Vincent, l’opinion conformiste selon laquelle il fut aberrant de maintenir si longtemps ce dernier en vie.
Jérôme Triomphe reviendra bien sûr sur cela au cours de notre prochaine émission de la Réplique sur Radio-Courtoisie (mercredi 21 avril de 18h à 21h).
Pour aujourd’hui je crois bon de simplement citer les dernières lignes du grand article de Houellebecq.
Évoquant que le combat pour la vie pourrait sembler n’être qu’un combat « pour l’honneur », il écrit :
« ce ne serait d’ailleurs pas exactement rien, l’honneur d’une civilisation ; mais c’est bien autre chose qui est en jeu, sur le plan anthropologique c’est une question de vie ou de mort. Je vais, là, devoir être très explicite : lorsqu’un pays -une société, une civilisation – en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime mais souhaitable de le détruire ; afin qu’autre chose – un autre pays, une autre société, une autre civilisation – ait une chance d’avenir. »
Retour sur le voyage du pape en Irak
Le dernier épisode en date du Club des hommes en noir, animé par Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme nouveau, rassemblait l’abbé Claude Barthe, le P. Jean-François Thomas S.J., et Jeanne Smits.
Ils ont évoqué le voyage du pape François en Irak.

