Le PS dirige encore la France
Le PS est à la tête de la République des juges :
Conseil constitutionnel 👉🏻 socialiste
Cour des comptes 👉🏻 socialiste
Conseil d’État 👉🏻 socialiste
Arcom 👉🏻 socialisteLe PS, qui ne représente rien ni personne, dirige le pays.
Tout va bien, c’est la démocratie. pic.twitter.com/q7pHl98ANE
— Grégoire Houdan (@gregoirehoudan) July 17, 2025
Euthanasie : François Asselineau commente la Loi Falorni
Les entretiens mortels réalisés par Louis Fouché invitent à la discussion des spécialistes, médecins, soignants, palliativistes, philosophes, anthropologues, humoristes, chercheurs, juristes, sur le sujet de la mort. Ils soulèvent les ambiguïtés de l’euthanasie et du suicide assisté proposé en France par la loi Falorni sur l’aide active à mourir.
Louis Fouché et François Asselineau révèlent les dessous de la loi Falorni sur l’euthanasie et le suicide assisté : Risques eugénistes, influence du Grand Orient, culture de la mort.
Les sanctions de l’UE portent atteinte à l’État de droit
Lu dans Conflits :
Mettre la Russie à genoux en visant son économie. Tel était l’objectif des sanctions économiques mises en place par l’Union européenne après l’invasion de l’Ukraine par Moscou. Si les intentions pouvaient être bonnes : faire plier la Russie, mettre un terme à la guerre et faire triompher le droit sur la force, la mise en place concrète de ces sanctions a créé des systèmes d’injustice, notamment par des applications contre des personnes sans lien direct avec Vladimir Poutine et son système politique. Ce faisant, l’Union européenne quitte le domaine de l’État de droit, qu’elle dit pourtant protéger et défendre. Ce qui donne des arguments à ses opposants, au premier rang duquel se trouvent la Russie et ses relais.
Des sanctions tous azimuts et sans distinction
Après l’invasion de l’Ukraine, l’UE a réagi vite et fort. En moins de trois semaines, ce sont ainsi plus de 1 400 personnes qui ont été sanctionnées. L’objectif était de contraindre la Russie à stopper sa guerre, en bloquant son économie et en faisant pression sur des proches de Poutine. Les sanctions sont donc de deux types : sectorielles et personnelles.
Sectorielles : il s’agit de bloquer certains secteurs de l’économie russe afin de provoquer un effondrement économique.
Vente de pétrole et de gaz, attaques des chaînes d’approvisionnement pour bloquer l’industrie de guerre, c’est tout un volet de sanctions qui est adopté. En les mettant en place, l’UE sait qu’elle pénalise ses propres entreprises. Mais l’idée sous-jacente est qu’en se tirant une balle dans le pied, la Russie aura plus mal qu’elle et que Moscou cédera en premier. Dès 2022, nous avions expliqué pourquoi ces sanctions sectorielles seraient inefficaces. Il en a toujours été ainsi dans l’histoire économique et la Russie de 2022 n’a pas échappé à la règle. Les sanctions sectorielles ont été contournées (flotte fantôme pour la vente de pétrole, passage par la Turquie, achats de composants par l’Arménie et l’Iran, etc.) N’en déplaise à ses partisans, les sanctions sectorielles ont pénalisé certaines entreprises européennes, et dans le lot de nombreuses entreprises françaises, mais elles n’ont pas porté atteinte à l’économie russe qui, plus de trois ans après, continue à produire massivement des armes et à trouver des fournisseurs extérieurs. La rhétorique a d’ailleurs changé : nous sommes ainsi passé de « mettre la Russie à genoux » à « les sanctions sont un poison lent ». Pas sûr que les Ukrainiens approuvent la lenteur de ce poison, pour l’instant peu efficace.
Personnelles : il s’agit, essentiellement, du fameux « gel des avoirs russes » qui a fait les gros titres de la presse dans les semaines qui ont suivi l’invasion. Il y a un certain angélisme à penser que bloquer des yachts dans le port de Saint-Tropez conduira Poutine à retirer ses troupes du Donbass et de Crimée. Au vu de la situation actuelle, où la Russie contrôle toujours plus de 20% du territoire ukrainien, on peut juger de l’inefficacité de ces sanctions.
En principe, ces sanctions ne sont censées viser que les personnes qui sont des acteurs du conflit ou leurs soutiens. De manière inédite, l’UE s’est arrogé le droit de sanctionner des personnes sans lien avec le Kremlin ou sa guerre. C’est notamment le cas d’un grand nombre d’hommes d’affaires, dont la relative importance, peu importe leur secteur d’activité, suffit à en faire des cibles, l’UE allant jusqu’à sanctionner les membres de leur famille.
Ce fut le cas du pilote de F1 Nikita Mazepin. L’UE lui reprochait des « liens économiques » avec son père, lui accusé d’être proche du pouvoir russe, aux motifs qu’une entreprise de ce dernier sponsorisait l’écurie Haas dont le fils portait les couleurs. Or Nikita Mazepin n’était plus pilote de Haas au moment où l’UE l’a sanctionné. Finalement, après plus de deux années de procédure, le Tribunal de l’UE a annulé en mars 2024 les sanctions le concernant en estimant que les mesures punitives à son encontre n’étaient pas justifiées.
Autre cas emblématique, celui de la gynécologue Gulbakor Ismailova, vivant à Tachkent et retiré des affaires depuis dix ans, qui se trouve être la sœur du milliardaire Alisher Ousmanov. Elle aussi s’est retrouvée dans la liste des personnes sanctionnées, avant d’en être sorties en mars 2025.
Ces différents cas illustrent une dérive de l’UE, qui a sanctionné des personnes en raison de leurs liens familiaux, créant ainsi une responsabilité de clan et de liens du sang. Ce qui va aussi à l’encontre des principes du droit international selon lesquels « aucune peine collective, pécuniaire ou autre, ne pourra être édictée contre les populations à raison de faits individuels dont elles ne pourraient être considérées comme solidairement responsables».
Un système de sanctions qui va à l’encontre des valeurs de l’UE
L’article 215 (2) du Traité sur le fonctionnement de l’UE permet l’adoption « de mesures restrictives à l’encontre de personnes physiques ou morales, de groupes ou d’entités non étatiques ». Sur le fondement de ce texte vague, le Conseil définit des catégories de personnes et suspend tout ou partie de leurs droits et libertés, sans contrôle préalable et presque aucun contrôle postérieur. La lettre du texte ne prévoit aucune limite : ni sur les catégories de personnes visées ni sur les droits et libertés suspendus. Le texte exige seulement que la décision du Conseil corresponde à un objectif de la politique extérieure de l’UE, que le Conseil définit seul, sans aucune forme de contrôle.
C’est par exemple ce qui est arrivé à Alisher Ousmanov, citoyen russo-ouzbek retiré des affaires et stigmatisé comme « oligarque russe, réputé proche de Vladimir Poutine », alors que sa fortune n’est aucunement liée aux privatisations des années 1990. Alisher Ousmanov a ainsi gagné son procès contre Forbes, qui l’avait notamment qualifié d’« homme de paille de Poutine », tandis que le journal autrichien Kurier a été interdit de déclarer que Vladimir Poutine l’appelait son « oligarque préféré ». Si le Conseil de l’UE a reconnu l’inexactitude du terme « oligarque » en ce qui le concerne et l’a remplacé par « homme d’affaires » dans son raisonnement mis à jour sur les sanctions à son encontre, Alisher Ousmanov reste sanctionné et l’article de Forbes continue d’être le socle de la motivation du Conseil de l’UE.
Un justiciable sans justice
Autre problème posé par ces sanctions, les difficultés de recours du justiciable. Les sanctions ne sont pas censées être perpétuelles, elles sont donc revues tous les six mois par les États membres. Mais, en cas de recours, ce sont les sanctions précédentes qui sont analysées. Compte tenu du temps nécessaire à l’étude d’un recours, des sanctions prises en 2022 peuvent être abrogées en 2024, mais, au moment de la validation du recours, le justiciable restera sous le coup des sanctions qui ont entre-temps été prises à son encontre, dans le cadre du renouvellement, en 2023 et 2024. Il devra donc renouveler la procédure contre ces sanctions-là, partant dans une course contre la montre où il sera toujours en retard.
Autre problème, l’anonymat de la machine judiciaire de l’UE. Les lettres de recours sont reçues par des personnes anonymes, qui doivent les faire valider par des comités au fonctionnement opaque ce qui, là aussi, pose un problème quant au fonctionnement du système judiciaire. In fine toutefois, la décision prise par les 27 États membres de maintenir ou non une personne sous sanctions est purement politique. Rien ne les lie. Le cas de Petr Aven est à cet égard exemplaire. Sanctionné en 2022 pour de prétendus liens avec le régime russe, il est l’un des rares hommes d’affaires à avoir gagné devant le Tribunal de l’UE qui a jugé, après deux années de procédure, que la totalité des accusations portées contre lui étaient fausses. Cette décision a été privée d’effets par le Conseil de l’UE qui l’a resanctionné en raison d’une participation minoritaires dans une banque. Petr Aven s’est séparé de cette participation en 2024 au profit d’une personne approuvée par les autorités européennes compétentes. Mais alors que son retrait était approuvé par la majorité des États membres en mars 2025, la Lettonie a bloqué la décision finale pour des raisons de politique interne, étrangère au conflit ukrainien. Résultat : le Conseil de l’UE l’a resanctionné aux motifs qu’en mettant un terme à son implication dans l’économie russe, Petr Aven aurait « frustré » les sanctions qui le visent.
Ces sanctions apparaissent ainsi comme l’expression d’une volonté politique qui fait fi du droit et contraint le pouvoir judiciaire. Or, l’État de droit repose sur la distinction entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique, et la capacité du premier à limiter le second en faisant primer le droit. À l’inverse, quand le politique se mêle de justice et neutralise la justice, on entre dans un système politique autre, qui est l’inverse du système libéral promu par l’Europe et que celle-ci défend notamment contre le régime autocratique russe. L’injustice des sanctions collectives pose donc un problème moral contre les personnes injustement concernées, mais pose aussi un problème de philosophie politique qui touche aux racines même de notre système politique.
Après plus de trois ans de sanctions, il est légitime de se poser la question de l’utilité de celles-ci et, le cas échéant, de les poursuivre ou de revoir le mode opératoire. Or l’étude même de l’efficacité des sanctions est impossible et le débat n’est pas autorisé ; ce qui là aussi va à l’encontre des principes de la philosophie libérale. Me Aaron Bass a ainsi demandé à l’UE de lui fournir des documents évaluant l’efficacité des sanctions individuelles. Le Conseil de l’UE, la Commission européenne et le Parlement européen ont tous été dans l’incapacité de lui présenter de tels documents qui, apparemment, n’existent pas. Un manque d’évaluation des politiques publiques et un manque de contre-pouvoir qui ne va pas sans inquiétude. […]
“Vatican II, en 1962-1965, a déclenché une baisse de la fréquentation catholique mondiale par rapport à celle des autres confessions”
Une étude vient de sortir qui examine la pratique catholique dans 66 pays, occidentaux ou pas. Elle analyse les enquêtes de l’ISSP (International Social Survey Program), individuelles et collectives, dont certaines remontant jusqu’à 1920. L’idée selon laquelle le concile Vatican II n’a fait que ralentir une chute de la pratique catholique qui avait commencé auparavant est mise à mal par cette étude.
Résumé :
Le taux de fréquentation des services religieux est une variable importante pour la sociologie et l’économie de la religion, mais les données mondiales et à long terme sont rares. Les questionnaires passés de l’International Social Survey Program (ISSP) permettent d’établir des taux de fréquentation des services religieux remontant jusqu’aux années 1920 dans 66 pays, dont la moitié dans le « Sud global ». Un certain nombre de vérifications confirment la fiabilité des informations recueillies. Un exercice démontre la cohérence entre les données passées et les données d’enquête contemporaines lorsque les deux se chevauchent. Une autre procédure montre que les valeurs passées sont similaires lorsqu’elles sont générées à partir des enquêtes individuelles de l’ISSP pour 1991, 1998, 2008 et 2018 (…). Les nouvelles données documentent une « grande divergence religieuse » d’un siècle entre le Nord et le Sud. Nous utilisons cet historique pour réaliser des analyses ponctuelles afin de déterminer les effets de deux événements majeurs sur la fréquentation des services religieux. Vatican II, en 1962-1965, a déclenché une baisse de la fréquentation catholique mondiale par rapport à celle des autres confessions. Alors que la fin du communisme au début des années 1990 n’a pas eu d’effet systématique sur la fréquentation des services religieux. Enfin, dans un vaste échantillon, la fréquentation des services religieux réagit positivement aux guerres et aux dépressions.
Selon les auteurs, la chute du communisme comme les guerres non seulement ne font pas baisser mais augmentent la pratique.
Déchristianisation de la Pologne
Extrait d’un article de Witold Griot, ancien auditeur de l’École normale supérieure, agrégé et docteur en histoire contemporaine, enseignant au lycée, dans La Nef :
[…] Vu d’Europe de l’Ouest, on a souvent l’impression que la Pologne est toujours un solide bastion catholique, mais qu’en est-il vraiment ? Peut-il y avoir une inflexion ou une confirmation des grandes tendances qui affectent le catholicisme polonais ?
L’Église puissante mais en net recul
Les récentes études montrent que l’érosion de l’assise populaire de l’Église en Pologne s’accélère. Après une première baisse de la pratique religieuse dans les années 1990, les taux de pratique dominicale se sont stabilisés pendant près de 20 ans autour de 35 à 40 % de la population totale. Le covid 19 apparaît comme une rupture, puisqu’on passe d’environ 37 % de pratiquants en 2019 à 29 % en 2023 ; si la surmortalité chez les personnes âgées, traditionnellement plus pratiquantes, et l’habitude prise de suivre la messe à la télévision expliquent en partie cette baisse, cet épisode épidémique ne peut en être tenu à lui seul responsable. La situation est plus diversifiée pour la réception des sacrements : si près de 90 % des enfants de moins de 1 an sont toujours baptisés dans l’Église en 2023 (94 % en 2014), on note une nette baisse des mariages religieux (meilleur indicateur pour évaluer la profondeur de l’attachement à la foi et à l’Église), de 70 % à 53 % sur la même période. […]
Plus alarmant est le décrochage de la pratique, voire de la foi d’une partie notable des jeunes. Ainsi, si plus de 95 % des plus de 65 ans se déclarent croyants, on observe une forte montée de l’athéisme dans les générations nées au XXIe siècle (de 20 % à un peu plus de 30 % sur la dernière décennie). Ce nombre est corroboré par une sorte d’apostasie à demi avouée qui transparaît dans le dernier recensement, dans lequel « seuls » 71 % des Polonais s’identifient comme catholiques, alors que près de 20 % (pourtant sans doute baptisés) refusent de répondre. Cette tendance peut s’expliquer sans doute par la politisation des questions sociétales, ce que la dernière présidentielle a encore bien fait apparaître. […]
Mourir à Damas
Message de Mgr Samir NASSAR, Archevêque Maronite de Damas :
27 personnes ont versé leur sang à la messe de 18 h le 22 Juin 2025 à Damas pour s’unir au Sang de l’Agneau Pascal. Le Sacrifice de la Croix se perpétue depuis 2000 ans pour le Salut du monde.
Les Chrétiens d’Orient face à la Martyrologie du 22 Juin sont déchirés entre des sentiments controversés :
1) au bout de 14 ans de guerre les Chrétiens ont focalisé leur espoir en l’Eglise devenue le dernier refuge. Y mourir en ce lieu d’asile réduit l’espace de l’Espérance. Ou aller ? Comment vaincre la peur ?
2) Moins de pratique dimanche en faveur du chapelet en famille, Eglise domestique, première Ecole de la Foi.
3) Une Foi plus grande qui pardonne à l’image du Sauveur. Ce message sanguin a suscité l’indignation massive des musulmans venus nombreux dans nos Eglises pour exprimer leur fraternité, Ils sont les garants des Chrétiens loin des protections étrangères. Peut-on rester fidèles au Christ Ressuscité sans cette Foi vivante de ce petit peuple patient et si courageux ?
27-28 septembre : Grand Pèlerinage de l’Espérance de Domrémy
Voici un message vidéo de Monseigneur Gourdon, évêque de Saint-Dié, diocèse dans lequel se situe Domrémy, où sera fêté le 600e anniversaire de l’apparition de saint Michel Archange à Jeanne d’Arc :
Samedi 27 septembre
- A partir de 12 h : Arrivée des pèlerins Après midi : des activités pour entrer pleinement dans l’Espérance – Parcours d’environ 12km
- Conférences (monseigneur Bruguès, père F-M Léthel, père Augustin-Marie Aubry)
- Vénération des reliques (l’anneau de Jeanne…) et confessions
- Enseignements par les sœurs de l’abbaye d’Autrey (Béatitudes)
- Activités culturelles : salon du livre chrétien, chorale, théâtre johannique
- Pèlerinage à Notre-Dame de Bermont : parcours du rosaire avec les frères de Chéméré (FSVF)
- En soirée : Grande veillée de prière
- Procession
- Bénédiction de l’étendard de Jeanne et bénédiction spéciale de tous les Michel et Jeanne présents
- Messe de Sainte Jeanne d’Arc célébrée par Mgr Gourdon, évêque de Saint-Dié, et concélébrée par Mgr de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims.
- Nuit d’adoration
Dimanche 28 septembre
Matinée :
- Vénération des reliques et confessions
- Messe chantée de saint Michel en rite tridentin célébrée à la basilique par le révérend père abbé de l’abbaye de Lagrasse
- Messes dominicales en rite ordinaire à Domrémy et Greux
- Théâtre johannique
- Parcours du rosaire avec les frères de Chéméré (FSVF)
- Envoi des Pèlerins
Graves exactions au sud de la Syrie
Communiqué de l’oeuvre d’Orient :
L’Œuvre d’Orient est extrêmement inquiète du conflit qui touche actuellement le sud de la Syrie, qui a causé au moins 940 morts, dont 262 civils, et 80 000 déplacés.
Les habitations de plusieurs villages mixtes entre chrétiens et druzes ont été pillées puis brûlées.
L’église melkite du village de Sara a été incendiée et plusieurs centaines de personnes ont actuellement trouvé refuge dans la paroisse melkite de Shorba, l’église des pères capuçins et l’archevêché grec-orthodoxe de Sweida sans eau, ni nourriture, ni électricité.
L’Œuvre d’Orient demande à ce que :
- toutes les parties prenantes respectent le cessez-le-feu.
- qu’une enquête indépendante soit menée sur les exécutions perpétrées à l’encontre des civils
- et que les auteurs du meurtre du pasteur Khaled Mazar, responsable de l’église évangélique du Bon Pasteur à Sweida, exécuté avec tous les membres de sa famille, soient jugés et punis.
Elle exhorte les autorités de Damas à permettre l’évacuation des civils, la mise en place d’un couloir humanitaire et à protéger la population.
Elle demande à ce que la communauté internationale puisse apporter une aide d’urgence aux habitants de la région de Sweida et que le soutien envers les nouvelles autorités de Damas soit conditionné au respect des droits et à la protection des populations civiles de Syrie, en particulier les membres des minorités druzes, alaouites et chrétiennes.
Cheminer vers la sainteté avec le Curé d’Ars
Dans un petit village de France, un prêtre au regard doux et au cœur ardent a transformé bien des vies par sa prière, sa simplicité et son amour des âmes.
Jean-Marie Vianney, devenu le saint Curé d’Ars, n’était pas un homme de grande éloquence ou de réussite, mais par son amour, sa fidélité au Christ, sa persévérance et sa sainteté, il a touché le cœur de milliers d’hommes et de femmes… et continue aujourd’hui encore d’en inspirer.
À l’occasion du centenaire de sa canonisation, célébré en 2025, l’application de prière Hozana vous invite à vous mettre à son école. Pendant 9 jours, du 27 juillet au 4 août, jour de sa fête, (re)découvrez cet homme de Dieu, loin d’être un modèle inaccessible.
Il nous montre que la sainteté est possible, concrète et qu’elle commence par un simple « oui » à Dieu dans le quotidien !
Inscrivez-vous dès maintenant et gratuitement à la neuvaine ici : https://lc.cx/U-j7Wh
En vous inscrivant, vous recevrez chaque jour :
– Une anecdote sur la vie du Curé d’Ars
– Une méditation en lien avec cette anecdote
– Un défi concret
Les intentions de prière confiées pendant la neuvaine seront ensuite déposées au Sanctuaire d’Ars !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Avortement : Menace sur la clause de conscience des médecins
Il n’y a sans doute pas assez d’avortements en France…
Le Pr Joëlle Belaisch-Allart, présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), avait pris la défense de l’affiche du Planning familial qui affirmait – sans rire – que les hommes peuvent être enceints.
Cette fois elle propose de supprimer la clause de conscience spécifique à l’avortement, jugée redondante avec la clause de conscience générale inscrite dans le code de santé publique. Elle explique :
Quand la liberté d’avoir recours à une IVG a été inscrite dans la Constitution, des patientes et des journalistes nous ont demandé notre position sur la double clause et je ne voulais pas que nous répondions de manière irréfléchie. J’ai donc saisi trois de nos commissions : d’orthogénie, de santé sexuelle et d’éthique. J’ai soumis la synthèse des trois textes au bureau élargi puis au conseil d’administration qui l’a votée à l’unanimité.
La question de la double clause de conscience n’est pas évidente. La clause spécifique précise que l’on doit donner les coordonnées d’autres médecins qui pratiquent l’IVG. Mais au final, les inconvénients se sont révélés plus importants que les avantages. En particulier, la clause de conscience spécifique constitue une stigmatisation de l’acte d’IVG, en suggérant qu’il s’agit d’un acte à part. Un autre argument avancé était que la clause spécifique, inscrite dans la loi, perdurerait même s’il y avait une remise en cause du Code de la santé publique qui stipule la clause de conscience générale. Mais les juristes que nous avons interrogés affirment que cette double clause de conscience n’avait pas d’intérêt.
Il est important de préciser que nous voulons protéger la patiente ET les médecins. Nous ne voulons pas supprimer leur clause de conscience, mais nous estimons simplement que la clause de conscience générale suffit. On peut comprendre que Simone Veil ait eu besoin d’une clause de conscience spécifique pour faire passer la loi, mais cinquante ans plus tard, et même si je suis consciente qu’il existe une opposition très minoritaire mais réelle au droit à l’IVG, il est entré dans les mœurs et ce dispositif n’est plus nécessaire.
Quand il y a eu la constitutionnalisation de l’avortement, nous avions prévenu qu’elle finirait par remettre en cause l’objection de conscience des médecins. Nous y sommes.
Dans tous les services de gynécologie-obstétrique, il y a un ou deux médecins qui refusent l’avortement. Ce qui pose un problème pour les fanatiques de la culture de mort.
Le Pr Joëlle Belaisch-Allart ajoute :
J’ai déjà communiqué notre texte à une députée qui ignorait cette double clause de conscience et qui a été très intéressée. Nous allons maintenant agir auprès des députés et des ministres pour faire supprimer cette clause de conscience spécifique. Cela risque d’être long, car il reste en France des oppositions subliminales à l’IVG.
La Pologne s’indigne de deux évêques qui osent critiquer la politique immigrationniste
Le gouvernement polonais de Donald Tusk vient de remettre au Saint-Siège une note diplomatique demandant que soient démis de leurs fonctions deux évêques polonais qui osent critiquer son action. Ces deux évêques étant émérites, on se demande de quelles fonctions Rome va bien pouvoir les démettre…
Le document exprime « une profonde indignation » face aux propos de Mgr Antoni Długosz et Mgr Wiesław Mering tenus lors d’un pèlerinage à Czestochowa, qui
« sapent les bonnes relations entre la Pologne et l’Allemagne, calomnient le gouvernement et manifestent un soutien clair aux groupes nationalistes ».
Ces deux évêques ont osé critiquer la politique d’immigration du gouvernement, qui ne réagit pas alors que « la police allemande jette les immigrants illégaux à travers la frontière comme des objets », et ont apporté leur soutien aux « patrouilles citoyennes » qui surveillent la frontière.
Mgr Długosz a dit notamment :
« Nous, les Polonais, savons ce qu’est la miséricorde, et cela ne signifie pas que nous devons ouvrir nos portes à tous les immigrants illégaux. Cela crée de graves problèmes dans les pays où ils arrivent. Depuis des décennies, l’islamisation de l’Europe progresse grâce à l’immigration massive. Ce dont nous sommes témoins aujourd’hui en Pologne n’est que le début. Cela a commencé de la même manière en Occident. »
Et d’ajouter :
« La Pologne est désormais dirigée par des gangsters politiques ».
Mgr Mering a ajouté que « les écoles sont détruites par la barbarie » parce que le gouvernement « supprime les contenus patriotiques et nationaux ».
Paris : place de la République islamique
🇫🇷 Paris : la place de la République transformée en mosquée, en direct. pic.twitter.com/gsMxhnHaBI
— Damien Rieu (@DamienRieu) July 19, 2025
25-26-27 juillet : Concert spirituel des petits chanteurs de Fra Angelico
Finissant leur camp d’été artistique et musical, les petits chanteurs de Fra Angelico seront heureux de vous présenter les œuvres musicales apprises au cours du séjour.
Au programme de ces trois concerts, des morceaux classiques et baroques sur le thème de sainte Jeanne d’Arc.
Vendredi 25 juillet 17h en la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Luçon;
Samedi 26 juillet 18h en la basilique saint Louis-Marie Grignion de Montfort, à Saint-Laurent-sur-Sèvre;
Dimanche 27 juillet 17h en l’église Sainte Cécile de Sainte-Cécile.
La colonie Fra Angelico est un camp d’été organisé et encadré par des séminaristes du séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad (Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre) et des bénévoles. Elle accueille chaque été 60 jeunes filles et jeunes garçons de 12 à 17 ans.
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La justice de Washington protège le secret de confession
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Le juge fédéral du district ouest de Washington, David Estudillo, donne raison aux évêques américains, qui contestaient la loi de l’Etat de Washington supprimant le secret de confession pour certains abus, et prévoyant pour les prêtres qui s’y opposeraient des amendes et des peines de prison.
Le juge a rejeté les arguments de l’Etat de Washington, qui osait avancer que les évêques n’avaient pas encore qualité pour agir puisqu’aucun prêtre n’avait encore été inculpé…
« Il ne fait aucun doute que le projet de loi SB 5375 porte atteinte à la liberté de religion des plaignants », a conclu le juge, et la loi est donc bloquée alors qu’elle devait entrer en vigueur le 27 juillet.
Ce n’est que la première étape de la bataille juridique, mais elle est de bon augure. D’autant que le juge Estudillo n’a pas été nommé par Trump, comme on pouvait le penser, mais par Biden.
La fin de Traditionis custodes ?
Juste 4 années après la promulgation du motu proprio du pape François Traditionis custodes, limitant la célébration de la messe romaine traditionnelle, un document explosif vient d’être rendu public : le rapport sur lequel s’appuyait la décision du pape François a été largement déformé.
Christian Marquant a eu accès à ce document. Il nous en parle pendant que Guy de Beaucorps (Lex orandi) dresse un tableau de l’application de ce motu proprio en France et que Gonzague Mallet nous expose la situation de la célébration de la messe à Valence d’où l’évêque est en train de chasser la Fraternité Saint Pierre.
Une troisième voie entre libéralisme et socialisme ?
Le 20 juillet, Terres de Mission reçoit Philippe Maxence, directeur du périodique catholique “L’Homme nouveau”, qui vient d’éditer un livre passionnant de Gilbert K. Chesterton, le grand écrivain britannique: “Plaidoyer pour une propriété anti-capitaliste” (Ed. de L’Homme nouveau) – excellente occasion de parler de la doctrine sociale de l’Eglise et du distributisme, cette “troisième voie” entre le libéralisme et le socialisme.
Puis Guillaume de Thieulloy évoque quelques livres:
- “Mon livre de prières” de l’abbé Laurent Goy (Via Romana),
- “Le scapulaire” du Fr Cyril de la Compassion de Marie ocd (Ed. du Carmel),
- “La Rencontre – Saint Benoît et sainte Scholastique” de Henri GHéon (St Léger)
- “Saint Jérôme” d’Anne Bernet (Clovis).
RN : un nouveau directeur général, partisan de l’union des droites
Voici son portrait dressé par Le Monde :

Le message de sainte Anne est toujours d’actualité
Le nouveau numéro de France catholique est consacré à à la sainte Vierge, avec un dossier sur sainte Anne d’Auray. Mgr Centène a été interrogé à propos du jubilé de l’apparition de la mère de Marie :

Sixième dimanche après la Pentecôte : la multiplication des pains
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Introït : Dominus fortitudo
Comme c’est le cas pour la plupart des dimanches de ce temps, tous les textes des chants du propre de la messe du sixième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes, expression inépuisable des sentiments qui doivent animer l’âme chrétienne durant son séjour sur la terre. Nous retrouverons en particulier à la Communion le psaume 26 qui avait été déjà largement utilisé dans les chants des deux précédents dimanches.
Le texte de l’Introït est tiré, non du psaume 26, mais du psaume 27, qui lui fait suite dans le psautier, et qui est encore une prière suppliante, mais pleine de confiance, que David adresse au Seigneur après avoir reçu l’onction royale. Ce sont les deux derniers versets du psaume, où il élargit l’intention de sa prière à tout le peuple dont il a maintenant la charge :
Dominus fortitudo plebis suæ, et protector salutarium Christi sui est : salvum fac populum tuum, Domine, et benedic hæreditati tuæ, et rege eos usque in sæculum.
Le Seigneur est la force de son peuple et le protecteur qui donne le salut à son oint ; sauvez votre peuple Seigneur et bénissez ceux qui sont votre héritage et dirigez-les à jamais.
On aura peut-être reconnu dans la deuxième partie de cet Introït, à partir des mots salvum fac un texte que l’on retrouve dans le Te Deum, dont toute la fin, qui est une prière du matin, est formée de versets empruntés à différents psaumes. Ici l’oint du Seigneur, le roi d’Israël, est la figure du Christ, chef de l’Église, le peuple de Dieu, pour laquelle nous prions le Seigneur avec confiance, sachant qu’il ne l’abandonnera jamais. Cette prière confiante est exprimée par une mélodie calme et assurée assez peu étendue mais emprunte d’une certaine solennité. Si l’intonation est la même que celle de l’Introït du quatrième dimanche, la suite est différente, s’élevant beaucoup moins dans l’aigu. Cet Introït est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 27 :
Ad te Domine clamabo, Deus meus ne sileas a me : nequando taceas a me, et assimilabor descendentibus in lacum.
Vers vous Seigneur je crie, ne soyez pas sourd à ma voix. Si vous ne me répondez pas je serai semblable à ceux qui descendent dans la fosse.
Graduel : Convertere Domine
Le texte du Graduel du sixième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 89, qui est une magnifique méditation sur le temps et l’éternité, la brièveté et la précarité de notre vie humaine comparée à la pérennité de Dieu pour qui mille ans c’est comme un jour. Ce psaume est attribué par la bible à Moïse, ce qui en ferait le plus ancien du psautier. Nous trouvons le premier verset du psaume dans la deuxième partie du Graduel.
Domine refugium factus es nobis, a generatione et progenie.
Seigneur vous vous êtes fait notre refuge de génération en génération.
Tandis que les générations se succèdent, Dieu est toujours là pour nous secourir. Et la première partie du Graduel est une supplication qui commence la deuxième partie du psaume :
Convertere Domine aliquantulum, et deprecare super servos tuos.
Littéralement :
Tournez-vous, Seigneur, un peu de temps, c’est-à-dire : » Tournez-vous, Seigneur, sans tarder, et écoutez les prières de vos serviteurs. «
Quelle que soit la brièveté de la vie, on trouve le temps long quand on est dans l’épreuve, et on supplie Dieu de ne plus faire attendre son secours. Ce mot aliquantulum est bien souligné par la mélodie, c’est même le seul passage original. Le reste de ce Graduel est fait de formules habituelles que l’on retrouve en particulier dans les Graduels de cette époque de l’année. Nous avons même déjà signalé que les mots servos tuos avaient identiquement la même mélodie que dans le Graduel du dimanche précédent où ils étaient empruntés à celui d’aujourd’hui.
Alléluia : In te Domine speravi
Le texte du verset de l’Alléluia du sixième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 30, qui est souvent utilisé dans la liturgie. C’est un des grands psaumes où David exprime sa confiance en Dieu au milieu des épreuves et son abandon à la divine providence. C’est le psaume de l‘In manus tuas. Par une curieuse coïncidence nous allons retrouver le Te Deum dont nous avions reconnu une phrase dans l’Introït de cette messe. On sait que ce cantique d’action de grâces se termine par le premier verset du psaume 30 par lequel débute justement ce texte :
In te Domine speravi, non confundar in æternum : in tua justitia libera me, et eripe me : inclina ad me aurem tuam, accelera ut eripias me.
En vous Seigneur j’ai mis mon espérance, que je n’aie jamais à en rougir ! Dans votre justice délivrez-moi et sauvez-moi, tendez vers moi l’oreille, hâtez-vous de me délivrer.
On voit que ce texte est assez long pour un verset d’Alléluia puisqu’il ne comporte pas moins de quatre phrases. Il commence par un chant d’espérance, et s’achève par une supplication ardente. La mélodie exprime ces sentiments par une grande ligne très développée, très chantante et pleine de ferveur mystique.
ffertoire : Perfice gressus meos
Comme il arrive souvent pour les dimanches de ce temps, l’Offertoire du sixième dimanche après la Pentecôte est repris à un autre dimanche de l’année, et c’est aujourd’hui celui du dimanche de la Sexagésime. Comme l’Introït et l’Alléluia, il est tiré d’un psaume de David, le psaume 16, encore une prière très suppliante mais pleine de confiance :
Perfice gressus meos in semitis tuis, ut non moveantur vestigia mea : inclina aurem tuam, et exaudi verba mea : mirifica misericordias tuas, qui salvos facis sperantes in te, Domine.
Affermissez mes pas dans vos sentiers, afin que ma démarche ne soit pas ébranlée. Tendez l’oreille et écoutez mes paroles, faites éclater vos miséricordes, vous qui sauvez ceux qui espèrent en vous Seigneur.
On voit que ce texte est voisin de celui de l’Alléluia, puisqu’on y retrouve même les mots inclina aurem tuam, mais qu’il y a quand même une nuance ; ici c’est la prière du juste, celui qui accomplit fidèlement la volonté de Dieu et fait valoir cette qualité pour obtenir d’être exaucé. De plus il demande à être soutenu dans cette voie de fidélité. Cette demande s’exprime par une mélodie très calme et contemplative, avec de nombreuses notes longues qui lui donnent un certain caractère d’immobilité, marquant l’assurance du juste dans l’observance de la loi de Dieu, mais elle est en même temps très expressive avec des accents bien soulignés.
Communion : Circuibo
Nous retrouvons dans la Communion du sixième dimanche après la Pentecôte le psaume 26 que nous avions déjà trouvé plusieurs fois les deux dimanches précédents. Et c’est aujourd’hui le quatrième psaume de David qui exprime sa confiance en Dieu, et plus particulièrement ici sa reconnaissance pour la protection que le Seigneur lui accorde sans cesse :
Circuibo, et immolabo in tabernaculo ejus hostiam jubilationis : cantabo, et psalmum dicam Domino.
Je me tiendrai assidûment dans le Temple et j’y présenterai mon offrande avec joie : je chanterai et psalmodierai pour le Seigneur.
Cette offrande que nous présentons joyeusement à Dieu est évidemment l’Eucharistie, et ce chant convient particulièrement bien au moment de la communion. La mélodie de ce chant d’action de grâces est joyeuse, paisible et légère avec un grand crescendo progressif qui s’élève jusqu’au mot hostiam. Puis la deuxième phrase est plus calme et intérieure, presque extatique.
Démocratie et Etat parasitaire
Passionnant entretien de l’universitaire belge Christophe Buffin de Chosal avec Pierre Bergerault sur TV Libertés à propos des dérives de la démocratie:
Le livre est à commander ici:
Quand le quotidien la Croix se prend à rêver de traditions liturgiques
De Cyril Farret d’Astiès pour les lecteurs du Salon beige :
Double page de La Croix le 11 juillet consacrée au silence dans la liturgie et au chant grégorien ! Ne boudons pas notre plaisir et réjouissons-nous ! Bravo la Croix ! Merci La Croix !
A présent que nous nous sommes bien réjouis, émettons tout de même une ou deux remarques amicales en passant.
Ces deux articles, dont les thèmes et l’idée générale font plaisir à lire, sont toutefois empreints d’un esprit liturgique qui nous semble profondément blessé et dénaturé. La réforme liturgique a atteint son but. Non pas en rendant plus claire les vérités de la foi et en obtenant une pleine efficacité pastorale (les deux ont échoué), mais en faisant de la participation le critère d’interprétation de l’action cultuelle (peut-on encore dire sacré ? je renvoie ici à une tribune récente de Jean-Pierre Maugendre. Dans les deux articles on nous invite une fois encore à participer : par le silence et par la pratique du chant grégorien.
Que l’on me permette quelques développements puisque nous avons un peu plus de temps en ce beau mois de juillet de canicule tiède et pluvieuse.
Le premier article débute par cette immense blague que l’auteur croit probablement très sincèrement :
« On observera aussi en son temps un silence sacré ». Par ces quelques mots le concile Vatican II introduit une nouveauté dans la liturgie (…).
La réforme liturgique est épouvantablement bavarde, elle a éradiqué le silence liturgique, véritablement liturgique. Car l’authentique silence liturgique est tout sauf une pause, une inaction dédiée à la contemplation ou à la méditation (très recommandables par ailleurs). La liturgie est une œuvre, un culte public qui ne cesse, par des paroles et des actes codifiés, de louer Dieu (elle est publique même quand le prêtre est seul à célébrer ou à prier avec son bréviaire). Le silence de la liturgie traditionnelle est encore prière publique et action de louange. Tout l’offertoire (éradiqué) est pour les laïques une prière silencieuse de participation à l’unique sacrifice. Le canon (et plus encore la consécration) sont toujours silencieux mais pas muets. La messe basse (disparue) est une action liturgique admirable quasiment silencieuse (ou qui devrait l’être) qui avait tant impressionné le cardinal Ratzinger lors d’un séjour à Fontgombault.
Dans les églises où est habituellement célébrée la nouvelle messe il est très fréquent de compter pas moins de quatre micros qui enlaidissent le chœur : un pour le prêtre à son siège, un à l’autel, un à l’ambon, un pour l’animateur des chants de l’assemblée. La nouvelle messe qui est fondée sur un très fort besoin communautaire donne une place extrêmement importante aux monitions, commentaires, mots d’accueil, avis… Les monitions proposées sont nombreuses et même difficiles à dénombrer avec certitude, les textes officiels invitent partout à la prise de parole : accueil de la communauté, avant la liturgie de la parole, avant et après la prière universelle, avant et après la communion… on peut également donner des indications sur les attitudes à observer. La fonction de commentateur est même définie comme ministérielle (Présentation générale du missel romain n° 105).
L’intériorité, le calme et le véritable silence de la liturgie traditionnelle ont disparu. Ce cœur à cœur dans le chuchotement a fait place à une célébration presque entièrement à voix haute afin de favoriser le dialogue et la participation. Irrépressible besoin volontariste d’activité et de partage, ancré au cœur du nouveau missel. Les temps réservés de silence de la nouvelle messe constituent une pause dans ce courant d’activisme, d’agitation et de papotages permanents. Comme personne ne sait jamais combien dureront ces pauses, il est d’ailleurs impossible d’en faire jaillir la moindre pensée méditative profonde. La pause silencieuse qui suit le sermon est probablement bien plus souvent mise à profit par les mères de famille (il en reste) pour tenter de se souvenir du temps de cuisson du rôti de bœuf…
Le second article consacré au grégorien avoue qu’il ne s’agit pratiquement plus que d’une pratique culturelle et non plus cultuelle : « Fondateur en 1974 du Chœur grégorien de Paris, (Louis-Marie Vigne) soutient sa conservation en tant que patrimoine culturel. » Si la suite de l’article entre davantage dans l’incomparable forme de prière que constitue le chant propre de l’Église, on sait en réalité qu’il est pratiquement incompatible avec l’application de la réforme.
Dans toute la Présentation générale du missel romain (84 pages au format A4), on trouve une fois, une seule malheureuse fois ! mention du chant grégorien au n° 41 pour rappeler avec Vatican II que le « chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d’ailleurs, occuper la première place. » Ceci étant dit, on s’empresse de l’oublier au profit du chant polyphonique et de toutes les musiques qui pourront accompagner la messe. Jusqu’au n° 399 qui clôt la présentation générale on ne reparlera plus jamais du grégorien. Ce n’est pas très étonnant car le chant grégorien s’adapte mal à la nouvelle messe. Le grégorien c’est l’anti-choix, son exigence rebute l’homme moderne, tout comme son intériorité et son orientation. Fondé principalement sur l’ornementation chantée de la parole divine, il est monodique ce qui protège du sentiment que sait susciter la polyphonie – parfois à bon escient. Sa technique vocale nécessite une exécution par un chœur dédié, ce n’est pas une ritournelle démocratique et cet esprit va donc à l’encontre de l’esprit participatif ; pourtant, par son âme, le grégorien favorise la véritable participation, l’union intérieure de l’assemblée au mystère et à la louange. Si la liturgie n’est pas orientée vers Dieu mais vers l’homme, il est malheureusement logique que le « chant propre » de l’Église ne trouve plus sa place ; ni la « première », ni même un simple strapontin. Un moine bénédictin écrivait : « Avec lui, nous sortons du domaine proprement esthétique, artistique et musical. Si l’art est chez lui réel, il est tellement simple et spontané qu’il s’efface devant son objet. L’art grégorien n’a pas sa fin en lui-même. Il est essentiellement en fonction d’autre chose. Il est avant tout prière, il n’est que prière. C’est à Dieu seul qu’il s’adresse, et non pas même aux fidèles, sinon secondairement et comme par surcroît. » En cela on voit bien que le chant grégorien est entièrement liturgique.
Ce qui est déroutant dans ces deux articles débordants de bonne volonté et aspirant à une liturgie plus liturgique, c’est,d’une part, l’incapacité à voir le réel (je pense ici aussi au fameux livre de l’abbé Nadler), d’autre part la résolution farouche à ne surtout pas découvrir la liturgie traditionnelle qui étancherait pourtant la soif spirituelle des auteurs. C’est dommage mais ce n’est pas désespéré.
Rendons à Dieu, mais réellement et totalement ! le culte qui lui est dû par la liturgie traditionnelle.
Cyril Farret d’Astiès
Drone et IA : la destruction massive ciblée, à la portée de tous ?
La guerre en Ukraine confirme chaque jour davantage l’efficacité de l’alliance du drone et de l’Intelligence artificielle (IA).
Leur terrifiant potentiel apparaît pleinement dans cette vidéo de… 2017 (malheureusement en anglais ; attention, images choquantes) : https://www.youtube.com/watch?v=TlO2gcs1YvM
Plus doux en apparence, concernant la France : https://www.youtube.com/watch?v=xsJ2GzF6O8Q .
Allons plus loin, pour explorer certaines possibilités, simples et dévastatrices, effrayantes.
POUR UN RAYON D’ACTION IMMENSE, ALLIANCE DES GRANDS ET DES PETITS DRONES
La vidéo se concentre sur l’action de petits drones, donc à faible rayon d’action.
Cependant, elle montre aussi qu’un drone immense volant à de hautes altitudes peut larguer les petits drones par millions. Ces petits peuvent ensuite détecter la proximité du sol, grâce à des capteurs : ils deviennent alors actifs, pour accomplir leur mission.
Idem pour des équivalents terrestres et maritimes : drone chenillé tout-terrain ; grand drone sous-marin, faisant surface pour libérer ses millions de petits drones, etc.
CHOISIR SA CIBLE EN FONCTION DE N’IMPORTE QUEL CRITERE : « THE BAD HALF »
La vidéo compare avec l’effet d’une bombe nucléaire. La capacité de destruction par des millions de drones est identique. Mais la grande différence est que la bombe tue de manière indifférenciée. Au contraire, le drone peut tuer selon des critères intégrés dans son IA. Par exemple la moitié d’une population : « the bad half » (la « mauvaise moitié »), pour celui qui programme l’IA.
Quels critères ? L’imagination humaine peut inventer les pires cauchemars : tuer les Blancs, ou les Noirs ? Tuer les « petits » (donc les enfants ?) Tuer ceux qui portent tel treillis ? Tuer tout ce qui bouge dans tel périmètre, dans tel quartier ?
Pour un terroriste « raisonnable », ce peut être aussi : détruire les antennes telecom ou les bornes d’incendie d’une ville (repérées grâce à OpenStreetMap par exemple), et faire du chantage ? Couper l’approvisionnement en électricité ? Crever tous les pneus ? Etc.
A LA PORTEE DE N’IMPORTE QUI ?
Il serait faux de dire que tout est à la portée de tous.
En revanche, tout est à la portée de n’importe quel pays, et de n’importe quelle organisation terroriste ou mafieuse d’envergure. Beaucoup plus facilement que l’arme nucléaire, et pour un résultat plus « efficace ».
Pour le « loup solitaire », quelques drones simples porteurs d’explosif suffiraient à une action locale. Plus besoin d’être kamikaze. La reconnaissance faciale peut permettre une élimination d’une personnalité.
CELA CHANGE TOUT / SCENARIO POSSIBLE DE FIN DE LA GUERRE
Dans la guerre, pour l’instant, ce potentiel délirant n’est pas totalement exploité, en Ukraine. Cependant, de jour en jour, on s’en rapproche. Les drones sont de plus en plus nombreux, et de plus en plus autonomes avec l’IA.
La notion même de « conquête du terrain » se vide de son sens : le terrain est « nettoyé » par les drones, jusqu’à la fin de toute menace. Ensuite, l’être humain peut l’occuper.
Un scénario possible de fin de cette guerre pourrait être le suivant : les Russes continuent à progresser, l’armée ukrainienne craque partout, c’est un danger existentiel et imminent pour l’Ukraine, l’armée russe progresse à grand pas donc se trouve exposée… et tout à coup des millions de drones arrivent comme dans la vidéo, tuant en quelques heures des centaines de milliers de soldats russes en progression, et stoppant net le conflit.
Personne n’a de boule de cristal, mais cette fin semble possible. Elle serait sans doute même approuvée par les opinions de beaucoup de pays.
LA FIN DES « GROSSES CIBLES », ET DES HEROS AUX VERTUS GUERRIERES ?
En parallèle, la technologie montre la fragilité grandissante des grands équipements. Un porte-avion est une « grosse cible » au milieu de rien, idéal pour une poignée de missiles hypersoniques. Les chars sont repérables, immobilisables par des drones dans les chenilles ou les optiques, puis achevés par l’artillerie à longue distance. Toute concentration de moyens en vue d’une percée peut subir le même sort.
Quant aux avions, il faut de plus en plus d’efforts pour expliquer en quoi un pilote humain est nécessaire… Le but du film Top Gun 2 est éloquent.
Face au monstre froid drone-IA, les troupes les plus courageuses n’ont plus aucun avantage. Cela s’est vu en partie dans le conflit entre le Haut-Karabakh arménien et l’Azerbaïdjan : les excellents soldats arméniens ont succombé contre les drones irano-azéris.
En France, cela signifierait que nos régiments d’élite « para-colo-légions » fiers et courageux ne pèseraient pas plus qu’une armée de « gamers » et autres informaticiens.
QUE FAIRE ? VERS UNE PERTE DE LIBERTE ?
Des millions de petits drones créent une saturation. Impossible de les traiter tous. La survie n’est possible que dans des abris suffisamment solides.
Le renseignement est essentiel pour prévenir des attaques. Mais cela peut supposer des droits supplémentaires d’intrusion du pouvoir dans notre vie privée, dans nos échanges, dans nos consultations de sites, etc.
En somme, nous faisons face au dilemme ancien : accepter le risque… ou vivre « protégés »… par une surveillance qui peut devenir très intrusive.
Ce dilemme existe déjà depuis longtemps, notamment pour la question de la vidéosurveillance, dans l’espace public.
De plus en plus, la question va se poser, concernant la vie privée de chacun.
Accepter le risque, ou être protégés/surveillés, il est probable que la majorité approuvera la seconde option.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La musique des sphères célestes
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Un grand philosophe comme le Romain Boèce (480–524), que l’Église catholique compte parmi les saints, a formulé des réflexions très importantes sur la musique. Il a dit qu’il existe trois types de musique : mundana, humana et instrumentalis.
La musique mundana est celle produite par l’harmonie des sphères célestes ; la musique humana est celle générée par l’harmonie des mouvements de l’âme ; tandis que la musique instrumentalis est celle produite par le son des instruments.
Cette tripartition a eu une importance décisive surtout au Moyen Âge, et je crois que nous devrions, nous aussi, la reprendre d’une certaine manière pour mieux comprendre la musique sacrée.
Pour Boèce, la musique instrumentalis était la moins importante. En 1619, Kepler publie un texte intitulé Harmonices Mundi, dans lequel il analyse les rapports numériques et musicaux créés par l’harmonie des sphères célestes. Ces rapports, ainsi que les mouvements de l’âme, produisent une musique peut-être inaudible, mais qui se situe à un niveau bien plus élevé que celle produite par les instruments. Le musicologue Claudio Casini, dans son Histoire de la musique de l’Antiquité classique au XXe siècle, explique ainsi cette tripartition :
« En ce qui concerne les liens avec la pensée pythagoricienne fondamentale, on doit à Boèce une classification qui connut un grand succès au Moyen Âge : la musique est divisée en mundana (produite par les vibrations de la gravitation universelle), humana (innée dans l’âme humaine), et instrumentalis (produite avec des instruments, donc extérieure). Et il est évident que la musique instrumentalis n’a aucune valeur si elle ne correspond pas à la musique humana et, indirectement, à la mundana. »
Ainsi, la musique instrumentalis ne peut être autonome. Elle dépend des manifestations de la musique plus élevées et, en même temps, plus profondes.
Et comment ne pas appliquer tout cela à la musique pour la liturgie, la forme la plus haute de l’expression musicale, car elle est tournée vers Dieu ?
Je crois vraiment qu’il est profondément regrettable que nous ne comprenions plus que la musique que nous devons entendre à l’église n’est pas simplement une “activité”, mais un être en présence de la Présence. Si nous ne retrouvons pas ce sens profond du faire musical, nous sommes exclus de l’expérience spirituelle que la musique pour l’Église doit et peut nous offrir.
La musique sacrée ne nous mène pas seulement du naturel au surnaturel, mais semble accomplir cette opération décrite par Michel-Ange, qui pensait que la sculpture était déjà contenue dans le bloc de pierre, et que l’artiste devait seulement comprendre ce qu’il fallait retirer pour la libérer.
Ainsi, dans l’expérience de la vraie musique sacrée — et non celle, corrompue, que nous entendons dans trop de nos liturgies — se cache le Deus absconditus, ce Dieu qui semble parfois jouer avec nous, se révélant d’abord, puis se voilant à nouveau.
Nous devons redécouvrir cette fonction fondamentale de la musique sacrée, qui n’est pas seulement importante, mais — oserais-je dire — essentielle.
L’heure est venue de dresser, loin des postures idéologiques et des incantations, dans la vérité et la charité, un bilan réaliste et apaisé des conséquences de la réforme liturgique
Jean-Pierre Maugendre répond à l’éditorial de Christophe Geffroy paru dans La Nef :
Dans le dernier éditorial de la revue catholique La Nef (No 382, juillet-août 2025), son directeur, Christophe Geffroy s’interroge : A quand la paix liturgique ? La bonne nouvelle est que, la question ainsi posée, le débat ne semblerait plus devoir porter que sur la date de signature de cette paix tant attendue. Or, il n’en est rien sous la plume d’un auteur qui est certes favorable aux traditionalistes mais n’en fait pas partie, si on donne comme définition à ce terme le fait d’être un usager habituel et régulier de la forme traditionnelle du rite romain.
D’étranges affirmations
Convenons d’abord avec l’auteur que « les querelles entre catholiques sont un scandale ». Certes, mais est-il permis de s’interroger sur la légitimité d’une réforme qui dans la pratique a introduit une rupture que chacun a pu observer et qui a été, à tout le moins concomitante d’une désertion massive de la pratique ? L’historien Guillaume Cuchet l’observait à propos de la déchirure des années 60 : « Un observateur extérieur pourrait légitimement se demander si, par-delà la continuité d’un nom et de l’appareil théorique des dogmes, il s’agit bien toujours de la même religion », (Comment notre monde a cessé d’être chrétien). Un autre observateur pourrait se dire que dans n’importe quel autre domaine de la vie sociale, la faillite observée dans l’Eglise depuis 1965 aurait convaincu le responsable de toute institution que les méthodes utilisées et les cadres qui les avaient mis en œuvre devraient faire l’objet d’une évaluation. Christophe Geffroy s’en abstient. Et il assène, là-contre, plusieurs informations dont nous ignorons les sources. Qu’est-ce qui lui permet de dire, en effet, que l’immense majorité des pèlerins de Chartres n’a aucun problème avec la messe de Paul VI ? Le fait que, n’ayant pas d’autre choix, ils assistent à la liturgie réformée ne nous dit rien de ce qu’ils en pensent. De même, nous dit-il, seule « une minorité de tradis aurait des positions liturgiques à l’encontre de l’ordo actuel ». Cette information n’est, elle non plus, pas sourcée. On lui fera amicalement observer qu’il ne suffit pas qu’une position soit la sienne pour qu’il puisse présumer qu’elle est majoritaire. Enfin, la paix liturgique exigerait, dit-il, que chacun fasse un pas vers l’autre. Les évêques en « accueillant plus généreusement les traditionalistes », les « tradis » en cessant de remettre en cause « la valeur » et la « sainteté » de la célébration du nouvel ordo. Cet apparent équilibre relève en réalité d’une grande confusion et d’une grande injustice car cette proposition est doublement déséquilibrée.
D’abord parce que le traditionalisme est une résistance, une blessure qui a provoqué une forme de perte de confiance dans l’autorité ecclésiastique, conséquence des exclusions vécues et des mesquineries subies dans de nombreux diocèses, aujourd’hui encore à Grenoble et à Quimper, à Valence et à Tours, à Rouen et à Rennes. Or, on ne voit dans les propos de Christophe Geffroy aucun appel à un peu de repentance et de compassion de la part des « pasteurs » qui ont persécuté, au mépris de tout droit et de toute charité, une partie de leurs ouailles et portent ainsi une large part de responsabilité dans l’affaiblissement de la vie de la foi en France. Ensuite, parce que semblant réduire le débat sur la légitimité des demandes traditionalistes à des considérations psychologiques : fustiger le mépris que manifesteraient les traditionalistes à l’égard des tenants de la réforme en refusant de participer aux rites conciliaires, Christophe Geffroy passe ici à côté de la question de fond. Il ne s’agit pas en effet de juger de la « valeur » et de la « sainteté » des usagers et acteurs du rite réformé par conviction, obéissance, fidélité, conformisme, habitude, obligation… mais de la conformité, ou non, de cette réforme à la tradition doctrinale et liturgique de l’Eglise.
Un rite équivoque
Dès 1969 deux cardinaux (SER Ottaviani et Bacci) s’étaient inquiétés que « le nouvel ordo s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail de la théologie de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIème session du Concile de Trente » (Bref examen critique du Nouvel Ordo Missae). Propos récemment confirmés, d’une certaine manière, par l’actuel Préfet du dicastère pour le culte divin le cardinal Roche affirmant benoîtement le 12 mars 2023 sur la BBC : « Vous savez, la théologie de l’Église a changé. Alors qu’auparavant le prêtre représentait, à distance, toutes les personnes (…) ce n’est pas seulement le prêtre qui célèbre la liturgie, mais aussi ceux qui sont baptisés avec lui ». Et encore il y a quelques jours par le célèbre liturgiste Andrea Grillo, sommité de l’Athénée pontifical Saint-Anselme de Rome, proche du pape François et inspirateur officieux du Motu Proprio Traditionis Custodes, affirmant que les deux rites étaient « contradictoires » et que « l’ancienne liturgie conduit à une autre Eglise » , ce qui revenait à reconnaitre que le rite réformé avait permis d’en façonner une nouvelle !
Le vrai débat est donc de savoir si le nouveau rite de la messe opère, au pire, une rupture avec la tradition de l’Eglise ou si, a minima, il est porteur d’ambiguïtés mettant, in fine, en cause la profession intégrale de la foi catholique et le culte ainsi rendu à Dieu. Or, de très nombreux éléments témoignent de la mise en œuvre, dans la liturgie réformée, d’une autre théologie et d’une autre foi que celles communément admises dans l’Eglise jusqu’au Concile Vatican II.
Citons, de manière non-exhaustive :
– la suppression des prières au bas de l’autel au début de la messe, qui introduit une nouveauté radicale en ce sens qu’au lieu de d’abord s’adresser à Dieu dans le sanctuaire duquel il pénètre, le prêtre commence l’office, dans le rite réformé, par un dialogue avec le public qu’il a rassemblé pour une prière commune conformément à l’esprit de la curieuse consigne donnée par Mgr de Moulins-Beaufort pendant le covid, le 16 mars 2020 « Aucune messe avec une assemblée, de quelque taille qu’elle soit ne doit être célébrée ». Pas d’assemblée, pas de messe ! – La notion de sacrifice offert à la gloire et à la louange de la Sainte Trinité, qui est estompée par la suppression de toute référence trinitaire dans l’offertoire.
– le bouleversement de cet offertoire qui manifestait notre participation humaine au sacrifice rédempteur du Christ, et qui est devenu une simple prière de bénédiction de repas inspirée de la liturgie juive.
– le caractère sacrificiel de la messe, qui est estompé par la diminution du nombre de signes de croix effectués par le célébrant (de 47 à 8) Il est souvent objecté par les tenants de la réforme liturgique qu’il est inutile de répéter de multiples fois les mêmes prières ou gestes. Il y aurait dans l’ancienne liturgie de regrettables « doublets » selon Andrea Grillo. Le rite rénové aurait dès lors, par sa sobriété, renoué avec la pureté et la simplicité originelles des premières assemblées chrétiennes avant les « ajouts » et « redondances » de la contre-réforme. C’est là gravement ignorer la pédagogie humaine et divine dont la répétition est une clé essentielle. Que deviennent les 150 Ave Maria du rosaire dans cette pédagogie éradicatrice et simplificatrice ?
– les marques d’adoration dues au Christ présent substantiellement sous les apparences du pain et du vin (culte de latrie), qui sont réduites par la réduction du nombre de génuflexions du célébrant (de 12 à 2).
– la désacralisation de la célébration par l’assouplissement des rubriques. Si le choix est parfois laissé au célébrant entre 2, 3, 4 ou 5 formules, d’autres rubriques laissent totalement place à la créativité. Nous lisons ainsi dans la Présentation Générale du Missel Romain (édition de 2002) : « En ce qui concerne le signe de paix à transmettre, la façon de faire sera décidée par les Conférences des évêques selon la mentalité et les us de chaque peuple ». Ce qui est sacré est figé, ce qui varie au gré des humeurs du célébrant ne l’est plus. Or, cette « liberté de création » tranche radicalement avec la discipline antérieure. Dans le rite traditionnel le prêtre est un simple instrument entre les mains de l’Eglise. Sa marge de manœuvre est inexistante, tout est parfaitement codifié. Dans le rite réformé le prêtre devient acteur, dans les deux sens du terme, ce qui débouche trop souvent comme le déplorait Benoît XVI sur « l’autocélébration » de la communauté.
– la récitation du canon à voix haute, qui contribue symboliquement à la banalisation de l’action sacrée, ressentie comme un simple récit, au même titre que la liturgie de la parole qui l’a précédée, et au détriment du mystère que le silence rehaussait comme une iconostase.
– la multiplication des canons – officiellement 11 mais en réalité plus, au gré des conférences épiscopales- qui a introduit dans la messe l’idée que la prière de l’Eglise devait être adaptée au public et aux circonstances, pulvérisant ainsi la notion de règle stricte à suivre (canon) et l’idée même que la liturgie est un cadre reçu de l’Eglise, non une mise en scène à réinventer, ouvrant la voie à toutes les créativités.
– la suppression de la génuflexion du prêtre suivant immédiatement les paroles de la consécration, qui rend moins manifeste l’expression de la foi catholique dans la consécration du corps et du sang du Christ par les seules mains du prêtre agissant in persona Christi à l’encontre de la foi luthérienne dans une consécration qui serait opérée par la prière des fidèles.
– l’expression Mysterium fidei qui suivait immédiatement les paroles de la consécration a été déplacée à la fin du récit de l’institution de l’eucharistie. Le mystère qui était celui de la transsubstantiation devient celui qu’il existe encore des personnes pour « faire mémoire de l’unique sacrifice déjà accompli » selon la définition de la messe donnée dans le fameux missel à fleurs des années 70. Rien-là qui porte atteinte en soi à la validité de la nouvelle messe, célébrée par un prêtre qui a l’intention de faire ce que demande l’Eglise. N’empêche : la messe comme renouvellement non sanglant du sacrifice du calvaire produisant, par les mains d’un prêtre agissant in persona Christi, le miracle de la transsubstantiation des saintes espèces semble par ces signes convergents avoir potentiellement laissé place dans le rite réformé à la messe comme signe de communion et banquet spirituel, ce qu’ont confirmé à l’envi les applications post conciliaires certes non exprimées dans les textes de la réforme mais incontestablement présentes dans l’esprit des novateurs et rendues possible par son économie générale : abandon du latin (que rendait souhaitable la récitation du canon à voix haute, mais qui s’est révélé propice aux improvisations), célébration face au peuple (qu’imposait par conséquence logique le mode du récit préféré à celui du tête à tête avec Dieu, mais qui a fait perdre son évidence au fait que le prêtre ne présidait pas une réunion de prière, qu’il célébrait un sacrifice à l’autel de Dieu), communion debout et dans la main (rendue logique par la volonté de placer le prêtre et les fidèles dans une situation de dialogue et d’égalité, et engendrant par suite une nouvelle perte de la foi dans la présence réelle du Christ dans la moindre des parcelles de l’hostie consacrée).
Or, il est frappant de constater que cette mutation correspond à merveille à la définition de la messe que les réformateurs eux-mêmes avaient donné dans leur première rédaction du fameux article 7 de l’Institutio Generalis présentant le nouveau du Missel Romain de 1969 : « La Cène dominicale est la synaxe sacrée ou le rassemblement du peuple de Dieu se réunissant sous la présidence du prêtre pour célébrer le mémorial du Seigneur. C’est pourquoi vaut éminemment pour l’assemblée locale de la sainte Eglise la promesse du Christ : Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux (Mat, XVIII, 20) ». Devant le scandale, le pape Paul VI avait certes fait réécrire l’article contesté. Il n’en exprimait pas moins, dans sa spontanéité première, la pensée de ceux qui l’avaient rédigé, au terme de leur travail de réforme de la Messe. Plus d’un demi-siècle plus tard, au vu des résultats, on ne peut exclure qu’il en donnait en réalité la clé.
Simplification ou mutilation ?
Car ce qui est certain, c’est que ce caractère équivoque de la liturgie réformée n’a pas été sans conséquence. Toutes les enquêtes sur les croyances aujourd’hui diverses des catholiques mêmes pratiquants en témoignent. Lex orandi, lex credendi. La loi de la prière est la loi de la foi. Une expression liturgique équivoque génère inéluctablement une diversité de croyances. Ainsi une étude de 2019 du Pew Research Center mettait en avant le fait que seulement 1/3 des catholiques américains croyaient en la présence substantielle du Christ sous les apparences du pain et du vin après la consécration. On peut penser qu’une enquête sur la réalité sacrificielle de la messe donnerait des résultats encore plus dramatiques.
Devant le désastre, l’heure ne serait-elle pas, enfin, venue de dresser, loin des postures idéologiques et des incantations, dans la vérité et la charité, un bilan réaliste et apaisé des conséquences d’une réforme liturgique, imposée avec une rare brutalité, sur la vie de l’Eglise et la transmission de la foi ?
Jean-Pierre Maugendre
PS : Prochaine chronique : L’Eglise synodale est-elle celle de la communion ou celle de l’exclusion sélective ?
La défense de la dignité humaine c’est l’extermination par avortement
Le sinistre des affaires étrangères, dans un discours orwellien, vante la dignité humaine défendue par la France :
C’est parce que la France est l’héritière vigilante des Lumières, parce qu’elle dénonce toutes les atteintes de la dignité de la personne humaine, qu’elle défend la science libre et ouverte, parce qu’elle refuse la défaite de l’esprit critique, qu’elle est attaquée.
Elle est… pic.twitter.com/Jdy1Q5xuw7
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) July 18, 2025
TV Libertés : Martial Bild passe la main à Élise Blaise
Après douze années Martial Bild transmet le flambeau à Élise Blaise, qui présente le journal depuis le début de l’aventure :
»En plein accord avec notre président et fondateur Philippe Milliau, j’ai proposé que la direction opérationnelle de TVL soit confiée à une personnalité issue de nos rangs.
J’ai donc la joie de vous annoncer la nomination d’Élise Blaise au poste de directrice générale de TVLibertés.
Journaliste brillante, exigeante, loyale et combative, elle incarne cette nouvelle génération qui comprend pleinement notre mission et saura la faire rayonner.
À partir du 1er septembre, elle prendra en main la rédaction, les productions et la programmation, avec l’énergie, la rigueur et le talent que vous lui connaissez.Cette décision marque à la fois une continuité assumée et un renouveau nécessaire, dans un monde médiatique en profonde mutation.
Pour ma part, je prends désormais en charge la direction de la stratégie, afin de continuer à bâtir et défendre cette citadelle médiatique unique, fondée sur un modèle précieux.
TVL est née d’un pari fou. Elle a grandi et prospéré grâce à une armée de donateurs fidèles, de téléspectateurs passionnés, et de professionnels engagés.
Elle a résisté aux coups bas, aux censures, aux entraves — parfois de façon presque miraculeuse.
Aujourd’hui, cette passation est une victoire silencieuse, celle du temps long, de la fidélité, et d’un engagement intact.
Comme le disait Barrès : “Il faut transmettre un flambeau intact”.
C’est désormais chose faite !
Martial Bild
Cardinal André Vingt-Trois, RIP
Le cardinal André Vingt-Trois est décédé à 82 ans après 56 années de sacerdoce.
Archevêque de Paris pendant 12 ans, il avait été nommé cardinal en 2007. En 2010, il était venu visiter le bivouac du pèlerinage de Chrétienté.
“Depuis plusieurs semaines, et plus particulièrement ces derniers jours, il entrait progressivement dans le silence du mystère de Dieu, et c’est dans cette prière confiante et cet abandon qu’il s’est endormi paisiblement cet après-midi.” (Monseigneur Ulrich).
Transidentité : les mineurs écartés
L’association Juristes pour l’enfance se réjouit que les mineurs aient été écartés des recommandations de la Haute Autorité de santé à propos de la transidentité :
Une victoire majeure a été remportée aujourd’hui pour défendre le bien de l’enfant, dans ce domaine polarisé et brûlant de la prise en charge des mineurs en questionnement de genre (dits mineurs « trans ») !
Depuis que la Haute Autorité de Santé (HAS) a annoncé en 2022 ouvrir un groupe de travail pour publier des recommandations au sujet du « Parcours médical de transition des personnes transgenres », Juristes pour l’enfance a œuvré sans relâche pour que la HAS entende les voix appelant à la prudence s’agissant des adolescents.
Aujourd’hui une manche déterminante a été gagnée : la recommandation « Transidentité, prise en charge de l’adulte » publiée ce jour par la HAS ne concerne que les adultes.
La HAS semble avoir pris conscience du fait que l’administration
Ce résultat a pu être obtenu grâce au combat juridique mené avec pugnacité par Juristes pour l’enfance depuis de très nombreux mois, à côté du travail d’information et de recherche considérable mené par d’autres organismes comme l’Observatoire de la Petite Sirène et de nombreux scientifiques et médecins en France et à l’étranger.
Néanmoins, nous poursuivrons dans les mois qui viennent notre action pour obtenir des recommandations de prudence s’agissant des enfants et des adolescents.
En effet, la HAS a annoncé « démarrer l’élaboration des recommandations relatives aux mineurs début 2026 », alors même que les consultations hospitalières spécialisées ne semblent pas prendre la mesure des alertes émises notamment par les rapports décisifs britannique (Cass Review en avril 2024) et américain (HHS en mai 2025).
Juristes pour l’enfance se portera volontaire pour faire partie du groupe de travail pour les mineurs, afin de veiller au respect des besoins spécifiques de protection et de prudence des mineurs et de faire bénéficier médecins et scientifiques de son expertise juridique.
Elle sera en tout état de cause particulièrement
Pas de restriction budgétaire pour les idéologues du genre
Alors que le gouvernement veut faire des économies sur les dépenses de santé, la Haute Autorité de Santé a dévoilé des recommandations visant à «garantir une prise en charge sécurisée et de qualité» des demandes de transition de genre des adultes.
La Haute Autorité de Santé avait été saisie d’une mission à ce sujet par Olivier Véran du temps où il était ministre de la Santé. Ce chantier avait abouti à la rédaction d’un document de travail avec des recommandations provisoires envisageant d’encourager à satisfaire les demandes des transitions de genre de tous, à partir de 16 ans.
La HAS annonce finalement avoir renoncé à émettre des recommandations pour les mineurs.
Ce sont donc seulement les adultes qui font pour l’heure l’objet de recommandations détaillées, visant à homogénéiser la prise en charge de ceux qui demandent à faire une transition de genre.
Et ce sera encore à Nicolas de payer.
I-Média : Pierre-Alain Cottineau, le pédophile de LFI dont la gauche ne veut pas parler !
L’image de la semaine : Bayrou, le budget “choc” qui cache la forêt
43,8 milliards € d’économies qui évitent soigneusement de parler des vrais problèmes en polarisant notamment sur les deux jours fériés qui devraient disparaître, le 8 mai et le lundi de Pâques. Une proposition de François Bayrou mais surtout une attaque encore et toujours contre le contribuable qui profite de ce jour chômé pour se réunir en famille.
Le dossier du jour : Pierre-Alain Cottineau, l’ancien candidat LFI et militant LGBT violeur d’enfants
Le Parisien nous a dévoilé du nouveau sur l’enquête concernant l’assistant familial de la région nantaise. Il serait à la tête d’un sordide réseau pédocriminel, dont la plus jeune victime serait un bébé de 5 mois. Une affaire que la gauche ne s’est pas précipitée de condamner et qui n’aura pas fait les grands titres sur Libération, France Info ou encore Le Monde.
Les pastilles de l’info :
– La France, premier adversaire de la Russie ? Historique d’une manipulation
– Désinformation russe : l’enquête biaisée de BFMTV
– Après BFMTV, Brut bientôt racheté par un milliardaire franco-libanais ?
– Les incendies de voitures du 14 juillet dont personne ne parle !
– Intervilles : l’effondrement d’un symbole télévisuel
Portrait piquant : Michel Drucker, l’inoxydable homme médiatique
