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« On nous a coupé les bras ». Oui mais on vous a laissé le droit de vivre

Inversion accusatoire de Monique Lemoine, du Planning familial du Loiret, qui se plaint de la baisse de subventions. Expression bien mal venue s’agissant d’une officine favorisant l’avortement, y compris par curetage (charcutage ?) et aspiration …

En mars 2025, le Planning apprenait la baisse de 10 % de sa subvention par le Département, soit 47.000 € en moins. Une coupe justifiée par le conseil départemental (qui représentait 61 % du budget du Planning en 2024) par les économies qui lui sont, lui-même, imposées

Pécresse déboutée, L’Incorrect dépossédé

Poursuivi par Valérie Pécresse, L’Incorrect vient de gagner son procès, mùais à quel prix :

La Cour de cassation vient de trancher : Valérie Pécresse est définitivement déboutée.

Notre dossier de novembre 2020, « Les collabos de l’islamisme » est irrévocable. Son iftar de 2015 aux côtés de l’UAM 93 – cette structure liée à la mosquée de Pantin qui, cinq ans plus tard, diffusait la vidéo contre Samuel Paty – méritait d’être dénoncé.

Facture finale : 20 000 € partis en fumée.

Le schéma est immuable : nous attaquer, nous épuiser, nous ruiner.

Nos innombrables victoires judiciaires ressemblent à des sanctions financières. Ce harcèlement légal nous écrase.

Jean-Luc Mélenchon avait suivi le même chemin pour le même dossier : trois ans de procédure, relaxe totale. Facture finale : 10 000 €

Quant au « Lobby LGBT », nous fûmes les premiers à le nommer en 2018. Pas moins de seize chefs d’inculpation, trois associations furieuses, relaxe intégrale en 2022 : 40 000 € évaporés.

« Collabo », « Lobby LGBT » : Soit deux expressions qui circulent partout aujourd’hui, reprises sans crainte et sans frais.

Elles sont devenues des évidences.

Nous en avons été les accoucheurs solitaires, et les seuls à payer le prix d’avoir eu raison trop tôt.

Qui nous remboursera cette avance de courage ? Pas la Justice, manifestement.

Nous dénonçons cette censure insupportable, faite pour nous empêcher de garder la santé économique que la qualité de nos pages devrait garantir.

I-Média – Censure climatique, les médias mainstream contre la liberté d’expression

L’interview de la semaine :

20 000 euros d’amende pour avoir dénoncé l’alarmisme climatique et le mensonge du réchauffement climatique anthropique. C’est la somme par laquelle l’ARCOM a sanctionné CNEWS pour avoir donné la parole à Philippe Herlin, économiste, dont le propos sort du dogme “autorisé” et répandu. Sur notre plateau, Philippe Herlin revient sur cette condamnation et dénonce une censure institutionnalisée qui étouffe le débat scientifique. Il analyse également pour nous le rôle trouble d’associations militantes comme “Quotas Climat” dans la dénonciation de ceux qui pensent autrement. Une analyse percutante qui révèle les mécanismes de la désinformation organisée dans des médias publics de moins en moins libres.

Les pastilles de l’info :

– La blague de Thomas Sotto : mais pour qui vote Léa Salamé ?
– Présidentielle 2027 : Glucksmann – Zemmour, le débat qui chauffe !
– Médias numériques vs mainstream : la guerre de l’information s’intensifie
– Crépol : les associations réclament la vérité sur le racisme anti-blancs
– Puy du fou : un récit national “controversé” ?
– Claire Geronimi : violée par un migrant sous OQTF et maintenant dénigrée par StreetPress
– La justice se ligue contre les natifs

Portrait piquant : Léa Salamé – Glucksmann

N’ayez pas peur, entrez dans l’Espérance

Le Courrier de l’Ouest relaie l’inquiétude de catholiques qui voient partir les cisterciens remplacés par les bénédictins de Sainte-Madeleine du Barroux.

Ils devraient se réjouir : c’est une grande grâce d’avoir une abbaye bénédictine non loin de chez soi.

Écouter l’évangile, c’est écouter le Christ

Le chant de l’évangile est une cérémonie particulièrement développée à la messe solennelle. Les rites qui l’accompagnent soulignent l’importance que l’Église accorde à la parole du divin Maître et disposent à la révérence envers celle-ci.

1. Le livre est déposé sur l’autel

En premier lieu, le diacre dépose sur l’autel le livre des évangiles. C’est le premier geste de révérence à l’égard des saints évangiles, dont le livre sera ensuite porté en procession, salué, encensé et marqué d’une croix par le diacre, baisé par le prêtre. Ces gestes participent d’un culte d’adoration relatif à l’égard du livre des évangiles, semblable à celui que nous pouvons avoir à l’égard des images de Notre-Seigneur ou des représentations de la Croix[1]. À travers le livre des évangiles, c’est le Christ que nous adorons :

 […] l’évangile n’est pas seulement un enseignement, qu’il n’est pas seulement le point culminant de la partie de l’avant-messe affectée à l’enseignement ; il est plus encore : c’est un acte d’hommage envers le Christ, la liturgie voyant dans l’Évangile le Christ en personne[2].

En l’occurrence, seul le livre des évangiles peut reposer au centre de l’autel qui, en dehors de là, ne porte que les oblats ou le Saint-Sacrements lui-même.

2. Le diacre demande et reçoit la bénédiction du prêtre

Il appartient au diacre de chanter l’évangile. Cette fonction lui est réservée depuis le IVesiècle. Auparavant, il fait remplir l’encensoir par le prêtre, puis récite à genoux la prière Munda cor :

 Purifiez mon cœur et mes lèvres, Dieu tout-puissant qui avez purifié les lèvres du prophète Isaïe avec un charbon ardent. Daignez par votre miséricordieuse bonté me purifier pour que je sois capable de proclamer dignement votre saint Évangile. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il[3].

En effet :

 Le cœur et les lèvres de celui qui va annoncer la parole de Dieu doivent être purs, comme Dieu lui-même l’a fait comprendre à son messager Isaïe[4], quand le Séraphin toucha ses lèvres avec le charbon ardent ; non seulement les lèvres, qui doivent prononcer la parole sainte, mais aussi le cœur, puisqu’il ne s’agit pas d’une récitation mécanique, mais d’une proclamation portée par l’Esprit, remplie de l’Esprit, et puisque le messager de la bonne nouvelle […] doit d’abord la recevoir dans son propre cœur avant de la publier devant la communauté[5].

Ayant pris le livre des évangiles sur l’autel, il s’agenouille de nouveau et demande au prêtre sa bénédiction :

« Père, daignez me bénir. »[6]

À quoi le prêtre répond :

« Que le Seigneur soit dans ton cœur et sur tes lèvres pour que tu proclames son Évangile d’une manière correcte et digne. Au nom du Père, et du Fils, + et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. »[7]

Le diacre baise alors la main du prêtre qui vient de le bénir.

Lorsque le prêtre doit lire lui-même l’évangile, il s’incline profondément devant l’autel et récite les mêmes prières, en demandant toutefois la bénédiction à Dieu directement[8].

3. Procession

La procession se met alors en place : en tête les acolytes, portant leurs chandeliers allumés, puis le cérémoniaire et le thuriféraire, dont l’encensoir est fumant, enfin le sous-diacre, puis le diacre, portant le livre des évangiles. Ce cortège solennel forme l’image du cortège triomphal du Christ[9].

 […] le port de lumières devant l’évangile correspond à une antique coutume, commune à tous les chrétiens[10].

Pour saint Jérôme, si l’on allume des lumières quand l’évangile va être lu, même en plein jour, c’est une manière d’exprimer la joie[11]. On remarquera d’ailleurs que les cierges allumés ne sont pas portés à l’évangile pour les messes des défunts.

Il s’agit également d’un honneur rendu au livre des évangiles, ce que suggère un rapprochement avec un rite semblable qui existait dans le cérémonial civil romain :

 Le liber mandatorum [livre d’instructions], qui contenait les prérogatives conférées par l’empereur au praefectus praetrorio [préfet du prétoire], est déposé dans la salle du tribunal [prétoire] sur une table couverte d’un tapis entre deux cierges allumés[12].

Les honneurs de la lumière et de l’encens portés devant le livre des évangiles s’apparentent aussi à ceux que l’on rendait aux hauts dignitaires de l’État romain, puis, à partir de Constantin, aux dignitaires de l’Église pour leurs interventions solennelles. Ainsi :

 […] dans l’évangéliaire qui contient la parole du Christ, c’est le Christ lui-même que l’on veut honorer, son entrée que l’on veut solenniser[13].

4. Orientation

La procession se dirige vers la gauche du chœur et s’arrête face au nord. Cette orientation est symbolique.

D’après saint Rémi d’Auxerre (+ 908) : « … le Nord est la région du diable auquel il faut opposer la parole de Dieu[14].

Pour saint Yves de Chartres (+ vers 1117) : « … l’Évangile est annoncé contre le paganisme, représenté par le nord de la terre où la froidure de l’infidélité a régné si longtemps[15].

Saint Yves de Chartres attache aussi une signification au passage du côté droit au côté gauche pour lire l’évangile : « il représente la prédication de la foi passant des Juifs aux païens[16].

Ce passage est également présent lorsque le prêtre chante ou lit lui-même l’évangile : un servant déplace alors le missel de la droite vers la gauche de l’autel (ce que fait également le sous-diacre à la messe solennelle) et le prêtre se tient, non pas face à l’autel mais de biais, pour faire face au nord. C’est la même position qu’il adoptera pour le dernier évangile.

5. Acclamations, signes de croix et encensement

Le diacre interpelle d’abord les fidèles : « Dominus vobiscum. » Puis il annonce l’évangile : « Suite du saint évangile de selon saint… »[17]. Ce faisant il signe le livre d’une croix, à l’endroit du titre de l’évangile, puis se signe lui-même sur le front, sur les lèvres et sur le cœur, geste que reproduisent tous les assistants.

Ces signes de croix appellent évidemment la bénédiction divine, mais. En effet, « le désir de recueillir la parole sacrée et d’en retenir la bénédiction […] a trouvé une expression durable dans […] le signe de la croix »[18]. Il faut peut-être trouver « le sens originel de [ces] croix tracées sur eux-mêmes par les fidèles […] dans le texte de l’Évangile souvent cité à ce propos sur le malin ennemi, qui voudrait enlever du cœur des auditeurs la semence de la parole de Dieu[19] »[20].

Les signes de croix constituent également une profession de foi :

[…] on y voit la disposition à confesser franchement sa foi dans le sens de la parole de saint Paul : “Je ne rougis pas de l’Évangile.”[21] C’est bien en ce sens que de la croix sur le front est sorti le triple signe de croix et la croix sur le livre : nous voulons, le front haut, nous porter garants de la parole que nous a apportée le Christ et qui est consignée dans ce livre, la confesser de bouche et surtout la conserver fidèlement dans le cœur[22].

Un ancien missel proposait cette prière à réciter en même temps que l’on se signait :

Seigneur, par le signe de la croix vivifiante, protégez tous mes sens, pour entendre les paroles du saint évangile, les croire avec le cœur et les accomplir par les œuvres[23].

À l’annonce de l’évangile, on répond : « Gloria tibi Domine. Gloire à vous Seigneur », ce qui confirme que c’est bien, dans l’évangile, le Christ lui-même qu’on veut honorer. Le diacre encense d’ailleurs le livre des évangiles d’autant de coups que le Saint-Sacrement sera encensé à l’élévation (trois coups doubles). Il en sera de même de la réponse des servants à la fin de l’évangile : « Laus tibi, Christe. Louange à vous, ô Christ. »

Dès ce moment, tous, y compris le prêtre demeuré à l’autel, se tournent vers le livre des évangiles. On se tient debout pour entendre l’évangile. Cet usage, attesté depuis le IVesiècle, est une marque de respect supplémentaire.

6. Baiser de l’évangéliaire

Le chant de l’évangile étant achevé, le sous-diacre, qui soutenait le livre le porte au prêtre, qui l’honore d’un baiser. On remarquera d’ailleurs que le sous-diacre ne s’arrête pas devant le tabernacle ou la croix d’autel pour faire la génuflexion, car il porte le livre des évangiles ouvert. En baisant le livre, le prêtre dit :

 Que par les paroles évangéliques, nos péchés soient effacés[24].

Puis le prêtre est lui-même encensé. Ces deux rites qui concluent la proclamation de l’évangile manifestent le désir de recueillir la parole sacrée et d’en retenir la bénédiction.

7. Distribution

Quant au choix des textes, il est remarquable que « pour les évangiles […], la distribution des lectures dans la liturgie romaine au début du Moyen Âge […] concorde presque complètement avec l’ordonnance actuelle, pour autant qu’il s’agit de part et d’autre des mêmes fêtes liturgiques[25]. »

En effet, à de rares exceptions près, les évangiles du propre du temps, c’est-à-dire des dimanches, des fêtes principales de l’année liturgique et des féries [jours de semaine] du Carême que l’on trouve aujourd’hui dans le missel correspondent exactement à ceux que donne un manuscrit du VIIIe siècle, reproduisant les usages liturgiques du VIIesiècle[26].

C’est donc une vénérable tradition de près de treize siècles que perpétue le missel :

 […] chaque année aux mêmes jours l’Église, par la voix de ses diacres, forme ses enfants aux mêmes enseignements évangéliques. […]

Si le pape saint Grégoire (+ 604) devait reparaître, il entendrait dans les innombrables cathédrales, églises et oratoire de l’ancien et du nouveau monde les mêmes évangiles qui retentissaient de son temps à la messe pontificale dans les basiliques romaines[27].

Droits de l’enfant: attention au danger de l’infantisme !

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

En ce 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, nous rappelons la raison d’être des droits de l’enfant, telle qu’elle figure dans le Préambule de la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989:

« l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux ».

Trente-six ans plus tard, cette vérité est menacée, non par les bombes ou la misère, mais par une idéologie : l’infantisme.

L’ ”infantisme”, ou l’ “enfantisme” (voir Matthieu le Tourneur ICI) postule qu’il existerait, à l’instar du racisme ou du sexisme, un « système de domination » des adultes sur les enfants. Les enfants sont décrits dans cette pespective comme une catégorie opprimée, intrinsèquement fragile, maintenue dans la dépendance par des préjugés systémiques. La prétendue solution ? Renverser la domination : émanciper l’enfant de toute autorité, y compris et surtout parentale, pour en faire un « citoyen à part entière » dès le plus jeune âge.

Le projet est clair : disqualifier les parents comme premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

Ce renversement est gravissime et remet en cause la lente et patiente construction juridique de la protection de l’enfance. Il transforme la famille en un champ de bataille où l’enfant est invité à se poser en victime de ceux qui l’aiment le plus. Il remplace la logique du don et de l’amour par celle du rapport de force et de la domination.

L’infantisme n’est pas seulement une théorie:

  • Le Conseil Economique sociale et environnemental (CESE) s’est déjà fait le chantre de cette notion dans sa décision “Le droit des enfants de participer aux délibérations publiques” (ICI)  de novembre 2025 ou encore dans son avis et son rapport intitulé “Éduquer à la vie affective, relationnelle et sexuelle” (ICI).
  • Une manifestation à Paris a eu lieu le 15 novembre pour dénoncer l’infantisme derrière la lutte contre les violences faites aux enfants(ICI).

Respect du temps de l’enfance

Juristes pour l’enfance le rappelle: un enfant ne peut pas et ne doit pas être confronté à la vie adulte sans passer par ces étapes de construction que sont l’enfance et puis l’adolescence.

La vraie lutte pour les droits de l’enfant n’est pas de le dresser contre ceux qui lui ont donné la vie. Elle est de redonner aux familles la confiance, les moyens et la liberté d’éduquer leur enfant.

Il existe sans doute des cas de familles dysfonctionnelles, et la société doit venir en aide pour gérer ces cas problématiques. Cependant, ils ne peuvent servir de motif, ou plutôt de prétexte, pour disqualifier les parents en général qui demeurent les mieux placés pour prendre soin de leurs enfants.

Juristes pour l’enfance est engagé pour soutenir et faire respecter les parents comme ce qu’ils sont et comme le droit international les reconnait, 1ers et principaux éducateurs de leurs enfants.

En cette Journée internationale des droits de l’enfant, nous alertons sur cette nouvelle mode de vouloir émanciper les enfants qui, sous couvert de l’idée en apparence généreuse de leur donner de l’autonomie, revient en réalité à faire peser sur leurs épaules des responsabilités qui ne sont pas de leur âge. Laissons aux enfants leur enfance“, commente Aude Mirkovic, Présidente de l’association.

“L’islam nous ramène à la question religieuse. C’est un grand paradoxe de notre histoire”

Hier au soir au palais des Congrès de Versailles, Eric Zemmour et Eric Naulleau, réunis par l’association Les Eveilleurs, ont évoqué, devant environ un millier des personnes, les racines chrétiennes de la France, l’islamo-gauchisme, le wokisme…

Interrogé sur la notion de “judéo-christianisme”, Eric Zemmour a rappelé qu’il était bien conscient de l’opposition entre judaïsme et christianisme, mais a insisté sur le fait que le christianisme a réussi à faire la synthèse entre les civilisations juives, grecques et romaines. Cette synthèse c’est le catholicisme qui a fait la France. Et la République dite française s’échine à déchristianiser la France, au point de la faire disparaître :

“Le pays a été tellement déchristianisé que les catholiques sont devenus minoritaires. Sans eux, la France n’est plus la France”

Concernant l’alliance paradoxale entre islamistes et wokistes, “il n’aura échappé à personne que les LGBT c’est pas vraiment le genre de beauté des islamistes”, les deux intervenants ont souligné la caractère d’idiots utiles du milieu LGBT+ comme de Jean-Luc Mélanchon, dont 2027 constitue le dernier tour de piste, tandis que les islamistes ont l’éternité devant eux, avec notamment le pouvoir démographique.

Eric Zemmour a décortiqué la stratégie des Frères musulmans, qui utilisent notre droit, et notamment notre notion de liberté individuelle, pour le retourner contre notre civilisation. Quand une femme voilée explique qu’elle porte le voile par choix libre et personnel, c’est totalement faux car cette notion d’individu libre est absente dans l’islam, où tout n’est que soumission, comme le signifie le terme d’islam, tandis que le concept de personne libre a été inventée par la civilisation chrétienne. Quant aux wokistes, ils illustrent cette célèbre citation de Chesterton, “le monde est plein de vertus chrétiennes devenues folles”. La liberté étant décorrellée de la vérité, n’importe quel olibrius peut se déclarer homme, femme, chaise ou fer à repasser…

Interrogés sur des raisons d’espérer, Eric Naulleau, pourtant assez pessimsiste (il se définit comme président du parti ‘foutuiste’) souligne

“Je suis pessimiste mais je crois que si on reprenait le contrôle de l’école, tout ne serait pas fichu”

Quant à Eric Zemmour, il s’est réjouit de la forte affluence au pèlerinage de Chartres et de la croissance du nombre de baptême d’adultes, même si cela ne compense pas la chute des baptêmes à la naissance.

La prochaine soirée des Eveilleurs aura lieu le 15 décembre autour de Philippe de Villiers.

Conférence – “Rebâtir la civilisation chrétienne” (Fraternité Saint-Ephrem)

En cette année anniversaire de Quas Primas (1925), Augustin Marie Bréchard de la Fraternité Saint-Ephrem a donné une conférence à ‪la Cocarde étudiante‬ lilloise, le 13 novembre 2025. Guidé par la pensée française de Jacques Maritain, Rémi Brague et Gustave Thibon, il rappelle que “le renouvellement de l’ordre social selon les principes chrétiens sera une œuvre de sainteté, sans quoi il ne se produira pas du tout.” Il rappelle aussi les enseignements de l’Église catholique, de sa Doctrine Sociale, de son catéchisme, de ses encycliques, elle qui est la première protectrice de la “civilisation chrétienne.”

Il cite aussi le professeur Plinio Correa de Oliveira, fondateur de la ‪TFP et auteur de “Révolution et Contre-Révolution”, ainsi que Rod Dreher.

L’audio de la conférence est disponible via ce lien :

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Mariage civil : en 1793, le bref apostolique méconnu du Saint-Siège à l’évêque de Vendée

Article paru sur le site internet de La Nef :

“Le 28 mai 1793, alors que la Terreur bat son plein et que la première Guerre de Vendée est entamée, le Saint-Siège publie le bref apostolique Perlatae Sunt, adressé à l’évêque de Luçon. En effet, sollicité par écrit par son clergé, Mgr de Mercy, évêque réfractaire réfugié à l’étranger, avait demandé au Saint-Siège de se positionner sur les consignes à donner à son diocèse concernant le mariage civil. Celui-ci avait été instauré en 1792, et était à l’époque une simple déclaration des mariés à effectuer devant la municipalité indépendamment du mariage catholique. Par ailleurs, notamment à cause des troubles liés à la Constitution civile du clergé, les curés légitimes étaient absents pour la majeure partie des fidèles. Il est intéressant d’étudier la ligne de Rome sur le mariage civil durant cette époque si troublée de l’Histoire de France.

Le bref Perlatae Sunt est rédigé par une congrégation de cardinaux choisis par Pie VI pour assister « au plus vite » les fidèles « zélés » du diocèse de Luçon « en ces temps si douloureux ». Approuvé par Pie VI et signé du Cardinal de Zelada (Secrétaire d’État et Grand pénitencier), il décrit les consignes à donner à ces fidèles.

Tout d’abord, il est affirmé dans le bref que, même si le décret tridentin Tametsi sur le mariage n’a pas été formellement publié en France, il est « absolument certain » que ces règles de forme de contraction du mariage (imposées par Tametsi) étaient admises.[1] L’inverse sera ensuite affirmé en 1802 par Portalis et les nouveaux gallicans. Pourtant, les défenseurs du XVIIe siècle des « libertés de l’Église gallicane » reconnaissaient « sans difficulté » à l’Église sa juridiction sur le « lien de mariage ».

Le bref affirme ensuite qu’en l’absence de curés légitimes, les fidèles peuvent contacter validement mariage devant des témoins et si possible des témoins catholiques. Cependant, ils « doivent s’abstenir absolument de contracter mariage devant la municipalité », étant donné que les membres de la municipalité sont le plus probablement jureurs donc « schismatiques ». Néanmoins, après avoir ainsi contracté validement mariage, ils peuvent, « pour jouir des effets civils », faire la déclaration devant la municipalité « tout en gardant à l’esprit qu’ils ne contractent pas de mariage à ce moment-là et ne participent seulement qu’à un acte purement civil ».

Cette interprétation de Perlatae Sunt comme demandant que l’acte civil ait lieu après le mariage catholique est unanimement reprise par les commentateurs successifs.[2]

En 1830, le Mémorial catholique publiait un rescrit du 24 décembre 1829 de la Sacrée Pénitencerie. Elle avait été sollicitée par un curé français anonyme, demandant ce qu’il fallait appliquer entre la demande de postériorité de l’acte civil par Perlatae Sunt, et l’obligation d’antériorité du mariage civil. Cette dernière avait été imposée à l’Église en 1802 par les articles organiques du Concordat, et était sanctionnée depuis 1810 d’amende voire de prison ou même de déportation en cas de récidives. « La question ayant été examinée, la Sacrée Pénitencerie répond au curé demandeur : qu’il admette la célébration du mariage même après un contrat civil ; cependant, il doit enseigner aux époux la doctrine catholique concernant le sacrement de mariage. » [3]

Le Saint-Siège s’était pourtant opposé dès le début à l’obligation d’antériorité du mariage civil de 1802. Il argumentait qu’elle pouvait faire croire (i) aux futurs mariés que le mariage civil seul suffisait pour être unis devant Dieu et l’Église, ou (ii) légitime aux mariés civils de forcer les prêtres à les marier ensuite religieusement. Et il affirmait que ces velléités potentielles s’opposent à l’autorité confiée à l’Église par le Christ.[4] Après l’échec du Concordat de 1817, et au vu des sanctions risquées par les prêtres mariant religieusement avant l’acte civil, le Saint-Siège considérait ainsi en 1830 que le respect de l’obligation d’antériorité était un moindre mal. Il continuera par la suite à s’opposer à l’extension de cette obligation à d’autres pays. Il affirmait par exemple en 1893 qu’elle « punirait le mariage religieux en le déclarant implicitement illicite, lorsqu’il n’est pas précédé du rite civil ». [5]

En 1880, l’encyclique Arcanum Divinae de Léon XIII, consacrée au sujet du mariage, cite expressément Perlatae Sunt comme l’une des protestations de l’Église contre les « lois civiles si défectueuses ».

Plus généralement, l’enseignement constant de l’Église sur le mariage défend ainsi une saine distinction des pouvoirs civils et religieux. Saint Thomas d’Aquin affirmait que la génération des enfants doit être soumise à la réglementation du droit civil et au gouvernement ecclésiastique.[6] Urbain VIII, malgré les fortes pressions françaises, refuse de reconnaître nul le mariage clandestin de 1632 de Gaston d’Orléans, mais laisse le droit français libre d’en « empêcher les effets civils ». Pie VI demande en 1788 que le clergé ne soit pas chargé du mariage civil des protestants instauré en 1787. Pie VII demande aux évêques français en 1809 d’enseigner la véritable doctrine sur le mariage, pour rendre à Dieu ce qui est à Dieu, sans négliger César. Pie IX demande en 1852 au roi d’Italie « que le pouvoir civil dispose des effets civils qui dérivent du mariage, mais qu’il laisse l’Église régler la validité du mariage même entre chrétiens. » Arcanum Divinae de Léon XIII en 1880 approfondit la doctrine des effets purement civils du mariage chrétien : « le droit civil ne peut régler et administrer que les choses qui, dans l’ordre civil, sont des conséquences du mariage ». Les effets purement civils sont essentiellement les rapports matériels entre les époux et les régimes matrimoniaux : dot, succession, administration des biens, nationalité des époux, … etc.

Ces éléments, bien que rappelés avec moins de vigueur de nos jours, sont toujours d’actualité. Jean-Paul II affirmait en 1981 dans l’encyclique Familiaris consortio, que si un unique mariage civil pour des catholiques était un « certain engagement dans un état de vie précis », « l’Église ne peut pas non plus accepter cette situation ». Le canon 1059 du code de droit canonique affirme toujours la compétence du « pouvoir civil » uniquement pour les « effets purement civils » du mariage chrétien. En 2005, Benoît XVI saluait pour l’Italie (dont le concordat permet une reconnaissance civile du mariage catholique) une « saine laïcité » d’un État en « harmonie intime avec les exigences supérieures » dérivant du « destin éternel » de l’homme.

Edouard Castellan

[1] Entre autres documents et déclarations des monarques au fil des siècles allant en ce sens, l’article 44 de l’Ordonnance de Blois (1579) interdit formellement aux notaires de marier « par paroles de présent », appliquant ce point précis du concile de Trente.
[2] Dont Gérard Mathon, Le mariage des chrétiens : Du concile de Trente à nos jours, t. II, Desclée, 1994, pp. 338-339, proposant une traduction en langue française de l’essentiel de Perlatae Sunt.
[3] Le Mémorial catholique, 1830, t. I, pp. 109-113.
[4] Le Concordat de 1801 et les articles organiques […] avec les protestations du pape Pie VII contre les articles organiques, par un agent de contentieux administratif, Marseille, 1894, p. 86-88.
[5] Léon XIII, lettre apostolique Il divisamiento adressée aux évêques de Vénétie, 1893.
[6] Somme contre les Gentils, t.IV, c.78, n.2.

Si, depuis 2001 aux Pays-Bas, les unions de personnes de même sexe appelées “mariages” sont entrées dans le droit civil de certains pays, il ne semble pas à ce stade que l’Eglise et les Papes aient considéré que cela constitue une raison de ne plus souhaiter que les effets purement civils du mariage chrétien soient reconnus par ces pays aux « lois civiles si défectueuses »…

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Un sacristain agressé devant l’église de La Madeleine à Paris

Un sacristain de la Madeleine a été violemment agressé devant l’église du 8e arrondissement de Paris, mardi 18 novembre, vers 17h30.

Un couple a commencé à prendre des photos quand le sacristain est intervenu pour rappeler qu’il était autorisé de photographier l’édifice, sans franchir une zone interdite.

C’est alors que l’homme a saisi la victime, l’a étranglée, puis l’a projetée au sol.

Le suspect de « type africain » a pris la fuite, comme la femme qui l’accompagnait. Il est activement recherché. Une enquête a été ouverte.

Léon XIV et le retour de la messe traditionnelle ?

source : https://leconservateur-media.fr/2025/11/17/leon-xiv-et-le-retour-de-la-messe-traditionnelle/

LÉON XIV ENTROUVRE LARGEMENT LA PORTE : VERS UN RETOUR DE LA MESSE TRADITIONNELLE ?

Alors que beaucoup redoutaient une continuité stricte avec les politiques liturgiques du pontificat précédent, les signaux envoyés ces derniers jours depuis Rome montrent un tout autre paysage. Selon plusieurs sources épiscopales britanniques relayées par The Pillar, le pape Léon XIV serait sur le point d’accorder des exemptions “généreuses” au motu proprio Traditionis Custodes — NDLR :sans toutefois l’abroger formellement…—

Une évolution prudente, mais décisive. Et surtout : un message clair envoyé à l’Église universelle.

UNE RÉUNION À LONDRES QUI CHANGE LE TON

Lors de l’assemblée plénière des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles, le nonce apostolique, Mgr Miguel Maury Buendía, a surpris son auditoire. Selon des sources présentes, il a affirmé que le pape Léon XIV voulait que l’on fasse preuve de « générosité » dans les demandes de dérogation au motu proprio de 2021.

« Léon XIV demandera au cardinal Arthur Roche d’être généreux »
Tout indique que Rome souhaite cesser la politique de rétrécissement progressif imposée par le précédent pontificat. Le nonce l’a même justifié théologiquement : l’Église possède une variété de rites, pourquoi exclure le plus ancien, celui qui a sanctifié des générations ?

PAS D’ABROGATION… MAIS UN CLIMAT TOTALEMENT NOUVEAU

Selon les évêques présents, Léon XIV n’entend pas supprimer Traditionis Custodes pour ne pas créer un séisme institutionnel. En revanche, il veut en neutraliser les effets les plus restrictifs. Les évêques pourraient à nouveau demander facilement des célébrations dans les églises paroissiales, les dérogations, jusque-là très temporaires, seraient prolongées quasi automatiquement, les fidèles et prêtres attachés au rite tridentin seraient explicitement inclus dans le « Todos, todos, todos » du pape — NDLR : et plus » Todos, todos, todos sauf les catholiques romains ! » —

L’objectif ?
Non pas opposer, mais apaiser. Laisser respirer. Rouvrir les fenêtres. Afin !

CE QUE L’ON PENSE CHEZ LE CONSERVATEUR MÉDIA

Ce que révèle ce mouvement romain va au-delà d’une question liturgique. Il marque la fin d’une ère de suspicion généralisée contre les communautés traditionnelles, la reconnaissance du rôle croissant de la jeunesse attachée à la liturgie ancienne, un repositionnement stratégique de Rome dans un contexte mondial de crise doctrinale et identitaire, et peut-être, l’ouverture d’un chapitre nouveau : celui d’une pacification durable. Sans abroger le motu proprio, Léon XIV en vide les aspects les plus agressifs.

Tout le contraire d’un geste technique : c’est un geste pastoral certes et politique d’une grande finesse intellectuelle dans le meilleur sens du terme. — NDLR : Léon c’est bon ! — . Nous ne sommes pas surpris chez Le Conservateur Média pensant que le pape Léon est suffisamment intelligent pour manœuvrer en douceur et faire sortir de manière ajuster l’Eglise de l’ère Bergoglienne.

Il faudra surveiller les décisions officielles dans les semaines à venir.
Mais une chose est déjà certaine :
Rome vient d’envoyer un message d’espérance. ! Alléluia !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Pour contrebalancer le sondage sur les musulmans, BFM évoque les intégristes catholiques dans les prisons…

Amélie Rosique, éditorialiste sur BFM, réagit à l’intervention d’Yves Thréard, venu commenter le sondage sur la radicalisation des musulmans.

Elle déclare, à partir de 6mn34 dans l’extrait ci-dessous sur X, que, ce qui l’inquiète, c’est la radicalisation des catholiques aux Etats-Unis (où pourtant, rappelons que c’est le chrétien Charlie Kirk qui a récemment été assassiné en plein débat !) ainsi que des intégristes catholiques dans… les prisons françaises !

Entre « Soumission » et « 1984 »

De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :

L’actualité politique des derniers jours a été assez largement dominée par la libération de Boualem Sansal et les commémorations des attentats du 13 novembre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos dirigeants persistent à ne pas comprendre que l’islam n’est pas une religion, comme le disait le grand islamologue Rémi Brague en manière de provocation – en tout cas, pas une religion compréhensible à l’aide de nos concepts largement issus du christianisme.

Il est peut-être émouvant mais tout à fait inefficace politiquement de répondre à des terroristes : « Mon amour est plus fort que ta haine ne le sera jamais. » Et, pour le cas particulier du terrorisme islamique, la distinction islam-islamisme n’a aucun sens.

Ce que l’on appelle aujourd’hui islamisme n’est rien d’autre que l’islam des origines.

On peut inviter les musulmans à se désolidariser des terroristes, mais je persiste à ne pas comprendre au nom de quelle autorité ou de quelle compétence les dirigeants français (par ailleurs méprisés par le monde musulman, comme l’a abondamment montré l’incapacité de la France à faire libérer Boualem Sansal pendant un an) pourraient promouvoir telle lecture du Coran plutôt que telle autre.

Mais, plutôt que de redire une énième fois ces choses (qui ne sont d’ailleurs ignorées que des aveugles volontaires), je voudrais ici insister sur le fait que la bataille est d’abord culturelle.

Notre amie Évelyne Joslain a écrit un excellent livre sur le sujet. Mais la guerre culturelle n’est pas réservée au monde anglo-saxon, ni aux intellectuels : la semaine dernière a montré à l’envi que ceux qui prétendent nous diriger ont déjà fait allégeance en esprit à nos ennemis. Or, c’est dans la tête que commence la soumission. Et que commence la résistance.

Deux romans au moins invitent à la dissidence mieux que bien des analyses scientifiques : « Soumission » de Houellebecq et « 1984 » d’Orwell.

Le premier décrit un Occident sans espérance, engoncé dans son consumérisme. C’est sur ce nihilisme que l’islam prospère. Une civilisation pour laquelle plus personne ne trouve de raison de mourir ne mérite pas de vivre – et qui accepterait de mourir pour des zones commerciales d’une laideur à faire peur ou les pseudo-libertés du wokisme ?

Cette étouffante grisaille s’accompagne d’un flicage dont Orwell n’aurait pas pu rêver et qui prend modèle sur l’une des pires tyrannies de l’histoire de l’humanité : le communisme chi­nois et son contrôle social.

Que des dirigeants « libéraux » envisagent sans sourciller, pêle-mêle, la suppression de l’argent liquide (pour tracer tous les transferts financiers des citoyens), des ausweis sanitaires ou écologiques pour sortir de chez soi, ou encore l’interdiction des médias alternatifs pour imposer sans opposition leur post-vérité est littéralement glaçant. Et il est plus glaçant encore de voir les peuples obéir comme des moutons à l’abattoir.

Houellebecq et Orwell (parmi beaucoup d’autres, dont Sansal n’est pas le moindre, notamment pour son roman « 2084 », qui fait explicitement référence à « 1984 » et à la domination islamique) décrivent (hélas) admirablement notre monde.

Je ne vois qu’une façon de sortir de cette domination culturelle de l’islamo-gauchisme : réaffirmer clairement et courageusement les fondements de notre civilisation chrétienne et rappeler que l’homme est une créature libre et responsable – et que le vieux fantasme saint-simonien de remplacer le « gouvernement des hommes » par « l’administration des choses » nous conduira inéluctablement l’humanité en enfer.

Découvrir la méditation ignatienne pendant l’Avent 2025

A l’approche de Noël, Meditatio lance un tout nouveau parcours de 25 méditations audios guidées pour se préparer à célébrer la naissance de Jésus. Cette année, l’application propose d’approfondir sa vie de prière en se laissant guider par un aîné dans la foi, Ignace de Loyola. A sa suite, chacun est invité à découvrir la méditation ignatienne en intériorisant la Parole de Dieu, en la méditant et en s’ouvrant progressivement à Celui qui vient se faire tout petit parmi nous.

Pendant 25 jours, Meditatio propose d’avancer avec confiance sur le chemin de la prière pour répondre à cette invitation : s’émerveiller de l’inouï de Dieu qui se fait l’un de nous. Cette route vers Noël sera éclairée par la vie d’Ignace de Loyola et permettra de s’initier à la méditation ignatienne. Tout au long de ce parcours, Ignace restera toutefois discret, fidèle à son souhait de “laisser la créature avec son Créateur” (ES n°15). Chacun avancera donc à son rythme, à partir de là où il en est, afin de pouvoir, le jour de Noël, accueillir Dieu qui veut demeurer en lui.

Concrètement, une méditation audio exclusive de 10 minutes sera proposée, chaque jour, du 30 novembre au 24 décembre, et permettra de contempler un passage de la Bible selon la méthode ignatienne en faisant appel à son imagination et à ses sens afin de s’imprégner du texte et le méditer. Chaque séance sera ponctuée de temps de silence et permettra de progressivement s’ouvrir à la présence de Dieu.

Ce parcours ignatien s’articulera autour des quatre grandes thématiques suivantes et permettra d’entrer petit à petit dans la joie de Noël :

  • Première semaine : Se mettre en route avec espérance,
  • Deuxième semaine : Entrer dans le silence de Dieu,
  • Troisième semaine : Accueillir la paix d’en haut,
  • Quatrième semaine : S’émerveiller de l’inouï de Dieu.

Avec plus de 500,000 téléchargements, Meditatio est la première application francophone de méditation chrétienne et a pour ambition de permettre à chacunde redécouvrir les pratiques chrétiennes de méditation et de contemplation. S’endormir paisiblement, découvrir la lectio divina, écouter les signes de Dieu, gérer ses émotions, trouver la paix, découvrir la prière de présence… Grâce à ces parcours riches et variés, chaque utilisateur peut prendre le temps de se recueillir et de méditer quotidiennement sur la thématique choisie. Avec ce nouveau programme d’Avent, Meditatio encourage chacun à s’arrêter le temps de quelques minutes pour nourrir sa vie de prière et s’ouvrir à la présence du Christ.

L’application est téléchargeable sur iPhone et sur Android.

“Je suis l’Immaculée conception” : séances à organiser autour du 8 décembre

SACRE CŒUR (436 755 entrées) et LE ROI DES ROIS (127 000 entrées) continuent de toucher des cœurs de 7 à 77 ans dans les salles de cinéma. Ces deux films seront encore proposés cette semaine dans respectivement 224 et 350 cinémas.

A l’occasion du 8 décembre prochain, Saje propose d’organiser des séances spéciales au cinéma autour du docu-fiction de Michal Kondrat : JE SUIS L’IMMACULÉE CONCEPTION.

« Je suis l’Immaculée Conception » : c’est ainsi que la Vierge Marie se présenta à sainte Bernadette en 1858 à Lourdes. A travers ce docu-fiction, de nombreux experts analysent l’Écriture Sainte pour nous aider à comprendre ce dogme de l’Immaculée Conception. Il nous plonge dans la vie de la Sainte Famille, depuis les noces de Cana jusqu’au Golgotha, mettant en lumière le rôle extraordinaire de Marie dans le plan du Salut.

Pour organiser une séance spéciale dans votre cinéma de quartier autour du 8 décembre, prenez contact avec Coralie ([email protected] – Est de la France) ou Joséphine ([email protected] – Ouest de la France).

Des chaînes publiques portent plainte avec nos impôts contre des chaînes privées

Radio France et France Télévisions ont assigné devant le Tribunal de commerce de Paris CNews, Europe 1 et le JDD. Les deux groupes publics ont déposé plainte pour « dénigrement», grief constitutif de la concurrence déloyale.

Si Radio France et France Télévisions se sont concertés avant de lancer cette action en justice, les deux groupes publics ont toutefois agi séparément.

Ces accusations de dénigrement ne datent pas d’aujourd’hui. Dans une lettre commune adressée mi-septembre à l’Arcom, les deux dirigeantes avaient déjà dénoncé une « campagne de dénigrement systématique et quotidienne », provenant « en particulier des antennes de la chaîne de télévision CNews et de la station de radio Europe 1 ». Le courrier pointait que des « propos dénigrants »y avaient « occupé ces derniers jours un temps d’antenne très significatif ». Pour appuyer leur propos, France Télévisions et Radio France avaient joint à la missive un «best of» d’extraits d’émissions particulièrement virulents.

Il serait temps de supprimer le financement public de ces chaînes.

L’Avènement

La fin des temps, l’Antechrist, la persécution des chrétiens… des thèmes rarement explorés au cinéma. Pourtant, quelques passionnés de Corrèze — et d’ailleurs — ont relevé le défi en réalisant L’Avènement, un court-métrage de 11 min 30 mêlant réflexion et suspense.

« Nous voulions que le spectateur se demande : et si l’Antechrist arrivait demain au pouvoir ? Comment réagirais-je, personnellement, en tant que chrétien ? » explique Gilles Texier, réalisateur du film.

S’inspirant du Maître de la Terre de Robert Hugh Benson et du personnage du Père Elijah créé par Michael O’Brien, le film propose une vision de l’Apocalypse radicalement différente de celle habituellement présentée : un temps de joie, de libération et de renouvellement plutôt que de destruction.

Deux acteurs professionnels ont accepté de jouer bénévolement, et pour le reste, c’est le cœur qui a parlé. « On sait que ça reste amateur et qu’on ne peut rivaliser avec des productions professionnelles, mais on est quand même fiers de cette belle aventure ».

Le film est diffusé sur Youtube le mercredi 19 novembre, en lien avec la liturgie qui nous invite alors à tourner nos regards vers la fin des temps.

Il ne restera rien du double quinquennat de Macron, sinon un champ de ruines

Même la réformette des retraites est oubliée, comme le soulignent Les 4 vérités :

Que restera-t-il des deux quinquennats d’Emmanuel Macron? Pas grand chose de bon, en tout cas. Pour sauver la tête du Premier ministre (ou plutôt pour gagner quelques semaines car, les mêmes causes produisant les mêmes effets, on voit mal comment Sébastien Lecornu échapperait au sort de ses prédécesseurs), la Macronie a en effet accepté d’enterrer l’une des seules réformes dont elle pouvait se prévaloir, celle des retraites.

Cette réforme était déjà une réformette: elle ne remettait nullement en cause le système soviétoïde qu’est devenue la retraite par répartition; elle avait renoncé à toute introduction de liberté (il ne serait pourtant pas difficile de demander à l’INSEE quelle est l’espérance de vie des mineurs de fond et d’en déduire à quel âge ces derniers peuvent partir à la retraite, ajoutant un bonus s’ils partent plus tard et un malus s’ils partent plus tôt); elle avait même renoncé à reporter l’âge légal de départ à 65 ans. Eh bien, même cette réformette vient d’être enterrée.

Pardon « suspendue », mais personne n’est dupe: aucun gouvernement ne reviendra sur cette suspension avant 2027. Et non seulement, elle a été enterrée mais c’est assez largement au bloc central qu’elle le doit. Cette suspension a en effet été adoptée par 255 voix contre 146 – alors même que la gauche radicale, communiste et LFI, votait contre! Dans le détail, les seuls à s’être opposés à cet enterrement pour des raisons de rigueur budgétaire sont les groupes Horizons et LR. Il existait certes de bonnes raisons de s’opposer à cette loi (puisque la plupart des personnes concernées sont au chômage ou en pré-retraite et que l’on voit mal ce que peut apporter à l’économie du pays le fait d’avoir des chômeurs partant en retraite un an plus tard!), mais soutenir son abrogation est tout à fait autre chose: ce nouveau vote du RN avec la gauche ne risque pas d’élargir la base électorale du parti à la flamme.

Plus extravagant encore, Mme Borne, qui était à Matignon lors de l’adoption de cette réforme des retraites, s’est dite favorable à sa suspension. Non seulement nos politiciens n’ont ni imagination ni courage, mais, en outre, ils sont incapables de cohérence. Ou, plus exactement, le seul principe qui guide avec une certaine constance leur action politique concerne leur propre maintien dans les confortables prébendes qu’ils se sont attribuées. Comment voulez-vous que le peuple ait le moindre respect pour ces gens qui disent tout et le contraire de tout ? Même leur parole est dévaluée. Cela ne peut pas bien finir…

Vers le sacre d’un évêque traditionaliste au Brésil, avec l’autorisation du pape ?

Mgr Fernando Rifan, administrateur de l’administration apostolique personnelle Saint Jean Marie Vianney de Campos (Brésil), a été reçu par le Pape Léon XIV le 15 novembre en audience privée.

Pour mémoire, dans les années 1970, Mgr de Castro Mayer, évêque de Campos, maintient la forme traditionnelle du rite romain dans son diocèse et, lors de son remplacement, l’Union sacerdotale Saint-Jean-Marie-Vianney (SSJV) est fondée, avec l’abbé Fernando Rifan comme supérieur, sous la houlette de Castro Mayer. Ce dernier se rapproche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) dont il co-consacre les 4 évêques en juin 1988. Après la mort de Mgr Castro Mayer, l’Union Saint-Jean-Marie-Vianney fait appel aux évêques de la Fraternité Saint-Pie X pour le sacre d’un successeur : Licinio Rangel est consacré évêque en 1991, sans l’aval du pape. En 2000, lorsque la FSSPX entame un rapprochement avec Rome, l’Union SSJV fait de même. Alors que la FSSPX refuse l’administration apostolique proposée, Mgr Rangel décide de continuer les pourparlers. Le 15 août 2001, une lettre d’union au Saint-Siège est adressée au pape Jean-Paul II, qui y répond le 25 décembre par une lettre réglant le statut juridique de l’administration. Le 18 août 2002, le père Fernando Rifan, vicaire général de l’Union sacerdotale Saint-Jean-Marie-Vianney et collaborateur le plus proche de Mgr Rangel, est sacré évêque à Campos au Brésil par le cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le Clergé, et par Mgr Rangel lui-même. Celui-ci est en effet malade et meurt le 16 décembre 2002.

Mgr Rifan a présenté au Pape Léon XIV les spécificités de l’Administration Saint Jean Marie Vianney (messe traditionnelle) et a évoqué sa succession puisqu’il a eu 75 ans cette année.

Mgr Rifan raconte :

Le 15 novembre 2025, j’ai été reçu en audience privée par le pape Léon XIV à la bibliothèque du Palais apostolique. L’audience a duré 30 minutes. Après m’être présenté comme évêque de l’Administration apostolique personnelle de saint Jean-Marie Vianney, titre qu’il ne connaissait certainement que de nom, je lui ai expliqué son origine et les raisons de sa création par le pape saint Jean-Paul II en 2002. Je lui ai relaté notre histoire et lui ai remis nos documents ainsi que ceux du Saint-Siège s’y rapportant. Je lui ai également offert certains de mes livres, articles et éclaircissements. J’ai évoqué notre cheminement théologique et spirituel, notre sortie de la séparation d’avec l’Église et notre prise de conscience de la nécessité de la communion, communion dans laquelle, grâce à Dieu et à l’Église, nous nous trouvons aujourd’hui.

Je lui ai exprimé notre communion et notre ferme adhésion au Siège de Pierre, en sa personne.

Il m’a posé plusieurs questions sur notre position, auxquelles j’ai répondu correctement, le satisfaisant pleinement.

Il s’est rendu compte que nous sommes très différents des autres groupes radicaux et schismatiques.

Je lui ai rappelé les paroles de saint Augustin : « Hors de l’Église, on peut avoir beaucoup de bonnes choses ; on peut chanter Alléluia, Amen, faire le signe de la croix, etc. Mais hors de l’Église, il n’y a pas de salut. »

Je lui ai montré comment nous sommes en communion avec notre évêque diocésain et avec les autres évêques catholiques.

Je lui ai expliqué le fonctionnement de notre séminaire et notre processus de sélection professionnelle.

Je lui ai expliqué que nous desservons également 11 autres diocèses avec la permission ou à la demande des évêques locaux.

Je lui ai donc parlé de la nécessité de maintenir notre administration apostolique pour le bien de l’Église. Je lui ai indiqué avoir déjà remis ma lettre de démission, compte tenu de mon âge (75 ans), et de la nécessité de conserver un évêque.

Bien entendu, sa réponse parviendra par les voies appropriées, après les consultations habituelles.

J’ai été très heureux de cette visite cordiale et propice, qui témoigne de notre adhésion et de notre communion avec le Siège de Pierre en sa personne.

A la fin, j’ai cité et nous avons récité la prière ensemble : Dominus conservet eum… et non tradat eum in manibus inimicorum eius.

Concernant ma démission, je ne me considère ni indispensable ni irremplaçable, ce qui est le cas de tous, comme je l’ai toujours enseigné.

Bien sûr, je n’ai rien demandé d’autre que sa bénédiction. Je fais mienne la prière de saint Martin : « Seigneur, si ton peuple a encore besoin de moi, je ne refuse pas de travailler. »

Mais ces procédures prennent du temps. Le pape ne donne pas de réponse immédiate. Il consulte d’abord longuement.

Je lui ai répété sa phrase, prononcée lorsqu’il était cardinal, lors du conclave : « Nous sommes entre les mains du Saint-Esprit et de l’Église. »

Prions pour que le Pape fasse ce qui est le mieux pour l’avenir de notre Administration apostolique, pour le bien de l’Église et pour la gloire de Dieu.

Notre-Dame, Mère de l’Église, nous protégera toujours.
Dieu pourvoit, Dieu pourvoira ! Sa miséricorde est sans fin.

« Pays de racistes dégénérés » : grâce à l’AGRIF, Nassira Al Moadem sera jugée

Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF et de Bernard ANTONY, Président-fondateur :

Le 30 avril 2024, en réponse à un article de RMC Sport faisant état du rappel de la Fédération française de football des règles sur le port de certains équipements, comme les collants ou les casques, pour éviter tout détournement du principe de neutralité religieuse, Madame Nassira Al Moadem, se présentant comme journaliste, a posté le propos suivant sur son compte X : « Pays de racistes dégénérés. Il n’y a pas d’autres mots. La Honte ! »

Malgré le tollé déclenché, le lendemain 1er mai 2024, Madame Moadem récidivait : « Pays de racistes dégénérés. Je maintiens 100% ces termes ».

Face à de tels propos, le 15 mai 2024, l’AGRIF déposait plainte avec constitution de Partie-Civile auprès du Doyen des juges d’instruction de Paris.

Le 12 novembre 2025, la consignation de notre plainte a enfin été ordonnée.

Madame Nassira Al Moadem sera donc jugée pour ses propos injurieux.

Conférence avec Éric Zemmour et Éric Naulleau à Versailles le 19 novembre

La grande conférence des Eveilleurs avec Éric Zemmour et Éric Naulleau aura lieu ce mercredi 19 novembre à 20h15, au Palais des Congrès de Versailles.

Il reste encore des places.

Vente et dédicaces de La messe n’est pas dite.

👉 Réservez votre soirée et invitez vos proches pour cette rencontre unique autour du débat d’idées !

Nous comptons sur vous : il existe pire que les regrets, il y a les remords!

À mercredi,

Les Eveilleurs

JE PRENDS MA PLACE AU PALAIS DES CONGRES

38% des Français musulmans approuvent des positions islamistes

Voici quelques extraits de l’enquête IFOP parue ce matin sur les musulmans de France :

Formation liturgique : le chemin à parcourir reste long

Recevant les participants au Cours de mise à jour des Responsables diocésains de Pastorale liturgique, le pape Léon XIV a rappelé l’importance de la formation liturgique :

[…] Le projet de formation auquel vous participez s’inscrit dans la double mission de l’Institut pontifical de liturgie. Conformément au souhait du Saint-Père Benoît XVI , il poursuit son service de l’Église avec enthousiasme, en pleine fidélité à la tradition liturgique et à la réforme voulue par le Concile Vatican II , selon les orientations de  Sacrosanctum  Concilium  et les déclarations du Magistère (cf.  Discours aux participants de la conférence organisée par l’Université pontificale Saint-Anselme , 6 mai 2011). Par ailleurs, des initiatives comme celle-ci contribuent à la réalisation des missions de formation définies dans la Constitution apostolique  Veritatis  gaudium , telles que la formation des ministres et des fidèles en vue de leur service pastoral et liturgique.

Il me semble que l’invitation chaleureuse du pape François s’adresse également à votre Institut. Dans sa Lettre apostolique  Desiderio desideravi , il recommande :

« Il est nécessaire de trouver les voies d’une formation qui soit l’étude de la liturgie. Depuis les débuts du mouvement liturgique, beaucoup a été fait à cet égard, avec de précieuses contributions de chercheurs et d’institutions académiques. Il est néanmoins important aujourd’hui de diffuser ce savoir au-delà du milieu universitaire, de manière accessible, afin que chaque fidèle puisse approfondir sa connaissance du sens théologique de la liturgie et de la célébration elle-même » ( n° 35 ).

En effet, dans les diocèses et les paroisses, une telle formation est nécessaire et il est important, lorsqu’elle fait défaut, d’instaurer des cours bibliques et liturgiques. L’Institut pontifical de liturgie pourrait les former afin d’aider les Églises particulières et les communautés paroissiales à être formées par la Parole de Dieu, en expliquant les textes du lectionnaire des jours de semaine et des fêtes, et aussi à poursuivre une initiation chrétienne et liturgique qui aide les fidèles à comprendre, par les rites, les prières et les signes visibles, le mystère de la foi célébrée (cf.  Sacrosanctum  Concilium , 48).

En matière de formation biblique et liturgique, je recommande aux responsables des services pastoraux liturgiques d’accorder une attention particulière à ceux qui proclament la Parole de Dieu. Il convient de veiller à ce que les lecteurs institués et ceux qui lisent régulièrement les Écritures lors des célébrations soient parfaitement préparés. Une connaissance biblique de base, une diction claire, la capacité de chanter le psaume responsorial et de composer des prières pour la communauté sont des aspects importants qui contribuent à la réforme liturgique et aident le Peuple de Dieu à progresser sur son chemin.

Nous sommes pleinement conscients que la formation liturgique est un thème central du cheminement conciliaire et post-conciliaire. Des progrès considérables ont été accomplis, mais le chemin à parcourir reste long. Ne nous lassons pas : reprenons avec enthousiasme les initiatives positives inspirées par la réforme et, parallèlement, cherchons de nouvelles voies et de nouvelles méthodes.

Le service de pastorale liturgique est responsable, dans chaque diocèse, de la formation liturgique continue du clergé et des fidèles, de la préparation aux ministères et de l’accompagnement des groupes liturgiques paroissiaux, des servants d’autel, des lecteurs et des chantres. Son objectif est de favoriser la participation active du Peuple de Dieu et une liturgie digne, attentive aux différentes sensibilités et empreinte de sobriété dans sa solennité.

Parmi les aspects liés à votre fonction de directeurs, je voudrais mentionner la promotion de la Liturgie des Heures, le soin apporté à la piété populaire et l’attention portée à la dimension festive dans la construction de nouvelles églises et l’adaptation des églises existantes. Ce sont des sujets que vous aborderez au cours de cette formation et auxquels vous êtes confrontés quotidiennement.

Dans de nombreuses paroisses, il existe donc des groupes liturgiques qui doivent œuvrer en synergie avec la commission diocésaine. L’expérience d’un groupe, même petit mais motivé, qui se préoccupe de la préparation de la liturgie, est l’expression d’une communauté attentive à ses célébrations, les prépare et les vit pleinement, en accord avec le curé. Ainsi, nous évitons de tout lui déléguer et de laisser à quelques personnes seulement la responsabilité du chant, de la proclamation de la Parole et de la décoration de l’église. Malheureusement, avec le temps, certains de ces groupes se sont réduits à néant, comme s’ils avaient perdu leur identité. Il est donc nécessaire de s’efforcer de rendre à nouveau cet aspect de la vie de l’Église attractif, capable d’impliquer des personnes compétentes ou, du moins, enclines à ce type de service.

En tant que directeurs nommés par les évêques, vous pourriez proposer à vos confrères curés des formations pour créer ou consolider des groupes liturgiques dans leur paroisse, en formant leurs membres et en leur suggérant des idées d’activités. Les ateliers de cette formation vous aideront à trouver et à expérimenter des formes adaptées à vos paroisses respectives. Votre créativité pastorale vous permettra alors de trouver les formes les plus appropriées.

Chers amis, alors que vous entamez ce cheminement formateur, j’espère que le séjour à Rome, durant l’Année jubilaire, en plus de vous offrir des outils pour une compréhension plus profonde, revigorera vos énergies spirituelles, afin que, de retour dans vos paroisses, vous puissiez poursuivre votre ministère pastoral au service de la liturgie avec un élan renouvelé. Tel est mon vœu, et je vous bénis de tout cœur. Merci.

Hozana invite ses partenaires et bénévoles à un pèlerinage exceptionnel à Fatima

Le 10 décembre 1925, la Vierge Marie est apparue à sœur Lucie, l’une des voyantes de Fatima. Elle lui a demandé d’établir dans l’Église la dévotion des « premiers samedis du mois », en réparation des offenses faites à son Cœur Immaculé. Cette demande faisait suite aux apparitions de 1917 à Fatima, où Marie avait déjà évoqué cette pratique comme moyen d’obtenir la paix dans le monde. La dévotion consiste à accomplir, chaque premier samedi, quatre actes concrets : se confesser, recevoir la communion, réciter un chapelet et méditer pendant 15 minutes un mystère du Rosaire.C’est dans ce contexte spirituel, à l’occasion du centenaire de cette apparition de 1925, que Hozana, le premier réseau de prière gratuit sur internet, organise un pèlerinage exceptionnel à Fatima, du vendredi 5 au dimanche 7 décembre 2025. Partenaires et bénévoles fidèles de l’association sont conviés à partager ce temps de prière, de marche et de fraternité, en présence de tous les membres de l’équipe d’Hozana. Un programme spirituel et fraternel

Durant trois jours, les participants seront invités à vivre un parcours alliant recueillement, découverte des lieux saints et temps communautaires.

Un hommage floral marial d’ampleur internationale

Le pèlerinage sera marqué par une messe solennelle, célébrée par Monseigneur Macaire et un hommage floral aux pieds de la Vierge de Fatima. Cet acte, qui réunira plus de 2000 pèlerins, vient clore l’opération internationale menée par Hozana en mai dernier : « 3 millions de roses pour Marie ». Grâce à la ferveur de centaines de milliers de fidèles dans le monde, trois millions de dizaines de chapelets ont été priées et offertes à la Vierge sur l’application Rosario, durant tout le mois de mai, mois qui lui est consacré.Dans la continuité de l’hommage floral rendu à Notre-Dame deGuadalupe au Mexique en mai 2024, des milliers de vraies fleurs seront déposées à Fatima, signe visible de cette immense vague de prière.L’équipe d’Hozana profitera également de ce pèlerinage pour déposer, aux pieds de Notre-Dame de Fatima, les intentions de prière confiées par des milliers de priants sur la plateforme.

Ce pèlerinage sera aussi l’occasion de rendre grâce pour l’histoire et la mission d’Hozana :

  • 11 ans d’existence,
  • Le premier réseau de prière gratuit sur Internet,
  • Près de 2,5 millions de priants à travers le monde,
  • 40 collaborateurs répartis aux quatre coins du globe,
  • Près de 13 000 communautés de prière en ligne… en 4 langues.

Une aventure missionnaire unique, qui ne cesse de grandir grâce au soutien de centaines de partenaires et de bénévoles engagés et fidèles.

La croix du baou de Saint-Jeannet supprimée pour la seconde fois

Une croix de 150 kilos surplombant le sommet du baou de Saint-Jeannet, près de Nice, avait été installée sans autorisation le 1er novembre, avant de disparaître sans plus d’explications.

Une seconde, installée au même endroit, a depuis été sciée.

Ukraine : le scandale de corruption éclabousse Volodymyr Zelensky

Alors qu’Emmanuel Macron a accueilli le président ukrainien en grande pompe, lui promettant monts et merveilles, un vaste scandale de corruption secoue les plus hautes sphères de l’État ukrainien. Et il ne s’agit visiblement pas de propagande russe puisque c’est le Bureau national anticorruption (Nabu), agence ukrainienne chargée de la lutte contre la corruption, qui a annoncé l’inculpation de huit personnes pour corruption, détournement de fonds et enrichissement illicite dans le secteur énergétique.

L’agence a également publié une partie des mille heures d’enregistrements recueillies au cours de l’enquête. On y entend les membres du réseau discuter de pots-de-vin et de rétrocommissions. Selon le Nabu, l’instigateur principal du système serait Timur Mindich, un proche du président Volodymyr Zelensky. Plusieurs hauts responsables apparaissent également dans le dossier : l’ancien ministre de l’Énergie Herman Halouchtchenko, aujourd’hui à la Justice ; l’ex-vice- premier ministre Oleksiy Tchernychov ; et l’ancien ministre de la Défense Roustem Oumerov, désormais secrétaire du Conseil de sécurité nationale -tous membres du cercle présidentiel.

L’enquête du Nabu, menée en partenariat avec le parquet spécialisé anticorruption, baptisée Opération Midas, a duré quinze mois. D’après les enquêteurs, les suspects exigeaient des sous- traitants jusqu’à 15 % de la valeur des contrats conclus avec Energoatom pour conserver leur statut de fournisseur. Ces contrats concernaient pour partie la construction d’abris protégeant les infrastructures énergétiques des frappes russes. Le montant total détourné atteindrait près de 100 millions de dollars.

Dans un pays où la population subit quotidiennement, depuis plusieurs semaines, des coupures d’électricité dues à une nouvelle campagne de bombardements russes, ces révélations sont explosives.

Les enregistrements indiquent qu’une partie des fonds aurait pu transiter vers Moscou. Le scandale met Volodymyr Zelensky en difficulté, face à une population qui demande des comptes. Le Nabu ne porte pas d’accusation directe contre le président ukrainien, mais Timur Mindich, présenté comme l’organisateur du système, est son associé historique et copropriétaire de son ancienne société de production. Prévenu de son inculpation, Mindich a quitté l’Ukraine lundi.

Face à l’ampleur du scandale, Volodymyr Zelensky a exigé le départ du ministre de la Justice, Herman Halouchtchenko, et de son successeur à l’Énergie, Svitlana Hryntchouk qui ont tous deux remis leur démission le soir même. Le président a également annoncé des sanctions contre son ex-associé Timur Mindich.

Malgré ses déclarations, Zelensky entretient depuis plusieurs mois des relations conflictuelles avec le Nabu et le parquet spécialisé anticorruption (SAP). En juillet, il avait même tenté de dissoudre ces deux organes sous prétexte de les « purger de l’influence russe »… La tentative a provoqué une mobilisation. Sous la pression conjuguée de la rue et des partenaires européens, le président a fini par rétablir leur indépendance.

Le blog catholique italien Messainlatino a remporté une action en justice contre Google

Le blog catholique traditionaliste Messainlatino.it a remporté une action en justice contre Google après que le site Web ait été bloqué par le géant technologique en raison d’une violation apparente de la politique de l’entreprise en matière de « discours haineux ». LifeSiteNews s’est entretenu avec le rédacteur en chef du blog, Luigi Casalini, qui a expliqué comment cette affaire met en lumière des défaillances cruciales de la gouvernance en ligne, les dangers de la censure algorithmique et a soutenu que la décision du tribunal constitue un précédent crucial pour la liberté numérique en Europe et au-delà :

Que vous a appris cette expérience sur la manière dont les géants du numérique définissent et appliquent les « discours haineux », notamment en ce qui concerne les contenus religieux ?

Luigi Casalini : Tout d’abord, merci de nous avoir donné l’opportunité de partager notre histoire avec le public international, et merci à LifeSiteNews pour l’attention qu’ils nous ont portée.

Depuis des années, le blog Messainlatino.it est la principale source d’information, bien qu’officieuse (nous ne sommes ni experts du Vatican ni journalistes), pour le monde catholique traditionaliste en Italie et au-delà. En juillet 2025, nous avons été bloqués et n’avons reçu qu’un bref courriel de trois lignes – anonyme, qui plus est – nous informant d’une prétendue violation du règlement de Google contre les discours haineux.

Cependant, Google n’a pas précisé la nature exacte de cette violation présumée. Elle n’a été ni qualifiée, ni quantifiée, ni décrite. Il est apparu par la suite que Google avait agi ainsi en violation du règlement européen relatif aux services numériques, qui encadre notamment la liberté d’expression en ligne.

Je tiens à souligner que le courriel n’était pas signé. Cela signifie que le blocage est dû à un algorithme, et non à un véritable modérateur. Or, Google a ainsi interrompu un service d’information apprécié et recherché par d’innombrables lecteurs : au moment du blocage, nous avions publié au moins 23 000 articles ! Nous n’avions même pas reçu d’avertissement préalable. Le plus grave, c’est que tout repose sur un algorithme incapable de discernement, risquant ainsi la disparition instantanée du travail accompli par de vraies personnes pendant des années.

Votre victoire judiciaire sera probablement qualifiée de précédent pour la liberté numérique en Europe. Selon vous, quel principe la Cour a-t-elle établi qui pourrait désormais protéger d’autres médias religieux ou conservateurs contre la censure arbitraire ?

MiL a été supprimé suite à la publication d’une interview de l’évêque Joseph Strickland. Pensez-vous que cet épisode reflète une hostilité croissante envers l’enseignement catholique traditionnel dans l’espace numérique ? Et si oui, pourquoi, selon vous ?

Google nous a informés par la suite, une fois la procédure judiciaire engagée, que le blocage avait été déclenché par la publication d’une traduction italienne d’une lettre de l’évêque Strickland. Dans cette lettre, il était affirmé, au sujet du diaconat féminin, que

« bien que les femmes aient toujours occupé une place importante dans l’Église, en tant que martyres, mystiques et saintes, leur dignité ne s’accroît pas en imitant les rôles masculins, mais en vivant pleinement la mission unique que Dieu leur a confiée. »

Google s’est focalisé sur le sens du mot « unique », s’obstinant à l’interpréter comme « réduit » ou « limité », alors qu’il est clair – comme l’a souligné le juge – que le sens voulu était « singulier » ou « privilégié ». Il est à noter que cet article contenant la lettre traduite de Strickland n’a jamais été rétabli, même après la victoire judiciaire et la remise en ligne du blog.

Tout ceci sert d’avertissement, car si cela est considéré comme un discours de haine, alors chaque fois que nous publions une citation du Magistère pontifical ou même des Saintes Écritures, nous commettons un acte de discours de haine. En effet, Google a même contesté un article publié après la restauration du blog, dans lequel nous affirmions que le diaconat féminin est inadmissible sur la base de documents du Concile Vatican II, des Saintes Écritures et du Catéchisme de l’Église catholique . Concrètement, la doctrine catholique est censurée.      

Pendant la crise, vous avez reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques italiennes et européennes, ainsi que de divers médias, y compris internationaux. Observez-vous une prise de conscience accrue, même au sein des institutions laïques, du fait que la liberté religieuse et la liberté d’expression sont désormais devenues des enjeux convergents à l’ère numérique ?

Oui, du moins nous l’espérons. J’aimerais formuler deux réflexions. Nous avons reçu un soutien considérable de la presse. Paradoxalement, les journaux qui nous ont défendus et soutenus étaient, pour la plupart, des médias laïques. Les médias catholiques qui ont daigné nous donner la parole étaient peu nombreux, parmi lesquels LifeSiteNews. Cependant, de nombreux médias catholiques importants ont choisi de ne pas couvrir l’affaire malgré nos demandes. Je pense que cela mérite réflexion.

Deuxièmement, je tiens à rappeler que le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, a prononcé, le 14 février 2025, un discours désormais célèbre lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. Il y accusait l’Union européenne de « reculer devant la liberté d’expression » et de réprimer les voix dissidentes. Que de tels problèmes existent bel et bien chez nous, il est indéniable, mais je tiens également à souligner que le harcèlement subi par Messainlatino.it provenait d’une entreprise basée aux États-Unis. Peut-être devrions-nous accorder une plus grande attention à ce qui se passe à l’intérieur de nos propres frontières ?

Enfin, je souhaite lancer un appel aux législateurs nationaux et supranationaux : clarifiez la notion de discours de haine. Une doctrine religieuse, même ferme sur certains points, ne saurait être considérée comme un discours de haine. Une telle interprétation risque de porter atteinte aux droits fondamentaux, comme le démontre clairement l’histoire de notre blog.  

En ce qui concerne l’avenir, quelles leçons pensez-vous pouvoir partager avec les journalistes, influenceurs, éditeurs ou, plus généralement, créateurs de contenu catholiques du monde entier pour préserver leur présence en ligne – tant sur le plan technique que moral – après votre expérience avec Google ?

Un avertissement s’impose : nous sommes tous exposés à un risque grave. Les réglementations nationales, voire supranationales, semblent dérisoires face au pouvoir des grandes plateformes comme Google, Meta et autres. Leurs algorithmes opèrent en toute impunité, et quelques signalements de groupes de pression hostiles à nos idées suffisent à bloquer, voire à supprimer, notre présence en ligne. Un scénario qui a tout d’une véritable dystopie.

Aux créateurs catholiques, je me dois de donner un conseil précis : si vous êtes victimes de censure, défendez-vous et invoquez notre décision, qui constitue désormais un précédent important. Google a été condamné à payer ses frais de justice : une somme modique pour un géant de cette envergure, mais une victoire significative.

Par ailleurs, je suggère de se tourner vers des plateformes plus petites, voire nationales, qui garantissent des conditions moins déséquilibrées en faveur de l’hébergeur et avec lesquelles il est plus facile d’interagir en cas de litige. Enfin, il serait souhaitable d’encourager les entrepreneurs catholiques à développer de nouvelles plateformes en ligne : le marché semble offrir un potentiel important.

La Royauté du Christ : nous servons tous un roi — la question est : lequel ?

Royauté du Christ : une réponse oubliée à nos crises ? Conférence SETH Talk – Royauté du Christ 12 novembre, à l’Espace Bernanos (Paris 9ᵉ), en partenariat avec France Catholique. 

CHAPITRES :

  • 00:00 – Introduction de la soirée — Aymeric Pourbaix
  • 05:13 – Pourquoi parler de la Royauté du Christ aujourd’hui ? — Tanguy Lavoisier
  • 8:00 – On ne peut pas fonder une civilisation sur le vide — Thibaud Collin
  • 19:59 – La laïcité a été inventée… par les catholiques — Abbé de Massia
  • 31:05 – La France, nation missionnée (Jeanne d’arc) – Aymeric de Maleissye
  • 42:30 – Si le Christ ne règne pas, quelqu’un d’autre régnera dans ton cœur – Curtis Crane
  • 55:20 – Faire régner le Christ dans sa vie – Jeanne Pagès
  • 01:08:00 – Un peuple qui refuse de renier le Christ ne peut jamais être vaincu — P. Ralph Chamoun
  • 01:22:45 – L’esprit d’intimidation veut vous faire taire — résistez. — Corentin Dugast
  • 01:36:10 – Conclusion & envoi

INTERVENANTS

  • Tanguy Lavoisier — Journaliste & présentateur
  • Thibaud Collin — Philosophe
  • Abbé de Massia — Prêtre
  • Aymeric Pourbaix — Directeur de France Catholique
  • Aymeric de Maleissye — Écrivain
  • Thomas Schmitz — Enseignant / Conférencier
  • Corentin Dugast — Auteur
  • Curtis Crane — Témoignage
  • Père Ralph Chamoun — Prêtre Maronite
  • Jeanne Pagès — Témoignage
  • Julien Dodeman : fondateur de SETH Talk

Laïcisme : l’Etat veut interdire les messes à l’intention des défunts qui ne lui plaisent pas

Tous les ans depuis 1951, année de la mort de Philippe Pétain, l’Association pour la défense de la mémoire du maréchal Pétain (ADMP) fait dire une messe pour le repos de l’âme de l’ancien héros militaire de la Première Guerre mondiale. Il a donc fallu attendre la 74e messe pour que la République s’excite.

Cette messe était traditionnellement célébrée à l’ossuaire de Douaumont, site funéraire et mémoriel de la Première Guerre mondiale. Mais en 2024, l’ADMP s’était vu refuser la possibilité que cette célébration ait lieu dans la chapelle de ce monument. La messe avait donc été célébrée, avec l’accord de l’évêque de Verdun de l’époque dans une chapelle privée de la ville. En 2025, Mgr Philippe Ballot, administrateur apostolique du diocèse, avait proposé qu’elle soit célébrée en l’église Saint-Jean-Baptiste de Verdun.

Le maire (divers gauche) de la ville, Samuel Hazard, a pris un arrêté interdisant la tenue de cette célébration. En réponse, l’association a saisi le tribunal administratif de Nancy, qui a rendu une décision contraire à celle du maire. Le juge administratif a notamment considéré que le maire de Verdun n’a pas légalement le droit d’interdire cette messe car, en vertu du principe de séparation des Églises et de l’État, l’autorité publique ne peut intervenir dans une cérémonie religieuse se déroulant dans une église que pour des raisons de sécurité matérielle, et non pour des motifs liés au contenu idéologique de la célébration.

En réponse à la demande du maire de Verdun, l’administrateur apostolique du diocèse Mgr Ballot a, dans un communiqué publié le 13 novembre, déclaré :

« Pour l’Église, toute personne peut demander à un prêtre de célébrer une messe à l’intention d’une personne défunte, quelle que soit sa vie passée. Cette intention est portée dans la prière au cours de la messe, sans pour autant être un hommage. En acceptant l’intention de messe, le prêtre s’engage à la célébrer comme un service spirituel, cela n’est pas le reflet de son jugement personnel. »

Mais l’affaire ne s’arrête pas là : le procureur de la République de Verdun précise qu’une enquête est ouverte sur la « tenue d’une réunion politique dans un local servant habituellement à l’exercice d’un culte ». Vise-t-elle le prêtre qui a célébré la messe, l’abbé Gautier Luquin, pour « provocation par ministre du culte à la résistance à l’exécution des lois ou actes de l’autorité publique » ? Sollicitée par La Croix, le procureur a toutefois précisé que « le prêtre n’est pas visé en qualité de mis en cause dans l’enquête qui est actuellement en cours ». « L’enquête est diligentée contre X », « il s’agit d’un cadre d’enquête au regard des faits dénoncés, ne présageant aucunement les suites pénales ou non qui y seront données ».

L’ADMP est une association officielle depuis près de 80 ans et elle a toujours eu le droit de tenir ses activités ; de 1951 à l’élection de Chirac en 1995, tous les Présidents des IVe et Ve républiques ont chaque année fait déposer une gerbe de fleurs officielle sur la tombe du Maréchal à l’Ile d’Yeu à l’anniversaire de sa mort…

Un inconnu nommé saint Augustin

Il est l’auteur chrétien qui a inspiré au moins deux papes contemporains. Il est aussi celui qui a créé un genre littéraire, celui des confessions. Converti célèbre, il fut aussi théologien, philosophe, lettré, évêque, maître spirituel, auteur d’une règle religieuse. Ses ouvrages qui datent de l’Antiquité se lisent toujours.

Derrière ce « il » trop imprécis se trouve saint Augustin, l’évêque d’Hippone, l’un des inspirateurs du pape Léon XIV après avoir été l’un des maîtres de Benoît XVI. Autant de raison, pour le temps d’un Club des Hommes en noir, de s’arrêter sur cette immense figure du christianisme qui, à travers le temps, touche l’homme et le chrétien contemporain.

Pour en parler, Philippe Maxence accueille au micro du Club des Hommes en noir le père Augustin-Marie, prieur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, l’abbé Hervé Benoît et la journaliste Jeanne Smits.

 

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