La menace turque
Jean-François Colosimo, qui vient de publier Le Sabre et le turban. Jusqu’où ira la Turquie ?, a été interrogé dans L’Incorrect du mois de février. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Bella
Bella est diffusé par e-cinéma du 9 février, jusqu’au 28 février. Il est possible de s’inscrire sur ce lien. Chaque séance étant suivie d’un échange avec un intervenant.
New-York. Gloire du football à la carrière brisée suite à un drame, aujourd’hui cuisinier dans le restaurant mexicain de son frère Manny, José s’est retiré du monde. Nina, une jeune serveuse enceinte et en détresse, se fait licencier du restaurant pour être arrivée en retard. Délaissant sa cuisine, José décide de l’accompagner. Au cours d’une longue journée à New York, ils vont non seulement affronter leur passé, mais découvrir comment le pouvoir de guérison d’une famille peut les aider à embrasser l’avenir. Avec : Eduardo Verastegui (José), Tammy Blanchard (Nina), Manny Perez (Manny), Angelica Aragon (la mère de José, Manny et Eduardo), Jamie Tirelli (Le père), Ramon Rodriguez (Eduardo), Armando Riesco, Francisco, le manageur), Aly Landry Monteverde (Celia), Ewa Da Cruz (Veronica), Alexa Gerasimovich (Loochi), Herb Lovelle (le SDF), Tawny Cypress (Frannie), Doug DeBeech (Pieter), Michael Mosley (Kevin), DominicColon (Pepito), David Castro, Wade Mylius, Michael Chin, Marylin Torres, Jim Stanek, Teresa Yenque, Sara dawson, Jamie Schofield, Lukas Behnken, Melinda Peinado, Kola Ogundira, Hudson Cooper, Ana Wolfington, Anthony Ippolito, Willian Johnson, Maurice Carr, Yuichi Ida. Scénario : Alejandro Monteverde, Patrick Million, Leo Severino. Directeur de la photographie : Andrew Cadelago. Musique : Stephan Altman.
Récompenses : Prix du publicau Festival International de Toronto (2006), Grand Prix du Festival International du film de Heartland d’Indianapolis (2006), Legacy Award de la Smithsonian Institution.
Génèse…
Il parait intéressant de s’attarder quelque peu sur l’origine du projet de Bella. Lorsque le projet débute, nous sommes encore au début du mouvement cinématographique des « Faith Based Movies » qui nait outre-Atlantique après le succès rencontré par La Passion du Christ (2004) de Mel Gibson. Dans ce mouvement, un groupe de « latinos » va prendre une place particulière. De la rencontre en 2004 du réalisateur mexicain Alejandro Monteverde, de Leo Severino qui va quitter la 20th Century Fox, de Sean Wolfington et du comédien Eduardo Verastegui, nait la société de production cinématographique, Metanoïa films. Une raison sociale qui n’est pas neutre puisque ce mot grecque signifie en théologie la repentance ou la pénitence et que l’on peut aussi l’utiliser dans le sens de conversion. C’est qu’en effet les quatre mousquetaires installent la société Metanoïa films à Beverly Hills mais son objet est de produire des films dont les thèmes sont clairement chrétiens. Le seul parcours d’Eduardo Verastegui explique très bien la motivation des quatre associés. Acteur, mannequin et chanteur mexicain, Eduardo Verastegui redécouvre la foi catholique avec son professeur alors qu’il suit des cours de prononciation d’anglais. Il est alors résolu à changer de mode de vie et déclare qu’il est décidé à refuser les offres qu’il aurait de jouer des rôles dans des films en conflit avec sa foi catholique ou qui insulteraient ses frères latinos. Mieux encore, dans un entretien publié par Catholic Report, il explique qu’il est déterminé à assister à la messe quotidiennement, à réciter le chapelet et à se confesser au moins une fois par semaine. Ainsi, Bella devient la première réalisation initiée par Metanoïa Films.
Si tu as envie de faire rire Dieu, racontes-Lui tes projets !…
Le film aborde d’une manière très délicate la question de l’avortement et surtout qu’il est possible de l’éviter. L’essentiel du film, si on excepte l’introduction et la conclusion se déroule en une seule et longue journée qui va avoir un impact déterminant sur deux adultes puisqu’elle va leur permettre de surmonter un passé douloureux et de construire leur avenir. Concentré en une seule journée, ce mouvement de Metanoïa qui bouleverse ces deux vies, et qui donne tout son sens à la citation en voix off au début du film «Si tu as envie de faire rire Dieu, racontes-Lui tes projets ! », exige un travail scénaristique précis et une mise en scène très calculée qui sont au rendez-vous. Alejandro Monteverde et ses coscénaristes utilisent plusieurs moyens pour animer ce drame intimiste inspiré d’un fait réel et lui éviter de tomber un peu à plat. Tout d’abord, ils situent l’action dans le milieu Latino de New-York ce qui permet d’en faire une description très authentique et sympathique et de décrire les aspects positifs d’un milieu où la foi catholique est au centre de la vie. La famille qu’il nous est permis d’observer n’a en effet rien à voir avec celles, recomposées et/ou décomposés, qu’il nous est donné de voir dans tant de films… La joie simple, la charité qui émanent de cette famille latino donne au film une connotation un peu féérique. Précisons d’ailleurs que c’est cette particularité sociologique du film qui a valu aux scénaristes et au réalisateur de recevoir le « Legacy Award » de la Smithsonian Institition pour la contribution positive du film à l’art et à la culture latinos. « Ce film dépeint la culture mais également la transcende (…) Il a un attrait universel » (Pilar O’Leary, directeur exécutif du centre latino de la Smithsonian Institution). Ensuite sur le plan de la réalisation, Alejandro Monteverde utilise adroitement le montage alterné d’actions simultanées ce qui dynamise le récit et permet de traiter certains passages avec une grande délicatesse. Ainsi, le passage au centre de consultation pour l’avortement est traité en plusieurs fois car alterné avec d’autres actions, évitant de sombrer dans le mélodrame sans occulter la gravité et le côté dramatique de la situation. Enfin et surtout, avec une caméra très mobile et un montage assez nerveux, il filme au plus près les visages de ces êtres qui se métamorphosent doucement. Ce dernier point participe de façon déterminante à donner au film une tonalité spirituelle qui est essentielle. Et finalement, cette tonalité qui frise le conte de fée et celle plus spirituelle qui sourd, annoncent le petit chef d’œuvre que réalisera la même équipe neuf années plus tard, Little Boy, qui adoptera très clairement le mode du conte cinématographique. Tammy Blanchard (Raisons d’État de Robert De Niro en 2006, Blue Jasmine de Woody Allen en 2013) exprime avec beaucoup de justesse l’angoisse et le désarroi de la jeune femme pour laquelle l’avortement est à priori la seule solution envisageable à son problème. Quant à Eduardo Verastegui (Cristeros de Dean Wright en 2012, Son of God de Christopher Spencer en 2014, Little Boy d’Alejandro Monteverde en 2015), sa foi, ses convictions personnelles, ses choix drastiques et son regard profond et serein irradient toutes les scènes où il est présent et contribuent significativement à pousser le film vers le haut.
Un film qui évangélise…
Une anecdote concernant Eduardo Verastegui et le film mérite d’être racontée ici. Alors qu’il fait des recherches pour son rôle dans Bella et que, dans ce cadre professionnel, il se rend dans une clinique d’avortement, il commence durant le voyage à parler à un couple hispanique qui allait dans cette clinique pour un avortement. Ceux-ci le reconnaissant dans ses rôles à la télévision mexicaine, l’écoutent décrire l’intrigue de Bella et le rôle qu’il va tenir dans le film. Finalement, le couple se ravise et décide de rentrer chez lui. L’histoire déjà très belle ainsi ne s’arrête pas tout à fait là car immédiatement après la naissance de leur enfant, les nouveaux parents appellent Eduardo Verastegui pour lui annoncer la bonne nouvelle, le remercier et lui demander la permission de nommer l’enfant Eduardo en hommage et en souvenir de lui. Quelques semaines plus tard, Eduardo se fit un devoir de rendre visite au petit Eduardo. Cette histoire est sans doute le premier miracle du film qui devrait en faire d’autres… en plus de toucher au cœur le spectateur en raison d’une attachante sincérité et d’une délicate et émouvante bienveillance.
Bruno de Seguins Pazzis
Journée pour la vie en Italie : le pape s’inquiète de l’hiver démographique
A l’occasion de la Journée pour la vie, dimanche 7 février, le pape a abordé le problème démographique italien, après la prière de l’angélus de midi.
« Notre société doit être aidée à se guérir de toutes les attaques contre la vie, afin qu’elle soit protégée à chaque étape. »
« Permettez-moi d’ajouter une de mes préoccupations: l’hiver démographique italien. En Italie, les naissances ont chuté et l’avenir est en danger. »
« Assumons cette inquiétude et essayons de faire en sorte que cet hiver démographique prenne fin et qu’un nouveau printemps de petits garçons et de petites filles fleurisse ».
La population de l’Italie diminue. En l’absence de rebond de la natalité, la population de l’Italie devrait, selon certaines estimations, diminuer de 16 millions d’ici 2050 et elle pourrait passer de 61 à 31 millions d’habitants en 2100.
Et comme la nature a horreur du vide…
Le grand déballage se poursuit
Après l’acteur gauchiste Richard Berry accusé d’inceste par sa fille, c’est le père de la journaliste et adjointe à la mairie de Paris Audrey Pulvar, décédé en 2008, qui est accusé de pédocriminalité.
Dans un article, Libération défend Audrey Pulvar : l’ex-journaliste, candidate à l’élection régionale de juin en Ile-de-France, “n’a pourtant aucune responsabilité à porter.” Elle savait depuis vingt ans (donc bien avant que son père décède), mais ce n’était pas à elle de se substituer à la parole des victimes.
Plusieurs internautes ne se sont pas privés de rappeler à Libération que c‘est pourtant ce que ce même quotidien a reproché au cardinal Barbarin…
Le problème le plus immédiat pour l’Église, dans les démocraties modernes, est celui des lois tyranniques
De l’abbé Claude Barthe dans Res Novae :
La candidature du catholique Joe Biden à la présidence des États-Unis, alors qu’il défendait le droit à l’avortement, a divisé l’Église de ce pays : un prêtre lui a refusé la communion dans une église de Caroline du Sud ; le nouveau cardinal de Washington, le cardinal Wilton Gregory, a au contraire affirmé qu’il ne repousserait pas Biden de l’eucharistie ; et de son côté, Mgr Charles J. Chaput, archevêque émérite de Philadelphie, a publiquement estimé que les actes de Joe Biden démontraient qu’il n’était pas en communion avec l’Église.
Il est clair que le problème le plus immédiat pour l’Église, dans les démocraties modernes, est celui des lois tyranniques, qu’elles soient criminelles ou seulement injustes. Mais au-delà du refus des lois tyranniques se pose à elle et aux hommes de ce temps celui plus général de la vie au sein de la tyrannie. À ce propos, l’Église et l’Église seule peut aujourd’hui faire briller la vérité, « comme une lampe dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour commence à poindre » (2 P 1, 19).
La désastreuse intégration du positivisme juridique par les catholiques
La vulgate catholique d’aujourd’hui repose sur la séparation entre le domaine politique, censé moralement neutre, simplement positif, d’avec celui de la conscience individuelle, dichotomie qu’exprime par exemple le P. Alain Thomasset, professeur de théologie morale au Centre Sèvres à Paris :
« En tant que chrétien, un maire peut personnellement désapprouver la loi sur les mariages homosexuels, mais en tant qu’élu et officier public il a aussi des obligations par rapport à la loi qui s’impose à tous et dont il doit faire respecter l’application »[1].
On est à mille lieues de ce que disait, par exemple Pie XII :
« Le simple fait pour une loi d’être déclarée par le pouvoir législatif norme obligatoire dans l’État, fait considéré seul et par lui-même, ne suffit pas à créer un vrai droit. Le “critère du simple fait” vaut seulement pour Celui qui est l’auteur et la règle souveraine de tout droit : Dieu. L’appliquer indistinctement et définitivement au législateur humain, comme si sa loi était la règle suprême du droit, est l’erreur du positivisme juridique, au sens propre et technique du mot : erreur qui est à la base de l’absolutisme de l’État et qui équivaut à une déification de l’État lui-même »[2].
Car, comme le rappelait saint Thomas :
« Toute loi humaine instituée a valeur de loi dans la mesure où elle découle de la loi naturelle, mais si elle s’écarte de celle-ci en quelque chose, elle sera moins une loi qu’une corruption de la loi »[3].
D’où il résulte que « les lois injustes sont beaucoup plus des violences que des lois », et elles n’obligent pas[4].
Pour bien entendre ceci, il faut considérer les lois, à rebours des systèmes modernes, comme ce qu’elles doivent être, à savoir comme les instruments privilégiés de l’organisation juste de la cité, par lesquelles le gouvernant indique « la règle et la mesure » des actes posés par les citoyens. Elles organisent ainsi ce pourquoi la cité des hommes est faite : le bien vivre, le bien de la paix, le respect du juste, d’une vie honnête, dans l’harmonieux développement intellectuel et moral.
L’essence de la loi digne de ce nom repose en fait sur celle de la cité, dont l’existence est pour l’homme une exigence de la nature[5].
« Sans elle les hommes ne peuvent parvenir à leur fin, y compris dans ses aspects les plus élevés. Elle leur donne non seulement des biens matériels, mais aussi les moyens de développer leur vie intellectuelle jusqu’à la contemplation, jusqu’à la vérité ultime de Dieu, c’est pourquoi saint Thomas acquiesce à la constatation du Grec Aristote qui déclare que la politique est le plus divin des arts. La politique conduit l’homme à sa fin, d’abord dans l’amitié politique et même la vie religieuse, bien que les contemplatifs, en un certain sens, dépassent la vie de la cité. C’est à cette aide que la cité fournit à l’homme qu’il faut rapporter ce que dit saint Thomas des fonctions de la loi humaine »[6].
On a le plus grand mal à entendre ceci aujourd’hui, fût-ce théoriquement. L’homme par sa vie, qui est nécessairement une vie dans la cité, se trouve engagé dans un certain nombre de relations qui lui imposent des devoirs de justice, du fait de tout ce qu’il reçoit de cette cité, éducation, langue, biens de toute nature. À travers l’accomplissement de cette justice, il exerce ses vertus et parvient à sa fin. Les lois, par nature éducatrices, ne sont rien d’autre que des tuteurs, qui le contraignent à abandonner cet égoïsme auquel l’incline sa nature blessée par le péché. In fine, le but de la loi est de promouvoir le bien et de punir le mal :
« Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute institution humaine: soit au roi, comme souverain, soit aux gouverneurs, comme envoyés par lui pour punir ceux qui font le mal et féliciter ceux qui font le bien » (1 P 2, 13-14) ;
ou encore :
« Car le prince est pour toi ministre de Dieu pour le bien, mais si tu fais le mal, crains, car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant ministre de Dieu pour tirer vengeance de celui qui fait le mal, et le punir » (Rm 13, 4-5).
La fin de l’appareil législatif est de créer un ordre moral¸ au sens non polémique et le plus profond du terme[7].
La subversion de la notion de bien commun
L’avalanche de lois tyranniques sapant les fondements de la famille naturelle (divorce, égalisation des filiations légitimes et hors mariage, autorisation de la contraception, légalisation de l’avortement, « mariage » homosexuel, divers procédés de conception artificielle ; etc.) enlève toute apparence de contenu au bien commun de la cité. Ce que l’on nomme la doctrine sociale de l’Église a été constamment attentive, à juste titre, depuis Rerum novarum, à la subversion du bien commun dans le domaine économique par l’individualisme moderne et le libéralisme économique. Or, il en va de même, et plus gravement encore, dans le domaine familial, sur un autre versant de l’individualisme et du libéralisme.
Pour citer à nouveau le pape de Rerum novarum :
« Dans l’ordre politique et civil, les lois ont pour but le bien commun, dictées non par la volonté et le jugement trompeur de la foule, mais par la vérité et la justice. L’autorité des princes revêt une sorte de caractère sacré plus qu’humain, et elle est contenue de manière à ne pas s’écarter de la justice, ni excéder son pouvoir. L’obéissance des sujets va de pair avec l’honneur et la dignité, parce qu’elle n’est pas un assujettissement d’homme à homme, mais une soumission à la volonté de Dieu régnant par des hommes »[8].
On est certes dans le domaine naturel, pas surnaturel, mais l’autorité y a un caractère sacré. D’ailleurs, la poursuite du bien commun, «fin et critère régulateur de la vie politique »[9], doit disposer les citoyens à accéder au salut de l’âme, que leur propose l’Église, Épouse du Christ.
Où chercher le bien commun naturel, bien ultime dans l’ordre des choses humaines, fin de la cité ou de la politique »[10], dans les présentes dispositions législatives de bioéthique, qui poursuivent l’interminable processus de transgression des lois précédentes ? Quel reste du « bien vivre » dont doivent bénéficier tous ceux qui sont organisés en une société politique donnée ?
« En effet, si les hommes s’assemblent, c’est pour mener une vie bonne, ce à quoi chacun isolément ne pourrait parvenir. Or, une vie bonne est une vie selon la vertu. La vie vertueuse est donc la fin du rassemblement des hommes en société »[11].
En quoi elle reste cependant infiniment inférieure à la vie surnaturelle confiée à l’Église. Cependant, les mauvaises lois entraînent les hommes à la perdition et obscurcissent la Révélation. Et parce que l’homme est esprit et corps, les biens du corps (santé, biens extérieurs nécessaires à l’entretien), mais aussi le patrimoine accumulé des valeurs humaines et culturelles, entrent dans ce bien général rationnel (moral) que dispense la communauté[12].
L’irremplaçable témoignage de l’Église enseignante
S’il est nécessaire que pasteurs de l’Église, pape et évêques, dénoncent les lois injustes, est-ce suffisant ? Cette dénonciation ne devrait-elle pas s’accompagner d’une critique plus radicale, au nom du rappel des principes généraux qui commandent la vie de la cité ? Plus personne, hors l’Église hiérarchique, n’est aujourd’hui en mesure de le faire efficacement.
Car aujourd’hui, du fait de la multiplication de lois tyranniques, on ne peut pas ne pas se poser la question de la tyrannie du gouvernement de la cité lui-même, que vicie l’absence de poursuite du bien commun. Saint Thomas traite des « tyrans » qui, au-delà de l’édiction d’une loi contraire au bien commun, le renversent radicalement en visant leur profit personnel[13]. Mais on est ici plus avant, dans l’ordre d’États de « droit nouveau » (dénomination que donne Léon XIII au système institutionnel moderne dans l’encyclique Immortale Dei), qui sont étrangers par nature à la reconnaissance de la transcendance de la loi naturelle, et dont il faudra reparler plus à fond sous l’aspect des rapports Église-État.
Il est vrai que ces États peuvent malgré tout intégrer dans leur législation un certain respect de l’ordre naturel, et ce en raison de l’état de l’opinion – lequel évolue de plus en plus vite, puisque le politique a cessé de l’éduquer. Ainsi le mariage républicain, en France, avait conservé le modèle du mariage naturel qu’il a progressivement dégradé[14]. Pie XII, dans le discours à la Rote cité plus haut, remarquait de même :
« Le XIXe siècle est le grand responsable du positivisme juridique. Si ses conséquences ont tardé à se faire sentir dans toute leur gravité dans la législation, c’est dû au fait que la culture était encore imprégnée du passé chrétien et que les représentants de la pensée chrétienne pouvaient encore presque partout faire entendre leur voix dans les assemblées législatives »[15].
Il s’agirait en somme pour les Successeurs des Apôtres d’expliciter et d’élargir les paroles de Jean-Paul II :
« Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois »[16].
Si ce « totalitarisme sournois » ne dispose pas de goulags, il fait vivre les chrétiens sous un despotisme conformant peut-être plus dangereux que le totalitarisme soviétique pour le salut des âmes. Qui d’autre que les représentants du Christ peut éduquer les chrétiens à survivre et à transmettre dans une telle situation d’oppression sociale d’une intensité croissante ?
Abbé Claude Barthe
[1] Site de La Croix, dans « Lexique » : « Désobéir à la loi parce qu’on est chrétien ? »
[2] Pie XII, Discours au Tribunal de la Rote, 13 novembre 1949.
[3] Somme théologique, Ia IIæ, q. 95, a. 2.
[4] q. 96 a. 4.
[5] « L’être humain est par nature la partie d’une collectivité qui lui offre les moyens de vivre bien » (Aristote, Commentaire de l’Éthique à Nicomaque d’Aristote, leçon 1, n. 4). « Il est manifeste que la cité fait partie des choses naturelles, et que l’homme est par nature un animal politique » (Les Politiques, I, 2, 1252 a, Garnier-Flammarion, 1990, p. 90).
[6] Michel Bastit, Naissance de la loi moderne. La pensée de la loi de saint Thomas à Suarez, Puf, 1990, pp. 114-115.
[7] « Il faut que l’ordre juridique se sente de nouveau lié à l’ordre moral, sans se permettre d’en franchir les limites. Or, l’ordre moral est essentiellement fondé sur Dieu, sur sa volonté, sur sa sainteté, sur son être. Même la plus profonde ou la plus subtile science du droit ne saurait indiquer d’autre critère, pour distinguer les lois injustes des lois justes, le simple droit légal du vrai droit, que celui qui est déjà perçu par la seule lumière de la raison se basant sur la nature des choses et de l’homme, sur le critère de la loi inscrite par le Créateur dans le cœur de l’homme, et expressément confirmée par la révélation » (Pie XII, Discours au Tribunal de la Rote du 13 novembre 1949, cité plus haut).
[8] Immortale Dei, 1er novembre 1885.
[9] Jean-Paul II, Evangelium vitæ, n. 70.
[10] Saint Thomas, Commentaire des livres de la Politique d’Aristote, cité par François Daguet, Du politique chez Thomas d’Aquin, Vrin, 2015, p. 60.
[11] De Regno, livre 1, chapitre 14. Voir sur tout ceci : François Daguet, Du politique chez saint Thomas, Vrin, 2015, pp. 60-65.
[12] Voir Louis Lachance, L’humanisme politique de saint Thomas d’Aquin, Quentin Moreau, 2014, pp. 314-321.
[13] Voir par ex., De Regno, l. 1, c. 3
[14] Marc Guelfucci, Éléments pour une définition du mariage, Thèse Université Panthéon-Assas, 2008.
[15] 13 novembre 1949.
[16] Centesimus annus, 1er mai 1991, n . 46, et Veritatis splendor, 6 août 1993, n. 101.
Neuvaine “Discerner sa vocation avec Marie”, jour 8
Alors, laissons-nous conduire…
Pour acheter la neuvaine c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/discerner-sa-vocation-avec-marie
Cette neuvaine a reçu l’imprimatur de Mgr Marc Aillet.
Huitième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, je vous confie ce désir qui m’habite de vivre dans une paix profonde, par-delà les tracasseries du quotidien. Peut-être faut-il que je mette l’accent sur certains moyens à prendre pour être disponible intérieurement et renforcer mon sens de l’effort pour résister avec courage face à des tentations qui me guetteraient particulièrement.
Une activité manuelle, régulière, effectuée avec concentration, est sans doute une manière privilégiée de m’écarter de l’idéalisme et d’accueillir humblement la réalité qui m’entoure. Avec simplicité et esprit de pauvreté, comme vous à Nazareth, je choisis de m’astreindre à certaines tâches que je pourrais pourtant déléguer à d’autres ou laisser de côté sous l’effet de la paresse.
Très Sainte Vierge Marie, vous qui avez tant marché sur les routes de votre pays natal et qui avez pu mesurer le bien-être procuré par un exercice physique effectué dans la durée, faites qu’à la mesure de mes possibilités je n’hésite pas à m’astreindre à ce type d’effort. Peut-être ai-je besoin de « reconfigurer » mon organisme par un pèlerinage au long cours (Compostelle…), ou tout simplement comme les moines qui, chaque semaine, effectuent une randonnée pédestre significative.
Soyez avec moi, ô ma Mère, pour qu’au réveil je choisisse la vertu plutôt que le vice. Libérez-moi de toute addiction (tabac, alcool, drogue, pornographie, impureté,… ) et faites que je m’entoure de bons amis, qui par leurs choix de vie, m’aideront à marcher… debout.
O Marie, Mère de la Vie, Notre-Dame de la Persévérance, priez pour nous.
Prière à Marie
O Marie, je vous consacre mes souhaits, mes passions, mes attraits.
Renouvelez mon désir ardent de marcher à la suite de Jésus,
Avec vous, j’aspire à discerner dans les événements de mon existence la Providence qui me conduit.
Donnez-moi d’être fidèle à l’instant présent, dans un esprit de silence et en union à Dieu.
Avec vous, je choisis d’inscrire au cœur de ma vie la prière, le service des pauvres et la persévérance dans l’effort.
Aidez-moi à fréquenter de bons et vrais amis.
Délivrez mon esprit des nœuds qui pourraient freiner ma capacité à m’engager, à prendre mes responsabilités.
O Marie, Notre-Dame qui donne la joie, priez pour nous.
Immigration : le président turc Erdogan infiltre la France
Lu dans le JDD :
Reçu en visite officielle à Paris, le 5 janvier 2018, le président Recep Tayyip Erdogan avait lancé aux dirigeants du Conseil français du culte musulman (CFCM) cette sentence provocatrice : “Les musulmans de France sont sous ma protection. Ceux qui vous touchent me touchent.” Trois ans plus tard, alors que les tensions se sont multipliées – jusqu’aux invectives publiques – entre le chef d’État ottoman et Emmanuel Macron autour de la politique française de lutte contre l’islamisme, les informations collectées par les services de renseignement attestent la réalité de l’activisme turc sur notre territoire.
Plusieurs rapports adressés à l’Élysée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et la Direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) à la fin du mois d’octobre 2020 – et que le JDD a pu consulter – dévoilent l’ampleur, les formes et les objectifs d’une véritable stratégie d’infiltration impulsée depuis Ankara au moyen de réseaux animés par l’ambassade de Turquie et le MIT, le service d’espionnage turc. Ces “vecteurs d’influence” pointés par les experts français agissent principalement auprès de la population turque immigrée, mais aussi à travers les organisations musulmanes et même depuis peu dans la vie politique locale, par l’appui apporté à des élus inféodés.
Trappes est une ville perdue. On n’a plus beaucoup de temps avant que cela ne dégénère
Didier Lemaire est professeur de philosophie à Trappes depuis près de 20 ans. En 2018, il a écrit une lettre avec Jean-Pierre Obin (auteur de l’ouvrage Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école) au président de la République pour exhorter le gouvernement à agir pour protéger la jeunesse de l’influence des intégristes, et il a publié en novembre 2020 une lettre ouverte après la décapitation de Samuel Paty pour dénoncer le manque de stratégie de l’État face à l’islam politique. Aujourd’hui, après vingt années d’un engagement sans faille, Didier Lemaire jette l’éponge. Contraint de se rendre à son travail avec un dispositif de sécurisation, l’enseignant n’attend rien d’autre que son exfiltration de cet établissement et de cette ville où il n’est plus en sécurité. Il déclare au Point :
« Je suis sous escorte depuis le mois de novembre. Chaque fois que je monte en voiture, je vérifie que mes portières sont bien fermées, que je ne suis pas suivi. Je ne veux pas vivre dans la peur. Je n’attends plus qu’une chose : mon exfiltration. »
« Le maire colporte dans la ville des accusations mensongères et haineuses qui me désignent en tant que cible potentielle. Il m’a traité d’islamophobe et de raciste. Il a le droit de le penser. Mais cette pensée est une arme de guerre idéologique et c’est de la calomnie. C’est surtout un procédé dégueulasse, après ce qui est arrivé à Samuel Paty. Il me jette en pâture et me met en danger. C’est absolument irresponsable de la part d’un élu de la République. Je demande aux partis, communiste, Génération.s, La République en marche et Europe Écologie-Les Verts, de désavouer ses propos. »
Le maire Ali Rabeh a vu son élection annulée par la justice. Le maire a fait appel devant le conseil d’Etat.
« Il y a 20 ans, tout a commencé pour moi avec l’incendie de la synagogue en octobre 2000. Après ça, il n’y a plus eu de juifs à Trappes. Et finalement, plus d’inscriptions antisémites sur les murs de la ville. Maintenant, ce sont les athées et les musulmans modérés qui partent. Les intégristes sont en train de réussir leur processus de purification. C’est effrayant ! Tout s’accélère, en deux ans, j’ai vu plus de transformation chez les jeunes et dans l’espace public que ces dix-huit dernières années. Aujourd’hui, les atteintes à la laïcité sont collectives et très bien organisées. »
« On n’a plus beaucoup de temps avant que cela ne dégénère. Nombre de ces enfants sont élevés dans la haine de la France. Nous ne sommes pas loin d’un scénario à l’algérienne et nous ne sommes plus dans un état de paix. Il nous faut des lois d’exception qui visent l’ennemi et ne s’appliquent qu’à l’ennemi. »
Interrogé sur LCI, il ajoute :
“Il y a quelques années on avait des atteintes à la laïcité qui étaient des actes individuels de la part de certains élèves. Aujourd’hui ce sont des classes entières.”
“A Trappes les femmes maghrébines ou d’origine maghrébine ne peuvent pas entrer dans un café, ce n’est pas possible. C’est inimaginable.”
“L’assassinat de Samuel Paty est devenu un modèle à imiter pour beaucoup de jeunes. Ce sont des centaines de provocations y compris dans les écoles primaires. Ce sont les enfants dès le plus jeune âge.”
En Quête d’esprit : La vie consacrée, un choix à contre-courant
Pour traiter du thème de “La vie consacrée, un choix à contre-courant”, Aymeric Pourbaix reçoit Soeur Elise Marie de la Croix, le Père Emeric Colas des Francs ainsi que la journaliste Véronique Jacquier :
Mystérieux symptômes : l’école ferme. Le masque en cause ?
L’école Jean Moulin de Pernes-les-Fontaines dans le Vaucluse voit ses élèves présenter des symptômes tels que des endormissements soudains, des nausées, des céphalées ou encore des douleurs abdominales. Des analyses ont été réalisées dans les locaux sur les fluides (eau, air) ainsi que l’alimentation. À ce stade, les premières analyses n’ont révélé aucune anomalie et les contrôles se poursuivent…
Contacté par Le Figaro, le collectif «Parents Ventoux 84» a une thèse.
«La piste du port prolongé du masque, et de l’intoxication au CO2, doit être vérifiée absolument». «Le taux d’oxygène des élèves mesuré par le médecin scolaire par un oxymètre confirme un taux en dessous de la norme».
Voilà qui renvoie à cette décision du Conseil d’Etat en Italie, suite aux symptômes qu’avait un élève italien en raison du port du masque…
Quand le gouvernement fichait les officiers catholiques – Terres de Mission
Eglise universelle : La Conférence des Evêques de France et la Forme Extraordinaire du Rite Romain
En avril 2020, la Congrégation pour la doctrine de la foi a lancé une consultation auprès des évêques du monde entier à propos de l’application dans leurs diocèses du “Motu Proprio Summorum Pontificum” libérant la célébration de la messe traditionnelle. La CEF vient de publier une synthèse de ces réponses pour la France. Le père Jean-François Thomas (s.j.) analyse ce document aussi affligeant sur la forme que partial sur le fond.
Eglise en France : L’affaire des fiches
La revue “Lectures Françaises” a eu l’heureuse idée de consacrer plusieurs articles à l’affaire dite des fiches. Patrice Mores décrit le fonctionnement de ce système qui, grâce aux loges maçonniques locales, fichait tous les officiers français afin de faciliter l’avancement des “républicains” et bloquer celui des “cléricaux”. A l’automne 1904, le scandale éclate. Les événements s’enchaînent : interpellation à la chambre des députés du ministre de la guerre – le général André- par le député Guyot de Villeneuve devant une assemblée survoltée, gifle assénée au ministre par le député Syveton, opportun “suicide” de Syveton, juste avant son procès, curieuses réactions de l’entourage féminin de Syveton, etc. Plongée dans les bas-fonds de la IIIème République et ses actions contre l’Eglise.
Eglise en Marche : Odeia. Voyages. Séjours culturels et pèlerinages
Alors que le secteur du voyage et des activités culturelles est quasiment à l’arrêt Sophie Magerand, directrice de l’agence Odeia, fait le point sur les projets de cette agence pour l’été et présente les conférences en ligne qui permettent de poursuivre une activité culturelle en ces temps de confinement : “Aux fondements de notre civilisation” par Jacques Trémolet de Villers, “Histoire des traditions de Noël” par Jean-Michel Sanchez, “Quelle laïcité pour le XXIème siècle ?” par Jean-Pierre Maugendre, etc.
C’est arrivé un 7 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 7 février: saints du jour français ou en France.
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St Jacut, abbé en Bretagne au VIe siècle
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En Bretagne, au VIe siècle, saint Jacut, abbé. Tenu pour le frère des saints Guénolé et Guéthenoc, il construisit un monastère au bord de la mer, qui prit ensuite son nom.
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Bse Rosalie (Jeanne-Marie) Rendu, Fille de la Charité, Sœur de Saint-Vincent-de-Paul.
Rosalie (nom de baptême Jeanne-Marie), fille d’Antoine Rendu et Marie-Anne Laracine, naît le 9 septembre 1786 à Confort, au canton de Gex, dans le Jura. Elle est l’aînée de quatre filles.
Jeanne-Marie Rendu a trois ans lorsqu’éclate en France la Révolution. Dès 1790, l’adhésion par serment à la Constitution civile du clergé est imposée. De nombreux prêtres, fidèles à l’Église, refusent ce serment. Ils sont chassés de leurs paroisses, certains sont mis à mort, d’autres doivent se cacher pour se soustraire aux poursuites. La maison de la famille Rendu devient un refuge pour ces prêtres réfractaires. L’évêque d’Annecy y trouve asile sous le nom de Pierre.
C’est dans cette atmosphère de foi solide, sans cesse exposée au danger de dénonciation, que Jeanne-Marie est éduquée. Elle fera sa première communion une nuit, dans la cave de sa maison, à la lueur d’une bougie. Ce climat exceptionnel forge son caractère.
La mort du père, le 12 mai 1796, et celle de la dernière petite sœur âgée de quatre mois, le 19 juillet de la même année, bouleversent toute la famille. Jeanne-Marie, consciente de sa responsabilité d’aînée, aide sa mère, spécialement dans la garde de ses petites sœurs.
Au lendemain de la Terreur, les esprits s’apaisent et, petit à petit, la vie reprend son cours normal. Sa mère consent à ce que Jeanne-Marie, malgré son jeune âge, fasse un stage dans l’hôpital où les Filles de la Charité assurent les soins aux malades. L’appel de Dieu, qu’elle pressentait depuis plusieurs années, se précise : elle sera Fille de la Charité.
Le 25 mai 1802, Jeanne Marie arrive à la maison mère des Filles de la Charité, rue du Vieux Colombier à Paris. Elle va avoir 16 ans ! La réouverture du Séminaire (noviciat supprimé par les Révolutionnaires) a eu lieu en décembre 1800.
En 1802 Jeanne-Marie est envoyée à la maison des Filles de la Charité du quartier Mouffetard pour être au service des pauvres. Elle y restera cinquante-quatre ans !
Les dates importantes de sa vie :
– 1803 : reçoit l’habit et est placée dans la maison Saint-Martin ;
– 1807 : prononce ses vœux pour la première fois ;
– 1815 : devient supérieure (Sœur Servante) de la maison Saint-Martin ;
– 1833 : encadrement des premiers membres de la société de Saint Vincent de Paul ;
– 1840 : travaille avec les Dames de la Charité nouvellement nommées ; entreprend les travaux d’expansion de la maison ;
– 1848 : la maison est devenue un refuge et un hôpital de campagne ;
– 1852 : décorée de la croix de la Légion d’honneur par Napoléon III ;
– 1853 : sa vue commence à baisser.
Elle meurt le 7 février 1856, après une courte maladie.
Des journaux de toute tendance se font l’écho des sentiments du peuple. Le Constitutionnel, journal de la gauche anticléricale, n’hésite pas à annoncer la mort de cette Fille de la Charité : « Les malheureux du 12ème arrondissement viennent de faire une perte bien regrettable : la sœur Rosalie, Supérieure de la communauté de la rue de l’Épée de Bois, est décédée hier à la suite d’une longue maladie. Depuis de longues années, cette respectable religieuse était la providence des classes nécessiteuses et nombreuses dans ce quartier ».
Des visiteurs affluent nombreux au cimetière Montparnasse. Ils viennent se recueillir sur la tombe de celle qui fut leur Providence. Mais comme il est difficile de trouver l’enclos réservé aux Filles de la Charité ! Le corps est alors transporté dans un lieu beaucoup plus accessible, plus près de l’entrée du cimetière. Sur la tombe toute simple, surmontée d’une grande croix, sont gravés ces mots : « À la bonne mère Rosalie, ses amis reconnaissants, les riches et les pauvres ». Des mains anonymes ont fleuri et continuent de fleurir cette sépulture : hommage discret mais durable rendu à cette humble Fille de Saint Vincent de Paul.
Rosalie (Jeanne-Marie) Rendu a été béatifiée le 9 novembre 2003, par Saint Jean Paul II.
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BBx Jacques Salès et Guillaume Saultemouche s.j., martyrs, († 7 février 1593)
Martyrologe Romain : À Aubenas dans le Vivarais, en 1593, les bienheureux martyrs Jacques Salès, prêtre, et Guillaume Saultemouche, tous les deux religieux de la Compagnie de Jésus. Par leur prédication ils affermissaient le peuple dans la foi catholique, mais après la prise de la ville par les dissidents en armes, ils furent tués un dimanche devant la foule pour la même foi.
Jacques Salès et le Frère Guillaume Saultemouche furent martyrisés le 7 février 1593, à Aubenas, dans le Vivarais, où ils prêchaient une mission. Le Père Salès avait eu de tout temps une grande dévotion à la Sainte Eucharistie et le frère Saultemouche, lui aussi, visitait fréquemment le Saint Sacrement. Voyant tout le bien qui se faisait à Aubenas grâce aux deux religieux, les forces protestantes prirent la ville et emprisonnèrent les deux Jésuites.
Une discussion sur la Sainte Eucharistie fut organisée avec le Père Salès ; elle tourna à son avantage : on relâcha les prisonniers qui furent mis à mort par la foule : Jacques Salès, à coups d’arquebuse – Guillaume à coups de poignard. C’était le 7 février 1593. Ils furent béatifiés par Pie XI le 6 juin 1926 ornés du titre de ‘Martyrs de l’Eucharistie’.
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Sainte Marie de la Miséricorde Vierge et fondatrice des « Auxiliatrices des âmes du Purgatoire » (1825-1871)
Marie de la Miséricorde (dans le siècle Eugénie Smet), née à Lille (Nord) le 25 mars 1825, se consacra, après ses études, au catéchisme de sa paroisse.
Soutenu par saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars, elle fonda à Paris, le 27 décembre 1856, la Congrégation des
« Auxiliatrices des âmes du Purgatoire », congrégation vouée à la prière pour le soulagement des âmes souffrantes.
Les Auxiliatrices des âmes du Purgatoire font également le catéchisme aux enfants et partent en missions.
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le 7 février 590 : mort du pape Pélage II
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le 7 février 1517 : décision de construire un port au Havre.
François Ier donne commission à l’amiral Guillaume Gouffier de Bonnivet pour construire un port au lieu-dit “de Grâce” (Le Havre). L’amiral charge du Chillou de l’exécution de ce projet. Le Roi signe la charte de fondation de la ville le 8 octobre suivant.
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le 7 février 1550 : élection du pape Jules III.
À la suite de la mort du pape Paul III le 10 novembre 1549, les cardinaux, divisés en trois clans se réunissent. Il faut 10 semaines au conclave pour en arriver à une entente et élire Giovan Maria de Ciocchi del Monte qui devient pape sous le nom de Jules III.
Son pontificat voit la fin du Concile de Trente, où ont été rédigés les décrets dogmatiques sur le péché originel et la justification et qui confirme les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation. Sur le plan disciplinaire, il crée les séminaires diocésains, destinés à former les prêtres. Trente est l’un des conciles les plus importants de l’histoire du catholicisme qui organise clairement la Contre-réforme, riposte catholique aux hérésies protestantes.
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le 7 février 1623 : Traité de Paris entre la France, la Savoie et Venise contre l’Espagne.
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le 7 février 1653 : en France, Nicolas Fouquet est nommé surintendant des finances.
Le 7 février 1653, Nicolas Fouquet est nommé surintendant des finances, suite à la mort du duc de La Vieuville. Il obtient le poste grâce à sa conduite exemplaire durant la Fronde mais aussi à l’influence de son frère. Durant ses fonctions, il doit améliorer la situation catastrophique des finances royales qui sont durement éprouvées par la guerre et les dépenses personnelles de Louis XIV. Le bilan de ses actions est mitigé puisqu’il parviendra à s’enrichir considérablement tandis que la couronne n’échappera pas à la ruine.
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le 7 février 1752 : l’Encyclopédie interdite en France.
Mgr de Beaumont fait interdire, par un arrêt du Conseil du roi Louis XV, l’impression et la diffusion et la détention des deux premiers volumes de “L’Encyclopédie” ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. L’œuvre collective dirigée par Diderot et d’Alembert est jugée subversive par les Jésuites qui la qualifient “d’athée et matérialiste”. En effet, c’est son contenu politique et philosophique, et non les aspects techniques et scientifiques, qui sont condamnés. Les thèses développées sont jugées par le Conseil du Roi, “contaminées par l’esprit voltairien”.L’abbé de Prades, un des contributeurs, devra se réfugier en Prusse.
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le 7 février 1793 : la Prusse et l’Autriche s’allient contre la France.
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le 7 février 1801 : mise en place de tribunaux d’exception.
Le gouvernement fait adopter, grâce à l’émotion suscitée par l’attentat contre Bonaparte, une loi instituant des tribunaux spéciaux, sans jury, ni appel, ni cassation, pour réprimer les rébellions, les assassinats et certaines formes de brigandage.
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le 7 février 1814 : négociations entre Napoléon et les alliés.
Les alliés réunis en congrès à Châtillon-sur-Seine, depuis trois jours, invitent Napoléon à négocier. Il envoie Caulaincourt. Les propositions des alliés sont simples : retour pour la France aux frontières de 1792. Mais Napoléon refuse dans la nuit du 7 au 8.
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le 7 février 1878 : décès du bienheureux Pie IX, à 85 ans.
Giovanni Maria Mastai Ferretti devient pape Pie IX en 1846. En 1854, il proclame le dogme de l’Immaculée Conception et définit en 1870 le dogme de l’Infaillibilité pontificale.
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le 7 février 1922 : Marie Curie, deux fois Nobel, est la première femme élue à l’Académie de Médecine.
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le 7 février 1985 : jugement des assassins du père Jerzy Popieluszko.
Après six semaines de procès, le tribunal rend son verdict dans l’affaire de l’enlèvement et de l’assassinat du père Jerzy Popieluszko, prêtre sympathisant de “Solidarité”, en octobre 1984. Un capitaine et un colonel sont condamnés à 25 ans de prison, et deux lieutenants à 15 et 14 ans.
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le 7 février 1992 : le traité de Maastricht crée l’UE, qui remplace la CEE, et prévoit l’union économique et monétaire.
L’histoire millénaire du monastère de Ganagobie
Situé en Provence, près de Digne-les-Bains, le monastère Notre-Dame de Ganagobie est un monastère bénédictin français fondé au Xème. Surplombant la vallée de Durance, les pierres de cette abbaye résonnent du chant des moines et de leur travail manuel depuis plus d’un millénaire. Là-bas, les moines sont réputés pour les produits de soin qu’ils élaborent. Allez hop, Divine Box vous emmène faire le tour de ce monastère, du début de son histoire jusqu’à aujourd’hui !
Des origines millénaires
Quelque temps plus tard, au Xe siècle, l’évêque de Sisteron Jean II lance la création d’un monastère qui est donné en 965 à l’abbaye de Cluny. Sur place, une quinzaine de moines habite les lieux jusqu’au XIVème siècle, période à laquelle le monastère est abandonné et tombe en ruines. Le chœur et les transepts de l’église sont ensuite démolis à la masse pendant la Révolution en 1794… ! Compliqué donc d’y envisager un retour dans un grand confort !
En 1891, des moines retournent à l’abbaye mais se voient forcés de s’exiler en Italie en 1901 suites aux lois anticléricales… Aussitôt revenus, aussitôt repartis !

Le cloître du monastère de Ganagobie est en mauvais état en 1910 – © Wikipédia
Mais heureusement, tout est bien qui finit bien ! En 1992, la communauté de bénédictins de l’abbaye d’Hautecombe quittent leur abbaye pour s’installer dans un endroit plus calme et plus propice à la vie de prière et de travail, (notamment pour la production de produits monastiques, on en reparlera un peu plus tard…). Et c’est ainsi qu’ils s’installent au monastère de Ganagobie !
Une mosaïque oubliée
En 1893, peu après le retour des moines, des ouvriers découvrent avec surprise, lors du déblaiement du chœur, une gigantesque mosaïque jusque-là oubliée. En effet, enfouie depuis la destruction de l’église à la Révolution, une mosaïque s’étale sur une surface de 82m2, dont 72m2 sont récupérés intacts ! Ouf, la mosaïque est sauvée. Elle est signée Pierre Trutbert, lui-même identifié grâce à une inscription latine le mentionnant. En 1975, la mosaïque est alors démontée pour être entièrement restaurée à Périgueux. L’incroyable œuvre d’art révèle un univers où la réalité rencontre la mythologie. On y découvre alors des chevaliers qui affrontent des créatures dans un imaginaire monstrueux. Quelques références chrétiennes sont aussi visibles comme saint Georges tuant le dragon, allégorie de la victoire du bien sur le mal.

Sur la mosaïque est représenté saint Georges terrassant le dragon (symbole de la victoire de la vie sur la mort) – © Wikipédia
Une abbaye haute en couleurs
L’une des particularités du monastère de Ganagobie est la présence de nombreuses couleurs. En plus de la mosaïque, les vitraux de l’abbatiale diffusent des rayons de lumières colorées. C’est grâce au travail du Père Kim En Joong, moine dominicain sud-coréen (réputé pour ses motifs abstraits et colorés), à qui fut confié la tâche de colorer ce lieu de prière ! En effet, depuis la Révolution et jusqu’en 2006, de simples vitres en verre équipaient les murs de l’église. Cependant, des fouilles archéologiques menées dans les années 1960 révélèrent que des vitraux colorés équipaient autrefois les murs de l’église. Aujourd’hui, grâce au travail du père Kim, chaque fenêtre est pleine de couleurs… Le résultat est magnifique !

Les vitraux du monastère de Ganagobie sont particulièrement colorés – © Monastère de Ganagobie
Ganagobie aujourd’hui !
Aujourd’hui, quatorze moines bénédictins sont à Ganagobie, et suivent la règle de saint Benoît « prie et travaille » (traduction du latin « Ora et Labora »). Leurs journées sont rythmées par des temps de prière et le travail manuel.

Les moines du monastère de Ganagobie réunis dans l’église pour prier – © Monastère de Ganagobie
L’artisanat monastique a vu le jour sur place grâce à un frère ingénieur chimiste qui a créé en 1950 un petit atelier pour fabriquer de l’eau de toilette. Depuis, les frères ne sont plus engagés physiquement dans la production mais ils contrôlent encore les formules et la qualité ! Parmi ces produits, on trouve le baume du pèlerin connu pour ses bienfaits apaisants pour les pieds fatigués ou encore la crème hydratante pour les mains. Des incontournables dans le paysage monastique…
Pour aller plus loin
Si vous passez dans la région, n’hésitez pas à rendre une petite visite aux moines de Ganagobie ! Voici leur adresse : Monastère de Ganagobie, Le Prieuré, 04310 Ganagobie. Sinon, vous pouvez cliquer ici pour acheter en ligne les produits du monastère de Ganagobie,
Neuvaine “Discerner sa vocation avec Marie”, jour 7
Au temps des grands choix, lorsque l’heure est venue de confier à Dieu nos attentes, nos projets et nos doutes, la Vierge Marie nous offre ses bras pour nous porter vers la Lumière.
Alors, laissons-nous conduire…
Pour acheter la neuvaine c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/discerner-sa-vocation-avec-marie
Cette neuvaine a reçu l’imprimatur de Mgr Marc Aillet.
Septième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, je désire goûter à la paix profonde et sentir battre en mon cœur le Cœur de Jésus. Que je trouve le temps régulièrement de rejoindre une solitude pour me recueillir, faire retraite, et pouvoir déposer mes attentes et fardeaux aux pieds du Seigneur, à l’école de Saint Ignace de Loyola, accompagné par un moine, une moniale…
Avec vous, ô ma Mère, je n’ai pas peur de la Croix, des temps d’épreuves, et j’accepte cela comme un signe particulier d’identification à votre Fils. Avec Lui je dis volontiers : « Père, si vous voulez, éloignez de moi ce calice ! Cependant que ce ne soit pas ma volonté, mais la vôtre qui se fasse. » (Lc 22, 42)
Oui, je désire m’offrir au Père par le Christ, afin que tout dans mon être soit renouvelé. Que je découvre fréquemment, spécialement lors de la sainte messe et à l’occasion du sacrement de pénitence, combien Dieu m’aime et combien sa miséricorde est sans limite.
A l’heure décisive, au moment où il me faudra dire oui ou non, faites que je choisisse la voie de la vie, éclairé par la lumière de Pâques. Développez mon regard intérieur pour que je la reconnaisse. Et si cette route est celle du célibat consacré pour le Royaume, de l’identification au Christ souverain prêtre, alors, intercédez pour moi pour que je m’élance, généreusement et sans retour.
O Marie, je me consacre tout entier à l’Amour de Dieu, je sais que je ne serai pas déçu. Avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus je peux dire : « Ô mon Dieu, vous avez dépassé mon attente. »
Notre-Dame du Oui, priez pour nous !
Prière à Marie
O Marie, je vous consacre mes souhaits, mes passions, mes attraits.
Renouvelez mon désir ardent de marcher à la suite de Jésus,
Avec vous, j’aspire à discerner dans les événements de mon existence la Providence qui me conduit.
Donnez-moi d’être fidèle à l’instant présent, dans un esprit de silence et en union à Dieu.
Avec vous, je choisis d’inscrire au cœur de ma vie la prière, le service des pauvres et la persévérance dans l’effort.
Aidez-moi à fréquenter de bons et vrais amis.
Délivrez mon esprit des nœuds qui pourraient freiner ma capacité à m’engager, à prendre mes responsabilités.
O Marie, Notre-Dame qui donne la joie, priez pour nous.
Pour Que Vive le Beaujolais ! de février 2021
Pour la cinquième émission de PQVLB de la saison 2020-2021, découverte de nouveaux trésors cachés du Beaujolais : après le témoignage d’une reconversion professionnelle dans les vignes, laissons frétiller nos bulbles olfactif (!) à la nouvelle savonnerie de Belleville !
Dans la rubrique histoire, découvrez comment le Beaujolais peut être associé au « vrai féminisme » grâce à Anne de Beaujeu.
Circuits-courts : découvrez une des belles initiatives qui nous entourent : les comptoirs de campagne…
Immigration : ne pas confondre le christianisme avec la religion de l’humanité
Interrogé en janvier sur France Culture à propos de la signification politique de la parabole du Bon Samaritain, Pierre Manent déclarait :
« Ce n’est pas parce qu’on secourt un migrant en train de se noyer qu’on doit l’accueillir dans la Cité ensuite. (…) Le pape doit arrêter de délégitimer les nations. »
Eugénie Bastié a interrogé Pierre Manent dans Le Figaro afin qu’il précise sa pensée sur le thème du christianisme et de l’immigration. Extrait :
L’injonction à l’ouverture des frontières et à l’accueil inconditionné des migrants est la conséquence de ce que vous appelez « religion de l’humanité » . Celle-ci est-elle une version édulcorée du christianisme (les fameuses « vertus devenues folles » de Chesterton) ou bien en rupture radicale avec celui-ci ?
Chrétiens ou non, ne confondons pas le christianisme avec la religion de l’humanité qui est aujourd’hui la religion politique de l’Occident, si du moins nous souhaitons faire un peu de clarté sur notre situation. Pour le dire d’un mot, la religion de l’humanité repose sur un sentiment immédiat, que partagent tous les hommes à des degrés divers, à savoir le sentiment du semblable, le sentiment de l’humanité de l’autre homme, qui contiendrait la promesse d’une unification de l’humanité par une sorte de contagion irrésistible, chacun s’identifiant à son semblable, se transportant par l’imagination à la place de son semblable.
La charité est tout autre chose que le sentiment du semblable ou la compassion. Elle ne repose pas sur le sentiment ni l’imagination. Elle est une disposition active de la volonté, une vertu, qui vise quoi ? Inséparablement Dieu et le prochain, mais d’abord Dieu. Pourquoi ? Ici, il faut casser le morceau. Parce que nous autres hommes, nous ne sommes en réalité ni très aimants ni très aimables. Seule la médiation du Christ, telle est l’affirmation chrétienne, peut nous libérer de la prison du moi. C’est pourquoi la charité ne voit pas l’apparence émouvante du semblable mais vise la présence invisible de Dieu dont notre semblable est l’image. Pardon pour ce comprimé de théologie catholique !
La religion de l’humanité s’est installée parmi nous à la faveur de l’affadissement du christianisme. Elle consacre notre passivité : incapables de rien vouloir qui nous soit propre, nous attendons que l’autre vienne à nous.
Le calvaire de Plorec-sur-Arguenon restera en place
Le tribunal administratif de Rennes demandait la démolition du calvaire de Plorec-sur-Arguenon (Côtes d’Armor) car il avait été érigé dans l’espace public.
La mairie ne s’est pas laissée faire : le 11 janvier a été votée à l’unanimité par les conseillers départementaux des Côtes d’Armor la sortie de la parcelle du domaine public et sa vente à l’association de conservation du patrimoine religieux de Plorec-sur-Arguenon.
La « Libre Pensée » qui militait pour la destruction du clavaire n’a pas trouvé un seul conseiller départemental pour soutenir son action.
C’est arrivé un 6 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 6 février 337 : Jules Ier est élu pape.
Saint Jules Ier, nait à Rome vers 280, et devient pape le 6 février 337. Il le reste jusqu’au 12 avril 352.Il fait élever, à Rome, la Basilique des Douze Apôtres communément nommée à l’époque la Basilica Juliana.
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le 6 février 886 : effondrement du Petit-Pont à Paris suite à une crue.
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le 6 février 1626: Richelieu fait interdire les duels.
Sur une proposition de Richelieu, Louis XIII fait interdire les duels en France. La raison : les duels sont devenus, pour la noblesse, un jeu de l’honneur qui saigne à blanc ses rangs et l’empêche de joue son rôle social et de payer l’impôt du sang. Le duel ayant entraîné mort d’homme est considéré comme crime de lèse-majesté.
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le 6 février 1740 : décès du pape Clément XII.
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le 6 février 1778 : Traité d’alliance et Traité d’amitié et de commerce entre la France et l’Amérique.
Ce jour-là est signé, à Versailles, un Traité d’alliance et un Traité d’amitié et de commerce, entre la France et les 13 colonies américaines, représentées par le comte de Vergennes et Benjamin Franklin. Ce traité est ratifié par le Roi de France, Louis XVI et l’Angleterre déclare la guerre à la France rapidement. Le gouvernement français ne désire alors qu’une chose : l’affaiblissement de la Grande-Bretagne et effacer l’humiliation du Traité de Paris de 1763.
« Jamais, disait Choiseul, les Anglais se couperont la gorge entre eux autant que je le désire ».
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le 6 février 1863 : Napoléon III proclame l’Algérie «royaume arabe», en demandant l’égalité entre Algériens et Français.
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le 6 février 1881 : fondation de l’Union vélocipédique française, future Fédération française de cyclisme.
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le 6 février 1902 : un accord franco-éthiopien en vue de la construction d’un chemin de fer Djibouti-Addis-Abeba provoque des protestations de la part des Anglais et des Italiens.
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le 6 février 1922 : élection de Pie XI.
Achille Ratti nait le 31 mai 1857 à Desio, dans la province de Milan. Il est élu pape sous le nom de Pie XI le 6 février 1922 ; il meurt le 10 février 1939. Il signe en 1929, avec le royaume d’Italie, les accords de Latran, et devient ainsi chef du plus petit Etat du monde, la Cité du Vatican.
Le 14 mars 1937, il publie l’encyclique Mit brennenderSorge par laquelle il condamne le nazisme. En mai 1938, il s’absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d’Hitler.
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le 6 février 1934 : affrontements mortels Place de la Concorde.
De violents incidents opposent sur la Place de la Concorde, à Paris, les ligues de droite et les anciens combattants des Croix-de-Feu du colonel François de la Rocque, aux forces de l’ordre. Les manifestants protestent contre le gouvernement Daladier accusé de corruption et contre les scandales politico-financiers, notamment l’affaire Stavisky. Les manifestants sont rejoints par un mouvement communiste. A l’appel du colonel de La Roque, les Croix-de-feu se dispersent mais la manifestation dégénère.
La manifestation devient très tendue, lorsque le groupe tente de se rapprocher du Palais-Bourbon ; la police, débordée, tire sur la foule. Le bilan est lourd : 16 morts, dont un policier, 2 300 blessés, dont 664 policiers et soldats. Daladier est contraint à la démission.
Les socialo-communistes crieront au danger fasciste alors qu’ils participaient à l’émeute. Cette manipulation médiatique amène, deux ans plus tard, le Front Populaire au pouvoir.
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le 6 février 1956 : le président du Conseil Mollet est accueilli à Alger par des manifestations d’hostilité des Européens d’Algérie. Il déclare donc à la foule :
“La France doit rester en Algérie et elle y restera”.
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le 6 février 1945: exécution de Robert Brasillach au Fort de Montrouge.
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le 6 février 1981 : décès de Marthe Robin, stigmatisée et mystique.
Elle a alors 79 ans. A partir de 1930, elle n’avale plus aucune nourriture, hormis l’hostie consacrée lors des communions. Au début du mois d’octobre 1930, selon le témoignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, elle commence à souffrir la passion chaque vendredi, phénomène qu’elle vivra ensuite chaque semaine jusqu’à sa mort et dont seront témoins ses proches et de nombreux prêtres.
Ses obsèques ont lieu le 12 février, dans le sanctuaire de Châteauneuf-de-Galaure, en présence de quatre évêques et plus de deux cents prêtres et près de 10.000 personnes.
Son procès de béatification est ouvert à Rome, mais ses « prophéties » rendent Rome prudente.
Le père Finet a vécu ses derniers instants :
«C’était un vendredi. J’étais venu dans sa chambre, la veille, à dix-sept heures. Depuis quelques semaines, Marthe était plus douloureuse que jadis. Mais personne ne pensait qu’elle allait mourir. Elle me disait qu’il (Lucifer) lui faisait la vie dure, qu’elle était projetée jusqu’à terre. De fait, en entrant dans sa chambre, je la trouvai étendue sur le sol, ce qui n’était jamais arrivé. Je priais la personne qui était dans la pièce voisine de venir m’aider à la relever. Son bras était déjà froid. Et j’entendis Marthe me dire :
« Il m’a tuée»
Et en 1936, Marthe confie cette prophétie concernant la France, au Père Finet, le co-fondateur des Foyers de Charité :
« La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu’elle se sera choisie. Elle aura le nez dans la poussière. Il n’y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de DIEU. Alors elle criera vers lui, et c’est la SAINTE VIERGE qui viendra la sauver. La France retrouvera alors sa vocation de Fille aînée de l’Église, elle sera le lieu de la plus grande effusion de l’ESPRIT-SAINT, et elle enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier.»
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le 6 février 1998 : assassinat du préfet de Corse, Claude Érignac.
A 60 ans, Claude Érignac est abattu en pleine rue à Ajaccio par deux hommes armés. Bernard Bonnet lui succédera, et sera révoqué suite à l’affaire des paillotes. C’est la première fois que les nationalistes corses s’en prennent à un représentant aussi symbolique du pouvoir de l’Etat. L’enquête mettra au cœur de l’affaire un homme du nom d’Yvan Colonna qui ne sera arrêté que cinq ans plus tard.
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le 6 février 2005 : le pape Jean-Paul II se montre à la fenêtre de son appartement pour l’Angélus, au Vatican. Il tente de prononcer sa bénédiction, mais aux 1ers mots sa voix s’étrangle.
Mgr Luc Crépy nommé évêque de Versailles
Le pape François a nommé ce jour, samedi 6 février, Monseigneur Luc Crepy c.j.m, évêque de Versailles suite à l’acceptation de la démission de Monseigneur Éric Aumônier le jeudi 17 décembre 2020. Jusqu’à présent, Monseigneur Luc Crepy était évêque du diocèse du Puy-en-Velay.
Ordonné prêtre le 21 mai 1989 à Paris pour la Congrégation de Jésus et Marie (Eudistes), il eut un premier ministère paroissial dans le diocèse d’Evry-Corbeil-Essonnes (1989-1995). Il enseigna la théologie morale à l’Institut catholique de Paris (1990-2011) et fut recteur du Séminaire interdiocésain d’Orléans (1995-2001 puis 2007-2012). Monseigneur Luc Crepy fut provincial de la Province France-Afrique des Eudistes (2001-2007) et président de la Conférence des Supérieurs majeurs de France (CSMF) (2001-2007). De 2012 à 2015, Monseigneur Luc Crepy fut vicaire général de la Congrégation de Jésus et Marie ainsi qu’enseignant à l’Université Pontificale Grégorienne à Rome.
En 2015, Monseigneur Luc Crepy fut nommé évêque du diocèse du Puy-en-Velay.
Au sein de la Conférence des évêques de France (CEF), Monseigneur Luc Crepy fut nommé, en 2016, président de la CPPLP, (Cellule Permanente de Prévention et de Lutte contre la Pédophilie), fonction qu’il occupe encore aujourd’hui. En 2020, il devint membre de la Commission épiscopale de la Mission de France de la CEF.
D’anciens musulmans demandent à la France de garantir le droit de changer de religion
Un certain nombre de personnalités, parmi lesquelles d’anciens musulmans que les lecteurs du Salon beige connaissent déjà (Christophe Bilek, Joseph Fadelle, Yassine Mansour, Said Oujibou), signent une tribune dans Le Figarovox pour demander aux autorités françaises de garantir le droit de changer de religion :
L’apostasie est punie de mort dans l’islam (Coran 4.89 ; 8.11-18).
Il en résulte que les musulmans ne sont pas libres de quitter cette religion. Même en France, ceux qui quittent l’islam, plus encore pour se convertir à une autre religion, sont souvent rejetés par leurs familles et entourages, ils subissent des pressions, menaces et parfois même des violences pouvant aller jusqu’à l’assassinat. Fréquemment, ils sont contraints de vivre leur foi dans la clandestinité et de déménager.
Une telle situation est inacceptable en France, terre de chrétienté et de liberté.
Le projet de loi confortant les principes de la République doit être l’occasion de dénoncer et de sanctionner ces «entraves à la conversion», afin de renforcer la liberté de conscience, en particulier des personnes d’origine musulmane. […]
Aujourd’hui sur déroule par internet le Forum Jésus Le Messie sur l’évangélisation des musulmans.
LREM vers le laïcisme ? Avec le député Yves Hemedinger
Le projet de loi confortant le respect des principes de la République a déjà été largement modifié en commission. Sera-t-il vraiment une loi de liberté comme l’a déclaré le ministre de la justice ? Le député LR Yves Hemedinger donne son point de vue sur RCF :
Le projet de loi sur le séparatisme fait l’impasse sur la problématique de l’immigration
Dans une note du CAP de l’ISSEP sur le projet de loi “séparatisme”, il est fait la synthèse suivante :
Il est regrettable qu’au nom de la poursuite de ce projet républicain, le Gouvernement porte ainsi atteinte à plusieurs libertés fondamentales de manière disproportionnée ou injustifiée et ajoute des contraintes, contrôles et restrictions à l’ensemble des citoyens, cultes et associations, alors que son intention initiale consistait, à travers ce projet de loi annoncé, à lutter contre le communautarisme et le séparatisme islamistes. Or, en dehors du propos introductif (exposé des motifs), il n’est question de l’islamisme à aucun moment tout au long des 51 articles de loi proposés par le Gouvernement.
Pour être à la hauteur de l’enjeu politique, une véritable audace juridique aurait pu consister à donner une caractérisation sectaire aux courants identifiés de l’islam radical et violent, permettant ainsi de les cibler spécifiquement sans nuire à l’ensemble des cultes pacifiques. Évidemment, cette caractérisation n’aurait pas été sans poser de difficultés dans la définition de son périmètre, tant la ligne est parfois floue entre l’islam politique et l’idéologie djihadiste.
La faiblesse des gouvernements successifs et leur incapacité à utiliser des outils existants de manière ciblée sur les individus, associations, mosquées ou écoles de la mouvance islamiste, conduit le pouvoir politique à empiler des législations contribuant ainsi au phénomène d’inflation législative sans pour autant garantir l’application de cette loi.
S’il est à noter quelques avancées ou précisions positives, un certain nombre de dispositions constituent une simple retranscription jurisprudentielle dans la loi voire un doublon avec le droit existant.
Il est par ailleurs regrettable que le Gouvernement n’ait pas profité de cette loi pour traiter un certain nombre de sujets essentiels comme celui de l’islamisme à l’école publique ou dans les entreprises privées non délégataires de service public.
L’on peut également s’étonner du refus de traiter cette question du « séparatisme » à l’aune de la problématique de l’immigration, sujet totalement absent du débat.
Enfin, rappelons que le vote d’une loi n’est en rien la garantie de son application et donc de son efficacité. Le sujet central est bien la non-application des lois françaises, le manque de courage et de cohérence politique et les défaillances et le laxisme de la chaine pénale.
Bioéthique ou sociéthique ?
Du Dr François Volff, président de l’ACPERVIE-SOS-Maternité :
Les débats sur la Bioéthique en deuxième lecture au Sénat se sont terminés dans la confusion et sous les imprécations. Ceci vient de la “chimère” qui consiste à accoler des mesures sociétales à des mesures de régulation “bioéthiques”, comme cela a été souligné.
Dans les mesures sociétales, une autre confusion: le “désir d’enfant” qui est bien légitime, et le “droit à l’enfant”. Or, un désir ne crée pas un droit. Il peut arriver qu’on désire une femme qui n’est pas la sienne, mais on n’y a pas droit. L’enfant n’est pas une chose dont les parents sont propriétaires, il n’appartient qu’à lui-même (après Dieu, dirons-nous en tant que croyants). Les parents en ont seulement la garde. C’est un consensus social qui n’a jamais été remis en cause.
Dans les mesures “bioéthiques”, la confusion vient d’essayer d’adapter la législation à la course effrénée de la recherche. La question des embryons “surnuméraires” devient compliquée avec de multiples options (sociétales, encore) qui se chevauchent: Abandon, donnés à la science, donnés à l’adoption, et de multiples cas de figure: à des couples stériles, à des couples d’homosexuelles, à des femmes seules, mais pas à la veuve, qui n’a pas le droit de les recevoir. Il serait aisé, avec la vitrification des ovocytes, de prévoir des FIV en créant et en implantant un seul embryon. Cela n’a pas été envisagé.
Dans ce contexte, les acrobaties les plus inattendues de la recherche ont pu être détaillées, sans que l’on s’y retrouve dans ce labyrinthe à moins d’être soi-même impliqué. On oublie simplement que l’expérimentation sur l’ embryon est une expérimentation sur l’homme et est encadrée par le code de Nuremberg. En particulier, toute expérimentation sur un homme doit être menée dans son intérêt et avec son accord éclairé.
Il restera de clair et net que l’ignoble (ou immonde, d’après un sénateur) proposition d’avortement jusqu’à terme en cas de “détresse psychosociale” (Article 20) a été repoussée. L’IMG pour raisons psychiatriques (s’il y en a) ne doit pas être rabaissée à une simple appréciation subjective de la situation d’une femme qui ne demanderait qu’à être secourue.
Enquête sur Summorum Pontificum : une étrange synthèse de la CEF… Analyse du Club des Hommes en Noir
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé de l’abbé Barthe, l’abbé de Tanouärn, le Père Viot, Guillaume de Thieulloy et animé par Philippe Maxence aborde la synthèse réalisée par la Conférence des Evêques de France suite à l’enquête demandée par le Vatican. Témoignage intéressant de cette émission : les lecteurs apprendront que Guillaume de Thieulloy est passé au séminaire des Carmes à Paris…
Neuvaine “Discerner sa vocation avec Marie”, jour 6
Au temps des grands choix, lorsque l’heure est venue de confier à Dieu nos attentes, nos projets et nos doutes, la Vierge Marie nous offre ses bras pour nous porter vers la Lumière.
Alors, laissons-nous conduire…
Pour acheter la neuvaine c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/discerner-sa-vocation-avec-marie
Cette neuvaine a reçu l’imprimatur de Mgr Marc Aillet.
Sixième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, je suis parfois comme un marin dans la tempête. Angoissé de ne pas trouver le sens de ma vie, je cherche frénétiquement des signes pour orienter mon existence au quotidien. C’est alors que je veux m’asseoir aux pieds de Jésus et l’écouter me dire : « Si quelqu’un vous dit : “Voilà le Messie ! Il est là !” ou bien encore : “Il est là !”, n’en croyez rien. Il surgira des faux messies et des faux prophètes, ils produiront des signes grandioses et des prodiges, au point d’égarer, si c’était possible, même les élus. » (Mt 24, 23-24) Aidez-moi, ô ma Mère, à ne pas me laisser berner par des faux signes. Avec vous j’invoque mon ange gardien pour qu’il me protège de toute illusion.
Très Sainte Vierge, qui avez entendu l’appel du Seigneur, je désire que mon âme fasse sienne les paroles du messager du Père du Ciel : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » (Lc 1,30)
Aussi, avec votre intercession je désire évangéliser ma volonté, mon regard sur les événements de la journée et les personnes que je rencontre.
Délivrez mon esprit de toute obsession afin que j’accepte d’entrer dans le temps de l’Amour, temps long ou temps court c’est égal, « gressibus amoris », pas à pas dans l’amour, comme m’y invite saint Grégoire le Grand.
O Marie, Notre-Dame qui éclaire ma nuit en me montrant Jésus mort et ressuscité, Lumière pour ma vie, priez pour nous.
Prière à Marie
O Marie, je vous consacre mes souhaits, mes passions, mes attraits.
Renouvelez mon désir ardent de marcher à la suite de Jésus,
Avec vous, j’aspire à discerner dans les événements de mon existence la Providence qui me conduit.
Donnez-moi d’être fidèle à l’instant présent, dans un esprit de silence et en union à Dieu.
Avec vous, je choisis d’inscrire au cœur de ma vie la prière, le service des pauvres et la persévérance dans l’effort.
Aidez-moi à fréquenter de bons et vrais amis.
Délivrez mon esprit des nœuds qui pourraient freiner ma capacité à m’engager, à prendre mes responsabilités.
O Marie, Notre-Dame qui donne la joie, priez pour nous.
Le Conseil d’état italien suspend l’obligation de port du masque pour les élèves
Le président Frattini de la section III du Conseil d’État italien, a rendu une décision condamnant l’usage des masques à l’école chez les mineurs.
La décision, en italien, est ici.
Le juge a considéré que :
« Le mineur ne peut pas se voir imposer l’usage d’un masque pendant la durée des cours, en raison du risque de fatigue respiratoire.»
Loi sur le séparatisme : les consciences mises sous contrôle
En 5mn, Jean-Frédéric Poisson dénonce le projet de loi sur les principes républicains :
Sur Twitter, un assistant parlementaire fait cette intéressante mais terrible révélation, suite au festival de propos christianophobes :
C’est leur grande théorie, rêve entendu dans le conversations de députés LREM : interdire le baptême et les sacrements avant l’âge du consentement…
— Gonzagنe deChantérac (@gdechanterac) February 4, 2021
Barbouzerie et connivence maçonnique à Puteaux
De Bernard Antony :
C’est sans doute parce que j’ai, il y a treize ans, publié un ouvrage « Vérités sur la franc-maçonnerie » que quelques lecteurs de ce blog m’ont demandé de leur dire ce qu’il en est de cette loge de Puteaux, dont les medias ont parlé à propos d’une sordide affaire criminelle qui aurait été concoctée en son sein.
Certains m’ont paru faire une confusion entre l’obédience de la « Grande Loge de France dont le siège est 8 rue Puteaux (17°) à Paris et celle de la « Grande Loge Nationale Française » dont le siège est 12 rue Christine de Pisan (17°), mais dont la ville de Puteaux héberge une loge comme dans une villa (au 28/30) rue Lucien Voilin) dont le loyer (très modeste) est payé par l’APHEC (Association philosophique et culturelle).
Ce qui défraye maintenant la chronique à propos de cette loge, c’est qu’elle aurait été le lieu d’une connivence à des fins criminelles entre son vénérable maître (Jean-Luc B.) et d’autres étranges « frères » à profil barbouzard dont un ancien commandant (Daniel B.) de l’ex-DCRI ( Direction Centrale du Renseignement Intérieur). Cela, afin d’assassiner une certaine Marie-Hélène Dini, une « coach » (psychothérapeute pratiquant l’hypnose et faisant volontiers la confidence qu’elle serait un agent du Mossad !) par trop efficacement concurrente professionnellement du vénérable maître, lui aussi un « coach ».
La providence pour madame Dini a fait que le 24 juillet dernier une équipe de la brigade anticriminelle de Créteil repéra et contrôla une Clio noire s’avérant volée, à bord de laquelle étaient deux hommes armés qui, après avoir raconté des salades, avouèrent qu’ils s’apprêtaient à exécuter un « contrat » sur Marie-Hélène Dini.
Depuis, la police et la justice ont remonté les fils de cette affaire, certes abracadabrantesque, mais… parfaitement criminelle.
L’avocat de la « coach » ciblée, Me Joseph Cohen-Sabban, a évoqué ainsi cette affaire :
« C’est une affaire terrifiante où se croisent des militaires qui ont oublié le mot scrupule et le sens du devoir, des barbouzes qui naviguent dans les eaux troubles de la sécurité privée et un homme d’affaires véreux qui utilise la maçonnerie pour régler ses comptes professionnels ».
Mes aimables lecteurs-questionneurs m’ont demandé aussi comment je considérais cette affaire en regard de son contexte maçonnique.
Je ne puis dans la limite d’un blog développer à nouveau les raisons, que j’ai exposées dans mon livre, de mon opposition à la franc-maçonnerie. Pour faire bref et aller à l’essentiel, elles sont de deux ordres.
- La première porte sur le fond. Globalement, dans la plupart de ses obédiences, la franc-maçonnerie professe une totale hostilité envers toute acceptation de dogmes. Cela vise particulièrement le catholicisme. En fait, il s’agit d’un dogmatisme de l’antidogmatisme, ou autrement dit, l’affirmation qu’il n’y a pas de vérité et que c’est… la seule vérité !
Oh ! Je sais bien qu’il existe parmi les obédiences maçonniques des positions divergentes voire antagonistes sur le catholicisme, selon qu’il s’agisse des grandes obédiences laïcardes et pro-culture de mort LGBT ou de la GLNF et autres loges déistes ou dites spiritualistes. Mais même dans ce qu’il y a de moins à gauche, à ce que je lis dans leurs publications, le relativisme y est la position la plus partagée, et le refus de l’idée même de vérité ne conduit-elle pas au suicide de l’intelligence, au nihilisme ?
- La deuxième porte sur la réalité indéniable que la franc-maçonnerie est depuis toujours un lieu de formation de « hiérarchies parallèles », c’est-à-dire de « pouvoirs non assortis de responsabilités », de connivences discrètes sinon secrètes. À rebours même de l’affirmation démocratique, si martelée.
De fait, on peut reprendre sur ce point la formulation de Gustave Thibon : « À la boursouflure du mot correspond l’atrophie de la réalité ».
Historiquement, et dès sa création en Angleterre, la maçonnerie a été souvent une « auberge espagnole » où chacun des membres apportait ce qu’il voulait, du moins à la mesure de son influence. Et souvent à l’ombre des loges les plus influentes se sont développées les pires utopies. Il suffit de considérer le rôle de la loge des « neuf sœurs » qui regroupa tout le « gratin » de la révolution française.
À l’ombre des loges ont pu aussi se tisser des connivences affairistes voire criminelles comme dans le cas évoqué ci-dessus.
Mais la plus élémentaire honnêteté exige de rappeler que ce n’est pas seulement dans les loges que l’on peut concocter de sordides machinations. L’Église catholique et, à son plus haut niveau, le Vatican, n’ont pas été et ne sont pas exempts de pareilles choses. Le Diable se plaît toujours à aller subvertir – ou du moins à essayer – ce qu’il y a de plus proche de Dieu.
Même s’il en vient un certain nombre, tous les maux de la société ne viennent pas de la franc-maçonnerie…
Bioéthique : un débat de moins en moins apaisé
Communiqué des AFC :
En 2ème lecture, dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 février, le Sénat a voté à une large majorité un projet de loi de bioéthique radicalement réécrit. Les sénateurs ont rejeté l’extension de la PMA, l’autoconservation des ovocytes, le critère subjectif de “détresse psychosociale” qui aurait permis des avortements jusqu’à la naissance, et maintenu l’interdiction de la création de chimères et d’embryons transgéniques.
Par ce vote lucide et courageux, les sénateurs ont montré leur attachement au respect de l’intégrité de l’espèce humaine.
Le projet de loi sera désormais examiné en Commission Mixte Paritaire (CMP) à une date encore inconnue. Si celle-ci échouait le texte serait renvoyé devant l’Assemblée Nationale pour une troisième et dernière lecture et un vote définitif.
Pour les Associations Familiales Catholiques, les circonstances rocambolesques des débats et des votes de cette seconde lecture au Sénat sont le témoignage flagrant que l’excès des transgressions depuis 2018, sur ces sujets majeurs, entraîne des clivages de plus en plus marqués, à mille lieues du “débat apaisé” promis par le Président de la République.
Les Associations Familiales Catholiques appellent solennellement une nouvelle fois à un moratoire sur ce texte, ni bio, ni éthique, qui ne convainc personne et divise toujours plus les Français, au moment où les crises de tous ordres s’accumulent.
Les Associations Familiales Catholiques demeurent extrêmement concentrées et mobilisées sur l’avenir de ce projet de loi. Elles préparent d’ores et déjà d’autre formes d’actions fortes pour permettre une prise de conscience collective des enjeux majeurs qu’il soulève, au service des enfants et de la société tout entière.
Dans la rubrique des cinglés
Alexandre Padilha, député du Parti de gauche brésilien (PT) et ancien ministre de la santé de Dilma Rousseff, vient de déposer un projet de loi qui imposerait aux entreprises de plus de 100 salariés bénéficiant d’aides ou de contrats de l’État brésilien de réserver 3% de leurs postes à des personnes transgenres.
On se demande comment nos politiques n’ont pas encore eu cette brillante idée…
