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Le secrétaire d’État chargé des Affaires Européennes : “Le virus de la pseudo-souveraineté est encore présent en Europe”

Avec une suffisance et un mépris propre au macronisme et aux européistes, Clément Beaune, le jeune secrétaire d’État chargé des Affaires Européennes, a commenté sur LCI le Brexit en des termes inquiétants quant à la capacité des européistes de respecter la démocratie :

Son analyse est très coercitive :

“Selon lui, les Britanniques n’ont pas choisi le « no deal » parce que « beaucoup de pays leur disent ‘nous ça ne nous intéresse pas de travailler avec vous nous, on veut travailler avec les Européens, c’est plus important ‘ ». « Les Britanniques s’aperçoivent que ne pas accéder au marché européen, c’est un drame économique pour eux», a appuyé le Secrétaire d’État, ce qui expliquerait qu’ils aient fait « un certain nombre de concessions » pour obtenir un accord in extremis.

Un point de vue qui ne s’appesantit pas sur le bouleversement que constitue cette sortie pour l’Union Européenne, une issue présentée il n’y a pas si longtemps comme tout bonnement impossible par les Européens les plus dogmatiques. Pour Clément Beaune, le Brexit ne constituerait pas moins une « leçon » pour « ceux qui vivent sur le mensonge de la souveraineté totale », « les Britanniques en ont fait l’expérience directe, presque scientifique », a conclu le Secrétaire d’État, sans préciser de quelle science il s’agissait.

Ce jeune idéologue incompétent oublie juste de préciser que le Royaume-Uni a déjà réussi à répliquer la quasi-totalité des accords commerciaux dont il bénéficiait auparavant grâce à l’UE. Il ment donc par omission :

Le Royaume-Uni ne parviendra pas à répliquer pour son propre compte l’ensemble des accords commerciaux conclus par Bruxelles avant de sortir de l’UE, au 31 décembre. Mais il ne lui reste plus qu’une petite dizaine de pays à couvrir par des traités bilatéraux, pour éviter de perdre les avantages dont il jouissait jusque-là grâce aux accords conclus par l’Union.

La ministre britannique au Commerce international, Liz Truss, qui se targue de pouvoir compter sur environ 700 négociateurs, a arraché « au finish », il y a quelques jours, un accord avec Singapour (22 milliards de dollars d’échanges annuels). Prévoyant, comme dans le « deal » européen, l’élimination des droits de douane d’ici à 2024, il ouvre un accès réciproque aux marchés des services et réduit les barrières non tarifaires sur les produits électroniques, les voitures et les pièces détachées, les produits pharmaceutiques et les appareils médicaux, ou encore sur la production d’énergie renouvelable. Et il offre un tremplin à Londres pour tenter d’adhérer à terme à l’accord de libre-échange transpacifique.

Même s’il ne pourra pas être approuvé dans les temps par le Parlement d’Ottawa, les Britanniques ont aussi signé fin novembre un accord de « continuité commerciale » avec le Canada (20 milliards de livres d’échanges chaque année). Répliquant les termes du traité Ceta conclu par l’UE en 2016, il doit entrer en vigueur au 1er janvier, en attendant de négocier un accord « plus ambitieux » l’an prochain. « Cela renforcera les exportations britanniques vers le Canada, des voitures électriques aux vins mousseux », s’est aussitôt félicité Boris Johnson.

Leur première grande victoire, les négociateurs britanniques l’avaient néanmoins remportée en concluant en septembre avec le Japon. Des accords ont aussi été trouvés ces dernières semaines avec la Corée du Sud, Israël, l’Islande, la Norvège, le Maroc, la Suisse, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Mexique et l’Egypte. Un autre a été conclu il y a quelques jours avec le Vietnam. Londres n’a plus qu’à signer avec le Ghana, le Cameroun ou encore la Turquie.

Le travail était immense. L’UE possède au total 44 accords commerciaux préférentiels avec des Etats ou des blocs d’Etats, couvrant 77 pays, a calculé le « Financial Times ». Le gouvernement britannique estime avoir couvert 58 de ces pays par un accord commercial équivalent, ou à défaut par un accord de principe. Soit 198 milliards de livres d’échanges commerciaux avec des pays tiers et 96% de son objectif initial.

La militante pro-euthanasie et suicide assisté, Jacqueline Jenquel, renonce à sa propre mort et choisit la Vie

La très médiatique Jacqueline Jenquel vient “finalement” de renoncer à planifier sa mort. “Finalement” entre guillemets car beaucoup, parmi les défenseurs de la vie que nous sommes, n’y avaient jamais cru et ont toujours vu dans sa posture un acte militant de propagande répété maintes fois depuis 2018. Seule l’échéance implacable fixée à 2020 allait être révélatrice de ses vraies intentions. Une belle propagande de la culture de mort qui a duré plus de 2 ans. Bravo à l’ADMD pour ce stratagème diabolique…qui fait flop et les discrédite encore plus.

Jacqueline explique à Marianne avoir été piégée par Hugo Clément (puis se rétracte  à nouveau) dans une interview devenue virale donnée en août 2018 :

“(…) 2021, c’est dans quelques heures. Et Jacqueline Jencquel se trouve piégée par le décompte de son auto-condamnation à mort. « Bonjour, je sais pourquoi vous m’appelez. Vous allez me demander pourquoi je ne suis pas encore morte ! », soupire-t-elle d’emblée, en décrochant son combiné. Depuis deux ans, la question est récurrente et commence à lui peser.

Tout a débuté ce 25 août 2018, dans une vidéo diffusée par Konbini news – relayée des milliers de fois – où elle déclarait au journaliste militant Hugo Clément : « Bonjour, je m’appelle Jacqueline Jencquel, j’ai 74 ans, et j’ai décidé en janvier 2020, de mettre fin à mes jours. »  Prise par l’engrenage médiatique, elle a publié en juin dernier « Terminer en beauté », aux éditions Favre. Dans cet ouvrage, elle décalait la date de son trépas à la fin de l’année 2020. À la veille de 2021, la septuagénaire regrette ces propos : « C’était complètement con ». Et de déplorer les méthodes médiatiques de Konbini qui l’ont projetée ensuite sur l’arène médiatique : « Dix fois, Hugo Clément m’a fait répéter cette première phrase pour en faire une prise de vue choc. Moi, je me suis laissée piéger. Ensuite, on m’a clouée sur cette date ». 

Pourtant, elle avait multiplié les interventions médiatiques pour répéter cette promesse et militer ainsi pour le suicide assisté comme vous pouvez le voir dans ces vidéos :

Choquées, des personnes handicapées avaient interpellé Jacqueline Jenquel pour la violence que ses propos pouvaient avoir à leur encontre.

Tout est bien qui finit bien donc.

Puisque la vie continue pour Jacqueline Jenquel et qu’elle s’est trompée sur le suicide assisté, espérons qu’elle fasse le même cheminement intellectuel sur l’euthanasie et l’avortement pour lesquels elle militait également.

Pèlerinage de Chartres sur le thème “Je suis la voie, la vérité, la vie”

Message de Notre-Dame de Chrétienté :

L’association Notre Dame de Chrétienté vous souhaite une bonne et sainte année 2021 !

Que Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie nous montre le chemin à suivre tout au long de cette année et que chacun de nous réponde présent aux appels de la Providence en qui nous mettons toute notre confiance !

Oui nous marcherons à Sa suite en 2021 quels que soient les chemins vers lesquels ils nous guidera !

Il est possible de proposer ses services dès maintenant pour rejoindre l’organisation des soutiens (le pèlerinage recrute environ 1000 bénévoles pour oeuvrer dans les différentes équipes : montage des tentes, circulation, cuisines, transport des pèlerins, des sacs, etc.), en écrivant à [email protected]

La République des gazouillis

Moins de cent tweets d’origines diverses, montrant la qualité de la gouvernance macronienne de la France en 2020. Choix souligné par quelques références à d’autres textes déjà publiés sur Le Salon Beige :

  • Petit rappel de la compétence aveuglante des membres du pouvoir exécutif
  • Vérification par l’éminente gestion de l’épidémie de covid : le pouvoir macronien à son meilleur https://lesalonbeige.fr/covid-il-y-a-bien-une-deuxieme-vague-celle-des-bouffees-delirantes/
  • Les plaisirs du vivre-ensemble dans une atmosphère apaisée
  • «La France n’a pas de problème avec l’islam », nous a déclaré M.Macron le 4 décembre ; preuves à l’appui
  • Nous avons enfin compris l’apport de la souveraineté européenne tant vantée par M.Macron
  • Avant de terminer sur quelques autres aspects.

La compétence aveuglante des membres du pouvoir exécutif

Nicole Belloubet, Garde des sceaux et ministre de la justice, fin janvier, à propos de l’affaire Mila (et avant de revenir sur ses déclarations)  :

Sibeth Ndiaye, qui n’est jamais décevante, ni en avril, ni en mai :

M.Macron lui-même, qui ne cesse de faire appel aux meilleures expertises. La fin d’année étant passée, on suppose qu’on aura bientôt communication de ces recommandations :

Eric Dupond-Moretti, nouveau Garde des sceaux, ministre de la justice intronisé en juillet et qui enchante dès le début :

M.Jean-Marc Jancovici n’est pas ministre. Mais il permet de prendre du recul sur la cohérence des actions gouvernementales relevant de la gestion de l’énergie  (Juillet) :

M.Jean Castex, le Premier ministre que le monde certainement nous envie, en août :

Comme à l’approche de Noël :

M.Julien Denormandie, éminent ministre de l’agriculture (septembre et novembre) :

M.Olivier Véran, toujours ministre de la Santé (qui l’eût cru ?) :

Le Petitattal, toujours prêt à aider, en novembre :

Me Barbara Pompili, le ministre de l’écologie qui veut rentrer chez nous (en décembre) :

Et enfin bien sûr, Marlène Schiappa toujours bien informée :


La gestion de la crise covidienne : le pouvoir macronien à son meilleur

Sans paroles (on ne tire pas sur une ambulance) :

C’est à peine si on peut y croire (mars et avril) :

Le gouvernement est attentif à vraiment toutes les situations et si plein de bienveillance (avril) :

Tout est admirablement sous contrôle :

Et ça continue après les annonces post-premier-confinement (mai) :

C’est déjà l’heure des satisfecits pour le mouvement macronien :

Août et Septembre arrivent avec leurs nouvelles recommandations :

Tout reste parfaitement cohérent (novembre) :

Et se termine par une énorme opération logistique, comme un couronnement de toute l’année :

Le diagnostic du Spiegel est sobre : la France est devenue un Absurdistan. Mais c’est forcément l’avis de jaloux :


Les plaisirs du vivre-ensemble dans une atmosphère apaisée

Heureux comme des congolais à Paris :

Heureux comme des musulmans tolérants et pacifiques par temps de confinement (en avril ; compte ‘parodique’ Islam et Lumières) :

Expansif comme un demandeur d’asile soudanais musulman à Romans sur Isère :

Fraternel comme un rappeur :

Tolérant comme un Christophe Castaner :

Paisibles comme des Tchétchènes et des arabes à Dijon :

Bienveillant comme un élu de la Courneuve symbole de l’immigration, richesse pour la France :

Discrets comme des musulmans qui, en octobre, après l’assassinat de S.Paty et l’appel de l’imam Chalghoumi à prier pour M.Paty dans toutes les mosquées le vendredi suivant, rappellent que la prière est réservée aux… musulmans ; la fraternité selon le coran :

Joyeux comme des turcs à Décines :

Heureux même comme un élu d’EELV qui comprend qu’il faisait fausse route et fait amende honorable :

Alors, bien sûr, il y a des irréductibles : Mila en février :

Mila en novembre :

La situation serait même difficile pour l’audiovisuel public !

Mais que fait la police ? C’est simple, elle cherche des gens pour se protéger dans ce beau pays si paisible :

Mais en fait, tout ça, c’est la faute des islamophobes :

Alors, le pouvoir macronien agit : il s’attaque encore à…  l’antiracisme pour un vivre-ensemble sans fausses notes :


La France n’a pas de problème avec l’islam (Macron, le 4/12, sur BRUT)

Aucun problème. Au contraire, on apprécie toujours ces membres du clergé musulman hauts en couleur et doux :

Aucun problème avec cet imam qui rappelle à bon escient, après l’assassinat de S.Paty, que l’islam n’a rien à faire avec le terrorisme (sauf, bien sûr, avec les ennemis de l’islam, mais  ça, qui pourrait lui en vouloir ?).

Aucun problème : en quoi le fait que l’assassin de Nice soit un tunisien incrimine-t-il l’islam ?  Même ses parents sont « sous le choc » ! C’est vous dire !

Aucun problème : l’Institut du monde arabe ne soutient que les meilleurs auteurs :

Aucun problème. M.Plantu, dans Le Monde, explique bien que, tout ça, c’est la faute d’Internet :

En réalité, le vrai danger, c’est l’islamophobie :

Et puis, de toutes façons, on va enseigner l’arabe. Ca va tout simplifier.

Mais au fait, le vivre-ensemble ? Dans une France chrétienne ou une France musulmane ?

Donc, M.Macron l’a dit, la France n’a pas de problème avec l’islam. Ceci étant, ça coince peut-être bien quelque part :


Nous avons enfin compris à quoi sert l’Europe

Pour nous qui ne comprenons pas toujours à quoi sert l’Union européenne, l’année a été éclairante. L’Union européenne sert d’abord à avoir les mains propres :

Comme à 27 la situation est trop simple, l’UE sert à intégrer d’autres Etats improbables :

L’UE sert à nous expliquer comment agir avec nos parents (avril) :

L’UE sert à faciliter le fameux vivre-ensemble (septembre) :

Et l’UE sert à faciliter le développement de l’islam, ce qui ne peut que favoriser le vivre-ensemble (novembre) :

Enfin, l’Union européenne sert à organiser les journées européennes de la vaccination : c’est ce que l’ineffable Jean Castex appelle « une communauté de destin » : le destin des effrayés.

Nous allions l’oublier ! C’eût été impardonnable. L’Union européenne sert aussi de refuge à Loiseau, qui de temps en temps pépie encore avec hardiesse :


Pendant tout ce temps-là 

Madame Hidalgo est semblable à elle-même (janvier) :

Les progressistes sont égaux à eux-mêmes :

Les activistes LGBTIQXXX sont égaux à eux-mêmes :

Les membres de la gauche française sont égaux à eux-mêmes :

Et les élus écologistes patentés sont égaux à eux-mêmes

L’année 2020 a donc été formidable. Le Président Tout-à-l’ego nous en promet une nouvelle aussi riche :

La Pravda

Le groupe Lagardère s’est vu octroyer un prêt garanti par l’Etat de 465 millions d’euros, selon le Journal officiel publié dimanche 3 janvier.

Le groupe, propriétaire de l’éditeur Hachette, des boutiques Relay et des médias Europe 1, Paris Match et Journal du Dimanche, avait enregistré au troisième trimestre un chiffre d’affaires en recul de 38% à 1,2 milliard d’euros.

Les prêts garantis par l’Etat (PGE) permettent de faciliter l’octroi d’un emprunt à une entreprise ayant des difficultés de trésorerie. En cas de non-remboursement, l’État s’engage à prendre à sa charge la majeure partie du reste du crédit à rembourser, en l’occurrence 80%.

Il n’est donc pas très étonnant que la correspondante du Financial Times à Paris qualifie le JDD de “French Pravda”…

C’est presque toutes les semaines que le JDD assure la propagande d’Emmanuel Macron.

Technocratie clownesque

Ce n’est pas une information du Gorafi :

Quelque 35 Français vont être tirés au sort ce lundi 4 janvier pour former un “collectif de citoyen”, chargé de se prononcer sur la stratégie vaccinale en France.

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) annonce ce dimanche 3 janvier au Journal du Dimanche et à franceinfo que le tirage au sort des 35 membres du futur “collectif de citoyens” chargé de se prononcer sur la stratégie vaccinale française contre le coronavirus débutera ce lundi. Le panel formé respectera des critères d’âge, de genre, de région de résidence, de niveau de diplôme, de catégorie socioprofessionnelle et de type de domicile.

Dans Le Parisien, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a expliqué que ce groupe d’une trentaine de “citoyens tirés au sort, représentant tous les territoires, sera constituée le 10 janvier”. Leurs travaux débuteront le 16 janvier. Le porte-parole du gouvernement assure qu’ils “pourront poser toutes les questions, faire toutes les observations et interpeller Olivier Véran ou le professeur Alain Fisher” sur la gestion de l’épidémie de Covid-19 et de la vaccination.

Ce gouvernement ne gouverne pas et ne veut pas gouverner.

Débuter l’année saint Joseph avec le Club des Hommes en Noir

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé de l’abbé Celier, du père Jean-François Thomas et de Jeanne Smits, sous la direction de Philippe Maxence s’empare de l’année Saint Joseph.

C’est arrivé un 3 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 3 janvier 236 : martyre du pape saint Antère, 19ème Pape.

Il a succédé le 21 novembre précédent à saint Pontien qui, emprisonné en Sardaigne par l’empereur Maximin le Thrace, avait renoncé au trône de Saint Pierre. Il meurt martyr le 3 janvier 236, victime lui aussi de la persécution impériale.

  • le 3 ou 4 janvier 275 : élection du pape Saint Eutychien.

27ème pape, il succède à Saint Félix 1er. ; il meurt martyr le 7 décembre

  • le 3 janvier 512: mort de sainte Geneviève, patronne et protectrice de Paris.

La tradition retient cette date comme étant celle où la sainte sauve Paris des hordes d’Attila. C’est aussi à cette que l’Eglise célèbre cette sainte. Sainte Geneviève, patronne de Paris, nait à Nanterre, vers l’an 422. Sa vie peut se résumer dans cette parole de saint Paul :

“Dieu choisit dans ce monde les instruments les plus faibles pour confondre l’orgueil et les prétentions des hommes.”

Elle n’est âgée que de sept ans quand saint Germain, évêque d’Auxerre, traversant le village de Nanterre, où elle habite, discerna, grâce à la lumière divine, cette modeste enfant au milieu de la foule :

“Béni soit, dit-il à ses parents, le jour où cette enfant vous fut donnée. Sa naissance a été saluée par les anges, et Dieu la destine à de grandes choses.” Puis, s’adressant à la jeune enfant, il la confirma dans son désir de se donner tout à Dieu : “Ayez confiance, ma fille, lui dit-il, demeurez inébranlable dans votre vocation ; le Seigneur vous donnera force et courage.”

Geneviève reçoit le voile à quatorze ans, des mains de l’archevêque de Paris, et, après la mort de ses parents, quitte Nanterre pour Paris chez sa marraine. Malgré ses extases, ses miracles, elle devient l’objet de la haine populaire que le démon jaloux suscite contre elle. Lors d’un nouveau passage de saint Germain de Nanterre, ce dernier affirme:

“Cette vierge, sera votre salut à tous.”

Bientôt, en effet, le terrible Attila, surnommé le Fléau de Dieu, envahit la Gaule ; mais Geneviève prêche la pénitence, et prédit que Paris ne sera même assiégé.

La sainte meurt à quatre-vingt-neuf ans, le 3 janvier 512. Le reliquaire contenant les restes de Sainte Geneviève, situé dans une crypte de l’église Sainte Geneviève comportait une grande quantité d’or, d’argent et de pierres précieuses, donnée par des nobles parisiens. Tout sera pillé en 1793 par les révolutionnaires, qui vont aller jusqu’à bruler une partie de ses reliques avant de les jeter dans la Seine. L’église Sainte Geneviève, confisquée en 1791 avec l’abbaye dont elle dépendait, est abattue de 1801 à 1807… Ce ne sera hélas pas le seul exemple de profanation de symboles chrétiens par la Révolution ! (lire à ce sujet “un inventaire du saccage” écrit par René Sédillot)…

La pierre tombale, supportant le corps de la Sainte depuis 512, a été épargnée en 1793 par manque d’intérêt. Elle est retrouvée en 1802 avant d’être transférée de l’église Sainte Geneviève à l’église Saint-Etienne-du-Mont, où une chapelle lui est dédiée en 1852 : la pierre tombale va être recouverte d’une châsse, véritable manteau d’orfèvrerie, une copie de la statue qui ornait l’ancienne église Sainte Geneviève a été intégrée dans l’autel, trois reliquaires comportant les dernières reliques de la Sainte, qui avaient été distribuées à d’autres paroisses, sont déposés au pied de la statue.

  • le 3 janvier 898 : Charles le Simple succède à Eudes à la tête du Royaume des Francs.
  • le 3 janvier 936 : élection du pape Léon VII.
  • le 3 janvier 1239 : naissance de Jean II de Bretagne, duc de Bretagne de 1286 à sa mort.

Fils de Jean Ier le Roux, duc de Bretagne, et de Blanche de Champagne-Navarre, Jean II est duc de Bretagne de 1286 à 1305, comte de Richmond de 1268 à1305 et pair de France.

  • le 3 janvier 1322 : mort du Roi Philippe V.

Après cinq ans et demi de règne, le Roi Philippe V le Long meurt à 28 ans, à l’abbaye de Longchamp. Il n’a aucun héritier mâle. Marié à Jeanne de Bourgogne il n’a eu que quatre filles. C’est donc son frère Charles IV le Bel qui lui succède en tant que Roi de France et de Navarre.

Louis X, Philippe V et Charles IV le Bel, trois fils de Philippe IV le Bel. La lignée des Capétiens directs s’arrête. Le testament de saint Remy se réalise (voir la chronique du 13 janvier) :

“Que ses jour soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté!”

La famille royale est sanctionnée pour ses fautes. Le choix de Dieu se porte sur une autre lignée.

  • le 3 janvier 1383 : fin de la révolte des Maillotins pendant la régence de Charles VI.

C’est l’une des nombreuses révoltes, qui éclatent dans tout le Royaume au cours de l’année 1382, comme celle de la Harelle en Normandie, à Rouen, ou celle des « Tuchins » en Languedoc, qui voient le peuple se soulever pour protester contre l’oppression fiscale. Il faut savoir que Charles VI n’a que 12 ans, quand il arrive au pouvoir ; que ce sont ses oncles, Louis d’Anjou, Jean de Berry, Louis de Bourbon et Philippe II de Bourgogne, qui assurent la régence du Royaume et s’enrichissent en augmentant les impôts.

Les Parisiens s’emparent, à l’Hôtel de Ville et d’armes, en particulier de maillets de plomb (d’où leur surnom de « Maillotins ») utilisés par les défenseurs de la ville sur les remparts. Ces maillets servent en effet à frapper les assaillants. Le 1er mars 1382, les révoltés pillent la capitale et tuent les collecteurs d’impôts avec ces maillets.

  • le 3 janvier 1521 : Martin Luther est excommunié par l’Église catholique.

La bulle papale “Decet romanum pontificem” excommunie le religieux allemand et ses partisans jugés hérétiques. Martin Luther continue à soutenir sa doctrine devant la Diète de Worms que préside Charles Quint au mois d’Avril. Il n’est pas condamné à mort mais banni de l’empire. Grâce à la récente invention de l’imprimerie, ses “95 thèses” sont traduites en langues populaires et circulent. Cette religion est la religion officielle en Suède, au Danemark et en Allemagne. En France, elle subit l’influence de Jean Calvin et est donc différente.

  • le 3 janvier 1656 : décès de Mathieu Molé, homme d’état français.

Mathieu Molé est le premier président du parlement de Paris ; il joue un rôle important sous la Fronde et devient par la suite garde des sceaux de France.

En novembre 1641, Molé est nommé Premier président du parlement de Paris, avec instruction d’interdire toute assemblée générale des chambres sans la permission expresse du Roi. A la mort du cardinal de Richelieu, l’agitation parlementaire reprend. Le parlement prétend remplir la fonction des états généraux. Dans le long conflit qui suit entre Anne d’Autriche et le Parlement, Molé joue un rôle de conciliation.

Lors de la journée des barricades le 26 août 1648, et surtout le lendemain il va trouver, en risquant sa vie face à la foule, la reine et le cardinal Mazarin pour demander la libération de Pierre Broussel et de ses collègues, dont l’emprisonnement a déclenché l’émeute (voir le tableau ci-dessus). Il y gagne une réputation d’intrépidité – « le plus intrépide homme à mon sens qui ait paru dans son siècle », selon le cardinal de Retz. Les conseils de modération de Molé ne permettent pas d’éviter la première Fronde. C’est aussi lui qui négocie la paix de Rueil en 1649 évitant ainsi un affrontement entre les partisans de Condé et ceux du cardinal de Retz dans l’enceinte même du Palais de justice.

  • le 3 janvier 1798 : les habitants de Mulhouse votent favorablement pour leur rattachement à la France.
  • le 3 janvier 1857 : l’archevêque de Paris, Monseigneur Sibour, est assassiné par un prêtre interdit, Jean-Louis Verger, alors qu’il inaugure la neuvaine de Sainte Geneviève à Saint-Étienne-du-Mont.

Selon Jean Manceau dans son livre : Monseigneur Marie-Dominique-Auguste Sibour, archevêque de Paris, 1848-1857, cet assassinat est en lien avec la promulgation du dogme de l’Immaculée Conception. Bien qu’opposé à la promulgation du dogme, il se soumet à l’écrasante majorité de ses confrères, qui eux la soutiennent et jette même l’interdit sur un prêtre de son diocèse Jean-Louis Verger qui s’y oppose avec virulence. Celui-ci, réduit à la misère, poignarde l’archevêque le 15 janvier 1857 en criant « À bas la déesse ! », faisant ainsi clairement référence au dogme de 1854. Il est condamné à mort et exécuté le 30 janvier suivant.

  • le 3 janvier 1871 : le général Faidherbe bat les Prussiens de Goeben à la bataille de Bapaume.
  • le 3 janvier 1944 : la Syrie et le Liban deviennent indépendants.
  • le 3 janvier 1946 : création en France du Commissariat général du Plan.
  • le 3 janvier 1965 : l’Eglise catholique autorise les prêtres à dire la messe en français plutôt qu’en latin.
  • le 3 janvier 1963 : de Gaulle déclare à A. Peyrefitte :

“Nous ne devons pas nous laisser envahir par la main-d’œuvre algérienne”.

  • le 3 janvier 1973 : la France perd un aspect central de sa souveraineté.

Pompidou et Giscard font passer une loi qui interdit à la Banque de France de prêter à l’Etat français. L’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973, très court, bloque toute possibilité d’avance au trésor :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »

Ce qui signifie que la France ne peut emprunter qu’à des banques privées et doit payer des intérêts. Avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.

La France n’a plus le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi. La souveraineté monétaire a été privatisée, abandonnée aux mains de banquiers privés.

Dès 1974, la dette apparaît, en 1975 commence le chômage. Le système bancaire est peu à peu privatisé. La Souveraineté nationale peu à peu va passer sous la coupe des marchés financiers, sous la coupe de grandes multinationales. Aujourd’hui, en 2015, la dette dépasse 2000 milliards d’euro !

A quel moment nos élites ont demandé au peuple sont avis ? Jamais !

Réflexion sur la légitimité morale du vaccin contre le Covid

Les vaccins contre le Covid 19 qui arrivent sur le marché ont été élaborés en un temps record et, pour certains, selon des techniques nouvelles dont les effets à long terme sont par définition inconnus. De tels vaccins tant attendus ne dispensent pas d’une juste réflexion morale, d’où le point de vue argumenté publié sur le site de La Nef :

Le sujet du vaccin à ARN messager (ARNm) est sensible et mérite une évaluation morale particulière de la part de l’Église. D’autant plus se vérifie ici le lien entre évaluation éthique et nécessité de compréhension scientifique des processus vitaux se déroulant. D’autant plus semble se vérifier que les fondements de bioéthique sont inscrits au cœur même du vivant. C’est donc très précisément qu’il nous faut examiner la question, au cœur du fonctionnement de la cellule, au cœur du fonctionnement du coronavirus Covid 19, au cœur de celui du vaccin à ARN messager qui vient d’être mis sur le marché.

Quelle est donc tout d’abord sa nature ? S’agit d’un vaccin au sens traditionnel ? Ce qui est de fait habituellement transmis lors d’un vaccin classique est un virus dénaturé ou une partie d’un virus épuré qui, ne portant pas l’élément actif pathogène, dispose toutefois le corps à la fabrication anticipée d’anticorps adaptés grâce à une congruence de structure tridimensionnelle entre le virus pathologique et son leurre. Le corps va donc recevoir ce virus dénaturé comme un autre virus et provoquer là où il se trouvera des réactions finalement habituelles d’immunité et de fabrication d’anticorps. Aussi, le principe de la vaccination classique ne pose-t-il pas de problème éthique au sens où il respecte le fonctionnement naturel du système immunitaire humain. La spécificité du vaccin à ARNm est qu’il va demander à toutes les cellules dans lesquels il se logera de fabriquer la protéine d’une partie du virus (appelée la spicule) qui elle-même provoquera la réaction d’anticorps correspondant. Il s’agit là d’une technique qui ressemble à de la thérapie génique impliquant directement la maîtrise de la fabrication d’un ARNm par voie biochimique dépassant une simple fabrication plus traditionnelle de vaccin. De prime abord, la solution paraît plus simple car l’ARNm est une simple chaîne linéaire de nucléotides alors que le virus dénaturé qui doit être « conditionné » est une protéine tridimensionnelle qu’il faut rendre stable. Mais plusieurs remarques d’importance sont à noter du point de vue éthique.

Premier point éthique : une triple violence

Remarquons tout d’abord la violence qui est faite au corps humain au sens heidegerrien de « Gestell » (provocation dans le vieil allemand) traduit en français par Préau par « arraisonnement ». Dans le premier texte intitulé « la question de la technique » du recueil « Essai et conférences »[1], Heidegger y définit ainsi par ce mot l’essence de la technique moderne comme une sorte de sommation faite à la nature d’être en pouvoir de devenir un fonds utilitaire pour l’homme. Il y prend l’exemple d’une centrale électrique sur le Rhin qui vient violemment interrompre le cours d’un fleuve : « La centrale n’est pas construite dans le courant du Rhin comme le vieux pont de bois qui depuis des siècles unit une rive à l’autre. C’est bien plutôt le fleuve qui est muré dans la centrale »[2]. Peut-on ainsi ordonner à des millions de cellules de fabriquer une partie du virus, un corps étranger comme si on les arraisonnait à fabriquer quelque chose à l’encontre de leur équilibre systémique propre dans une sorte de forçage génétique ? Il est vrai qu’elles ne cessent de produire par les ribosomes des protéines nécessaires à la vie : mais les brins d’ARNm qui les génèrent sont des brins naturels, tirés de séquences d’ADN qui ont une logique interne qui nous dépasse. Les ribosomes produisent des protéines qui ont une certaine affinité avec eux et avec l’organisme en général. Par exemple, les ribosomes ne cessent de produire des protéines très complexes et très finalisées comme l’hémoglobine, des types d’enzyme, des protéines de stockage d’énergie mais qui sont de forme naturelle préétablies avec des fonctions propres faites pour la vie et dont certaines sont directement au service de la vie du ribosome. Ici, la violence subtile mais forte réside dans le fait qu’un organisme vivant comme l’homme va devoir fabriquer pour la première fois de sa vie par des ribosomes certaines entités qui ne relèvent pas d’une forme naturelle préétablie dans le génome. Ici, on ordonne aux ribosomes de « produire » des êtres non naturels dont on ne connaît pas les effets à long terme, qui viendront inonder le corps même si on s’attend à ce qu’ils permettent de développer par anticipation des anticorps. Cette violence s’exprime aussi par la manière dont l’ARNm va s’introduire dans la cellule : alors que naturellement il vient du noyau de la cellule sous forme de « filaments » qu’il constitue, ici, il est introduit de l’extérieur de la cellule par des nanoparticules lipidiques contenant repliée l’ARNm. Pour une cellule donnée, il y a l’intrusion de l’extérieur d’un corps étranger invasif alors qu’elle est naturellement habituée à accueillir ce type de corps comme venant de l’intérieur d’elle-même : comment réagira-t-elle à un élément biochimique qui lui ordonne de faire quelque chose à partir d’un mode d’entrée et de présentation de soi non naturel ? En quelque sorte, alors que tous les ARNm sont des ARN invités à entrer dans la danse harmonieuse de tous les organites d’une cellule donnée, ceux des vaccins à ARNm apparaissent comme des ARN mercenaires s’invitant par eux-mêmes au cœur de la cellule en la contraignant à produire, à être efficace pour ce qu’on attend d’elle. Puisque l’être humain est un, tout comme le système immunitaire est un, comment peut-on être sûr de l’innocuité d’une telle méthode ultraviolente qui s’apparente à une sorte de coup de fouet donné aux ribosomes. Enfin, c’est la quantité d’ARNm qui est injectée, en tant que quantité brute qui fait violence : alors que celui-ci se présente habituellement pour une protéine à fabriquer comme un ou des simples brins que vont lire plusieurs ribosomes et dont la quantité sera contrôlée par des mécanismes d’autorégulation, la, une quantité abstraite est imposée dans son mode de lecture.

Une triple violence est donc faite par ce type de vaccin au cœur de ce qui nous constitue le plus fondamentalement au niveau corporel, à savoir la cellule humaine, merveille de Dieu dans son fonctionnement interne : dans le fait de devoir fabriquer quelque chose de non naturel, dans le fait d’être contraint d’accueillir de l’ARN mercenaire de l’extérieur d’elle-même, dans le fait de devoir subir un assaut quantitatif d’ARNm alors qu’il est diffusé naturellement au cœur de la cellule qualitativement et de manière auto-régulée.

Deuxième point éthique : le passage à un transhumanisme en acte à grande échelle

Il apparaît donc une différence de nature entre le vaccin à ARNm et les vaccins traditionnels. C’est la nature de ce procédé qu’il nous faut qualifier au mieux pour analyser sa dimension éthique. L’ARNm fabriqué extérieurement et introduit de force par des capsules lipidiques nanométriques apparaît de fait comme une sorte de disquette introduite programmant le comportement de la cellule. Ici semble être en jeu l’éthique de ce qu’on appelle la thérapie génique qui de soi est acceptable[3] lorsqu’elle vise les cellules somatiques et non germinales dans cette capacité à corriger un gène défectueux ou à inhiber des gènes qui produisent des maladies. Cependant, si a priori[4] on n’atteint pas par le vaccin à ARNm la structure du code ADN située au cœur de la cellule, on n’est pas ici dans une logique de thérapie qui fonctionne sur la recherche de l’intégrité à retrouver de processus naturels devenus déficients. En effet, à la différence de la thérapie génique qui a pour modèles des gènes naturels fonctionnant bien, le vaccin à ARNm du Covid 19 produit des entités par elles-mêmes non naturelles pour l’homme. C’est le fait que l’homme produise lui-même des entités non naturelles pour lui qui pose en soi un problème de métaphysique. Comment l’un des composants les plus nobles de l’être humain au niveau cellulaire, chef-d’œuvre de Dieu, le ribosome, ordonné à produire des séquences d’acides aminés harmonieuses et porteuses de fonctions finalisantes peut-il être à ce point « traité » pour produire de telles entités étrangères même si elles sont découplées des principes actifs négatifs du virus et même si l’on attend par elles la réaction positive d’anticorps. Ici, ce qui est « programmé » est la séquence en elle-même de la protéine Spike (S) du Covid 19 qui appartient à une forme de protéine qu’on retrouve dans les coronavirus. Elle est composée de deux sous-parties : la première permettant de se lier à des récepteurs ici en l’occurrence les enzymes ACE2 qu’on retrouve à la périphérie des membranes plasmiques des poumons, du cœur ou des reins ; la seconde permettant la fusion des membranes du virus avec celle de la cellule hôte. La protéine Spike du Covid 19 est ainsi complètement étrangère au génome humain. Et si de plus, elle apparaît au dire de certains biologistes comme recombinée au moins dans certaines de ses parties avec des séquences que l’on trouve dans d’autres types de virus, la fabriquer reviendrait pour l’homme à fabriquer au cœur de ses ribosomes de l’artificiel.

C’est cette fabrication d’« artificiel » commandée par un code extérieur qui est précisément la violence ultime faite au ribosome mais aussi à la cellule humaine en général. La nature du procédé introduit ainsi un avant et un après dans le fonctionnement même de ce qu’il y a de plus intime au corps humain : on le somme de devenir au niveau de ses cellules une machine, une usine en vue de la fabrication d’un « artefact » alors que leur nature profonde est d’être une merveille d’autorégulation qui les fait tenir par elle-même. Par ce type de vaccin, s’opère donc l’ouverture vers un bouleversement anthropologique qui n’est pas d’abord d’ordre idéologique ou moral mais qui relève de l’ordre même de la création, bouleversement dont on peut penser qu’il atteindra toujours plus négativement dans ses réalisations la psychologie de l’homme ou la culture en raison de l’unité du corps humain et de la société. Je prends une comparaison : si la contraception est une violence de privation faite à la nature de processus naturels dont l’absence produit des conséquences sur la psychologie de la femme, on peut penser d’autant plus que cette double violence au sens positif et de devoir produire de l’artificiel et d’être ordonné à produire aura des effets sur la perception de la nature humaine par elle-même d’autant plus si la vaccination par ARNm devenait la norme de la vaccination. La réalité en jeu dans cette technique nouvelle est plus profonde que le simple traitement d’une épidémie : si la finalité louable du vaccin à ARNm est de prévenir la maladie, sa nature profonde est d’être le premier procédé de transhumanisme déployé à grande échelle au cœur du vivant.

Troisième point éthique : la question de l’utilisation de lignées de cellules de fœtus avortés

Le troisième point éthique soulevé par les vaccins à ARNm est le fait que certains d’entre eux contiennent comme d’autres vaccins des résidus d’ADN humain provenant de lignées de cellules de fœtus avortés. Selon l’Institut éthique de Belgique, la société Pfizer par exemple en aurait utilisé[5] dans la phase de test mais non de production, alors que par exemple la société Astrazeneca les multiplierait au niveau même de la production massive de ce type de vaccins. Si la responsabilité éthique est plus élevée pour ceux qui manipulent ce type de vaccins que pour ceux qui les utilisent qui pourrait d’ailleurs être nulle si on ne savait pas leur contenu, il faut tout faire pour éviter d’utiliser de tels vaccins comme le recommande d’ailleurs la note dernière du Vatican à ce sujet[6]. Elle fait la claire distinction entre ce qui est licite et ce qui est moral. Elle exprime bien que ce type de vaccins utilisant une lignée de cellules avortées ne peut être utilisé licitement que s’il n’y a pas d’autres types de vaccins disponibles et que si l’épidémie en question est suffisamment grave (incontrôlable selon la terminologie de la note). Elle donne l’exemple de trois situations majeures ouvrant le droit à cet usage :

« par exemple, dans les pays où des vaccins sans problème éthiques ne sont pas mis à la disposition des médecins et des patients, ou lorsque leur distribution est plus difficile en raison de conditions de stockage et de transport particulières ou lorsque différents types de vaccins sont distribués dans un même pays mais que les autorités sanitaires ne permettent pas aux citoyens de choisir le vaccin à inoculer »[7].

Mais elle rappelle que « l’utilisation licite de ces vaccins n’implique pas et ne doit pas impliquer de quelque manière que ce soit l’approbation morale de l’utilisation de lignées cellulaires provenant de fœtus avortés ».

On a donc le devoir comme catholique si cela est possible d’éviter ceux qui ont un lien avec ces lignées, ce qui me paraît être le cas en Europe prochainement au moins pour le vaccin contre le Covid 19[8]. De mon point de vue personnel, il reste quoi qu’il en soit illicite d’utiliser des types de vaccins ayant eu un rapport avec une lignée de cellules de fœtus avortés dès lors qu’on sait qu’ils contiennent une partie significative du noyau génétique initial de ces cellules du fœtus avorté. S’il reste des traces d’ADN humain[9], cela pose encore un problème en tant que ces vaccins portent encore l’écho d’une certaine identité au cœur de leurs constituants. Si l’ADN détecté ne permet pas de discriminer s’il est de nature humaine ou pas, une certaine licéité apparaîtrait. Le document du Vatican récemment écrit ne fait pas ces distinctions et laisse donc la voie à une telle interprétation me semble-t-il. La raison profonde de cela est que la personne qui a été victime d’un avortement à l’origine de cette lignée de cellules n’a pas été consultée sur l’usage de cellules dont elle peut se réclamer être la seule propriétaire légitime si on peut scientifiquement encore aujourd’hui trouver des marqueurs qui la relient à son origine individuelle. Mais une question de fond demeure : au nom du principe qu’aucun embryon et ses lignées ne peuvent être utilisées pour la recherche, ce qui est manifestement dans le cœur de Dieu, y a-t-il vraiment une possibilité de licéité de la réception de tels vaccins qui donneraient

« l’impression d’une certaine tolérance ou d’une acceptation tacite d’actions gravement injustes [qui] contribuerait de fait à favoriser l’indifférence ou la faveur avec laquelle ces actions sont perçues dans certains milieux médicaux et politiques »[10]

Quatrième point éthique : incertitude des conséquences du vaccin

Enfin, le quatrième aspect éthique important dans le vaccin à ARNm est l’incertitude des conséquences concrètes de son usage sur le génome humain. Que les laboratoires pharmaceutiques se déchargent de toute responsabilité quant à d’éventuels effets indésirables du vaccin Pfizer, et entendent ainsi se soustraire à toute revendication ultérieure devrait nous alerter. Vouloir être pénalement hors d’atteinte de toute accusation concernant d’éventuels méfaits de celui-ci, est pour le moins étrange. C’est comme si vous donniez un remède et que, si jamais il vous rendait malade, ou pire, causait votre mort, votre responsabilité ne se trouverait en rien engagée. Plus encore que la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques à l’égard des adultes et des personnes âgées qui sont la cible immédiate de ces vaccins, la responsabilité vis-à-vis des enfants qui seraient vaccinés selon cette nouvelle technologie risque également d’être très lourde de conséquences. En effet, c’est ici toute notre responsabilité vis-à-vis des générations futures qui est engagée. Qui mieux qu’Hans Jonas nous assigne avec force et rigueur ce devoir de responsabilité envers les générations futures, qu’il nomme dans son ouvrage « Principe responsabilité » ? Jonas parle d’une« obligation à l’égard de l’humanité future, au sens, dit-il, où nous avons l’obligation de l’existence de l’humanité future, et l’obligation de son-être-tel. [11] »

« Puisque de toute façon existeront des hommes à l’avenir, leur existence qu’ils n’ont pas demandée, une fois qu’elle est effective, leur donne le droit de nous accuser, nous, leurs prédécesseurs, en tant qu’auteurs de leur malheur, si par notre agir insouciant et qui aurait pu être évité, nous leur avons détérioré le monde ou la constitution humaine (…) Donc pour nous aujourd’hui, le droit qui se rattache à l’existence non encore actuelle, mais pouvant être anticipé, de ceux qui viendront plus tard, entraîne l’obligation correspondante des auteurs, en vertu de laquelle nous avons des comptes à leur rendre à propos de nos actes qui atteignent les dimensions de ce type d’effets. »[12]

Nous avons à veiller par conséquent « sur l’obligation d’être une humanité véritable : donc sur la faculté de s’attribuer cette obligation dont nous pouvons peut-être les priver avec l’alchimie de notre technologie ‘’utopique’’. »[13] Le propos enthousiaste de Bruno Pitard, relaté dans le Monde montre pourtant que le recul face aux réactions de l’organisme suscitées par ce vaccin est loin d’être effectif : « Aucun produit à base d’ARN messager n’avait dépassé la phase 2 d’un essai clinique, et là, premier essai de phase 3, jackpot !… Bien sûr les données ne sont toujours pas publiées dans des articles scientifiques dignes de ce nom et tout est allé si vite qu’on manque de recul, on y verra plus clair dans quelque mois. Mais cette aventure est d’ores et déjà extraordinaire… »[14]. Ce principe de responsabilité est tout d’abord un principe de précaution à respecter impérativement. Si le recul manque, on renie ce principe de précaution. Les personnes âgées seront-elles les cobayes de cette aventure ? Nous ne pouvons pas accepter de faire vacciner nos enfants avec ce type de technique, qui risquent de déclarer dans 30 ou 40 ans des dérèglements intenses, type cancers ou maladies inconnues, au prétexte que nous avons laissé agir, en toute impunité des apprentis sorciers, qui n’ont pas le recul nécessaire pour savoir véritablement comment le corps humain va réagir face à une telle intervention, qui est du jamais vu dans l’histoire de l’humanité. De plus, ce virus mute depuis son apparition, si bien que les vaccins mis en place pour contrer celui qui sévit actuellement seront-ils encore valables dans les quelques mois à venir ? Faudra-t-il alors se refaire vacciner tous les 3 mois pour contrer les nouveaux virus ?

Cette prise de parole n’est donc pas un plaidoyer contre les vaccins traditionnels mais contre une nouvelle manière de penser l’homme qu’instaure cette vaccination utilisant une technique nouvelle allant dans le sens d’un transhumanisme en acte. Elle favorise de fait une banalisation des enjeux éthiques des manipulations génétiques en général ouvrant d’autant plus la voie à la pratique tous azimuts des récentes techniques d’insertion d’ADN au cœur même des cellules somatiques par le CRISPR-CAS9 qui les rendent déjà techniquement beaucoup plus faciles. Il paraît urgent et nécessaire que les personnes respectueuses de l’existence d’un ordre créé et éclairées sur la mise en place consciente ou inconsciente d’un paradigme transhumaniste sous-tendant cette technique de vaccination refusent, dans le contexte du Covid 19, ce type de vaccins à ARNm pour les raisons que nous avons invoquées tout en acceptant ceux qui seront pleinement en adéquation avec la nature humaine.

Père Olivier Nguyen* et Roselyne Legall**

* Directeur Institut Alliance Plantatio, théologien
** Docteur en philosophie spécialisée en bioéthique, professeur à I’Institut

[1] Martin Heidegger (trad. André Préau), Essais et conférences, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1993.
[2] Ibid.
[3] Cf Dignitas personae n°25-27.
[4] https://presse.inserm.fr/les-vaccins-a-arnm-susceptibles-de-modifier-notre-genome-vraiment/41781/#_ftnref2. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il existe une enzyme appelée enzyme transcriptase inverse, découverte par Howard Temin et David Baltimore, dont le fonctionnement remet en question le dogme de biologie moléculaire unidirectionnelle ADN->ARN. Ils montrent qu’il y a des mécanismes inverses ARN->ADN qui risquent d’opérer des changements dans notre ADN.   Dans, « Retrocitation », Nature, vol. 342,‎ 7 décembre 1989, p. 624, Temin reconnait à Beljanski la paternité de cette découverte en 1970 qui allait à l’encontre de la position de Monod. Ce dogme ADN->ARN, remis en cause scientifiquement est pourtant encore très présent dans les esprits et pourrait expliquer pourquoi on ne s’inquiète pas plus de ce phénomène dans le cadre du virus à ARNm. Selon Céline Lacroix, chercheuse au laboratoire LBTI, dans l’article intitulé « les vaccins à ARN messager ne modifient pas l’ADN de notre cellule » du monde du 15/12/20, en disant que ce « phénomène serait très, très peu probable », elle ouvre toutefois à sa possibilité en le qualifiant dès lors de « scénario catastrophe ».
[5] Cf : https://www.ieb-eib.org/fr/actualite/recherche-biomedicale/recherche-medicale/vaccins-contre-le-coronavirus-et-utilisation-de-cellules-de-ftus-avortes-etat-des-lieux-1922.html?backto=cat consulté le 23/12/20.
[6]  Note « Sur la moralité de l’utilisation de certains vaccins anti-Covid 19» publiée par la congrégation pour la doctrine de la foi le 17 décembre 2020. https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-12/doctrine-foi-vaccin-anticovid-vatican-pandemie-pape-francois.html consulté le 23/12/20.
[7] Cf note intégrale traduite en français par l’agence Zenith au N°3 ;  https://fr.zenit.org/2020/12/21/diagnostic-de-la-cdf-conditions-pour-que-les-vaccins-issus-de-foetus-avortes-soient-acceptables / consulté le 23/12/20.
[8] L’institut d’éthique de Belgique donne la liste plus haut des vaccins et leur proximité ou pas avec ces cellules dont certains ne sont ni à ARNm ni porteuses de ce type de cellules comme le vaccin développé par Sanofi.
[9] Selon Theresa Deisher, de multiples vaccins portent du contenu significatif d’ADN humain. Cf :  https://www.asso-malades-thyroide.fr/wordpress/index.php/2019/09/15/profusion-dadn-foetaux-dans-les-vaccins-des-consequences-potentiellement-incalculables/
[10] Dignitas personae n°35.
[11] H. Jonas, Principe responsabilité, Cerf, 1990, p. 89-90.
[12] Ibid, p.91.
[13] Ibid , p.93.
[14] Le Monde du 02/12/2020, p23.

2021 contre la famille

Sur Twitter, Emanuel Macron a vanté, le 1er janvier, de nouvelles mesures qui entrent en vigueur au 1er janvier, et notamment l’interdiction des produits plastiques à usage unique (pailles, couverts, bouteilles d’eau). Mais il n’a pas évoqué la réforme du divorce, nouvelle atteinte à la cellule de base de la société. Avec la facilité accordée aux séparations, le mariage devient un produit jetable au service de l’individualisme, doit la droite ligne des mesures de distanciation, de confinement et de gestes barrières…

En juin, des sociologues démontraient que le divorce est un désastre. Nous savons aussi que le divorce est une cause d’appauvrissement, souvent pour les femmes. En France, environ 250 000 personnes divorcent chaque année. Le divorce a déjà connu un grand bouleversement le 1er Janvier 2017. En effet, le divorce à l’amiable se fait désormais sans juge ni audience, et avec un avocat par conjoint obligatoirement. Mais dès le 1er Janvier 2021, tous les divorces autres qu’amiables, connaissent un nouveau changement :

1) Le divorce contentieux ne se fera plus en 2 parties : requête suivie de l’audience de conciliation et ensuite assignation en divorce

Désormais, l’époux qui voudra divorcer prendra un avocat qui rédigera directement une assignation en divorce, ou une requête conjointe (dans les cas de divorces dont le principe est accepté par les 2 conjoints).

2) Il n’y aura plus d’audience de conciliation

C’en est fini de l’audience de conciliation à laquelle les conjoints se rendaient dans le cabinet du juge aux affaires familiales pour fixer les mesures provisoires. Cette audience était obligatoire pour les conjoints. Elle disparait et est remplacée par une rapide audience « d’orientation des mesures provisoires », à laquelle la présence des conjoints ne sera plus obligatoire, sauf demande express du juge d’entendre les époux (par exemple pour une demande contestée de garde des enfants).

3) Le délai de séparation des époux passe de 2 ans à 1 an pour les divorces dits « par altération définitive du lien conjugal ».

Avant le 1er Janvier 2021, les époux qui étaient séparés depuis au moins 2 ans pouvaient assigner en divorce pour le motif de ne plus vivre ensemble depuis 2 années. Cette forme de divorce était d’ailleurs la seule possible pour divorcer dans les cas où un divorce pour faute n’était pas possible (pas de faute ou de preuves), et dans les cas où un des conjoints ne voulait pas divorcer (impossible de faire à l’amiable ou par acceptation du principe de la rupture). Il fallait donc attendre 2 ans de séparation, et ensuite on assignait en divorce. Désormais ce délai diminue et passe à 1 an.

En Quête d’Esprit : « N’ayez pas peur ! »

Avec Mgr de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, le père Martin Pradère, le philosophe Martin Steffens et Véronique Jacquier :

Terres de mission : Les rois mages dans le mystère chrétien

Eglise universelle: Les rois mages dans le mystère chrétien

A l’approche de l’Epiphanie, madame Lozier, éditrice de l’ouvrage, écrit par le chanoine Grégoire de Guillebon: Les rois mages dans le mystère chrétien, revient sur cet événement historique rapporté par l’Evangile de saint Matthieu. Elle complète cette relation évangélique par de nombreux éléments transmis par la Tradition : noms des rois mages, origine de la galette des rois, etc. Un travail désormais indispensable sur le sujet.

Eglise en France: il y a 150 ans, les apparitions de Pontmain

Le 17 janvier 1871, la Sainte Vierge apparaît à quatre enfants, à Pontmain à proximité de Laval. Lors de cette apparition, qui dure trois heures, la Sainte Vierge invite les enfants à la prière et à la confiance alors que toute la population du village s’inquiète de l’arrivée imminente des troupes prussiennes et du sort des jeunes gens enrôlés dans l’armée. Monsieur l’abbé Gendron, qui prépare un film sur les apparitions de Pontmain et un pèlerinage en mars prochain, rappelle les circonstances de l’apparition et l’actualité du message de la Sainte Vierge.

Eglise en Marche: Marche pour la Vie le 17 janvier

A partir du 20 janvier seront examinées au Sénat de nouvelles mesures libéralisant encore le “droit à l’avortement”: passage de 12 à 14 semaines d’aménorrhée du délai légal d’avortement, suppression de la clause de conscience pour les médecins, légalisation d’une possibilité d’avorter pour “risque de détresse psycho-sociale” jusqu’à la naissance et suppression du délai légal de réflexion. Victoire De Jaeghere expose les enjeux de ces projets et présente le programme de la Marche pour la Vie qui aura lieu le dimanche 17 janvier 2021 au Trocadero à Paris.(15h00)

Mort de 5 soldats français au Mali en moins d’une semaine

Après les décès de 3 militaires du 1er Régiment de Chasseurs, Tanerii Mauri, Dorian Issakhanian et Quentin Pauchet, engagés dans l’opération Barkhane et morts au combat le 28 décembre, l’Armée française annonce ce matin les décès au combat du SGT Yvonne Huynh et du BRI Loïc Risser, du 2e régiment de hussards, également dans le cadre de l’opération Barkhane.

RIP

C’est arrivé un 2 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 2 janvier 533 : le pape Jean II est élu.

Mercurius, est né à Rome vers 470, il est pape du 2 janvier 533 au 8 mai 535 sous le nom de Jean II. Portant un nom païen, il inaugure l’usage pour les papes de prendre un nouveau nom à leur élection.

  • le 2 janvier 876 : édification de la ville de Compiègne par Charles II le Chauve sur le modèle de Constantinople.
  • le 2 janvier 1322 : décès de Philippe V le Long, Roi de France qui meurt de dysenterie.
  • le 2 janvier 1364 : Jean II le Bon retourne à Londres et se constitue prisonnier.

L’exemple, le bon exemple, venait d’en haut à cette époque. Il est loin le temps où Charles de Gaulle payait ses factures d’eau et d’électricité à l’Elysée. Nous aurions bien besoin de chefs qui soient des hommes d’honneur. Ce serait déjà une première marque de compétence.

  • le 2 janvier 1492 : entrée des Rois très Catholique dans Grenade.

Les Rois Catholiques Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille entrent dans Grenade. Ils mettent fin à l’Islam espagnol et achèvent la Reconquista, initiée en 718. Toute la péninsule est revenue chrétienne. Le siècle espagnol va commencer.

Le sultan Abû `AbdAllâh As-Saghîr, dit Boabdil, envoie son général Abû Al-Qâsim au campement des Rois Catholiques pour négocier secrètement la reddition. Les pourparlers durent plusieurs semaines, au terme desquelles les protagonistes signent la capitulation de Grenade. C’est le 25 novembre 1491.

Le traité comporte une soixantaine de clauses se résumant ainsi :

  • Le Roi de Grenade s’engage à livrer la ville de Grenade aux Rois Catholiques dans un délai ne dépassant pas soixante jours à compter de la date de signature du traité.
  • Tous les prisonniers, des deux camps, seront libérés sans rançon.
  • Les Musulmans ne seront pas molestés dans leurs personnes, dans leurs biens ou dans leur honneur. Ils peuvent garder leur juridiction et leurs juges. Ils peuvent pratiquer librement leur culte.
  • Les mosquées resteront inviolées. Aucun Chrétien ne pourra investir une mosquée ou la demeure d’un Musulman.
  • Pendant trois ans, les Musulmans qui le souhaitent peuvent traverser librement vers l’Afrique dans des navires affrétés par le Roi Catholique Ferdinand.

Quelques semaines après la signature du traité, Grenade se rend. L’armée espagnole investit la ville et se dirige directement à l’Alhambra, le palais royal, édifié deux siècles et demi plus tôt par le fondateur du Royaume de Grenade, Ibn Al-Ahmar. On installe au sommet de la plus grande tour de l’Alhambra une imposante croix argentée, celle que portait le Roi Ferdinand lors de ses batailles contre les Maures. On annonce que Grenade appartient désormais aux Rois Catholiques. C’est le 2 janvier 1492. L’Histoire tourne définitivement la page de l’Espagne musulmane.

Le sultan, quittant l’Espagne, se retourne une dernière fois sur sa ville au dernier col dominant Grenade, appelé depuis le col du Maure, et se met à pleurer. Sa mère s’écrie :

« Tu pleures comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme »

  • le 2 janvier 1590 : le Roi Henri IV, pour récompenser le Parlement de Bretagne de sa fidélité lui accorde un brevet confirmant ses privilèges.
  • le 2 janvier 1604 : le Parlement enregistre l’édit de Rouen d’Henri IV qui rétablit la Compagnie de Jésus en France.
  • le 2 janvier 1635 : le Cardinal Richelieu fonde l’Académie Française.

L’Académie française, fondée en 1635 sous le règne du Roi Louis XIII, par le Cardinal de Richelieu est l’une des plus anciennes institutions de France.

  • le 2 janvier 1664 : Colbert est nommé surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures.

Colbert est nommé surintendant des Bâtiments, des Arts et Manufactures le 2 janvier 1664. Ce poste consiste à créer de nouveaux palais, bâtiments, et entretenir ceux qui existent déjà. Cette fonction a été conçue sous le règne de François Ier. Ainsi de nombreuses personnalités de l’époque l’ont occupé, comme Androuet du Cerceau, Sully et Mazarin. Colbert reste à ce poste jusqu’en 1683.

  • le 2 janvier 1647 : Corneille est élu à l’Académie française.
  • le 2 janvier 1811: Napoléon ordonne au préfet Chabrol de resserrer sa surveillance autour du pape Pie VII.

Il interdit qu’on lui laisse voir quelqu’un, ordonne de lui enlever ses livres et ses documents, et ne lui laisser ni papier ni plume ni encre, etc.

  • le 2 janvier 1817 : pour jouir de la personnalité civile, une congrégation doit être autorisée par loi, non par ordonnance.
  • le 2 janvier 1873 : naissance de Thérèse de Lisieux, dite Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, religieuse française, docteur de l’Eglise.

Voir les chroniques du 17 mai, du 30 septembre et du 19 octobre.

  • le 2 janvier 1964 : poursuite du voyage du pape Paul VI en Terre Sainte.

L’association participant à la rave party en Bretagne perçoit d’importantes subventions de la Ville de Paris

En 2019, l’association Techno Plus a reçu, sur proposition de Mme Anne Souyris, adjointe au maire de Paris, chargée de la santé publique, des relations avec l’AP-HP, de la santé environnementale et de la réduction des risques, 80 000 euros pour financer un “drug truck” :

Chaque année cette association touche des milliers d’euros de subventions de Paris, soit près de 200 000 € en 6 ans :

Dans un communiqué du 1er janvier, l’association Techno Plus s’honore d’accompagner la Rave party à Lieuron en Bretagne, où elle mène des actions de santé pour réduire les risques liés au Covid-19.  Mais Techno Plus n’est pas seulement une association d’aide et de prévention. C’est aussi un organisme militant, soutenant des actions illégales. Elle avait ainsi ouvert un espace de consommation de drogues, héroïne comprise, au Teknival de 2013. En 2017, Techno Plus a ouvert à Paris, avec Aides et Asud, un éphémère magasin de vente de drogues.

Tout ceci explique-t-il l’inertie du régime à clore cette rave party ?

La “difficulté d’accès à l’avortement” : une obsession construite de toutes pièces

Une mesure, examinée le 25 novembre dernier dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé et adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, autorise les sages-femmes à pratiquer les avortements par aspiration jusqu’à la dixième semaine de grossesse. Une sage-femme est interrogée dans L’Homme Nouveau. Extrait :

Les porteurs de la loi ont invoqué les difficultés d’accès à l’avortement dues à la Covid-19 pour justifier cette mesure. Qu’en pensez-vous ? 

La Covid-19 n’est qu’un prétexte. En réalité, abonnée depuis un peu plus de cinq ans à la revue du Conseil de l’ordre, je ne pense pas exagérer en disant ne pas avoir reçu un seul numéro qui ne traitait pas de la difficulté d’accès à l’IVG. C’est une obsession, et si aujourd’hui certains parlent d’une revendication des sages-femmes, je pense qu’elle a été construite de toutes pièces depuis bien longtemps. Mes collègues, qui seraient les plus revendicatrices, ne le sont pas en raison d’un défaut d’accès à l’IVG, mais parce qu’elles constatent que les gynécologues consacrent bien peu de temps aux patientes qu’elles voudraient voir mieux accueillies et respectées. Si je ne suis évidemment pas d’accord sur le fond, je vois bien qu’est présente malgré tout cette volonté d’accompagner et d’écouter qui est la signature de notre profession.

Des incohérences majeures liées aux compétences attribuées à notre métier sont également révélatrices de la manipulation qui est à l’œuvre. Par exemple, je n’ai pas de droit de prescription pour les traitements oraux de la mycose mammaire alors que c’est une complication très fréquente de l’allaitement et que ces médicaments n’ont pas d’effets secondaires notables. En revanche, je peux prescrire et recommander chaleureusement l’usage de contraceptifs hormonaux ou, pire, des pilules abortives qui détruisent l’équilibre hormonal de l’organisme, avec des effets secondaires graves et reconnus. En outre, je ne suis pas habilitée à prescrire pour les hommes (ce qui semble normal), sauf des vaccins et des substituts nicotiniques. J’ai l’impression d’être directement au service de l’État.

Complotisme ? Les méthodes du gouvernement relèvent du phénomène sectaire

Le Dr Frédéric Badel, médecin-psychiatre spécialisé dans les stress post-traumatiques, écrit sur le Journal catalan à propos des pro et anti-vaccin contre le Covid:

[…] La manipulation a montré des limites qui étaient prévisibles et elle sera sans effets sur ceux qu’elle a tenté, en vain, de convaincre. Ces groupes se sont figés, leurs effectifs se sont immobilisés, et peu importe les arguments avancés, les scandales établis ou les preuves apportées, ceux-ci se noieront dans un récit national inaliénable impossible à dénoncer sauf à être traité de complotiste. Les mots se seront substitués à la réalité et, utilisés à contre-emploi, ils auront perdu de leur sens et véhiculeront des idées en rupture avec les faits.

Le pouvoir en place pourra même avouer ses mensonges, le peuple l’acclamera, incapable de le croire mal intentionné et persuadé qu’il est au-dessus des soupçons. Il n’est donc plus temps de publier des résultats d’études prouvant l’efficacité de tel produit, le mensonge sur tel autre, de produire des courbes démontrant le caractère infinitésimal du risque sanitaire et disproportionné des réactions de peur. Surdité et aveuglement règnent en maître chez les personnes qui, conditionnées, sont privées de jugement et incapables d’admettre que des faits objectifs puissent démentir la réalité qu’elles ont construite.

Organiser l’affrontement de ces deux groupes de la population est une possibilité – opportunité ? – désormais envisageable. Nos dirigeants devraient rapidement s’en saisir pour encourager une organisation sociale qui opposerait bons et mauvais citoyens, gens sains, dociles, responsables et vaccinés et gens toxiques, rebelles, inconséquents et non vaccinés. Ce système de bons citoyens est présent en Chine. Il repose sur la délation et l’obéissance à la règle.

Le bon usage par le gouvernement de la graduation dans la contrainte et la soumission du peuple conduisent à ce jour à l’acceptation d’une vaccination inutile dont la toxicité n’est pas évaluée et pour laquelle les laboratoires, compte tenu de la rapidité d’élaboration des produits, ont déjà négocié de ne pas être tenus responsables de potentiels effets secondaires, obtenant des États qu’ils répondent de telles conséquences. Et pourquoi pas en définitive puisque les politiques sont devenus médecins.

Nos gouvernants et nos parlementaires, de par leur pouvoir et leur influence, vont inciter toute une population à faire un geste dont l’intérêt n’est pas démontré et dont les conséquences ne sont pas mesurées, et se présenter ainsi en sauveurs.

Cela évoque les techniques sectaires et les suicides collectifs. Pour échapper à la fin du monde ou aux extra-terrestres – ici au virus mortel -, le sacrifice est présenté comme salvateur. La réalité ensevelie sous les messages quotidiens discordants, culpabilisants, a laissé la place au délire dans lequel les liens logiques se dissolvent.

Les sectes se servent de ces moyens : isoler les individus en les coupant de leurs liens sociaux et familiaux, rendre les gens dépendants en les privant de leurs moyens de subsistance, propager un discours univoque martelé dans des grand-messes permanentes, évincer toute pensée divergente, présenter les opposants comme des nuisibles qui ne comprennent ni leur propre intérêt, ni l’intérêt commun supérieur. « Nous contre les autres » est généralement la doctrine simple compréhensible par chacun car simpliste, et hélas adoptée.

Le cap est franchi. Maintenant que les lignes de partage qui clivent la population se précisent, ce gouvernement n’a plus la possibilité de revenir à des positions plus raisonnables et proportionnées. Il a fait tout son possible dans le domaine de la manipulation, il a mobilisé toutes les sphères d’influence tout en restant crédible auprès d’une partie importante de la population. Pour ceux qui, rebelles, refusent d’adhérer, d’autres méthodes plus coercitives encore s’imposent.

Les signes de cette dérive totalitaire se trouvent dans les techniques de lavage de cerveau employées, identiques à celles des sectes. Elles étaient là dès le départ, mais comment croire qu’un gouvernement démocratiquement élu puisse se retourner contre son peuple ?

Aujourd’hui, une partie de ce peuple est plongée dans la pauvreté, le désarroi, les « non-essentiels » commencent à se suicider, les troubles psychiatriques se multiplientet… le conseil scientifique continue d’assurer sa grand-messe à une armée de fidèles hallucinés.

Demain, n’importe quel virus, réel ou fictif, pourra de nouveau semer la terreur chez des populations prêtes à se faire vacciner pour conserver un peu de liberté. Elles y sont prêtes. Et si les tests actuels sont encore utilisés -contre toute logique-, même les populations vaccinées seront positives et resteront contagieuses. Les mesures de distanciation resteront la règle.

Signe supplémentaire de la supercherie, les hommes qui murmurent à l’oreille des virus prédisent déjà les vagues à venir et leurs dates d’apparition. Toute science a vraiment déserté nos sociétés.  Les réseaux sociaux, « complotistes », ont donné des dates de confinement bien avant leur annonce officielle, montrant ainsi que toute préoccupation sanitaire était absente des décisions officielles.

Les conséquences humaines sont terribles. Tout lieu de convivialité a disparu, les gens sont plus isolés que jamais, ils souffrent de mesures iniques imposées par une poignée de dirigeants, sans aucune concertation, sous couvert d’assurer leur salut. Ce qui fait l’humain, sa capacité à tisser des liens, son besoin d’entrer en contact avec l’autre, est menacé. Le tissu social s’est dissout dans les mesures imposées par un régime devenu fou, hors de contrôle, déroulant une feuille de route établie de longue date en dépit de toute considération du réel. Les mesures prises altèrent la santé de la population et tuent. Elles sont anti-sanitaires. La dictature est en marche. […]

Complotisme ? C’est le nouveau mantra agité par le régime. Il remplace aisément les termes de ‘facho’, ‘extrême-droite’, etc. mais il a le même objectif : tuer l’adversaire sans répondre à ses arguments. Olivier Bonnassies décrypte  :

« Faites-vous partie de ces 80% de français qui croient au moins à une théorie du complot ? » Appuyée sur un sondage IFOP, voilà la question absurde posée par la voix off dans les deux épisodes du documentaire « Complot : vérité ou mensonge » de Jean-Luc Genest, programmé récemment sur W9.

N’y aurait-il donc jamais de complots ? Et serait-il aberrant de croire qu’il peut y en avoir ?

Dernièrement, la sortie tumultueuse du film documentaire Hold up, les aventures de Trump et les confidences de Macron ont vu la presse et les médias reprendre comme un seul homme (y-a-t-il un titre qui ne l’ait utilisé ?) ce mot de « complotisme » qui a marqué l’année et qui permet de stigmatiser à peu de frais en évitant tout débat sur le fond, comme les bonnes vieilles accusations classiques (nazisme, fascisme, racisme, antisémite) ou nouvelles (homophobie, islamophobie, populisme).

Dans ce monde nouveau où ce sont maintenant les journalistes qui coupent les hommes politiques (avant c’était l’inverse !), les bisounours aux commandes voudraient nous faire croire que les complots – qu’on peut définir comme la coordination secrète d’un petit groupe de gens puissants planifiant et entreprenant dans leur intérêt une action affectant le cours des événements – n’existent pas.

Ah bon ?

Est-ce qu’il n’y a pas eu sans cesse dans l’Histoire des formes de complot pour acquérir du pouvoir, de l’argent, des soumissions, des relations, des postes, des études scientifiques, des contrats ou des avantages ? Est-ce que tout le monde est toujours transparent, honnête et est-ce que la corruption, les pots-de-vin, les sociétés secrètes, les révolutions, les coups d’Etat et les coups tordus n’existent pas ?

Non. Dans leur monde parallèle, Brutus a assassiné César sur un coup de tête, Kennedy s’est fait descendre par un tireur isolé, les ennuis fiscaux de Platini n’ont rien à voir avec son intention de briguer la FIFA, les charges retenues contre Carlos Ghosn n’ont rien à voir avec les problèmes de Renault-Nissan, l’élimination de François Fillon n’a rien à voir avec les intérêts de la campagne présidentielle, les ennuis judiciaires d’Alstom, Technip ou Alcatel qui ont permis de les racheter à peu de frais n’ont rien à voir avec la guerre économique et l’article « foireux » du Lancet n’a rien à voir avec la campagne des laboratoires contre l’hydroxychloroquine.

Selon cette vision qu’on voudrait nous imposer, ce n’est pas seulement impossible et de l’ordre du fantasme : c’est dangereux et il serait grave que certains osent penser autrement. Il est donc logique de censurer les terribles « complotistes » qui croient qu’il peut y avoir des méchants, des satanistes, des tordus, des idéologues, des personnes intéressées (et donc des conflits d’intérêt) …

Voilà où on en est !

Dans le passé, on faisait des enquêtes sur les comportements suspects et les événements qui changent le cours des choses. On se demandait : à qui profite le crime ? Est-ce qu’il y a un mobile ? Est-ce qu’il y a une possibilité d’action et un intérêt pour certain ? Est-ce qu’il y a des éléments factuels bizarres qui méritent d’être étudiés ? Et à partir de cela on réfléchissait.

Maintenant non : on censure et on voudrait disqualifier par principe, sans débat, alors que les complots existent à l’évidence, depuis la nuit de temps, et c’est normal parce que dans le monde réel, il y a souvent de la cupidité, de la convoitise et des intérêts divergents, à tous les niveaux !

– C’est vrai au niveau individuel : la Bible évoque par exemple les complots contre Naboth (1R 21,1-19) ou Suzanne (Dn 13,1-64) mais il y a eu, bien sûr, des multitudes de cas dans toute l’Histoire.

– C’est vrai au niveau des entreprises, des associations ou des institutions avec toutes les tentatives d’OPA, de prises de contrôles, de manœuvres de corruption ou de disqualification des adversaires qui sont aussi innombrables.

– C’est vrai au niveau des Etats de Néron (64) à l’incendie du Reichstag (1933) en passant par toutes les actions d’influence, les révolutions, les coups d’Etats qui sont aussi innombrables et très courants.

En conclusion, il existe certes, beaucoup de pensées complotistes absurdes qui ne reposent sur rien (il parait qu’une forte proportion de nos contemporains croit que la terre est plate !), qui extrapolent hors de toute rationalité, ou qui simplifient à outrance. Mais assimiler toute théorie du complot à une thèse paranoïaque comme le veut l’époque est une façon commode d’étouffer la dénonciation des scandales et les lectures politiques dissidentes, en renvoyant au rang de chimères ce qui ne se conforme pas à la vulgate officielle défendue par les gouvernants ou les médias.

Ridiculiser le complotisme ne sert en fait qu’à conforter la seule version autorisée de faits et dans le monde d’aujourd’hui, dans lequel il y a des acteurs privés très puissants, d’énormes conflits d’intérêts, des dérives autoritaires et de nombreux prétextes pour limiter les libertés individuelles (santé, terrorisme, islam, économie, écologie, etc.), cela pourrait se révéler dangereux.

Et dans un article du 31 décembre, le même souligne :

[…] on peut constater qu’un certain nombre de personnalités ou d’entités très puissantes et non démocratiques (type Forum de Davos, Bilderberg, GAFAM, Soros, etc.) ont effectivement des tentations de planification plus ou moins occultes, des agendas propres et des idées qui peuvent faire peur :

  • Sentiment exprimé par beaucoup selon lequel les hommes sont trop nombreux sur Terre (7 milliards aujourd’hui) et qu’ils vivraient mieux s’ils n’étaient que 500 millions (cf. UNFPA, OPT, Planning familial, stèle Georgia Guidestones).
  • Volonté de profiter de la crise (qualifiée d’« opportunité unique ») pour mettre en place un « Grand Reset » (cf. le texte de Davos sur « La Grande Réinitialisation » où des personnes privées très influentes énoncent un nouvel Évangile et expriment leur ferme volonté de mettre en œuvre un « Ordo ab chaos »).
  • Volonté de supprimer l’argent liquide pour le remplacer par des transactions entièrement contrôlables et traçables par les autorités (au nom de la lutte contre la fraude).
  • Volonté de mettre en place un contrôle sanitaire nominatif qui passe par l’imposition de normes mondiales et un contrôle des individus (vaccinations obligatoires, …).
  • Volonté de mettre en place de plus en plus de contrôles stricts et mondialisés pour lutter contre des menaces plus ou moins réelles (salut de la planète, normes écologiques, protection contre le terrorisme, lutte contre l’évasion fiscale).
  • Volonté de disposer de données massives de plus en plus précises sur l’ensemble de la population mondiale (GAFAM).
  • Volonté affichée de mettre en place un gouvernement mondial (George Bush, Nicolas Sarkozy, Henry Kissinger, Jacques Attali, etc.) sans jamais préciser comment pourraient être contrôlés ceux qui le dirigeraient.

Est-ce que de telles choses peuvent être envisageables à court terme ?

Au-delà de ses erreurs, maladresses et excès évidents, c’est la question fondamentale que posait le film documentaire Hold up. Il est clair, en effet, que le contexte actuel de crise semble tout permettre et que les outils technologiques rendent potentiellement possible – pour la première fois dans l’Histoire – la mise en place d’une véritable dictature mondiale. Il convient donc d’être très vigilants et de rechercher les moyens de ne jamais rien céder sur nos libertés individuelles …

A propos de ce Great Reset, qui n’a rien d’un fantasme, Jeanne Smits souligne sur son blog :

[…] Le Great Reset sera lancé officiellement ce mois-ci, lors d’une conférence du 25 au 29 janvier à Singapour, sous le titre Davos Agenda : une « semaine entière de programmation globale ». Ce sommet préparera la rencontre annuelle spéciale qui se tiendra au printemps.

C’est à cette lumière qu’il faut comprendre ces autres engagements d’Emmanuel Macron pour 2021 : « La lutte pour la République et pour nos valeurs, la laïcité, la fraternité, pour plus de sécurité ; la poursuite de notre engagement pour le mérite, le travail, l’égalité des chances et la lutte contre toutes les inégalités et les discriminations. »

Laïcité, égalitarisme, lutte contre les discriminations… Traduisez : socialisme accru, athéisme d’Etat, promotion des nouveaux avatars de la lutte des classes au profit de toutes les minorités agréées, des non-Blancs aux LGBT.

Tout cela correspond fondamentalement aux objectifs du Great Reset tel qu’il se présente lui-même, notamment pour ce qui est de l’égalisation des revenus (ou absence de revenus) et de la promotion de l’idéologie du genre.

Une marche forcée vers le néant de l’interchangeable et de l’indéfini ?

« Chez TF1, on est engagés pour la GPA, tant dans notre politique interne que dans le choix de l’angle de nos reportages. »

L’hebdomadaire Marianne a réalisé une enquête sur les réseaux français de la location d’utérus (GPA). Des clients français, après avoir acheté un enfant conçu par mère porteuse, deviennent apporteurs d’affaires pour des cliniques étrangères. Mais le militantisme en faveur de la GPA ne se limite pas aux seuls clients. Des entreprises se montrent également très conciliantes, comme TF1 ou l’Oréal.

Depuis avril 2020, les employés de TF1 peuvent désormais bénéficier de congés parentaux après avoir fait appel à une mère porteuse à l’étranger – ils sont plusieurs dans ce cas.

Sophie Danis, « directrice communication RSE, business, innovation et digital » du groupe, explique sans complexe :

« C’est un engagement personnel de la part d’Arnaud Bosom [un des responsables RH] ». « Chez TF1, on est engagés pour la GPA, tant dans notre politique interne que dans le choix de l’angle de nos reportages. »

De même chez L’Oréal, qui a posté sur Facebook un message public de soutien et de félicitation à Adrien Koskas, le président de sa marque Garnier, pour ses jumelles nées par mère porteuse à l’étranger.

« Adrien a pris du temps off pour se consacrer à son rôle de papa. L’entreprise le soutient depuis le début de son parcours de gestation pour autrui. »

Et les autorités françaises laissent faire.

Participez à la manifestation des 30 et 31 janvier contre le projet de loi bioéthique et la vente d’enfants.

Emeutes du nouvel an : plus de 660 interpellations et 6600 verbalisations. Et une “rave party” toujours en cours

Malgré le couvre-feu, des émeutes ont éclaté un peu partout en France au cours de la nuit du 31 décembre : voitures, arrêts de bus, bureau de poste, poubelles brûlés… Un état des lieux est en ligne sur Fdesouche. 25 policiers et gendarmes ont été blessés, selon le ministre de l’Intérieur, 660 personnes ont été interpellées et 6600 verbalisées pour 45 400 contrôles. ministre. Quelque 100.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour faire respecter l’interdiction de sortie et de déplacement entre 20h et 6h.

L’impuissance de l’Etat se révèle criant avec une rave party qui a lieu en Bretagne, depuis le 31 décembre. Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a convoqué vendredi soir une réunion de crise afin d’évoquer cette affaire, qui était encore en cours dans la soirée en Bretagne. 2500 personnes sont réunies dans une rave party clandestine organisée à l’occasion du réveillon du Nouvel an à Lieuron en Ille-et-Vilaine. Au terme de cette réunion, Gérald Darmanin a indiqué que “toutes les sorties de véhicules” étaient désormais “contrôlées et systématiquement verbalisées”, précisant que “plus de 200 verbalisations” avaient déjà eu lieu. Si les lieux sont bloqués, la rave party se poursuit…

“Les contrôles gendarmerie aux abords du site se poursuivent. Verbalisation systématique de toutes les personnes quittant les lieux, plus de 200 PV déjà relevés”.

Les lieux sont bloqués, les sorties font l’objet de verbalisations“, a ajouté Camille Chaize, porte-parole du ministère de l’Intérieur. Depuis jeudi soir, un dispositif de gendarmerie est en place afin de sécuriser les abords du site et les axes de circulation mais les forces de l’ordre rencontrent des difficultés pour évacuer la zone. Trois gendarmes ont été blessés, et un véhicule de gendarmerie incendié.

C’est arrivé un 1er janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 01 janvier : fête et Solennité de MARIE, Mère de Dieu.

1. Origine de la fête de Marie, mère de Dieu

C’est Pie XI en 1932 qui institue d’abord la fête de Marie mère de Dieu, le 11 octobre. Puis, la solennité de Marie mère de Dieu, le 1er janvier, remplace la cérémonie de la circoncision de Jésus. La solennité de Marie mère de Dieu est introduite par la réforme liturgique suite au concile Vatican II. Sa date, depuis la réforme liturgique, est donc le premier janvier, huit jours après Noël. La date de la fête de Marie mère de Dieu a été déplacée pour la mettre en relation avec la naissance de Jésus à Noël. La nouvelle date de la célébration de la fête de Marie mère de Dieu, le 1er janvier, jour de l’an, met aussi en valeur la célébration de la Solennité.

2. Sens de la fête de Marie mère de Dieu et célébration de la solennité

Depuis le concile d’Ephèse en 431, l’Eglise vénère la vierge Marie sous le titre de mère de Dieu, Sancta Maria Dei Genitrix, en grec Théotokos. Cette solennité célèbre le mystère de l’Incarnation. C’est donc par la célébration de la solennité de Marie mère de Dieu que l’on commence la nouvelle année, le jour de l’octave de la Nativité qui est le 1er janvier. L’évangile de la messe est la venue des bergers à la crèche. Le pape Benoît XVI a fait au Vatican une célébration de la solennité de Marie mère de Dieu Reine de la paix.

  • le 01janvier 1450 : reconquête de Harfleur par Charles VII tenue par les Anglais.

Le Roi de France Charles VII, suite à un siège, reprend la ville d’Harfleur, détenue depuis 1415 par les Anglais. Cette libération fait partie des victoires successives du Roi sur les Anglais dans la reconquête de la Bretagne, de la Normandie et de tout le territoire national ; ce qui met progressivement fin à la guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre.

  • le 01 janvier 1452 : création de l’hospice de Beaune.

Le tout nouvel hôpital des Hospices de Beaune, l’Hôtel-Dieu, créé à l’initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, Philippe II le Bon, et de son épouse Guigone de Salins, accueille son premier patient.

  • le 01 janvier 1515 : mort de Louis XII.

Alité depuis le début du mois de décembre, le Roi de France, Louis XII, meurt peu avant minuit à l’âge de 53 ans. Il est inhumé à Saint-Denis aux côtés de son épouse Anne de Bretagne. Mort sans héritier mâle, la loi Salique désigne son arrière-cousin qui est aussi son gendre, François de Valois comte d’Angoulême, issu de la branche des Valois-Angoulême qui devient François 1er.

En le 27 mai 1498, il est sacré Roi, succédant à Charles VIII, mort accidentellement sans enfant lui survivant. Louis XII administre avec intelligence son domaine. Il utilise les recettes des impôts pour le bien du pays en entretenant, entre autre, le réseau routier. Très populaire, il est appelé le Père du Peuple“.

La Mort de Louis XII surnommé le Père du peuple de Merry-Joseph BLONDEL (Musée des Augustins de Toulouse)

Voir les chroniques du 8 janvier, du 29 avril, du 27 mai, du 27 juin et du 18 novembre.

  • le 01 janvier 1560 : la mort du poète Joachim du Bellay.

Né en 1522 en Anjou, Joachim du Bellay meurt le 1er janvier 1560 à Paris. Il fonde la Pléiade avec son ami Ronsard. Il s’agit d’un groupe de sept poètes français. Son ouvrage le plus connu reste Les Regrets, un recueil de 191 sonnets composés au cours de l’un de ses voyages à Rome. Son vers le plus célèbre fait d’ailleurs référence à un antique voyageur. Il commence par : Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… Travailleur infatigable, Joachim du Bellay succombe à une apoplexie, à sa table de travail, à l’âge de 37 ans.

  • le 1er janvier 1562 : Ambroise Paré est nommé premier chirurgien du Roi à la place de Lavernot décédé.
  • le 01 janvier 1564 : Charles IX, décrète à Roussillon-Château en Dauphiné, par un édit royal, l’Edit de Roussillon, que l’année commencera désormais le 1er janvier.
  • le 01 janvier 1622 : Rome décrète que l’année commencera désormais le 1er janvier au lieu du 25 mars.

Chez les peuples usant d’un calendrier solaire, le début de l’année a toujours été fixé par pure convention. Au fil des siècles, l’année n’a pas commencé partout au 1er janvier, et son début a varié au gré des époques et des pays. Même avec le calendrier grégorien, dans lequel le premier jour de l’an a été aussi le 1er mars. Ce n’est qu’en 1622, que le 1er janvier est décrété par le Saint-Siège comme début de l’année partout dans le monde catholique. L’empereur Charles Quint et le Roi de France Charles IX avaient déjà mis en œuvre cette mesure dans leurs royaumes respectifs au cours du siècle précédent.

  • le 01 janvier 1677 : première représentation de Phèdre.
  • le 01 janvier 1743 : Pierre Gaultier de Varennes atteint les montagnes rocheuses.

L’explorateur français Pierre Gaultier de Varennes ainsi que ses fils Louis-Joseph et François remontent la partie haute du Missouri jusqu’à un de ses affluents, la rivière du Yellowstone. Lâchés par leurs guides aborigènes, ils s’arrêtent devant les montagnes Rocheuses, dans la partie occidentale du Wyoming. Leur exploration leur permet tout de même de revendiquer l’ouest américain au nom de la France. Un canton de vallée de la Matapédia porte le nom de la famille d’explorateurs.

  • le 01 janvier 1771 : naissance de Georges Cadoudal, chef militaire breton.

Grande figure de la contre-révolution, il sera commandant de l’Armée catholique et royale de Bretagne. Charismatique, il est très apprécié du peuple. Georges Cadoudal nait le 1er janvier 1771 à Kerléano, petit village près d’Auray. Fils de meunier, il étudie au collège Saint Yves de Vannes.

En 1793, peu après l’exécution du Roi Louis XVI à Paris, la levée en masse est décrétée par la Convention pour défendre les frontières de l’Est contre l’Europe. Dans l’ouest, en Bretagne, en Vendée, les nouvelles lois sur la conscription sont mal acceptées par la population. Cadoudal comme beaucoup d’autres, refuse de se soumettre.

Il rejoint alors la grande armée catholique et royale de Vendée, et s’y fait rapidement remarquer par sa force et son intelligence, promu chef d’escadron, il se bat jusqu’à la défaite de l’armée vendéenne à Savenay, le 23 décembre 1793 (voir la chronique du jour). Il échappe au désastre et se replie en Bretagne, dans la Morbihan, pour y organiser la résistance.

En 1795, Georges Cadoudal prend le commandement des chouans du Morbihan et refuse de se placer sous les ordres du Comte de Puisaye, ce dernier voulant réunir l’ensemble des chouans de la Bretagne sous son seul commandement. Au printemps 1795 Cadoudal rejette un cessez-le-feu conclu entre chefs royalistes et révolutionnaires à La Mabilais, et continue seul le combat.

En août, il est promu major-général et réunit sous son commandement l’armée chouanne et les troupes rescapées du désastreux débarquement de Quiberon. A la fin de l’année 1795, il reprend Sarzeau, puis Locminé en avril 1796, mais son armée est en infériorité numérique face à Hoche, La paix est signée le 16 juin 1796. Alors le chef chouan se consacre au relèvement du pays vannetais en désarmant les bandes armées incontrôlées.

Le 4 septembre 1797, le Directoire succède à la Convention Révolutionnaire (voir la chronique du jour sur ce coup d’Etat) ; Georges Cadoudal reprend le combat ; nommé commandant en chef de la Bretagne par le futur Louis XVIII, il est traqué par les bleus. Il reprend Sarzeau, mais alors qu’il s’apprête à rentrer dans Vannes, son action est stoppée par le coup d’état de Bonaparte, en novembre 1799.

Le Premier consul l’invite à Paris pour conclure une paix définitive ; Bonaparte désireux de voir Cadoudal se rallier à lui, lui promet grade, rente et distinctions, mais l’entrevue échoue et le chef chouan gagne l’Angleterre pour y poursuivre le combat. Il y est promu lieutenant général des armées du Roi. En août 1803, il revient en France pour organiser l’enlèvement de Bonaparte. Cadoudal qui avait refusé de s’associer aux conspirateurs est arrêté, et condamné à deux ans de prison. Le chef chouan ne renonce pas ; à nouveau arrêté le 25 mars 1804, il est cette fois condamné à mort le 10 juin. Voici le récit de sa mort :

Le 9 mars 1804, vers sept heures du soir, trahi par son logeur, il est repéré par un prévôt place du Panthéon et pris en chasse par une escouade de policiers. Une course poursuite effrénée commence dans les rues de Paris. L’inspecteur Buffet s’effondre, le fugitif blesse grièvement un deuxième homme. Il saute du cabriolet bien décidé à s’échapper. Cerné au carrefour l’Odéon, il est finalement maîtrisé.

Le jeune Breton, vigoureux, à la corpulence énorme et au regard clair, répond à ses juges d’une voix limpide et assurée :

« – Que veniez-vous faire à Paris ?- Attaquer le premier Consul

– Où avez-vous logé ?- Je ne veux pas le dire.

– Pourquoi ?- Parce que je ne veux pas augmenter le nombre des victimes.

– Quel était votre projet et celui de vos conjurés ?- De mettre un Bourbon à la place de Bonaparte.

– Quel était ce Bourbon ?- Louis XVIII.

– N’était-ce pas avec un poignard que vous vous proposiez d’assassiner le premier Consul ?

– Je ne suis pas un assassin. Je devais l’attaquer avec des armes pareilles à celles de sa garde ». (Extrait du premier interrogatoire de Georges Cadoudal, le 18 ventôse de l’an 12 – 9 mars 1804, reporté par Adolphe Thiers dans Histoire du Consulat et de l’Empire, T3, 1845).

Au juge qui lui reproche d’avoir tué un père de famille, il répond  avec un aplomb désarmant :

« La prochaine fois faites-moi arrêter par des célibataires ! ».

Cadoudal est-il responsable de la « conspiration de la machinerie infernale » du 24 décembre 1800, premier attentat à la voiture piégée de l’histoire ? Le chouan reconnaît avoir eu vent du projet, mais ignorer les moyens terroristes mis en œuvre par son lieutenant, Saint-Régeant. Aucune charge concernant cet attentat manqué contre Bonaparte, qui a fait vingt-deux morts et une centaine de blessés rue Saint-Nicaise, n’est finalement retenue contre lui.

Napoléon Bonaparte offre de gracier le lieutenant général des armées du Roi à plusieurs reprises en échange de sa soumission, celui-ci refuse avec obstination : « Ce bougre-là ! Il n’est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ». Il meurt avec ses amis. Néanmoins, il exprime une dernière volonté à l’exécuteur de Paris, son bourreau :

« Vous saurez que je veux être exécuté le premier. C’est à moi à donner à mes camarades l’exemple du courage et de la résignation ; d’ailleurs, je ne veux pas que l’un d’eux s’en aille de ce monde avec l’idée que je pourrais lui survivre ».

Ce désir lui est refusé. L’ordre d’exécution est fixé et sa tête tombera la dernière.

Le 25 juin 1804, Georges Cadoudal et onze de ses compagnons sont menés en place de Grève (Voir la chronique du jour). En quittant la Conciergerie, dans un dernier adieu, il professe inlassablement sa foi pour donner du courage à ses partisans condamnés : « Et maintenant, il s’agit de montrer aux Parisiens comment meurent des chrétiens, des royalistes et des Bretons ». D’un pas sûr et lent, la démarche fière et l’œil assuré, le colosse gravit les marches de l’échafaud et clame d’une voix retentissante : « Camarades, je vous rejoins. Vive le Roi ! ».  

Héros populaire, anobli post mortem par Charles X, il est élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France. A la Restauration, ses restes pieusement recueillis, sont rendus à la Bretagne et inhumé sur le lieu de sa naissance, dans un mausolée à Kerléano.

Tiré du bottin-mondain.fr

Voir les chroniques du 21 et 25 juin.

  • le 01 janvier 1796 : création du ministère de la Police.

Le Directoire remplace les différents comités chargés de surveiller le territoire français par un ministère de la Police générale. Merlin de Douai démissionne de son poste de ministre de la Justice pour prendre en charge ce nouveau ministère. Cette Police générale a pour mission de démanteler les “entreprises subversives“… en clair toute tentative populaire de restaurer un ordre chrétien en France.

  • le 01 janvier 1796 : assassinat d’un prêtre non jureur à Vannes

Le 1er janvier 1796, à 17 H, la république débute l’année, à Vannes, par l’exécution d’un prêtre dont le seul tort est de n’avoir pas prêté serment : le père Yves Le Manour.

Né le 7 mai 1748 au village de Kermérian en Remungol, de Mathurin et d’Yvonne Le Mer. Il est baptisé le lendemain.

Ordonné prêtre par Monseigneur Sébastien Michel Amelot le 4 avril 1778, à Vannes, il est nommé chapelain de Saint-Yvy de Moréac, durant douze ans, puis reçoit la cure de Languidic en 1790. L’abbé Le Manour refuse de prêter serment, de partir en exil et va mener la vie habituelle des réfractaires : caches, complicités des paroissiens, messes dans les bois ou dans les granges, les traques, les peurs, les trahisons, la faim. Rien ne le décourage, il accomplit son ministère sacré : confessions, messes, mariages, baptêmes, extrême-onction, funérailles. Il est capturé l’Île aux Moines, dans le Golfe du Morbihan le 5 décembre 1795, alors qu’il va visiter un malade, par des marins à la recherche de Chouans. Ils trouvent sur lui : un petit ciboire en argent, une boîte aux Saintes Huiles en plomb, un petit rituel, un martyrologe romain, un bréviaire avec des actes de mariages célébrés par lui.

Il est jugé coupable d’être réfractaire aux lois de la république, de ne pas être parti en déportation, d’avoir continué à exercer son ministère de prêtre catholique ; en conséquence il est condamné à mort à 48 ans.

Le 1er janvier 1796, Yves Le Manour est guillotiné à 5 heures de l’après-midi, sur la place de la Liberté, actuelle place Maurice Marchais (Hôtel de Ville), en face de la chapelle Saint Yves.

  • le 01 janvier 1849 : mise en service du premier timbre-poste français.
  • le 01 janvier 1860 : la ville de Paris est découpée en vingt arrondissements.
  • le 01 janvier 1880 : lancement du projet de construction du canal de Panama.

Le projet de la construction du canal de Panama, qui relierait l’océan Pacifique à l’océan Atlantique, est lancé le 1er janvier 1880 par Ferdinand de Lesseps. Les travaux ne débutent cependant qu’en 1882. Ce projet finit en scandale politico-financier majeur. Depuis 2007, des travaux d’élargissement sont effectués sur le canal, ils devraient s’achever en 2014.

  • le 01 janvier 1916 : entrée en vigueur de l’impôt sur le revenu.

Un projet de loi a déjà été déposé en février 1907. Toutefois, la loi n’est votée par la Haute Assemblée que le 3 juillet 1914 suite à un désaccord entre le Sénat et la Chambre des députés. Elle est révisée dès 1917 afin de financer la Première Guerre mondiale. Des impôts équivalents existent déjà en place en Grande-Bretagne depuis 1842 ou en Prusse depuis 1893.

  • le 01 janvier 1917 : Claire Ferchaud écrit au président français.

Elle lui demande en vain de soumettre au député l’injonction du Christ de graver l’emblème du Sacré-Cœur sur le drapeau français. Poincaré la reçoit le 21 mars.

  • le 01 janvier 1925 : le général français Gouraud crée l’État de Syrie, composé de ceux d’Alep, de Damas et des Alaouites avec Damas comme capitale.
  • le 01 janvier 1927 : début de la guerre des Cristeros au Mexique.

La guerre des Cristeros désigne la rébellion des paysans mexicains face à l’Etat, qui est alors anticatholique et maçonnique. Le 1er janvier, les rebelles sous le nom de « Cristeros », ce qui signifie partisans du Christ, ont pris les armes contre l’Etat. Le conflit s’est intensifié pendant deux ans, et a pris fin par des négociations diplomatiques où l’Amérique a joué un rôle important, par le biais de l’ambassadeur Dwight Whitney Morrow. Cependant il faudra l’intervention du Vatican pour arrêter cette guerre où les insurgés ont écrasé l’armée régulière.

  • le 01 janvier 1938 : création de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Suite au protocole d’accord signé le 31 août 1937, entre l’Etat et les 5 grandes compagnies de chemin de fer, la Société Nationale de Chemin de Fer est officiellement constituée. L’Etat est actionnaire à 51% et les compagnies privées (Nord, Est, Paris-Orléans, Paris-Lyon-Méditerranée et Midi) à 49 %. Ces dernières ont pour mission d’apporter les lignes et le matériel nécessaires au réseau ferré.

  • le 01 janvier 1945 : la France signe la déclaration de constitution des Nations unies.
  • le 01 janvier 1994 : déclaration du pape Jean-Paul II.

Pour les Journées mondiales de la Paix le Saint Père affirme :

« Noyau premier de la société la famille a droit à tout soutien de l’Etat pour remplir entièrement sa mission propre. Les lois de l’Etat doivent donc être conçues de manière à promouvoir de bonnes conditions de vie pour la famille, en l’aidant à accomplir les tâches qui lui reviennent. Devant la tendance aujourd’hui plus forte à légitimer, comme substitut de l’union conjugale, des formes d’unions qui en raison de leur nature propre ou de leur caractère transitoire voulu, ne peuvent en aune manière exprimer le sens de la famille ni assurer son bien, c’est un des premiers devoirs de l’Etat d’encourager et de protéger l’institution familiale authentique, d’en respecter la physionomie naturelle ainsi que les droits innés et inaliénables.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 404)

  • le 01 janvier 2002 : l’euro + les 35 heures.

La France et ses onze autres partenaires de la zone euro adoptent définitivement la monnaie unique en passant à l’euro, trois ans après son entrée en vigueur. En France, s’y ajoute l’entrée en vigueur théorique de la réduction du temps de travail hebdomadaire à trente-cinq heures pour les petites et moyennes entreprises de moins de vingt salariés.

  • le 01 janvier 20 : la France est découpée en 12 régions.

Découpée en 21 régions en 1964, puis en 22 en métropole et 4 outre-mer ; à compter du 1er janvier 2016 il ne reste que 12 régions en métropole, plus la Corse qui exerce les compétences sans l’appellation et les 5 DOM et région d’outre-mer.

Christophe Guilluy : Une recomposition sociale par le bas est en train de s’effectuer

Christophe Guilluy est à l’origine du concept de « France périphérique » et ses essais sur les « fractures françaises » sont devenus des classiques incontournables. A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Le temps des gens ordinaires, il est interrogé dans La Nef. Extrait :

Je travaille les questions des fractures de la société française depuis vingt ans et ce qui m’a frappé est l’émergence d’un phénomène nouveau, tout particulièrement avec la vague des populismes en Occident. Celle-ci est le fait des petites gens qui ne représentent pas une fraction de la société mais la majorité de la population, d’où l’idée des « gens ordinaires ». Une recomposition sociale par le bas est en train de s’effectuer. En France, l’exemple des Gilets jaunes est significatif: on n’a pas affaire à une catégorie spécifique du peuple, mais à la population tout entière, celle qui gagne moins de 2000 euros par mois, des ouvriers, des paysans, des indépendants, des salariés du privé comme du public, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, bref, tout le contraire de l’atomisation de la société dont on nous parle sans arrêt et qui relève d’une vision technocratique ou même publicitaire.

Ces gens ordinaires ont été « invisibilisés » depuis les années 1980, ostracisés, et malgré tout ils se recomposent en un mouvement de fond puissant qui dépasse le champ politique pour atteindre celui de la culture – dans le domaine littéraire, par exemple, avec le Goncourt de Nicolas Mathieu en 2018 (Leurs enfants après eux). C’est en ce sens que je parle d’une autonomisation de ces populations. On est bien ici face à un moment particulier de recomposition par le bas avec des gens hier invisibles et qui sont devenus incontournables. Et cela se constate partout, en France mais aussi en Grande-Bretagne (avec le Brexit), aux États-Unis (le cas Trump), etc.

[…] les gens ordinaires n’étant représentés nulle part, ni dans la politique, les médias ou la culture, ils ont profité des espaces qu’ils pouvaient occuper et le populisme en est un. Loin d’être manipulés par les populistes, je pense au contraire que ce sont les gens ordinaires, nullement dupes, qui utilisent le populisme à leur fin, on en a eu un bon exemple avec le Brexit en Grande-Bretagne. Cela révèle une intelligence politique forte et tenace: les gens ordinaires ne changeront pas d’avis. […]

Grâce aux gens ordinaires, une renaissance s’est enclenchée qui se traduira politiquement et culturellement. Les grandes thématiques des gens ordinaires sont en effet très majoritaires: emploi, réindustrialisation, frontières et contrôle de l’immigration… cela ne peut pas ne pas basculer, même si l’offre politique est aujourd’hui confrontée à un blocage… mais cela peut aller très vite comme en Grande-Bretagne.

Ce mouvement ne s’arrêtera pas, notre modèle est arrivé à bout de course. Symboliquement, c’est intéressant de voir que 80 % des cadres parisiens veulent quitter la capitale et ne supportent plus le style de vie qui a été pourtant conçu pour eux, l’hyperconcentration, l’hypermobilité, le déracinement…

Un système politique et économique ne peut perdurer s’il ne profite pas au plus grand nombre. Ou nos élites refusent de le voir et basculent vers une forme de totalitarisme soft, ou les revendications des gens ordinaires sont enfin prises en compte.

Les Pommeret, un couple en mission

Un article d’Antoine Bordier :

A l’Ile-Bouchard, à 40 mn au sud de Tours, Eric et Casilda Pommeret viennent de poser leurs valises. Les peintures de leur nouvelle maison familiale sont encore fraîches, et, leur emménagement est tout récent. Après leurs années de mission pour les maisons d’accueil de Chézelles, ils ont décidé de vivre leur retraite à deux pas du lieu où est apparue la Vierge Marie avec l’archange Gabriel en décembre 1947. Entretiens avec un couple qui a choisi de mettre au cœur de sa vie le service de Dieu et des hommes.

Il fait un froid de canard, cette après-midi du 14 décembre 2020, quand nous arrivons à l’Ile-Bouchard. Ce petit village de 1500 âmes est situé en Indre-et-Loire. Selon une tradition locale, avant de rejoindre le roi Charles VII, à Chinon, le 6 mars 1429, Jeanne d’Arc y « a entendu la Messe » dans l’église Saint Gilles. Cette région est avant tout celle des pérégrinations de saint Martin, l’apôtre des Gaules. Et, c’est au 9è siècle que le nom de Bouchard apparaît. C’est celui du seigneur local, qui entreprend de ramener les reliques de saint Martin en Touraine. A son époque, saint Martin, seul, dans un premier temps, puis, avec ses moines et en tant qu’évêque de Tours, a évangélisé toute la région. Est-ce pour cela que la Vierge Marie a décidé d’apparaître en ce lieu, 6 fois, du 8 au 14 décembre 1947 ? La France, en pleine période pré-révolutionnaire, risque de voir le gouvernement tomber entièrement entre les mains des communistes, sous la tutelle de Staline.

Une histoire familiale reliée à l’Ile-Bouchard

Dans leur nouvelle maison, qui se situe à 10 mètres de l’église Saint Gilles, lieu des apparitions, Eric et Casilda se souviennent de cette aventure qui les a menés d’Annecy à l’Ile-Bouchard. Engagés au sein de la Communauté de l’Emmanuel depuis une trentaine d’années, ils racontent :

« On nous a demandé, il y a 7 ans, si nous accepterions de prendre la responsabilité de deux maisons d’accueil : celle de Chézelles et celle de Marigny situées à l’Ile-Bouchard. C’était deux ans avant ma retraite, explique Eric. Et nous avons dit oui. C’est une décision que nous avons prise en famille. Il n’était pas facile de quitter la région d’Annecy pour venir en Touraine. Nous y étions heureux. »

Eric plonge dans ses souvenirs, et, parle de son père, François-Xavier, né en 1904. Clin Dieu familial, « avant la Seconde Guerre Mondiale, il a remplacé le médecin de l’Ile-Bouchard, avec la perspective de lui succéder, par la suite. Puis, finalement, il s’installera à Saint-Malo. » C’est le seul lien qu’ils ont avec ce lieu. Les Pommeret, prennent, donc, la responsabilité de ces deux maisons d’accueil. Ils se rapprochent, à petits-pas, du sanctuaire. Si les apparitions n’y sont pas officiellement reconnues par l’Eglise, le 8 décembre 2001, à la suite d’une enquête, l’archevêque de Tours, Mgr André Vingt-Trois, futur cardinal de Paris, a autorisé les pèlerinages et le culte public.  Depuis, le nombre de pèlerins ne cesse d’augmenter pour atteindre les 100 000 par an.

Des pèlerins en nombre à l’Ile-Bouchard

Casilda, qui a des origines en Espagne, explique qu’elle a été « heureuse pendant ces 5 ans d’accueillir de nombreux pèlerins. Nous avons accueilli beaucoup de familles avec leurs souffrances, et, leurs joies. Des familles en difficulté qui viennent faire ‶ l’opération de la dernière chance ″ pour sauver leur couple. Il y a, aussi, des couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfants. Ce qui m’a beaucoup touché, notamment, ce sont les pèlerins humbles. J’ai constaté l’expression de cette humilité chez des pèlerins qui venaient à l’Ile-Bouchard dans le cadre de leur paroisse. Ils venaient de toutes les régions de France. » Casilda est touchée, visiblement, par cette humilité, et, cette piété, qui transparaissent simplement. Cela lui rappelle les propos de la Vierge Marie, de 1947 : « Je suis venue, ici, parce qu’il y a des personnes pieuses. » Eric et Casilda arrivent dans la région en mars 2015. Eric continue à travailler pour son groupe industriel basé à Annecy. Il fait les trajets. En 2015, il est complétement libéré de ses obligations professionnelles. Ensemble le couple entreprend des travaux pour restaurer les vieilles demeures : le château de Chézelles, et la gentilhommière de Marigny. Ils rénovent la chapelle du château, et choisissent une iconographie religieuse épurée, qui invite à la prière et au recueillement.

« Marie apparaît comme à l’Annonciation »

Le 8 décembre 1947, Marie apparaît dans l’église paroissiale Saint Gilles, vers 13h00, à des enfants, Jacqueline Aubry, Jeanne, sa petite sœur, Laura Croizon et Nicole Robin. « C’est le miroir de Lourdes », explique Casilda, qui n’a pas fait d’études en théologie, mais qui relie les deux. « A Lourdes, la Vierge Marie apparaît le jour de l’Annonciation (NDLR : le 25 mars 1858) pour dire à Bernadette : “Que soy era l’immaculada Concepciou” (je suis l’Immaculée Conception). Et, ici, Marie apparaît comme à l’Annonciation. » Une nouvelle annonciation en ces temps très difficiles pour la France. Depuis avril 1947, la France vit, en effet, des heures très sombres. C’est la grève générale depuis plusieurs mois, avec son lot de sabotages et les dépôts de munitions tombés entre les mains des grévistes révolutionnaires. L’armée se mobilise. Staline a décidé de prendre le pouvoir politique dans toute l’Europe. La France est au plus mal. Ce 8 décembre 1947, la Vierge Marie confie ce message aux jeunes filles : : ‶ Dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin. ″ 4 jours plus tard la France est définitivement sauvée. Eric, avec son âme et ses talents de musicien relie ces évènements tragiques qui auraient pu faire de la France le premier satellite soviétique d’Europe de l’Ouest, à sa propre histoire, plus personnelle. Au fond du salon, on aperçoit son piano, qu’il pratique quotidiennement. Il parle de l’Annonciation et de cet instrument qu’il a inventé : le Psalme. Il l’a confié à la Communauté Monastique de Jérusalem, dans l’église Saint Gervais, à Paris. Le Psalme est un jeu d’orgue qui entre en harmonie avec une grande cithare, à travers un seul et même clavier. « Le thème de cet instrument était l’Annonciation, raconte-t-il. Et, notre premier appartement, lorsque nous nous sommes mariés, était rue de l’Annonciation à Paris ».

 Leur nouvelle mission : le chapelet

Le mandat des Pommeret auprès des maisons d’accueil prend fin en septembre 2020. Leur mission a été accomplie. Au départ, ils n’avaient pas prévu de rester dans la région. Finalement, ils décident, après un petit temps de discernement et un concours de circonstances favorables, de rester sur place. Depuis leur installation dans leur nouvelle maison, ils ont pris la responsabilité du chapelet. Chaque jour, dans la petite église Saint Gilles deux chapelets sont priés. Le premier est prié le matin. Les Pommeret ont en charge le chapelet de 18h00, avec sa diffusion sur la chaîne YouTube du sanctuaire, pendant le confinement, notamment. Pour eux le chapelet est une « humble mission qui est au cœur de notre vie. C’est un cadeau, c’est une prière fondamentale. On repart de l’essentiel, de la simplicité. On parcourt toute la vie du Christ, et, nous méditons les mystères. Il y a une dimension de rayonnement qui nous dépasse. Notre nouvelle mission passe par le chapelet : être là et prier. » Dans leur salon, trône une copie de la Vierge Marie telle qu’elle est apparue. Toute blanche, elle mesure près d’un mètre. Le chapelet semble être de nouveau d’actualité sur ces terres mariales et martiniennes. Lors de son apparition, Marie apprend aux enfants à le prier. Celle qui est invoquée sous le vocable de Notre Dame de la Prière se transforme en pédagogue.

« Je donnerai du bonheur dans les familles »

Casilda et Eric témoignent de leur vie de couple, et, de leur vie familiale. Tous les matins, le couple prie ensemble devant leur belle statue blanche. « Jacqueline, l’une des voyantes (NDLR : décédée en 2016), a rappelé que Marie est venue, aussi, à l’Ile-Bouchard pour parler aux familles. Elle a dit cette phrase, qui à l’époque paraissait anodine parce que les familles étaient unies, et, on ne parlait pas du tout de divorce : Je donnerai du bonheur dans les familles . » Eric se souvient de son père veuf avec ses 5 enfants. Il se souvient de la fratrie, qui était authentique et joyeuse. « C’est le combat du siècle. La famille est attaquée. Quand on vient à l’Ile-Bouchard, on vient demander une grâce, comme en témoignent les ex-votos récents, dans la chapelle de l’apparition. Marie aime la famille. Elle vient la sauver. Dans les mystères joyeux du chapelet toute la vie de la famille est décrite, rappelle Eric. Il faut revenir à cette simplicité de la vie de la Sainte Famille, surtout en ce moment » A quelques heures du passage de l’année 2020 à la nouvelle année, impossible de ne pas évoquer la Covid-19. « La Covid-19 fait des dégâts. Cela nous rappelle que Marie, l’Immaculée, n’est pas touchée par le virus du péché. Le vaccin du péché, le Seigneur l’a donné à travers sa Croix et sa Résurrection. » Ils ont pu vivre Noël en famille, avec leurs 15 petits-enfants, dont une petite Faustine. Ils confient, très émus :

« Faustine est au Ciel. Nous la prions. Elle a vécu très peu de temps : 3 semaines. Elle a pu être baptisée et confirmée. Elle a vécu d’amour, et, a même évangélisé. A tel point, que notre dernier fils, qui travaillait à Bruxelles, a parlé d’elle à son manager, un musulman. Ce-dernier, quelques jours plus tard lui a montré une photo de sa salle de prière où l’on voit le nom de Faustine marqué sur une grande affiche. Tous ont prié pour elle. »

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER

Monastère de Bois-Salair : une jeune communauté de moniales orthodoxes en Mayenne

Situé dans le nord de la Mayenne, le monastère de Bois-Salair n’accueille une communauté orthodoxes que depuis 2014 ! Entre offices orthodoxes traditionnels et travail artisanal de produits pour la cosmétique et la maison, les sœurs de Bois-Salair vivent paisiblement ici depuis quelques années. Allez hop, Divine Box vous raconte tout sur leurs origines et leur situation actuelle !

L’origine de la communauté

Revenons quelques années en arrière, en 2002. Le monastère de Godoncourt, dans les Vosges, qui s’occupait de jeunes filles pauvres, est alors laissé à l’abandon. Et c’est ainsi en 2002 que l’Eglise orthodoxe de Serbie rachète les bâtiments et y envoie une petite communauté de sœurs. Au boulot, il faut tout rénover !

L’arrivée à Bois-Salair

Mais très vite, les sœurs se rendent à l’évidence : elles n’ont pas assez de moyens financiers, mais aussi humains, pour tout remettre à neuf ! Et certaines sœurs âgées de la communauté supportent mal le climat des Vosges sans chauffage… C’est là qu’un ange gardien survient dans l’histoire de la communauté : le propriétaire du château de Bois-Salair, en Mayenne, qui propose aux sœurs de s’y installer ! C’est ainsi que débute en 2014 la vie monastique à Bois-Salair !

Un lieu chargé d’histoire

Les habitants du village accueillent très bien les sœurs à leur arrivée, et leur donnent un sacré coup de main pour s’installer ! Il faut dire que la communauté hérite d’un petit paradis chargé d’histoire… Le château de style écossais fut construit à la toute fin du XIXe siècle par le chercheur Charles Weyher. Ce scientifique y faisait des expériences pour comprendre les trombes marines (ce sont des sortes de tourbillons marins) ! Et désormais ce château est donc habité par des moniales orthodoxes.

Les moniales orthodoxes de Bois-Salair sont très portées sur les produits naturels, et cultivent notamment des plantes à la main ©Divine Box

L’installation

Pour commencer, les sœurs ont installé une chapelle orthodoxe, c’est-à-dire avec beaucoup d’icônes et de couleurs. Une fois la chapelle terminée, les moniales se lancent dans l’agriculture : petit plus, il y a déjà des serres et des outils agricoles sur place ! Parmi leurs activités, elles développent un “jardin des simples” pour cultiver les plantes aromatiques qui leur servent à produire des produits cosmétiques. Elles proposent même du “woofing”, qui prend la forme de petits séjours au monastère de Bois-Salair pour qui veut découvrir la culture des plantes, et aider les soeurs dans le travail ! Il faut dire que les soeurs de Bois-Salair sont en train d’acquérir une vraie expertise en terme de produits naturels, un peu comme chez leurs soeurs du monastère de Solan. Alors autant en faire profiter le monde ! 

La vie des soeurs aujourd’hui

Aujourd’hui, les 7 soeurs représentent une petite communauté orthodoxe, et elles continuent de vivre selon les préceptes de saint Basile. Leurs journées sont rythmées par la prière, le travail intellectuel avec une importance particulière sur la connaissance de Dieu, et l’artisanat monastique. Elles confectionnent notamment des produits à base de plantes, des cierges, et même des savons ! Pour ces derniers, elles saponifient “à froid”, ne chauffant donc pas les huiles (ce qui est certes beaucoup plus long et manuel, mais aussi plus doux et nourrissant !). On vous recommande notamment leur savon au lait d’ânesse !

Les soeurs du monastère de Bois-Salair confectionnent des savons artisanaux ©Divine Box

Où trouver les produits des moniales de Bois-Salair ?

Pour se procurer les produits du monastère de Bois-Salair, vous pouvez aller directement sur place : Château de Bois Salair, 53100, Saint-Georges-Buttavent (attention aux éventuelles consignes liées au covid !) Vous pourrez en profiter pour rendre visite aux sœurs et découvrir cet endroit charmant !

Sinon, cliquez ici pour acheter en ligne les produits du monastère de Bois-Salair. Ou bien par là pour en savoir plus sur le monastère de Bois-Salair !

Veni Creator Spiritus

Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui participe dévotement dans une église ou un oratoire au chant ou à la récitation de l’hymne “Veni Creator” le premier de l’an pour implorer l’aide divine pour tout le cours de l’année.

Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quæ tu creasti pectora.

Qui diceris Paraclitus,
Donum Dei altissimi,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.

Tu septiformis munere,
Dextræ Dei tu digtus,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.

Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.

Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus ;
Ductore sic te prævio
Vitemus omne noxium.

Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium ;
Te utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.

Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula. Amen.

Viens, Esprit Créateur,
Visite l’âme de tes fidèles,
Emplis de la grâce d’En-Haut
Les cœurs que tu as créés.

Toi que l’on nomme le Conseiller,
Don du Dieu Très-Haut,
Source vive, feu, charité,
Invisible consecration.

Tu es l’Esprit aux sept dons,
Le doigt de la main du Père,
L’Esprit de vérité promis par le Père,
C’est toi qui inspires nos paroles.

Allume en nous ta lumière,
Emplis d’amour nos cœurs,
Affermis toujours de ta force
La faiblesse de notre corps.

Repousse l’ennemi loin de nous,
Donne-nous ta paix sans retard,
Pour que, sous ta conduite et ton conseil,
Nous évitions tout mal et toute erreur.

Fait-nous connaître le Père,
Révère-nous le Fils,
Et toi, leur commun Esprit,
Fais-nous toujours croire en toi.

Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l’Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles. Amen

Te Deum laudamus

Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui participe dévotement dans une église ou un oratoire au chant ou à la récitation de l’hymne “Te Deum” le dernier jour de l’année, en action de grâce à Dieu pour tous les bienfaits reçus au long de l’année.

Te Deum laudamus,
te Dominum confitemur.
Te aeternum Patrem,
omnis terra veneratur.

Tibi omnes angeli,
tibi caeli et universae potestates,
tibi cherubim et seraphim,
incessabili voce proclamant :

« Sanctus, Sanctus, Sanctus
Dominus Deus Sabaoth.
Pleni sunt caeli et terra
maiestatis gloriae tuae. »

Te gloriosus Apostolorum chorus,
te prophetarum laudabilis numerus,
te martyrum candidatus laudat exercitus.

Te per orbem terrarum
sancta confitetur Ecclesia,
Patrem immensae maiestatis;
venerandum tuum verum et unicum Filium ;
Sanctum quoque Paraclitum Spiritum.

Tu rex gloriae, Christe.
Tu Patris sempiternus es Filius.
Tu, ad liberandum suscepturus hominem,
non horruisti Virginis uterum.

Tu, devicto mortis aculeo,
aperuisti credentibus regna caelorum.
Tu ad dexteram Dei sedes,
in gloria Patris.

Iudex crederis esse venturus.
Te ergo quaesumus, tuis famulis subveni,
Quos pretioso sanguine redemisti
Aeterna fac cum sanctis tuis
in gloria numerari.

Salvum fac populum tuum, Domine,
et benedic hereditati tuae.
Et rege eos
et extolle illos usque in aeternum.

Per singulos dies benedicimus te ;
et laudamus nomen tuum in saeculum,
et in saeculum saeculi.

Dignare, Domine, die isto
sine peccato nos custodire.
Miserere nostri, Domine,
miserere nostri.

Fiat misericordia tua, Domine, super nos,
quemadmodum speravimus in te.
In te, Domine, speravi :
non confundar in aeternum.

Nous vous louons, ô Dieu !
Nous vous bénissons, Seigneur.
Toute la terre vous adore,
ô Père éternel !

Tous les Anges,
les Cieux et toutes les Puissances.
Les Chérubins et les Séraphins
s’écrient sans cesse devant vous :

Saint, Saint, Saint est le Seigneur,
le Dieu des armées.
Les cieux et la terre,
sont plein de la majesté de votre gloire.

L’illustre chœur des Apôtres,
La vénérable multitude des Prophètes,
L’éclatante armée des Martyrs,
célèbrent vos louanges.

L’Église sainte publie vos grandeurs,
dans toute l’étendue de l’univers,
Ô Père dont la majesté est infinie !
Elle adore également votre Fils unique et véritable ;
Et le Saint-Esprit consolateur.

Ô Christ ! Vous êtes le Roi de gloire.
Vous êtes le Fils éternel du Père.
Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,
vous n’avez pas dédaigné le sein d’une Vierge.

Vous avez brisé l’aiguillon de la mort,
vous avez ouvert aux fidèles le royaume des cieux.
Vous êtes assis à la droite de Dieu
dans la gloire du Père.

Nous croyons que vous viendrez juger le monde.
Nous vous supplions donc de secourir vos serviteurs,
rachetés de votre Sang précieux.
Mettez-nous au nombre de vos Saints,
pour jouir avec eux de la gloire éternelle.

Sauvez votre peuple, Seigneur,
et versez vos bénédictions sur votre héritage.
Conduisez vos enfants
et élevez-les jusque dans l’éternité bienheureuse.

Chaque jour nous vous bénissons ;
Nous louons votre nom à jamais,
et nous le louerons dans les siècles des siècles.

Daignez, Seigneur, en ce jour,
nous préserver du péché.
Ayez pitié de nous, Seigneur,
ayez pitié de nous.

Que votre miséricorde, Seigneur, se répande sur nous,
selon l’espérance que nous avons mise en vous.
C’est en vous, Seigneur, que j’ai espéré,
je ne serai pas confondu à jamais.

La santé du pape François en question

D’Antoine Bordier :

Il a fallu l’annonce de son empêchement, due à une sciatique, à présider les célébrations de la Saint-Sylvestre et la Messe du Nouvel An, pour que la question de sa santé soit posée. Le pape François est-il en bonne santé ? Dans la continuité du lancement récent de l’année de Saint Joseph, et, de l’année de la famille, il semblait terminer l’année 2020 en forme. Il aurait été préservé de la pandémie de Covid-19. Immersion-flash dans la vie du pape François, marquée par quelques maladies.

Vers l’âge de 21 ans, en 1957, le pape François, qui est alors étudiant à Buenos Aires, en Argentine, dans une école industrielle où il obtiendra son diplôme de technicien en chimie, subit une opération aux poumons à la suite d’une pneumonie aiguë. Depuis, sa santé est réputée fragile. En 2015, des journalistes italiens s’interrogeaient et écrivaient qu’il souffrait d’une tumeur au cerveau. Le Vatican avait alors, très fermement, démenti.

Une santé fragile ?

Ces-derniers mois la plupart des observateurs l’avaient vu « boîtant », se tenant la hanche, et, montant péniblement les quelques marches qui le séparaient du maître-autel où il célébrait la Messe. C’était en octobre 2015, et, plus récemment, à plusieurs reprises en 2019 et 2020. Il y a quelques jours, lors de la célébration de la Messe de Minuit, le pape est apparu très fatigué et lent. Le père Lombardi, qui est le porte-parole du Vatican, a toujours démenti que « sa santé était un sujet ». Avec le souffle court, dû à l’ablation d’un poumon, avec son problème de hanche et ses séances de physiothérapie, le pape ne peut pas courir le 100 m comme tout le monde. Et, encore moins à l’âge de 84 ans. D’ailleurs ne l’avait-il pas déjà annoncé lui-même ? Lors de son élection, en mars 2013, il y faisait déjà allusion, en disant qu’il ne serait pas éternel. Mais peut-être qu’il faudrait regarder de plus près dans l’annulation de ses visites et de ses voyages. Chaque année, dans un agenda surchargé, le pape annule des rendez-vous. En 2014, il avait annulé une visite pourtant simple : celle de l’hôpital Gemelli de Rome, qui fêtait ses 50 ans. C’est dans cet hôpital que saint Jean-Paul II avait été soigné et sauvé en 1981, après l’attentat d’Ali Agça, qui a lieu le 13 mai, Place Saint-Pierre. Par la suite, le pape avait, d’ailleurs, annulé toutes ses audiences générales du mois de juillet. La raison évoquée était une « indisposition imprévue ». En juillet et en août 2017, il avait annulé son voyage en République Démocratique du Congo. La raison évoquée, cette fois-ci, était l’instabilité politique du pays. Le 27 février dernier, le pape a annulé sa présence à la Messe pénitentielle de Saint-Jean-de-Latran à Rome.  « En raison d’une légère indisposition, il a préféré rester dans les environs de Sainte-Marthe » sa résidence au Vatican, avait expliqué le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni. 

Une année 2021 surchargée

Nous l’avons vu trébucher, blême. Mais le père Federico Lombardi reste confiant. Lors d’une conférence de presse il s’était exprimé ainsi : « Il a quelques problèmes aux jambes, mais la tête me semble fonctionner absolument parfaitement ». Aujourd’hui, après l’annonce d’annulation de la Messe de la Saint-Sylvestre, et, de celle du Nouvel An, où il prononce, habituellement, une bénédiction et un discours de paix attendu dans le monde entier, l’année 2021 semble se dessiner avec quelques craintes. Ce qui est certain, c’est qu’elle sera très chargée. Le pape va accélérer ses réformes, nommer de nouveaux cardinaux, rajeunir sa base. Il va continuer sa réforme de la Banque du Vatican (l’IOR) mise à mal lors des derniers scandales de 2018 et 2019. En mars 2021, il se rendra en Irak. C’est un voyage à haut-risque. Il a profité de l’année 2020 où il était confiné pour le préparer avec minutie. Mais l’instabilité règne partout. Ce sera, néanmoins, un voyage historique, car il sera le premier pape à poser les pieds sur cette « terre sainte » du Proche-Orient, devenue en quelques années « le Golgotha du 3è millénaire ». Rappelons que les chrétiens, qui y vivaient, étaient 1 300 000, au début de la guerre, et, qu’ils ne sont plus que 200 000. Le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, est une des personnalités qui accueilleront le pape, début mars. Il attend beaucoup de cette venue :

« Comme chacun sait, notre Église chaldéenne irakienne et les autres Églises sœurs subissent différentes pressions et défis, politiques, économiques et sociaux, en raison des conflits, de l’extrémisme, de l’émigration, et, des conséquences de la pandémie du coronavirus. Nous devons faire de cette visite l’occasion d’un grand retournement, pour que la foi et l’espérance en nous deviennent un engagement. »

2021 : année de Saint Joseph et de la famille

Le pape devrait aussi se rendre dans d’autres pays, comme Malte et le Soudan. Mais, ce qui retient l’attention ce sont ses deux dernières annonces importantes : celle du 8 décembre et celle du 27 décembre. Du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, le pape François qui aime tout particulièrement Saint Joseph (son père s’appelait Mario José – Marie Joseph) a décrété une année spéciale en son honneur. Dans sa lettre apostolique du 8 décembre, il écrivait :

« Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en “deuxième ligne” jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. »

Lors de sa dernière rencontre avec Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, le pape avait exprimé son attachement pour le sanctuaire de Cotignac, dans le Var, où est apparu la Sainte Famille. Visiblement inspiré, il fait le lien, et, déclare le 27 décembre, lors de la fête de la Sainte Famille, l’Année de la Famille ! Il veut remettre la famille et le mariage au centre de l’Eglise. Elle commencera, après son voyage en Irak, le 19 mars en la fête de Saint Joseph. Et, se terminera le 26 juin 2022, lors de la 10è rencontre mondiale des familles à Rome. Dans son homélie, il rappelle que « dans une famille, il y a trois mots qu’il faut toujours chérir : s’il te plaît, merci, pardon ». En cette fin d’année, le pape qui a une santé fragile et qui marque le pas, serait en pleine forme en 2021. Souhaitons-lui nos meilleurs vœux de santé et de sainteté !

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER

En Quête d’esprit spécial Noël

Voici l’émission spéciale d’En Quête d’Esprit, diffusée le jour de Noël, avec Aymeric Pourbaix qui recevait l’abbé Amar, prêtre du diocèse de Versailles, Me Jacques Trémolet de Villers, Firmin Grüss et Véronique Jacquier.

Le pire des médias en 2020

Pour cette fin d’année, retour sur quelques-uns des extraits les plus marquants des 48 numéros d’I-Média en 2020.
Sommaire :
02:32 – Face au courage de Mila, la soumission médiatique
06:23 – Débat Éric Zemmour contre Marlène Schiappa : le KO
10:09 – I-Média confiné
10:42 – Coronavirus : les médias coupables ?
12:08 – Michel Cymes : médecin ou porte-parole macroniste ?
15:06 – Coronavirus : les médias coupables ?
16:46 – Un discours de Macron encensé
21:15 – Les cités s’embrasent, les médias se taisent
26:10 – Éric Zemmour agressé
29:10 – USA. Émeutes raciales : ce que les médias nous cachent
33:14 – Chauffeur de bus tué à Bayonne : le silence des médias
34:51 – Égorgement Gare du Nord : la manipulation du Parisien
38:53 – USA : « La fraude électorale est certaine ! ».

Emmanuel Macron dans L’EXPRESS, ou le cloaque d’un ego à ciel ouvert

La pathologie de M.Macron la plus dangereuse pour la France n’aura bien évidemment pas été son covid [NDLR : dans ce monde de transparence qu’il nous a promis, aurons-nous la possibilité de connaître son traitement ?] mais sa diarrhée verbale. Et là, nous devons confesser une erreur : nous avons cru que son entretien sur le média BRUT en début décembre avait constitué une sorte d’horizon indépassable au moins jusqu’à la fin de l’année 2020. Eh bien, c’était mal connaître ses capacités : il y a eu une nouvelle giclée sphinctérienne, particulièrement abondante (neuf pages), dans le dernier numéro de l’Express, en date du 23 décembre 2020.

On y retrouve ce caractère soyeux qui, d’après Napoléon, caractérisait extérieurement si bien Talleyrand : cet art de la rhétorique et de la pose qui a tellement fasciné pendant tous les épisodes du Grand Monologue (qu’on repense seulement à cette séquence inouïe du 18 mars 2019, pendant laquelle M.Macron a tenu huit heures de rang d’« Echanges avec des intellectuels à l’occasion du Grand Débat National » et qui a semblé se terminer uniquement parce que la salle se vidait au fur et à mesure que l’heure passait, ne restant plus que quelques ministres d’astreinte et des rescapés muets), cet art d’enchaîner les formules, de paraître affronter les questions avec audace et de savoir traiter de tout de façon claire si l’on accepte de se laisser entraîner dans le tourbillon de l’hypnose à tendance psychologisante.

Dans ce nouvel entretien, remarquons tout d’abord que M.Macron se complaît à se référer à ses discours précédents, démontrant que pour lui, le discours vaut action :

  • « Je crois à une politique de la reconnaissance [NDLR : des divers horizons culturels]… c’est pour cela que dans le discours des Mureaux, j’ai voulu insister sur la reconnaissance par la mémoire, par les diplômes… »
  • « Nous avons occulté ces histoires… en oubliant la part d’Afrique dans le débarquement de Provence, ce que j’ai tenu à corriger le 15 aout 2019»
  • « Quand je m’exprime sur la chaîne Al-Jazeera, quand j’écris au Financial Times pour défendre notre liberté d’expression, notre laïcité, c’est bien ce combat que j’assume, celui, séculaire, des Lumières».
  • « Je crois que cette nation-idée dont parle Mona Ozouf peut s’incarner concrètement. En particulier en célébrant les héros passés et présents qui ont porté haut les valeurs françaises. C’est pour cela que j’ai tenu à panthéoniser Maurice Genevoix et tous ceux de 14… Pour cela aussi que je rends hommage aux héros contemporains»

Ceci étant dit, d’après la Une du journal, l’entretien était consacré à ce que M.Macron, président de la République, pense des Français. Cela lui permet tout d’abord de sortir les formules ciselées qu’il affectionne :

  • « Nous avons renoué avec nos doutes ancestraux… Cela ne me rend pas pessimiste pour autant. Car je suis certain que ces doutes sont une énergie politique très rare».
  • « Nous sommes à présent pris par notre volonté farouche, absolue, de reprendre le contrôle de notre vie, de notre vie intime et de la France comme nation».
  • « Une société pour avancer a besoin de commun, que des principes d’autorité politique, académique, scientifique existent. Et ce commun, parce qu’aussi l’espace public est de plus en plus fragmenté, est de plus en plus difficile à produire»
  • « Je suis persuadé que, dans tous les domaines, il nous faut renouer avec notre capacité à nous projeter dans l’avenir, à retrouver une confiance en nous et en chacun et la certitude que nous pouvons bâtir. Renouer avec l’esprit de conquête».
  • « La capacité française à retrouver son destin passe par cette Europe, plus souveraine. Et donc [NDLR : on avoue avoir du mal à comprendre la relation causale entre ce qui précède et ce qui suit] ce « Nous, Français » ne se construira qu’en retrouvant le goût de l’avenir dans de monde si incertain Ce « Nous, Français » et un principe d’action, à la fois une identité narrative, historique, culturelle et une praxis pour aujourd’hui et pour demain» [ce sont les mots de fin de l’entretien].

Le tableau qui en ressort ne porte guère à l’optimisme. Ajoutons encore : « Un pays très politique, perclus de passions contraires » ; en réponse à une question sur le rapport à l’Etat : « Le traumatisme, c’est effectivement le rapport à l’Etat… nous sommes dans cet entre-deux permanent, c’est notre belle névrose » ; « ce doute existentiel, en nous… » ; « Le problème clef pour moi, c’est l’écrasement des hiérarchies induit par la société du commentaire permanent, le sentiment que tout se vaut… C’est ce poison qui nous menace ». Et même ses fameux intellectuels ne sont pas épargnés : « Beaucoup d’intellectuels n’ont pas su penser un avenir français durant ces décennies de crise ».

Et d’ailleurs, qu’est-ce que c’est qu’être Français pour M.Macron ?  C’est quand même inquiétant et symptomatique d’avoir à chaque fois besoin de redéfinir ce qui devrait nous être consubstantiel, évident, allant de soi ! Dans l’entretien à BRUT, M.Macron avait dit : « On tourne autour d’une question : qu’est-ce que c’est qu’être Français aujourd’hui ? D’abord, c’est participer à un projet et à une citoyenneté ». Pour l’Express, ça change un peu : « Il me semble qu’être Français, c’est d’abord habiter une langue et une histoire, c’est-à-dire s’inscrire dans un destin collectif. C’est pour cette raison que nous renforcerons les cours de français [NDLR : au même titre que les cours d’arabe ?] et nos exigences en histoire ». Il y a ainsi pour M.Macron un socle commun, qu’il définit avec des valeurs, comme l’égalité entre les femmes et les hommes, la laïcité. Par contre, M.Macron rejette la notion d’assimilation qui figure pourtant dans le Code civil [Livre 1er ; Des personnes. Titre 1er bis : De la nationalité française. Chapitre III : De l’acquisition de la nationalité française. Article 21-24 : « Nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue, de l’histoire, de la culture et de la société françaises »] :

« Dans notre Code civil figure encore cette notion très problématique d’assimilation. Elle ne correspond plus à ce que nous voulons faire. Nous devons miser sur l’intégration, permettre à chacun de rejoindre le cœur de ce modèle républicain mais en reconnaissant sa part d’altérité… Chacun doit pouvoir vivre entre plusieurs horizons culturels ».

L’Etat de droit serait ainsi à géométrie variable ?

Et avec tout ça, on fait quoi ?  Parce que M.Macron explique bien aussi que le discours ne suffit pas, il faut de l’action. Que propose-t-il ? Deux catégories de propositions.

1.Des banalités tellement générales qu’elles dissolvent la nation française dans un universalisme forcément bienveillant:

« Je serai toujours l’allié, le combattant déterminé du respect des libertés individuelles dans notre pays, du respect des migrants, de la défense du droit d’asile, de la lutte contre ses détournements, de la protection des libertés individuelles de nos concitoyens. Je serai toujours du côté de l’ordre républicain mais je serai aussi le combattant de notre liberté d’expression qui ne cèdera rien à un relativisme contemporain ».

Et en réponse à la question « Qu’est-ce qu’un président français ? », M.Macron déclare :

« C’est un président qui se bat pour les valeurs qui sont les nôtres dans un monde en bascule. Présider notre pays, c’est porter ici et à l’international l’universalisme français, l’attachement au multilatéralisme, le combat contre les injustices, contre le dérèglement climatique, pour l’éducation, pour la santé. C’est aussi le combat pour tous les combattants de la liberté dans tous les pays du monde. Être président, c’est pour notre pays deux choses. Essayer de contribuer à révéler une idée : les raisons profondes que nous avons de vivre ensemble et retrouver le fil d’un destin français sous le signe de l’optimisme ».

Nous voilà bien avancés : nous avons élu un Président qui considère que son rôle est d’essayer [il n’est pas forcé de réussir] de contribuer à révéler une idée ! Macron, révélateur d’idée. On comprend pourquoi il confond parlote et action].

2. Trois actions concrètes qui répondent toutes les trois à une dénonciation par M.Macron contenue en filigrane tout au long de l’entretien d’un prétendu effacement des diasporas, comprendre les immigrés (ou enfants d’immigrés) d’Afrique noire ou maghrébine. Nous [Comprendre : nous les Français, en quelque sorte] n’aurions pas assez de reconnaissance à leur égard !

Il faut agir d’urgence. M.Macron a donc défini les trois actions suivantes :

  1. « Il faut enseigner le Code noir » [celui rédigé sous l’autorité de Colbert] ;
  2. « Je suis pour que les enfants ultramarins apprennent toute l’histoire de l’esclavagisme que la France a fait vivre à leurs aïeux » [on va partir du principe que tous les habitants des DOM/TOM sont noirs…] ;
  3. il cite le « travail de la commission que nous avons confiée à l’historien Pascal Blanchard et dont l’objectif est d’élaborer un carnet de noms qui sera ensuite mis à la disposition des maires et des associations [NDLR : pour de nouvelles statues et de nouveaux noms de rue] ».

Vous aurez certainement remarqué que ces trois « actions », qui impressionnent immédiatement par leur envergure, sont aussi associées à la notion d’histoire. L’entretien fait admirablement ressortir cette dilection macronienne pour l’histoire (le vocable « histoire » au singulier ou au pluriel est cité quand même vingt-cinq fois pendant l’entretien, c’est une obsession), souvent associée à la notion de mémoire :

  • « Force est de constater que notre histoire n’a pas embrassé toutes les histoires»
  • « Tous ces plis de notre histoire collective se retrouvent dans des histoires individuelles qui par conséquent sont mal à l’aise avec l’histoire officielle».
  • « Voilà pourquoi nous devons faire un travail historique et mémoriel»
  • « Le combat qui est le mien ne consiste pas à essayer de réconcilier en ayant des mots émollients, les Français savent que ce ne sont pas seulement des mots qui les réconcilieront, mais l’action. Il nous faut en particulier réconcilier nos mémoires, retrouver une fierté apaisée dans notre histoire». D’où le bouclage sur les trois actions rappelées plus haut. Et une totale cohérence, pour le coup, avec ce que M.Macron déclarait sur BRUT. Il y aurait peut-être là matière à quelque analyse psychanalytique.

Bien sûr, à force de vouloir faire des phrases, on arrive à s’emmêler un peu et à se répéter. Deux exemples :

  • « Les Français ont réaffirmé leur volonté de reprendre leur destin en main, de reprendre possession de leur existence, de leur Nation » ressemble beaucoup à ce qui suit peu après : « Nous sommes à présent pris par notre volonté farouche, absolue, de reprendre le contrôle de notre vie, de notre vie intime et de la France comme nation».
  • Et aussi : « Pour répondre à la défiance, il faut pour ce qui concerne les responsables mêler l’action, la cohérence et l’explication. Concrètement, quand une crise survient, nous devons savoir y répondre et agir. Expliquer ensuite la cohérence de l’action que l’on mène» doublonne un peu avec : « Pour recréer de la confiance, je crois qu’il faut une action qui ait une efficacité, un effet des mots aux choses »

Bien sûr, il y a aussi le lot habituel de facilités ou contrevérités qui ne gênent nullement le Grand dégoiseur :

  • « Pendant la crise sanitaire, ce que nous avons fait n’est pas une privation de libertés. Nous avons librement et collectivement consenti à réduire certaines de nos capacités à faire, à interagir pour protéger les autres» (M.Macron avait pourtant déclaré sur BRUT : «Très sincèrement, en France, est-ce que les libertés sont réduites ? … On a décidé de les réduire pour faire face à l’épidémie. Ca oui, malheureusement pour nous tous et je suis le premier à le regretter »)
  • « Nous sommes confrontés à une violence de rue parfois inouïe. Ont resurgi un mouvement d’extrême droite et plus encore dans notre pays un mouvement d’extrême gauche » [Ah, si l’extrême-droite est coupable, au moins un tout petit peu…]
  • « Dans notre texte constitutionnel, il est écrit, on l’oublie trop souvent, que la République est plurielle».  Une rapide recherche dans les 89 articles de la Constitution échoue à trouver ce vocable. Bien au contraire, le début de son article 1 est : « La France est une République indivisible ».

Et puis surtout les incohérences essentielles. Nous en avons relevé trois.

  • Dans l’entretien, M.Macron dénonce avec force le relativisme: « Le relativisme délitant tout, il nourrit la défiance et affaiblit à la fin la démocratie ». C’est beau. Mais alors, comment expliquer son : « Être français, c’est une citoyenneté définie par des valeurs liberté, égalité, fraternité, laïcité, qui reconnaissent l’individu rationnel libre comme étant au-dessus de tout », magnifique définition de l’individualisme qui fait de l’individu l’étalon de chaque chose ?
  • De même, M.Macron déplore : « nous sommes devenus une société victimaire et émotionnelle». Mais alors, pourquoi cette complaisance constante envers les immigrés et enfants d’immigrés noirs et arabes : « Quand vous parlez l’arabe à la maison, que votre famille vient des rives du fleuve Congo, vous avez une singularité qui importe et il faut pouvoir la reconnaître ». « Il faut ». Eux auraient donc accès à un statut de victime d’un manque de reconnaissance par essence ? Pourquoi ? Parce que, comme il le dit aussi : « Être un homme blanc peut être vécu comme un privilège » ? Vraiment ?
  • Enfin, comment M.Macron, quand il parle de héros contemporains, peut-il citer le professeur M.Paty, assassiné par un musulman littéraliste ? Où y a-t-il héroïsme ? Macron considère-t-il la France comme déjà tellement tétanisée par la présence nombreuse musulmane que s’appuyer sur des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo pour illustrer un cours sur la laïcité est devenu un acte héroïque ?

Alors, au final, quel est l’intérêt pour le Président de la République de fournir un tel entretien ? En reprenant nos remarques sur l’entretien avec BRUT, pourquoi toujours rien ni sur le peuple (sauf de façon négative), ni sur la famille, ni sur l’immigration et ses volumes, ni sur l’éthique (et la procédure maintenue rapide d’examen du projet de loi de révision de la loi de bioéthique), ni sur la violence intrinsèque de l’islam ; ni encore sur  l’état de la France que l’on peut anticiper au sortir des procédures maniaques et irraisonnées de confinement ; ni même sur les mots capables d’exalter la grandeur de la France ? M.Macron croit-il vraiment mobiliser les énergies françaises en expliquant que lui-même essaie de contribuer à révéler une idée, et qu’être français est une praxis ?

Remarquons que M.Philippe Bilger, capable de discernement intègre et dont nous citons parfois le blog, a lui été charmé (sans doute le mot qui convient) : dans un billet daté du 25 décembre, il décrit :

« l’intérêt exceptionnel de ce dialogue où Emmanuel Macron en pleine forme intellectuelle, alors qu’il vient d’être atteint par le coronavirus, se livre de manière beaucoup plus approfondie que dans certaines interventions antérieures …  Cet entretien est d’abord un bel exercice intellectuel où EM est à son meilleur, parce qu’il analyse son propre passé présidentiel et ausculte le coeur de la France. … Avec ce dialogue, il a d’une certaine manière généralisé, en veillant à ce que ses considérations ne soient pas offensantes pour le commun des citoyens, une perception de bienveillance éclairée ».

« Intellectuel ». Finalement, M.Bilger l’a bien fait ressortir : le principal intérêt pour M.Macron semble être d’exposer et soigner son ego, une sorte d’exercice spirituel ; démontrer aux Français qu’ils bénéficient d’un président d’une grande envergure intellectuelle, peut-être un phare de la pensée que le monde nous envierait comme il nous a été dit qu’il nous enviait notre meilleur système de santé. Et dont on peut attendre une égale efficacité face aux périls.

Les voeux bolchéviques du Préfet de Paris

Dans ses voeux pour 2021, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, cite une phrase de Léon Trotski :

«Je suis profondément convaincu, et les corbeaux auront beau croasser, que nous créerons par nos efforts communs l’ordre nécessaire. Sachez seulement et souvenez-vous bien que, sans cela, la faillite et le naufrage sont inévitables»

Non seulement il cite Trotski, mais il cite le Trotski de 1918, celui de la Terreur Rouge. En 1918, Trotski était à la tête de l’Armée rouge, théorisait et conduisait la terreur et ouvrait les premiers camps destinés aux «agitateurs louches, officiers contre-révolutionnaires, saboteurs, parasites». Entre un préfet psychorigide et le fondateur de l’Armée rouge, nous avons à faire à la même inhumanité. En citant Trostski, Lallement fait un double clin d’oeil à un génie de la répression et à ses auxiliaires Blackblocs. Sous des dehors qui se veulent humoristiques il confirme l’alliance du pouvoir et de l’extrême gauche.

Les manifestants qui battront le pavé parisien sont prévenus…

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