Le pasteur René Léonian en mission dans le Caucase
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
A 69 ans, ce pasteur de l’Eglise Evangélique Arménienne de France, qui est né à Marseille, revient régulièrement en Arménie. Homme de prière, il est aussi un homme de terrain. Il n’avait pas remis les pieds sur ces terres chrétiennes arméniennes depuis son dernier séjour. C’était en octobre 2020, en pleine guerre. Eclairage sur un homme qui essaie de ne pas laisser la lumière cachée sous le boisseau, et, qui a l’oreille des politiques.
Sa bible n’est pas loin. Il la cite par cœur. La bible, c’est sa vie. Même lorsqu’il est sur le terrain, que celui-ci soit familial, caritatif ou politique, il cherche Dieu, il essaie de parler de Dieu. Il prie Dieu. Mais il n’est pas prosélyte pour autant. Il n’essaie pas de vous convaincre. Il n’essaie même pas de vous évangéliser. Il n’en impose pas. Si ce n’est par l’action, sur le terrain. Il vient de passer une dizaine de jours en Arménie. Il a pu se rendre dans le Haut-Karabakh, à Stepanakert, la capitale de l’Artsakh, cette république auto-proclamée, défaite lors de son dernier affrontement avec l’Azerbaïdjan. L’Artsakh est en mal de reconnaissance internationale, depuis que le pétrole coule à flot à Bakou, la capitale azérie. Elle doit sa survie grâce à la Russie.
« Je suis en Arménie, explique-t-il, pour agir, pour chercher à comprendre, et, pour redonner confiance. La situation actuelle n’est pas facile. Il faut s’occuper des réfugiés, les loger, les nourrir, leur trouver du travail. Je viens motiver les équipes. Et, puis, il y a la situation politique. Nous devons tous travailler à l’unité nationale. »
Des raisons, il n’en manque pas et du travail non plus. Lui qui a l’oreille des présidents, il les a presque tous rencontrés pendant ces quelques jours. Dans le Haut-Karabakh, où il est resté deux jours, il a pu s’entretenir avec Arayik Harutyunyan, le président de l’Artsakh.
Une vocation de missionnaire
Il n’aime pas beaucoup parler de lui, et, préfère parler des autres et des œuvres caritatives, dont il a la responsabilité. Marié et père de deux enfants, après ses études de théologie, il devient pasteur. C’est à Lyon, en 1974, que démarre sa mission. Il y restera 9 ans. Puis, il poursuit ses études et obtient un doctorat de théologie. Diplômé des Hautes Etudes de Pratiques Sociales en 1985, il participe activement au mouvement du Comité Karabakh et se lie d’amitiés avec Levon Ter-Petrossian et Vazgen Manoukian. Ce mouvement est né à la suite des pogroms azerbaïdjanais contre les populations arméniennes du Haut-Karabakh.
« Pour bien comprendre ce qui se passe dans cette région, explique-t-il, il faut se replonger dans l’histoire. En 1921, Staline décide de rattacher ces terres arméniennes à l’Azerbaïdjan (NDLR : les historiens reconnaissent que ces terres sont arméniennes depuis le 3è ou 4è siècle avant Jésus-Christ). En 1985, avec la venue de Gorbatchev au pouvoir, sa politique de la Perestroïka apporte un vent d’autonomie dans le Haut-Karabakh. En 1988, la population la revendique. En février, les premiers pogroms ont lieu. »
Le Comité Karabakh se constitue à ce moment-là. En 1991, l’écroulement de l’ex-URSS est total, les satellites de l’Europe de l’Est et du Caucase en profitent pour déclarer leur indépendance. Le 21 septembre 1991, lors d’un référendum historique, l’Arménie devient indépendante. Le 16 octobre, Levon Ter-Petrossian devient le premier président de la République d’Arménie.
17 ans en Arménie
Le président lui demande de participer à l’ouverture de l’Ambassade Arménienne à Paris. Entre 1993 et 1994, il en sera le chef de chancellerie. A la vue de ses qualités diplomatiques, les instances dirigeantes du Conseil Mondial des Eglises Evangéliques Arméniennes lui demande de le représenter en Arménie. En 1994, il quitte la France et va vivre avec son épouse à Erevan, la capitale. Il ne le sait pas encore, mais il va y rester 17 ans. Être de passage dans un pays qui sort tout juste de l’ère soviétique est une chose. Y vivre en est une autre.
« Nous sommes arrivés dans un pays où il y avait des coupures d’électricité. La vie matérielle était rustique. Mais, ce n’était pas le plus important. Et, les choses se sont améliorées. Ma mission consistait à redonner vie à notre Eglise. Avant 1920, il y avait une vingtaine de lieux de culte évangéliques. Puis, avec Staline, dès 1921, les persécutions religieuses ont commencé. Il a fait table-rase de notre identité et de notre histoire religieuse. Quand je suis arrivé, il ne restait plus que trois lieux de culte : un à Erevan, un à Stepanavan, un à Vanadzor. Quand j’en suis parti, en 2011, il y en avait une quarantaine. »
Le pasteur visite les fidèles, il les rassemble. Il panse les plaies du communisme et revitalise la communauté évangélique. Le missionnaire s’est, ensuite, transformé en bâtisseur en créant des écoles. Il a ouvert, également, la Faculté de théologie. Sur le terrain caritatif, il s’investit dans plusieurs associations, notamment l’Association Missionnaire Arménienne d’Amérique (AMAA) et l’association Espoir pour l’Arménie.

Au chevet du peuple arménien
Le pasteur est sur tous les fronts, même encore aujourd’hui. Pendant toutes ces années, il s’est familiarisé sur les questions géo-politiques.
« Quand je suis reparti en 2011, je revenais 4 à 5 fois par an. Après l’Eurasie et l’Arménie, je suis parti en mission au Canada et en Uruguay. J’ai gardé beaucoup d’amis ici. En 2020, avec la guerre et la défaite, les milliers de jeunes appelés tombés, les dizaines de milliers de réfugiés, je me devais encore plus de revenir. Ici, avec Espoir pour l’Arménie et l’AMAA, nous aidons plus de 2 500 familles. Nous nous occupons, à travers nos écoles et nos centres éducatifs, de plusieurs milliers d’enfants. L’AMAA a été la première organisation de la diaspora à être officiellement enregistrée dans le Haut-Karabakh. C’était en 1995.»
Il est devenu Vice-président honoraire de cette association américaine, qui est dirigée, actuellement, par Zaven Khanjian, son directeur exécutif. Il est, également, devenu citoyen d’honneur de Chouchi, qui est tombée en novembre dernier aux mains des azéris. Lors de son dernier séjour, le pasteur René Léonian se rend dans le Haut-Karabakh. Il passe tous les contrôles sans problème. Il a un passeport arménien.
« Au check-point,les militaires russes m’ont demandé si j’avais un passeport français. Je n’ai pas répondu. »
Il a bien fait, car il aurait, certainement, dû faire demi-tour, comme la plupart des français qui s’y rendent actuellement à titre privé. Surtout, s’ils sont journalistes. « Je n’ai pu apercevoir Chouchi que de loin », ajoute-t-il, en montrant l’une des photos prises, alors qu’il était, peut-être, dans la ligne de mire d’un sniper.
« Ce qui m’a frappé, c’est d’avoir vu d’un côté un tank avec un drapeau arménien et de l’autre côté des drapeaux azéris. »
Ses rencontres avec les présidents

Le 19 mars, à Stepanakert, qui se situe à une dizaine de kilomètres au nord de Chouchi, René rencontre le ministre des Affaires étrangères, David Babayan, et, le président, Arayik Harutyunyan. Ce-dernier porte un pull militaire. Il ne descend plus dans les tranchées. Elles ont été laminées par les drones turques. Ensemble, ils parlent de la guerre, de la défaite, et, passent vite sur ces 44 jours où l’Artsakh et l’Arménie ont sombré. Ils évoquent les nouveaux projets.
« Bien entendu nous avons parlé de la guerre. Mais, surtout, des projets. Nous avons une centaine de salariés qui travaillent sur place, dans des centres de jour, des écoles. Nous avons des programmes agricoles. Nous avons lancé de nouveaux programmes pour les réfugiés. »
Ils ont discuté près d’une heure. Il n’a pas trouvé le président affaibli : « Il fait bonne figure. Mais cela doit être dur pour lui. » De retour à Erevan, le pasteur rencontre en privé deux anciens présidents de l’Arménie, Robert Kotcharian et Serge Sarkissian. Face à la situation politique instable de son pays, Nikol Pachinian, le Premier ministre, serait le responsable de la défaite. D’après eux, Pachinian aurait mal géré l’Arménie depuis qu’il est au pouvoir. D’ailleurs, il a les pleins pouvoirs, depuis qu’il a renversé son prédécesseur (NDLR : en référence à la Révolution de velours en mars-mai 2018). La guerre et les négociations avec le Groupe de Minsk auraient été négligées. Pour eux la question maintenant, c’est leur retour au pouvoir. Pour d’autres, Pachinian aurait toute légitimité à continnuer son action gouvernementale. Dans ce bras-de-fer entre le pouvoir en place (Pachinian) et les anciens qui s’appuient sur une coalition de 17 partis politiques, le gouvernement a, finalement, répondu avec l’organisation d’élections législatives anticipées. Elles auront lieu le 20 juin prochain.
Sa mission spirituelle
A quelques jours des fêtes pascales, qui permettront, sans doute, à l’Arménie de retrouver une certaine unité, le pasteur est interpellé par ce texte biblique : « Recommande ton sort à l’Éternel, mets en Lui ta confiance, et il agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil à son midi » (Psaume 37, 5-6). Au fil de son séjour, de ses rencontres, et, de ses discussions, le pasteur a souvent prié. Il évoque lui-même ses temps de prières :
« A la fin de ma rencontre avec le président du Karabakh, je lui ai proposé de prier pour lui et pour la paix. »
Dans le bureau du président, le pasteur ferme les yeux et prie un instant. Il évoque, aussi, le départ de Rita Sarkissian, l’épouse de l’ancien président de l’Arménie. Au mois d’octobre dernier, l’épouse du président est atteinte par la maladie du Covid-19. Elle en décède rapidement à l’âge de 55 ans. René, à son retour du Karabakh, rencontre son mari, dans les bureaux de son parti politique. Ils évoquent sa disparition
. « Dans son bureau du Parti Républicain d’Arménie (PRA), j’ai prié pour la consolation de Dieu, suite à ce décès prématuré. »
Le pasteur a prié, également, avec les familles des réfugiés, notamment lorsqu’il les visite dans les villages frontaliers du nord-est de l’Arménie. Il a prié en arménien : Տեր Հիսուս օգնիր մեզ; առաջնորդիր մեզ և խաղաղություն շնորհիր մեզ։ ԱՄԵՆ. Ce qui, traduit en français, veut dire : Seigneur Jésus, aide-nous, dirige-nous, et, donne-nous Ta paix. Amen.
Reportage réalisé par notre envoyé spécial Antoine BORDIER
L’éducation intégrale
Ancien directeur local de l’enseignement diocésain et ancien directeur de la prestigieuse école parisienne Saint Jean de Passy, François-Xavier Clément a publié un livre “La voie de l’éducation intégrale”.
Dans la Cité Sainte du Caucase
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
En Arménie, ce petit confetti de moins de 3 millions d’habitants situé entre la Turquie à l’ouest, l’Azerbaïdjan à l’est, la Géorgie au nord et l’Iran au sud, a été fondée la première cathédrale du monde. Pour la voir, il faut se rendre à Saint Etchmiadzin, c’est là où vivent une centaine de moines et Sa Sainteté Karekine II. Reportage.
En voiture, de la capitale Erevan, il faut une vingtaine de minutes pour se rendre dans ce petit « Vatican » de l’Eglise apostolique arménienne. L’Arménie est, aujourd’hui, composée de 90% de chrétiens apostoliques, de 7% de chrétiens catholiques et de 3% de chrétiens protestants et évangéliques. En arrivant, le panorama invite à l’évasion et à la méditation. Le mont Ararat se fait de plus en plus proche. Il domine majestueusement l’horizon. Le ciel est bleu, et, quelques nuages blancs tutoient son sommet qui culmine à 5 137 m. La tradition chrétienne et la Bible lui ont donné ses lettres de noblesses : « Au dix-septième jour du mois, l’arche [de Noé] s’arrêta sur les monts d’Ararat ». La genèse décrit plusieurs « monts ». Car, il y a, en effet, deux monts. Si le premier est, nettement, visible, le plus haut est entouré d’une couronne de nuages. La ville qui sert d’écrin à la Mère-Siège de Saint Etchmiadzin (l’équivalent du Saint-Siège au Vatican) s’appelle officiellement Vagharchapat.
« La première cathédrale au monde »
Le père Garegin Hambarsumyan, de sa cellule (c’est un moine), voit tous les matins la cathédrale, qui est en pleine restauration. Interdite au public, les travaux devraient se terminer en 2022.
« Ici, explique le père, nous sommes des héritiers de générations et de générations de croyants qui nous ont précédés. L’Arménie est la première nation à être devenue chrétienne en 301. Elle a été évangélisée par les apôtres Thaddée et Bartholomé. Il faut attendre la fin du 3è siècle pour que le futur Saint Grégoire l’Illuminateur obtienne la conversion du roi Tiridate III, et, celle de tout un peuple. »
L’histoire semble simple à raconter, mais Grégoire est passé par les tribulations de la persécution, l’enfermement pendant 14 ans dans une fosse profonde (NDLR : elle est visible à Khor Virap). Avant lui, il y a eu d’autres martyrs. Dans la foulée, il fait construire la cathédrale. Et, il devient le premier patriarche d’Arménie. Le père Garegin évoque les tribulations du peuple arménien devenu chrétien. A travers les siècles, et, ce jusqu’à aujourd’hui, il explique que les guerres, les persécutions des Perses, des Turcs, le génocide de 1915, et, la dernière guerre dans le Haut-Karabakh n’ont pas eu raison de sa foi. Dans le monde, explique-t-il,
« il y a un peu plus de 1 000 prêtres apostoliques arméniens. Parmi eux, il y a des prêtres célibataires et des prêtres mariés. Ici, dans le monastère de Saint Etchmiadzin, il y a une cinquantaine de moines, des évêques, des prêtres, des diacres. Il faut rajouter une centaine de personnes qui viennent y travailler. »

La Bonne Nouvelle et le pouvoir temporel
Dans la Cité Sainte, ce samedi 20 mars, des familles se sont données rendez-vous pour vivre un moment important. Elles viennent baptiser leur nouveau-né, tout de blanc vêtu. Les célébrations ont lieu dans la petite église située a proximité de la cathédrale. A l’intérieur de la petite église le baptême est célébré debout. Pour le père Garegin, la célébration des sacrements est très importante.
« Les sacrements nous permettent d’annoncer et de vivre de la Bonne Nouvelle. Jésus-Christ a donné Sa vie pour que nous ayons la vie, la vie éternelle. Le baptême nous plonge dans cette Bonne Nouvelle. Nous devons proclamer l’Amour de Dieu pour les hommes à travers les sacrements, mais, aussi, à travers nos activités les plus simples. Les valeurs chrétiennes, l’amour et la spiritualité, doivent nous aider à élever notre vie de tous les jours. L’Eglise et la vie chrétienne nous permettent de connecter notre vie terrestre avec notre vie céleste, qui commence dès ici-bas. »
En ces temps difficiles pour l’Arménie, qui sort d’une guerre et a connu, fin 2020, la défaite contre l’Azerbaïdjan et ses alliés, lors du dernier conflit pour le Haut-Karabakh, Sa Sainteté Karekine II s’est adressée au Premier ministre Nikol Pachinian et lui a demandé « de démissionner ». La République d’Arménie étant un état laïque, si la séparation des pouvoirs y est bien constitutionnelle et réelle, il n’empêche qu’en réitérant sa demande de démission, Karekine II joue de son influence. Il soutient officiellement les 17 partis de la coalition qui fait pression pour l’organisation de nouvelles élections.
A 100% dans sa vocation
Le père ne fait pas de politique. A 35 ans, il a, déjà, derrière-lui, près de 20 ans de sa vie consacrée à Dieu. Il semble heureux dans sa vocation, et, dans ses multiples activités. Il a travaillé au sein de la Chancellerie de la Mère-Siège. Entre 2010 et 2015, il vivait en Angleterre, à Oxford, où il a obtenu son Doctorat en Théologie. Il s’occupait de la communauté arménienne de Manchester. En 2009, il a été ordonné prêtre. Il explique sa vocation simplement.
« J’ai reçu la vocation à l’adolescence. Et, c’était pour moi un engagement naturel. Je n’ai pas reçu d’appel ou de lumières particulières me montrant que Dieu m’appelait. Je me souviens que j’aimais beaucoup la liturgie. Elle est vraiment belle. Quand vous plongez dans l’histoire de la chrétienté, et, que vous comprenez que vous êtes un héritier, vous voulez en faire partie. Si je naissais 10 fois de suite, je pense que je voudrais devenir un prêtre arménien. »
A 16 ans, il rentre au séminaire de St Etchmiadzin, et, il est ordonné à l’âge de 23 ans. Il fait partie des plus jeunes. Quand il rentre en Arménie, il devient le doyen du séminaire. Puis, il dirige le département des missions pour l’Arménie, et, s’occupe des communautés qui n’ont pas de prêtres. Aujourd’hui, il dirige le département des missions pour l’Arménie, et, s’occupe des communautés qui n’ont pas de prêtres. Il se souvient du temps où il était difficile de pratiquer sa foi. Il évoque la période sombre des 70 ans de communisme, à l’ère soviétique.
« Ce sont surtout les générations de nos parents et de nos grands-parents qui ont souffert du communisme. Depuis la chute de l’ex-URSS, la chrétienté était tellement enracinée dans la vie des Arméniens, que cela a été très facile de revenir à notre héritage. »
Sous les bombes
Nous évoquons la guerre dans le Haut-Karabakh. Début octobre 2020, le père était à Chouchi, sous les bombes des drones turcs.
« J’étais avec un autre prêtre, et, nous nous sommes mis à l’abri dans une cave. Il y avait, aussi, des enfants. Nous avons cru que notre dernière heure était arrivée. »
Avant que la cathédrale de Chouchi se fasse bombardée, il avait pu s’y rendre rapidement pour prier. Il a vu des morts, des blessés, des familles déchirées, des enfants dans les rues, dans la poussière, sans vie. Pendant ces 44 jours de guerre, de chaque côté, plusieurs milliers de morts sont à déplorer. Dans toute l’Arménie, les cimetières se sont remplis de nouvelles tombes.
« La plupart des morts sont des jeunes appelés. Toute l’Arménie est touchée. Ces jeunes sont des héros. Ils ont voulu protéger l’Artsakh (NDLR : République auto-proclamée, qui n’est pas reconnue internationalement). Notre vœu le plus cher est son auto-détermination, afin qu’elle gagne, finalement, son indépendance. »
Le père parle doucement, et, regrette le silence du monde pendant cette guerre. Il fait le rapprochement avec le génocide de 1915, et, l’holocauste. Il parle de l’enchaînement de ces silences injustes, qui pourrait avoir des conséquences graves, dans le futur.
« Seul Dieu peut réveiller la conscience du monde. Car nous sommes tous co-responsables. Il y a toujours des raisons d’espérer. Et, beaucoup de personnes agissent pour améliorer les choses, pour construire une paix durable et juste. Les Arméniens veulent vivre sur leurs terres, en harmonie avec leurs voisins. »
Sainte Etchmiadzin et Saint Grégoire l’Illuminateur
Le père prend ses affaires et enfile son manteau noir. Il part pour Erevan, où il a une réunion importante pour la grande fête de demain, celle de Saint Grégoire l’Illuminateur. Nous sortons de sa cellule. Dehors, dans la galerie sont exposés des vestiges sacrés, des stèles en pierre. Sur chacun est sculptée une croix.
« On les appelle khatchkars, explique-t-il. Certaines datent du 9è siècle. Les plus anciens encore existants dateraient du 4è ou 5è siècle »
Finement sculptés et ciselés, ils sont présents par milliers en Arménie. Ils se trouvent le plus souvent à côté des lieux de culte et des lieux de commémoration. Ils mesurent entre 1 et 3 mètres, et, représentent la croix du Christ, avec sa nature divine, et, se termine en arbre de vie. Les khatchkars sont l’équivalent de nos calvaires en France, dans leur signification. Mais, ils ressemblent davantage à des stèles. Inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, en Turquie, elles ont été systématiquement détruites.
« Dans les territoire conquis dernièrement par l’Azerbaïdjan une campagne de leur destruction est en cours. Tout comme les lieux de culte, ajoute-t-il ».
Le père presse le pas, il fait office de guide, parle des musées, de celui du trésor où est exposée la relique de la lance qui aurait transpercé le Cœur du Christ, à la suite de Sa crucifixion. Au loin, nous apercevons le Mont Ararat, qui n’a plus sa parure de nuages. Le père monte dans sa voiture, et, glisse : « demain tout le monde sera à la cathédrale d’Erevan pour fêter Saint Grégoire l’Illuminateur, venez nous rejoindre ». Dans la Cité Sainte, les 50 ha paraissent vides. Il se fait tard. Devant la résidence de Sa Sainteté, qui est interdite d’approcher, de filmer et de photographier, le service d’ordre s’active. Nous ne l’apercevrons pas. Notre demande d’interview est toujours en attente.

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
Pépita, l’épine dans le pied des antiracistes
Lu dans la lettre quotidienne de Valeurs Actuelles :
Un miracle s’est produit hier sur le plateau de TPMP : Rokhaya Diallo a gardé le silence, à court d’arguments racialistes. La raison de cet échec et mat jubilatoire ? L’animatrice Pépita.
Dans l’émission Canap 95 diffusée sur TMC et produite par les têtes pensantes de Quotidien, la chaîne a voulu illustrer le racisme présumé des émissions télé des années 1990. Dans son viseur, l’ancienne émission d’Antenne 2, à l’époque animée par Patrice Laffont. Dans des extraits sciemment choisis et sortis de leur contexte, on voit notamment Pépita, coanimatrice noire du jeu à succès, être comparée à un chimpanzé d’une carte postale. Dans une autre séquence, Patrice Laffont met en avant la beauté de sa partenaire à l’écran, avant d’ajouter qu’il a la même en blanc à la maison.
Sur les réseaux sociaux, les internautes se sont insurgés contre les propos tenus dans l’émission. D’autres se sont inquiétés des années de calvaire que Pépita a dû subir aux côtés des méchants animateurs blancs. Problème, la principale concernée refuse de rentrer dans une position victimaire, devenue monnaie courante chez les antiracistes. Invitée à réagir à la polémique sur le plateau de Cyril Hanouna sur C8 hier soir, Pépita a vivement critiqué le montage à charge de TMC : « Je ne supporte pas qu’on salisse cette émission parce que j’ai vraiment vécu des moments merveilleux avec eux. Ceux qui m’ont humiliée, ceux qui m’ont blessée, c’est TMC. » Même si elle reconnaît que certaines blagues peuvent offenser certains aujourd’hui, elle assure n’avoir jamais subi de racisme ou de misogynie sur le plateau de Pyramide. C’est même elle qui est à l’origine de la blague sur le chimpanzé !
Un niveau d’autodérision qui dépasse totalement Rokhaya Diallo, qui semblait plus désemparée que jamais face à la réponse de Pépita. Sur les réseaux sociaux, les mêmes qui avaient défendu l’ancienne présentatrice la veille se sont retournés contre elle en la traitant de « négresse de maison » ou encore de « Bounty », en référence à la barre chocolatée contenant de la noix de coco. Pourtant, entre victime et traître, il faut choisir.
Neuvaine à Notre Dame de la Santé
En ces temps de Covid…
Chacun de nous, sans exception, est confronté un jour à la maladie, à celle d’un proche… La Neuvaine à Notre Dame de la Santé nous vient de Vailankanni, en Inde où Marie est apparue au XVIème siècle à deux reprises à des enfants. L’un d’eux était boiteux. Il a été guéri instantanément.
Chaque année, vingt millions de pèlerins se rendent à Vailankanni. Pendant le chemin de Croix, sur les lieux d’apparition ou dans la basilique, ils murmurent avec ferveur la neuvaine dédiée à Notre-Dame de la Santé pour obtenir des guérisons physiques et spirituelles, confier leurs souffrances ou leur désir d’enfant… Leur nombre impressionnant fait de Vailankanni l’un des lieux d’apparitions mariales parmi les plus importants et les plus fréquentés au monde.
Les miracles y sont très nombreux comme en témoignent les milliers d’ex-voto qui remplissent les vitrines du musée du sanctuaire.
La traduction du tamoul en français de la Neuvaine à Notre Dame de la Santé est une première.
Avec elle, la vénération à Notre Dame de la Santé pénètre enfin en Occident…
Pour se la procurer :
https://www.life-editions.com/product-page/les-merveilles-de-notre-dame-de-la-sant%C3%A9
Pour Que Vive Le Beaujolais du mois d’avril
Pour ce septième opus de PQVLB de la saison 2020-2021, en guise d’oeufs de Pâques, partons à la recherche de nos pépites beaujolaises !
En ce mois d’avril, vous suivrez tout d’abord de magnifiques chevaux de trait au pied du Mont Brouilly !
Puis le pittoresque caveau de Clochemerle vous donnera bien envie de vous asseoir pour déguster un bon verre de Beaujolais Village.
Zulma Cinquin-Sapin… et non, ce n’est pas une figure de La Comté, amie de Bilbon Sacquet, mais une illustre odenassienne qui avait le merveilleux talent de parolière…
Envie d’aventure ? Depuis le Vieux Ternand, PQVLB vous présentera un équipage du 4L Trophy, les Bellejolaises, qui portera haut et fort les couleurs du terroir beaujolais jusqu’au Maroc !
Tout cela depuis le magnifique lieu de l’étape cavalière de Beaujeu.
Bon visionnage, et n’oubliez pas…. FORT ! FORT !
Samedi Saint
Ierusalem, surge, et exue te vestibus iucunditatis : induere te cinere et cilicio, * Quia in te occisus est Salvator Israel. V/. Deduc quasi torrentem lacrimas per diem et noctem, et non taceat pupilla oculi tui. Quia in te occisus est Salvator Israel.
Jérusalem, lève-toi et enlève tes vêtements de joie ; couvre-toi de cendre et du cilice, * Car chez toi le Sauveur d’Israël a été mis à mort. V/. Verse des torrents de larmes, jour et nuit, et que la prunelle de tes yeux ne se repose pas. * Car chez toi le Sauveur d’Israël a été mis à mort.
Office des Ténèbres du Samedi Saint
Abbaye de Solesmes
Rayonner de la Divine Miséricorde
Nous sommes au printemps et – comme la fête de Pâques – cette saison nous invite à renaître, à faire jaillir l’homme nouveau en nous avec le Christ Ressuscité, à rayonner de la lumière de Dieu.
Mais qu’est ce qui peut nous aider à vivre ce renouveau, à laisser fleurir en nous les grâces du Seigneur ? Son infinie miséricorde !
L’octave de Pâques – les huit jours qui suivent Pâques – nous amène au dimanche de la Miséricorde Divine. Dieu est miséricorde et celle-ci s’est incarnée en son Fils, Jésus, qui nous lave de tous nos péchés, faisant de nous des hommes et des femmes appelés à une vie nouvelle. Sa miséricorde est offerte sans condition et à toute l’humanité.
« Par sa douloureuse passion, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier. » ; Sainte Faustine, à travers son petit journal, nous a transmis les prières qu’elle a reçues de Jésus dans ses apparitions et notamment le chapelet de la miséricorde divine.
Ce chapelet peut faire l’objet d’une neuvaine préparatoire à la fête de la miséricorde divine ; elle débute alors le vendredi saint, soit neuf jours avant. Chaque jour, le chapelet est récitée pour un groupe d’âmes particulier, qui sont toutes invités à goûter à la miséricorde de Dieu :
- les âmes des pécheurs (jour 1),
- les âmes sacerdotales et religieuses (jour 2),
- les âmes pieuses et fidèles (jour 3),
- les âmes de ceux qui ne connaissent pas encore Jésus (jour 4),
- les âmes des hérétiques et des apostats (jour 5),
- les âmes douces et humbles et celles des petits enfants (jour 6),
- les âmes qui honorent et glorifient particulièrement la miséricorde de Jésus (jour 7),
- les âmes du purgatoire (jour 8),
- les âmes froides (jour 9).
Si nous le pouvons, nous pouvons réciter ce chapelet à 15h, l’heure de la divine miséricorde: l’heure de la mort du Christ.
“O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi”
Les Improperes chantés par les moines de l’Abbaye de Kergonan
| IMPROPERIA | IMPROPÈRES |
| I | I |
| 1 et 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 1 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| V/. Quia edúxi te de terra Ægýpti : parásti Crucem Salvatóri tuo. | V/. Est-ce parce que je t’ai tiré d’Égypte que tu as préparé une croix pour ton Sauveur ? |
| 1 Agios o Theós. | 1 Ô Dieu saint. |
| 2 Sanctus Deus. | 2 Ô Dieu saint ! |
| 1 Agios ischyrós. | 1 Dieu saint ! Dieu fort ! |
| 2 Sanctus fortis. | 2 Dieu saint ! Dieu fort ! |
| 1 Agios athánatos, eléison imas. | 1 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous. |
| 2 Sanctus immortális, miserére nobis. | 2 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous. |
| 1 et 2 Quia edúxi te per desértum quadragínta annis, et manna cibávi te, et introdúxi te in terram satis bonam : parásti Crucem Salvatóri tuo. | 1 Est ce parce que, durant quarante ans, j’ai été ton conducteur dans le désert, que je t’y ai nourri de la manne et que je t’ai introduit dans une terre excellente ; est-ce pour ces service que tu as dressé une croix pour ton Sauveur ? |
| 1 Agios o Theós. | 1 Ô Dieu saint. |
| 2 Sanctus Deus. | 2 Ô Dieu saint ! |
| 1 Agios ischyrós. | 1 Dieu saint ! Dieu fort ! |
| 2 Sanctus fortis. | 2 Dieu saint ! Dieu fort ! |
| 1 Agios athánatos, eléison imas. | 1 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous. |
| 2 Sanctus immortális, miserére nobis. | 2 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous. |
| 1 et 2 Quid ultra débui fácere tibi, et non feci ? Ego quidem plantávi te víneam meam speciosíssimam : et tu facta es mihi nimis amára : acéto namque sitim meam potásti : et láncea perforásti latus Salvatóri tuo. | 1 Qu’ai-je dû faire pour toi, que je n’aie point fait ? Je t’ai planté comme la plus belle de mes vignes et tu n’as pour moi qu’une amertume excessive, car, dans ma soif, tu m’as donné du vinaigre à boire et tu as percé de la lance le côté de ton Sauveur. |
| 1 Agios o Theós. | 1 Ô Dieu saint. |
| 2 Sanctus Deus. | 2 Ô Dieu saint ! |
| 1 Agios ischyrós. | 1 Dieu saint ! Dieu fort ! |
| 2 Sanctus fortis. | 2 Dieu saint ! Dieu fort ! |
| 1 Agios athánatos, eléison imas. | 1 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous. |
| 2 Sanctus immortális, miserére nobis. | 2 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous. |
| II | II |
| 1 Ego propter te flagellávi Ægýptum cum primogénitis suis : et tu me flagellátum tradidísti. | 1 J’ai frappé, à cause de toi, l’Égypte avec ses premiers-nés, et tu m’as livré pour être flagellé. |
| 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| 1 Ego edúxi te de Ægýpto, demérso Pharaóne in Mare Rubrum : et tu me tradidísti princípibus sacerdótum. | 1 Pour te tirer de l’Égypte, j’ai englouti Pharaon dans la mer Rouge, et tu m’as livré aux princes des prêtres. |
| 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| 1 Ego ante te apérui mare : et tu aperuísti láncea latus meum. | 1 Je t’ai ouvert un passage à travers les flots, et tu m’as ou vert le côté avec une lance. |
| 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| 1 Ego ante te præívi in colúmna nubis : et tu me duxísti ad prætórium Piláti. | 1 J’ai marché devant toi comme une colonne lumineuse, et tu m’as mené au prétoire de Pilate. |
| 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| 1 Ego te pavi manna per desértum : et tu me cecidísti álapis et flagéllis. | 1 Je t’ai nourri de la manne dans le désert, et tu m’as meurtri de soufflets et de coups. |
| 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| 1 Ego te potávi aqua salútis de petra : et tu me potásti felle et acéto. | 1 Je t’ai fait boire l’eau salutaire du rocher, et tu m’as abreuvé de fiel et de vinaigre. |
| 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| 1 Ego propter te Chananæórum reges percússi : et tu percussísti arúndine caput meum. | 1 A cause de toi, j’ai exterminé les rois de Chanaan, et toi tu m’as frappé la tête avec un ro seau. |
| 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| 1 Ego dedi tibi sceptrum regale : et tu dedísti capiti meo spíneam coronam. | 1 Je t’ai donné un sceptre royal et toi tu as mis sur ma tête une couronne d’épines. |
| 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| 1 Ego te exaltávi magna virtúte : et tu me suspendísti in patíbulo Crucis. | 1 Je t’ai élevé en déployant une grande force, et toi tu m’as attaché au gibet de la Croix. |
| 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. | 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. |
| III | III |
| 1 et 2 Antiphona Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus et glorificámus : ecce enim, propter lignum venit gaudium in univérso mundo. | 1 et 2 Antienne Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions votre sainte résurrection, car c’est par la croix que la joie a reparu dans le monde entier. |
| 1 Psalmus. 66, 2. Deus misereátur nostri et benedícat nobis : | Que Dieu ait pitié de nous et nous bénisse. |
| 2 Illúminet vultum suum super nos et misereátur nostri. | 2 Qu’il nous manifeste sa bienveillance et nous fasse miséricorde. |
| 1 et 2 Antiphona Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus et glorificámus : ecce enim, propter lignum venit gáudium in univérso mundo. | 1 et 2 Antienne Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions votre sainte résurrection, car c’est par la croix que la joie a reparu dans le monde entier. |
| IV | IV |
| 1 et 2 Antiphona Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. | 1 et 2 Antienne O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits. |
| * Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. | *O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez ! |
| 1 Hymnus Pange, lingua, gloriósi láuream certáminis, et super Crucis trophǽo dic triúmphum nóbilem : quáliter Redémptor orbis immolátus vícerit. | 1 Hymne Chante, chante, ma langue, les lauriers d’un glorieux combat ! Sur le trophée de la Croix chante le grand triomphe ; Raconte comment le Rédempteur du monde triomphe en s’immolant. |
| 2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. | 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits. |
| 1 De paréntis protoplásti fraude Factor cóndolens, quando pomi noxiális in necem morsu ruit : ipse lignum tunc notávit, damna ligni ut sólveret. | 1 Dieu compatit au malheur du premier homme sorti de ses mains. Dès qu’il mordit à la pomme funeste, Adam se précipita dans la mort. Dieu lui- même désigna l’arbre nouveau pour réparer les malheurs causés par le premier. |
| 2 Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. | 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez ! |
| 1 Hoc opus nostræ salútis ordo depopóscerat : multifórmis proditóris ars ut artem fálleret : et medélam ferret inde, hostis unde lǽserat. | 1 Cette œuvre réparatrice, l’économie de notre salut la réclamait ; Dieu voulait que l’artifice du serpent fût déjoué par un autre artifice ; il voulait porter le remède là où l’ennemi avait causé le tort. |
| 2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. | 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits. |
| 1 Quando venit ergo sacri plenitúdo témporis, missus est ab arce Patris Natus, orbis Cónditor : atque ventre virgináli carne amíctus pródiit. | 1 Quand donc fut arrivée la plénitude des temps annoncés, du haut du trône de son Père, le Fils, créateur du monde, fut envoyé. Dans le sein d’une Vierge, il se revêtit de chair et il naquit. |
| 2 Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. | 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez ! |
| 1 Vagit Infans inter arcta cónditus præsépia : membra pannis involúta Virgo Mater álligat : et Dei manus pedésque stricta cingit fáscia. | 1 Il vagit, le petit enfant, couché dans l’étroite crèche ; la Vierge, sa mère, enveloppe de langes ses membres emprisonnés, et des bandelettes étroites enserrent les pieds et les mains d’un Dieu. |
| 2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. | 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits. |
| 1 Lustra sex qui iam perégit, tempus implens córporis, sponte líbera Redémptor passióni déditus, Agnus in Crucis levátur immolándus stípite. | 1 Le temps de six lustres est écoulé, la durée de sa vie mortelle est accomplie : le Rédempteur, de lui-même, se livre aux tourments de sa Passion ; Agneau divin.il est cloué à la croix, bois très saint sur lequel il s’immole. |
| 2 Dulce lignum dulces claves, dulce pondus sústinet. | 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez ! |
| 1 Felle potus ecce languet : spina, clavi, láncea mite corpus perforárunt, unda manat et cruor : terra, pontus, astra, mundus, quo lavántur flúmine ! | 1 On l’abreuve de fiel ; il languit ; les épines, les clous et la lance transpercent le doux corps ! De l’eau jaillit ; avec elle, du sang. Terre, océan, astres, monde, que le fleuve vous purifie ! |
| 2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. | 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits. |
| 1 Flecte ramos, arbor alta, tensa laxa víscera, et rigor lentéscat ille, quem dedit natívitas : et supérni membra Regis tende miti stípite. | 1 Ploie tes rameaux, arbre sublime, relâche tes fibres tendues, fléchis cette rigidité rugueuse que t’a donnée la nature. Offre un soutien plus doux aux membres sacrés du Roi du ciel. |
| 2 Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. | 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez ! |
| 1 Sola digna tu fuísti ferre mundi víctimam : atque portum præparáre arca mundo náufrago : quam sacer cruor perúnxit, fusus Agni córpore. | 1 O Croix, seul arbre digne entre tous de porter la victime du monde, seul digne dé façonner l’arche qui guide au port le monde naufragé, car tu fus empourprée du sang divin qui s’échappe du corps de l’Agneau. |
| 2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. | 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits. |
| Conclusion | Conclusion |
| 1 Sempitérna sit beátæ Trinitáti glória : æqua Patri Filióque ; par decus Paráclito : Uníus Triníque nomen laudet univérsitas. Amen. | 1 Gloire soit éternellement à la bienheureuse Trinité. Honneur égal au Père et au Fils, comme aussi au Paraclet. Que le nom du Dieu un et trois soit loué dans tout l’univers. Ainsi soit-il. |
| 2 Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. | 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez ! |
Roe v. Wade : un film sur une décision de justice qui a coûté la vie à plus de 60 millions de bébés
Lu sur IFAMNews :
La fin du mois de février aux États-Unis a vu la première de Roe v. Wade, un film basé sur les faits concernant l’une des affaires judiciaires les plus controversées de l’histoire de la justice américaine, qui divise encore aujourd’hui assez fortement le peuple américain, ainsi que le reste du monde.
Roe v. Wade est une “histoire inédite de la façon dont les gens ont menti, dont les médias ont menti et dont les tribunaux ont été manipulés” pour légaliser l’avortement aux États-Unis. Cette décision, rendue en 1973, a jusqu’à présent coûté la vie à plus de 60 millions d’Américains, a déclaré Nick Loeb, le codirecteur et coproducteur du film, qui joue également le rôle de l’acteur principal. Le Dr Bernard Nathanson, un médecin qui pratiquait des avortements, mais qui s’est ensuite tourné vers la défense de la vie – lorsque, après la découverte de l’échographie, il a observé pour la première fois le comportement d’un bébé pendant un avortement – et est devenu un ardent opposant à la procédure.
Le film a été tourné en secret, sous un faux titre, afin d’éviter les réactions des médias. Malgré toutes les précautions prises, certains acteurs et membres de l’équipe de tournage, dont le réalisateur initial, ont quitté le projet lorsqu’ils ont réalisé qu’il s’agissait d’un film pro-vie. De plus, tout comme pour le film Unplanned, Facebook a interdit les publicités pour ce film, ainsi que sa campagne de crowdfunding. Il est donc clair qu’il s’agit de l’une des décisions politiques les plus controversées de l’histoire du système judiciaire américain.
Le film couvre les événements aux États-Unis depuis les années 1960, en passant par le procès lui-même, qui s’est terminé en janvier 1973, jusqu’à l’année 1985, avec le témoignage du Dr Nathanson, qui est également le narrateur du film. Après que sa fiancée a subi un avortement clandestin, Nathanson a décidé de se consacrer à “sauver les femmes” et, pendant une décennie, il a été responsable de 60 000 avortements, dont 5 000 ont été pratiqués dans sa propre clinique privée – il a même avorté son propre enfant.
Mais le véritable “père du mouvement pour l’avortement” est Larry Lader, qui a eu pour mentor Margaret Sanger, une eugéniste et la fondatrice de l’Institut de l’avortement. Le planning familial le plus grand fournisseur de “services d’avortement” aux États-Unis aujourd’hui. Il a recruté Nathanson et la féministe Betty Friedan pour créer la première organisation américaine pour la légalisation de l’avortement – National Association to Repeal Abortion Laws, NARAL.
Dans le film, on voit Lader trouver la “bonne fille” – enceinte d’un enfant non désiré, dans une situation financière précaire et avec un passé trouble – afin de lancer un procès pour démontrer que la légalisation de l’avortement est nécessaire pour aider les femmes en situation difficile. Cependant, Norma McCorvey, alias Jane Roe, n’a jamais eu recours à l’avortement, car la procédure judiciaire a duré bien plus longtemps que sa grossesse.
Une analyse détaillée de l’arrêt Roe v. Wade, ainsi que des circonstances sociales aux États-Unis qui ont conduit à la légalisation de l’avortement, y compris les mensonges diffusés par les médias, ainsi que par les médecins – comme le Dr Nathanson, qui a ensuite admis et raconté tout en détail dans son livre. La main de Dieu – J’ai décrit dans le premier article scientifique en serbe couvrant ce sujet : “Roe v. Wade – les circonstances sociales qui ont conduit à la légalisation de l’avortement aux États-Unis”.
Le film, qui sort dans les cinémas américains le 2 avril, réunit un grand nombre de célébrités hollywoodiennes telles que John Voight, Robert Davi, Stacey Dash, Nick Loeb et Steve Guttenberg.
La survie est devenue le seul but de notre société. Mais une vie réduite à la survie, ce n’est plus une vie
Le docteur Patrick Theillier, ancien médecin permanent du bureau médical de Lourdes, a été interrogé par Emilie Pourbaix pour France Catholique. Extrait :
Quel regard portez-vous sur les événements que nous traversons depuis un an ?
Il est temps de comprendre que le système sanitaire ne peut pas tout. C’est ce que révèle cette pandémie : c’est une crise techno-sanitaire où tout a été fondé sur la technique, sans autre réflexion. Elle a mis également en lumière la fragilité de notre société et des personnes. Fragilité physique, en raison de nos déficiences immunitaires, liées notamment à notre alimentation trop pauvre ; et fragilité morale, à cause de nos déficiences psycho-spirituelles. L’écrivain Serge Joncourt a écrit récemment : « Rien n’affole plus les peuples que de se redécouvrir mortels. » C’est exactement ce que nous vivons… Nous avions occulté la mort par tous les moyens, on n’en parlait plus. Nous voilà terrifiés de nous redécouvrir mortels ! Et c’est l’occasion de faire passer n’importe quoi dans l’esprit des gens. La survie est devenue le seul but de notre société. Mais une vie réduite à la survie, ce n’est plus une vie, c’est juste une existence… Être vivant c’est être en relation : on meurt de vouloir seulement survivre ! On a oublié qu’il y avait une vie bien plus grande que la vie sanitaire : c’est la vie spirituelle.
Cette crise serait-elle un avertissement permis par Dieu ?
C’est possible que Dieu permette cela devant notre aveuglement spirituel, pour nous ramener à l’essentiel, nous faire comprendre que la vie n’est pas seulement le bien-être matériel, se divertir, se nourrir et vivre le plus longtemps possible. Car le vrai danger pour notre vie n’est pas la menace de mort, mais le – mauvais – choix de vivre sans lui, qui est la source de la vie… C’est le grand problème de notre société post-moderne, qui a commencé, selon moi, en 1858. Étonnamment, c’est à la fois l’année des apparitions de Lourdes et de la parution de deux livres dont les conséquences ont été très néfastes pour notre société : L’origine des espèces, de Darwin, source de tout l’athéisme moderne ; et la Vie de Jésus, de Renan, qui a lancé la critique moderniste.
Notre pays est mis sous cloche au nom d’une hypothétique défense de la vie, qui est en fait une peur panique de la mort
De Constace Prazel sur Liberté politique :
Au bout d’un an, le confinement revient, les mêmes recettes sans réels effets, brandies par des gouvernants qui ne savent plus à quels saints se vouer. Triste recommencement d’un scénario que nul ne souhaitait voir se rejouer, et qui signe notre impuissance générale devant un virus qui fait éclater à la face du monde la perte du bon sens qui caractérise notre société, pour ne pas dire tout simplement la perte du sens.
Aujourd’hui, alors que nous nous apprêtons à commémorer la Passion de Notre-Seigneur, nous avons sous les yeux, à la faveur de l’actualité, une terrible conjonction de faits. Notre pays est une fois de plus mis sous cloche au nom d’une hypothétique défense de la vie, qui est en fait une peur panique de la mort. Et dans le même temps, si cher à notre président qui s’acharne à défendre l’indéfendable et à concilier les contraires dans sa folie orgueilleuse, avance à grands pas l’instauration de l’euthanasie dans notre pays.
L’euthanasie : le bien-mourir, d’après l’étymologie grecque. Les nationaux-socialistes avaient fait leur ce terme pour qualifier le traitement réservé aux souffrants, aux fragiles : la « mort miséricordieuse » recommandée par Hitler à leur égard dans son décret du 1e septembre 1939. Devant ce déchaînement du mal, faut-il rappeler qu’il n’y a qu’une belle et bonne mort, c’est celle sur laquelle veillent saint Joseph et la Vierge Marie ? « A l’heure de notre mort », récitons-nous dans le Je vous salue Marie. La belle et bonne mort est celle qui nous remet tout entier, confiant, dans les bras du Père, avec abandon et la conscience que « tout est accompli ».
Aujourd’hui, nous commémorons la mort de saint Jean-Paul II, il y a seize ans, un certain 2 avril 2005 : le saint pape avait choisi d’incarner aux yeux du monde, jusqu’au bout, la souffrance et la vulnérabilité. Pendant ce temps, nos députés préfèrent avec une émotion diabolique se féliciter du « premier pas », de la conquête de « l’ultime liberté », l’ultime régression devrait-on dire, qui consiste à faire de l’homme le maître de la mort et le seul juge du droit de vivre. Le projet de loi instaurant « l’aide active à mourir » vient d’être voté en commission, et passera en assemblée plénière le 8 avril, dans le silence assourdissant de la conscience des élus, qui se sont habitués, depuis des mois, à compter en « lits disponibles ».
Alors que nous entrons au cœur du mystère de Pâques, redoublons nos prières les plus ardentes pour notre pays qui s’enfonce dans le mal le plus profond. Ce n’est plus seulement Hippocrate qui est piétiné et bafoué, c’est tout notre héritage chrétien qui s’en va et se dissout lamentablement, dans un grand vent de lâcheté et de désespérance masqué sous le beau nom de progrès. Tournons-donc nos regards vers la Croix dressée sur le monde, signe intangible de la victoire finale du Bien, pour garder l’espérance !
Les poètes de Solesmes
France Musique a consacré une émission à l’abbaye de Solesmes, dimanche dernier :
C’est arrivé un 2 avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 2 avril 742 ou 747 : naissance de Charlemagne.
La naissance et l’enfance de Charlemagne sont peu connues. A la mort de Pépin le bref, son père, il se partage le Royaume avec son avec son jeune frère Carloman ; puis à la mort de ce dernier en 771, il règne seul. Son armée étant dédiée à la défense de l’Eglise et de la foi est consacrée à la Vierge (cf. la chronique du 11 février) Le 25 décembre 800 il est couronné empereur à Rome (cf. la chronique du jour). Il meurt le 28 janvier (cf. la chronique du jour).
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le 9 avril 999 : Gerbert d’Aurillac devient pape sous le nom de Sylvestre II.
Otton III a fait élire pape son protégé et ami Gerbert d’Aurillac, qui a été son précepteur. Ce dernier prend le nom de Sylvestre II. C’est le premier pape français. Durant son pontificat, il attribue le titre de roi aux souverains chrétiens de Pologne et de Hongrie. Il est connu aujourd’hui dans le monde scientifique pour avoir introduit en Europe le système de numération décimale.
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le 2 avril 1104: le pape Pascal II convoque un concile à Troyes.
Contraint de se réfugier en France suite à sa querelle avec l’empereur Henri V, le pape se trouve alors à Paris, où il vient de rencontrer le Roi de France Philippe 1er.
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le 2 avril 1285 : Giacomo Savelli est élu pape sous le nom de Honorius IV.
Cf. chronique du 3 avril.
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le 2 avril 1305 : Roi de Navarre et héritier de la couronne de France.
À la mort de sa mère Jeanne Ière de Navarre, reine de Navarre depuis 1274, Louis le Hutin, héritier de la couronne de France, devient roi de Navarre sous le nom de Louis Ier de Navarre. Louis est sacré roi de Navarre à Pampelune en 1307 et devient Roi de France à la mort de son père Philippe le Bel le 29 novembre 1314.
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le 2 avril 1559 : signature du traité franco-anglais du Cateau-Cambrésis, qui attribue Calais à la France.
Cf. la chronique du 3 avril.
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le 2 avril 1586 : la reine Louise fait une Fondation pieuse en faveur des prisons du Châtelet et de la Conciergerie.
Ayant épousé Henri III le 15 février 1575, et malgré une fausse couche en 1576, le couple royal est frappé par une stérilité qui se confirme avec les années.
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le 2 avril 1767 : expulsion des jésuites d’Espagne.
Faussement accusé d’avoir fomenté l’émeute du 23 mars 1766, par le chef du gouvernement espagnol le franc-maçon d’Aranda, les Jésuites sont condamnés par une procédure secrète, sans débats contradictoires, sans confrontations de témoins, sans le secours d’une défense juridique quelconque, sans une sentence rédigée et motivée, par des commissaires triés sur le volet par leur ennemi déclaré, d’Aranda. Ce dernier joue en Espagne le rôle que joue Choiseul pour la France.
Un pli cacheté, signé par le roi et contresigné par d’Aranda, est envoyé, à la fin mars, à tous les dépositaires de l’autorité royale, pour n’être ouvert que le 2 avril, sous peine de forfaiture.
« Je vous revêts de toute mon autorité et de toute ma puissance royale pour, sur-le-champ, vous transporter avec main-forte à la maison des Jésuites. Vous ferez saisir tous les religieux et vous les ferez conduire comme prisonniers au port indiqué, dans les vingt-quatre heures. Là, ils seront embarqués sur des vaisseaux à ce destinés.
Au moment même de l’exécution, vous ferez apposer les scellés sur les archives de la maison et sur les papiers des individus, sans permettre à aucun d’emporter autre chose que ses livres de prières et le linge strictement nécessaire pour la traversée. Si, après l’embarquement, il existait encore un seul Jésuite, même malade ou moribond, dans votre département, vous serez puni de mort.».
Moi, Le Roi (*)
(*)Jean Guiraud Histoire partiale- Histoire vraie, Tome 4, chapitre 8, page 161 à 168
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le 2 avril 1721 : André Mollandin établit le comptoir de Mahé.
Mollandin et le râja Vazhunnavar de Badagara concluent un accord permettant aux Français d’établir un comptoir, en fait un entrepôt, à l’embouchure du fleuve. En 1724, un fort est construit. Les Anglais vont très vite arriver attirés par l’appât du gain.
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le 2 avril 1796 : l’Armée Catholique et Royale s’empare de Sancerre.
Début 1796, une rébellion royaliste éclate dans le Sancerrois, avec à sa tête un jeune officier d’artillerie, Louis Edmond Le Picard de Phélippeaux. Sa troupe qui appartient à l’ « Armée Catholique et Royale du Sancerrois » compte environ 1500 hommes, dont 900 du pays ; les autres étaient venus en renfort de l’Orléanais et de Vendée. En face, le général « bleu » Desenfans, commande 2500 soldats.
Les “Amis de La Vendée Sancerroise” feront ériger à la sortie de Sancerre, en direction de Bourges, une croix dont le socle porte l’inscription suivante, surmontée d’une fleur de lys :
Le 2 avril 1796, l’adjudant général LE PICARD de PHELIPPEAUX,
chef de l’armée catholique et royale, s’empare de Sancerre.
Le 12 avril Combat de Sens-Beaujeu
L’abbé Buchet, curé de Jalognes, aumônier volontaire des troupes royales,
en secourant des adversaires, meurt en martyr.
En 1966
En mémoire de sa fidélité et de celle de ses compagnons,
ce monument a été élevé par le « Souvenir Sancerrois »,
héritier de la même volonté, de la même foi et des mêmes espérances.
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le 2 avril 1810 : Napoléon 1er épouse Marie-Louise d’Autriche.
Suite au divorce d’avec Joséphine de Beauharnais, qui ne pouvait pas lui donner d’héritier, Napoléon Ier cherche d’abord du côté de la Russie, laquelle refuse l’offre; il accepte celle de l’empereur d’Autriche, qu’il a contraint à la paix après la difficile victoire de Wagram. «J’épouse un ventre ! », dit-il.
Le mariage religieux a lieu dans le salon carré du palais du Louvre. Bonaparte jubile en devenant l’époux d’une princesse d’Europe issue de la famille des Habsbourg, il semble réussir la synthèse entre les trois dynasties monarchiques et la révolution. Autant le choix de Marie Antoinette fut judicieux autant Marie Louise s’avère une personne égoïste et peu fidèle et peu fiable. Episode peu connu, le bal tourne au drame car une bougie met le feu aux tentures. Dans la panique qui suit meurent plusieurs dizaines des 1500 invités.
Moins d’un an plus tard, le 20 mars 1811, naît l’héritier tant attendu : Napoléon II.
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le 2 avril 1816 : Louis XVIII reçoit Martin de Gallardon, envoyé du Ciel
C’est La Rochefoucauld qui obtient de Louis XVIII l’entrevue pour un pauvre paysan, Martin de Gallardon à qui l’Archange Saint Raphael est apparu plusieurs fois.
« Le secret que j’ai a vous dire Sire, c’est que vous occupez une place qui ne vous appartient pas. […] Je ne connais rien à tout cela, mais je sais bien que la place n’est pas à vous ; ce que j’ai à vous dire c’est que vous occupez un trône auquel vous n’avez aucun droit.»
« A qui donc doit-il appartenir ? »
« A votre neveu , Sire! » « Mais où est-il mon neveu ? »
« Vous le savez mieux que moi ! »
[…] Et tout ce que je vous ai dit est aussi vrai qu’il est vrai qu’étant un jour à la chasse, avec Louis XVI, votre frère, dans la forêt de Saint-Hubert, le Roi étant devant vous d’une dizaine de pas, vous avez eu l’intention de tuer votre frère, le Roi. Vous aviez un fusil à deux coups, dont l’un était destiné à Louis XVI, et vous auriez tiré l’autre en l’air pour faire croire qu’on aurait tiré sur vous. Et vous auriez accusé quelqu’un de votre suite. Seulement, au moment de réaliser votre projet, vous vous êtes trouvé embarrassé dans une banche d’arbre et le Roi rejoignit un groupe de chasseurs.
Cette pensée vous traversa l’esprit : « Un peu plus et j’étais Roi de France. » Et longtemps vous avez conservé le même dessein, mais vous n’avez pas pu trouver une occasion favorable. »
« O mon Dieu tout cela est bien vrai. Il n’y a que Dieu vous et moi qui sachions cela. Promettez-moi de garder sur toutes ces communications le plus grand secret. »
Martin promet et se sentira délivré de son serment à la mort de Louis XVIII.
[…] Vous faites des préparatifs pour votre Sacre ! Prenez bien garde de vous faire sacrer. Si vous le tentiez, vous seriez frappé de mort au milieu de la cérémonie. Vous voyez que je connais vos pensées les plus secrètes. Descendez de votre Trône et laissez l’affaire à gouverner à qui en a le droit. »
En 1825, après la mort de Louis XVIII, Martin redira à Mathieu de Montmorency ce qu’il a dit au roi en secret, et Mathieu a témoigné en retour. Ces deux relations se trouvent aux archives nationales.
Martin, le paysan visionnaire du village de Gallardon, par Noëlle Destremau. (page 9 et 10)
Voir les chroniques du 19 mars et du 2 août.
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le 2 avril 1861 : le cercueil de Napoléon Ier est placé dans le sarcophage définitif, dans la crypte sous le dôme des Invalides et en présence de Napoléon III.
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le 2 avril 1871 : les Versaillais lancent leur première offensive sur Courbevoie et Puteaux.
La reconquête de Paris commence par le Mont Valérien ; cela va durer deux mois, deux mois de guerre civile
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le 2 avril 1974: mort de Georges Pompidou.
Président sincèrement regretté des Français. Il faut toutefois rappeler que c’est sous sa mandature que la France a vraiment perdu un pan capital de sa souveraineté : son indépendance financière avec : la monétisation de sa dette. En d’autres termes, par l’article 25 de la loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres obligations à la Banque de France et doit s’adresser directement aux marchés financiers. Le financement de l’Etat et de ses politiques est alors soumis à intérêts. Ce que De Gaulle avait catégoriquement refusé en disant :
« La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille ».
La suite de la Vème république n’est que l’histoire d’abandons successifs de la souveraineté du pays, par une classe politique se contentant d’un rôle de gestionnaire et n’ayant aucune vision prospective autre que la dissolution de la nation dans un grand « machin ».
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le 2 avril 2005 : mort de saint Jean-Paul II.
Le pape Jean-Paul II s’éteint à 84 ans, après 26 ans de pontificat. Plus de 60 000 personnes se sont rassemblées place Saint-Pierre à Rome à l’annonce de son décès. Son pontificat est le 3ème plus long de l’histoire ; il est impossible à résumer : de nombreux pèlerinages avec plus de 104 pays visités ; la lutte contre le communisme qui s’écroule ; l’évangélisation et l’annonce de la Civilisation de l’Amour ; les JMJ, journées mondiales de la jeunesse, son attachement aux valeurs traditionnelles ; son adresse à l’âme de la France lors de son premier voyage dans son sermon du Bourget le 1er juin 1980 :
« Alors permettez-moi, pour conclure, de vous interroger: France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? Permettez-moi de vous demander: France, Fille de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle?
Pardonnez-moi cette question. Je l’ai posée comme le fait le ministre au moment du baptême. Je l’ai posée par sollicitude pour l’Eglise dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père Fils et Saint-Esprit. »
Il est canonisé le 27 avril 2014 par le pape François le jour de la fête de la Miséricorde divine.
Grégor Puppinck : On peut vraiment parler de persécution en France de personnes issues d’un milieu musulman et converties au christianisme
Gregor Puppinck est interrogé par Boulevard Voltaire suite au rapport de l’ECLJ évoqué mardi.
Le Centre européen pour le droit et la justice a rendu publics, ce mardi 30 mars, un rapport et un reportage sur les persécutions subies en France par les personnes issues d’un milieu musulman et converties au christianisme. Vous êtes directeur de l’ECLJ, pourquoi avoir voulu réaliser ce rapport et ce reportage ?
Tout d’abord pour défendre les personnes qui, en France, subissent des persécutions, des violences, des menaces et une pression en raison de leur adhésion au christianisme. Il est inacceptable, en France, le pays de tradition chrétienne et de liberté, que des personnes ne puissent pas devenir chrétiennes. Il fallait montrer la situation qui est sous-estimée, méconnue et ignorée volontairement pour mettre à la fois les gouvernants face à leurs responsabilités mais aussi mettre les chrétiens face à leurs responsabilités d’accueillir, regarder, défendre et protéger les personnes qui viennent rejoindre la communauté des chrétiens. Les musulmans de France doivent simplement arrêter ce type de comportements absolument inacceptables dans notre pays.
Quel genre de comportement peut-on observer ?
Cela dépend des familles dans lesquelles ces situations se produisent. On peut vraiment parler de persécution. Ce sont des brimades permanentes en raison de la religion de la personne. Cela correspond à la définition juridique du mot « persécution ». Cela va de l’enfermement des jeunes filles dans leur chambre pour les empêcher de sortir jusqu’à ce qu’elles reviennent à l’islam, de mariage forcé, de renvoi au pays d’origine des parents, de violence physique, de viol et d’assassinat. Nous avons deux témoignages d’assassinats de convertis en France par des islamistes.
À quand remontent ces assassinats ?
Ils remontent aux cinq dernières années.
[…]
L’Église arrive-t-elle à accompagner et protéger ces personnes qui passent de l’islam à la religion chrétienne ?
Pas encore suffisamment. C’est un défi pour l’Église. Dans chaque diocèse, l’Église doit prévoir un prêtre en charge d’accueillir ces convertis. Sur le plan du droit, L’ECLJ, avec d’autres associations, a lancé une ligne téléphonique d’écoute pour entendre les personnes qui font l’objet de pressions ou de violences en raison de leur conversion ou de leur désir de quitter l’islam.
Alexandre Goodarzy : 66 jours otage en Irak
Alexandre Goodarzy, membre de l’association SOS Chrétien d’Orient, retenu otage en Irak pendant 66 jours, présente son ouvrage “Guerrier de la paix”. A travers son témoignage d’humanitaire mais aussi de chrétien, il revient sur la situation au Proche-Orient.
Les intox du régime communiste de Pékin
Les méthodes communistes, basées sur le mensonge, ne changent pas. Alors que la Chine vient d’obtenir le droit de diffuser CGTN, sa télévision d’Etat, en France, le profil d’une journaliste française pro-régime, Laurène Beaumond, se révèle être une intox. Présente sur Twitter comme « journaliste depuis toujours » et « diplômée d’histoire de l’art et d’archéologie », elle signait le 28 mars sur CGTN Français une tribune pro-régime, qualifiant les accusations de persécution des Ouïghours de « fake-news tyranniques ». CGTN la présente comme une journaliste indépendante basée en France, diplômée d’histoire de l’art et d’archéologie à l’université de la Sorbonne-IV et détentrice d’un Master de journalisme. Elle aurait travaillé dans différentes rédactions parisiennes avant d’aller à Pékin où elle a vécu presque 7 ans. Le Monde a pu vérifier qu’aucune personne de ce nom ne figure dans le fichier de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels français. S’agit-il d’un pseudonyme ? Mercredi 31 mars, Radio Chine international (CRI) publie une autre tribune de Laurène Beaumond concernant la visite de parlementaires français à Taïwan. Cette fois, elle apparaît comme « une spécialiste de la Chine passionnée de littérature et de pop culture asiatique »… Enfin, la photo utilisée sur Twitter par Laurène Beaumond est une photo d’illustration achetée sur une banque d’images.
Formidable plaidoyer pro-vie d’un député espagnol au Parlement européen
Le 25 mars, à l’occasion de la Journée internationale pour la vie fêtée dans de nombreux pays, le Parlement européen lançait une offensive contre les associations pro-vie, auxquelles il était reproché de recevoir des financements étrangers, notamment en provenance des milieux pro-vie américains. Un reproche surprenant quand on connaît les sommes reçues des milieux pro-mort américains (Soros, Gates et consorts) et aussi de l’Union européenne par les organisations du lobby pro-avortement. Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a relaté cette curieuse séance anti-associations pro-vie où n’avaient été invités que les représentants du lobby pro-avortement.
Cette offensive du lobby de l’avortement a été troublée par l’intervention du député espagnol Margarita de la Pisa, membre de la Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres (sic), pharmacienne et neuropsychologue de formation, membre du parti Vox, mariée et mère de huit enfants. Olivier Bault l’a traduite en français pour les lecteurs du journal Présent :
«Un tel événement ne devrait pas avoir lieu. Il est contraire aux principes de neutralité et de pluralité qui régissent les règles du Parlement européen. Aucun des intervenants ne représente un point de vue pro-vie. Leur objectif est de stigmatiser, persécuter et attaquer ceux d’entre nous qui sont engagés dans cette cause, et nous ne nous cachons pas. Il ne répond pas non plus aux valeurs démocratiques. On nous refuse le droit à la liberté de pensée, la liberté de conscience et, bien sûr, le droit à la liberté d’expression. Le Parlement a cessé d’être le garant des droits de l’homme, avec l’interprétation totalement erronée qu’il en fait. Il a cessé de remplir sa fonction de lieu de débat. Vous avez transformé cet espace en un espace de propagande pour une vision unique et totalitaire.
Quoi qu’il en soit, je vous remercie. Merci, du fond du cœur, de nous avoir donné l’occasion de défendre la vie pour la Journée de la vie. Vous avez très bien choisi la date. Et je lève la main. Pour moi-même et au nom de millions de personnes qui prennent fièrement cette grande responsabilité. Et nous pouvons être fiers de ce que nous défendons.
Il y a toujours de la lumière et de la beauté à défendre une femme enceinte, à aider à comprendre une réalité qui, bien que toute petite, existe déjà à l’intérieur de son ventre, à défendre ce bébé, cette personne, dont nous ne savons pas encore qui elle deviendra. Ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous. Nous avons tous été microscopiques un jour, nous avons tous été un bébé dans le ventre de notre mère un jour. En vérité, les pro-vie défendent tout le monde, toutes les vies, y compris la vôtre.
Nous sommes les fruits de la générosité de parents. La femme enceinte est dans une situation délicate. Avec des sentiments mitigés. C’est normal. C’est bouleversant d’avoir une personne à l’intérieur de soi. C’est bouleversant de penser que cette personne dépend de soi. C’est pourquoi la femme enceinte a besoin de tendresse, de soutien, de compréhension. Elle a besoin de savoir qu’elle-même et ce bébé sont les bienvenus dans ce monde, dans son environnement le plus intime.
La vie est toujours une opportunité. Nous ne contrôlons pas toujours son cours. Nous ne la comprenons pas toujours. Mais oui, c’est à nous d’appréhender le devenir avec confiance. La vie ne nous appartient pas. Ceux qui promeuvent l’avortement, sèment la peur chez les femmes. Ils ne font que leur transmettre des préoccupations. Ils veulent lui faire voir qu’elle n’en est pas capable, qu’elle ne peut pas. Vous ne faites que manquer de confiance en la femme. Vous dites que vous l’aidez, mais vous ne lui proposez qu’un avortement. Vous lui faites renoncer à ce qu’elle a de plus précieux, vous lui faite renoncer à son bébé.
Et vous dites que c’est une décision libre. Il n’y a pas une seule femme qui regrette d’être devenue mère, et il y a beaucoup de femmes qui regrettent d’avoir avorté. Cette décision est irréversible. En plus, vous nous trompez avec des mots, vous parlez d’interruption. Ce n’est pas vrai. On met fin à la vie d’un être unique, singulier, inimitable. Que peut-il donc bien se passer chez quelqu’un pour qu’il ne soit pas capable de s’émouvoir de la beauté d’un nouveau-né, de l’illusion d’une vie nouvelle, et de s’ouvrir à l’espoir ?
Et c’est ma question aujourd’hui: Qu’est-ce qui ne va pas chez vous ? Qu’est-ce qui ne va pas chez vous, mesdames et messieurs ? Vous voulez détruire ce qu’il y a de plus beau, en nous donnant une version négative de la féminité, de la maternité, de la famille?
Pour nous, les pro-vie, c’est clair: cela vaut la peine de donner un coup de main, d’apporter son soutien pour qu’aucune femme ne traverse sa grossesse seule. De leur montrer leur bébé à l’échographie, de leur garantir qu’elles seront bien écoutées, protégées, soignées. Chaque mère mérite cette aide, cela vaut la peine de préparer les berceaux, les couches, les nuits blanches. Cela vaut la peine d’être la voix de ces tout petits, qui sont des nôtres. Oui, tout cela, c’est ce que font les associations pro-vie et nous en sommes très fiers car nous savons ce qui nous anime. Ce qui nous anime, c’est la gratitude et la générosité. Nous ne sommes pas empêtrés dans des questions matérialistes, nous ne sommes pas mus par des intérêts liés à l’argent ou au pouvoir.
Peut-on en dire autant des organisations pro-avortement ? Pouvez-vous nous parler des sources de financement de ces mouvements ? Comment se fait-il que les mouvements pro-avortement puissent recevoir de l’argent de l’Union européenne et qu’il soit suspect que les pro-vie en fassent autant ? Je constate en outre qu’il s’agit pour les premiers de montants beaucoup plus élevés. Merci beaucoup.»
La version originale est sur Twitter.
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Du communisme au Covid-19 : l’Etat du dressage social
Dans un texte publié sur Alliance pour la France, l’auteur montre les analogies troublantes entre le système communiste et ce que nous appelons la postmodernité, en particulier depuis la crise sanitaire du Covid-19, à travers le livre de Michel Heller (né en U.R.S.S en 1922), La Machine et les Rouages :
L’Etat soviétique, nous dit Michel Heller, est une « école du dressage social ». Ce dressage social est apparu de manière patente dans la gestion gouvernementale de la crise du covid-19. Le confinement, le couvre-feu ont fait apparaître une criminalisation de la mobilité qui est aux antipodes de l’idéologie dite libérale du « laisser passer » et de la libre circulation des biens, des services et surtout des hommes. La mise en place de la fameuse « attestation de déplacement », l ’évocation itérative d’un « passeport vaccinal », le vote d’un passeport sanitaire (le « certificat vert ») par le Parlement européen, ne sont pas sans rappeler l’instauration du passeport intérieur en U.R.S.S dans les années 30, les autorisations pour passer d’une ville à l’autre étant extrêmement limitées. Le masque est ainsi la marque de ce dressage social, une sorte de manifestation sociale de l’Union sacrée face au « virus » : « Nous sommes en guerre » a répété à l’envi le Président Emmanuel Macron, le 16 mars 2020, érigeant le masque en port d’uniforme et faisant de son port l’observance d’un rituel quasi-militaire. Lénine déclarait lui-même le 5 juillet 1921, au IIIème Congrès du Komintern : « Et tant que ce problème ne sera pas définitivement résolu, cet état de guerre effroyable sera maintenu. Nous déclarons : la guerre est la guerre, nous ne promettons ni la liberté ni la démocratie », une déclaration qui résonne de manière bien particulière aujourd’hui. Anton MAKARENKO (1888-1939), un des inspirateurs de la pédagogie soviétique, estimait que le « collectif idéal est l’armée ou le camp », le rituel militaire permettant de forger l’unité d’une nation ou d’un groupe contre un ennemi commun, fût-il totalement imaginaire.
A travers ce dressage social, s’exerce une « infantilisation » de l’homme étudiée par HELLER dans le chapitre Ier. L’Union soviétique, férue de psychiatrie notamment dans les années 60-70, découvre chez ses prisonniers un phénomène nommé « la peur de la liberté ». L’Etat soviétique parvient à instaurer un Père spirituel qui défait le lien familial, remplace le lien de sang par le lien politique. L’individu devient un « enfant » nous dit Michel Heller et l’Etat le substitut des parents et des proches. La violence réelle ou symbolique exercée sur des groupes humains conduit à imposer aux prisonniers ou aux citoyens des comportements enfantins, y compris chez les « dissidents » qui finissent par préférer leurs propres chaînes à la liberté. Cette omniprésence de l’Etat et sa violence symbolique est tout à fait sensible dans la postmodernité occidentale où l’Etat est à la fois profondément intrusif et terriblement répressif. C’est une facette de ce que Jean-Yves LE GALLOU appelle l’anarcho-tyrannie.
Pour ce qui est de l’Etat intrusif, c’est la famille qui est la plus attaquée. Par la loi sur le Mariage pour tous, par le divorce par consentement mutuel facilitant les familles recomposées, par l’intrusion des services sociaux sur alertes de l’Ecole, par la propagande de l’Education Nationale sur les enfants qui sont censés apporter la bonne parole dans les familles, l’Etat, comme à l’ère communiste, tend à défaire la communauté naturelle et traditionnelle pour la recomposer selon son idéologie artificialiste et anti-naturelle. L’Etat devient « un membre de la famille » et peut se substituer à elle. Cet Etat intrusif infantilise les parents qui deviennent des « responsables ». On observe, comme dans la période communiste, une fonctionnarisation insidieuse du rôle de parents qui n’est plus, qu’une fonction, voire un « projet parental »…
Mais l’Etat sait aussi être répressif. Tout comme à l’époque soviétique, il existe au sein même de la société française les amis et les ennemis, les koulaks et le prolétariat. Les ennemis, koulaks postmodernes, sont les tenants de la société traditionnelle et enracinée dont les Gilets Jaunes en fin 2018 ont été l’expression balbutiante. Ce mouvement a été victime d’une spectaculaire répression dont la disproportion a frappé tous les observateurs un peu honnêtes. A côté, le « prolétariat » élu de Davos-France, l’Autre, le « migrant » de préférence « mineur isolé », celui qui bénéficie des politiques de la ville, qui habite les « quartiers populaires » dans une terminologie soviétique savoureuse, qui bénéficie de l’Aide médicale d’Etat, de la Caisse d’Allocation familiale, bref, qui bénéficie de l’orientation délibérément altérocrate des politiques publiques.
La planification et la bureaucratisation
La civilisation occidentale est dotée d’institutions dont l’analogie avec le communisme est frappante. L’Union soviétique d’antan visait une intégration économique croissante du pays en niant les particularismes nationaux. Au niveau de l’Union Européenne, le concept d’« intégration » économique fut très souvent invoqué pour réaliser la « convergence » des économies nationales européennes lors du Traité d’Amsterdam en 1997. Les piliers de l’UE (1992-2007) avaient pour vocation à effectuer une division raisonnée de l’Union européenne sur une « base économique rationnelle, et non sur les survivances de droits souverains disparus ». C’est exactement ce que dit HELLER pour l’U.R.S.S. Le concept de « subsidiarité » est largement invoqué, y compris depuis le Traité de Lisbonne, pour maintenir la fiction mais cela ne doit pas masquer l’harmonisation progressive des politiques publiques qui s’alignent les unes aux autres (monétaires, fiscales, sociales) et la planification incarnée par les Grandes Orientations des Politiques Economiques (les fameux « GOPE »). Outil de surveillance, les GOPE sont régies par le TFUE, IIIème partie, titre VII et par un règlement du 16 novembre 2011 dit « six-pack » qui dispose que les politiques budgétaires de chaque Etat membre doivent être observées et que les Etats membres doivent dûment tenir compte des GOPE avant toute prise de décision majeure concernant leur budget nationaux pour les années à venir. Une sorte de Gosplan qui ne dit pas son nom.
Cette analogie est renforcée par l’effet bureaucratique aussi puissant en Occident qu’il ne l’était en U.R.S.S. La bureaucratisation, la technocratie sont des caractéristiques des régimes totalitaires communistes puis nazis qui ont permis une rationalisation à la fois de la production et des procédures administratives à des fins de contrôle de la population. L’Europe – et la France en particulier – est particulièrement exposée à l’effet bureaucratique, excellemment analysé par David Graeber dans Bureaucraty, qui s’étend aussi bien dans les administrations publiques que dans les entreprises privées : les circuits de validation des décisions, les interminables processus de concertation, les myriades de points de contrôles plus ou moins utiles, créent des goulets d’étranglement et rendent illisibles les circuits décisionnels. La bureaucratie crée un monde opaque, un voile d’ignorance qui a un effet séparateur entre l’univers engendrant cette bureaucratie et l’usager ou le client qui doit se mouvoir dans ce labyrinthe incompréhensible. La publication de la récente attestation de déplacement en mars 2021 sur deux pages résumait à elle seule les apories de cet univers chaotique destiné à perdre l’usager ou le client plutôt que de le servir. Face à un monde opaque, l’usager ou le client est dessaisi de son autonomie décisionnelle, il est culpabilisé comme un enfant s’il ne comprend pas les rouages complexes d’un monde patiemment et méticuleusement complexifié, contre lui. L’homme, comme le personnage de Chaplin dans les Temps Modernes, est baladé dans les rouages d’une gigantesque machine qui le broie, l’assimile, le digère.
L’évolution du travail en Occident est une image déformée mais similaire à la conception du travail en U.R.S.S. Le workhoolic qui poursuit inlassablement la « réalisation « de ses « objectifs » est la transposition postmoderne de l’oudarnik, le travailleur de choc qui accélère sa cadence pour réaliser voire dépasser le plan. Pour le travailleur occidental, même pour l’élève de toute école, les objectifs sont « atteints » ou « dépassés ». L’activité de l’homme est désormais quantifiable, chiffrable et comme le disait Staline : « Les cadences résolvent tout ». Cette vision imprègne la bureaucratie de l’Occident postmoderne d’une manière inimaginable comme en témoigne la « tyrannie de l’urgence », visible partout, qui explique les nombreux burn-out ou les états dépressifs dont témoignent la consommation accrue d’anxiolytiques. « Les cadences justifient tout , nous dit HELLER, elles deviennent un moyen psychologique de coercition très puissant, substituant à d’éventuelles velléités de résistance l’espoir d’atteindre prochainement au but et de souffler un peu ». On ne sait plus si Heller décrit ici une usine soviétique, un cabinet de préfecture, une start-up ou la direction des opérations d’une grande entreprise … Tout comme en U.R.S.S, sous l’impulsion de Trotski, le travail s’est militarisé, il est un « front » où l’on s’anoblit, la réussite professionnelle étant l’obsession de nombreux cadres dans le public ou dans le privé.
Le remodelage de l’homme
En effet, que ce soit en U.R.S.S ou dans l’Europe postmoderne, c’est l’homme qu’il s’agit de remodeler et les deux systèmes appliquent cette idéologie avec un zèle comparable. Michel HELLER, évoquant le pouvoir totalitaire en U.R.S.S, écrit : « Le pouvoir totalitaire dont jouit le parti permet de supprimer non seulement un autre système de valeurs, mais encore toute la nostalgie du système disparu ». Ce point est fondamental car il est prégnant aujourd’hui. Sous les effets de la culture woke, et sous les coups répétés de l’Education Nationale contre l’enseignement de l’histoire et des humanités, on voit se mettre en place dans l’Occident contemporain une véritable politique de l’oubli. Les collectivités territoriales, par la redénomination de rues ou de stades, les associations, par les déboulonnages de statues, mènent une guerre des histoires qui tend à remodeler l’onomastique et les paysages familiers. Il s’agit, par cet écosystème politique et idéologique constitué par l’extrême-centre, les officines de Davos comme les associations humanitaires, « culturelles » ou antiracistes, de créer les conditions d’une amnésie collective pour effacer la nostalgie même de ce que nous sommes en train de perdre.
Michel HELLER ne cesse de répéter la métaphore empruntée à la métallurgie : l’homme est un matériau destiné à la « refonte ». Pour refondre l’homme, il convient de faire fondre sa mémoire. En U.R.S.S, « (d)ans les manuels d’histoire ancienne, on supprime toute allusion à la Judée, au peuple juif, à la religion et à la Bible ». La réécriture de l’histoire est une condition sine qua non de la refonte de l’homme. L’université aujourd’hui est un temple de l’ideïnost (idéologie) postmoderne, notamment en sciences humaines où l’histoire de la colonisation est présentée de manière caricaturale et fausse ainsi que l’histoire de l’occupation sans parler de celle de la Révolution française et j’en passe. Si l’on parle tant d’ « islamo-gauchisme » à l’université et dans les médias aujourd’hui, c’est bien parce qu’il existe une porosité entre le palestinisme soviétique d’antan et le palestinisme gauchiste d’aujourd’hui, entre l’antisionisme soviétique et l’antisémitisme islamique. Le musulman, chéri par Médiapart, Jean-Luc Mélenchon et consorts, incarne la nouvelle figure prolétarienne dont la révolution consiste – ils semblent le négliger – tout simplement à une conversion globale à l’Islam. La conception géopolique de l’Islam, notamment celle des Frères musulmans, est fondée sur le même schéma que le marxisme-léninisme : une théorie des crises. La mondialisation, l’extension des « droits humains » atomisent la société, la liquéfie et la fragilise et l’Occident, telle une géante, s’effondre sur lui-même et laisse place à une civilisation nouvelle et conquérante qui apporte une nouvelle spiritualité, de nouvelles mœurs, une nouvelle langue.
Le système promotionnel dans les universités, dans les administrations de la fonction publique, dans certaines entreprises privées même passe par une allégeance à la soumission et à cette idéïnost du remplacisme global et de l’athéïsme forcené. Michel HELLER est clair sur ce sujet pour l’U.R.S.S : « La fidélité à l’idée l’emporte sans conteste sur la compétence professionnelle. Cela est valable pour la production, mais aussi pour la science.»
Il s’agit de substituer à l’identité civilisationnelle, l’ideïnost, l’idéologie, qui devait imprégner en U.R.S.S absolument tous les secteurs de la vie collective : la société, la vie intellectuelle, les arts, les sciences. Le libéralisme et l’individualisme, prônant la liberté de chacun et valorisant la fabrication de soi par soi-même, jouent le rôle d’écran de fumée. L’ideïnost, dans l’Occident postmoderne, a changé de forme mais la matière est restée la même et investit tout. Cette idéologie est dramatiquement lisible : universalisme, Lumières, relativisme, culture woke, remplacisme global, artificialisation du monde. L’éducation est, de ce point de vue, un remarquable outil de diffusion de cette ideïnost mortifère. Dès 1918, au Congrès des Travailleurs de l’instruction populaire, Zina Lilina déclare : « Nous devons transformer les enfants (car, telle la cire ; ils se laissent modeler) en bons et vrais communistes… Nous devons les arracher à l’influence grossière de la famille. Nous devons les prendre sous notre contrôle et, disons-le, clairement : les nationaliser.» L’enfant est un « bois tendre » et, au début de l’ère communiste, tous les attributs de l’ancienne école ont été liquidés : examens, cours, devoirs à la maison, étude du latin, uniformes, redoublement quasiment inexistant. Le titre même de professeur est supprimé. Il n’y a plus que des « Travailleurs scolaires » et l’école doit être « un lieu de jeu, un club ». Dans les années 30, les soviétiques reviennent à l’éducation « scolastique féodale » ce qui explique du reste le très bon niveau de l’école russe aujourd’hui. Notre système éducatif est, par contre, une copie presque conforme de celui de 1918 !
Cette idéïnost postmoderne ne peut s’effectuer sans la refonte de la langue. Michel HELLER dit de la langue soviétique : « Le mot masque la réalité, il crée une illusion, une surréalité ; il garde certes un lien avec le réel, mais en le codant ». Cette conception de la langue est exactement le phénomène que nous connaissons en Occident à travers la novlangue médiatique et politique, périphrastique et euphémistique : l’envahisseur est un « migrant », les quartiers islamiques sont des « quartiers sensibles », les écoles dévastées par la déculturation sont des « réseaux d’éducation prioritaire », l’agit-prop moutonnière de performances vulgaires et abrutissantes est de la « culture », les sportifs sont des « héros », le virus est le « soldat ennemi » qu’il faut combattre. La langue postmoderne, comme la langue soviétique, crée un monde parallèle constitué de mots qui prennent « un caractère magique », deviennent « une incantation ». C’est le mot magique qui va tracer la ligne infranchissable entre le cercle de la raison et le complotiste. Le complotiste est celui qui se méfie des faits présentés, essaie de retrouver la logique et la rationalité qui est masquée mais surtout il est celui qui refuse délibérément le système de nomination magique imposé par l’ideïnost . Le « complotiste » est celui qui veut défaire la nomenclature qui a remplacé les choses.
La désappropriation ou le communisme numérique
Mais le communisme est avant tout un matérialisme fondé sur la mise en commun des forces de production et surtout sur la collectivisation des biens privés. Or, nous voyons progressivement s’installer dans le monde postmoderne ce processus de désappropriation, de « dépossession » dit Renaud CAMUS.
Depuis le Code civil de Napoléon, en France, l’économie s’appuie sur la propriété privée. L’économie est structurée par l’échange de biens reposant sur des flux d’appropriations successives à travers la production, la vente, l’achat. L’économie industrielle est fondée sur l’acquisition par la classe moyenne de biens de consommation courante notamment dans l’équipement domestique, dans les années 50 et 60. Les 30 glorieuses sont avant tout l’ère de l’appropriation.
Or, la postmodernité est marquée par la domination des services. La plus-value repose moins sur les transferts de biens, que sur le transfert de services et de données. Le développement du leasing (location avec option d’achat), l’endettement croissant des ménages et de l’Etat qui conduit à avoir l’usufruit de ce que l’on ne possède pas encore ou que l’on ne possédera jamais, le phénomène récent et répété de squats de propriétés privés par des migrants dans le silence assez assourdissant des autorités publiques, tout conduit à faire de la désappropriation un des phénomènes structurants de la postmodernité.
L’identité civilisationnelle est elle-même, en Occident, l’objet d’une dépossession spectaculaire : les mouvements migratoires incontrôlés, l’idéologie de la repentance, les changements visibles à l’œil nu de nos environnements culturels familiers, le remplacement du peuple en peau de panthère dans des quartiers entiers des métropoles mondialisées. La postmodernité est caractéristique d’une identité collectivisée, une Internationale de l’identité humaine dans son sens le plus général, au détriment des ancrages et des spécificités. S’installe alors le règne de l’identité publique au détriment de l’identité privée, l’ère du partage forcée, de la mise en commun inconditionnelle de notre patrimoine civilisationnel qui, de ce fait même, se dissout inexorablement.
La numérisation évoquée par l’ouvrage de Klaus Schwab, Covid-19 La Grande réinitialisation s’inscrit exactement dans cette logique, la prolonge pour ainsi dire. Le Cloud, la base de données, les Data, qui contiennent d’innombrables données privées plus ou moins sécurisées et utilisables par les autorités publiques (comme le montre l’exemple de Singapour sur les données médicales) est une sorte de kolkhoze numérique. En échange de la santé assurée pour le bien collectif, les individus remettent leur liberté entre les mains d’un Etat qui va pouvoir les suivre à la trace à travers le contact tracing. C’est le contrat social du communisme postmoderne. Les sociétaires chérissent leur fers immatériels puisque ce sont eux qui vont assurer la survie du groupe, celui-ci engendrant une « morale » coercitive autour du sens des responsabilités collectives. Que ce soit à travers la monnaie numérique, l’identité numérique, la numérisation du monde entreprise par le Great Reset est une vaste entreprise de collectivisation des identités et d’utilisation des données par des instances dont le gigantisme s’apparente à l’Etat soviétique. La postmodernité est marqué par un socialisme non d’Etat mais de propriété privée. C’est ce qui rend la lutte politique complexe.
La barbarie nazie et la tyrannie soviétique semblent loin. C’est une sorte de musée que nous visitons, livres noirs divers en main, en plaignant les hommes qui ont été victimes de ses systèmes. Ce que nous ne voyons pas, c’est que le même système de « dépossession » est à l’œuvre dans l’époque contemporaine, le davoscène, que la même puissance idéologique impose ses lois, que le même renoncement à la liberté gagne ses citoyens. A nous de réagir !
I-Média – Audrey Pulvar : la haine des blancs au programme
L’image de la semaine
L’image de la semaine est une caricature à propos de la subvention d’une mosquée radicale par la mairie de Strasbourg. Une caricature qui n’a pas été retenue par le média régional Les Dernières Nouvelles d’Alsace !
Audrey Pulvar : la haine des blancs au programme
Dans un entretien accordé à BFM, Audrey Pulvar a annoncé que les Blancs devaient se taire s’ils assistaient à des réunions réservées aux extra-européens. Des propos de l’ancienne journaliste qui en disent long sur la dérive idéologique anti-blanche de la gauche.
Revue de presse
Covid-19 : catastrophisme et confinement
Depuis plusieurs jours, une pression médiatique énorme était mise sur l’opinion publique avec la multiplication de propos catastrophistes. Emmanuel Macron a finalement annoncé une extension d’un confinement “allégé” à toute la France. Le “en même temps” macronien pour satisfaire tout le monde et personne à la fois ?
Selon des députés, il n’y a pas assez de morts en France
Les acharnés de la culture de mort ont débattu jeudi (saint) en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale de la proposition de loi d’Olivier Falorni « donnant le droit à une fin de vie libre et choisie » – ce qui est la traduction en novlangue de ce que les nationaux-socialistes appelaient « l’élimination des inutiles ». Cette proposition de loi (PPL) avait été déposée à l’Assemblée le 17 octobre 2017… Alors que la France est dépassée par un virus, que les hôpitaux sont débordés, les députés n’ont rien de mieux à faire que de ressortir cette PPL.
Hélas, malgré nos prières, la proposition de loi a été adoptée par la commission. Cette proposition de loi sera débattue à l’Assemblée le 8 avril, soit jeudi de Pâques. Alors que le pays est bloqué par des mesures visant à empêcher la propagation du virus, les députés cherchent à légaliser l’assassinat des personnes qui dérangent. Est-ce pour libérer des lits d’hôpitaux ? Pour faire des économies sur les retraites ?
Un peu plus de la moitié des députés LREM ont manifesté leur soutien à l’euthanasie. 225 députés, de tous bords politiques, ont signé le texte initial. Olivier Falorni aura-t-il le soutien du gouvernement ? L’exécutif n’avait délégué aucun représentant en commission.
Côté LR, 15 députés et sénateurs, emmenés par Marine Brenier, ont signé une tribune, dans Le Monde, en faveur de l’euthanasie. De l’avortement à l’euthanasie, cette droite aura soutenu toute la culture de mort. Voici leurs noms : Edith Audibert, Bruno Belin, Sandra Boëlle, Sylvie Bouchet Bellecourt, Marine Brenier, Patricia Demas, Marc Laménie, Frédérique Meunier, Maxime Minot, Bérengère Poletti, Nathalie Porte, Robin Reda, Laurence Trastour-Isnart, Cédric Vial, Stéphane Viry.
Le Sénat avait déjà examiné une proposition de loi, début mars, pour la vider de son contenu au point qu’elle a été retirée par son auteur, Marie-Pierre de La Gontrie.
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Sermon du Père Louis-Marie de Blignières pour le Jeudi Saint 2021
Pange lingua
Cette prière, écrite par Saint Thomas d’Aquin, est par excellence le chant du Jeudi saint, jour de l’Institution de la Messe. Centrée sur la contemplation du corps et du sang du Christ, sous les espèces du pain et du vin, l’hymne s’achève par le “Tantum ergo sacramentum”, qui vient en action de grâce et insiste sur la nouveauté radicale de ce sacrement.
Pange lingua gloriosi
Corporis mysterium,
Sanguinisque pretiosi,
Quem in mundi pretium
Fructus ventris generosi,
Rex effudit gentium.Nobis datus, nobis natus
Ex intacta Virgine
Et in mundo conversatus,
Sparso verbi semine,
Sui moras incolatus
Miro clausit ordine.
In supremae nocte cenae
Recum bens cum fratribus,
Observata lege plene
Cibis in legalibus,
Cibum turbae duodenae
Se dat suis manibus
Verbum caro, panem verum
Verbo carnem efficit:
Fitque sanguis Christi merum,
Et si sensus deficit,
Ad firmandum cor sincerum
Sola fides sufficit.
Tantum ergo Sacramentum
Veneremur cernui:
Et antiquum documentum
Novo cedat ritui:
Praestet fides supplementum
Sensuum defectui.
Genitori, Genitoque
Laus et iubilatio,
Salus, honor, virtus quoque
Sit et benedictio:
Procedenti ab utroque
Compar sit laudatio. Amen.
Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi de nations
Issu d’une noble lignée
Versa pour le prix de ce mondeFils d’une mère toujours vierge
Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d’ici-bas
Par une action incomparable :
La nuit de la dernière Cène,
A table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâque selon la loi,
De ses propres mains il s’offrit
En nourriture aux douze Apôtres.
Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain;
Le sang du Christ devient boisson;
Nos sens étant limités,
C’est la foi seule qui suffit
pour affermir les coeurs sincères.
Il est si grand, ce sacrement !
Adorons-le, prosternés.
Que s’effacent les anciens rites
Devant le culte nouveau !
Que la foi vienne suppléer
Aux faiblesses de nos sens !
Au Père et au Fils qu’il engendre
Louange et joie débordante,
Salut, honneur, toute-puissance
Et toujours bénédiction !
A l’Esprit qui des deux procède
soit rendue même louange. Amen.
C’est arrivé un 1er avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 1er avril : saints du jour français ou en France.
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St Hugues, évêque de Grenoble († 1132)
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Hugues naît à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d’autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n’hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.
Choisi, jeune encore, par l’évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d’accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l’onction épiscopale des mains de saint Grégoire VII qui, connaissant à l’avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l’Église et pour la sanctification du clergé.
Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l’époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d’incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.
C’est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l’admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d’entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu’il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »
Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d’épiscopat, son diocèse avait changé de face.
Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu’à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d’une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l’Église ; il restera toujours comme l’un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s’opère souvent qu’au prix d’une longue persévérance et d’une grande abnégation.
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Bx Hugues, abbé au monastère de Bonnevaux († 1194)
Au monastère cistercien de Bonnevaux dans le Dauphiné, en 1194, le bienheureux Hugues, abbé, neveu d’Hugues de Grenoble, qui, à force de charité et de prudence, réconcilia le pape Alexandre III et l’empereur Frédéric Ier.
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St Valery, prêtre à Leuconay au VIIe siècle
À Leuconay près d’Amiens, au VIIe siècle, saint Valery, prêtre, qui attira un grand nombre de disciples à la vie érémitique.
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le 1 avril 304 : mort du pape saint Marcellin.
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le 1 avril 774 : Charlemagne se rend à Rome, pour rencontrer le pape Adrien Ier.
Le pape lui demande d’intervenir en Italie, contre le roi des Lombards, Didier, qui occupe depuis l’année précédente des villes de l’État pontifical.
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le 1 avril 996 : mort du pape Jean XV.
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le 1er avril 1328 : Philippe VI de Valois devient le successeur en titre du dernier des Capétiens directs.
Le cousin de Charles IV le Bel, que celui-ci avait désigné comme Régent avant sa mort ; les États généraux ont confirmé en février la non-transmission du Royaume aux femmes. Or le 1 avril, la reine Jeanne accouche d’une fille, Blanche de France : la Couronne passe donc au régent, qui devient le premier roi de la dynastie des Valois, sous le nom de Philippe VI.
C’est la fin de la lignée des Capétiens directs. (cf. les chroniques du 1er février et du 29 mai).
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le 1er avril 1605 : Léon XI est élu pape.
Candidat d’Henri IV, Léon XI tombe malade peu de temps après son couronnement, et meurt après un pontificat de 27 jours.
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le 1er avril 1703 : les troupes royales de Montrevel massacrent des participants à une assemblée clandestine de Camisards au Moulin de l’Agau (près de Nîmes).
Le comportement des troupes de Montrevel est en grande partie dû à l’incompétence de son chef, à qui succède le Maréchal de Villars.
La guerre est déclarée entre la France, l’Espagne, le Portugal, la Bavière et la Savoie, d’une part, et l’Angleterre, la Hollande, l’Autriche et le Danemark d’autre part en mai 1702. La révolte des camisards commence presque immédiatement, financée et soutenue par les pays étrangers, qui attaquent aux frontières. Les Camisards sont donc coupables de haute trahison.
Mais en plus, ils sont coupables des pires exactions avant que le Roi n’envoie sur place ce qui lui reste de troupes disponibles. Jean Guiraud dans le tome 3 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, au chapitre 4, qui traite des conséquences de la Révocation de l’Edit de Nantes, rappelle les crimes des camisards :
« Six mois à peine après ses débuts, dans une lettre au ministre de la guerre du 28 décembre 1702, le Père de la Rue dressait ainsi le bilan de ses cruautés : « Quarante églises brûlées et pillées ; deux à trois cents abandonnées, le massacre de près de deux cents personnes : prêtres, gentilshommes, anciens catholiques et nouveaux zélés ; plus de cent lieues d’étendue de pays sans nul exercice de religion dans les campagnes »; le 13 mai, l’intendant Bâville mentionnait le massacre à Fraissinet de 32 anciens catholiques et de beaucoup de femmes et d’enfants, par les Camisards. Un rapport adressé, le 30 août 1703, au ministre de la guerre déclare que, vers la fin de mai 1703, dix mois après leur révolte, les Camisards ont brûlé 409 maisons et 107 églises. […]
On ne peut lire sans frémir le récit suivant des cruautés que commirent les Camisards « dans les lieux de Saint-Ceriez et de Saturargues, le 22 septembre 1703. « Au nombre de 400, ils se divisèrent en deux troupes qui allèrent piller chacune l’un de ces pays ». […] A Saturargues, « cette troupe infernale, se voyant maîtresse absolue de la vie et des biens des habitants, tua, massacra sans pitié et mit le feu dans tout le village. M. Pujol médecin arriva dans cette effrayante conjoncture […]. Il trouva d’abord 71 personnes massacrées, savoir 15 hommes, 26 femmes dont 6 allaient être mères qui furent éventrées, 30 enfants ; 15 blessés qu’on fit porter à Lunel-la-Ville pour les faire panser, dont six sont morts de leurs blessures… il vit sur le corps d’un pauvre homme un petit enfant à qui on avait déchiqueté le visage et coupé la gorge à coups de dagues ; il était encore emmailloté dans les langes ; il en aperçut six autres, depuis l’âge de trois ans jusqu’à six, à qui on avait coupé les bras et les têtes ; d’autres étaient grillés au milieu de leurs pères et de leurs mères. Il remarqua, entre autres choses, cinq femmes que ces meurtriers avaient ramassées autour d’une croix de pierre qu’ils abattirent sur elles : la terre est encore couverte du sang de ces illustres crucifiées ».
Jean Guiraud souligne que Montrevel est aussi sanguinaire ; mais aussi que si les Camisards résistent pendant trois ans c’est grâce aux subsides et aux soldats étrangers.
« Les puissances ennemies de la France, écrit Villars, n’oubliaient rien pour entretenir cette révolte et n’épargnaient aucune dépense pour la fomenter ou même pour l’accroître. Plusieurs de leurs frégates chargées de fanatiques (protestants), d’armes et d’argent, suivaient les côtes du Languedoc, quelques-unes abordèrent sur celles de Catalogne, moins exactement gardées que ne l’étaient celles du Languedoc…Outre ces tentatives pour soutenir la révolte du Languedoc, les ennemis firent passer des émissaires en Dauphiné et en Rouergue pour faire prendre les armes dans ces provinces à ce qu’ils pouvaient rassembler de fanatiques et de religionnaires qui comptaient tous que les armées navales d’Angleterre et de Hollande n’étaient entrées dans la Méditerranée que pour les soutenir.
De son côté, le comte de Beauregard écrivait au Ministre de la Guerre, le 27 mars : « Je dirai à Votre Grandeur que la révolte des huguenots de Languedoc s’est tramée dans le pays de Genève par de ces gens-là qui y étaient retirés, mais principalement par la famille d’un nommé de Fonds ; un des Cadets était un des chefs de ces scélérats qui faisaient leur demeure, depuis nombre d’années, à Vevey, petite ville des terres de Genève, de laquelle ils reçoivent des secours considérables d’argent et d’hommes, soit barbets ou soldats allemands qui passent en France par leurs terres, sous prétexte de désertion et se joignent, après cela, aux bandes de ces scélérats ». »
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le 1er avril 1707 : les obsèques de Vauban sont organisées dans l’église St-Roch, à Paris.
Puis un carrosse conduit le corps à Bazoches.
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le 1er avril 1716 : le cardinal de Fleury est nommé par le régent Philippe précepteur de Louis XV.
C’est très certainement la meilleure décision du régent de toute la période de la Régence.
Cf. la chronique du 29 janvier.
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le 1er avril 1753 : naissance de Joseph de Maistre, homme politique, écrivain et philosophe.
Né dans le duché de Savoie, Joseph de Maistre, est magistrat, politicien, écrivain et philosophe. C’est un des premiers écrivains à affirmer le caractère satanique de la révolution française. Sénateur en 1788. Il est l’un des premiers à se révolter contre l’annexion de la Savoie par la France en 1792. Longtemps exilé en Suisse, puis en Italie, il revient en France sous Louis XVIII.
Quelques citations :
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« La Révolution, je dis la république, car c’est la même chose, est comme le chancre qui se détruit lui-même en se dévorant. N’attendons pas ce moment. Le temps presse. Le chancre républicain, en se dévorant, dévore la France, il faut nous hâter de la guérir, de la sauver et de la relever au nom du Roi. » cité par François Maris Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 130).
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«Un des plus grand crimes qu’on puisse commettre, c’est sans doute l’attentat contre la souveraineté, nul n’ayant des suites plus terribles. […] Il faut encore faire une observation importante, c’est que tout attentat commis contre la souveraineté au nom de la nation est toujours plus ou moins un crime national…Or , ces crimes nationaux contre la souveraineté sont punis sans délai et d’une manière terrible ; c’est une loi qui n’a jamais souffert d’exception. Chaque goutte de sang de Louis XVI en coûtera des torrents à la France ! quatre millions de Français peut-être payeront de leurs têtes le grand crime national d’une insurrection antireligieuse, et antisociale, couronnée par un régicide. »Considérations sur la France chap II, page 11 à 13
Or toutes les études de Dupâquier à Renée Casin montre que non seulement de Maistre sera en deçà de la réalité mais que le déclin démographique de la France date de la révolution. En 1789, la France compte autant d’habitants que la Russie. En 1914, les populations s’élèvent respectivement à 40 millions et 160 millions !
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« Chaque nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit remplir. » Considérations sur la France
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« Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. » Considérations sur la France
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« Le plus grand ridicule pour une femme, c’est d’être un homme. »
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« Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite. »Considérations sur la France
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« Le goût n’est que la conscience du beau, comme la conscience n’est que le goût du bon. »Lettre à Monsieur l’amiral Tchitchagof
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« Ce qu’il y a de plus admirable dans l’ordre universel des choses, c’est l’action des êtres libres sous la main divine. »Considérations sur la France
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Le 1er avril 1794 : la colonne infernale de l’adjudant-général Cortez et son bataillon de Saône et Loire est à Chantonnay.
La destruction systématique de la Vendée se poursuit.
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le 1er avril 1904 : circulaire du ministre de la Justice ordonnant l’enlèvement des crucifix dans les prétoires de tous les tribunaux.
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le 1er avril 1923 : la loi ramène le service militaire de 3 ans à 18 mois.
Gouvernement de droite qui vient de faire occuper la Ruhr le 11 janvier. Vouloir toucher les dividendes de la paix mènera à la seconde guerre mondiale. Décision contestable de Poincaré. Mais il est toujours plus facile de critiquer a posteriori. (cf. la chronique du 31 mars).
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le 1er avril 1933 : l’armée de l’air française est créée officiellement.
«L’aéronautique militaire » est d’abord une arme appartenant à l’armée de terre comme le sont l’infanterie, la cavalerie, l’artillerie et le génie etc… Elle devient une armée tardivement. C’est toutefois la plus ancienne force aérienne du monde.
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1er avril 1944 : massacre d’Ascq, appelé aujourd’hui de Villeneuve d’Ascq.
Alors que la 12.SS-Panzer-Division « Hitlerjugend » rejoint le front de Normandie par convoi ferroviaire et en passant par le nord de la France, en gare -d’Ascq, près de Lille, un groupe de résistants du réseau La Voix du Nord effectue un sabotage qui ne cause cependant que des incidents mécaniques mineurs. Les SS qui considèrent les résistants comme des terroristes, tuent le chef de gare et un autre employé.
Ivre de rage, le commandant allemand, âgé de 25 ans, procède à une exécution collective et cela contre l’avis même des officiers de la Feldgendarmerie présents. Quatre-vingt-six personnes sont choisies au hasard et exécutées sans aucune forme de procès.
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le 1er avril 1960 : la France fait exploser une 2ème bombe atomique à Reggane.
Bref examen critique de la communion dans la main
En ce Jeudi-Saint où l’Eglise commémore l’institution du sacerdoce et de l’Eucharistie, les Editions Contretemps publient une étude critique de la communion dans la main, rédigée par Jean-Pierre Maugendre, le Chanoine Grégoire de Guillebon (professeur au séminaire de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre), l’Abbé Claude Barthe, R.P. Réginald-Marie Rivoire (canoniste, prêtre de la Fraternité Saint Vincent Ferrier), Jeanne Smits et préfacé par le cardinal Burke.
Le 29 mai 1969 la constitution du pape Paul VI, Memoriale Domini, autorisait la Communion dans la main. Cinquante ans après cette promulgation, l’heure n’est-elle pas venue de dresser un bilan et d’envisager des perspectives ? Au cœur d’une crise sanitaire déroutante, certaines autorités politiques et ecclésiastiques ont rivalisé de zèle pour condamner des habitudes et des pratiques séculaires. Lire notamment cette affaire aussi absurde que triste, qui s’est déroulée mardi saint à Lourdes. De la suspension du culte public à l’interdiction de la Communion directement dans la bouche, beaucoup d’âmes ont été troublées, de nombreuses consciences heurtées. Ce Bref examen critique de la Communion dans la main souhaite rendre la paix aux catholiques de bonne volonté et offrir des réponses claires en exposant posément les éléments du dossier : Qu’était la communion dans la main aux temps apostoliques ? Par quel processus a-t-elle été autorisée, de nouveau, après une période d’interdiction ? Quelle est la situation juridique de cette pratique ? Quel bilan objectif dresser de ces cinquante années de pratique ?
Questions brûlantes, parce que dans la présence réelle et substantielle du Christ, sous les apparences du pain et du vin après la Consécration, réside l’intense amour de Dieu pour les hommes. Brûlante, parce que l’Eucharistie appartient au cœur même de la vie de l’Eglise. Brûlante, parce que le respect dû à la sainte hostie ne saurait relever de l’anecdotique.
Le cardinal Burke, préfet émérite du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique, écrit dans la préface :
Il m’est très agréable de recommander ce Bref examen critique de la Communion dans la main, recueil de réflexions d’experts qui se penchent sur l’origine historique de cette pratique, sur ses aspects doctrinaux et juridiques, et sur l’expérience concrète de cette pratique au cours des cinq dernières décennies. Si l’étude attentive du texte nous aide à comprendre comment la pratique de recevoir la sainte Communion dans la main s’est imposée à notre époque, elle met également en évidence les raisons profondes de la préférence claire et constante de l’Église pour la réception de la sainte Communion sur la langue. En remerciant les auteurs et les éditeurs du Bref examen critique de la Communion dans la main, je prie pour que leur travail puisse affermir chez un grand nombre la connaissance et l’amour du Très Saint-Sacrement.
Miracles : Emmanuel Macron oblige à faire l’école à la maison, découvrez les nouvelles solutions
Une avancée scientifique majeure va permettre de mieux nous organiser que lors du premier confinement, avec un enseignement dispensé à distance au lieu de l’enseignement en présentiel.
En effet, des scientifiques ont réussi à créer des mini-cerveaux en laboratoire. Certes leurs possibilités sont encore limitées mais elles ne feront que croître au fur et à mesures des avancées de la recherche. Bientôt on pourra ainsi envisager que les élèves disposeront d’un second cerveau qu’ils pourront laisser en classe, couplé avec un processus d’hologramme tandis qu’eux seront connectés à distance de chez eux. Etre présent sans être présent, voilà de quoi réconcilier les partisans de l’instruction en famille et les tenants de l’éducation obligatoire dans un établissement !
https://www.genethique.org/mini-cerveaux-cultives-en-laboratoire-un-probleme-de-conscience/
Par ailleurs, autre sujet, un récent numéro d’une revue de l’enseignement catholique a attiré récemment l’attention sur la restauration scolaire et les évolutions à venir dans ce domaine, visant à une alimentation plus saine, plus écologique (loi Egalim). Une expérimentation scientifique vient en effet d’aboutir et devrait très prochainement passer au stade de l’industrialisation : des scientifiques ont en effet créé un steak à partir de cellules humaines. Un célèbre collège privé du centre de Paris suit de très près le dossier. Son directeur explique :
Nous voulions en effet nous inscrire dans la démarche nationale de mixité sociale, sans pour autant perdre notre caractère d’établissement d’excellence. Cette avancée scientifique nous permet d’avancer en ce sens. Nous allons nous appuyer sur notre capacité en restauration scolaire, que nous avons éprouvé durant le premier confinement en confectionnant des repas pour les SDF, grâce à l’implication de nos élèves. Nous allons faire appel à eux de façon volontaire de manière à ce qu’ils fournissent des cellules humaines afin de créer des steacks. Et comme cette nourriture aura été créée à partir de cellules d’élèves surdoués, nul doute que la consommation de ces steacks par des élèves moins favorisés va permettre à ceux-ci d’améliorer leurs capacités intellectuelles et donc de mieux réussir leurs études.
Plus largement, on peut penser que les écoles mettront en place les infrastructures nécessaires pour permettre aux élèves de venir aussi avec leurs steacks fabriqués à la maison. D’où une baisse des frais de restauration qui, on le sait pèsent dans le budget des familles, au moins dans le privé.
Et pour que cette solution soit applicable aussi les vendredis, les scientifiques planchent actuellement sur la création de poisson à partir de cellules humaines !
Stéphane Le Diraison interrogé par Les Eveilleurs
Les Eveilleurs ont réalisé un entretien avec Stéphane Le Diraison, qui vient de boucler sa deuxième participation au Vendée Globe, et qui prépare déjà son départ à la prochaine Route du Rhum en 2022 et au Vendée Globe 2024. Dans ce contexte pandémique interminable, Stéphane Le Diraison nous apporte le souffle de la mer et l’horizon du grand large.
Dans une société moderne devenue très matérialiste, où la connexion et le confort sont partout, quelles raisons poussent un homme de 40 ans, un père de famille, à partir quatre mois seul sur un bateau pour faire le tour du monde, en prenant le risque conscient de ne jamais revenir ? Stéphane Le Diraison, skipper “Time for oceans”, engagé également dans un combat écologique de première importance pour la préservation des océans, a répondu avec intensité et altitude à nos questions.
La farce de l’augmentation des lits en réanimation
Hier soir, Emmanuel Macron a indiqué que le nombre de lits en réanimation, qui a déjà été porté à 7000, devrait atteindre un peu plus de 10.000.
Le 28 octobre, il voulait déjà les porter à…10 000. On se souvient qu’il avait tenté de nous faire peur en agitant la probabilité des 400 000 morts…
nous avons aussi repoussé nos capacités qui sont passées de 5000 lits avant la première vague à 6000 aujourd’hui, nous allons les porter au-delà de 10 000 lits en réanimation.
Le 27 août 2020, Olivier Véran, ministre de la Santé, avait présenté les mesures d’anticipation prises par le gouvernement pour faire face à la possibilité d’une « nouvelle pression épidémique ». Le gouvernement veut doubler les capacités d’accueil en réanimation, jusqu’à 12 000 lits pourront être mobilisés dans tout le pays.
