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Incendie dans une église à Avesnes-sur-Helpes (Nord)

Un incendie s’est déclaré lundi 5 avril dans la collégiale d’Avesnes-sur-Helpe et y a provoqué d’important dégâts sans endommager la structure du bâtiment. Parti vers 18 heures, le feu était éteint à 19 heures et des reconnaissances étaient en cours dans la soirée. Localisé dans la nef, le feu n’a pas endommagé la structure de la collégiale Saint-Nicolas, un bâtiment classé au titre des monuments historiques.

Le procureur d’Avesnes-sur-Helpe a indiqué qu’une enquête était ouverte. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réagi :

Dans un communiqué, le préfet du Nord

«tient à exprimer, alors que cet incendie intervient en pleine fête de Pâques, sa profonde préoccupation et son soutien à la communauté catholique dont il a fait part à l’archevêque de Cambrai Monseigneur Dollmann».

Le député LREM a dénoncé un incendie volontaire :

Addendum :

Un homme a été placé en garde à vue.

Selon le doyen d’Avesnes-sur-Helpe, Benjamin Sellier, “des boiseries qui vont jusqu’au plafond, un autel latéral et de magnifiques oeuvres de Louis Watteau” ont été “perdues” dans l’incendie et les fumées et suies ont également causé des dégats dans cet édifice classé monument historique.

Les Chanoines de Saint-Jean-de-Kenty

Dans son 5e volet sur la Tradition catholique aux Etats-Unis pour Paix Liturgique, Daniel Hamiche (+) raconte l’histoire des Chanoines de Saint-Jean-de-Kenty à Chicago :

Établie en 1893, la paroisse Saint-Jean-de-Kenty était l’un des pôles principaux de la vie catholique des immigrés polonaise à Chicago ; l’évêque en avait confié la cure d’âmes à un ordre religieux masculin, la Congrégation de la Résurrection, fondée à Paris en 1836 avec pour vocation de subvenir aux besoins de la diaspora polonaise.

La paroisse eut une histoire glorieuse mais souffrit des vicissitudes de l’urbanisme du XXe siècle : le quartier polonais (Polish Patch – le lopin polonais) fut scindé en deux par l’autoroute ; les familles déménagèrent en banlieue, et la magnifique église avec ses boiseries à la mode polonaise se désemplissait, si bien que l’on aurait pu croire à la fin cette belle aventure…. Mais en 1988 le nouveau curé, le Père résurrectionniste Frank Phillips, l’un des rares non-Polonais de la congrégation, vit une opportunité : l’affectation de cette église à la tradition liturgique occidentale (Ecclesia Dei venait d’être publiée). Avec l’aval du cardinal-archevêque de Chicago (Mgr. Bernardin à l’époque) et de ses supérieurs résurrectionnistes, il instaura une messe dominicale selon les livres en vigueur en 1962 à partir du 4 février 1989, parallèlement à la célébration du missel Paul VI en latin et grégorien. Deux chorales, l’une grégorienne, l’autre polyphonique et classique (dirigée par le P. Phillips), eurent tôt fait de la paroisse le rendez-vous des personnes de goût, y compris de sympathiques habitués agnostiques ou athées. Parmi les célébrants, l’on dénombra bientôt un cardinal Burke, un cardinal Arinze, et d’autres hauts prélats favorables à la tradition liturgique. S’en suivit toute une vie dévotionnelle à la paroisse : vêpres, saluts, Fête-Dieu, stations de la croix, neuvaines de saint Joseph et de sainte Anne, Ténèbres, dévotions des premiers vendredis et samedis… L’ancienne école paroissiale fut transformée en académie des beaux-arts pour lycéens de Chicago, avec aussi des cours de théologie pour tous les âges. Bref, un remarquable regain.

La paroisse se faisait remarquer au point que le tout premier ministre polonais élu après la chute du communisme, Tadeusz Mazowiecki, y vint faire une visite en mars 1989. Même Hollywood est venu y tourner deux films (Johnny Ryan et Ta mère ou moi).

Enfin, le P. Phillips eut l’idée – l’inspiration – de fonder une communauté religieuse dans l’optique de poursuivre son œuvre de restauration liturgique. Avec deux autres, il rencontra le cardinal-archevêque, Mgr. Francis George, le 2 mars 1998, qui lui conseilla d’inviter d’autres hommes à le rejoindre et lui proposa de nommer sa communauté « la Société de Saint-Jean-de-Kenty ». Ainsi, le 15 août 1998, lors de l’induction des tous premiers membres, naquirent « les Chanoines réguliers de Saint-Jean-de-Kenty » ; leur devise : Instaurare sacra, restaurer les choses saintes. Naturellement, un tel programme eut tôt fait d’attirer les vocations et l’on dénombre aujourd’hui une vingtaine de ces chanoines (malgré une petite anicroche en 2018, sur laquelle je reviendrai). En octobre de la même année un évêque auxiliaire de Chicago, Mgr. Perry, célébrait une messe solennelle pontificale ; il deviendra un habitué lui aussi, pour ordonner, confirmer dans l’ancien rite. Au fil des ans les Chanoines ont pu ramener l’église à la grandeur qu’elle avait quand on la surnommait « l’église dorée » : les boiseries, les orgues, enfin tout.

Et où en sont-ils aujourd’hui ?

Forts de ces succès, les chanoines ont pu essaimer : ils desservent deux autres paroisses dans l’État de l’Illinois : Saint-Pierre et Sainte-Katherine-Drexel, ainsi que Sainte-Anne, une charmante petite chapelle en bois dans le Michigan. Partout, ils célèbrent selon les deux formes du rite.

Hélas en 2018 des accusations assez floues et somme toute peu crédibles furent émises contre le fondateur, le P. Frank Phillips. Le nouveau cardinal-archevêque de Chicago, Mgr Blaise Cupich, l’un des plus bergogliens et des plus puissants évêques de l’Église aux États-Unis, en profita pour le limoger, malgré les recommandations en sens contraire du conseil d’étude des résurrectionnistes (dont le P. Phillips demeure membre). On envoya le P. Phillips à Saint-Louis avec interdiction d’avoir aucun contact avec sa fondation à Saint-Jean-de-Kenty. Exemple admirable d’obéissance religieuse, il obtempéra, et adressa à ses anciens confrères et paroissiens une belle lettre d’adieu, empreinte de charité et de sérénité. Une petite crise se produisit (au moins l’un des chanoines, l’un des plus talentueux au niveau artistique, rejoignit le diocèse et s’est mis à dire la messe tridentine en paroisse). Mais, à consulter le site internet des chanoines et de la paroisse, et au dire de ceux qui sont au courant, les chanoines ont pu s’en remettre et leur œuvre se poursuit avec les fruits auxquels la restauration liturgique, ou qu’elle se produise, nous a habitués.

Mais vous sembliez-me dire que l’influence des Chanoines de Kenty était bien plus grande que ce que l’on imaginait.

Tout à fait car les chanoines se sont lancés également dans un apostolat original qui est celui de promouvoir la liturgie traditionnelle auprès du clergé «  Ordinaire » et de répondre au désir de très nombreux prêtres américains d’apprendre à mieux connaitre et dans de très nombreux cas à apprendre à célébrer l’usus antiquior.

Mais ils ne sont pas les seuls à s’être lancés dans ce travail d’apostolat envers les prêtres.

Vous avez raison, tous les prêtres traditionnels que je connais, tant en France qu’aux États-Unis, et de quelque communauté ou fraternité qu’ils soient, consacrent une part importante de leur temps à répondre à des prêtres qui sont intéressés par la liturgie traditionnelle. En France l’on connait l’action de l’Abbaye de Fontgombault et de celle du Barroux qui développent un grand zèle dans ce but. Cependant, les Chanoines de Kenty les surpassent tous en ayant réussi à initier puis à apprendre à célébrer l’usus antiquior à près de 1500 prêtres catholiques.

C’est en effet considérable.

Bien sûr, mais ce qui est plus considérable encore c’est que désormais le nombre de prêtres « ordinaires »américains  qui connaissent la liturgie traditionnelle et sont susceptibles de la célébrer est tout simplement gigantesque et que selon moi il dépasse les 2000 ! […]

Prions pour que les restrictions à la liberté de culte et de religion puissent être supprimées

Extrait du message Urbi et Orbi du pape François, prononcé dimanche de Pâques :

Chers frères et sœurs, cette année encore, en divers lieux, de nombreux chrétiens ont célébré la Pâques avec de fortes restrictions, et parfois, sans pouvoir accéder aux célébrations liturgiques. Prions pour que ces restrictions, comme toute restriction à la liberté de culte et de religion dans le monde, puissent être supprimées et que chacun soit autorisé à prier et à louer Dieu librement.

Houellebecq : lorsqu’un pays en vient à légaliser l’euthanasie, il devient dès lors souhaitable de le détruire

Michel Houellebecq réagit dans le FigaroVox sur la proposition de loi sur l’euthanasie. Extrait :

[…] Un élément de baratin habituel consiste à affirmer que la France est «en retard» sur les autres pays. L’exposé des motifs de la proposition de loi qui va prochainement être déposée en faveur de l’euthanasie est à cet égard comique: cherchant les pays par rapport auxquels la France serait «en retard», ils ne trouvent que la Belgique, la Hollande et le Luxembourg ; je ne suis pas franchement impressionné.

La suite de l’exposé des motifs consiste en un enfilage de citations d’Anne Bert, présentées comme «d’une force admirable», mais qui ont plutôt eu sur moi l’effet malencontreux d’éveiller le soupçon. Ainsi, quand elle affirme: «Non, l’euthanasie ne relève pas de l’eugénisme» ; il est pourtant patent que leurs partisans, du «divin» Platon aux nazis, sont exactement les mêmes. De même, lorsqu’elle poursuit: «Non, la loi belge sur l’euthanasie n’a pas encouragé les spoliations d’héritage» ; j’avoue que n’y avais pas pensé, mais maintenant qu’elle en parle…

Immédiatement après, elle lâche carrément le morceau en affirmant que l’euthanasie «n’est pas une solution d’ordre économique». Il y a pourtant bel et bien certains arguments sordides que l’on ne rencontre que chez des «économistes», pour autant que le terme ait un sens. C’est bien Jacques Attali qui a insisté lourdement, dans un ouvrage déjà ancien, sur le prix que coûte à la collectivité le maintien en vie des très vieilles personnes ; et il n’est guère surprenant qu’Alain Minc, plus récemment, soit allé dans le même sens, Attali c’est juste Minc en plus bête (sans même parler du guignol de Closets, qui est comme le singe des deux précédents, leur Jean Saucisse).

Les catholiques résisteront de leur mieux, mais, c’est triste à dire, on s’est plus ou moins habitués à ce que les catholiques perdent à chaque fois. Les musulmans et les juifs pensent sur ce sujet, comme sur bien d’autres sujets dits «sociétaux» (vilain mot), exactement la même chose que les catholiques ; les médias s’entendent en général fort bien à le dissimuler. Je ne me fais pas beaucoup d’illusions, ces confessions finiront par plier, par se soumettre au joug de la «loi républicaine» ; leurs prêtres, rabbins ou imams accompagneront les futurs euthanasiés en leur disant que là c’est pas terrible, mais que demain sera mieux, et que même si les hommes les abandonnent, Dieu va s’occuper d’eux. Admettons.

Du point de vue des lamas, la situation est sans doute encore pire. Pour tout lecteur conséquent du Bardo Thödol, l’agonie est un moment particulièrement important de la vie d’un homme, car elle lui offre une dernière chance, même dans le cas d’un karma défavorable, de se libérer du samsara, du cycle des incarnations. Toute interruption anticipée de l’agonie est donc un acte franchement criminel ; malheureusement, les bouddhistes interviennent peu dans le débat public.

Demeurent les médecins, en qui j’avais fondé peu d’espérance, sans doute parce que je les connaissais mal, mais il est indéniable que certains d’entre eux résistent, se refusent obstinément à donner la mort à leurs patients, et qu’ils resteront peut-être l’ultime barrière. Je ne sais pas d’où ça leur vient, ce courage, c’est peut-être juste le respect du serment d’Hippocrate: « Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». C’est possible ; ça a dû être un moment important, dans leurs vies, la prononciation publique de ce serment. En tout cas c’est beau, ce combat, même si on a l’impression que c’est un combat «pour l’honneur». Ce ne serait d’ailleurs pas exactement rien, l’honneur d’une civilisation ; mais c’est bien autre chose qui est en jeu, sur le plan anthropologique c’est une question de vie ou de mort. Je vais, là, devoir être très explicite: lorsqu’un pays – une société, une civilisation – en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose — un autre pays, une autre société, une autre civilisation — ait une chance d’advenir.

Opération anti-terroriste sur la plage…

Un terroriste armé de vin rosé…

Sur la plage de La Grande Motte, hier, la police, équipée de fusils d’assaut, est intervenue pour faire respecter le port du masque et surtout l’interdiction absolue de « boire de l’alcool ». Une famille a écopé de 405 euros d’amende. Guillaume était venu pique-niquer avec ses enfants, sa femme et deux amies. Ils sont repartis avec trois amendes de 135 € pour avoir consommé du rosé.

Aux côtés du secrétaire général de la préfecture de l’Hérault, Thierry Laurent, 17 gendarmes et policiers municipaux étaient mobilisés.

“Risen”, un film sur la Résurrection

IfamNews a interrogé Rich Peluso, vice-président exécutif d’Affirm Films de Sony Pictures Entertainment, à propos du film “Risen”, ce film sur la Résurrection du Christ, que nous avions évoqué en 2016 :

Avec ce film, sa société de production veut séduire à la fois les protestants et les catholiques. Est-ce facile ?

“Risen” s’adresse à un public très large : pas seulement aux chrétiens, et par chrétiens nous entendons les chrétiens protestants évangéliques, les protestants d’autres courants dominants et les catholiques. Le thème est le Christ Mais nous pensons également que c’est un film extrêmement intéressant pour les non-chrétiens, et ce précisément parce qu’il adopte le point de vue d’un non-croyant : le voyage à la recherche du corps du Christ est véritablement l’une des plus grandes “chasses à l’homme” de l’histoire.

DansRisen“, la narration n’est pas faite par un, disons, “sympathisant” de Joshua (Jésus). Cela fait-il une différence avec les films précédents ?

“Risen” est un film unique : l’histoire n’est pas racontée par un disciple de Jésus, mais par un non-croyant, le soldat romain Clavius. Nous pensons généralement à l’histoire de Jésus que nous entendons dans l’Évangile, mais il y a d’autres acteurs et d’autres personnages dans ce monde pour qui le temps ne s’est pas arrêté : des choses se passent ; l’impact du corps de Jésus qui n’est plus dans le tombeau a eu des répercussions sur la milice romaine, les pharisiens et les grands prêtres. Ainsi, “Risen” est un film d’intrigue, un “thriller”, ainsi qu’un film policier.

Affirm Films vise également à attirer les juifs, ce qui, semble-t-il, fera la différence avec La Passion du Christ de Mel Gibson. Les Juifs auront certainement aussi leur opinion sur le film…

Je dois dire que, n’étant pas juif moi-même, je ne peux pas comprendre le monde des religions comme une personne juive le comprend. Dans l’histoire de l’humanité, différents groupes ont été accusés des événements les plus terribles dont nous nous souvenons, et cela inclut les Juifs, qui ont été historiquement accusés de la crucifixion du Christ. Cependant, l’Évangile en particulier, et la Bible en général, ne donnent pas de crédit à cette thèse. Elle indique clairement que Jésus était le plan de salut pour nous relier à Dieu, et qu’avec les échecs de chacun d’entre nous, et je m’inclus, nous sommes responsables de la crucifixion.

Comme pour ” La Passion “, pour l’acteur Jim Caviezel, qui avait alors 33 ans, l’âge du Christ, y a-t-il aussi un aspect particulier de ” l’immersion ” de Cliff Curtis dans le personnage de Josué qui ressort ?
En effet, pour chaque acteur qui a incarné le personnage de Jésus dans un autre film, cela a représenté un avant et un après dans sa vie. Dans “Risen”, Jésus est appelé “Joshua” parce que nous voulions vraiment utiliser le nom qu’il portait en son temps, et que le spectateur le sente très proche de lui. L’acteur qui joue le rôle de Joshua, Cliff Curtis, ” voulait le faire avec un cœur pur et propre; il voulait faire vœu de silence et ne voulait en aucune façon se distraire avec des propos futiles. Il voulait se concentrer sur la lecture du script. Certains membres de l’équipe ne savaient pas pourquoi il ne parlait pas et étaient mal à l’aise avec lui, mais il a été surprenant de constater qu’au cours des derniers mois de la production et tout au long du processus, il n’a jamais prononcé un mot qu’il n’était pas obligé de prononcer pour son rôle. Quand la répétition était terminée, au dîner ou au déjeuner, il était simplement silencieux. En fin de compte, tout le monde l’aimait profondément pour avoir traversé tout ce processus personnel.
Avez-vous de grands espoirs pour Affirm Films en Espagne ?

“Risen“, qui a été tourné à Malte et dans différents endroits en Espagne comme Almeria, est sorti aux États-Unis le 22 janvier 2016 : il a été la plus grosse sortie de notre histoire chez “Affirm Films”. Historiquement et dans le domaine des films de la tradition biblique, il y a eu de grands blockbusters en Europe, notamment dans des pays comme l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre et la Pologne. Alors, oui, nos espoirs sont grands pour l’Espagne.

C’est arrivé un 5 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 5 avril 1214 : Jean sans Terre est à Angoulême et semble retourner à La Rochelle pour entraîner l’ost de Philippe Auguste vers le sud.

En février Jean Sans Terre a débarqué à La Rochelle avec 15 000 hommes; Les armées royales sont prises entre deux fronts. A l’ouest, le Dauphin Louis, qui tient le Poitou, résiste à la menace anglaise. Les Anglais vont d’ailleurs essuyer en juillet la défaite de la Roche aux Moines.

  • le 5 avril 1417 : mort prématurée du Dauphin, le futur Charles VII lui succède.

Charles VI « le Bien-Aimé », que les historiens de la III république vont nommer Charles VI «le Fou », a eu 12 enfants d’Isabeau de Bavière. Jean de France est leur quatrième fils et troisième Dauphin. En 1415, il devient Dauphin à la mort de Louis de Guyenne. Selon certains, il aurait été, soit empoisonné par les Armagnacs, soit victime d’un abcès à la tête.

  • le 5 avril 1419 : décès de saint Vincent Ferrier, prêtre dominicain espagnol.

Né à Valence en Espagne, il meurt le 5 avril 1419 à Vannes en France, ayant été appelé en Bretagne en 1418 par Jean V, duc de Bretagne.

Prédicateur populaire, il sillonne la France, l’Italie et la Suisse. Les foules le suivent. Il les exhorte à se convertir, prêchant la fin du monde et le retour du Christ tous proches. Son message est partout le même :

« Convertissez-vous ! Dieu m’envoie vous dire qu’il va frapper le monde ! Je suis l’ange annoncé par l’Apocalypse, celui qui doit précéder l’Antéchrist ».

Saint Vincent Ferrier a prêché la fin du monde pendant vingt ans. Les foules sont si nombreuses que ses prêches se font dehors, et chacun le comprend dans sa langue maternelle. Partout où il est passé, la foi catholique résistera au protestantisme. Il sillonne le duché de Bretagne pendant près de deux ans et revient à Vannes, épuisé, où il meurt. Son corps est inhumé dans la cathédrale de Vannes où l’on y vénère toujours ses reliques. Canonisé en 1455 ou en 1456 par Calixte III, il est fêté le 5 avril.

Tableau du XVIIème siècle “Saint Vincent Ferrier guérit un paralytique” dans la cathédrale Saint-Pierre de Vannes (Morbihan, France)

  • le 5 avril 1660 : Turenne est nommé maréchal-général.

Fait maréchal de France en 1643, à 32 ans, par la Régente Anne d’Autriche, il est l’un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV. Il est à noter qu’il connaît l’un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel, le 15 décembre 1650, lors de la Fronde quand il lutte pour les Espagnols contre son Roi.

Il meurt au combat à 63 ans, le 27 juillet 1675, (cf. la chronique), tué par un boulet lors de la Bataille de Salzbach. Pleuré par la France entière, le peuple rassemblé sur les routes honore “le bon Monsieur de Turenne” lors du passage du convoi funèbre vers Paris.

A la fin de sa carrière, lors d’une bataille, alors qu’il a reçu les plus grands honneurs, il marmonne avec colère contre lui-même:

« Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ».

Louis XIV accorde à Turenne l’honneur posthume d’être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors du sac de la nécropole des Rois de France, son corps est trouvé dans un très bon état de conservation et est exposé à la foule. Napoléon Bonaparte fait transférer sa dépouille à l’église Saint-Louis des Invalides, nécropole des gloires militaires de la France.

  • le 5 avril 1669 : la politique familiale ne date pas de Vichy, un édit royal est proclamé en Nouvelle France par Louis XIV.

Cet édit royal cherche à augmenter le nombre de mariages et d’enfants en Nouvelle-France. Louis XIV donne des bonus aux « larges familles ». Ainsi les familles de huit enfants recevront 300 écus et celles de douze, 400 écus. Cette politique nataliste porte fruit puisqu’en 1673, la colonie compte plus de 7 600 habitants alors qu’elle en comptait quelque 3 200 en 1666.

  • le 5 avril 1693 : création de l’ordre de saint Louis.

L’édit instaurant l’Ordre de Saint Louis, signé par le Roi, est enregistré par le Parlement le 10 avril 1693. Cette récompense est destinée à honorer “la vertu, le mérite et les services rendus avec distinction“. Elle est ouverte à tous les officiers catholiques, quelle que soit leur origine sociale, servant dans l’armée depuis au moins dix ans et s’étant distingués.
Louis XIV est le grand-maître de l’Ordre de Saint Louis ; il en nomme et en promeut les membres. Les titulaires sont répartis en trois classes : celles de grand-croix, de commandeur et de chevalier.

Premier ordre royal ouvert à des officiers roturiers, l’Ordre de Saint Louis est également le premier à récompenser non la naissance, mais la valeur militaire et le mérite, il devient l’ordre le plus populaire de l’Ancien Régime. (Voir la chronique du 9 mai).

Supprimé par la Convention en octobre 1792, l’Ordre de Saint Louis est rétabli en 1814 par Louis XVIII. Il est définitivement supprimé en 1830 par Louis Philippe, en même temps que les autres ordres royaux.

  • le 5 avril 1717 : décès de Jean Jouvenet, peintre français. 

Jean Baptiste Jouvenet dit « le grand », est né à Rouen à la fin d’avril 1644. Peintre et décorateur des résidences royales il réalise d’importantes œuvres commandées par le Roi : au château de Saint-Germain-en-Laye, à la Galerie des Tuileries, au château de Versailles (peinture murale de la tribune de la nouvelle chapelle royale) et les 12 apôtres du dôme de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides en 1704.

Un an auparavant, il perd l’usage de la main droit suite à une attaque d’apoplexie, mais réussit à se rendre assez habile de la main gauche pour continuer à peindre : le Magnificat ou l’Innocence poursuivie par le mensonge et cherchant un refuge dans les bras de la Justice et le plafond du Parlement de Rouen par exemple.

Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée du Louvre, notamment la Résurrection de Lazare, ainsi qu’au Musée des Beaux-Arts de Rouen.

  • le 5 avril 1794: discours de Robespierre à la Convention.

« Législateurs, la trahison voltige encore autour du peuple, elle veut s’élever avec la monarchie. Eh bien ! Elevez-le sur l’échafaud ; représentants du souverain, METTEZ la MORT à l’ordre du jour. »

Ses propositions de lois sont votées à l’unanimité.

  • le 5 avril 1794 (encore) : exécution de Danton, Desmoulins et de leurs partisans.

Danton, Camille Desmoulins, Hérault de Séchelles et Fabre d’Eglantine sont arrêtés, jugés par un tribunal révolutionnaire puis guillotinés.

  • le 5 avril 1971 : publication du “Manifeste des 343”.

Le Nouvel Observateur publie une pétition du MLF, où 343 femmes se vantent d’avoir eu recours à l’avortement, que la loi interdit alors. On trouve les signatures de Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Delphine Seyrig…

Ces femmes, et ceux qui les ont manipulées, portent aussi la responsabilité morale des millions de meurtres qui se font depuis la loi Veil de 1975.

La Résurrection, jusqu’où ?

De Bernard Mitjavile sur la résurrection et le monde contemporain :

Certains peuvent se demander quelle est la signification de la résurrection de Jésus, le langage entourant cet évènement pouvant paraître ésotérique.

Tout d’abord à travers la résurrection, Jésus adresse un message direct aux autorités religieuses et laïques de son temps et finalement de tous les temps, un message du genre : vous avez voulu vous débarrasser de moi en m’accusant d’être un faux prophète, une personne faisant des miracles par le pouvoir du diable (de Belzebuth dans l’Evangile), quelqu’un mettant en danger l’ordre public et le respect de la torah et qui pourrait nous causer des ennuis avec les Romains, allant jusqu’à des tentatives de me tuer (ainsi on cherche à le précipiter d’une falaise à Nazareth) et finalement en me condamnant à mort par un jugement inique, et bien je suis toujours là, vous n’avez pas gagné, la mort, le mensonge et la violence n’auront pas le dernier mot, je suis vivant.

On peut rapprocher la mort et résurrection de Jésus du noble discours de Socrate à ses disciples avant qu’il boive la ciguë, tel que le rapporte Platon dans son Apologie mais le message de Jésus a une autre force : il ne s’agit pas simplement de dire que l’idée de la justice ou du bien pour laquelle Socrate est prêt à mourir est éternelle, de montrer le détachement dont fait preuve le philosophe à l’égard de la mort refusant même les possibilités de fuite, le message de la résurrection de Jésus n’est pas un message stoïque, il nous dit qu’il est présent avec nous dans nos luttes et le sera jusqu’à la fin des temps.

Bien sûr on peut discuter sur la nature du corps du Christ ressuscité : s’agit-il d’un corps physique ? Si oui, comment fait-t-il pour traverser les murs, apparaître et disparaître soudainement (les pèlerins d’Emmaüs et autres évènements). De plus, Jésus n’a été vu et entendu que par ses disciples même si ceux-ci furent jusqu’à 500 en une fois selon Paul à le voir simultanément et certains avaient du mal à reconnaître immédiatement Jésus ressuscité, à commencer par Marie-Madeleine, premier témoin de la résurrection, qui accourue au tombeau le prend d’abord pour le jardinier, jusqu’à ce qu’il ait effectué certains gestes (partage du pain, montrer ses plaies, préparer un repas) ou dise certaines paroles. L’historien juif Flavius Josèphe écrit dans son « Histoire ancienne des juifs » que Jésus « leur apparut le troisième jour » indiquant qu’il apparut aux disciples et pas aux autres juifs, et donc qu’il ne s’agissait pas d’une présence physique ou matérielle.

Cela n’empêche que la réalité de cette résurrection comme évènement vécu par les premiers chrétiens, évènement qui a bouleversé leur vie et l’histoire du Christianisme, est indéniable et reste au centre de la foi chrétienne.

C’est cet évènement de la résurrection vécu par les premiers chrétiens qui a permis à une bande de disciples apeurés, se réfugiant en divers endroits, de proclamer la bonne nouvelle, de faire face aux persécutions du Judaïsme et par la suite de celles bien plus sérieuses de l’Empire Romain pour arriver en quelques générations à gagner cet empire à leur cause. On peut vraiment parler d’un évènement historique dont les nombreux témoins ont été prêts à risquer leur vie et la torture pour leur témoignage.

Ce paradigme de la résurrection, du passage de la mort à la vie, de la mort spirituelle à la vie spirituelle, a dominé notre histoire occidentale et on le trouve repris à de multiples occasions : on peut citer Jeanne d’Arc, brûlée à Rouen, qui convoque son juge principal, l’évêque Cauchon, devant le tribunal de Dieu après sa mort et qui voit sa cause l’emporter moins d’une génération après sa mort et son procès remis en cause par l’institution ecclésiale qui l’avait jugée comme sorcière, relapse et hérétique.

Plus récemment, ce paradigme qui revient à dire que les forces du mal n’auront pas le dernier mot, était repris par le mouvement des droits civiques aux USA proclamant après l’assassinat de Martin Luther King que son rêve d’une Amérique libérée du racisme continuerait à avancer vers sa réalisation après sa mort. On retrouve le thème de la résurrection personnelle repris à travers les grandes œuvres littéraires de l’occident : Crime et Châtiment et les Frères Karamazov de Dostoïevski, Les Misérables de Victor Hugo, A tale of two cities de Charles Dickens ou le Comte de Monte Cristo de Dumas, ceci sans parler des peintures, œuvres musicales (symphonie Résurrection de G. Mahler) ou autres.

Mais une question demeure : pour Jésus, cette résurrection n’est pas simplement une victoire individuelle sur la mort même si tout commence par là, mais doit amener à un changement de la société, à hâter la venue d’un monde où la volonté de Dieu est faite « sur la terre comme au ciel », aussi il appelle ses disciples après sa résurrection à « faire de toutes les nations des disciples » (Matt. 28 :19), en d’autres termes la résurrection ne concerne pas seulement des individus mais aussi les institutions sociales, nationales et autres structures pour mettre fin à ce que les théologiens libéraux ont appelé les « structures de péché » comme l’esclavage et différentes formes d’exploitation et de non respect de la dignité humaine, indiquant par ces structures que le péché n’était pas simplement une affaire individuelle.

Au cours des siècles, le Christianisme, malgré toutes sortes de contradictions et de reculs, a répondu à cet appel en humanisant de différentes façons les sociétés dans lesquelles il s’implantait, mettant graduellement fin à l’esclavage et aux jeux du cirque dans l’Empire Romain, modifiant le droit romain et développant une synthèse entre ce droit et les aspirations chrétiennes, entre autres en mettant fin au droit de vie ou du mort du pater familias sur ses enfants, mettant fin aux sacrifices humains en Amérique latine chez les Incas et Aztèques et éliminant progressivement bien d’autres coutumes considérées comme païennes ce qui n’a pas empêché les chrétiens de commettre bien des crimes dans ces pays.

Toutefois, on ne peut faire preuve d’autosatisfaction concernant cette extension de la résurrection aux dimensions sociales, culturelles et autres. On est loin du compte même si certaines nations se déclarent chrétiennes ou donnent au Christianisme une place centrale dans leurs institutions. Ainsi, si l’on considère un grand pays comme les Etats-Unis où le président prête serment sur la Bible lors de son intronisation, où chaque session du congrès commence par une prière donnée par le « chaplain » du congrès, où chaque billet de dollar porte la mention « In God we trust », où les témoins d’un procès prêtent serment sur la Bible etc.., ce pays témoigne clairement par son histoire (ses origines avec les pères pèlerins du Mayflower) et ses institutions d’une influence chrétienne considérable mais si on considère la longue période d’esclavage, certaines guerres ou aventures étrangères aux motivations douteuses et bien d’autres aspects de la société américaine, on aurait du mal à le qualifier en tant que nation de disciple du Christ. Bien sûr, on pourrait en dire autant de toutes les grandes puissances occidentales dans lesquelles le christianisme a laissé une forte empreinte.

En d’autres termes, cette victoire de la résurrection de Jésus n’est toujours pas pleinement incarnée dans les structures et institutions de notre monde. Aussi l’horizon des chrétiens comme de tous les « hommes de bonne volonté » pour reprendre l’expression évangélique n’est pas simplement un horizon de résurrection individuelle mais de résurrection aux différents niveaux familial, social, national et mondial à laquelle chacun est appelé à œuvrer.

Un pasteur canadien expulse les policiers venus faire un contrôle à Pâques dans son église

“Dehors !” a crié Artur Pawlowski, pasteur de l’église Cave of Adullam à Calgary, Alberta, Canada.

“Les nazis ne sont pas les bienvenus ici ! Ne revenez pas, vous, psychopathes nazis. Des personnes incroyablement malades et maléfiques. Intimider les gens dans une église pendant Pâques ! Fascistes de la Gestapo, nazis, communistes ! Ne vous avisez pas de revenir ici !”

“Vous imaginez ces psychopathes ? Pâques. La fête chrétienne la plus sacrée de l’année et ils viennent intimider les chrétiens pendant la fête la plus sacrée ? Incroyable. Qu’est-ce qui ne va pas avec ces psychopathes malades. Cela me dépasse. Comment osent-ils ?”

Parmi les fonctionnaires présents figuraient une femme portant une veste portant le titre d'”inspecteur de la santé publique” ainsi que sept officiers de police, dont beaucoup étaient armés, apparemment pour discuter des restrictions sanitaires liées au COVID. Mais chaque fois que la femme portant la veste d’inspecteur de la santé publique a tenté de parler, elle a été interrompue par Pawlowski.

“S’il vous plaît, sortez, sortez de cette propriété, sortez immédiatement”. “Je ne veux pas entendre un seul mot. Dehors ! Dehors ! Hors de cette propriété immédiatement, jusqu’à ce que vous reveniez avec un mandat – dehors !”

Les autorités ont fini par s’en aller, tandis que Pawlowski continuait à les réprimander et à enregistrer l’incident sur un smartphone.

“Incroyable, nous vivons dans une prise de pouvoir totale du gouvernement avec leurs voyous, leurs gorilles, les chemises brunes, les dictateurs en herbe de la Gestapo”. “Venir à l’église armés de fusils, de tasers et de menottes pour intimider pendant la célébration de Pâques ? Je suppose que c’est ça, ils veulent nous réduire en esclavage comme les Égyptiens. Ils veulent être les Pharaons d’aujourd’hui, c’est ce qu’ils font. Incroyable. Les gens, si vous ne vous levez pas, réveillez-vous, je ne sais pas ce qui se passera demain.”

Pawlowski est un pasteur canadien d’origine polonaise, connu pour ses sermons animés contre l’avortement, les revendications LGBT, la charia et récemment, les restrictions COVID-19.

En quête d’esprit – Pâques : comment croire à l’incroyable ?

Fête de la Résurrection oblige, l’émission En Quête d’esprit sur CNews dimanche traitait du thème Pâques : comment croire à l’incroyable ?

Aymeric Pourbaix recevait l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre, Christiane Rancé, journaliste et romancière, ainsi que Véronique Jacquier

 

Promotion de l’euthanasie : Le grand combat du refus d’un tri des malades aux temps Covid sera très vite oublié

Communiqué de l’Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie (Acpervie) :

D’anciens militants du suicide assisté sont jugés pour la promotion d’un poison en vente sur internet, poison qui pourrait bien être d’avantage destiné aux autres qu’à soi-même.

Pendant ce temps, des députés lancent un projet de loi favorable à l’euthanasie.

A l’heure où certains commencent à être las de restreindre leur liberté pour, disent-ils, protéger les autres, à l’heure où d’autres rêvent de familles sans enfants, au prétexte de sauvegarder la planète, ne laissons pas l’illusion de choisir sa mort s’imposer à la société. Les promoteurs de cette vision du monde ont plutôt choisi de pouvoir donner la mort et ils sauront, avec autant de subtilités que celles avec laquelle ils promeuvent le libre choix, suggérer, puis imposer de donner la mort à ceux qu’ils estiment indignes de vivre. Le grand combat du refus d’un tri des malades aux temps Covid sera très vite oublié.

Pasteur Jean Pira, Dr François Volff

Invité sur France Inter, Mgr Aupetit dénonce :

“Il est paradoxal qu’il y ait cette attaque sur la façon de donner la mort, au moment où la mort nous cerne de partout. On devrait au contraire se battre pour la vie”

Jusqu’à quand les musulmans refuseront-ils l’examen historico-critique de leurs textes ?

L’abbé Guy Pagès, licencié en théologie et prêtre de l’archidiocèse de Paris, publie un livret sur l’islam, tiré de l’ouvrage Interroger l’islam, publié en 2013 et qui en est aujourd’hui à sa quatrième édition.

Telle une pyramide sur sa pointe, tout l’Islam repose sur la véracité du Coran. Sa nature divine éclaterait de façon si évidente qu’Allah lance souvent le défi de tenter d’en produire un texte semblable (Coran 2.23-24 ; 11.13-14 ; 10.38 ; 17.88 ; 52.34). Et de l’impossibilité escomptée de relever la gageure, chacun devrait en déduire LA PREUVE de la divinité du Coran, et donc de celle de l’islam. C’est dire l’impertinence, ou l’importance, de ce petit livre prétendant relever le défi d’Allah. Y réussit-il ? En 125 paragraphes, l’abbé Pagès expose les contradictions internes du Coran, ses absurdités, ses non-sens… Exemple :

Car enfin, Allah, a-t-il créé le monde en deux jours (41.9), en six (7.54; 10.3; 11.7; 25.59), en huit (41.9-12), ou bien instantanément (2.117) ? A-t-il créé la terre puis le ciel (2.29), ou bien l’inverse (79.27-30) ? […] Iblis (Satan) est-il un djinn (18.50) ou un ange (2.34) ? Caïn est-il au nombre des perdants (5.27,30), ou non (5.31) ? Allah a-t-il sauvé le fils de Noé (21.78;37.77), ou non (11.42-43) ?

Si le Coran est si intraduisible, au point que certaines phrases ne veulent rien dire sur le plan grammatical, c’est qu’il s’agit d’abord d’un texte mal traduit

les premiers rédacteurs du Coran pensaient en syriaque, pétris de références chrétiennes. Les travaux de Luxemberg mettent en évidence que les références culturelles du Coran étaient chrétiennes, syro-araméennes, et qu’en raison de l’hégémonie arabe, elles ont fini par ne plus être comprises, de sorte que les scribes omeyyades, puis abbassides, ne connaissant plus le sens des mots étrangers, ni donc de la polysémie de certains termes, ont collé sur ceux-ci des significations arabes étrangères à leur sens premier.

Concernant le Coran, lire aussi le dossier du numéro d’avril de La Nef.

Face au totalitarisme qui vient, vivre sans mentir

Après son brillant essai sur le « pari bénédictin », que nous avions évoqué notamment ici et , Rod Dreher développe dans un nouvel ouvrage une réflexion pour répondre au totalitarisme soft occidental. Suite à de nombreux témoignages de dissidents du système soviétique, il constate que l’Occident verse à son tour dans un totalitarisme qui ne dit pas son nom, plus proche du monde d’Huxley que d’Orwell. Sans goulag ni tortures physiques, mais dans un version ‘douce’, avec mises au ban, politiquement correct imposé jusque dans l’entreprise, matraquage idéologique en faveur de la culture de mort, au point que nos libertés s’amenuisent petit à petit. Pas d’interdiction officielle d’opinion, pas de déploiement d’un État policier, mais l’émergence insidieuse d’une tyrannie douce qui, sous l’égide d’un credo progressiste, annihile tout esprit critique et paralyse jusqu’au plus indépendant des libres penseurs. Qu’est-ce que le soft totalitarisme ? Comment l’homme moderne en vient-il à renoncer à sa liberté d’expression et aux lumières du bon sens ? Pourquoi l’Occident est-il gagné par la novlangue et la réécriture de l’histoire ?

Le journaliste américain place le chrétien devant le vertige des temps d’aujourd’hui et de demain et l’appelle à la foi profonde, à la résistance familiale, à la soif de la vérité, seules à même de fissurer les fantasmes d’une époque qui nous infantilise et nous noie dans les paradis artificiels.

L’Occident moderne est une société pré-totalitaire décadente. L’atomisation sociale, la solitude omniprésente, la montée de l’idéologie, la perte de confiance généralisée dans les institutions, entre autres, le rendent vulnérable à la tentation totalitaire à laquelle la Russie et l’Allemagne ont succombé au siècle précédent.

En outre, les élites intellectuelles, culturelles, universitaires et corporatives sont sous l’emprise d’un culte politiquement classé à gauche construit autour d’une prétendue “justice sociale”. C’est une idéologie ouvertement illibérale qui a un nombre alarmant de points communs avec le bolchévisme, y compris la division de l’humanité entre le camp du bien et celui du mal. Cette pseudo-religion, qui semble répondre à un besoin de sens et de morale dans notre société post-chrétienne, cherche à rétablir la justice en diabolisation, excluant et même persécutant tous ceux qui résistent à ses dogmes implacables.

Enfin, l’adoption et la promotion par les grandes entreprises de valeurs sociales progressistes et l’émergence du “capitalisme de surveillance” – l’extraction des données individuelles collectées par des appareils électroniques et dictée par l’impératif commercial – préparent l’Occident à accepter une forme locale du système de crédit social à la chinoise. Nous sommes conditionnés à abandonner notre vie privée et nos libertés politiques en échange du confort, de la commodité et d’une harmonie sociale qui nous est artificiellement imposée.

Comment résister à ce rouleau compresseur ? L’auteur du pari bénédictin montre plusieurs pistes, qui ont fait leurs preuves : dire la vérité et refuser le mensonge, cultiver la mémoire culturelle, protéger la famille, cette cellule de résistance à l’Etat Léviathan, approfondir et vivre sa foi, rester solidaires de nos communautés. La famille constitue certainement le noyau culturel qu’il faut chérir :

Pour Maria Komaromi, enseignante catholique à Budapest, “ce n’est pas un hasard si toutes les dictatures essaient toujours de briser la famille, car c’est dans la famille que vous trouvez la force de combattre. On se sent épaulé, prêt à aller par le monde et à affronter tout ce qui se présentera. C’était vrai sous le communisme et ça l’est tout autant aujourd’hui.”

Quant à la liberté d’exercer la religion, elle ne se limite pas au précepte de la messe dominicale :

Krčméry, mort en 2013, fut l’une des figures majeures de la résistance anticommuniste slovaque. Lors de son dernier procès, les procureurs communistes le traitèrent de menteur pour avoir affirmé que les Tchécoslovaques ne jouissaient d’aucune liberté religieuse. “Personne ne vous défend d’aller prier à l’église, si ?” le raillaient-ils – une pique que les chrétiens conservateurs entendent souvent aujourd’hui de la part de chrétiens progressistes. Krčméry retourna leur accusation contre eux. Il répondit que le Christ ne se satisfaisait pas du simple fait que les croyants aillent à l’église, mais qu’il voulait que les croyants vivent pour lui en tout temps et en tout lieu.

Bernard Tapie découvre les “bienfaits” de l’immigration en France

Bernard Tapie vient de découvrir toute la richesse de l’immigration-invasion qu’il a tant vantée, tout d’abord au service de François Mitterrand et de SOS Racisme, toujours pour contrer politiquement ceux qui s’y opposaient :

Cambriolage au domicile de Bernard Tapie : parmi les 4 agresseurs cagoulés, 3 sont de “type africain” et 1 de “type nord-africain”, selon une source policière. Le couple a été violenté, attaché avec des câbles électriques et séquestré. Rolex et bijoux volés. [source]

Emmanuel Macron s’est chargé de téléphoner personnellement à Bernard Tapie pour se soucier de son état, contrairement aux milliers de Français qui sont victimes quotidiennement de l’immigration qui ne bénéficient pas de cette mansuétude. Nous nous limiterons donc à remettre la vidéo ci-dessous où Bernard Tapie voulait “en mettre une ” à Eric Zemmour dans ce débat où il défendait les bienfaits de l’immigration en France. Succulent :

Et une petite archive du Monde de 1990…

Mgr de Germay : “Quand on veut faire disparaitre les religions de l’espace public, c’est une façon d’imposer l’athéisme

L’archevêque de Lyon, Mgr Olivier de Germay, était l’invité d’Europe 1 où il a commenté l’actualité liée à la laïcité et à la loi “confortant le respect des principes de la République” et il a aussi critiqué les récentes prises de position de Marlène Schiappa :

Ce serait une erreur de croire que les religions sont la cause de tous les maux de notre société (…) Jeter le soupçon sur l’ensemble des religions laisse croire que la laïcité, c’est cacher les religions (…)

Je crois que c’est une grave erreur (…) Nier la dimension de transcendance de la personne humaine est un déni de réalité. On ne peut pas dire que la dimension spirituelle est à mettre de coté (…)

“La laïcité, c’est la neutralité de l’État dans une société qui est plurielle (…) L’athéisme est une option respectable, mais elle n’a pas à s’imposer à l’ensemble de la société (…) quand on veut faire disparaitre les religions de l’espace public, c’est une façon d’imposer l’athéisme“.

Ne pas pouvoir vivre les fêtes religieuses dans leur plénitude est une atteinte à ce qui unit tous les Français

Message de Pâques du Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou :

Chers Français, Après 2019 où la France était meurtrie par l’incendie de Notre-Dame de Paris survenu durant la Semaine Sainte; après 2020, où les fêtes de Pâques furent presque celles du retour à une église des catacombes, voici qu’une nouvelle fois nous vivons une Semaine Sainte et une Fête de Pâques dans des conditions anormales. Quand donc retrouverons nous la possibilité d’exprimer librement, en famille, dans la joie de la Résurrection, la Foi bi-milllénaire de la fille aînée de l’Eglise ?

Que l’on soit croyant ou non, les fêtes religieuses font partie de notre héritage et de la mémoire de la France. Ne pas pouvoir les vivre dans leur plénitude est une atteinte à ce qui unit tous les Français dans une histoire où tous puisent de communes racines.

Mes pensées et celles de la Princesse Marie-Marguerite se tournent vers toutes les familles et particulièrement les personnes seules et les malades afin que, malgré les conditions difficiles, elles puissent retrouver dans cette Fête de Pâques l’Espérance.

Que Notre-Dame, que Saint-Louis et tous les saints et saintes de France protègent les familles.

Les suppôts de la mort le jour même de Pâques

Ce n’est sans doute pas par hasard si le JDD publie le dimanche de Pâques, 2 pétitions visant à allonger le délai légal d’accès à l’avortement et à légaliser l’euthanasie.

230 000 avortements en France chaque année, ce n’est sans doute pas suffisant pour ces adeptes de la culture de mort. En février, une proposition de loi pour allonger le délai d’accès à l’avortement de douze à quatorze semaines de grossesse avait été retirée par le groupe socialiste, en raison des nombreux amendements déposés par la droite, accusée d’obstruction.

Le texte sur l’euthanasie, qui doit être examiné jeudi 8 avril à l’Assemblée, rencontre le même type d’obstruction, avec plus de 3000 amendements déposés, qui devraient rendre mécaniquement impossible l’examen de leur totalité sur une seule journée.

Salve festa dies. Salut ô jour de Fête : Pâques 2021 ! – Terres de Mission

Eglise universelle : Le saint jour de Pâques

En cette fête de la Résurrection du Christ, le père Jean-Marie de la Fraternité de la Transfiguration nous livre quelques réflexions spirituelles et pratiques sur le mystère pascal : comment est fixée la date de Pâques ? Quels éléments de raison nous confortent dans le fait que le Christ est ressuscité ? Que nous disent les icônes orientales du mystère de Pâques ? Quel est le message spirituel de Pâques ?

Eglise en France : SOS Calvaires

Julien Le Page préside l’association SOS Calvaires qui a pour objectif de restaurer des calvaires en France, au rythme d’un par mois. Il nous présente quelques restaurations déjà menées par l’association et évoque les projets à venir.

Eglise en Marche : Faustine, apôtre de la Miséricorde

A l’occasion de la célébration du dimanche de la Miséricorde, le dimanche qui suit Pâques, Claire de Lorgeril présente le film “Faustine – Apôtre de la Miséricorde” qui raconte la vie de sœur Faustine, Helena Kowalska (1905-1938) qui, à la demande du Christ, lui a fait peindre un tableau de lui-même et lui a demandé de répandre la dévotion à la Miséricorde de Dieu. Bientôt sur nos écrans.

C’est arrivé un 4 avril…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 avril : saints du jour français ou en France.
    • St Pierre, évêque de Poitiers († 1115)

En 1115, le trépas de saint Pierre, évêque de Poitiers, qui favorisa les débuts de l’Ordre de Fontevrault, fut expulsé injustement de son siège par le comte du Poitou, à qui il reprochait sa conduite scandaleuse, et mourut en exil à Chauvigny.

  • le 4 avril 774 : Charlemagne confirme à Rome, au pape Adrien Ier, la donation de Pépin à l’Église et ratifie une deuxième donation.

La France est à l’origine du pouvoir temporel de la papauté.

  • le 4 avril 896 : décès du pape Formose.

Formose est élu pape le 19 septembre 891. Il est forcé de couronner empereur le Duc Guido II de Spolète en avril 892 et se trouve mêlé aux querelles byzantines. Il est surtout connu pour avoir été jugé après sa mort, par un de ses successeurs, le pape Étienne VI au cours du «Concile cadavérique ». Le cadavre du pape Formose est exhumé, revêtu des vêtements pontificaux, assis sur un trône et lui sont répétées toutes les accusations portées autrefois par Jean VIII. Toutes ses décisions papales sont annulées, les ordres conférés déclarés invalides, les vêtements pontificaux arrachés de son corps, les trois doigts de sa main droite coupés et le cadavre jeté dans le Tibre. On le retrouvera et après la mort d’Étienne VI, le corps est replacé dans la crypte de Saint-Pierre.

  • le 4 avril 1292 : décès du Pape Nicolas IV.
  • le 4 avril 1297 : le Pape Boniface VIII cède le royaume de Sardaigne et de Corse au roi d’Aragon.

Suite aux Vêpres siciliennes, le pape crée une sorte de royaume de compensation pour Jacques II le Juste d’Aragon. Il veut par là en finir avec la querelle entre les maisons d’Anjou et d’Aragon au sujet du royaume de Sicile.

  • le 4 avril 1460 : fondation de l’Université de Nantes.

A la demande du duc François de Bretagne, le pape Pie II accorde à l’Université de Bretagne de Nantes, ses chartes. Elle est fondée par Bertrand Milon ce jour.

  • le 4 avril 1491 : le Roi Charles VIII fait son entrée solennelle à Nantes.

Anne de Bretagne, qui s’est fait couronnée duchesse à Rennes, le 10 février 1489 (cf. la chronique du jour) refuse d’appliquer le traité du Verger par lequel elle ne peut se marier sans le consentement du Roi de France. Charles VIII est rapidement vainqueur des Bretons, et la duchesse est assiégée dans Rennes. Charles VIII, qui contrôle tout le duché lui propose alors le mariage.

  • le 4 avril 1791 : l’Eglise Sainte-Geneviève devient le Panthéon.

En 1754, Louis XV, atteint d’une grave maladie, demande l’intercession de Sainte Geneviève et promet de lui reconstruire son ancienne basilique datant de Clovis. Dès sa guérison, il décide d’accomplir sa promesse. En 1791, alors que le bâtiment vient d’être achevé et n’est pas encore officiellement une église, La Constituante adopte le décret prévoyant que les grands hommes de la république seront inhumés au Panthéon de Paris, dans l’église Sainte-Geneviève, transformée en temple païen.

(cf.les chroniques des 23 et 27 novembre et du 20 février)

  • le 4 avril 1794 : la colonne infernale de Crouzat incendie Torfou.
  • le 4 avril 1806 : publication du “Catéchisme impérial”, rédigé par le prêtre Bernier et l’abbé d’Astros.

Validé par Napoléon, il est le seul autorisé dans les églises catholiques de l’Empire. On peut y lire que toute désobéissance à l’empereur est qualifiée de péché mortel. Mais aussi les devoirs de répondre à la conscription et de payer ses impôts sont de grands devoirs chrétiens !

  • le 4 avril 1820 : fondation de l’Association Amicale des Anciens « Barbistes »

C’est, a priori, la plus ancienne association d’anciens élèves de France, celle du Collège Sainte-Barbe de Paris.

  • le 4 avril 1919 : décès de Francisco Marto à presque 11 ans.

François Marto est un des trois bergers portugais auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima. En 1918, François est atteint d’une très forte grippe. L’épidémie cause la mort de nombreuses personnes en Europe. C’est pendant cette ultime épreuve que la Vierge Immaculée apparaît aux deux petits enfants pour leur renouveler sa promesse du 13 juin 1917. Il reçoit les derniers sacrements le jeudi 3 avril et, le lendemain, après avoir vu une belle lumière près de la porte de sa chambre, il expire.

  • le 4 avril 1949 : naissance de l’OTAN (organisation du Traité de l’Atlantique Nord).

Les pays membres de cette nouvelle organisation sont la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et le Portugal. Volet militaire de l’Alliance atlantique, cette organisation permet, à l’origine, de dépasser les situations de statu quo que ne peut régler l’ONU.

  • le 4 avril 2009 : le président Sarkozy confirme la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, à Strasbourg.
  • le 4 avril 2011 : les forces françaises attaquent les positions de Gbagbo à Abidjan.

Scimus Christum surrexísse a mórtuis vere

Víctimæ pascháli laudes ímmolent Christiáni. A la victime pascale, que les Chrétiens immolent des louanges.
Agnus rédemit oves : Christus ínnocens Patri reconciliávit peccatóres. L’Agneau a racheté les brebis : le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec son Père.
Mors et vita duéllo conflixére mirándo : dux vitæ mórtuus regnat vivus. La vie et la mort se sont affronté en un duel prodigieux : l’Auteur de la vie était mort, il règne vivant.
Dic nobis, María, quid vidísti in via ? Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ?
Sepúlcrum Christi vivéntis et glóriam vidi resurgéntis. J’ai vu le tombeau du Christ vivant, et la gloire du ressuscité.
Angélicos testes, sudárium et vestes. J’ai vu les témoins angéliques, le suaire et les linceuls.
Surréxit Christus, spes mea : præcédet vos in Galilǽam. Il est ressuscité, le Christ, mon espérance : il vous précèdera en Galilée.
Scimus Christum surrexísse a mórtuis vere : tu nobis, victor Rex, miserére. Amen. Allelúia. Nous le savons : le Christ est ressuscité des morts : ô Vous, Roi vainqueur, ayez pitié de nous. Amen. Alléluia.

Surréxit sicut dixit

Ne craignez point, vous ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n’est point ici : car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, et voyez le lieu où le Seigneur avait été mis. Et hâtez-vous d’aller dire à ses disciples qu’il est ressuscité

Exsultet !

Qu’exulte de joie dans le ciel la multitude des anges
chantez serviteurs de Dieu et que retentisse la trompette triomphale
pour la victoire du grand Roi.

Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d’une lumière éclatante,
car il t’a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit.

Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur,
et que résonne l’acclamation du peuple des fils de Dieu !

Unissez, frères bien-aimés, votre voix à la mienne
pour que je chante en votre nom,
la merveilleuse lumière du Christ ressuscité !

Le Seigneur soit avec vous ! Et avec votre esprit !
Elevons notre coeur ! Nous le tournons vers le Seigneur !
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu ! Cela est juste et bon !

Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange,
Dieu invisible, Père tout-puissant
et de chanter ton Fils Bien Aimé, Jésus-Christ, notre Seigneur.

C’est lui qui a payé pour nous la dette encourue par Adam notre père
et qui a détruit en son sang la condamnation de l’ancien péché.

Car voici la fête de la Pâque, où l’Agneau véritable est immolé pour nous.

Voici la nuit où tu tiras de l’Egypte nos pères,
les enfants d’Israël et leur a fait passer la mer Rouge à pied sec,
nuit où le feu de la nuée lumineuse a repoussé les ténèbres du péché.

O Nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints,
Nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s’est relevé victorieux des Enfers.
Heureuse faute d’Adam qui nous a valu un tel rédempteur.

O Nuit qui seule a pu connaître le temps et l’heure
où le Christ est sorti vivant du séjour des morts !
O Nuit dont il est écrit : “La nuit comme le jour illumine,
la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie !”

O Nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre,
où s’unissent l’homme et Dieu !

Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très saint,
le sacrifice du soir de cette flamme que l’Eglise t’offre par nos mains ;
permets que ce cierge pascal consacré à ton Nom,
brûle sans déclin en cette nuit et qu’il joigne sa clarté à celle des étoiles.

Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin,
celui qui ne connaît pas de couchant : le Christ ressuscité
revenu des Enfers qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix.
Garde ton peuple, nous t’en prions, ô notre Père, dans la joie de ces fêtes pascales !

Par Jésus-Christ ton Fils, notre Seigneur, qui par la puissance de l’Esprit
s’est relevé d’entre les morts et règne près de toi
pour les siècles des siècles ! Alleluia ! Amen !

Entrer dans l’Église est très compliqué pour la plupart des musulmans en France

C’est le constat dressé par l’ECLJ dans un rapport : “La persécution des chrétiens ex-musulmans en France”, auquel Mgr Dominique Rey réagit dans cette émission :

Les Belles Figures de l’Histoire sur CNews : Jésus, la Résurrection

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne.

Cette semaine : Jésus, la Résurrection

La valise ou le cercueil

A Villeneuve-d’Ascq, Christophe Fauquenoy, 45 ans, a été égorgé dans un hall d’immeuble. Il n’avait pas d’antécédents judiciaires.

Une riveraine évoque

« un climat d’insécurité grandissant dans ce quartier, qui ne date pas d’hier. La situation devient insupportable. Il y a du grand deal, du petit deal, du trafic dans les couloirs ». « Christophe ne supportait plus ce que l’on vit ici tous les jours ».

La presse nationale n’en parle pas. Parce que Christophe Fauquenoy n’est pas issu d’une minorité visible et qu’il n’a, semble-t-il, pas été tué par un policier ?

Marine Le Pen : malgré la désinformation, le peuple français s’aperçoit que la moitié de ce qu’on lui raconte relève de l’idéologie

Marine Le Pen a été interrogée dans L’Incorrect, qui consacre son dossier au Rassemblement national. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

C’est arrivé un 3 avril…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 avril 1287 : décès du pape Honorius IV.

Giacomo Savelli est élu pape par le conclave de Pérouse en 1285 sous le nom d’Honorius IV. Durant son règne il élimine des États de l’Église les brigands qui l’infestent. Il encourage les ordres mendiants mais condamne la secte des apostoliques, qui, à Parme prône la pauvreté évangélique. Il s’immisce dans les affaires du royaume de Sicile pour combattre les prétentions des Espagnols et prend sous sa protection le futur royaume de Naples, possessions ayant appartenu à Charles Ier d’Anjou.

  • le 3 avril 1312 : le pape Clément V rend publique la bulle “Vox in excelso” qui supprime l’Ordre du Temple. Il remet les Templiers de France aux inquisiteurs dominicains.

Cf. les chroniques des 18 et 22 mars.

  • le 3 avril 1367 : Du Guesclin est fait prisonnier à la Bataille de Najera, en Espagne.

Cette bataille a lieu au cours de son expédition menée contre le roi de Castille, Pierre Ier le Cruel, qui remonte sur le trône. Bertrand du Guesclin est fait prisonnier par le prince de Galles, le prince Noir, qui l’enferme à Bordeaux où les émissaires du Roi de France négocieront sa libération. Elle est effective le 17 janvier 1368.

  • les 2 et 3 avril 1559 : Traités de Cateau-Cambrésis.

Ces traités mettent fin aux guerres d’Italie. Après la défaite de Saint-Quentin, la France renonce à ses prétentions sur l’Italie. Le 2 avril, la France a signé un traité de paix assez favorable avec Elisabeth Ière d’Angleterre ne lui concédant que Calais pour huit ans. Pour conserver définitivement la ville du Nord, elle devra verser 500 000 écus. Par contre, le Roi Henri II signe avec Philippe II d’Espagne un traité plus contraignant. Si elle conserve les évêchés de Toul, Verdun et Metz et quelques places fortes en Italie, la France doit céder le duché de Savoie et ses conquêtes dans le Piémont. Par ailleurs, elle permet aux Génois de reprendre la Corse. La France au total perd 189 villes ou places fortes au-delà des Alpes et aux Pays-Bas et renonce à tous ses droits en Italie.

Ils sont considérés comme les traités européens les plus importants du XVIe siècle. Ses accords sont restés en vigueur pendant plus d’un siècle. Il entraîne aussi une situation géopolitique nouvelle et marquent ainsi le début de la prédominance espagnole en Europe.

  • le 3 avril 1711 : les Français Chassiron et Dubocage découvrent l’île de Clipperton.
  • le 3 avril 1675 : une émeute antifiscale éclate à Rennes.

Les bureaux du tabac et du papier timbré sont mis à sac avec le soutien des parlementaires et des autorités locales. La révolte a plus d’ampleur en Basse-Bretagne, où elle est connue sous le nom de révolte des Bonnets rouges, On l’appelle également révolte des « Torr He benn » (« casse-lui la tête» ou des « Casse-têtes »), un cri de guerre qui sert aussi de signature dans un des codes paysans.

  • le 3 avril 1782 : bataille de Gondelour.

Cette bataille oppose les armées françaises et britanniques à Gondelour, alors capitale des comptoirs français de l’Inde. C’est en fait la deuxième bataille de Gondelour, puisque deux autres affrontements y ont lieu, en 1758 et 1783. Le 3 avril 1782, les flottes du bailli de Suffren et de l’amiral Hughes s’affrontent pour le contrôle de la ville indienne. Elle est à replacer dans le cadre plus large de la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique, et est remportée par les Français.

  • le 3 avril 1801 : le procès des chouans Saint-Réjant et Carbon s’achève.

Ils sont condamnés à mort pour avoir organisé l’attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte.

  • le 3 avril 1814 : déchéance de Napoléon.

Les sénateurs, présidés par Barthélemy, prononcent la déchéance de Napoléon.

  • le 3 avril 1990 : le roi Baudouin de Belgique en « impossibilité de régner. »

Fervent catholique, le roi des Belges, Baudouin, affirme que sa conscience ne lui permet pas de signer le texte sur l’avortement qu’il considère comme un crime sur le plus faible des innocents. Il abdique pour une durée de 36 heures.

Dans la nuit du 3 au 4 avril le roi se fait mettre en « impossibilité de régner », selon l’article 92 de la constitution du pays. C’est un fait unique dans l’histoire des monarchies constitutionnelles et le plus beau témoignage de foi catholique d’un homme d’état au XX siècle. Le 3 mai suivant, l’épiscopat belge fait une déclaration qui appuie ce geste courageux et apostolique du monarque.

  • le 3 avril 1994 : décès de Jérôme Lejeune, chercheur français ayant découvert la trisomie 21.

Médecin français, pédiatre et professeur de génétique, il découvre l’anomalie chromosomique à l’origine de la trisomie 21. Il est également connu pour son combat pour la « défense de la vie humaine dès sa conception et jusqu’à sa fin naturelle » et son opposition au droit à l’avortement. Elu en 1981 à l’Académie des sciences morales et politiques, il devient en 1994, le premier président de l’Académie pontificale pour la vie crée par Jean-Paul II la même année. Au cours des Journées Mondiales de la Jeunesse à Paris en août 1997, le Pape est venu se recueillir sur la tombe de son ami à Chalô Saint Mars. La cause de béatification et de canonisation de Jérôme Lejeune a été ouverte à Paris le 28 juin 2007.

Sa fondation, à la pointe de la défense de la vie ne peut fonctionner que grâce aux dons des particuliers. Pour en savoir plus : http://www.fondationlejeune.org/

  • le 3 avril 2009 : Benoîte Rencurel est reconnue « vénérable » par le pape Benoît XVI.

Notre Dame et le Christ lui apparaissent de mai 1664 jusqu’en 1718 dans la région du Laus. Les apparitions durent 54 ans. Benoîte est éduquée par la Vierge Marie puis reçoit sa mission.

La Vierge y est vénérée sous le vocable de Notre Dame du Laus. Les apparitions sont reconnues le 4 mai 2008. (Cf. la chronique de ce jour).

Londres : la police évacue l’office de la Passion dans la paroisse polonaise du Christ-Roi

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

La police de Londres est intervenue hier soir dans la paroisse polonaise du Christ-Roi, (Parafia Chrystusa Króla) à Balham, pendant l’office de la Passion, entrant dans le chœur au moment de l’adoration de la Croix pour menacer les paroissiens d’amendes et même d’arrestation s’ils restaient dans l’église. L’office a été brutalement interrompu et l’assistance a calmement quitté les lieux. La paroisse a publié un communiqué de protestation contre cette « profanation », annonçant par la même occasion que tous les offices du Samedi Saint et de Pâques seront maintenus.

Le pasteur René Léonian en mission dans le Caucase

De notre envoyé spécial Antoine Bordier

A 69 ans, ce pasteur de l’Eglise Evangélique Arménienne de France, qui est né à Marseille, revient régulièrement en Arménie. Homme de prière, il est aussi un homme de terrain. Il n’avait pas remis les pieds sur ces terres chrétiennes arméniennes depuis son dernier séjour. C’était en octobre 2020, en pleine guerre. Eclairage sur un homme qui essaie de ne pas laisser la lumière cachée sous le boisseau, et, qui a l’oreille des politiques.

Sa bible n’est pas loin. Il la cite par cœur. La bible, c’est sa vie. Même lorsqu’il est sur le terrain, que celui-ci soit familial, caritatif ou politique, il cherche Dieu, il essaie de parler de Dieu. Il prie Dieu. Mais il n’est pas prosélyte pour autant. Il n’essaie pas de vous convaincre. Il n’essaie même pas de vous évangéliser. Il n’en impose pas. Si ce n’est par l’action, sur le terrain. Il vient de passer une dizaine de jours en Arménie. Il a pu se rendre dans le Haut-Karabakh, à Stepanakert, la capitale de l’Artsakh, cette république auto-proclamée, défaite lors de son dernier affrontement avec l’Azerbaïdjan. L’Artsakh est en mal de reconnaissance internationale, depuis que le pétrole coule à flot à Bakou, la capitale azérie. Elle doit sa survie grâce à la Russie.

« Je suis en Arménie, explique-t-il, pour agir, pour chercher à comprendre, et, pour redonner confiance. La situation actuelle n’est pas facile. Il faut s’occuper des réfugiés, les loger, les nourrir, leur trouver du travail. Je viens motiver les équipes. Et, puis, il y a la situation politique. Nous devons tous travailler à l’unité nationale. »

Des raisons, il n’en manque pas et du travail non plus. Lui qui a l’oreille des présidents, il les a presque tous rencontrés pendant ces quelques jours. Dans le Haut-Karabakh, où il est resté deux jours, il a pu s’entretenir avec Arayik Harutyunyan, le président de l’Artsakh.

Une vocation de missionnaire

Il n’aime pas beaucoup parler de lui, et, préfère parler des autres et des œuvres caritatives, dont il a la responsabilité. Marié et père de deux enfants, après ses études de théologie, il devient pasteur. C’est à Lyon, en 1974, que démarre sa mission. Il y restera 9 ans. Puis, il poursuit ses études et obtient un doctorat de théologie. Diplômé des Hautes Etudes de Pratiques Sociales en 1985, il participe activement au mouvement du Comité Karabakh et se lie d’amitiés avec Levon Ter-Petrossian et Vazgen Manoukian. Ce mouvement est né à la suite des pogroms azerbaïdjanais contre les populations arméniennes du Haut-Karabakh.

« Pour bien comprendre ce qui se passe dans cette région, explique-t-il, il faut se replonger dans l’histoire. En 1921, Staline décide de rattacher ces terres arméniennes à l’Azerbaïdjan (NDLR : les historiens reconnaissent que ces terres sont arméniennes depuis le 3è ou 4è siècle avant Jésus-Christ). En 1985, avec la venue de Gorbatchev au pouvoir, sa politique de la Perestroïka apporte un vent d’autonomie dans le Haut-Karabakh. En 1988, la population la revendique. En février, les premiers pogroms ont lieu. »

Le Comité Karabakh se constitue à ce moment-là. En 1991, l’écroulement de l’ex-URSS est total, les satellites de l’Europe de l’Est et du Caucase en profitent pour déclarer leur indépendance. Le 21 septembre 1991, lors d’un référendum historique, l’Arménie devient indépendante. Le 16 octobre, Levon Ter-Petrossian devient le premier président de la République d’Arménie.

17 ans en Arménie

Le président lui demande de participer à l’ouverture de l’Ambassade Arménienne à Paris. Entre 1993 et 1994, il en sera le chef de chancellerie. A la vue de ses qualités diplomatiques, les instances dirigeantes du Conseil Mondial des Eglises Evangéliques Arméniennes lui demande de le représenter en Arménie. En 1994, il quitte la France et va vivre avec son épouse à Erevan, la capitale. Il ne le sait pas encore, mais il va y rester 17 ans. Être de passage dans un pays qui sort tout juste de l’ère soviétique est une chose. Y vivre en est une autre.

« Nous sommes arrivés dans un pays où il y avait des coupures d’électricité. La vie matérielle était rustique. Mais, ce n’était pas le plus important. Et, les choses se sont améliorées. Ma mission consistait à redonner vie à notre Eglise. Avant 1920, il y avait une vingtaine de lieux de culte évangéliques. Puis, avec Staline, dès 1921, les persécutions religieuses ont commencé. Il a fait table-rase de notre identité et de notre histoire religieuse. Quand je suis arrivé, il ne restait plus que trois lieux de culte : un à Erevan, un à Stepanavan, un à Vanadzor. Quand j’en suis parti, en 2011, il y en avait une quarantaine. »

Le pasteur visite les fidèles, il les rassemble. Il panse les plaies du communisme et revitalise la communauté évangélique. Le missionnaire s’est, ensuite, transformé en bâtisseur en créant des écoles. Il a ouvert, également, la Faculté de théologie. Sur le terrain caritatif, il s’investit dans plusieurs associations, notamment l’Association Missionnaire Arménienne d’Amérique (AMAA) et l’association Espoir pour l’Arménie.

Au chevet du peuple arménien

Le pasteur est sur tous les fronts, même encore aujourd’hui. Pendant toutes ces années, il s’est familiarisé sur les questions géo-politiques.

« Quand je suis reparti en 2011, je revenais 4 à 5 fois par an. Après l’Eurasie et l’Arménie, je suis parti en mission au Canada et en Uruguay. J’ai gardé beaucoup d’amis ici. En 2020, avec la guerre et la défaite, les milliers de jeunes appelés tombés, les dizaines de milliers de réfugiés, je me devais encore plus de revenir. Ici, avec Espoir pour l’Arménie et l’AMAA, nous aidons plus de 2 500 familles. Nous nous occupons, à travers nos écoles et nos centres éducatifs, de plusieurs milliers d’enfants. L’AMAA a été la première organisation de la diaspora à être officiellement enregistrée dans le Haut-Karabakh. C’était en 1995.»

Il est devenu Vice-président honoraire de cette association américaine, qui est dirigée, actuellement, par Zaven Khanjian, son directeur exécutif. Il est, également, devenu citoyen d’honneur de Chouchi, qui est tombée en novembre dernier aux mains des azéris. Lors de son dernier séjour, le pasteur René Léonian se rend dans le Haut-Karabakh. Il passe tous les contrôles sans problème. Il a un passeport arménien.

« Au check-point,les militaires russes m’ont demandé si j’avais un passeport français. Je n’ai pas répondu. »

Il a bien fait, car il aurait, certainement, dû faire demi-tour, comme la plupart des français qui s’y rendent actuellement à titre privé. Surtout, s’ils sont journalistes. « Je n’ai pu apercevoir Chouchi que de loin », ajoute-t-il, en montrant l’une des photos prises, alors qu’il était, peut-être, dans la ligne de mire d’un sniper.

« Ce qui m’a frappé, c’est d’avoir vu d’un côté un tank avec un drapeau arménien et de l’autre côté des drapeaux azéris. »

Ses rencontres avec les présidents

Le 19 mars, à Stepanakert, qui se situe à une dizaine de kilomètres au nord de Chouchi, René rencontre le ministre des Affaires étrangères, David Babayan, et, le président, Arayik Harutyunyan. Ce-dernier porte un pull militaire. Il ne descend plus dans les tranchées. Elles ont été laminées par les drones turques. Ensemble, ils parlent de la guerre, de la défaite, et, passent vite sur ces 44 jours où l’Artsakh et l’Arménie ont sombré. Ils évoquent les nouveaux projets.

« Bien entendu nous avons parlé de la guerre. Mais, surtout, des projets. Nous avons une centaine de salariés qui travaillent sur place, dans des centres de jour, des écoles. Nous avons des programmes agricoles. Nous avons lancé de nouveaux programmes pour les réfugiés. »

Ils ont discuté près d’une heure. Il n’a pas trouvé le président affaibli : « Il fait bonne figure. Mais cela doit être dur pour lui. » De retour à Erevan, le pasteur rencontre en privé deux anciens présidents de l’Arménie, Robert Kotcharian et Serge Sarkissian. Face à la situation politique instable de son pays, Nikol Pachinian, le Premier ministre, serait le responsable de la défaite. D’après eux, Pachinian aurait mal géré l’Arménie depuis qu’il est au pouvoir. D’ailleurs, il a les pleins pouvoirs, depuis qu’il a renversé son prédécesseur (NDLR : en référence à la Révolution de velours en mars-mai 2018). La guerre et les négociations avec le Groupe de Minsk auraient été négligées. Pour eux la question maintenant, c’est leur retour au pouvoir. Pour d’autres, Pachinian aurait toute légitimité à continnuer son action gouvernementale. Dans ce bras-de-fer entre le pouvoir en place (Pachinian) et les anciens qui s’appuient sur une coalition de 17 partis politiques, le gouvernement a, finalement, répondu avec l’organisation d’élections législatives anticipées. Elles auront lieu le 20 juin prochain.

Sa mission spirituelle

A quelques jours des fêtes pascales, qui permettront, sans doute, à l’Arménie de retrouver une certaine unité, le pasteur est interpellé par ce texte biblique : « Recommande ton sort à l’Éternel, mets en Lui ta confiance, et il agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil à son midi » (Psaume 37, 5-6). Au fil de son séjour, de ses rencontres, et, de ses discussions, le pasteur a souvent prié. Il évoque lui-même ses temps de prières :

« A la fin de ma rencontre avec le président du Karabakh, je lui ai proposé de prier pour lui et pour la paix. »

Dans le bureau du président, le pasteur ferme les yeux et prie un instant. Il évoque, aussi, le départ de Rita Sarkissian, l’épouse de l’ancien président de l’Arménie. Au mois d’octobre dernier, l’épouse du président est atteinte par la maladie du Covid-19. Elle en décède rapidement à l’âge de 55 ans. René, à son retour du Karabakh, rencontre son mari, dans les bureaux de son parti politique. Ils évoquent sa disparition

. « Dans son bureau du Parti Républicain d’Arménie (PRA), j’ai prié pour la consolation de Dieu, suite à ce décès prématuré. »

Le pasteur a prié, également, avec les familles des réfugiés, notamment lorsqu’il les visite dans les villages frontaliers du nord-est de l’Arménie. Il a prié en arménien : Տեր Հիսուս օգնիր մեզ; առաջնորդիր մեզ և խաղաղություն շնորհիր մեզ։ ԱՄԵՆ. Ce qui, traduit en français, veut dire : Seigneur Jésus, aide-nous, dirige-nous, et, donne-nous Ta paix. Amen.

Reportage réalisé par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

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