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Eric Zemmour : il y a un bloc pour la conservation et la pérennité d’une certaine France

Dans Face à l’info ce soir, Eric Zemmour montre qu’il y a un important bloc de droite en France, que Marine Le Pen et Emmanuel Macron cherchent à séduire :

Une femme projetait de décapiter des fidèles dans une église à Pâques

Placée en garde à vue, Leïla B., principale mise en cause, aurait avoué vouloir «  décapiter les fidèles dans une église » lors du week-end de Pâques. Comme d’habitude, on sous sort un voisin sous le choc… avec Redouane qui a confié à Midi Libre :

« Je n’y crois pas ! C’est une famille qui n’est pas du tout dans la pratique de la religion musulmane qui, faut-il le rappeler, est à des années-lumière de ce fanatisme sanguinaire. Ce sont des gens qui vivent dans des conditions très précaires et qui ont plus besoin qu’on les aide qu’autre chose. D’ailleurs certains des membres de la famille sont suivis par les services sociaux. »

La religion musulmane, à des années-lumières de ce fanatisme sanguinaire ? J’oscille entre l’ignorance et la taqiyya…

Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 avril, Leïla B., sa mère et ses trois sœurs avaient été interpellées à Béziers. Toutes sont connues pour « être radicalisées » et, pour certains d’entre elles, avoir « visionné des vidéos » de l’Etat islamique.

Les enquêteurs ont mis la main sur un sabre, ainsi que sur des systèmes d’engins explosifs accompagné d’un mécanisme de déclenchement à distance.

Excellente affaire ou absurdité obligataire ?

Vu dans le journal officiel ce matin : Le gouvernement vient de créer une ligne d’obligations assimilables du Trésor 0,00% en euros d’une valeur nominale de 1 euro.

C’est une excellente affaire car l’intérêt nominal est de 0,0000 euro par obligation de 1 euro. Plus vous en possédez, plus le montant des intérêts versés est élevé. Elles seront remboursées le 25 novembre 2031 au pair, à 1 euro. De plus, l’intérêt de 0,0000 euro est payable chaque année, le 25 novembre. A noter que le paiement des intérêts est effectué sous la seule déduction des impôts que la loi met ou pourrait mettre obligatoirement à la charge des porteurs. Autrement dit : attention, le prélèvement forfaitaire unique de 30% appliqué à 0,0000 euro pourrait ne pas vérifier la loi de base de l’arithmétique qui énonce que le résultat de la multiplication d’un nombre par zéro donne zéro.

Il est aussi précisé que le versement de 0,0000 euro peut être effectué soit par l’émetteur des obligations soit par un intermédiaire gérant l’inscription en compte, ce qui occasionnera un gros travail de comptabilité, d’émission de chèques et de virements bancaires d’un montant de 0,0000 €.

Journal Officiel du 7 avril 2021. L’arrêté est daté du 2 avril, pas du 1er avril.

En 2013, Benoît XVI pensait qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre

Alors que l’hérétique théologien suisse Hans Küng est mort mardi 6 avril à l’âge de 93 ans, le secrétaire du pape Benoît XVI révèle

« Quand Benoît XVI s’est retiré au printemps 2013, nous pensions lui et moi – je peux l’avouer aujourd’hui – qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre, sûrement pas huit années. Or tout s’est passé autrement. »

Contestataire de “l’infaillibilité” du pape, pro-avortement et pro-euthanasie, Rome avait interdit en 1979 à Hans Küng d’enseigner la théologie. En 2010, Hans Kung avait exigé que le pape Benoît XVI fasse son “mea culpa” sur la façon dont les affaires d’abus sexuels avaient été gérées. Hans Küng n’avait pas épargné l’attitude de l’épiscopat allemand, secoué par une série de révélations d’abus sexuels anciens commis par des membres du clergé. Au sujet de l’épiscopat allemand, en pleine crise doctrinale, Mgr Gänswein estime que

« L’Église catholique elle-même est dans une crise profonde – avec une grave fracture interne comme elle n’en a pas connu depuis des siècles ».

Concernant la crise sanitaire, Mgr Gänswein a lu les rapports sur

« les foules qui se pressent chez les psychothérapeutes, les terribles dommages collatéraux et le nombre alarmant des suicides, un sujet qui reste strictement tabou ».

Anecdote monastique : quand des moines sonnaient l’Angélus… avec une marmite !

Voici une petite anecdote rigolote qui nous vient tout droit des moines trappistes de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont en Belgique.

L’histoire de cette abbaye débute en 1850, avec l’installation des premiers moines. Malheureusement pour eux, les débuts sont très difficiles. Les premières pommes de terre font la taille d’une noix et il neige même au mois de juillet… Mais cette joyeuse communauté de Scourmont est plus coriace que ça, et sait tout de même garder le sourire malgré les difficultés. En effet, les archives racontent une anecdote très amusante : à leurs débuts, par souci de moyens, il n’y avait ni cloche, ni sonnette à l’abbaye. Ainsi, lorsqu’il fallait sonner l’Angélus trois fois par jour, les moines devaient être inventifs pour appeler tout le monde. Pour ça, ils frappaient sur le couvercle d’une grande marmite avec une cuillère en bois et tout le monde rappliquait ! Imaginez la scène… !

Et c’est douze ans plus tard, en 1862, que les moines lancent leur brasserie, encore incontournable aussi : cliquez ici pour acheter en lignes les bières trappistes de Chimay (vous serez redirigés sur la boutique monastique en ligne de Divine Box)

Le temps de la peur

Article intéressant paru dans le numéro d’avril 2021 de Catholica :

En 2009, Jacques Attali, qui assume volontiers un rôle de conseiller du prince, avait émis une sentence qui acquiert aujourd’hui un relief particulier : « L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur[1] ».

La formule est grandiloquente mais elle suggère une intention politique derrière la généralité du propos. Pour ceux qui entendent profiter d’une occasion telle que l’actuelle attaque virale mondiale pour orienter le cours des choses dans le sens qui leur convient, il est utile d’obtenir la soumission des masses par un moyen psychologique plutôt que seulement par l’usage de la force. Dans cette optique que l’on peut qualifier d’économique, il est tout naturel que l’utilisation de la peur soit un ingrédient privilégié de la fabrique du consentement, de la propagande de guerre à la « communication sociale »[2]. Il s’agira donc d’alterner séduction et menace, promesse de protection et annonce des pires calamités en fonction de l’acceptation ou du rejet des contraintes imposées.

Parmi les nombreuses – et inégales – analyses des manipulations qui se sont multipliées depuis l’irruption du dernier coronarirus, un documentaire belge[3] produit l’extrait d’une conférence donnée par un important virologue, belge lui aussi, Marc Van Ranst, en 2019, au Royal Institute of International Affairs, à Londres. Cet autre conseiller du prince y explique avec complaisance comment il avait déjà procédé, dix ans auparavant, pour obtenir une réaction massive en faveur de la vaccination contre le virus H1N1. Tout d’abord, il avait pris contact avec des journalistes afin d’être considéré comme « l’expert incontournable » et toujours disponible, ensuite il leur avait répété avec insistance un message alarmiste et compté sur eux pour le diffuser avec toute la dramatisation souhaitée, sur le thème : le vaccin ou la mort[4]. La peur est donc utilisée non pas tant pour briser les résistances que pour obtenir l’acceptation volontaire de toutes sortes de contraintes, y compris lorsqu’elles sont déclassées pour être remplacées par d’autres présentées comme tout aussi impératives. Que le procédé puisse servir à satisfaire des intérêts particuliers ou des projets de domination sous couvert d’expertise, ou qu’il soit simplement un instrument de fortune au sein d’une société de masse sensible aux émotions plus qu’aux arguments élaborés, le fait est là.

L’instrumentalisation de la peur a fait l’objet d’études scientifiques, au même titre que d’autres éléments entrant dans le champ de la psychologie des masses. Serge Tchakhotine, disciple de Pavlov, estime, dans son maître livre Le viol des foules par la propagande politique, une première fois réédité en 1952, et adapté à la situation alors actuelle du monde, que l’

« on vit sous deux facteurs capitaux, qui ont la même origine – la peur, la Grande Peur Universelle. D’un côté, c’est la peur de la guerre […] celle de la bombe atomique ; de l’autre, la peur qui est à la base de méthodes actuelles de gouvernement : le viol psychique des masses. »

Un peu plus loin, Tchakhotine précise, sur le même registre :

« Aujourd’hui, le viol psychique des masses est sur le point de devenir une arme d’une extrême puissance et épouvantablement dangereuse. Les découvertes scientifiques récentes contribuent à ce danger dans une mesure jusqu’alors insoupçonnée même dans ce domaine. C’est la télévision qui menace de devenir un véhicule terrible du viol psychique.[5] »

Que dirait le même auteur, après soixante-dix ans de développement exponentiel de l’univers de la communication ? Car s’il existe entre la période des débuts de la Guerre froide et aujourd’hui une certaine continuité, au-delà de la mutation partielle des acteurs, certaines données ont cependant fortement changé. D’une part, les moyens techniques ont effectué un saut qualitatif évident, qui promet de repousser à brève échéance toute limite pensable dans l’ordre de l’intégration mutuelle entre l’homme et la machine ; d’autre part, et simultanément, les forces économiques et idéologiques tendant à l’unification du monde sous « gouvernance » unique sont plus audacieuses que jamais, et trouvent dans le mal universel qu’est le Covid une occasion exceptionnelle leur assurant la possibilité d’un grand bond en avant, plus plausible que celui dont avait rêvé Mao. Enfin les études appliquées se sont multipliées dans le domaine de la psychologie sociale, discipline qui se définit non comme une recherche théorique mais comme une « recherche-action », une science expérimentale appliquée servant de mode d’emploi à tous les agents du changement requis pour l’expansion du capitalisme ou tout autre système d’emprise sur les individus.

Il suffit de parcourir les innombrables travaux dans ce domaine, principalement orientés à résoudre les problèmes de performance dans l’entreprise, mais pour cela ouverts sur de vastes champs d’investigation, incluant sectes, lavage de cerveau à l’époque de la guerre de Corée, expérience de Milgram mesurant la soumission des individus, etc., pour constater l’attention portée à l’utilité sociale de la peur. Un professeur américain, Robert S. Baron, spécialiste reconnu en la matière, indique par exemple que la peur fait partie des « émotions excitantes [qui] ont tendance à diminuer l’effort que les gens déploient pour traiter un contenu persuasif ». Comprendre : la peur obnubile le jugement, ce qui permet d’affaiblir ou annihiler le sens critique, et donc de faire passer les idées, ou accepter les comportements que l’on cherche à imposer. Dans la même veine, l’anxiété, cette forme indifférenciée de la peur, fait l’objet d’analyses pour vérifier son rôle dans l’acquiescement et la conformité de groupe.

Parmi les critiques, nombreuses, quoique minoritaires, dirigées contre la récente gestion de la peur du Covid, le journaliste et essayiste italien Aldo Maria Valli a publié récemment un petit livre, assez pamphlétaire, intitulé Virus e Leviatano, examinant différents aspects des politiques actuelles. Ses formules sont incisives :

« Le récit utile au despotisme thérapeutique se concentre sur la peur de la maladie. Plus elle est dominée par la peur de perdre sa santé, plus l’opinion publique est prête à se transformer en une immense salle d’hôpital, l’autocrate jouant le rôle de prêtre-médecin officiant selon le rituel nécessaire à la guérison. »

« Pendant les semaines de confinement, nous avons vu que ce n’est pas tant l’ampleur réelle du danger qui importe, mais l’ampleur perçue. » « Aldous Huxley, dans la préface de l’édition de 1946 de Brave New World, a écrit que “la révolution véritablement révolutionnaire ne doit pas se faire dans le monde extérieur, mais dans l’âme et la chair des êtres humains”. [6]»

Tout cela est profondément vrai. En effet, si le viol des foules est surtout compris comme une entreprise d’asservissement des peuples par une minorité décidée à les soumettre à sa domination, il est tout de même d’abord le résultat, passé la surprise, de l’absence de réaction de ses victimes, avant que celles-ci ne leur accorde leur acquiescement et leur collaboration. [Lire la suite]

Le sommet mondial sur la vaccination de septembre 2019 avait tout prévu

Yves Daoudal constate :

Le 12 septembre 2019 il y avait eu à Bruxelles un « sommet mondial sur la vaccination », de l’UE en coopération avec l’OMS. Il y avait eu trois tables rondes : « In vaccines we trust », détournement de « In God we trust », devise des Etats-Unis : ce n’est plus en Dieu mais dans les vaccins que nous avons confiance ; « la magie de la science » (sic) ; « Les vaccins protègent tout le monde partout » (sic). Dix actions avaient été définies dans le but d’arriver à la « vaccination pour tous ».

Cette année-là avait commencé l’étude de faisabilité pour le développement d’un passeport vaccinal commun de l’UE, devant déboucher en 2022 sur une « proposition » (c’est le nom des diktats) de la Commission européenne. Divine surprise (?) : le covid-19 a permis d’accélérer le processus, mais de toute façon c’était prévu pour l’année prochaine.

C’est également en 2019 qu’avait été lancé l’eurobaromètre spécial vaccination destiné à évaluer l’attitude des Européens face aux vaccins, c’est-à-dire, clairement et ouvertement, à prendre des dispositions, d’ici… 2021, pour contrer les « hésitations » de la population.

Avec, à partir de… 2020, une réunion annuelle avec les membres de la « Coalition pour la vaccination », à savoir l’ensemble des lobbies ad hoc, pour connaître leurs engagements, et une initiative pour la prise de conscience publique sur la vaccination pendant la « semaine de l’immunisation ».

Ce qui avait été immédiatement précédé par des rapports sur ce qui fait que des pays ont des taux bas ou élevés de couverture vaccinale, et une « série de webinaires sur des cas spécifiques, des projets et des initiatives traitant de l’hésitation à se faire vacciner et des questions liées à l’utilisation des vaccins, avec la participation d’un large éventail de parties prenantes »…

Les Femmes et les enfants d’abord ! : Le développement des enfants portant un masque

Dans ce nouveau magazine mensuel de TVLibertés, consacré à la femme et aux enfants, les thématiques tournent autour de la santé, l’actualité des parents, la consommation, l’éducation, la lecture et l’aide pratique.

Ce premier numéro évoque le développement des enfants portant un masque, puis d’un super objet connecté mais sans écran : Bookinou, qui lit des histoires à vos enfants avec la voix de vos proches. Et enfin, un sujet exhaustif sur le choix du mode de garde ! Et une chronique lecture avec Anne-Laure Blanc et Valérie d’Aubigny à partir de leur blog respectif : “Madame la Chouette” et “123 Loisirs”.

Jean Messiha : “Au nom de quoi devrais-je donc taire le réel ?”

Suite à la révélation de l’origine immigrée des 4 agresseurs des époux Tapie, nous avions publié deux articles dénonçant le paradoxe de l’engagement politique de Bernard Tapie anti-FN et pro-immigration (voir ici et ici). Jean Messiha s’est également emparé de ce fait divers pour dénoncer, de manière beaucoup plus médiatisée et visible que sur le Salon beige, ce retour au réel pour Bernard Tapie.

Jean Messiha a bien évidemment été insulté et conspué sur les différents plateaux de télévision pour le tweet qu’il avait publié.

Suite à cela, Valeurs actuelles, seul média à avoir révélé l’origine ethnique des agresseurs, publie une tribune de Jean Messiha dont voici des extraits :

“(…)  j’ai indiqué que cet homme qui avait tant œuvré pour l’immigration et tant dénoncé les « amalgames » entre immigrations, venait d’en vivre la cruelle expérience.

Un déluge d’insultes et de critiques m’est tombé dessus (…)

Si on peut mettre en lumière un immigré africain parce qu’immigré africain pour un beau geste, alors pourquoi diable ne pas mettre un coup de projecteur sur les innombrables actes de délinquance et de criminalité d’autres africains ?

Plus généralement, les origines et la couleur de peau sont très régulièrement au cœur des indignations de la bien-pensance. Adama Traoré, Michel Zecler, Georges Floyd et plus anciennement les jeunes Ziad et Bounia… Autant de drames où il était question de Noirs, de Maghrébins, etc. L’immigration victimaire fait ainsi l’objet de toutes les attentions du système médiatico-politique, tandis que pour l’immigration tortionnaire le mot d’ordre pourrait être celui utilisé récemment par Audrey Pulvar : « Blancs, taisez-vous ! ».

Pire, un seul geste positif d’un immigré est immédiatement récupéré et instrumentalisé sans aucune décence par médias et politiques, donnant lieu souvent à la création d’une légende et… à une naturalisation dans la foulée ! Mais des centaines de milliers d’actes criminels ou délictuels émanant de l’immigration, là une omerta épaisse se met en place et gare à celui qui évente quoi que ce soit dessus ! …)

Mais plus encore, ce qui m’a complètement abasourdi ce sont les révélations d’André Bercoff, animateur de Sud Radio sur son entretien avec Bernard Tapie, dont il est l’ami de longue date, après les faits. L’homme très choqué, et on le comprend, lui avouait son désarroi : « Je leur ai dit que j’avais toujours été de leur côté », a dit Tapie à ses agresseurs dans l’espoir de les ramener à la raison. À cela, il n’a reçu pour toute réponse qu’un « va te faire enculer » méprisant, ses agresseurs continuant à cogner de plus belle, surtout sur son épouse.

Avoir été de leur côté aurait dû donc constituer une immunité aux yeux de Tapie. Eh bien non, cher Monsieur. Vous devriez faire un peu d’histoire. Les envahisseurs n’épargnent jamais très longtemps les naïfs ou les traîtres qui leur ont ouvert la porte. Vous pensiez sans doute, comme toute la grande bourgeoisie française immigrationniste, que la populace blanche et immigrée assimilée était bonne pour le « vivre-ensemble » de masse, mais que votre fortune vous en épargnerait les affres et les dangers ? Pas de chance. Les murs de votre domaine ne les ont pas arrêtés. Et ils n’épargneront personne. Non personne.

On me reproche d’avoir relaté cette affaire en ces termes ? Je m’en fous. Au nom de quoi devrais-je donc taire le réel ?

Cela fait maintenant des années que le fait d’être blanc vous relit à l’esclavage, au colonialisme, au racisme et on vous dit que vous devez encaisser tête baissée parce que c’est la réalité de l’Histoire. Très bien. Eh bien la réalité d’aujourd’hui, c’est aussi que l’immigration arabo-afro-musulmane est considérablement sur-représentée dans la délinquance, la criminalité, le fanatisme religieux et je ne parle même pas du terrorisme. Alors maintenant, c’est réel contre réel, il n’est plus question de prendre des coups sans les rendre. Je suis un bon chrétien sauf sur un point : je ne tends pas l’autre joue. Je tends le poing. Politiquement bien sûr.

Je m’entête à parler du réel parce que le dissimuler nous empêche de régler les problèmes qui accablent notre pays. Depuis des années, nous vivons une immigration de peuplement arabo-afro-musulmane. Et on nous serine à longueur d’années que cela se passe très bien, qu’un vivre-ensemble serein et pacifique se met en place et mieux, que l’on s’enrichit de cette lente submersion. Eh bien, il est plus que temps de dire CE QU’IL FAUT.

Non, cela ne se passe si bien que ça. Non ce n’est pas si pacifique que ça. Et non, franchement, ce processus est très loin de nous enrichir. Parler ainsi nous entrainerai, paraît-il, vers la guerre civile.

C’est tout le contraire. C’est en arrêtant cet assaut pendant qu’il en est encore temps – et il ne nous en reste que très peu – que l’on pourra empêcher la guerre civile. Mais le camp de l’anti-France ne veut pas de cette résistance, car il veut que dans 20 ou 30 ans le peuple français n’ait plus d’autre choix que de se soumettre ou de se barrer parce que le nombre sera contre lui (…)

Toute cette hypocrisie, c’est finie. Terminée. La gauche et la bien-pensance ont décidé depuis quelques années de mettre la race au cœur du débat politique, pour en désigner une, la race blanche, comme la mauvaise race coupable de tout et les autres comme victimes de tout. Le temps de la vérité est venu. On va tout mettre sur la table et les Français vont lentement sortir de la torpeur des sédatifs de la doxa pseudo-progressiste et anti-française. Nous sommes chez nous et nous allons nous battre pour rester ce que nous sommes là où nous sommes. C’est-à-dire rester et vivre Français en France.

Et pendant ce temps-là, ce soir sur France 2, les téléspectateur auront le droit à un film de propagande pro-migrants financé par la redevance audiovisuelle : “Déprogrammée suite à la décapitation de Samuel Paty, la fiction “Vulnérables” visant à humaniser l’image des “mineurs étrangers isolés” sera finalement diffusée ce soir par France 2“.

C’est arrivé un 7 avril…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 avril : fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur de la Congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes.

Né en 1651 à Reims, Jean-Baptiste de La Salle appartient au grand mouvement de la Contre-réforme catholique du XVIIème siècle. Aîné d’une famille de onze enfants, son père le destine d’abord à une carrière juridique, comme c’était très souvent le cas dans la noblesse de robe. Lui se sent appelé à servir Dieu. Ordonné prêtre le 9 avril 1678, il est reçu, deux ans plus tard, docteur en théologie à la Sorbonne. Le 25 mai 1684, il fonde la Congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes en 1684, dont la mission est l’éducation des enfants des classes populaires. A la pédagogie individuelle, en usage jusqu’à cette époque, JB de La Salle préfère, pour des raisons d’efficacité et d’économie, l’enseignement simultané, prodigué à un groupe de jeunes réunis dans une même salle. Il introduit également le principe du regroupement des élèves par niveau — «la division des plus faibles, celle des médiocres, et celle des plus intelligents ou des plus capables».Ayant pris conscience que la formation des maîtres est inexistante, en 1685, il fonde un séminaire qui devient une véritable école normale d’instituteurs, qui n’a pas d’équivalent alors dans le Royaume de France.

Parmi ses innovations, il faut souligner aussi l’apprentissage de la lecture et de la langue maternelle avant le latin, la gratuité de l’enseignement ou les cours d’instruction pour adultes.

Décédé le 7 avril 1719, un Vendredi Saint, le père de la Salle s’éteint dans la maison mère de sa congrégation à Rouen. Il est béatifié en 1888 et canonisé en 1900.Le 15 mai 1950, Pie XII proclame Saint Jean-Baptiste de la Salle « patron de tous les éducateurs chrétiens. »

  • le 7 avril 451 : pillage de Metz par Attila.

Au printemps 451, les Huns franchissent le Rhin après avoir détruit Cologne en faisant un véritable carnage. Le « Fléau de Dieu » attaque ensuite Verdun, puis Laon, Saint Quentin, et Reims. La Horde atteint la Marne sans qu’on puisse l’arrêter. Les scènes d’horreur se multiplient et achèvent de terroriser les populations. L’administration romaine de Lutèce va évacuer la ville pour Orléans ou Tours. Mais une jeune fille d’une quinzaine d’année pousse la population à rester et à prier car, dit-elle, les Huns ne viendront pas.

(cf. les chroniques du 24 juin et du 20 juin)

  • le7 avril 1250 : le Roi de France Louis IX est fait prisonnier à Mansourah.

La bataille de Mansourah a lieu le 8 février, les croisés réussissent à traverser le Nil et à pénétrer dans la ville. Mais ils sont repoussés et le frère du Roi, Robert d’Artois est tué. Jusqu’au 7 avril, les armées se font face. Le Roi Louis IX prend alors la décision de retourner dans la ville de Damiette. La retraite commence dans la nuit du 5 au 6 avril 1250.Saint Louis, malade, épuisé, souffrant de fièvres et de dysenterie, refuse de prendre place sur un navire et reste avec ses soldats.

Saint Louis envoie Philippe de Monfort pour négocier avec les musulmans la cession de Damiette contre un sauf-conduit pour le retour des croisés en France. Mais les Sarrasins achètent un sergent français qui annonce alors, que le Roi ordonne à l’armée de se rendre. Les 12’000 soldats restants deviennent prisonniers. Louis IX est reconduit vers Mansourah, en prisonnier. Saint Louis IX est le premier souverain français à être capturé sur un champ de bataille.

  • le 7 avril 1498 : décès accidentel du Roi de France Charles VIII.

Le Roi Charles VIII l’Affable meurt accidentellement au château d’Amboise sans héritier ; Louis d’Orléans devient le Roi Louis XII. Il se cogne brutalement la tête contre le linteau d’une porte basse. Né le 30 juin 1470, au même endroit, il est l’unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, et le dernier Roi de la succession directe de la branche des Valois de la dynastie capétienne.

Charles VIII vainc les Bretons à la bataille de St Aubin du Cormier le 28 juillet (cf. chronique du jour, du 18 novembre et du 6 décembre). En application du traité du Verger, Anne de Bretagne doit épouser le successeur de Charles VIII le futur et remuant Louis XII.

Après la campagne triomphale en Italie, en 1494, Charles VIII doit faire face, à compter du 5 avril suivant, à la Ligue de Venise qui réunit à l’instigation du pape Alexandre VI, Maximilien d’Autriche, Ferdinand d’Aragon et Ludovic le More, lequel s’est retourné contre la France. La Ligue se prépare à chasser les Français d’Italie.

L’année 1495 s’achève après de durs combats. Et le 27 novembre 1497 se conclue, à Alcala de Henares, une trêve permanente entre les Rois de France et d’Espagne. Charles VIII meurt, alors qu’il prépare une nouvelle armée pour Naples et que se déroulent des négociations au château d’Amboise entre Français et Espagnols pour le partage de l’Italie.

Charles VIII et Anne de Bretagne ont multiplié au cours de leur vie les preuves de leur dévotion envers Notre Dame, Notre Dame d’Embrun pour le Roi et Notre Dame de Bonne Nouvelle à Rennes pour la Reine. D’ailleurs, Charles VIII attribue à son pèlerinage auprès de Notre de Bonne Nouvelle le changement dans le cœur d’Anne de Bretagne et le mariage qui s’en suit. (*)

(*) La Vierge Marie dans l’Histoire de France, Ed Résiac, pages 119 à 122.

Voir les chroniques du 30 mai et du 30 juin.

  • le 7 avril 1506 : naissance de saint François Xavier, missionnaire jésuite espagnol.

Saint François Xavier est un missionnaire jésuite navarrais, né à Javier, près de Pampelune en Navarre et mort le 3 décembre 1552 dans l’île de Sancian, au large de Canton, Chine. Il poursuit ses études de théologie à la Sorbonne, logeant au collège Sainte-barbe, où il rencontre Pierre Favre et Ignace de Loyola avec qui il fonde la Compagnie de Jésus en 1534. Il est ordonné prêtre en 1537. En 1540, à la demande du roi Jean III de Portugal, il est envoyé par le pape Paul III pour évangéliser les peuples des Indes orientales. Il est surnommé« l’Apôtre des Indes » et est reconnu saint par les catholiques et les anglicans. Sa fête est le 3 décembre.

  • le 7 avril 1509 : la France déclare la guerre à la république de Venise.

Les traités de Cambrai du 10 décembre 1508 ont jeté les bases d’une ligue contre Venise, réunissant Louis XII et Maximilien réconciliés, Ferdinand II d’Aragon et le Pape. La France, chargée la première d’attaquer, déclare officiellement la guerre à Venise, son ex-alliée. C’est le point de départ de la guerre de la Ligue de Cambrai, qui dure huit ans.

  • le 7 avril 1652 : bataille de Bléneau.

Lors de la Fronde des Princes qui oppose les principaux princes de France au jeune Louis XIV et à Mazarin, Louis II de Bourbon, prince de Condé, attaque les troupes royales alors que l’armée royale est dispersée et que la cour est restée à Gien sans protection. Le maréchal d’Hocquincourt stationne imprudemment dans le village de Bléneau. Il perd la presque totalité de ses soldats suite à l’attaque et doit fuir vers Auxerre. Le 7 avril au matin, Turenne, qui est resté fidèle au Roi, contre-attaque avec succès malgré une infériorité numérique, qui fera dire à Napoléon qu’il avait pris un trop grand risque. Condé doit se replier en catastrophe sur Paris.

  • le 7 avril 1652 : naissance de Lorenzo Corsini, futur pape Clément XII.
  • le 7 avril 1655 : Fabio Chigi devient le pape Alexandre VII.

Fabio Chigi, né à Sienne le 13 février 1599, est élu 237e pape à l’unanimité, avec le nom d’Alexandre VII. Il confirme la condamnation du jansénisme prononcée par Innocent X et met les Provinciales de Pascal à l’Index. Il cherche à contenir l’expansion du protestantisme en Italie et en Angleterre. On lui doit l’achèvement des travaux de la place Saint-Pierre et l’installation de la colonnade du Bernin. Ses gardes ayant tiré sur l’ambassadeur de France à Rome et tué un de ses pages, il rechigne à réparer la faute. Louis XIV l’y oblige en confisquant le comtat d’Avignon. Il meurt en 1667.

  • le 7 avril 1672 : Frontenac nommé gouverneur de Nouvelle France.

Louis de Buade, comte de Frontenac, est proclamé gouverneur de la Nouvelle-France. Il conservera ce titre d’abord pendant 10 ans, puis de 1689 à 1698. Lors de son mandat, le Mississipi est découvert et un immense fort est bâti sur le lac Ontario, baptisé Fort Frontenac. La paix et les alliances avec la population locale sont assurées. Victime d’un complot, Frontenac rentre en France, mais revient en Nouvelle-France quelques années plus tard en pleine guerre de la ligue d’Augsbourg. Il fortifie Québec et Montréal et résiste à l’attaque anglaise de William Phips.

  • le 7 avril 1780 : le Grand Théâtre de Bordeaux est inauguré avec la pièce Athalie de Racine.

Construit par l’architecte Victor-Louis entre 1773 et 1780 sur ordre du gouverneur de la Guyenne, le Grand Théâtre est considéré comme l’un des plus beau théâtres du monde.

  • le 7 avril 1795 : adoption du système métrique

Suite au rapport du député de la Côte d’Or, Prieur, la Convention adopte un décret concernant les poids et mesures. Le mètre devient l’unité de longueur et la base du nouveau système de mesure appelé « système métrique ». La loi fixe les nouvelles mesures: mètre, gramme, litre avec leurs préfixes: kilo, hecto, déci, etc.

Ce nouveau système métrique mettra des années pour s’imposer dans toute la France. Ce même décret change le nom de la monnaie anciennement appelée Livre en Franc. (Cf. Chronique du 30 mars)

  • le 7 avril 1823 : expédition d’Espagne.

Menée en avril 1823 par la France, elle vise à rétablir Ferdinand VII d’Espagne sur le trône. Lors du congrès de Vérone, le 22 janvier 1823, un traité secret est signé, donnant à la France le pouvoir d’envahir l’Espagne afin de rétablir l’ancien monarque absolu. L’expédition se réalise en deux colonnes : vers la Catalogne et vers les Asturies. Le 31 août 1823, tombe le Fort du Trocadéro. Ce succès est la fin de l’expédition qui a totalement réussi.

  • le 7 avril 1858 : dix-septième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Pendant cette Apparition, Bernadette tient son cierge allumé. La flamme entoure longuement sa main sans la brûler. Ce fait est constaté en direct par le médecin, le docteur Douzous.

  • le 7 avril 1906 : la conférence d’Algésiras.

Depuis des années, le Maroc est convoité par la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Espagne. Cette conférence place le Maroc sous contrôle international et consacre également l’influence de la France sur une partie du territoire, en lui octroyant des droits spéciaux. L’Allemagne est insatisfaite, et va tenter de récupérer une partie du pays, avec l’incident d’Agadir en 1911.

  • le 7 avril 1946 : Pie XII et l’Histoire.

« Si on ne connaît pas Dieu et qu’on n’observe pas sa loi, pourquoi s’étonner que l’Histoire marque ses dates avec des catastrophes ? »

  • le 7 avril 1994 : François de Grossouvre se suicide à l’Elysée.

Erdogan humilie la présidente de la Commission européenne

En entrant dans la grande salle où Erdogan tient ses audiences, Ursula von der Leyen a constaté que seulement deux fauteuils étaient en place : l’un pour Erdogan, l’autre pour Charles Michel, le président du Conseil européen. Et les hommes se sont assis avant elle.

Elle a du se rabattre sur le divan :

 

Offensive pro-euthanasie en France : le contre-exemple des lois belge et néerlandaise

De l’ECLJ à l’occasion du débat parlementaire de demain :

Cinq ans seulement après la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016, le débat sur la fin de vie est relancé en France avec une offensive pro-euthanasie consistant en quatre propositions de loi.

Au Sénat, celle « visant à établir le droit à mourir dans la dignité » (n° 131) portée par la sénatrice Marie-Pierre de la Gontrie (PS) a été rejetée le 11 mars 2021. Il s’agissait d’un texte reprenant pour l’essentiel une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs rédigée par l’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD) en 2018.

À l’Assemblée nationale, l’actuelle offensive pro-euthanasie a pris corps par les propositions de loi n° 3806 « visant à garantir et renforcer les droits des personnes en fin de vie » portée par Jean-Louis Touraine (LREM), n° 3755 « visant à affirmer le libre choix de la fin de vie et à assurer un accès universel aux soins palliatifs en France » portée par Marine Brenier (LR) et n° 288 « donnant le droit à une fin de vie libre et choisie » portée par Olivier Falorni (groupe Libertés et Territoires). Cette dernière sera débattue le 8 avril prochain. Le gouvernement ne semble toutefois pas favorable à une légalisation de l’euthanasie dans l’immédiat : au Sénat, le 11 mars dernier, le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré qu’il « ne [croit] pas que le moment choisi pour modifier le régime juridique de la fin de vie soit le moment opportun ». Il a annoncé également la création, à compter du mois d’avril 2021, d’un nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie.

« On meurt mal en France ». Tel est le leitmotiv des partisans de la légalisation de l’euthanasie, que les députés Touraine et Brenier reprennent à leur compte dans l’exposé des motifs de leurs propositions de loi. On peut ainsi y lire que la loi Claeys‑Leonetti constitue un « cadre juridique trop restrictif » (proposition Brenier) et « présente (…) quelques lacunes, responsables de souffrances et d’affaires médiatiques régulières » (proposition Touraine). L’objectif est donc de faire évoluer le droit français de la fin de vie par une nouvelle étape comprenant l’euthanasie, de manière à « mettre fin à une hypocrisie qui n’a que trop duré » dès lors qu’il semblerait « qu’entre 2 000 et 4 000 personnes terminent leur vie, chaque année en France, grâce à l’assistance active à mourir d’un médecin » (proposition Touraine) : ce serait donc parce qu’une telle pratique existe clandestinement qu’il faudrait officiellement l’autoriser. Or cette conception de la loi délégitime toute interdiction ou obligation, et rend in fine inutile la loi elle-même.

Les lois étrangères autorisant l’euthanasie : des modèles pour les promoteurs de l’euthanasie

Les partisans de l’euthanasie s’appuient également sur l’existence de lois étrangères permettant cette pratique et/ou le suicide assisté. En Europe, c’est le cas des Pays-Bas depuis 2001, de la Belgique depuis 2002, du Luxembourg depuis 2009 et de la Suisse. Dans l’actualité récente, la loi portugaise sur l’euthanasie, votée le 29 janvier 2021, vient toutefois d’être jugée contraire à la Constitution par le Tribunal constitutionnel le 15 mars 2021. Trois jours plus tard, c’est en revanche le Sénat espagnol qui a approuvé la « loi de régulation de l’euthanasie » votée en décembre dernier.

Meurt-on pour autant mieux dans ces pays où l’euthanasie est permise ? Ses promoteurs louangent ces lois comme étant exemplaires, les présentes propositions de loi s’inspirant d’ailleurs largement de la loi belge, elle-même proche de la loi néerlandaise. D’après la proposition Touraine, « Les dispositifs mis en place par ces pays, comparables à celui proposé par ce texte, sont encadrés et offrent un moyen de contrôle, contrairement à la législation française actuelle. Ils n’ont d’ailleurs jamais été remis en cause dans ces divers pays tant ils répondent aux demandes de la population. » Pour la députée Brenier, le fait que d’autres pays autorisent l’euthanasie est la « preuve que nous devons nous inscrire dans cette démarche. En ce sens, la Belgique est un bon exemple à suivre. En 2002, année de la légalisation de cette aide active à mourir, nos homologues parlementaires ont pensé un cadre juridique global, regroupant à la fois la mise en place de l’aide active à mourir, un travail de fond sur leur système de soins palliatifs et donc la fin de vie en général. En travaillant à ce cadre confectionné sur mesure, qui permettrait un contrôle précis de tous ces actes médicaux, la Belgique a mis en avant ce qui doit également être notre objectif en France : le libre choix du patient avant tout ». Quant au député Falorni, il écrit de la loi belge que « Non, elle n’a pas non plus favorisé une multitude de dérives. Bien au contraire, [elle] a balisé strictement l’aide active à mourir alors que près de 2 000 actes d’euthanasie clandestine‑ donc de facto criminels‑ sont pratiqués en France sans aucun contrôle, de façon notoire ». La réalité se révèle pourtant moins exemplaire que veulent le faire croire les promoteurs de la soi-disant « mort douce ».

Les dérives permises par les lois étrangères autorisant l’euthanasie

En effet, les dérives sont notoires en Belgique comme aux Pays-Bas[1] et proviennent de diverses sources[2]. Les auteurs d’une toute récente étude s’inquiètent de ce que « plusieurs conditions de la loi sur l’euthanasie censées fonctionner comme garde-fous et garanties procédurales, en réalité, échouent souvent à fonctionner de la sorte »[3]. Les conditions auxquelles l’euthanasie est permise se voulaient strictes à l’origine mais s’avèrent floues et subjectives, permettant une interprétation large par les praticiens. Notamment le fait de permettre l’euthanasie en cas de souffrance psychique permet nombre d’abus en raison de la difficulté d’appréhender l’ampleur d’une telle souffrance : c’est ainsi que, régulièrement, des professionnels de santé belges demandent que les conditions permettant une telle euthanasie soient affinées, voire qu’une telle possibilité soit supprimée[4]. En Belgique comme aux Pays-Bas, la tendance est toutefois à la multiplication des euthanasies (officiellement 235 euthanasies pratiquées en 2003 et 2444 en 2020 en Belgique) et à l’anéantissement progressif des garde-fous originaires : en 2014, la possibilité de demander l’euthanasie a également été ouverte aux mineurs « dotés de la capacité de discernement » sans limite d’âge en Belgique, tandis que les Pays-Bas ont permis l’euthanasie des nouveau-nés sous certaines conditions par le Protocole (officieux) de Groningen (2005) et réfléchissent à en ouvrir l’accès aux personnes fatiguées de vivre et aux mineurs de moins de 12 ans. La mentalité euthanasique progresse comme le montrent trois études révélant que « 40 % des Belges sont pour l’arrêt des soins pour les plus de 85 ans »[5]. Aux Pays-Bas, l’association NVVE a créé des « équipes volantes » et une clinique de fin de vie traitant les cas-limite que les médecins refusent de prendre en charge[6].

Les commissions de contrôle à l’efficacité douteuse

Dans les systèmes belge et néerlandais, des commissions sont chargées de contrôler l’application de la loi en matière d’euthanasie mais leur efficacité est largement remise en cause. Ce contrôle s’effectue a posteriori – c’est-à-dire après la mort de la personne – et se fonde sur la simple déclaration faite par le médecin ayant pratiqué l’euthanasie. Or il est vain d’espérer protéger la vie des personnes avec un contrôle opéré après leur décès. En outre, le caractère déclaratif du système rejaillit sur la qualité du contrôle : les cas douteux ne sont pas déclarés, ce que reconnaît le président de la commission belge[7]. Une étude révèle ainsi qu’environ 50 % des euthanasies belges n’auraient pas été déclarées en 2007[8]. La question de l’indépendance d’une telle commission de contrôle se pose également : dans le cas belge, près de la moitié de ses membres sont issus d’associations militant en faveur de l’euthanasie[9] et/ou sont des médecins pratiquant eux-mêmes l’euthanasie : ils sont donc juges et parties. Finalement, il suffit de lire les rapports de ces commissions pour se rendre compte qu’elles valident parfois des cas d’euthanasie se situant à la limite de la légalité, voire au-delà des prévisions de la loi. Selon le 3ème rapport quinquennal (2012-2016) d’évaluation de la loi néerlandaise, « Lorsqu’un médecin a agi de manière non-conforme aux critères de minutie mais apparemment avec bonne foi, la commission préfère adopter à son égard une attitude éducative plutôt que d’entamer des poursuites »[10]. Très peu de dossiers sont finalement transmis à la justice : entre 2002 et 2016, la commission belge n’a transmis au procureur du roi qu’un seul dossier sur 14 573 euthanasies[11]. Cela est étonnant alors que des affaires sont régulièrement médiatisées comme celles concernant les frères Verbessem (frères jumeaux sourds et ayant un glaucome devant les rendre aveugles), Nathan Verhelst (victime de l’échec d’une opération de changement de sexe) ou Tine Nys (femme ayant reçu un diagnostic d’autisme quelques mois avant son euthanasie) en Belgique, ou Gaby Olthuis (femme euthanasiée car elle souffrait d’acouphènes) aux Pays-Bas. La justice néerlandaise s’avère très laxiste en la matière comme le montre l’affaire Albert Heringa qui a vu l’acquittement d’un homme ayant, en toute illégalité, « assisté sa mère dans son suicide ».

Les inquiétudes de Jean Léonetti, père des lois françaises relatives à la fin de vie

Il est intéressant de remarquer que le député Jean Léonetti, père des lois Léonetti et Claeys-Léonetti, faisait état dans un rapport en 2008 des « Inquiétudes que suscitent les législations et les pratiques issues de la légalisation de l’euthanasie » dans ces deux États[12]. Concernant le système néerlandais, il notait que « l’application de cette loi présente plusieurs caractéristiques : les critères d’évaluation du degré de la souffrance du patient sont flous, l’existence même d’un contrôle a posteriori faisant porter la vérification plus sur le respect de la procédure que sur la réalité des motifs médicaux ; l’appréciation du médecin est subjective et la méconnaissance de la loi n’est pas sanctionnée. Il y a d’ailleurs quelque paradoxe à revendiquer haut et fort un droit à l’autonomie de la personne et à s’en remettre avec cette réglementation à la décision du médecin »[13]. M. Léonetti observait aussi qu’en conséquence de ce « pouvoir médical » en la matière, une perte de confiance dans le personnel médical est visible et pousse les personnes âgées néerlandaises à partir vivre en Allemagne. Il concluait : « les pratiques médicales hollandaises sont mal vécues par une partie de la population »[14].

Les dérives euthanasiques belges devant la CEDH

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est actuellement saisie de l’affaire Tom Mortier c. Belgique qui met en cause les dérives euthanasiques belges. L’ECLJ a été autorisé par la Cour à lui présenter des observations écrites en tant que tiers intervenant dans cette affaire. Si la CEDH n’a jamais admis un droit à l’euthanasie[15], tout en ne s’y opposant pas par principe, elle s’est aussi déclarée consciente qu’une législation légalisant l’euthanasie peut conduire à des dérives et abus : elle a ainsi noté que « l’on ne saurait sous-estimer les risques d’abus inhérents à un système facilitant l’accès au suicide assisté »[16] et a jugé que « protéger notamment toute personne d’une prise de décision précipitée, ainsi que (…) prévenir des abus »[17] sont des objectifs légitimes. En effet, de tels abus sont prévisibles car « Si la mort est vendue comme une solution à la souffrance et si le suicide est perçu d’un bon œil quand c’est un médecin qui le provoque, la vraie question n’est pas tant de savoir pourquoi certains s’y opposent, mais “pourquoi dire oui aux uns, et non aux autres ?”[18] ». Finalement, les lois étrangères autorisant l’euthanasie sont-elles si exemplaires ? Les objectifs affichés par les promoteurs de l’euthanasie lors de l’adoption des lois belge et néerlandaise étaient de mettre un terme aux euthanasies clandestines, encadrer les demandes d’euthanasie et contrôler l’application de la loi : ils ne sont pas atteints. Ce sont pourtant ces mêmes objectifs qui sont mis en avant aujourd’hui par les auteurs de l’actuelle offensive pro-euthanasie en France.



[1] Sur la situation aux Pays-Bas, voir : L’euthanasie aux Pays-Bas, Alliance Vita, 24 novembre 2017.

[3] Kasper Raus, Bert Vanderhaegen, Sigrid Sterckx, “Euthanasia in Belgium: Shortcomings of the Law and Its Application and of the Monitoring of Practice”, The Journal of Medicine and Philosophy: A Forum for Bioethics and Philosophy of Medicine, Vol. 46, Issue 1, February 2021, Pages 80–107.

[4] Voir p. ex. Ariane Bazan e.a., « Schrap euthanasie op basis van louter psychisch lijden uit de wet. De dood als therapie? », De Morgen, 08.12.2015 : 65 professeurs d’université, psychiatres et psychologues demandent que soit supprimée la possibilité d’euthanasie des patients atteints de souffrances psychiques et dont le décès n’est pas prévu à court terme.

[7] Complément d’enquête : « Santé, GPA, vieillesse : quand l’homme défie la nature », France 2, octobre 2014.

[8] Smets T., Bilsen J., Cohen G., Rurup ML., Mortier F., Deliens L., “Reporting of euthanasia in medical practice in Flanders, Belgium: cross sectional analysis of reported and unreported cases”, BMJ, 2010;341:c5174.

[9] É. de Diesbach, M. de Loze, C. Brochier et E. Montero, Euthanasie : 10 ans d’application de la loi en Belgique, Institut Européen de Bioéthique, Avril 2012, Bruxelles, p. 6.

[11] Dominique Grouille, « Fin de vie : les options belge, suisse et orégonaise », La revue du praticien, vol. 69, janvier 2019.

[14] Ibid.

[15] Pretty c. Royaume-Uni, n° 2346/02, 29.04.2002, § 39-40.

[16] Ibid., § 58.

[17] Haas c. Suisse, n° 31322/07, 20.01.2011, § 56.

[18] Aubert Martin, « Euthanasie: les dérives vendues comme des progrès souhaités », Huffpost, 20 juin 2017.

Intox sur la Vigile pacale en l’église Saint-Eugène

L’abbé Marc Guelfucci, curé de Sint-Eugène Sainte-Cécile, répond aux journalistes du Parisien, suite à la polémique :

Le curé tient à rappeler que :

  • La présence exceptionnelle pour la Vigile Pascale a été gérée selon les indications générales.
  • Les mesures sanitaires ont été respectées dans la mesure du possible.
  • Les participants avaient majoritairement un masque.
  • Les passages incriminés sont des moments ponctuels de procession sans être pressés comme dans les transports en commun.
  • Les fidèles n’ont pas excédés 250-280 pour une capacité de 600 places au sol.
  • Les gestes du baptême étaient accompagnés de lingettes imprégnées de gel hydroalcoolique.
  • La communion se fait avec pot d’éthanol.
  • Le service de messe se fait sans face à face

Euthanasie : télescopage d’actualités

Alors que certains veulent légaliser l’euthanasie, on apprend en même temps que
  • des associations écologiques hurlent au scandale que l’on ose tuer des requins qui ont mangé et tué des hommes ces derniers mois en Nouvelle-Calédonie.
  • un âne « très très agressif » a été « sauvé » de l’euthanasie grâce une association… : il était négligé et vivait seul depuis des années et était devenu extrêmement agressif. Ils se sont occupés de lui, lui ont fait des soins et placé dans un champs avec des chevaux… Après tout cela « c’est effectivement devenu un âne très adorable ».
  • un chien au visage déformé est sauvé de l’euthanasie par une dame qui l’a trouvé mignon…

Le Grand Orient de France veut l’abrogation du Concordat d’Alsace-Moselle

Alors que la mairie de Strasbourg finance une mosquée et que la nouvelle loi sur le séparatisme est en cours d’examen au Parlement, le Grand Maître du Grand Orient de France, Georges Sérignac, a fait réaliser par l’IFOP un sondage sur le Concordat d’Alsace-Moselle.

Néanmoins, les Alsaciens-Mosellans sont majoritairement favorables au financement du culte catholique :


Néanmoins, le Grand Orient De France demande au Parlement que le Concordat soit abrogé dans cette région.

Le Sénat rejette le régime d’autorisation de l’instruction en famille

Le Sénat examine le projet de loi sur le séparatisme, appelant au “respect des principes de la République”, parmi lesquels il faudrait interdire l’enseignement libre à la maison. En commission, le Sénat a réinstauré un régime de déclaration pour effectuer l’école en famille. Un amendement du gouvernement et la gauche voulant instaurer le régime d’autorisation a été rejeté :

Le Sénateur des Pyrénées-Atlantiques, Max Brisson, a déclaré :

« Au-delà des cas d’espèce recensés dans une sorte de politique au doigt mouillé, vous êtes bien incapable depuis des mois d’étayer de manière forte le corollaire qui pourrait exister entre instruction en famille et menace séparatiste »

Et le sénateur RN Stéphane Ravier :

Les fractures inédites de la société américaine

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Les États-Unis n’ont jamais aussi mal porté leur nom. La société américaine est fracturée de toute part, mettant en péril une unité qui avait fait sa force tout au long de sa courte histoire. Si l’on excepte la guerre de Sécession, volonté de séparation que le Nord ne pouvait tolérer car elle aurait impliqué la fin de la mystique « Destinée manifeste », aucun événement n’a jamais menacé durablement l’unité américaine. L’unanimité patriotique a servi de ciment à un pays qui a dominé le monde pendant la plus grande partie du XXe siècle.

Or, l’actualité récente révèle des lézardes révélatrices de divisions inédites et très profondes.

Les revendications des minorités raciales ou sexuelles, une forme de terrorisme intellectuel qui ravage les universités, une presse tétanisée et rampante devant les injonctions haineuses des tenants d’un nouveau totalitarisme qui progresse sous couvert d’égalité sont quelques-uns des stigmates qui rongent le corps américain. En face, il y a les classes moyennes ou populaires qui n’acceptent pas de voir leur univers s’effondrer, d’autant moins que leur situation personnelle s’est grandement fragilisée.

Le responsable de cette situation explosive est tout trouvé : Donald Trump, bien sûr. Ce serait lui qui, par son comportement pendant quatre ans, sa haine des minorités, son agressivité et son refus de la défaite, serait le coupable du vacillement de la société américaine.

Il n’en est rien : le mal est plus profond et plus ancien. La mondialisation débridée, la désindustrialisation massive, le déclassement de millions d’Américains qui ne peuvent même plus se loger, tout cela s’accumule depuis une vingtaine d’années. Le rejet d’un interventionnisme militaire très coûteux et fondé sur des mensonges éhontés a ébranlé un peu plus la confiance de l’Américain moyen en ses dirigeants. D’autant que le résultat de ces campagnes militaires, généralement illégales, est calamiteux.

D’autres événements ont joué un rôle dans la montée de la colère, par exemple « le dégoût de voir l’administration Obama sauver Wall Street et abandonner les gens simples à leurs faillites immobilières », comme le souligne le professeur Mitchell, cité par Le Figaro du 22 janvier. Goldman Sachs, qui avait truqué les comptes de la Grèce pour lui permettre d’entrer dans l’Europe, est en effet plus riche que jamais.

L’élection de Trump n’est pas le point de départ de la fracture américaine mais son évidente manifestation, la révolte d’un peuple qui ne comprend plus ses dirigeants et ne veut pas voir détruire les fondements religieux et familiaux de son pays.

En retour, les démocrates ont choisi le pire, c’est-à-dire le refus de leur défaite. Pendant quatre ans, ils ont nié la légitimité du président élu et déclenché des procédures d’impeachment qui n’avaient pas la moindre chance de réussite mais permettaient d’accréditer l’idée que le président ne devrait pas l’être. Les médias ont, de leur côté, coupé ses accès à l’information.

Malgré tout cela, Trump a failli être réélu. Un improbable raz de marée de votes par correspondance l’en a empêché et ce fut l’ultime révolte de ce peuple de petits Blancs qui ne veut pas disparaître. Ultime ? Peut-être pas. Les premières nominations de Biden, très orientées voire provocatrices, ne feront que convaincre le fermier du Middle West ou l’ouvrier au chômage de Détroit que son combat était juste.

Les divisions américaines risquent de s’élargir encore.

La rébellion des paroisses autrichiennes

Des drapeaux LGBT ont été posés sur certains paroisses autrichiennes, pour Pâques, afin de protester contre l’interdiction de bénir les unions entre personnes homosexuelles.

Erich Baldauf, de la paroisse de Hard aux confins ouest de l’Autriche, explique :

“Nous voulions montrer que nous n’approuvons pas cette position d’un autre temps”.

Il reste des fidèles catholiques de bon sens : le drapeau a été brûlé. Dans la même province de Vorarlberg, un autre a subi le même sort et un autre a été subtilisé.

La “rébellion” d’une partie du clergé autrichien a trouvé un écho en Allemagne, où des prêtres ont porté le débat sur les réseaux sociaux sous le hashtag “désobéissance pastorale” et une pétition a été lancée.

Le mur d’un cimetière détruit par des voyous

Dans la nuit de dimanche à lundi, le mur du vieux cimetière de la commune Lachapelle-sous-Chaux (90), juste derrière l’église, a été détruit.

Pour le maire :

« Il n’est pas tombé tout seul. C’est un acte de vandalisme. »

Les dégâts ont pu être causés par un tracteur.

« Il y a des traces de peinture rouge sur certaines pierres, mais aucun débris, comme lors d’un accident de voiture. »

Les auteurs s’en seraient vantés sur les réseaux sociaux ce lundi. « Il y a une vidéo qui circule sur Snapchat. Avec en commentaire : “On n’a pas fait semblant hier soir”. »

Avant la destruction :

Photo après.

Euthanasie : même dans l’émission la plus non-conformiste des medias, à savoir celle d’Eric Zemmour, domine l’ignorance

De Bernard Antony :

Je remets à demain ou plus tard mon projet d’écrire ici tout le mal que je pense de l’élection du président de la République au suffrage universel, voulue par le général de Gaulle et de surcroit dévoyée par Jaques Chirac faisant passer la durée du mandat de sept ans à cinq ans.

Ce matin en effet, j’ai lu dans la page « débats » du Figaro de ce mardi 6 avril le très bel article de Michel Houellebecq sur la légalisation de l’euthanasie qui doit être débattue jeudi à l’Assemblée Nationale.

Je crois qu’il est nécessaire de lire et faire lire le plus possible les réflexions cinglantes de l’écrivain sur les mensonges qui polluent le débat.

Cela nous ramène à la tragédie de l’ignoble mise à mort de Vincent Lambert pour la vie duquel notre Jérôme Triomphe et son confrère Jean Paillot se sont battus avec un admirable acharnement.

Or, on a pu encore mesurer dans l’émission la plus habituellement non-conformiste des medias de grande audience, à savoir celle d’Eric Zemmour, combien, même là, dominait l’ignorance. Son co-équipier Marc Meunant, sympathique mais si souvent tête légère, émit, sans manifestement rien savoir sur le cas de Vincent, l’opinion conformiste selon laquelle il fut aberrant de maintenir si longtemps ce dernier en vie.

Jérôme Triomphe reviendra bien sûr sur cela au cours de notre prochaine émission de la Réplique sur Radio-Courtoisie (mercredi 21 avril de 18h à 21h).

Pour aujourd’hui je crois bon de simplement citer les dernières lignes du grand article de Houellebecq.

Évoquant que le combat pour la  vie pourrait sembler n’être qu’un combat « pour l’honneur », il écrit :

« ce ne serait d’ailleurs pas exactement rien, l’honneur d’une civilisation ; mais c’est bien autre chose qui est en jeu, sur le plan anthropologique c’est une question de vie ou de mort. Je vais, là, devoir être très explicite : lorsqu’un pays -une société, une civilisation – en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime mais souhaitable de le détruire ; afin qu’autre chose – un autre pays, une autre société, une autre civilisation – ait une chance d’avenir. »

Retour sur le voyage du pape en Irak

Le dernier épisode en date du Club des hommes en noir, animé par Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme nouveau, rassemblait l’abbé Claude Barthe, le P. Jean-François Thomas S.J., et Jeanne Smits.

Ils ont évoqué le voyage du pape François en Irak.

C’est arrivé un 6 avril…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 avril : saints du jour français ou en France.
    • St Winebaud, abbé à Troyes († 620)

À Troyes, vers 620, saint Winebaud, abbé du monastère de Saint-Loup, réputé pour ses mortifications.

  • St Prudence, évêque de Troyes († 861)

À Troyes, en 861, saint Prudence, évêque, qui composa un abrégé du psautier pour les itinérants, sélectionna un certain nombre de textes de l’Écriture sainte pour les candidats au sacerdoce et restaura la discipline dans les monastères.

  • le 6 avril 570 : naissance du Roi Childebert II.

Roi mérovingien portant le titre de Roi des Francs d’Austrasie, puis des Francs des Burgondes et des Francs de Paris.

  • le 6 avril 1362 : bataille de Brignais.

Depuis le début de la guerre de Cent Ans, la France a été battue à Crécy (1346) et à Poitiers (1356). La trêve entre Français et Anglais, pendant la détention du Roi Jean II le Bon, voit les mercenaires des grandes compagnies non payés. Aussi ravagent-ils et pillent-ils les campagnes françaises. Le Roi décide de les détruire, mais elles s’unissent pour mieux résister et prennent par surprise l’ost royal au sud de Lyon. Le connétable Jacques 1er de Bourbon, arrière-petit-fils de Saint louis est tué lors du combat.

  • le 6 avril 1574 : François Viète est reçu conseiller au parlement de Rennes.

Il lit en public une profession de foi catholique, il y annonce son retour à la foi Catholique.

  • le 6 avril 1606 : le duc de Bouillon rend au Roi Henri IV la place forte de Sedan.

Sedan est alors une place forte d’importance capitale entre les Pays Bas espagnols et la Lorraine catholique. Henri IV vient en personne mettre le siège devant Sedan et recevoir l’hommage de ce turbulent prince.

  • le 6 avril 1631 : Traité de Cherasco.

Ce traité marque la fin de la Guerre de succession de Mantoue, guerre qui est à replacer dans le cadre de la Guerre de Trente Ans. Elle oppose les Français aux Habsbourg. Le pape Urbain VIII va intervenir et envoyer un médiateur, Jules Mazarin, futur Cardinal Mazarin. Par ce traité, le duché est partagé entre les opposants, et la France reçoit une forteresse hautement stratégique, le Pignerol, qui lui donne un accès à la plaine du fleuve italien le Pô. (Cf. La chronique du 6 mars).

  • le 6 avril 1672 : début de la Guerre de Hollande entre la France et les Provinces-Unies.

Depuis le traité de Douvres du 1er juin 1670, Angleterre et France sont alliés, avec comme ennemis les Provinces unies. Le 28 mars, les Anglais déclarent la guerre aux Hollandais. La France suit. Les principautés allemandes se sont déclarées neutres.

  • le 6 avril 1768 : l’expédition Bougainville débarque à Tahiti et prend possession de l’île au nom du Roi de France, Louis XV.

Parti de Brest en 1766 à la tête d’une mission diplomatique et scientifique, Louis-Antoine de Bougainville débarque à Tahiti deux ans plus tard.

  • le 6 avril 1793 : création du Comité de salut public.

Sa mission initiale est de contrôler les ministres et de restaurer l’autorité du gouvernement. Il va devenir l’instrument de la Terreur, cette période que les historiens n’arrivent pas à fixer avec précision tellement toute la Révolution est consubstantielle à ce sentiment. Et cela va durer plus de 10 ans.

Comité de salut public et dictature sont justifiés par la guerre civile et étrangère. Le 16 prairial (1793), Robespierre est président de la Convention. Les fusillades, noyades (« déportation verticale »), l’échafaud se multiplient dans toute la France. A tel point que Le sol n’est plus pavé à Paris mais uniformément lisse, jusqu’à la Seine.

La « veuve », la guillotine, fonctionne à plein régime; même les « fils de la Veuve », titre glorieux ou affectueux, au choix, avec lequel ils se saluent, y goutent

  • le 6 avril 1804 : Jean-Charles Pichegru est trouvé étranglé par sa cravate de soie noire, dans sa cellule du Temple, à Paris.
  • le 6 avril 1814 : abdication sans condition de Napoléon.

La campagne de France s’est soldée par la chute de Paris le 31 mars 1814. Les maréchaux refusent de continuer le combat, ils lui enlèvent le commandement de l’armée. Napoléon est finalement déchu par le Sénat le 3 avril 1814 et abdique sans condition à Fontainebleau. Les coalisés lui accordent la souveraineté de l’île d’Elbe ainsi qu’une rente annuelle de 2 millions.

  • le 6 avril 1814 : le Sénat adopte un projet de constitution.

L’article 2 stipule que :

“Le Peuple français appelle librement au trône de France Louis-Stanislas-Xavier de France, frère du dernier Roi”.

  • le 6 avril 1815 : rétrocession par les Britanniques de l’île Bourbon à la France.

     

  • le 6 avril 1911: instruction de Bismarck au comte Von Arnim, ambassadeur à Paris. citée par Gaudin de Vilaine, au sénat:

«Nous devons enfin désirer le maintien de la République en France pour une deuxième raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique; sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusqu’en Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c’est d’abaisser le catholicisme et la papauté qui en est la tête. Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans ces tentatives. La République nous aidera… J’entreprends contre l’Eglise catholique une guerre qui sera longue et, peut-être, terrible! On m’accusera de persécution et j’y serai peut-être conduit, mais il le faut pour achever d’abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire. Et bien! Je le répète : ici encore les républicains m’aideront ; ils joueront notre jeu ; ce que j’attaque par politique, ils l’attaquent par formalisme antireligieux. Leur concours est assuré. Entretenez dans les feuilles radicales françaises à notre dévotion la peur de l’épouvantail clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui font naître cette peur… Faites aussi parler, dans ces feuilles, des dangers de la réaction…, des crimes de l’absolutisme, des empiétements du clergé. Ces balivernes ne manquent jamais leur effet sur la masse ignorante. Oui! Mettez tous vos soins à entretenir cet échange de services mutuels entre les républicains et la Prusse! C’est la France qui paiera les frais! … ».

Tiré du Journal Officiel du 7 avril 1911.

La source :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5456557q/f2.image

  • le 6 avril 1890 : prise de Ségou, la France conquiert le bassin du Niger.

Le commandant Archinard de l’armée coloniale française entre à Ségou, et s’allie aux bambaras.

  • le 6 avril 1896 : ouverture des premiers Jeux Olympiques modernes.

C’est au baron français Pierre de Coubertin, que l’on doit l’organisation des premiers Jeux olympiques qui ont lieu à Athènes en mémoire de la tradition antique. 14 pays y sont représentés pour un total de 285 athlètes. C’est un berger grec, Spiridon Louis, qui remporte l’épreuve la plus populaire du pays, le marathon.

  • le 6 avril 1930 : fin de la Marche du sel.

Cette action de désobéissance civile de masse exemplaire, organisée par Gandhi, s’avère une étape décisive pour faire plier le pouvoir en place.

  • le 6 avril 1940 : un décret interdit le nomadisme en France.
  • le 6 avril 1943 : publication du livre «Le Petit Prince» d’Antoine de Saint-Exupéry

Certainement l’œuvre la plus connue d’Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince est publié à New York, c’est un conte poétique et philosophique sous l’apparence d’un conte pour enfants.

  • le 6 avril 1944 : un bombardement allié sur Toulouse fait 75 morts.

Bernard Tapie en 1992 : “Si Le Pen est un salaud… …ceux qui votent pour eux sont des salauds”

Lors de son agression très violente et scandaleuse, Bernard tapie a essayé de rappeler à ses agresseurs, a priori d’origine immigrée, ses positions sur ce sujet. Mais selon les agresseurs de Bernard Tapie, “ce temps-là est mort” :

Moins de 4 000 personnes véritablement en réanimation ?

Un article du Parisien vient rétablir la réalité statistique, moins alarmante que la communication gouvernementale :

Moins de 4.000 personnes se trouvent en réanimation, selon un article du Parisien, qui a eu accès aux chiffres officiels. Soit beaucoup moins que les près de 5.500 personnes présentées dans les statistiques gouvernementales. Une fois de plus, la communication officielle paraît biaisée par rapport à la réalité, et volontairement dramatisée pour justifier des restrictions aux libertés.

En réalité, les statistiques officielles amalgament les patients en réanimation et les personnes en soins critiques, qui nécessitent des interventions moins lourdes. Ce mélange des genres tend à donner une vision beaucoup plus dramatique de la situation, plus commode pour justifier le recours au confinement.

Parallèlement, le gouvernement fait assez peu valoir un vrai effort en matière de création de lits de réanimation.

Ceux-ci sont un peu plus de 7.900 désormais, contre 5.500 il y a un an. On compte notamment 1.862 lits en Ile-de-France, dont un peu plus de la moitié seulement est occupée par des patients atteints du COVID (1.087 malades du COVID). Dans certaines régions comme le Nouvelle-Aquitaine, ce sont seulement 34,7% des lits de réanimation qui sont occupés par des malades du COVID.

Une fois de plus, on s’interroge donc sur la dramatisation à outrance de la situation par les autorités sanitaires. Pendant plusieurs semaines, notamment au sein de l’AP-HP, les polémiques ont sévi sur les prochains débordements des services de réanimation par la vague épidémique. Dans la pratique, la réalité est un peu plus compliquée et beaucoup moins tendue que les chiffres officiels ne veulent bien le dire.

L’école à la maison, dangereux séparatisme ?

Pour le début des débats au Sénat sur la loi de séparatisme, France 24 a réalisé un reportage sur plusieurs familles qui font l’école à la maison, dont celle du secrétaire général de l’association Liberté éducation, avec également une interview du chercheur Philippe Bongrand et du sénateur Max Brisson.

Le député LREM et médecin Thomas Mesnier s’oppose à l’euthanasie

Le JDD publie sa tribune. Espérons que Thomas Mesnier ne subisse pas le même sort qu’Agnès Thill :

Nous avons en France un problème avec la mort, avec la vulnérabilité. Alors que nous y sommes confrontés un peu plus chaque jour depuis plus d’un an avec la crise sanitaire du Covid-19, le débat sur la fin de vie revient au Parlement par plusieurs propositions de loi visant à légaliser l’euthanasie. Le débat sur la fin de vie est légitime et nous devons le tenir de façon sereine, apaisée, en sortant de deux camps qui s’affrontent et des fantasmes que chacun peut se faire sur la mort.

La loi Claeys-Leonetti a trouvé un équilibre fin, remarquable. Elle répond, avec les directives anticipées, la personne de confiance et la sédation profonde et continue jusqu’au décès, à la quasi-totalité des situations mais elle n’est pas encore assez connue ni assez appliquée. Cette loi votée en 2016 n’a donc que cinq ans. Les recommandations de bonnes pratiques pour les soignants n’en ont que trois. Et il faudrait légiférer encore? Aujourd’hui?

L’urgence est de donner le temps et les moyens à la loi de s’appliquer. Les partisans de l’euthanasie ont progressivement préempté l’expression de ‘fin de vie digne’ laissant à penser qu’on ne pourrait mourir dignement autrement.

On meurt mal en France, parce que la loi n’est pas appliquée. Faute de connaissance de celle-ci par la population, faute de formation et de moyens pour nos soignants. L’enjeu n’est pas tant de faire évoluer la loi que de la faire connaître. Il faut aller plus loin dans tous ces domaines et se donner les moyens de développer les soins palliatifs en France.

L’euthanasie, ce n’est pas aller plus loin. C’est aller ailleurs. Éthiquement, culturellement. Il ne faut pas donner l’illusion qu’avec une nouvelle loi on résoudrait le tragique de certaines situations. Ce n’est pas ouvrir le droit à une fin de vie digne, il existe déjà.

L’euthanasie, c’est ouvrir le droit à quelqu’un de mettre fin à la vie d’un autre. Ce n’est pas ce que je souhaite, ce n’est pas l’idée que je me fais de notre société. Il y a d’ailleurs un certain cynisme à inscrire ces propositions de loi à l’ordre du jour aujourd’hui alors que, depuis un an, nous nous battons ensemble pour la vie, quoi qu’il en coûte.

La première proposition de loi a été repoussée le 11 mars dernier au Sénat. Le gouvernement a, ce jour-là, exprimé son opposition à faire évoluer la loi en vigueur et annoncé le lancement d’un nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie.

Dans quelques jours, le débat reviendra dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Je ne voterai pas ces lois. En revanche, je poursuis le combat pour une fin de vie digne et voterai, dès le prochain budget de la Sécurité sociale pour 2022, des crédits supplémentaires pour développer encore les soins palliatifs et permettre à tous et partout d’y accéder.

Coup bas sanitaire contre la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile

La presse se déchaîne sur un prétendu « scandale sanitaire » à Saint-Eugène, à Paris, au cours de la Vigile pascale.

C’est le frère d’un nouveau baptisé, qui a joué les bons apôtres sous prétexte, qu’à son avis, les consignes sanitaires n’étaient pas respectées, en avisant Le Parisien, et en donnant le lien d’une vidéo : « Je suis encore sous le choc. A un moment où la situation sanitaire en France est grave, où on en est à fermer les écoles… Voir de tels comportements… C’est tout simplement criminel ! C’est dangereux ! », Or, la vidéo est celle mise en ligne par la paroisse elle-même ! Elle montre clairement ce qui en est. Si ces gestes du baptême, des processions, de la communion, sont sanitairement répréhensibles, c’est le culte chrétien qui est sanitairement condamnable.

Au reste, les témoignages affluent, notamment celui-ci sur le Forum catholique :

Fausse nouvelle typique !

Tous ceux qui ont assisté à a Vigile pascale à Saint-Eugène peuvent témoigner que :
La présence exceptionnelle pour la Vigile Pascale a été strictement gérée selon les indications générales faites pour les lieux de culte.
Les mesures sanitaires ont été respectées au maximum.
Les fidèles assistant à l’office avaient majoritairement un masque.
Les passages incriminés par les médias sont des moments ponctuels de procession, où les participants sont loin d’être pressés comme dans les transports en commun.
Les fidèles n’ont pas excédés 250-280 pour une capacité de 600 places !
Les gestes du baptême étaient soigneusement accompagnés de lingettes imprégnées de gel hydroalcoolique.
La communion se fait avec pot d’éthanol.
Quant au service de messe, il se fait sans face à face.

Cette photo a été prise samedi dernier dans le magasin Auchan de Beauvais. Il y avait tellement de monde qu’on ne pouvait pas circuler facilement dans les allées…

Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde

Saje a le projet de diffuser un docu-film polonais sur Sainte Faustine, qui devait sortir en salle le 18 novembre dernier puis cette semaine pour les fêtes de la Miséricorde. Malheureusement, les salles sont toujours fermées. Il sortira au cinéma dès la réouverture des salles, sous forme de SAJE Event, c’est-à-dire 3 séances uniques au cinéma.

Dans les années 1930, sœur Faustine reçoit des révélations privées au cours de nombreuses apparitions du Christ. Ce dernier la charge de diffuser au monde entier le message de sa Miséricorde Divine, une mission que poursuivra le Père Michel Sopocko, son confesseur, après la mort de Faustine…

Hélène Kowalska est née le 25 aout 1905, en Pologne. Elle entre à 20 ans chez les sœurs de Notre Dame de la Miséricorde à Varsovie et devient Sœur Marie Faustine du Très Saint Sacrement. Sa vie est très simple : elle travaille au service de ses sœurs en cuisine, dans le jardin ou encore comme portière. Mais derrière cette simplicité se cache une grande communion avec Dieu. Ses 13 ans de vie religieuse furent marqués par de grandes souffrances physiques et morales (maladies, moqueries, critiques) ainsi que par de nombreuses expériences mystiques. Lors d’un entretien avec le Christ, elle reçoit une grande mission : celle de rappeler au monde entier Son Amour Miséricordieux. Elle reçoit également de Jésus la demande de faire réaliser un tableau d’après ce qu’elle a elle-même contemplé lors de sa vision mystique, et de faire vénérer cette image dans le monde entier. Toutes ses expériences mystiques et ses entretiens avec Jésus ont été mis par écrit par la Sainte elle-même, dans le Petit Journal, sur la demande de son directeur spirituel, le bienheureux Père Michel Sopocko. Emportée par la tuberculose, elle meurt à 33 ans, le 5 octobre 1938, en odeur de sainteté. Elle est déclarée bienheureuse par le Pape Jean Paul II, le 18 avril 1993, le premier dimanche après Pâques. Puis elle est canonisée le 30 avril 2000, ce même dimanche après Pâques, par le pape Jean Paul II qui institue également la Fête de la Miséricorde Divine.

Trois siècles après le message du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial où le Christ évoquait l’ingratitude des hommes et appelait à réparer, c’est-à-dire à aimer pour ceux qui ne l’aiment pas, Il s’adresse ensuite à Sainte Faustine pour prolonger et compléter ce message du Sacré Cœur.

Par l’intermédiaire de Sainte Faustine et de ses expériences mystiques racontées dans le Petit Journal, Jésus veut rappeler au monde qu’Il est infiniment Miséricordieux et qu’Il pardonne tous péchés, si on accepte de se repentir, de se laisser aimer et pardonner par Lui. Dans un des messages, il est dit « L’humanité ne trouvera pas la paix, tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers ma Miséricorde » (Petit Journal, de Sœur Faustine). S’ils font cela, les hommes seront inondés de grâces et connaîtront la Vrai et Ultime Joie. Son message est donc une invitation à la confiance, à aimer Dieu et son prochain et à vivre sa foi de façon très personnelle. Jésus promet à Saint Faustine que toutes ces dévotions à son Cœur Miséricordieux vont préparer le monde pour son retour final.

Lors de ces entretiens avec Sainte Faustine, Jésus donne des moyens concrets pour faire l’expérience de Sa Miséricorde Divine et pour L’honorer davantage :

  • Vénérer le tableau de Jésus Miséricordieux, réalisé sur demande de Jésus à Sainte Faustine ;
  • Célébrer le dimanche de la Miséricorde Divine précédé de la Neuvaine à la Miséricorde Divine, qui commence le Vendredi saint ;
  • Réciter le chapelet de la Miséricorde Divine;
  • Honorer l’Heure de la Miséricorde Divine à 15h, en pensant à la Passion du Seigneur et au Cœur de Jésus transpercé par la lance ;
  • Propager le message de la Miséricorde Divine ;

En collaboration avec la société Kondrat Média, un groupe d’experts et de chercheurs a récemment trouvé, dans de vieilles archives oubliées, des lettres de correspondance entre le Père Michal Sopocko, le confesseur de Sœur Faustine et la sainte elle-même. Le film Faustine, Apôtre de la Miséricorde, basé sur cette découverte récente, apporte un nouvel éclairage sur le message de la Divine Miséricorde et sur la manière dont les apparitions et le message du Christ ont été accueillis par l’Eglise et les croyants, après la mort de Sœur Faustine. Plus précisément, ce film explique comment est née la dévotion à la Divine Miséricorde ainsi que les combats menés pour la reconnaissance de son message. Le film révèle aussi les détails de la réalisation du célèbre tableau de la Miséricorde Divine, demandé par Jésus Lui-même. Il donne une nouvelle approche du tableau en le comparant au Saint-Suaire : il montre les similitudes de proportions et de détails faciaux entre le Christ du Saint-Suaire et le Christ du tableau. Le film offre également un portrait inédit du Père Sopocko, révélant son rôle majeur ainsi que celui du Pape Jean Paul II dans la propagation du culte à la Miséricorde Divine.

Kamila Kaminska, l’actrice qui joue soeur Faustine, confie avoir vécue une forte conversion spirituelle :

« Je voulais connaître tout de sœur Faustine. Non seulement les faits de sa vie, mais aussi sa vie religieuse et spirituelle que je souhaitais comprendre de l’intérieur : connaître le rythme des journées, des prières et des tâches quotidiennes des sœurs. Ce temps de préparation a été important pour moi, pour m’imprégner profondément du rôle. Comme il s’agissait d’un film qui était à la fois une fiction et un documentaire, j’avais imaginé que les témoignages des personnes touchées par la miséricorde divine et par le Petit journal de sœur Faustine seraient essentiels. Mais finalement, la part fiction du film s’est avérée tout aussi importante. Cela a exigé de moi d’être à la hauteur. »

« J’ai découvert une fille cool, simple, souriante et directe. Une bonne amie en quelque sorte. En même temps, elle était une personne très humble. Ses choix de vie ont nécessité une incroyable confiance en Dieu. Un jour, j’ai senti que nous étions devenues amies. Dès ce moment-là, j’ai arrêté de me concentrer sur son personnage. J’ai commencé à ressentir fortement la présence de Dieu, ainsi que l’amour de Faustine elle-même envers moi. Elle me donnait la confiance dont j’avais besoin pour incarner son rôle. Cela a été une expérience unique dans ma vie, un moment merveilleux, également pour ma propre vie intérieure. Ce rôle m’a nourrie spirituellement. »

« Je ne sais pas comment nommer ce que j’ai vécu. J’ai eu une sorte de coup de foudre pour un être que je trouvais très proche de moi sur le plan spirituel. Une pensée m’est alors apparue de façon très nette : Il y a une autre vie en dehors de celle que nous vivons sur terre. J’ai compris qu’il y avait des âmes qui ont besoin de notre soutien, de notre prière et de notre amour. J’ai vu aussi comme dans un miroir les différentes étapes de ma vie que je devais mettre à plat. J’ai beaucoup pleuré… Sans vraiment comprendre ce qui m’arrivait, je me suis sentie submergée par un amour immense. Je souhaite à tout le monde de le vivre. Quand on se met à l’écoute de Dieu, on peut vraiment l’entendre… »

Le film est entrecoupé de témoignages de différents intervenants :

  • Sœur Teresa de la Fuente, religieuse philippine de la congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde.
  • Sœur Michaela Rak, religieuse polonaise de la congrégation de Jésus Miséricordieux. Elle dirige actuellement l’hospice de Vilnius.
  • Le Cardinal Henryk Hose, ancien supérieur du diocèse de Varsovie-Prague et membre du presidium de la conférence épiscopale polonaise. Il a été nommé « envoyé spécial du Saint Siège pour Medjugordje », le 11 février 2017, par le pape François.
  • Mgr Krzysztof Nitkiewicz, évêque actuel du diocèse de Sandomierz, de la province ecclésiastique de Lublin en Pologne, depuis 2009. Il a été chargé du procès de béatification du Père Michal Sopocko.
  • Le Père Seraphim Michalenko, chargé du procès de béatification et de canonisation de Sainte Faustine. Il a également beaucoup aidé à la diffusion du message et des dévotions de la Divine Miséricorde. Il a été témoin du premier miracle attribué à l’intercession de Sainte Faustine qui a ouvert le procès de béatification en 1993.
  • Le Père Joseph Roesch, vicaire général de la congrégation des Pères Marianistes de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie, une communauté polonaise fondée en 1960 par Saint Stanislaw Papczynski. La congrégation compte aujourd’hui 500 prêtres et frères répartis dans 20 pays. Il a également la charge de supérieur local de la Maison des Marianistes à Rome. Il est aussi préfet général de formation et promoteur général de Apôtres Eucharistiques de la Miséricorde Divine.

Incendie dans une église à Avesnes-sur-Helpes (Nord)

Un incendie s’est déclaré lundi 5 avril dans la collégiale d’Avesnes-sur-Helpe et y a provoqué d’important dégâts sans endommager la structure du bâtiment. Parti vers 18 heures, le feu était éteint à 19 heures et des reconnaissances étaient en cours dans la soirée. Localisé dans la nef, le feu n’a pas endommagé la structure de la collégiale Saint-Nicolas, un bâtiment classé au titre des monuments historiques.

Le procureur d’Avesnes-sur-Helpe a indiqué qu’une enquête était ouverte. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réagi :

Dans un communiqué, le préfet du Nord

«tient à exprimer, alors que cet incendie intervient en pleine fête de Pâques, sa profonde préoccupation et son soutien à la communauté catholique dont il a fait part à l’archevêque de Cambrai Monseigneur Dollmann».

Le député LREM a dénoncé un incendie volontaire :

Addendum :

Un homme a été placé en garde à vue.

Selon le doyen d’Avesnes-sur-Helpe, Benjamin Sellier, “des boiseries qui vont jusqu’au plafond, un autel latéral et de magnifiques oeuvres de Louis Watteau” ont été “perdues” dans l’incendie et les fumées et suies ont également causé des dégats dans cet édifice classé monument historique.

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