Le diplomate européiste ne vaut pas plus cher que le tyran oriental
Sur Liberté Politique, Constance Prazel revient sur l’humiliation d’Erdogan à l’égard de la présidente de la Commission européenne et souligne :
Mais le scandale est aussi du côté de Mme von der Leyen. N’a-t-elle donc aucun reste de fierté ? A quoi sert de vivre à l’heure du féminisme prétendument triomphant, si une dirigeante de ce niveau n’est pas en mesure d’en imposer à deux hommes ? Il ne fallait pas se contenter de râcler la gorge, il fallait hausser le ton, et si besoin, quitter la pièce en claquant la porte. Au lieu de cela, elle a préféré se soumettre, en allant se mettre au coin, comme un enfant pris le doigt dans le pot à confiture. Son porte-parole a expliqué en termes choisis qu’elle avait « décidé de passer outre et de donner la priorité à la substance sur le protocole. » La formule est élégante, mais laisse pantois, devant une telle démission consentie.
Le comble du scandale revient enfin à Charles Michel, qui a pour l’occasion fait preuve d’une rare goujaterie. Qu’Erdogan provoque, il n’y a malheureusement aucune surprise à cela. Il est dans son rôle, le crachat à la figure de l’Occident fait même partie de son programme politique. Mais on aurait attendu de Charles Michel qu’il soit ici le garant de l’élégance occidentale. La seule réponse adaptée à la muflerie turque aurait dû être, pour lui, de céder galamment sa place à Ursula von der Leyen. Voilà qui aurait eu de l’allure ! Mais il a préféré ne pas broncher, dans un geste d’une nullité achevée. Peut-être a-t-il hésité parce qu’on lui a appris, à Bruxelles, qu’être galant, c’est être sexiste et condescendant vis-à-vis des femmes. La belle affaire. A sexisme, sexisme et demi : désormais, aux yeux du monde, le diplomate européiste ne vaut pas plus cher que le tyran oriental.
Cette triste histoire de chaises musicales ne relève malheureusement pas de l’anecdote. Elle nous renseigne au plus haut degré sur l’échec profond de l’entreprise de l’Union européenne, qui, n’étant structurée par aucune valeur profonde et essentielle, est incapable d’incarner une voix diplomatique crédible. Victime tremblante et consentante, elle offre son cou au sabre de l’islam, sans la moindre envie de lutter, de promouvoir et de défendre son modèle de civilisation. La démocratie des Lumières sans le terreau du christianisme est bien incapable d’offrir un bouclier sérieux aux entreprises conquérantes des adorateurs de Mahomet. Nous n’avons pas fini de rester sur le canapé.
Si vous passez sur un pont et voyez quelqu’un s’apprêter à franchir le parapet pour se jeter à l’eau, que ferez-vous ?
Extraits du débat sur l’euthanasie hier à l’Assemblée :
Xavier Breton, pour soutenir l’amendement no 34 :
La question que pose l’examen du présent texte est la suivante : veut-on s’inscrire dans une continuité par rapport aux lois Leonetti de 2005 et Claeys-Leonetti de 2016, ou souhaite-t-on introduire une rupture ? Que l’on soit pour ou contre, il est clair que ce texte nous invite à une rupture, à la transgression d’un interdit majeur de notre société : ne pas provoquer délibérément la mort. Ce principe est valable pour tous les citoyens et au premier chef pour les médecins, bien entendu, puisqu’il est inscrit dans le serment d’Hippocrate.
Peut-on, parce qu’on privilégie une éthique de l’autonomie et de la liberté, remettre en cause cette éthique de la fragilité et de la vulnérabilité sur laquelle est fondée notre législation ? J’entendais tout à l’heure notre collègue Olivier Faure déclarer qu’une vie digne est une vie au cours de laquelle à chaque étape, chacun est libre de choisir son destin. Il réduisait ainsi la dignité à la liberté ; la dignité intègre la liberté, bien sûr, mais elle ne s’y réduit pas. Celui qui n’est pas en mesure de choisir parce qu’il est handicapé, trop petit ou trop âgé, lui aussi a une vie digne. On voit bien que la liberté ne peut être le seul critère pour traiter ces sujets : il faut prendre en compte la vulnérabilité.
Si vous passez sur un pont et voyez quelqu’un s’apprêter à franchir le parapet pour se jeter à l’eau, que ferez-vous ? Allez-vous l’y aider, au nom de l’éthique de l’autonomie selon laquelle « chacun fait ce qu’il veut » ? Ou bien, au contraire, guidés par l’éthique de la vulnérabilité, chercherez-vous à le secourir ?
Patrick Hetzel, pour soutenir l’amendement no 50.
Ce débat nous conduit à nous poser quelques questions éthiques fondamentales, certaines touchant à la vulnérabilité et d’autres à la manière de concevoir la dignité. Il est surprenant de voir passer largement sous silence ce triptyque fondamental de la loi Claeys-Leonetti : personne ne doit mourir dans l’isolement ; personne ne doit connaître d’acharnement thérapeutique ; personne ne doit souffrir.
Avant de vouloir changer quelque texte que ce soit, les législateurs que nous sommes doivent se poser les questions suivantes : la loi est-elle bien appliquée ? Et si elle rencontre des problèmes d’application, comment peut-on les résoudre ? Nous assistons à une sorte d’emballement pour légiférer alors que nous ne disposons pas d’un bilan des textes en vigueur. Vous avez d’ailleurs indiqué vous-même, monsieur le ministre, qu’il n’y avait sans doute pas assez de moyens pour les soins palliatifs. Nous devons donc avant tout faire en sorte que la loi de 2016 puisse s’appliquer pleinement.
Certains d’entre nous jouent le rôle de lanceurs d’alerte, estimant que cette proposition de loi pose une question fondamentale que nous ne pouvons passer sous silence : l’ultime geste thérapeutique serait-il de donner la mort ?
Évaluation des vaccins à la lumière de Lévitique 19
De Jacques Duverger :
Le Lévitique est un livre qui retient malheureusement peu l’attention parmi les lecteurs de la Bible. Pourtant, le verset Lv 19.18 est connu de tous : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel ». Et ce verset s’inscrit dans une liste de commandements destinés à donner une compréhension explicite et objective à ce « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
Ce commandement s’inscrit dans une compréhension de l’ordre objectif de la création de Dieu. Le verset Lv 19.19 qui suit en est une des premières applications : « Vous observerez mes lois. Tu n’accoupleras point des bestiaux de deux espèces différentes (כִּלְאַ֔יִם, kil·’a·yim). »
Les kilayim désignent dans la loi juive les mélanges interdits par la Bible, en particulier les croisements entre espèces.
Sommaire
- Kilayim ou la transgression de Lévitique 19
- Kilayim ou le principe téléologique de Lévitique 19
- Culture des vaccins et cellules animales
- Kilayim et vaccin sur cellules Vero
Conclusion
1. Kilayim ou la transgression de Lévitique 19
Examinons deux croisements d’animaux, celui entre un cheval et un âne et celui entre un tigre et un lion, pour illustrer les conséquences d’un premier niveau de transgression de Lévitique 19.19.
Le bardot est issu du croisement d’un étalon et d’une ânesse. Comme la plupart des hybrides, le bardot est statistiquement stérile en raison du nombre impair de ses chromosomes. Le cheval possédant 64 chromosomes (32 paires) et l’âne 62 (31 paires), le bardot en a 63. Il hérite d’un système reproducteur incomplet.
Il est parfois confondu avec le mulet et la mule, issus du croisement inverse entre un âne mâle et une jument. Les mulets sont également le plus souvent stériles. Ce sont les différences de structures chromosomiques chez les deux espèces génitrices qui sont responsables du problème d’appariement des chromosomes au cours de la méiose, plutôt que le nombre impair de chromosomes des mulets. Ces hybrides présentent d’autres problèmes de santé, en particulier des problèmes de compatibilité d’anticorps.
Le ligre est un félin hybride né de l’union d’une tigresse et d’un lion mâle. L’union d’une lionne et d’un tigre mâle donne un tigron. On ne rencontre jamais d’hybrides félins de ce type dans la nature, du fait de l’éloignement géographique dans de nombreux cas, ainsi que des périodes de reproduction différentes et surtout du comportement différent de chaque espèce vis-à-vis de l’autre. Le mâle ligre, contrairement à la femelle, est stérile.
Les ligres sont les plus grands des félins, puisqu’ils pèsent parfois plus lourd que les deux parents réunis. On parle parfois à tort de « vigueur hybride » pour justifier la taille importante des ligres. En réalité, le ligre profite d’un gène du lion (mâle) qui favorise la croissance de son petit dans le but de le rendre plus fort (donc mâle dominant). Ainsi la lionne a développé le gène inhibiteur de cette croissance afin de pouvoir porter son petit avant la naissance. En revanche, lorsqu’un lion s’accouple avec une tigresse, rien ne « freine » la croissance du petit (et inversement, lorsqu’un tigre s’accouple avec une lionne). Dans les faits, le ligre développe souvent de graves problèmes liés à sa taille imposante, à la façon des « géants » humains qui souffrent très souvent de graves troublesmusculosquelettiques. Ses capacités de prédateur et donc de survie à l’état sauvage sont fortement compromises.
Le Beijing Genomics Institute, dans le cadre d’un projet de séquençage des génomes des grands félins, a aussi séquencé les génomes et épigénomes d’un ligre et d’un tigron, travail qui a montré que les deux félins hybrides ont des phénotypes différents en dépit d’être génétiquement identiques, ce qui confirme l’importance de l’épigénome.
Mais ce précepte se limite-t-il uniquement à l’interdiction de croiser des espèces différentes comme un cheval et un âne, un tigre et un lion ou un dromadaire (mâle) et un lama (femelle) ?
Le principe énoncé par Lévitique 19.19 ne s’inscrit-il pas dans une dimension plus large, celle de la vocation du peuple sacrificateur de Dieu appelé à discerner l’ordre du cosmos dans le domaine végétal, dans le règne animal, à la suite d’Adam qui « désigna par leurs noms tout bétail, tout oiseau du ciel et toute bête des champs » (Gn 2,20). Cette vocation scientifique trouve des échos dans les classifications zoologiques d’Aristote, à la suite de Salomon qui, comblé de la sagesse qu’il a reçue de Dieu, « a parlé sur les arbres, depuis le cèdre du Liban jusqu’à l’hysope qui sort de la muraille ; il a aussi parlé sur les animaux, sur les oiseaux, sur les reptiles et sur les poissons » (1 Rois 4.33).
Lévitique 19.19 énonce le principe d’un respect des barrières entre espèces, barrières discernées et nommées par Adam en Genèse 2 et précisées par Moïse dans un monde après la chute en Lévitique. Il s’agit d’une condamnation ferme de toute hybridation d’espèces, que ce soit par accouplement d’élevage ou biotechnologie. Les classifications bibliques, zoologiques et botaniques, font écho à l’activité créatrice de Dieu qui crée les choses en les nommant et manifeste sa bonté dans cette sage diversité des espèces. L’homme est amené à discerner cette diversité, ses lois et ses finalités.
2. Kilayim ou le principe téléologique de Lévitique 19
L’intelligence de la loi des espèces comme composante de la création de Dieu a pour principe fondateur ce kilayim – כִּלְאַ֔יִםdans l’ordre de la reproduction, mais il éclaire d’autres transgressions possibles, en particulier des désordres dans l’alimentation du règne animal.
La maladie de la vache folle, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), en est un exemple. Cette infection dégénérative du système nerveux central des bovins est causée par un prion, une particule protéique infectieuse, qui provenait des farines animales nourrissant les élevages. Je cite :
« Les parties d’os et de viande non utilisées dans l’alimentation humaine, les animaux morts ramassés en ferme par les services d’équarrissage constituent les principaux déchets de l’industrie de la viande bovine. Ils sont séparés de leurs graisses par cuisson avant d’être réduits en farine. C’est la consommation par les bovins de farines animales issues de tissus calcinés provenant de bovins ou d’ovins et contaminés par les prions qui est à l’origine de l’épidémie.
Initialement, ces farines étaient stérilisées à hautes températures et une étape d’extraction des graisses par solvants organiques permettaient, sans que personne ne le soupçonne, de détruire d’éventuels prions pathogènes. Mais en 1981, les températures de stérilisation ont été abaissées et l’étape d’extraction des graisses par solvants a été éliminée. Cette simplification du protocole visait à améliorer la rentabilité de la filière, d’une part en préservant mieux les protéines contenues dans les farines, d’autre part en diminuant les achats de solvants et d’énergie dont les coûts avaient beaucoup augmenté après les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979… Le prion a alors pu être distribué dans les farines animales à grande échelle via les aliments du bétail, et les animaux contaminés et abattus étaient à leur tour réduits en farines, ce qui aggravait le phénomène. »
L’interdiction du Lévitique de manger des charognards aurait pu nous mettre sur la piste. Par absence de métaphysique, par manque de discernement sur l’ordre des choses et leur finalité dans le dessein de Dieu, l’industrie agroalimentaire et les pouvoirs publics se sont placés sur le terrain de la mort.
3. Culture des vaccins et cellules animales
Les cellules Vero sont une lignée cellulaire utilisée pour les cultures cellulaires. La lignée Vero fut isolée à partir de cellules épithéliales de rein extraites d’un singe vert africain. La lignée a été développée en 1962 au Japon. La souche originale fut nommée Vero d’après l’abréviation de Verda Reno qui signifie rein vert. Ces cellules servent à la culture de virus pour la préparation de vaccins (rage, poliomyélite, grippe, dengue, SARS-CoV-2 (VLA 2001, Valneva)).
Les risques potentiels associés aux développements de produits biologiques cultivés dans des cellules animales font l’objet de publications régulières d’organismes comme l’OMS ou la FDA. Les principaux risques sont liés à la contamination des cellules et se répartissent en trois catégories : la présence de virus, d’acides nucléiques cellulaires (ADN et ARN), de protéines.
Ces cellules peuvent contenir des virus ou avoir des gènes viraux intégrés dans leur ADN.
De nombreuses contaminations ont été signalées sur des cultures de cellules CHO par le Consortium on Adventitious Agent Contamination in Biomanufacturing (CAACB), un consortium de l’industrie biopharmaceutique qui recueille des données sur les contaminations virales dans les opérations de culture cellulaire. Les cellules CHO sont une lignée cellulaire issue d’ovaires de hamster de Chine. Les rongeurs peuvent héberger des rétrovirus exogènes et endogènes potentiellement zoonotiques.
Les cellules d’insectes ont récemment été utilisées pour la production de vaccins, et diverses lignées de cellules d’insectes pourraient être utilisées pour la production de produits biologiques à l’avenir. De nombreuses lignées cellulaires d’insectes ont des transposons endogènes et des particules de type rétrovirus.
L’utilisation de ces cellules pour cultiver des vaccins qui seront injectés à l’homme constitue un kilayim – la transgression d’une frontière inter-espèce, en introduisant dans le corps du vacciné un matériau biologique d’une autre espèce par les contaminations liées à la production du vaccin. Certains vaccins sont cultivés sur des cellules d’embryon de poulet, d’autres sur des cellules rénales de hamster – un rongeur, un animal impur en Lévitique, d’autres sur des cellules d’embryon de canard. Pour illustrer notre propos, nous prendrons l’exemple d’une contamination sur des cellules Vero.
4. Kilayim et vaccin sur cellules Vero
Dans son livre magistral Vaccinations – Les vérités indésirables – S’informer, Choisir, Assumer, Michel Georget écrivait – je cite :
Plusieurs théories ont été échafaudées pour tenter d’expliquer l’origine du sida. L’une d’entre elles suppose que le virus VIH est le résultat d’expériences de recombinaisons génétiques effectuées dans les laboratoires militaires américains dans le cadre des recherches sur la guerre bactériologique.
Pour des raisons que l’on ignore, ces expériences auraient mal tourné et le virus se serait « échappé ». Une autre éventualité est que le sida se serait répandu à la suite d’essais de vaccinations contre l’hépatite B effectués sur les homosexuels américains avec des vaccins contaminés, mais cela n’explique pas pour autant l’origine du virus HIV.
D’autres observations mettent en relief les essais de vaccins antipoliomyélitiques en Afrique et les campagnes de vaccination antivariolique. La mise en œuvre de ces deux vaccinations, les bouleversements politiques et sociaux de l’Afrique et l’évolution des mœurs, peuvent conduire à une théorie cohérente. Essayons de démêler l’écheveau.
En 1983, le virus VIH (ou HIV) est isolé par le Pr Montagnier. Il s’agit d’un rétrovirus appartenant à la famille des lentivirus. Peu de temps après, des rétrovirus voisins étaient découverts chez les singes. Il a alors été montré expérimentalement qu’un état comparable au sida humain peut être produit chez les macaques (singes d’Asie) en leur injectant du sang provenant de singes Sooty Mangabey (Mangabey fuligineux, singe d’Afrique). Ce sida du singe est dû à un lentivirus désigné par SIVMAC.
Or, dans la nature, aucun macaque n’est infecté par ce virus et aucun n’a le sida. En revanche, une forte proportion des Sooty Mangabey héberge naturellement ce virus (chez lesquels il est désigné SIVSM) sans en souffrir. Ce même virus SIVSM/MAC est en revanche hautement pathogène chez les macaques, et le devient de plus en plus au fur et à mesure des passages entre animaux. Le sida des macaques est donc une maladie produite artificiellement par l’homme chez ces animaux en leur injectant du sang ou des tissus provenant d’une autre espèce de primate[1], maladie qui s’est ensuite transmise parmi les macaques en captivité comme le sida chez les humains.
D’autres virus du même groupe ont été détectés chez d’autres singes africains, tel le SIVAGM chez le singe vert d’Afrique (african green monkey) ou le SIVMND chez les mandrills. Ces virus semblent infecter sans dommage, et depuis longtemps, leurs hôtes respectifs et peuvent avoir évolué en même temps qu’eux. En revanche, le passage artificiel d’un de ces virus chez une autre espèce de primate leur confère un caractère pathogène. Il en est de même pour l’espèce humaine. Ainsi, en URSS, une épidémie de leucémie infectieuse s’est déclenchée chez 100 individus d’une colonie de 1.000 babouins après l’injection de sang humain à 10 d’entre eux[2].
Chacun des virus que nous venons d’évoquer est étroitement adapté à l’espèce qui l’héberge et le problème majeur posé par leur changement de comportement est celui du franchissement de la barrière d’espèce.
Dans un article bien documenté, Seale[3] donne plusieurs exemples de ces transferts. Ainsi, le virus de la fièvre porcine africaine, qui cause une infection sans gravité chez le phacochère au Kenya, s’est trouvé transmis au porc domestique par la tique du phacochère.
Les premières épizooties provoquèrent des hécatombes chez les porcs, puis les souches virales ont évolué, causant des infections persistantes mais moins mortelles. La même évolution a été observée pour le virus de la myxomatose chez les lapins.
Mais le phénomène le plus surprenant a été l’apparition en 1978, presque simultanément sur les cinq continents, d’un nouveau virus qui provoque une entérite aiguë chez le chien et une myocardite chez les chiots. Les différentes souches de ce virus, nommé CPV (pour canine parvovirus), présentent des caractéristiques communes quelle que soit leur origine géographique, ce qui laisse supposer qu’elles sont issues d’un ancêtre commun[4]. Or, ce virus CPV est génétiquement très proche d’un virus connu depuis longtemps, celui de la panleucopénie du chat, dont de nombreuses souches vivantes modifiées ont été utilisées pour vacciner les chats. Plus paradoxal encore, ce nouveau virus CPV du chien est génétiquement plus proche de certaines souches utilisées pour vacciner les chats que du virus sauvage de la panleucopénie féline. Il n’a fallu que quelques mutations ponctuelles pour que ce virus du chat devienne pathogène pour le chien. Ces mutations auraient été sélectionnées, accidentellement ou intentionnellement (?), lors de la culture des souches vaccinales de la panleucopénie féline dans des cellules canines[5]. « C’est l’explication la plus plausible pour un transfert remarquable et explosif à travers la barrière d’espèce des chats aux chiens, après des millénaires de proximité liée à la domestication durant lesquels le parvovirus n’a pas réussi à infecter les chiens[6]. »
Durant ces dernières décennies, de nombreux facteurs ont pu faciliter le franchissement de la barrière d’espèce par les virus, notamment l’infection expérimentale délibérée des animaux, la culture des virus sur des lignées cellulaires, la recherche d’armes biologiques pour la guerre ou pour le contrôle des animaux nuisibles (renards ou phoques à une certaine époque), l’utilisation massive de vaccins à virus vivants et les techniques de l’ADN recombinant[7].
Le danger lié à l’apparition soudaine d’un nouveau virus est d’emblée très grand parce qu’elle se fait sur un terrain vierge. C’est ce qui s’est produit aussi bien pour les animaux (avec la fièvre porcine pour les porcs du Kenya ou la myxomatose pour les lapins d’Australie) que pour l’homme lorsque les Européens ont transporté avec eux la variole ou la rougeole lors de la colonisation de l’Amérique ou de l’Afrique.
Un exemple récent de l’arrivée d’un nouveau virus sur un terrain vierge est celui des phoques de la Baltique et de la mer du Nord qui ont été décimés par un virus en 1988. Quelque temps auparavant les phoques d’eau douce du lac Baïkal avaient été victimes d’un virus similaire. Or, ce virus fait partie du groupe des virus morbilleux auquel appartiennent les virus de la rougeole, de la maladie de Carré des chiens et de la peste bovine. De nombreux vaccins à virus vivants ont été utilisés contre ces maladies. Les phoques ont-ils été victimes de ces virus disséminés par mégarde ou intentionnellement ? Le virus de la myxomatose ayant déjà été disséminé volontairement par l’homme, on ne peut écarter l’hypothèse qu’il en ait été de même pour les phoques[8].
Nous venons donc de voir que des virus peuvent passer d’une espèce à une autre de façon artificielle par injection ou par culture sur des cellules qui n’appartiennent pas à l’espèce d’origine. Rappelez-vous également que plusieurs espèces de singe hébergent des virus appartenant au même groupe que le virus HIV responsable du sida chez l’homme.
Il nous faut envisager maintenant comment l’un de ces virus simiens inoffensifs aurait pu franchir la barrière d’espèce singe/homme et se retrouver malencontreusement chez l’homme avec un caractère pathogène et examiner quel rôle les vaccinations auraient pu jouer dans ce passage. Les inquiétudes, nées de cette parenté entre virus d’immunodéficience simiens et humains, reposent sur le fait qu’ils partagent dans leurs protéines un certain pourcentage d’acides aminés et par conséquent des séquences d’ADN plus ou moins étendues. Ce pourcentage d’homologie est de 55 à 60 % entre HIV-1 et SIVAGM et de 82 à 89 % entre HIV-2 et SIVMAC/SM[9].
Nous en arrivons maintenant au rôle qu’a pu jouer le vaccin contre la polio[10]. Dans les années 1950, la recherche de ce vaccin a fait l’objet d’une concurrence acharnée, notamment aux États-Unis entre Salk (dont le vaccin inactivé fut mis sur le marché en 1954), Sabin et Koprowski qui, eux, cherchaient à mettre au point un vaccin vivant. Les essais du vaccin de Koprowski furent réalisés en 1957 sur près de 250 000 personnes dans l’est du Zaïre[11], notamment dans la province de Kivu aux confins du Zaïre, du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda, là où précisément ont surgi les premiers cas de sida africains.
Des tests sérologiques réalisés en 1984 dans un hôpital du district de Kivu, zone rurale reculée ayant peu de contact avec les voyageurs étrangers, révélèrent des taux de séropositivité élevés pour le HTLV-III (ancienne désignation du HIV-1) : 12 % chez les adultes et 35 % chez les enfants[12]. Le virus HIV était donc déjà fortement présent.
Or les vaccins de Koprowski avaient été préparés sur cultures cellulaires de rein de singe. Ces cultures auraient-elles été malencontreusement contaminées par un rétrovirus du singe ? Sabin le laisse entendre dans un article publié en 1959[13] après le compte rendu des essais effectués par Koprowski. Dans cet article, Sabin affirme que des tests y ont révélé la présence de virus pathogènes autres que les virus polio. Quels singes Koprowski a-t-il utilisés, macaques ou singes verts ? Au demeurant cela a peu d’importance puisque les rétrovirus hébergés par ces singes, SIVMAC et SIVAGM, présentent tous deux une homologie avec HIV-1 de 55 à 60 %[14]. Cela a été pris comme preuve de l’impossibilité qu’un virus simien ait pu donner le HIV.
Toutefois, des études ont montré en 1989[15] que certaines parties du génome de SIVAGM étaient beaucoup plus variables qu’il n’était admis jusque-là. En effet, lorsque les rétrovirus infectent une cellule, l’enzyme qui recopie leur génome ARN en ADN (la transcriptase inverse) commet une à dix erreurs par virus et par génération, produisant ainsi une sorte d’évolution accélérée[16]. C’est pourquoi un même individu est souvent infecté par plusieurs virus différents. Ces virus peuvent se combiner entre eux et éventuellement avec d’autres rétrovirus.
Au cours de la reproduction de ces virus dans les cellules infectées, deux phénomènes inverses peuvent modifier leur pathogénicité[17]. Le premier est l’apparition de génomes défectifs, c’est-à-dire de virus ayant perdu une partie de leur information ce qui les rend incapables de se reproduire mais paradoxalement augmente leur pouvoir pathogène.
Le même résultat est obtenu si, à l’inverse, une partie de l’information est répétée. Ainsi, la simple duplication d’un fragment de la région contrôlant l’expression du génome viral a suffi pour transformer un virus SIVMAC d’une forme relativement lente en une forme foudroyante qui tue le singe en une semaine[18].
On voit donc que toute une série de situations peuvent faire évoluer très rapidement ces rétrovirus et il n’est pas impossible, pour ne pas dire qu’il serait vraisemblable, qu’un de ces rétrovirus simiens du type SIV ait contaminé les cultures du virus polio de Koprowski et se soit adapté à l’homme.
Un journaliste américain, T. Curtis, sur les conseils de B. Elswood de l’université de Californie, effectua une longue enquête à ce sujet auprès de sommités scientifiques[19] : Salk, Sabin et Koprowski qui tous les trois avaient travaillé sur les vaccins polio, mais aussi Gallo, spécialiste du sida, Heymann, responsable du programme de recherche sur le sida à l’OMS, Haseltine, professeur de pathologie à Harvard.
Plusieurs d’entre eux refusèrent purement et simplement de parler de l’origine possible du sida, notamment Salk, Haseltine et Heymann, ce dernier déclarant : « Toute spéculation sur la façon dont il est apparu est sans importance. »
Quant à Koprowski, il avait un trou de mémoire et ne se rappelait plus quels singes il avait utilisés. Le meilleur moyen de savoir si les souches de vaccin étaient contaminées était de tester les stocks de semences conservés à l’institut Wistar de Philadelphie dont Koprowski était le directeur.
Le Dr Bohannon, du collège de médecine Baylor à Houston, a demandé à Koprowski des échantillons de son vaccin pour les tester sur la présence de virus étrangers, y compris celle du HIV.
Apparemment il n’a pas obtenu satisfaction. Parallèlement, Bohannon a fait la même demande à la Food and Drug Administration pour les premiers stocks des vaccins Salk et Sabin[20]. La FDA a donné son accord mais seulement pour les stocks postérieurs à 1976, ce qui enlève beaucoup d’intérêt à cette recherche, la période cruciale étant celle des années 1950.
Cette enquête de Curtis eut un grand retentissement dans le monde scientifique et fut bien entendu très critiquée. Cependant, une revue importante, dépendant de l’Institut Pasteur de Paris, a publié un article d’Elswood[21]présentant cette théorie de l’origine du sida. Le comité de rédaction de cette revue a fait suivre cet article d’un commentaire prudent tendant à en minimiser la portée. Néanmoins, le fait même d’avoir publié le papier d’Elswood permettait d’apporter des éléments au débat sur l’origine du sida d’autant qu’il avait été soumis préalablement à Koprowski pour commentaire. Or, Elswood proposa son article en janvier 1992, mais il ne fut publié qu’en février 1993, le commentaire de Koprowski n’étant toujours pas arrivé. Il ne faut plus l’attendre puisque Koprowski est décédé en 2013.
Un article plus récent vient encore renforcer cette théorie de l’origine du sida[22]. Cet article rappelle tout d’abord que le virus HIV-1 est divisé en sous-groupes (désignés de A à J). L’étude de leurs séquences d’ADN a permis de dresser une sorte d’arbre généalogique ayant grosso modo la forme d’une étoile.
Or, l’étude d’un échantillon de plasma africain, datant de 1959 et qui avait déjà été caractérisé comme séropositif pour le HIV, a permis de montrer que la séquence des virus qu’il contenait situait ceux-ci tout près du centre de l’étoile d’où ont rayonné les différents sous-types, indiquant par là même que ces différents sous-types « peuvent avoir évolué à partir d’une seule introduction dans la population africaine peu de temps avant 1959 ». Les auteurs ajoutent un peu plus loin : « Nos résultats indiquent aussi que les sous-types B, D et F peuvent avoir évolué dans la population humaine plutôt que résulter de multiples événements de transmission à travers les espèces », avant de terminer à propos des facteurs qui ont propagé le HIV-1 en Afrique centrale : « Le rôle des campagnes de vaccination à grande échelle, peut-être avec des usages multiples de seringues non stérilisées, devrait être soigneusement examiné. »
Le terme « peut-être » peut aisément être remplacé par « certainement » puisqu’en 1993, 25 ans après le début des grandes campagnes de vaccination antivariolique, on pouvait encore lire dans le rapport d’activités du PEV[23] : « Les inquiétudes concernant la sécurité des injections ont continué à grandir » nécessitant de trouver un moyen de parer au « danger de transmission de certaines maladies (hépatite B, HIV) par réutilisation d’aiguilles non stérilisées ».
Car ce sont bien en effet les campagnes d’éradication de la variole qui sont visées dans cet article même si le type de vaccination n’est pas précisé. En mars 1987, un article du NE JM[24] relatait le développement rapide d’un cas de sida, accompagné d’une vaccine généralisée, chez une jeune recrue à la suite d’injections vaccinales multiples et notamment de la vaccination antivariolique.
Les auteurs s’inquiétaient également de l’utilisation future de vaccins recombinants fabriqués à partir du virus de la vaccine (c’est-à-dire le vaccin antivariolique) compte tenu de l’importance de la séropositivité HIV dans de nombreuses régions d’Afrique.
Peu de temps après, le 11 mai 1987, l’éditorialiste du Times[25] lançait un véritable pavé dans la mare. Il révélait que l’OMS étudiait sérieusement une nouvelle preuve scientifique suggérant que la vaccination antivariolique aurait réveillé l’infection à VIH. Il écrivait avoir reçu les confidences d’un consultant de l’OMS, resté hélas anonyme, lui ayant déclaré : « Je pensais que c’était seulement une coïncidence jusqu’à ce que nous ayons étudié les derniers résultats à propos des réactions qui peuvent être causées par la vaccine. Maintenant je crois que la théorie du vaccin antivariolique est l’explication à l’explosion du sida. » Selon ce consultant de l’OMS, la coïncidence entre la campagne de vaccination antivariolique et le développement du sida avait été discutée en privé l’année précédente, mais cette possibilité avait été écartée faute de preuve. C’est probablement la publication du NEJM rapportée ci-dessus qui a achevé de les convaincre et de les amener à penser que les doutes auraient surgi plus tôt si les autorités sanitaires africaines avaient plus volontiers fait part de leurs statistiques d’infections à l’OMS.
Après les essais du vaccin antipolio de 1957, le virus simien contaminant le vaccin polio, et devenu HIV, serait resté un certain temps dormant parmi les populations de l’est zaïrois et aurait développé sa virulence quand, une dizaine d’années plus tard, l’OMS a entrepris les grandes campagnes de vaccination contre la variole. Si l’on ajoute que les vaccinations se sont faites en utilisant des instruments non stérilisés et que le passage de virus entre humains amène souvent un renforcement de leur pouvoir pathogène, on comprend comment le sida a pu véritablement exploser dans cette région. Cette théorie permet aussi d’expliquer plusieurs autres aspects de l’extension du sida[26]. Elle permet de comprendre pourquoi, en Afrique centrale :
- Les pays les plus infectés (Zaïre, Zambie, Tanzanie, Ouganda, Malawi, Rwanda et Burundi) sont ceux où les vaccinations antivarioliques ont été les plus intenses.
- Le sida a, d’emblée, touché les hommes et les femmes à égalité alors que pendant une longue période il n’a atteint que les homosexuels masculins aux États-Unis et en Europe.
- Les enfants de 5 à 11 ans sont moins infectés parce qu’ils n’étaient pas nés au moment de ces campagnes de vaccination.
Cette même théorie explique aussi comment le sida a atteint le reste du monde. En 1960 le Congo belge connaît une période d’émeutes et accède à l’indépendance. Pour remplacer les postes laissés vacants par le départ des colons belges, des Haïtiens, qui avaient le double avantage d’être noirs et francophones, sont venus au Zaïre dans les deux ans qui ont suivi les essais de vaccination antipolio et ont également « bénéficié » des campagnes de vaccination antivariolique.
Ils revinrent dans leur pays avec le HIV au moment où Haïti devenait la destination favorite des homosexuels américains. Le tourisme homosexuel aurait ainsi contribué à l’extension du sida dans les populations occidentales avant que les défaillances médicales et politiques ne parachèvent, avec l’épisode du sang contaminé, le travail préparé accidentellement (ou intentionnellement ?) par les vaccinations.
Reste le cas du virus HIV-2 apparu un peu plus tard, au milieu des années 1980, en Afrique de l’Ouest. La région où les premiers cas de sida liés à ce deuxième virus sont apparus coïncide tout à fait avec la zone peuplée par une sous-espèce du Mangabey fuligineux dont au moins 10 % de la population est infectée par le virus SIVSM. Les études génétiques de ce virus montrent une homologie de 82 à 89 % avec HIV-2, certains échantillons étant même impossibles à distinguer du HIV-2[27]. La barrière d’espèce aurait pu ainsi être franchie plus facilement.
Conclusion
Le Lévitique est-il aboli ? Certains considèrent que le Lévitique est un simple livre culturel, dont les prescriptions concernent un peuple et une géographie particulière, et dont les règles cultuelles sont dépassées.
Pour les chrétiens, comment dans ce cas comprendre la déclaration de Jésus en Matthieu 5.18 : « Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » Car si l’Evangile se résume à « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22,34-40), cette citation de Lévitique 19.18 précède le kilayim de Lévitique 19.19.
« Dieu a-t-il réellement parlé en Lévitique 19.19 ? ». Pour faire écho à Genèse 3.1, citons :
Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain. […] Le mieux est de laisser le christianisme mourir de mort naturelle. Le dogme du christianisme s’effrite devant les progrès de la science. La religion devra faire de plus en plus de concessions. Les mythes se délabrent peu à peu. Il ne reste plus qu’à prouver que dans la nature il n’existe aucune frontière entre l’organique et l’inorganique. Quand la connaissance de l’univers se sera largement répandue, quand la plupart des hommes sauront que les étoiles ne sont pas des sources de lumière mais des mondes, peut-être des mondes habités comme le nôtre, alors la doctrine chrétienne sera convaincue d’absurdité […] Tout bien considéré, nous n’avons aucune raison de souhaiter que les Italiens et les Espagnols se libèrent de la drogue du christianisme. Soyons les seuls à être immunisés contre cette maladie. (Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1952)
Au contraire, le Lévitique invite à une véritable écologie selon le cœur de Dieu, une écologie qui s’inscrit à la suite de l’activité créatrice du Dieu qui crée les choses en les nommant. Car nous sommes appelés à mettre en œuvre le gouvernement du monde par Sa Parole.
[1] Seale J., « Origins of the Aids viruses, HIV-1 and HIV-2, fact or fiction? Discussion paper », Journal of the Royal Society of Medicine, t. 81, p. 537-539, 1988.
[3] Seale J., « Crossing the species barrier-viruses and the origins of Aids in perspective », Journal of the Royal Society of Medicine, t. 82, p. 519-523, 1989.
[4] Tratschin J. D. et al., « Canine parvovirus: Relationship to wild-type and vaccine strains of feline panleukopenia virus and mink enteritis virus », Journal of General Virology, t. 61, p. 33-41, 1982.
[5] Parrisch C., « Emergence, natural history and variation of canine, mink and feline parvoviruses », Advances in Virus Research, t. 38, p. 403-450, 1990.
[6] Seale J., « Crossing the species barrier-viruses and the origins of Aids in perspective », Journal of the Royal Society of Medicine, t. 82, p. 519-523, 1989.
[10] Peu de temps après la rédaction de ces lignes est paru l’ouvrage d’Edward Hooper « The river : a journey to the source of HIV and AIDS » qui développe cette même théorie sur l’origine du sida.
[11] Courtois G. et al, « Preliminary report on mass vaccination of man with live attenuated poliomyelitis virus in the Belgian Congo and Ruanda-Urundi », British Medical Journal, t. 2, p. 187-190, 26 juillet 1958.
[12] Biggar R. J. et al., « Seroepidemiology of HTLV-III antibodies in a remote population of eastem Zaïre », British Medical Journal, t. 290, p. 808-810, 1985.
[13] Sabin A. B., « Present position of immunization against poliomyelitis with live virus vaccines », British Medical Journal, n° 5123, 14 mars 1959.
[14] Nathanson N. et al., « The Evolution of virus diseases: their emergence, epidemicity and control », Virus Research, t. 29, p. 3-20, 1993.
[15] Li Y. et al., « Extensive genetic variability of simian immunodeficiency virus from african green monkey », Journal of Virology, t. 63 (4), p. 1800-1802, 1989.
[16] Rübsamen-Waigmann H., Dietrich U., « Les origines du sida, la généalogie des virus », La Recherche, t. 22 (234), p. 980-984, 1991.
[17] Rübsamen-Waigmann H., Dietrich U., loc. cit.
[18] De La Rougerie G., « Les modèles animaux du sida : toujours plus dangereux ? », La Recherche, t. 21 (224), p. 1098, 1990.
[19] Curtis T., « The Origin of Aids », Rolling Stone, n° 626, 19 mars 1992.
[21] Elswood B. F., Stricker R. B., « Polio vaccines and the origin of Aids », Research in Virology, t. 144, p. 175-177, 1993.
[22] Zhu T. et al., « An african HIV-1 sequence from 1959 and implications for the origin of the epidemic », Nature, t. 391, p. 594-596, 1998.
[23] « Programme élargi de vaccinations », p. 61-62, Rapport d’activité 1993.
[24] Redfield R. R. et al., « Disseminated vaccinia in a military recruit with human immunodeficiency virus (HIV) disease », The New England Journal of Medicine, t. 316 (11), p. 673-76, 1987.
[25] Wright P., « Smallpox vaccine “triggered Aids virus” », The Times, 11 mai 1987.
“Le pouvoir aujourd’hui est corrompu et cela auto-génère ces séparatismes.”
Le curé de la Trinité en Beaujolais dénonce la loi sur le séparatisme :

L’INSEE confirme le grand remplacement de la population
Le grand remplacement est une réalité statistique. Dans une étude publiée avant-hier :
Entre les 1ᵉʳ janvier 2017 et 2018, la population s’est accrue de 317 000 personnes, et parmi elles, 44 % sont immigrées. Depuis 2006, la contribution annuelle des immigrés à la croissance démographique est en hausse. Cela s’explique notamment par une moindre croissance de la population non-immigrée.
En 2017, le solde migratoire s’établit à + 155 000 personnes, après + 65 000 en 2016. Les entrées d’immigrés sont toujours plus nombreuses que les sorties ; leur solde migratoire (+ 198 000) est cependant en léger repli par rapport à 2016. Les sorties de non-immigrés sont à l’inverse plus nombreuses que leurs entrées ; l’écart se réduit toutefois en 2017, sous l’effet d’une nette baisse des départs à l’étranger des non-immigrés.
Depuis 2006, le solde migratoire des immigrés augmente (+ 21 %), porté notamment par celui des immigrés mineurs. Celui des non-immigrés provient essentiellement des jeunes de 18 à 29 ans, notamment durant leurs études.
En 2019, 385 000 personnes sont entrées en France, dont 273 000 immigrés.
Et cette immigration est de plus en plus extra-européenne :
En 2019, 385 000 personnes sont entrées en France, un niveau globalement stable depuis 2016 (377 000, figure 4). Parmi elles, 90 000 sont nées en France et 23 000 sont nées françaises à l’étranger, soit 113 000 personnes non immigrées. Parmi les 273 000 immigrés entrés en France, 112 000 sont originaires d’Afrique (dont 57 000 du Maghreb), 87 000 d’Europe, 44 000 d’Asie et 30 000 d’Amérique ou d’Océanie. Les immigrés européens s’installant moins durablement en France que ceux originaires d’autres continents, leur part dans le solde migratoire des immigrés est en général plus faible que leur part dans les entrées. En 2017, ils représentaient ainsi 35 % des entrées sur le territoire des immigrés, mais seulement 20 % de leur solde migratoire. L’immigration européenne baisse par rapport à 2013 (109 000 entrées), mais elle reste à un niveau proche de 2006 (89 000 entrées). Inversement, l’immigration africaine augmente régulièrement depuis 2006 (62 000 entrées). S’agissant de l’année 2020, les premiers titres de séjour délivrés diminuent très fortement par rapport à 2019 (encadré 3).
En 2021 le solde naturel pourrait être négatif (ou très proche de zéro) compte tenu du vieillissement de la population et de la chute des naissances. En revanche le flux migratoire se maintiendra à un niveau élevé…
Avant que la Turquie ne puisse entrer dans l’Europe, il faudrait que la France sorte de cette Europe
Commentaire de Bernard Antony suite à l’humiliation d’Ursula von der Leyen :
La scène, retransmise par toutes les grandes télévisions du monde, restera dans l’histoire ! Quel affront pour l’Union européenne que cette humiliation infligée hier à Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, traitée comme un rebus de harem par le méprisant sultan ottoman Erdogan dégoulinant de mépris. Et ce, sans la moindre réaction de dignité, sinon de fierté, de cette pitoyable dirigeante mûre pour toutes les soumissions et pas davantage du grotesque lourdingue Charles Michel, le président du Conseil européen.
Les choses se sont ainsi déroulées : alors que ces trois personnages entrent dans le salon de réception de la présidence, Erdogan s’installe le premier dans son fauteuil sans le moindre geste de prévenance pour faire prendre place aux deux autres. Le goujat Michel, se souciant nullement de ce qu’il n’y a qu’un seul autre fauteuil de disponible, se l’attribue et s’y asseoit sans se préoccuper d’Ursula. Celle-ci demeure seule, debout, désemparée. Aucun huissier, aucun majordome, aucun serviteur n’est là pour lui apporter un siège. Erdogan n’en a cure. Les conversations publiques à Ankara, c’est l’affaire des hommes.
Alors, toute seule, on l’imagine livide derrière son masque, madame la présidente de la Commission européenne, toute honte bue, s’avise d’aller s’enfoncer dans le canapé qu’elle a repéré au fond du salon ; pas exactement le siège le plus adéquat pour tenir une conversation sur l’avenir des relations de l’Union européenne et de la Turquie. Ursula est comme aspirée par ce « diwan » si parfaitement ottoman…
Le gag, c’est que Le Figaro du mardi titrait sur la question : « L’UE tente de normaliser ses relations avec la Turquie » sic !), et celui de mercredi : « À Ankara, les Européens posent leurs conditions » (re-sic !).
À l’évidence, Angela (Merkel) avait plutôt intimé le conseil à sa créature Ursula, et de même au benêt Michel, de ne point courroucer son cher Erdogan. La stratégie depuis des années de l’Allemagne avec la Turquie, et donc celle de l’Union européenne, se résume en un mot : « soumission » !
L’Allemagne, dit-on, a des intérêts économiques en Turquie. Comme si la réciproque n’était pas vraie. Elle a surtout plus de quatre millions de travailleurs turcs sur son territoire, étroitement contrôlés par le régime d’Erdogan. Et l’Allemagne, eh oui, a peur de les mécontenter, comme la France a peur de mécontenter ses six millions d’Algériens.
On nous dit encore que la Turquie héberge sur son territoire près de quatre millions de réfugiés syriens et que si l’on n’est pas gentil avec elle, c’est-à-dire très généreux pour lui en financer l’accueil (à hauteur de 485 millions d’euros pour l’année 2020 !), elle pourrait les envoyer massivement et irrésistiblement vers l’Europe. Comme s’il n’allait pas de soi que c’est dans les pays de l’Oumma que des réfugiés musulmans doivent être accueillis.
Le néo-sultan Erdogan qui a naguère fortement aidé l’État islamique au Levant (Daesh) à installer son régime d’abominations en Syrie et en Irak, est certes un parfait maître-chanteur. Mais il l’est d’autant plus facilement qu’il sait d’expérience que l’Union européenne ne cessera d’aller d’aplatissements en aplatissements. Et ça lui est d’autant plus agréable lorsque ce sont notamment des femmes comme Angela et Ursula qui veulent de cette politique de soumission. On attendrait d’ailleurs après l’humiliation faite à cette dernière de grandes manifestations d’indignation des féministes européennes. Il semble que cela ne vienne pas. Peut-être faudrait-il des psychanalystes et des sexologues pour expliquer pourquoi ?
Quoi qu’il en soit, avant que la Turquie ne puisse entrer dans l’Europe, il faudrait que la France sorte de cette Europe-là !
Mais y a –t-il un grand parti pour l’exiger encore ?
La chaîne WEO financée par la région Hauts de France fait la promotion d’un imam salafiste
👉 Le lien est toujours en ligne sur la page Facebook de Weo https://t.co/exHUH8Pvtm
👉 Voici toutes les preuves (pour l’instant) des compromissions de @xavierbertrand avec les islamistes. Diffusez ! pic.twitter.com/iQ2btCK29P
— Damien Rieu (@DamienRieu) April 8, 2021
Chartres 2021: les inscriptions sont ouvertes
L’Association Notre-Dame de Chrétienté annonce :
Après les mesures gouvernementales sur le nouveau confinement, nous adaptons les modalités que nous avions retenues pour notre prochain pèlerinage de chrétienté des 22, 23 et 24 mai 2021.
Les régions Ile de France et Centre qui devaient pèleriner de Paris à Chartres sont désormais invitées à s’inscrire aux initiatives locales de leurs régions organisées par les Chefs de chapitres.
Les inscriptions sont ouvertes ce vendredi 9 avril, les tarifs maintenus à 9 euros pour recevoir le livret du pèlerin. Nous vous remercions de vous inscrire aussi nombreux que possible.
A la fin du confinement (fin avril) nous verrons avec les autorités si des pèlerins peuvent marcher de Paris à Chartres et, si oui, combien. Vous serez informés des décisions prises dès que possible. Ces dispositions tardives s’expliquent évidemment par la complexité de la situation actuelle.Restez bien en relation avec Notre-Dame de Chrétienté par le site www.nd-chretiente.com, par téléphone (01 39 07 27 00) ou avec votre hiérarchie régionale.
Et, surtout, aidez-nous par vos prières et vos inscriptions pour que “chrétienté continue” !
Notre-Dame de Chartres, priez pour nous,
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.Notre-Dame de Chrétienté
Echec de la proposition de loi sur l’euthanasie : aujourd’hui, l’euthanasie ne sera pas légalisée
A l’issue d’une séance hystérique, la proposition de loi instaurant l’euthanasie n’a pas été votée, faute de temps. Cependant, les députés ont voté l’article 1, instituant “le droit à une assistance médicalisée active à mourir” (la liste des votants est ici). Une façon stratégique pour les députés pro-euthanasie de faire pression sur le gouvernement et la société pour faire accepter l’euthanasie.
Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, applaudissements à tout rompre des adversaires de la vie. Pourtant, la bataille a bel et bien été gagnée pour ceux qui pensent que c’est la souffrance que l’on doit tenter de supprimer et non la personne qui souffre. Cela s’est fait au prix d’un mur d’amendements déposés par des députés courageux. Ils n’étaient pourtant qu’une poignée : Marc Le Fur, Emmanuelle Ménard, Xavier Breton, Thibaut Bazin, Patrick Hetzel et quelques autres…
Les partisans de l’euthanasie se sont applaudis avec une forme d’indécence. Un forme d’indécence car l’affaire est grave. D’autant plus lorsqu’il s’agit de procéder à une rupture de valeurs aussi fondamentales, aussi anthropologiques qui nous fait basculer d’une société du « quoi qu’il en coûte » pour sauver des vies, comme nous l’entendons régulièrement depuis un an, à une société où l’on pourrait tuer son père, sa mère, son frère, sa sœur, ses grands-parents.
Il y a de quoi perdre la tête et d’être affecté collectivement par une véritable schizophrénie qui ne peut conduire qu’à un déclin mécanique de notre société.
Que les choses soient claires, ne pas provoquer délibérément la mort de quelqu’un est l’un des principes structurant de notre société. C’est une sagesse au creux de laquelle une autre se cache, celle de la vulnérabilité.
Les humanistes, puisque c’est comme cela qu’ils aiment à se qualifier, veulent maquiller des mises à mort de personnes en grande détresse au nom d’une certaine idée de la liberté. Celle de mourir quand on veut, comme on veut.
Notre société est en train de changer de visage, il faut le dire pour en avoir conscience. Car aujourd’hui, au nom de la liberté, on pourrait passer à côté de quelqu’un qui veut se tuer, sans rien faire, sans rien dire, sans penser qu’il est de notre devoir de le sauver.
C’est très grave. Et malheureusement, s’il est possible que l’euthanasie ou le suicide assisté soient vus comme un bien pour certains, c’est sûrement qu’ils ont oublié cet instinct ancestral qui fait notre humanité : celui de vouloir sauver des vies, toutes les vies. Et lorsque cela n’est plus possible, apprendre alors à s’incliner, à accueillir la mort et à accompagner le mourant jusqu’à son dernier souffle.
D’autres batailles sont à venir, ne soyons pas dupes. Plus qu’une victoire, c’est un cri d’alarme, d’alerte poussé ici à l’Assemblée nationale. Il doit retentir au plus profond de nous-mêmes et nous engager à rappeler à ce monde que notre dignité est attachée à chacun de nos os, que nous soyons malades ou bien-portants. Transmettons cette parole de vie pour que la mort soit accueillie mais jamais provoquée.
Communiqué de La Manif Pour Tous :
À l’heure où la société est bousculée par la crise sanitaire, les réformes dites « sociétales » doivent être mises de côté sine die pour se concentrer sur la santé et amortir les conséquences économiques et sociales de la pandémie.
La nouvelle tentative de passage en force des militants radicalisés et acharnés s’est heureusement soldée par un échec. La mobilisation des professionnels de santé, des intellectuels, des parlementaires courageux et du tissu associatif a payé pour éviter le chemin de l’euthanasie. Quelle qu’en soit la forme, le contexte et le vocable associé, il s’agit bien d’un suicide et celui-ci est toujours un drame individuel et collectif. Rien ne peut le justifier. Et l’encourager pour certaines catégories de la population reviendrait à le banaliser, notamment auprès des jeunes, alors qu’ils sont particulièrement affectés et vulnérables en cette période de crise.
Pour répondre à la souffrance physique et psychologique, les réponses sont aujourd’hui bien connues.
Il y a tout d’abord les soins palliatifs pour soulager les malades, et ils sont efficaces, contrairement à ce que laissent entendre les partisans de l’euthanasie. Le plan annoncé il y a quelques jours par le gouvernement doit désormais se concrétiser lors de l’examen du PLFSS pour assurer le développement des soins palliatifs et en garantir l’accès à tous.
La famille et la solidarité intergénérationnelle est un autre facteur clé pour faire face à la détresse de la maladie et de la fin de vie. Premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables, la famille a un rôle décisif en la matière. Les enfants, devenus adultes, sont appelés à répondre présents pour entourer leurs grands-parents puis leurs parents dans la maladie ou le grand âge. C’est ce qui est vécu au quotidien par l’immense majorité des familles. C’est cette réalité vécue dans la discrétion qui explique le vent d’indignation et la grande souffrance suscitée par les mesures sanitaires qui ont conduit des malades et des personnes âgées à affronter l’épreuve de l’isolement prolongé pendant de longs mois.
Cette fraternité repose sur la famille, c’est-à-dire sur la filiation. Cet attachement très fort des Français à la famille explique qu’une écrasante majorité d’entre eux (plus de 80%) estime que les enfants nés par PMA doivent continuer à avoir les mêmes droits que tous les enfants, et donc le droit d’avoir un père et une mère. Il est ainsi cohérent que 7 Français sur 10 réclament aujourd’hui l’abandon du projet de loi bioéthique et de ses mesures polémiques et clivantes comme la PMA sans père et la facilitation du recours à la GPA par la possibilité d’une reconnaissance de la filiation d’intention.
Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :
« La large mobilisation des intellectuels, des professionnels de santé, des parlementaires et du tissu associatif a permis de faire échouer la proposition de loi Falorni en faveur de l’euthanasie. C’est une bonne nouvelle, mais il faut rester vigilants, car la pression d’une poignée de militants est forte. Ils n’hésitent pas à tordre le cou à la réalité en faisant croire que l’euthanasie serait le seul remède à la souffrance. Cette rhétorique est une manipulation qu’il faut dénoncer fermement. C’est la même méthode qui est utilisée pour briser la filiation et affaiblir la famille en cherchant à faire croire que c’est l’amour qui porte les revendications de PMA sans père et de GPA. C’est une manipulation dont les Français ne sont pas dupes. Au fil du processus parlementaire, l’opposition au projet de loi bioéthique est de plus en plus importante. Elle fait d’ailleurs écho aux votes des Français lors des États généraux de la bioéthique 2018 qui ont été méprisés par le gouvernement ».
Vers une baisse de la population mondiale ?
Voilà un article à contre-courant de “l’explosion démographique” :
[…] Certains démographes prévoient même une diminution de la population mondiale. Une décroissance démographique. Une étude de l’Université de Washington, publiée par le Lancet l’été dernier et mentionnée par le magazine Science et Vie, prévoit un pic à 9,7 milliards en 2064, puis une décroissance jusqu’à 8,8 milliards en 2100. “La poursuite de la croissance démographique mondiale au cours du siècle n’est plus la trajectoire la plus probable pour la population mondiale”, déclarait le Dr Christopher Murray, qui a dirigé la recherche. Selon cette étude, vingt-trois pays perdraient plus de la moitié de leur population, dont le Japon, la Thaïlande, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Corée du Sud. Tandis que dans trente-quatre autres pays, dont la Chine, le nombre d’habitants diminuerait de 25 à 50%.
Pourquoi une telle baisse ? A cause de la diminution du taux de fécondité. Pour les chercheurs de Washington, d’ici à 2100, presque tous les pays (183 sur 195) auront un taux de fécondité (nombre moyen d’enfants par femme) inférieur au seuil de remplacement des générations (2,1 naissances par femme). Il est vrai que les taux de fécondité ont déjà commencé à baisser partout dans le monde, depuis 1950, et l’Europe, notamment, est déjà passée en dessous du seuil de remplacement. C’est aussi le cas du Brésil ou de la Chine (1,7). L’Inde, elle, est à 2,2. “La seule zone où les taux de fécondité se maintiennent, c’est la zone intertropicale entre le Sahel et le Zambèze (fleuve au sud de la Zambie), précise Hervé Le Bras, chercheur émérite à l’Institut national d’études démographiques (INED) et historien français. Le Niger par exemple est à 7 enfants par femme. Mais ce n’est pas une zone énorme.”
[…] D’autres chercheurs sont pourtant certains que la population finira inexorablement par baisser. Hervé Le Bras est de ceux-là. Mais, au lieu de se baser sur des hypothèses de fécondité, de mortalité, ou de migration plus ou moins valables, il recourt à une autre méthode :
“On a l’habitude de montrer un graphique de la population avec les années en abscisses et le nombre d’habitants en ordonnées. Avec un tel graphique, on ne peut qu’avoir l’impression que la population va continuer à augmenter. Moi, je propose plutôt de regarder le taux de croissance de la population mondiale !”
Il était de 2,1 pour cent dans les années 1970. Aujourd’hui, il est d’un pour cent, soit deux fois moindre. “Si on poursuit cette courbe, elle atteint zéro pour cent entre 2065 et 2070. La population commencerait alors à décroître” , conclut le démographe français.
Certains pays, dont la Belgique, gardent une population croissante grâce à l’immigration internationale. Mais dans d’autres pays, la décroissance est déjà bien réelle (et met du coup tous les démographes d’accord). C’est le cas du Japon, de la Bulgarie ou de la Roumanie, par exemple. […]
I-Média – Restaurants clandestins : des journalistes et des ministres accusés
L’image de la semaine
La photographie est saisissante : une famille sur la plage entourée par une dizaine de policiers. Cette photographie et la sévérité des policiers ont beaucoup fait jaser.
Restaus clandestins : des journalistes et des ministres accusés
C’est le scandale du moment. M6 a diffusé un reportage sur les dîners clandestins qui sont nombreux dans la Capitale. Parmi les personnes enfreignant les consignes gouvernementales, plusieurs journalistes et ministres – pourtant alarmistes sur le Covid-19 en public – sont pointés du doigt.
Revue de presse
Attaque du Capitole, militant RN de Saint-Nazaire agressé, Christophe Fauquenoy égorgé… L’insupportable 2 poids 2 mesures médiatique.
La vérité sur le procès George Floyd
Les médias français ne retransmettent qu’une partie des débats du procès Derek Chauvin, ce policier accusé du meurtre de George Floyd. La réalité est bien éloignée des fantasmes médiatiques français : la culpabilité de Derek Chauvin n’est absolument pas certaine !
La CEDH estime que l’obligation vaccinale infantile est conforme
La Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt en Grande chambre le 8 avril 2021 déclarant l’obligation vaccinale infantile actuelle en République tchèque conforme à la Convention européenne des droits de l’homme. L’ECLJ était intervenu dans cette affaire pour inviter la Cour à :
- Fixer des limites claires au pouvoir de l’État en matière d’obligation vaccinale ;
- Rejeter le caractère général et absolu de l’obligation vaccinale ;
- Constater que le but recherché par la vaccination obligatoire peut être atteint par des mesures moins contraignantes et plus respectueuses des libertés et droits fondamentaux des parents.
Dans cette émission, Grégor Puppinck, Directeur de l’ECLJ, commente cette décision :
Après l'”Interruption Volontaire”, voici l'”Assistance médicalisée à mourir… de mort naturelle” !
Communiqué de Choisir la Vie concernant la proposition de loi (PL) donnant « le droit à une fin de vie libre et choisie », discutée à l’AN, dans le cadre d’une niche parlementaire :
Monsieur Olivier Forlani va présenter son projet de loi ce 8 avril 2021 à l’Assemblée Nationale. Monsieur le député, en avez-vous parlé aux malades et aux soignants directement concernés ?
Alors que la France pleure encore ses morts, décédés seuls, isolés, dans un sentiment d’abandon souvent épouvantable, parce qu’ils n’ont pas pu être accompagnés, cette PL soumet l’idée de légaliser le « non-accompagnement » au motif de l’empathie ; allez expliquer cela aux familles des morts de la Covid-19 !
Alors que les soignants du pays mènent un véritable combat depuis un an pour soigner et lutter contre la mort des malades de la Covid-19, cette PL va leur demander d’organiser et d’assurer la mort de leurs patients sans la liberté de s’y opposer pleinement (art 5) puisqu’en cas de refus, il y aura obligation de réorienter le patient !
Alors que les soignants ne se remettent pas du scandale de l’année passée concernant l’usage souvent désordonné du Rivotril en EHPAD et la sensation traumatisante d’avoir « tué » des résidents, cette PL va leur imposer de recommencer mais, cette fois-ci, « à la demande du patient » ; pas sûr que « ça passe mieux » !
Alors que le Ségur de la santé a promis une enveloppe de 19 milliards d’Euros d’investissements pour le système hospitalier et médico-social, cette PL acte le refus d’investir dans les soins palliatifs, le refus d’une médecine pleinement humaine et le refus de permettre aux soignants d’accompagner les patients dans une posture vraiment professionnelle . On cherche à comprendre !
Alors qu’au cœur des formations des étudiants en santé médicaux et para-médicaux (médecine, infirmière, aides-soignantes, cadres…), on ne cesse d’insister pour qu’ils fassent preuve de réflexivité et de jugement moral dans leurs observations, diagnostics et actes, en vue d’une qualité optimale des soins, cette PL va empêcher cette quête de vouloir comprendre la source d’une demande d’euthanasie en permettant cette solution de facilité qu’est l’AMAM (assistance médicalisée à mourir) ; cet empêchement au raisonnement clinique entraînant une subordination de l’émotion à la raison qui, en soi, est reconnue comme non professionnelle.
De fait, cette loi invoque « le caractère libre, éclairé et réfléchi de la demande » d’AMAM pour le patient, mais ne donne pas le droit aux professionnels de soigner avec la même liberté. Ne pourrions-nous pas laisser aux soignants la liberté d’être des combattants plutôt que des exécutants ?
Alors que les membres de notre gouvernement et nos parlementaires ne cessent de vouloir la « transparence » en tout, cette PL suggère, dans son article 4, que les patients bénéficiant d’une AMAM soient signifiés comme étant morts « de mort naturelle ». Ainsi, aucune trace de l’euthanasie en France ; est-ce cela l’art de la transparence à la française ?
Enfin, avec une telle PL, ne sommes-nous pas en train de nous enfoncer encore dans un aveuglement anthropologique et philosophique résumant l’être humain à sa seule dimension physiologique et physique ? Ne sommes-nous pas tellement plus grands que cela ?
Une fois encore, cette PL va réduire La Personne à… personne !
Nous espérons que les Parlementaires sauront faire preuve d’une réflexion digne de leur humanité et d’un discernement objectif concernant ce texte.
N’oublions pas que, dans les faits, ce seront les médecins et infirmières qui appliqueront les actes d’euthanasie ; une fois de plus, on ne leur a pas demandé leur avis, mais il n’est pas sûr qu’ils soient une majorité à l’approuver.
Euthanasie : ultime liberté ou ultime trangression ?
De Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la Vie :
Alors que notre pays se débat dans une crise sanitaire depuis plus d’un an, en cherchant à protéger la vie de tous les Français, quatre parlementaires venant d’horizons différents proposent paradoxalement des lois pour légaliser l’euthanasie. Au prétexte que d’autres pays ont autorisé l’euthanasie, faudrait-il aussi faire ce premier pas législatif en France ?
Mais qu’y a t-il de digne à permettre le suicide assisté, à tendre la corde ou la seringue à celui qui souffre ou est en fin de vie ? Est-ce la bonne réponse ? Le « droit à mourir dans la dignité », n’est finalement qu’une négation de la personne humaine. Celle-ci ne devient pas indigne parce que son état physique ou mental se dégrade. Le devoir est de soulager, d’accompagner la personne humaine et de respecter la vie. Hippocrate, qui a fondé l’éthique médicale il y a 25 siècles disait : « je ne donnerai pas de poison, même si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ».
Ce premier pas, ce nouveau pas, nous entraînerait dans un avenir qualifié par ses promoteurs « d’ultime liberté ». Celui-ci deviendra vite sordide. La logique est la même qu’avec la loi Veil, ou certaines restrictions initialement posées par le législateur ont toutes été progressivement levées. En effet la transgression de principes moraux fondamentaux, des éléments de base d’une société civilisée, entraine inéluctablement vers toutes les dérives.
Donner la mort, plutôt que soulager. Dire que toute vie ne mérite plus d’être vécue. Dire qu’une personne humaine n’a plus de dignité quand elle souffre ou est affaiblie. C’est la porte ouverte vers tous les renoncements éthiques. On l’a vu avec l’exécution de Vincent Lambert, qui n’a pas eu la chance d’avoir des séances de rééducation, d’être soigné, stimulé, promené. C’était plus simple d’interdire les visites, de le laisser enfermé dans sa chambre, de s’en débarrasser en le laissant mourir de soif. Il est vrai que l’hydratation depuis la dernière loi Claeys-Leonetti, n’est plus considérée comme un soin de base, mais comme un traitement. En l’occurrence, Vincent Lambert n’avait rien demandé. Comme lui, 1500 personnes en stade pauci-relationnels sont dans l’antichambre de la mort.
Un premier pas qui sera suivi de beaucoup d’autres. Des lits occupés que l’on pourrait libérer. Des personnes handicapées dont il est compliqué de s’occuper et dont on pourrait accélérer le départ. Des malades dont on pourrait finalement se passer. Des mineurs dont on pourrait abréger la vie. Des vieux pour lesquels on pourrait économiser des retraites. Est-ce le futur dont nous voulons ? Notre société sera-t-elle à ce point inhumaine ?
Ce que nous voulons c’est un plan national pour déployer de vrais soins palliatifs en milieu hospitalier ou à domicile. Il faut pouvoir soulager la douleur, permettre une sédation discontinue en cas de besoin, et permettre un accompagnement familial en fin de vie. Il ne doit pas y avoir, bien sûr, d’acharnement thérapeutique, mais il doit y avoir un respect absolu de la vie. C’est une question d’humanité.
Aujourd’hui 8 avril, la proposition de loi Falorni pour légaliser le suicide assisté et l’euthanasie examinée à l’Assemblée nationale. Des milliers d’amendements ont été déposés par des députés courageux pour s’y opposer. La dignité est de leur côté. Mettons en échec la culture de mort.
Vous avez bien reçu ma lettre anonyme?
Pour sourire un peu dans l’atmosphère délétère de notre pauvre société française, prise d’une fringale de dénonciations anonymes, nous vous proposons la lecture de la lettre qu’un prêtre ami a adressé à une paroissienne occasionnelle qui l’avait dénoncé à son évêque pour laxisme sanitaire (sans naturellement juger utile de lui en parler directement au préalable). La réponse cinglante est fort bien troussée:
Madame,
Je reçois avec une grande surprise copie du courriel que vous avez envoyé à Mgr N., mon évêque, pour dénoncer mon comportement. Permettez-moi de réagir, tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme.
Curé de cette paroisse depuis plusieurs années, je n’ai pas l’insigne honneur de vous connaître. Vous semblez appartenir, comme votre patronyme l’indique, à une grande famille parisienne. Sans préjugés contre qui que ce soit, appartenant pour partie, moi-même, à ce milieu, j’imagine cependant, sans peine, qu’adresser simplement la parole à un pauvre curé de province, ce serait déchoir. On se contente d’utiliser ses services et de le dénoncer à l’autorité lorsqu’il déplait, comme un domestique négligent. Je n’aurai pas la cruauté de constater publiquement que, vérifiant les comptes de notre pauvre paroisse, votre nom n’y apparait guère. Lorsqu’on s’invite chez des hôtes, sans vouloir assumer ni charges ni services, on a la politesse de s’abstenir de critiquer la couleur de la nappe ou le goût des plats. Ces bonnes manières étaient à l’honneur dans notre milieu autrefois. Il semble qu’elles se soient bien perdues…
Sur le fond.
Sur les gestes entourant la Sainte Eucharistie, ne comptez pas sur moi, tout en restant, autant qu’il sera possible, à ma modeste place, pour transiger. Bien sûr, l’essentiel est dans le fond. Néanmoins, ma responsabilité est de veiller à ce que le plus de révérence possible entoure la communion des fidèles. Par conséquent, si une personne désire communier dans les mains, elle ne peut s’embarrasser d’aucun autre objet (canne, feuille de chant, gants, et donc masque) qui gênerait son geste. Comme il serait nécessaire que les « bons catholiques » donneurs de leçon se préoccupent d’accompagner l’Eucharistie de la révérence extérieure (agenouillement à la consécration, génuflexion avant la communion, réponse « Amen » à l’invitation du prêtre, etc.) que l’Église exige de tous les fidèles, dont ils se dispensent avec une désinvolture stupéfiante et qui ne scandalise personne ! Rien, absolument rien, dans les événements actuels ne justifie objectivement de transiger sur ces obligations (voir Actes 5, 9).
Le procédé de la dénonciation, le refus de chercher à entamer un dialogue direct avec la personne dont le comportement vous déplait, est d’une lâcheté insigne. Votre famille compte plusieurs exemples de vies sacrifiées pour la France. Ces personnes doivent se retourner de honte dans leur tombe. Je finirais par croire, si je me risquais à quelque extrapolation historique, que réapparait dans l’Église de France cette catégorie de « bons » Français et catholiques qui dénoncèrent leurs curés, dans les mêmes années, parce qu’ils cachaient des Juifs ou des résistants, actes prohibés par la loi d’alors, au prétexte que ces gens-là laissaient s’infiltrer, dans notre beau pays, des idées « virulentes et sournoises »…, faisant souffler sur lui, un « vent mauvais ».
Je ne veux céder, autant qu’il est raisonnablement prudent – et si le Seigneur m’en donne le courage – sans forfanterie ni prétention, ni à Caïphe, ni à Hérode, ni à Pilate, ni à une panique déraisonnable. Pour le reste, croyez, Madame, que je vous pardonne bien volontiers et vous assure de ma prière.
X., curé de N.
C’est arrivé un 8 avril…
« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)
« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)
Alors rappelons-nous :
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le 8 avril 1364 : décès de Jean II le Bon, Roi de France.
Battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers, le 19 septembre 1356, Jean le Bon peut regagner la France en 1360, après la signature du Traité de Brétigny qui lui rend la liberté, mais cède une immense partie du pays et doit une énorme rançon à Édouard III. Un de ses fils retenus en otage pour garantir le paiement de sa rançon, s’enfuit en 1363. Jean le Bon, obéissant aux lois de l’honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres où il meurt en 1364 à l’âge de 45 ans en pleine négociation des accords de Brétigny. En effet, les lois fondamentales du Royaume interdisent au Roi de se séparer d’une partie du territoire. Sa signature du Traité n’a pas été entérinée par le parlement de Paris. Le fils de Jean II le Bon, Charles V le Sage est proclamé Roi de France ; il récupère tous les territoires perdus par ses prédécesseurs, et relève le Royaume.
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le 8 avril 1378 : Urbain VI est élu pape.
Né en 1318 à Naples Bartolemeo Prignano devient le 202e pape de l’Église catholique romaine sous le nom d’Urbain VI. Il est aussi le premier pape italien, élu à Rome, depuis le retour du Saint-Siège dans la ville éternelle le 17 janvier 1377 (voir la chronique de ce jour sur Grégoire). Élu pape le 8 avril 1378, et malgré les avertissements de sainte Catherine de Sienne qui lui demande de la retenue, il se rend tellement odieux auprès des cardinaux français que ceux-ci, six mois plus tard, élisent un autre pape, Clément VII qui s’installe à Avignon. Ce sera le début du Grand Schisme d’Occident. Urbain VI meurt à Rome le 15 octobre 1389.
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le 8 avril 1455 : élection du pape Calixte III.
Alfonso Borgia est élu pape sous le nom de Calixte III. Son action principale est de lutter contre l’Empire ottoman qui détient la ville de Constantinople depuis 1453. Tout au long de son pontificat, qui se termine en 1458, il appelle à la croisade sans être vraiment entendu. Il donne à une commission ecclésiastique les pouvoirs de réviser le procès de Jeanne d’Arc. Le jugement solennel, qui intervient le 7 juillet 1456, déclare qu’elle est morte martyre pour la défense de sa religion, de sa patrie et de son Roi. Cependant le pape ne la canonise pas ; mais autorise les expiations religieuses qui ont lieu à Rouen.
Le pape Calixte III, par Joan de Joanes y taller (1510-1579)
Musée de la cathédrale de Valence.
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le 8 avril 1632 : Louis XIII achète la Seigneurie de Versailles à Jean-François de Gondi, archevêque de Paris.
Le château de Versailles en 1722, Pierre-Denis Martin, dit Martin le Jeune (Musée national du château de Versailles et des Trianon)
Louis XIII achète la totalité de la seigneurie de Versailles à son dernier seigneur, Jean-François de Gondi, archevêque de Paris pour la somme de 66 000 livres. Il souhaite en faire un domaine de chasse. C’est le tournant décisif dans l’installation de la royauté à Versailles.
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le 8 avril 1691 : prise de Mons.
Dans le cadre de la guerre de la ligue d’Augsbourg, qui oppose, de 1688 à 1697, la France à une coalition des puissances européennes (Provinces-Unies, Angleterre, Savoie, Saint Empire romain germanique, Espagne et Suède), la capitale de Hainaut, est conquise par Louis XIV, le 8 avril 1691. En mars 1691, les armées de Louis XIV déploient de très importants moyens pour s’emparer de la ville, une des places-fortes les plus importantes des Pays-Bas du Sud. Vauban dirige les travaux de siège. La ville tombe et Louis XIV nomme gouverneur Nicolas de La Brousse, comte de Verteillac. Vauban est alors chargé d’améliorer le système défensif de la ville.
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le 8 avril 1802 : promulgation du Concordat signé par Napoléon Bonaparte, premier Consul, et le pape Pie VII.
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le 8 avril 1904 : la France et le Royaume-Uni signent l’Entente Cordiale.
Face à la situation de plus en plus tendue en Europe et à la Triple-Alliance, le Royaume-Uni et la France parviennent à s’entendre pour régler leurs différends coloniaux : la pêche à Terre-Neuve, l’Egypte, le Maroc pour l’autre, les deux puissances inaugurent un rapprochement qui avec la Russie finira par devenir la Triple-Entente.
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le 8 avril 1962 : les Français approuvent les accords d’Évian.
Les accords de cessez-le-feu signés le 18 mars entre la France et le FLN sont ratifiés par le peuple français.
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le 8 avril 1994 : la chapelle Sixtine restaurée est inaugurée.
Le pape Jean-Paul II inaugure la chapelle Sixtine restaurée au terme de 14 ans de travaux qui ont permis de redécouvrir les couleurs chaudes et éclatantes du Jugement dernier de Michel-Ange. C’est l’un des plus fameux trésors de l’art de la Renaissance italienne; c’est aussi le lieu où les cardinaux se réunissent en conclave pour élire un nouveau pape.
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le 8 avril 2005 : funérailles du pape Jean-Paul II.
Plus d’un million de personnes et de dirigeants venus du monde entier assistent place Saint-Pierre et dans tout Rome à des funérailles grandioses célébrées pour le pape Jean Paul II, avant son inhumation dans la crypte de la basilique. Des fidèles brandissent des banderoles portant l’inscription “Santo subito”, réclamant sa canonisation immédiate.
Prions pour les deux prêtres en garde à vue
Sur les conseils d’un ami prêtre, scandalisé par la mise en garde à vue de l’abbé Guelfucci, curé de Saint-Eugène, et de son vicaire, nous lançons bien volontiers une chaîne de prière jusqu’à leur libération.
Merci à tous ceux qui pourront s’inscrire pour une dizaine (ou un chapelet, bien sûr) à cette intention.
Et profitons-en pour demander à la Vierge Marie, Reine de France, de protéger la liberté de ceux qui se confient en Elle.
Deux prêtres en garde à vue ! [Addendum : ils ont été libérés]
Selon 20 Minutes, le curé de l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris (il est également vicaire épiscopal pour les mariages et chanoine de la cathédrale) ainsi qu’un de ses vicaires, l’abbé Gabriel Grodziski, ont été placés en garde à vue, ce jeudi matin. Ils sont soupçonnés d’avoir officié sans masque et sans respecter les gestes barrière en vigueur. Un lecteur peut-il nous dire à quand remonte la mise en garde à vue d’un ecclésiastique ? A une sinistre affaire d’abus sexuels ?…
D’après nos informations, cette procédure est exceptionnelle : suite à la polémique médiatique, ils avaient été effectivement convoqués en audition libre. C’est le procureur qui a transformé cette procédure en garde à vue ! Le procureur a-t-il agit à la demande du ministre de la justice ?
L’audition libre est une procédure utilisée lors d’une enquête, permettant d’interroger une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction sans la mettre en garde à vue. La personne entendue a le droit de quitter les lieux à tout moment. La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise à l’encontre d’un suspect lors d’une enquête judiciaire. Elle permet aux enquêteurs d’avoir le suspect à leur disposition pour pouvoir l’interroger et vérifier si ses déclarations sont exactes.
Addendum : les deux prêtres sont sortis de garde à vue vers 18h30.
L’intox des “milliers” d’euthanasies clandestines
L’argument des partisans de la culture de mort ne change pas : avant la légalisation de l’avortement, ils avançaient que des centaines de milliers d’avortements étaient perpétrés de façon clandestine. Aujourd’hui, pour légaliser l’euthanasie, ils inventent pas moins de 4000 euthanasies clandestines :
« Les personnes en fin de vie sont parfois euthanasiées, contre leur gré, en catimini, dans nos hôpitaux. Il est donc grand temps d’encadrer les quelque 4 000 « euthanasies » clandestines. #Findevie #DirectAN » (Caroline Fiat, député, 24 janvier 2018)
« 2.000 à 4.000 personnes en phase terminale » sont euthanasiées « en catimini » (tribune de 156 députés, Le Monde, 28 février 2018)
« Chaque année en France, 4000euthanasies clandestines, pratiquées à l’insu du patient et de la famille, sont recensées. C’est un scandale #admdLyon #NousSommesPrets » (Philippe Lohéac, délégué général de l’ADMD, 9 juin 2018)
« Selon lui, près de 4.000 euthanasies se font « en catimini » chaque année » (« Jean-Louis Touraine, porte-voix des militants pour l’euthanasie », LyonCapitale.fr, 10 juin 2018)
La Société français d’accompagnement et de soins palliatifs explique combien ce chiffre est faux :
1) Il y a 4 fois moins d’euthanasies clandestines que ce qui est prétendu.
L’étude de l’INED publiée en 2010 sur laquelle se fonde ces propos n’a jamais énoncé un chiffre de 4.000 euthanasies clandestines.
Seule l’« administration de médicaments pour mettre délibérément fin à la vie » peut être considérée comme constituant un acte d’euthanasie, soit 38 cas sur 4.723 décisions c’est-à-dire 0,8% des décisions médicale en fin de vie.
Les députés et militants affirmant l’existence 4.000 euthanasies clandestines ont expliqué avoir procédé à une extrapolation de ce pourcentage à l’ensemble des décès en France (Libération, 31 janvier 2018 ; Le Quotidien du Médecin, 26 janvier 2018).
Or, (i) cette extrapolation n’est pas rigoureuse et (ii) l’auteur de l’étude, Sophie Pennec, expliquait à Libération que la moitié des 38 cas correspond en fait à une sédation terminale et non à une euthanasie.
Pour peu que l’on prenne connaissance de l’intégralité de l’étude, on lit que, parmi les décisions médicales en fin de vie, seules « 0,2% sont pratiqués en administrant délibérément une substance pour mettre fin à la vie (11 cas) » (encadré n°3 de l’étude).
Rapporté au nombre de décès en France en 2009 (548.500 selon l’INSEE), on compterait donc 1.097 euthanasies clandestines pratiquées en 2009, soit quatre fois moins que les chiffres avancés.
Quel que soit le nombre concerné, aucune euthanasie clandestine n’est acceptable. Pour autant, quand le docteur De Locht affirme que la légalisation de l’euthanasie en Belgique aurait mis fin aux situations clandestines, c’est encore faux.
La réalité est que :
(2) La dépénalisation de l’euthanasie ne diminue pas le nombre d’euthanasies clandestines, elle l’accroît même peut-être.
En effet, dépénaliser l’euthanasie déplace la limite de la transgression. Les pays qui ont procédé à la légalisation de l’euthanasie connaissent ainsi davantage d’euthanasies illégales que la France, alors même que le critère de l’illégalité a été repoussé.
Aux Pays-Bas, déjà, une enquête publiée par le Lancet en juillet 2012 indiquait que 23% des suicides assistés pratiqués aux Pays-Bas ne sont pas enregistrés. Prof. Bregje D Onwuteaka-Philipsen, Arianne Brinkman-Stoppelenburg, Corine Penning, Gwen JF de Jong-Krul, Prof Johannes JM van Delden, Agnes van der Heide, Trends in end-of-life practices before and after the enactment of the euthanasia law in the Netherlands from 1990 to 2010: a repeated cross-sectional survey ,Volume 380, No. 9845, p 908 – 915, 8 September 2012).
Une étude menée en Belgique soulignait que le nombre d’euthanasies clandestines est le triple du nombre d’euthanasies clandestines en France malgré la légalisation de la pratique : 1,8% des décès contre 0, 6% en France. Si l’on retient l’administration d’une substance dans le but de donner la mort (0,2%), elles seraient même neuf fois supérieures. E Chambaere K, Bilsen J, Cohen J, Onwuteaka-Philipsen BD, Mortier F, Deliens L. Physician-assisted deaths under the euthanasia law in Belgium : a population-based survey. CMAJ. 182(9): 895-901. 2010. Cohen J, Van Wesemael Y, Smets T, Bilsen J, Deliens L. Cultural differences affecting euthanasia practice in Belgium: one law but different attitudes and practices in Flanders and Wallonia.Soc Sci Med. 75(5): 845-53. 2012.
Cette étude souligne encore que la décision d’euthanasie n’avait même pas été discutée avec 25% des personnes euthanasiées.
(3) Le contrôle des euthanasies en Belgique est ineffectif
La procédure de contrôle des euthanasies est déclarative : le médecin qui pratique une euthanasie remplit un formulaire qu’il transmet à la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE).
Au début de l’année 2018, une euthanasie a été pratiquée sur une personne sans son consentement et sans recourir à un deuxième avis médical comme la loi belge le requiert. La CFCEE a pourtant refusé de transmettre ce cas au parquet (RTL, 6 janvier 2018).
L’un de ses membres, le docteur Ludo Vanopdenbosch, pourtant favorable à l’euthanasie, a alors démissionné de la commission et souligné les graves failles de cette commission :
– cette « commission de contrôle n’a aucun moyen de vérifier la véracité des faits mentionnés dans les formulaires de déclaration d’euthanasie »,
– lui-même sait « comment remplir ces formulaires de telle manière à ce qu’ils soient validés sans problème par la CFCEE, sans aucun contrôle des données factuelles ». (Le Journal du médecin, 21 mars 2018).
Il a également souligné que certains de ses membres pratiquent eux-mêmes des euthanasies, et sont donc conduits à contrôler, voire couvrir, leur propre pratique.
Dans son rapport 2014-2015, la CFCEE elle-même rappelait qu’elle « n’a pas la possibilité d’évaluer la proportion du nombre d’euthanasies déclarées par rapport au nombre d’euthanasies réellement pratiquées » (Rapport 2014-2015 de la CFCEE aux chambres législatives, p. 18).
Elle ne contrôle qu’un nombre restreint d’euthanasies, celles que les médecins veulent bien déclarer. Outre les déclarations du Dr Ludo Vanopdenbosch, l’étude précitée publiée au Lancet souligne que seule une euthanasie sur deux est déclarée à la CFCEE.
La CFCEE avait préalablement reconnu elle-même dans son premier rapport que :
« l’efficacité de sa mission repose d’une part sur le respect par le corps médical de l’obligation de la déclaration des euthanasies pratiquées et d’autre part sur la manière dont ces déclarations sont rédigées » (Premier rapport aux Chambres législatives de la CFCEE 22 septembre 2002-31 décembre 2003, p.23).
Sa mission de contrôle dépend donc de la bonne volonté de ceux qu’elle est censée contrôler.
Plus encore, fin 2014, le président de la CFCEE, le Pr Wim Distelmans, déclarait :
« Les cas déclarés sont tous en conformité avec la loi. (…) Les cas douteux évidemment, les médecins ne les déclarent pas, alors on ne les contrôle pas » (Complément d’enquête, 30 octobre 2014).
Quant au Dr Vanopdenbosch, il déclaré dans sa lettre de démission « [ne] plus [tenir] à faire partie de cette commission, qui non seulement viole sciemment la loi, mais œuvre à le dissimuler ».
La « Commission de contrôle » belge ne procède ainsi à aucun contrôle véritable : elle ne connaît que d’une euthanasie sur deux, ignore les « cas douteux », et n’a aucun moyen de vérifier les déclarations quand elles sont faites.
Halte au feu!
Depuis deux jours, la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile est sous le feu des critiques. Son curé a été accusé par de courageux anonymes d’avoir transformé la vigile pascale en « covid-party ». Résultat : on annonce une procédure judiciaire à l’encontre de l’abbé Guelfucci pour mise en danger de la vie d’autrui. Et pourquoi aussi complicité d’assassinat ou cannibalisme aggravé, pendant qu’on y est ?
Il faut savoir raison garder. Non, ce n’est pas une mauvaise nouvelle qu’une église soit pleine pour Pâques ! Et non, je ne crois pas non plus que la principale responsabilité d’un curé soit de s’assurer que ses paroissiens aient bien leur masque sur le nez. Si des fidèles en ont par-dessus la tête des consignes idiotes, contradictoires et souvent liberticides, ce n’est pas la faute du curé. Et je doute que ce dernier soit monté en chaire pour demander aux paroissiens de se démasquer.
On comprend bien le jeu des médias anti-catholiques. Comme, voici quelques mois, avec la « fake news » sur le « cluster » évangélique en Alsace, ils s’en donnent à cœur joie sur « l’irresponsabilité » des chrétiens – sans, naturellement, prendre la peine de vérifier que ces rassemblements ont quoi que ce soit à voir avec la dissémination du virus, ni surtout avec ses éventuelles conséquences mortelles.
On comprend aussi le jeu des pouvoirs publics. En pleine discussion du projet de loi liberticide sur « le respect des principes républicains », le gouvernement a tout intérêt à « montrer » que les catholiques « radicaux » sont aussi dangereux que les islamistes de la même eau. Et quoi de mieux qu’une « messe en latin » pour cela ?
Mais j’avoue que je ne comprends pas du tout l’intérêt pour les autorités ecclésiastiques ou les médias catholiques de charger la barque du malheureux curé.
Que l’archevêque de Paris sermonne le curé qui lui a valu une journée de “bronca” médiatique, je peux bien sûr le comprendre. Mais une procédure canonique ? On laisse en paix des théologiens qui professent des hérésies manifestes et on en intenterait un procès canonique pour un prêtre qui aurait jugé plus important de rendre au Saint-Sacrement la révérence qui lui est due que de s’assurer que ses ouailles se frottent les mains au gel hydro-alcoolique ? Mais c’est tout simplement absurde ! Veut-on laisser croire, non seulement aux fidèles, mais au monde entier, que l’Eglise catholique se préoccupe davantage des injonctions préfectorales que de Dieu ? Au fait, je précise que, quand je parle de ces théologiens hérétiques qu’on laisse en paix, je parle en connaissance de cause : voici un quart de siècle, j’ai été séminariste à l’Institut catholique de Paris et j’y ai eu comme professeur un des rarissimes théologiens à avoir été… interdit d’enseignement par Jean-Paul II (il faut dire que cet homme, par ailleurs charmant, avait l’idée assez farfelue de « justifier » philosophiquement et moralement l’avortement !). Eh bien, il enseignait tranquillement dans ce temple de l’enseignement théologique français, sans que cela perturbe le moins du monde, ni les autorités académiques, ni les autorités ecclésiastiques. Le pape pouvait bien dire ce qu’il voulait, cela n’avait guère d’importance à Paris. Alors comment ne pas songer à un scandaleux deux poids, deux mesures en comparant avec cette mini-crisette médiatique ?
Cependant, le pire, pour moi, est ailleurs. J’ignore tout des relations entre l’abbé Guelfucci et ses supérieurs et cela ne me regarde pas. En revanche, il y a une chose qui me regarde de près, car elle est précisément de ma responsabilité de fidèle catholique (et de catholique engagé dans le combat médiatique et politique) : ce sont les conséquences politiques et médiatiques de cette affaire.
Le B-A BA de l’action politique tient en quelques principes simples : ne jamais obéir aux diktats des médias ennemis ; ne jamais renchérir ; ne jamais se désolidariser des amis. On peut bien sûr – dans l’Eglise comme ailleurs – avoir des analyses différentes. On peut en débattre publiquement et même rudement. Les controverses théologiques au Moyen Âge (qui était un peu plus catholique que notre Occident postmoderne) étaient d’ailleurs d’une autre trempe que les nôtres. Mais il faut toujours garder en tête que, depuis 1789, la gauche anti-catholique s’est attribuée le monopole de la légitimité morale. C’est elle qui nous définit comme « de droite » (ou réactionnaires, ou intégristes, ou fanatiques, ou obscurantistes, ou Dieu sait quoi encore). Et elle ne tolère la droite « modérée » que dans la mesure où, telle Salomé, celle-ci apporte sur un plateau la tête de son voisin moins « modéré ». Or, n’oublions jamais que nous sommes toujours le « modéré » de quelqu’un et le « fanatique » de quelqu’un d’autre. C’est ainsi que les prêtres jureurs durent, pour montrer qu’ils étaient de bons citoyens, se désolidariser des prêtres réfractaires, avant d’être à leur tour proscrits comme suppôts de la superstition. Hodie mihi, cras tibi…
L’Eglise de France étant engagée dans un combat d’une importance capitale pour la défense de la dignité humaine (contre l’euthanasie, contre la marchandisation du corps, pour la liberté éducative des familles, pour ne parler que des lois actuellement en discussion au parlement), il est évident que nos adversaires ont tout intérêt à nous diviser. Mais rien ne nous oblige à leur obéir. Rien ne nous oblige à renchérir.
C’est toujours un mauvais calcul. Et on le voit déjà dans cette « affaire Saint-Eugène » : les médias ayant flairé l’odeur du sang commencent à évoquer d’autres églises qui n’auraient pas respecté à la lettre des mesures sanitaires que personne ne comprend plus. Ce sera sans fin : ces nouveaux curés vont se faire lyncher par d’autres confrères qui, eux-mêmes, seront victimes du même processus quelques jours plus tard. Et, en l’occurrence, il me semble évident que Mgr Aupetit, opposant courageux à l’euthanasie et à la loi ni bio ni éthique, figurera dans les prochaines « victimes collatérales » puisque l’on pourrait dire de la vigile pascale qu’il a célébrée à Saint-Germain l’Auxerrois pratiquement tout ce qui a été dit de celle de Saint-Eugène.
J’ai toujours été frappé par une supériorité écrasante des militants pro-vie américains par rapport à nous, vieux Gaulois aimant nous déchirer, même devant l’ennemi: c’est leur capacité à ne jamais critiquer l’action d’un autre pro-vie, y compris quand celle-ci est plus que contestable. Je me souviens ainsi d’une conversation à la fin des années 1990 avec un sénateur conservateur, au cours de laquelle un jeune Français l’avait interrogé sur les assassinats de médecins avorteurs qui se répandaient alors. Naturellement, nous pensions tous que le sénateur allait condamner ces assassinats (qui sont bel et bien la pire façon de défendre la cause de la vie!). Eh bien, il avait été beaucoup plus intelligent que cela. Il nous avait répondu en substance: “Ce n’est pas mon mode d’action, mais le vrai problème, c’est l’avortement…” Avant d’enchaîner sur 5 mn de dénonciation de l’avortement. J’avais été très impressionné. Et je crois toujours que nous avons parfaitement le droit de ne répondre que ce que nous voulons aux médias (songez aussi à Georges Marchais, qui s’y connaissait en politique, et répondait au journaliste qui lui disait qu’il n’avait pas répondu à ses questions: Mais ce sont mes réponses). Ce n’est pas aux médias, ce n’est pas aux adversaires de nous dicter notre agenda!
Alors, oui, le bon sens exige de dire : Halte au feu ! Non, l’abbé Guelfucci n’est pas un assassin. Non, ce n’est pas une tragédie que son église ait été pleine pour la vigile pascale. Et oui, le Saint-Sacrement est plus important qu’un morceau de tissu sur le museau !
Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige
Nomenklatura et véritable élite
De Stéphane Buffetaut, élu local et ancien député européen, pour le Salon beige:
Pierre-Jean Chalençon, grand collectionneur de souvenirs napoléoniens, aime à manier la provocation et pas toujours, c’est un euphémisme, de bon goût. Inconnu du grand public, sauf des aficionados de l’émission « affaires conclues », il a défrayé la chronique avec l’affaire du dîner privé organisé dans son hôtel particulier. Il serait possible de considérer que tout ceci est anecdotique si cette affaire ne soulevait pas la question de savoir ce que devrait être une véritable élite et ne révélait pas un état de l’opinion pour le moins inquiétant.
Depuis des semaines, on sait pertinemment bien que fonctionnent à Paris, et dans d’autres grandes villes françaises, des restaurants clandestins. Et pas uniquement dans des quartiers chics. Là où les choses dérapent, c’est que des rumeurs persistantes insinuent que certains proches du pouvoir ou du monde politique et certaines « bonnes consciences » médiatiques les fréquentent régulièrement, si ce n’est assidûment. Quand la France est condamnée à l’enfermement, que de nombreux petits établissements de restauration et d’hôtellerie ne se relèveront pas des confinements à répétition et des fermetures sanitaires (30% selon le syndicat de l’hôtellerie et de la restauration), ceci provoque à juste titre l’indignation. Le « faites de ce que je dis et pas ce que je fais » est insupportable pour le grand nombre des citoyens qui respectent tant que bien que mal des contraintes administratives et sanitaires souvent totalement ubuesques. Et chacun a vu passer sur les réseaux les images d’un escadron de gendarmerie entourant une malheureuse famille assise sur une plage, qui avait le malheur d’avoir débouché une bouteille de rosé et peut-être dépassé les dix kilomètres autorisés !
Indignation compréhensible, légitime même, mais, au-delà de l’émotion, qui trop souvent tient lieu de réflexion, il convient de se demander ce qu’est une élite, puisque chroniqueurs et journalistes passent leur temps à nous dire que le fossé ne cesse de s’accroître entre le peuple et « l’élite ». Première réalité, le gouvernement des hommes est toujours le gouvernement du plus grand nombre par le plus petit nombre et l’on peut baptiser le système institutionnel comme l’on veut, monarchie, aristocratie, démocratie, tyrannie c’est toujours la même donnée. La différence vient justement de la qualité de l’existence ou non d’une véritable élite et non pas seulement d’une nomenklatura ou d’une mafia qui confisque le pouvoir.
Il n’est d’élite vraie que du devoir et non seulement du savoir ou de l’avoir. Une élite sert le bien commun, et non celui d’un groupe : membres d’un parti, caste de la fonction publique, riches ou prolétaires. Une vraie élite se caractérise par le sens du devoir, des responsabilités, de l’exemplarité, le souci des plus humbles et des plus fragiles, la recherche de la vérité, c’est-à-dire de l’adéquation de sa pensée politique à la réalité des êtres, des choses, des nations et des rapports de force internationaux.
On est bien loin de la jouissance narcissique du pouvoir, du mépris et de la condescendance pour les plus humbles. Lorsque Monsieur Macron ose opposer ce qui ont réussi et « ceux qui ne sont rien », il revient à la conception de la société dans les temps païens, où la raison du plus fort, du plus habile, du plus intelligent était toujours la meilleure, en elle-même et par elle-même. Or si, effectivement, il y a et il y aura toujours des plus forts, des plus habiles et des plus intelligents, ce qui fait la civilisation, c’est bien que ceux-ci mettent leur force, leur habileté et leur intelligence, non pas à leur seul service, mais encore au service du bien commun, du plus faible et du plus vulnérable. Les propos du Président Macron sont radicalement anti-chrétiens ou a-chrétiens et traduisent bien ce qu’est une société postchrétienne. C’est l’opposition frontale avec l’enseignement du Christ qui nous a été rappelé lors des fêtes de Pâques : « Vous m’appelez « Maître » et « Seigneur », et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns les autres » (Jean 13, 1-15). La souveraineté est d’abord le service et le service du plus petit. Et autre rappel « il y en a des derniers qui seront les premiers, et des premiers qui seront les derniers » (Luc 13, 22-30).
Une vraie élite agit dans et pour le service et avec humilité. La grandeur et la force dont elle doit faire preuve en certaines occasions n’ont de sens que si elles sont au service du bien commun. Combattre l’idée même d’élite est une sottise et mettrait la nation en grand péril mais une véritable élite n’est pas une nomenklatura, c’est tout le contraire. Elle ordonne ses dons, ses talents, son courage, sa force au bien du plus grand nombre. Le désordre d’une société sans transcendance et oublieuse du sens du devoir nous conduit à la barbarie brute. Le XXe siècle, qui a engendré le marxisme léninisme et le national-socialisme, nous l’a enseigné dans le sang et les larmes. Et nous l’avons oublié.
Autre révélation de ce triste fait divers du dîner clandestin de Monsieur Chalençon : le degré de haine et de fureur mal contenues d’une part de la population envers une nomenklatura faussement qualifiée d’élite. En fait une sorte d’état pré-révolutionnaire, alimenté par l’émotion, l’esprit de délation et de vengeance irrationnelle qui furent des éléments forts du délire meurtrier de la révolution française. Cette exaspération furieuse reste contrainte par les mesures sanitaires de restriction des libertés, mais qu’en sera-t-il lorsque celles-ci seront levées et que s’arrêteront les mesures d’aide et de soutien généreusement distribuées à crédit et que l’on pourra mesurer exactement l’ampleur du désastre sociétal et économique ?
L’oligarchie qui nous gouverne si mal depuis des années risque d’en payer le prix fort, même si les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent. Nous serons dans une situation de tous les dangers d’autant que la nomenklatura politico-administrative qui tient encore les rênes du pouvoir semble ne rien comprendre ni n’avoir rien appris des signes avant-coureurs, tels les gilets jaunes. L’impuissance est partout et l’autorité nulle part. Il nous faudrait alors des hommes et des femmes de force et de tempérament pour éviter que la France ne bascule dans le chaos. Mais les Français auront-ils encore le courage de ce choix ?
Contre la proposition de loi sur l’euthanasie
La conférence de presse qui devait avoir lieu en marge d’une manifestation déclarée en préfecture n’a pas pu se tenir car la manifestation a été dispersée par les forces de l’ordre !


La France a rendez-vous avec la mort
De Marco Respinti, rédacteur en chef de International Family News :
La France, qui se débat entre un projet de loi sur la bioéthique littéralement aberrant et une dangereuse tentative de reformulation de la laïcité à travers la loi sur le prétendu “séparatisme”, a rendez-vous avec la mort programmée.
En même temps que la loi sur le “séparatisme” qui arrive au Sénat le 8 avril, on trouve une proposition visant à légaliser l’un des nombreux oxymores de notre époque, le “suicide assisté”. En effet, si le suicide est l’acte de se donner la mort par soi-même, celui qui a besoin d’une aide extérieure pour se suicider cesse de le faire par lui-même. Quel est donc le nom de ce geste, si le terme “suicide assisté” ne recouvre rien d’autre que la honte ?
La proposition de demain en est une nouvelle : la quatrième à être présentée au Parlement français. Ce projet est porté par Olivier Falorni, député du “Parti Radical de Gauche”.
Dans l’édition du 5 avril du quotidien français Le Figaro, l’écrivain Michel Houellebecq écritqu’”une civilisation qui légalise l’euthanasie perd le droit à tout respect”. Houellebecq poursuit en proposant que lorsque les partisans de l’euthanasie parlent de ” compassion “, ” le mensonge est palpable ” et que l’explication des raisons avancées pour la proposition de légalisation est ” comique “.
Franchement, je me soucie peu de l’opinion de Houellebecq comme je me soucie peu de celle des autres, à commencer par la mienne. En fait, les routes inutiles sont pavées avec les opinions. Ce ne sont pas les opinions qui font la différence, mais la réalité nue et brute des choses. Tuer des innocents et les colporter sous le couvert de la charité pour un usage personnel est odieusement hypocrite. Autant légaliser immédiatement le meurtre dans toutes ses dimensions : après tout, on peut toujours trouver une opinion et l’habiller comme ont veut.
Si, par contre, la vie associative des hommes a toujours stigmatisé la suppression volontaire d’un innocent au même titre que d’autres crimes, c’est parce que ce ne sont pas les opinions qui comptent, mais les choses sérieuses. Toute association humaine à travers l’histoire de l’homme est basée sur des faits évidents tels que le fait que tuer un innocent est un mal. Ces interdits sont la clôture érigée autour du village pour éloigner le monstre ; si la clôture est abattue, la bête fait inexorablement des ravages jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne dans le village. C’est pourquoi, lorsque Houellebecq affirme qu’une civilisation qui légalise l’euthanasie perd le droit à tout respect, il n’exprime pas seulement ” une opinion “, une voix parmi un brouhaha de commentateurs. Il répète une observation véridique contre laquelle aucune opinion ne tient.
Une civilisation qui légalise la suppression d’une personne innocente est comme une civilisation qui légalise le meurtre : elle abat la barrière et laisse entrer la bête ; ipso facto, elle perd le droit au respect. Et donc, ne respectant pas la dignité des villageois défendus par la clôture, elle n’est pas digne d’être considérée à l’échelle humaine.
Il n’est pas nécessaire d’être un fan du controversé et antipathique Houellebecq pour comprendre que si la France approuve un jour le “suicide assisté”, elle cessera de mériter le respect. Exactement comme les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg ne le méritent pas non plus pour avoir reconnu le “suicide assisté”. Non pas parce que Houellebecq le dit, même si les évidences deviennent plus criardes quand des gens criards les répètent, mais parce que c’est un fait incontestable.
L’Italie tente de juguler la crise démographique
À partir du 1er juillet prochain en Italie, les familles auront droit à une allocation mensuelle allant jusqu’à 250 € par enfant, dès le 7e mois de grossesse, pouvant durer jusqu’à ses 21 ans. Le ministre de la Famille et de l’Égalité des chances, Elena Bonetti, a engagé cette mesure quelques jours après l’annonce, par l’institut italien de statistiques (Istat), de l’aggravation historique de la démographie du pays après un an de pandémie.
L’Italie a comptabilisé 746 146 décès en 2020, tandis que le nombre de naissances a plongé de 3,8 %, avec seulement 404 104 bébés. En une seule année, le pays a perdu 384 000 habitants. C’est comme si une ville comme Florence avait disparu.
D’autant plus inquiétant que le pays est déjà le plus vieux d’Europe avec 23,2 % de ses habitants âgés de 65 ans ou plus (20,4 % en France).
Islamisation : il est impossible que les programmes de déradicalisation fonctionnent
Wael Farouq (photo), professeur de langue et de culture arabe à l’Université catholique de Milan, a publié un article sur l’intégration des musulmans en Occident, dans le dernier numéro de « Vita e Pensiero », la revue de l’Université catholique de Milan. Extraits :
La modernité a instauré au sein des sociétés arabo-musulmanes un rapport complexe avec la tradition. Ces sociétés sont parvenues à la fois à s’adapter l’une à l’autre et en même temps à se soumettre l’une à l’autre. […] On en trouve des exemples dans des styles de vie, des opinions et des comportements publics qui ne peuvent être décrits ni comme traditionnels ni comme modernes, mais qui sont une espèce de mélange alambiqué entre les deux. Pour résumer, on peut dire que la modernité a développé les éléments rigides et irrationnels de la tradition tandis que la tradition a développé les aspects formels, non authentiques de la modernité. […]
L’échec des modèles d’intégration européens, qui se traduit aujourd’hui par l’existence, dans toutes les métropoles d’Europe, de « sociétés parallèles » dans lesquelles vivent les immigrés musulmans, a cependant sa part de responsabilité. Ils sont peut-être le résultat de ce que Benoît XVI a décrit comme un « pluralisme négatif », en vertu duquel il serait nécessaire de dépasser les différences et les disparités qui existent entre une culture et une autre pour qu’un dialogue et un vivre-ensemble soit possible. […]
La France, par exemple, interdit d’afficher des symboles religieux dans l’espace public. Le problème ici est l’intégration par « soustraction » : pour lutter contre l’exclusion de la personne différente, on choisit d’exclure la différence. Mais quand l’expérience religieuse est l’un des éléments les plus importants de l’identité, l’exclusion de la différence devient de facto exclusion de la personne, et le rapport des immigrés à la société est alors placé sous le signe de l’adaptation ou du repli dans sa propre communauté religieuse. […]
Les questions que les musulmans immigrés en Europe se posent sur le rapport entre leur propre foi et la culture occidentale, ainsi que les réponses à ces questions, constituent ce que l’on appelle techniquement une « fatwā » et ces dernières sont aujourd’hui disponibles librement sur de nombreux sites web qui, en Europe, ont remplacé les autorités religieuses musulmanes. Dans mon livre « Conflicting Arab Identities. Language, Tradition and Modernity » (Milan-Bagdad, Muta, 2018), j’ai analysé un échantillon d’environ un millier de questions posées par des musulmans européens, en enquêtant sur les manières dont l’intégration complexe entre tradition et modernité à l’œuvre dans le monde arabo-musulman se traduit dans le contexte occidental.
Le résultat principal de cette étude, c’est que les préoccupations et les espoirs des musulmans en Europe sont assez éloignées des thèmes mis en évidence dans les médias de masse, par exemple le voile, les symboles religieux dans l’espace public ou la construction de mosquées. Ces questions ne suscitent qu’un intérêt marginal chez les musulmans résidents en Europe, un résultat encore plus significatif si l’on considère que ceux qui demandent une « fatwā » sont les personnes les plus religieuses d’entre eux.
Ce qui intéresse véritablement les musulmans européens, c’est le rapport avec les autres, qu’ils soient musulmans ou non-musulmans. Ce dernier sujet constitue pas moins de 45% des questions. Il ne s’agit que de questions privées, qui concernent les individus et ne touchent que rarement des questions publiques. Si on ajoute les questions concernant les actes du culte – c’est-à-dire sur le rapport personnel avec Dieu – alors le pourcentage monte à 63%. Ces données nous mènent à la conclusion que ces musulmans se préoccupent principalement de comment s’insérer dans les sociétés européennes en tant qu’individus et non pas en tant que communauté ou minorité religieuse. Les musulmans les plus religieux d’Europe – ceux qui se donnent la peine de demander une fatwā – s’efforcent de s’adapter à la société, ils ne cherchent pas à s’y opposer en formant un camp rival et ne semblent pas non plus disposés à se replier dans leur communauté religieuse.
Cependant, le […] mélange de tradition rigidifiée et de modernité déformée évoqué ci-dessus apparaît tout aussi clairement. La principale motivation des questions de ces musulmans, c’est la peur d’enfreindre les « règles » et de commettre le péché. Il semble que les musulmans ne se préoccupent plus de savoir ce qui est bien et ce qui est mais, parce qu’il y a les « règles » : les suivre permet d’éviter de se poser des questions dangereuses qui pourraient éloigner de la religion. […]
Les contradictions de la fausse modernité arabo-musulmane devient donc plus complexe dans le cas des musulmans immigrés en Europe, où ils se trouvent confrontés à une crise d’identité et de production de sens semblable à celle de leurs sociétés d’origine. […]
Comment alors interpréter le terrorisme islamique à la lumière de ces considérations ? En réalité, on remarque que dans les attaques terroristes, deux types de musulmans sont toujours impliqués : les intégrés et les non-intégrés. Dans l’attaque de Vienne du 2 novembre 2020, il y avait le tireur mais également trois musulmans, deux Turcs et un Palestinien, qui ont aidé la police et sauvé la vie d’un policier. Parmi les victimes du massacre de « Charlie Hebdo », il y avait également un policier musulman.
Les dernières attaques en France et en Autriche, comme beaucoup d’autres attentats qui ont eu lieu ces dernières années, ont été perpétrés par des jihadistes bien connus par la police qui avaient pris part à des programmes de déradicalisation et de réintégration dans la société. Mais ces programmes ont échoué pour la plus grande partie des jihadistes, et il est impossible qu’ils puissent fonctionner, à moins que l’Europe n’abandonne la tendance politique suicidaire d’ignorer les causes véritables de ce type de terrorisme, c’est-à-dire l’idéologie religieuse qui est à sa base : en d’autres mots, la lecture que les jihadistes font des textes sacrés de l’islam, propagée en toute liberté par des prédicateurs et des associations (qui condamnent la violence et qui n’y sont pas impliqués). Le problème n’est pas au niveau de la main qui tient le couteau, mais dans le discours idéologique qui fournit la motivation et la justification de l’utiliser pour assassiner les autres.
Procédure canonique et enquête du Parquet contre le curé de Saint-Eugène Sainte-Cécile
Alors que le diocèse de Paris annonce l’ouverture d’une procédure canonique à l’encontre du curé de la paroisse Sainte-Eugène-Sainte-Cécile, parce que, selon les informations portées à la connaissance du diocèse de Paris, il n’aurait pas fait respecter, au sein de son église, les mesures sanitaires en vigueur (comme l’écrit un internaute, dans la mesure où les procédures canoniques sont très rares à une époque où les articles de foi sont allègrement bafoués, on en déduit que les règles sanitaires sont bien supérieures aux articles de foi…), le parquet a ouvert une enquête du chef de “mise en danger de la vie d’autrui“. Les investigations ont été confiées à la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).
D’après cet article du mois de février concernant des réquisitions mentionnant la mise en danger de la vie d’autrui, Evan Raschel, professeur de droit pénal à l’université Clermont Auvergne, précise :
« Il faut une exposition directe et immédiate à un risque. Le simple fait de se réunir entre amis ne crée pas de risque de contamination au Covid. Pour obtenir une condamnation, il faudrait démontrer que des personnes contaminées et contaminantes étaient présentes et que la personne poursuivie avait conscience de la présence de personnes contaminées. »
Et Me Thierry Vallat, avocat à Paris, ajoute :
« Rien ne prouve à ce jour que le fait de ce qui pourrait ressembler à un cluster puisse justifier une qualification de mise en danger de la vie d’autrui au sens de la loi pénale, interprétée de façon stricte ».
Selon une note de la Direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice datée du 23 mars 2020, au début de la crise sanitaire, la qualification de « mise en danger de la vie d’autrui » doit être exclue en cas de non-respect du confinement. L’infraction ne peut recouvrir qu’un « risque immédiat de mort ou de blessures graves », critère qui« ne paraît pas rempli au regard des données épidémiologiques connues ».
Eric Zemmour : il y a un bloc pour la conservation et la pérennité d’une certaine France
Dans Face à l’info ce soir, Eric Zemmour montre qu’il y a un important bloc de droite en France, que Marine Le Pen et Emmanuel Macron cherchent à séduire :
Une femme projetait de décapiter des fidèles dans une église à Pâques
Placée en garde à vue, Leïla B., principale mise en cause, aurait avoué vouloir « décapiter les fidèles dans une église » lors du week-end de Pâques. Comme d’habitude, on sous sort un voisin sous le choc… avec Redouane qui a confié à Midi Libre :
« Je n’y crois pas ! C’est une famille qui n’est pas du tout dans la pratique de la religion musulmane qui, faut-il le rappeler, est à des années-lumière de ce fanatisme sanguinaire. Ce sont des gens qui vivent dans des conditions très précaires et qui ont plus besoin qu’on les aide qu’autre chose. D’ailleurs certains des membres de la famille sont suivis par les services sociaux. »
La religion musulmane, à des années-lumières de ce fanatisme sanguinaire ? J’oscille entre l’ignorance et la taqiyya…
Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 avril, Leïla B., sa mère et ses trois sœurs avaient été interpellées à Béziers. Toutes sont connues pour « être radicalisées » et, pour certains d’entre elles, avoir « visionné des vidéos » de l’Etat islamique.
Les enquêteurs ont mis la main sur un sabre, ainsi que sur des systèmes d’engins explosifs accompagné d’un mécanisme de déclenchement à distance.


