Christiane Taubira aurait-elle peur du sang impur venu d’ailleurs ?
Dans une tribune critiquant “trente ans d’incurie en politique de santé publique” en Guyane, Christiane Taubira écrit une phrase tout à fait surprenante qui mériterait que les associations antiracistes lui demandent de préciser sa pensée :
“Voilà plus de quinze ans que l’Établissement français du sang a déménagé, pas de banque de sang sur place, tout le sang vient d’ailleurs, avec son capital génétique“
Marion Maréchal lance officiellement le Centre d’Analyse et de Prospective
Voici le communiqué officiel :
Après l’annonce médiatique de la création de ce projet en septembre dernier, Marion Maréchal, Directrice générale de l’ISSEP, lance officiellement le Centre d’Analyse et de Prospective (CAP) de l’école.
Le CAP a pour mission de débattre, d’analyser et de proposer afin d’éclairer le débat politique. Il est au service de tous les acteurs et décideurs investis dans la Cité en leur mettant à disposition des analyses opérationnelles sur les grands enjeux de société actuels et à venir.
Fort de son réseau de spécialistes français et étrangers, le CAP est également ouvert aux citoyens qui souhaitent apporter leurs contributions grâce à son forum collaboratif.
Le CAP reste fidèle à l’esprit enraciné de l’ISSEP en publiant des décryptages et des solutions visant l’indépendance, la puissance, la sécurité et la prospérité de la France.
Le CAP étant un centre de recherche généraliste ; les sujets d’étude relèveront de différentes disciplines et en particulier les relations internationales, l’économie, la sécurité et l’environnement.
Plusieurs travaux sont d’ores et déjà disponibles sur le site internet ou en cours de rédaction :
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Crise sanitaire : conséquences économiques du Covid-19, étude comparative sur l’efficacité du confinement, crise de l’hôpital français, l’influence des laboratoires pharmaceutiques dans la gestion de crise.
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Crise sécuritaire : projet de loi sur le séparatisme du Gouvernement, lutte contre l’islamisme à l’école publique.
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International : conséquences des élections présidentielles américaines 2020 pour la France, l’avenir des relations franco-britanniques après le Brexit, réforme de l’aide publique au développement, la guerre au Haut-Karabagh.
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Prospective :
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« Great Reset », fantasme ou réalité ?
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L’Alliance latine, pour un « Visegrad » des pays latins conduit par la France.
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Face aux croyances sur la métropolisation, repenser la stratégie publique territoriale et rebâtir un modèle sur les villes moyennescentre
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Le CAP est dirigé par Marion Maréchal, Edouard Husson (professeur des universités) et Christophe Bentz (élu municipal de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines).
150ème anniversaire de la Déclaration de Saint Joseph comme Patron de l’Eglise universelle
Aujourd’hui marque le 150e anniversaire du décret Quemadmodum Deus, par lequel le bienheureux Pie IX, ému par les circonstances graves et lugubres dans lesquelles une Église était en proie à l’hostilité humaine, a déclaré saint Joseph Patron de l’Église catholique.
A l’occasion de cet anniversaire, le pape a publié une Lettre apostolique, Patris corde (“avec un cœur de père”), dans laquelle nous pouvons lire :
Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en “deuxième ligne” jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. À eux tous, une parole de reconnaissance et de gratitude est adressée.
[…]
La personne qui travaille, quel que soit sa tâche, collabore avec Dieu lui-même et devient un peu créatrice du monde qui nous entoure. La crise de notre époque, qui est une crise économique, sociale, culturelle et spirituelle, peut représenter pour tous un appel à redécouvrir la valeur, l’importance et la nécessité du travail pour donner naissance à une nouvelle “normalité” dont personne n’est exclu. Le travail de saint Joseph nous rappelle que Dieu lui-même fait homme n’a pas dédaigné de travailler. La perte du travail qui frappe de nombreux frères et sœurs, et qui est en augmentation ces derniers temps à cause de la pandémie de la Covid-19, doit être un rappel à revoir nos priorités. Implorons saint Joseph travailleur pour que nous puissions trouver des chemins qui nous engagent à dire : aucun jeune, aucune personne, aucune famille sans travail !
Cette Lettre apostolique s’accompagne d’un décret de la Pénitencerie apostolique annonçant «l’Année spéciale de saint Joseph» décrétée par le Pape et la concession relative du «don d’indulgences spéciales». Il donne aussi des indications spécifiques pour les journées traditionnellement consacrées à la mémoire de l’Époux de Marie, comme le 19 mars et le 1er mai, ainsi que pour les malades et les personnes âgées, «dans le contexte actuel de l’urgence sanitaire».
Trois pères de famille honorent Saint Joseph
Ce 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, des pères de famille, qui ont pris l’habitude de se transformer en pèlerin le temps d’un week-end pour marcher sur les pas de Saint Joseph, prennent la parole. En ces temps confinés, ils reviennent sur l’année écoulée, plutôt sombre à la suite des confinements successifs, et, de l’atteinte à la liberté de culte. Ce 8 décembre est bien particulier pour eux, car avec l’Eglise, ils honorent, aussi, Saint Joseph, Patron de l’Eglise Universelle.
Messieurs, pouvez-vous vous présenter, personnellement et professionnellement ? De quelle région de France venez-vous ?
Loïc Calamel : J’ai 46 ans. Je suis marié avec Sara, et nous avons 4 enfants. Je suis technicien de maintenance et nous vivons dans le Var, au Cannet-des-Maures.
Dominique Chevillard : Je suis marié depuis 27 ans, avec Isabelle, et père de 3 garçons. Je suis tombé dans la foi lors de mon baptême, à moins d’un mois. Puis, j’ai eu la chance d’être toujours nourri. Je suis resté fidèle à la pratique, et, au Christ en allant à la Messe. Des rencontres et des invitations m’ont fait grandir, à commencer par la présence fidèle, motivée et permanente de mon épouse. Nous vivons en région parisienne.
Nicolas Lacroix : J’habite dans le sud-ouest près de Lourdes. Je suis père de famille et nous avons 3 enfants entre 28 et 19 ans. Mon épouse travaille pour aider les enfants en difficulté scolaire, et, moi dans l’agro-alimentaire en Europe.
Vous êtes aussi responsables d’un pèlerinage de pères de famille. Pourquoi avoir lancé un tel pèlerinage ? Pouvez-vous le présenter brièvement ?
Nicolas : Il y a 10 ans, un militaire du régiment de Tarbes à fait le premier pèlerinage vers Lourdes. Ils étaient 3 ! A son départ, en raison d’un déménagement, habitué aux pèlerinages en Normandie, à Rocamadour, à Vézelay et à Cotignac, j’ai souhaité reprendre le flambeau. Nous sommes un minuscule pèlerinage de pères : entre 10 et 25 pèlerins au maximum. Les âges vont de 30 ans à plus de 70 ans ! Nous cheminons vers Lourdes par plusieurs routes selon le nombre d’inscrits et le niveau physique des participants. Nous marchons pour nous mettre à l’école de Saint Joseph.
Loïc : J’ai fait mon 1er pèlerinage des pères de famille en participant à celui de Cotignac, il y a 16 ans avec mon papa. J’en suis encore tout ému, car c’était un très grand moment de partage. En 2010, j’ai tracé une route à partir de chez moi jusqu’à Cotignac, avec un ami. Puis, nous avons lancé un nouveau pèlerinage. J’avais l’impression d’être en mission. Aujourd’hui, le groupe est composé d’une quarantaine de pèlerins, qui viennent d’horizons différentes. La spiritualité est aussi diverse que variée. Notre priorité : marcher ensemble, avec d’autres hommes pour partager nos soucis d’hommes, de pères et de maris.
Dominique : En 2015, en tant que co-organisateur d’un parcours Zachée, j’ai été invité à une retraite à Trosly-Breuil dans la communauté de l’Arche. J’y ai rencontré l’un des fondateurs du pèlerinage des Pères de Famille de Montligeon, qui m’a convaincu de le rejoindre. Déjà, plus de 200 pères participaient à ce pèlerinage. J’y ai trouvé un accueil extraordinaire, bienveillant et chaleureux. Lorsque les 3 créateurs ont annoncé en juillet 2018 qu’ils passaient la main, avec un ami, Franck, nous avons repris le flambeau. Nous avons souhaité, également, poursuivre la première intuition, d’un pèlerinage très fraternel, à la fois bon vivant, et respectueux de toutes les spiritualités. La marche est propice à l’abandon, au dénuement et à la réflexion.
Le parcours du pèlerin n’est pas une épreuve de force, avec 50 kms parcourus en 2 jours, mais un moment de détachement des choses matérielles qui polluent notre quotidien. Les motivations des pères de famille sont variées : une simple curiosité, un questionnement sur sa vie, une situation personnelle difficile, une action de grâces, un besoin de silence et de convivialité.
Cette année 2020 est une année de crise sanitaire. Avez-vous été touchés personnellement par la pandémie ?
Dominique : Je garderai en mémoire toute ma vie le souvenir du Vendredi Saint 10 avril 2020 au matin, lorsque ma sœur m’a appelé pour m’annoncer que notre père venait d’être testé positif au Coronavirus. Il était hospitalisé depuis plus d’un mois, et a donc été contaminé dans l’hôpital. Nous étions très inquiets, car cela faisait quelques jours que les soignants nous le disaient apathique, et, nous n’avions pas le droit de le voir, pas plus notre maman que nous. Depuis, papa ne marche plus. Il a 87 ans, et c’est la vie. Je prie pour lui, et, pour toutes les personnes malades chaque jour.
Nicolas : Heureusement actuellement nous n’avons pas été touchés mais globalement nous avons été prudents et respectueux des règles d’hygiène. Mon métier m’aide aussi à bien connaître les règles d’hygiène. J’en profite pour dire que c’est à la fois simple mais rigoureux : surtout de se laver les mains très régulièrement !
Loïc : Non, nous n’avons pas été touchés, personnellement. Et, grâce à Dieu, nous avons pu passer de bons moments en famille
Ce 8 décembre l’Eglise fête l’Immaculée Conception, et, Saint Joseph, Patron de l’Eglise Universelle. Cette déclaration a eu lieu le 8 décembre 1870. Joseph était-il le grand oublié de l’Eglise ? Que vous apporte-t-il au quotidien ?
Loïc : Non, je ne pense pas qu’il soit le grand oublié. Il est vrai que Saint Joseph est une personne de l’ombre. Mais, il intervient quand c’est vraiment une nécessité. Il y a peu de paroles de lui dans la Bible, mais quand il parle tout le monde l’écoute et lui obéit : Marie et Jésus lors de la fuite en Egypte, par exemple. Il en est de même de Gaspard Ricard lorsque Saint Joseph lui est apparu, au Mont Bessillon, à Cotignac, en 1660. Oui, c’est un modèle pour tous les hommes, et, tous les pères, car c’est un homme solide dans la foi, et, c’est un mari aimant. Enfin, c’est un papa doux et humble, éducateur et protecteur. Il est très patient.
Dominique : Saint Joseph est pour moi l’image du Père, dans son abnégation et sa discrétion. Il a une véritable autorité, qui fait grandir par son exemple. Dans l’Evangile, Luc parlant du Christ dit : « Il leur était soumis en toute chose » (Lc 2, 51). Ce sont les lettres de noblesse de la paternité, du père tant décrié aujourd’hui : il élève son enfant, dans le sens habituel, mais aussi dans le sens littéral, pour le faire grandir. Puis, il s’efface, et, il est tout à fait significatif qu’ensuite on n’entende plus parler de Saint Joseph. Il disparait lorsque son Fils s’accomplit.
Nicolas : Saint Joseph est à la fois un modèle et un saint exceptionnel qu’on ne peut égaler. Il a, peut-être, été oublié, car, il était si discret que même les Evangiles en parlent peu ! Il a été vraiment un homme fondamental dans la vie du Christ et de Marie. Pour s’en persuader il faut lire « l’Evangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta. On découvre alors un père aimant, attentif, courageux, délicat, décidé, doux, humble, et, travailleur… Bref, un modèle de vertu.

Au sujet de la Covid-19, et, de votre pèlerinage, comment vous êtes-vous organisés cette année ? Avez-vous dû annuler ou repousser ?
Nicolas : En 2020 nous avons décidé de ne pas cheminer ensemble, comme d’habitude, le premier week-end de juillet. En raison des reports des fêtes de familles, et, le nombre de participants était trop réduit. Ensuite, plusieurs pèlerins ont été malades, heureusement sans trop de gravité. Nous repartirons en 2021 !
Loïc : J’habite à 30 km de Cotignac, et, il était hors de question que je ne fasse pas ce pèlerinage, car Marie nous a dit : “Venez ici en procession !” J’ai donc organisé ce pèlerinage comme chaque année.
Dominique : Montligeon, c’est en général une dizaine de chapitres. Cette année, au mois de juillet, un seul chapitre manquait, chaque chapitre marchant vers la destination de son choix. Nous avons eu une très belle veillée en visioconférence, animée le samedi soir par le recteur de la Basilique, Don Paul Denizot.
Vous avez, peut-être, souffert de l’atteinte à la liberté de culte. Qu’en pensez-vous ? Comment Saint Joseph aurait-il réagi ?
Dominique : Je ne souhaite pas parler d’atteinte à la liberté de culte, mais plutôt de mépris sur l’importance de la foi et de la pratique religieuse. Le gouvernement considère la pratique comme un quelconque loisir. Pire, croire, se rendre dans une Eglise pour prier est moins important que de faire ses courses. Comment Joseph aurait-il réagi ? Je garde en mémoire les paroles de Mgr Matthieu Rougé (NDLR : évêque de Nanterre) à ce sujet : il aurait été calme et serein. Avec détermination, il aurait réclamé et obtenu très rapidement, le retour à la liberté de culte.
Nicolas : Oui et non (je suis Normand) ! Oui, parce que la vie de prière communautaire est essentielle, et, non car l’obligation du confinement fait que la Semaine Sainte a été suivie par la famille de façon intensive ! Je pense que Saint Joseph aurait respecté les règles au mieux, sans négliger la loi de Dieu posée comme socle fondamental : prière, amitié et fraternité, respect des autres et charité. A Noël, Saint Joseph est parti sur la route pour le recensement demandé par les gouvernants sans chercher une excuse pourtant légitime compte tenue de la grossesse de la Vierge Marie !
Loïc : Moi, j’étais très révolté. Tous les grands lieux saints, et, les églises ont été fermés. Nous sommes dans un monde où les élites mettent Dieu et les croyants de côté. Ça ne peut pas marcher ! Il faut remettre Dieu à Sa place : Dieu premier servi, disait sainte Jeanne d’Arc ! Il faut respecter les chrétiens. Saint Joseph ? Il aurait obéi à Dieu et non à l’Etat, comme il a fait avec Marie quand l’ange du Seigneur lui a dit : “Prends Marie chez toi”. Il n’a pas répudié Marie comme la loi le lui disait !
Pour conclure, parlons des fêtes de fin d’année et de vos raisons d’espérer. Noël, c’est la fête de la Sainte Famille. Comment allez-vous fêter Noël ? Est-ce que vous allez avoir une pensée particulière pour Saint Joseph ?
Loïc : Nous allons fêter Noël dans la famille de mon épouse, aller à la Messe et espérer. Bien sûr que Saint Joseph sera présent dans mon cœur et dans mes prières, comme à chaque moment important de ma vie. Il est le Gardien de la Sainte Famille. IL EST LE GARDIEN DE MA FAMILLE ! Et, c’est notre Patron, le Patron de l’Eglise Universelle.
Dominique : Nous resterons en petit comité, et, nous passerons probablement voir ma maman après. Peut-être aurons-nous, aussi, la possibilité de voir papa à l’hôpital. Nous devons, cependant, penser à nous relayer auprès de maman avec mes frères et ma sœur. Je garderai en tête qu’après la naissance du Christ, Saint Joseph et la Vierge Marie, avec le Christ nouveau-né, ont vu les bergers, puis, les rois mages arriver. Dans la précipitation, ensuite, ils ont dû fuir en Egypte. Cela nous renvoie à notre vocation de père, de protéger la famille.
Nicolas : Nous allons rester proche de notre paroisse dans laquelle nous avons des activités jusqu’à la Messe du jour de Noël. Puis, nous allons partir pour rejoindre notre famille en Bretagne sans avoir omis de nous faire tous tester pour vivre en autarcie sans trop de contraintes, et, visiter notre maman de 95 ans en minimisant la prise de risque. Honnêtement à Noël, je ne pense pas particulièrement à Joseph mais plutôt à Marie qui est partie enceinte sur les routes, à dos d’âne en hiver ! Cela dit, c’est une erreur car sans Saint Joseph rien n’aurait pu être possible ! Je vais, donc, essayer de progresser cette année !
Interview croisée réalisée par Antoine BORDIER
La liberté de culte attaquée en Suisse
Par un arrêté daté du 1er novembre 2020, le Conseil d’Etat du canton de Genève, en Suisse, a interdit « les services religieux et autres manifestations religieuses accessibles au public », pour raisons sanitaires. Parmi les mesures relatives aux services religieux et autres manifestations religieuses, on trouve cette absurdité :
Les pratiques cérémonielles qui peuvent être adaptées pour éviter tout contact direct ou par le biais d’objet peuvent être envisagées moyennant le strict respect des règles sanitaires. Par exemple, consécration d’hosties/de plain préalablement emballés en sachets individuels ou de vin/jus en petits gobelets individuels pour distribution aux participants lors de la communion. A défaut, la pratique n’est pas autorisée.
Vaccins : les interrogations de Didier Raoult
Face à l’arrivée des vaccins, Didier Raoult ne cache pas son scepticisme. Le professeur marseillais attend que les laboratoires publient leur données. Pour l’instant il reste très prudent face à l’arrivée des candidats vaccins, notamment chez les personnes plus âgées. Pour lui, nous manquons encore de recul concernant les vaccins dits à ARN messagers.
Toujours plus de fichage
Trois décrets parus au Journal officiel vendredi dernier permettent désormais de ficher les citoyens selon leurs opinions politiques. Oh, certes, pas tous les citoyens. Seulement ceux qui sont “susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, à l’intégrité du territoire, ou des institutions de la République. Ou encore de constituer une menace terroriste”.
Mais il n’est pas sûr que cette définition très large ne concerne que les djihadistes.ee
Michel citait tout à l’heure l’étrange déclaration de Macron sur Brut. Il y a tout lieu de craindre que la dérive totalitaire du Pouvoir s’aggrave dans les prochains mois.
Foyers Ardents, une revue pour toute la famille
Nous avons interrogé la responsable de la revue bimestrielle Foyers Ardents :
Alors que le milieu de la presse est en crise, vous avez créé en 2017 une nouvelle revue, Foyers Ardents. Pourquoi et à qui s’adresse cette revue ? A partir de quel âge peut-on la lire ?
Notre revue est née d’un constat : plus que jamais les familles ont besoin de soutien dans une société qui les ignore et ne les aide plus. Des foyers se sentent isolés, d’autres se fondent avec des époux qui cherchent des valeurs familiales et des principes éducatifs que leurs propres parents ne leur ont pas transmis.
Nos chroniqueurs combinent leurs expériences d’éducateurs pour aider toutes les familles dans leur quotidien au niveau éducatif, spirituel et pratique.
Notre revue s’adresse à toute la famille à partir de l’adolescence : d’abord les parents, mais aussi les adultes, les grands enfants et même les grands-parents ! Chacun y trouve sa page.
Les témoignages reçus montrent que nous répondons à un vif besoin car nous fêtons nos quatre ans et nos lecteurs sont toujours plus nombreux !
Pourquoi ce titre “Foyers Ardents” ? Ardents à quoi ?
Nous croyons que la force réside dans nos familles, cellules de base de la société et de l’Église. Nous savons que Dieu aime les cœurs ardents et voulons aviver la flamme de nos foyers, véritables sources de grâces pour réchauffer et revivifier la société tout entière.
Nos lecteurs trouveront ainsi dans notre revue des réflexions profondes ainsi que des applications pratiques pour les aider à faire grandir leur famille et être missionnaires autour d’eux.
Par l’accès gratuit sur internet, nous touchons un public très large, toujours plus nombreux ; nous sommes dans l’action de grâces pour plusieurs baptêmes de lecteurs qui ont découvert la Foi grâce à Foyers Ardents mais aussi pour des témoignages de personnes qui nous assurent avoir persévéré dans la Foi grâce à notre revue.
Quels types d’informations les lecteurs pourront-ils trouver ?
Nos lecteurs trouveront des pages concernant l’éducation, le foyer en lui-même et des rubriques pour les mamans. Les hommes apprécieront deux articles qui leur sont spécialement dédiés avec des conseils pratiques et une réflexion plus spirituelle. Les grands-parents ont aussi leur chronique. Plusieurs articles sont destinés à la jeunesse. Enfin, trois articles proposent aux parents des sujets pour de bonnes discussions en famille. Ils concernent la formation générale, l’instruction politique ou traitent de sujets d’actualité : le handicap, la solitude, l’amitié, la moralité des actes médicaux selon l’enseignement de l’Église ,…
Pour contribuer à un sain équilibre familial, la revue se termine par des rubriques pratiques : trucs et astuces, propositions d’activités pour le dimanche, recettes de cuisine, patrons de couture, et idées de chants pour augmenter notre répertoire familial et notre culture musicale.
Comment peut-on s’abonner ?
Deux abonnements sont proposés :
- un abonnement gratuit sur internet. Tous les deux mois, un courrier électronique vous rappelle que notre Revue vient d’être mise en ligne et que vous pouvez la consulter gratuitement.
- une formule de revue papier, éditée tous les deux mois à prix coutant : 20€ pour 6 numéros de 44 pages en format A4. Toute la famille peut ainsi la feuilleter facilement, la lire ou la relire et la prêter à des amis ; le règlement se fait par chèque ou par virement bancaire.
Vous publiez également “Le Rosaire des mamans”. Pourquoi un rosaire spécialement pour les mères de famille ?
Les mamans, surtout avec de jeunes enfants, sont très occupées, et certaines nous ont fait part de leurs difficultés à prier. Leur mission de maman est pourtant si belle ! Si Dieu lui-même, pour honorer la vierge des vierges n’a pas su faire mieux que de la rendre mère de son propre Fils, comment toutes les mamans ne se réjouiraient-elles pas de leur propre devoir de mère ?
Ce Rosaire des mamans en offre une bonne illustration. Il donne une idée de ce que produit la belle proximité avec la Vierge Marie à laquelle chacune est conviée. Tout se trouve mis en commun de l’une à l’autre.
Les mamans trouveront dans ces textes sur chaque mystère du Rosaire, une intimité d’âme, une délicieuse familiarité pratique avec Notre-Dame qui les aidera dans leur quotidien !
N’hésitez pas à découvrir notre revue gratuite et nos publications, ou à nous soutenir sur http://foyers-ardents.org/
“Toutes les anomalies statistiques sont toujours tombées en faveur de Biden, jamais de Trump, ce qui est statistiquement impossible”
Charles Gave livre une analyse passionnante et actualisée de la situation politique aux Etats-Unis, notamment sur l’après élection présidentielle en fonction du résultat final. Inutile de vous dire que vous ne lirez pas d’analyse de cette sorte sur les média dominants et pro-Biden français. Extraits :
Y a-t-il eu fraude ou pas ? Ceux qui pensent qu’il y a eu fraude se font traiter de complotistes et de demeurés mentaux par tous les media qui nous annonçaient que Trump allait se faire ratatiner. Et pourtant, certains spécialistes s’interrogent. Patrick Basham est un professionnel des sondages et de l’analyse du résultat des élections aux USA et ailleurs. Il avait été l’un des rares à avoir annoncé le vote pour le Brexit en Grande-Bretagne, ou l’élection de Trump en 2016. Dans un article du Spectator américain qui a fait beaucoup de bruit, il fait les remarques suivantes, quelque peu troublantes :
- Dans la nuit du 3 au 4 novembre, Trump menant très largement, six états clefs arrêtèrent de compter les votes et les observateurs républicains furent renvoyés chez eux, ce qui ne s’était jamais produit aux USA, dans aucun état. Une fois les observateurs républicains partis, le comptage reprit, sans observateurs républicains.
- Dans les votes nouvellement comptés, d’importantes anomalies statistiques se produisirent, tels un très grand nombre de votes (des centaines de milliers… à trois heures du matin ?) et un pourcentage très important de ces votes (90 %) allant à Biden.
- De nombreux votes, arrivés en retard, après la date de clôture furent comptés. En Pennsylvanie, 23 000 votes arrivés trop tard furent comptés tandis que 86 000 votes présentaient une quasi impossibilité d’être arrivés à temps mais furent comptés quand même. L’écart final en Pennsylvanie a été de 20 000 votes.
- Aucun effort ne fut fait pour vérifier les signatures sur les votes par correspondance avec les signatures figurant sur les enveloppes, ce qui est la loi, et les enveloppes portant la signature de contrôle furent détruites après le vote, on se demande pourquoi.
Trois à cinq % des votes par correspondance sont en général rejetés pour erreur. Cette fois ci, 0.3 % des votes le furent. Si on appliquait le pourcentage de 3 %, habituel sur ces votes, Trump serait élu.
- Dans le County de Delaware, 50000 votes sur 47 clefs USB furent « perdus » dans une zone qui votait Trump massivement.
- En Géorgie, plus de 20300 non-résidents auraient voté, ce qui est formellement interdit par la Loi. Biden l’a « emporté » dans cet état de 12000 votes.
- Un peu partout l’on note des gens qui sont morts depuis longtemps et qui ont fait leur devoir électoral, ainsi que de nombreux votes par correspondance dont le bulletin de vote n’a jamais été plié, c’est-à-dire qu’il n’est pas passé par une enveloppe…
- Partout, de nombreuses anomalies statistiques ont été relevées. Ainsi en Géorgie, sur les 53 derniers paquets de votes comptés, la proportion des votes allant a Biden a été exactement de 50.05 % pour Biden contre 49.95 % pour Trump sur chacun des 53 paquets de vote. Et la différence est exactement ce dont Biden avait besoin pour enlever la Géorgie. Dans tous les Etats-Unis, toutes les anomalies statistiques sont toujours tombées en faveur de Biden, jamais de Trump, ce qui est statistiquement impossible.
Et l’auteur de conclure : si vous pensez que ceux qui disent qu’il y a eu fraude sont des complotistes, alors, c’est sans doute vous qui avez un problème mental. Il est donc très probable qu’il y a eu de nombreuses fraudes Et donc, le Président Trump qui a juré sur la Bible de faire respecter la Constitution a le droit et le devoir de porter les différends qu’il a avec les démocrates devant les tribunaux qui, d’après cette Constitution, sont les SEULS à pouvoir trancher. En aucun cas ce ne doit être le nombre de tweets ou d’articles de journaux qui doivent décider du résultat de l’élection, mais les tribunaux (…)
La question suivante est : que va-t’il se passer entre maintenant et le 20 Janvier ?
Il va me falloir évoquer plusieurs scenarii
- Premier scénario, auquel je ne crois guère : Trump avait tout prévu et avec l’aide des services secrets de l’armée, il va tout dévoiler pour la plus grande confusion de ses ennemis. Pourquoi avoir attendu ? Pour mieux coincer tous les traîtres, la presse vendue, les démocrates corrompus et les juges politisés. Et quand tout cela va-t-il sortir ? Avant le 14 Décembre, date à laquelle le Président doit être élu par les grands électeurs. Autant ce scénario serait satisfaisant, autant je n’y crois guère. De toute façon, nous serons fixés très vite.
- Deuxième scénario. Les tribunaux, ou les parlements locaux décident que le processus électoral a été gravement compromis et que les votes d’un certain nombre d’ états ne peuvent être pris en compte. Six états sont en cause. Si trois venaient à ne pas voir leurs votes pris en compte, à ce moment, aucun des deux candidats ne pourrait atteindre les 270 voix requises, le vote passerait des grands électeurs à la chambre des représentants dans laquelle chaque état a une voix, ce qui assurerait la victoire de Trump.
- Troisième scénario. Biden est confirmé comme ayant 270 voix ou plus le 14 Décembre. Dans ce cas-là, il me faut créer deux sous-scénarios.
- Les Républicains remportent au moins un siège lors des deux élections sénatoriales qui vont avoir lieu en Géorgie (l’un des états contestés) et nous sommes dans une situation de blocage institutionnel où les démocrates ne peuvent pas faire grand-chose, ce qui serait très rassurant.
- Les Démocrates remportent les deux sièges et de droit contrôlent la Présidence, la chambre des représentants et le Sénat et pourront déclarer que la Ville de Washington et Porto -Rico, qui tous deux votent démocrates à 80 % deviennent des états, ce qui assurerait le contrôle des démocrates sur le système politique américain « ad vitam aeternam ». Immédiatement, ils voteront aussi de créer 4 juges de plus à la cour suprême pour empêcher tout blocage judiciaire (la majorité de la Cour étant conservatrice) et les USA deviendraient un pays de parti unique menée par une extrême gauche extrémiste, qui s’empressera de donner la nationalité américaine et le droit de vote à tous les immigrés illégaux, ce qui renforcerait leur majorité électorale et leur permettrait d’augmenter le impôts massivement et de faire croître les dépenses de l’état dans tous les domaines. Inutile de souligner que dans ce cas de figure, il faudra vendre le dollar et les actifs financiers aux USA des deux mains, un peu comme il fallait vendre le franc en 1981.
Si je devais mettre des probabilités, je dirais que les deux premiers scénarios ont, ensemble, une probabilité de 30 %, le troisième une probabilité d’environ 60 % et le dernier, le scénario vraiment catastrophique, une probabilité d’environ 10 % (…)
3 cœurs d’évêques fêtent Marie et Joseph
Un article d’Antoine Bordier :
Le 8 décembre l’Eglise fête habituellement l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Mais cette année, exceptionnellement, Saint Joseph est aussi à l’honneur. Il y a 150 ans, le Pape Pie IX le proclamait Patron de l’Eglise Universelle. Autre anniversaire, celui de l’ouverture du Concile Vatican I avec sa déclaration sur « l’infaillibilité pontificale ». Enfin, aux alentours du 8 décembre 1720, la tempête sanitaire déclenchée par la peste qui ravageait les côtes françaises de la Méditerranée, se calme. Interviews croisées de trois évêques en fête
Monseigneur Emmanuel Lafont, Mgr Dominique Rey, Mgr Nicolas Souchu, comment allez-vous ? Avez-vous été touchés par la Covid-19 ? Comment vos fidèles ont-ils vécu cette atteinte à leur liberté de culte ?
Mgr Emmanuel Lafont, évêque émérite de Guyane : La Guyane a été durement frappée, non pas davantage par la Covid-19, qui a touché un peu moins de 12 000 personnes et fait 70 victimes, mais par un confinement de six mois en raison du décalage de la pandémie par rapport à la métropole. Les fidèles ont beaucoup souffert dans l’attente de célébrer de nouveau. Grâce à Dieu, les choses reprennent. Dans leur ensemble, les Guyanais font face avec courage, mais beaucoup ont faim. La pauvreté a augmenté. Les services publics et sociaux ont multiplié les interventions vers les familles en souffrance sans parvenir à les rejoindre toutes. Il y a trois fois plus de chômeurs qu’en métropole. Les nombreux étrangers en situation irrégulière sont les plus touchés. Ce sont des êtres humains comme les autres.
Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon : Pour ma part, j’ai été touché par la Covid-19. Mais cela a pris l’apparence d’une grippette. Je n’avais plus d’odorat. Et, j’ai été très fatigué pendant une à deux semaines. Grâce à Dieu, je suis de nouveau sur le terrain. Sur la question de la liberté, l’Eglise a dû se battre. L’Etat a voulu limiter nos libertés les plus essentielles. Il y a eu, véritablement, de l’autoritarisme de sa part. Certes, le christianisme n’a plus la même influence que dans les années 60, 70 et 80, où l’on voyait les gouvernements reculer devant les manifestations de chrétiens défendant leurs droits les plus élémentaires (comme pour l’Ecole Libre, en 1984). Rappelons-nous, aussi, ce que disait Fourquet : « La fabrique de christianisme est en panne ». Les élites de la nation n’ont plus de culture religieuse. Priver les catholiques de célébrations, de Messes, c’est nier que c’est à travers le sacrifice de Jésus que vit l’Eglise. C’est le Corps de Jésus qui crée l’Eglise, la communauté. Du côté des fidèles, effectivement, il y a de la souffrance, de la solitude. Nous avons dû modifier nos actions pastorales pour nous rapprocher de chacun, via notre chaîne YouTube, et, notre réseau La Traversée qui recense à ce jour 37 337 personnes. Il y a une vraie soif spirituelle. Et, nous avons fait des maraudes. J’en ai fait moi-même. Je suis allé visiter des personnes en grandes difficultés à Draguignan.
Mgr Nicolas Souchu, évêque d’Aire et Dax : Comme tous les diocèses nous vivons notre foi dans le contexte de lutte contre la pandémie de la Covid-19. Lors du premier confinement le Sud-Ouest de la France n’a pratiquement pas été touché, ce qui n’a pas été le cas lors de ce second confinement. Mais la vie et la vie chrétienne, en particulier, continue. Par exemple, les services diocésains ont organisé des temps de prière en ligne. Les paroisses sont très actives, aussi, pour rester en contact avec les paroissiens. On sent bien une impatience et un mécontentement devant ce qui est ou non autorisé, et, devant certaines incohérences de décisions prises. L’inquiétude grandit surtout au point de vue économique, car la crise risque d’être longue et forte. Il nous faudra alors redoubler de charité et vivre la fraternité, et, l’amitié sociale suivant le sous-titre de la dernière encyclique du Pape François : Fratelli Tutti.
L’Eglise fête l’Immaculée Conception, ce 8 décembre. Cette année, en raison des décisions du Conseil d’Etat demandant au gouvernement de revoir sa copie, et, de permettre que la liberté de culte soit, finalement, effective, même si elle est restreinte, comment allez-vous vous organiser ? Les catholiques vont-ils être jaugés pour vivre en toute liberté cette fête ?
Mgr Rey : Nous avions déjà proposé des jauges acceptables. Le chiffre de 30 était surréaliste, et, de l’ordre du mépris. Nous espérons que de nouvelles avancées, permettant au plus grand nombre de fidèles de participer aux célébrations eucharistiques, seront faites. Avec la jauge actuelle, c’est moins de 30% de nos églises qui vont être remplies. Cette jauge devrait doubler.
Mgr Souchu : Cette année, cette solennité tombe un mardi. Il n’y aura donc pas de difficultés pour que les fidèles participent à la Messe. Souvent ce sont les membres des Equipes Notre-Dame qui viennent ce jour-là puisque c’est leur fête, mais parfois ils repoussent ce moment au dimanche qui suit. A l’appel de l’administrateur apostolique de Lyon, Mgr Dubost, nous avons proposé aux fidèles de déposer une bougie à leur fenêtre ce soir-là. C’est un signe de lumière dans les ténèbres que nous traversons actuellement. Mais ce n’est pas suffisant.
Mgr Lafont : Evêque émérite, je suis retiré dans un petit village de la forêt, à Camopi. Les Guyanais ont une très grande dévotion envers Notre-Dame qu’ils appellent « Maman Marie ». Quelle que soit la manière, ils lui font, habituellement, une très belle fête.
Quelles sont les origines de cette fête de l’Immaculée Conception ? Il est étonnant qu’elle soit d’abord passée par les mains des hommes, et, de l’Eglise, avant d’être prononcée par le Ciel, lors des apparitions de Lourdes, en 1858. Quel est le message exactement ?
Mgr Souchu : Souvent lorsqu’un dogme est proclamé, il ne s’agit pas d’ajouter quelque chose à la foi catholique, mais d’acter ce qui est célébré dans la foi. L’Immaculée Conception nous rappelle que la Vierge Marie a tout connu à l’avance (ce qui n’est pas notre cas) : son immaculée conception correspond à notre baptême, son assomption à notre résurrection à la fin des temps. Ce qui est formidable, c’est que le dogme de l’Immaculée Conception a été proclamé en 1854. Et dès 1858, la Vierge Marie se présente à Bernadette comme l’Immaculée Conception. Ce message montre bien que l’Eglise ne s’est pas trompée en proclamant ce dogme.
Mgr Lafont : Le message est simple : Dieu ne pouvait pas concevoir que la mère de son fils soit marquée par le péché. Marie a donc été préservée de la tâche du péché originel, qui nous atteint tous. Elle a été conçue sainte et immaculée, « par une grâce qui venait déjà de la mort de son Fils ».
Elle est la première rachetée par le sang de Jésus. Il n’est pas étonnant que le peuple ait senti cela avant les déclarations officielles. Le peuple, dans son ensemble, qui a reçu l’Esprit Saint, ne peut pas se tromper sur la foi. Nous appelons cela le « sens de la foi ». Quand le pape s’exprime de façon infaillible, c’est parce qu’il exprime la foi de toute l’Église.
Mgr Rey : C’est d’abord l’Eglise d’Orient, dès les premiers siècles, qui honore l’état de grâces permanent et originel de Marie. Elle n’a pas commis de péché. A vue humaine, c’est impossible. Quand on regarde plus près de nous, en Italie, à Rome, la Basilique Sainte-Marie-Majeure a été construite entre le 4è et 5è siècle. Elle est, déjà, une proclamation de l’Immaculée Conception. Le concile d’Ephèse, en 431, l’a déclaré « Mère de Dieu ». A travers elle, Marie nous entraîne sur le chemin de la grâce et de la miséricorde.
Cette année l’Eglise fête aussi Saint Joseph, Patron de l’Eglise Universelle. Joseph était-il le grand oublié de l’Eglise ? Qu’a voulu proclamer le pape Pie IX, le 8 décembre 1870 ?

Mgr Lafont : St Joseph a tenu un rôle essentiel dans la vie et l’éducation de Jésus. Avec Marie, il a appris à Jésus à connaître et à prier son Père du Ciel. St Joseph est un grand modèle. Comme l’écrit le Bienheureux Pie IX dans son Décret Quemadmodum Deus, du 8 décembre : « [Dieu] l’établit seigneur et prince de sa maison et de ses biens ; il commit à sa garde ses plus riches trésors. En effet, Joseph épousa l’Immaculée Vierge Marie, de laquelle, par la vertu du Saint-Esprit, est né Jésus-Christ, qui voulut aux yeux de tous passer pour le fils de Joseph et daigna lui être soumis. Celui que tant de prophètes et de rois avaient souhaité de voir, non seulement Joseph le vit, mais il conversa avec lui, il le pressa dans les bras d’une paternelle tendresse, il le couvrit de baisers ; avec un soin jaloux et une sollicitude sans égale, il nourrit Celui que les fidèles devaient manger comme le pain de l’éternelle vie ».
Mgr Souchu : La dévotion à Saint Joseph a été plus tardive que celle envers la Vierge Marie. Epoux de Marie et père adoptif de Jésus, il est bien placé pour intercéder pour l’Eglise. Depuis, Saint Jean XXIII a fait ajouter le nom de Saint Joseph dans le canon romain (première prière eucharistique) et récemment il a été ajouté aux autres prières eucharistiques.
Mgr Rey : Saint Joseph reste toujours dans l’ombre. Le pape Pie IX en le proclamant Patron de l’Eglise Universelle fait de lui un défenseur de l’Eglise. Il est, aussi, un modèle à suivre. C’est le pape François qui a demandé que Saint Joseph soit présent dans toutes les prières eucharistiques. Dans notre diocèse, à Cotignac, la Sainte Famille est apparue au 16è et 17è. Nous en avons parlé avec le Pape. Il m’a encouragé à faire connaître davantage ce sanctuaire.
Le 8 décembre 1869 s’ouvrait le premier concile du Vatican, Vatican I. Pourquoi ce nom ? Et de quoi a-t-il été question ?
Mgr Souchu : Le dernier concile avant celui de Vatican I avait été le concile de Trente au 16ème siècle. Depuis il y a eu le siècle des lumières, les grandes découvertes, la révolution française, la révolution industrielle et le pape a pensé qu’il était bon de réfléchir au mystère de l’Eglise après toutes ces évolutions. Le concile devait donc réfléchir sur l’Eglise. A l’époque, on avait une vision pyramidale de l’Eglise : on a donc commencé par le haut, c’est-à-dire le pape (d’où le dogme de l’infaillibilité pontificale), mais on n’a pas pu aller plus loin à cause des Prussiens aux portes de Rome. Ce concile est donc un concile inachevé. Les conciles ont toujours porté le nom du lieu où ils se réunissent. De fait en 1870, c’était la première fois qu’un concile se réunissait au Vatican, d’où le nom de Vatican I. Le concile Vatican II, 100 ans plus tard, poursuivra l’œuvre inachevée de ce concile.
Mgr Lafont : Le concile, avant qu’il ne soit interrompu, s’est occupé des questions graves de la relation entre la foi et la raison et de la structure hiérarchique de l’Église. Donnons une définition simple de l’infaillibilité pontificale : le pape, lorsqu’il définit de façon solennelle la foi de l’Église, ne peut pas se tromper.
Mgr Rey : Parfois on met l’infaillibilité pontificale à toutes les sauces. Elle porte sur un seul sujet : celui du Magistère de l’Eglise. C’est-à-dire de la discipline des sacrements, de la doctrine de la foi. Elle ne porte pas sur l’humain, sur le caractère, sur le médiatique, sur les positions personnelles. C’est important de le rappeler, car, parfois, elle est critiquée.
Au sujet de la Covid-19, est-ce que cette pandémie ne vous rappelle pas celle de la peste de 1720, qui a frappé toute la Provence, et, une partie de la France ? Déjà à l’époque les attestations de déplacement existaient. Les quarantaines aussi.
Mgr Rey : Oui, cette peste de 1720 a frappé principalement le sud-est de la France. Je me suis plongé dans son histoire, après avoir vu de très belles représentations picturales. La peste est arrivée à Marseille en mai 1720 par le Grand Saint-Antoine, un bateau qui était de retour d’Orient. Puis, elle s’est diffusée rapidement. Elle a touché, en tout, ¼ de la population. Elle a été très meurtrière, en très peu de temps : en six mois il y a eu 30 000 morts. Cette nouvelle pandémie qui nous frappe, aujourd’hui, met en exergue notre fragilité. Nous paniquons alors que nous avons des moyens médicaux, techniques et scientifiques qui n’existaient pas à l’époque. Cet effet panique s’explique parce que nous sommes dans une culture de la toute-puissance. Finalement, cette culture est mortifère. Elle nous détourne de Dieu. Alors qu’il nous faut revenir à Lui.
Mgr Lafont : Au cours de l’histoire, il y a eu beaucoup d’épidémies. La grippe espagnole, en 1918-1920, fit entre 50 et 100 millions de morts. Là où je vis maintenant, à Camopi (1 800 habitants), il y a plus de 400 personnes infectées par la Covid-19. Aucune n’est décédée. Mais en Guyane le virus court toujours.
Mgr Souchu : Les périodes de pandémie dans l’histoire ont toujours constitué des épreuves. La différence avec le 18èmesiècle, c’est que la médecine a fait d’énormes progrès et on se croyait invulnérables. Mais nous constatons à quel point ce n’est pas le cas !!
Pour conclure, parlons des fêtes de fin d’année et de vos raisons d’espérer. Comment allez-vous fêter Noël ?
Mgr Lafont : Mes raisons d’espérer sont d’abord la confiance en Dieu : Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? « Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour le juger mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jean 3,17). Elle se fonde aussi sur toutes les personnes de bonne volonté. Retiré à Camopi, ma seule mission, comme Jésus, est de manifester ici l’amour du Père qui veut que tous soient sauvés et parviennent à la vérité (cf. 1 Timothée 2,4).
Mgr Rey : Je vais fêter Noël à la cathédrale de Toulon. C’est la fête de l’Enfant-Roi, de la Sainte Famille. C’est la fête de l’Espérance. Cette espérance dont parlent la petite Thérèse et Charles Péguy. L’Espérance, c’est ce Petit Enfant qui nait dans cette étable, et, qui repose entouré de l’amour de ses parents, dans une pauvre mangeoire. C’est l’avènement de la famille. Avec Noël, nous passons de la Trinité du Ciel à la Trinité de la terre. C’est pour cela que tout part de la famille. Il faut protéger ce trésor qu’est la famille. Noël, c’est la fête de la famille par excellence.
Mgr Souchu : Oui, nous allons fêter Noël !! Sans doute avec moins de magie, de sapins, de cadeaux, de pères Noël, et, c’est tant mieux ! Si cela était une occasion pour les Chrétiens de témoigner du vrai sens de Noël ce serait formidable. Pour approcher de l’Enfant-Dieu il n’y a pas de gestes barrières, ni de distanciation sociale ! Dieu se démasque en son Fils, il nous montre son vrai visage. Le thème de l’année pastorale dans le diocèse d’Aire et Dax est : Va, le Seigneur est avec toi !C’est à la fois un envoi et une assurance. A Noël, Jésus est également appelé : Emmanuel, Dieu avec nous. Cela rejoint bien notre thème d’année qui nous invite à nous recentrer sur l’essentiel : le Christ. C’est ainsi que l’on devient disciple-missionnaire.

Interview croisée réalisée par Antoine BORDIER
Lyon rendra hommage à Notre-Dame de Fourvière en sa fête de l’Immaculée Conception
A Lyon, primatiale des Gaules, les processions du 8 décembre en l’honneur de la Vierge Marie sont interdites, mais rien n’empêche les lyonnais de venir spontanément à Fourvière.
Durant l’Avent, il est proposé d’aller prier Notre Dame de Fourvière puis d’attacher une boule de Noël dorée aux grilles de la Basilique. Ce témoignage matérialisera votre foi et votre confiance en celle qui sauve et sera symbole d’espoir pour ceux qui sont perdus.
En cette fête de l’Immaculée Conception, les Lyonnais sont invités à monter en procession, ce soir, seul, en famille ou avec nos proches :
Nous vous invitons à partir de la Place Saint-Jean vers 20h15…
Soyons nombreux à monter, chacun de notre côté, mais tous d’un même élan vers notre mère du Ciel !
Prenons bougies et lumignons, montons en récitant le chapelet.
Procession personnelle… foule de personnes seules en-haut…
Au pied de sa Basilique, nous offrirons ensemble notre prière à Celle par qui le Verbe s’est fait chair !
Quelques apports pour la pastorale des fiancés et du mariage
Gabrielle Vialla contribue à une réflexion sur la part de la sexologie contemporaine qui s’incruste dans la préparation au mariage :
[…] Que faut-il garder ? De quoi faut-il se méfier ? Quels sont les rôles respectifs des laïcs mariés et du prêtre ? Je vous livre ici quelques prémisses. D’aucuns diraient qu’il s’agit de conseils « sexo ». Profitez du vocabulaire : je ne compte pas m’y spécialiser… Je les adresse à tout un chacun fiancés et mariés. Que les prêtres y voient, eux, du contenu de réflexion :
- Intimité, pudeur, patience, persévérance sont nécessaire à l’épanouissement sexuel. Si vous reconnaissez là un impératif intérieur, fuyez a priori toute description, discours, lexique qui n’en rendent pas compte.
- Jeûner régulièrement des stimuli sensoriels sensuels des divertissements audio-visuels. Ces images, et sons – même non pornographiques – banalisent en nous l’injonction à une sexualité performante. Il convient d’en être le plus conscient possible.
- La mentalité contraceptive (et davantage encore la contraception proprement dite) s’oppose non seulement à la vie mais aussi à l’amour, et à l’épanouissement sexuel entre les conjoints. Un ouvrage, un enseignement qui ne vous met pas en garde contre cela, contient déjà une erreur pour votre épanouissement personnel.
- Jean-Paul II et ses catéchèses ne sont pas une « caution » à tout ce qu’on veut leur faire dire. La théologie du corps peut servir malheureusement à masquer les opinions sexo de tel ou tel auteur. Si vous désirez savoir ce que dit Jean-Paul II, lisez-le. Ou demandez les références des points avancés.
- Être conscient de l’injonction moderne à parler de sexualité, alors que paradoxalement le véritable échange tenant compte de la complémentarité de l’homme et de la femme, lui, est aboli.Si certains discours valorisent le fait de décrire les actes conjugaux, ils omettent le plus souvent la nécessité pour l’épouse de remettre la réalité de son cycle à son époux et à celui-ci de le recevoir. Il convient surtout de discerner si l’on est capable de se confier dans le quotidien, si l’on peut dire une réelle difficulté, une fragilité, une tentation. L’expérience prouve que c’est bien autre chose que la capacité de parler de sexe. Décrire n’a absolument pas démontré son efficacité sur l’épanouissement des couples. Apprendre à se confier à l’époux (se), et selon le sujet, aux bonnes personnes (confesseur, conseillers, moniteurs), si.
- Recevoir le tempérament, le passé et la culture de son conjoint… avant ceux des personnes qui vous donnent des conseils. Quand on ajoute le lexique, les représentations sexuelles d’une tierce personne, il convient d’être conscient de leur éventuel impact. Des fiancés peuvent être bien prudents en refusant de se voir décrire l’acte conjugal en préparation au mariage. D’autres peuvent en trouver la nécessité s’ils sont dans une grande confusion, due à des expériences passées, à l’usage de la pornographie.
- Formation de l’intelligence et garde du cœur. Sachez définir ce qu’est la chasteté, la paternité et maternité responsable, sachez approfondir… Lisez de bons livres. Régulièrement. Ne pensez pas que vous savez tout sur ces sujets. C’est une illusion. L’anthropologie à partir de la régulation naturelle des naissances est appelée à s’approfondir (cf Familiaris Consortio §32). C’est une nécessité face à la culture de mort.
- L’alliance sexualité/spiritualité exige la lumière. Refusez tout enseignement d’un prêtre, qui ne puisse être assumé ouvertement, sous prétexte de pureté, de contexte de prière. Trop d’exemples ont montré les conséquences de ce type d’initiations, de confidences : beaucoup d’illusions, voire jusqu’à de tristes cas d’abus spirituels. La gravité ou simplement l’inéquation de la situation n’apparaît pas immédiatement. C’est dans un second temps que les personnes réagissent à la relecture de leur vie, que les disciples retournent leur responsabilité propre contre des maîtres qui furent bien imprudents….
- La prière conjugale remet à Dieu les désirs du cœur et du corps. Du coup, il faut qu’elle existe !
- Ne jamais oublier de recourir aux grâces d’état. L’épanouissement sexuel relève du périmètre des grâces d’état du mariage. Les fiancés ont les grâces pour vivre la continence des fiançailles mais pas celles pour discerner ce qui concerne directement l’exercice de la sexualité. Ils doivent l’accepter dans la confiance. On vieillit bien… en choisissant de rester fidèle et d’évoluer pour répondre à l’appel intérieur à la chasteté. Le mariage n’est pas une sous-catégorie de la sainteté. Il comporte épreuves, et héroïcité cachée dans le quotidien.
Que nous prépare-t-il encore ?
Lors de son entretien sur la plateforme « Brut », Emmanuel Macron a faire une étrange déclaration, à propos de la présidentielle de 2022 :
« Peut être que je ne pourrai pas être candidat. Peut être que je devrai faire des choses dans la dernière année, dans les derniers mois, dures parce que les circonstances l’exigeront et qui rendront impossible le fait que je puisse être candidat. »
Emmanuel Macron sur 2022 : « Peut être que je ne pourrai pas être candidat. Peut être que je devrai faire des choses dans la dernière année, dans les derniers mois, dures parce que les circonstances l’exigeront et qui rendront impossible le fait que je puisse être candidat. » pic.twitter.com/4Uotubp5Ft
— Paul Larrouturou (@PaulLarrouturou) December 5, 2020
SOS Calvaires : Restaurer le petit patrimoine religieux pour témoigner sa foi
Réunis au sein de l’association SOS Calvaires, quelques jeunes catholiques se sont fixés l’objectif de restaurer un calvaire par mois autour du Lion d‘Angers (Maine-et-Loire). Défi relevé pour ces jeunes bénévoles. Le président de l‘association Julien Lepage a été interrogé sur RCF :
Avant

Après

L’avis du Conseil d’Etat sur la restriction de liberté scolaire : maintien du principe d’interdiction mais élargissement des dérogations
L’avis du Conseil d’Etat est ici. Voici le passage concernant le liberté scolaire :
[…] Mais si la réforme prévue par le Gouvernement ne paraît pas rencontrer d’obstacle conventionnel, elle soulève de délicates questions de conformité à la Constitution.
La première est celle de savoir si le droit pour les parents de recourir à une instruction des enfants au sein de la famille, institué par la loi du 18 mars 1882 et constamment réaffirmé et appliqué depuis, ne relève pas d’un principe fondamental reconnu par les lois de la République, autonome ou inclus dans la liberté de l’enseignement. Si tel était le cas, le projet du Gouvernement se heurterait à une objection de principe.
Le Conseil d’Etat relève à cet égard qu’aucune décision du Conseil constitutionnel ne traite spécialement de cette question et que les décisions, peu nombreuses, relatives à la liberté de l’enseignement, qualifiée de principe fondamental reconnu par les lois de la République par la décision n° 77-87 DC du 23 novembre 1977, ne se prononcent pas sur ce point : elles n’ont, à ce jour, reconnu comme composante essentielle du principe constitutionnel de la liberté de l’enseignement que l’existence même de l’enseignement privé (Décision n° 99-414 DC du 8 juillet 1999), l’octroi de financements publics aux établissements en relevant (Décision n° 77-87 DC du 23 novembre 1977, Décision n° 93-329 DC du 13 janvier 1994) ainsi que le respect dû au caractère propre de ces établissements (Décision n° 84-185 DC du 18 janvier 1985). Il note cependant que, par une décision du 19 juillet 2017, Association Les Enfants d’abord et autres, n° 406150, le Conseil d’Etat, statuant au contentieux, a jugé que le « principe de la liberté de l’enseignement, qui figure au nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, implique la possibilité de créer des établissements d’enseignement, y compris hors de tout contrat conclu avec l’Etat, tout comme le droit pour les parents de choisir, pour leurs enfants, des méthodes éducatives alternatives à celles proposées par le système scolaire public, y compris l’instruction au sein de la famille. »
Mais en tout état de cause, la suppression du droit de choisir d’instruire un enfant au sein de la famille, qui restreint une liberté de longue date reconnue par la loi aux parents, même si elle n’a jamais été utilisée que par une petite minorité d’entre eux (environ 0,4 % des enfants d’âge scolaire en 2018-2019), doit être appréciée au regard de sa nécessité, de son adéquation et de sa proportionnalité au regard des difficultés rencontrées et de l’objectif poursuivi.
Mettant en avant le droit de l’enfant à l’instruction, qui est une exigence constitutionnelle et conventionnelle, le Gouvernement justifie la réforme proposée, en premier lieu, par la nécessité d’assurer l’instruction complète et effective de l’enfant ainsi que sa sociabilisation, en deuxième lieu, par l’augmentation sensible et en accélération ces dernières années du nombre d’enfants concernés, avec les difficultés qui en résultent pour l’exercice des contrôles auxquels doivent procéder les services académiques, en troisième lieu, par les carences de l’instruction dispensée en famille que relèvent, dans une proportion non négligeable, ces contrôles, et, enfin, par certaines dérives dans l’utilisation par les parents de ce mode d’instruction, soit qu’elle dissimule le recours à des écoles clandestines, soit qu’elle conduise à mettre en danger la santé psychique de l’enfant.
Le Conseil d’Etat relève toutefois que les carences et dérives mentionnées ci-dessus, si elles sont avérées, ne concernent, selon les indications mêmes données par le Gouvernement, qu’une très faible proportion de situations, en tout cas, s’agissant des carences dans l’instruction dispensée, pour celles qui peuvent être qualifiées de graves. Il estime que l’augmentation récente du nombre d’enfants instruits dans leur famille et les difficultés qui peuvent en résulter, en termes de moyens, pour les services académiques, ne sont pas, par elles-mêmes, de nature à justifier la suppression de la liberté pour les parents de recourir à ce mode d’instruction de leurs enfants. Il souligne enfin que, malgré les indications qualitatives qui figurent dans l’étude d’impact, cette suppression n’est pas appuyée par des éléments fiables et documentés sur les raisons, les conditions et les résultats de la pratique de l’enseignement au sein de la famille : les éléments dont on dispose permettent surtout de savoir que cette réalité est très diverse. Or, le projet du Gouvernement pourrait conduire, selon les indications de l’étude d’impact, à scolariser obligatoirement plus des trois-quarts des enfants actuellement instruits en famille.
Dans ces conditions, le Conseil d’Etat estime, au regard de la grille d’analyse relative à son office mentionnée au point 9 ci-dessus, qu’en l’état, le projet du Gouvernement ne répond pas à la condition de proportionnalité ou à celle d’une conciliation non déséquilibrée entre les exigences constitutionnelles et conventionnelles en présence.
Pour autant, et alors même que des lois récentes ont déjà nettement renforcé les dispositions relatives au contrôle de l’instruction en famille, le législateur peut faire le choix, sans se heurter aux mêmes obstacles, d’un nouveau resserrement au service des objectifs énoncés ci-dessus, de façon notamment à empêcher que le droit de choisir l’instruction en famille ne soit utilisé pour des raisons propres aux parents, notamment de nature politique ou religieuse, qui ne correspondraient pas à l’intérêt supérieur de l’enfant et à son droit à l’instruction.
Le Conseil d’Etat propose donc, plutôt que de supprimer la possibilité d’instruction dans la famille sauf « impossibilité » avérée de scolarisation, de retenir une rédaction énonçant dans la loi elle-même les cas dans lesquels il sera possible d’y recourir. Dans la version du texte qu’il adopte et qu’il transmet au Gouvernement, il fait le choix d’un encadrement reposant sur des motifs précis, dont l’appréciation pourra être contrôlée par le juge administratif, et offrant des garanties aux familles qui entendent mettre en œuvre un projet éducatif de qualité. Cette modalité d’instruction serait ainsi soumise non plus à une simple déclaration mais à une autorisation annuelle de l’autorité académique accordée seulement pour certains motifs : l’état de santé ou le handicap de l’enfant, la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives, l’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique d’un établissement scolaire, ou encore « l’existence d’une situation particulière de l’enfant, sous réserve alors que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille ». Ce dernier motif préserve une possibilité de choix éducatif des parents, mais tiré de considérations propres à l’enfant.
Dispositions relatives aux établissements d’enseignement privés « hors contrat »
62. Le projet de loi modifie les dispositions relatives au contrôle des établissements d’enseignement privés « hors contrat », régis notamment par les dispositions des articles L. 441-1, L. 442-2 et L. 442-3 du code de l’éducation. Ces établissements sont soumis lors de leur ouverture à un régime de déclaration préalable à laquelle peuvent faire opposition le recteur, le préfet, le maire et le procureur de la République pour des motifs que la loi n° 2018-266 du 13 avril 2018 a élargis et tirés notamment de l’intérêt de l’ordre public ou de la protection de l’enfance et de la jeunesse. Mais, à la différence des établissements ayant conclu avec l’Etat un contrat d’association ou un contrat simple, qui s’engagent à respecter les programmes de l’enseignement public en contrepartie d’une prise en charge de la rémunération de leurs enseignants et des frais de fonctionnement de leur externat, les établissements d’enseignement privés « hors contrat » bénéficient d’une grande liberté dans leur organisation et dans les enseignements qu’ils dispensent, à la condition que ces enseignements respectent le droit des élèves à l’instruction et les normes minimales de connaissances requises par l’article L. 131-1-1 du code de l’éducation.
Le contrôle de l’activité de ces établissements a été progressivement resserré, ainsi que les sanctions en cas de manquements, par la loi du 18 décembre 1998 tendant à renforcer le contrôle de l’obligation scolaire, par la loi n° 2018-266 du 13 avril 2018 visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrats et, en dernier lieu, par la loi du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance. Ces sanctions incluent la possibilité, pour le juge judiciaire, de prononcer la fermeture de l’établissement dans les trois situations suivantes : lorsque l’établissement a ouvert en méconnaissance des dispositions régissant l’ouverture des établissements d’enseignement privé, et constitue alors un « établissement de fait » ; lorsqu’il a refusé de se soumettre à la surveillance et à l’inspection des autorités scolaires ; lorsque, enfin, il est constaté, à l’occasion d’un contrôle et en l’absence d’amélioration après mise en demeure et nouvelle visite, que les enseignements dispensés ne sont pas conformes à l’objet de l’instruction obligatoire ou que le fonctionnement de l’établissement porte atteinte à l’ordre public. Dès que le procureur a été saisi, l’autorité académique met concomitamment en demeure les parents des élèves concernés d’inscrire leur enfant dans un autre établissement.
Le projet de loi a pour objet principal de transférer du juge pénal au préfet le pouvoir d’ordonner la fermeture provisoire ou définitive de l’établissement et d’aggraver les sanctions pénales encourues par le dirigeant de l’établissement, en portant de six mois à un an la peine d’emprisonnement. Il contraint, par ailleurs, les établissements privés « hors contrat » à communiquer les pièces attestant de l’identité, de l’âge et de la nationalité du personnel de l’établissement autre que le personnel enseignant, pour lequel cette obligation est déjà prévue par la loi, ainsi que de fournir, sur demande du préfet ou du recteur, les documents budgétaires, comptables et financiers qui précisent l’origine, le montant et la nature des ressources de l’établissement. Il resserre enfin les conditions de passation d’un contrat simple ou d’un contrat d’association.
63. S’agissant, en premier lieu, de l’attribution au préfet du pouvoir d’ordonner la fermeture de l’établissement, le Conseil d’Etat observe que ce transfert est justifié par les difficultés nées du temps nécessaire aux procédures judiciaires, qui favorise le comportement dilatoire des dirigeants de l’établissement et des familles concernées et laisse, par suite, perdurer des situations préjudiciables aux enfants. Cette mesure ne rencontre pas d’obstacle juridique de principe, dès lors que le Conseil constitutionnel a estimé « que le principe de la séparation des pouvoirs, non plus qu’aucun principe ou règle de valeur constitutionnelle ne fait obstacle à ce qu’une autorité administrative, agissant dans le cadre de prérogatives de puissance publique, puisse exercer un pouvoir de sanction dès lors, d’une part, que la sanction susceptible d’être infligée est exclusive de toute privation de liberté et, d’autre part, que l’exercice du pouvoir de sanction est assorti par la loi de mesures destinées à sauvegarder les droits et libertés constitutionnellement garantis » (Décision n° 89-260 DC du 28 juillet 1989). Le Conseil d’Etat relève, au demeurant, que de nombreuses dispositions législatives confient au préfet le pouvoir de fermer un établissement ne respectant pas ses obligations, notamment lorsque ce dernier a la charge d’enfants, tels que les établissements d’accueil des jeunes enfants ou ceux responsables des accueils collectifs de mineurs (articles L. 2324-1 à L. 2324-4 du code de la santé publique ; article L. 227-11 du code de l’action sociale et des familles).
Le projet de loi prévoit, en outre, que le juge judiciaire reste compétent pour ordonner la fermeture de l’établissement pour les infractions commises avant l’entrée en vigueur de la loi. Le Conseil d’Etat observe que le principe de la rétroactivité de la loi pénale de fond plus douce, auquel le Conseil constitutionnel a donné valeur constitutionnelle (Décision n° 80-127 DC du 20 janvier 1981), repose sur le principe de nécessité des peines qui découle de l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et ne trouve pas, par suite, à s’appliquer dans le cas où la répression antérieure plus sévère est inhérente aux règles auxquelles la loi nouvelle s’est substituée (Décision n° 2010-74 QPC du 3 décembre 2010 ; CE, section, 16 juillet 2010, Colomb, n° 294239 ; CE, 5 novembre 2014, Mme J., n°383586). Il relève que la suppression de la sanction pénale de la fermeture de l’établissement ne résulte pas de ce que cette sanction ait été jugée inutile ou excessive et observe, en outre, que le projet prévoit le doublement des peines d’emprisonnement encourues par le dirigeant de l’établissement. Le Conseil d’Etat estime, par suite, que le projet de loi ne met pas en place une loi pénale plus douce.
64. S’agissant, en deuxième lieu, des obligations nouvelles imposées aux établissements privés hors contrat, le Conseil d’Etat observe que l’obligation de communiquer annuellement diverses pièces relatives à l’identité de leur personnel et celle de produire sur demande des documents budgétaires, comptables et financiers sont justifiées par les nécessités de contrôles tendant à assurer le respect de l’ordre public et la protection de l’enfance et de la jeunesse, lesquels imposent de pouvoir s’assurer de l’honorabilité des agents employés et de la provenance des sources de financement des établissements. Elles ne portent pas, par suite, une atteinte injustifiée ou disproportionnée à la liberté de l’enseignement.
65. Enfin, les dispositions prévoyant que les services académiques vérifient, avant la signature d’un contrat simple ou d’association, la capacité de l’établissement privé à assurer un enseignement compatible avec les exigences de ce contrat, qui permettent de fonder un refus de conclure de tels contrats sur des motifs pertinents, ne se heurtent à aucune objection d’ordre juridique.
Que fait la Hongrie pour les chrétiens persécutés dans le monde ?
La Hongrie est régulièrement critiquée par les institutions européennes, notamment pour sa gestion des questions migratoires. Qu’en est-il vraiment ? Philippe Pellet, Chef de département pour l’agence « HungaryHelps », présente sur RCF un des programmes d’aide du Gouvernement hongrois.
Les chrétiens d’Orient interdits de publicité sur Radio France
Communiqué de l’oeuvre d’Orient :
L’Œuvre d’Orient est une association à but non lucratif, loi 1901, reconnue d’intérêt général, destinée à soutenir la mission des chrétiens d’Orient au service de toute la population, en particulier dans le domaine de la santé et de l’éducation.
Elle a souhaité diffuser des appels à don, en publicité payante, sur les ondes de Radio France, comme elle le fait depuis plusieurs années en décembre sur France Inter sans rencontrer d’objection.
Cette dernière en a refusé le principe, estimant nos appels contraires à l’article 37 de son cahier des charges qui prévoit que « Les messages publicitaires ne doivent contenir aucun élément de nature à choquer les convictions religieuses, philosophiques ou politiques des auditeurs ».
L’Œuvre d’Orient ne voit pas en quoi la mention des chrétiens d’Orient et de leur mission humanitaire, au service de tous, serait de nature à choquer les convictions des auditeurs.
L’Œuvre d’Orient est fermement attachée à la laïcité républicaine, au respect de toutes les religions, et aussi à la liberté d’expression.
L’Œuvre d’Orient n’a pas souhaité de polémique publique et regrette l’impossibilité de dialoguer et de se faire comprendre. Ses appels à la médiatrice sont restés sans réponse.
Devant l’urgence des besoins des populations du Moyen-Orient, L’Œuvre d’Orient demande à la Présidence de Radio France de modifier sa position.
Le standard de Radio France est en ligne : 01 56 40 22 22
Macron, Médium du bio-pouvoir
D’un lecteur :
Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses (πλαστοῖς/plastoῖs), eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point. (2 Pierre 2.3)
- Une nouvelle mystique : votre corps est le temple du covid
Dans un article de 2017, Emmanuel Macron ou le retour de Dionysos, il nous était décrit la posture nietzschéenne de Macron. Il nous semble que cette analyse doit être complétée. Certes « Tout ce qui est profond aime le masque » (Par-delà le bien et le mal) ; et les périodes de confinement-déconfinement avec des règles de sortie qui changent en permanence affaiblissent notre claire conscience du temps, du temps biblique, et nous plonge dans un « éternel retour ».
Au-delà de la culture de mort nietzschéenne, il est une dimension maîtresse qui irrigue la politique de Macron, celle de Sade et de son système transgressif. La pensée de Michel Foucault articule les pensées nietzschéenne et sadienne. Il y a chez Foucault une normalisation du pathologique et une pathologisation du normal. En étudiant la société à ses limites, la pensée foucaldienne a opéré un renversement de la majorité par une ultra-minorité, par les déviants. Dans cette dynamique, la capacité de discernement de la déviance – les abominations dans le langage biblique du Deutéronome et du Lévitique – que possède la majorité doit être déconstruite.
La pensée foucaldienne est une hybridation de la pensée de Nietzsche (la mort de l’homme) avec celle de Sade (sa perversion totale).
La prise du pouvoir par les déviants est le point de basculement qui accélère le renversement des normes, où « le mal est appelé bien et le bien appelé mal » (Isaïe 5.20). Cette conquête du pouvoir permet la normalisation de la déviance. Elle est consubstantielle d’un rapport au corps désacralisé. En ce sens, la pensée de Michel Foucault projette un éclairage utile sur l’instrumentalisation du covid par Emmanuel Macron. L’idéologie du bio-pouvoir est la forme politique de cette folie d’une identité sexuelle éclatée et d’un rapport au corps sadien. Cette folie d’un rapport transgressif au corps et au sexe s’exprime politiquement par le bio-pouvoir, et religieusement comme source d’un nouveau droit : le droit de l’État de gérer votre corps. L’idéologie est la forme politique de la folie, folie de caractère religieux – anti-biblique – qui fonde la source du bio-droit : votre corps est le temple du covid, le covid nous appartient, votre corps nous appartient.
Il y a une dimension mystique dans la crise du covid, une irrationnalité perverse appliquée à la définition d’un nouveau mal, une proclamation politique devenue religieuse et sous-tendue par une idéologie.
- En Marche vers la vaccination obligatoire
La biopolitique opère le basculement dans ce « nouveau monde » où l’homme est réduit à une simple animalité vivante qu’il faut vacciner, modifier génétiquement, réguler (80km/h), contrôler (attestations), qu’il faut abrutir par des règles illogiques (magasins ouverts-fermés), et dont il faut transformer et monétiser le corps.
Comme toute idéologie, sa vision du monde est totalitaire, religieuse – apostate en l’espèce, cruelle.
Il n’y a objectivement aucune raison de penser que Macron ne cherche pas à déployer plus avant sa déviance et son projet criminel. On peut raisonnablement penser qu’il est d’ailleurs sous le contrôle de puissances et de réseaux économico-politiques occultes à qui il doit son poste. Il y a chez lui une inclination à la déviance et à ce qui est mutant. Le sociétal l’intéresse. Il y a certes un enjeu électoral, mais cela rejoint surtout sa carte mentale. Ses expériences d’adolescent ont déconstruit la notion de déviance chez lui. Il est transgressif, menteur et brutal. Ses rapports sont faits de domination-soumission, domination brutale des Français – soumission à Big Pharma et à Big Tech.
La corruption de Big Pharma et ses collusions avec le pouvoir ne peuvent que conduire à une recherche assoiffée de marchés, et en particulier à la monétisation du corps. Pour monétiser le corps, le politique a d’abord besoin de le médicaliser : opposition à l’hydroxy chloroquine, appui à la technique du CRISPR, vaccination obligatoire. C’est le prix à payer pour bénéficier du soutien de Big Tech et Big Pharma en 2022.
- Vaincre les paroles trompeuses (πλαστοῖς/plastiques) de Macron par la prière efficace
Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. (Jean 10.10)
Reconnaissons que c’est premièrement un combat spirituel, et que nous sommes en France sous une malédiction alliancielle. En rejetant Dieu de la sphère publique, nous nous sommes livrés aux puissances de ténèbres et à leurs serviteurs politiques, médicaux, économiques.
Humilions-nous et prions comme Daniel (Daniel 9. 4-19) :
4 Et je priai l’Éternel mon Dieu, je lui fis ma confession, et je dis : Ah ! Seigneur, Dieu grand et redoutable, qui gardes l’alliance et la miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements !
5 Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons agi méchamment, nous avons été rebelles et nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances.
8 Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à nos chefs et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi.
11 Et la malédiction et les serments, qui sont écrits dans la loi de Moïse, serviteur de Dieu, ont fondu sur nous, parce que nous avons péché contre lui.
12 Il a accompli les paroles qu’il avait prononcées contre nous et contre les chefs qui nous ont gouvernés ; il a fait venir sur nous un grand mal, tel qu’il n’en est point arrivé sous les cieux, de semblable à celui qui est arrivé à Jérusalem.
14 Et l’Éternel a veillé sur le mal, et l’a fait venir sur nous, car l’Éternel notre Dieu est juste dans toutes les œuvres qu’il a faites, mais nous n’avons point écouté sa voix.
15 Nous avons péché, nous avons agi méchamment !
18 Ce n’est pas à cause de nos justices que nous présentons nos supplications devant ta face, mais à cause de tes grandes compassions.
19 Seigneur ! exauce. Seigneur ! pardonne.
Si nous le faisons, soyons certains qu’Il nous délivrera (2 Chroniques 7.13-14) :
Si je ferme les cieux, et qu’il n’y ait point de pluie, et si je commande aux sauterelles de consumer le pays, et si j’envoie la peste parmi mon peuple ; Et que mon peuple, sur lequel mon nom est invoqué, s’humilie, prie, et cherche ma face, et qu’il se détourne de ses mauvaises voies, alors je l’exaucerai des cieux, je pardonnerai ses péchés, et je guérirai son pays.
La dramatisation du covid-19 poursuit d’abord un but politique
Les Maires pour le bien commun ont publié une analyse politique de la crise du Covid. Extraits :
L’épidémie actuelle est un fléau qui tue les personnes vulnérables et qu’il faut combattre efficacement. Mais au-delà de l’aspect médical, cette étude résumée s’interroge sur l’exploitation financière et politique de l’épidémie. Les quatre constats ci-dessous, factuels, peuvent alimenter le lecteur cherchant des données objectives: les références lui permettent d’approfondir l’information n’ayant pas pu trouver place dans ce résumé.
1 L’épidémie est dramatisée par une manipulation avérée de l’information
A) Le nombre de morts annoncé est très surestimé
Le docteur P. El Baze explique dans France Soir le 16 septembre 2020 que le chiffre de morts annoncé sur les sept premiers mois de 2020 est au moins le double du chiffre réel. En effet sur cette même période il n’y a eu que 16 300 morts de plus en 2020 qu’en 2019 :
« Mathématiquement il est démontré que le chiffre de 30 800 morts [sur sept mois] à cause du Covid-19 est impossible. Si les morts supplémentaires en 2020 étaient tous à cause du Covid-19, leur chiffre ne peut pas dépasser 14 500 et probablement beaucoup moins. »
Cet article est d’autant plus intéressant qu’il a été critiqué par l’équipe « anti-infox » de Libération : elle n’a pu y relever qu’une erreur de détail, qui a été rectifiée. Il est donc à ce jour non réfuté.
On peut se demander comment il est possible de tant exagérer les chiffres ? P. El Baze explique dans son article pourquoi « la majorité des certificats de décès cochés « morts COVID-19 », ne sont pas morts à cause du COVID-19 ». L’APCE (Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe) explique déjà comment c’est possible dans son rapport du 7 juin 20103 au sujet de la crise précédente H1N1 :
« de nombreux pays ont eu des difficultés à clairement faire la distinction entre les patients qui sont morts en ayant la grippe porcine (c’est-à-dire ceux présentant des symptômes de la grippe porcine mais dont le décès a été causé par d’autres pathologies) et les patients qui sont morts de la grippe porcine (c’est-à-dire ceux chez lesquels la grippe porcine est la principale cause du décès) ; certaines statistiques sur lesquelles des décisions ultérieures de santé publique se sont fondées, ont pu s’en trouver “faussées” ».
L’histoire se répète pour le Covid-19 : on a de nombreux témoignages (par exemple le Dr Bellier ci-dessous) qu’on impute « par défaut » au Covid-19 des décès dus à d’autres pathologies.
B) L’épidémie est excessivement dramatisée, selon des scientifiques reconnus
1) Le nombre de « cas » est fortement surestimé
Les porteurs sains sont comptés comme « cas », ce qui affole le public : « Une grande partie des « cas d’infection » pouvaient en réalité être des personnes déjà immunisées contre le virus, encore porteuses de « débris viraux » dans leur organisme4. ». Or ces porteurs sains sont utiles, car bénéfiques à l’immunité collective.
Exemple de cette surestimation alarmiste, dans son allocution du 29 octobre, E. Macron prédisait : “Quoi que nous fassions, près de 9 000 patients seront en réanimation à la mi-novembre.” Le 15 novembre, il y en eut… 4 880.
2) Le confinement est une réponse disproportionnée qui produit la ruine économique et « des effets désastreux sur la santé publique »
Dans la Déclaration de Great Barrington, le 4 octobre 2020, 35 000 scientifiques estiment que « les politiques actuelles de confinement produisent des effets désastreux sur la santé publique ». Ils recommandent de développer l’immunité collective en évitant tout confinement général : « autoriser ceux qui ont le moins de risques de mourir du virus de vivre leur vie normalement afin qu’ils fabriquent de l’immunité au travers d’infections naturelles tout en protégeant celles et ceux qui ont le plus de risques de mourir. »
2 L’épidémie est un enjeu financier énorme pour les firmes pharmaceutiques
A) Dès 2009, l’OMS avait modifié sa définition d’une pandémie pour déclarer indûment le virus H1N1 « pandémie », ce qui a rapporté 7 à 10 milliards de dollars à l’industrie pharmaceutique
Le Nouvel Obs signale que la crise H1N1 de 2009 a fait 18 114 décès dans le monde, alors que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) prévoyait… 7,4 millions de décès un an plus tôt. L’OBS décrit ainsi la manipulation opérée sur le site de l’OMS :
« Avant le 4 mai 2009, la définition d’une pandémie virale [sur le site de l’OMS] était la suivante : « Une pandémie de grippe se produit lorsqu’apparaît un nouveau sous-type de virus dont personne n’est à l’abri. Plusieurs épidémies peuvent se déclarer simultanément dans le monde, provoquant un grand nombre de cas et de décès. »
Le site renvoie à la « check- list » qui […] dit […] :
« même dans l’hypothèse la plus modérée, on dénombrera quelques 7,4 millions de décès dans le monde, dans un laps de temps très bref… ».
Après le 4 mai 2009, sur le même site, les notions de morbidité et de mortalité ont disparu. Le 11 juin, Margaret Chan, directrice générale de l’OMS déclenche la phase 6 de la pandémie grippale, la plus haute, alors que 144 décès sont attribués à la grippe A dans le monde. Cette déclaration n’aurait pu être faite sans le changement de définition, excluant la prise en considération de la mortalité. »
Le rapport officiel de l’APCE du 7 juin 2010 sur la gestion de la crise H1N1 est accablant pour l’OMS. Plébiscité dans l’assemblée du 24 juin 2010 par 60 voix contre une (et une abstention), il est riche d’enseignements pour éclairer les enjeux financiers et le comportement des mêmes acteurs que ceux de la crise actuelle du Covid-19 :
« D’après les estimations de la banque internationale d’investissements JP Morgan, les ventes de vaccins contre la grippe H1N1 en 2009 pourraient générer entre 7 et 10 milliards de dollars de bénéfices pour leurs fabricants. Le groupe Sanofi-Aventis a annoncé début 2010 avoir enregistré un bénéfice net de 7,8 milliards d’euros (+11 %) en raison des ventes «record» de vaccins antigrippaux. » (n° 47 du rapport).
Le rapport dénonce les pratiques commerciales de certaines entreprises :
« était- il justifié de vendre aux gouvernements nationaux des vaccins H1N1 à des prix deux à trois fois plus élevés que ceux pratiqués pour le vaccin de la grippe saisonnière en utilisant essentiellement des adjuvants brevetés et en réalisant par là-même des bénéfices exagérément élevés sur le dos d’une crise déclarée de santé publique ? » (n°47)
L’épidémie ayant été « largement surestimée », les États se retrouvent avec des stocks de vaccins inutiles. Par exemple
« la France se retrouve en définitive avec une facture de santé publique pour les vaccins qui s’élève à 365 millions d’euros et avec un stock de 25 millions de doses de vaccins dont la durée de conservation expire fin 2010. »(n°52)
B) En juin 2010, l’APCE dénonce un « grave manque de transparence » de l’OMS, affirmant détenir « la preuve écrasante que la gravité de la pandémie [H1N1] a été largement surestimée »
Le rapport du 7 juin 2010 de l’APCE accuse l’OMS et les organismes européens de santé publique :
« l’Assemblée déplore sérieusement leur réticence à partager certaines informations essentielles et en particulier à publier les noms et déclarations d’intérêt des membres du Comité d’urgence de l’OMS et des organes consultatifs européens directement responsables des recommandations relatives à la gestion de la pandémie » (Projet de résolution A.5, p.3)
« L’Assemblée fait état d’un grave manque de transparence dans les prises de décisions liées à la pandémie, qui soulève des préoccupations concernant l’influence que l’industrie pharmaceutique a pu exercer sur certaines décisions parmi les plus importantes concernant la pandémie.» (A.2, p.3)
Le rapport signale « l’évidence écrasante que la gravité de la pandémie avait été largement surestimée par l’OMS au départ » (A.5, p.3)
« L’Assemblée en appelle également aux États membres afin : […] de garantir que le secteur privé ne tire pas un profit abusif des alarmes de santé publique et ne parvienne à se dégager de ses responsabilités en vue de privatiser ses gains, tout en partageant les risques. »(A.8.6 p.4)
Le rapport conclut notamment :
« Le rapporteur considère que certains effets de la pandémie, comme l’atteste le présent rapport, ont été dramatiques : […] le gaspillage de sommes colossales d’argent public, l’installation d’un sentiment de crainte injustifié parmi les Européens, l’exposition à des risques sanitaires engendrée par des vaccins et des médicaments qui n’ont peut-être pas subi suffisamment de tests avant d’être autorisés par le biais de procédures accélérées en sont autant d’exemples » (n° 64 p.20)
« Les soupçons d’influence et de pression inappropriées exercées sur les autorités nationales par l’industrie pharmaceutique ont été étayés par d’autres éléments, comme la nature des accords contractuels conclus entre les gouvernements et les groupes pharmaceutiques. Les informations communiquées par plusieurs pays européens indiquent que les gouvernements nationaux ont subi des pressions pour accélérer la conclusion de contrats majeurs, que le prix des vaccins ont fait l’objet de pratiques douteuses, qu’ils ne répondaient pas à des conditions normales de marché et que l’on a essayé de faire endosser aux gouvernements nationaux la responsabilité des effets indésirables concernant les vaccins et les médicaments, lesquels n’ont peut-être pas subi suffisamment de tests. » (n° 66)
« Enfin, le rapporteur est très préoccupé par la manière dont les informations sur la pandémie ont été communiquées au public par l’OMS et les autorités nationales, par le rôle des médias en la matière et par les craintes suscitées au sein de la population. » (n° 67)
Le compte-rendu du débat parlementaire de l’APCE sur H1N1, le 24 juin 2010, est également disponible.9 M. Hunko, député allemand, déclare : « Nous avons atteint le degré 6, le plus élevé, suite à quoi des millions ont été dépensés pour acheter des vaccins. En Allemagne, nous pensons avoir dépassé un milliard ! […] il faut mener une enquête, ne serait-ce que pour éviter que cela ne se reproduise à l’avenir. […].
L’OMS a modifié les critères de classement d’une épidémie en niveau 6. Ce n’était plus la gravité de l’épidémie qui était prise en considération, mais sa circulation. Nous avons posé la question à de nombreuses reprises. Nous n’avons jamais obtenu de réponse à cette question : pourquoi avoir modifié les critères ? […] J’ai des contrats confidentiels signés entre l’État allemand et GlaxoSmithKline. Moi, en tant que député, je n’ai même pas le droit de voir officiellement ces contrats. Ils ont été mis sur internet par des donneurs d’alerte en Allemagne. Ces contrats expliquent ce qui se passe en cas de classement au niveau 6, quelles quantités de doses de vaccins doivent être achetées par les États, etc. Ce type de contrat a été conclu avant la modification des critères par l’OMS. Il a été signé par la plupart des États. […]
La grippe porcine ne fut-elle finalement qu’une grande campagne de marketing lancée par l’industrie pharmaceutique aux dépens de nos budgets, de nos populations et de l’OMS ? Nous ne pouvons pas répondre à cette question car nous n’avons même pas droit à l’information. Cela a créé une grande méfiance au sein de la population. »
C) Le milliardaire philanthrope Bill Gates se distingue comme un ardent promoteur du vaccin
Bill Gates est omniprésent par sa communication et ses financements dans le domaine sanitaire. Devenu le bailleur majoritaire de l’OMS, ayant ajouté 150 millions de dollars à sa dotation en avril 2020, il est par ailleurs actionnaire de grands laboratoires pharmaceutiques qui recevront les profits des vaccins.
Dans l’Express du 17 septembre 2020, Bill Gates déclare que « 40 milliards de dollars suffisent pour vacciner le monde entier » et qu’il faudra « partout dans le monde, convaincre 60% des gens » de se faire vacciner. Pour atteindre un tel taux, il semble clair qu’il faudra imposer le vaccin aux gens.
Or les bénéfices d’un vaccin ne sont pas nécessairement proportionnés aux risques qu’il induit. Robert F Kennedy Jr. dénonce par exemple des expériences en Guinée Bissau :
« Le Dr Morgenson et son équipe ont constaté que les filles vaccinées avec le vaccin DTC – le fleuron du programme GAVI/OMS de Bill Gates – ont été dix fois plus nombreuses à mourir que les enfants non vaccinés. »
3 La crise sanitaire est une opportunité politique pour le projet mondialiste
A) Elle offre aux autorités l’occasion d’accroître le contrôle de la population
Sans mentionner l’incompréhensible interdiction de l’hydroxychloroquine (utilisée dans le monde entier, et en France sans ordonnance jusqu’en janvier 2020), la liberté de parole et d’action des praticiens français a déjà été restreinte. Le Docteur Bellier de Lyon dénonce la manipulation des informations et les intimidations :
« J’estime que 80 % des diagnostics de covid sont faux, surtout sur les causes de décès. J’ai moi-même rempli des certificats de décès en 2009, à l’époque du H1N1, “mort du H1N1”, alors que c’étaient des cancéreux en phase terminale. J’ai honte. J’ai eu des preuves que ce phénomène non seulement est toujours présent, mais qu’il s’est amplifié […] Les porteurs sains sont utiles et nécessaires car c’est par eux que la protection de masse va se faire. »
En juillet 2020, la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) a déposé plainte contre Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, auprès du Conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône. Les sanctions encourues vont du simple avertissement à la radiation définitive.12 Le Dr Raoult signale qu’il a reçu des menaces de mort.
Le 25 octobre, Facebook a désactivé le groupe des 482 000 personnes qui suivent les informations du Professeur Raoult au motif qu’il “ne respecte pas les standards de la communauté”.13 Pourquoi un scientifique mondialement reconnu ne peut-il plus s’exprimer dans notre pays, ni soigner selon son expertise ?
Si bien que 300 intellectuels français déclarent dans une tribune du 29 octobre 2020 :
« Nous en avons plus qu’assez qu’on nous demande de nous comporter comme les moutons de Panurge au nom d’un principe de précaution totalement dénaturé et d’interprétations statistiques relevant de la manipulation. »
B) L’épidémie est récupérée au profit de l’établissement d’un gouvernement mondial : en témoigne le « Great Reset » (grande réinitialisation) de Davos 2021
Gordon Brown déclarait déjà en mars 2020 : «Un gouvernement global temporaire serait une réponse globale coordonnée, […] muni de pouvoirs exécutifs », car « cette affaire ne peut pas être réglée par un seul pays. »
Mais surtout la parution récente du livre de Klaus Schwab et Thierry Malleret, The Great reset, et, pour la première fois, l’ouverture à tous du 51ème forum de Davos via un événement virtuel, dramatisent le Covid-19 pour promouvoir un changement de gouvernance mondiale :
1) « La pandémie présente une occasion rare et limitée de repenser, réinventer et remettre notre monde à zéro. »
« Cette pandémie mondiale a également démontré […] à quel point nous sommes interconnectés. Il est de notre devoir de rétablir un système fonctionnel de coopération mondiale intelligente, structuré pour relever les défis des 50 prochaines années. La Grande Réinitialisation exigera que nous intégrions tous les acteurs de la société mondiale dans une communauté d’intérêt, d’objectif et d’action communs. »
2) Un sommet mondial animé par la jeune génération
Le forum 2021 organisera une concertation virtuelle entre les dirigeants du monde réunis à Davos et des milliers de jeunes de plus de 400 villes. Le but est de préparer les 50 années à venir à la suite de la « tragédie humaine » que vit notre époque. Ce forum virtuel mondial ressemble à un embryon des « états généraux du monde » proposés par Jacques Attali dès 2011, pour alimenter la fiction que le gouvernement mondial sera voulu librement par les citoyens du monde, et non imposé par une oligarchie :
« Certains dénonceraient en lui [un gouvernement mondial] une oppressante dictature à l’échelle de la planète. Il est vraisemblable que, si elle votait aujourd’hui, l’humanité s’y opposerait largement, alors qu’elle voterait sans doute un texte général, affirmant l’unité et la solidarité de l’espèce humaine, voire réclamant la tenue d’états généraux du monde. C’est donc par eux qu’il faudra commencer. »
4 Cette épidémie a été anticipée
A) Jacques Attali écrit dès 2009 qu’une pandémie peut être un accélérateur à l’établissement d’un gouvernement mondial
Le projet de gouvernement mondial est bien antérieur à la pandémie. Jacques Attali promeut et annonce un gouvernement mondial comme inéluctable dès 2011 dans son ouvrage Demain qui gouvernera le monde?: « Un tel gouvernement existera un jour. Après un désastre, ou à sa place. Il est urgent d’oser y penser, pour le meilleur du monde. »
En 2009, il écrivait déjà : « L’histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors en place des mécanismes de défense […]. La pandémie qui commence [H1N1] pourrait déclencher une de ces peurs structurantes ». Pour se protéger des pandémies à venir, il propose de mettre « en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. »
B) Un rapport de la fondation Rockefeller en 201024 envisage une épidémie permettant aux gouvernants une prise de contrôle autoritaire
L’un des scénarios du rapport est titré : « LOCK STEP [confinement] : Un monde où le contrôle gouvernemental est plus strict et le leadership plus autoritaire, où l’innovation est limitée et où les citoyens sont de plus en plus réprimés ».
Le scénario décrit un effondrement économique, puis l’instauration de pouvoirs autoritaires, qui se maintiennent après la fin de la pandémie :
« Pendant la pandémie, les dirigeants nationaux du monde entier ont […] imposé des règles et des restrictions hermétiques, allant du port obligatoire de masques faciaux à la vérification de la température corporelle à l’entrée des espaces communs […]. Même après l’atténuation de la pandémie, ce contrôle et cette surveillance plus autoritaires des citoyens et de leurs activités se sont maintenus et même intensifiés.[…] Les dirigeants du monde entier ont pris une main plus ferme sur le pouvoir. »
« D’abord, la notion d’un monde plus surveillé fut mieux acceptée et approuvée par le public. Les citoyens abandonnèrent volontairement une part de leur souveraineté, et de leur vie privée, à des États plus paternalistes en échange d’une plus grande sécurité, de plus de stabilité. Les citoyens acceptèrent plus volontiers d’être surveillés et soumis à un pouvoir exercé de haut en bas, ils le souhaitèrent même, et les dirigeants nationaux eurent les coudées franches pour imposer un ordre qui les arrangeait. »
Dix ans plus tard, le 22 avril 2020, la Fondation Rockefeller propose un « Plan d’action national » sur le Covid-19 incluant la constitution d’un Conseil sur la pandémie, doté d’une autorité analogue à celle du président des États-Unis en temps de guerre. Ce pouvoir inclut le test et le traçage de la population :
« Les personnes dépistées doivent recevoir un numéro d’identification de patient unique qui serait lié à l’information sur le statut viral, des anticorps et éventuellement vaccinal d’un patient dans le cadre d’un système qui pourrait facilement être connecté avec d’autres systèmes […]. Les écoles pourraient établir un lien de ce système avec les listes de présence, les grands immeubles de bureaux avec les cartes d’identification des employés, TSA avec les listes de passagers, les salles de concert et de sport avec les acheteurs de billets. Ces connexions doivent être établies de manière à protéger les informations d’identification personnelle dans la mesure du possible. »
Un schéma du rapport est évocateur : aller à l’école, au bureau, au concert, au sport, voyager ou acheter un ticket, pourra être soumis au contrôle de l’identité médicale de la personne, y compris la vaccination ! On comprend dès lors comment M. Macron peut dire le 24 novembre aux français qu’il ne rendra pas le vaccin obligatoire. Il y a d’autres moyens « administratifs » d’imposer ce vaccin, par des règles scolaires, professionnelles, sociales.
C) Conclusion : les interrogations du Docteur Badel, psychiatre, ne sont-elles pas légitimes ?
Cette analyse résumée conduit à quatre constats :
1) La dramatisation de l’épidémie s’appuie sur une manipulation avérée des chiffres.
2) Depuis 10 ans déjà des autorités officielles (l’APCE notamment) ont critiqué le « manque de transparence » de l’OMS, la grave surestimation de l’épidémie H1N1 dont les producteurs de vaccins ont tiré d’énormes profits. Le rapport de l’APCE du 24 juin 2010 demande la garantie que « le secteur privé ne tire pas profit des alarmes de santé publique ». Vu l’envahissante campagne de presse de novembre 2020 en faveur d’un vaccin, le soutien de l’OMS, les énormes contrats d’achats annoncés par l’Europe et les États, on peut se demander ce qui a changé depuis 2009.
3) Au-delà des intérêts financiers, la crise sanitaire éveille manifestement l’intérêt politique des lobbies mondialistes pour accroître le contrôle de la population et accélérer la mise en place d’un gouvernement mondial .
4) Une pandémie était anticipée depuis 10 ans déjà comme un accélérateur potentiel du mondialisme par J. Attali, d’un pouvoir totalitaire par la fondation Rockefeller.
Par conséquent, ces interrogations du Dr Badel semblent légitimes :
« Pour la première fois de l’histoire, un vaccin va voir le jour en un an. On peut espérer que nombreux seront ceux qui douteront des conditions de sécurité de son élaboration (raccourcissement des durées des phases 1, 2 et 3), de sa tolérance et de son efficacité. Les laboratoires eux-mêmes ont du reste déjà prévenu que les premières versions ne seraient ni les mieux tolérées, ni les plus efficaces ! Osons une petite prospection, le gouvernement en fait bien depuis le début de cette crise en annonçant tous les 15 jours l’arrivée de la deuxième vague depuis avril : la pente idéologique nous conduit prochainement au passeport sanitaire, à la vaccination obligatoire. […] Les applications de traçage permettront d’interdire de rentrer dans les lieux publics à ceux qui, non vaccinés, ne sont pas de bons citoyens. À l’aide de votre smartphone et de votre carte vitale, la surveillance sera totale. […] Nous pouvons craindre le pire pour nos droits fondamentaux. »
Notre conclusion est que la dramatisation du covid-19 poursuit d’abord un but politique. Les maires et élus locaux, enracinés, proches des citoyens, sont témoins des détresses engendrées par le grand théâtre médiatique des informations à sens unique, par le confinement généralisé, dévastateur et disproportionné. Les maires seront un recours efficace s’ils savent s’unir pour défendre leurs administrés. La première étape indispensable est que la population prenne conscience du danger politique.
Le gouvernement maintient la scolarité obligatoire avec plus de dérogations
Si la mesure annoncée par le président restera dans le texte final du projet de loi sur les séparatismes (rebaptisé projet de loi « confortant les principes républicains ») présenté mercredi en conseil des ministres, elle contiendrait plus d’exceptions pour l’instruction à domicile, dépassant le seul cas, initialement prévu, des enfants malades.
Les réserves exprimées la semaine dernière par le Conseil d’Etat obligent le gouvernement à reprendre sa copie, mais sans revenir sur cette mesure liberticide.
Opération écran noir
De l’abbé Michel Viot :
C’est très exactement le 31 décembre 2020 de 20 h à 20 h 20 (vœux du Président) que je suggère cette action. Cette année n’a été remplie que de tristesses, et d’initiatives souvent très désordonnées, voire irrationnelles de la part du gouvernement. Comme toujours, le Président s’est mis en avant, comme monarque élu, il dirige tout, et s’est ainsi fait le porteur de mauvaises nouvelles, associant à son image et à sa voix des décisions générant des malheurs immédiats et en préparant de pires !
Au moment où tous les français ont besoin de se détendre, de se retrouver en famille, dans l’amour et l’amitié, sans barrières, que signifierait une sorte de pause, de trêve, pour écouter une voix qui ne cesse de fissurer notre confiance. En cette fin d’année, nous avons tous besoin d’espérance. La foi en Dieu l’offre, la compagnie de nos proches aussi. Les intrus ne sont pas les bienvenus en pareilles circonstances.
Parce que l’homme n’est pas fait pour vivre masqué, sauf en des circonstances particulières et très limitées dans le temps, nous célébrerons la fin de l ´année sans masques. Celui qui risquerait d’apparaître sur nos écrans, en porterait un, et le pire qui soit ! Car il ne serait pas fait de papier, mais de cette savante composition, que savent faire les séducteurs de métier, sollicitant les suffrages de leurs concitoyens. Un mélange de maitrise professionnelle des muscles de sa face, et de « cet éclat emprunté dont il eut soin de peindre et d’orner son visage, pour réparer des ans l’irréparable outrage. », comme l’exprimait si bien Jean Racine, à un mot prêt, puisqu’il appliquait ce soin à la Reine Jézabel que sa fille Athalie décrit dans le récit de son célèbre songe.
Que rien ne vienne donc troubler cette soirée, et pour cela elle doit bien commencer par un temps d’écran noir.
Écran noir, qui permet de ne pas entendre des paroles obligatoirement inadaptées, parce qu’ignorant la véritable compassion. Écran noir, laissant la place à nos seuls propos fraternels, tournant volontairement le dos à cette année de deuil, tout en la marquant, car ainsi nous penserons à tous ceux qui ont été abandonnés ou laissés de côté. Les morts solitaires confinés dans les Ehpad, leurs honneurs funèbres bafoués, les ravalant eux et leur famille au rang des animaux, pour ne s’en tenir qu’à deux exemples. Soyons cependant heureux, même juste pour cette soirée, avec la bonne odeur des sapins de Noël, dont l’orateur que nous n’entendrons pas, avait pourtant songé à nous priver. Il aurait voulu les empêcher de venir jusqu’à nous, alors que l’interdiction des remontées mécaniques nous interdit de monter jusqu’à eux ! Peut-être que ces machines, de par leur bruit propagent une contagion plus dangereuse sur le plan sanitaire que l’égrenage journalier du nombre de morts du Covid, chapelet laïc et républicain, si bien psalmodié par la voix sage du professeur Salomon.
N’écoutons donc pas la voix de son maître. Ce dernier restera enfoui dans cette bouche d’ombres que seront devenus nos téléviseurs, cette bouche dans laquelle selon Victor Hugo « l’abîme est un prêtre et l’ombre est un poète! ». Sans être Georges Pompidou, ayant fait lui aussi ses premières armes chez Rothschild, l’ancien disciple de Paul Ricoeur peut être attentif aux subtilités de notre poésie française.
Et si d’aventure, le Président était affecté par l’attitude de son peuple, qu’il médite alors cette phrase de Monseigneur Jean Baptiste de Beauvais, tirée de son oraison funèbre de Louis XV, reprise plus tard par Mirabeau, mais dans les deux cas à tort « le silence des peuples est la leçon des rois !». Ce 31 décembre 2020, je suis sûr que ces paroles trouveront enfin leur juste application !
Père Michel Viot.
Belgique : les églises sont des endroits sûrs… pour étudier
Le ministre flamand des Affaires intérieures et administratives, de l’Intégration et de l’Égalité des chances, Bart Somers, a transformé des églises en salles d’étude pour 40 personnes, tandis que la célébration publique des messes demeure interdite en Belgique jusqu’à la mi-janvier 2021 !
Nouvelle hausse de l’AME, destinée aux étrangers clandestins
Pour la première fois, le coût estimé de l’aide médicale de l’État (AME) réservée aux seuls étrangers en situation irrégulière en France dépasse le milliard d’euros. La somme inscrite en «crédits de paiement» dans le projet de loi de finances pour 2021, actuellement discuté au Parlement, est exactement de 1 milliard et 61 millions d’euros.
Dans son dernier avis sur le volet «asile, immigration, intégration et nationalité» du projet de loi de finances pour 2021, la commission des lois du Sénat précise que
«l’aide médicale d’État permet une première approche statistique du nombre de personnes en situation irrégulière sur le territoire, puisqu’elle autorise un accès gratuit aux soins médicaux et hospitaliers spécifique en faveur de ces étrangers».
«334.546 personnes en bénéficiaient au 31 décembre 2019, soit une hausse de 5% par rapport à la même date l’an passé (318.106 bénéficiaires) et un doublement en quinze ans».

Par ailleurs,
Les rapporteurs relèvent que ces crédits s’inscrivent dans un contexte de pression migratoire toujours particulièrement intense, la France ayant délivré en 2019 un nombre record de titres de séjour aux étrangers primo-arrivants en situation régulière (274 676 titres, + 6,1 %) et accueilli un nombre également sans précédent de demandeurs d’asile (132 826 demandes à l’OFPRA, + 7,4 %).
Et d’où viennent ces immigrés :
Pour ce qui est de l’origine des flux d’immigration régulière, on observe que les quatre premières nationalités ayant bénéficié d’un premier titre de séjour sont les mêmes que l’an dernier : nationalités marocaine (34 979), algérienne (27 405), tunisienne (19 615) et chinoise (15 376).
Ainsi alors que 65 630 mesures d’éloignement ont été prononcées sur les 7 premiers mois de 2020, seules 6 831 ont été exécutées, soit à peine 10 %.
Hommage à Pierre-Antoine Berryer
En 1868, la France entière et l’Étranger s’émeuvent à l’annonce de la mort de Berryer, le 29 novembre, à Augerville-la-Rivière. Tous les journaux français expriment le deuil de la Nation.
Excepté l’Empereur, tous ceux que Berryer a défendus, des princes aux plus humbles, assisteront ou seront représentés à ses funérailles qui rassemblent plus de 3 000 personnes le 7 décembre 1868. Les voyageurs affluent à Augerville et les trains ordinaires venant de Paris sont insuffisants. Il faut établir deux trains supplémentaires à partir de la gare de Lyon.
Sur le cercueil, pas d’emblème officiel, pas la moindre décoration, rien que sa robe.
A l’occasion du cent-cinquante deuxième anniversaire de sa mort, comment ne pas évoquer Pierre-Antoine Berryer, avocat et homme politique. Le comité Berryer a souhaité le faire connaître par l’intermédiaire d’un site internet https://berryer.wixsite.com/berryer dont il a confié la conception et la réalisation à Maître Michel Pierchon, avocat à la Cour de Montpellier, Lauréat de l’Ordre, qui nous autorise à reproduire ci-après de nombreux éléments tirés de ses travaux.
Pierre-Antoine Berryer, fils de l’avocat Pierre-Nicolas, est né à Paris le 4 janvier 1790. Après une scolarité au collège des oratoriens de Juilly et des études de droit, à son père qui lui offre d’entrer au Conseil d’État, Pierre-Antoine répond : « Non, je veux être indépendant, je serai ce que vous êtes, je serai avocat».
- « Quelle carrière que la vie judiciaire de Berryer !
Durant plus d’un demi-siècle et sous les régimes les plus divers, on le vit défendre avec un égal dévouement toutes les causes généreuses et tous les intérêts opprimés, qu’il s’agît de princes ou d’ouvriers, de puissants ou d’exilés ; et s’il avait une préférence, c’était pour les pauvres gens, dont il refusait l’argent après leur avoir sauvé la vie et l’honneur », indique le journaliste du Figaro du 20 janvier 1879.
Cet « athlète de toutes les luttes », a pu, sans se manquer à lui-même, sans se démentir, plaider pour tous les vaincus.
En 1815, Pierre-Antoine Berryer est encore aux côtés de son père et de Dupin, quand il assiste le Maréchal Ney qui, après avoir promis à Louis XVIII de « ramener l’usurpateur dans une cage de fer », a livré son armée à Napoléon. Pour le Général Debelle qui, pendant les cent jours, a combattu les troupes royales, Berryer obtient la grâce de Louis XVIII. En 1816, il obtient l’acquittement de Cambronne, accusé par le Conseil de guerre de Paris d’avoir trahi le Roi, attaqué la France et son gouvernement, à main armée, en accompagnant Napoléon à son retour de l’Ile d’Elbe.
En 1832, à la suite de la révolution de juillet et de la prise de pouvoir par Louis-Philippe, l’avocat-député prendra même le risque d’aller rejoindre la duchesse de Berry pour tenter de la dissuader d’une insurrection en Vendée. Il estime que « toute guerre, étrangère ou civile, en la supposant même couronnée de succès, ne peut, ni soumettre, ni rallier les opinions ». Il échoue dans sa mission dissuasive. Injustement dénoncé, après quatre mois de geôle, il assure sa propre défense aux assises de Blois où il sera acquitté le 16 octobre 1832.
En 1840, il plaide pour Louis-Napoléon Bonaparte qui vante ainsi l’attaque du gouvernement par son défenseur « pleine de témérités calculées, d’éclats d’éloquence qui s’arrêtaient au point fixe où ils allaient être réprimés par des juges offensés […] le chef-d’œuvre de l’art d’oser ».
En matière criminelle, Berryer obtient, après cassation, l’acquittement du Sieur Dehors condamné aux travaux forcés à perpétuité, pour incendie volontaire. Les journaux relatent une anecdote : Avec son fils et sa fille, Dehors vient trouver l’avocat : « Je vous dois plus que la vie, je vous dois la liberté et l’honneur », dit-il, remettant à Berryer une liasse de billets. Ce dernier la divise en deux parts égales tendant l’une au jeune homme, l’autre à la jeune fille : « Mademoiselle, voici votre dot ; Monsieur, voilà de quoi payer vos études ».
En matière civile, il plaide pour le Banquier Seguin contre le Banquier Ouvrard avec tant de succès que, le lendemain, Ouvrard se présente chez Berryer et lui demande de le défendre dans ses autres procès !
Parmi ses dernières plaidoiries célèbres, citons la défense des ouvriers typographes en 1862 qui, près de vingt ans après les compagnons charpentiers, sont poursuivis pour délit de coalition. Les typographes offriront à leur célèbre avocat lui offriront une édition unique des œuvres de Bossuet, tandis que les charpentiers lui avaient offert un chef d’œuvre, nommé « le berryer » et qui se trouve au siège-musée de compagnons au 161 de la rue Jean-Jaurès à Paris.
- Elu député de la Haute-Loire le 26 janvier 1830, il entrait sur la scène politique
L’élection de Berryer suscite le défi d’Adolphe Thiers : « Voilà Monsieur Berryer nommé. Maintenant, ce point obtenu, il reste encore à en obtenir un, c’est que Monsieur Berryer soit éloquent. Quelques plaidoyers fort riches en invectives ne sont pas encore une garantie d’éloquence politique » !
Et pourtant, dès sa première intervention, dans laquelle il s’oppose à l’Adresse à Charles X, c’est un long frémissement d’admiration qui parcourt la chambre des députés. L’orateur est félicité, même par ses adversaires ; Guizot dit à Royer-Collard : « Quel beau talent ! » et le Président de la chambre reprend : « Ne dites pas un talent, dites une puissance ».
Il est élu cinq fois député des Bouches-du-Rhône du 21 juin 1834 jusqu’au coup d’état du 2 décembre 1851.
Il a le courage de haranguer la foule le 2 décembre, ce qui lui vaudra quelques jours à Vincennes par son ancien client fait empereur, Louis-Napoléon Bonaparte, et le détournera du Corps législatif jusqu’en 1863.
En 1863, il reconquiert haut la main son siège des Bouches du Rhône qu’il conservera jusqu’à sa mort.
A la tribune il défend les libertés et notamment la liberté d’association, la liberté religieuse et la liberté de la presse.
En matière de presse, il réclame l’application du jury aux délits de presse (4 octobre 1830) et dépose des amendements sur les pénalités des journalistes (7 mars 1868) et sur la liberté de la librairie et de l’imprimerie (9 mars 1868) ; tandis qu’à la barre il plaide à plusieurs reprises pour « La Quotidienne » et la « Gazette de France ». Dans sa plaidoirie pour la « Gazette de France », qui avait reproduit ces mots de Chateaubriand à la duchesse de Berry : « Madame, votre fils est mon Roi ! », il relève cette inqualifiable répartie du Procureur Général : « Nous respectons toutes les opinions, mais à condition qu’elles seront toujours muettes» !!
- L’homme d’honneur
Il y a un siècle et demi, Maître Israël Bedarride, Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Montpellier, disait dans son discours de rentrée, à propos de Berryer qui venait de mourir : « Que l’éloquence judiciaire se voile de deuil, sa plus grande personnification vient de s’éteindre […]. Devant cette grande gloire, on a vu s’incliner des hommes de tous les partis».
Familier des grands mais jamais courtisan, Berryer pouvait proclamer :
« Je mets l’honneur de servir au-dessus du bonheur de plaire
Et s’il me faut encourir un reproche
Je préfère celui d’être irrespectueux à celui d’être courtisan. »
Jules Ferry, adversaire politique du grand avocat, qui a été aussi son client, a pu dire : « La postérité mettra Berryer à son vrai rang dans ce grand parti de la parole libre qui se recrute à travers l’histoire parmi les âmes les plus fières de tous les pays et de tous les temps ».
- Des hommages posthumes célèbrent l’avocat avant tout :
Dès la mort de Berryer, une souscription est lancée dans toute la France, relayée par les barreaux et la presse, pour perpétuer son souvenir par une statue. Elle trouve un large écho dans toutes les couches de la population, l’avocat Berryer ne faisant acception de personne.
Les fonds recueillis permettent d’ériger :
– la statue de marbre du palais de justice de Paris, inaugurée solennellement en 1879. Chapu, le sculpteur, le présente la robe ouverte laissant apparaitre son costume de ville pour montrer tout à la fois l’avocat et l’homme politique,
– la statue de bronze exposée au salon de 1874, sous le n°2659, sculptée par Auguste Barre, est ensuite envoyée à Marseille. L’érection est autorisée par décret du 6 avril et le monument est inauguré le 25 avril 1875 au centre de la place Montyon. Berryer est en civil pour rappeler le député élu à six reprises à dans les Bouches-du Rhône. Cette statue sera fondue par les troupes d’occupation allemande. Une nouvelle statue, sculptée dans le marbre par Élie-Jean Vézien (Marseille, 1890 – 1982), est inaugurée le dimanche 29 février 1948. Elle ne retiendra de Berryer que l’avocat et le représentera en robe, tandis que le piédestal qui indique toujours 1875, est rapproché du mur du palais de justice. C’est de l’avocat que l’on se souviendra !
Incendié le 24 mai 1871, sur ordre du gouvernement de la Commune et détruit de fond en comble, l’hôtel de ville de Paris qui avait survécu à toutes les révolutions sera reconstruit et inauguré en 1882. Etienne-Henri Dumaige (1830-1888) réalise la statue de Pierre-Antoine Berryer (1790-1868) pour la galerie des sentinelles, personnages célèbres de Paris, sur la façade septentrionale, rue de Rivoli. Berryer est présenté, de nouveau en robe, symbole de sa carrière d’orateur.
Michel Pierchon
Avocat à la Cour
Secrétaire général du Comité Berryer
https://berryer.wixsite.com/berryer
Sermon aux Obsèques de Daniel Hamiche : Transiit nos laetificando
Samedi 5 décembre, le R.P. Augustin Pic, op, a prononcé le sermon suivant lors des obsèques de Daniel Hamiche, en l’église Notre-Dame du Travail, la paroisse parisienne où Daniel était fidèle paroissien :
L’Homme Nouveau a publié le texte ici.
Pour la liberté du culte catholique – Terres de Mission
Eglise universelle : Où en est la liberté de culte en France ?
Mgr Aillet, évêque de Bayonne, au lendemain de la réouverture des lieux de culte, mais avec une jauge maximale de 30 participants, nous expose les décisions qu’il avait prises dans son diocèse pour ce dimanche 29 novembre et la manière dont les fidèles ont pu participer à la messe dominicale. Il commente également l’arrêt du Conseil d’Etat jugeant illégal le décret gouvernemental et analyse la diversité des réactions épiscopales face à ces événements.
Eglise en France : Le Conseil d’Etat déclare illégal le décret du gouvernement
Jérôme Triomphe, avocat de plusieurs associations qui avaient déposé un référé liberté contre le décret du gouvernement limitant à 30 personnes le nombre de participants aux offices religieux relate les déroulements de ces audiences et en tire les enseignements juridiques et ecclésiaux.
Eglise en Marche : Les 32 martyres d’Orange
Postulateur de la cause de canonisation des 32 martyres d’Orange le père Hubert Lelièvre expose les conditions de ce martyre, soit la terreur révolutionnaire en Vaucluse en 1792-1793-1794. Il tire les leçons, pour notre temps de l’héroïque résistance opposée par de simples religieuses à des lois impies. Il fait également le point sur l’état du procès de canonisation.
Le péché originel, un mythe ?
Aymeric Pourbaix reçoit Soeur Rosa Maria Napolitano, le prêtre et exorciste du diocèse de Paris Jean-Pascal Duloisy, l’écrivain Thibault de Montaigu et Véronique Jacquier :
S’opposer aux lois scélérates
J’ai récemment traduit pour le site iFamNews un remarquable article de l’historien italien Marco Invernizzi, dirigeant d’Alleanza Cattolica, importante association de fidèles catholiques. Cet historien rappelle qu’il y a 50 ans, l’Italie légalisait le divorce, malgré l’opposition du Saint-Siège, mais avec le soutien de nombreux hommes politiques démocrates-chrétiens. Et il décrit l’enchaînement de cette loi vers la légalisation de l’avortement, de l’euthanasie, vers l’imposition de l’idéologie du genre dans les écoles, etc. Pour ce qui concerne le catholicisme, il précise:
Le résultat du référendum a non seulement ouvert les yeux de tous sur le fait que les catholiques étaient devenus une minorité culturelle, mais il a également montré de façon dramatique la division au sein même de l’Église sur des questions fondamentales, comme cela avait déjà été constaté deux ans plus tôt, en 1968, à la suite de la publication de l’encyclique Humanae vitae de Saint Paul VI.
Mais il ajoute aussi:
C’est à cette époque qu’est né un mouvement pro-life et pro-famille important, courageux et jamais abattu, composé de différentes réalités opérant dans de nombreux domaines de la vie publique, qui a simultanément lutté pour défendre les principes de la vie et de la famille et a travaillé à sauver des vies et des familles par une assistance concrète. Les deux phases – l’opposition aux lois injustes et l’explication des principes de la vie et de la famille (ainsi que l’aide concrète) – semblent de plus en plus nécessaires pour défendre le peu qui reste à sauver et pour reconstruire tout ce qu’il faut restaurer, à long terme et avec beaucoup de patience.
Bien sûr, la France n’est pas l’Italie. Mais ce que décrit Marco Invernizzi vaut aussi de notre côté des monts. Pour nous aussi, aux sources de la dégradation de notre société se trouve la conception du mariage comme simple CDD et donc la légalisation du divorce (qui allait, en 1790, de pair avec l’interdiction des voeux monastiques perpétuels, selon le même principe qu’un contrat est toujours limité dans le temps, quitte éventuellement à le renouveler par tacite reconduction). Les législateurs de Marianne III, quand ils renouvelèrent la légalisation du divorce (qui avait été interdit à nouveau par la Restauration), furent en apparence moins radicaux que ceux de 1790, mais ils instillèrent des principes qui, progressivement, portèrent leurs fruits délétères. Puisque les relations interpersonnelles ne peuvent se comprendre que comme des contrats limités dans leur portée comme dans le temps, puisqu’il ne peut y avoir d’engagement définitif, ni d’identité qui ne soit pas “librement” choisie, pourquoi limiter le “mariage” à un homme et une femme? Pourquoi pas deux personnes de même sexe? pourquoi pas plusieurs personnes? pourquoi pas des mineurs? Et vous aurez remarqué que ce qui n’était pas encore légalisé est déjà “discuté” (tel député vante le “polyamour”, tel autre parle d’abaisser la “majorité sexuelle” à 13 ans, etc.) Analogiquement, la filiation devient elle aussi un contrat: avec la loi de “bioéthique” actuellement discutée, nous devrions arriver assez rapidement aux “bébés sur catalogue” (puisqu’il y aura nécessairement une banque de gamètes pour les femmes qui voudront “engendrer” sans le concours d’un homme). Et la maternité peut également faire l’objet d’un contrat, avec ce que l’on appelle désormais poétiquement la “gestation pour autrui”, mais qui, en français moins politiquement correct, s’appelle encore les “mères porteuses”. Selon cette logique, on ne voit aucune raison de ne pas légaliser l’esclavage de façon plus générale – même si les révolutionnaires sont, Dieu merci, souvent incohérents (c’est ainsi que le “progressisme” pousse d’un côté à l’interdiction de la prostitution et de l’autre à la légalisation des mères porteuses: en d’autres termes, exploiter une femme une heure, c’est mal; l’exploiter neuf mois, c’est bien, allez comprendre!).
Mais, comme le dit Marco Invernizzi, un mouvement pro-vie et pro-famille s’est levé. Oh certes, très faible. Oh certes, pas encouragé comme il devrait l’être par l’ensemble de l’Eglise – qui apparaît presque aussi divisée que la société sur ces sujets. Mais enfin, il s’est levé et il a pour lui de dire la vérité sur la personne humaine, le couple, la famille et la société – et, corollairement, de se battre avec le soutien de la doctrine catholique la plus sûre.
C’est un combat global (en ce sens qu’il touche toutes les nations occidentales et en ce sens qu’il touche toutes les dimensions de la vie).
Et c’est un combat dans lequel nous ne pouvons pas être seulement “conservateurs”: nous ne voulons pas conserver ce que les non conformistes des années 30 appelaient le “désordre établi”. Nous ne sommes pas non plus simplement “réactionnaires”, puisque nous nous battons sur bien des fronts – et pas seulement sur ceux que nous impose la gauche révolutionnaire. Nous voulons profondément être des catholiques cohérents. Nous voulons non seulement freiner l’évolution, mais renverser la loi Taubira, la loi Veil, et même la loi Naquet sur le divorce. Et, plus généralement, nous voulons restaurer une société compatible avec la vérité de la nature humaine. Que cela ne soit pas pour tout de suite n’empêche pas que ce soit notre objectif de long terme. Et nous savons que, tant que cet objectif demeure, “ils” n’ont pas gagné et que, si nous l’abandonnions, nous ne perdrions pas seulement le but profond de notre combat, mais même toute capacité à simplement freiner la décadence.
Donc, aujourd’hui moins que jamais, ON NE LACHE RIEN!
Guillaume de Thieulloy

