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Pédocriminalité : certaines loges de la franc-maçonnerie se protègent dès qu’une « affaire » touche un frère

Karl Zéro a mené des enquêtes contre la pédocriminalité et ses complices. Il est interrogé dans L’Incorrect de février. Extraits :

[…] Il se trouve, le hasard faisant bien les choses, que j’ai publié avec Serge Garde et Homayra Sellier 1 sur 5 – Manifeste contre la pédocriminalité en France (Télémaque) en décembre. Nous sommes à l’origine d’une pétition demandant aux politiques de reprendre dans une loi les 25 mesures de bon sens que nous proposons pour éradiquer ce véritable fléau (www.1sur5.org). […]

J’ai demandé à une avocate spécialisée dans les affaires de ce genre s’il serait possible d’intenter une class action. Elle m’a dit que le droit français l’empêchait. En revanche, elle m’a fait un aveu très instructif : « Si simplement je révélais le nombre d’affaires que j’ai à traiter aujourd’hui rien que pour les écoles de la ville de Paris, les gens en tomberaient de leur chaise ». Le système pédocriminel continue de fonctionner à plein tube ! […]

J’ai parlé avec plusieurs médecins qui m’ont indiqué qu’ils avaient la trouille de faire le moindre signalement. Un ami m’a dit : « Je tourne sept fois ma langue dans ma bouche car je sais que si je signale, j’aurais direct des problèmes avec le Conseil de l’ordre ». C’est inadmissible ! Des affaires, il y en a partout. Regardez le cas du chirurgien Joël Le Scouarnec : des centaines de victimes sur plusieurs décennies. Qu’on ne me dise pas qu’il n’a pas bénéficié de protections, que personne n’a jamais rien vu. Il y a eu des signalements, et le Conseil a étouffé le truc. Quand il s’agit de « puissants », une couverture de survie est immédiatement déployée. On ignore, on met en doute, on bafoue systématiquement la parole des enfants. C’est l’héritage d’Outreau. Une mise en scène. Vous aviez uniquement des enfants victimes… et pas d’agresseurs ! On veut nous faire croire que les seuls bourreaux des douze gamins étaient Madame Badaoui et Monsieur Delay ? Pourtant, quand vous parlez aux ex-victimes d’Outreau aujourd’hui, ils désignent encore des coupables parmi les acquittés. Dire que Dupond-Moretti a littéralement tétanisé ces gosses au procès… Qu’importe ! Aujourd’hui, il est ministre de la Justice.

L’Église catholique au moins a fait l’effort de s’attaquer au problème, ces dernières années. Il y avait des réseaux constitués au sein de l’Église, et sous Jean-Paul II, la loi du silence était de mise. Mais depuis, ils ont réussi à nettoyer les écuries d’Augias. Pour ça, je leur dis bravo. Ce n’est pas le cas de tous les « cultes ». Je pense à certaines loges de la franc-maçonnerie, par exemple. Je n’ai absolument rien contre leur philosophie, j’ai même des amis qui en font partie, mais le souci c’est qu’ils se protègent dès qu’une « affaire » touche un frère. C’est automatique. Pavlovien. Et ce, « quelle que soit » l’affaire en question. Dans les affaires pédocriminelles, leur instinct de survie, de résistance va aboutir à ce qu’ils couvrent même une brebis dont ils savent pertinemment qu’elle est galeuse, et mettent à son service tout le réseau. La brebis sera alors entendue par un gendarme frère, puis jugé par un juge frère, etc. Ce n’est pas honorable, ce n’est pas digne. À l’instar des cathos, ils doivent faire leur aggiornamento. Il est plus que temps qu’ils fassent le ménage à leur tour. On ne leur demande pas d’en faire état publiquement, juste de se rendre compte que ça n’est plus tenable.

Le Professeur Jérôme Lejeune déclaré “Vénérable” par l’Eglise

Voici le communiqué de l’Association des Amis du Pr Lejeune qui annonce la décision de l’Eglise de nommer Jérôme Lejeune vénérable :

Ce 21 janvier 2021, le Pape François a accepté la promulgation du décret reconnaissant l’héroïcité des vertus théologales, cardinales et annexes du Professeur Jérôme Lejeune.

Après le vote positif du congrès des théologiens, le 8 octobre 2019, ce sont les évêques et les cardinaux réunis en session ordinaire le 12 janvier 2021 qui ont à leur tour voté positivement. Le Pape François ratifie aujourd’hui ce vote des cardinaux. Dès lors, Jérôme Lejeune est officiellement vénérable pour la Sainte Eglise catholique.

Cette étape est le résultat d’un long travail d’étude et d’analyse sur la vie et les vertus de ce grand savant français. C’est une étape décisive de l’enquête de canonisation, ouverte à Paris le 28 juin 2007. La relative rapidité du processus montre le grand intérêt manifesté par l’Eglise pour cette reconnaissance.

Homme de science exceptionnel, reconnu dans son domaine, comme l’une des plus grandes autorités au niveau mondial, Jérôme Lejeune a mis ses talents et sa foi au service de la dignité de ses petits patients, blessés dans leur intelligence, et au service de la vie de tous les enfants à naître. Médecin et chercheur, fondateur de la génétique moderne, reconnu pour la qualité exceptionnelle de ses travaux, dont la découverte de la trisomie 21 et celle de la maladie du cri du chat, il s’est dépensé sans compter pour ses malades et pour la défense de la vie humaine, mobilisé par cette sentence du Christ dans l’Evangile : “ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait“.

Au-delà de tous ses engagements, c’est son amour inconditionnel pour tous ses frères humains, à qui il reconnaissait une égale dignité, et sa façon de vivre héroïquement chaque vertu chrétienne, qui font de sa vie un témoignage extraordinaire. La fidélité à ses engagements, la droiture de sa conscience, l’élan de sa charité lui ont conféré cette remarquable liberté intérieure, véritable liberté des enfants de Dieu, qui attire et inspire tant de serviteurs de la vérité dans le monde.

Le témoignage du Professeur Lejeune est vraiment prophétique et d’une actualité étonnante. En ces temps où notre société remet en question les certitudes les plus fondamentales concernant la personne humaine, il demeure un témoin passionné et courageux de la vérité et de la charité.

La reconnaissance des vertus héroïques du Professeur Jérôme Lejeune, laïc engagé, est une grande joie et un signe d’espérance pour tous ceux qui, avec courage, veulent mettre leur intelligence et leurs compétences au service de la dignité de la personne humaine !

Il faut désormais la reconnaissance d’un miracle pour que le procès de béatification poursuive son cours. La postulatrice, Aude Dugast, invite donc à prier Dieu par l’intercession de Jérôme Lejeune, pour qu’il obtienne le miracle nécessaire.

Sur le sujet :

Jérôme Lejeune, la liberté du Savant, Biographie, par Aude Dugast, ed. Artège, 2019, 470p.

C’est arrivé un 21 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 janvier: saints du jour français ou en France.
    • BBx Jean Baptiste du Cormier et 13 compagnons, prêtres et martyrs à Laval († 1794)

Jean-Baptiste Curpin du Cormier et treize compagnons, le 21 janvier 1794, juste un an après Louis XVI, furent guillotinés à Laval puis jetés dans une fosse commune à “La Croix Bataille”.

En Octobre 1792, quatorze prêtres lavallois réfractaires (qui refusaient de prêter serment à la Constitution civile du clergé) sont emprisonnés au couvent de Patience où ils ne bénéficient que de deux heures de visite par mois. Ne sont admis à les voir que les frères et sœurs obligatoirement assistés par le concierge du lieu.

Le 13 décembre 1793, la guillotine est installée à Laval, place du Blé (actuelle place de la Trémoille) près du Tribunal révolutionnaire.

À partir du 9 janvier 1794, tous les cultes sont interdits en France. L’église de la Trinité de Laval est transformée en “étable et magasin de fourrage” pour l’armée, puis, plus tard, en Temple de la Raison.

Le 21 janvier 1794, à 8h30, les quatorze prêtres franchissent le seuil du tribunal où ils vont être jugés par la Commission révolutionnaire. Dix marchent péniblement et quatre sont dans une charrette ; cinq d’entre eux ont plus de 70 ans.

Entre le 5 janvier et le 2 novembre 1794, en 150 audiences, cette Commission prononcera 328 peines de mort.

L’accusateur public, Volcler, un ancien prêtre apostat, leur demande une dernière fois de prêter serment. « Aidé de la grâce de Dieu, je ne salirai pas ma vieillesse », lui répond le Père Philippot, 78 ans.

« Quoi, c’est toi Volcler qui demande ma mort ? Toi que j’ai accueilli dans ma maison, admis à ma table, que j’ai tendrement aimé…», ajoute le père Migoret.

Ils sont exécutés après avoir été empêchés par leurs gardiens de chanter ensemble un dernier “Salve Regina”. Ils seront suivis de 5 vendéens qui comparaissaient eux aussi en tant qu’ennemis de la République. Les 4 juges, dont 2 prêtres renégats, qui assistent à l’exécution de la fenêtre d’un immeuble voisin, boivent un verre de vin rouge à chaque tête qui tombe et encouragent la foule à crier avec eux: «Vive la République, à bas la tête des calotins ! ».

Les corps des 14 prêtres, tout comme les défunts du moment, sont jetés dans une fosse commune, à Avesnières, dans une lande nommée “La Croix Bataille” sur la route d’Entrammes. Dès le jour de leur exécution, les prêtres sont vénérés comme des martyrs ; on envoie des enfants tremper des mouchoirs dans leur sang. En 1803, un rapport de gendarmerie signale des pèlerinages, allant de 50 à 600 personnes, à “La Croix Bataille”, près de la fosse commune où ils ont été ensevelis.

Le 6 août 1816, suite aux démarches du curé d’Avesnières, les corps des 14 martyrs sont exhumés et déposés dans la chapelle Saint Roch du cimetière paroissial d’Avesnières.

Le 9 août, ils sont transférés dans le transept sud de l’église d’Avesnières, au pied d’un monument. Une chapelle expiatoire est dressée à “La Croix Bataille” à la mémoire du prince de Talmont et des autres victimes de la Révolution. Le bâtiment est détruit en 1869.

En 1945, Max Ingrand dessine un vitrail pour la basilique. Les 14 prêtres y sont symbolisés par 14 palmes. Le 19 juin 1955, le Vénérable Pie XII béatifie les 14 prêtres ainsi qu’un curé et quatre religieuses également guillotinés en 1794. Les corps sont transférés dans le chœur de la basilique.

Les quatorze prêtres guillotinés le 21 janvier 1794 :

– Jean-Baptiste Turpin du Cormier, 64 ans, curé de la Trinité, reconnu comme le responsable, sera exécuté le dernier à la demande de Volcler, l’accusateur public.
– Six curés : Jacques André, 50 ans, André Dulion, 66 ans, Louis Gastineau, 66 ans, François Migoret-Lamberdière, 65 ans, Julien Moulé, 77 ans et Augustin-Emmanuel Philippot, 77 ans.
– Quatre aumôniers : Pierre Thomas, 75 ans, chez les Augustines de Château-Gontier, Jean-Marie Gallot, 46 ans, chez les Bénédictines, Joseph Pelé, 74 ans, chez les Clarisses, et Jean-Baptiste Triquerie, 57 ans, diverses maisons franciscaines.
– Trois hors ministères : René-Louis Ambroise, 74 ans, Julien-François Morin de la Girardière, 64 ans, et François Duchesne, 58 ans.

  • le 21 janvier 1118 : mort du pape Pascal II.
  • le 21 janvier 1188 : à Gisors, Philippe Auguste, Henri II d’Angleterre et Frédéric Barberousse prennent la croix et rassemblent des troupes pour la Troisième croisade.

Dès le début, à Gisors, en Normandie, Philippe II Auguste, Henri II d’Angleterre et le comte de Flandre conviennent de distinguer leurs hommes par couleurs. La croix de gueules (rouge) fut attribuée aux Français, d’argent (blanc) aux Anglais et de sinople (vert) aux Flamands.

Cette croisade débute en 1189 et s’achève en 1192 ; elle est menée par les Rois de France, d’Angleterre et l’empereur d’Allemagne, dans le but de reprendre la Terre sainte à Saladin.

Le pape Grégoire VIII veut, dès son accession sur le trône de Saint-Pierre en octobre 1187, reconquérir les territoires perdus. Il émet la bulle Audita tremendi qui appelle à la troisième croisade. Henry II d’Angleterre et Philippe Auguste cessent leur guerre et imposent la « dîme saladine » à leurs sujets pour financer cette croisade.

  • le 21 janvier 1276 : Innocent V devient Pape.

Après la mort de Grégoire X, Pierre de Tarentaise est élu pape sous le nom d’Innocent V, mais il meurt cinq mois plus tard. Il est béatifié le 9 mars 1898 par le pape Léon XIII.

  • le 21 janvier 1338 : naissance de Charles V, Roi de France.

La princesse Bonne de Luxembourg, épouse du Roi Jean II le Bon, donne naissance à un fils, Charles à Vincennes. Ce dernier devient à son tour Roi, sous le nom de Charles V, dit le Sage à 26 ans, le 8 avril 1364.

Voir les chroniques du 19 mai et du 16 septembre.

  • le 21 janvier 1503 : le dauphin François, fils de la Reine Anne et du Roi Louis XII, meurt quelques heures après sa naissance.
  • le 21 janvier 1558 : François Ier, duc de Guise, s’empare de Guines, puis de Ham.
  • le 21 janvier 1606 : le Parlement anglais décide de sévères sanctions contre les catholiques.
  • le 21 janvier 1793 : assassinat de Louis XVI, Roi de France, sur la place de la révolution, ancienne place Louis XV et future place de la Concorde.

    La France refuse que le pouvoir politique de la Nation trouve son origine en Dieu

À 10h20, sur la place de la Révolution, actuellement la place de la Concorde, le Roi de France, Louis XVI, âgé de 39 ans, est guillotiné. Emprisonné au Temple avec sa famille depuis le mois d’août 1792, il a été condamné à la peine de mort par le tribunal révolutionnaire le 18 janvier 1793, au mépris de toutes les lois du Royaume et de toute consultation de la volonté du peuple, dont ce tribunal se réclamait. La Convention l’accuse d’être un traître à la nation. Ses dernières paroles sont :

“Français, je meurs innocent; je pardonne à mes ennemis; je prie Dieu que mon sang ne retombe pas sur la France”…»

Mais la fin de ses mots est occultée par le roulement de tambour annonçant son exécution. Le 16 octobre suivant, le Reine, Marie-Antoinette est à son tour guillotinée.

« Quand on relit Saint-Just et le célèbre pamphlet du Marquis de Sade, on comprend à quel point le meurtre du Roi fut un acte consciemment sacrilège, la profanation volontaire du sacre de Reims, « la messe noire de l’histoire de France », dont nous n’avons pas fini de vivre les ultimes conséquences. C’est un acte symbolique et théâtral, selon le génie de ce peuple, qui domine l’histoire de France, et s’oppose au baptême de Clovis à Reims ou l’aventure triomphale et sacrificielle de Jeanne d’Arc. Ce n’est pas une société profane qui s’est scellée dans le sang de Louis XVI, c’est une contre-chrétienté : en immolant l’Oint du Seigneur, ce peuple en tant que peuple abdiquait la haute espérance du royaume de Dieu. »

R.-L. Bruckberger, dans Dieu et la politique, p. 71

Et Pie VI, le 17 juin 1793 :

«Le Roi Très Chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie, et ce jugement s’est exécuté (…) Qui pourra jamais douter que ce Monarque ait été principalement immolé en haine de la Foi et par esprit de fureur contre les dogmes catholiques (…) Ah ! France ! Ah ! France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la Chrétienté et l’inébranlable appui de la foi ; toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège Apostolique, ne marche pas à la suite des nations, mais les précède toutes, combien tu nous es contraire aujourd’hui ! Ah ! Encore une fois, France ! Tu demandais toi-même auparavant un roi catholique. Tu disais que les lois fondamentales du royaume ne permettaient pas de reconnaître un roi qui ne fut pas catholique. Et maintenant que tu l’avais, ce roi catholique, c’est précisément parce qu’il était catholique que tu viens de l’assassiner !… Jour de triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations et la victoire au milieu de son supplice! »

(Allocution au Consistoire secret du 17 juin 1793 sur l’assassinat de Louis XVI)

  • le 21 janvier 1794 : lancement des colonnes infernales de Turreau sur la Vendée.

Après la dislocation de l’armée vendéenne à Savenay, la Convention décide de poursuivre la “pacification” de la Vendée. Le soutien apporté à la contre-révolution par la population ayant été puissant, Robespierre et son gouvernement veulent appliquer jusqu’au bout leur résolution du 1er août, prônant des mesures extrêmes pour détruire la rébellion : destruction des récoltes et des villages, exécution des suspects, confiscation du bétail. Ces lois, ainsi que celle du 1er octobre, n’ont jamais été abolies depuis! Turreau va mettre en œuvre avec application cette politique de la terre brûlée. Seules quelques villes d’importance doivent être épargnées, le reste peut être rasé… Pendant près de cinq mois, les colonnes infernales vont multiplier exactions et massacres.

12 “colonnes infernales” vont quadriller la région et la dévaster. Le 28 février 1794, tuant et incendiant tout sur leur passage, les colonnes Cordellier et Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Elles sont attaquées par Charette et mises en déroute. Cependant, Charette se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s’en aperçoit, se dirige vers Les Lucs et massacre le village: des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. Les soldats poussent la population dans l’église, mais, celle-ci est trop petite. Les républicains chargent à la baïonnette et massacrent toutes les personnes restées à l’extérieur. La chapelle est ensuite fermée et incendiée, puis détruite au canon.

  • le 21 janvier 1814 : Napoléon libère Pie VII, qui repart de Fontainebleau vers Rome, passant par Milan et Ancône, sa ville natale.
  • le 21 janvier 1815 : les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette, redécouverts par Desclozeaux, sont re-transportés à l’église St Denis en cortège solennel.

Le Dies irae est chanté en sourdine.

  • le 21 janvier 1867 : naissance de Maxime Weygand, général français.

« Né de père et de mère inconnus et sans doute royaux » C’est par ces mots que Jean Paulhan directeur en exercice de l’Académie française commence son discours lors des funérailles du général, le 2 février 1965, sur le parvis de l’église Saint Philippe du Roule, puisque De Gaulle a refusé des funérailles nationales aux Invalides à ce grand serviteur de la Nation française.

Son histoire tient du roman et cela commence dès sa naissance, puisque diverses thèses s’affrontent sur ses origines. Weygand serait né le 21 janvier 1867 à Bruxelles, de parents inconnus. Selon Bernard Destremau, dans Weygand, éd. Perrin, 1990, plusieurs hypothèses existeraient. Mais une photo prise à quelques semaines de là, montre que le bébé a au moins un an, peut-être 18 mois. On n’est même pas certain qu’il soit né en Belgique.

Bernard Destremau avance une autre hypothèse : Weygand pourrait être le fils adultérin de l’empereur Maximilien et d’une dame de la haute société mexicaine. L’empereur avait le riche tempérament des Habsbourg, ce dont Charlotte se plaignait

D’autres comme André Castelot, ayant reçu une soi-disant confidence du roi des Belges, Léopold III affirment que Maxime Weygand serait le fils du colonel van der Smissen et de l’impératrice Charlotte du Mexique, fille du roi des Belges Léopold Ier. Cette possibilité est rendue plausible par la très grande ressemblance entre Weygand et van der Smissen. Elle est aussi soutenue par Dominique Paoli dans son livre Maxime ou le secret Weygand (Bruxelles, 2003). Le colonel van der Smissen commandait le corps militaire belge au Mexique, puis il devient l’aide de camp de l’impératrice Charlotte.

Le général De Gaulle, reliait la naissance de Weygand à l’expédition du Mexique. Ainsi, lors du Conseil des ministres préparant sa visite officielle au Mexique, le ministre des armées Pierre Messmer, annonce que la France va restituer au Mexique les fanions de l’Armée mexicaine pris par Napoléon III, et déclare à ce sujet que cette guerre n’avait rien rapporté à la France. Le général l’interrompt et lui dit :

« Si, cette guerre nous a rapporté Weygand ! »

Les Mémoires de Maxime Weygand restent totalement silencieuses sur ses tuteurs, alors qu’il rend longuement hommage à sa gouvernante et à l’aumônier de son lycée, qui lui ont insufflé sa foi catholique.

Il est le bras droit du maréchal Foch sur la fin de la Grande Guerre; et est chargé, le 11 novembre 1918, de lire les conditions de l’Armistice à Rethondes à la délégation allemande. Nommé le 19 mai 1940 commandant en chef de l’armée française, en remplacement de Gamelin, alors qu’il est trop tard pour inverser le cours de la défaite, il est le premier haut responsable à se déclarer partisan de l’Armistice avec l’Allemagne nazie. Il devient ministre du gouvernement de Vichy et applique les mesures de la Révolution nationale, notamment en Afrique du Nord.

Le 28 juin 1940, il rédige un programme approuvé par le Maréchal Pétain:

  • Il y explique la nécessité de libérer la France « d’un régime de compromissions maçonniques, capitalistes et internationales qui nous a conduits où nous en sommes ».
  • Il y critique « la lutte des classes qui a divisé le pays, empêché tout travail profitable, permis toutes les surenchères de la démagogie ». Il prône « un nouveau régime social, fondé sur la confiance et la collaboration entre ouvriers et patrons. »
  • Il déplore qu’en raison de la baisse de la natalité, la défense nationale ait été assumée par « une proportion inadmissible de contingents nord-africains, coloniaux et étrangers ».
  • Il affirme enfin qu’il faut réformer l’éducation de la jeunesse, mettre fin à « la vague de matérialisme qui a submergé la France », et « revenir au culte et à la pratique d’un idéal résumé par les mots Dieu, Patrie, Famille, Travail. »
  • Il conclut en demandant une épuration de l’administration et du personnel dirigeant, car : « A un programme nouveau, des hommes nouveaux. »

Écarté du gouvernement sous la pression allemande en 1941, contre « dissidence gaulliste », tout en s’opposant à l’invasion de la zone sud par les Allemands du 11 novembre 1942, Weygand est interné en novembre 1942 jusqu’à la fin de la guerre au château d’Itter, dans le Tyrol autrichien. Après guerre, Il est un défenseur de la mémoire du maréchal Pétain ; puis un soutient aux partisans de l’Algérie française pendant la guerre d’Algérie.

Libéré en mai 1946 et dégagé de toute responsabilité en 1948, il bénéficie d’un non-lieu sur tous les chefs d’accusation par la Haute Cour de Justice.

En 1951, il refuse d’être inscrit dans la proposition de loi concernant la promotion de généraux au maréchalat, son nom avait été proposé par le député Guy Jarrosson, auteur du projet de loi, au côté des généraux de Lattre et Alphonse Juin.

Dans un billet du Monde, Hubert Beuve-Méry résume le sentiment d’une partie de l’opinion:

« On peut n’avoir en rien partagé les idées du disparu… il n’en reste pas moins auréolé de la gloire des vainqueurs de 14-18. Chicaner à ce compagnon de Foch, grand-croix de la Légion d’honneur et médaillé militaire, une simple messe de Requiem dans cette même église où tant de lieutenants font bénir leurs jeunes amours apparaît comme un geste sans grandeur, une injustice, une faute et l’on craint que des rancunes personnelles n’y aient plus de part que la raison d’État. »

A sa mort en 1965, il est le doyen d’âge et d’élection de l’Académie française. Désavouant son ministre, De Gaulle refuse qu’une cérémonie solennelle se tienne aux Invalides.

Une foule immense assiste à ses obsèques en l’église Saint-Philippe-du-Roule (8e arrondissement de Paris), le 2 février, conduite par les trois épouses et veuves des maréchaux Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny, en présence d’un grand nombre de généraux, dont Pierre Kœnig, le plus illustre chef militaire de la France libre encore en vie. Maxime Weygand est enterré au cimetière Saint-Charles de Morlaix.

  • le 21 janvier 2009 : le pape Benoit XVI lève, par décret, les excommunications des 4 évêques de la Fraternité St-Pie-X.
  • le 21 janvier 2011 : la GLNF est mise sous la tutelle d’un Administrateur Judiciaire, suite au refus par une majorité de frères de valider les comptes de l’Obédience lors des assemblées civiles, et aux procédures judiciaires engagées par des frères regroupés en association “FMR” contre la gouvernance du GM Stifani.

« Fils de saint Louis, montez au ciel ! »

Discours prononcé ce matin par le représentant de l’Alliance royale sur la place de la Concorde

Chers amis,

La noble figure de Louis XVI nous réunit cette année encore. Et je remercie en votre nom à tous France royaliste d’avoir maintenu dans la fidélité, année après année, cette commémoration qui réunit tous les royalistes dans la prière pour l’âme du roi injustement condamné et assassiné par la Ire République.

Nous venons faire mémoire de :

  • l’homme qui révèle sa grande élévation d’âme dans le testament qu’il a écrit le jour de Noël 1792 ;
  • le chrétien qui « meur(t) dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine »1, comme il l’écrit qui son testament où il prend la peine de renouveler sa profession de foi ;
    • c’est en chrétien qu’il « laisse (s)on âme à Dieu (s)on créateur, et [qu’il] le prie de la recevoir dans sa miséricorde »1. Comme le Christ : « Seigneur, en vos mains, je remets mon esprit » ;
    • c’est en chrétien qu’il« prie Dieu de [lui] pardonner tous (s)es péchés » ;
    • c’est en chrétien encore qu’il « pardonne de tout (s)on cœur à ceux qui se sont fait (s)es ennemis sans [qu’il] leur en ai(t) donné aucun sujet, et [qu’il] prie Dieu de leur pardonner ». Comme le Christ : « Père, pardonnez-leur. Ils ne savent pas ce qu’ils font »,
  • le père qui – à la veille des événements tragiques, a souffert de perdre son fils Louis-Joseph le 8 juin 1789. Louis XVI demanda à l’époque qu’on reculât l’audience de la délégation du tiers état de quelques jours, le temps pour lui de faire son deuil. Les députés refusèrent. « N’y a-t-il pas de pères dans cette assemblée du tiers ? » demanda-t-il alors.
    • C’est en père qu’il se préoccupe de ses enfants et « recommande à [la Reine] surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire (…) tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité » ;
  • le roi qui « recommande à (s)on fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens »1 ;
    • en roi, il lui donne ainsi une leçon politique en lui écrivant « qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment » ;
    • en roi, il lui rappelle « qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois ».

Injustement condamné, Louis XVI n’a aucun crime à se reprocher. Comme le Christ, dans la liturgie du vendredi saint, il pourrait dire :

« Mon peuple que t’ai- je fait, en quoi t’ai- je offensé ?
J’ai fondé des institutions scientifiques, l’école des Mines, soutenu des expériences comme l’aérostation et la machine à vapeur ; j’ai développé la marine,
Mais toi tu es venu jusqu’à Versailles pour menacer ton Roi. »

« Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je offensé ? Réponds-moi!
J’ai créé le corps des pompiers, un mont-de-piété
Mais toi tu as fait prisonnier ton Roi. »

« Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je offensé ? Réponds-moi!
J’ai soutenu l’œuvre de l’Abbé de l’Epée, pour l’éducation des “Sourds-muets sans fortune”,
celle de Valentin Hauÿ en faveur des aveugles et fondé des hôpitaux.
Mais toi tu m’as séparé de ma famille et maltraité mon fils.

« Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je offensé ? Réponds-moi!
J’ai permis aux femmes d’accéder à toutes les maîtrises, exempté les juifs de mesures humiliantes et accordé l’état-civil aux protestants,
mais toi tu m’as guillotiné et guillotiné ceux qui me soutenaient. »

Nous venons aussi faire mémoire des innombrables victimes innocentes de la Révolution, de la Terreur, de la République et de l’Empire… C’est tout un ! Plus de 1,5 million de morts au service de l’idéologie révolutionnaire (René Sédillot, Le coût de la Révolution Française) :

  • 400 000 pour les guerres de la Révolution,
  • un million pour celles de l’Empire,
  • 200 000 morts pour la Terreur et les guerres de Vendée.

Et parmi ces morts, surtout des membres de ce qu’on appelait alors le tiers état : des personnes de tous âges, hommes, femmes et même enfants, de toutes conditions, mises à mort par idéologie, dans des conditions indignes, avec le plus grand mépris de la souffrance et de la vie humaine. Unissons-nous dans la prière pour tous ceux qui ont ainsi donné leur vie pour Dieu et pour le Roi, pour que France et chrétienté continuent, et spécialement autour de ceux que l’Eglise a élevé aux honneurs des autels, comme martyrs.

Revenons à la personne du Roi Louis XVI. Et considérons son rôle historique. Comme nous aurions voulu un roi guerrier qui aurait mâté énergiquement les convulsions révolutionnaires et qui aurait vivement rétabli l’ordre.

Ce n’est pas la voie qu’a emprunté Louis XVI, cet homme profondément bienveillant. Il a plutôt suivi l’exemple du Christ, qui n’a pas fait appel à douze légions d’anges. Il a refusé de lever les Français les uns contre les autres et de faire couler le sang… n’imaginant pas les torrents de sang que répandrait la République en affirmant  : « La liberté ou la mort ».

Plus que jamais, nous avons besoin d’une figure qui nous unit, d’un arbitre qui nous réconcilie, d’un destin qui nous conduit… au lieu d’hommes qui nous divisent. Les petits locataires de l’Élysée, avec leur bail à 5 ans, ne sont là que pour faire avancer leurs idées – sans grande portée, d’ailleurs – selon leur idéologie, sans se soucier du bien commun ni même de la volonté des Français. C’est ce que le référendum de 2005 sur la Constitution européenne a suffisamment démontré.

Ce qu’ils appellent « démocratie » et présentent comme la panacée universelle n’est qu’un leurre et la souveraineté du peuple qu’une illusion qui ne trompe que ceux qui veulent bien y croire. Ils se font élire au prix d’une division toujours plus grande des Français, avec le jeu des primaires à l’intérieur du parti, l’affrontement du 1er tour puis une fausse majorité qui semble émerger du second tour.

Nos médiocres hommes politiques, au lieu de bâtir la France selon les besoins de notre époque, utilise le pouvoir en oubliant son véritable sens celui d’un service, d’une mission et même d’une charge lourde à porter. Ce dont Louis XVI avertissait son fils : « s’il avait le malheur de devenir Roi… ».

Au moment même où il est condamné à mort, Louis XVI ne pense pas à rassembler ses partisans au prix d’une division des Français : il pardonne et il demande à son fils de pardonner. A travers son fils, c’est à nous aussi qu’il demande de pardonner en vue d’un bien plus grand : le bien commun des Français. Et il est beau et véritablement grand, même si cela nous fait passer par des siècles d’épreuves, que le dernier roi de l’Ancien régime nous ait donné un tel exemple au lieu d’user de force contre les émeutes et leurs meneurs. Il a véritablement fait preuve d’une attitude royale et paternelle.

Aujourd’hui encore, l’attente du roi, si vive dans nos cœurs, porte en elle une foi, une espérance et un amour.

Une foi. La personne du roi, lieutenant de Dieu en France, nous rappelle ce lien vital avec la providence divine, avec la paternité de Dieu dont les peuples ont tant besoin et sans laquelle nous ne pouvons rien faire (comme le sarment détaché de la vigne), sans laquelle les peuples ne peuvent plus rien construire, sans laquelle tout s’effrite peu à peu comme nous le voyons actuellement sous nos yeux.

C’est bien ce lien vital que la Révolution, i.e. la République, a voulu couper et veut encore couper, comme l’illustrent les lois sur l’avortement, le divorce ou le mariage prétendument pour tous, les lois en discussion sur la bioéthique et la PMA.

Pour nous Français, la souveraineté divine s’incarne au temporel dans une alliance avec une lignée, une famille. Elle donne le pouvoir à un homme de nous unir autour de lui, dans une fidélité commune et dans une fraternité de vie. C’est pourquoi il est important de venir aujourd’hui nous souvenir de Louis, qui en vérité est mort pour la France. Comme le Christ : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »

Une espérance. Les rois ont fait la France, elle se défait sans Roi. Nous avons reçu la France comme un héritage, fruit d’une longue histoire et du travail de nos ancêtres, enracinés dans leur foi chrétienne, depuis le baptême de Clovis. Rien ne peut se construire dans le rejet de cet héritage et tout renaîtra dans l’unité et dans la vie avec le retour du Roi.

Comme le disait le chevalier Charette :

« Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu…

Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! »

Un amour. Celui de notre pays que des générations de Gaulois puis de Français, de Celtes et de Francs, ont construit peu à peu : un pays magnifique, c’est-à-dire qui fait de grandes choses.

Citons Charette à nouveau :

“Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi…
Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ?
Vous le comprenez, vous ?… Ils l’ont dans le cerveau; nous l’avons sous les pieds… »

Que cet amour charnel pour notre pays nous ouvre à l’amour du Dieu du ciel !

Prions pour Louis XVI et comme l’abbé Edgeworth le 21 janvier 1793 à 10h20 disons : « Fils de saint Louis, montez au ciel ! »

Cyrille Henrys, vice-président de l’Alliance royale

Sur la fraternité chrétienne pour la coexistence commune dans l’Eglise…

La Congrégation pour la doctrine de la foi avait demandé en avril 2020 à tous les évêques du monde de lui envoyer un rapport sur la situation de la messe traditionnelle dans leurs diocèses. Pour ce qui concerne la France, ce rapport vient d’être envoyé sous la forme d’une synthèse compilée sous l’égide de la Conférence des évêques de France (CEF), utilisant le poétique acronyme FERR, soit « forme extraordinaire du rite romain ».

Deux articles de tonalité assez parallèle ont été tout récemment publiés à ce sujet. Le premier l’a été le 19 janvier sur le blog de M.Yves Daoudal et s’intitule abruptement : « Le soviet CEF et la messe ». Son premier objet est de s’élever contre une procédure jugée hérétique :

« Lorsque Rome demande un rapport à un évêque, l’évêque doit rendre à Rome son rapport, et non à un soviet national qui le mixera avec les autres (ou fera semblant), et qui fait donc écran entre Rome et les évêques ».

Le deuxième, plus étoffé, a été publié le 20 janvier par le Salon beige. Rédigé par M.Cyril Farret d’Astiès (qui vient de faire paraître Un heureux anniversaire ? essai sur les 50 ans du missel de Paul VI), il éreinte également la tonalité assez générale donnée à ce rapport marquée par un sentiment prégnant de condescendance bureaucratique qu’il associe, comme M.Daoudal, à

« cette morgue si typique de la CEF dont on ne dira jamais assez combien elle n’est qu’un organe administratif, centralisateur, technocratique et bureaucratique qui ne remplace aucunement la charge de chaque pasteur, de chaque évêque, de paître le troupeau que nous sommes et envers qui nous ne négocions pas notre piété filiale ».

Extrait de sa critique du texte :

« Quel fourre-tout indescriptible ! Ce document mêle sentiments, avis personnels, chiffres, hypothèses sans que l’on puisse démêler et identifier les réponses brutes des évêques. Aucune méthode n’est clairement définie quand bien même de pseudo-synthèses sont censées donner à la Congrégation pour la doctrine de la foi les réponses collectives pour la France. On assène ainsi sans aucun début de commencement de preuve que dans les messes célébrées en forme extraordinaire les « prédications sont médiocres », que les communautés ecclésiales font preuve d’une « faible dimension missionnaire », qu’on y manque « d’union des cœurs », qu’on se désintéresse de l’Esprit-Saint ; que l’on y manque de vertus théologales ; qu’on y fait preuve de « subjectivisme et d’individualisme » ; que ces groupes sont « marqués sociologiquement » ; qu’il s’agit d’une jeunesse « fragile et identitaire » ; que pour beaucoup de fidèles la vie chrétienne « se résume à la pratique dominicale » ; on juge la formation théologique des prêtres des communautés traditionnelles et on se méfie a priori de leur obéissance (mais à qui ou à quoi on ne le précise pas)… ».

Voilà, pour juger sur pièces, tout d’abord des extraits de la (longue) liste des « aspects négatifs » (il y en a trente de recensés) relevés dans le document en réponse à la question n°3 « Quels sont, selon vous, les aspects positifs et les aspects négatifs de l’usage de la forme extraordinaire ? » :

  • Groupe en milieu fermé ; isolé ; repli sur soi ; entre-soi. Subjectivisme et individualisme
  • Pas de participation à la vie diocésaine.
  • Accès limité à la Parole de Dieu.
  • L’Esprit Saint est peu mentionné
  • Lire son missel bilingue ne favorise pas une union des cœurs
  • Les fidèles de la FERR sont marqués par une vision singulière du mopnde et par un choix politique (forte influence monarchique). Groupe marqué sociologiquement, souvent intransigeant.
  • La pauvreté des prédications.
  • Faible dimension missionnaire.

Voilà ensuite cette réaffirmation d’une faiblesse de la dimension missionnaire dans la réponse à la question n°9 (« Treize ans après le motu proprio Summorum Pontificum, quel conseil donneriez-vous au sujet de la forme extraordinaire du Rite romain ? ») caractérisée par la recommandation qui-ne-mange-pas-de-pain : « remédier à la faiblesse du dynamisme missionnaire des communautés ecclésiales célébrant selon la FERR », avec les commentaires suivants :

« Pour beaucoup de fidèles pratiquant en forme extraordinaire, la vie chrétienne se résume à la pratique dominicale sans autre formation spirituelle ou théologique. Nous sommes loin de la conception de disciple missionnaire du pape François… Points d’attention : être vigilant à ne pas étendre la FERR pour ne pas induire une compréhension erronée de la place de cette forme qui en viendrait à être considérée comme un rite. La jeunesse fragile et identitaire est facilement fascinée par la FERR. Elle est confortée dans sa fièvre obsidionale par des prédications médiocres et des réseaux sociaux appauvrissant la réflexion et confortant chaque jeune dans ses idées, voire ses excès ».

Et le document (page 10 sur 24) de terminer en synthèse par :

« La publication du Motu proprio manifeste une intention louable mais qui ne porte pas les fruits attendus. Si elle honore un principe de réalité, un inlassable travail d’unité apparaît toujours nécessaire. Des méfiances réciproques stérilisantes demeurent ».

Cette lecture est cependant ensuite enrichie par M.Cyril Farret d’Astiès dans le même article au nom de ce qu’il appelle Pouvoir à bon droit inverser l’enquête, en posant une question sur la responsabilité des réformateurs des années 60 :

« Le cardinal Sarah s’inquiète d’une Église qui s’apparente à celle du Vendredi Saint, quand doute, trahison, fuite et mort s’abattaient sur la petite communauté. D’où vient cette tempête ? Ce cataclysme ? Cette déchristianisation ? Mais d’où vient donc ce relativisme qui parcourt l’institution bi-millénaire ? Pourquoi tant de troubles dans la formulation de la foi en l’eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne ?… / … La volonté des réformateurs des années 60 de transformer le missel pour rendre plus manifestes les aspects — bien réels en soi mais non essentiels — communautaire et participatif n’a-t-elle pas conduit à une célébration autocentrée et horizontale qui, perdant de vue le caractère essentiel de la présence réelle sous les apparences du pain et du vin, finit de nos jours par ne plus voir qu’une présence spirituelle promise à ceux qui se réunissent au nom du Christ et partagent en mémoire de la Cène les symboles du pain et du vin ? ».

Nous voudrions juste compléter ces deux articles par une référence et une réflexion.

La référence ? Un extrait qui semble approprié du livre d’entretien de Joseph, cardinal Ratzinger avec le journaliste Vittorio Messori, intitulé Entretien sur la foi et publié en 1985 (Mgr Ratzinger est alors le président de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi). L’extrait provient du sous-chapitre intitulé Le problème des Conférences épiscopales (page 65) :

« Le Concile voulait justement renforcer le rôle et la responsabilité de l’évêque [dont il est rappelé qu’il est le successeur des Apôtres, qu’il détient la plénitude du sacerdoce, est le maître authentique de la doctrine chrétienne, jouit d’une autorité propre, ordinaire et immédiate sur l’Eglise qui lui est confiée] ».

Mais, remarque Mgr Ratzinger,

« la nette remise en valeur du rôle de l’évêque s’est en réalité atténuée, au risque même de se trouver étouffée par l’intégration des évêques à des conférences épiscopales de plus en plus organisées, dotées de structures bureaucratiques souvent lourdes. Nous ne devons pas oublier que les conférences épiscopales n’ont pas de base théologique, elles ne font pas partie de la structure irréfragable de l’Eglise telle que l’a voulue le Christ : elles n’ont qu’une fonction pratique et concrète » (p.66/67).

La réflexion ? Serait-il possible d’avoir au sein de l’Eglise a minima le même niveau de fraternité que celui exprimé (si lourdement) par le pape François à l’égard du grand imam de l’université cairote d’Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb, avec lequel il a signé à Abou Dabi en février 2019 un Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune ?

Et puis après tout, voilà le dernier tweet figurant sur le compte officiel du Pape, en ce 2 janvier :

Le premier déni fait par l’autorité c’est de ne plus reconnaître la gravité des péchés qui touchent à la sexualité

Nous avons interrogé Gabrielle Vialla, suite à la parution de son nouveau livre sur la chasteté, un don qui rend sa beauté à la sexualité :

Vous publiez un ouvrage sur la chasteté. N’est-ce pas un vœu réservé aux moines, qui promettent d’observer les règles de “pauvreté, chasteté et obéissance” ?

Si les moines faisaient le vœu d’aimer, nous aurions autant besoin d’amour. La chasteté n’est pas la continence ou l’absence de relation sexuelle.

Jean-Paul II disait que la chasteté c’est vivre selon l’ordre du cœur. Le catéchisme de l’Église catholique nous apprend que la chasteté comporte l’intégrité de la personne et l’intégralité du don. La chasteté n’est pas pour les personnes parfaites, mais bien pour chacun d’entre nous, marié, célibataire mais aussi séparé, divorcé… La chasteté comme l’amour est une aspiration du cœur humain qui perdure, dans les réussites comme dans les échecs affectifs.

A l’heure de l’affaire Duhamel, la chasteté est-elle un antidote, une solution au monde libertaire hérité de Mai 68 ?

Seule la prise de conscience de la responsabilité éducative et culturelle, capable d’installer un climat durable de chasteté peut servir d’antidote à cet univers glauque qui fascine nos contemporains.

Dans ces affaires de violences sexuelles subies par les adolescents ou pire encore les enfants, la quintessence de la solution serait dit-on de libérer la parole. Mais l’être humain, particulièrement quand il dépose ses croix les plus intimes, ne cherche pas à n’être qu’écouté mais bien à être entendu.

Les interviews de Camille Kouchner sont emblématiques. Elle écrit au monde entier, mais ce qu’elle déplore c’est de ne pas avoir été entendue par sa défunte mère et son père. Ceux de qui elle attendait sans pouvoir l’exprimer, le sens de la sexualité humaine, le respect, une certaine pudeur, la franchise sur la fragilité humaine ; en un sens la chasteté.

Dans les affaires de mœurs au sein de l’Église catholique, il en est de même. La surmédiatisation révèle surtout l’échec de l’autorité bienveillante, l’abandon général de l’éducation à la chasteté. Les victimes hurlent à des sourds « C’est de vous que nous attendions dans notre enfance et adolescence les repères moraux, humains et spirituels pour prévenir, pour faire cesser les abus, pour éviter les mimétismes malsains, pour être consolés, pour que des sanctions proportionnelles et justes soient prises ». Les victimes portent, en elles, la trace de cette violence corporelle, psychique et spirituelle. Le premier déni qui leur est fait par l’autorité c’est de ne plus reconnaître la gravité des péchés qui touchent à la sexualité, ni la force de la vérité qui libère individuellement comme communautairement.

C’est un peu provocateur de ma part mais libérer la parole en ignorant la chasteté, c’est entériner la fascination pour la violence. Il s’agit de comprendre cette assertion très forte dans un paradigme qui refuse les mensonges, qui accepte avec courage la fragilité de notre condition, en choisissant, malgré tout, l’espérance et la beauté de la sexualité humaine.

Parler de chasteté doit sembler lunaire à nos contemporains. Comment l’Église peut-elle faire pour être audible sur ce sujet ?

Concession à 68, l’exigence sur la chasteté a clairement été jetée aux orties dans l’immense majorité des familles catholiques. Disparue aussi des catéchèses. Quand courageusement, on a voulu la garder, on l’a souvent figée dans un langage désuet. Pendant ce temps, la société travaillait à son bain libertaire, contraceptif, pornographique… On a refusé de voir les conséquences sur la pratique religieuse. De façon incantatoire, on nous a répété à l’envi que parler de morale sexuelle, de chasteté faisait fuir les gens. En réalité, si cela ne leur plaît immédiatement, cela permet de les garder à long terme. Au mieux, on a habillé un enseignement moral homéopathique sur la sexualité d’un terme sympathique, la théologie du corps, en omettant le petit mot que Jean-Paul II prononça tout au long de ses catéchèses : la chasteté.

On « se réveille » (ou pas) collectivement, avec une terrible gueule de bois, en semblant découvrir après un demi-siècle, les tragédies affectives, la perte de la dignité humaine, la chosification de l’embryon humain, le refus de l’altérité, la fuite face à l’engagement, les abus dans le clergé, et maintenant l’inceste ou la pédophilie. Je vous réponds benoîtement « La chasteté répond à tout cela. On a fait une démonstration par l’absurde. Constatons. Rectifions. Commençons à rendre audible la chasteté à la maison. Découvrons que la chasteté restaure, guérit. »

La chasteté, un don qui rend sa beauté à la sexualité, Gabrielle Vialla, éd. Artège, 144p., 14 €

https://fecondite.org/ouvrages/la-chastete/

Contre le nouvel ordre mondial, le cardinal Sandoval Iñiguez appelle à ne pas vivre dans la peur

Le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, ancien archevêque de Guadalajara, au Mexique, a diffusé le 12 janvier une vidéo, aujourd’hui censurée, accusant les partisans du Nouvel ordre mondial de promouvoir leur cause par la peur suscitée par le COVID-19. Jeanne Smits a traduit ce texte. En voici le début :

Très chers amis, ce sera long. Cette pandémie ne sera pas terminée dans un mois ou deux : peut-être toute cette année, peut-être encore trois, quatre, cinq ou six ans… ce que ces messieurs voudront. Ce sera long. C’est une situation dure et difficile, telle qu’on n’en a jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Et celui qui menace est un certain Bill Gates, que vous connaissez tous, car il est prophète et il prédit l’avenir ; et tout comme il a prédit cette pandémie du coronavirus, il a aussi déjà affirmé qu’une attaque de variole pourrait survenir, cette maladie que l’on croyait vaincue, éradiquée. Mais il s’avère – « par hasard », « normalement » – que dans un laboratoire d’Atlanta, dont Bill Gates est un bienfaiteur et un parrain, il y a une souche de variole. Alors, soyons également préparés à cette nouvelle pandémie, cette nouvelle menace.

La question est de savoir ce que ces messieurs ont l’intention de faire. Ce sont des gens très haut placés quant au pouvoir, dans la finance, ils sont très haut placés et très cachés, même si nous connaissons maintenant le nom de plusieurs d’entre eux : qu’ont-ils donc en tête ? Ils ont créé ce virus et maintenant celui-ci attaque beaucoup plus de nations sur la terre. Quelles sont leurs intentions ? Ils veulent un gouvernement mondial ; pour arriver à un nouvel ordre qui est vanté depuis quelques années déjà. Le nouvel ordre, c’est-à-dire un gouvernement mondial unique, où il n’y a qu’un seul gouvernement, bien sûr, une armée, une monnaie, une économie et aussi une seule religion, qui ne sera certainement pas la religion chrétienne : ils la combattront. Ce sera la religion de la terre, de la terre mère, la religion de l’homme, de l’humanité, de la fraternité universelle.

Et à quoi servent ces pandémies ? Elles affaiblissent les nations, elles les affaiblissent et les appauvrissent. Elles les endettent beaucoup plus, ce qui fait que l’économie se dégrade. Elles affaiblissent et suppriment l’éducation par les écoles fermées, l’enseignement à distance, les très longues périodes de vacances. On empêche la pratique religieuse, comme cela s’est vu pendant toute l’année qui vient de s’écouler, on ferme les temples, on réduit le nombre de personnes. On empêche les réunions, etc., etc. Mais surtout, on suscite la peur, une peur terrible dans la population, et une peur qui est néfaste, car cette peur rend les gens malades. Les médecins le savent, qu’ils le disent : la peur inhibe les défenses, et comme on dit, elle annihile le système immunitaire de l’organisme. Nous ne devons pas vivre dans la peur.

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Loi contre le séparatisme : à cause de l’Islam, l’État renforce son pouvoir sur toutes les religions

Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’European Center for Law and Justice (ECLJ), publie une tribune dans Valeurs Actuelles à propos de la loi actuellement en débat visant à promouvoir les principes de la République :

Auditionné à l’Assemblée nationale, Mgr de Moulins-Beaufort, représentant de l’Église catholique, s’est déclaré « bien embarrassé » par le “projet de loi confortant le respect des principes de la République”. C’est ce même sentiment que partagent de nombreux chrétiens, catholiques et protestants, à l’égard d’un texte dont ils pressentent les dangers, même s’ils peinent à les décrire clairement et à y opposer des arguments de fond.

La peur de l’islamisme pousse les Français à consentir à des abandons de libertés au profit des « principes de la République ». Certes, le danger de l’islamisme est réel, et ce texte contient quelques dispositions qu’il convient de saluer, mais il porte aussi fortement atteinte aux libertés de religion, d’association, d’expression, ainsi qu’aux droits éducatifs des parents. Il est en outre complété par un décret autorisant le fichage des personnes en fonction de leurs seules convictions religieuses et politiques, et non plus seulement de leurs actions. C’est une législation de combat dont on perçoit à peine l’étendue des conséquences.

Mais la peur de l’islamisme justifie-t-elle une telle réduction des libertés et, pour reprendre les termes du Défenseur des droits, un tel « renforcement global du contrôle de l’ordre social ». Renoncer à nos libertés par peur de l’islamisme, n’est-ce pas précisément un objectif du terrorisme et donc, déjà, une victoire de cette idéologie mortifère ? Ne vaudrait-il pas mieux combattre directement, et seulement, les islamistes ? Cette question doit être posée.

Alors que le projet de loi avait été présenté initialement comme visant, avec raison, à combattre l’islamisme radical, la mention de cet objectif a été progressivement supprimée, et remplacée par la lutte contre toutes les atteintes d’inspiration religieuse aux « valeurs de la République », requalifiées ensuite de « principes » de la République par le Conseil d’État. Par ce texte, toutes les associations religieuses, familles et écoles hors-contrat seront soumises à de nouvelles charges, surveillées par les autorités, menacées de sanctions administratives, atteintes dans leurs libertés et entachées de suspicion. Toutes les entreprises et les associations qui souhaitent passer une convention avec l’administration ou recevoir une subvention de celle-ci devront se soumettre à un « contrat d’engagement républicain ». Sur ce point encore, le Défenseur des droits observe avec justesse que le texte « prévoit des interdictions et des sanctions d’application tellement vastes qu’elles sont hors de proportion avec la difficulté qu’il souhaiterait traiter ».

Cette disproportion résulte du refus de principe de distinguer entre les religions, et donc entre l’islamisme et les autres religions. Il découle lui-même d’une erreur factuelle fondamentale de la laïcité suivant laquelle toutes les religions seraient égales, car fausses, extérieures à la rationalité publique. Cet indifférentisme est cause d’injustices, car qu’est-ce qu’il y a de commun entre le père Jacques Hamel et ses assassins ? Pourquoi traiter les victimes juives et chrétiennes comme leurs bourreaux islamistes ? Cet indifférentisme est cause d’injustices, mais c’est sur lui que repose l’affirmation par la République de sa supériorité sur toutes les religions. Finalement, du fait de cette erreur, le combat contre la minorité islamiste permet à la République de renforcer son pouvoir sur toutes les religions.

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Emmanuelle Ménard défend les racines chrétiennes de la France à l’Assemblée nationale

En commission spéciale sur la loi promouvant les principes de la république (anciennement appelée loi séparatisme), le député Emmanuelle Ménard y défend les racines chrétiennes de la France, suite à une attaque du député Alexis Corbière contre la messe publique célébrée à Béziers en ouverture de la Feria.

Demandons au CSA de faire respecter la loi, en imposant le contrôle de l’âge sur les sites pornographiques

Stop au porno appelle à l’action :

Sauf exceptions, les sites pornographiques ne contrôlent pas l’âge de leurs visiteurs. Les mineurs sont donc (très) nombreux à naviguer sur ces sites et à consommer du porno. Pourtant, la loi protège les mineurs et donne le pouvoir au Conseil supérieur l’audiovisuel (CSA) de vérifier que les sites pornos contrôlent bien l’âge des visiteurs. Si le CSA ne remplit aujourd’hui pas sa mission, nous comptons bien que cela soit fait prochainement : nous avons besoin de votre aide.

L’article 227-24 du Code pénal punit lourdement les personnes diffusant des contenus pornographiques auprès des enfants. Cela n’a pourtant jamais empêché les plateformes pornographiques de laisser les mineurs accéder à leurs contenus. L’âge moyen du premier visionnage d’un porno est de 11 ans : c’est dramatique lorsque l’on connait les effets délétères de ces contenus sur le corps et l’esprit. Les pédopsychiatres sonnent régulièrement le tocsin et parlent d’un “viol psychique” pour les enfants.

Ces dernières années, Stop au porno, mais également d’autres associations, se sont engagées pour dénoncer ce scandale. Nous avons toujours plaidé pour une application de la loi : est-ce trop demander ?

En novembre 2019, le président de la République, Emmanuel Macron, avait lancé un ultimatum de 6 mois aux fournisseurs d’accès à internet et aux plateformes pornographiques pour qu’ils contrôlent enfin l’âge de leurs visiteurs, avant quoi des sanctions seraient prises contre les sites. Le délai n’a pas été respecté puisqu’au printemps 2020 ces sites pornographiques ne contrôlaient toujours pas l’âge.

Cependant, le gouvernement français a soutenu au début de l’été 2020 un amendement donnant pouvoir au CSA pour qu’il fasse respecter le contrôle de l’âge. Ce dernier a été définitivement adopté le 30 juillet 2020 dans le cadre d’une loi visant à protéger les victimes de violences conjugales.

Pourvu d’une nouvelle mission, le Conseil supérieur de l’audiovisuel aurait du enjoindre aux plateformes pornographiques d’instaurer de véritables contrôles de l’âge sous peine d’un blocage, ordonné par le Tribunal judiciaire de Paris. L’autorité administrative ne remplissant pas sa mission, trois associations de protection de l’enfance l’ont saisi pour demander le blocage de huit sites pornographiques dont Pornhub, numéro un mondial, et Jacquie & Michel, référence du porno “amateur” français.

Stop au porno a apporté tout son soutien à ces associations, qui sont dans la droite ligne de notre travail. Pour rappel, nous avions déjà attaqué le site Jacquie & Michel parce qu’il ne respectait pas cette même loi.

Aujourd’hui, nous souhaitons passer un nouveau cap dans le combat contre la pornographie et l’hypersexualisation de la société. Si le CSA traîne les pieds pour remplir sa mission, et finalement faire appliquer la loi, nous n’avons jamais été aussi proche d’un contrôle de l’âge des sites pornographiques : des millions d’enfants pourraient être épargnés du porno. 

Nous avons besoin de vous ! Il faut faire pression sur le CSA pour qu’il fasse respecter la loi. Si nos lecteurs et nos sympathisants écrivent au CSA, et signalent les sites pornographiques ne respectant pas la loi, l’autorité sera contrainte de remplir sa mission. Croyez-le, ces méthodes fonctionnent.

Nous vous invitons à rependre notre modèle de courrier, à le compléter et à l’envoyer au CSA. Vous le trouverez sur ce lien :Modèle de saisi du CSA. Les parties en jaune sont à personnaliser.

Il s’agira pour vous de signaler des sites pornographiques ne respectant pas la loi : c’est simple, ils sont 99% à ne pas la respecter.

Action « Bébé sur commande » de La Manif Pour Tous dans toute la France

En attendant les manifestations des 30 et 31 janvier, voici une rétrospective des actions du 16 janvier dans plusieurs villes de France :

“Oserez-vous prétendre sérieusement que le broyage vivant des foetus n’est pas de la maltraitance ?”

Le député LFI Bastien Lachaud est légitimement scandalisé par le broyage de poussins vivants :

Nous aussi. Ainsi que le broyage de foetus humains vivants.

Espagne : destruction d’une croix devant un couvent

Le conseil municipal d’Aguilar de la Frontera (province de Cordoue) a démoli mardi la Cruz de las Descalzas, située devant un couvent de religieuses au nom du principe de laïcité… :

Cette croix a été jetée à la déchetterie municipale.

Une église incendiée en Corrèze

L’église de Voutezac en Corrèze a subi un incendie dans la nuit du 19 au 20 janvier. Les dégâts sont considérables malgré une intervention très rapide des pompiers. La toiture est entièrement détruite et le retable du XVIIe siècle est très endommagé.

L’origine du sinistre reste inconnue à ce stade.

L’église fortifiée à tour carrée du XVème siècle a subi de gros dégâts, tout comme le retable baroque flamboyant du XVIIème siècle qu’elle abrite et qui fait sa renommée. Pour autant, les pompiers ont pu sauver une partie des oeuvres d’art qui se trouvaient à l’intérieur de l’édifice.

Victoire contre l’extension de l’avortement au Sénat

Communiqué de la Marche pour la vie suite au rejet de la proposition de loi par 201 voix contre 142:

La Marche pour la vie se félicite du rejet par le Sénat de la Proposition de loi Gaillot contre laquelle elle a exprimé avec plus de 15 000 personnes dimanche 17 janvier au Trocadéro sa ferme opposition.

Pour rappel, cette proposition de loi incluait :

  • l’allongement du délai pour recourir à l’IVG de 12 à 14 semaines,
  • l’abrogation de la clause de conscience spécifique aux professionnels de santé sur l’avortement,
  • l’autorisation pour les sages–femmes de pratiquer des avortements instrumentaux.

La mobilisation du 17 janvier a permis d’envoyer un message clair à nos sénateurs qui ont eu le courage de refuser les transgressions éthiques présentes dans cette proposition de loi qui chosifie et déshumanise toujours plus l’être humain aux premiers instants de sa vie.

Nous resterons vigilants sur l’avenir de cette Proposition de loi renvoyée par le Sénat sans débat à l’Assemblée Nationale, signifiant par là sa ferme objection.

Le PS se meurt

En 2013, le Salon beige avait alerté le PS qu’il disparaîtrait s’il s’obstinait avec la loi Taubira, notamment en relayant l’analyse d’un démographe.

Avec le « mariage pour tous », le PS vient à mon avis de s’aliéner ce qui a été à la base de son succès lors des dernières élections. C’est une erreur électorale énorme.

On ne pouvait pas être plus clair ! Cela s’est vérifié dès les Municipales de 2014, qui furent un véritable carnage électoral pour le PS.

…avec des conséquences financières extrêmement lourdes pour le parti, qui finira par vendre son siège de la rue de Solferino.

Le Canard enchaîné nous apprend ce jour que “le PS signe sa fin”.

Cette fois, c’est officiel, même si les éléphanteaux sont priés, pour le moment, de ne pas trop parler : le PS, c’est vraiment fini.

“La marque PS a vécu”

Mais les élites parisiennes ne changent pas, et la même aventure est en train d’arriver avec LREM qui a commencé à se couler avec la PMA pour Toutes.

Il manque en France une “trentaine de Fleury-Mérogis“

Le capitaine de Gendarmerie Hervé, saint-cyrien de 50 ans, quittera le service actif dans quatre mois. Il vient d’auto éditer un livreras lequel il déclare ses “Vérités d’un capitaine de gendarmerie“. Dans ces 440 pages, il pilonne la justice, la haute administration et la direction de la Gendarmerie. Il a totalisé près de 19 ans de Gendarmerie, dont quatre années en disponibilité. Sans compter les 12 ans dans l’armée de Terre à sa sortie de Saint-Cyr.

L’essentiel de son ouvrage décrit les années de 2015 à 2019 passées à la compagnie de Beaune (Côte-d’Or) comme commandant en second. Il déclare un “grand amour de son métier de gendarme de terrain” avec des gendarmes qui ne comptent pas leurs heures. Les gendarmes, sont “des lions commandés par des ânes“, résume l’officier en reprenant la célèbre formule prêtée au maréchal Foch. Il décrit longuement les crimes, agressions, violences intrafamiliales, trafic de drogues, pillages de grands vins.

Il dénonce le “laxisme de la justice qui alimente l’impunité“. Il réclame aussi la construction de nouvelles prisons, assurant qu’il manque en France une “trentaine de Fleury-Mérogis“. Il demande aussi la “fin de l’assistanat pour ceux qui profitent du système”. Ajoutant “qu’il y a toujours de l’argent pour les cas sociaux mais pas pour les forces de sécurité intérieure , ou alors si peu“.

Il annonce qu’il se présentera aux élections législatives de juin 2022 dans la 5ème circonscription de la Côte-d’Or, celle de Beaune.

Alliance Royale invite à une cérémonie place de la Concorde

Communiqué de l’Alliance Royale :

“L’Alliance royale invite les Français à se réunir nombreux le 21 janvier 2021 à 10 heures, place de la Concorde à Paris, pour un hommage au roi-martyr Louis XVI, assassiné à 38 ans par les Révolutionnaires. Ceux qui le souhaitent pourront ensuite rejoindre la basilique cathédrale Saint-Denis, nécropole des rois de France, pour une messe commémorative à midi.”

Quand un journal catholique belge assurait la promotion de la pédocriminalité

C’est ce que rappelait un article publié dans La Nef en juin 2019 (la dernière phrase de l’article est toujours d’actualité) :

« Beaucoup de chrétiens convaincus peuvent encore apprendre beaucoup des pédophiles » : c’est la recommandation que n’hésitait pas à donner, en Belgique, dans les années 80, un « groupe de travail œcuménique sur la pédophilie », dont la publicité était assurée par l’hebdomadaire catholique le plus important du pays.

Chacun garde en mémoire la pluie de critiques qui s’est abattue sur Benoit XVI lorsque ce dernier a, en avril dernier, dans un document publié par la revue bavaroise Klerusblatt, imputé une partie de la crise des abus sexuels à l’esprit de mai 1968 et à la « dissolution du concept chrétien de moralité » qui en est résulté. Alors que la thèse officielle est de privilégier le « cléricalisme » comme facteur explicatif de cette crise, l’intervention du pape émérite ne pouvait qu’être jugée intempestive. S’il est certain que le cléricalisme a joué assurément un rôle évident dans la survenance des abus, puisque ceux-ci n’auraient jamais pu être commis ni cachés sans l’utilisation dévoyée par les prêtres du pouvoir dont ils disposent, il ne conviendrait pas pour autant d’écarter, par souci idéologique, les autres facteurs, en particulier ceux évoqués par Benoît XVI.

À cet égard, une pièce intéressante, témoignant de l’influence d’un certain esprit de mai 1968, peut être versée au débat. Il s’agit d’une annonce publiée le 9 août 1984 dans l’édition nationale de Kerk & Leven (Église & Vie), principal hebdomadaire catholique de la Belgique néerlandophone, fondé dans les années 40 par les pères Dominicains et dirigé par les évêques de Bruxelles et de Bruges. Cette annonce, dont l’objet était de présenter les activités d’un… « groupe de travail œcuménique sur la pédophilie », était ainsi libellée :

« Un groupe de travail œcuménique sur la pédophilie existe en Flandre depuis plusieurs années.

Ce groupe de travail est composé de catholiques et de protestants.

Ce groupe de travail souhaite sensibiliser les églises sur le phénomène de la pédophilie, transmettre des informations et combattre les préjugés.

En même temps, le groupe de travail entend s’informer sur tout ce qui se passe dans le domaine de la pédophilie.

Enfin, le groupe de travail veut créer un lieu de rencontre pour les pédophiles afin de favoriser l’échange d’idées et de s’encourager mutuellement.

Tous ceux qui souhaitent mieux connaître la pédophilie et les pédophiles sont les bienvenus, à condition de le faire avec ouverture, respect et confiance.

Avec le début de la nouvelle saison, le père […] participera aux activités du groupe de travail.

La prochaine réunion du Groupe de travail œcuménique sur la pédophilie aura lieu le samedi 8 septembre, de 10h00 à 14h00 au plus tard, dans la chapelle « La branche d’olivier » à Brasschaat, Leopoldslei 35.

Vous êtes invités à apporter des rafraîchissements.

Vous pouvez obtenir plus d’informations à l’adresse : […] Pour le groupe de travail :[…] ».

Le lecteur de 2019 qui prend connaissance de cette annonce reste abasourdi et se demande comment il est possible que l’organe de presse officiel de l’Église catholique de la Belgique néerlandophone – qui tirait à plus de 500 000 exemplaires – ait pu donner une publicité à un tel « groupe de travail œcuménique sur la pédophilie ». Ce d’autant que la brochure envoyée par ce groupe aux personnes sollicitant des renseignements levait, s’il en était besoin, toute équivoque :

« Des relations sexuelles fréquentes entre adultes et enfants ne sont pas nécessairement préjudiciables à ces derniers, et il existe même des relations sexuelles qui sont agréables et précieuses pour les enfants. »

« L’amitié entre un pédophile et un enfant ne doit pas être une raison de paniquer. Il n’y a pas forcément raison d’avoir peur. Pas même si cette amitié s’accompagne d’une relation sexuelle. Ayez confiance en votre enfant. Si votre fils ou votre fille accepte cette relation comme étant agréable, ne détruisez pas ce lien. »

« Beaucoup de chrétiens convaincus peuvent encore apprendre beaucoup des pédophiles. »

« Il est préférable qu’il y ait une relation de confiance entre le pédophile et les parents [de l’enfant]. »

Il a fallu attendre l’année 2010 pour qu’un organe de presse belge, en l’occurrence le quotidien De Morgen, publie, sous la plume du journaliste Douglas De Coninck, une enquête portant sur la « mentalité pédophile dans l’Église flamande », en s’appuyant précisément sur l’annonce parue dans Kerk & Leven.

Toutefois, le scandale attendu n’a pas vraiment eu lieu, et la personne qui, dans cette annonce, était présentée comme le « prêtre devant participer aux activités du groupe de travail », occupe toujours aujourd’hui une fonction élevée dans le diocèse d’Anvers…

Etat d’urgence démocratique

Une nouvelle vidéo de madame Emmanuelle Ménard qui s’oppose à l’Assemblée à la prorogation de l’Etat d’urgence sanitaire :

Le lobby LGBT rendu hystérique par un dessin publié dans Le Monde

Après l’aplatissement du Monde suite à l’hystérie du lobby LGBTXYZ, l’auteur du dessin, non seulement savoure :

Mais en plus, il rompt toute collaboration avec le journal de la bien-pensance :

Dans Le Point il explique :

Si les rédactions ne résistent pas à la pression des réseaux sociaux, que ce soit pour des raisons d’image ou par peur des campagnes de dénigrement aux implications économiques, elles peuvent être tentées de faire table rase des choses jugées incorrectes ou offensantes comme peut parfois l’être le dessin de presse. C’est ce même phénomène qui a conduit le  New York Times à renoncer aux caricatures pour ne plus avoir à affronter de situations difficiles… les équipes ont décidé de supprimer les dessins. J’espère que la culture woke présente dans la presse anglo-saxonne dite de gauche n’est pas en train de déteindre sur la presse française…

On peut penser que si.

 

Marion Maréchal invitée sur CNews…et sur BFM TV

Marion Maréchal était l’invitée de Morandini Live le 18 janvier dernier :

Et de BFM le 20 janvier :

 

Un des premiers gestes du “catholique” Joe Biden : nommer un “transgenre” comme ministre adjoint de la santé

C’est un jour nouveau pour les Etats-Unis” vient de twitter Joe Biden à quelques heures de prêter serment comme 46ème président des Etats-Unis. Il a également assisté à une messe mercredi matin. Certains médias, visiblement mauvais connaisseurs de la religion catholique (on a l’habitude), le présentent même comme un “fervent” catholique.

Quelle inversion des valeurs ! Quelle honte ! Le cardinal Chaput avait récemment déclaré que “Par les actes de sa vie publique, Joe Biden a démontré qu’il n’était pas en pleine communion avec l’Eglise catholique”. Joe Biden est notamment pro-avortement et pro “mariage” gay.

Il vient de décrire comme “historiquele fait qu’il nomme comme ministre adjoint à la santé un homme “transgenre” :

“C’est une première « historique », selon les mots du président élu des Etats-Unis. Joe Biden a annoncé ce mardi qu’il nommait ministre adjointe de la Santé Rachel Levine, une experte transgenre en pédiatrie et psychiatrie. « Elle représente un choix historique et extrêmement qualifié pour aider à mener les politiques de santé de notre administration », a écrit Joe Biden,”

Ensuite, Joe Biden se prépare très clairement à annuler les mesures pro-vie de l’administration Trump :

NBC News a rapporté que le président élu Joe Biden est prêt à renverser plusieurs des politiques de santé sexuelle et reproductive les plus restrictives mises en œuvre sous l’administration Trump, y compris les limites sur l’avortement.

Et, parmi les premières décisions de Joe Biden :

Il reviendra également sur l’état d’urgence décrété par Donald Trump qui a permis de financer partiellement la construction d’un mur frontalier avec le Mexique, en utilisant des crédits alloués notamment à l’armée américaine. Il devrait également révoquer le décret qui avait interdit aux ressortissants de certains pays à majorité musulmane de se rendre aux Etats-Unis, “muslim ban” que les démocrates avaient vivement combattu.

S’agissant de la politique migratoire, il initiera une politique de régularisation des étrangers sans papiers vivant sur le territoire américain de longue date et y travaillant. Une présence d’une durée minimale – cinq ans, huit ans ?- est évoquée pour pouvoir prétendre à une naturalisation, qui serait inférieure pour les “dreamers”, ces enfants nés à l’étranger mais grandis et scolarisés depuis toujours aux Etats-Unis, où ils étaient entrés illégalement avec leurs parents (…)

Il était également question de révoquer l’interdiction d’accès des personnes transgenres aux fonctions militaires, des programmes de formation des fonctionnaires aux questions de diversité qui seront relancés après qu’ils ont été supprimés par l’administration sortante et d’une évaluation demandée aux administrations de l’équité de leurs politiques et actions à l’égard de toutes les minorités.

Inutile de dire qu’avec une telle politique migratoire, les démocrates n’auront plus besoin de tricher pour gagner les futures élections…

C’est arrivé un 20 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 janvier: saints du jour français ou en France.
    • St Sébastien, martyr († 288)

Sébastien,  né à Narbonne, a reçu le glorieux titre de Défenseur de l’Église romaine. On pense que, renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi.

Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour; il s’y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes. Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices. Il fut pour les païens l’occasion d’une foule de conversions : la grâce de Dieu était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.

Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l’empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de Jésus-Christ : « Quoi! lui dit Dioclétien, je t’ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l’ennemi de l’empereur et des dieux? “J’ai toujours invoqué Jésus-Christ pour votre salut et la conservation de l’empire, reprit Sébastien, et j’ai toujours adoré le Dieu du Ciel. “»

L’empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d’archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit : « Quoi! Tu es Sébastien, que j’avais ordonné de faire mourir à coups de flèches?  “Le Seigneur, dit Sébastien, m’a guéri, afin de protester, en présence de tout le peuple, contre l’injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l’empire.”

L’empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâton. Ce fut le 20 janvier 288 qu’il acheva son sacrifice. On l’invoque avec succès contre la peste et les maladies contagieuses.

  • Bx Basile Moreau, prêtre et fondateur des « Congrégation de Sainte-Croix » ou« Marianites de Sainte-Croix » (1799-1873)

Basile-Antoine Marie, neuvième d’une famille de quatorze enfants, naît le 11 février 1799, dans le petit village de Laigné en Belin, près du Mans, à la fin de la Révolution française.

Ses parents, Louis Moreau et Louise Pioger, étaient des agriculteurs et marchands de vin. Ils n’avaient pas la possibilité de faire instruire leurs enfants. Basile et sa sœur Cécile furent les seuls à apprendre à lire et à écrire, grâce au curé de la paroisse, l’abbé Provost, qui le leur apprit.

À l’âge de 15 ans, Basile entra au petit séminaire et, deux années plus tard, il commença ses études en théologie et en philosophie.

Ordonné prêtre en 1821, il fut nommé professeur au séminaire. Plusieurs années plus tard, il devint le recteur du séminaire et s’exerça à la pratique de la patience dans les situations de tension. Il fit l’apprentissage de trois sources de paix : l’humilité, l’amour de la croix et la confiance en la divine Providence.

En 1823, il fut nommé directeur spirituel des Frères de Saint-Joseph, une Congrégation fondée par le Père Dujarié. Douze ans plus tard, il accepta la direction de ces frères et forma également une association de prêtres auxiliaires en vue d’un projet apostolique, lequel devint en 1837, la « Congrégation de Sainte-Croix ».

En 1841, il entreprit un nouveau projet avec un petit groupe de femmes, avec la collaboration principale de Léocadie Gascoin. Ce groupe s’appelait les « Marianites de Sainte-Croix ».

Ces trois sociétés, les sœurs, les frères et les prêtres, guidées par Basile Moreau, furent envoyées en mission dans différents pays.

À la suite de ses visites à Rome, pour obtenir l’approbation des sociétés et pour trouver des solutions aux tensions internes dans la Congrégation, Basile résigna comme supérieur général. Il se retira à la maison des Marianites.

Il continua à travailler comme missionnaire itinérant jusqu’à sa dernière retraite, trois semaines avant sa mort.

Nous admirons son zèle pour la mission, qu’il a décrit dans sa lettre du 19 novembre 1871 : « je ne meurs point et j’espère encore pouvoir prêcher le prochain carême dans une paroisse de notre diocèse. » Il est retourné à la maison du Père le 20 janvier 1873.

Basile-Antoine Marie Moreau a été béatifié au Centre Antarés de Le Mans, le 15 septembre 2007, par le card. José Saraiva Martìns, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.

  • le 20 janvier 250 : martyre de saint Fabien 20ème Pape.

Selon la Tradition de l’Église, Fabien, simple laïc, est à Rome et parmi les fidèles au moment de l’élection de son prédécesseur saint Antère. Quand une colombe vient alors se poser sur sa tête. Il est élu et reçoit les ordres le 10 janvier 236. Il profite de la fin de la persécution pour organiser le fonctionnement de l’Eglise. Il meurt martyr de l’empereur Dèce.

  • le 20 janvier 1309: reconnaissance des reliques de Saint Gaudens.

Dans la bulle « Vita perennis gloria », fulminée le 20 janvier, le pape Clément V reconnaît le caractère authentique des reliques de Saint-Gaudens, martyr des Wisigoths vers l’an 475, et accorde de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le pape, ancien évêque du Comminges, a rendu visite à la ville le 13 janvier précédent.

  • le 20 janvier 1666 : décès d’Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII.

La reine mère, épouse de Louis XIII, meurt d’un cancer du sein. Fiancée à l’âge de dix ans, Anne d’Autriche épouse le futur Roi de France, le 18 octobre 1615 à Burgos, à l’âge de 14 ans. En 1643, à la mort du Roi, elle devient régente et nomme le cardinal Mazarin, déjà présent dans le Conseil de régence, comme son principal ministre. Lorsque son fils monte sur le trône de France, elle se retire vivre au Val-de-Grâce. Anne d’Autriche est inhumée à la basilique Saint-Denis.

  • le 20 janvier 1709 : décès du père Lachaise, confesseur de Louis XIV.
  • le 20 janvier 1775 : naissance d’André-Marie Ampère, physicien.

André-Marie Ampère est physicien et mathématicien français. D’abord professeur de physique-chimie à Bourg-en-Bresse, puis de mathématiques à l’école Polytechnique, il effectue des recherches sur la théorie de probabilités et l’intégration des équations différentielles partielles. Il est l’inventeur du premier télégraphe électrique et de l’électroaimant, en collaboration avec François Arago. Il est à l’origine de la théorie de l’électromagnétisme et donne son nom à l’unité internationale d’intensité du courant électrique : l’ampère.

  • le 20 janvier 1793 : Garat, notifie au Roi Louis XVI le décret de condamnation à mort de la Convention.

Le Roi lui remet une demande d’un délai de 3 jours pour se préparer. Cela ne lui est pas accordé. Louis XVI fait alors ses adieux à sa famille, dans la salle à manger de la tour du Temple. Il commande à son fils le Dauphin :

“Promettez-moi de ne jamais songer à venger ma mort”.

  • le 20 janvier 1795 : l’armée française occupe la Hollande.
  • le 20 janvier 1805 : Pie VII écrit à Napoléon pour réclamer la restitution des Légations.
  • le 20 janvier 1827 : à l’issue du service funèbre donné en la basilique de St-Denis en mémoire de Louis XVI, Talleyrand est souffleté par Maubreuil.
  • le 20 janvier 1840 : découverte de la Terre Adélie par le navigateur français Dumont d’Urville.

Parti le 1er janvier de Tasmanie, à la tête de deux corvettes, “L’Astrolabe” et “La Zélée”, le navigateur français César Dumont d’Urville découvre une grande étendue terrestre au milieu des icebergs de l’Antarctique. Il la baptise “Terre Adélie” du nom de son épouse et en prend possession deux jours plus tard au nom du roi des Français, Louis-Philippe.

  • le 20 janvier 1842 : apparition de Notre Dame à Alphonse Ratisbonne, qui se convertit.

Juif et athée, le jeune Alphonse Ratisbonne, poussé par un de ses amis strasbourgeois, M. de Bussière, accepte de porter la Médaille miraculeuse et de copier, puisqu’il se refusait à le prononcer, le “Souvenez-vous” de Saint Bernard de Clairvaux. Le 20 janvier 1842, il accompagne M. de Bussière dans l’église de Saint-André delle Fratte à Rome et la Vierge Marie lui apparaît, les mains ouvertes et étendues, lui faisant signe de s’agenouiller. Cette apparition a été reconnue le 03 juin 1842.

Il écrira plus tard :

« J’étais depuis un instant dans l’Eglise lorsque tout d’un coup, je me suis senti saisi d’un trouble inexprimable ; j’ai levé les yeux, tout l’édifice avait disparu à mes regards. Une seule chapelle avait pour ainsi dire concentré la lumière et au milieu de ce rayonnement parut, debout sur l’autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge Marie, telle qu’elle est sur ma médaille ; elle m’a fait signe de la main de m’agenouiller, une force irrésistible m’a poussé vers elle, la Vierge a semblé me dire : c’est bien ! Elle ne m’a point parlé, mais j’ai tout compris.»

De cette apparition, Alphonse Ratisbonne retire des lumières extraordinaires sur les mystères de la foi. Le 31 janvier, il est baptisé, communie et reçoit la confirmation. Marie-Alphonse Ratisbonne entre dans la Compagnie de Jésus en juin 1842 et devient prêtre en 1848. En 1850, il est nommé aumônier des prisonniers de Brest. Deux ans plus tard, avec l’autorisation du supérieur général des Jésuites, Jean-Philippe Roothaan, et la bénédiction du pape Pie IX, il quitte la Compagnie de Jésus pour rejoindre son frère Théodore et les « Pères de Sion » à Paris. En 1855, il s’installe en Palestine et consacre sa vie au catéchuménat des convertis d’origine juive, au sein de la double congrégation (masculine et féminine) de Notre-Dame de Sion créée et dirigée, pendant plus de cinquante ans par son frère Théodore, lui aussi converti. Il fonde plusieurs monastères et orphelinats.

  • le 20 janvier 1875 : décès de Millet.

Jean-François Millet né le 4 octobre 1814 et décédé le 20 janvier 1875, est un artiste-peintre, pastelliste, graveur et dessinateur du XIXe siècle, l’un des fondateurs de l’école de Barbizon, d’inspiration classique (Poussin, les grands maîtres espagnols). Il est particulièrement célèbre pour ses scènes champêtres et de la paysannerie. Contrairement à beaucoup, il saisit fidèlement les scènes de campagnes dans leur réalité quotidienne.

  • le 20 janvier 1910 : la navigation est interdite sur la Seine, en raison de sa crue.
  • 20 janvier 1942 : discours de De Gaulle à la BBC.

“La libération et la vengeance deviennent pour la France de douces probabilités […].Dans l’ordre politique l’apparition certaine de la Russie, au premier rang des vainqueurs de demain, apporte à l’Europe et au monde une garantie d’équilibre dont aucune Puissance n’a, autant que la France, de bonnes raisons de se féliciter. 

[…] La France qui combat va lier son effort renaissant à l’effort de l’Union soviétique. […]  la France Combattante prouvera sur les champs de bataille actifs et passifs de cette guerre qu’elle est, malgré son malheur provisoire, l’alliée désignée de la Russie nouvelle. »

Totalité du discours lisible ici.

Voir le site : http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-lrsquourss/documents/discours-du-general-de-gaulle-20-janvier-1942.php

  • le 20 janvier 1946 : démission de De Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française.
  • le 20 janvier 1954 : début du siège de Diên Biên Phu.

Les troupes du Vietminh achèvent d’encercler le camp retranché de Diên Biên Phu où le général français Navarre concentre ses 15 000 hommes depuis le 20 novembre. A l’extérieur de la cuvette, plus de 30 000 soldats aux ordres du général Vo Nguyên Giap sont prêts à assaillir les Français. Le siège prend fin le 7 mai par la victoire des partisans de Hô Chi Minh, alors que des solutions militaires existaient : en franco français, avec les milliers de partisans commandés par des officiers français, qui affluaient à marches forcées vers la cuvette ; en franco américain, avec les B52 qui avaient l’autorisation du président américain d’appuyer les troupes françaises. La défaite est un renoncement politique, comme en Algérie…

  • le 20 janvier 1986 : le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le président français François Mitterrand conviennent qu’un double tunnel ferroviaire reliera les villes de Douvres et de Calais en 1993.
  • le 20 janvier 1995 : inauguration du Pont de Normandie.

Ce pont franchit d’un seul saut l’estuaire de la Seine entre Le Havre et Honfleur. L’ouvrage, complété après sept ans de travaux, comporte une chaussée longue de deux kilomètres et une travée centrale de 856 mètres, record du monde dans la catégorie des ponts à haubans.

  • le 20 janvier 1996 : première visite d’État d’un président français, Jacques Chirac, au Saint-Siège depuis celle effectuée par le Général de Gaulle en 1959.

Le président Chirac est fait Chanoine honoraire de la basilique St-Jean-de-Latran.

  • le 20 janvier 2000 : réouverture du Parlement de Bretagne détruit par un incendie en février 1994.

Le Parlement où était gardé le dossier du procès URBA !« Il n’y a pas de hasard. » Écrivait Voltaire !

Un dossier plein d’enseignements sur une crise profonde de l’Église

Cyril Farret d’Astiès (auteur de “Un heureux anniversaire? Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI”) réagit au dossier de la Conférence épiscopale sur l’application du Motu proprio Summorum pontificum :

La synthèse des résultats de la consultation sur l’application du Motu proprio Summorum pontificum que la conférence des évêques de France (CEF) a adressée, à sa demande, à la Congrégation pour la doctrine de la foi est, malheureusement, pleine d’enseignements sur une crise profonde de l’Église qui n’en finit plus et dont l’aspect liturgique est, et demeure, le révélateur le plus criant.

La tonalité générale de cette consultation se veut bienveillante en parlant de « situation apaisée » et en constatant que seulement quatre diocèses français ignorent encore l’application du motu proprio (un de ces diocèses a depuis accordé une messe régulière).

Mais c’est pour mieux juger, condamner et donner des leçons avec cet aplomb, cette condescendance, cette morgue si typique de la CEF dont on ne dira jamais assez combien elle n’est qu’un organe administratif, centralisateur, technocratique et bureaucratique qui ne remplace aucunement la charge de chaque pasteur, de chaque évêque, de paître le troupeau que nous sommes et envers qui nous ne négocions pas notre piété filiale.

Et quel fourre-tout indescriptible ! Ce document mêle sentiments, avis personnels, chiffres, hypothèses sans que l’on puisse démêler et identifier les réponses brutes des évêques.

Aucune méthode n’est clairement définie quand bien même de pseudo-synthèses sont censées donner à la Congrégation pour la doctrine de la foi les réponses collectives pour la France. On assène ainsi sans aucun début de commencement de preuve que dans les messes célébrées en forme extraordinaire les « prédications sont médiocres », que les communautés ecclésiales font preuve d’une « faible dimension missionnaire », qu’on y manque « d’union des cœurs », qu’on se désintéresse de l’Esprit-Saint ; que l’on y manque de vertus théologales ; qu’on y fait preuve de « subjectivisme et d’individualisme » ; que ces groupes sont « marqués sociologiquement » ; qu’il s’agit d’une jeunesse « fragile et identitaire » ; que pour beaucoup de fidèles la vie chrétienne « se résume à la pratique dominicale » ; on juge la formation théologique des prêtres des communautés traditionnelles et on se méfie a priori de leur obéissance (mais à qui ou à quoi on ne le précise pas)… Et puis ces vieilles lunes sans cesse répétées dans l’espoir qu’elle deviennent vérité : l’accès limité à la parole de Dieu (on invitera à consulter la lettre n°38 « A nos frères prêtres » de la FSSPX) et l’adoption nécessaire du nouveau calendrier !

N’en jetez plus ! On croit rêver devant tant de mauvaise foi, de procès d’intention, de sentences de la part de ceux qui ont fait de la fameuse réflexion du pape François en début de son pontificat « Qui suis-je pour juger ? » un nouveau commandement ! Ce n’est pas avec de telles analyses que les catholiques attachés à la messe ancienne vont se sentir accueillis et compris ! Comment s’étonner de notre méfiance à l’endroit de cette instance bureaucratique alors que depuis 50 ans les mêmes procès de Moscou sont intentés à tous ceux qui veulent simplement vivre leur foi en catholiques fidèles ?

Le poussif plumitif qui a commis ce document fait mine de regretter un manque de dialogue. Mais nous ne demandons que cela ! Débattons ! Discutons sur le fond des choses, sur la foi catholique, sur ce à quoi nous croyons ! Quand vous voulez, où vous voulez ! Chiche ?

Car nous pourrions à bon droit inverser l’enquête !

Dans un article remarqué du 22 novembre, Jean-Marie Guénois faisait le constat amer aux catholiques, que sur la réalité de la messe et de l’eucharistie, « une partie des théologiens, prêtres, évêques et certains cardinaux, a épousé les thèses du protestantisme ». Il parlait également à ce sujet d’un tabou au sein de l’Église catholique. Cette accusation, longtemps considérée comme un fantasme dialectique des milieux traditionalistes, trouve aujourd’hui un écho angoissé dans tout ce que l’Église catholique compte « d’observants » pour reprendre une classification parlante de Yann Raison du Cleuziou. Un certain nombre d’évêques et de cardinaux a publiquement fait part de son inquiétude devant les profondes failles tectoniques qui parcourent le monde catholique. Le cardinal Sarah s’inquiète d’une Église qui s’apparente à celle du Vendredi Saint, quand doute, trahison, fuite et mort s’abattaient sur la petite communauté. D’où vient cette tempête ? Ce cataclysme ? Cette déchristianisation ? Mais d’où vient donc ce relativisme qui parcourt l’institution bi-millénaire ? Pourquoi tant de troubles dans la formulation de la foi en l’eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne ?

Benoît XVI dans un texte poignant d’avril 2019 consacré aux abus sexuels dans l’Église constatait que notre rapport à l’eucharistie ne peut que susciter l’inquiétude. Et si le pape émérite dédouanait le concile Vatican II qui avait selon lui pour objectif de replacer ce sacrement au centre de la vie chrétienne, Benoît XVI constatait que ce n’est pas un respect renouvelé qui prévaut, mais un comportement qui détruit la grandeur de ce mystère.

Que s’est-il donc passé entre l’objectif fixé par le concile et la pratique actuelle pour aboutir à cette apostasie silencieuse ? Ne peut-on, alors que l’année 2020 a marqué le cinquantenaire de l’adoption du nouveau missel en France (et pas seulement les 13 ans de Summorum pontificum), se demander précisément si la pratique liturgique n’est pas responsable de cet affadissement et de ce long déclin de la foi en la présence réelle et sacramentelle ?

La volonté des réformateurs des années 60 de transformer le missel pour rendre plus manifestes les aspects — bien réels en soi mais non essentiels — communautaire et participatif n’a-t-elle pas conduit à une célébration autocentrée et horizontale qui, perdant de vue le caractère essentiel de la présence réelle sous les apparences du pain et du vin, finit de nos jours par ne plus voir qu’une présence spirituelle promise à ceux qui se réunissent au nom du Christ et partagent en mémoire de la Cène les symboles du pain et du vin ?

Dans le n°122 de la Pensée Catholique, revue aujourd’hui disparue, des religieux et théologiens considéraient en 1969 que l’on « est fondé à craindre que, ne mettant plus en évidence le Sacrifice de Jésus, l’Ordo Missæ ne le voue en fait à l’oubli ; car ce Sacrifice est une réalité trop surnaturelle pour que l’homme puisse, sans signe, s’en souvenir et en vivre. »

Cinquante ans après, nous y sommes bel et bien.

Que l’on ne se méprenne pas cependant. Il ne s’agit pas de disqualifier tous ceux (et ils sont de plus en plus nombreux) qui utilisent le nouveau missel et mettent tout en œuvre pour célébrer dignement, ni de mépriser les fidèles qui, là où ils se trouvent essaient de faire évoluer les paroisses vers davantage d’intériorité et de respect. Il s’agit cependant de réaliser un devoir d’inventaire et de prendre conscience des travers natifs et structurels du nouveau missel qui, par ses permissions et ses omissions, devra toujours lutter contre sa tendance innée à l’horizontalité. Depuis 2007, l’ancienne messe est à nouveau offerte à la piété des fidèles et des prêtres de toute l’Église latine. Il est peut-être temps pour tout un chacun de redécouvrir ce patrimoine spirituel commun, à l’image de monseigneur Joseph Strickland évêque de Tyler, au Texas, qui a été profondément ému et bouleversé lors de sa première célébration de l’ancien missel en juin 2020 en découvrant les trésors de l’antique liturgie.

Le document de la CEF essaie de créer une lutte des classes pour contenir indéfiniment les communautés bénéficiant de l’ancienne messe dans des réserves d’Indiens. Mais le roi est nu ! La jeunesse de l’Église de France est dans nos églises, dans nos séminaires, dans nos cloîtres et, plus généralement, dans ceux des « observants » ! Tremblez pour votre petite rente de boutiquier, fonctionnaires du culte, à force de vous ouvrir au monde il vous aura bientôt digéré !

Yann Raison du Cleuziou dans une très roborative tribune s’interrogeait en plein débat sur l’interdiction du culte dominical :

« L’opposition entre foi et religion, qui fut abondamment mobilisée à l’époque pour jeter la suspicion sur l’attachement aux rites, est encore utilisée aujourd’hui contre les manifestants du dimanche. L’Évangile et tout particulièrement Matthieu 25, est utilisé avec condescendance pour expliquer à ces jeunes que leur attachement à la messe achève de démontrer la superficialité de leur foi. La prudence compassée de certains évêques n’équivaut pas moins à un coup de crosse contre les zélés. Un cardinal [Mgr Grech, le nouveau patron du Synode des évêques] n’hésite pas à qualifier leur impatience « d’analphabétisme spirituel ». Qui peut prouver que ceux qui désirent la reprise des messes ne font rien pour les pauvres ? Ou que ceux qui sont moins pressés en font plus pour ces derniers ? Peut-être ne font-ils rien ? Les préjugés sont nombreux mais ce que montre l’enquête Bayard-Ipsos de juin 2016, c’est que les plus pratiquants sont aussi ceux qui ont le plus d’engagements différents. (…) Dans une institution comme l’Église, le mépris affiché pour les ultimes pratiquants est suicidaire. (…) Aujourd’hui la conclusion des enquêtes sur la pratique catholique est implacable. Si rien n’est fait pour redonner du sens, ou une charge sacrale, à la pratique de la messe, d’une génération à une autre, les pratiquants font des non-pratiquants, et ces derniers enfantent des non-chrétiens. »

La crise religieuse actuelle que subit l’Occident est d’une gravité telle que seul un remède à la hauteur du mal permettra de refonder le catholicisme. Monseigneur Thomas Gullickson, alors nonce apostolique en Suisse, indiquait que, selon lui, « l’ancienne messe est l’avenir de l’Église ».

Voilà le message que j’adresserais à la Congrégation de la doctrine de la foi si elle me demandait mon avis au sujet de l’application du Motu proprio Summorum pontificum !

Cyril Farret d’Astiès

Post Scriptum : il est plus que cocasse de constater dans ce document qui nous accuse de méconnaître le nouveau missel, que son rédacteur semble ignorer lui-même (question 5) que les ornements noirs, les clochettes, l’usage du latin et du plateau de communion, le voilage des statues au temps de la Passion, tout en étant facultatifs, demeurent possibles dans le nouvel ordo…

« Pour la première fois, nous avons choisi de faire passer la vie avant l’économie et toute autre chose ». Vraiment ?

On aura reconnu le mantra de facture humaniste servi par M.Macron et ses ministres, et encore récemment par M.Bruno Le Maire, qui a ajouté : « la vie passe et passera toujours avant tout ».

La vie ? Mais quelle vie ? Faut-il avoir la cruauté de rappeler les empêchements de voir ses vieux parents, voire de les assister dans les derniers moments, voire même de pouvoir se rassembler pour un enterrement. Les entraves à la liberté de culte. A celle de se promener. A celle des rencontres en famille, entre amis. A la pratique du sport et autres délassements communs, y compris pour les enfants. A l’admission de public dans les lieux qui avaient pourtant négocié avec la bureaucratie gouvernementale les protocoles-sanitaires-les-plus-stricts-et-surtout-renforcés. Même aux pratiques démocratiques. Tout cela sans penser un moment solliciter d’abord les capacités de discernement des personnes, au contraire dressées à la peur (du virus) et traitées comme des enfants quoiqu’on n’ose pas forcément, justement, traiter ses enfants comme cela.

La vie ? En réalité, d’abord la santé. Comme rappelé fréquemment par M.Macron lui-même dans son activité twitteuse :

Bien sûr, il s’agit là en réalité de la santé sanitaire (si l’on ose cette expression un peu redondante) des plus âgés, pour lesquels on confine l’ensemble de la population. Il ne s’agit pas de la santé des malades suivis pour d’autres traitements, ni de la santé psychique ou de l’équilibre des enfants que l’on masque à tout va, ni des jeunes ni des étudiants ; ni des adultes, jeunes comme vieux d’ailleurs. Pour paraphraser l’expression de Mme Chantal Delsol qui parle de vie nue « Covid-19 : on abolit l’existence à force de vouloir protéger la vie nue », il s’agit pour le pouvoir macronien de privilégier la santé nue. Avec au demeurant pour le moment un nombre de morts par millions d’habitants qui nous positionne pas très loin des Etats-Unis de M.Trump : un vrai succès.

Privilégier la santé nue ? En fait, même pas. Une des particularités des occupations du ministre de la santé tout au long de l’année juste écoulée aura été d’assurer les conditions optimales et continues de la production d’avortements :

Sans doute voulait-il continuer à tout prix sur la lancée de 2019 avec son record de 232 000 avortements, comme rappelé par les participants à la Marche pour la vie le 17 janvier :

Et les projets du gouvernement et de la majorité présidentielle contre la vie se succèdent encore : proposition de loi pour porter le délai d’avortement de 12 à 14 semaines et restreindre la possibilité des médecins de faire appel à l’objection de conscience ; projet de loi de révision de la loi de bioéthique qui revient en seconde lecture devant le Sénat, incorporant en particulier la possibilité d’IMG jusqu’au terme de la grossesse pour raison psycho-sociale et aussi l’extension de la PMA.

Et pourtant, il avait dit quoi, l’exhibitionniste de l’Elysée ?

La vie passe et passera toujours avant tout ? On hésite entre effroi et dégoût devant tant de mensonge. A comparer avec une des dernières déclarations de M.D.Trump :

Zemmour : “Qu’un gouvernement se précipite pour permettre aux femmes d’avorter, c’est un problème”

Dans Face à l’info, Eric Zemmour revient sur la crise de la natalité en France et en analyse les causes, parmi lesquelles l’avortement (vers 6mn35). A la fin de l’émission, Eric Zemmour dresse le bilan -positif- de Donald Trump :

 

Condamné pour avoir installé une crèche de Noël

L’Etat a attaqué en justice peu avant Noël la Mairie de Beaucaire pour avoir installé une crèche provençale de Noël.

Le juge des référés Laurent Marcovici de la Cour Administrative d’Appel de Marseille a rendu sa décision condamnant la ville à 5000 euros par jour à compter de cette semaine et jusqu’au démontage de la crèche.

Le Maire de Beaucaire s’exprime en vidéo et annonce saisir le Conseil d’Etat et attaquer parallèlement l’Etat pour discrimination.

 

Génération Identitaire vient sécuriser la frontière des Pyrénées

Au printemps 2018, une première opération avait eu lieu dans les Alpes sur le col de l’Échelle à proximité de Gap. Poursuivis, les militants de Génération Identitaires avaient tous été relaxés.

Mardi matin, ils se sont rendus dans les Pyrénées pour lancer une nouvelle opération de sécurisation de la frontière.

Communiqué de Génération Identitaire :

Le 5 janvier 2021, la préfecture de Haute-Garonne a décidé la fermeture temporaire du col du Portillon, à la frontière franco-espagnole, en raison d’une « menace terroriste qui demeure très élevée au plan national » et « des mouvements de migrants qui restent soutenus ».

Le préfet Étienne Guyot a considéré qu’il était nécessaire d’interdire la circulation de tous véhicules et des piétons sur ce point de passage.

Face à cette recrudescence de la menace islamiste et d’entrées massives de clandestins, Génération Identitaire se mobilise.

Afin de protéger les Français, nos équipes « Defend Europe » sillonnent actuellement les zones d’infiltration possible près de l’Espagne.

En cas d’intrusion, nous contacterons aussitôt les forces de police et de gendarmerie afin que les migrants clandestins soient interpellés et expulsés.

La mission Pyrénées est lancée !

La charte de l’Islam de France ne condamne pas les actes antichrétiens

C’est pourtant la religion la plus persécutée dans le monde, notamment par les musulmans (via TV Libertés) :

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a formellement approuvé dimanche soir une “charte des principes” de l’islam de France. Ses dirigeants ont été reçus ce lundi par le président Emmanuel Macron qui avait réclamé ce texte dans le cadre de son offensive contre “le séparatisme islamiste“.

Dans son article 5 sur « La Fraternité », le texte condamne les actes antimusulmans, antisémites, l’homophobie et la misogynie, mais pas les actes antichrétiens, et ce en dépit des attaques d’église et des décapitations récentes qui se sont déroulées sur le territoire français.

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