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SOS Chrétiens d’Orient lance une opération d’urgence en Artsakh et alerte sur la situation humanitaire

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Face aux conflits qui meurtrissent les habitants de la république indépendante de l’Artsakh et des zones frontalières de l’Arménie, SOS Chrétiens d’Orient a mis en place une opération d’urgence afin de porter secours aux blessés et aux familles démunies et déplacées. 

SOS Chrétiens d’Orient, mobilisée depuis plusieurs années auprès de l’Arménie et de la république d’Artsakh, a envoyé une équipe en urgence au lendemain du déclenchement des conflits du 27 septembre dernier. Cette équipe a mis en place une aide humanitaire à destination des habitants et un soutien matériel à quelques hôpitaux.

Des donations alimentaires et de produits d’hygiène sont effectuées par l’association dans les villes au-delà de la frontière de l’Artsakh, où de nombreuses familles se sont réfugiées. L’association effectue également des donations de matériel médical aux hôpitaux, qui rencontrent un afflux de blessés en provenance du front, mais également de civils touchés par les bombardements.

SOS Chrétiens d’Orient alerte sur la crise humanitaire qui se prépare.  

Sur place, SOS Chrétiens d’Orient constate une situation humanitaire critique : à Stepanakert, des maisons et magasins ont été détruits, et des cratères de grande taille sont observés au sol. Les civils de la capitale, comme des villes et villages situés à la frontière, sont ciblés par des bombardements quotidiens, et de nombreux blessés affluent dans les hôpitaux de Stepanakert, Goris et Erevan, en plus des soldats.

Si la plupart des familles sont confinées dans des caves, d’autres sont évacuées au-delà de la frontière et recueillies dans des hôtels et chez des particuliers, où ils s’entassent en espérant une issue rapide à ce nouveau conflit. La mobilisation générale de l’Arménie en soutien aux habitants de l’Artsakh constitue des privations importantes pour des familles déjà touchées par la pauvreté, et c’est tout le pays qui sortira meurtri de cet épisode.

Les instances internationales doivent prendre en compte cette situation humanitaire et travailler de manière urgente à la résolution du conflit et la cessation des agressions de l’Azerbaïdjan envers la république indépendante d’Artsakh.

Les dangers du totalitarisme, islamiste ou étatique

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur la loi concernant le séparatisme islamique :

« Séparatisme islamiste » ! Le mot a, enfin, été lâché. Il aura donc fallu plus de trente ans pour qu’un Président de la République en exercice affirme distinctement ce que de nombreux citoyens observaient depuis trop longtemps. A l’occasion d’un discours attendu, prononcé aux Mureaux vendredi dernier, Emmanuel Macron a donc fini par admettre le réel en disant ce qu’une majorité éprouve souvent dans le silence. S’il y a progrès dans la verbalisation du problème, est-ce pour autant suffisant pour le régler ? « Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. » Charles Péguy, en prophète, annonçait combien la lucidité du diagnostic présuppose l’ébauche de solutions. Voir ce que l’on voit relève de la quadrature du cercle pour ceux qui gardent sur leur nez une paire de lunettes idéologiques où se mêlent bons sentiments et refus de stigmatiser.

La culture française imprégnée par le christianisme

Difficile en effet, pour les tenants d’un vivre-ensemble béat, d’accepter la réalité d’une partition de certains territoires acquis aux principes d’un islam conquérant. Un séparatisme qui se caractérise non seulement par des us et des coutumes singuliers, mais qui se différencie surtout par une manière d’appréhender l’existence allant à l’encontre de la culture occidentale mâtinée de christianisme. Car il faut le dire avec force, l’islamisme n’ambitionne pas tant une séparation d’avec la République qu’une croissance en rupture avec le legs civilisationnel dont l’Europe est pétrie. De saint Benoît à saint Vladimir, d’Isidore de Séville à Hilaire de Poitiers, pendant des siècles, avec une réussite variable, les arts, les armes et les lois se sont imprégnés des idéaux de l’Evangile. Entre la culture, l’exercice du pouvoir ou la justice, aucune institution ne vivait indépendante de cet écosystème. Si l’on avait encore besoin de s’en convaincre, il n’y aurait qu’à relire avec profit la magistrale conférence qu’avait adressée Benoît XVI au monde de la culture, en 2008, au collège des Bernardins.

« Nos mœurs forment un socle profondément marqué par le catholicisme »

N’en déplaise à l’amnésie idéologique de certains responsables politiques qui, au motif d’une laïcité étroite, s’en tiennent à de strictes considérations républicaines : voir dans le séparatisme islamiste une volonté de s’affranchir de la République s’avère sinon trompeur, au moins réducteur. La République, en tant que telle, n’est qu’un système d’organisation de la cité parmi d’autres. Mais sur le sol hexagonal, elle se trouve accompagnée du qualificatif de “française”. Or la France, on s’en doute, représente bien plus qu’une forme de gouvernement. Terre charnelle aux multiples fruits, elle est bien davantage qu’un simple ensemble de frontières. A plus forte raison, bien plus qu’une République. Son âme se constitue d’épaisses couches d’Histoire emplies de rois, de princes, de prêtres et d’évêques. On y trouve des châteaux et des monastères. De la poésie, des sacrifices et du panache. De la sainteté aussi. Des paysages et un art culinaire. Partout le patrimoine religieux chrétien n’est jamais loin. Du massif de la Chartreuse aux pâtisseries aux noms évocateurs de “religieuse” ou de “Saint-Honoré”, de la sagesse proverbiale aux comptines populaires jusqu’aux marques de politesse elles-mêmes : nos mœurs forment un socle profondément marqué par le catholicisme. On ne travaille habituellement pas le dimanche et on fleurit les cimetières en Novembre. On honore l’invité en le plaçant à la droite de la maîtresse de maison. On se repère dans le temps et les saisons en fonction du cycle liturgique tel Malbrough qui « s’en va-t-en guerre et qui reviendra z-à Pâques ou à la Trinité » ou les saints de glace qui annoncent aux cultivateurs, courant mai, le risque du gel pour leurs semailles.

Une saine transmission de ces racines nécessite la préservation d’un terreau culturel commun, et d’éviter la partition dans d’autres pots… « Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire, voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple » dira Renan. La paix sociale et l’équilibre d’une société reposent impérativement sur la protection de cette harmonie.

La liberté scolaire, une liberté fondamentale à ne sacrifier à aucun prix

Pourtant, dans ce contexte, le Président de la République voit dans la lutte contre l’instruction à domicile et le contrôle renforcé des écoles hors-contrat des mesures phares pour lutter contre « les séparatismes », dont on distingue mal du reste la raison du pluriel. A travers une telle posture, l’exécutif, une fois encore, fait l’aveu de sa faiblesse régalienne. Débordé par l’islamisme, l’Etat préfère donc interdire que contrôler. « Si le projet présidentiel venait à se confirmer, il s’agirait alors d’une atteinte grave à la liberté d’enseignement » a réagi le président de la Fondation pour l’Ecole, Lionel Devic. L’école à domicile en effet ne relève pas seulement d’une possibilité chez des parents circonspects devant la faillite de l’Education Nationale. S’il est vrai que l’on trouve de plus en plus de gens, et parmi les mieux instruits, cherchant à épargner l’école à leurs enfants pour les préserver de la violence, du harcèlement ou de la désinstruction, là n’est pas le cœur nucléaire du problème. Le drame des orientations présidentielles se situe dans la négation d’un droit souverain : celui de la liberté de l’enseignement, qui implique la liberté des parents à choisir le mode d’éducation de leurs enfants.

Il s’agit non seulement d’un principe constitutionnel mais plus encore d’une liberté fondamentale que l’Eglise a toujours défendue avec vigueur. Dans son enseignement constant, elle n’a eu de cesse de rappeler que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Père et mère se doivent d’achever dans l’éducation ce qui a été initié dans la procréation. « Le sens commun de tous les hommes est tellement unanime sur ce point que tous ceux qui osent soutenir que l’enfant, avant d’appartenir à la famille, appartient à l’Etat, et que l’Etat a sur l’éducation un droit absolu, se mettent en contradiction ouverte avec lui » écrivait, il y a près d’un siècle, le pape Pie XI dans son encyclique sur l’éducation de la jeunesse.

L’Etat peut bien évidemment exiger que tous les citoyens aient la connaissance nécessaire de leurs devoirs civiques et nationaux, puis un certain degré de culture intellectuelle, morale et physique, requis par le bien commun. Toutefois, il est clair que l’Etat doit respecter les droits innés, et premiers, de la famille sur l’éducation. Tout monopole de l’éducation et de l’enseignement qui oblige physiquement ou moralement les familles à envoyer leurs enfants dans les écoles de l’Etat présente un réel déséquilibre.

Face au communisme et au nazisme, ou, plus récemment, contre la loi Savary avec les manifestations monstres que l’on sait en juin 1984 en faveur de l’école libre, l’Eglise a toujours défendu avec vigueur le primat de la famille, cellule de base de la société. Or c’est justement le souci de nos racines et la sauvegarde de nos libertés premières qui peuvent certainement constituer le meilleur rempart contre les dangers du totalitarisme. Qu’il se nomme “séparatisme islamiste” ou “Etat tout puissant”.

Pourquoi l’expression des relations institutionnelles entre catholiques et musulmans irrite et déconcerte

Les relations institutionnelles entre catholiques et musulmans sont une figure imposée par la hiérarchie catholique.

Au niveau français, elles sont chapeautées par le SNRM, le Service des relations avec les musulmans qui dépend de la Conférence des évêques de France et édite périodiquement des dossiers censés illustrer les relations entre les deux communautés.

Au niveau papal, elles sont mises en exergue depuis le début du pontificat de François par des initiatives qui ont en particulier abouti, en 2019, à la signature à Abou Dabi d’un Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signée avec le grand imam Ahmad Al-Tayyeb (photo), recteur de la mosquée Al Azhar du Caire, l’un des lieux d’influence de l’islam sunnite.

A ces deux niveaux, ces relations institutionnelles engendrent irritation et désarroi. Irritation en raison de la vision irénique d’un islam décrit comme religion de tolérance et de paix, à rebours de tout réel. Désarroi par la confusion entre les religions, les fois, les dogmes et les pratiques.

Deux exemples récents illustrent ces propos, l’un au niveau français, l’autre au niveau papal.

Les dossiers du SNRM du mois d’août 2020 débutent par les vœux adressés par le Père Feroldi, directeur du Service, aux musulmans à l’occasion de l’Aïd al-Adha.

On y a appris que « depuis six mois, c’est-à-dire depuis l’arrivée de la pandémie sur le territoire français, notre quotidien nous a intimement rapprochés ». Pourquoi pas ? Ce serait bien le seul exemple de rapprochement intime nouveau pendant ces temps de confinement…

On y retrouve Dieu cité deux fois, et comme d’habitude de façon totalement hallal :

  • « nous n’avons eu de cesse de rendre grâce au Dieu Tout Miséricordieux pour ceux et celles [rédaction au surplus parfaitement conforme au dogme du genre, on croirait entendre M.Macron…] qui ont déployés des efforts de dévouement et d’altruisme : médecins, infirmières, pompiers, ambulanciers, commerçants, enseignants, personnels communaux… » ;
  • « Que Dieu le Tout Puissant, riche en miséricorde pour toute l’humanité, nous garde ensemble, dans la fidélité et la confiance». Puissance et miséricorde sont les attributs essentiels de Dieu dans l’islam.

On y retrouve surtout des équivalences (des égalités ?) étonnantes :

  • « Désireux de vivre en profondeur Carême ou Ramadan, nous avons trouvé de nouvelles et belles manières pour être en communion les uns avec les autres au moment des grandes fêtes religieuses »

  • « Troublés de ne pouvoir accomplir nos pèlerinages chers à nos cœurs, que ce soit à Jérusalem, à Rome, Lourdes ou Saint-Jacques de Compostelle, à La Mecque ou à Mashhad, nous avons consacré plus de temps à lire nos Textes sacrés et à méditer».

  • « Mais, aujourd’hui, il s’agit de nous préparer à célébrer et à vivre de nouvelles, belles et grandes fêtes religieuses. Si, pour nous catholiques, ce sera le 15 août prochain la fête de l’Assomption de la Vierge Marie – Myriam -, pour vous, musulmans, ce sera à partir du vendredi 31 juillet la belle fête de l’Aïd al-Adha ».

Finalement, l’islam, un catholicisme comme un autre ?

Le deuxième exemple est celui de la nouvelle encyclique du Pape. Il a déjà été relevé que le Pape y citait à quatre reprises le fameux Document sur la fraternité humaine et surtout son cosignataire,  Ahmad Al-Tayyeb. Le Pape le cite même comme source d’inspiration :

« Les questions liées à la fraternité et à l’amitié sociale ont toujours été parmi mes préoccupations. Ces dernières années, je les ai évoquées à plusieurs reprises et en divers endroits. J’ai voulu recueillir dans cette encyclique beaucoup de ces interventions en les situant dans le contexte d’une réflexion plus large. En outre, si pour la rédaction de Laudato si´ j’ai trouvé une source d’inspiration chez mon frère Bartholomée, Patriarche orthodoxe qui a promu avec beaucoup de vigueur la sauvegarde de la création, dans ce cas-ci, je me suis particulièrement senti encouragé par le Grand Iman Ahmad Al-Tayyeb que j’ai rencontré à Abou Dhabi pour rappeler que Dieu « a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à coexister comme des frères entre eux » (§5).

  • Il serait certainement utile de réfléchir à la notion de « Qui est mon frère dans l’islam ?».
  • Il serait aussi utile d’évaluer le § 285 de l’encyclique « Lors de cette rencontre fraternelle, dont je garde un heureux souvenir, le Grand Imam Ahmad Al-Tayyeb et moi-même avons déclaré « fermement que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang» en se référant, entre autres Allahu Akbar, à l’article du Salon beige sur l’année 2006.
  • Il est enfin intéressant de constater que le centre de recherches islamiques de l’Université Al Ahzar (celle dont le grand inspirateur Ahmad Al-Tayyeb est le recteur), vient de publier un communiqué expliquant que les propos tenus par M.Macron lors de son discours sur le séparatisme islamique étaient « racistes». Ca la fiche mal !

N’hésitons pas plutôt à nous référer aux écrits de M.Alain Besançon, en particulier  « La tentation de l’islam » et « Vatican II a-t-il compris l’islam ». Soucieux de l’intégrité du dogme catholique, A.Besançon suggère la recherche de bons rapports entre musulmans et catholiques sur le terrain de la morale commune, des vertus communes, mais recommande d’éviter à tout prix de se placer sur le terrain religieux parce que c’est là que commence la confusion.

Pour aller plus loin,  je vous recommande ce “Manifeste des vérités chrétiennes de l’islam“.

Le mythe du système de santé américain

Lassé par les pseudo-analyses contre Donald Trump écrites depuis un bureau à Paris, New York ou San Francisco, le journaliste Alexandre Mendel est parti aux Etats-Unis à la rencontre des  électeurs, ces Américains que l’establishment des grandes villes juge « déplorables », minables, racistes. Il a sillonné l’Amérique de l’intérieur, dormi chez l’habitant ou dans des motels sordides, à la rencontre de pêcheurs de crevettes en Louisiane, de militants pro-armes du Texas, d’un shérif de Virginie-Occidentale, d’une étudiante strip-teaseuse du Nebraska, d’un candidat de l’Idaho qui veut virer les Californiens libéraux, et de dizaines d’autres personnages qui sont les Etats-Unis de 2020. Il avoue être « trumpiste », séduit par la revanche de ces rednecks, ces « sans-dents », cette Amérique rurale, sur les élites de la bien-pensance, mondialistes et libertaires.

L’auteur nous fait découvrir une Amérique dont nos médias ne parlent jamais. Exemple, avec le système de santé américain, souvent décrié en France, alors que l’auteur a été se faire soigner après avoir attrapé le coronavirus :

[…] J’oublie un certain nombre de détails, tant j’ai eu le sentiment d’être pris en charge rapidement, dans un luxe d’investigations médicales qui m’étaient jusqu’alors inconnues en France, pays où l’on célèbre la force de notre Sécurité sociale, le génie de notre système hospitalier et, désormais, les héroïnes quasi épiques que sont devenues les infirmières et aides-soignantes dans la lutte contre le coronavirus pour avoir été au-delà des 35 heures hebdomadaires pendant quelques semaines. En oubliant que notre mythe – celui que nous avons construit après guerre – est un mythe coûteux pour le contribuable français. Aussi coûteux qu’il l’est pour l’assuré social américain. Là où le Français paie une taxe, l’Américain cotise pour lui et sa famille. Le génie du socialisme étant de donner l’impression aux malades français qu’on les soigne gratuitement, là où les patients américains connaissent exactement le coût de leurs soins. […]

A aucun moment, avant d’être admis à l’hôpital, on ne m’a demandé de numéro de carte bancaire. Autre mythe. Croit-on vraiment qu’on laisse les gens mourir dans la rue ? Que les équipes de paramedics du 911 vous demandent votre portefeuille avant de vous mettre sur un brancard ? Que le serment d’Hippocrate n’est pas valable chez l’Oncle Sam ? C’est pourtant l’un des clichés les plus véhiculés sur l’Amérique. Presque une propagande au pays de la Sécurité sociale toute-puissante et du business des administrations hospitalières, constituées d’armées de secrétaires et de sous-chefs aussi inutiles qu’onéreux. […]

C’est qu’en France, l’assuré social ignore combien il coûte à la Sécu. On ne lui remet pas une facture (celle que paiera l’assurance maladie). Il repart avec le sentiment qu’il a été soigné gratuitement. Il ignore par exemple qu’une nuit en soins intensifs est en moyenne facturée à la Sécurité sociale 3000 euros (sans compter les examens complémentaires, comme les radiographies, les scanners, etc.). En France, c’est gratuit, parce qu’on ne présente pas la facture. En Amérique, c’est payant, parce que la facture existe.

Pire encore, le stéréotype veut qu’on laisse l’Américain pauvre mourir. Rien n’est plus faux. […]

L’industrie de l’avortement ne se soucie que de l’argent, et rien d’autre

Abby Johnson, dont l”histoire a donné lieu au film Unplanned, a été interrogée dans Famille chrétienne. Extrait :

[…] D’autres femmes ont-elles suivi votre exemple en abandonnant le Planning Familial après avoir découvert la vérité sur l’avortement ?

Mon ministère au sein de ATTWN (And Then There Were None), un mouvement d’anciens salariés du Planned Parenthood, a aidé plus de 550 employés de cliniques d’avortement à quitter leur travail. Donc oui, beaucoup ont suivi mes traces !

Qu’est-ce qui choque le plus les anciens employés dans les pratiques du Planning Familial ?

Outre les terribles conséquences de l’avortement lui-même, les anciens employés du Planned Parenthood découvrent vraiment comment l’industrie de l’avortement traite les femmes, comment elles les poussent à avorter et leur disent qu’elles ont besoin de l’avortement pour réussir dans la vie. C’est un énorme mensonge. Et les nombreuses révélations des cliniques et des médecins de l’avortement eux-mêmes – comme l’utilisation de médicaments périmés, le manque de personnel médical approprié à la clinique ou le refus d’appeler des ambulances lorsque la vie d’une femme est en danger – démontrent à ces employés que l’industrie de l’avortement ne se soucie que de l’argent, et rien d’autre.

Quels sont les dégâts les plus graves pour les femmes qui avortent ?

Il existe de nombreux effets secondaires terribles de l’avortement chez les femmes – dépression accrue, pensées suicidaires, dépendance aux drogues et à l’alcool. De nombreuses femmes qui ont avorté souffrent pendant des années et des années jusqu’à ce qu’elles affrontent la réalité de ce qu’elles ont vécu et demandent pardon à Dieu. Car Lui est toujours prêt à les accueillir dans ses bras. […]

Mauriac, de Gaulle et Michelet : la Foi, l’Espérance et la Charité ?

De Bernard Zeller :

Dans l’ouvrage que l’énarque, romancier et haut-fonctionnaire Xavier Patier vient de publier pour le cinquantenaire de leur disparition, Demain la FranceTombeaux de Mauriac, Michelet, de Gaulle, Mauriac est l’incarnation de la Foi, de Gaulle de l’Espérance et Edmond Michelet – le grand-père de l’auteur – de la Charité.

Toute la presse encense ce livre, depuis Le Figaro et La Croix jusqu’à Sud-Ouest et Le Petit Solognot. Il faut le reconnaître, l’ouvrage possède un certain nombre de qualités, en particulier dans l’analyse de ce qu’est devenue la France depuis 1970.

Mais pas un journaliste de ces organes ne questionne sérieusement l’auteur sur les prémices de l’ouvrage, à savoir l’incarnation des trois vertus théologales, celles qui relient directement à Dieu.

Ce n’est malheureusement pas surprenant étant donné le peu voire l’absence de culture chrétienne du milieu médiatique.

Sans être théologien, on peut affirmer que pour un chrétien le mot « incarnation » est très fort, bien au-delà du symbole. Ainsi Mauriac serait l’incarnation de la Foi, à l’égal de Saint Paul ou de Sainte Thérèse d’Avila ? De Gaulle l’incarnation de l’Espérance, à l’égal de Sainte Thérèse de Lisieux ou de Saint François d’Assise ? Et Edmond Michelet, l’incarnation de la Charité, à l’égal de Vincent de Paul ou de Mère Thérèsa ? On se demande alors pourquoi ils ne sont pas déjà béatifiés voire canonisés.

Sans tomber dans le dénigrement systématique, quelques rappels permettent de remettre ces « incarnations » en perspective.

La Foi est une relation personnelle avec Dieu. Qui peut juger et jauger la foi d’autrui ? Les signes extérieurs sont au mieux un indice de la foi. Qui plus est, si l’on suit Saint-Paul, « Quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien ». La charité de François Mauriac est plus que contestable tant ses attaques ad hominem dans son bloc-notes des années 1950-60 étaient méchantes et dévastatrices. Il prenait plaisir à en lancer contre des hommes de bonne volonté qui, prisonniers d’un système, s’efforçaient cependant de faire pour le mieux.

L’Espérance n’est pas l’espoir terrestre. L’Espérance, comme le rappelait Benoît XVI, ne peut être que Dieu. Où et quand la perçoit-on chez de Gaulle ?

La Charité. Si personne ne conteste le comportement d’Edmond Michelet à Dachau, il ne faut cependant pas que l’effet de halo occulte divers épisodes de sa vie politique, en particulier au ministère de la Justice en 1959-60-61. Sa charité était sélective, fonction du niveau des convictions gaullistes du possible bénéficiaire. Et il a accepté de signer l’ordonnance rétablissant la peine de mort en matière politique abolie depuis 1848, signature difficile à considérer comme une preuve éclatante de charité. Mais surtout, Edmond Michelet, après avoir assimilé le FLN algérien au nazisme, lui a trouvé par la suite des vertus insoupçonnées et a favorisé son accession au pouvoir en Algérie – pauvre Algérie ! Puis, président de l’association France-Algérie, il n’a pas émis la moindre protestation dans les années 1962-63 devant le massacre de dizaines de milliers de harkis perpétré par le nouveau pouvoir.

Aussi, sommes-nous littéralement sidérés que pas un média chrétien n’interpelle l’auteur de Demain la France proclamant l’incarnation des vertus théologales en un écrivain et deux hommes politiques, d’une notoriété certaine, mais dont nombre d’actes et d’écrits suscitent, à l’aune de notre humble jugement humain, de sérieux doutes sur leur élévation au rang des plus grands saints de la chrétienté.

60 manifestations organisées en France le 10 octobre contre la loi bioéthique

Retrouvez les lieux de manifestation ici ou sur cette carte :

A Paris, le rendez-vous est devant le ministère de la justice :

Dans un communiqué de la Conférence épiscopale,

“Les évêques du Conseil permanent encouragent les parlementaires qui prennent ces sujets au sérieux ; ils invitent tous les citoyens, spécialement les catholiques, à s’informer de ces sujets et à faire connaître leurs réticences et leur opposition aux dispositions annoncées. Notre société ne doit pas se laisser entraîner subrepticement dans une voie dangereuse pour l’avenir de l’humanité.”

Purge estivale : le RN joue les prolongations

Marine Le Pen cherche-t-elle à favoriser une vraie candidature de droite ?” titrions-nous début août suite aux changements opérés au sein des instances du RN fin juillet, qui visaient essentiellement des proches de Marion Maréchal. Des phantasmes répondait la direction du RN.

Aujourd’hui, nous apprenons que trois proches de Marion Maréchal vont passer prochainement en commission des conflits (qui rime souvent avec exclusion) pour des raisons fallacieuses :

Règlements de comptes au sein du Rassemblement national. Selon nos informations, trois conseillers régionaux d’Auvergne-Rhône-Alpes, Agnès Marion, Antoine Melliès et Sophie Robert (cette dernière étant par ailleurs membre du bureau national), sont convoqués fin octobre à Nanterre devant la commission des conflits du parti où ils risquent des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion.

Point commun de ces personnalités : elles incarnent une ligne catholique conservatrice proche de celle de Marion Maréchal. Figure de la Manif pour tous à Lyon, Agnès Marion préside le cercle Fraternité qui défend les « valeurs familiales » tandis que Sophie Robert n’est autre que la belle-mère de Thibaut Monnier, le cofondateur de l’Issep, l’école de Marion Maréchal dans la capitale des Gaules. Quant à Antoine Melliès, un ami de Marion Maréchal, il a été débarqué de la direction de la fédération du Rhône au cours de l’été (…)

Officiellement, les trois élus sont convoqués pour se justifier d’avoir maintenu comme tête de liste dans le VIe arrondissement de Lyon aux municipales l’avocat Jacky Copede, alors que celui-ci avait été candidat aux législatives en 2017 dans le Rhône sous l’étiquette des comités Jeanne, lancés par Jean-Marie Le Pen. Mais « l’objectif de cette convocation disciplinaire n’est pas de défendre la stabilité du parti qui serait menacée par Jacky Copede », ironise une source interne qui observe que « tous ceux qui ont fait la bise il y a moins de trois semaines à Marion Maréchal sont des ennemis de Bruno Bilde. ». Ce fidèle de Marine Le Pen, membre du bureau exécutif est soupçonné par les « marionistes » de vouloir purger le parti.

Les plus anciens se souviendront qu’exclure des proches de Bruno Mégret fût la méthode utilisée en 1998 pour faire sortir du bois ce dernier (voir son interview). Sauf que Marion Maréchal ne fait plus partie du RN…

Nous écrivions en conclusion de l’article :

Marine Le Pen est aujourd’hui à 28% dans les sondages. Parions qu’elle va réussir à redescendre à 20% rapidement si elle continue, après avoir méprisé la tendance catholique, à ignorer voir mépriser à ce point la droite identitaire… Et dire que l’on veut nous faire croire, qu’à la différence de son père, elle chercherait à accéder au pouvoir. C’est très mal parti…

Le dernier sondage la donne à 24%. Elle a donc déjà perdu 4 points depuis fin juillet…

“Le Planning revendique la dépénalisation totale de l’avortement”

10 semaines, 12, 14… ce ne sera jamais assez.

C’est pourquoi, dans un communiqué du 28 septembre, le Planning familial réclame :

Le Planning revendique la dépénalisation totale de l’avortement. Il souhaite obtenir en France – dans un premier temps – une équité de droit avec les pays les plus progressistes : soit 24 semaines d’aménorrhée.

On se demande pourquoi s’arrêter à 24. Et pourquoi pas jusqu’à la naissance, comme pour l’IMG ? Et puis aussi après la naissance ?

Caroline de Haas missionnée pour une formation anti-harcèlement

Le groupe Egae, « agence de conseil » dirigée par Caroline de Haas (directrice associée), a remporté un appel d’offre lancé par le ministère de la Culture pour mener une formation consacrée à la « lutte contre les violences sexistes et sexuelles » dans un conservatoire national.

Or, une enquête de Libération de 2018 avait déterminé que l’UNEF était devenu un “terrain de chasse sexuel” lorsque Caroline de Haas en était secrétaire général.

Elle a effectivement de l’expérience…

Il faut le dire clairement : la contraception mène logiquement à l’avortement

Suite à la sortie du film UnplannedPadreblog a interrogé le docteur Frédérique Mardon-Lerolle, gynécologue-obstétricienne en Ile-de France. Extraits :

Padreblog : Pourquoi est-il si difficile pour des femmes de se confier à quelqu’un avant/après un avortement ?

Dr F. M-L : On leur dit « ce n’est rien » ou bien « tu as le choix ». Comment peuvent-elles être libres de leur choix ? Et si c’est leur choix, de quoi se plaignent-elles ? N’est-ce pas « un droit » acquis de haute lutte ?  Elles retournent alors souvent cette culpabilité contre elles, une culpabilité pourtant partagée entre le conjoint, l’entourage et le corps médical. Elles ont peur du jugement aussi. D’un côté, cela, cet acte soi-disant anodin et banal, et puis la réalité de ce qui se passe vraiment, entretenue par la prodigieuse mémoire du corps et par la richesse de la psychologie. Moi-même, lors d’une consultation, je devine qu’il s’est passé quelque chose et ce n’est pas une simple intuition féminine, croyez-moi ! Par exemple, une femme qui a subi un avortement a plus de difficultés à se laisser examiner. Figurez-vous qu’en Ehpad, l’une des plus fréquentes souffrances évoquées est la non venue au monde de ces enfants avortés parfois quarante ans auparavant.

Pouvez-vous nous témoigner de la souffrance des mères en détresse que vous rencontrez dans votre métier de gynécologue ?

Le drame de l’avortement réside principalement dans l’extrême rapidité avec laquelle il est décidé et réalisé. On précipite les choses, la pression de l’entourage est grande, la femme se sent dans une immense solitude. La tentation est immense d’en sortir au plus vite et de résoudre rapidement ce dilemme : « Puisque cet enfant n’est pas désiré, il n’y a pas de place pour lui ». Le temps de la réflexion est minimal, ce qui est abyssal d’autant plus qu’il existe un temps d’ambivalence au début de chaque grossesse.

J’en veux beaucoup, je l’avoue, aux médecins qui savent très bien ce qu’ils font : ont-ils oublié leurs cours d’embryologie dispensés en première année de médecine ? Comment font-ils pour s’occuper – le plus professionnellement possible – successivement d’une femme qui vient de faire une fausse couche, d’une autre qui veut absolument tout faire pour être enceinte ou encore de celle qui avorte pour la première ou deuxième fois ? Sont-ils des prestataires de service ou au service de la vie ? J’en veux aussi aux hommes : on a dit que la pilule et l’avortement avaient libéré les femmes, c’est profondément faux. Ils ont surtout libéré les hommes, afin qu’ils puissent fuir leurs responsabilités.

« Unplanned » sort en France, l’année d’un triste record : 232 200 avortements l’an passé. Que vous inspirent ces chiffres ?

Un grand sentiment de tristesse et d’échec : pourquoi autant d’avortements ? Cela pose d’ailleurs problème aux défenseurs de l’avortement qui ne répondent que par l’accentuation nécessaire d’une contraception « efficace » (on en arrive à injecter sous la peau du bras un implant qui stérilise pendant 3 ans d’affilée !). Il faut encore plus contracepter toutes les femmes. Or, il faut accepter de donner les vraies réponses. Le problème vient du fait qu’on a réussi à complètement déconnecter dans la tête des femmes – et dans le sexe des hommes – le lien entre une relation d’amour et la possibilité de concevoir. Il faut le dire clairement : la contraception mène logiquement à l’avortement. Pourquoi ? Mais parce qu’avec la contraception, la grossesse rentre dans la catégorie des échecs.  Nous sommes dans une situation médicale unique : le seul cas où l’on bloque quelque chose qui fonctionne très bien, à savoir une ovulation qui est signe de bonne santé !

Pourquoi le sujet de l’avortement et de la souffrance qu’il occasionne est-il tellement tabou dans notre société française ?

Le débat est confisqué. Le mensonge est toujours un engrenage : pour le défendre, il faut en rajouter. En ce sens, l’avortement doit être consolidé coûte que coûte par ses défenseurs chaque année.

[…]

Combien seront-ils à voter jeudi 8 octobre l’allongement de la durée légale de l’avortement de 12 à 14 semaines ?

De François Billot de Lochner :

Il y a quelques jours, au milieu de la nuit, la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1e avril 2021 a été votée par 26 députés seulement sur 577. 26 députés, cela suffit visiblement à prendre des décisions qui engagent la vie de millions de Français, et réduisent considérablement et durablement leur espace de liberté.

Combien seront-ils à voter jeudi 8 octobre l’allongement de la durée légale de l’avortement de 12 à 14 semaines ? Une poignée ? Une demi-douzaine de parlementaires s’arrogeront-ils un droit de vie et de mort sur des centaines, des milliers de petites vies humaines, une fois de plus dans l’indifférence générale ?

Jeudi 8 octobre, la proposition de loi visant à allonger le délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse sera débattue en séance plénière à l’Assemblée nationale alors même que le gouvernement s’est montré défavorable au projet : une fois n’est pas coutume, lui qui est habituellement si prompt à enfourcher le cheval de bataille de la culture de mort !

La proposition a été adoptée en Commission des affaires sociales la semaine passée. De trop rares amendements ont tenté d’empêcher, ou d’altérer les mesures mortifères, notamment portés avec courage par Emmanuelle Ménard : ils ont tous été rejetés.

Que prévoit ladite proposition de loi ? Tout d’abord, l’allongement du délai légal pour pouvoir procéder à un avortement chirurgical, qui passerait de 12 à 14 semaines. Toujours plus ! Un glissement significatif, puisqu’en l’espace décisif de ces deux petites semaines, la structure du bébé se solidifie, le crâne s’ossifie, obligeant le médecin en charge de l’acte à broyer les organes pour faciliter l’extraction. Fermons les yeux, et imaginons l’espace d’un instant ce que représente ce meurtre barbare, en bonne et due forme, et exécuté sous couvert de médecine et de progrès. Cela n’empêche pas le texte de la proposition de loi de nous expliquer, très placidement et sans sourciller, que de nombreux pays européens autorisent déjà l’IVG jusqu’à la quatorzième semaine – c’est le cas de l’Espagne, et l’Autriche – et au‑delà – c’est le cas du Royaume‑Uni (24 semaines), des Pays‑Bas (22 semaines) ou encore de la Suède (18 semaines). Dans ce cas, évidemment, l’exemple étranger est bien commode pour légitimer l’innommable. Il est curieux qu’on ne mette pas autant de zèle à s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, aux Etats-Unis par exemple, quand il s’agit de peine de mort…

Avec une inconscience et une mauvaise foi proprement diabolique, à rebours des témoignages alarmistes du corps médical (il faut se rappeler que lors du précédent allongement du délai de 10 à 12 semaines, 30 % des gynécologues-obstétriciens avaient déjà refusé d’effectuer des avortements), le comité de salut public des députés au service de la mort explique sans vergogne « qu’aucun argument médical ou scientifique ne justifie de s’opposer à l’allongement des délais. » Toujours plus loin ! Cela est assez cohérent avec la décision récente de renforcer la possibilité de  l’Interruption Médicale de Grossesse jusqu’au terme : de très nombreux Français semblent ne pas comprendre ni réaliser ce que cela signifie concrètement : le meurtre d’un bébé viable.

Mais ce n’est pas tout : l’article 2 de la proposition de la loi stipule que la clause de conscience spécifique à l’IVG – qui prenait acte du fait que l’avortement n’est pas un « acte médical » comme un autre – soit supprimée, au nom d’un « droit à l’avortement » que même la loi Veil n’a jamais revendiqué. Enfin, un amendement a été adopté, qui prévoit que les sages-femmes pourront réaliser des avortements chirurgicaux jusqu’à la dixième semaine. Elles n’ont ni la compétence, ni la formation pour ce faire, mais l’obsession d’ôter la vie est telle chez nos parlementaires qu’ils ne s’embarrassent pas de ces détails, ni des risques qu’ils peuvent faire courir à la femme qui subirait un acte chirurgical grave de la part d’une personne qui n’en maîtrise ni le déroulé, ni les conséquences et éventuelles complications.

Sur Radio Notre-Dame, Mgr Aupetit a eu des mots très clairs, et sans ambiguïtés, qu’on ne peut que saluer. Revenant sur la question de l’IMG jusqu’au terme, il affirme : « C’est effrayant. Massacrer cet enfant dans le ventre de sa mère, c’est absolument épouvantable. » Nous saluons ces propos, mais une fois de plus, nous le redisons, ils sonnent comme la déclaration d’un homme et non d’une institution : à quand une déclaration officielle de la Conférence des évêques, pour appeler  solennellement au sursaut de la conscience les députés, à la veille du vote ? Il y a une fenêtre de tir : le gouvernement est réticent, les médecins grondent, c’est le moment pour faire entendre une voix forte et officielle qui peut être écoutée.

Pour l’heure, l’ordre des priorités est malheureusement troublé, comme en témoigne la confusion mentale qui règne dans l’encyclique paru dimanche. La valeur sacrée de la vie se dilue dans des considérations sociales vagues et indéterminées. L’exemple américain nous prouve pourtant qu’il est possible de rétablir la véritable hiérarchie des valeurs au service du plus faible d’entre tous, l’enfant à naître.

Une chapelle pour l’école Bienheureux Charles de Foucauld

L’école indépendante Charles de Foucauld, située à Versailles, s’apprête à lancer une nouvelle phase de travaux : après avoir achevé pour cette rentrée la construction d’un bâtiment permettant d’accueillir 100 collégiens en plus des 100 élèves actuels de primaire, l’école a décidé de construire cette année une chapelle souterraine permettant ainsi à ses élèves de développer leur vie spirituelle dans un lieu consacré.

Fondés respectivement en 2014 et 2016, le collège et l’école ont connu un développement très rapide grâce à l’excellence du projet pédagogique, la présence de nombreux aumôniers chargés du développement spirituel des élèves mais aussi grâce à une confiance constante des investisseurs.

A l’occasion de la canonisation du Bienheureux Charles de Foucauld, l’école souhaite édifier une chapelle pour permettre à ses élèves et professeurs de prier quotidiennement dans un lieu dédié. Elle sera creusée comme une catacombe dans le sous-sol et sera la première chapelle en France dédiée au nouveau saint !

La construction d’une chapelle dans une école hors-contrat est un défi dans le monde d’aujourd’hui. « Nous avons monté ce projet d’école en faisant une grande confiance en la Providence. Si la construction d’une chapelle reste aujourd’hui un défi, c’est avec une confiance encore plus grande que nous lançons ce projet » résumé Hubert de Saizieu président de l’association de gestion de l’établissement. Elle recherche donc des soutiens nombreux.

Lien pour les aider.

COVID et statut législatif des contraintes pour motifs sanitaires. Un ministre de la Santé dépassé

Le propos de ce texte est de faire un point sur l’encadrement législatif des contraintes multiples pour motif sanitaire édictées quotidiennement par un ministre de la Santé dépassé, au travers de la discussion à l’Assemblée Nationale d’un texte présenté en urgence « prorogeant le régime transitoire institué à la sortie de l’état d’urgence sanitaire » et voté en première lecture le 1er octobre.

En effet, les différentes décisions de l’Etat prises pour, paraît-il, gérer au mieux le risque sanitaire lié au COVID-19, présentent déjà un long historique.

Rappelons d’abord que la loi instituant un état d’urgence sanitaire a été votée le 23 mars 2020, alors même que les mesures totalement dérogatoires dans le domaine des libertés publiques, associées à la décision de confinement, avaient été mises en application le 17 mars à 12h. Il paraît que nous sommes dans un Etat de droit. L’état de droit a été, pendant une semaine, des plus flous et l’obéissance (ou la non-rébellion) des partis, des institutions, des associations, des individus n’en a été que plus impressionnante.

L’état d’urgence sanitaire voté donc le 23 mars a été prorogé par une loi du 11 mai 2020 (date de la fin du confinement). On se rappelle que, pendant cette période d’état d’urgence sanitaire, à différentes reprises, le Conseil d’État a rendu des décisions sur des mesures portant atteinte aux libertés individuelles. Le 18 mai, s’agissant des rassemblements dans les lieux de culte, il a rappelé la nécessité d’édicter des mesures strictement proportionnées au risque sanitaire et appropriées. Le 13 juin, il a suspendu l’interdiction générale et absolue de manifester. Le 6 juillet, il a suspendu le décret instaurant une autorisation préalable avant d’organiser une manifestation. Ce qui donne une idée de l’ampleur de l’embrigadement de la population française qui avait été voté.

L’état d’urgence sanitaire a ensuite été remplacé par une loi du 9 juillet 2020 qui en organisait la sortie. Cette loi continuait d’autoriser le Premier ministre à prendre par décret « sur le rapport du ministre chargé de la santé, dans l’intérêt de la santé publique et aux seules fins de lutter contre la propagation de l’épidémie de covid-19 » plusieurs dispositions en particulier :

« 1° Réglementer ou, dans certaines parties du territoire dans lesquelles est constatée une circulation active du virus, interdire la circulation des personnes et des véhicules, ainsi que l’accès aux moyens de transport collectif et les conditions de leur usage et, pour les seuls transports aériens et maritimes, interdire ou restreindre les déplacements de personnes et la circulation des moyens de transport, sous réserve des déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux, professionnels et de santé ;
2° Réglementer l’ouverture au public, y compris les conditions d’accès et de présence, d’une ou de plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion, à l’exception des locaux à usage d’habitation, en garantissant l’accès des personnes aux biens et services de première nécessité.
La fermeture provisoire d’une ou de plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunions peut, dans ce cadre, être ordonnée lorsqu’ils accueillent des activités qui, par leur nature même, ne permettent pas de garantir la mise en œuvre des mesures de nature à prévenir les risques de propagation du virus ou lorsqu’ils se situent dans certaines parties du territoire dans lesquelles est constatée une circulation active du virus ;
3° Sans préjudice des articles L. 211-2 et L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, réglementer les rassemblements de personnes, les réunions et les activités sur la voie publique et dans les lieux ouverts au public »

Cette loi encore une fois d’exception (citation du député Gosselin lors du débat du 1er octobre :  « La sortie de l’état d’urgence est une zone sinon de non-droit, du moins de droit encore bien particulier. Il s’agit d’une hybridation juridique, une forme d’OGM, d’organisation généreusement modifiée, qui emprunte beaucoup au droit d’exception, plus sans aucun doute pour certains aspects qu’au droit commun ») avait une date d’extinction : le 30 octobre 2020.

Le gouvernement a jugé utile de présenter un nouveau texte pour la prorogation de ce régime transitoire. C’est ce texte qui a été discuté en deux séances (la première l’après-midi, la deuxième en soirée) et adopté par 31 voix contre 19 (ce qui démontre l’assiduité des 577 députés pour voter les lois essentielles).

L’alinéa 1 de l’article 1 de ce projet de loi (qui va passer au Sénat) est :  « Au premier alinéa du I de l’article 1er de la loi n° 2020-856 du 9 juillet 2020 organisant la sortie de l’état  d’urgence sanitaire, la date : « 30 octobre 2020 » est remplacée par la date : « 1er avril 2021 » ». Nous en reprenons donc pour encore 6 mois.

Pendant ce court débat, le ministre de la Santé a continué de démontrer toute son insuffisance (professionnelle, s’entend…). Quand il a été présent, faut-il le dire, parce qu’il a séché une bonne partie de la première séance de travail. Pensez-donc, il devait passer à la télévision pour présenter des mesures sanitaires. Sans doute le Professeur Salomon était-il indisponible ?

Sur le fond, le ministre de la Santé, qui a commencé sa présentation par une déclaration martiale (« Les soignants sont en veillée d’armes, et nous le sommes avec eux »), nous rappelant le meilleur macronien (« nous sommes en guerre »), est curieusement déchiré entre deux objectifs stratégiques qui paraissent contradictoires. En premier, il déclare :

« Anéantir ce virus…, tel est notre devoir. Depuis que j’ai été nommé ministre, c’est ma priorité et le cœur de mon agenda ».

On comprend donc qu’il poursuit une guerre d’anéantissement. Mais, en même temps, il affirme dans la chaleur de la discussion :

« Nous répétons depuis des mois que nous devons vivre avec le virus dans la durée ».

Alors, anéantissement ou vivre avec ? Faudrait choisir peut-être ? 

Comme on ne change pas les bonnes habitudes, le ministre de la Santé continue d’être le haut-parleur du Conseil scientifique. Certains députés refusaient une prorogation pour une période si longue. Mais M.Véran explique que c’est le Conseil scientifique qui,

« dans son avis du 12 septembre, a également jugé indispensable de proroger le régime transitoire institué à la sortie de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1er avril 2021, comme le propose le présent texte ».

Et là, bien sûr, on ne peut que s’incliner devant la compétence démontrée depuis le début par cette institution macronienne.

M.Dupont-Aignan est cependant cruel avec le ministre en s’adressant à M.Taquet, le supplétif du ministre absent pour cause de télévision :

« Vous nous expliquez que le Conseil scientifique et le Conseil d’État ont fixé cette date à fin mars ou début avril pour des raisons scientifiques. Mais il y a quelques minutes, le ministre des solidarités et de la santé expliquait qu’il ne savait pas quelles mesures il prendrait pour Paris ce lundi et qu’il attendait de voir l’évolution de l’épidémie ce week-end ! Si je comprends bien, le ministre ne sait pas ce qu’il en sera lundi mais vous, vous savez que l’épidémie s’arrêtera précisément fin mars ou début avril ».

La compétence du Conseil scientifique est encore soulignée par M.Véran lors de ce rappel :

« Le Conseil scientifique a souligné le rôle déterminant des systèmes d’information pour suivre et gérer efficacement la crise sanitaire. C’est pour cette raison que l’article 2 proroge les systèmes d’information créés pour lutter contre l’épidémie. Ces outils permettent de repérer les cas contacts, de les accompagner, de leur prodiguer des conseils adaptés à leur situation, d’effectuer un suivi épidémiologique et de conduire des travaux de recherche sur le virus ».

C’est, en particulier, STOP-COVID, cet outil que n’a même pas chargé M.Castex sur son téléphone, tellement il est déterminant et à propos duquel Mme Ménard rapportait lors de la discussion :

«Interrogé le 22 septembre par la commission d’enquête sénatoriale, Bruno Sportisse, le président de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, l’INRIA, a déclaré que StopCovid n’avait envoyé au total que 268 notifications de cas contacts depuis sa mise en route ».

Alors, bien sûr, quand M.Véran ajoute que « notre dispositif de tracing est plus que jamais la clé de voûte de la stratégie de lutte contre l’épidémie », on pense quand même plus à un vivre avec qu’à un anéantissement….

Une grande partie de la discussion parlementaire a concerné un nouvel article 1er bis, présenté par M.Sacha Houlié et pointant les incohérences constatées par chacun concernant les jauges maximales attribuées à différentes infrastructures (cf le député S.Peu : « J’ai exprimé mon soutien, en commission, à l’amendement présenté par Sacha Houlié. En effet, qui dit pouvoir donné aux autorités administratives ne dit pas toujours pouvoir intelligent.  J’ai pu le vérifier dans ma circonscription, où se trouve le Stade de France. Pour la finale de la Coupe de France de football, la jauge était limitée à 5 000 places dans un stade qui en compte 80 000 ! Absurdité supplémentaire, les spectateurs étaient tous concentrés dans la même tribune ! »).

Objet de ce nouvel article, « issu d’un amendement adopté à l’unanimité – j’insiste, à l’unanimité – par la commission des lois. Il prévoit que les jauges imposées aux établissements recevant du public ne soient plus forfaitaires mais proportionnées à la capacité d’accueil ». L’article proposé est donc rédigé comme suit :

« APRÈS L’ARTICLE PREMIER, insérer l’article suivant : Le premier alinéa du 2° du I de l’article 1er de la loi n° 2020‑856 du 9 juillet 2020 organisant la sortie de l’état d’urgence sanitaire est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette réglementation est strictement adaptée à la situation sanitaire locale et à la capacité d’accueil des établissements recevant du public. » »

L’exposé sommaire qui accompagne tout amendement est encore plus clair :

« Il serait préférable qu’un raisonnement en fonction des deux critères de situation sanitaire locale et de capacité d’accueil soit établi par le corps préfectoral qui pourrait suivre la logique suivante :  une jauge à 10% des places pour les stades situés en zone rouge ;  une jauge à 25% des places pour les stades situés en zone orange ;  une jauge à 50% des places pour les stades situés en zone verte ».

Cela paraît compréhensible pour quiconque ; mais pas pour le ministre de la Santé qui déploie sa dialectique bornée :

« Si nous avons fait le choix de retenir des seuils plutôt que le critère de la proportionnalité, c’est d’abord parce qu’il faut une mesure nationale d’application locale. Ce point est important : quand on limite les rassemblements à 1 000 personnes dans les zones où le virus circule, il est impossible de prendre un arrêté par lieu et par événement… Si on commence à s’interroger au sujet de chaque enceinte, cela peut vite devenir compliqué. La première partie de la phrase sur laquelle se fonde l’article 1er bis – « Cette réglementation est strictement adaptée à la situation sanitaire locale » – empêche de prendre des mesures de portée nationale : il faudrait autant de mesures qu’il y a de territoires.

La suite de la phrase – « et à la capacité d’accueil des établissements recevant du public » – pose également problème, car elle implique que toute notion de jauge, quel que soit son niveau, devient caduque pour les grands événements. Je comprends, monsieur Houlié, que votre intention était d’appliquer un principe de proportionnalité jusqu’à un certain seuil d’occupation d’un stade, d’un gymnase, ou de tout autre espace recevant du public. Le problème est précisément de fixer ledit seuil. En fait, il nous faut des règles simples – vous êtes d’ailleurs nombreux à les appeler de vos vœux – et, s’il faut bien reconnaître que tel n’a pas toujours été le cas, la présente règle présente indéniablement cette qualité : pas plus de 5 000 personnes quand le virus ne circule pas, pas plus de 1 000 personnes quand il circule ».

Pour un Véran, la proportionnalité, c’est complexe. La jauge, c’est simple. C’est d’ailleurs ce qu’on appelait le lit de Procuste. M.Véran est le Procuste du COVID et conclut :

« C’est pourquoi, si je respecte totalement l’esprit de l’amendement ayant abouti à l’article 1er bis, je vous propose une nouvelle rédaction de nature à permettre l’application d’une règle nationale d’application locale et d’une jauge ».

Et le nouvel article 1er bis devient :

« Le premier alinéa du 2° du I de l’article 1er de la loi n° 2020-856 du 9 juillet 2020 précitée est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette réglementation est adaptée à la situation sanitaire et prend en compte les caractéristiques des établissements recevant du public. »

Après avoir beaucoup parlé sur la jauge, le ministre de la Santé devient muet quand il s’agit de répondre à des incohérences. Mme B.Kuster :

« Nous relayons sincèrement les retours qui nous parviennent du terrain. À titre d’exemple, samedi, des associations sportives de ma circonscription ont dû refuser des enfants qui venaient suivre leurs activités habituelles. La même semaine, ces mêmes enfants, dans les mêmes lieux, ont été autorisés à pratiquer les mêmes sports dans le cadre du temps périscolaire ».

Ou M.C.Blanchet lui demande de citer ses sources :

« Vous avez indiqué que le risque de contracter le virus était trois fois plus élevé parmi les personnes fréquentant des restaurants, des bars et d’autres lieux de ce type. « Trois fois plus élevé » par rapport à quoi ? Par rapport à une personne restant seule chez elle, à deux personnes mangeant au restaurant, à 5 000 personnes se rendant au Puy du Fou, à 200 personnes participant à un rassemblement festif en extérieur ? Sur quelles études vous appuyez-vous ? Au cours de votre audition, vous avez évoqué des études internationales. Aucune étude française n’est disponible, ou n’a, en tout cas, été portée à notre connaissance : vous n’avez que des exemples, ça ne fait pas une étude ».

Le ministre reste muet.

En conclusion, il faut garder à l’esprit que les prochaines élections régionales sont fixées aux 14 et 21 mars prochains, dans le cadre des conditions dérogatoires aux libertés publiques qui auront été votées définitivement d’ici fin octobre pour aller jusqu’au 1er avril.

Il faut aussi garder à l’esprit que le gouvernement prépare une étape suivante. Ecoutons une dernière fois M.Véran :

« Cette échéance doit permettre de consacrer les réflexions et le temps parlementaire à l’élaboration d’un dispositif pérenne de gestion de l’urgence sanitaire, plutôt qu’à des rendez-vous intermédiaires de prorogation de mesures transitoires que l’on sait déjà nécessaires. Le Parlement sera saisi, d’ici janvier, d’un projet de loi à cet effet ».

Comme le rappelle Le Salon beige citant l’historien T.Wolton :

« Prenons garde : il est rare qu’un État abandonne de lui-même et de plein gré les prérogatives qu’il s’est octroyées sous prétexte de servir la cause commune. Ces derniers mois, nos libertés ont été pour le moins grignotées. Si les circonstances l’exigent, la vigilance n’en est pas moins nécessaire pour éviter qu’un pli soit pris que nous finirions tous par regretter ».

M.Véran sera-t-il alors encore ministre de la Santé ?

Viktor Orban demande au lobby LGBT de laisser les enfants tranquilles

Viktor Orban était interrogé au sujet d’un manuel publié par une association LGBT et adaptant des contes et légendes célèbres avec des personnages issus de minorités marginalisées (handicapés, pauvres, Roms, LGBT…). Ainsi, dans une histoire, Cendrillon est lesbienne, dans une autre un tueur de dragons est transgenre. Un mouvement spontané de la société civile a demandé le retrait du livre du marché. Le Premier ministre a déclaré :

« La Hongrie a des lois sur l’homosexualité, qui reposent sur une approche exceptionnellement tolérante et patiente ». « Mais il y a une ligne rouge à ne pas franchir ». « Pour résumer mon opinion : laissez nos enfants tranquilles ».

Le ministre comorien des Affaires étrangères bénéficierait de la CMU et du RSA

Le ministre des Affaires étrangères comorien Dhoihir Dhoulkamal bénéficierait de la couverture maladie universelle (CMU) et du revenu de solidarité active (RSA) depuis au moins dix ans, révèle le Journal de l’Ile de la Réunion (JIR) le 3 octobre.

L’homme, fraîchement nommé patron de la diplomatie, a déjà occupé plusieurs postes au sein du gouvernement comorien tout en se faisant passer pour un ressortissant français pour accéder aux aides. La fraude serait estimée à plusieurs milliers d’euros. Le nouveau ministre des Affaires étrangères est aussi le président du groupe d’amitié Comores-France.

Avec Xavier Bertrand, ils ont trouvé le successeur d’Alain Juppé

En 2015, deux ans avant la présidentielle, la presse vendait Alain Juppé comme “le meilleur candidat à droite à l’élection présidentielle de 2017“.

Deux ans avant 2022, la presse tente de nous vendre Xavier Bertrand comme “le candidat le mieux placé à droite“, devant François Baroin, Valérie Pécresse, Bruno Retailleau et Rachida Dati.

Rappelons que Xavier Bertrand avait annoncé en décembre 2017 qu’il quittait « définitivement » Les Républicains.

Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des armées, sort un nouvel ouvrage intitulé « L’Equilibre est un courage » avec en sous-titre : « Réparer la France ». Il explique :

«  À la fin d’une conférence, une femme d’une cinquantaine d’années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu’elle a peur. “Peur pour samedi prochain.” Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d’aller manifester à Paris. Or l’unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l’ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face  ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre  ? À cet instant, j’ai ressenti le déchirement qui s’opère dans notre nation, l’impérieuse nécessité d’une véritable réconciliation nationale.  »

Le Parisien se demande si Pierre de Villiers n’ambitionnerait pas de se lancer en politique, voire d’être candidat à la prochaine élection présidentielle…

Etats-Unis : création d’emplois et baisse des inégalités (2016-2019)

Lu sur l’IREF :

La contamination du président Trump, son hospitalisation, la manière scandaleusement partiale dont les médias, pour la plupart, couvrent l’actualité des Etats-Unis, ont occulté quelques nouvelles économiques importantes. D’abord, les chiffres de l’emploi. L’économie américaine a créé 877 000 emplois nouveaux (en septembre) et le taux de chômage a baissé de 8.4 % à 7.9 % (fin septembre) ce qui constitue une assez forte réduction dans le contexte de l’ouverture (après confinement) de plusieurs Etats. On le voit dans les différences de taux de chômage qui vont du simple au double : Phoenix (5,9%) et Dallas (6,3%) contre Los Angeles (15%), New York City (13 %) ou Chicago (11,7%). Le taux de chômage a baissé dans 41 Etats et les salaires ont augmenté dans 40. A souligner aussi le rebond impressionnant de l’indice de confiance des consommateurs, un record depuis 17 ans !

Même si les créations d’emplois ont été moins importantes qu’au mois d’août (1.5 millions), la reprise économique est considérée comme forte et devrait le rester à condition que le pays ne reste plus confiné et continue à s’ouvrir complètement. Le chômage serait probablement encore plus bas si plusieurs Etats démocrates ne maintenaient pas leur économie fermée, telle la Californie où le parc Disneyland vient d’annoncer le licenciements de 28 000 employés, alors que le parc de Floride, lui, fonctionne normalement. Rappelons qu’en France, depuis les années 1990, un taux à 7.9 % est considéré comme pratiquement un succès !

D’autres statistiques auraient dû (aussi) attirer l’attention des journalistes et des observateurs. La Réserve fédérale a publié lundi son enquête sur les revenus des consommateurs, enquête qu’elle publie tous les trois ans. Elle donne un aperçu de la dette, du revenu et de la richesse des ménages américains dans tous les groupes démographiques. Principales informations : les revenus réels médians ont augmenté de 5% de 2016 à 2019. Entre 2016 et 2019, ceux des ménages blancs, riches et diplômés d’université ont connu une croissance relativement moindre que ceux des autres groupes. La Fed observe que « plus généralement, les écarts de revenus entre les familles titulaires d’un diplôme universitaire et celles qui n’en ont pas ont diminué ». Le revenu médian réel a augmenté de 9% pour les Américains qui n’ont pas terminé leurs études secondaires et de 6,3% pour ceux qui ont un diplôme d’études secondaires. Il a diminué de 2,3% pour ceux qui ont un diplôme d’études supérieures. La Fed souligne également une richesse croissante chez les Américains à faible revenu. La valeur nette (actifs moins dette) a augmenté de 32,5% dans le quintile de revenu le plus bas et de 30,7% dans le deuxième plus bas, tout en diminuant légèrement dans le quintile supérieur.

La hausse des revenus a rendu l’accession à la propriété plus abordable. Dans l’ensemble, l’achat de logements a diminué pendant la présidence Obama malgré des taux d’intérêt proches de zéro, mais il a augmenté de 1,4 point de pourcentage de 2016 à 2019, y compris chez les Hispaniques (1,8 point) et les Noirs (2,3 points). La croissance économique et le boom des entreprises ont contribué aussi à l’augmentation des participations dans les entreprises, en particulier chez les Noirs (+ 138%), les Hispaniques (+ 63%) et les Américains sans diplôme d’études secondaires (+ 104%).

Conclusion, selon l’enquête de la FED et contrairement aux clichés, l’économie américaine de 2016 à 2019 (avant la pandémie) n’a pas du tout profité aux riches mais aux ménages américains modeste et moyens, ce qui a contribué à la réduction des écarts de richesses.

Les rêves impériaux d’Erdoğan : jusqu’à Vienne ?

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

« La Turquie a l’objectif clair de réinstaurer l’empire turc. » Ce propos, frappé au coin du bon sens, est de Nikol Pachinian, le Premier ministre arménien, au cours d’un entretien avec France 24.

L’agression de l’Azerbaïdjan contre l’enclave arménienne du Haut-Karabakh, sans doute téléguidée par Ankara, est le dernier épisode d’une frénésie impérialiste sans précédent depuis la chute de l’Empire ottoman.

La guerre en Syrie fut l’occasion, pour Erdoğan, d’envahir à plusieurs reprises son voisin pour châtier les Kurdes ou, tout simplement, occuper une partie du territoire syrien, comme la province d’Idleb au nord-ouest. En tant que membre de l’OTAN, la Turquie a bénéficié d’une indulgence américaine et européenne invraisemblable, et si Poutine n’avait pas été là pour contenir l’avance de l’armée turque, on ne sait jusqu’où elle serait allée.

Puis ce fut la Libye où plusieurs milliers (on parle de 12.000) de mercenaires islamistes turkmènes furent envoyés depuis la Syrie pour aider l’allié Sarraj, en difficulté militaire face aux forces du maréchal Haftar. Là encore, ce sont les Russes qui ont bloqué l’avance turque, empêchant les hordes turkmènes de s’emparer des puits de pétrole libyens. Cela n’empêcha pas Erdoğan de signer un accord maritime parfaitement illégal avec la Libye afin de se partager une zone maritime reliant les deux pays. Cela comme si la Crète ou Chypre n’existait pas.

Car la Méditerranée orientale est la troisième cible de l’insatiable sultan. Furieux d’être écarté des récentes découvertes gazières maritimes qui se situent dans les eaux territoriales de Chypre, de la Grèce, d’Israël, du Liban et de l’Égypte, Erdoğan veut contraindre ses voisins à lui laisser une part du gâteau. De forages illégaux, sous protection de navires de guerre, en intimidations multiples, la tension est montée à un niveau périlleux. Sous la menace de sanctions européennes (mais pas américaines…), la flotte turque est rentrée au port, en attendant une prochaine occasion. Car la situation économique turque est plus que médiocre et le sultan ne peut se permettre de subir un arsenal de sanctions. C’est un talon d’Achille certain qui vient heureusement compenser une efficacité militaire retrouvée.

Parallèlement à cette politique agressive très voyante, Erdoğan a développé une activité religieuse plus discrète mais peut-être plus dangereuse encore. Au-delà du symbole de la conversion de Sainte-Sophie en mosquée, il finance une activité religieuse très intense dans plusieurs pays d’Europe, en particulier en Allemagne, en France et dans les Balkans. Financement de mosquées, envoi d’imams dont beaucoup sont des fonctionnaires turcs, la panoplie est large et bénéficie d’une passivité affligeante de nos dirigeants.

Le soutien actif à l’attaque azerbaïdjanaise contre le Haut-Karabakh arménien est le dernier avatar de la politique d’expansion turque. La méthode est la même qu’en Libye : fourniture de drones d’attaque très performants et envoi de mercenaires islamistes turkmènes. Cela peut changer le cours de la guerre. La précédente avait été gagnée assez largement par l’armée arménienne, mais la Turquie n’était pas là.

Tout cela relève d’une stratégie ambitieuse au service de l’islam et de l’expansionnisme turc. Les Turcs n’iront peut-être pas jusqu’à Vienne comme le déclare le Premier ministre arménien (allusion aux précédents historiques des XVIe et XVIIe siècles), mais il serait temps de prendre conscience du danger.

Ne rêvons pas sur une quelconque audace du monde occidental et espérons qu’une fois de plus, la Russie sera l’ultime rempart.

St-Germain-en-Laye : messe devant une église fermée

La communauté des fidèles de St-Germain-en-Laye, qui demande inlassablement depuis des années à leur évêque et à leur curé la célébration dominicale d’une messe traditionnelle en conformité avec le droit de l’Eglise, avait eu la joie en juin et en septembre de pouvoir se rassembler pour une messe dominicale dans l’église inutilisée de la chapelle de l’hôpital sans provoquer d’autre réaction que la joie simple des familles qui y assistaient.

Las.

La chapelle a été fermée à clé. Mieux vaut certainement des églises vides dans le diocèse de Versailles !

Mais il en fallait davantage pour faire reculer les Saints-Germanois, sans papiers de l’Eglise. Une centaine de participants de tous âges et toutes conditions a assisté le dimanche 4 octobre dans le froid et le vent de ce maussade début d’automne à la messe célébrée devant la porte fermée à clé de la chapelle inutilisée de l’hôpital de St-Germain-en-Laye.

Prochaine Messe, dimanche 11 octobre à 11h aux portes de la chapelle de l’hôpital.

L’affaire Vincent Lambert se poursuit devant les juridictions administratives et à l’ONU

Entretien avec Maître Jérôme Triomphe sur RCF, dans l’émission de l’ECLJ. Elle traite de l’euthanasie, à l’occasion des suites de l’affaire Vincent Lambert et du cas d’Alain Cocq :

Plus d’islam pour combattre l’islamisme : un consternant projet de politique de Gribouille

Bernard Antony communique :

Emmanuel Macron avait choisi de faire de son discours aux Mureaux devant ministres et notables un acte fondateur d’une affirmation de renouvellement politique face au « séparatisme islamiste ».

Ce discours, dont nous avons attentivement analysé le verbatim intégral publié par le Figaro est simultanément marqué par une conception foncièrement archéo-jacobine et totalitaire de l’État et par une grave méconnaissance de la réalité de l’islam.

De plus, sous le couvert de la lutte contre l’islamisme, M. Macron a manifestement tenu à pouvoir désormais se glorifier d’avoir été le premier chef de l’État français à mettre sur le même plan « la liberté d’expression, la liberté de conscience, le droit au blasphème ».

Ceci, sans aucunement prendre en considération le fait que le blasphème est toujours ressenti comme une injure par une partie de la communauté nationale et que, pour le moins, il n’est pas un facteur de respect mutuel et de concorde civique.

Ajoutons que sans être de telle religion ciblée par le blasphème, ou même sans être de quelque religion que ce soit, un grand nombre de personnes ne peuvent ressentir que du dégoût, que de la nausée devant les vomissures, les excrémentations, les obscénités massivement étalées des blasphémateurs scatologiques de certains périodiques, de surcroît financés par des collectivités avec l’argent de tous.

Il manque notamment à M. Macron, certes délié intellectuellement en certains domaines, une élémentaire sensibilité pour ne pas comprendre cela, pour ne pas voir que le blasphème est toujours une expression de haine et vise bien sûr à propager cette haine.

Voilà pourquoi, catholiques certes totalement opposés à l’idéologie islamique, nous le sommes tout autant aux injures blasphématoires contre le « prophète » des musulmans. Elles ne font que renforcer le fanatisme islamiste, entraînant notamment d’atroces massacres de chrétiens.

La position du président de la République est en parfaite contradiction avec la loi qui réprime l’injure et l’incitation à la haine !

Comment M. Macron peut-il ne pas se souvenir que c’est aussi par la « culture » du blasphème qu’ont été propagées les haines et les abominations génocidaires des jacobins, des nazis, des communistes ?

À tel point qu’on pourrait se demander ce qui l’habite secrètement !

Au sommet de l’État il promeut le droit au blasphème, on peut ne pas s’étonner de ce que la majorité de son mouvement politique défende maintenant un droit à l‘extension de l’acte de mort de l’avortement jusqu’à l’infanticide.

Venons-en à ses propos sur l’islam et l’islamisme.

Il écrit :

« (Il faut) accepter aussi que nous sommes face à un défi qui a mis des décennies à se constituer dans notre pays et que nous ne le terrasserons pas en un jour ».

Propos accablant pour ses prédécesseurs depuis des décennies mais aussi pour lui-même quand il n’évoque même pas le mot « immigration » !

On ne peut être ensuite que consterné par la médiocrité de ses réflexions. Ainsi :

« L’islam est une religion qui vit une crise aujourd’hui, partout dans le monde ».

Non, M. Macron, l’islam depuis l’Hégire a toujours été une idéologie totalitaire politico-religieuse, diffusée par son prophète Mahomet. Ce dernier fut simultanément un chef politique, un chef de guerre, un chef religieux, le modèle absolu pour l’oumma en matière de mœurs, la référence primordiale pour toutes les dispositions de la charia, y compris les plus cruelles.

Parlant ensuite avec une suffisance autoritariste qui n’a d’égal que sa méconnaissance de ce qu’il en est depuis longtemps, il fixe une perspective grandiose de réinvestissement de l’État dans l’enseignement et le développement de la culture islamique. Il dit :

« Je veux que la France devienne ce pays où on puisse enseigner la pensée d’Averroès, d’ibn Khaldum… »

Ce disant, il se couvre de ridicule. Comme si en France, on avait attendu Macron pour enseigner la pensée d’Averroès (en arabe Ibn Rushd) !

Dès les immédiates années après sa mort à Marrakech en 1198, Michel Scot (+ 1235) traduit plusieurs de ses ouvrages (comme aussi le De animalibus d’Avicenne) et nombre d’autres penseurs disputent sur son aristotélisme. Saint Thomas d’Aquin, surtout, lui consacre son important « Contra Averroès » manifestant ainsi à la fois la considération en laquelle il le tient et la nécessité de réfuter certaines de ses interprétations d’Aristote.

Mais à notre époque, et bien avant Macron, le penseur musulman est enseigné dans nos universités et notamment à la faculté de Toulouse-Le Mirail, notamment par le professeur de pensée et de civilisation arabes, le philosophe et écrivain Dominique Urvoy, auteur d’un remarquable « Averroès » (ed. Flammarion).

Macron sait-il au moins que si la pensée d’Averroès a fait l’objet d’un enseignement constant en France comme d’ailleurs dans la plupart des universités des pays de chrétienté, il n’en est pas de même dans tous les pays d’islam et notamment au Maroc où ce médecin, philosophe et cadi n’est guère, si l’on peut dire, en odeur de sainteté.

Au demeurant, Averroès, en tant que cadi, a toujours défendu une stricte application de la charia selon l’école malikite.

On ne doute pas de la manière dont il aurait jugé les blasphémateurs ! Et de même pour Ibn Khaldum.

Nous mettons au défi monsieur Macron de pouvoir parler dans quelque établissement que ce soit dans le monde islamique du droit au blasphème en se référant à Averroès et Ibn Khaldum !

M. Macron professe également que l’on puisse « enseigner l’arabe à l’école ou dans un périscolaire que nous maîtrisons ». Il ne précise pas de quelle langue arabe il s’agirait. Celle du Coran ? Ou celle des formes très différentes usitées dans le monde arabe ?

Mais en plein délire logorrhéique il veut que l’on enseigne aussi « beaucoup d’autres langues qui sont la richesse même de nos enfants, de leurs familles… ».

Vaste ambition !

Hélas, l’ambition qu’il ne manifeste pas, c’est que tous les enfants de France apprennent bien la langue française, à bien l’écrire, à bien la parler. L’étude d’autres langues est certes souhaitable. Mais aujourd’hui, des millions de Français, jeunes et moins jeunes sont les victimes des lourdes carences du système d’une dite Éducation Nationale qui instruit de moins en moins et n’est plus du tout nationale.

Nous ne nous étendrons pas ici sur les considérations du chef de l’État sur les dérives « communautaristes ». C’est comme dans la chanson de Johnny Halliday : « Toujours les mêmes mots, toujours le même refrain, bla bla bla, tu parles trop, c’est ton défaut… »

M. Macron dénonce des effets. D’évidence il n’entend pas s’en prendre aux causes.

Au passage, pour ce qui est de la mixité des piscines qu’il défend, il ne dit rien des dispositions nécessaires pour empêcher en ces lieux les nuisances des voyous à l’égard des femmes. Il n’est pas besoin d’être féministe pour les juger insupportables.

La mixité n’est pas toujours et partout un progrès. Mais, plus gravement, en parfait disciple de Rousseau, en parfait jacobin, dans la continuité de tous les systèmes totalitaires il a décidé que « l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans ». Ceci est évidemment une décision liberticide, piétinant le principe universel du droit fondamental des parents de choisir l’éducation de leurs enfants.

Pire, comme les plus acharnés francs-maçons non seulement anticléricaux mais antireligieux des vieilles obédiences les plus laïcardocratiques, le fanatique Macron présente l’école comme ce qui « protège les enfants de manière complète par rapport à tout signe religieux, à la religion ».

On a dû fêter cela avec force libations dans les agapes les plus étatistement fanatiques  de la franc-maçonnerie.

Tout un clergé catholique débilité comprendra-t-il enfin qu’il ne sert à rien de se coucher devant un pouvoir dirigé par un personnage manifestant, apparemment sans distinction de religion, autant d’aversion – lisons-le bien – contre « tout signe religieux », contre « la religion » ?

C’est là que M. Macron trompe les Français. S’il prétend vouloir combattre ce qu’il appelle le séparatisme islamiste, il explique longuement en effet vouloir simultanément favoriser par toutes sortes d’initiatives la connaissance de l’islam, le développement de la culture islamique.

Plus amoureux que lui de l’islam, on ne trouvera pas !

On cherchera en vain pareil élan d’affection pour le christianisme, pour la chrétienté. Qu’il veuille combattre « l’islam radical », c’est peut-être son intention mais il ne veut le faire qu’en prônant de favoriser toujours plus la culture islamique, en brandissant Averroès et Khaldum… dont il affirme niaisement qu’on ne les enseignait pas.

M. Macron est l’exemple le plus emblématique des gogos grâce auxquels l’islam progresse selon les grosses ficelles d’une dialectique d’opposition d’un repoussant « islam mains rouges », l’islam terroriste, et d’un avenant islam « patte blanche ».

Cet islam « patte blanche », c’est le soi-disant « islam des Lumières » que font miroiter les maîtres en taqqyia que sont les Tariq Obrou et les Rachid Benzine, coqueluches des ignares des medias comme l’était naguère Tariq Ramadan.

Comment ne pas percevoir que sous couvert d’une proclamation d’intention de vouloir faire régresser le séparatisme islamiste, M. Macron est surtout mû par une profonde détestation de la religion chrétienne ? Son ignorance n’est pas telle qu’il ne peut savoir qu’à la différence du christianisme, l’islam n’est pas essentiellement une religion mais le phénomène politico-social et totalitaire de l’oumma ; qu’il n’est pas une orthodoxie religieuse mais une orthopraxis sociale où les gestes de chacun sont contrôlés par le regard de tous.

Peut-être le sent-il confusément lorsque, dans une emphase délirante, il ose proclamer : « Notre horizon est simple : c’est assurer une présence républicaine au bas de chaque tour, au bas de chaque immeuble ». (sic !)

Que voilà du Macron bipolaire : d’une part son credo en un islam des Lumières, mais simultanément son réflexe jacobin : des flics partout pour garantir le bel ordre républicain !

Ecole à la maison / Ecole hors contrat / Ecole clandestine : les amalgames font le jeu des islamistes

Communiqué de Créer son école et Educ’France :

Le président de la République l’a dit : le problème à traiter en matière de lutte contre l’embrigadement islamiste séparatiste est celui des enfants qui échappent à tout contrôle et qui reçoivent une (anti-)instruction dans des écoles clandestines ou lieux informels de (dé)formation à caractère islamiste.

C’est pourquoi, renforcer encore les contrôles sur les écoles privées hors contrat, qui sont des institutions privées dûment déclarées et contrôlées, et sur les familles pratiquant l’IEF (instruction en famille) dans le cadre légal organisé par la loi ne résoudra nullement le problème que rencontre notre pays. Pire, cela fera le jeu des islamistes car les organes de l’Etat seront monopolisés par le contrôle de l’effectivité de la rescolarisation des dizaines de milliers d’enfants IEF pour la rentrée 2021, par l’analyse des dizaines de milliers de demandes de dérogation qu’ils recevront, et par le renforcement des contrôles sur les écoles privées hors contrat (déjà très accrus depuis l’entrée en vigueur de la loi Gatel d’avril 2018). Ils n’auront pas assez de temps pour traquer ceux qui privent leurs enfants d’une instruction digne de ce nom et les soumettent à un embrigadement islamiste.

Quel est le problème que nous devons régler ?

Les enfants qui ne sont déclarés nulle part. Et non pas ceux qui sont déclarés en IEF ou en écoles privées hors contrat. Les enfants qui fréquentent, à côté ou à la place d’un des systèmes d’instruction reconnus par la loi (Public, Privé sous contrat, Privé hors contrat, Instruction en famille), des lieux d’embrigadement islamiste, que ce soit des écoles clandestines donc non déclarées, des cours de langue, des cours de religion, des associations sportives ou culturelles déclarées ou non déclarées comme associations, ou… la rue pour les élèves habitués de l’absentéisme ou des renvois pour quelques jours de la part des établissements scolaires publics.

C’est ce problème qu’il faut traiter sans faire amalgame de tout.

Il est urgent de sortir de la confusion sémantique. L’IEF et l’école privée hors contrat sont deux réalités distinctes, dûment prévues par la loi et encadrées précisément. Rien d’illégal, rien de clandestin à cela. Seulement des propositions éducatives plus souples, dans le contexte d’un système scolaire public qui s’est beaucoup rigidifié et qui ne correspond pas à tout le monde.

Il importe donc de renforcer les contrôles sur le terrain, ainsi que les contrôles sur l’exécution des décisions administratives ou judiciaires qui en découlent.

Bref, il est temps de cibler les contrôles sur ceux qui se mettent hors cadre, et non pas de resserrer le cadre sur ceux qui le respectent déjà.

Rappelons tout de même que l’essor des écoles privées hors contrat et de l’instruction en famille provient notamment de ce que l’école publique, telle qu’elle se trouve actuellement, ne convient hélas pas à tous les enfants, et que l’école privée sous contrat n’est pas autorisée à se développer par l’Etat.

Tirer sur l’école à la maison ou sur les écoles privées hors contrat, c’est tirer sur l’ambulance. L’Etat ne peut pas se le permettre, sauf à prendre sur lui d’interdire à la société civile de porter secours aux enfants en danger que sont tous ces enfants en souffrance dans une école ordinaire (enfants TDAH, Dys, à trouble de l’apprentissage, enfants harcelés, en phobie scolaire, etc.).

Rappelons aussi que l’essor des formes alternatives d’éducation vient du fait que le monde bouge et appelle à des innovations rapides, ce que les institutions publiques ne peuvent réaliser.

Comme le Président, nous concluons aussi à la nécessité de « changer de paradigme », mais pas dans le sens de supprimer la liberté de tous sous prétexte de réprimer les abus d’une infime minorité passée maître dans l’art de contourner tout cadre institutionnel.

Il est urgent :
– de réaffirmer le droit des enfants à bénéficier d’une autre instruction que celle donnée dans le cadre collectif de l’école publique ;
– de spécialiser les contrôles sur la problématique islamiste clairement pointée du doigt par le Président ;
– d’associer davantage à ces contrôles des spécialistes du séparatisme islamiste du ministère de l’Intérieur, qui n’ont rien à voir avec les contrôles pédagogiques classiques dont les inspecteurs de l’Education nationale ont l’habitude ;
– d’adapter le dispositif de répression au caractère informel du problème rencontré avec le séparatisme islamiste : puisque ce sont des mouvances et structures clandestines, renforcer les contrôles sur ce qui est institutionnellement constitué sera sans effet.

L’affaire concernant le cardinal Pell rebondit

Le Corriere della Sera révèle que dans le temps où il était substitut à la Secrétairerie d’Etat (jusqu’en juin 2018), le cardinal Becciu avait transféré 700.000 € à un compte australien.

Selon Edward Pentin, du National Catholic Magister, ces fonds « extra-budgétaires » furent manifestement transférés à la nonciature australienne.

Or c’était au moment où le cardinal Pell était persécuté par la justice australienne, le Vatican ne levant pas le petit doigt pour défendre le cardinal préfet du conseil pour l’économie, dont le premier ennemi était… le cardinal Becciu, qui refusait l’audit décidé par son confrère.

Selon Mgr Alberto Perslasca, proche collaborateur du cardinal Becciu, ce dernier « utilisait des journalistes pour discréditer ses ennemis ». Ce que dément vivement l’intéressé. Sans dire à quoi ont pu servir les 700.000 €…

Tandis que le cardinal Becciu a récemment démissionné, avec renonciation à ses droits de cardinal (participation au conclave etc.), le cardinal George Pell, acquitté en avril, est arrivé mercredi 30 septembre à Rome. Le prélat observe actuellement une quarantaine de 14 jours.

Ce matin, Mgr Adolfo Tito Yllana, nonce apostolique en Australie, a été reçu par le pape.

Marlène Schiappa désavoue Act Up et Le Monde

Amusant ce rapprochement trouvé sur Twitter :

 

Père Altman : “Pourquoi vous ne pouvez pas être catholique et voter démocrate”

Les sous-titres en français sont disponibles en modifiant les paramètres :

La peine de mort, clé de voûte de la justice pénale, donnait au citoyen confiance dans la justice

Jean-Louis Harouel, historien du droit, professeur émérite à Paris II, plaide pour le rétablissement de la peine de mort. Il écrit dans Valeurs Actuelles :

[…] Si une bonne majorité de la population française est favorable à un rétablissement de la peine de mort, c’est qu’elle a fait le lien entre son abolition et un laxisme judiciaire qui fabrique de l’insécurité. Alors même qu’avant sa suppression en 1981 son rôle était devenu largement symbolique, la peine de mort était la clé de voûte de la justice pénale. Sa présence et son emploi, si limité fût-il, donnaient au citoyen confiance dans la justice de son pays, qui restait fondée sur l’idée de responsabilité. Placée au sommet de la hiérarchie des peines, la peine de mort légitimait du même coup les autres peines, qui paraissaient douces par comparaison.

Fondée sans le dire sur l’idée d’irresponsabilité, l’abolition de la peine de mort a enlevé à la justice pénale sa clé de voûte, et du même coup délégitimé toutes les autres peines. Il en est résulté une dislocation du système des peines, avec en premier lieu la suppression de fait de l’emprisonnement perpétuel. De Victor Hugo à Robert Badinter, les idéologues de l’abolitionnisme avaient promis une perpétuité réelle. Or, il n’en a rien été.

Devenue la peine suprême, la réclusion à perpétuité est apparue à son tour inadmissible pour l’humanitarisme pénal, qui a obtenu dans la pratique son abolition. En France, la durée d’enfermement réel des condamnés à perpétuité est en moyenne de l’ordre de vingt ans. D’où la possible libération, au nom du principe d’humanité, d’assassins atroces ayant fait preuve de la plus totale inhumanité, alors qu’ils constituent toujours un péril mortel pour la vie des autres. Et le phénomène du raccourcissement des peines prononcées s’est reproduit à tous les niveaux.

Entre remises de peine et libérations anticipées, la justice semble avoir pour obsession de remettre en liberté les criminels. Libéré sept ans plus tôt que prévu, un multirécidiviste condamné pour treize viols et tentatives de viols à dix-huit ans de prison vient d’assassiner à Nantes une jeune fille de 15 ans. Par ricochets successifs amenuisant la sanction pénale à tous les niveaux, l’abolition de la peine de mort a créé une impunité toujours plus grande des criminels et des délinquants. Cela pervertit la justice qui en arrive à produire ce qu’elle a pour mission de combattre : la barbarie.

Il y a une véritable barbarie produite par l’humanitarisme pénal. Celui-ci conduit la société à trahir sa mission fondamentale qui est – comme on ne le rappellera jamais assez à la suite de Locke – de donner la priorité à la sécurité de l’innocent. Au lieu de quoi, l’idéologie anti-pénale qui a inspiré la suppression de la peine de mort et qui produit aujourd’hui le laxisme judiciaire fait passer la vie des criminels avant la vie des innocents. Le rétablissement de la peine de mort est indispensable à la restauration d’une justice digne de ce nom, garante de la sécurité, en réaffirmant à son plus haut niveau le devoir de la société de punir les criminels.

Affirmer que la peine de mort est devenue inutile dans nos sociétés est un aveuglement.

«Ouvrez les salles de sport, fermez les salles de shoot»

Génération Identitaire Paris a déployé vendredi 2 octobre une banderole «Ouvrez les salles de sport, fermez les salles de shoot» devant la salle pour usagers de drogue de l’hôpital Lariboisière à paris.

Depuis des années maintenant, les riverains vivent l’enfer à cause de cette salle de shoot. On ne compte plus les toxicomanes qui occupent le quartier et se droguent dans la rue.

Un riverain témoignait au mois de juin :

« Imaginez-vous élever des enfants alors que dès que vous ouvrez une fenêtre, vous avez quelqu’un qui se shoote, ou alors ils se disputent, ou alors ils font leurs besoins entre les voitures ».

Un collectif de riverains tweete régulièrement avec des photos :

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