11 novembre : Plus jamais la guerre aux enfants à naître
Les amis de Jean Bernard Grenouilleau (1929- 2011), fondateur de Laissez-les-Vivre et inventeur du nom, vous invitent à commémorer la 39 ème cérémonie “Plus jamais la guerre aux enfants à naître”.
Le mardi 11 novembre 2025 à 11 heures.
Place du Trocadéro Paris 16ème
Qu’est-ce qu’un Français ? Discussion dans la bonne humeur avec Julien Rochedy et Jean-Eudes Gannat
Dans cette émission, Julien Rochedy reçoit le militant catholique Jean-Eudes Gannat pour un débat passionnant sur la francité :
N. B. : Cette discussion fait suite au débat qui avait eu lieu deux semaines plus tôt dans l’émission « Ligne claire » sur Radio Courtoisie, entre Jean-Eudes Gannat, Bruno Attal et Henda Ayari.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Academia Christiana exclu du congrès Mission
Dans cette vidéo, Victor Aubert, cofondateur d’Academia Christiana, qui devait avoir un stand au Congrès Mission, explique pourquoi l’association a été exclue, à la suite d’un article publié dans Libération.
- Que s’est-il vraiment passé ?
- Pourquoi un média d’extrême gauche a-t-il pu faire plier un grand rassemblement catholique ?
- Et surtout : que révèle cette affaire sur l’état du catholicisme en France, la peur du débat, et la mission des jeunes catholiques d’aujourd’hui ?
Victor revient, sans polémique mais avec franchise, sur :
- les dessous de l’affaire Academia Christiana – Congrès Mission
- les réactions des organisateurs et des médias ✦ la question de la liberté, du courage et de la peur dans l’Église
- l’urgence d’un christianisme incarné, enraciné et missionnaire
Cette prise de parole n’a pas pour but d’alimenter la polémique, mais d’inviter à une réflexion de fond :
- Comment réagir, en chrétien, face à la peur ?
- Comment évangéliser sans renier son identité ?
- Comment retrouver la liberté des enfants de Dieu dans un monde soumis à la peur du regard médiatique ?
Une réponse argumentée face aux accusations des petits pharisiens qui se répandent en ricanant sur les réseaux sociaux.
Jusqu’à quand, Seigneur, jusqu’à quand ?
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Sous le pontificat du pape François, le mot « idéologisé » a été largement utilisé pour décrire ceux qui soutiennent certaines positions sur la liturgie et la doctrine religieuse, en opposition aux tendances dominantes dans l’Église catholique actuelle. Ces personnes seraient incapables de voir au-delà de leurs convictions enracinées. Il est regrettable que beaucoup n’aient pas compris que nombre d’entre elles cherchent simplement un soulagement spirituel face au désastre liturgique qui nous entoure.
Je me suis toujours demandé : pourquoi ne corrige-t-on pas les problèmes désormais désastreux du Novus Ordo ? Je pense que si le Novus Ordo était célébré correctement, beaucoup n’auraient pas une telle attitude. Malheureusement, une idéologie encore plus obstinée existe du côté opposé au traditionalisme : une idéologie qui cherche à maintenir un status quo qui, de fait et de droit, trahit le mandat du Concile Vatican II en ce qui concerne la liturgie.
On pense que la liturgie telle qu’elle est célébrée aujourd’hui dans trop de paroisses est la « messe du Concile » mais, en réalité, c’est une déplorable corruption des intentions des Pères conciliaires. La musique qu’on y entend est totalement indigne de la grandeur du mystère célébré. Ce n’est pas qu’il manque de bons musiciens, mais ils sont tenus à l’écart des paroisses pour laisser la place à des personnes dépourvues de compétence ou de capacité pour la tâche qu’elles accomplissent. Mais qui s’en aperçoit ?
Eh oui, car aujourd’hui les prêtres eux-mêmes, dans leur grande majorité, ne sont plus formés à la véritable musique liturgique ; ils ignorent la grande tradition de l’Église, et pour beaucoup d’entre eux, leur formation musicale s’arrête à la musique commerciale. Que font les séminaires ? Dans nombre d’entre eux, on n’enseigne pas le chant liturgique, ou bien on déséduque par des musiques sentimentales qui corrompent l’âme et le caractère de ceux qui y sont exposés. Malheureusement, nous sommes confrontés au problème de ceux qui exaltent le nouveau pour le nouveau, auxquels (hélas) s’opposent ceux qui exaltent le passé pour le passé.
Mais la tradition liturgique, artistique et musicale de l’Église est quelque chose de bien plus grand que ces blocages émotionnels, qui ne font de bien ni à l’Église, ni aux personnes qui les entretiennent. Il faut innover dans la tradition. Saint Vincent de Lérins nous a enseigné que le vrai progrès se réalise par un développement interne, et nul ne peut me convaincre que beaucoup de ce que nous entendons dans nos églises aujourd’hui représente un développement authentique de la tradition de l’Église.
La responsabilité incombe aux curés, aux évêques, aux recteurs, aux supérieurs religieux ; mais elle n’est que partielle, car ils ne se rendent pas compte du mal causé par des musiques inadaptées, mal exécutées et souvent doctrinalement inexactes, comme celles que l’on entend trop souvent dans nos églises. Ils ne s’en rendent pas compte parce qu’ils ne sont pas éduqués au goût de la véritable musique liturgique, et parfois, ils croient résoudre le problème en le confiant à ceux qui font partie du problème.
Jusqu’à quand, Seigneur ? J’ai répété cette phrase en moi pendant des décennies, mais je sais désormais qu’il ne me sera pas donné de voir la Terre promise : une liturgie enfin digne de Dieu et qui édifie véritablement les fidèles à travers les langages de la beauté et de la prière. J’essaie de semer ; j’espère que les fruits seront un jour récoltés par d’autres.
“Le conservatisme doit d’abord et avant tout reconstruire le socle civilisationnel et national”
Étienne-Alexandre Beauregard est un jeune intellectuel québécois qui vient de publier son premier livre en France, Anti-civilisation. Pourquoi nos sociétés s’effondrent de l’intérieur, dans lequel il analyse les raisons de l’effondrement de la civilisation occidentale. Extrait de son entretien dans La Nef :
[…] Malheureusement, la nation subit présentement la contre-culture et les forces d’éclatement qui nourrissent la méfiance envers les institutions qui dépassent l’individualité. Alors qu’elle représente un formidable acquis civilisationnel, qui permet de transcender le tribalisme pour nourrir la confiance et l’appartenance commune entre de parfaits inconnus, on la dépeint trop souvent comme une structure d’oppression nuisible aux minorités. Au contraire, sans appartenance commune, pas d’État-providence ni de politiques de solidarité qui reposent sur l’idée d’accepter de payer pour ses concitoyens les plus vulnérables au nom de ce que nous partageons. Ceux qui souhaitent déconstruire la nation au nom des marges devraient y penser à deux fois, car sans ce trait d’union qui rassemble le centre et la marge, on pourrait basculer dans une dynamique d’affrontement dont elles seraient les principales perdantes. […]
Le populisme contemporain repose fondamentalement sur la déconnexion croissante entre une élite universitaire progressiste et des classes populaires plus patriotes et conservatrices. À droite, il a certainement eu le mérite de permettre une prise de conscience, et de faire réaliser aux partis institutionnels qu’ils devaient adapter leur message à l’époque, notamment au moyen d’une ligne plus sociale et d’une plus grande insistance sur les enjeux culturels. Cependant, l’opposition de principe entre le peuple et les élites porte en lui la possibilité d’une dérive stérile qui ne ferait qu’accentuer la crise actuelle plutôt que de la résorber. Dans des démocraties représentatives comme les nôtres, il y aura toujours des représentants et des représentés, des gens qui évoluent dans les institutions de pouvoir et d’autres qui n’y ont pas accès. Plutôt qu’un moment révolutionnaire qui abolirait cette différence, tâchons plutôt de penser la complémentarité entre ces classes, surtout via l’émergence d’une élite consciente de ses responsabilités envers la majorité. C’est le vieux principe de « noblesse oblige » ! Je ne crois pas qu’une telle élite ait émergé jusqu’à maintenant, mais ce sera indispensable pour sortir de la crise que traverse l’Occident.
Vous défendez en conclusion de votre livre « un conservatisme axé sur le bien commun et la reconstruction d’une société cohérente autour de la figure de la nation » : pourriez-vous nous expliquer votre idée, et comment la mettre en œuvre?
Foncièrement, il s’agit pour la droite de reconnaître qu’elle n’a plus les mêmes objectifs qu’hier, quand elle luttait avant tout contre le communisme. Considérant la crise de la cohésion actuelle, le conservatisme doit d’abord et avant tout reconstruire le socle civilisationnel et national qui permet l’expression de la liberté, et sans lequel nos sociétés se délitent. Cela implique d’abord d’assumer à nouveau le rôle de l’État comme « entrepreneur de normes », selon le principe aristotélicien qui veut que la loi doive éduquer à la vertu. Il s’agit aussi de renforcer les « petites patries » qui donnent du sens à notre existence et qui protègent de la précarité et de l’isolement, comme la famille, les écoles et les associations. Finalement, sur le plan économique, le renforcement de la classe moyenne, qui s’identifie économiquement et culturellement à la nation, constitue aussi une condition pour des sociétés plus stables et cohérentes. Voyons-y une ligne politique qui s’articule autour de l’idée de bien commun, soit ce qui rassemble collectivement les citoyens, mais aussi le bien des « communs » au sens des plus vulnérables.
2 protestantismes désignés différement : un du nord et l’autre du sud
On pourrait dire que la France occupe une position religieuse particulière, presque miroir, entre deux hérésies :
l’une au Nord, l’autre au Sud — ou bien une seule hérésie déclinée en deux courants, l’un protestant, l’autre coranique (islamique).
Ainsi, la France se trouve encerclée, sur le plan symbolique, par une même religion “opposée” à la sienne, mais exprimée de deux façons différentes.
Si l’on observe les points communs entre le protestantisme — où seule compte l’Écriture — et l’islam, où seul le Livre révélé a autorité, on remarque qu’ils partagent une même logique : celle du texte sacré, de la parole écrite considérée comme absolue, de la désincarnation sacramentelle, par de clergé.
On pourrait donc voir dans le protestantisme du Nord une forme de “coranisme du Nord” ou d’“islamisme du Nord”,
et dans l’islam du Sud, une sorte de “protestantisme du Sud”.
Autrement dit, il existe un protestantisme du Nord et un protestantisme du Sud,
tout comme il y aurait un islam (ou coranisme) du Nord et un islam du Sud.
D’un point de vue symbolique, la France se situe entre deux pôles, deux formes de foi centrées sur l’Écrit :
entre deux protestantismes ou deux coranismes.
L’un est une ouverture à l’infinie qui le dénature le contredit lui-même à l’infini et l’autre est un fatwaisme qui le contraint à l’infini. Les deux s’inventent par le légalisme.
En conclusion on peut écrire comme titre 2 coranismes : un du nord et l’autre du sud, c’est vice-versa.
Positionnellement la France se situe géographiquement à cette endroit.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
25 novembre : Les grandes voix du JDD, de CNews et d’Europe 1 face à vous
L’actualité change chaque jour, mais certaines questions demeurent.
C’est pour y répondre ensemble que les grandes voix du JDD, de CNews et d’Europe 1 vous donnent rendez-vous pour Face à Vous, le 25 novembre au Dôme de Paris.
Au cœur de la soirée : les grands enjeux de demain.
Comment restaurer la confiance dans la justice ?
Quelle place pour l’école dans une société fragmentée ?
Que disent les municipales à venir de l’état du pays ?
Autant de questions qui façonnent notre avenir et qui trouveront, ce soir-là, une scène à la mesure de leur importance.
Vivez une expérience inédite :
Sur scène, des journalistes, des entrepreneurs, des experts et des responsables politiques croiseront leurs regards autour des grands enjeux de notre époque.
Un format à la croisée du talk et du grand plateau : prises de parole, échanges, moments forts et surprises rythmeront la soirée.
Et avant comme après, un moment pour échanger et prolonger le débat avec vos journalistes et tous les invités.
« Imaginez un contrat vous liant à un partenaire qui ne tiendrait aucun de ses engagements»
Le député RN Guillaume Bigot dénonce l’accord franco-algérien de 1968 :
Cette proposition de résolution visant à dénoncer les accords franco-algériens du 27 décembre 1968 a été adoptée à une voix grâce à l’union des droites.
Dénatalité et atteintes à la vie
Cet article est tiré du numéro 301 de la revue Action Familiale et Scolaire
Au XVIIIe siècle, la France était le pays le plus peuplé d’Europe. Aujourd’hui les signaux d’alerte se multiplient en raison de l’accélération de la dénatalité ; les médias s’en font l’écho : « Un désastre national : suicide par dénatalité », « Pente démographique », « Urgence nationale », « La France face au défi de sa démographie » … à tel point que le président Macron, et, à ce titre, chef suprême des armées, a lancé l’offensive (verbale) d’un nécessaire « réarmement démographique », dans un discours du 16 janvier 2024, à ce jour resté sans effet pratique. La situation doit être gravissime pour que soit évoqué au sommet de l’État, en termes guerriers, un sujet sur lequel, depuis des décennies, démographes, sociologues et historiens ont attiré l’attention des pouvoirs publics. Et se référer aux données chiffrées de l’INED et de la DREES[1] le confirme : il y a urgence !
Le fait est révélateur de divers maux qui ont progressivement atteint le corps social dans le plus profond de son être. Il en est un qui est très peu et très prudemment évoqué, comme s’il s’agissait d’un tabou, dont la caractéristique est d’engendrer silence et respect par crainte de représailles. Il est en effet paradoxal de constater que, mis à part certains médias dits « alternatifs » et donc pourchassés car non conformes à la « vérité » qui a cours, peu se risquent à établir un rapprochement entre une démographie agonisante et les plus de dix millions d’enfants[2] non nés officiellement du seul fait de l’application de la loi Veil-Chirac-Giscard. Certes, il serait réducteur et inexact de n’attribuer l’effondrement démographique qu’aux 50 ans de la légalisation de l’avortement. Mais chacun sait qu’au cours du temps, le légal tend à créer une « nouvelle moralité », dont les effets ne se limitent pas à l’objet de la loi, mais à l’ensemble des composantes structurant les fondements de la vie sociale : vie morale et intellectuelle, perspectives et espérances, raisons de vivre et de mourir.
1. « Choc de deux mondes »

La loi Veil a pris force juridique le 17 janvier 1975, sous l’euphémisme conçu par ses promoteurs d’ »interruption volontaire de grossesse » (IVG), au premier abord moins connoté du point de vue moral que le terme « avortement », chargé alors d’opprobre et de honte. Tout changement profond ne peut se faire qu’en douceur.
1.1. Rappel historique
La préparation de cette loi avait donné lieu depuis des années [3] à une mise en scène bien conçue : des défis publics du type « manifeste des 343″(1971) ou du procès de Bobigny (1972) et à un matraquage éhonté sur le nombre supposé des avortements clandestins : utilisant un coefficient de l’ordre de six pour en multiplier le nombre, les tenants de l’avortement brandissaient quelque 800 000 avortements en 1973 et 1974 pour en dénoncer l’insalubrité et l’horreur [4]. En 1976, soit un an après la dépénalisation, l’INED estimait à 246 000 le nombre d’avortements légaux.
Il faut aussi se référer aux propos du Dr Pierre Simon, co-concepteur, promoteur et artisan d’une conception particulière de la médecine. Son livre au titre dérisoire et trompeur, De la vie avant toute chose[5] permet de comprendre le mécanisme subversif élaboré et mis en œuvre par l’idéologie maçonnique dans les loges pour changer l’état des esprits à l’égard de la vie :

« La polémique autour de la loi Veil (…) c’est le choc de deux mondes »
(p. 211)
Il est également instructif de remarquer comment ce qu’il est convenu d’appeler les libéraux, politiciens et intellectuels, se sont abstenus d’affirmer leurs convictions, voire n’ont pu trouver une quelconque argumentation dans leur libéralisme qui n’est précisément qu’un vide doctrinal.
Il est enfin scandaleux de constater le mutisme de la hiérarchie de l’Église catholique en France dont les chefs n’ont pas cru bon de rappeler les réalités exigeantes de l’ordre naturel et de l’ordre surnaturel. Pierre Simon évoque la collaboration de religieux jésuites qui voyaient certainement dans la campagne pour l’avortement un signe indubitable de modernité (p. 204). Il est vrai qu’au moment même où se déroulaient des débats houleux à l’Assemblée Nationale et dans les médias, des négociations se tenaient entre le ministère de la santé et les instances épiscopales en vue de … l’intégration des prêtres, religieux et religieuses au système français de Sécurité sociale. Peut-être s’agissait-il de ne pas compromettre l’avenir ? Simone Veil le mentionne, non sans ironie, dans ses mémoires[6].
En février 1983, à l’initiative de Yvette Roudy ministre des « Droits de la femme » du premier gouvernement Mitterrand, les députés décidaient, à la quasi-unanimité, du remboursement à 80 % de l’avortement par le système de protection sociale : la négation pratique de l’ordre naturel, et donc de Dieu qui en est l’auteur, transcende largement les courants politiques ! Par la loi du 17.12.2012, la prise en charge passa à 100 % au titre de la maladie, la grossesse étant ainsi déclarée un mal qu’il fallait absolument éradiquer.

Par ailleurs, un délit d’entrave à l’avortement fut instauré (loi du 27 janvier 1993) et depuis, la loi du 20 mars 2017, élargissant l’infraction, punit le fait…
« … d’empêcher les femmes d’accéder à l’IVG par quelque moyen que ce soit ou de s’informer sur une IVG, y compris en ligne (internet), notamment par la diffusion ou la transmission d’informations erronées de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une IVG[7]. »
Les deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende à la clef sont à même de dissuader toute expression manifestant une opposition au dogme de la libération de la femme par l’avortement.
1.2. Les effets de la loi
Dès les premières données statistiques, des experts attiraient l’attention sur les conséquences démographiques en réponse aux allégations du président Giscard d’Estaing qui niait le lien entre avortement et chute de la natalité[8].

Jean Legrand, démographe[9], apportait les preuves irréfutables du contraire :
« La baisse de la fécondité date de 1964 en France. Mais cette baisse fut relativement lente de 1964 à 1973 (…). Elle s’est accélérée à partir de 1973. Cette date est significative, puisque le verdict de Bobigny, qui a libéralisé de fait l’avortement bien avant la loi, est intervenu en novembre 1972. Donc, de 1964 au milieu de 1973, soit en neuf ans, la fécondité passe de 2,90 à 2,35 marquant une baisse de 0,55. Mais, du milieu de 1973 à la fin de 1975, la fécondité passe de 2,35 à 1,83, soit une baisse équivalente (0,52), mais en deux ans et deux mois seulement. Le bilan démographique de l’avortement est donc plus sévère qu’on ne le dit, d’autant plus que les mesures d’aide à la famille n’ont jamais été promulguées. » (Le Point, 07.05.1979)
Pierre Chaunu, historien, analysant les données chiffrées et leur chronologie, livrait une synthèse sans langue de bois, montrant les prolongements et fruits empoisonnés de la loi :
« Le printemps et l’été 1973 sont à l’apogée de la formidable campagne pour l’avortement (…). La baisse rapide de la natalité commence en septembre 1973 (…). La seconde rupture est due à la mise en application de la loi (…) du 17 janvier 1975 (qui) était applicable aux conceptions postérieures au 09 novembre 1974, concernant des accouchements postérieurs, donc au mois d’août 1975 (…). L’encouragement au meurtre est reçu. Juillet 1975 est à 4,9 % en dessous de juillet 1974. En août et septembre 1975, l’incidence prévue toujours observée (en Allemagne de l’est, en Angleterre, partout) se trouve fidèle au rendez-vous. 67 548 naissances en août 1974, 60 598 en août 1975 (-10,3 %). L’écart est maximal en sept. et oct. 1975 (-13,5 %). En septembre 1974, 65 449 naissances, en septembre 1975, 56 642[10]. »
Le Professeur JH. Soutoul, gynécologue-obstétricien n’hésitait pas à établir un lien direct entre les deux :
« À quel degré place-t-on le niveau d’intelligence du Français moyen pour oser lui assurer que des centaines de milliers d’embryons et de fœtus jetés dans les incinérateurs des hôpitaux ou des cliniques ne peuvent manquer dans le maintien du taux de natalité ? L’argument qui consiste à dire : « l’avortement libéralisé influence peu une courbe décroissante de naissances constatée en Occident ou en Europe depuis quelques années » correspond à peu près à l’argument que soutiendrait un protecteur de la nature ou des éléphants : leur nombre décroît naturellement[11].»
Cinquante ans après ces propos, on peut apprécier l’effondrement du « niveau d’intelligence du Français moyen » qui, sous l’effet de la propagande ininterrompue, du relâchement moral, du confort matériel, de la paresse intellectuelle est dans l’incapacité d’ouvrir les yeux sur la situation du pays réel et du proche avenir matériel – entre autres – qu’il se prépare et réserve aux siens.
2. Un nouveau monde
La France détient aujourd’hui le record des avortements en Europe. Première sur la planète, elle a indiqué la voie de la déchéance en inscrivant ce droit à une nouvelle liberté[12] dans le marbre (friable !) de sa Constitution.
2.1. État des lieux
L’INED et la DREES annoncent 243 623 avortements pour 2023. C’est dire qu’officiellement, en termes démographiques et administratifs, près de 670 citoyens potentiels sont quotidiennement privés d’état-civil, sans tenir compte de ceux qui par l’effet de la « pilule du lendemain » sont avortés en toute quiétude et discrétion.
Pour l’ensemble du pays, y compris l’outre-mer, le taux officiel est de 17 avortements pour 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2023. L’importante augmentation touche les tranches d’âges pour lesquelles la fécondité est à son maximum ; en effet, le recours à l’avortement se produit essentiellement entre 20 et 34 ans : 30 femmes pour 1000 entre 25 et 29 ans. Enfin, il est à remarquer que la loi du 02.03.2022, qui a prolongé le délai légal de 12 à 14 semaines de grossesse, a encouragé l’avortement tardifqui représente 2,5 % des IVG en établissements hospitaliers.
Malgré les dénégations, le lien entre dénatalité et avortement apparaît nettement quand les médias de grand chemin osent laisser passer quelques informations provenant de l’étranger, où ont été prises des décisions restrictives à la pratique l’avortement :
« Au Texas, la législation stricte sur l’avortement aurait entraîné 10 000 naissances supplémentaires sur les neuf derniers mois de 2022, d’après une étude publiée par la revue médicale américaine JAMA[13].
Une étude estime que le nombre de naissances a augmenté de 2,3 % en moyenne dans les États américains où l’avortement a été interdit. Les femmes âgées de 20 à 24 ans et les Hispaniques sont les plus concernées. Ce sont les premiers effets de l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade par la Cour suprême des États-Unis qui a abrogé en juin 2022 le droit constitutionnel à l’avortement. Depuis, environ 32.000 bébés de plus naissent chaque année aux États-Unis, selon une nouvelle étude[14].«
Quant à l’hebdomadaire Le Point, il se risque à dévoiler…
« ce qui se cache vraiment derrière la baisse des naissances en France. Les politiques familiales [???] peinent à enrayer la chute des naissances, et sont contredites par celles sur l’avortement, la contraception et le divorce. Une incohérence coûteuse qui interroge sur l’action de l’État[15]«
Bien entendu, ce ne sont pas des considérations morales ou religieuses qui conduisent ces médias à mentionner l’avortement et oser enfreindre du bout des lèvres le tabou, mais le simple réalisme économique, qui veut que le vieillissement d’une population fait encourir de hauts risques à la société :
« Outre celui de l’émergence d’une gérontocratie, ce phénomène peut engendrer des difficultés financières et économiques majeures, avec un nombre croissant d’inactifs pesant sur les actifs, gonflant ainsi les dépenses de santé et de retraite.« (Le Point)
2.2. L’esprit de la loi
Pour adoucir la rudesse des chiffres, et rendre plus aimable le profil de ses géniteurs, il est répété à l’envi, même chez les catholiques, que l’esprit de la loi Veil-Chirac-Giscard, a été dénaturé. C’est faux.
Que S. Veil n’ait pas voulu les conséquences actuelles, c’est possible ; nous ne pouvons juger des intentions. Mais, ministre de la Santé, elle avait la responsabilité et les pouvoirs afférents à sa fonction. Or les orientations qui guidaient les acteurs du projet lui étaient connues et particulièrement celles du Dr Simon[16], alors en plein exercice de ses deux mandats de Grand Maître de la GLDF (1969-71 et 1973-75). Sollicité par S. Veil, il rejoignit le ministère de la Santé de 1974 à 1979 en tant que conseiller technique. Il put ainsi assister en bonne place au couronnement de la pensée élaborée par les « frères » depuis 30 ans et déjà solidement entrée dans les mœurs depuis 1967. En effet, si la société est comparée à un chêne, cette loi ne fut que le coin enfoncé dans l’entaille du tronc déjà bien entamé par la légalisation de la contraception ; l’éclatement en résulta qui transforma la société au sujet de laquelle P. Simon écrivait :
« Les solutions que nous fournit la morale traditionnelle ne peuvent plus nous contenter. Elles reposent sur une sacralisation du principe de vie dont l’essence est superstitieuse et la démarche fétichiste ». (p. 233)
La loi de 1967 avait ouvert la plaie. Il est patent que la loi de 1975 n’a été que le symptôme et l’accélérateur d’un bouleversement profond voulu et préparé depuis des décennies, la « révolution » de 1968 en ayant été un signe avant-coureur.
Jacques Héliot
Ardennes : incendie à l’ancien monastère de la chartreuse du Mont-Dieu
Un incendie s’est déclaré dimanche 2 novembre au matin dans l’ancien monastère de la chartreuse du Mont-Dieu, dans les Ardennes. Près de 50 pompiers ont été mobilisés pour contenir les flammes, mais l’édifice a subi de lourds dégâts. Les charpentes et les toitures sont complètement détruites, tout comme les peintures du XVIIe siècle. Une première estimation du sinistre chiffre à plusieurs millions d’euros les réparations.
La cause de l’incendie n’est pas encore connue, et une enquête officielle permettra de faire la lumière sur les raisons du sinistre.
L’ancien monastère est inscrit aux Monuments historiques depuis 1927 et classé depuis 1946. Il n’abrite plus de moines chartreux depuis la Révolution française, et appartient à un particulier de nationalité belge, qui devait prochainement engager des travaux de restauration. Après l’expulsion des moines à la Révolution, les bâtiments avaient été convertis en prison d’État pendant la Terreur.
27 églises dégradées, 40 objets pillés, quatre hommes condamnés
3 Landais, deux voleurs et un guetteur, ont été reconnus coupables ainsi que le receleur des objets dérobés dans plus d’une vingtaine d’églises dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Quatre personnes ont été condamnées à de la prison ferme dans cette affaire de vols en série dans les églises du Sud-Ouest.
Deux sont condamnés à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire. Ce sont eux qui ont effectué les vols avec effraction dans les églises. Le sursis probatoire implique qu’ils ont d’autres obligations. Ils devront effectuer 105 h de Travaux d’Intérêt Général et ont une obligation de soins. La peine de prison ferme est prévue sous bracelet électronique.
Le guetteur a écopé de deux ans de sursis probatoire (105 heures de TIG et soins).
Quant au receleur, il est condamné à deux ans de sursis simple et 5 000 euros d’amende.
Les trois hommes de 21, 26 et 32 ans, étaient inconnus de la justice. Ils étaient jugés devant le tribunal correctionnel de Dax pour “vols de biens dans des édifices affectés au culte accompagnés d’actes de dégradations”, dans 27 églises des Landes, du Béarn et du Pays basque. Les diocèses de Dax et Bayonne s’étaient constitués parties civiles.
Commémoration de tous les fidèles défunts
Nous sommes réunis en ce lieu pour célébrer la commémoration de tous les fidèles défunts, en particulier de ceux qui sont enterrés ici et, avec une affection particulière, de nos proches. Le jour de leur mort, ils nous ont quittés, mais nous les portons toujours dans notre cœur. Et chaque jour, dans tout ce que nous vivons, ce souvenir est vivant. Souvent, quelque chose nous renvoie à eux, des images qui nous ramènent à ce que nous avons vécu avec eux. De nombreux lieux, même les parfums de nos maisons, nous parlent de ceux que nous avons aimés et qui nous ont quittés, et gardent leur souvenir vivant en nous.
Aujourd’hui, cependant, nous ne sommes pas seulement ici pour commémorer ceux qui ont quitté ce monde. La foi chrétienne, fondée sur la Pâque du Christ, nous aide en effet à vivre la mémoire non seulement comme un souvenir du passé, mais aussi et surtout comme une espérance future. Il ne s’agit pas tant de se tourner vers le passé que de regarder vers l’avenir, vers le but de notre cheminement, vers le port sûr que Dieu nous a promis, vers la fête sans fin qui nous attend. Là, autour du Seigneur Ressuscité et de nos proches, nous goûterons la joie du banquet éternel : « En ce jour-là – a-t-on entendu dans la lecture du prophète Isaïe – le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses […] Il fera disparaître la mort pour toujours. » (Is 25, 6.8).
Cette “espérance future” anime notre souvenir et notre prière en ce jour. Ce n’est pas une illusion qui sert à apaiser la douleur de la séparation d’avec les personnes aimées, ni un simple optimisme humain. C’est l’espérance fondée sur la résurrection de Jésus, qui a vaincu la mort et nous a ouvert le passage vers la plénitude de la vie. Il est, comme je l’ai rappelé dans une récente catéchèse, « le point d’arrivée de notre marche. Sans son amour, le voyage de la vie deviendrait une errance sans but, une erreur tragique sans destination. […] Le Ressuscité nous garantit un abri sûr, il nous ramène à la maison, où nous sommes attendus, aimés, sauvés » (Audience générale, 15 octobre 2025).
Et cette destination finale, le banquet autour duquel le Seigneur nous réunira, sera une rencontre d’amour. Dieu nous a créés par amour, dans l’amour de son Fils, il nous sauve de la mort, dans la joie de l’amour avec Lui et avec nos proches, il veut nous faire vivre pour toujours. C’est précisément pour cette raison que nous marchons vers le but et que nous l’anticipons, dans un lien invincible avec ceux qui nous ont précédés, uniquement lorsque nous vivons dans l’amour et que nous pratiquons l’amour les uns envers les autres, en particulier envers les plus fragiles et les plus pauvres. Jésus nous y invite en effet par ces mots : « j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (Mt 25, 35-36).
La charité triomphe de la mort. Dans la charité, Dieu nous réunira avec nos proches. Et si nous cheminons dans la charité, notre vie devient une prière qui s’élève et nous unit aux défunts, nous rapproche d’eux, dans l’attente de les retrouver dans la joie de l’éternité.
Chers frères et sœurs, alors que la douleur de l’absence de ceux qui ne sont plus parmi nous reste gravée dans nos cœurs, confions-nous à l’espérance qui ne déçoit pas (Cf. Rm 5, 5) ; regardons le Christ ressuscité et pensons à nos chers défunts comme enveloppés de sa lumière ; laissons résonner en nous la promesse de la vie éternelle que le Seigneur nous adresse. Il éliminera la mort pour toujours. Il l’a vaincue à jamais en ouvrant un passage vers la vie éternelle – c’est-à-dire en célébrant Pâques – dans le tunnel de la mort, afin que, unis à Lui, nous puissions y entrer et le traverser.
Il nous attend et, lorsque nous le rencontrerons, à la fin de cette vie terrestre, nous nous réjouirons avec Lui et avec nos proches qui nous ont précédés. Que cette promesse nous soutienne, sèche nos larmes, tourne notre regard vers l’avenir, vers cette espérance future qui ne faillit pas.
Honorer les morts, un signe de foi
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
La religion catholique s’attache, chaque mois de novembre, à faire prier plus avantageusement pour les défunts. Derrière cette pratique se cache la plus élémentaire des piétés : la piété filiale, celle qui nous invite à honorer ceux qui nous ont précédé en priant pour eux.
Le 29 octobre dernier, à l’occasion d’un événement organisé à l’université du Mississipi et dédié à la mémoire de Charlie Kirk, le vice-président américain en personne se confiait sur le génie du christianisme. Avec conviction et assurance, JD Vance affirmait en effet à la tribune :
« L’un de mes versets préférés de la Bible est : “C’est à leurs fruits que vous les reconnaitrez”. Je pense que les fruits de la foi chrétienne sont la civilisation la plus morale, la plus juste et la plus prospère de l’histoire. Je n’ai aucune honte à penser que les valeurs chrétiennes sont un fondement important dans ce pays. »
La religion chrétienne civilise les mœurs
Il y aurait beaucoup à écrire sur ce que, non seulement les Etats-Unis mais aussi les pays du monde entier doivent à l’Eglise. Pour cela, il suffirait de se plonger dans le superbe livre de l’historien Christophe Dickès, sobrement intitulé Pour l’Eglise, mais prolongé d’un sous-titre significatif : Ce que le monde lui doit (Perrin, 2024). Pourtant, c’est peu de le dire, entre des scandales en tout genre qui éclaboussent l’institution ecclésiale et un personnel ecclésiastique en manque de repères et de figures fédératrices, l’Eglise peine à s’imposer dans le paysage politico-médiatique actuel. Le message de l’Evangile ne porte-t-il pas en lui les mêmes vertus dynamiques d’il y a 2000 ans ? Au contact de l’enseignement du Christ, tout homme est censé trouver à sa disposition une rampe de lancement inouïe : celle seule qui est en capacité de tirer ce qu’il y a de meilleur en lui. Encore faut-il prendre du temps pour son âme.
Aussi, lorsque JD Vance affirme voir dans le christianisme un génie particulier, le responsable politique n’a pas pour ambition de se cantonner à un prosélytisme civilisationnel. En homme de foi, il sait qu’une telle attitude se révélerait vite sèche et stérile. Il précise donc, à bon droit, que le Nouveau Monde, avant d’avoir été civilisé par la croix, l’Evangile et l’enseignement de l’Eglise, était en proie à un paganisme éhonté qui pratiquait les sacrifices humains. Cette réalité historique, qui s’oppose en tout point au mythe rousseauiste du “bon sauvage” (l’homme nait naturellement bon, c’est la société qui le corrompt ensuite), avait déjà été filmée par la caméra de Mel Gibson, dans Apocalypto (2006). Oui, la religion chrétienne a fait œuvre de civilisation. Comment ? En commençant par infuser la charité dans les mœurs des hommes.
Le christianisme confère à l’existence un sens et se propose d’en anoblir le cours.
Alors que nous entrons de plein pied dans le mois de la grisaille et de la mélancolie, ce fameux mois de Novembre, qui selon les vers d’Emile Verhaeren « en son manteau grisâtre, se blottit de peur au fond de l’âtre », nous donne l’occasion de méditer sur une réalité à laquelle la tradition culturelle et cultuelle de l’Eglise nous invite à nous élever : la mort, la vie, la filiation et la sainteté.
L’Eglise civilise nos coutumes en nous rappelant sans cesse – dans sa liturgie, dans ses prières et dans son patrimoine esthétique – que nous ne venons pas de nulle part. Se méprendre sur la piété filiale qui doit être la nôtre à l’endroit de ceux qui nous ont précédés ici-bas ne relève pas seulement de l’ingratitude. L’attitude adolescente de “révolté qui ne doit rien à personne” est surtout dangereusement mortifère. Comment se donner soi-même si l’on n’a pas appris à remercier ? Comment célébrer le présent si l’on se refuse à honorer le passé ? Dans un entretien donné au Figaro Magazine, le directeur du département Opinion de l’Ifop, Jérôme Fourquet, constatait, lucide :
« La citrouille d’Halloween n’a pas encore remplacé le chrysanthème mais on s’en approche. (…) Le substrat chrétien est en voie d’effacement. »
« Le héros est un homme qui se croit au-dessus des autres, le saint est un homme qui se sait avec les autres » Georges Bernanos
Au-delà du sujet de la piété filiale, comprenons que le corpus du christianisme s’avère proprement en mesure de réchauffer l’enthousiasme de la vie. En conférant à l’existence un sens, il propose à tout homme de se dépasser sans cesse pour en anoblir le cours.
Entre la civilisation païenne et la civilisation chrétienne, la différence est de taille. La première conduit au transhumanisme et la deuxième conduit, plus humblement quoique plus avantageusement, à devenir plus humain. Dans un recueil de textes épars de Bernanos, Les Prédestinés, la sainteté est une aventure (Le Passeur Editeur), ce contraste est souligné :
« Le monde admire les héros et persécute les saints. Le monde réclame des idoles, car il a peur des témoins. »
Et l’auteur d’expliquer que les saints ne sont pas des héros, à la manière des héros de Plutarque. Pour Bernanos, le héros donne l’illusion de dépasser l’humanité quand le saint, lui ne la dépasse pas mais l’assume. Il s’efforce même de la réaliser le mieux possible :
« Le héros est un destin, le saint est une vocation. Le héros est seul, le saint est solidaire. Le héros se fait admirer, le saint se fait aimer. Le héros est un homme qui se croit au-dessus des autres, le saint est un homme qui se sait avec les autres, dans la même misère, dans la même espérance. […] Le héros est un homme qui se fait dieu, le saint est un homme qui laisse Dieu se faire homme en lui. […] Le héros finit toujours par se trahir lui-même, car il porte en lui la contradiction de vouloir être plus qu’homme sans Dieu. Le saint, lui, ne se trahit jamais, car il n’a rien à défendre que la vérité de Dieu en lui. »
En ce mois de novembre, honorer nos défunts consistera pour les plus initiés – les plus catéchisés, j’entends – à prier pour le repos de leur âme, à faire célébrer des messes à leur mémoire pour appeler sur chacun d’eux la miséricorde de Dieu. Mais il y aura toujours tout à gagner que de visiter les cimetières, de fleurir les tombes de ses aïeuls et de se rappeler à leur bon souvenir. Tous ces gestes, tous ces rites, justement parce qu’ils peuvent paraître les plus inutiles ont leur pesant de noblesse. Ils permettent de s’inscrire sur le temps long, et nous rappeler que le pari de la foi ouvre la voie à la plus belle des expériences : l’élargissement de notre horizon.
Des motards pour escorter le transfert des reliques de sainte Thérèse de Lisieux vers Versailles puis Paris
Ce formulaire vise à recenser les motards, bikers et pèlerins motorisés en deux roues qui sont des amis de Sainte Thérèse de Lisieux et qui sont volontaires pour escorter le transfert de ses reliques au départ du Sanctuaire de Lisieux et à destination de l’Eglise Saint Symphorien de Versailles – le jeudi 6 novembre après-midi – puis de Versailles à l’Arena de Paris Bercy – le vendredi 7 novembre après-midi.
La tenue du Congrès Mission à Paris explique cette présence des reliques de Sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions !
10 versets bibliques pour faire son deuil et être consolé
La Parole du Christ est souvent d’un grand réconfort lors de la perte d’un être cher. Elle permet de s’abandonner et de confier ses plus grandes tristesses à Celui qui nous aime tant et qui veut notre bonheur. Par ailleurs, elle rappelle avec douceur que Jésus a promis que ceux qui croient en lui auront la vie éternelle.
Le Seigneur accompagne ceux qui le prient (il existe un chapelet magnifique pour prier pour la perte d’un proche) dans leurs épreuves et leurs détresses. Ces versets bibliques peuvent
permettre de débuter une prière et de demander à Jésus de nous consoler et de nous aider à faire notre deuil.
« Quand les justes crient, l’Éternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses. L’Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux dont l’esprit est abattu. » Psaume 34,18-19
« Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ! » Matthieu 5:4
« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. » 1 Pierre 5:7
« J’entendis une voix forte venant du ciel qui disait : “Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, il sera
leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.” » Apocalypse 21, 3-4
« Il guérit ceux qui ont le cœur brisé, et il panse leurs blessures. » Psaumes 147, 3
« Qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! »
2 Corinthiens 1.4
« Mon âme pleure de chagrin : Relève-moi selon ta parole ! » Psaumes 119, 28
« Rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur, pas même la mort. » Lettre de Paul aux Romains 8, 38-39
« Ne crains pas : je suis avec toi ; ne sois pas troublé : je suis ton Dieu. Je t’affermis ; oui, je t’aide, je te soutiens de ma main victorieuse. » Isaïe 41, 10
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. » Jean 14, 27
Eléonore pour Hozana.org.
30 ans Evangelium Vitae : un livret anniversaire, fruit de la collaboration de Choisir La Vie avec Mgr Marc Aillet
25 mars 1995 : Le pape Jean-Paul II publie l’encyclique Evangelium Vitae sur le respect de la vie humaine.
30 ans après, Choisir La Vie édite avec Mgr Marc Aillet un fascicule court, percutant et plein d’espérance reprenant une conférence donnée par ce dernier en 2005 à l’occasion des 10 ans de l’encyclique.
L’objectif est de rappeler l’actualité d’ Evangelium Vitae alors que le processus de développement des lois et réglementations portant atteinte à la vie humaine s’accélère.
Ce texte nous réveille et nous invite à être sans relâche des serviteurs et des défenseurs de la vie.
Après avoir rappelé avec quelle autorité exceptionnelle saint Jean-Paul II s’exprime, Mgr Marc Aillet redit qu’aujourd’hui il est indispensable d’éduquer nos contemporains à la vie intérieure par nos paroles et nos exemples afin d’éclairer leur conscience et d’oeuvrer pour la civilisation de l’amour et de la vérité !
« C’est par la voie de l’intériorité, dont tant de nos contemporains sont privés …que l’homme moderne redeviendra capable d’entendre et d’écouter la voix du Seigneur qui retentit dans l’intime de sa conscience. »
Téléchargez et commandez le livret en cliquant sur ce lien https://choisirlavie.fr/campagnes/
Pour des commandes au-delà de 50 exemplaires écrire à [email protected]
Face au lobbying pro euthanasie, continuons la mobilisation
Communiqué de l’équipe Tout mais pas ça :
Le nouveau ministre des relations avec le Parlement M. Laurent Panifous vient d’informer sur son compte X que la proposition de loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté sera débattue en février.
Nous devons, plus que jamais, demeurer vigilants, organisés et déterminés.
D’autant que les fanatiques de la culture de mort redoublent de pression. Jonathan Denis (ADMD) et Olivier Falorni ont multiplié les interventions médiatiques pour exiger d’Emmanuel Macron le recours au référendum, si le Sénat est trop lent à légaliser la mort administrée. C’était bien la peine de se vanter de « débats constructifs et apaisés » (alors que la plupart des amendements présentés par les opposants ont été balayés sans discussion…) !
Face à cette nouvelle offensive, nous ne devons pas relâcher nos efforts.
Au contraire : continuons d’interpeller les sénateurs, les informer des dangers réels de ce texte et leur rappeler qu’il existe une autre voie – celle de l’accompagnement, du soin, de la solidarité, et du refus de l’abandon.
- Écrivez dès maintenant à vos sénateurs grâce à l’outil d’interpellation de Tout mais pas ça ! (cliquez ici).
- Partagez leur, partagez autour de vous la vidéo que la fondation Jérôme Lejeune vient de publier afin de montrer les dangers de cette loi pour les personnes handicapées (cliquez ici).
- Parlez en autour de vous et mobilisez vos proches : la plupart des Français (y compris les parlementaires) ignorent les arrière-pensées eugénistes des promoteurs de l’euthanasie et il faut d’urgence leur ouvrir les yeux.
Rien n’est joué, tout dépend de notre détermination. Ensemble, faisons entendre la voix de la vie et de l’humanité.
Ne laissons pas la culture de mort s’imposer dans notre pays. Mobilisons-nous et nous la mettrons en échec !
Saint John Henry Newman, docteur de l’Église et co-patron, avec saint Thomas d’Aquin, de tous ceux qui participent au processus éducatif
Homélie de Léon XIV lors de la messe de la Toussaint :
En cette solennité de la Toussaint, c’est une grande joie d’inscrire saint John Henry Newman parmi les docteurs de l’Église et, en même temps, à l’occasion du Jubilé du monde éducatif, de le nommer co-patron, avec saint Thomas d’Aquin, de tous ceux qui participent au processus éducatif. L’imposante stature culturelle et spirituelle de Newman servira d’inspiration aux nouvelles générations au cœur assoiffé d’infini, disposées à réaliser, par la recherche et la connaissance, ce voyage qui, comme le disaient les anciens, nous fait passer per aspera ad astra, c’est-à-dire à travers les difficultés jusqu’aux étoiles.
La vie des saints nous témoigne, en effet, qu’il est possible de vivre avec passion au milieu de la complexité du présent, sans laisser de côté le mandat apostolique : « Brillez comme des étoiles dans le monde » (Phil 2, 15). En cette occasion solennelle, je souhaite répéter aux éducateurs et aux institutions éducatives : « Brillez aujourd’hui comme des étoiles dans le monde », grâce à l’authenticité de votre engagement dans la recherche commune de la vérité, dans son partage cohérent et généreux à travers le service aux jeunes, en particulier aux pauvres, et dans l’expérience quotidienne que « l’amour chrétien est prophétique ; il accomplit des miracles » (cf. Exhort. apost. Dilexi te, 120).
Le Jubilé est un pèlerinage dans l’espérance et vous tous, dans le vaste domaine de l’éducation, vous savez bien à quel point l’espérance est une semence indispensable ! Quand je pense aux écoles et aux universités, je les considère comme des laboratoires de prophétie, où l’espérance est vécue, continuellement racontée et reproposée.
C’est aussi le sens de l’Évangile des Béatitudes proclamé aujourd’hui. Les Béatitudes apportent une nouvelle interprétation de la réalité. Elles sont le chemin et le message de Jésus éducateur. À première vue, il semble impossible de déclarer bienheureux les pauvres, ceux qui ont faim et soif de justice, les persécutés ou les artisans de paix. Mais ce qui semble inconcevable dans la grammaire du monde prend tout son sens et toute sa lumière dans la proximité du Royaume de Dieu. Chez les saints, nous voyons ce royaume s’approcher et se réaliser parmi nous. Saint Matthieu présente à juste titre les Béatitudes comme un enseignement, représentant Jésus comme un Maître qui transmet une nouvelle vision des choses et dont la perspective coïncide avec son cheminement. Les Béatitudes, toutefois, ne sont pas un enseignement parmi d’autres : elles sont l’enseignement par excellence. De la même manière, le Seigneur Jésus n’est pas un maître parmi tant d’autres, il est le Maître par excellence. Plus encore, il est l’Éducateur par excellence. Nous, ses disciples, nous sommes à son école, en apprenant à découvrir dans sa vie, c’est-à-dire dans le chemin qu’il a parcouru, un horizon de sens capable d’illuminer toutes les formes de connaissance. Puissent nos écoles et nos universités être toujours des lieux d’écoute et de pratique de l’Évangile !
Les défis actuels parfois semblent dépasser nos capacités, mais ce n’est pas le cas. Ne permettons pas au pessimisme de nous vaincre ! Je me souviens de ce que mon bien-aimé prédécesseur, le pape François, a souligné dans son discours à la Première Assemblée plénière du Dicastère pour la Culture et l’Éducation : c’est à dire que nous devons travailler ensemble pour libérer l’humanité de l’obscurité du nihilisme qui l’entoure, lequel est sans doute le mal le plus dangereux de la culture contemporaine, car il menace « de faire disparaître » l’espérance [1]. La référence à l’obscurité qui nous entoure nous renvoie à l’un des textes les plus connus de Saint John Henry, l’hymne Lead, kindly light (« Guide-moi, douce lumière »). Dans cette très belle prière, nous nous rendons compte que nous sommes loin de la maison, que nos pas sont chancelants, que nous ne parvenons pas à distinguer clairement l’horizon. Mais rien de tout cela ne nous arrête parce que nous avons trouvé le Guide : « Guide-moi, douce Lumière, dans les ténèbres qui m’enveloppent, Guides moi encore ! – Lead, kindly Light. The night is dark and I am far from home. Lead Thou me on! ».
C’est le rôle de l’éducation d’offrir cette Douce Lumière à ceux qui, sans cela, pourraient rester prisonniers des ombres particulièrement insidieuses du pessimisme et de la peur. C’est pourquoi je voudrais vous dire : désarmons les fausses raisons de la résignation et de l’impuissance, et faisons circuler dans le monde contemporain les grandes raisons de l’espérance. Contemplons et indiquons les constellations qui transmettent lumière et repères dans ce présent obscurci par tant d’injustices et d’incertitudes. C’est pourquoi je vous encourage à faire des écoles, des universités et de toutes les réalités éducatives, y compris informelles et de terrain, autant de seuils d’une civilisation de dialogue et de paix. À travers vos vies, laissez transparaître cette « multitude immense », dont nous parle aujourd’hui dans la liturgie le Livre de l’Apocalypse, une multitude « que personne ne pouvait compter, de toutes nations, tribus, peuples et langues », et qui « se tenait debout devant l’Agneau » (7,9).
Dans le texte biblique, un ancien, observant la multitude, demande : « Ceux-ci, […] qui sont-ils et d’où viennent-ils ? » (Ap 7,13). À ce propos, dans le domaine éducatif, le regard chrétien se pose également sur « ceux qui viennent de la grande tribulation » (v. 14) et y reconnaît les visages de tant de frères et sœurs de toutes langues et de toutes cultures qui, par la porte étroite de Jésus, sont entrés dans la vie en plénitude. Alors, une fois encore, nous devons nous demander : « les moins pourvus ne sont-ils pas des personnes humaines ? Les faibles n’ont-ils pas la même dignité que nous ? Ceux qui sont nés avec moins de possibilités ont-ils moins de valeur en tant qu’êtres humains, doivent-ils se contenter de survivre ? La réponse que nous apportons à ces questions détermine la valeur de nos sociétés et donc notre avenir. » (Exhort. apost. Dilexi te, 95). Et ajoutons que la qualité évangélique de notre éducation dépend également de cette réponse.
Parmi les héritages durables de saint John Henry, on trouve, à ce propos, quelques contributions très significatives à la théorie et à la pratique de l’éducation. « Dieu, écrivait-il, m’a créé pour lui rendre un service précis. Il m’a confié une tâche qu’il n’a confiée à personne d’autre. J’ai une mission : peut-être ne la connaîtrai-je pas dans cette vie, mais elle me sera révélée dans la prochaine » (Meditations and Devotions, III, I, 2). Ces mots expriment magnifiquement le mystère de la dignité de chaque personne humaine et celui de la diversité des dons distribués par Dieu.
La vie ne s’illumine pas parce que nous sommes riches, beaux ou puissants. Elle s’illumine lorsque nous découvrons en nous cette vérité : je suis appelé par Dieu, j’ai une vocation, j’ai une mission, ma vie sert à quelque chose de plus grand que moi ! Chaque créature a un rôle à jouer. La contribution que chacun a à offrir est unique, et la tâche des communautés éducatives est d’encourager et de valoriser cette contribution. N’oublions pas : au centre des parcours éducatifs, il ne doit pas y avoir des individus abstraits, mais des personnes en chair et en os, en particulier celles qui semblent ne pas être en mesure de rendre, selon les paramètres d’une économie qui exclut et tue. Nous sommes appelés à former des personnes, afin qu’elles brillent comme des étoiles dans leur pleine dignité.
Nous pouvons donc dire que l’éducation, dans la perspective chrétienne, aide chacun à devenir saint. Rien de moins. Lors de son voyage apostolique en Grande-Bretagne en septembre 2010, au cours duquel il a béatifié John Henry Newman, le Pape Benoît XVI a invité les jeunes à devenir saints en ces termes : « Ce que Dieu désire plus que tout pour chacun d’entre vous, c’est que vous deveniez saints. Il vous aime bien plus que vous ne pouvez l’imaginer et il veut le meilleur pour vous [2] ». C’est l’appel universel à la sainteté que le Concile Vatican II a inscrit comme élément essentiel de son message (cf. Lumen gentium, chap. V). Et la sainteté est proposée à tous, sans exception, comme un cheminement personnel et communautaire tracé par les Béatitudes.
Je prie pour que l’éducation catholique aide chacun à découvrir sa vocation à la sainteté. Saint Augustin, que saint John Henry Newman appréciait tant, a dit un jour que nous sommes des compagnons d’étude qui n’avons qu’un seul Maître, dont l’école est sur terre et la chaire au ciel (cf. Sermon 292,1).
Comment vaincre la peur de la mort ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- 𝗗𝗼𝗻 𝗣𝗮𝘂𝗹 𝗗𝗘𝗡𝗜𝗭𝗢𝗧, prêtre de la cité Saint Martin et recteur du sanctuaire Notre-Dame de Montligeon
- 𝐒œ𝐮𝐫 𝐂𝐞́𝐜𝐢𝐥𝐞, prieure de la communauté de la Nouvelle Alliance
- 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐆𝐀𝐑𝐀𝐓
- 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐎𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐆𝐎𝐌𝐈𝐒
Christianophobie à Moissac : le procureur laisse faire
Dimanche dernier, un homme est entré dans l’abbatiale Saint-Pierre de Moissac (Tarn-et-Garonne) et s’en est pris à une religieuse, a menacé une autre personne qui le filmait puis est parti en poussant des cris, avant de mettre un grand coup de pied dans la porte.
Le procureur local a décidé de ne pas poursuivre l’individu. Affaire classée ans suite.
Le maire de Moissac, Romain Lopez, a réagi à cette intrusion en publiant une vidéo sur X. Il signale que l’homme qui s’est introduit dans l’abbatiale serait fiché S et exprime sa colère de maire qui doit faire « face à l’impuissance de l’État à préserver la population et à protéger nos lieux de culte ».
🔴 Intimidations et menaces contre une religieuse dans l’abbatiale de #Moissac par un individu : affaire classée sans suite par le Procureur Bruno Sauvage.
Ras-le-bol que des fous (fichés S) s’en prennent à nos compatriotes !
@Prefet_82 où êtes-vous ? pic.twitter.com/nzRJsZJ5tg— Romain Lopez (@RLZ82) October 31, 2025
La justice décide de ne pas poursuivre l’homme qui a poussé des cris d’animaux et proféré des menaces de mort dans l’abbaye de Moissac..
Ça aurait été dans une mosquée.. ça aurait fait la une des médias.. ça aurait parlé d’islamophibie et il aurait fait de la prison. pic.twitter.com/XSkEqPTD6u
— Oxitan (@Oxitan30) November 2, 2025
Un camp d’été transféministe du Pays basque fait face à des accusations d’abus sexuels sur mineurs
Un camp de vacances espagnol pour enfants, organisé par une militante transgenre qui s’était vantée de vouloir « endoctriner les enfants », fait l’objet d’une enquête après que des enfants auraient été contraints de se doucher nus avec des animateurs. Il a été révélé depuis que ce même camp était déjà sous enquête pour des allégations d’abus sexuels.
Le camp culturel basque, organisé par Euskal Udalekuak et promu par l’association à but non lucratif Sarrea Euskal Udalekua Elkartea, s’est tenu dans la ville de Bernedo du 8 au 23 août. Le site web du camp indiquait que l’objectif du programme était « d’aider les enfants à vivre en basque, de démontrer que le basque est un outil utile au quotidien et de rassembler des enfants de tout le Pays basque afin qu’après les camps d’été, ils puissent repartir avec une compréhension aussi riche que possible de la langue et de la culture basques ».
Cependant, d’après les enfants présents, les choses ne se sont pas passées ainsi. Les animateurs se sont baignés nus devant eux, se sont promenés torse nu, ont fumé du cannabis et ont fait des choses bien pires.
En septembre, Reduxx a rapporté que les médias espagnols avaient indiqué que plusieurs enfants participant au camp de Bernedo avaient écrit à leurs parents pour décrire des situations inappropriées et sexualisées, prétendument orchestrées par leurs animateurs. À leur arrivée au camp, leurs téléphones portables leur avaient été confisqués ; les enfants ne pouvaient donc informer leurs parents que par écrit. Ces derniers ont découvert que le camp ne se contentait pas de promouvoir la culture basque, mais défendait également une vision « transféministe » de la « diversité sexuelle ».
Selon Reduxx, une jeune fille a écrit à sa mère, affirmant que les campeurs étaient contraints de prendre des douches mixtes en compagnie d’animateurs adultes nus. D’après la lettre, les animateurs prétendaient que le but était d’aider les enfants à surmonter la honte de leur corps et de promouvoir une éducation sexuelle positive.
D’après les témoignages, les enfants se sont rebellés contre l’obligation de prendre des douches ensemble et ont instauré leur propre système de séparation des sexes. Garçons et filles auraient refusé d’entrer dans les douches en présence de personnes du sexe opposé, attendant que les autres aient terminé avant de prendre leur tour.
Les activités du camp incluaient la destruction délibérée de l’innocence, le harcèlement et les abus sexuels. Des lettres indiquaient que les miroirs du camp étaient peints pour promouvoir l’acceptation de soi ; or, l’un d’eux représentait une femme nue, les jambes écartées, invitant à une fellation. Reduxx rapportait qu’« un enfant aurait été forcé de sucer l’orteil d’un moniteur, tandis qu’un autre aurait été contraint de baisser son pantalon et de montrer ses fesses à tout le camp ». Les enfants qui participaient à ces « jeux » étaient apparemment récompensés par de la nourriture.
Les médias rapportent que le camp est en proie à des accusations depuis des années. Un garçon de 15 ans a raconté que les moniteurs « nous ont demandé si nous étions gays… et ils m’ont demandé ce que j’aimais… Un garçon ne voulait pas se déshabiller pour se doucher, et le moniteur lui a baissé son caleçon. »
Face à l’indignation des parents et à la colère des médias, le camp a qualifié certaines critiques de « transphobes » et a réfuté les accusations d’inconduite sexuelle en déclarant qu’il crée des « espaces sûrs pour toutes les identités et tous les corps » et qu’il « travaille dans une perspective transféministe, en déconstruisant les stéréotypes de genre et en considérant le malaise que peuvent engendrer les différences comme une opportunité éducative ». Le camp a même défendu l’obligation d’utiliser des douches communes.
Chaque activité en colonie de vacances, y compris les douches, contribue à cultiver le sentiment d’appartenance à une communauté, l’autonomie et l’entraide. Au-delà d’un simple lieu d’hygiène, les douches offrent l’opportunité de normaliser tous les corps, de briser les tabous et de se libérer de la honte et de la sexualisation. Dans notre société, les salles de bain et les douches servent à diviser les personnes selon une logique binaire et genrée. Cette division, en plus d’exclure certains corps et identités, engendre des situations de malaise et de discrimination.
Comme prévu, les autorités enquêtent sur le camp depuis décembre 2024 suite à des allégations d’« abus sexuels sur mineurs », signalées par une assistante sociale au nom de trois enfants placés en famille d’accueil qui y avaient séjourné. L’enquête est toujours en cours. Le 6 octobre, Reduxx rapportait : « Le gouvernement basque a également confirmé que le groupe de jeunes avait enfreint la loi et ne s’était même pas officiellement enregistré. » Le camp a pu poursuivre ses activités en 2025 malgré l’enquête en cours. Suite aux récentes allégations, la police basque enquête désormais sur 12 affaires.
[Vidéo] Prières liturgiques pour le pape et pour l’Église dans le Canon de la messe
Cet article est le condensé d’une vidéo à retrouver sur Youtube à cette adresse : https://youtu.be/xqn-IzZZYO8
Ou sous forme écrite bien plus précise https://laphalangeliturgique.com/publications/prires-liturgiques-pour-les-hommes-dans-le-canon-de-la-messe-diptyques-12
La Messe n’est pas seulement le renouvellement sacramentel du Sacrifice du Christ : elle est aussi l’expression vivante de la charité du Corps mystique.
Dans le silence du Canon romain, l’Église prie, intercède et se souvient.
Les prières dites « pour les hommes » — pro vivis et defunctis — constituent le cœur battant de cette intercession universelle.
C’est à ces prières, si discrètes et pourtant si profondes, que La Phalange Liturgique consacre une vidéo éclairante, fidèle à la tradition et à la beauté du rite romain.
1. Une prière pour les vivants : l’Église en acte
Dès les premières paroles du Canon — In primis, quæ tibi offerimus pro Ecclesia tua sancta catholica — le prêtre entre dans une prière d’intercession.
L’offrande eucharistique n’est jamais faite pour soi seul : elle est offerte pour l’Église tout entière, pour le pape, pour l’évêque local, pour les fidèles vivants.
Ce passage manifeste la solidarité surnaturelle qui unit les membres du Corps mystique.
Dans la Messe, les distinctions sociales ou temporelles s’effacent : il n’y a plus que des âmes rassemblées dans la même foi, soutenues par la même prière.
Ainsi, le Canon romain n’est pas une simple suite de formules : il est la mise en œuvre du commandement du Christ — « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »
2. Les diptyques : la mémoire des âmes
Les anciens diptyques — ces tablettes de cire où l’on inscrivait les noms des vivants et des défunts à commémorer — témoignent de la mémoire vivante de l’Église.
Ils rappellent que la liturgie n’est jamais une abstraction : elle porte des noms, des visages, des histoires.
Le prêtre, en marquant une pause dans le Canon, se souvient intérieurement de ceux qu’il présente à Dieu : les fidèles présents, les absents, les bienfaiteurs, les malades, les âmes confiées à sa prière.
Ce geste liturgique très ancien traduit la conscience qu’a toujours eue l’Église : dans le Sacrifice eucharistique, le Christ intercède à travers son prêtre pour tous les hommes, et le prêtre participe à cette intercession en offrant sa mémoire, sa prière, son cœur.
3. Prière pour le pape : signe de communion et d’unité
La mention du pape dans le Canon — una cum famulo tuo Papa nostro N. — manifeste la communion hiérarchique et doctrinale de chaque Messe avec l’Église universelle.
Nommer le Souverain Pontife, ce n’est pas accomplir une formalité administrative : c’est affirmer que toute célébration eucharistique participe à l’unité visible de l’Église, rassemblée autour du successeur de Pierre.
Cette prière pour le pape, héritée des temps apostoliques, est une profession de foi dans l’unité catholique.
Même dans les temps de trouble ou de confusion, l’Église prie pour celui qui a reçu la charge de la confirmer dans la foi.
C’est là un acte de fidélité et de charité surnaturelle : l’unité de la prière garantit l’unité de la foi.
4. Une prière de charité, universelle et concrète
Dans le Canon romain, la prière pour les vivants, les morts et les chefs de l’Église s’unifie dans un seul mouvement : celui de la charité.
Chaque Messe devient ainsi une offrande totale, où rien n’est oublié : ni les âmes souffrantes du purgatoire, ni les fidèles en détresse, ni l’Église militante dans sa mission quotidienne.
La liturgie, loin d’être un exercice isolé, est donc l’école de la charité universelle.
Elle apprend au chrétien à porter les autres dans sa prière, à s’unir à la supplication du Christ qui, sur la Croix, a prié pour tous les hommes : « Pater, dimitte illis. »
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Terres de Mission : Des laïcs engagés dans la Mission
Terres de Mission reçoit Raphaël Cornu-Thénard, laïc engagé et l’un des fondateurs du Congrès Mission. Il vient nous présenter la nouvelle édition de ce congrès qui aura lieu du 7 au 9 novembre 2025 à l’Accor Arena, à Paris.
Puis, Victor Aubert, directeur d’Academia Christiana, présente la plaquette récemment publiée par l’association sur la messe traditionnelle.
Entre vandalisme, profanations et vols, qui en veut aux églises ?
322 actes antichrétiens ont été enregistrés au premier semestre 2025, soit une hausse de 13% par rapport à la même période l’an dernier. Depuis son évêché à Bayonne, Monseigneur Aillet assiste, impuissant, à l’augmentation de ces actes antichrétiens, alors que cet été, un gang a vandalisé une vingtaine d’églises dans les Pyrénées-Orientales (64).
Vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte : parabole de la dette
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Introït : In voluntate tua
Comme celui du vingtième dimanche, l’Introït du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est une grande prière de l’ancien testament, tirée cette fois du livre d’Esther. Il s’agit de la prière de Mardochée, qui, comme les trios jeunes Hébreux au livre de Daniel, supplie le Seigneur pour le peuple d’Israël à nouveau en captivité et menacé d’extermination, et il commence en exprimant de manière admirable sa soumission à la volonté divine et sa confiance en sa protection :
In voluntate tua, Domine, universa sunt posita, et non est qui possit resistere voluntati tuæ : tu enim fecisti omnia, cælum et terram, et universa quæ cæli ambitu continentur : Dominus universorum tu es.
A votre volonté, Seigneur, toutes choses sont soumises ; il n’y a rien qui puisse résister à votre volonté. C’est Vous qui avez tout créé, le ciel et la terre et toutes les choses qui sont contenues sous la voûte des cieux ; Vous êtes le maître de toutes choses.
Le texte biblique précisait : rien ne peut résister à votre volonté, si Vous avez résolu de sauver Israël. Ici, cette proposition a été supprimée, enlevant au texte son caractère de supplication pour ne conserver que l’affirmation de la toute puissance divine. Elle se traduit par une mélodie entièrement horizontale, presque immobile, tournant toujours autour des mêmes notes sans jamais s’élever. Elle exprime d’abord la profonde humilité de cette prière : on est prosterné devant la majesté divine sans oser lever les yeux. Elle exprime ensuite le calme et la parfaite tranquillité de la création dans la main du Seigneur : tout est en place, rien ne bouge, on est dans la paix. Elle exprime enfin la confiance totale dans la providence, aucun mouvement de trouble ou d’inquiétude même au milieu des épreuves ; tout ce qui arrive est permis par Dieu, donc c’est pour notre bien. Cet Introït est accompagné comme dimanche dernier par le premier verset du psaume 118 qui revient souvent à cette période de l’année liturgique, et que nous retrouverons à la Communion pour la troisième fois consécutive :
Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.
► Graduel : Domine refugium
Le texte du Graduel du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est le début du psaume 89, que nous avons déjà rencontré quelques fois, en particulier au Graduel du sixième dimanche après la Pentecôte, où le texte d’aujourd’hui se trouvait dans la deuxième partie. Ce psaume est une grande méditation, attribuée par certains à Moïse, sur le mystère du temps et de l’éternité. Elle oppose la fragilité et la brièveté de notre vie sur cette terre, qui se fane comme l’herbe et la fleur des champs, à la stabilité immuable de Dieu, pour qui mille ans sont comme un jour. Cette réflexion convient particulièrement à cette époque de l’année liturgique où notre pensée se tourne vers la fin des temps. Les deux premiers versets du psaume que nous trouvons ici opposent les deux aspects du mystère :
Domine, refugium factus es nobis, a generatione et progenie. Priusquam montes fierent, aut formaretur terra et orbis : a sæculo, et in sæculum tu es Deus.
Seigneur, Vous Vous êtes fait notre refuge de génération en génération. Avant que les montagnes n’existent et que soient formés la terre et l’univers, de siècle en siècle, Vous êtes Dieu.
La première phrase c’est le temps, les générations qui se succèdent sur la terre et trouvent auprès du Seigneur aide et protection. La deuxième phrase c’est l’éternité où Dieu existe avant toute création. Nous lui retournons la définition qu’Il a donnée de Lui-même : Je suis, a-t-il dit à Moïse ; Tu es Deus, Vous êtes, lui disons-nous.
La mélodie est une mélodie type que l’on retrouve assez souvent sur des textes différents, et nous avons déjà remarqué comment ses grandes vocalises s’adaptent avec souplesse à l’expression de sentiments divers ; ici la confiance en la divine providence qui, du haut de son éternité immuable, nous guide au cours de notre pèlerinage sur la terre. On notera toutefois que les deux mots importants de la fin Tu es n’ont pas de vocalise, mais seulement une note chacun, ce qui est aussi un moyen de les mettre en évidence.
► Alléluia : In exitu Israel
Le texte de l’Alléluia du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est encore le début d’un psaume ; il s’agit du psaume 113, bien connu de tous ceux qui chantent les Vêpres du dimanche dont c’est le cinquième psaume.
In exitu Israel ex Aegypto, domus Jacob de populo barbaro.
Quand Israël sortit d’Égypte, la maison de Jacob de chez un peuple barbare...
La phrase ici n’est pas finie. On sait que le deuxième verset continue : ” La Judée devint son sanctuaire et Israël en fit son domaine. ” Il s’agit donc de la sortie d’Égypte et de l’entrée dans la terre promise, thème qui revient très souvent dans la liturgie. L’Égypte est la figure de ce monde de péché dans lequel nous sommes prisonniers. La terre promise bien entendu c’est le ciel pour lequel nous sommes faits et vers lequel nos regards se tournent plus que jamais en cette période de l’année.
La mélodie est assez originale. Elle semble d’origine gallicane (on peut voir le sens de ce mot à l’Introït du septième dimanche après la Pentecôte) car elle présente une certaine parenté avec celle du Répons Christus resurgens, antique chant de l’Église des Gaules, que l’on chante à Pâques en certains diocèses de France et notamment à Paris, et qui ne figure pas dans les livres romains. Solennelle et enthousiaste, elle s’élève en vagues successives, culminant dans le verset sur le mot ex (hors de) qui est le mot de la sortie donc de la délivrance.
► Offertoire : Vir erat
Nous trouvons à nouveau à l’Offertoire du vingt et unième dimanche après la Pentecôte un grand texte tiré non pas d’un psaume, mais d’un autre livre de l’ancien testament peu utilisé dans la liturgie, le livre de Job.
Ce livre est un long poème dans lequel le personnage de Job, frappé de dures épreuves, mais restant soumis à la volonté divine, dialogue indéfiniment, comme aiment à le faire les orientaux, avec d’autres personnages qui le poussent à désespérer et à se révolter.
Dans les derniers chapitres Job dialogue avec Dieu lui-même, lui exprimant sa confiance. Le texte que nous allons entendre est un résumé du prologue exposant les faits qui serviront de base à toute la discussion :
Vir erat in terra nomine Job, simplex et rectus, ac timens Deum : quem Satan petiit ut tentaret : et data est ei potestas a Domino in facultate et in carne ejus : perdiditque omnem substantiam ipsius, et filios : carnem quoque ejus gravi ulcere vulneravit.
Il y avait sur la terre un homme du nom de Job, intègre et droit et craignant Dieu ; Satan demanda la permission de le tenter, et pouvoir lui fut donné par le Seigneur sur les biens de cet homme ainsi que sur sa chair. Il lui fit perdre tout ce qu’il possédait, et même ses fils, et enfin il frappa sa chair d’une grave plaie.
Ce texte n’est qu’un récit de ce qui est arrivé à Job, sans laisser entendre quelles ont été les réactions du saint homme, et la mélodie n’est qu’un souple récitatif assez orné, calme et régulier d’un bout à l’autre. Mais les chrétiens des siècles où fut élaboré ce chant connaissaient très bien la sainte Écriture, et en entendant ce récit ils éprouvaient tout naturellement les sentiments de soumission à la volonté divine et de confiance jusque dans les plus graves épreuves qui furent ceux de Job, et que l’Église veut nous inspirer en cette fin de l’année liturgique.
► Communion : In salutari tuo
pour la troisième fois consécutive, nous retrouvons dans l’antienne de Communion du vingt et unième dimanche après la Pentecôte le psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté.
Comme dans la Communion du vingtième dimanche, cette loi divine est désignée ici par la parole de Dieu qui nous donne l’espérance.
In salutari tuo anima mea, et in verbum tuum speravi : quando facies de persequentibus me judicium ? iniqui persecuti sunt me, adjuva me, Domine Deus meus.
Mon âme languit après votre salut, je mets mon espoir dans votre parole. Quand ferez-vous justice de ceux qui me persécutent ? Les méchants me persécutent ; au secours, Seigneur mon Dieu !
Le contexte dit nettement que les méchants ce sont ceux qui refusent d’écouter la parole de Dieu et d’obéir à ses commandements. Ils s’opposent au psalmiste qui veut rester fidèle jusqu’au bout. La particularité de cette antienne est de commencer par un chant de confiance et d’espoir puis de se poursuivre et s’achever par un appel de plus en plus angoissé. La mélodie suit cette progression du texte. La première phrase qui exprime la confiance est calme et douce, la deuxième nettement plus mouvementée ; quant à la troisième elle commence par un récitatif d’allure psalmodique d’une intensité presque dramatique dans sa sobriété pour s’achever par une grande montée suppliante sur l’invocation Deus meus.
Participez au Congrès Mission avec Notre-Dame de Chrétienté et Mgr Rey
Communiqué de Notre-Dame de Chrétienté :
Chers pèlerins,
📣 « Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la Terre ! »
Tel est le thème de notre prochain pèlerinage de Chrétienté, à la Pentecôte 2026
Avec ce thème, Notre Dame de Chrétienté entend participer à l’effort d’évangélisation
Auparavant, dans ce même esprit missionnaire, Notre-Dame de Chrétienté a répondu favorablement à l’invitation du Congrès Mission pour participer à l’édition 2025 de cet évènement, qui se tiendra à Paris du 7 au 9 novembre prochain !
Ce grand rassemblement réunit autour du thème de la mission les forces vives catholiques de notre pays, occasion pour nous de pèleriner dans les rues de Paris et de montrer combien la tradition, dans sa liturgie et dans son enseignement, participe pleinement au culte rendu à Dieu et sont missionnaires.
Retrouvons-nous :
📅 Samedi 8 novembre – 15h
📍 à l’Église Saint-Sulpice (2 rue Palatine – M° St Sulpice / Mabillon)
Au programme : nous bénéficierons d’une prédication donnée par Monseigneur Dominique Rey, évêque émérite du Diocèse de Fréjus-Toulon, puis après les vêpres, nous partirons en procession dans les rues de Paris, jusqu’à Notre-Dame de Paris.
Une fois à la cathédrale, nous rejoindrons trois autres cortèges pour former une immense procession qui se dirigera vers Bercy, où se tiennent les animations principales du Congrès Mission.
Le soir, après un programme plus « festif », une adoration nous réunira, au sein même de Bercy.
RETENEZ LA DATE ET INSCRIVEZ-VOUS. 🔥VENEZ AVEC VOS AMIS !
Attention, il n’est pas nécessaire de s’inscrire au Congrès Mission pour participer aux vêpres et à la procession dans les rues de Paris.
⚜️Important : Venez avec vos bannières de chapitre !
Le succès du Puy du Fou n’est plus une Confidence
Nicolas de Villiers, président, Olivier Strebelle, directeur général et Maxime David, présentateur, annoncent la fréquentation record de l’année 2025 !
Le final de la Confidence, chanté par les élèves de Puy du Fou Académie
Une conférence de presse sous le titre d’une « Confidence » et sous la forme d’annonces et de courts spectacles auront permis à Nicolas de Villiers et Olivier Strebelle, respectivement président et directeur général du Puy du Fou de rendre public et les excellents résultats de la saison qui s’achève, et d’annoncer les prochaines étapes du développement dans les prochaines années.
D’abord le franchissement de la barre symbolique de trois millions de visiteurs le site vendéen, du Puy du Fou, auquel s’ajoute le 1,7 million de visiteurs du Parc espagnol de Tolède. Le parc vendéen est dorénavant le second en France, fréquenté par 65% des visiteurs en famille qui se déclarent satisfait à plus de 9 sur 10. Ils s’y retrouvent dans l’ambiance émouvante du légendaire historique français, dont les qualités artistiques et techniques des spectacles et des activités ludiques qui leur sont proposées sont mondialement récompensées.
Les développements en cours
Cette année, le Parc restera ouvert jusqu’au 11 novembre en hommage au centenaire de la création du Bleuet de France. Militaires et pupilles de la Nation y sont gracieusement invités.
Occasion également pour les responsables d’annoncer la première bande dessinée de Puy du Fou Éditions qui raconte la Résistance pour les enfants de 8 à 13 ans, et plus. Seconde annonce, celle de la mise sur rail du Grand Tour, un voyage de 5 jours dans un train spécialement aménagé qui permettra de visiter dans des conditions optimales Paris, Reims, les Hospices de Beaune, les Cévennes, Saint Malo et le Mont-Saint-Michel avec un terminus au Puy du Fou. Nicolas de Villiers réserve l’annonce de la date, les difficultés administratives et technique étant surpassées.
C’est à Olivier Strebelle qu’est revenu l’annonce de la création d’un Puy du Fou britannique, sur 250 ha, avec un investissement de 700 millions d’Euros, près de Bicester dans l’Oxfordshire à l’horizon 2029. Ce Puy du Fou proposera 13 spectacles et permettra la création de 2000 emplois. Occasion également de donner des nouvelles d’Efteling, parc hollandais dans lequel le Puy du Fou anime un spectacle équestre devant 13 millions de spectateurs depuis 13 ans qui sera bientôt renouvelé. Exkalibur et sa course au trésor annonce 200000 participants auxquels Nicolas a accordé un indice à déchiffrer.
Le Puy du Fou au Zénith et à Noël !
C’est la confidence inattendue : un spectacle itinérant de deux heures se déplaçant dans tous les Zéniths de France et reprenant les grandes réussites visuelles et esthétiques des « Mousquetaires de Richelieu » dès novembre 2027 sous le thème historique du Grand Siècle. Enfin, et c’était très attendu, le retour de Noël au Puy du Fou, cette fois dans le stadium gallo-romain avec 150 acteurs et de nombreux animaux, du 19 décembre 2026 au 3 janvier 2027 sur le thème évident de l’histoire de Bethléem au premier jour de notre ère !
Cette Confidence était précédée, comme on sait le faire au Puy du Fou, de courts spectacles rappelant ceux du Parc, accompagnés des musiques, de petits films et de surprises chorégraphiques à la hauteur de sa réputation d’excellence. Clou final, la chorale des enfants de l’école Puy du Fou Académie, reprenant des airs connus, notamment de Noël !!!
Henry Renoul
La France peut-elle accéder à la souveraineté numérique ?
Dans une tribune récemment publiée cette semaine (cliquez ici) sur le Figaro Vox, trente cinq personnalités de renom se sont interrogées sur la place de la France aujourd’hui au regard de la souveraineté numérique et après un constat accablant de la situation de faiblesse dans laquelle notre pays se trouve, pour ne pas dire situation de soumission dans le domaine technologique, a conclu l’article par cette question, qui résonne telle une sentence : Voulons-nous subir ou décider au XXIe siècle ?
De toute évidence, le réveil d’une partie de nos élites, signataires de cette tribune, dans lesquels nous retrouvons d’anciens responsables du renseignement, d’anciens ministres, des dirigeants d’entreprise, des généraux etc… est salutaire à plus d’un titre même si, reconnaissons le, il apparait quelque peu tardif et en l’état des volontés politiques du moment, vain tant la tâche apparait immense pour inverser une tendance largement engagée.
Pour quelle raison cette tribune a t-elle vu le jour ? Le critère de qualification SecNumCloud, délivrée par l’ANSSI, impose le recours à des prestataires étanches au droit américain pour héberger les données de l’État et de ses agences. Or, ce critère risque de disparaître, ou tout du moins de ne plus permettre cette étanchéité qui garantit notamment la protection des données, en raison de rapprochement visant clairement à contourner les dispositions légales en vigueur entre les fameux GAFAM et nos fleurons technologiques français. Ainsi, les offres hybrides « BLEU » (Microsoft-Orange-Capgemini) et S3NS (Google-Thalès) pourraient voir le jour et de fait permettre (si ce n’est déjà fait) l’accès à des données sensibles pour la sécurité du pays à nos « amis » américains…
Mais franchement est ce bien nouveau quand l’essentiel de nos données financières sont déjà largement consultées, pour ne pas dire espionnées, par nos chers « amis » américains via le système bancaire SWIFT ?
Mais est ce bien nouveau quand, au coeur même du pouvoir, des cabinets de conseils anglo-saxons (McKinsey étant le plus connu) ont « offert » leurs services, (2,5 milliards d’euros…, uen paille) et ont de toute évidence eu accès aux « secrets » de la République afin de mieux les transmettre à la Maison Blanche ?
Mais est ce bien nouveau quand dans différents dossiers, dont celui le plus connu d’Alsthom, notre classe politique (Sarko, Pécresse, Macron etc…) s’est compromise pour autoriser la vente d’actifs stratégiques à nos chers « amis » américains ?
Depuis des dizaines d’années, notre pays s’est progressivement féodalisé abandonnant sciemment sa souveraineté à qui la veut. D’abord à l’Europe en abandonnant l’instrument même son indépendance monétaire, le franc, puis en acceptant que lui soit dictée sa politique budgétaire via des directives toujours plus alambiquées. Mais aux Etats-Unis aussi en acceptant naïvement l’implantation sur notre territoire de véritables parasites commerciaux sur fond de libre-concurrence alors que, et l’avenir l’a démontré, c’est bien l’exact contraire qui s’est produit avec la main-mise par les géants monopolistiques de la tech (comme c’est joli à entendre) de notre économie.
La plate-formisation de notre économie n’était pas inéluctable mais, imposée à marche forcée par ceux qui y avait intérêt, elle s’est transformée en débâcle pour notre tissu commercial et ses acteurs, précarisés, pardon uberisés, au profit de fortunes toujours plus florissantes.
Et une fois de plus, de la même façon que l’implantation de ces GAFAM avait largement été encouragée par nos « élites » (Bezos a quand même la légion d’honneur… Au nom de quoi ? ça…), cet épisode de la protection de nos données semble constituer un énième épisode dans la trahison d’individus se comportant davantage en petits oligarques qu’en défenseurs de notre Nation et du Bien Commun.
Alors à la question « voulons-nous subir ou décider au XXIe siècle ? », il semble malheureusement que la réponse soit déjà connue et c’est bien en cela que, pour les raisons évoquées ci-dessus, nous avons déjà un train de retard dans notre réflexion.
La question ne serait-elle pas plutôt : quand arrêterons nous de subir et quand reprendrons nous notre destin en main ?
P.MAGNERON
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Missionnaires : Les Baroudeurs du Christ
Dans les ruelles écrasées de chaleur de Calcutta, un centre d’accueil résonne des rires des enfants.
Sur les eaux silencieuses du Cambodge, une présence discrète tente d’apaiser les blessures d’un passé encore brûlant.
Des silhouettes discrètes franchissent la frontière nord-coréenne, guidées par une main tendue.
Dans une recyclerie taïwanaise, des âmes marquées au fer rouge trouvent enfin un regard qui ne les condamne pas.
Dans un village reculé de Madagascar, une fresque prend vie sous les doigts hésitants d’enfants.
Cinq lieux, cinq prêtres. Cinq missionnaires qui ont renoncé au confort de leur vie d’avant pour partager le quotidien parfois rude de peuples dont ils ne connaissaient rien. Des peuples qu’ils se sont engagés à servir corps et âme.
Après le succès de son précédent film Sacerdoce — qui a réuni plus de 100 000 spectateurs en salle et a été élu meilleur documentaire de l’année sur AlloCiné — Damien Boyer présente ici un nouveau regard sur des vocations encore méconnues. Cinq missionnaires français sont envoyés à vie dans des pays d’Asie qu’ils n’ont pas choisis, pour y vivre une mission radicale et solitaire. Héritiers de 360 ans de tradition missionnaire, ils mêlent foi et action dans des engagements extrêmes : accueil de réfugiés Nord-Coréens, accompagnement de jeunes handicapés, lutte contre l’exploitation… Parfois maladroitement mais avec tout ce qu’ils sont, ces baroudeurs incarnent une génération renouvelée de missionnaires, qui n’a qu’un message : dire aux oubliés combien ils sont aimés.
En salle le 5 novembre.

