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Une résolution de l’ONU mentionne les «droits reproductifs» dans sa réponse à la pandémie du COVID-19

L’archevêque Gabriele Caccia, Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies, a déclaré le 11 septembre après que l’Assemblée générale des Nations Unies à New York a approuvé une résolution, intitulée «Réponse globale et coordonnée à la pandémie du COVID-19», que l’inclusion d’une référence aux «droits reproductifs» est «profondément préoccupante et source de division».

La résolution a appelé les États

«à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le droit des femmes et des filles de jouir du meilleur état de santé possible, y compris la santé sexuelle et reproductive, et les droits reproductifs».

L’archevêque a poursuivi:

Conformément à ses réserves exprimées lors des conférences internationales tenues à Beijing et au Caire, le Saint-Siège réitère qu’il considère que l’expression ‘santé reproductive’ et les termes connexes s’appliquent à un concept holistique de la santé, qui englobe la personne en l’intégralité de sa personnalité, de son esprit et de son corps.

En particulier, le Saint-Siège rejette l’interprétation qui considère l’avortement ou l’accès à l’avortement, l’avortement sélectif en fonction du sexe, l’avortement de fœtus présentant des problèmes de santé, la maternité de substitution et la stérilisation comme des dimensions de la «santé reproductive» ou comme faisant partie de la santé universelle.

Les critiques de l’archevêque ont été reprises par un représentant des États-Unis, qui a voté contre la résolution. La Mission des États-Unis auprès des Nations Unies a déclaré le 11 septembre qu’elle s’opposait à l’inclusion dans la résolution des «droits reproductifs».

«Nous n’acceptons pas les références à la ‘santé sexuelle et reproductive’, ‘à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs’ ou à tout autre langage suggérant ou déclarant explicitement que l’accès à l’avortement légal est nécessairement inclus dans les termes plus généraux ‘services de santé’ ou «services de soins de santé» dans des contextes particuliers concernant les femmes ». «Les États-Unis croient en la protection juridique des enfants à naître et rejettent toute interprétation des droits humains internationaux exigeant de tout État partie qu’il fournisse un accès sûr, légal et efficace à l’avortement.»

La résolution a été adoptée par 169 voix pour, deux contre (États-Unis et Israël) et deux abstentions (Hongrie et Ukraine).

Par ailleurs, si Mgr Caccia a approuvé l’appel de la résolution en faveur d’une «vaccination extensive» pour lutter contre le COVID-19, il a souligné l’importance de vaccins «exempts de problèmes éthiques. Il a regretté «l’exclusion des organisations confessionnelles de la liste de ceux qui jouent un rôle important dans la réponse à la pandémie».

Cette crise sanitaire est l’occasion de faire de grands choix de rupture

Extrait de l’éditorial de Marion Maréchal sur le site de l’ISSEP :

« Entre un monde qui meurt et un monde qui naît il s’insère toujours une période creuse. Elle est en même temps un tombeau et un berceau. Un monde qui meurt y agonise en se débattant, en cherchant à écraser de son poids le monde qui naît, n’a pas encore les yeux ouverts, ne sait pas encore son nom ». Magistrale réflexion que celle de l’historien suisse Gonzague de Reynold qui semble décrire parfaitement notre époque. L’ancien monde se meurt lentement et résiste alors que le nouveau balbutie et peine à émerger. Nous vivons cette époque de transition, ce sas, non pas de décompression mais, au contraire, de compression où s’accumulent toutes les tensions sociales, identitaires, géopolitiques, économiques, jusqu’à l’ébullition.

Il ne suffira pas de clamer « Plus jamais ça ! » ou de publier sur « le jour d’après », pour que des leçons pertinentes soient effectivement tirées et surtout appliquées. En effet, l’on peine à imaginer qu’un événement aussi soudain et spectaculaire que cette pandémie, qui a paralysé la moitié de population mondiale pendant plusieurs semaines, puisse rester sans conséquence sur l’avenir. C’est oublier un peu vite cette étonnante aptitude des gouvernants occidentaux à se comporter comme d’éternels enfants. Ils ne semblent jamais apprendre des expériences de l’Histoire. Après le krach boursier de 1987, les crises financières de 1997 et 2008, la crise de l’euro et des dettes souveraines en Grèce, les attentats de 2001 aux Etats-Unis puis la succession des attentats islamistes en France et maintenant une pandémie mondiale, rien ne semble renverser les certitudes et les aspirations de la classe dirigeante. Pourtant, ce virus a réalisé ce qu’aucun parti politique d’opposition n’aurait pu espérer : le procès en comparution immédiate d’une idéologie, d’un système, d’un modèle. Car c’est bien le procès des choix politiques opérés depuis trente ans sur les frontières, la souveraineté, l’Etat, la monnaie, les services publics, l’économie, l’Union européenne, auquel nous assistons.

Désormais la parole n’est plus à la défense, le gaullisme déclamatoire de cette classe discutante est irrecevable. Elle est à ceux qui voient clair dans le XXIème siècle et que nous avons très partiellement réunis dans cette première publication du Centre d’analyse et de prospective de l’ISSEP que nous appellerons par commodité le CAP.

Comme le rappelle l’un des auteurs de ce dossier, le sinogramme chinois pour les mots crise et opportunité est identique. Notre mot crise est issu du grec Krisis qui signifie « l’action ou la capacité de choisir ». Au fil du temps, l’usage nous fit oublier ce sens au profit de la définition qui nous est maintenant familière, celle de « manifestation soudaine et violente ». Cette crise sanitaire est l’occasion de faire de grands choix de rupture, mais ce qui a été décidé depuis le mois de mars dernier relève le plus souvent du statut quo, du refus de changer pour s’adapter au monde nouveau qui émerge. Les dirigeants actuels regardent dans le rétroviseur et voudraient à tout prix confirmer un modèle politique dont nous avons vu les fragilités. L’objectif de cette publication est précisément de contribuer à éclairer ces choix nécessaires. Nous vous présentons ici les différents thèmes traités et auteurs associés.

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Pourquoi le monde arabe se rapproche d’Israël ?

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Au mois de juillet dernier, Benyamin Netanyahou devait annoncer l’annexion, par Israël, de la Cisjordanie, au mépris des traités internationaux. De nombreux pays, dont la France, lui avaient demandé de n’en rien faire, mais le Premier ministre israélien semblait sourd à toute pression.

À la surprise générale, l’annexion n’eut pas lieu et l’on attendait de savoir pourquoi. La réponse est venue le 13 août avec l’annonce de la normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis puis, le 11 septembre, avec, cette fois, Bahreïn promu comme nouvel ami de l’État hébreu.

Ces deux pays sont les plus proches alliés de l’Arabie saoudite (en dépit de différends sérieux entre Abou Dhabi et Riyad concernant la guerre au Yéemen) et nul doute que cette normalisation a reçu le feu vert de Mohammed ben Salmane, l’homme fort du royaume saoudien.

C’est une grande victoire pour Netanyahou, qui redore son blason de façon spectaculaire après ses ennuis judiciaires concernant de graves accusations de corruption.

C’est aussi un tournant diplomatique majeur qui a atterré les Palestiniens. Au mois d’août, des effigies du prince héritier émirati Mohammed ben Zayed (MBZ) et de Donald Trump avaient été brûlées dans plusieurs villes de Cisjordanie.

La perspective de la création d’un État palestinien s’éloigne irrémédiablement et le plan Abdallah de 2002 est enterré. Établi par le roi saoudien du moment, décédé depuis, ce plan exigeait la création d’un État palestinien en échange de la reconnaissance d’Israël par les pays arabes. Cette exigence a donc disparu, sans doute définitivement.

Certains annoncent maintenant que l’Arabie saoudite va, à son tour, emboîter le pas aux deux éclaireurs. C’est peut-être un peu prématuré. En effet, l’opinion publique saoudienne n’est sans doute pas prête à un revirement de cette nature et le roi Salman ben Abdulaziz non plus. Mohammed ben Salmane ne prendra pas le risque de se fâcher avec son père. Il faudra donc probablement attendre un peu.

Derrière ces revirements spectaculaires, il y a un homme : Donald Trump. La présidentielle américaine arrive à grands pas et un succès diplomatique de cette importance est particulièrement bienvenu alors que le sortant est en retard dans les sondages.

Trump a donc voulu donner un éclat particulier à cet accord et c’est sur le balcon de la Maison-Blanche qu’il a proclamé « l’avènement d’un nouveau Moyen-Orient ». À ses côtés se tenaient Benyamin Netanyahou et les ministres des Affaires étrangères du Bahreïn et des Émirats arabes unis. Chacun a pu noter que les deux souverains ne se sont pas déplacés eux-mêmes, comme si une certaine gêne perdurait.

Mais qu’importe, Trump a su convaincre Israël de différer l’annexion de la Cisjordanie pour ne pas froisser les pays arabes à un moment crucial, annexion qui aura lieu un jour, n’en doutons pas. Il a su, aussi, faire comprendre aux souverains de la péninsule Arabique que le temps était venu de la réconciliation officielle entre les meilleurs alliés de l’Amérique. C’est un succès diplomatique incontestable.

Les Palestiniens sont, une fois de plus, laissés de côté et n’auront sans doute jamais d’État, mais qui s’en soucie ?

« Les apparitions d’Amsterdam sont fausses »

La Congrégation pour la doctrine de la foi vient de rendre public un courrier du 20 juillet 2020 : après plusieurs décennies de controverses, les cinquante-six prétendues apparitions de la Vierge Marie à Ida Peerdeman ont été formellement rejetées par le Saint-Siège.

Jeune femme hollandaise du XXe siècle, Ida Peerdeman affirme avoir assisté, entre 1945 et 1959, à cinquante-six apparitions de la Vierge sous le nom de “Dame de tous les Peuples”.

Interrogé par le cardinal libanais Mgr Béchara Boutros Raï, patriarche d’Antioche des maronites, la Congrégation a rappelé dans une lettre signée le 20 juillet que le jugement de l’Église restait celui publié par le diocèse d’Amsterdam le 25 mai 1974, dans lequel il est dit – après une étude appropriée – qu’Ida Peerdeman « n’était pas consciente du caractère surnaturel des apparitions ». C’est pourquoi, lit-on dans la lettre de la Nonciature du Vatican, les fidèles sont invités à

« cesser toute propagande sur les apparitions et révélations revendiquées de la Dame de tous les Peuples et sont exhortés à exprimer leur dévotion à la Très Sainte Vierge, Reine de l’Univers sous des formes reconnues et recommandées par l’Église. »

Le gang du PCF et des barbares

Le nouveau maire PCF de Bobigny, Abdel Sadi, a posé avec deux responsables associatifs, avant de la poster sur Facebook. L’une des personnes est Lynda Benakouche, la présidente de Crescendo, structure d’aide aux enfants. Une associative active, également chargée de mission en mairie… mais aussi compagne de Jean-Christophe Soumbou, membre du gang des barbares condamné à dix-huit ans de prison en 2006 pour son rôle dans la séquestration, la torture et le meurtre du jeune Ilan Halimi.

Jugée « protégée » par l’UDI sous la mandature précédente selon certains – l’hypothèse a été documentée dans le livre « le Maire et les Barbares »écrit par la journaliste Eve Szeftel – elle serait désormais dans les petits papiers de la nouvelle municipalité PCF.

Au-delà de la condamnation de son époux, elle-même a fait l’objet de trois admonestations de la préfecture de Seine-Saint-Denis au sujet de son emploi. Par trois fois, sous la mandature UDI, entre 2014 et 2020, les services de l’Etat ont pointé ses qualifications inférieures à celles exigées pour l’emploi occupé. Par ailleurs, la Chambre régionale des comptes (CRC) avait aussi épinglé Lynda Benakouche dans le lot des agents surpayés au regard de leurs compétences.

En 2005, elle avait été condamnée pour des violences sur une autre femme.

Lynda Benakouche est sous le coup d’une procédure interne, et doit être entendue par l’administration.

Changement de nom pour le PCD ?

L’année 2020 est celle du renouvellement de l’équipe dirigeante (Président, Secrétaire général et trésorier) du Parti Chrétien-Démocrate. Cette équipe assurera la direction du PCD pour un mandat de 3 ans (2020-2023), période au-cours de laquelle le PCD devra notamment se positionner en vue des échéances électorales de 2022 (Jean-Frédéric Poisson s’est déjà déclaré candidat). Tous les adhérents à jour de cotisation seront appelés à voter en ligne entre le 25 septembre et le 2 octobre. Le 3 octobre, les résultats seront proclamés lors de la Convention Nationale qui aura lieu à Paris.

Maître Jean-Marie Lejeune se porte candidat pour ces élections internes du parti chrétien démocrate. Cette candidature vise à s’opposer au retrait de la référence chrétienne du nom du parti et à sa déconfessionnalisation. Si c’est le cas, cela peut effectivement perturber les militants (retirer la référence à la démocratie perturbera sans doute moins les adhérents). Via (et non Vox comme écrit précédemment) serait le nouveau nom du parti, qui circule actuellement. Maître Jean-Marie Lejeune propose, lui, de rebaptiser le parti “Force chrétienne” :

Chers amis, chers adhérents du parti chrétien-démocrate, je suis candidat à la présidence de notre mouvement pour réaffirmer son identité politique et ses valeurs. Retrouvez ici ma profession de foi :

Notre époque se caractérise par le triomphe d’un relativisme universel. L’homme a abandonné son espérance et ses racines, son amour et ses joies. Il erre dans la solitude et le doute. Cette situation le place aussi dans l’attente de repères et de valeurs.

L’actualité nous rappelle l’importance des valeurs chrétiennes. Aujourd’hui, le respect de la dignité de la personne humaine et de ses droits fondamentaux que sont la liberté, la sécurité, la santé et le travail ne sont plus garantis.

Récemment, l’augmentation des violences aux personnes est venue rappeler la dégradation du lien social. Elle souligne les carences éducatives et la faillite des instances de transmission que furent la famille ou l’école. Elles révèlent également le rapport troublé d’une génération à l’autorité. Sa contestation générale, d’où qu’elle émane, nous laisse une société violente et méconnaissable.

Atteints dans leur intégrité physique, nos concitoyens le sont aussi dans leurs biens. Et leur insécurité est aussi sociale et économique. La misère s’accroît et la crise à venir viendra l’aggraver. Certains travailleurs sont pauvres. L’absence d’emplois génère aussi un dénuement moral et économique, l’assistanat portant atteinte la dignité de la personne humaine.

Le récent drame sanitaire a souligné l’importance des solidarités humaines. Nous avons vu des personnes mourir seules, dans un grand dénuement moral et affectif. Mais nous avons vu que l’homme restait grand quand il se montrait fraternel.

La fraternité, l’esprit d’invention, l’attention à autrui, la pitié et l’amour restent le cœur battant de toute société humaine. La France est une grande nation généreuse et le montre en actes. Son sentiment profond doit pouvoir s’exprimer politiquement.

La doctrine sociale et l’enseignement de l’Eglise commandent à l’Homme de se montrer généreux, fraternel, attentionné envers autrui et loyal. Ces valeurs sont la réponse à l’esprit d’abandon comme à nos souffrances.

Un mouvement politique qui entend répondre au malaise actuel de la société doit apporter une réponse chrétienne. Il n’y pas de valeurs qui s’enracinent aussi loin dans le temps et qui entendent persister si longtemps dans l’histoire que celles du christianisme. La référence chrétienne est une obligation morale. Elle est une réalité plus forte que de vagues idées ou promesses de lendemains qui chantent. Un mouvement politique chrétien n’est pas un parti comme les autres.

Nous ne pouvons pas mettre notre drapeau dans notre poche. Notre identité politique est chrétienne. Personne ne sera jamais convaincu par le mensonge et la compromission.

Nous proposons de revendiquer clairement et explicitement la référence chrétienne en rebaptisant le parti chrétien-démocrate, « Force Chrétienne ». Les partis divisent. Notre volonté est d’unir les hommes et les femmes de bonne volonté autour des valeurs chrétiennes.

« Force Chrétienne » sera un mouvement offensif, libre et décentralisé.

Fidèles aux enseignements de l’Eglise, nous appliquerons au mouvement le principe de subsidiarité :

  • Les adhérents de Force Chrétienne seront consultés sur la définition du programme, de la stratégie comme de l’organisation interne du mouvement. Un mouvement n’est pas l’aventure d’un seul homme et n’a pas vocation à servir une carrière et une ambition personnelle.
  • Nous voulons des directions collégiales à tous les niveaux, nationaux et locaux. Nous connaissons la valeur des adhérents et voulons les associer à la vie du mouvement.
  • Le combat pour les valeurs doit être réaffirmé et porté par de nouveaux moyens : ainsi la création d’une web TV ou la promotion d’un nouvel organe de presse. A l’action politique, il faut y ajouter une dimension culturelle portée par des médias et relais qui nous soient propres.
  • Nous voulons promouvoir l’action sociale des militants et soutenir les initiatives de charité et d’aide à la personne.
  • Dans la tradition des corporations, nous voulons créer des cercles professionnels qui auront la charge de définir les points du programme qui se rattachent à leur compétence.
  • Nous voulons enraciner le mouvement localement en formant et aidant les adhérents qui souhaitent prendre des responsabilités dans leur commune ou leur association.
  • Nous souhaitons que le mouvement participe à chaque élection.

Fidèle à notre éthique politique, nous sollicitons le suffrage des adhérents pour réaffirmer l’identité chrétienne de notre mouvement. Convaincus que c’est dans la fidélité et la clarté que nous pourrons rassembler, convaincus aussi de valeur de nos adhérents et de la nécessité de les faire participer à la direction du mouvement, nous vous remercions de la confiance que vous voudrez nous accorder.

Jean-Marie Lejeune

Une intervenante de l’UNEF auditionnée par l’Assemblée nationale s’est présentée en hijab

La France a besoin d’un Roi

C’est le titre du nouveau livre de l’abbé Michel Viot, qu’il présentera à l’église Saint Roch de Paris le 22 septembre. Il écrit sur son blog :

Mais avant toutes choses, je veux dire la raison principale qui m’a poussé à écrire ce livre. Au moment où tout s’accélère pour nous le faire oublier, j’ai voulu affirmer que le Christianisme avait marqué d’une manière indélébile notre pays, et que, dans la continuité d’un peu plus de vingt siècles d’histoire, je me plaçais dans cette chaîne d’union de français qui veulent pouvoir continuer à dire « nous n’avons pas d’autre Roi que Jésus Christ ! ». De là vient mon attachement à la royauté comme système de gouvernement. Comme je le montre dans ce livre, ce sont les rois qui ont réussi à faire la France, parce qu’ils ont toujours œuvré, comme Lieutenants du Christ, et dans la recherche du bien commun, autrement dit en veillant à demeurer toujours à l’écoute de leurs peuples. Dans l’exercice du pouvoir, comme dans son organisation, la royauté française sut toujours distinguer, sans les confondre ou les séparer, ces trois grandes réalités que sont Dieu, le pouvoir politique, et les peuples qui en dépendent.

I.  FÉCONDITÉ DU MENSONGE FONDATEUR DE LA RÉPUBLIQUE

Voilà pourquoi, j’évite en général de parler de monarchie, mot qui, depuis la fin de ce qu’on appelle l’Ancien Régime, porte à confusion, tout comme le mot démocratie d’ailleurs. L’ancienne monarchie ne fut jamais le pouvoir exercé par un seul homme. Cette conception n’existe que dans les discours des révolutionnaires de 1792, et de leurs zélés successeurs qui, jusqu’à nos jours répètent ce mensonge. Il est vrai que leur tâche n’est pas simple puisqu’ils doivent pour justifier leur présence et leur pouvoir autoritaire, peu soucieux du bien de leurs peuples, proférer un mensonge plus grand encore, à savoir que la démocratie est le pouvoir du peuple, et que seule une république peut le garantir.

Or c’est là une double imposture. Une république n’est possible que pour une ville et quelques territoires qui l’entourent. Et cela implique l’esclavage, permettant aux citoyens libres de s’occuper des affaires de la cité. Et bien souvent les cités antiques eurent recours à la tyrannie ou à la dictature, soit pour maintenir l’ordre intérieur, soit pour assurer ou consolider des conquêtes extérieures. La grandeur de Rome fut l’œuvre de l’empire qui produisit cette paix romaine dont bénéficia le Christianisme pour s’étendre.

La Méditerranée et ses rivages étaient plus sûrs au temps de la domination romaine que maintenant ! Au moment de la chute de l’empire romain d’Occident au Ve siècle, tous les barbares avaient envie d’être romains et d’obtenir des titres de l’empire. Car ils se battaient déjà pour lui, et donc, sa civilisation, sa langue, sa religion, même si certains commencèrent par l’hérésie (l’arianisme), mais avec l’excuse de la voir pratiquée par des romains de souche…comme on aurait pu dire.

Ceux qui ont envie d’être Français aujourd’hui viennent des peuples les plus malheureux de la terre. La majorité d’entre eux n’a rien à perdre, mais tout à gagner, un assistanat gratuit, de quoi faire vivre sa famille au-delà de nos frontières, puis de la faire venir en utilisant le regroupement familial, lequel est amplifié par le droit du sol, nouveauté crée par la révolution industrielle en 1851, avec certaines restrictions, qui tomberont après 1870, en vue de la guerre de revanche. La loi de 1889 disposera que seront français les jeunes étrangers nés en France, et qui à l’époque de leur majorité sont domiciliés en France. La république avait sa chair à canons, et elle élargira encore les possibilités du droit du sol en 1919, pour avoir de la chair de remplacement. Un million et demi de morts et plus de deux millions d’handicapés créent un vide insupportable. C’est dans cette suite qu’après la deuxième guerre mondiale on créera des « français. » qui ne seront jamais Français ! D’autant plus, que dans le même temps on s’ingénie à faire perdre le sens de l’origine de leur pays à ceux qui, catholiques, juifs, protestants, orthodoxes, vivent sur la terre de France, depuis plusieurs générations, en en appréciant les valeurs, ou au minimum quelques-unes de leurs traces.

II.  LES ORIGINES DU MAL

Comme le rappelait fort justement Benoît XVI dans son encyclique Spe salvi (sauvés par l’espérance), certains philosophes, en commençant par Francis Bacon (1561-1626), ont cru que le progrès amènerait automatiquement le bonheur. A cette époque, ils ne niaient pas Dieu, mais, implicitement, indiquaient un produit de remplacement. La philosophie des Lumières prit d’autant plus facilement cette suite qu’elle coïncida avec la révolution industrielle. Une aspiration au libéralisme total allait en être la conséquence, en même temps qu’une concurrence à mort entre ce que l’on pourrait appeler les machines à progrès : les manufacturiers et les financiers, leurs nécessaires alliés. L’homme était condamné à n’être plus qu’un outil, pour produire par un travail acharné autant qu’inhumain, et aussi pour consommer, mais surtout, pour cette dernière activité, sans égalité aucune, puisque le progrès n’ayant pas de limites, il pouvait engendrer des produits très chers, pour lesquels il fallait des clients, forcément très riches, et en petit nombre, mais suffisant tout de même pour accaparer l’essentiel des richesses, et ne laisser que des miettes à la majorité. Une telle société implique des très riches et des très pauvres.

Une telle conception de l’homme et du rôle de l’humanité se situe à l’opposé de ce qu’envisage la Bible. La France qui s’est construite sur les ruines de l’empire romain avait cependant gardé le souvenir de sa grande civilisation. Sa religion qui était devenue chrétienne, sa philosophie inspirée par la pensée grecque, pour qui l’homme n’était pas qu’une machine, son sens du droit qui, rejoignant une des grandes préoccupations de la Sagesse israélite, voulait garantir la justice à tout être humain. Et cette société avait pour unité de valeur la famille, du plus haut jusqu’au plus bas de la société. Ce qui implique un sens de l’autorité, mais pas n’importe lequel !

La très grave crise de l’autorité, que nous vivons aujourd’hui, et qui ne date pas que de quelques années, vient du système de gouvernement lui-même, tout exprès inventé cependant pour être à la hauteur de l’ère du progrès industriel qui commence en force dès la fin du XVIIIe siècle. Il est clair qu’en France, et aussi ailleurs, ce pouvoir ne le maîtrise plus ! L’a-t-il d’ailleurs jamais maîtrisé ?

En un peu plus de deux cents ans, les cinq républiques qu’a connues la France ont réussi à défaire ce que nos rois avaient construit patiemment en quinze cents ans, en étant toujours soucieux du bien commun. N’oublions pas par exemple, que bien qu’affreusement endettée, la France était encore le premier pays du monde, et le français la langue internationale en 1789.

Pendant le règne effectif de Louis XVI, de 1774 à 1789, il n’y eut aucune guerre en Europe, du jamais vu ! Si l’Etat était cependant au bord de la banqueroute, le pays demeurait très riche, et une réforme fiscale aurait suffi pour parvenir à un remboursement qui aurait satisfait tout le monde. Le calcul a été fait par plusieurs spécialistes du temps, par des politiques financiers aussi différents que Calonne et Necker. Les grands privilégiés (tant dans l’Église, que dans la noblesse et le Tiers état) préférèrent la révolution, avec différentes conceptions, selon les castes sociales. Mais ceux qui gagnèrent la première manche en abattant la royauté le 10 août 1792 et en proclamant la République furent tous d’accord pour tirer un trait sur les quinze cents ans précédents. Ce fut l’an I de l’ère des Lumières, autrement dit de la République.

Mon livre se propose de résumer ce sur quoi le trait a été tiré, et d’en montrer aujourd’hui les conséquences. Si l’on veut soigner le mal, il faut connaître ses origines. Si des problèmes empêchent aujourd’hui notre société française de vivre, il faut savoir pourquoi !

Mettons d’abord une question au clair. La France ne commence qu’avec le baptême de de Clovis au Noël 499, et non avec le chef gaulois Vercingétorix, idée toute droite sortie du roman républicain élaborée au XIXe siècle.

III.  NAISSANCE DE LA SINGULARITÉ FRANÇAISE

Le baptême de Clovis est un événement capital. C’est la rencontre d’une volonté politique et d’une réalité religieuse, rencontre qui était loin d’être évidente et qui va produire le miracle français pour quinze cents ans. En effet, le chef barbare païen, Clovis, époux d’une princesse catholique, Clotilde, se convertit au catholicisme, une part importante de sa garde avec lui. Les autres chefs barbares chrétiens sont ariens, donc aussi chefs des chrétiens de leurs pays respectifs. Alors que le christianisme auquel adhère Clovis a pour chef religieux le Pape évêque de Rome. Par sa naissance dans la royauté de Clovis, le pouvoir politique royal français apparait, dès son origine, comme distinct du pouvoir religieux. C’est l’amorce d’une forme d’indépendance entre l’Église et l’Etat qui va lentement se construire en France, avec quelquefois des heurts, mais jamais avec des hostilités aussi fortes que celles qui empoisonnèrent les relations entre les Papes et les empereurs allemands. Aussi n’est-ce pas un hasard, si la plus grave contestation que connut l’Église latine au cours de son histoire, la Réforme protestante, partit d’Allemagne.

Les rois de France furent toujours fidèles au catholicisme et tout particulièrement au Saint Siège. Il s’agit là d’une réalité incontournable, sans laquelle, il ne peut pas y avoir de France.

IV.  LES DÉBUTS DE LA ROYAUTÉ EN FRANCE

J’y ai consacré mes trois premiers chapitres. Quand j’étais jeune élève de l’école primaire laïque, la période historique concernant l’histoire de l’établissement des trois races de nos rois était enseignée d’une manière un peu confuse, selon l’instituteur, mais les faits étaient au moins connus, à défaut d’être toujours bien interprétés. Aujourd’hui ces débuts sont très souvent complètement ignorés, alors qu’ils contiennent à eux seuls l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur l’exception française qu’il est de bon ton de critiquer voire de mépriser.

Après l’option non évidente de Clovis pour le catholicisme, option qui avait été précédée de l’obtention de titres romains, octroyés par l’empereur d’Orient, restait à régler en priorité la question de la succession du roi, pour lui assurer le maximum de légitimité et réduire ainsi les guerres. Le passé germain des Francs (et cela valut pour les trois races royales, mérovingienne, carolingienne, et capétienne) représentait plutôt un handicap pour constituer un royaume pérenne, du fait de traditions comme, par exemple, l’élection du roi par acclamation, et le partage des terres entre ses fils à son décès.

Dans les trois races, on s’ingénia donc à réduire l’importance de l’élection au profit de l’hérédité et du droit d’aînesse (bien connu dans la Bible). Les cadets eurent des terres en apanage, mais ils en devaient hommage à l’aîné comme roi et suzerain.

Toutefois, lorsque la chaîne héréditaire venait à rompre, soit par déficit de mâles, soit par déficit de chefs militaires capables (qu’il s’agisse d’un déficit réel ou factice, comme semble l’avoir été l’énigmatique « fainéantise » des « rois fainéants »… Pourquoi en effet ne faisaient-ils rien ?), comment pouvait-on assurer une continuité légitime au pouvoir ? Par le sacre. Et c’est là que l’entente avec le Saint Siège montra toute son importance. Pépin, le fils de Charles Martel, le célèbre vainqueur de la bataille de Poitiers contre les Arabes en 732, établit le premier la royauté carolingienne. Sans être lié par le sang au roi mérovingien Childéric III dont il était maire du Palais, il en vint à assumer le gouvernement complet, tout comme son père Charles. Aussi consulta-t-il le Pape Zacharie, en 750, pour résoudre la question de plus en plus gênante de sa légitimité. Le Pape fut formel, et cette leçon demeure valable pour la France d’aujourd’hui : il vaut mieux que règne celui qui gouverne. Mais une légitimité reconnue à l’intérieur dut aussi l’être à l’extérieur, notamment par les autres rois, ce qui donna à la question de l’hérédité un rôle de plus en plus important.

Dès 751, Pépin, ayant déposé et placé dans un couvent le dernier roi mérovingien, se fit sacrer à Soissons. Ce fut la première fois que le Saint Chrême fut utilisé, en dehors du baptême, pour un sacre royal. Pour l’anecdote, notons qu’il faut attendre Hincmar, 802-882, Archevêque de Reims, pour trouver la mention d’une huile apportée du ciel à Rémi (la Sainte Ampoule) afin d’oindre Clovis lors de son baptême – son texte daterait de 860, mais il pourrait rendre compte d’une tradition rémoise du VIIIe siècle. L’Archevêque n’y stipula pas avoir utilisé cette huile pour le sacre de Charles II le chauve en 869. Mais l’idée s’était imposée que c’est Dieu qui fait le Roi. La première utilisation possible de la Sainte Ampoule daterait ainsi de 893, pour le sacre de Charles III, et elle devient certaine à partir du sacre de Louis VII en 1131.

Le sacre vint donc au secours de l’hérédité, parce que signifiant un lien particulier entre Dieu et le souverain. Pépin fut le premier des souverains français à faire don de territoires au Pape et à recevoir pour lui et ses fils le titre de fils aîné, ou fils chéri, ce qui, par extension, débordera sur le pays tout entier. Charlemagne, fils de Pépin, réussit à reconstituer l’empire romain d’Occident, toujours grâce à son alliance avec le Saint Siège, et malgré l’opposition de l’empire d’Orient. Mais, à sa mort, l’étendue de l’empire imposa encore le partage qui esquissa la future France et la future Allemagne, cette dernière conservant le nom de Saint Empire Romain germanique.

V.  ÉTABLISSEMENT DÉFINITIF DE LA ROYAUTÉ CAPÉTIENNE

A la mort accidentelle de Louis V, le dernier carolingien, la France se retrouva dans la situation de Pépin. Mais il y a ce précédent, plus ce que j’ai dit de Hincmar et qu’avait formulé le Concile de Paris en 829 : « Aucun roi ne doit dire qu’il tient le royaume de ses ancêtres, mais il doit croire humblement qu’il le tient en vérité de ce Dieu qui a dit : c’est de moi que viennent la prudence et la force ; par moi règnent les rois… ». Le sacre prit alors sa toute-puissance, mais l’élection subsiste encore, ne concernant que très peu de hauts personnages. Avait-on pour autant tiré un trait sur l’hérédité ? Non. Certes Hugues Capet, élu par les grands du royaume (bien plus puissants que lui) fut sacré à Noyon par l’Archevêque de Reims, Adalbéron en 987, mais les rares carolingiens restant ne l’acceptèrent pas. Seulement, ils n’étaient pas en position de résister. Cependant, Hugues ressentit la nécessité de faire sacrer, de son vivant, son fils Robert à Orléans dès Noël 987. Et dans les générations suivantes, on vit des capétiens épouser des carolingiennes pour unir les deux races, car le principe d’hérédité l’emportait partout.

Louis VIII, en 1223 fut le premier roi à succéder à son père Philippe Auguste, sans avoir été sacré de son vivant. Et, fait très important, il data ses premiers actes de roi de la mort de son père et non de son sacre ! Le principe d’hérédité ne fut alors plus jamais contesté, il fit le roi, le sacre définissant la fonction en lui donnant un statut particulier et l’élection fut totalement supprimée (symboliquement conservée par les acclamations formelles, lors du sacre). Le rôle discret de la Papauté fut d’un grand secours. En permettant aux évêques de France de procéder à une telle cérémonie, elle haussait le roi de ce pays à un rang inégalé et s’assurait avec lui de pacifiques relations pourvu que chacune des parties demeurât loyale.

Ce ne fut pas le cas pour le Saint Empire Romain Germanique. J’en ai évoqué quelques épisodes, pour mieux faire ressortir la réussite française, qui connut cependant, elle aussi quelques moments difficiles. Il me fallait informer par souci de vérité historique, mais aussi pour montrer les dangers de la reproduction de certaines erreurs.

Ainsi, la révolution française, par sa constitution civile du clergé de 1790, mit fin aux siècles de bonne entente entre la France et le Saint Siège, reprenant en partie les erreurs des empereurs germaniques.

VI.  CONSÉQUENCES DE LA RUPTURE AVEC DIEU ET LA ROYAUTÉ

…ou les suites de la Révolution de 1789

Les six premiers chapitres de mon livre étant consacrés à l’histoire, leur suite concerne notre époque, notre temps moderne, toujours conditionné par la grande déchéance que fut la révolution, pour la France et pour l’Europe.

Notre descente aux enfers constitue en effet une des plus belles preuves qu’on ne chasse pas impunément Dieu et ses représentants légitimes de la société. J’ai fait précéder l’un de mes chapitres par un court texte de Joseph de Maistre évoquant la rage philosophique qui étouffa les hommes du XVIIIe siècle. En voici la fin, et ce passage résume tout le propos de ce livre. De Maistre fait parler le philosophisme à Dieu : « Nous voulons tout détruire et tout refaire sans toi. Sors de nos conseils ; sors de nos académies ; sors de nos maisons ; nous saurons bien agir seuls, la raison nous suffit. Laisse-nous ! ». « Comment Dieu a-t-il puni cet exécrable délire ? Il l’a puni comme il créa la lumière, par une seule parole. Il a dit « Faites ! – Et le monde politique a croulé. »[2]

La révolution française inaugura un sommet de l’abjection politique et spirituelle en France. J’en ai donné beaucoup d’exemples dans mes précédents livres[3]. Ce chef d’œuvre d’horreur, rendu possibles par le rejet de Dieu combiné au mépris de la vie humaine, servit d’exemple à tous les systèmes totalitaires qui empoisonnèrent le vingtième siècle, en instituant entre autres, l’hypocrisie politique comme système quasi permanent de gouvernement.

En voici un exemple qui aurait mérité brevet : la banqueroute, devenue incontournable et organisée par le ministre des finances du Directoire, Dominique Ramel, du 30 septembre 1797, qui consistait à priver les créanciers de l’Etat des deux tiers de leurs créances, et qui fut appelée le « tiers consolidé » ! Manifestation de cynisme fiscal qui aura des suites que beaucoup de Français peuvent vérifier aujourd’hui. Souhaitons que cela ne donne pas de mauvaises idées aujourd’hui !

Le septième chapitre du livre a pour titre « Urgence pour la France déchue de retrouver sa souveraineté », thème en réalité présent dans les trois chapitres qui suivent, dans la conclusion et dans la postface, qui traite de la gestion calamiteuse de la pandémie, caractéristique d’un pouvoir aux abois. Il ne s’agit pas pour moi et mes co-auteurs de prôner un nationalisme complètement dépassé et oublieux des grands changements géopolitiques qui obligent certains états à entretenir des relations plus serrées que par le passé. Mais encore faut-il que ces États soient encore des États. Pour cela, un État doit conserver une part de souveraineté, et en particulier sur sa monnaie (il doit donc en avoir une !), sous peine de tomber dans l’esclavage économique avec les conséquences que l’on sait. Il faut qu’il possède une pleine autorité pour réguler les flux migratoires et assurer la sécurité intérieure et extérieure de son peuple qu’il doit savoir entendre par des relais sûrs. Il peut apparaître ainsi comme un arbitre impartial, garant de la justice, et être le recours des plus faibles des citoyens, tout en « contenant » les plus forts. Cela ne l’oblige pas pour autant à s’occuper de tout – la doctrine sociale de l’Église catholique ne l’a jamais envisagé. Mais sous prétexte de libéralisme, il ne peut pas laisser s’établir la loi de la jungle qui entraîne, toujours, l’écrasement du plus faible par le plus fort.

VII.  NÉCESSITÉ DE LA PRÉSENCE D’UN ROI

Ce que je viens d’écrire précédemment le démontre et je vais l’expliquer. Mais auparavant, je voudrais faire remarquer que depuis la mort de Charles de Gaulle et de Georges Pompidou, nous entendons régulièrement déclarer que l’élection présidentielle serait la clé de voûte de notre république, et qu’elle constituerait la démarche civique préférée des Français. Et comme depuis l’instauration du quinquennat, le président est de fait un monarque élu, ayant plus de pouvoirs que n’en eût jamais Louis XIV, il est permis de se demander si cette évolution de la cinquième république ne constitue pas en elle-même un signe de cette nécessité de l’établissement de la royauté. Ce qui est vrai, d’une certaine façon ! Mais il faut voir plus loin, et j’en reviens à mon raisonnement du chapitre précédent.

Rétablir la souveraineté de la France dans l’intérêt du peuple français présuppose qu’on aime ce peuple. L’amour ne se commande pas. Aucun texte législatif, si vénérable ou sacré soit-il, ne se trouve en mesure de pouvoir, seul, commander l’amour. Même les textes bibliques n’ont pas cette prétention. Il est bien clair pour eux que seule l’élection de Dieu, choisissant un homme ou un groupe d’hommes, le permet. C’est la manifestation de ce qu’on appelle la grâce en théologie chrétienne.

Aussi, aucun texte constitutionnel ne peut conférer l’amour du peuple à un chef d’Etat. Il peut l’afficher comme un masque, à la rigueur, mais c’est tout ! Et l’on ne gouverne pas longtemps masqué, pas plus qu’on ne peut, ordinairement, vivre masqué. L’amour du peuple, j’y reviens parce qu’il est capital, ne peut venir que du cœur. Le temps, ce grand ministre de la Providence divine, a gravé cet amour dans le cœur de nos rois, de siècles en siècles. Et ce, au point que certains d’entre eux, médiocres sur le plan humain, devenaient des souverains convenables, et même bons dès qu’ils entraient dans l’exercice de leurs fonctions. Quant aux êtres nés doués et exceptionnels, ils augmentèrent le rayonnement du génie français et le bonheur de leurs peuples. Je pense à Louis IX (Saint Louis), Philippe IV le Bel, Louis XI, et Louis XIV, pour me limiter à quatre exemples indiscutables et aussi à quatre personnalités très différentes, qui tirèrent pourtant le « char » France dans la même direction, selon trois préoccupations semblables : souveraineté et sécurité du pays, frontières naturelles, et équilibre entre puissances européennes.

Aujourd’hui, et depuis de très longues années, l’exercice du pouvoir à haut niveau, et à plus forte raison du pouvoir suprême, n’a jamais rendu un médiocre apte à l’exercer. Quant aux surdoués, il a eu plutôt tendance à les corrompre. Nos rois, avant d’atteindre l’exercice de cette fonction, étaient formés pour cela, et, en plus d’une bonne formation, et même souvent excellente, je le souligne avec le fils d’Hugues Capet, Robert le Pieux, capable de présider un Concile et d’y participer activement, ils recevaient aussi une bonne éducation chrétienne, la seule qui puisse être source de véritable amour, pour Dieu d’abord, qu’ils savaient au-dessus d’eux, et pour leurs prochains, leurs peuples en l’occurrence. Ils connaissaient la théologie et pouvaient distinguer leur devoir d’état de leurs devoirs de particuliers, tout en sachant très bien que ce que nous appelons le domaine privé de la vie ne leur appartenait pas entièrement. Ainsi, Louis XV qui fut un grand roi, ne fut pas exemplaire sur le plan moral pendant une partie de sa vie. L’Église ne se gêna pas pour le critiquer, jusque dans la chapelle royale de Versailles où il n’osait pas communier, ayant refusé une confession préalable. Et dans la perspective de la mort, et cela lui arriva deux fois, il eut soin de se mettre « publiquement » en règle avec l’Église. Et pour la dernière fois, il fut grandiose dans la pénitence, et l’Église bien mesquine dans les formes adoptées pour le pardon.

Enfin ces hommes n’étaient pas obsédés par le souci de leur élection ni celui de de leur succession. Les lois fondamentales du royaume réglaient ces choses, et s’il leur prenait quelque fantaisie, le Parlement de Paris était là pour trancher la question. Le testament de Louis XIV fut ainsi cassé par les Juges héréditaires pour irrespect de la Tradition. Je signale au passage, et j’y reviens dans le livre, que les magistrats de ce temps étaient beaucoup plus indépendants du pouvoir politique qu’aujourd’hui, grâce à l’achat de leurs charges et à leur transmission héréditaire. Et pourtant l’Ancien Régime ignorait l’idéologie de la séparation des pouvoirs de Montesquieu, si chère à nos thuriféraires de la République. Sauf pour de très hautes nominations au Parlement de Paris, le roi ne pouvait pas avoir de quelconque influence sur la carrière d’un magistrat. Chacun sait qu’il n’en va pas de même en république, sous la cinquième comme sous les autres. D’ailleurs la première république donna tout de suite le ton par son tribunal révolutionnaire. L’accusateur public et les présidents étaient aux ordres des équipes dominantes du moment à la Convention, des Comités de salut public et de Sûreté Générale, quand la Montagne eut éliminé tous ses adversaires, et à l’intérieur d’elle-même, ceux qui s’opposaient à Robespierre, lequel sous-estima le Comité de Sûreté Générale, qui finit par avoir sa tête à Thermidor. L’instabilité, comme le jeu des partis et leurs calculs, furent congénitaux à la naissance de la république, et fatalement il empoisonna par la suite tous les régimes de cette nature.

Le général de Gaulle pensa y mettre fin par la Constitution de 1958, essentiellement par les larges pouvoirs donnés au Chef de l’exécutif, et par le système électoral majoritaire à deux tours qui obligeait les partis politique à s’entendre au grand jour, devant les électeurs. Et il y réussit un temps. Mais en 1962, il voulut pour le président de la République une élection au suffrage universel direct pour justifier ses pouvoirs face aux élus des deux chambres. Cette affaire eut des conséquences qu’il ne pouvait pas prévoir. La preuve en est qu’en 1965, pour le renouvellement de son mandat, il dédaigna de faire campagne au premier tour. Le résultat fut un ballottage, et le recours imprévu à la télévision, le grand média naissant de l’époque, et ses entretiens au coin du feu avec un jeune journaliste de talent, Michel Droit. Le recours médiatique accompagné de tous ses satellites apparut comme l’intermédiaire obligé. Mais il allait se révéler de plus en plus coûteux, imposant aux partis des dépenses de plus en plus lourdes avec les conséquences qu’on imagine aisément. A l’époque personne n’y pensa. C’est pourquoi, je suis particulièrement reconnaissant au professeur Guillaume Drago, spécialiste de droit constitutionnel, entre autres, d’avoir analysé scientifiquement les conséquences de ce système dans le neuvième chapitre de mon livre. François Mitterrand n’en avait fait qu’une analyse essentiellement politicienne en 1962 et en 1965. Sa qualification de « coup d’état permanent » relevait de l’effet oratoire des tribunaux ou des chambres de l’époque. Quand il fut élu en 1981, il se garda bien de modifier le système. Il fut cependant à l’origine d’une loi sur le financement des partis politiques, limitant les dégâts à ses débuts, mais les accentuant par la suite. Dès que les Français, dévots de la république en même temps que faiseurs impénitents de lois, en fabriquent une, ils cherchent immédiatement de subtils moyens de la tourner grâce au texte écrit.

Mais j’en reviens à l’analyse du professeur Drago, qui, en professionnel de la chose publique, la res publica, montre et démontre les effets néfastes d’une pareille élection sur les autres élections, tout aussi importantes que la présidentielle, car elles donnent naissance à ces pouvoirs intermédiaires que connaissait l’Ancien Régime sous une autre forme et que la première république abolit complètement, laissant le citoyen seul et dénudé devant la puissance étatique.

Quant aux partis sous la cinquième république, ils sont fatalement condamnés au soutien inconditionnel et à une opposition du même ordre. La durée du mandat présidentiel originel, sept ans renouvelables, face à celle des députés, le recours possible au référendum ne faisait pas forcément du président un monarque élu, bien qu’il soit pratiquement toujours apparu beaucoup plus comme un « capitaine que comme un arbitre » pour reprendre l’heureuse expression du professeur Drago. Et l’instauration du quinquennat a aggravé les choses dans le sens du pouvoir personnel. Les législatives suivant de près la présidentielle, les députés sont élus pour soutenir le président ou le combattre. Et notre cher professeur d’écrire « la tentation de l’hyperprésidence ou de l’omniprésidence est forte pour celui qui l’exerce, alors même que le Président de la République d’aujourd’hui possède beaucoup moins de moyens d’action et d’autorité réelle que les présidents des années 1960 ou 1980 ». Et on lira avec le plus grand intérêt la note 43 (page 164), où entrent en scène les pouvoirs de l’Europe, autre façon de s’interroger sur la souveraineté. Et comme l’auteur de ces lignes le remarque très finement, « l’élection présidentielle révèle d’ailleurs sa grande ambiguïté en ce que les Français votent autant pour un homme que pour un programme qui n’engage d’ailleurs que ceux qui ont la faiblesse d’y croire…Et cette ambiguïté se prolonge dans l’exercice même des fonctions du président de la République… » pour les raisons européennes susdites et les ambiguïtés constitutionnelles concernant le premier ministre et le gouvernement. S’ensuit une réflexion très profonde sur la nocivité à long terme de l’enthousiasme soulevé par une élection présidentielle de ce type qui ne peut conduire qu’à d’amères déceptions et au rejet. L’élément sacré nécessaire à la fonction de Chef d’Etat est rendu flou, la division des Français exacerbée par ce type d’élection montre alors que la légitimité ne peut venir que de la seule élection. Le professeur Drago ne conclut pas, ce n’était pas forcément son rôle, mais certainement sa liberté. Personnellement je pense que ce questionnement nous ramène à réfléchir aux choix que firent en quelques générations les premiers capétiens, à savoir l’abandon de l’élection pour le pouvoir suprême.

VIII.  FIN INÉLUCTABLE DE LA RÉPUBLIQUE LAÏQUE

Ce régime est de toutes façons condamné à terme, voire à court terme. Le titre qu’Odon Lafontaine a donné à son chapitre, le dixième, « Islam et République : fin de partie » est éloquent et profondément vrai ! L’islam pose problème en France, problème qui s’aggrave d’années en années. Certains politiques ont cru et croient encore pouvoir en jouer cyniquement pour obtenir ou conserver le pouvoir dans le cadre des institutions républicaines actuelles. Et bien entendu, emplis de cette étrange espérance, ils s’accrochent à ce qu’ils appellent les valeurs de la République, dont la Laïcité, sur laquelle ils s’appuient pour supprimer crèches et sapins de Noël, ce qui ne les empêche pas d’aller inaugurer les mosquées. Ils sauveront certainement la République ! Mais elle sera islamique et s’empressera de les persécuter pour leur athéisme, aussi inadmissible en islam que pour le régime que voulut instituer Robespierre.

Par sa connaissance des origines réelles de l’islam et de son histoire, en particulier dans ses rencontres avec l’Occident, Odon Lafontaine, montre combien il est vain et insensé de compter sur la chimère de « l’islam modéré », et plus encore de compter sur elle du seul fait qu’elle serait française ! Seule la méconnaissance crasse de l’islam permet de maintenir encore de telles illusions. Odon Lafontaine reprend ainsi en les résumant pour les enrichir avec d’autres arguments, ceux qu’il avait développés dans le livre que nous avons co-signé[4]. Il rappelle que la République fondée en 1792 n’était pas pour ses penseurs les plus aboutis un régime politique comme un autre. Elle visait déjà à un mondialisme totalitaire, dont le christianisme serait banni en même temps que la notion de patrie réelle, et où la religion ne pourrait exister qu’au service du pouvoir politique. L’ère de la patrie révolutionnaire a commencé par détruire la notion traditionnelle de patrie. Jean de Viguerie a tout dit là-dessus[5]. La France a ainsi accueilli sur son sol de nombreux étrangers, croyants ou non sans que cela pose de problèmes. Ce qui fut aussi le cas pour les musulmans. Et la république prétendait faire de tous, Français anciens et Français immigrés les citoyens de cette nouvelle patrie révolutionnaire. Mais l’islam a sa nature propre, et, à force d’immigration, il a fait se constituer les musulmans en communautés musulmanes, transformant leurs comportements individuels. On voit ainsi de plus en plus les jeunes musulmans rompre avec l’attitude de leurs anciens qui allaient vers une sorte d’assimilation. A cela s’ajoutent d’autres phénomènes, entre autres le reflux du catholicisme, ou bien la veulerie électoraliste de nos gouvernants et le mépris qu’ils suscitent auprès de nombre de musulmans, phénomènes qui n’en renforcent que davantage la communautarisation islamique, et, fatalement, l’émergence de communautés de plus en plus fortes, voulant vivre là où elles se trouvent selon leurs propres lois (la charia), jusqu’à les imposer à tous. La république de la patrie révolutionnaire est incapable de comprendre et donc de traiter avec l’islam : pour elle, du fait de la Laïcité, les espérances que déploie l’islam n’existent pas, et les musulmans n’existent pas en tant que musulmans mais seulement comme « hommes nouveaux » – de même que les Français n’existent pas en tant que Français, pas plus que leur religion ancestrale. Le problème n’ira donc qu’en s’aggravant tant que la république prétendra gouverner la France. C’est ainsi que nous sommes rendus à la veille d’un inéluctable « partition républicaine » de notre pays…

Or, il se trouve, qu’au moment où beaucoup de musulmans aspirent de la sorte à des changements politiques profonds en France, différents français les souhaitent aussi, mais pas forcément les mêmes. Ce qui n’empêche pas une majorité de nos concitoyens de ne plus rien attendre du tout du pouvoir politique, tant il leur apparaît comme vicié et ne représentant plus que des intérêts qui ne sont pas les leurs. D’où le nombre croissant des abstentionnistes aux élections. Cet ensemble contient tous les ingrédients qui conduisent à la soumission totale ou à la révolution ! Comme catholiques, nous sommes des hommes d’espérance et de tradition. Et notre préférence va à l’action, quitte à bousculer certaines idées reçues. Car, personnellement, je le répète, les choses évolueront forcément. Très probablement dans le sens prophétisé par Michel Houellebecq, si nous demeurons embourbés dans la république actuelle. Et quelques-unes de nos cathédrales deviendront des grandes mosquées.

Un chef d’Etat dégagé des soucis électoraux et successoraux, un parlement composé d’élus réellement libres de représenter leurs mandants et non un fantasme de patrie révolutionnaire, un gouvernement dirigé par un premier ministre clairement responsable devant le Parlement, des juges dont la carrière ne dépendrait plus du pouvoir ou de leur soumission à l’idéologie du moment, voilà ce que la royauté pourrait en premier lieu apporter. Le roi sacré en la cathédrale de Reims serait la meilleure garantie pour tous de la liberté des consciences. Comme tout bon catholique, il appliquerait ce que le Concile Vatican II a écrit sur la liberté religieuse, la religion catholique n’aspirant nullement à redevenir religion d’Etat. Elle serait simplement la religion de la plus grande majorité des français, et obligatoirement celle de celui qui conduit la France, question sur laquelle le Pape Pie VII et le Premier Consul Bonaparte s’étaient mis sagement d’accord en 1801. Et l’Église catholique aura du travail à faire pour que sa statistique encore majoritaire concernant les baptisés se poursuive dans celle des pratiquants.

Ainsi pourrait prendre fin une république intrinsèquement faussée. Le pouvoir personnel serait aboli par la suppression de la monarchie élective qu’est en réalité le système actuel, et ce au profit de la royauté héréditaire. Et surtout le peuple pourrait être mieux entendu et mieux traité. La crise du covid nous a montré et nous montre encore ce qu’il en advient lorsque les français cessent d’être considérés comme des membres d’une même famille pour n’être pris en compte qu’au travers de statistiques destinées d’abord à faire gagner de l’argent aux grands laboratoires et non à soigner les malades. La famille France a besoin d’un roi car elle a besoin d’un père pour exister. C’est d’ailleurs le plus beau titre que nos ancêtres donnèrent à leur roi, celui qui échut à Louis XII : Père du peuple.

Neuvaine pour la conversion de George Soros – Jour 3

Rappel de la volonté de Dieu

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » – Evangile selon saint Matthieu 5, 43-48

Mettons-nous en présence de notre Père du Ciel.

Notre Père

Acte1 : le mal triomphant

L’histoire de saint Pierre Chanel est celle d’un missionnaire envoyé sur une île fort lointaine et inconnue, pour éclairer les peuples ignorants du Bien suprême. La lutte fut longue et douloureuse, semée d’embûches et d’échecs.

[En août, à la grande douleur du Père Chanel, une bataille acharnée entre les deux partis de l’île fait une quarantaine de morts et de nombreux blessés. Le missionnaire s’efforce alors tout spécialement d’amener Niukili à se convertir, mais il perçoit la force des liens qui retiennent celui-ci. En effet, pour asseoir son autorité, le roi a toujours fait croire que la principale divinité de l’île résidait en lui. Il lui en coûterait beaucoup de vaincre son amour-propre et d’avouer ses duperies. De même, les chefs craignent de voir disparaître leur autorité et le bénéfice des présents offerts par le peuple pour se rendre les dieux favorables. Aussi Niukili et les anciens prennent-ils la religion chrétienne en aversion. Pour décourager les missionnaires, ils leur suppriment tout apport en vivres, et encouragent même le vol des fruits et légumes qu’ils cultivent.]
Bientôt, le propre fils du roi, Meitala, touché par la grâce, rejoint secrètement les catéchumènes. La nouvelle de la conversion de son fils finit par arriver jusqu’au roi. Transporté de colère, Niukili se rend chez lui et le met en demeure, par des prières et des menaces, de renoncer à la nouvelle religion. Devant le refus de Meitala, le roi et son conseil décident la mort du Père Chanel. Musumusu, un des chefs farouchement opposés aux chrétiens, est chargé de donner une bonne leçon aux catéchumènes, puis de supprimer les missionnaires. Le 28 avril 1841, au point du jour, une horde sauvage, sous sa conduite, surprend les catéchumènes dans leur sommeil, les maltraite et les roue de coups. Une fois leur haine assouvie, les agresseurs courent à la maison des missionnaires. Ils trouvent le Père Chanel à l’extérieur de la case, seul, car le Frère Nizier est absent. Musumusu l’aborde avec traîtrise puis l’entraîne à l’intérieur où déjà deux de ses hommes pillent les effets des missionnaires. Le Père est frappé violemment à coups de massue ; renversé, il tombe assis, le dos appuyé à la paroi de bambou.

Saint Pierre Chanel, lettre mensuelle de l’abbaye de Clairval (lien)

Invoquons la Vierge Marie avec confiance, même dans les situations les plus désespérées.

Récitation d’une dizaine de chapelet

Acte 2 : l’intercession pour nos adversaires

La joie d’un missionnaire est de donner sa vie pour sa mission et pour Dieu. Loin de renâcler devant son sacrifice ultime, il s’en accomode et prie pour ses ennemis.

Le Père est frappé violemment à coups de massue ; renversé, il tombe assis, le dos appuyé à la paroi de bambou. Pas une plainte, pas un gémissement ne sortent de sa bouche. Regardant le martyre comme une grâce, il ne prononce que ces seuls mots : « Très bien » ; et il prie pendant que les sauvages volent tout ce qu’ils trouvent. Musumusu, voyant que ses hommes ne pensent qu’à s’enfuir avec leur butin, achève lui-même le Père en lui assenant un coup de hache sur le crâne.

Saint Pierre Chanel, lettre mensuelle de l’abbaye de Clairval (lien)

Récitons le Souvenez-vous, en mémoire de la magnifique conversion d’Alphonse Ratisbonne :

Prière de saint Bernard.

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance, réclamé votre secours, ait été abandonné.
Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.
O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais accueillez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.

Acte 3 : le bien triomphant

Le travail incessant du Père Chanel, mais aussi l’amour de ses ennemis, à l’inspiration de Son propre Fils, a touché le coeur de Dieu. Et voici que d’une situation démoralisante jaillit l’espoir d’une grande fécondité.

En prévision de son martyre, le Père Chanel avait averti les catéchumènes « que la religion ne périrait pas, et qu’après lui viendraient d’autres prêtres pour continuer son œuvre ». Peu après l’assassinat du missionnaire, le roi, son frère et quelques autres périssent d’une mort si affreuse que tous la considèrent comme un châtiment infligé par Dieu. Les catéchumènes sortent alors de la clandestinité et témoignent ouvertement de la religion devant leurs compatriotes. Meitala se distingue entre tous par son attachement à la foi et par son zèle à la faire connaître. Un grand changement se produit dans les esprits, si bien qu’un an plus tard, en mai 1842, Mgr Pompallier, venant installer de nouveaux missionnaires, trouve à peu près toute l’île convertie comme d’elle-même. En fait, le Père Chanel a obtenu avec surabondance par son sang et sa mort, ce que ses travaux et ses souffrances n’avaient pu réaliser. Musumusu et la plupart des assassins du Père Chanel manifesteront un grand repentir et recevront le Baptême en 1843

Saint Pierre Chanel, lettre mensuelle de l’abbaye de Clairval (lien)

Louange et supplication

Gloire au Père.

Devant tant de bonté de Notre Seigneur, nous ne pouvons que vouloir Le prier et Le supplier d’exercer une nouvelle fois Sa grande miséricorde dans le cas qui nous concerne. Et plutôt que juger, sachons nous reconnaître nous aussi pêcheurs, et être heureux d’avoir

Prière à saint Joseph pour la conversion de George Soros.

Ô glorieux patriarche, saint Joseph, qui méritez d’être appelé « juste » par le Saint Esprit, je vous confie l’âme de George Soros, que Jésus a racheté au prix de Son précieux sang.
Vous savez combien est déplorable et misérable la vie de ceux qui ont banni le Sauveur aimant de leur cœur et combien ils sont exposés au danger de perdre leur âme éternellement.
Ne permettez pas, je vous implore, qu’un être si influent et tant égaré continue à marcher sur un autre chemin que celui de Votre très sainte volonté. Préservez-le du danger qui le menace et guidez ses actes pour son bien et le nôtre à tous. Touchez le cœur de cet enfant prodigue et ramenez-le entre les bras aimants du Père.
Ne l’abandonnez pas, je vous en supplie, jusqu’à ce que vous lui ouvriez les portes du Ciel, où il vous louera et bénira votre Fils pour l’éternité, grâce à votre puissante intercession. Amen.
reçu l’insigne et gratuite grâce de goûter à la Foi catholique.

L’armée mexicaine de Jean Castex

Ils étaient 311 dans le gouvernement d’Edouard Philippe en août 2018. Mais désormais, dans le gouvernement de Jean Castex, 533 collaborateurs ministériels travailleraient (ou pas) en tant que collaborateurs, selon le Canard enchaîné.

Leur nombre était cadré par le décret présidentiel du 19 mai 2017 : dix collaborateurs pour un ministre, huit pour un ministre délégué et cinq pour un Secrétaire d’Etat.

Un nouveau décret est paru le 11 juillet augmentant d’environ un tiers leur nombre. Ainsi, désormais un ministre peut bénéficier de quinze collaborateurs, un ministre délégué de dix, et un secrétaire d’Etat de huit.

Le Premier ministre et le président de la République échappent à la règle.

Ce gouvernement tente de résoudre le problème du chômage comme il peut..

La gauche est défaite aussi bien politiquement qu’intellectuellement mais en face d’elle la droite est atone

Extrait d’une interview publiée sur Atlantico qui demande à Paul-François Paoli et Emmanuel Dupuy leur analyse et leur décryptage  sur les perspectives de réunir les électorats de la droite populaire (RN) avec la droite conservatrice (LR) :

Paul-François Paoli : Que Marine le Pen ne puisse gagner seule semble relever de l’évidence à moins qu’un évènement, par exemple une menace de guerre, surgisse qui fasse basculer l’opinion. Par ailleurs ses arguments sécuritaires et régaliens récoltent une forte approbation très au delà de son parti. Je pense qu’elle souffre d’un déficit de crédibilité qui a trait à sa personne. Même quand on lui donne raison sur tel ou tel sujet on doute de sa capacité à diriger ce pays qui de toute façon est devenu ingouvernable.

Il ne suffit pas d’avoir raison sur tel ou tel sujet, l’immigration ou l’insécurité, il faut encore avoir la légitimité qui vous permet d’opérer une rupture dans le désordre ambiant sans créer les risques d’une guerre civile. On sait bien que si elle accède au pouvoir les institutions vont se braquer contre tout ce qu’elle entreprendra. Depuis les enseignants aux juges en passant par les grands médias. C’est pourquoi une alliance est nécessaire car par définition qui dit alliance dit compromis. Une alliance cela rassure. Souvenez vous des débats sur l’Etat RPR ou l’Etat UDR quand les gaullistes étaient tout puissants. Ils étaient constamment  accusés de mettre en cause la démocratie.

Cette alliance est t-elle possible avec LR ? En l’état actuel des choses surement pas et ce moins pour des raisons sociologiques que psychologiques à mon sens. Les élus de LR sont des notables qui ne peuvent faire le pas d’une alliance avec un parti qui est maudit par les grands médias. Alors qu’en réalité quand vous discutez avec les électeurs vous vous rendez compte que les inquiétudes liées à l’islam, à l’immigration ou à l’insécurité sont celles d’une majorité de Français (…)

Je ne vois personne qui puisse faire le lien entre les diverses forces conservatrices pour leur donner une consistance politique crédible.

Nous n’avons pas de tradition conservatrice comme en Angleterre c’est une des causes de notre malheur. La gauche est défaite aussi bien politiquement qu’intellectuellement (…). Mais en face d’elle la droite est atone (…) La droite c’est avant tout la liberté de penser et de dire ce que l’on veut.  Si on ne peut plus dire ce qui vous traverse l’esprit c’est très grave! (…)

Nous avons besoin d’une personne assez forte et charismatique pour délivrer la France du terrorisme idéologique et moral de gens qui sont devenus très minoritaires dans l’opinion mais restent très puissants dans les institutions. En attendant Marion Maréchal a raison, il faut travailler au niveau des idées et s’emparer du pouvoir culturel.


Emmanuel Dupuy : On observe depuis plusieurs années, une porosité idéologique sur une partie des thèmes régaliens et notamment sur tout ce qui est sécurité, autorité. Il y a des points de convergence très forts entre les deux électorats mais dans le même temps il y a une opposition assez nette quand on arrive sur les sujets économiques et sociaux entre l’électorat RN et LR.  Tout ce qui est lié à l’Europe est intéressant aussi à ce propos. Une fraction de l’électorat LR peut se rapprocher du RN et une autre qui est complètement à l’opposé (…)

Paul-François Paoli : Sur les questions régaliennes il ne me semble pas voir de fossé infranchissable entre Thierry Mariani qui a rejoint le RN et Eric Ciotti qui reste à LR. Sur les questions sociétales quand j’entends Xavier Bellamy fustiger une post modernité inculte, vulgaire et consumériste je ne vois pas en quoi il se distingue au juste du discours néo conservateur de Marion Maréchal. En réalité les barrières sont surtout symboliques.  La France est un pays très conformiste où le quand dira t’on médiatique est parfois plus important que les convictions (…)

La fin de l’analyse semble moins pertinente ou montre la difficulté à trouver une personne pour incarner cette alliance. D’un côté, il y a Marion Maréchal mais ce n’est visiblement pas son heure. De l’autre, il y a la sempiternelle hypothèse du général de Villiers qui n’en est pas une puisque ce n’est pas du tout dans ses intentions…

Le mirage ou mythe du général sauveur de la France est tenace mais manque complètement de crédibilité. Le général de Villiers est un militaire, un serviteur de l’Etat et non un homme politique. Le général De Gaulle a toujours été davantage un homme politique et carriériste, qu’un militaire…même sous l’uniforme.

 

Ils étaient dix petits nègres ?

Tout ça pour ça ?

Témoignage du prêtre exorciste de Paris

Témoignage de l’abbé Duloisy, prêtre exorciste de Paris, sur France Bleu :

Intéressant passage sur l’avortement vers la 17e minute.

La croix de Bazouges-Cré-sur-Loir : magnifique exemple d’une laïcité bien comprise

Seule une poignée d’anticléricaux et laïcards se sont indignés :

La remise en état d’une croix sur un terrain communal de Bazouges-Cré-sur-Loir est un bel exemple de collaboration entre une mairie et l’Église. Malgré la colère des libres-penseurs locaux…(…) Au printemps dernier, c’est curieusement la restauration et la réimplantation d’une croix sur un terrain communal qui a suscité la colère des militants départementaux de la Libre-pensée.

Il faut dire que ce calvaire ne passe pas inaperçu : il fait 1 m 80 de haut et pèse 120 kg. Édifié sur un terrain privé au XIXe siècle, il fut ensuite oublié dans une grange pendant une cinquantaine d’années. L’association l’a reçu de la part d’une veuve qui mettait en vente sa propriété et Michèle Sadoulet a sollicité la Fondation Notre-Dame pour restaurer ce Christ. Le maire de la commune, Gwenaël de Sagazan, lui a trouvé un endroit sur une parcelle communale, pour que cette croix soit au plus près de son emplacement d’origine, le long d’un chemin de randonnée.

C’est alors que les anticléricaux de la Libre-pensée ont brandi la loi de 1905 et se sont par la suite émus d’une bénédiction, le 27 juin dernier, en présence du député de la circonscription et de nombreux élus. «  Comment comprendre cette inauguration officielle avec prêtre et édiles réunis, alors que la République a séparé les Églises de l’État depuis 1905 ?  », argumentent-ils dans un communiqué. Michèle Sadoulet, de son côté, se place sur le terrain culturel : «  Ce n’est pas de ma faute si notre patrimoine est essentiellement chrétien !  »

La présidente de l’association à l’origine de la remise en état continue : «  La mairie précise, elle, qu’elle n’a pas mis un euro d’argent public.  » La réimplantation de la grande croix a fait l’objet d’une délibération au conseil municipal, ce qui fait dire au Père François Cléret, curé des paroisses de Bazouges-Cré, «  qu’il y a eu beaucoup de fluidité dans la concertation pour remettre le Christ dans le paysage de la commune. Chacun est resté à sa place, dans l’ordre : mairie, Église, citoyens, et nous avons été capables de travailler ensemble. Je me réjouis que tous aient eu à cœur de rendre de nouveau visible ce signe de la foi des chrétiens.  »

La Libre Pensée est un mouvement d’extrémistes laïcards incapable de comprendre la véritable démocratie et le respect mutuel. Leur devise est tout un programme : “Ni dieu ni maître, à bas la calotte et Vive la Sociale !”

 

 

Les différences génétiques entre les hommes et les femmes

Une étude vient de paraître dans la revue Science du 10 septembre, mettant en valeur les différences d’expression génétique entre les sexes, aboutissement de dix années d’efforts, financé par les National Institutes of Health (NIH). Futura-sciences en a rédigé une synthèse.

Quand on pense génétique, on raisonne souvent selon l’absence ou la présence de tel ou tel gène. Or, les différences de phénotype et de nombreux facteurs biologiques (poids, maladies, vieillissement, taux de sucre dans le sang…) dépendent aussi étroitement de la façon dont les gènes sont utilisés par la cellule (épigénétique). Certains gènes restent ainsi souvent en grande partie inactivés. Ces variations d’expression sont appelées « transcriptome ». Un gène contient un code ADN pouvant être lu et transcrit en protéines fonctionnelles. Il génère pour cela un brin d’ARN à partir du code ADN, qui sert de guide pour fabriquer la protéine. Plus le gène est actif, plus il produit d’ARN et donc de protéines. C’est la quantité et la qualité de l’ARN que l’on appelle transcriptome et qui est utilisé pour mesurer l’activité des gènes.

Ainsi, les différences entre les sexes, communément attribuées aux hormones et aux chromosomes sexuels, seraient en grande partie dues à ce fameux transcriptome. 37 % des gènes humains ont une expression différenciée selon que l’on est un homme ou une femme.

Les scientifiques ont découvert 58 liens inédits entre l’expression génétique et des caractéristiques des individus, comme la pression sanguine, le taux de cholestérol ou le risque de cancer du sein. Le gène CYP450, qui influe sur l’assimilation des médicaments humains dans le foie, s’exprime ainsi de manière différenciée selon le sexe dans de nombreux tissus. Cela pourrait expliquer pourquoi certains médicaments sont plus efficaces chez l’homme que la femme (ou vice versa). Chez les femmes, la régulation génétique du CCDC88 est fortement associée à la progression du cancer du sein, et l’activité du gène HKDC1 est corrélée au poids de naissance (en modifiant le métabolisme du glucose dans le foie de la femme enceinte). Chez les hommes, la régulation génétique du DPYSL4 est associée au pourcentage de graisse corporelle et celle du CLDN7 au poids de naissance. Les chercheurs ont également identifié un lien entre l’expression du gène C9orf66 et la calvitie masculine.

Bref, l’idéologie transgenre est un pur mensonge. L’ablation du sexe et la prise d’hormones ne changent en rien les gênes qui restent intègres dans l’affaire. Nous sommes homme ou femme dans chacune de nos cellules.

Le Professeur Raoult au Sénat. Bis repetita placent

Allez savoir pourquoi ? L’article du Figaro du 16 septembre consacré à l’audition, le 15 septembre, du Professeur Raoult par la « commission sénatoriale d’enquête pour l’évaluation des politiques publiques face aux grandes pandémies à la lumière de la crise sanitaire de la covid-19 et de sa gestion » était assez acerbe à son endroit :

« L’audition s’est poursuivie dans son style désormais caractéristique, mélangeant les précisions techniques inutilement détaillées (pour impressionner son auditoire néophyte ?), la fausse modestie (« je ne suis qu’un pauvre humain », « je suis un être très pragmatique et pratique », « vous n’avez qu’un pauvre professeur marseillais devant vous », etc.) et les accusations, à la fois vagues et sévères (souvent légitimes) sur la gestion de la crise sanitaire par les autorités (en particulier le retard pris dans les capacités de dépistage).

La recette est ensuite un peu toujours la même : prétendre qu’il est le seul en France (voire dans le monde…) à avoir observé vraiment les malades, à disposer de chiffres fiables sur l’épidémie et la symptomatologie, et à essayer de soigner les gens… ; »

Pourtant, au-delà du fait qu’il est probable que le Professeur Raoult n’ait pas exigé d’être entendu par une nouvelle commission et qu’il n’ait donc fait qu’obéir à une convocation, ce qu’il a dit était, comme toujours, fort intéressant, à commencer par le fait que cet homme est fondamentalement constant dans ses analyses et ses diagnostics.

Il se réfère d’abord et toujours à des sources et à des chiffres. Par exemple, sur la situation de la médecine en France, il se réfère à une publication annuelle de l’OCDE « Health at a Glance » (La santé en bref) de laquelle il retire que si la France est un des pays à mettre le plus d’argent dans son système de santé, elle est aussi celui où le nombre de médecins rapporté à la population est un des plus faibles, où ces médecins ont la moyenne d’âge parmi les plus âgées et qu’au final le niveau d’équipement technique y est parmi les plus faibles.

Il se réfère à l’INED pour comparer d’un côté le niveau d’anxiété créé dans le pays (« Vous admettrez que l’anxiété n’est pas de mon côté. Je n’affole pas les populationscette énorme anxiété, monstrueuse…») et l’effet de la pandémie sur l’espérance de vie : une perte estimée actuellement à 0,2 année en 2020 par rapport à 2019, soit moindre qu’en 2015 en raison de l’épidémie de grippe. Il rappelle encore que 50% des morts ont plus de 85 ans et 82% plus de 80.

Il cite aussi ses études, rappelant ainsi que dans les EPHAD ayant pratiqué un traitement à l’hydroxychloroquine (avant son interdiction), le taux de mortalité était de 50% inférieur (14 vs 27%) à ce qu’il était dans les EPHAD n’ayant pas utilisé ce traitement.

Et puis il ne cherche pas à faire des ronds de jambe pour complaire à quiconque :

  • De la même façon qu’il parle des « polichinelles » qui ont rédigé cette publication insensée dans The Lancet (et qui a été quasi immédiatement retirée) ou qu’il rappelle que « ce n’est pas moi qui ai raconté des balivernes sur la toxicité d’un médicament qui est donné à 2,5 milliards de personnes », il dit sur le Conseil scientifique présidé par l’impressionnant (!) Delfraissy : « Le comité scientifique n’a jamais rien piloté à propos de la recherche sur le covid. Rien…. Ce comité scientifique n’était pas fait de gens qui étaient capables de mener une politique scientifique… »
  • Il s’étonne qu’à Paris (« où il n’y a pas de patron»), ce soit le Directeur général de l’Assistance publique qui donne les consignes de santé : « C’est étrange. C’est [pourtant] un truc de professionnels de médecine ».
  • A propos des tests, il constate benoîtement : « le délai moyen de rendu de test à l’IHU Méditerranée est de 8h. Aucun résultat n’est donné en plus de 24 heures».
  • Sur les masques, il reste mesuré. Apparemment pour lui, ils ne sont vraiment efficaces que dans le cadre de soins. Pour le reste « le masque, c’est une question de message social». Et de rappeler que « ce sont les mains qui sont la clé ».

Pour enfin rappeler sans ménagement aux sénateurs qui lui demandaient encore des informations :

« On a testé 79 000 personnes. Les gens n’ont qu’à venir voir ce qu’on fait. Quand le ministre est venu à Marseille, il n’est pas venu voir ce qu’on fait à l’IHU. SI vous voulez savoir comment on fait, il n’y a qu’à venir voir ».

Enfin, le professeur Raoult insiste sur d’autres points déjà évoqués :

  • Il rappelle ses préconisations anciennes pour une duplication de son institut en France (il pensait pour Paris à un « infectiopôle Necker-Pasteur»), pour permettre une structure de recherche en nid, et non pas en réseau : avec la présence de tous les spécialistes (et ils sont nombreux), pouvant échanger quotidiennement de visu.
  • Il précise aussi de façon très intéressante que le débat sur l’hydroxychloroquine, quoi qu’on en pense, n’est pas un débat franco-français: pour lui, c’est un débat qui oppose l’Europe de l’Ouest et une partie des USA qui ont géré en courant après des molécules nouvelles, faites par des laboratoires (et il constate maintenant que les mêmes pays courent après les vaccins), avec une autre partie du monde qui a géré de façon très pragmatique.
  • Pour rappeler enfin à plusieurs reprises : ce n’est pas une commission parlementaire qui tranchera ce débat : ce sont les chiffres qui trancheront et pour cela, il faudra du temps.

Il y avait quand même quelque chose de bien jugé dans l’article du Figaro, c’était son titre : « Devant le Sénat, Raoult persiste et signe ». Et c’est peut-être bien l’origine des inimitiés que s’est créé le Professeur. Dans ces huit derniers mois caractérisés par la perte profonde et prolongée de sens et de bon sens de la part d’une bonne partie de ceux supposés être capables de diriger la France (comment expliquer par exemple que le ministère de la Santé a pris en 24 heures une décision drastique concernant l’hydroxychloroquine sur la base de la fameuse étude du Lancet ?), il a conservé tout à la fois ses convictions (le refus des essais randomisés : il est là pour soigner), ses connaissances (fondées sur la profondeur de son expérience et sur des lectures scientifiques multipliées), ses capacités de déduction et celles de son équipe, et aussi son tranchant. Comment voulez-vous qu’un progressiste macronien s’y retrouve ?

Anniversaire de la dédicace de la chapelle Saint-Hilaire (84)

De Robert Mestelan, Vice-président de l’Association Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire à Beaumes-de-Venise, qui fête ce 17 septembre, le 1er anniversaire de la dédicace :

L’église St Hilaire est maintenant hors d’eau. Il a fallu huit ans à l’association « Sauvegarde » pour parvenir à réaliser cet exploit qui confine au miracle. Un site en altitude, où il n’y avait pas d’eau, pas d’électricité, pas de voie d’accès hormis un chemin de vigne qui ne nous appartenait pas et bien entendu, pas d’argent.

Il fallait vraiment croire en Dieu, « aide-toi, le ciel t’aidera », pour se lancer dans une pareille aventure et parvenir à rebâtir ce joyau roman, chef d’œuvre paléochrétien du 6ème siècle, qui n’était qu’un amoncellement d’arbustes et de pierres disjointes. Nous y sommes parvenus grâce à un travail inlassable, mené en toutes saisons, en dépit du mistral, de la pluie et de la canicule. Nous pouvons remercier saint Joseph, saint Bénezet et saint Hilaire, qui en liaison étroite avec Notre Dame de la Colline, nous ont donné le courage et l’énergie nécessaires pour assumer les taches, stimuler les énergies et trouver les financements. Sous la direction de Cyrille, Marc et Jean, les bénévoles ont œuvré avec constance, détermination et une rare efficacité. C’est avec leur sueur et leurs bras, que jour après jour, les murs se sont élevés et que le toit a retrouvé toutes les pierres de la voûte. Le mémorial des bienfaiteurs dressé sur la façade nord, rappelle les noms de ceux et celles qui méritent notre reconnaissance, car c’est dans la joie qu’ils ont contribué à rebâtir la Maison du Seigneur. Les Balméens et tous les randonneurs qui passent maintenant, apprennent que c’est ici que des chrétiens se sont levés, qu’ils ont uni leurs forces pour réaliser cette œuvre prophétique,

« une œuvre qui crie dans le désert de l’incroyance et du relativisme qui sévissent tellement en France, une œuvre provocante qui touche l’âme et ouvre une brèche vers la transcendance. »[1]

Ce travail gigantesque et inutile aux yeux de certains, brille maintenant comme une étoile à l’entrée des Dentelles de Montmirail. Lieu de convergences de tant d’énergies, elle constitue le point de départ réaffirmé d’une action d’évangélisation qui ne fait que commencer. Nous n’avons pas rebâti l’église St Hilaire pour faire plaisir à quelques amoureux du patrimoine ou pour que les randonneurs puissent y faire de belles photos. Non, nous l’avons rebâti parce que c’est la Maison de Dieu et que nous voulons qu’Il reprenne toute Sa place dans ce monde impie qui L’a chassé.

Bien plus que des édifices, nos églises sont le signe d’un élan missionnaire au cœur de la France, au cœur de nos vies. Non, nos églises ne sont pas mortes. Comment pourrait-on se passer de ces repères qui nous accompagnent depuis des siècles et qui renferment tant de beautés ?

[1] Extrait d’une homélie de Dom Louis-Marie, Père Abbé de l’abbaye Sainte Madeleine du Barroux

Une personne transgenre née homme ne peut pas être reconnue mère de sa fille

La Cour de cassation a refusé, mercredi, la reconnaissance du statut de mère à un homme qui se prend pour une femme. Cette femme transgenre ne peut pas être reconnue mère de sa fille sans avoir à passer par une adoption, selon une décision mercredi de la Cour de cassation.

La plus haute juridiction française était appelée à juger le cas d’une femme de 51 ans née homme et ayant eu un enfant après sa transition. En 2011, il a officiellement été reconnu comme femme sur son état civil. Il a ensuite eu une fille naturellement avec son épouse en 2014. Il réclame depuis d’être reconnu comme mère de sa fille, ce qui lui a toujours été refusé: en tant que génitrice, on lui proposait le statut de père, ou bien d’adopter sa propre fille en tant que seconde mère.

Fin 2018, la cour d’appel de Montpellier lui a accordé le statut de “parent biologique”, une nouvelle catégorie. La Cour de cassation a annulé la quasi-totalité de l’arrêt, sauf la partie consacrant le refus du statut de mère, et renvoyé l’affaire à la cour d’appel de Toulouse. En juin, l’avocate générale de la Cour de cassation s’était au contraire prononcée en faveur de cette reconnaissance.

Les avocats ont annoncé un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme.

Quand Benoît XVI répondait à nos maires laïcistes

Il y a 10 ans, le 17 septembre 2010, Benoît XVI prononçait un discours au sein du Parlement britannique, dont voici un discours qui devrait résonner aux oreilles des nouveaux maires de Lyon et Bordeaux :

La religion, en d’autres termes, n’est pas un problème que les législateurs doivent résoudre, mais elle est une contribution vitale au dialogue national. Dans cette optique, je ne puis que manifester ma préoccupation devant la croissante marginalisation de la religion, particulièrement du christianisme, qui s’installe dans certains domaines, même dans des nations qui mettent si fortement l’accent sur la tolérance. Certains militent pour que la voix de la religion soit étouffée, ou tout au moins reléguée à la seule sphère privée. D’autres soutiennent que la célébration publique de certaines fêtes, comme Noël, devrait être découragée, en arguant de manière peu défendable que cela pourrait offenser de quelque manière ceux qui professent une autre religion ou qui n’en ont pas. Et d’autres encore soutiennent – paradoxalement en vue d’éliminer les discriminations – que les chrétiens qui ont des fonctions publiques devraient être obligés en certains cas d’agir contre leur conscience. Ce sont là des signes inquiétants de l’incapacité d’apprécier non seulement les droits des croyants à la liberté de conscience et de religion, mais aussi le rôle légitime de la religion dans la vie publique. Je voudrais donc vous inviter tous, dans vos domaines d’influence respectifs, à chercher les moyens de promouvoir et d’encourager le dialogue entre foi et raison à tous les niveaux de la vie nationale.

Abbaye de Los Caidos en Espagne : les bénédictins vont être expulsés

Comme annoncé en février, le gouvernement espagnol a entamé un processus pour réformer la loi sur la mémoire. Cette réforme comprend l’expulsion de l’Ordre des Bénédictins de la Vallée des morts, qui existe depuis 1957.

Le Conseil des ministres a approuvé mardi le projet de loi sur la mémoire qui vise à interdire la Fondation Francisco Franco, à enseigner une nouvelle matière dans les écoles “sous le paradigme de” ne plus jamais “perdre nos libertés”, créer un Parquet spécifique pour «réparer les victimes», payer avec des fonds publics l’exhumation des victimes du régime franquiste des fosses communes, et annuler les procès du régime franquiste.

Les moines bénédictins qui occupent l’abbaye vont être expulsés, l’abbaye sera désacralisée pour en faire un cimetière civil. Ils envisagent même la démolition de l’emblématique Croix.

Le projet comprend aussi l’exhumation des morts qui se trouvent dans les fosses communes, pour leur identification par “la création d’une banque ADN » financée par des fonds publics.

Neuvaine pour la conversion de George Soros – Jour 2

Rappel de la volonté de Dieu

«Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et
sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
– Evangile selon saint Matthieu 5, 43-48

Mettons-nous en présence de notre Père du Ciel.

Notre Père


Acte 1 : le mal triomphant

Sainte Rita, patronne des cas désespérés… Sa vie aux vertus héroïques à la fois s’illustre dans les plus grands épisodes surnaturels, mais se décline aussi dans la vie simple d’une fille, puis d’une épouse et d’une mère.

Tandis que Rita se disposait à entrer au cloître, ses parents recevaient pour elle une demande en mariage. Le prétendant, Paul de Ferdinand, dit «Ferdinando », était un homme violent. Craignant de s’attirer des représailles par un refus, les parents promirent la main de leur fille. Consternée, Rita supplia Dieu de mettre obstacle à ce projet. Les voies de Dieu sont impénétrables : en la chargeant de cette croix, mais Dieu voulait donner aux épouses malheureuses un éclatant modèle de patience. Ferdinando fut pour son épouse un véritable tyran. Dominé par un esprit de méchanceté, faisant de son foyer un enfer. Jamais content, se fâchant pour un rien, il accablait d’injures la timide Rita qui frémissait de peur. Il avait la boisson mauvaise et sa pauvre femme dut subir ses fureurs et ses brusques colères.

Biographie de sainte Rita (lien)

Invoquons la Vierge Marie avec confiance, même dans les situations les plus désespérées.

Récitation d’une dizaine de chapelet (ou 3 Je vous salue Marie)


Acte 2 : l’intercession pour nos adversaires

Une épouse ordinaire eût plutôt penché vers la plainte, les soupirs, ou la colère envers son Dieu. Pourrions-nous comme elle trouver une occasion de se sanctifier, et de montrer au monde la supériorité des vertus chrétiennes.

Qu’aurait fait une épouse ordinaire avec un tel mari ? Mais Rita avait contemplé Jésus dans sa Passion : injuriée, elle ne répondait pas ; frappée, elle souffrait en silence. Sa patience était si héroïque, que ses voisines l’appelaient « la femme sans rancune. » Elle gravissait son calvaire en priant pour la conversion de son indigne époux.

Biographie de sainte Rita (lien)

Récitons le Souvenez-vous, en mémoire de la magnifique conversion d’Alphonse Ratisbonne :

Prière de saint Bernard :

Souvenez-vous,
ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection,
imploré votre assistance, réclamé vos suffrages, ait été abandonné.

Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je
viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne
à vos pieds.

O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les
favorablement et daignez les exaucer. Amen.


Acte 3 : le Bien triomphant

Rita de Cascia ne fut point épargnée, et sa sainte conduite menant à la conversion de son mari entraîna malgré tout des conséquences désastreuses. Loin de récriminer, elle persévéra dans sa foi exemplaire.

Après dix-huit ans, le miracle se produisit : touché par 1a grâce, Ferdinando se jeta aux pieds de sa vertueuse épouse, lui demanda
pardon et promit de se corriger. Il tint parole. Alors commença pour Rita une vie nouvelle. Néanmoins, Ferdinando s’était créé beaucoup d’ennemis qui, sachant que le nouveau converti sortait désormais sans armes, en profitèrent pour assouvir leur vengeance. Un soir qu’il rentrait à Rocca Paréna par un sentier désert, Ferdinando fut attaqué et lâchement poignardé. La douleur de Rita fut extrême, pourtant elle puisa dans sa foi la force de pardonner aux meurtriers de son mari.

Biographie de sainte Rita (lien)


Louange et supplication

Gloire au Père.

Devant tant de bonté de Notre Seigneur, nous ne pouvons que vouloir Le prier et Le supplier d’exercer une nouvelle fois Sa grande miséricorde dans le cas qui nous concerne. Et plutôt que juger, sachons nous reconnaître nous aussi pêcheurs, et être heureux d’avoir reçu l’insigne et gratuite grâce de goûter à la Foi catholique.

Prière à saint Joseph pour la conversion de George Soros :

Ô
glorieux patriarche, saint Joseph, qui méritez d’être appelé « juste »
par le Saint Esprit, je vous confie l’âme de George Soros, que Jésus a
racheté au prix de Son précieux sang.

Vous savez combien est déplorable et misérable la vie de ceux qui ont
banni le Sauveur aimant de leur cœur et combien ils sont exposés au
danger de perdre leur âme éternellement.

Ne permettez pas, je vous implore, qu’un être si influent et tant
égaré continue à marcher sur un autre chemin que celui de Votre très
sainte volonté. Préservez-le du danger qui le menace et guidez ses
actes pour son bien et le nôtre à tous. Touchez le cœur de cet enfant
prodigue et ramenez-le entre les bras aimants du Père.

Ne l’abandonnez pas, je vous en supplie, jusqu’à ce que vous lui
ouvriez les portes du Ciel, où il vous louera et bénira votre Fils
pour l’éternité, grâce à votre puissante intercession. Amen.

« La Commission proposera bientôt une stratégie visant à renforcer les droits des LGBTQI »

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, dans son discours sur l’état de l’Union, propose de détruire de force la famille au sein de l’Union européenne. Sous prétexte de renforcer les droits des couples homoparentaux,

« La Commission proposera bientôt une stratégie visant à renforcer les droits des LGBTQI (personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes). Je plaiderai en faveur de la reconnaissance mutuelle des relations familiales dans l’UE : si vous êtes parent dans un pays, vous êtes parent dans tous les pays. »

La Pologne comme la Hongrie sont visées.

Allongement du délai pour avorter. Pr Nisand : « La tête du fœtus est ossifiée et il faut l’écraser»

Les députées Marie-Noëlle Battistel (PS) et Cécile Muschotti (LREM) rendent, ce mercredi 16 septembre, un rapport sur l’accès à l’avortement commandé par le gouvernement en juin 2019. Une proposition de loi, qui doit être présentée dans la foulée, devrait notamment porter les délais de recours à l’interruption volontaire de grossesse de douze à quatorze semaines de grossesse.

Les auteurs du rapport s’interrogent sur ce qu’ils considèrent comme des freins à l’application de la loi Veil (malgré plus de 200 000 avortements chaque année).

« En France, la principale explication aux difficultés d’accès à l’IVG résulte essentiellement du désintérêt à l’égard d’un acte médical peu valorisé. »

« Seuls 2,9 % des généralistes et gynécologues et 3,5 % des sages-femmes » ont pratiqué un avortement en 2018.

Les députés préconisent notamment d’

« allonger le délai de l’IVG chirurgicale de deux semaines, pour le faire passer de douze à quatorze semaines de grossesse, afin d’éviter que les femmes confrontées à des difficultés en début de parcours (errance médicale, délais de rendez-vous trop longs…), se trouvent hors délai et dans l’impossibilité de faire pratiquer une IVG en France. »

Cette idée d’étendre le délai légal est une demande ancienne du planning familial.

Le professeur Nisand, président du Collège national des gynécologues obstétriciens, estime qu’un allongement des délais d’IVG va décourager certains praticiens à pratiquer les IVG.

« Ce fut déjà le cas en 2004, lors de la précédente extension du délai. Jusqu’à 30 % des médecins avaient alors cessé de pratiquer des IVG. Or passer de douze à quatorze semaines de grossesse est un changement d’une tout autre ampleur que celui réalisé à l’époque. Cela signifie très concrète- ment des actes beaucoup plus durs à réaliser. »

À ce stade de développement, seuls les avortements chirurgicaux sont possibles. Le professeur Nisand explique :

« La tête du fœtus est ossifiée et il faut l’écraser. Le geste lui-même est donc terrible pour celui qui le fait et pour la patiente. Au sein du Collège, j’ai soumis quatre fois au vote cette mesure d’allongement des délais de deux semaines, et elle a chaque fois été refusée à 100 % des votants. Dans le pays, il n’y a sans doute qu’une dizaine de médecins qui pensent le contraire. Il s’agit de militants qui ne sont absolument pas représentatifs. »

Le professeur Nisand prévient : si la loi devait être adoptée, de nombreux médecins feraient valoir leur clause de conscience, que les députés veulent supprimer.

La recommandation n°7 du rapport prévoit aussi d’étendre la pensée unique :

lutter contre la désinformation sur internet en poursuivant les auteurs dans le cadre du délit d’entrave et développer les sites officiels délivrant une information fiable.

« On se croirait en URSS »

Castelsarrasin (82) a un nouveau cabinet médical. Hier, lundi, c’était la principale attraction de cette ville de 14 000 habitants. Près de 500 personnes faisaient la queue dès 7 heures du matin pour tenter d’avoir un médecin traitant.

Bernadette, qui attend son tour, commente :

« C’est impressionnant ! On se croirait en URSS durant la période du rationnement ».

La directrice de l’APAS 82 (Association promotion autonomie de santé) est étonnée :

« On a été un peu dépassé par l’ampleur : 350 appels, et 530 personnes qui se sont déplacées rien que ce lundi ».

Un seul médecin, une femme de 50 ans, exerce pour l’instant dans le cabinet qui peut accueillir trois professionnels.

La désertification médicale va encore s’accentuer avec le départ en retraite de trois médecins d’ici à la fin de l’année et un quatrième en 2021. Mis en place en 1971 par Simone Veil, le Numerus clausus avait pour objectif de réguler les flux d’étudiants en médecine, en fixant un nombre de places limitées dès la seconde année. Avec l’interdiction de tripler la première année.

«Séparatisme» islamiste: l’avant-projet de loi cible notamment… les écoles libres

L’Opinion a eu connaissance de l’avant projet de loi, en préparation, avant les ultimes arbitrages. Il comprend plusieurs dispositions modifiant la loi de 1905, dans l’objectif de renforcer le contrôle de l’Etat sur les associations cultuelles. Rédigé par le ministère de l’Intérieur, l’avant-projet de loi « confortant la laïcité dans la République et visant à lutter contre le séparatisme à fondement religieux », comporte une vingtaine d’articles. D’autres propositions en provenance des ministères et administrations en charge de l’éducation, des collectivités, des sports ou de la santé doivent encore y être intégrées. Le tout recycle la réforme de la loi de 1905 préparée dès 2018.

Dans le viseur de ce projet de loi, on retrouve les écoles libres :

Angers : l’Alvarium menacé d’expulsion

Un immeuble de la rue Thiers, à Angers, doit faire l’objet d’une décision de justice pour occupation illégale, lundi 21 septembre, après un renvoi décidé ce mercredi matin. Le mouvement affirme organiser dans le bâtiment des actions sociales depuis deux ans, et aurait été identifié il y a quelques jours seulement par la société publique de gestion propriétaire des lieux, Alter Cités, après une visite d’huissier.

Après la première audience mercredi 16 septembre, l’avocat de l’Alvarium s’est montré surpris :

«J’ai rencontré mes clients hier soir pour une audience ce matin. Cette procédure d’urgence absolue ne se justifie absolument pas, pour plusieurs raisons. D’abord, il y a certes des banderoles et un engagement politique, mais il y a aussi des gens socialement précaires abrités dans cet immeuble. Pourquoi la Ville est-elle si pressée dans ce cas particulier ? Le squat de la Grande Ourse, non loin, est sous procédure depuis juillet… Ensuite, la société de gestion a un permis de démolir depuis trois ans déjà, et n’aura aucun mal à le faire prolonger l’année prochaine».

Cela fait en effet 2 ans que le bâtiment est occupé. Il a non seulement été entretenu, mais aussi rénové :

Jean-Eudes Gannat, porte-parole de l’Alvarium et candidat aux prochaines élections partielles dans le Maine-et-Loire, réfute le terme de «squat».

«Ce n’en est pas un, cela renvoie aux pratiques de l’extrême gauche, avec des immeubles systématiquement dégradés. Nous parlons ici d’une occupation : nos militants ont réalisé bénévolement des travaux dans le bâtiment, qui héberge plusieurs personnes dans le besoin».

Le militant compare son appropriation avec celles des associations d’extrême gauche, «vite détruites et qui deviennent des lieux de vente de drogue». Les images parlent d’elles-mêmes :

Jean-Eudes Gannat ajoute :

«Nous avons également pu organiser des activités sociales comme le Noël des malchanceux, ou héberger des gens de passage».

Dans une tribune, il précise :

Pour nous, occuper cet immeuble ne se résume pas à « squatter pour faire comme les gauchistes » ou pour « copier Casapound ». Oui, la jeunesse et la bohème y ont leur part. Une part importante, rafraîchissante, indispensable même lorsque, les traits tirés et perclus de fatigue, nous balayons d’un sourire nos inquiétudes sur l’avenir de tout cela. Lorsque nous voyons nos camarades ressortir rigolards du tribunal alors qu’ils ont frôlé la détention et qu’ils viennent de passer 48 heures ubuesques en geôle. Mais ceci n’est pas une provocation d’étudiants en crise ; certains d’entre nous travaillent, ont des enfants. Nous ne jouons pas. Nous luttons contre un projet qui va défigurer notre ville – et donc notre pays – encore un peu plus. Là où par nos efforts et nos sacrifices nous avons créé secrètement un lieu propre et accueillant pour des compatriotes – dont un enfant de 8 ans – en difficulté, ils veulent spéculer, bétonner, installer des logements sociaux dont nous savons qu’ils seront occupés en priorité par des immigrés. Logements sociaux flattant leurs bonnes consciences, mais qui n’empêcheront pas avec leur spéculation immobilière en parallèle, de pousser encore plus de gens dans la rue.

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