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Collège latin : préceptorat et implication dans la vie d’un domaine rural

Le Collège latin est un établissement d’enseignement privé, parisien, allant de la sixième à la seconde. Il a été fondé en 2013 et réunit une dizaine de professeurs. Il accueille des élèves désireux de donner le meilleur d’eux-mêmes et disposés à vivre dans un climat familial et chrétien. Sept ans après sa fondation, le Collège latin renouvelle son projet pédagogique.

LE PRÉCEPTORAT : EXIGENCE SCOLAIRE ET ESPRIT DE FAMILLE

L’enseignement dispensé donnera la part belle aux cours individuels, brefs mais efficaces, et au travail personnel. Celui-ci sera accompagné autant que nécessaire, avec pour objectif une autonomie croissante des élèves. Les cours collectifs seront en nombre réduit et réservés aux leçons magistrales. Les élèves bénéficieront donc de cursus adaptés à leurs besoins et à leur rythme. Ces cursus auront les programmes académiques pour toile de fond mais ne s’y limiteront pas. Ce qui doit être consolidé pourra l’être ; et les exigences communes pourront être dépassées.

IMPLICATION DES ÉLÈVES DANS LA VIE ÉCONOMIQUE

À partir de janvier 2021, les élèves vivront et étudieront au sein d’un domaine rural. Ce domaine sera le cadre d’une activité économique et culturelle à laquelle les élèves seront, à titre pédagogique, pleinement associés. Les adolescents aspirent à être pris au sérieux, à se voir confier des responsabilités, à s’impliquer dans leur époque. C’est ce que nous leur proposons de vivre au Collège latin. Les élèves seront notamment conduits à développer en équipe des juniors entreprises et à promouvoir leur travail via Internet. Cette implication des élèves poursuit plusieurs objectifs :

→ équilibrer leurs études et les y impliquer davantage ;

→ leur offrir une expérience valorisante des réalités professionnelles ;

→ développer en eux l’esprit d’entreprise, c’est-à-dire un esprit d’initiative soutenu par le sens du concret, l’exigence de la rigueur et l’habitude de la persévérance ;

→ former des hommes fiables, engagés et responsables.

UN DOMAINE RURAL ET PERMACULTUREL

Au cœur de l’activité du domaine : le développement d’une ferme mêlant, dans une approche permaculturelle, maraîchage, arboriculture et petit élevage. Cette ferme sera pour les élèves le lieu d’une expérience équilibrante, qui leur permettra de penser le rapport de l’homme à la nature et de se familiariser avec l’espace rural, un espace au cœur de bien des enjeux contemporains.

Pour tout information, consultez le site Internet de l’école ou téléphonez.

Collège latin

12 rue du Colonel Moll – 75017 Paris

01 84 16 37 59 – www.collegelatin.fr  [email protected]

La République a besoin de sacrifices humains

Communiqué de l’Association catholique des infirmières et professionnels de santé :

1)    ABOLITION DE LA CLAUSE DE CONSCIENCE des médecins et soignants ; laquelle leur permet de refuser de pratiquer un avortement ou l’euthanasie. C’est certainement pour les services médicaux la clause la plus sensible. Il s’agit d’obliger notamment les médecins, les sages-femmes et infirmières à faire des actes contre leur conscience. C’est ce que Hitler avait exigé notamment dans les camps de concentration où il y avait des femmes prisonnières enceintes, sans parler des éliminations physiques notamment des malades. Le tout se situant dans le cadre de l’eugénisme afin de purifier la race.

Or le droit à l’objection de conscience existe dans la loi Veil art. 8, le code de la Santé publique, le code de déontologie. Le Conseil de l’Europe a finalement adopté une résolution n°1763 intitulée « Le droit à l’objection de conscience dans le cadre des soins médicaux légaux »De plus, par la loi du 9 décembre 1905 et l’article 1er de sa CONSTITUTION (1958 et 2008), la FRANCE reconnaît de la même manière la LIBERTÉ DE CONSCIENCE et de CULTE et la neutralité de l’État et des personnes publiques en matière religieuse.

Le droit à la liberté de conscience a été rejetée par pragmatisme à l’Assemblée nationale. En effet, il manque en France de gynécologues, de sages-femmes et ces professions sont désertées. Obliger à faire des avortements aboutirait a vider ces spécialités médicales de ses praticiens et praticiennes.

2) ALLONGEMENT DU DÉLAI POUR AVORTER de 12 à 14 semaines. Après la loi Veil limitée à 8 puis 12 semaines, il fallait aller plus loin. En Amérique  les États de New-York et de Virginie autorisent l’avortement jusqu’à la fin de la grossesse : c’est alors l’infanticide.  L’Assemblée nationale a reconnu cette boucherie infâme qui s’exerce sur les humains dans des conditions horribles. Ainsi, 2.000 ans de christianisme sont abolis avec le retour barbare du droit de vie et de mort sur les enfants que l’on retrouve aussi chez le marquis de Sade. La République a besoin de sacrifices humains…ce seront alors les plus petits sans défense qui seront exécutés à la fin de la grossesse dans d’atroces circonstances.

3)  AUTORISATION de la pratique des « IVG » chirurgicales dans les centres de planification familiale. C’est fort difficile de monter une structure en matériel et en hommes qu’il n’est pas facile de trouver . Dans un avortement il est tout à fait possible de perforer l’utérus. Ceci demande une immédiate réparation par voie abdominale ; il faut donc avoir un bloc opératoire à disposition. Une complication de ce type peut bien arriver aux sages-femmes qui elles-mêmes ne sont plus assez nombreuses et ne sont pas chaudes pour pratiquer des actes de cette nature. Elles sont là pour donner la vie et non pour la tuer.

4) FACILITATION de l’accès à l’interruption médicale de grossesse pour raisons psychosociales (IMG pratiquée à tous les stades de la grossesse). Cela existe déjà depuis Veil. : « Vous comprenez, je viens de me racheter une salle de bain » ! « En plus mon fils fait toutes les bêtises ! » et « mon mari n’a pas eu son augmentation ! ». « Je dois partir au ski à cette période ». Le psycho-social a bon dos ; est un fourre-tout justifiant tous les avortements dans tous les cas possibles..

5) Tout aussi grave est la PMA pour toutes. Dans un couple de lesbiennes, à qui appartient l’enfant ? Celle qui donne l’ovocyte ou celle qui porte l’enfant. Qui portera l’autorité paternelle et prendra les décisions. UN ENFANT SANS PÈRE EST UN ORPHELIN. Toutes les assistantes maternelles et aides à domicile, mais aussi les juges pour enfant et les médecins connaissent les conflits créés par ce genre de situations et ne s’en réjouissent pas. Elles sont à terme effroyablement génératrices de délinquance dans le futur de l’enfant. De plus les manipulations médicales seront payées par le contribuable à 100 %

Le comble est le cas d’une femme s’étant fait prélever deux ovocytes qui seront fécondés anonymement. Il y aura une mère porteuse et un embryon de réserve. Celui-ci a le même potentiel génétique que le premier qui a été implanté. Biologiquement les deux appartiennent à la première femme. Mais le second embryon pourra aussi être implanté chez sa compagne. Quelle sera alors la mère de cet enfant  ? La première ou la seconde ? Source de conflits… C’EST LA MOTION ÉTERNELLE DE FILIATION QUI EXPLOSE depuis que l’homme est sur terre. C’est un défi à la Création.

6) Passons sur la question de l’ÉDUCATION SEXUELLE DES ENFANTS qui banalisera l’acte de reproduction et ses dérives. Elle est mise en œuvre pour salir leurs âmes. Mais mentionnons aussi des mélanges de génomes humains entre eux ou avec des animaux (hybridation). Rappelons que les manipulations du génome sauf à des fins thérapeutiques sont interdites par la Convention d’Oviedo ratifiée notamment par la France (1997). Mais Jupiter ne s’arrête pas à de tels points de détail. Le libéralisme économique se transforme en totalitarisme.

Toutes ces considérations ne touchent guère les députés de la majorité arrivés par hasard ou par raccroc. Macron peut compter sur ces députés surnommés Playmobil (ou godillots). Ils sont dirigés par des incompétents ou des vicieux voulant comme dans la dictature chinoise détruire la famille ; pourtant celle-ci reste la première et dernière protection, un nid, un refuge. Les juges d’enfants le savent bien qui considèrent que l’absence d’un père est une justification pour adoucir les sentences, condamnations et jugements des délinquants; ils estiment que la banalisation de l’absence paternelle est déjà une punition.

Le cardinal Sarah célébrera la messe du pèlerinage Summorum Pontificum en octobre

Chaque année depuis 2012 un pèlerinage se déroule à Rome pour rendre grâce pour le motu proprio du pape Benoît XVI Summorum Pontificum. Assistant ecclésiastique de cette rencontre, l’abbé Claude Barthe annonce dans L’Homme Nouveau que le pèlerinage aura bien lieu :

Le pèlerinage lui-même se réduira à l’acte le plus important : la messe pontificale à Saint-Pierre de Rome, à l’autel de la Chaire, le samedi 24 octobre. Avec bien entendu, le lendemain, la messe dominicale du Christ-Roi.

Le samedi 24 octobre, les pèlerins, clercs et fidèles, se retrouveront devant l’entrée de la Basilique à 11h 30, où les accueillera le cardinal Burke, et ils rentreront avec lui dans Saint-Pierre. À 12h, le cardinal Robert Sarah y célèbrera pontificalement la messe de saint Raphaël archange.

Quels pèlerins ?

Les autorités vaticanes, à l’heure actuelle, demandent que les assistants des cérémonies à Saint-Pierre ne soient pas plus de 150. C’est fort peu. Mais il est possible que ces mesures soient élargies avant la fin du mois d’octobre

En tout cas, exceptionnellement, nous demandons à ceux qui veulent participer à cette messe de bien vouloir s’inscrire très rapidement ici : https://bit.ly/3hCY4K4Nous enregistrerons les inscriptions au fur et à mesure qu’elles seront « cliquées » et nous les confirmerons. Lorsqu’un certain quota sera atteint, nous avertirons les inscrits dépassant ce quota qu’ils seront portés sur une liste d’attente, et nous les tiendrons informés de ce que nous obtiendrons des autorités de la Basilique. .

Et le dimanche 25 octobre ?

Selon la tradition, notre pèlerinage s’achèvera lors de la fête du Christ-Roi. La messe pontificale en sera célébrée à 11h, le dimanche 25 octobre, par le cardinal Raymond Leo Burke, dans l’église de la Trinité-des-Pèlerins qui, selon sa vocation, sert en quelque sorte de base au pèlerinage et dans laquelle célèbrent notamment les prêtres qui participent au pèlerinage. […]

Une bonne synthèse pour faire connaître la loi ni bio, ni éthique

Une de nos lectrices vient de nous adresser une note très complète sur la loi appelée par antiphrase “bioéthique” (vous savez, ce “texte équilibré”, adopté après un “débat apaisé”, comme dirait notre vénéré président orwellien!).

Vous pouvez la recevoir en laissant votre courriel ci-dessous. Mais surtout, faites-la suivre à votre entourage. Ces derniers jours, j’ai été éberlué de constater à quel point les Français, même généralement d’accord avec nous sur la défense de la dignité humaine et de la culture de vie, ignoraient les monstruosités qui figurent dans ce texte. Je rappelle que le texte n’est pas encore adopté définitivement et que, si la majorité des Français était au courant de ce qu’il contient, il est certain qu’il ne passerait pas. Alors à nous de faire connaître la réalité!

Les hystériques de la muselière

589 ans après sa mort et 100 ans après sa canonisation, Jeanne d’Arc franchit les portes de Paris

Elle l’avait espéré, son Anneau le fait.

Au cœur de cette « Nuit des 1000 Ave » qui s’est achèvée en la Basilique Notre-Dame des Victoires, l’Anneau de Jeanne a en effet rejoint le parcours de la statue de Notre Dame de France partie, en calèche, le 1er juin dernier et qui va poursuivre sa traversée, dans Paris, de Notre Dame des Victoires à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

En la solennité du 15 août, Monseigneur Aupetit a consacré la ville de Paris aux deux saints Cœurs unis de Jésus et de Marie en priant pour la France. Un geste qui contribue à renouveler l’Alliance de notre pays avec la Sagesse éternelle, comme nous y invitait saint Jean Paul II il y a 40 ans :

« France, Fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? … Permettez-moi de vous demander : France, Fille de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’Alliance avec la Sagesse Éternelle ? ».

L’Anneau de Jeanne, tellement symbolique de ce lien de la France avec le Ciel, accompagne de sa présence le renouvellement de cette Alliance à travers sa devise « Jhesu Maria ». Devise qui figurait sur son oriflamme et qui reste gravée à jamais sur son Anneau.

Voici l’Homélie de Mgr Michel Aupetit lors de la messe de l’Assomption de la Vierge Marie à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre :

Nous avons la joie immense de fêter l’Assomption de Marie dans ce lieu si magnifique dédié au Sacré-Cœur de Jésus. Comme c’est particulièrement heureux dans cette année jubilaire. Ce cœur de Jésus a tant aimé le monde qu’il a été transpercé laissant couler l’eau et le sang par lesquels nous sommes sauvés en entrant dans l’alliance avec Dieu par le baptême et en nous nourrissant de sa vie.

Marie était là au pied de la croix. Elle a vu ce sang couler. Elle a vu cette eau se répandre. Elle aussi, son cœur a été transpercé d’un glaive de douleur. Imaginez simplement une maman qui voit mourir son fils dans d’abominables souffrances. Aucune mère ne peut vivre cela sans défaillir. Mais en outre, Marie, sait que ce fils est le Fils de Dieu. Quelle douleur de voir son Seigneur ainsi traité, récapitulant en lui tout le mépris des hommes envers Dieu depuis le commencement du monde jusqu’à aujourd’hui où les hommes se prennent pour Dieu en jouant avec la vie et la mort.

Il est important de voir à cette occasion comment saint Luc, le médecin, décrit cette scène de la Visitation que nous venons d’entendre. C’est bien la seule présence de Jésus qui fait advenir l’Esprit Saint et qui permet à Jean-Baptiste, encore dans le ventre de sa mère, d’accomplir sa mission de prophète qui annonce le Messie. En parlant de l’enfant qui tressaille dans le ventre de sa mère, au lieu d’employer les mots grecs connus à l’époque pour désigner l’embryon ou le fœtus, il emploie le même mot prononcé dans la bouche de Jésus quand il dit : « Laissez venir à moi les petits-enfants ».

En ces jours où les hommes se croient autorisés à détruire les embryons humains ou à les manipuler pour d’hasardeuses expériences, il est bon de se rappeler que notre vie, notre vocation, commencent dès le sein de notre maman et que cette vie n’appartient à personne, même pas à celle qui la porte.

Le cœur de Marie est associé à celui de son Fils. Ces deux cœurs sont unis dans la douleur, unis dans l’amour. Car Marie a accueilli l’Esprit Saint en plénitude comme le dit l’ange Gabriel, elle est « pleine de grâce ». Ainsi, bien que parfaitement humaine et seulement humaine, elle réalise le grand commandement de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Elle a aimé comme Jésus. Son cœur est totalement uni à son Fils par un même amour.

Voilà pourquoi Jésus nous l’a confiée comme Mère : « Voici ta Mère ». « Maman Marie » veille sur nous. Nous savons par son Assomption qu’elle est montée au Ciel avec son corps et son âme et qu’elle est toute entière dans la communion divine.

Elle nous apprend la volonté du Père, elle nous prépare à l’appel de Jésus : « Faites tout ce qu’il vous dira » et nous apprend à accueillir comme elle l’Esprit Saint en plénitude afin qu’il ne rencontre en nous aucun obstacle pour que nous puissions vraiment vivre en communion avec Dieu et dans l’intimité du Seigneur Jésus qui vient demeurer en nous afin que nous puissions dire un jour comme saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ».

Le plus grand adversaire actuel du christianisme n’est pas tant l’athéisme, que le refus de l’Incarnation 

Homélie de Dom Courau, père abbé de Triors, lors de la fête de l’Assomption :

Mes bien chers frères, mes très chers fils,

Sursum corda : avant d’entrer dans la Prière eucharistique, peu avant que Dieu vienne nous visiter à la messe avec sa Croix glorieuse, l’Église invite les fidèles à élever leur cœur vers le Mystère rédempteur qui leur ouvre ainsi le ciel. La collecte de ce jour a également cette perspective céleste, ad superna semper intenti – tout tendus vers les réalités d’En-Haut. Notre Dame monte au ciel avec son corps et son âme, son Assomption nous donne d’espérer pour tout de bon les réalités d’En-Haut. La recevant chez elle, Élisabeth déjà témoignait qu’en entrant chez elle, c’était le ciel qui entrait. L’évangile de ce jour pétille déjà de l’éternité : Benedictus, benedicta, beata (Luc 1,41-50). Élisabeth atteste que le fruit du sein de Marie est le Béni du Père des cieux, aussi Marie est-elle bénie entre toutes les femmes, comme le dit nos Ave Maria. Avec Élisabeth nous répétons ces mots avec plus de vérité que lorsque le peuple d’Israël acclama Judith victorieuse d’Holopherne (Judith 13,18). Oui, il nous plaît de renchérir avec la vieille cousine : Bienheureuse êtes-vous, Marie, d’avoir cru à l’invitation divine d’œuvrer à l’Incarnation ; et elle-même constate que toutes les générations convergent vers sa personne en la déclarant telle : Beatam me dicent omnes generationes (Luc 1,48). Oui, le ciel est ouvert et Marie nous y attend.

Un ouvrage récent est consacré à l’éternité reçue (Martin Steffens, DDB 2020). C’est son titre et il annonce la couleur : la vie éternelle est le grand don désormais, à recevoir des mains de Dieu, un don et non pas un dû, une grâce à solliciter avec une humble déférence. Pourtant, par un étrange retournement des valeurs, ce désir d’éternité paraît étrangement absent autour de nous. L’homme en effet se veut satisfait de son sort, il se convainc qu’il est bien là où il est : alors que faire d’un autre monde ? Et il s’éloigne d’un même pas, et de Marie et du ciel, s’enfermant sur lui-même dans une fâcheuse clôture égoïste. L’absence de transcendance ne semble pas déranger le moins du monde la mentalité actuelle. Et le matérialisme pratique qu’on impose crée de façon à la fois feutrée et criante un immense malentendu entre notre millénaire encore bien novice et le triomphe de l’Assomption. Sous nos yeux, l’univers musulman semble le seul désormais à s’intéresser à l’au-delà, pourtant l’idée qu’il se fait du ciel est bien caricaturale et étroite, sans issue surnaturelle.

Quoi qu’il en soit, l’homme qui se croit ainsi libre méprise d’un même mouvement le passé et l’avenir éternel, et il gaspille alors le présent. Sa sagesse de camomille, comme dit l’auteur, sa sagesse de pacotille stérilise et empoisonne sa vie perçue secrètement comme frustrée, loin de Marie. Pour faire l’économie d’un au-delà, l’homme postmoderne invente cette pâle stratégie pour se rassurer lui-même, loin de sa Mère des cieux. Dès lors, on le voit bien, le plus grand adversaire actuel du christianisme n’est pas tant l’athéisme, que, plus précisément le refus de l’Incarnation : car si Dieu s’incarne en Marie et vient jusqu’à nous, c’est pour nous ouvrir le ciel et ses perspectives inouïes. À ce titre, la fête de Marie aujourd’hui est vraiment l’antidote du neuroleptique qui endort l’humanité présente.

À dire vrai, cela ne date pas d’aujourd’hui. Au XVIIèm es., Pascal y voyait la trace de son adversaire, le démon prompt à entraver notre destinée surnaturelle :

Rien n’est si important à l’homme que son état; aussi rien ne lui est si redoutable que l’éternité… C’est une chose monstrueuse de voir dans un même cœur et en même temps cette sensibilité pour les moindres choses et cette étrange insensibilité pour les plus grandes. C’est un enchantement incompréhensible, et un assoupissement non naturel, qui marque une force toute-puissante qui le cause (Pensées).

Le soir approche et déjà le jour baisse. Par ce livre paru l’an dernier, le Cardinal Sarah réveille nos consciences. Depuis, la curieuse et mystérieuse pandémie corrobore ses intuitions. Une chape d’angoisse s’est imposée à nous, puisqu’un simple virus suffit à nous confiner dans l’évidence que notre vie est fragile, que la mort n’est pas loin. La question de la vie éternelle ne peut manquer de se poser, remarquait-il, quand on nous annonce tous les jours un grand nombre de contagions et de décès (Valeurs Actuelles 9 avril 2020, p. 15). Et cette société si sûre d’elle-même ne peut plus cacher que nous sommes mortels, tout en étant si malhabile pour en parler. Pourtant Marie s’immisce dans l’épreuve ; celle-ci n’est pas un piège ni une impasse. Le Père Lethel, un grand Carme, a vu dans ses 17 jours d’hôpital son plus grand acte de charité sacerdotale. Un enfant décédé du Covid disait avec la justesse de la foi : Mais maman, tout le monde prie pour ma guérison. Il faut demander des choses importantes comme la vie éternelle.

Des voix s’élèvent pour décrypter un peu le sens de ce que nous vivons, surtout si l’on y ajoute le drame du Liban, l’arrogance turque face au passé chrétien de l’Asie Mineure, et, pire que tout peut-être, ces lois libertaires votées à la va-vite, dans la canicule succédant au confinement, et encore, par le quart de la représentation nationale. La mort rode, et on continue de danser sur le volcan que l’on prétend nier ainsi.

Néanmoins, à l’heure de cette messe pontificale en l’honneur de l’Assomption, la ville de Paris est aux pieds de Notre Dame de France qui pélerine dans le pays, pour y inscrire un grand M en son honneur. Élisabeth a reçu chez elle la jeune cousine. La France reçoit de même en son sein vieilli, ridé et fatigué la glorieuse Mère de Dieu. Certains pleurent l’absence cette année du Tour de France cycliste : puissions-nous être nombreux à acclamer Marie à la place, de près ou de loin : elle sillonne les rues de la capitale, puis dans un instant l’archevêque de Paris consacrera à Montmartre la ville de Paris aux Cœurs unis de Jésus et de Marie, en priant pour la France en cette période  spéciale, dans la ligne du vœu national renouvelé à l’issue des Vêpres ce soir.

Les saints qui laissent les plus grandes traces sur terre ont crié leur désir du ciel. Laissez-moi m’en aller vers la maison du Père, disait Jean-Paul II en son dernier soir après avoir labouré l’univers entier (2 avril 2005). Jésus, je t’aime. Jésus, je t’aime, répétait sainte Mère Teresa au moment de mourir en 1997. Le Magnificat de Notre Dame chez Élisabeth happe nos cœurs vers Dieu, Tirez-nous vers le Haut à l’odeur de vos parfums, maintenant et à l’heure de notre mort, amen.

Le big data au service des campagnes électorales

Membre de l’Universite Paris IV – Sorbonne, Thomas Flichy de La Neuville est agrégé d’histoire et docteur en droit. Ses travaux portent sur la capacite des civilisations à transmettre la vie sur la longue durée. Professeur à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, il intervient dans de nombreuses universités étrangères, notamment à l’United States Naval Academy, la Higher School of Economics et l’Universite d’Oxford.

Dans son nouvel ouvrage, Les Esclaves psychiques d’internet, il montre que la puissance d’aimantation d’internet ne doit rien au hasard. Celle-ci est due en partie à l’exploitation rationnelle des découvertes du XIX° siècle. Ces études ont permis à l’ingénierie sociale de divertir radicalement notre attention de ce pour quoi elle était initialement programmée afin de l’orienter vers la consommation de produits ou d’idées fabriquées. Que nous le désirions ou non, l’internet global prospère sur la reductio ad bestiam de l’espèce humaine. Aussi serons-nous traités avec autant d’égards que le chien de Pavlov, le rat de John Watson ou le pigeon de Frédéric Skinner. Toutefois, une immense amélioration a été apportée depuis l’entre-deux-guerres : internet étant alimenté en permanence par nos goûts personnels, ses ingénieurs sociaux pourront nous orienter avec bonheur sur les sites et espaces virtuels révélant notre part d’animalité. La nouvelle science qui est née a pour nom captologie. Elle opère en trois mouvements chirurgicaux successifs : hypnotiser, conditionner et enfin manipuler les esclaves psychiques fabriqués.

Cette manipulation numérique déploie désormais son savoir faire lors des campagnes électorales, avec l’utilisation massive du big data :

Le traitement des données se décompose actuellement en trois étapes : la collecte d’informations, leur traitement puis le câblage. Au sein des métiers consacrés au marketing électoral, s’est progressivement instaurée une hiérarchie entre le data analyst qui crée les bases de données puis s’assure de leur bon fonctionnement et le data scientist qui exploite cette manne d’informations. Dans une élection, l’essentiel est de mettre de côté les blocs gagnés ou perdus d’avance, pour se concentrer sur les indécis. Une fois ces indécis identifiés, il est possible de les enfermer dans une bulle numérique dans laquelle ils ne reçoivent que des messages correspondant à leurs aspirations. La focalisation du regard des indécis sur le candidat fabriqué s’opère ensuite par l’achat de sondages mettant en avant le favori. Une fois la suggestion mentale opérée, le bandwagoning agréer les masses indécises vers l’homme politique à promouvoir. Les sociétés de communication d’hier ont donc été dépassées par de nouvelles entreprises spécialisées.

Devenez Sentinelles du site de Notre-Dame des Neiges

Les lecteurs du Salon beige connaissent le projet de construction d’un centre spirituel à Saint-Pierre de Colombier, porté par la Famille Missionnaire de Notre-Dame, communauté fondée en 1946 dans ce village d’Ardèche.

Face aux obstacles et oppositions initiés localement par des laïcards hargneux et de jeunes “écolos” plus anarcho-gauchistes que soucieux de la nature, dont l’action la plus violente fût l’occupation illégale du chantier en juin dernier (voir le très bon article paru dans Valeurs Actuelles en juillet), la Famille Missionnaire a décidé de faire appel à vous pour les soutenir par la prière.

Lors de la fête de l’Assomption, les prêtres de la communauté ont consacré le terrain abritant le chantier du futur projet à Jésus, à la Sainte Vierge et à Saint-Joseph (photo). Voici leur appel pour devenir Sentinelles du Site de Notre-Dame des Neiges par un engagement à prier et à diffuser ce mouvement de prière :

PRIER :Nous savons bien que Dieu guide toute chose et que sans Lui nous ne pouvons rien faire. (Cf. Jn 15, 5) C’est pourquoi notre premier devoir est de nous tourner vers Notre Seigneur et vers Notre Dame des Neiges avec une grande confiance, et ainsi faire monter vers le ciel une prière fervente et abondante. De plus, les oppositions à la construction du Site sont pour nous un nouvel encouragement à nous tourner filialement vers le ciel.

C’est pourquoi, le premier engagement des sentinelles se trouve dans la prière en vue de soutenir le projet. En tant que sentinelle du Site Notre Dame Des Neiges je m’engage, un jour dans la semaine, à offrir mon chapelet pour la réalisation de la chapelle du Cœur Immaculé de Marie.

DIFFUSER : Plus nous serons nombreux, plus notre force d’action sera multipliée ! Nous avons besoin des prières de beaucoup de bonnes volontés. Ainsi, il est important que vous puissiez faire connaître la mission des « sentinelles du Site Notre Dame des Neiges » pour obtenir le soutien d’autres sentinelles ! C’est pourquoi, en tant que sentinelle du Site Notre Dame des Neiges, je m’engage à diffuser le mouvement.

Ainsi, je cherche à réunir 12 personnes pour former une couronne de prière, la couronne des douze étoiles de la Vierge Marie. Ce cercle de douze s’engage à : prier le même jour un chapelet ; avoir l’ambition de faire connaître le projet autour de soi afin que se forment d’autres couronnes de sentinelles.

Le formulaire d’inscription se trouve sur la même page.

Par ailleurs, un collectif de laïcs s’est constitué localement pour défendre ce projet qui contribuera au développement économique, culturel et touristique de la région. Ce collectif se nomme “Pour notre vallée, la Bourges” et est composé d’habitants de Saint-Pierre de Colombier et de ses environs, d’amis de la communauté et de professionnels inquiets par l’interruption des travaux. Vous pouvez les aider et les soutenir en visitant leur blog qui fourmille d’informations et qui réinforme suite aux nombreuses fake news diffusée depuis des mois par les opposants. C’est ici.

 

Bernard Lugan : “Tous les peuples ont pratiqué l’esclavage. Mais seuls les Blancs l’ont aboli”

Le nouveau livre de Bernard Lugan est disponible. Voici la présentation qu’il en fait :

Tous les peuples ont pratiqué l’esclavage. Mais seuls les Blancs l’ont aboli. A travers la conquête coloniale, ils ont ensuite contraint ceux qui continuaient à le pratiquer à y renoncer. Or, seule la traite pratiquée par les Européens est criminalisée.
Le 10 mai 2001, en votant à l’unanimité la « Loi Taubira », les députés français ont ainsi imposé une vision à la fois idéologique et manichéenne de la traite esclavagiste. Cette loi ne dénonce en effet que la Traite pratiquée par les Européens, faisant l’impasse sur la traite arabo-musulmane laquelle ne prit fin qu’avec la colonisation.
Christiane Taubira a justifié cette singulière hémiplégie historique afin que « les jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express, 4 mai 2006).
Par leur vote, les députés français ont donc effacé de la Mémoire collective des dizaines de millions de victimes. A commencer par ces innombrables femmes et jeunes filles berbères razziées dans ce que les conquérants arabes appelaient la « moisson berbère ». Ibn Khaldun évoquait à ce sujet les « belles esclaves berbères, de toison couleur de miel ». Et que dire des millions d’enlèvements d’Européens opérés jusque dans les années 1800 en mer et le long des rivages méditerranéens, à telle enseigne que l’on disait alors qu’ « il pleut des esclaves chrétiens sur Alger » ?
Cette loi fait également l’impasse sur le rôle des Africains eux-mêmes. Or, comme les Européens attendaient sur le littoral que leur soient livrés les captifs par leurs partenaires africains, il dépendait donc in fine de ces derniers d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs « frères » noirs. La réalité historique est qu’une partie de l’Afrique s’est enrichie en vendant l’autre partie. Les captifs n’apparaissant pas par enchantement sur les sites de traite, ils étaient en effet capturés, transportés, parqués et vendus par des négriers noirs. Ce qui a fait dire aux évêques africains :
« Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir… Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qu’a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne » (Déclaration des évêques africains réunis à Gorée au mois d’octobre 2003).
Or, par haine de tout ce qui est « Blanc », ceux qui se sont baptisés « décoloniaux », nient ces réalités historiques au profit d’une fausse histoire qu’ils introduisent au forceps selon des méthodes terroristes et qui est lâchement acceptée par des « élites » européennes entrées en dhimitude doctrinale. Le 19 juin 2020, le Parlement européen a ainsi voté une résolution surréaliste condamnant « l’utilisation des slogans qui visent à saper ou à affaiblir le mouvement Black Lives Matter et à en diluer la portée ». Le groupe LFI a même déposé un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l’humanité » que la Traite européenne, et non « la traite des esclaves » en général, comme cela était prévu dans le texte initial.
Cette entreprise de subversion connaît des développements apparemment insolites. Ainsi, au mois de mai dernier, en Martinique, deux statues de Victor Schoelcher, l’homme du Décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l’esclavage, ont été renversées à Fort de France et à … Schoelcher. Or, il n’y a ni inculture, ni crétinerie dans ces crimes iconoclastes, mais tout au contraire une claire attitude politique : un Blanc ne peut en effet mettre fin à l’esclavage puisqu’il est par essence esclavagiste… Alors, si les statues du père de l’abolitionnisme ont été renversées, c’est afin que soient mises à leur place celles de personnalités noires « esclavagisées » selon le vocabulaire « décolonial », et qui auraient lutté contre l’esclavage.
 Voilà donc les « décoloniaux » en plein complexe existentiel devenus les « esclaves de l’esclavage » selon la formule de Franz Fanon, lui qui refusait de se « laisser engluer par le déterminisme du passé ».
Ce livre remettant totalement à plat l’histoire de l’esclavage était donc une nécessité. Loin des nuées et des incessantes manœuvres culpabilisatrices, cet ouvrage enrichi de plusieurs dizaines de cartes et illustrations, d’une bibliographie détaillée et d’un index est le manuel de réfutation de cette histoire devenue officielle dont la finalité est de paver la route de la repentance afin de faire des Européens des étrangers sur leur propre sol.

Dom Forgeot, RIP

Le Père Abbé émérite de l’abbaye de Fontgombault Dom Antoine Forgeot est mort ce jour 15 août, fête de l’assomption de la TSV Marie.

Les Obsèques auront lieu mercredi 19 août à 11h en l’Abbaye.

Prière de Consécration de la ville de Paris aux Cœurs unis de Jésus et de Marie

Voici ci-joint le texte de la consécration de la ville de Paris et de la prière pour la France qui sera prononcé solennellement le 15 août en la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre par Mgr Michel Aupetit :

Seigneur Jésus,

En ce jour où nous célébrons l’Assomption de ta Sainte Mère au Ciel, nous voulons nous consacrer à ton Cœur Sacré d’où a jailli l’amour de Dieu, uni au Cœur Douloureux et Immaculé de ta Mère, la Très Sainte Vierge Marie.

Nous consacrons et confions à vos Cœurs unis

nos vies, nos familles, nos vivants et nos morts,

et notre ville de Paris.

En cette période d’épidémie et d’incertitude qui menace les plus isolés et les plus fragiles, en ce temps de combat pour le respect de la vie et la dignité de la famille,

nous Te demandons le courage de la Foi et la force de la charité,

afin de témoigner au milieu du monde de ton amour victorieux du Mal.

Par l’intercession de Marie, Mère de Miséricorde

et en réponse à l’interpellation du Pape saint Jean-Paul II il y a 40 ans, nous te prions, en cette basilique du « vœu national »,  d’affermir la France afin qu’elle retrouve la fidélité à l’Alliance avec la Sagesse éternelle, pour le bien de tous les hommes et de la création entière qui « attend la révélation des fils de Dieu » et « gémit en travail d‘enfantement »  (Rm 8).

Nous t’offrons totalement nos vies, à toi qui es « le Chemin, la Vérité et la Vie »,

comme Marie s’est offerte en réponse à l’annonce de l’Ange :

« Voici la servante du Seigneur » (Lc 1, 38),

et comme tu t’es offert en venant dans le monde :

« Me voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté » (He 10, 9).

Nous te demandons par l’intercession de ta Mère et de saint Joseph,

proclamé « Patron de l’Église Universelle » il y a 150 ans,

de bénir et de protéger notre Église pour la rendre de plus en plus fervente et missionnaire, rayonnante de la Miséricorde divine auprès de tous.

« Jésus, j’ai confiance en Toi ».

Par la grâce de l’Assomption, tu as associé ta Mère à la victoire de la résurrection et tu l’as glorifiée en son corps et en son âme,  signe de notre gloire à venir qui déjà resplendit en nous. Bénis-nous par l’intercession de Marie immaculée, écarte de nous tout péché et tout mal, transfigure-nous de la joie des enfants de Dieu, pour la gloire et la louange de notre Père.

Amen.

Dans la nuit du 14 au 15 août, Notre-Dame de France a été reçue en la Basilique Notre-Dame des Victoires, dédiée au Cœur Immaculé de Marie, pour la « Nuit des 1000 Ave » au cours de laquelle 1000 roses ont été déposées au pied de Notre-Dame au long des 5 Rosaires de prière continue pour la France.

Le samedi 15 août, solennité de l’Assomption, la Vierge partira à 9h00 en procession de Notre-Dame des Victoires au Sacré-Cœur de Montmartre, en montant la Butte Montmartre à partir de 10h00 au travers d’une haie d’honneur de 70 Bannières des saints, pour la messe solennelle de 11h00 avec Mgr Michel Aupetit, à l’issue de laquelle la ville de Paris sera consacrée aux Cœurs unis de Jésus et de Marie au milieu d’une grande prière pour la France. L’événement sera retransmis en direct par Internet et pourra être suivi et vécu sur toute la Butte Montmartre grâce à une retransmission par des écrans géants et une sonorisation spéciale de la colline.

A propos de l’adoption du projet de loi – La mission prophétique de l’Église

Important message de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :

Le projet de loi bioéthique a donc été adopté par l’Assemblée Nationale en seconde lecture, au petit matin du 1er août 2020, au terme d’une session extraordinaire menée à la hussarde, dans l’urgence – sans qu’il ne figure pour autant dans les priorités affichées du Gouvernement – et en catimini. Une petite centaine seulement de députés sur 577 ont siégé – ce qui pourrait déjà apparaître comme un scandale – pour légiférer et avaliser ce qu’il convient de dénoncer comme une « rupture anthropologique majeure ». Quelques courageux députés de l’opposition ont défendu, avec des arguments pertinents, le droit d’un enfant à avoir un père et une mère et la dignité inviolable de l’embryon humain, qu’il serait déraisonnable, au vu de la science, de ne pas reconnaître comme un être humain à part entière. Quelques rares députés de la majorité, non moins courageux, ont osé voter contre le projet de loi.

Rien n’y a fait. Et sur son compte Twitter, le Président Macron a salué l’adoption de ce Texte, avec des mots choisis :

« Je salue l’engagement des parlementaires, des membres du gouvernement et du Comité consultatif national d’éthique. Ils ont permis l’adoption d’un texte d’équilibre dans un débat apaisé ».

Un débat tronqué et chloroformé

Mais y a-t-il eu débat ? Il est permis d’en douter quand les Etats Généraux de la bioéthique, qui avaient vu se dégager une écrasante majorité opposée à la « PMA pour toutes », ont été tout bonnement « passés à la trappe » ; d’ailleurs qui s’en souvient encore ? De même, les auditions d’opposants au projet de Loi, y compris Mgr Pierre d’Ornellas au nom de la Conférence des évêques de France, par diverses instances, telle que la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale, ont été traitées par le mépris. Et lors de la discussion en seconde lecture à l’Assemblée Nationale, les membres concernés du Gouvernement ont brillé par leur quasi-absence, comme fuyant le débat ; un certain nombre d’amendements déposés par l’opposition n’ont pas même été examinés… faute de temps !

Ce débat a-t-il été apaisé ? Par force, puisque, sous la pression de lobbies ultra minoritaires mais très influents dans la sphère politico-médiatique, qui sont parvenus à lui imposer leur agenda, le Gouvernement a profité de la torpeur estivale et du relâchement des français, bien compréhensible après les contraintes du confinement, pour faire passer ce Projet de loi dans l’indifférence générale. Les grands médias sont d’ailleurs restés mystérieusement très discrets sur le sujet, durant tous ces jours.

Le Projet de loi adopté est-il un « texte d’équilibre » ? Mgr Pierre d’Ornellas, dans son communiqué du 1er août, en pointant les avancées sociétales du texte adopté, en a montré au contraire, de manière très fine et pertinente, les profonds déséquilibres.

Un désastre éthique

Inutile de revenir sur le bouleversement de la filiation opérée par ce texte, en privant intentionnellement et légalement des enfants de père, avec, à la clé, le remboursement intégral de la « PMA sans père » par la Sécurité sociale, quand bien même il ne s’agit nullement d’une infertilité médicalement diagnostiquée. Ce projet-phare n’en cache pas moins d’autres dispositions gravissimes, dont l’abandon, à la demande du Gouvernement, sans doute pour un temps, de la méthode Ropa, véritable rampe de lancement de la GPA, et du DPI-A, fer de lance d’un eugénisme libéral, ne saurait minimiser la portée. Je pense à l’autoconservation des ovocytes, pour différer une « maternité de confort » ; l’autorisation de l’expérimentation, même encadrée, sur les embryons, les réduisant à des « souris de laboratoire » ; la fabrication d’embryons transgéniques et même chimériques, abolissant ainsi, d’une certaine manière, la frontière entre l’homme et l’animal…

Un amendement, adopté in extremis et passé totalement inaperçu, a même institué une « cause de détresse psycho-sociale », en soi invérifiable, pour étendre le délai de l’avortement – appelé ici, pour raison de convenance : IMG – jusqu’à la fin de la grossesse, ce qui constitue un aveu sur la qualification d’infanticide de tout avortement, la différence entre IVG et IMG étant ici purement sémantique. Car il s’agit toujours, quelles qu’en soient les justifications, du meurtre d’un enfant (infans : sans voix), de ce que saint Jean Paul II désignait clairement comme « la suppression délibérée d’un être humain innocent » (Encyclique Evangelium Vitae, n. 58).

Les évêques de France et la bonne volonté du dialogue

Les évêques de France se sont exprimés, en particulier par la voix du groupe de bioéthique, présidé par Mgr Pierre d’Ornellas. De nombreux évêques, à titre personnel, ont tenu à alerter l’opinion publique et ont attiré l’attention de leurs députés sur le « désastre éthique » de ce projet de loi. Au moins, on ne pourra pas leur reprocher demain leur silence, lorsque la conscience collective se réveillera de ce mauvais rêve.

Ils ont même consciencieusement cru au « dialogue » avec les parlementaires, les scientifiques, le Gouvernement. Et c’est vrai qu’il y a un temps pour dialoguer. Encore faut-il dialoguer en vérité : ce qui exige pour nous de partir de ce qui nous définit, à savoir notre foi. L’Eglise en effet doit toujours être témoin de la « splendeur de la Vérité » et de la Vérité sur l’homme, créé par Dieu à son image. Elle dialogue au Nom du Seigneur et entend défendre le dessein créateur de Dieu, surtout quand il est gravement offensé par les lois humaines. Le dialogue ne peut jamais être coupé de l’annonce claire et explicite du message de la foi.

Nous avons avancé des « arguments de raison » : ils sont utiles pour éclairer les consciences des fidèles, comme des hommes et des femmes de bonne volonté, souvent ignorants des enjeux véritables d’un Projet de Loi sur lequel le Gouvernement et les grands médias ont souvent communiqué de manière approximative, partiale – en en appelant davantage à la subjectivité des sentiments qu’à la vérité objective des faits –, voire mensongère. En revanche, quand il s’est agi de porter ces arguments de bon sens et de raison devant les artisans et les défenseurs de ce projet de Loi, force est de constater que notre bonne volonté de dialogue s’est heurtée à l’indifférence, au mépris, voire à la mauvaise foi et à l’hostilité ouverte. D’ailleurs, l’Eglise est-elle encore un « interlocuteur valable » au sein de la société française ? On peut désormais en douter.

Le cadre du dialogue défini par le Chef de l’Etat

Il faut dire que, fidèle à une notion de la laïcité à laquelle nous finirions par adhérer, le Président de la République, dans son discours des Bernardins du 9 avril 2018, à l’invitation du Président de la Conférence des évêques de France, alors Mgr Georges Pontier, n’avait-il pas défini le cadre strict dans lequel il entendait circonscrire le dialogue ?  Dans un discours plutôt flatteur pour les catholiques, et par sa déférence et par ses références spirituelles et théologiques, il reconnaissait trois « dons » que l’Eglise est invitée à mettre au service du dialogue : « le don de votre sagesse, le don de votre engagement et le don de votre liberté ». A propos de « notre Sagesse », dont il reconnaît même la contribution historique à la construction de la société française, tout en affirmant que la « sève », qu’il ne définit pas, est plus importante que les « racines », il demande à l’Eglise « l’humilité du questionnement ». Et, s’il écoute avec intérêt la voix de l’Eglise, celle-ci ne saurait être « injonctive », autrement dit donneuse de leçons ! Pour ce qui est de « notre engagement », il sait bien que depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusque dans les années 70, une bonne partie du Clergé et des Mouvements ont souvent substitué l’engagement social et politique au témoignage explicite de la foi, ce qui demeure encore aujourd’hui la posture de générations nostalgiques de cette époque, quand bien même, depuis le Concile Vatican II, l’Eglise a promu un grand renouveau de la vie spirituelle et appelé à la Nouvelle Evangélisation. Qu’à cela ne tienne, le Président de la République appelle les catholiques à renforcer cette posture si féconde de la solidarité, au risque de l’entraîner à diluer dans l’action sociale et politique sa véritable mission. Enfin, à propos du « don de notre liberté »,  s’il se veut le garant de la liberté de conscience et de la liberté spirituelle, que l’Eglise est appelée, avec d’autres, à mettre au service de nos contemporains en quête de spiritualité et de Transcendance, il conclut avec fermeté : « Mon rôle est de m’assurer qu’il (tout citoyen quel qu’il soit) ait la liberté absolue de croire comme de ne pas croire, mais je lui demanderai de la même façon et toujours de respecter absolument et sans compromis les lois de la République. C’est cela la laïcité ni plus ni moins, une règle d’airain pour notre vivre ensemble qui ne souffre aucun compromis, une liberté de conscience absolue et cette liberté spirituelle que je viens d’évoquer ».

Dialogue et mission prophétique de l’Eglise

La Règle du jeu est ainsi clairement fixée. Mais l’Eglise saurait-elle s’en accommoder ? Comme force de proposition au sein d’un corps social pluriel, où il s’avère qu’elle n’a pas plus de poids que les autres religions ou sociétés de pensée, et selon les exigences du « débat démocratique », sa voix ne saurait être en effet injonctive. Mais sa nature et sa mission, qu’elle reçoit non pas des hommes mais de Dieu, résistent à un tel enfermement. Elle ne saurait être limitée dans sa mission prophétique par les lois de la République. Comme l’a rappelé avec vigueur le Pape saint Jean Paul II, dans son encyclique Evangelium Vitae, à propos de la loi civile et de la loi morale, en citant les paroles de Pierre devant le Sanhédrin : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29).

L’Eglise, en cherchant à être audible, n’a-t-elle pas tendance à sacrifier trop facilement à la sacrosainte loi de la communication, au risque d’affadir son message et de manquer de fermeté sous prétexte qu’elle craindrait de choquer ? Dans ces conditions, comment s’étonner que notre discours trouve si peu d’écho dans les grands médias et l’opinion publique ?

Le moment n’est-il pas précisément venu pour nous de nous ressaisir davantage de notre « mission prophétique » qui ne saurait être limitée, ni par les injonctions du pouvoir politique ni par les lois de la communication imposées par le monde médiatique ? Comme saint Paul l’écrit à Timothée : « Proclame la Parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte avec une patience inlassable et le souci d’instruire. Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine mais au contraire, au gré de leurs passions et l’oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l’oreille de la Vérité pour se tourner vers les fables » (2 Tm 4, 2-4). Qui pourrait nier l’actualité de ces paroles ?

La tradition prophétique d’Israël

Toute l’histoire du prophétisme d’Israël plaide en ce sens. La Parole de Dieu, proclamée dans la liturgie de ces dernières semaines, nous en fournit maints exemples. Jérémie n’hésite pas à prophétiser contre le pouvoir en place et accuse les faux prophètes de « rassurer ce peuple par un mensonge » (Jr 28, 15), sans craindre pour sa vie. Amos, qui prophétise contre le roi d’Israël, est sommé de cesser ses admonestations, mais il répond : « Je ne suis pas prophète, je ne suis pas frère de prophète ; je suis bouvier et pinceur de sycomores. Mais Yahvé m’a pris de derrière le troupeau et m’a dit : ‘Va prophétiser à mon peuple Israël’ » (Am 7, 14-15). Tandis que les prophètes sont généralement envoyés vers le Peuple élu, qui s’est rendu infidèle à l’Alliance avec le vrai Dieu d’Israël, Jonas est le seul prophète envoyé vers les païens ; à la ville corrompue de Ninive, il proclame : « Encore quarante jours et Ninive sera détruite » (Jo 3, 4). « Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus grand que Jonas » (Mt 12, 41), dira Jésus à l’encontre des scribes et des pharisiens qui lui réclament un signe. Jean-Baptiste, le dernier et le plus grand des prophètes, fut martyre de la Vérité morale pour avoir reproché au roi Hérode d’avoir pris la femme de son frère (cf. Mc 6, 17-29).

La mission prophétique de Jésus

Dans la plus pure tradition prophétique d’Israël, Jésus a appelé inlassablement les hommes à la conversion : « Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : convertissez-vous et croyez à l’Evangile » (Mc 1, 15).  Et il n’a pas toujours cherché à être audible, comme il en donne la raison en citant le prophète Isaïe : « Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. C’est que l’esprit de ce peuple s’est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur esprit ne comprenne et qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse » (Mt 13, 14). Et de ponctuer souvent son discours de l’expression : « Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Mt 13, 8), ou bien « Qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » (Mt 19, 12).

Quand il annonce le grand Mystère de l’Eucharistie, dans le Discours du Pain de Vie, il se heurte au refus obstiné des juifs de la synagogue de Capharnaüm : « Elle est dure cette parole ! Qui peut l’écouter ? » (Jn 6, 60). Mais Jésus n’atténue pas le réalisme de ses paroles pour autant, il renchérit même : « Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui » (Jn 6, 66). Il ne cherche pas à les rattraper, en adaptant son langage ; au contraire, il se tourne vers les douze, le petit reste pourrait-on dire, et les interroge : « Voulez-vous partir, vous aussi ? », à quoi Simon-Pierre répond par cette si belle profession de foi : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous croyons et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (Jn 6, 67-69).

C’est intentionnellement, contre toute vraisemblance chronologique, que saint Luc fera commencer le ministère public de Jésus à Nazareth, lui le modèle des prédicateurs et des communicants, par une prédication manquée, s’attirant la haine et l’hostilité de ses compatriotes : « Ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l’en précipiter. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin… » (Lc 4, 29-30). Malgré le rejet de ses compatriotes, il garde une liberté souveraine. Cet événement donnera sa tonalité propre à toute la prédication de Jésus, lui qui affirmera devant Ponce Pilate, au moment où il était livré aux mains des hommes pour être crucifié : « Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la Vérité. Quiconque est de la Vérité écoute ma voix » (Jn 18, 37).

La mission prophétique de l’Eglise

Comme l’affirmera Jésus à ses disciples, au soir de la dernière Cène : « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront ; s’ils ont gardé ma parole, la vôtre aussi, ils la garderont. Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom… » (Jn 15, 20-21). C’est dans ce contexte que Jésus promet l’Esprit saint à ses disciples : « Lorsque viendra le Paraclet, que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il me rendra témoignage. Mais vous aussi, vous témoignerez, car vous êtes avec moi depuis le commencement » (Jn 15, 26-27).

Y a-t-il en fin de compte une autre manière pour nous de rendre témoignage à la Vérité que celle qui a conduit Jésus à la Passion et à la mort de la Croix ?

Depuis le Concile Vatican II, tout en appelant au dialogue, que saint Paul VI appelait « le dialogue du salut », les Papes ont tous assumé pleinement leur mission prophétique. Saint Paul VI s’est prononcé contre la mentalité du monde, provoquant même une réaction de contestation au sein de l’Eglise, par la publication de l’Encyclique Humanae Vitae (25 juillet 1968) sur la régulation des naissances, dont le caractère prophétique n’échappe plus à personne aujourd’hui. Saint Jean Paul II a publié l’Encyclique Evangelium Vitae (25 mars 1995) sur la dignité et l’inviolabilité de la vie humaine, en se prononçant avec une solennité et une autorité toute prophétique, contre l’avortement, l’expérimentation sur les embryons humains, l’euthanasie. Nous célébrons aujourd’hui le 25ème anniversaire de ce document historique. Le Pape François, avec l’encyclique Laudato si’ (24 mai 2015), n’en fait pas moins œuvre prophétique en faisant la promotion d’une « écologie intégrale », qui ne sépare pas la sauvegarde de l’environnement de la protection de celui qui l’habite, au nom du principe répété à l’envi : « Tout est lié ».

La mission prophétique de l’Eglise est précisément de proclamer, à temps et à contretemps, la Vérité sur l’homme dont elle est la dépositaire par mandat divin.

Témoins de l’éminente dignité de l’homme dans le Christ

Nous savons en effet que la Vérité sur l’homme ne s’accomplit vraiment que dans le Christ, le Verbe incarné « qui manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation » (Gaudium et Spes n. 22). L’humanité du Christ, qui seul « connait ce qu’il y a dans l’homme » (Jn 2, 25), est indépassable, « lui qui est le même hier, aujourd’hui et pour toujours » (He 13, 8). Le Fils de Dieu a consenti à assumer une humanité parfaite en toutes choses, c’est-à-dire dans les limites mêmes de notre nature créée, à l’exception du péché (cf. He 4, 15) ; son humanité est tellement limitée, qu’elle est dépourvue de personnalité humaine, ayant été assumée dans l’unique personne divine du Verbe : c’est pourquoi elle est divinisée, transfigurée par son union hypostatique avec la nature divine ! C’est là la sublime vocation de l’homme et son éminente dignité que d’être appelé à être transformé, transfiguré par son union au Christ, à faire pâlir tous les rêves du Transhumanisme ! A condition toutefois de consentir aux limites de sa nature créée et de renoncer à les transgresser. En effet, ou bien l’homme accepte les limites de sa nature créée, en s’abandonnant au projet du Créateur, et alors il peut acquérir sa véritable grandeur ; ou bien il s’affranchit de ses limites et, tenté par le Père du mensonge et Séducteur du monde entier, il transgresse les lois de sa nature et court vers sa perte et sa destruction, comme on le voit clairement du point de vue de l’écologie.

C’est la mission prophétique de l’Eglise que d’alerter l’humanité d’aujourd’hui et de la prévenir contre la tentation de l’autodestruction. On ne peut pas d’un côté reconnaître qu’en prétendant se rendre maître de l’univers par les prouesses de la technoscience, on conduit la planète sur la voie d’une « catastrophe écologique », et décider, au nom de la même technoscience, de se rendre maître de la vie de l’homme, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, sans mener l’humanité vers une catastrophe plus dommageable encore ! On ne peut pas, sans préjudice grave pour l’avenir de l’humanité, s’opposer aussi impunément au Dessein du Créateur.

C’est la raison fondamentale de notre défense de la dignité de la personne humaine, à commencer par la plus petite et la plus vulnérable.

Parler avec autorité à la conscience des gens

La mission prophétique de l’Eglise consiste donc, non pas d’abord à chercher à être audible selon les critères du monde, mais à parler à la conscience des gens, ce sanctuaire intime où résonne la voix de Dieu qui commande à tout homme de faire le bien et d’éviter le mal (cf. Gaudium et Spes n. 16), cette « étincelle de l’âme » – scintilla animae – qui, au dire de saint Jérôme, n’est pas éteinte, même chez Caïn, le meurtrier d’Abel. On ne doit pas se scandaliser que ce message puisse être rejeté par les hommes, mais être convaincu, comme l’affirme Jésus, que « quiconque est de la Vérité », écoute sa voix !

« Proclame la Parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte… » (2 Tm 4, 2)

Face à la « PMA pour toutes », quand on sait que le taux de réussite d’une PMA est très faible et comporte presque toujours tri et destruction d’embryons, face aux manipulations des embryons humains, comme à l’allongement du délai de l’avortement pour cause de « détresse psycho-sociale », il nous faut répéter avec force et autorité le commandement du Seigneur : « Tu ne tueras pas » (Ex 20, 13 ; Dt 5, 17). Il nous faut reprendre avec courage les condamnations exprimées, avec toute son autorité de Successeur de Pierre, par le Pape saint Jean-Paul II : « C’est pourquoi avec l’autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques […], je déclare que l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d’un être humain innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite ; elle est transmise par la Tradition de l’Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel » (Evangelium Vitae n. 62). Et de préciser que « L’évaluation morale de l’avortement est aussi à appliquer aux formes récentes d’intervention sur les embryons humains qui, bien que poursuivant des buts en soi légitimes, en comportent inévitablement le meurtre » (Ibid. n. 63).

La mission prophétique de l’Eglise consiste encore à rappeler la gravité morale de ce projet de loi bioéthique quand il décide de priver des enfants du droit d’avoir un père et une mère, en redisant les avertissements du Seigneur dans l’Evangile du jugement dernier, que le Pape François appelle le « grand critère » de la sainteté (Exhortation apostolique Gaudete et Exsultate n. 95) : « ‘En vérité je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait […] Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait’. Et ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à une vie éternelle » (Mt 25, 40. 45-46).

Il ne s’agit pas pour autant de juger ni de condamner les personnes qui, souvent malgré elles et sous la pression du milieu ambiant ou abusées par une propagande flatteuse et mensongère, en viennent à user de ces moyens pour satisfaire un désir légitime d’enfant ou pour éviter d’autres maux. Le Seigneur connaît leur cœur et est toujours prompt à faire Miséricorde. Raison de plus pour les avertir et les accompagner avec charité, mais dans la Vérité.

Sont plus coupables et répréhensibles ceux qui, connaissant la gravité morale de ces pratiques, par démagogie électorale ou idéologie, édictent des lois injustes qui s’imposent à tous. Saint Thomas d’Aquin affirmait qu’une loi civile non conforme à la loi naturelle et à la loi divine « est plus une violence qu’une loi » (Ia-IIae q. 96, a. 4).

Mission prophétique et combat spirituel

Sans doute, l’iter législatif de ce Projet de Loi bioéthique n’est-il pas achevé : il doit encore repasser devant le Sénat et il appartiendra probablement au Conseil Constitutionnel de le valider ou non. Aussi est-il nécessaire de continuer à alerter les consciences, en particulier des sénateurs qui auront à l’examiner.

Cependant la mission prophétique de l’Eglise est de l’ordre du Combat spirituel. Ce qui est en jeu, c’est le Dessein créateur et rédempteur de Dieu, auquel il est manifeste que « celui que l’on appelle Diable ou Satan » s’oppose depuis le commencement et jusqu’à la fin des temps. Parce qu’il touche jusqu’aux origines de la vie humaine en sa conception, c’est le combat eschatologique par excellence, tel qu’il est décrit par saint Jean, le visionnaire de l’Apocalypse : « Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs de l’enfantement. Puis un second signe apparut dans le ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème […] En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s’enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge… » (Ap 12, 1-6).

Toutefois, « Ce combat n’est pas le nôtre, mais celui de Dieu » (2 Ch 20, 15). Et c’est lui qui donnera la victoire. Comme disait Jeanne d’Arc, dont nous commémorons cette année le 100ème anniversaire de la Canonisation : « En nom Dieu, les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire » !

Il s’agit sans doute de batailler avec tous les moyens humains qui sont à notre disposition de citoyens responsables. Il s’agira aussi, pour nous fidèles de l’Eglise catholique, de combattre avec les armes spirituelles traditionnelles : la Parole prophétique – qui comme celle de Jésus peut faire reculer les ténèbres et chasser les démons –, la prière, en particulier le chapelet, et le jeûne… Le Seigneur se cherche des âmes de prière et de sacrifice pour s’engager courageusement dans ce combat.

Sans doute, la victoire est-elle définitivement acquise par le Christ et, à la fin, « le Cœur immaculé de Marie triomphera », comme elle l’a annoncé à Fatima, où elle apparaît précisément comme la Femme de l’Apocalypse, revêtue du soleil. Mais, comme on le lit encore dans l’Apocalypse, « furieux contre la Femme, le Dragon s’en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus » (Ap 12, 17). D’où l’appel à la vigilance.

Nous pourrons prendre aussi le moyen de la consécration de nos personnes et de notre Nation, la France, aux deux Cœurs unis de Jésus et de Marie, pour renouveler notre Alliance, celle de notre baptême, et l’Alliance de notre pays, avec la Sagesse éternelle. C’est la réponse que nous pourrons donner, avec notre conversion, à l’interpellation historique de saint Jean Paul II à la France, il y a 40 ans, le 1er juin 1980, lors de son premier voyage apostolique dans notre pays : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? France, Fille de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle » ? Quel écho donnerons-nous à cette demande, alors que la France manifeste une nouvelle fois, en particulier à travers des lois injustes, son infidélité à l’Alliance avec la Sagesse éternelle ?

En la solennité de l’Assomption de Notre-Dame, patronne principale de la France, nous confierons ce combat à la Vierge Marie, en renouvelant le vœu de Louis XIII.

+ Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Samedi 15 août 2020, en la Solennité de l’Assomption de Notre-Dame

Benoît XVI va mieux

La presse avait relayée la récente infection cutanée qui avait atteint le visage de Benoît XVI (érysipèle).

Mgr Georg Gänswein, secrétaire du pape émérite, actuellement en vacances dans son village natal de Riedern am Wald, dans le sud de la Forêt-Noire, a déclaré lors d’une conversation que le pape émérite Benoît XVI est en voie de guérison, que la maladie de la peau du visage n’a jamais mis sa vie en danger, mais a été très douloureuse – une douleur que « je ne souhaite pas à mon pire ennemi ». L’éruption cutanée que l’on pouvait voir sur le visage de Benoît XVI a diminué et depuis 3-4 jours.

Mgr Gänswein a également commenté certains rapports des médias qui, exclusivement par leurs titres auraient laissé entendre que Benoît XVI était gravement malade et déjà sur son lit de mort.

Covid-19 : La généticienne Alexandra Henrion-Caude vous dit tout

La généticienne Alexandra Henrion-Claude dénonce la folie d’une fausse pandémie, l’hystérie des masques, et se dit terrifiée par les vaccins et les nouvelles lois bio-éthiques :

Changement pour la forme extraordinaire dans le diocèse d’Evry

Samedi 15 août 2020, les fidèles catholiques attachés à la Forme Extraordinaire : ” l’Usus Antiquior ¨, sont heureux d’inviter tous et toutes à participer à l’Offrande du Saint Sacrifice Eucharistique, lors de la messe d’installation de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, dans le diocèse d’Evry. La FSSP est accueillie à la demande de Monseigneur Pansard. Les fidèles remercient chaleureusement leur évêque de cette décision.

Église Notre Dame des Citées, Avenue de Marseille à Viry-Chatillon, à l’horaire usuel 10h00.

L’installation de la FSSP en Essonne concrétise le vœu de Monsieur l’Abbé Christian-Philippe Chanut, (premier grand Aumônier du 21° siècle, professeur au séminaire de la FSSP, qu’il aida à naitre), lui qui desservi cette chapellenie jusque peu avant son rappel à Dieu, le 17 août 2013. 7 ans déjà. Lui succéderont un prêtre diocésain, puis le père Patrick Zago, qui offrit la dernière messe d’envoi du pèlerinage de Notre Dame de Chrétienté en la cathédrale métropolitaine Notre Dame de Paris, quelques mois avant sa destruction.

Il doit être possible de servir en même temps la foi eucharistique et l’unité de l’Église

L’abbé Alexis Garnier, aumônier du Pèlerinage de Chrétienté, a été interrogé sur Boulevard Voltaire :

Depuis le début de la pandémie et le confinement, l’Église se trouve fortement impactée par les nouvelles mesures sanitaires. Du côté des évêques, des paroisses comme des fidèles, on voit coexister deux approches : une prise en compte responsable des mesures sans entamer le culte, ou un zèle que les autorités n’oseraient même pas réclamer. Quelle est, selon vous, la juste attitude ?

C’est la première approche ! Toute autorité doit éduquer à la responsabilité, exercice droit de la liberté en vue du bien. Cela vaut a fortiori pour l’autorité de l’Église. Honneur aux évêques qui ont pris ce parti. Ils concilient le théocentrisme (Dieu présent et agissant est au centre du culte) avec le bien commun de la santé publique (, solution hydroalcoolique, distances). Ainsi, on ne donne pas prétexte pour refermer les portes des églises et des messes. Malheureusement, il y a aussi un zèle indiscret qui tend à renverser l’ordre des choses. Alors, on ne sait plus très bien « devant quoi s’agenouiller », Dieu ou la santé publique devenue une idole menaçante ? Ici, l’obéissance filiale tourne à l’infantilisation apeurée. C’est triste de voir entrer dans la maison de Dieu un hygiénisme moralisateur, des mots d’ordre comminatoires et culpabilisants. Cela laisse perplexes bien des prêtres et des fidèles. Et je ne parle pas du risque de tensions, de blessures et de divisions… Cela dépasse, d’ailleurs, les communautés de fidèles attachés à la « messe en latin ».

Après avoir été invités à plonger la main dans leur portefeuille à la quête, puis à tendre la main à leur voisin lors du « geste de paix », certains catholiques s’étonnent de se voir refuser la communion dans la bouche au nom du respect des mesures et de la charité. N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Soutenir l’Église selon son possible demeure une juste obligation pour les fidèles. La quête sert aux nécessités matérielles, à l’entretien des bâtiments, à la vie des ministres et personnels de l’Église. C’est un échange : « je reçois de l’Église les biens spirituels, je participe aux biens temporels nécessaires à sa mission ».
Les gestes de paix prévus (dans la forme ordinaire du rite romain) sont, à ma connaissance, toujours suspendus par les consignes de la Conférence des évêques de France. Là encore, c’est une question de responsabilité et de prudence.

Venons-en à la communion. Très factuellement, a-t-on identifié un cluster dans un lieu où la communion est donnée et reçue sur la langue ? Peut-on réfléchir à cette question en dehors du « syndrome de Mulhouse », consciencieusement fabriqué par les médias ? (Référence au rassemblement évangélique identifié comme cluster. C’est devenu le « mot magique » pour suspendre puis ensuite restreindre l’exercice du culte.) A-t-on étudié et comparé scientifiquement les risques respectifs des deux modes de communion, comme ce fut le cas aux États-Unis ? Là encore, le maintien de la communion sur la langue avec les précautions sanitaires convenables doit être examiné non dans la peur mais avec prudence. C’est encore aujourd’hui la règle générale dans l’Église. C’est un droit que les fidèles peuvent exprimer clairement et respectueusement auprès de leurs pasteurs légitimes. Garantir ce droit des fidèles est une belle forme de courage et de paternité spirituelle, je pense.

Est-il raisonnable d’encourager les fidèles à renoncer à leurs pratiques habituelles de communion au nom de la lutte contre la pandémie ?

Vous touchez un point sensible. Le cardinal Sarah a parlé clairement sur les enjeux et le sens profond de la communion sur la langue, dans le sillage de Benoît XVI. Ce n’est pas une crispation, une attitude infantile, psychorigide ou contestataire. Ce n’est pas irresponsable, puisque cela peut se faire avec des précautions raisonnables. Mais je crains que ce sujet ne soit devenu un point de tension plus que de réflexion sereine. Pourquoi être ironique, sec, expéditif envers les prêtres et les fidèles qui expriment ainsi adéquatement l’adoration, le respect, la précaution envers Jésus Hostie ? J’ai visité en toute légalité de nombreux malades en hôpital, donné des sacrements, y compris la communion sur la langue. J’ai pris et accepté toutes les consignes sanitaires et médicales demandées. Il n’en est pas résulté de contamination, de circulation du virus, pour moi ou les personnes que je croisais. Il doit être possible de servir en même temps la foi eucharistique et l’unité de l’Église. Allons de l’avant dans ce sens, avec prudence et confiance. L’Eucharistie, c’est le Seigneur !

Multiplication des agressions d’élus par des racailles

Francis d’Hulst, maire de Portbail dans la Manche, âgé de 70 ans, a été victime d’une agression jeudi dernier. Francis d’Hulst a été menacé, battu et insulté pour avoir indiqué à des campeurs qu’un arrêté municipal leur interdisait d’installer leur tente sur le parking de la plage. Il les avait également alertés sur les risques de faire un feu à proximité d’une pinède en période de sécheresse. “C’est le coup porté le lendemain par le parquet qui m’a fait le plus mal”, commente Francis D’Hulst. Malgré une plainte déposée, son agresseur n’a écopé que d’un rappel à la loi.

Le maire Philippe Becheau a aussi été frappé la semaine dernière à Saint-Philippe d’Aiguille, lors d’une intervention contre du tapage nocturne sur la place du village.

Agnès Le Brun, vice-présidente et porte-parole de l’Association des maires de France, soutient :

“Nous demandons qu’une réponse pénale soit immédiatement apportée et qu’elle soit proportionnée”. “Il ne faut pas oublier que le maire représente l’Etat dans sa commune”.

Et la justice représente les racailles… Faudra-t-il faire justice soi-même, au nom de la légitime défense ?

Le docteur Knock est au pouvoir

Intéressant argumentaire sur l’hystérie collective concernant la COVID et le port du masque (voir aussi ces statistiques mélangeant malades et porteurs du virus pour plonger les Siciliens dans la peur) :

1) L’épidémie de COVID est moyennement grave.

Les chiffres au 22 juin 2020 la classent (suivant le mode de calcul) entre la 9ème et la 13ème places en termes de mortalité parmi les épidémies en France depuis 1945 (voir l’article en lien). On n’a pas eu tout le cirque de 2020 pour les 8 ou 12 épidémies précédentes plus mortelles que le COVID et on a bien fait, puisque les conséquences économiques, sociales, politiques, et peut-être même sanitaires de ce cirque sont catastrophiques.

La psychose de 2020 est une défaite collective.

2) L’épidémie est finie en France (hors DOM-DOM) depuis deux mois.

Les admissions en hôpital (chiffres officiels du rapport de Santé Publique France du 6 aout pages 19 à 27) et les morts sont quasi nulles depuis la semaine 23 (qui débute le 1er juin).

Rapport de Santé Publique France du 6 aout 2020.

Une épidémie mortelle qui ne tue plus est finie. C’est aussi simple que cela.

3) les populations vulnérables sont identifiées.

92 % des morts ont plus de 65 ans et l’âge médian des morts est de 84 ans (toujours les chiffres officiels rapport de SPF du 6 aout). Emmerder toute la population n’a aucun sens, même par générosité.

4) Le virus circule ? La belle affaire !

Un virus qui n’envoie plus les gens à l’hôpital et qui ne les tue plus circule, où est le problème ? Au contraire, c’est une bonne nouvelle : la population s’immunise.

On trouve plus de cas de contaminés et non de malades (autre signe que l’épidémie est finie) parce qu’on teste plus (toujours les chiffres officiels de SPF).

L’objectif affiché du gouvernement d’empêcher la circulation du virus est non seulement absurde, mais, comme on n’y parviendra pas, il est la voie vers une crise sans fin, de plus en plus répressive.

5) L’efficacité du confinement n’est pas prouvée (jamais aucun partisan du confinement n’a réussi à prouver son efficacité. L’absence de preuve n’est pas preuve d’absence, mais tout de même, les inconvénients, eux, sont connus, prouvés et lourds).

Le confinement généralisé peut éventuellement se comprendre sous le coup de panique en février-mars, malgré ses lourds inconvénients sanitaires (on cite même des cas de malnutrition chez des vieux isolés par le confinement), sociaux et économiques, (et bien qu’il ait probablement aggravé le mal par contamination intra-familiale).

Aujourd’hui que l’épidémie est maitrisée, mieux connue et que nous avons des remèdes (voir point 7), le confinement est totalement irrationnel.

6) Même raisonnement pour le masque, dont l’efficacité n’est pas prouvée et qui a de très lourds inconvénients. L’obligation du masque, en intérieur et extérieur, est totalement irrationnelle à ce stade de l’épidémie.

On vous présente le port du masque comme un geste généreux, protégeant les autres, ne vous coutant pas grand’chose et pouvant rapporter gros. Et vous soulageant de la responsabilité d’avoir contaminé une personne fragile.

C’est bien beau, une intention généreuse, encore faut-il que son objet soit juste. Offrir un vélo à un aveugle, c’est généreux, mais pas très judicieux.

D’abord, il est faux que le port du masque soit anodin, surtout par ces fortes chaleurs, notamment pour les gens qui ont des problèmes cardiaques ou respiratoires (les masques regorgent de staphylocoques).

Ensuite, en faisant appel à vos sentiments individuels, on vous cache les inconvénients d’une obligation générale. Que diriez vous s’il y avait une obligation générale d’offrir un vélo à un aveugle ?

Le port du masque obligatoire est absurde : il traite un problème qui n’existe plus (voir points 1, 2, 3 et 7. Contrairement à ce qu’on nous répète, ne pas porter le masque ne met pas les autres en danger), fait prendre des risques inutiles aux personnes fragiles, tue la vie sociale, notamment les commerces.

Si vous portiez volontairement le masque parce que vous êtes en contact avec des personnes fragiles, je trouverais que vous faites quelque chose d’inefficace, que vous feriez mieux de vous faire tester et de tester les personnes fragiles en question, mais pourquoi pas ? Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Il s’agit d’une obligation, donc de quelque chose qui doit être analysé au niveau de la population entière, et là, ça n’a aucun sens.

7) Le protocole IHU (détecter, isoler, soigner) fonctionne.

C’était d’ailleurs ce qui était prévu dans les plans sanitaires qui n’ont pas été appliqués par un gouvernement incompétent et criminel.

Ca n’a rien d’extraordinaire, c’est du classique, comme un mécanicien qui ouvre le capot pour réparer le moteur. Nous, sous le coup de la panique, nous avons essayé d’atteindre le moteur en passant par le coffre. Ca marche moins bien.

Pour soigner, il y a les antibiotiques bien connus style azythromycine, qui évitent la surinfection et ont une petite action virale. La combinaison avec l’hydroxychloroquine et le zinc, c’est la cerise sur le gâteau.

La polémique s’est focalisée sur la chloroquine (par volonté de désinformation, j’en suis convaincu, voir point 10), alors que l’important est la détection précoce, qui était tout à fait faisable dès avril si on avait autorisé les laboratoires vétérinaires à participer.

S’agissant spécifiquement de la chloroquine : Chloroquine : bilan après 6 mois.

8) L’épidémie peut-elle rependre ? Oui, et alors ?

Il est possible que le virus soit saisonnier, mais il suffira alors de faire confiance aux généralistes pour appliquer le protocole IHU, qui est de bon sens. Et surtout pas de confinement et ni de masques, qui sont contreproductifs sanitairement, et catastrophiques sur tous les autres plans

Je rappelle (point 1) que le COVID n’est pas une épidémie d’une gravité hors du commun.

9) Tant de gens (les psychotiques, les paniqués, le gouvernement, les medias) peuvent-ils tous se tromper ? Oui, sans aucune hésitation.

L’histoire est pleine de représentations collectives erronées qui font prendre des décisions catastrophiques.

Pour citer un exemple non-médical puisé dans un livre que je suis en train de lire, la représentation, que se font collectivement les Japonais de leur situation en 1941 et qui les amène à la décision désastreuse d’attaquer Pearl Harbour, nous semble aujourd’hui absolument grotesque, comme nous paraitra grotesque la psychose COVID (prendre pour une épidémie extraordinairement mortelle une épidémie ordinaire) qui a provoqué la décision désastreuse du confinement.

Particularité : cet errement collectif est presque planétaire (l’Afrique est épargnée). Sinon, il est tout ce qu’il y a de classique : un gros enjeu (peur de la mort), une forte inconnue, des positions très alarmistes exprimées bruyamment etc.

Sur la psychose collective, voir le texte Le masque et la vie.

10) Cette psychose absurde est le fruit (en partie, du moins) d’une manipulation planétaire.

Cette manipulation est destinée à imposer le vaccin obligatoire qui rapportera des milliards.

J’en suis convaincu par un faisceau d’indices (actionnariat commun labos-medias, conflits d’intérêts des experts audiovisuels omniprésents, liens des labos avec les administrations sanitaires, etc.).

Tout le monde (j’espère) a noté le comportement très orienté de Twitter et de Facebook dans cette affaire, puisque Mark Zuckerberg a déclaré que Facebook censurerait toute information favorable à la chloroquine et Twitter censure même le président des Etats-Unis sur ce sujet. Le parti-pris est sans ambiguités.

Un faisceau de présomptions n’étant pas une preuve (mais on a le droit d’être intelligent, ce n’est pas interdit), j’admets que vous me taxiez de complotisme. Cela n’invalide pas mes 9 points précédents.

11) Que faire collectivement ?

Simple : faire ce ce qu’on aurait du faire depuis le début et qu’on fait les pays africains, certains pays asiatiques et la Suède. Et surtout, je le répète, qui était depuis des années dans nos plans sanitaires élaborés à froid :

Détecter, isoler, soigner, en s’appuyant à fond sur les généralistes (au lieu de les exclure comme on a fait) et en leur laissant la liberté de prescription. Avec deux priorités :

  • les soignants, qui sont les premiers vecteurs de la maladie.
  • les populations à risque.

Evidemment, pas de confinement général, pas d’obligation de masque.

On pourra aussi en dernier recours fermer les frontières, la fermeture semblant une mesure très efficace.

Encore une fois, je n’invente rien. Je répète comme un perroquet l’état de l’art, qui a été malencontreusement oublié par nos gouvernants incompétents.

12) Que faire individuellement ?

Le premier conseil me vient d’un cardiologue plein de bons sens, catastrophé par les conséquences du confinement et du masque sur ses patients : « Eteignez la télé ».

La psychose a ceci de merveilleux qu’elle s’auto-entretient, que nous lui apportons nous-mêmes l’énergie pour la perpétuer, alors si, en plus, nous lui ajoutons l’énergie du matraquage médiatique, c’est l’apocalypse dans les têtes.

Si vous êtes pris dans cette psychose, vous vous sentez attaqué par mon argumentaire. Je vous dis que vous avez tort, je vous mets en cause. Et donc, réaction on ne peut plus naturelle, vous vous défendez, vous contre-attaquez, vous développez votre argumentaire. Bref, vous remettez de l’énergie dans votre psychose.

Maintenant, faites un pas en arrière. Considérez que votre moi n’est pas engagé, le mien non plus. Il ne s’agit pas de savoir qui de vous ou de moi a raison mais où est la vérité.

Il ne s’agit pas non plus de votre cas personnel : nous allons tous mourir, du COVID ou d’autre chose. Et vos proches aussi. Mettez votre peur de coté le temps de la discussion. Considérez que vous êtes déjà mort.

Faites l’exercice de considérer que les arguments que je vous expose sont vraiment justes, pour mieux les comprendre. Je fais cet exercice quand on me contredit et il est difficile. Faites aussi le travail de me contredire, pour voir si vos arguments sont plus solides que les miens.

Vous avez alors deux images possibles :

  • une épidémie gravissime contre laquelle tous les moyens sont bons, confinement, masque obligatoire, vaccin bâclé obligatoire, chasse sans fin au virus, crise économique, crise culturelle, sociale et politique.
  • une épidémie moyennement grave, qui est en pause ou qui est finie (nous saurons ça l’hiver prochain), qui touche des populations bien identifiées, contre laquelle existent des moyens proportionnés, qu’il faut utiliser avec jugeote sans s’affoler, afin de préserver au mieux la vie normale.

A vous de choisir, je vous ai exposé mes arguments. Je ne peux pas faire plus. Le travail de réflexion et de digestion vous appartient.

13) Conclusion : une expérience de Milgram grandeur nature.

A ce stade de l’épidémie, je pense avoir démontré que le risque sanitaire est inexistant, que les mesures exceptionnelles n’ont aucune pertinence et que nous devons retrouver une vie normale (que nous n’aurions jamais dû abandonner).

Nous sommes dans une dystopie de dictature à prétexte sanitaire, une expérience de Milgram grandeur nature.

Cette situation malencontreuse est l’aboutissement de 60 ans de décadence de l’occident :

  • d’une part, le mépris abyssal et ordinaire des gouvernants pour les gouvernés, au point qu’ils ne s’en rendent même plus compte. Et aussi leur bêtise et leur incompétence de plus en plus crasses.
  • d’autre part, la déchéance de l’idéal du citoyen libre et responsable vers le veau au pâturage, sans vie intellectuelle ni spirituelle et avec le seul souci de la préservation de sa vie physique aussi longtemps que possible et à tout prix, et sans réfléchir plus loin que le bout de sonnez.

Nous en sortirons nous ? Je ne sais pas. Je méprise moins le peuple que nos gouvernants, mais il est tout de même très abimé. Je ne sais pas si nous aurons assez d’énergie et d’intelligence pour renverser des gouvernants dangereux.

Scandales politiques en Espagne

D’Olivier Bault dans Présent :

Jusqu’à nouvel ordre, le roi émérite Juan Carlos, parti pour l’étranger (voir Présent du 5 août), n’a pas été mis en examen et n’est même directement visé par aucune enquête. On ne peut pas en dire autant des proches de Pablo Iglesias, à la fois secrétaire général du parti d’extrême gauche Podemos (allié aux communistes d’Izquierda Unida – Gauche Unie – dans le cadre de la coalition électorale Unidas Podemos) et deuxième Vice-président du gouvernement espagnol, en plus de sa fonction de ministre des Droits sociaux. Sans son immunité parlementaire, Iglesias lui-même ne serait probablement pas épargné. Lui et son parti ne reconnaissaient pas la présomption d’innocence lorsque le scandale éclaboussait le Parti populaire (PP) de centre-droit ou le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de gauche. Aujourd’hui, ils attaquent les médias quand la justice s’intéresse à des transactions financières suspectes dans le cadre des finances de campagne de 2019 et à l’existence d’une probable caisse noire du parti. Ce nouveau scandale fait suite à un autre, le « cas Dina », concernant une carte mémoire de téléphone mobile d’une proche conseillère d’Iglesias. Une carte contenant des images intimes de la conseillère et des captures d’écran de conversations gênantes pour Iglesias. Elle aurait été volée à la conseillère du chef de Podemos, ce que ce dernier imputait à l’existence d’un réseau de surveillance illégale de son parti par l’Etat, avant qu’il ne s’avère que c’était Iglesias lui-même qui avait eu entre les mains, plusieurs mois durant, la carte mémoire en question.

Pour noyer le poisson ?

Au sein du PSOE, on pense que c’est pour détourner l’attention de leurs propres turpitudes que les alliés de Pedro Sánchez ont parlé de « fuite » du roi émérite et demandé la comparution du roi Felipe VI devant le parlement. Un porte-parole du parti a même annoncé qu’Unidas Podemos exigerait que des explications soient données aux députés par Carmen Calvo, première Vice-présidente du gouvernement, qui a négocié avec la Maison royale le départ de Juan Carlos sans que les républicains d’Unidas Podemos en soient informés. Lui aussi républicain de cœur, le Premier ministre Pedro Sánchez doit en même temps calmer les ardeurs républicaines au sein de son propre parti, le PSOE, et il a adressé la semaine dernière une lettre à tous les militants pour expliquer la nécessité de défendre les institutions de la monarchie parlementaire en ces temps de grave crise sanitaire et économique, l’Espagne nécessitant des « institutions robustes ». Dans sa lettre, le chef du parti socialiste espagnol prévient qu’il ne faut pas « offrir aux conservateurs l’exclusivité de l’héritage constitutionnel », et il rappelle à l’aile gauche de son parti que la constitution de 1978 fut « une conquête obtenue par la lutte et les souffrances des démocrates antifascites ». Historiquement, c’est faux, mais cela correspond au discours révisionniste en vigueur au sein de la gauche espagnole.

Mais même si le Premier ministre parvient à calmer les ardeurs de ses propres troupes, ce sera plus difficile avec Podemos, qui entend bien relancer à la rentrée le débat sur l’utilité de la monarchie et exiger la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur les activités du roi émérite.

A l’approche du 15 Août, « une petite Notre-Dame » à sauver !

A Villemaur-sur-Vanne, dans l’Aube, une magnifique collégiale médiévale chargée d’histoire, abritant un Jubé unique, va prochainement renaître de ses années d’abandon grâce au projet de la nouvelle mairie, de la Fondation du Patrimoine, et pourquoi pas, grâce à vous !

Valeurs Actuelles en parle ici.

Et vous ne manquerez pas de tomber sous le charme de cet extraordinaire Jubé en bois qui fêtera ses 500 ans l’année prochaine !

Un CD de Bombarde et orgue consacré aux Noëls bretons traditionnels est également en vente au profit de cette restauration. On aperçoit les 2 musiciens devant le Jubé, qui présente d’un côté les scènes de la vie du Christ, et de l’autre la vie de Notre-Dame.
Bonne fête de l’Assomption !

Du Tro Breiz à la Vallée des Saints

Philippe Abjean est un bâtisseur. Attristé de voir les paroisses se vider, il a décidé d’entrer en résistance contre ce qu’il appelle le défaitisme de l’Église et de montrer que rien n’est inéluctable. La Bretagne est une terre de spiritualité et il relève le défi d’en rallumer la flamme.

Tout d’abord avec le Tro Breiz remis au goût du jour en 1994 et dont le succès grandissant va bien au-delà d’une quête spirituelle: des personnes de tous âges, de toutes opinions et de toutes origines sociales redécouvrent ensemble leur patrimoine et leur identité.

Et puis est né ce projet encore plus fou de rassembler sur un même site, à Carnoët, dans les Côtes-d’Armor, les sculptures monumentales du millier de saints qui ont dessiné le visage de la Bretagne lors des grandes migrations d’Outre-Manche aux Ve et VIe siècles. Ce haut-lieu accueille chaque année plusieurs centaines de milliers de visiteurs.

Philippe Abjean raconte dans ce livre son rêve de pierre. Parfois à l’encontre des autorités ecclésiastiques :

On m’a rapporté aussi qu’un archevêque s’est déclaré navré et déçu de découvrir tant de statues taillées dans des blocs de granit de dix à quinze tonnes et de cinq à sept mètres de haut. “Pourquoi les faire si grands ? Les saints étaient des gens humbles. Il fallait les représenter petitement”, avait-il commenté. Monseigneur, si nos statues sont si hautes, c’est parce que les saints sont plus près du ciel. Pour rappeler qu’ils voyaient haut et loin. Et pour mieux souligner combien nous ne sommes que des nains. Pour éprouver surtout, qu’assis sur leurs épaules de géants, il nous sera possible, à notre tour, de voir très loin… encore plus loin. Tel Zachée sur son sycomore. […]

J’ai la grâce d’être sourd aux ressentiments récurrents : passéisme, traditionalisme, identité figée, restauration d’un christianisme d’hier ou d’avant-hier. Ces objections, ces critiques, ces accusations jalonnent mon parcours sans cesser de renforcer, à chaque fois un peu plus, ma détermination.

Joe Biden a « choisi » comme co-listier une femme «noire» : Kamala Harris

Il a “choisi” sous la pression médiatique des lobbys américains, une femme plutôt métis que noire (et mariée à un blanc) :

Kamala Harris s’était présentée aux primaires démocrates, puis avait abandonné soi-disant parce qu’elle « n’est pas milliardaire » et n’avait donc pas les moyens de continuer. En réalité elle était à 4,3% dans les sondages.

Kamala Harris est une fanatique de l’avortement. Elle est de ceux qui veulent mettre l’arrêt Roe contre Wade dans la loi fédérale afin d’empêcher les Etats de faire voter des lois restreignant l’avortement, et quand elle était procureur général de Californie elle était le chef de la persécution judiciaire de ceux qui avaient prouvé par des vidéos cachées que le Planning familial vendait des fœtus par morceaux. C’était au moment aussi de sa campagne pour être élue sénatrice des Etats-Unis, campagne financée notamment par… le Planning familial.

La christianophobie ne prend pas de vacances

Le vandalisme et les profanations se succèdent ces derniers jours :

Malgré ces faits, dont certains relèvent visiblement du satanisme, il reste quelques autruches pour nier cette christianophobie quotidienne.

“French Lives Matters” : cette carte recense les attaques perpétrées contre des Français

Les auteurs expliquent :

« Si les “bavures policières” ou les “actes islamophobes” sont comptabilisés, sur-médiatisés et intensément exploités, personne ne s’intéresse aux victimes françaises ou plus largement n’appartenant à aucune minorité. C’est pourquoi le collectif #FrenchLivesMatter a décidé de trier, cartographier et comptabiliser les victimes de ces crimes, en commençant par les plus emblématiques d’entre-eux »

Les Français doivent désormais se défendre tous seuls, comme des grands.

Jean-Frédéric Poisson : “L’amendement qui a été adopté sur l’interruption médicale de grossesse jusqu’à la veille de l’accouchement est un acte de barbarie”

Extraits de l’interview accordée par Jean-Frédéric Poisson à Sputnik à propos de la loi bioéthique :

L’amendement qui a été adopté sur l’interruption médicale de grossesse jusqu’à la veille de l’accouchement est un acte de barbarie. Il n’y a pas d’autre mot que celui-là (…) Il ne peut pas y avoir de motif pour justifier ça (…) Maintenant, on fait revenir la détresse pour autoriser un acte de barbarie, et puis on fera disparaître avec cette même logique la condition de détresse dans quelques années pour expliquer qu’après tout, la vie des enfants est entre les mains de ceux qui veulent éventuellement les supprimer

À partir du moment où la vie humaine n’a plus de valeur et que personne n’est arc-bouté pour la défendre quoi qu’il arrive, on entre dans un monde de fous. Nous sommes dans un monde de fous

Si on continue de donner droit aux revendications de groupes qui sont des minorités –extrémistes par ailleurs–, qui veulent imposer au mépris de tous le respect de la nature, finalement, leur propre vision du monde, eh bien nous irons encore plus loin vers la folie

Cela fait 26 ans maintenant, on nous expliquait qu’évidemment il n’y aurait jamais de clonage, pas de chimères– et c’est dans la loi aujourd’hui. Au moment du PACS, on nous expliquait qu’il n’y aurait jamais de mariage homosexuel et maintenant il y en a un. Au moment du mariage homosexuel, on nous expliquait qu’il n’y aurait pas de PMA, pas de GPA, et maintenant ça existe… Donc si vous voulez, la prochaine étape est écrite

Jean-Frédéric Poisson a salué l’opposition des quelques députés LR et surtout le combat remarquable d’Emmanuelle Ménardqui s’est battu sans le soutien d’un groupe” et exprime sa grande surprise face à l’absence totale des députés du RN à propos de qui il déclare :

On ne sait jamais s’ils sont pour ou s’ils sont contre (…) Il y a en ce moment […] une offensive contre les conservateurs qui n’échappe à personne

Purger les traditions religieuses au sein des Armées : voilà l’idée de quelques députés

La Mission d’information sur l’évaluation des dispositifs de lutte contre les discriminations au sein des forces armées, menée par quelques députés gauchistes de la France Insoumise, LREM, PS et Modem, vient de publier son rapport. Les militaires resteront-ils muets ? Les députés se désolent des traditions religieuses, nombreuses, au sein des armées et demandent le respect de la laïcité…

Certaines traditions, comme les fêtes patronales (Éloi, Geneviève, Barbe, Michel, etc.), sont censées souder les soldats autour de codes, de valeurs et de symboles communs. À propos de l’opportunité de supprimer ou de laïciser ces fêtes, « il y a une réponse ministérielle, qui fait droit à ces fêtes d’armes compte tenu notamment de la réalité de l’histoire et de leur dimension culturelle. En pratique, personne n’est jamais obligé à poser un acte religieux en tant que tel », a assuré l’aumônier en chef du culte catholique. La valeur historique de ces symboles justifierait leur présence dans l’apprentissage des soldats, « à condition qu’ils soient remis dans leur contexte », ont précisé les membres du CSFM. Les rapporteurs observent que beaucoup de ces saints-patrons n’ont été « confirmés » qu’à partir des années 1980. À l’époque, il aurait peut-être été judicieux de choisir de se référer à des grandes batailles militaires ou à des anciens glorieux, plutôt qu’à des saints catholiques pour instaurer des fêtes dans les Transmissions, le Commissariat ou l’aviation légère de l’armée de terre.

Quoi qu’il en soit, les rapporteurs estiment qu’une meilleure séparation entre les activités religieuses et les activités de cohésion doit être avant tout assurée. Par choix, l’aumônerie du culte musulman ne célèbre pas d’offices, à une exception près : en opérations extérieures, lorsque les militaires n’ont pas accès à un lieu de culte. Il s’agit d’éviter de regrouper les militaires musulmans en fonction de leur confession : « ce sont eux qui font la démarche de venir. Le but c’est d’éviter de créer une sous-communauté au sein de la communauté des forces armées, qui se réunirait autour de croyances pour les promouvoir ». Certains aumôniers du culte catholique, et surtout leurs coreligionnaires, ne prennent pas les mêmes précautions.

Vous avez compris : les musulmans montrent le bon exemple ! Alors qu’il n’y a pas de culte en islam. Mais ce n’est pas l’ignorance qui étouffe ses députés, c’est leur christianophobie.

Les moyens généraux sont en effet trop souvent utilisés pour envoyer des invitations à des cérémonies catholiques. Il n’est pas rare que le courriel d’invitation à la messe en l’honneur du saint-patron soit envoyé depuis la boîte courriel de l’unité ou depuis celle du commandant. Certaines activités sont organisées de telle sorte que le moment religieux revêt un caractère quasiment incontournable. S’en exonérer reviendrait à rompre l’unité du groupe. Par exemple, la journée de cohésion organisée au Mont Saint-Michel par les saint‑cyriens donne lieu à un baptême du sabre ou du casoar. Après une telle journée dont l’acmé est manifestement cette cérémonie, les rapporteurs s’interrogent sur l’envie que peut avoir un élève de s’éclipser à ce moment précis en manifestant ainsi sa différence.

Ce mélange des genres s’est aussi manifesté à l’occasion d’un évènement tragique à l’École spéciale militaire en 2012. À la suite du décès d’un de leurs camarades, les élèves de la promotion ont été réunis pour une messe suivie d’une veillée funèbre catholique, qui a tenu lieu d’unique moment de recueillement et de cohésion. Ce choix n’était pas, en l’occurrence, guidé par la religion de leur camarade décédé, celui-ci n’étant pas catholique. Les hommages militaires sont ainsi fréquemment rendus de manière concomitante à des cérémonies religieuses.

Comme l’a bien dit un aumônier, « l’auteur du mail au service de la communication de l’état-major n’a sans doute pas eu le sentiment de faire du prosélytisme ». Ces pratiques relèvent d’un manque de rigueur qu’il convient de corriger.

Proposition n° 28 : publier des directives de façon à ce que les activités à caractère religieux soient plus rigoureusement séparées des activités collectives

Proposition n° 29 : veiller à ce que les pèlerinages militaires cessent d’être financés par le ministère des Armées

Via Présent

Bioéthique : la GPA fait son entrée, par le biais des questions de filiation

Ludovine de La Rochère a été interrogée dans Présent du 3 août sur le vote en seconde lecture du projet de loi bioéthique. Extraits :

A-t-on évité durablement la GPA ?

Non. Elle s’est bien introduite, comme nous l’avions prévu, par le biais des questions de filiation. En apparence, il n’y aura pas retranscription systématique de filiation d’intention des enfants nés de GPA à l’étranger. Mais ce qui a été écrit, c’est que ce serait à décider sur la base du droit français. Cela signifie que ça va être jugé au cas par cas. L’interdit qui avait été introduit par un amendement de M. Retailleau au Sénat a été vidé de son contenu. Ils ont déjà introduit quelque chose qui ne renforce pas l’interdiction de la GPA, au contraire. On sait que la question de la retranscription de la filiation représente ou pas un obstacle au recours à la mère porteuse. Plus on lève d’obstacles, plus les recours se multiplieront.

Parlons des conditions dans lesquelles cette loi a été votée. Que pensez-vous de la façon dont tout cela s’est passé ?

Rien que le contexte rend scandaleux ce calendrier : nous sommes au sortir d’une crise sanitaire historique qui est loin d’être finie et qui va se doubler d’une crise économique et sociale. Jean Castex et Emmanuel Macron n’ont même pas osé avouer aux Français, même pas dans le discours de politique générale, qu’ils faisaient passer en priorité ce projet de loi bioéthique, porté par le gouvernement. Ils profitent de la crise sanitaire pour le faire passer au forceps, dans un moment où on ne peut pas manifester de manière massive et en plein cœur de l’été.

La méthode aussi est scandaleuse : celle du temps programmé. D’un point de vue légal, dans un parcours législatif, cela peut se faire ; mais, sur des sujets qui représentent des enjeux aussi essentiels, vertigineux pour l’avenir puisque l’on bâtit le monde de demain, ce temps programmé est indigne ! Le député Emmanuelle Ménard, qui était là de la première à la dernière seconde, qui a préparé énormément d’amendements, n’a même pas pu les défendre. Elle est restée néanmoins, mais silencieuse. Et, suivant de très près, elle a fait un certain nombre de rappels au règlement, elle a fini par obtenir une explication de vote personnel à trois heures du matin avant le vote final mais elle n’a pas pu parler du tout : c’est invraisemblable et honteux.

«Les pays occidentaux doivent tenir tête à l’impérialisme d’Erdogan»

La décision du président turc de transformer l’ancienne basilique Sainte-Sophie en mosquée confirme sa fuite en avant et son agressivité envers les pays occidentaux. Ceux-ci doivent en tirer, enfin, les conséquences et s’opposer à Erdogan sans faiblesse, argumentent Charles de Meyer et Benjamin Blanchard, dirigeants de SOS Chrétiens d’Orient, dans Le Figarovox.

Les provocations se multiplient envers la Grèce, désormais en alerte complète après que la Turquie a envoyé un bateau d’assaut près de l’île grecque de Kastellorizo. Les sous-marins patrouillent pour contrer toute attaque. La Turquie a déployé un navire de recherche sismique, escorté par des bâtiments militaires, dans une zone riche en gaz et appartenant à la Grèce.

La Turquie reprend ses rêves millénaires en attentant régulièrement à la souveraineté des îles grecques voisines de son territoire.  

En brisant cet héritage, Erdogan entretient le mythe – très puissant, dans son pays – d’un réveil de l’Empire ottoman, étendant la religion musulmane jusque dans les moindres recoins de son territoire. À l’extérieur, il fait également le choix de se poser en adversaire de l’Europe assimilée à une chrétienté prétendument «islamophobe».

Longtemps, l’Europe a fait les yeux doux à une Turquie vue comme un partenaire fiable, voire comme un potentiel membre de l’Union européenne, bien qu’elle occupât la moitié de Chypre, État membre des Nations Unies, de l’Union européenne et de l’OTAN. Pire, la Turquie reprend ses rêves millénaires en attentant régulièrement à la souveraineté des îles grecques voisines de son territoire.

Durant des décennies, Bruxelles a déversé des centaines de millions d’euros pour faire passer «les bonnes pratiques démocratiques»,sensibiliser Ankara à la question des droits de l’homme ou faire avancer la cause des femmes. Bruxelles se reposait également sur la Turquie pour garder les frontières de l’Europe.

C’était l’époque où les décideurs turcs se lançaient dans «l’islam de marché». Sans rien renier, sur le fond, de leur idéologie inspirée du mouvement des Frères musulmans, ils revêtaient des atours occidentaux pour faire des affaires et de la diplomatie en Europe. C’était la charia en costume cravate, qui réjouissait des technocrates heureux d’imaginer que les fonds européens n’étaient pas dépensés en pure perte.

Le gouvernement turc n’hésite pas à soutenir des groupes terroristes islamistes en Syrie ; ou un groupe extrémiste et ultranationaliste comme « les Loups gris », en Europe.  

En réalité, les droits de l’homme n’ont pas plus progressé que la cause des femmes. Le prétendu partenaire, Erdogan, n’a cessé de faire pression sur l’Europe avec le chantage aux «migrants». Le président turc a laissé franchir, quand il le décidait, les frontières de l’Union européenne à des masses d’immigrés illégaux, parmi lesquels se glissèrent plusieurs terroristes.

Du côté de Chypre et de la Grèce, la Turquie multiplie aujourd’hui les actions et les violations de territoire afin de renforcer son influence sur ces anciennes conquêtes ottomanes.  

Simultanément, Ankara jette de l’huile sur le feu du conflit syrien afin de liquider les populations kurdes sous prétexte de lutte contre les groupes armés du PKK, dissimulant mal sa volonté d’annexer le nord est du pays. Pire, le gouvernement turc n’hésite pas à soutenir des groupes terroristes islamistes en Syrie ; ou un groupe extrémiste et ultranationaliste comme «les Loups gris», en Europe. Et la Turquie s’ingère en Libye pour maîtriser les flux de pétrole.

Erdogan a reçu les fonds qu’il attendait de l’Union européenne. Il peut déployer sa politique. Le «Sultan» a tombé la cravate.

Les juges turcs ont accepté de révoquer le décret de 1934 pour légitimer la transformation de Sainte-Sophie en mosquée. Alors, en ce 10 août 2020, centenaire du traité de Sèvres qui a consacré le démantèlement de l’Empire ottoman, peut-être serait-il bon de s’appuyer sur le droit international et sur l’histoire afin de juguler un impérialisme turc de plus en plus belliqueux.  […]

Le grave incident survenu dans le cadre d’une patrouille entre deux alliés membres de l’OTAN, illustre à quel point le retour à certaines des stipulations du Traité de Sèvres est urgent pour tenir tête à la Turquie, acteur géopolitique toxique qui aggrave dangereusement l’instabilité de la région et du monde. L’honneur de notre pays, la France, est en jeu. Et par un destin mystérieux, il correspond encore à la défense du sort des chrétiens victimes des rêves ottomans.

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