Blogs avec images

Une église de 1600 ans découverte en Turquie

Lors de travaux d’excavation effectués dans la ville de Tyane, première capitale du royaume hittite, dans la province de l’actuelle Niğde, une église de plan octogonal est sortie de terre. Osman Doğanay, universitaire et responsable des fouilles, indique :

«L’église de plan octogonal est la plus importante découverte depuis le début des fouilles, qui ont commencé à notre époque. Il y a très peu d’exemplaires similaires en Anatolie».

Il s’agit de l’unique église de cette taille dans toute la région. La cité, ancienne capitale de l’empire hittite il y a 4000 ans, a ensuite été colonisée par les Grecs, les Romains et fut l’un des foyers du premier christianisme.

Mgr Percerou nommé évêque de Nantes

Le pape François a nommé Mgr Laurent Percerou, jusqu’ici évêque de Moulins, évêque de Nantes, suite au départ de Mgr James, nommés à Bordeaux.

La piste islamiste s’impose dans l’assassinat de six Français au Niger

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Dimanche 9 août, en fin de matinée, six jeunes Français, leur guide et leur chauffeur nigériens ont été assassinés au Niger. Le meurtre a eu lieu dans une réserve appelée Kouré, à l’extrémité sud-ouest du pays, non loin des frontières du Mali et du Burkina Faso.

Salariés de l’organisation humanitaire ACTED, les quatre jeunes filles et les deux jeunes gens étaient partis observer des girafes. Sur la route du retour, quatre hommes montés sur deux motos ont fait feu sur le véhicule presque à bout portant. Selon une source locale citée par l’AFP, le chauffeur aurait été abattu le premier, suivi par le reste du groupe. Plusieurs corps avaient une balle dans la tête, comme pour s’assurer de leur mort sans aucun doute possible. Toujours selon la même source, une des jeunes filles a tenté de s’enfuir mais elle été rattrapée puis égorgée (« frappée à la gorge », dit pudiquement Le Figaro, qui a souvent peur d’appeler les choses par leur nom).

Le mode opératoire ne laisse à peu près aucun doute sur l’origine islamiste de la tuerie : la moto, engin de transport favori des terroristes (et, d’ailleurs, interdit dans la région pour cette raison), l’embuscade bien organisée et la volonté de ne laisser aucun survivant.

En l’absence de revendication, il est, par contre, bien difficile de savoir à quelle obédience islamiste appartiennent les tueurs : Al-Qaïda (ou AQMI) ou l’EIGS (État islamique dans le Grand Sahara). Les deux mouvements se font une concurrence féroce, souvent meurtrière comme nous l’avons expliqué ici. De plus, Al-Qaïda a une structure assez mouvante, plusieurs dirigeants et de nombreuses ramifications. Il serait logique qu’une revendication intervienne afin de « mettre en valeur » cette action et favoriser le recrutement…

La plupart des médias insistent sur le fait que la zone n’était pas considérée comme dangereuse. Certes, cette réserve est située hors du vaste périmètre de l’opération Barkhane, mais elle se situe tout de même dans son voisinage immédiat. Cette zone dite des « trois frontières », expression utilisée par tous les spécialistes de l’islamisme et qui figure, d’ailleurs, sur le site d’ACTED, peut à tout moment servir de repli ou de passage de bandes terroristes.

De plus, la pression mise par l’armée française sur les islamistes les contraint à une très grande mobilité et, petit à petit, à élargir leur zone d’action ou de repli. Enfin, puisque nous sommes à l’est de la zone des « trois frontières », nous ne sommes plus très loin du Nigeria, dont le nord subit les multiples exactions de Boko Haram, autre groupe terroriste islamiste.

Dans ce contexte, il est tout de même singulier que des risques aussi importants puissent être pris : défaut d’informations, inconscience ? ACTED se défend et rappelle que cette zone est largement visitée par de nombreux expatriés et que le ministère des Affaires étrangères français ne l’a inscrite qu’en « vigilance renforcée ». Soit, mais compte tenu de la tactique extrêmement mobile des groupes islamistes, on ne pouvait exclure qu’un jour ou l’autre, une attaque pouvait s’y dérouler.

Stop à la gabegie, supprimons Hadopi

Communiqué du député Emmanuelle Ménard :

La cause animale supérieure à celle d’un petit d’homme

Coup de gueule de Mgr Touvet, évêque de Châlons, sur Twitter

Covid : un prétexte pour nous museler

Le premier ministre a déploré la dégradation de la situation sanitaire et dévoilé des mesures, dont la prolongation jusqu’au 30 octobre de l’interdiction des évènements de plus de 5 000 personnes. Exit les manifestations de rentrée. Jean Castex a aussi donné l’instruction aux préfets « de se rapprocher des élus locaux pour étendre le plus possible l’obligation du port du masque dans les espaces publics ».

Alors même que 10.000 à 15.000 personnes se sont rassemblées, samedi 8 août, pou rune rave party sauvage en Lozère. Il en restait, lundi, plus de 5.000. Des milliers de fêtards avaient envahi, en toute illégalité et faisant fi de l’interdiction des rassemblements de plus de 5.000 personnes, en plein parc national des Cévennes, un terrain agricole privé. Que font les autorités ? Elles encadrent, elles soignent, elles distribuent, elles laissent faire.

Voici la courbe des décès du coronavirus en Suède. Il n’y a eu ni confinement ni masques. Seulement une épidémie plus sévère que la grippe habituelle.

Cela permet au gouvernement d’éviter de traiter les vrais sujets, à commencer par l’ensauvagement de la France. Il va falloir que les Français se défendent seuls contre les hordes de racailles qui imposent leur loi. Y compris  désormais dans les coins les plus calmes, comme cette mère et son fils agressés chez eux, à Chateaubriant, par une horde de turco-voyous. Comme l’écrivait Renaud Camus :

On nous dit qu’il n’y a pas colonisation car il n’y a pas conquête militaire, pas de soldats défilant dans nos rues. On se trompe. L’armée de la conquête, ce sont les délinquants petits et grands, tous ceux qui rendent la vie impossible aux Français

Vendredi 7 août dans la soirée, une femme enceinte a été violemment agressée en pleine rue, à Vichy (Allier), par un groupe de six mineurs, rapporte le quotidien régional La Montagne. Ses agresseurs l’ont frappée, traînée au sol en la tirant par les cheveux, et menacé « de la faire avorter ».  Fort heureusement, une équipe de la BAC est rapidement arrivée sur les lieux pour stopper les agresseurs. Mais ces derniers ont opposé une farouche résistance. L’auteur des coups a été difficilement maîtrisé par les policiers qu’il a également frappés. Le reste de la bande a insulté les fonctionnaires et leur a craché au visage. Ils ont également filmé l’intervention et diffusé les images sur Internet en se faisant passer pour des victimes de violences policières. Deux jeunes garçons ont finalement été placés en garde à vue, d’après La Montagne. Déjà connus des services de police, ils ont été remis à leurs parents dès le lendemain des faits.

Véronique Lévy en mission pour la Vie

Un article d’Antoine Bordier :

Elle s’est convertie au catholicisme en 2012, et, se retrouve aux avant-postes du combat pour la vie et la famille. A l’heure où la PMA pour toutes a été adoptée dans une Assemblée Nationale clairsemée, cette femme « accomplie » met en garde notre société dite « moderne » contre un progrès qui serait « mortifère ».

Avec sa jolie robe blanche, Véronique ressemble à une petite fille slave, des pays de l’Est. Elle est la petite dernière d’une fratrie de 3 enfants. Son frère aîné, Bernard-Henri (le célèbre BHL), a une vingtaine d’années de plus. Elle n’aime pas beaucoup parler de son enfance. Solitaire, timide, fragile, elle manque d’affection maternelle. Son adolescence est difficile. Elle met sa vie en danger, sort la nuit, boit, se drogue. Véronique nous ouvre les portes de sa vie. Elle commande un second café, dans ce bar où elle a ses habitudes. Elle se souvient des discussions qu’elle avait avec Bernard-Henri :

« il me parlait souvent du génocide, pendant ma jeunesse. Je ne dis pas « shoah », parce que pour moi il n’y a qu’un holocauste, celui du Christ. Shoah, est un terme religieux qui signifie offrande religieuse et Dieu ne peut demander des sacrifices humains. Les génocides sont des atrocités faites par les hommes : je pense aux génocides juif, arménien et au populicide vendéen. »

« Si tu ne crois pas en Jésus-Christ… »

A la suite de sa conversion, en 2010, Véronique a tout laissé derrière-elle : ses errances nocturnes, ses excès multiples. Elle se souvient que le Christ a commencé à s’approcher d’elle dès le plus jeune âge.

« J’ai parlé de ma rencontre avec Jésus dans mon premier livre, Montre-moi ton visage.  Une amie avec laquelle je passais mes vacances à Antibes, quand j’avais 3 ans, Coralie, m’a dit cette phrase que je n’ai pas comprise tout de suite, et qui était prophétique : « si tu ne crois pas en Jésus-Christ, tu seras emportée par les robots. » Cette parole prend tout son sens à l’heure où la PMA pour toutes cache des lois plus abominables encore, votées à la va-vite à l’Assemblée Nationale. »

Véronique évoque, aussi, ses songes qui l’ont orientée vers le Christ.

« A 25 ans, j’ai rêvé que j’étais recouverte d’un épais drap noir, et, que je portais un masque. J’étais encerclée, et, je me mets alors à courir, car j’étais en danger de mort. Je m’écroule devant les portes d’une cathédrale. Je me relève et me précipite à l’intérieur. Et là, j’entends les battements d’un cœur. C’est comme si je m’étais retrouvée dans un corps, dans un ventre maternel. J’entendais de l’intérieur le cœur de ma mère. Quand je lève les yeux, je vois le Christ en croix, gigantesque. Il me dit : « que ton cœur de pierre devienne un cœur de chair ». Et de ses bras détachés de la croix, je vois deux épées qu’Il me lance et qui transpercent mon cœur. Je me réveille à ce moment-là. »

Baptisée en 2012

En 2010, elle fait son entrée dans l’Eglise. Elle rencontre le père Pierre-Marie Delfieux, le fondateur de la communauté monastique de Jérusalem, qui deviendra son directeur spirituel. Le 7 avril 2012, elle est baptisée. C’est le plus beau jour de sa vie : « je l’ai vécu comme un mariage. » Elle part en Terre sainte, et, approfondit encore un peu plus sa relation avec le Christ. Elle se plonge dans la prière, dans l’adoration et dans l’écriture. Elle prépare son quatrième livre. Elle a des airs de Marie-Madeleine. Elle est une femme libre à part entière, et, elle a revêtu une sorte d’armure chevaleresque qui ressemblerait à celle de sainte Jeanne d’Arc. Aujourd’hui, elle compare la légalisation de l’avortement à celui « d’un génocide invisible aux larmes interdites ».

« Je convoque un Nuremberg »

Le 27 juillet dernier, sur sa page Facebook, qui totalise près de 9000 abonnés, Véronique publie une tribune (voir l’encadré) qui fait du bruit :

« J’appelle un nouveau Nuremberg où seront jugés ceux qui ont légalisé l’attentat contre l’espèce humaine car contre Dieu. »

Quelques heures après, la PMA pour toutes est votée à l’Assemblée Nationale. Le Sénat devrait suivre. Véronique dans une colère contenue dénonce cette loi bioéthique.

« Cette loi n’est pas du tout éthique. Nous sommes arrivés à ce que le prophète Daniel appelait « l’abomination de la désolation ». Daniel parle du temple qui est profané par l’Antéchrist. Saint Paul nous dit que notre corps est un temple. Le Christ, lui-même, parle de son corps comme un temple : « Détruisez ce temple et je le rebâtirai en 3 jours ». Et, les Juifs lui répondent : « nous l’avons bâti en 46 ans, et toi, tu le rebâtirais en 3 jours ? ». Or, nous avons 46 chromosomes. Nous sommes le temple de la présence de Dieu. Dieu nous a créés à Son image. Et, aujourd’hui, avec ces lois, avec l’avortement, avec cette PMA pour toutes, l’homme n’est plus un temple, il devient un objet. Il devient objet de manipulations. Regardez, nos églises, nos cathédrales brûlent. Aujourd’hui, c’est la cathédrale de l’homme, c’est l’homme lui-même, créé à l’image de Dieu, qui flambe, et, qui est profané par les marchands du temple de nos corps ».

Modifications génétiques et manipulations multiples

Il y a 45 ans, l’avortement était légalisé, permettant le droit de tuer un embryon, un petit d’homme. Aujourd’hui, le chercheur, le médecin et le généticien deviennent omnipotents. Petit-à-petit, ils remplacent Dieu pour disséquer, manipuler, profaner le trésor de la création : l’homme et la femme, l’enfant, le plus fragile. Elle en évoque les conséquences irréparables :

« Ils veulent créer des chimères, modifier l’ADN, trier les embryons, faire de l’eugénisme, éliminer les embryons déficients. En octobre dernier, le député Philippe Vigier, disait qu’il fallait « traquer les embryons porteurs d’anomalies chromosomiques ». La PMA pour toutes, au-delà des femmes homosexuelles et des femmes seules qui désirent avoir un enfant, légalise la fabrication d’enfants hors sexualité, en dehors de toute union. L’altérité, le masculin et le féminin de notre humanité sont gommés. Le mot procréation médicalement assisté est un mensonge d’Etat. Car, la procréation c’est quand l’homme et la femme s’unissent dans un acte d’amour, dans le don total des personnes. Aujourd’hui, la femme n’a plus besoin de l’homme. »

Le monde est-il devenu fou ? Véronique surenchérit et dénonce la création « artificielle de gamètes, de spermatozoïdes, d’ovaires, à partir des cellules souches embryonnaires. » Elle dénonce les laboratoires pharmaceutiques comme Bayer et Monsanto qui sont en train d’industrialiser cette « production ». C’est pour cela qu’elle appelle à un nouveau Nuremberg.

« Nous assistons à la mise en place, à grande échelle – comme pour l’avortement, qui fait en France chaque année, plus de 200 000 victimes, et depuis sa légalisation en 1975, plus de 10 millions – d’un processus nous menant à un crime contre l’humanité, contre l’espèce humaine, contre Dieu, notre Créateur. »

Depuis le 1er août, une disposition de loi proposant d’autoriser l’avortement pour détresse psycho-sociale jusqu’au terme de la grossesse a été adoptée en première lecture.

Et si on voulait défigurer l’image de Dieu ? 

« Oui, la question peut se poser. Et, d’ailleurs, il ne faut pas décorréler ce qui se passe actuellement avec ces lois mortifères de la volonté de se passer de Dieu. Ces lois contre la vie, contre la famille, sont contre Dieu. Aujourd’hui, Hérode ferait des expérimentations sur Marie et Joseph. Il essaierait d’arracher le Christ, né de l’Esprit Saint, du sein de la Vierge Marie. C’est la contre-incarnation. C’est l’avènement de l’Antéchrist. Depuis sa création l’homme qui se détournait de Dieu a toujours fait des sacrifices humains. Et, aujourd’hui, ces sacrifices sont légalisés, industrialisés. »

Véronique conclut avec des raisons d’espérer :

« c’est vrai le combat est très rude. Mais n’oublions pas que dans ce combat contre Dieu et contre l’humanité, Dieu aura le dernier mot. »

Autour de son cou, Véronique porte un chapelet. Elle nous invite à quitter cet hypermatérialisme et à nous réfugier sous le voile de Marie,

« gardienne de l’innocence où veille l’immaculé du monde.  Dénoncer toutes ces manipulations sur l’embryon où Jésus est crucifié, le visage de l’homme défiguré et arraché à sa Paternité divine, c’est cela le témoignage des derniers temps. C’est cela être des témoins! »

J’appelle un nouveau Nuremberg où seront jugés ceux qui ont légalisé l’attentat contre l’espèce humaine car contre Dieu.

(extraits de sa tribune)

Désormais je porterai le voile du Désert, le long voile des hommes bleus, les princes des dunes infinies. Mon masque ne sera pas un masque mais un voile, un voile INVIOLABLE. Je le porterai en signe de deuil. Mais aussi en signe de l’Hymen virginal avec le Créateur! Qui rendra la vie aux 10 millions d’enfants exterminés dans le sein de leur mère, congelés, disséqués ou fabriqués ex utéro pour alimenter l’industrie des lobbies de la technoscience? Qui rendra la vue, les oreilles à ces coeurs de pierre qui légiférèrent, légalisèrent ce génocide aux larmes interdites? En facilitent désormais l’accès et les modalités? Suppriment la liberté de conscience des soignants, le délai de réflexion des mineures et allongent le délai légal d’aspiration foetale à 14 semaines ? Qui ouvrira les lèvres à tous ces “chiens muets”dont parle le prophète Isaïe ? Qui citera au memento des morts le nom de ces petits dont les Anges aux Cieux voient la Face de Dieu. Les idolâtres veulent faire du peuple de sujets une masse informe et uniforme, corvéable à merci dès sa conception. C’est là que s’insinue l’envahisseur, c’est là, dans le lieu saint de la conception humaine. Pour servir les intérêts des lobbies de la mort et au-delà, des croquemitaines à la solde de satan! OUI au Voile de l’Hymen inviolé de la féminité.

Textes réalisés par Antoine BORDIER

Cultura s’explique sur l’écriture inclusive

Un lecteur qui avait protesté auprès de Cultura (voir ici) nous fait suivre la réponse qu’il a reçue:

Nous faisons suite à votre courriel qui a retenu toute notre attention.

Cultura regrette les propos tenus par un de ses collaborateurs qui ne reflètent en rien la position de l’enseigne, ni sur le fond du sujet de l’écriture inclusive, ni sur la forme utilisée avec un client, très loin des principes de notre enseigne. Certains collaborateurs de Cultura ont pu utiliser dans certains cas l’écriture inclusive sur la base d’initiatives individuelles. Cela n’est aucunement une position officielle de l’enseigne, qui tient à rester en dehors de ce débat autour de l’écriture inclusive.
Nous espérons pouvoir vous compter à nouveau parmi nos clients.

Nous restons à votre disposition pour toute demande d’information complémentaire.
Sincères salutations,

Le Service Relation Clients Cultura

Dont acte.

Les catholiques et l’avortement

Dans la torpeur estivale et avec un hémicycle aux trois quarts vide, les députés ont voté la légalisation de l’infanticide avec des “garde-fous” si ténus que l’on peut dire que cette légalisation vaut en toute situation (je veux bien sûr parler de ce que la novlangue qualifier “d’interruption médicale de grossesse” pour “détresse psychosociale”).

Au même moment, un lecteur m’a fait découvrir un article universitaire relatif au débat sur la “dépénalisation” de l’avortement à titre expérimental (la loi Giscard-Chirac-Veil de 1974). Bien sûr, nous savons tous comment on est passé en 50 ans d’une logique de dépénalisation à une logique de “droit fondamental”, où ce sont désormais les défenseurs de la vie qui peuvent être sanctionnés par la “justice”. Mais il est fascinant – et terrifiant – de constater la responsabilité des catholiques dans le vote de la loi Veil. Alors que le vote fut serré, plusieurs théologiens de renom (et habitués, comme par hasard, des médias “bien-pensants”!) légitimèrent pas des arguties tordues une “réforme de la législation” et les évêques hésitèrent à rappeler nettement la doctrine catholique. Seule Rome parla clairement, mais elle était trop loin pour avoir une réelle influence sur le débat politique.

Prions pour que les nouvelles transgressions nous trouvent, nous catholiques, à commencer par les évêques et les théologiens, fermes dans la défense de la vie innocente. Sans une Eglise catholique unanime sur ce point, il est parfaitement illusoire de songer à combattre efficacement la culture de mort en France. Et, de ce point de vue, nous pouvons nous réjouir des notables progrès accomplis depuis quelques années (pratiquement tous les évêques ont ainsi dénoncé les transgressions de la loi ni bio ni éthique), même s’ils sont trop lents à notre goût. Mais ce qui est certain aussi, c’est que, sans un laïcat solide, il serait illusoire de songer à une inflexion nette du discours ecclésiastique institutionnel. Il est dans la nature des choses que les laïcs soient plus libres, en paroles et en actes, que les clercs et, par ailleurs, leur mission propre est dans l’ordre temporel à la différence des clercs.

Plus que jamais, le combat contre la culture de mort doit donc commencer par l’organisation des fidèles catholiques. Quand, dans toutes les villes de France, il y aura un petit groupe de militants pro-vie capables à la fois d’organiser des veillées de prière pour la vie, des cars pour aller manifester, ou d’accueillir les femmes en détresse, nous n’aurons certes pas encore renversé la culture de mort, mais nous aurons bien progressé!

En tout cas, il est hors de question que nous assistions les bras ballants à ces nouvelles et effrayantes transgressions contre la vie innocente et la dignité humaine. Et il est hors de question que nos descendants puissent dire dans 50 ans, comme nous aujourd’hui, que ces lois sont passées avec la passivité, sinon la complicité, des catholiques de 2020!

Guillaume de Thieulloy

Quand un maire défend mieux l’Eglise que le clergé

Elu en 2014 avec 44% à la faveur d’une triangulaire, Robert Ménard a été réélu maire de Béziers dès le premier tour avec près de 69% des suffrages et a décroché la présidence de l’agglomération Béziers-Méditerranée. Sa réélection est donc un succès, manifestant clairement la satisfaction de la population, malgré les critiques du petit milieu politico-médiatique. Et pourtant, la presse n’a pas cessé de critiquer ses initiatives, les politiques ont tenté de le contrer, l’administration (notre “état profond”) s’est échinée à lui compliquer la vie.

Les résultats sont là. La plus ancienne ville de France a retrouvé ses couleurs et sa fierté. Et Robert Ménard l’écrit dans un ouvrage sorti en avril 2019, Un maire ne devrait pas faire ça

C’est le récit de ces années et de cette métamorphose qui est raconté ici, vu de l’intérieur. L’histoire d’une victoire que personne n’avait vu venir, d’une gestion en rupture avec tout ce qu’il est convenu de faire, d’un combat de tous les jours contre la résignation, les embûches, les critiques, les méfiances…

« Le lendemain de notre victoire, le quotidien local Midi Libre assurait qu’ils nous auraient à l’oeil… Le vieux monde tremblait. Il avait raison »

Hélas, même le clergé diocésain a hurlé avec les loups, alors que Robert Ménard, venu de la gauche, a renoué avec la foi catholique. Il écrit dans son livre :

L’Eglise d’aujourd’hui – j’écris cela avec peine – est devenue une officine pro-migrants où les derniers prêtres prônent le vivre-ensemble devant quelques cheveux blancs. Où le pape tweete sa passion de l’immigration, jour après jour, condamnant sans relâche notre “égoïsme” effroyable.

La conséquence est mathématique. Froide et implacable. Nos églises sonnent creux. L’immense majorité des enfants ne vont plus au catéchisme. Quant à ceux qui sont inscrits dans les écoles catholiques, c’est généralement parce que leurs parents veulent éviter de voir leur progéniture se frotter d’un peu trop près à la diversité. Tout le monde n’a pas envie de voir son fils ou sa fille “enrichi” au contact de l’Autre trop tôt dans la vie. Tant qu’on peut éviter ça…

Faut-il en conclure, comme l’explique Michel Onfray, que la religion catholique est en phase terminale ? Je ne voudrais pas acquiescer. Ce que n’hésite pas à faire notre archiprêtre de Béziers. Ne prenait-il pas acte, dans les colonnes du journal local, de cette disparition programmée du peuple des fidèles, expliquant que, pour lui, d’ici 20 ans, “il n’y aura plus d’églises à Béziers”.

Pourtant, j’en suis convaincu, la foi est un trésor. Qui permet de voir plus loin, de sortir la tête des nuages, d’écarter la peur. La foi est un amour sans fond, un émerveillement devant le monde. Elle n’exclut pas les ténèbres. Elle este un combat. Je ne voudrais pas le perdre.

Mgr Rey : “Devenant un groupe minoritaire, les chrétiens doivent beaucoup mieux s’organiser pour trouver des moyens de se faire entendre à la société tout entière”

Interview de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, par Boulevard Voltaire :

On mesure la grandeur d’une société à l’attention qu’elle porte aux plus petits. Peut-on dire que vous dénoncez le projet de loi Bioéthique pour cette raison ?

Cette loi met, bien sûr, en cause le respect de la vie avec le tri d’embryons et la destruction des embryons. Finalement, on en vient à une attitude eugénique. On prive des enfants de père intentionnellement et légalement. Les embryons transgéniques brisent la frontière entre l’homme et l’animal avec une généralisation du diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies pour traquer les embryons porteurs d’anomalies. Toutes ces dispositions-là sont une offense profonde à la vie et aux principes d’humanité. L’humanité commence avec le petit enfant, et avant même qu’il soit petit enfant, il commence avec l’embryon dans le sein de sa mère. On fabrique du vivant et on se prend pour le créateur.

Dans un communiqué sur Facebook, vous dénoncez un passage en catimini de l’amendement sur la détresse psychosociale. Comment les catholiques peuvent-ils défendre leur conviction alors que le processus parlementaire semble pipé ?

Il faut que les catholiques le soient de plus en plus ! Au moment où il y a des ruptures anthropologiques majeures, ils doivent pouvoir trouver dans la foi, dans le mystère de l’incarnation où Dieu s’est fait homme et des ressources spirituelles profondes pour asseoir leur conviction. Il semble qu’aujourd’hui, on nous oblige, nous chrétiens, face à ces dangers et à ces périls qui menacent l’humanité tout entière, de réaffirmer ces convictions.
Devenant un groupe minoritaire, les chrétiens doivent beaucoup mieux s’organiser pour trouver des moyens de faire entendre à la société tout entière une voix qui défende l’homme à l’égard de toutes ces dérives. Il y a là un grand défi pour nous. Il me semble qu’il faut aussi être connectés, en relation profonde et en collaboration dans d’autres pays européens (…)

On voit une grande partie des élites et des décideurs qui sont à la remorque de la bien-pensance des courants qui sont portés par un certain nombre de réseaux. Je crois qu’il y a une action de manifester, auprès des autorités civiles et politique, la voix pas simplement de l’Église, mais la voix de l’humanité.

On a l’impression que les catholiques qui veulent défendre la doctrine sociale de l’Église avec la dignité humaine subissent une sorte de mort sociale. Comment passer outre ?

L’Histoire en témoigne depuis les origines du christianisme, le chrétien n’hésite pas à donner sa vie pour décider. Des idées méritent que l’on donne de son temps et de sa vie. Il faut avoir le courage de ses opinions. Il y a des enjeux qui sont tout à fait fondamentaux pour l’avenir de l’humanité. Je pense qu’on a besoin, aujourd’hui, d’une parole forte.

Plus on est minoritaire, plus on doit s’exprimer avec détermination sans violences et sans agressions, mais d’une manière déterminée. Notre défi est la formation d’une nouvelle élite politique. Cela commence par les nouvelles générations. Aujourd’hui, on voit une crise du monde politique et de la pensée politique. Les grandes utopies ont fini dans la cendre et dans le sang. On est dans une politique sans vision et sans perspective. En tant que chrétien, il y a un prophétisme à développer.

Bruno Gollnisch : “La loi de bioéthique devrait s’appeler loi de bio-eugénisme (…) C’est monstrueux en terme de régression de civilisation

Pour ceux qui ne comprennent pas la différence entre le RN et le FN :

Jubilé du Sacré-Coeur de Montmartre : messe traditionnelle le 24 octobre

C’est une journée exceptionnelle qui attend les fidèles de la FORME EXTRAORDINAIRE samedi 24 octobre 2020. Dans le cadre du Jubilé de la consécration de la basilique montmartroise, la MESSE TRIDENTINE (missel de 1962) sera célébrée au maître-autel à 16h30.

Au préalable, les pèlerins chemineront jusqu’à la basilique du Vœu national par l’un des deux parcours jubilaires prévus dans le haut-Montmartre. Puis, à l’intérieur de la basilique, un chemin retracera les étapes de sa dédicace. Les pèlerins qui le souhaitent pourront effectuer une démarche spirituelle personnelle (passage de la Porte Sainte, indulgence plénière, consécration au Cœur Sacré de Jésus).

Par ailleurs, il sera possible pendant cette journée de participer au parcours Lumière « Venez à moi ! », réalisé par M. Bruno Seillier, dans la crypte de la basilique.

Pourquoi venir au Sacré-Cœur de Montmartre pour cet anniversaire ?

Le mot du recteur, Mgr Jean Laverton :

« Ce jubilé des cent ans de la consécration de la basilique est un appel à nous mettre encore davantage au service de la rencontre du Christ avec tout homme. Faire toujours plus de ce grand sanctuaire un lieu de la mission, c’est-à-dire un lieu de l’accueil, de la présence, de la rencontre. En faire une oasis spirituelle afin que les hommes au rythme de vie souvent effréné puissent trouver un lieu de prière et de paix, de miséricorde et de force » (livret du Pèlerin, éditions Magnificat).

Commencés en juin 1875, les travaux de construction de la basilique n’ont été achevés qu’en 1923 avec l’inauguration de la mosaïque du Christ en gloire qui orne le chœur. C’est le 16 octobre 1919 que la basilique a été consacrée par le Cardinal-archevêque de Paris, Mgr Léon Adolphe Amette, assisté de ses évêques-auxiliaires, et sous la présidence du cardinal Vico, légat du Pape Benoît XV.

Un siècle plus tard, les cérémonies du Jubilé s’étalent pendant un an du 16 octobre 2019 au 08 décembre 2020 sous la houlette de Mgr Jean Laverton et de l’abbé Stéphane Esclef.

Nous vous donnons rendez-vous samedi 24 octobre 2020 au Sacré-Cœur de Montmartre.

Transmettre la foi

Transmettre, la revue pour l’évangélisation de l’enfance, évolue sous la forme de cahiers thématiques complets qui tiennent compte des attentes des lecteurs. Chaque cahier de 32 à 64 pages propose:

  • Des enseignements catéchétiques parce qu’on ne peut transmettre que ce que l’on a reçu ! Le Credo, les sacrements, les commandements… Et pour mieux vivre les temps forts de l’année liturgique avec les enfants : l’Avent, Noël, le Carême, Pâques… Les cahiers approfondiront aussi les merveilles de notre Foi – la Sainte-Vierge Marie, les Dons du Saint-Esprit, la Miséricorde… Toujours avec des explications adaptées aux jeunes.
  • Un cahier d’activités pour les enfants : des dessins à colorier pédagogiques ou des bricolages, des belles images à découper, un carnet de prières…

Feuilletez dès maintenant le cahier de rentrée, le Petit catéchisme pour tous.

Famille : un témoignage sans compromis

Avec une grande profondeur, le Cardinal Robert Sarah veut aider les époux à redécouvrir les sources de l’amour et les moyens de le faire grandir ou de le ressusciter. Oui, il existe un chemin de renouveau pour chacun et aucune situation n’est sans issue. Ce livre est pour tous les couples : ceux qui peinent, ceux qui veulent redécouvrir que leur amour est une histoire sacrée… En nous invitant à mettre le Christ au centre de notre vie, le Cardinal vient rappeler que nous sommes tous appelés à la joie, il n’y a pas d’exception. Ses mots rejoignent le cœur et renforcent la confiance.

Le cardinal évoque le “bon combat pour la famille”, qui ne souffre aucun compromis :

De nos jours, on assiste tout spécialement à un combat frontal et violent entre “l’esprit du monde” et “l’Esprit Saint”. Je m’explique. Dans les premiers temps de l’Eglise, par exemple à Rome, nous savons par saint Paul que le contexte culturel était assez semblable à celui que nous connaissons aujourd’hui avec la banalisation de l’adultère, de l’infidélité, de la polygamie, de l’homosexualité, de l’avortement… Les chrétiens de cette époque n’ont pas accepté de compromis, mais ils sont restés fidèles à l’Evangile, même si leur témoignage allait à contre-courant de la culture dominante. C’est grâce à la fermeté de leur exemple, à la force de leur foi et à leur attachement indéfectible à Jésus-Christ, qu’ils ont pu être le levain dans la pâte païenne de cette époque, si bien que, petit à petit, on assista à une conversion de peuples entiers. Et c’est ainsi que l’Europe devint chrétienne et qu’on vit fleurir une civilisation marquée par le christianisme où le mariage, en particulier la dignité de la femme, et la famille, avec le respect des enfants depuis leur conception, ont été mis en évidence. Nos ancêtres dans la foi avaient donc choisi “l’Esprit Saint”, et non pas “l’esprit du monde”… quoiqu’il en coûtât… c’est-à-dire jusqu’à la dérision, la discrimination et même le martyre.

A commander ici.

Mgr Rey dénonce avec gravité la nouvelle loi de bioéthique qui a été votée

Communiqué de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon :

Je dénonce avec gravité la nouvelle loi de bioéthique qui a été votée au milieu de la nuit du 30 Juillet dernier.
En plus des multiples transgressions qui ont été dénoncées depuis de nombreux mois par l’épiscopat français, les parlementaires ont intégré au texte, en catimini un nouvel élargissement de l’avortement. En effet, les condition d’une IMG (Interruption Médicale de grossesse) ont été élargies au critère de “détresse psychosociale”. Critère très dangereux car difficilement définissable. Ainsi les avortements seront rendus possibles jusqu’au terme de la grossesse.
La suppression toujours plus importante des enfants à naître est une épouvantable tragédie et cette nouvelle atteinte à la vie doit être dénoncée avec la plus grande force.La vie de l’enfant dans le sein de sa mère doit être respectée et protégée. Il s’agit du fondement d’une civilisation.

Les pressions sont grandes pour imposer aux fidèles la communion dans les mains

Reçu d’un prêtre :

Ces derniers mois ont été bien éprouvants pour nos vies personnelles et familiales, et principalement dans notre vie de foi. Ces semaines d’été occasionnent des « transhumances » ecclésiales. Les situations sont très diverses et je ne voudrais viser personne. Cependant, il me semble important de réaffirmer et encourager un attachement et une pratique qui étaient viscéralement chers à tant de prêtres et de laïcs : la communion sur la langue. Visiblement, les pressions sont grandes pour imposer aux fidèles la communion dans les mains au cours des messes, le plus souvent sans grand ménagement ni considération. Ce que les innovations et réinventions des années 60-70 n’ont pas réussi à imposer à beaucoup de catholiques, des mesures sanitaires risquent d’y parvenir : banaliser et généraliser la communion dans la main, sous prétexte « d’obéissance et de charité ». Parallèlement, au cours de tous ces apéros d’été, qui n’a pas mis la main dans un bol de cacahuètes, partagé avec d’autres ? L’incohérence tourne à la schizophrénie. Nul ne peut obliger un catholique à communier dans la main et nul catholique ne doit s’y sentir obligé, même si parfois, l’effet de surprise ou la pression sociale ne sont pas à négliger. Aussi, il est bon de rappeler que nous ne sommes pas dans l’obligation de communier lors d’une messe et que nous ne devons ni être jugés, ni juger les autres sur ce sujet. Communier au Corps du Seigneur exige que l’on y soit bien disposé. Encore une fois, la notion d’obéissance et de charité véhiculée ici et là est psychologiquement abusive et pernicieuse.

La communion sur la langue est la pratique multiséculaire et universelle la plus respectueuse envers la Présence Réelle dans l’Eucharistie. Cet attachement s’inscrit aussi dans la cohérence de vouloir recevoir la communion de la personne d’un ministre ordonné à partir du diaconat, et aux mains consacrées, à partir du presbytérat. Cette question délicate qui met en jeu le cœur de notre foi et notre liberté de conscience n’est pas sans enjeu sur la transmission de la foi, en particulier aux enfants. Ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet peuvent lire l’un des très bons livres écrits sur le sujet ces dernières années. En attendant, je vous invite à lire l’instruction Memoriale Domini du 29 mai 1969 et la réponse de la Sacré Congrégation du pour le Culte Divin à la Conférence des évêques de France du 6 juin 1969.

« … Aussi, la fonction de porter la Sainte Eucharistie aux absents ne tarda-t-elle pas à être confiée uniquement aux ministres sacrés, afin de mieux assurer le respect dû au Corps du Christ, et en même temps de mieux répondre aux besoins des fidèles. Par la suite, lorsque la vérité et l’efficacité du mystère eucharistique, ainsi que la présence du Christ en lui, ont été plus approfondies, on a mieux ressenti le respect dû à ce Très Saint Sacrement et l’humilité avec laquelle il doit être reçu, et la coutume s’est établie que ce soit le ministre lui-même qui dépose sur la langue du communiant une parcelle de Pain consacré. Compte tenu de la situation actuelle de l’Église dans le monde entier, cette façon de distribuer la Sainte Communion doit être conservée, non seulement parce qu’elle a derrière elle une tradition multiséculaire, mais surtout parce qu’elle exprime le respect des fidèles envers l’Eucharistie.… »

Je pense que nous avons un devoir pour nous-mêmes, mais aussi pour les prêtres que nous rencontrons, de manifester notre attachement à la communion sur la langue qui demeure un droit, quels que soient les motifs sanitaires invoqués. Beaucoup de prêtres souffrent de cette situation et il est bon de les encourager et de les aider à trouver des solutions acceptables. Bien entendu, il est nécessaire de rester très prudent et de suivre toutes les précautions d’hygiène possibles et raisonnables. Au delà de l’aspect d’adoration, la communion donnée à une personne à genoux est une aide précieuse pour éviter tout contact.

En ce moment, il est très difficile d’aborder cette question en chaire car le sujet est très sensible et clivant. La récente ruée vers les moyens de diffusion des offices en ligne ont montré de grandes limites quand à l’amour de la messe, en sa dimension de participation active, recueillie et respectueuse. Il est donc important d’accorder la plus grande vénération incarnée envers le Saint Sacrement. Beaucoup de prêtres diocésains se sont battus ces dernières années pour réintroduire la communion sur la langue dans leur paroisse. Cet attachement de beaucoup de catholiques était aussi un point d’union entre les différents rites. Cette imposition-banalisation ne peut être sans conséquence pour nos vies chrétiennes et les vies paroissiales. Combien de frustrations et de divisions occasionnées et sans doute durables ? Le bon sens et la saine théologie de Saint Augustin est là pour nous réveiller :

« A force de tout voir on finit par tout supporter… A force de tout supporter on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer on finit par tout accepter… A force de tout accepter on finit par tout approuver ! ».

Et j’ajouterais humblement, à force de tout approuver, on finit par tout justifier. Nous assistons donc aujourd’hui à un retour en arrière, et la situation inconfortable dans laquelle nous sommes risque de durer encore longtemps…

Je me permets par ailleurs de mettre un lien avec quelques citations récentes toutes simples, principalement des derniers papes. Et celle-ci : A la question d’un journaliste en 1997 : « Mère Teresa, quel est le plus grand malheur du monde actuel ? ». La réponse de Mère Teresa fut :

« Ce n’est pas la misère ou la famine, dont sont victimes tant de pauvres, ce ne sont pas les guerres, et les catastrophes de toutes sortes, c’est la Communion dans la main qui est ce manque de respect, vis à vis de la personne de Jésus-Christ »

Un prêtre en paroisse

Références complémentaires :

  • Communion sur la langue, une pratique qui s’impose ! Père Paul Cocard, DMM
  • La distribution de la communion dans la main
    Études historiques, canoniques et pastorales
    Don Federico Bortoli, Artège

Ecriture inclusive : Cultura s’agenouille devant le politiquement correct le plus stupide

Voilà une bonne raison de ne plus aller faire ses courses chez Cultura :

“un soucis”… Cultura devrait apprendre la grammaire avant de se conformer aux délires de l’écriture inclusive.

Le 2 août, une internaute cliente de Cultura se plaignait d’avoir reçu un courriel de l’entreprise en écriture inclusive. La réponse étonnante de la société a été supprimée.

Louise, 5 ans, atteinte de trisomie 21, refusée par un club de vacances

Un couple de parents a raconté sa mésaventure sur Facebook. Ils ont reçu des milliers de réactions à leur histoire.

Pourtant, lorsqu’on indique que 95% des enfants porteurs de la trisomie 21 sont exterminés avant la naissance (et que c’est remboursé par la Sécu), il n’y a pas autant de réactions.

Chronique des cinglés

Le conseil municipal de Somerville, dans le Massachusetts, a élargi sa notion de famille pour y inclure les personnes polyamoureuses ou entretenant des relations consentantes avec plusieurs partenaires.

En vertu de sa nouvelle ordonnance sur le partenariat domestique, la ville de Somerville accorde désormais aux groupes polyamoureux les droits détenus par les mariés.

J.T. Scott, le conseiller municipal qui a soutenu cette décision, a dit qu’il connaissait au moins deux douzaines de ménages polyamoureux à Somerville, qui compte environ 80 000 habitants.

“Il s’agit simplement de permettre ce changement, de permettre aux gens de dire:” Ceci est mon partenaire et voici mon autre partenaire “. «Cela a une portée juridique, donc quand l’un d’eux est malade, ils peuvent tous les deux aller à l’hôpital.»

Il paraît que cette ordonnance était devenue urgente avec… la propagation du coronavirus.

L’objectif de l’amendement sur l’IMG pour détresse psychosociale est d’ouvrir une brèche pour obtenir un élargissement du délai légal de l’IVG

Analyse d’Antoine Pasquier (journaliste à Famille chrétienne) sur l’amendement au projet de loi bioéthique, élargissant le recours à l’IMG :

L’amendement sur l’IMG pour détresse psychosociale, adopté dans le cadre de la loi de bioéthique, ne vient pas de nulle part. Son idée court depuis plusieurs semaines, et son objectif est bel et bien d’ouvrir une brèche pour obtenir un élargissement du délai légal de l’IVG. Explications.

1. Mars dernier. En raison du confinement, le Planning familial s’inquiète du grand nombre d’avortements ne pouvant être pratiqués en France. Il a demandé au gouvernement la possibilité d’allonger le délai légal de deux semaines. Ce dernier s’y oppose, ne voulant pas ouvrir un débat brûlant en pleine crise sanitaire.

2. Toutefois, le 23 avril, en réponse à un courrier adressé par plusieurs parlementaires, le ministre de la santé Olivier Véran annonce dans une lettre qu’en cas de recours tardif à l’avortement, il serait désormais possible d’utiliser la notion de “détresse psychosociale” de l’interruption médicale de grossesse (IMG) pour avoir recours à une IVG par aspiration.

3. Cette possibilité est confirmée par la sénatrice Laurence Rossignol, l’une des parlementaires destinataires du courrier, en séance publique le 4 mai 2020 au Palais du Luxembourg.

4. Cela ne suffit pas. Pour permettre de faciliter le recours à des IVG hors-délais pendant l’état d’urgence sanitaire, Laurence Rossignol dépose le 4 mai un amendement visant notamment à alléger la procédure de l’IMG psychosociale.

5. L’amendement ayant été jugé irrecevable, il est demandé aux collègues de l’Assemblée nationale de prendre le relais.

6. Le 6 mai, le Planning familial écrit à Olivier Véran pour lui demander une nouvelle fois d’élargir les délais d’accès à l’IVG et de simplifier la procédure de recours à l’IMG, alternative à l’IVG dans certains cas. La crise sanitaire est toujours le prétexte, mais il ne s’agit plus ici de mesures temporaires comme cela était le cas de l’amendement de Laurence Rossignol.

7. Le gouvernement continuant de refuser l’allongement du délai d’IVG, la Délégation aux droits des femmes organise le 28 mai une table ronde relative aux « droits sexuels et reproductifs » en période d’état d’urgence sanitaire, organisée dans le cadre des travaux de la mission d’information sur l’accès à l’IVG. Objectif : obtenir cet allongement du délai par tous les moyens.

8. Lors de cette table-ronde, le Dr Gadha Hatem-Gantzer, médecin-chef à la Maison des Femmes déclare (1’51’’54) :

« je crois qu’il y a un vote ce soir au Sénat sur l’allongement et peut-être un peu sur l’IMG. Ça nous aiderait bcp que déjà, autour du covid, les choses soient facilitées. Ça nous laissera le temps ensuite de faire un groupe de travail plus technique sur comment faire mieux. Déjà avoir cette petite souplesse, ça nous réconforterait beaucoup sur le terrain, on se dirait : « allez, on peut y aller, on a le droit »

9. Message entendue par Marie-Noël Battistel, vice-présidente de la Délégation aux droits des femmes présente à cette table-ronde. Depuis plusieurs semaines d’ailleurs, la députée de l’Isère milite pour l’allongement du délai d’IVG.

10. C’est elle qui signera le 3 juillet cet amendement si décrié et discuté depuis.

11. Et si cela ne suffisait pas, Marie-Pierre Rixain, présidente de la Délégation aux droits des femmes, prend le pas de sa vice-présidente en rédigeant un amendement similaire, lui aussi adopté.

12. Affirmer que cet amendement a pour but de « clarifier le droit », comme l’affirme Libé, est un argument fallacieux, qui cache une intention moins louable : jouer du coude pour forcer le gouvernement à allonger le délai légal. Faute d’assouplir les règles de l’IVG, on édulcore celles de l’IMG.

13. Les militants de l’avortement ne font jamais voté un texte sur l’IVG par pur formalisme. Il y a toujours un objectif derrière : faire tomber les barrières les unes après les autres.

Beyrouth doit, une nouvelle fois, panser ses plaies et c’est le moment, pour tous les amis des chrétiens d’Orient, de manifester leur solidarité

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Le Liban n’avait pas besoin de cela ! À la crise financière, économique et politique qui détruit le pays à petit feu, voilà que s’est ajoutée une explosion d’une violence folle qui a anéanti des quartiers entiers de Beyrouth, son port et toutes ses réserves de céréales. Le bilan humain, qui devrait s’alourdir encore, est terrible : plus d’une centaine de morts et au moins 4.000 blessés, dont beaucoup gravement atteints. Les hôpitaux sont débordés alors que plusieurs ont eux-mêmes subi des dégâts importants.

L’enquête ne fait que commencer mais, en l’état actuel des informations diffusées par les médias libanais, il semblerait que la cause soit accidentelle. Ce seraient 2.700 tonnes de nitrate d’ammonium stockées dans des entrepôts qui ont explosé en deux temps : une première explosion, suivie d’une seconde qui semble encore plus terrible. Les nombreuses vidéos amateurs visibles sur le Net montrent cela très explicitement.

Selon le Premier ministre Hassan Diab, qui a pris la parole à la télévision libanaise, cette matière hautement explosive est stockée depuis… 2014. De nombreux responsables politiques et militaires se sont successivement exprimés, diffusant des informations parfois contradictoires sur l’origine de ces nitrates. Ainsi, le général Ibrahim, directeur de la sûreté générale au Liban, a indiqué que ces tonnes de matières explosives avaient été saisies sur un cargo, plusieurs années auparavant. Mais plus rien n’a été dit, ensuite, sur ce cargo.

Une commission d’enquête a déjà été nommée et ses premières conclusions, qui seront rendues publiques d’ici quelques jours, sont attendues avec impatience.

Mais au-delà des causes et des responsabilités, c’est toute une ville qui est détruite. De très nombreux immeubles ne sont plus que des carcasses et plusieurs des derniers édifices historiques de Beyrouth se sont effondrés. La capitale, déjà ravagée par quinze ans de guerre civile (1975-1990) et reconstruite par des groupes saoudiens au mépris de la préservation du patrimoine, va encore devoir se relever, si cela est possible.

Les messages de solidarité affluent du monde entier, même d’Israël, pourtant officiellement en guerre avec le Liban. L’armée israélienne, dont l’aviation passe son temps à violer l’espace aérien libanais, a d’ailleurs fait savoir qu’elle n’était pour rien dans cette explosion, ce dont on se doutait tout de même un peu.

Emmanuel Macron a annoncé l’envoi de plusieurs tonnes de matériel sanitaire et de personnel de la Sécurité civile. Lui-même devrait se rendre, jeudi, dans la capitale meurtrie.

Les premières réactions des Libanais oscillaient entre accablement et volonté de se redresser encore et toujours. Mais le vent de la colère pourrait souffler à nouveau si l’État (ou ce qu’il en reste) n’organise pas correctement la gestion de la catastrophe. Les grandes manifestations de l’automne dernier pourraient reprendre, attisées non plus seulement par les multiples pénuries et l’appauvrissement croissant du peuple libanais, mais aussi par l’incurie meurtrière de responsables massivement corrompus cherchant avant tout à sauver un système dont ils vivent.

En attendant, Beyrouth doit, une nouvelle fois, panser ses plaies et c’est le moment, pour tous les amis des chrétiens d’Orient, de leur manifester leur solidarité.

Le muezzin de la cathédrale Sainte-Sophie retransformée en mosquée est mort dans la cathédrale d’une crise cardiaque

Le Muezzin Osman Aslan est mort soudainement le 2 août d’une crise cardiaque dans la cathédrale Sainte-Sophie, récemment convertie en mosquée.

Il était l’un de ceux qui ont appelé les Musulmans à la prière depuis les minarets…

Baptêmes invalides

La Congrégation pour la doctrine de la foi vient de publier une note pour préciser qu’une récente innovation liturgique dans le rituel de baptême rend celui-ci invalide. En effet, explique la note doctrinale, c’est le Christ lui-même qui baptise, et non pas la communauté :

« non seulement le ministre n’a pas l’autorité de disposer à son gré de la formule sacramentelle… mais il ne peut même pas déclarer qu’il agit au nom des parents, des parrains, des membres de la famille ou des amis, ni même au nom de l’assemblée elle-même réunie pour la célébration, car le ministre agit comme un signe-présence de l’action même du Christ qui s’accomplit dans le geste rituel de l’Église ».

On ne peut donc modifier « arbitrairement » la formule, qui ne peut être sujette à des « interprétations et des pratiques déviantes ».

RÉPONSES AUX QUESTIONS
sur la validité du Baptême conféré avec la formule:
«Nous te baptisons au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit»
QUESTIONS
1) Le Baptême conféré avec la formule: «Nous te baptisons au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit» est-il valide?
2) Les personnes dont on a célébré le Baptême avec la formule ci-dessus doivent-elles être baptisées de manière absolue?
RÉPONSES
– À la première question: Non
– À la deuxième question: Oui
Le Souverain Pontife François, au cours de l’Audience accordée au Cardinal Préfet soussigné le 8 juin 2020, a approuvé les présentes Réponses et en a ordonné la publication.
Donné à Rome, le 24 juin 2020, en la solennité de la Nativité de Saint Jean-Baptiste, au Siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Cardinal Luis F. LADARIA, S.I.
Préfet
Mgr Giacomo MORANDI
Archevêque tit. de Cerveteri
Secrétaire
* * *
NOTE DOCTRINALE
sur la modification de la formule sacramentelle du Baptême

Au cours de récentes célébrations, le sacrement du Baptême a été administré avec les paroles suivantes: «Au nom du papa et de la maman, du parrain et de la marraine, des grands-parents, des membres de la famille, des amis, au nom de la communauté, nous te baptisons au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit». Apparemment, la modification délibérée de la formule sacramentelle a été introduite pour souligner la valeur communautaire du Baptême, exprimer la participation de la famille et des personnes présentes, et éviter l’idée d’une concentration du pouvoir sacré dans le prêtre, au détriment des parents et de la communauté, ce que véhiculerait la formule du Rituel romain [1]. Avec des motivations douteuses de nature pastorale [2], ressurgit ici la vieille tentation de remplacer la formule traditionnelle par d’autres textes jugés plus adaptés. À ce sujet, saint Thomas d’Aquin s’était déjà posé la question «utrum plures possint simul baptizare unum et eundem», à laquelle il avait répondu négativement, au motif qu’il s’agissait d’une pratique contraire à la nature du ministre [3].

Le Concile Œcuménique Vatican II affirme: «Quand on baptise, c’est le Christ lui-même qui baptise»[4]. L’affirmation de la Constitution liturgique Sacrosanctum Concilium, inspirée d’un texte de saint Augustin [5], vise à ramener la célébration sacramentelle à la présence du Christ, non seulement au sens où il y transfuse sa virtus pour lui donner de l’efficacité, mais surtout pour indiquer que le Seigneur est le protagoniste de l’événement célébré.

En effet, lorsque l’Église célèbre un sacrement, elle agit comme un Corps qui opère sans se séparer de sa Tête, dans la mesure où c’est le Christ Tête qui agit dans le Corps ecclésial qu’il a engendré dans le mystère de la Pâque [6]. La doctrine de l’institution divine des sacrements, solennellement affirmée par le Concile de Trente [7], trouve ainsi son développement naturel et son interprétation authentique dans l’affirmation déjà citée de Sacrosanctum Concilium. Les deux Conciles sont donc en harmonie complémentaire, quand ils déclarent l’indisponibilité absolue du septénaire sacramentel à l’action de l’Église. Les sacrements, en effet, dans la mesure où ils ont été institués par Jésus-Christ, sont confiés à l’Église afin qu’elle les préserve. Il est évident que l’Église a beau être établie par l’Esprit Saint, interprète de la Parole de Dieu, avec le pouvoir de déterminer dans une certaine mesure les rites qui expriment la grâce sacramentelle offerte par le Christ, elle ne dispose pas des fondements mêmes de son existence : la Parole de Dieu et les actes salvifiques du Christ.

On comprend donc comment, au cours des siècles, l’Église a soigneusement préservé la forme de célébration des sacrements, surtout les éléments qu’atteste l’Écriture et qui permettent de reconnaître avec une clarté absolue le geste du Christ dans l’action rituelle de l’Église. Le Concile Vatican II a également établi que «personne, fût-ce un prêtre, n’ajoutera, n’enlèvera, ou ne changera rien, de sa propre initiative, dans la liturgie» [8]. Modifier de sa propre initiative la forme de célébration d’un sacrement ne constitue pas un simple abus liturgique, la transgression d’une norme positive, mais un vulnus infligé à la fois à la communion ecclésiale et à la reconnaissance de l’action du Christ, ce qui, dans les cas les plus graves, rend le sacrement lui-même invalide, car la nature de l’action ministérielle est de transmettre fidèlement ce qui a été reçu (cf. 1 Co 15, 3).

En effet, dans la célébration des sacrements, le sujet est l’Église-Corps du Christ avec sa Tête, qui se manifeste dans l’assemblée concrète réunie [9]. Cette assemblée, cependant, agit de façon ministérielle − et non collégiale − car aucun groupe ne peut se faire Église par lui-même, mais elle devient Église en vertu d’un appel qui ne peut surgir de l’intérieur de l’assemblée elle-même. Le ministre est donc un signe-présence de Celui qui rassemble et, en même temps, le lieu de communion de toute assemblée liturgique avec toute l’Église. En d’autres termes, le ministre est un signe extérieur du fait que le sacrement n’est pas soumis à l’action arbitraire d’une personne ou d’une communauté, et que le sacrement appartient à l’Église universelle.

C’est dans cette optique qu’il faut comprendre la règle tridentine de la nécessité, pour le ministre, d’avoir au moins l’intention de faire ce que fait l’Église [10]. L’intention ne peut cependant pas rester uniquement à un niveau intérieur, avec le risque d’une dérive subjective, mais elle s’exprime dans l’acte extérieur qui est posé, avec l’utilisation de la matière et de la forme du sacrement. Un tel acte ne peut que manifester la communion entre ce que le ministre accomplit dans la célébration de chaque sacrement individuel et ce que l’Église accomplit en communion avec l’action du Christ lui-même : il est donc fondamental que l’action sacramentelle soit accomplie non pas en son propre nom, mais dans la personne du Christ, qui agit dans son Église, et au nom de l’Église.

Par conséquent, dans le cas spécifique du sacrement du Baptême, non seulement le ministre n’a pas l’autorité de disposer à son gré de la formule sacramentelle, pour les raisons de nature christologique et ecclésiologique exposées ci-dessus, mais il ne peut même pas déclarer qu’il agit au nom des parents, des parrains, des membres de la famille ou des amis, ni même au nom de l’assemblée elle-même réunie pour la célébration, car le ministre agit comme un signe-présence de l’action même du Christ qui s’accomplit dans le geste rituel de l’Église. Lorsque le ministre dit: «Je te baptise…», il ne parle pas comme un fonctionnaire qui joue un rôle qui lui a été confié, mais il agit ministériellement comme un signe-présence du Christ, qui agit dans son Corps, donnant sa grâce et faisant de cette assemblée liturgique concrète une manifestation «de la nature authentique de la véritable Église» [11], parce que «les actions liturgiques ne sont pas des actions privées, mais des célébrations de l’Église, qui est “le sacrement de l’unité”, c’est-à-dire le peuple saint réuni et ordonné sous l’autorité des évêques»[12].

Modifier la formule sacramentelle signifie aussi ne pas comprendre la nature même du ministère ecclésial, qui est toujours le service de Dieu et de son peuple, et non l’exercice d’un pouvoir qui va jusqu’à manipuler ce qui a été confié à l’Église par un acte qui appartient à la Tradition. En tout ministre du Baptême doit donc s’enraciner non seulement la conscience de devoir agir dans la communion ecclésiale, mais aussi la conviction que saint Augustin attribue au Précurseur, qui «a appris qu’il y aurait dans le Christ une propriété telle que, malgré la multitude de ministres, saints ou pécheurs, qui baptiseraient, la sainteté du Baptême ne pourrait être attribuée qu’à celui dont descendit la colombe et dont il a été dit: “C’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint” (Jn 1, 33)». Augustin commente donc: «Si Pierre baptise, c’est le Christ qui baptise; si Paul baptise, c’est le Christ qui baptise; et même si Judas baptise, c’est le Christ qui baptise» [13].
_________________________

[1] En réalité, une analyse attentive du Rituel du Baptême des Enfants montre que, dans la célébration, les parents, les parrains et toute la communauté sont appelés à jouer un rôle actif, un véritable office liturgique (cf. Rituale Romanum ex Decreto Sacrosancti Œcumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum, Ordo Baptismi Parvulorum, Prænotanda, nn. 4-7), qui, selon la demande conciliaire, implique que «chacun, qu’il soit ministre ou fidèle, en s’acquittant de sa fonction, fera seulement, mais intégralement ce qui lui revient de par la nature de la chose et les normes liturgiques» (Concile Œcuménique Vatican II, Const. Sacrosanctum Concilium, n. 28).
[2] Le recours à la motivation pastorale masque souvent, même inconsciemment, une dérive subjective et une volonté manipulatrice. Déjà au siècle dernier, Romano Guardini rappelait que si, dans la prière personnelle, le croyant peut suivre l’impulsion de son cœur, dans l’action liturgique, «il doit s’ouvrir à une autre impulsion, d’origine plus puissante et plus profonde, venant du cœur de l’Église qui bat à travers les siècles. Ici, peu importe ce qui lui plaît personnellement ou lui semble souhaitable à ce moment…» (R. Guardini, Vorschule des Betens, Einsiedeln/Zürich, 19482, p. 258).
[3] Summa Theologiæ, III, q. 67, a. 6 c.
[4] Concile Œcuménique Vatican II, Const. Sacrosanctum Concilium, n. 7.
[5] S. Augustin, In Evangelium Ioannis tractatus, VI, 7.
[6] Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Const. Sacrosanctum Concilium, n. 5.
[7] Cf. DH, n. 1601.
[8] Concile Œcuménique Vatican II, Const. Sacrosanctum Concilium, n. 22 § 3.
[9] Cf. Catechismus Catholicae Ecclesiae, n. 1140: «Tota communitas, corpus Christi suo Capiti unitum, celebrat» et n. 1141: «Celebrans congregatio communitas est baptizatorum».
[10] Cf. DH, n. 1611.
[11] Concile Œcuménique Vatican II, Const. Sacrosanctum Concilium, n. 2.
[12] Ibid., n. 26 § 3.
[13] S. Augustin, In Evangelium Ioannis tractatus, VI, 7.

La terreur, cette arme révolutionnaire

Le père Michel Viot évoque la période de Thermidor et la continuité du terrorisme républicain. Terreur toujours active aujourd’hui, même sans guillotine (ce qu’un journaliste pourtant réputé de gauche et favorable à la loi Veil vient d’expérimenter) :

[…] Aujourd’hui, c’est le couperet de l’injonction au progrès qui s’abat. Il ne coupe plus les têtes, il les fait tourner, toujours au nom de la liberté et du bonheur, toujours contre la vieille ennemie, l’Église, l’Infâme, qu’on n’en finit pas d’écraser. Et la mort est plus que jamais là, compagne inséparable du progressisme messianiste rêvant du paradis sur la terre. C’est par milliers, par dizaines de milliers, par centaines de milliers que l’on détruira ainsi des embryons humains dans toutes sortes d’opérations cauchemardesques de démiurges voulant créer la vie et reformater l’homme. On ira même jusqu’à tuer des enfants viables au nom d’une « détresse psycho-sociale » dans le cadre de « l’IMG, interruption (pseudo) médicale de grossesse ». Les transgressions en tout genre n’ont pas leur pareil pour faire perdre toute raison à ce qui reste d’humain, et l’on réouvre donc le chantier de nouvelles tours de Babel. Les constructeurs du monde nouveau, tels ceux du livre de la Genèse, veulent s’unir et se faire un nom. A leur image, à celle des inventeurs de la première terreur en chrétienté lors de la révolution française, puis de leurs nombreux disciples de par le monde, les députés qui ont voté cette loi de prétendue bioéthique se sont placés sous le signe de Babel et de sa double signification, selon qu’on se réfère à la langue de Babylone ou à celle des Hébreux : porte des cieux ou confusion.

Ces législateurs prétendent toujours ouvrir la porte des cieux grâce à des lois monstrueuses. Ils sont toujours pleins de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé. Aussi quand les portes s’ouvrent, c’est la confusion, et Dieu n’a plus qu’à tout laisser crouler. Il a pris au mot les hommes des Lumières qui lui ont dit « Va-t’en. Nous ne voulons plus de toi ». Il leur a répondu « Faites » et tout s’est effondré (petite paraphrase de Joseph de Maistre). Je n’entre pas dans le détail des horreurs qu’impliquera cette nouvelle loi quand elle sera définitivement adoptée. D’autres l’ont fait, qu’on se reporte aux textes récents de Monseigneur Pierre d’Ornellas, de Monseigneur Michel Aupetit, de Monseigneur Marc Aillet, et d’une manière générale aux positions de la Conférence des Évêques de France et de son président, ainsi qu’aux textes du Salon beige et d’Alliance Vita, pour ne citer qu’eux. Tout y est. Je me permets seulement d’y ajouter une remarque et une suggestion.

Remarque :

Pour rendre l’horreur ordinaire et faisable, on a toujours eu recours au procédé de la terreur. La première assemblée qui a décidé de l’instauration de la république le 21 septembre 1792 fut précédée des massacres du début de ce mois dans les prisons françaises, d’où une abstention massive et une élection très « orientée » ! La grande terreur de 1794 fut précédée de la loi des suspects du 17 septembre 1793 (rédigée dans des termes tels que n’importe qui pouvait être emprisonné ou assigné en résidence), puis des lois de prairial (10 juin 1794) supprimant la défense au tribunal révolutionnaire et accélérant son fonctionnement. La guillotine ne chôma pas. Mais la terreur ne cessa pas avec la chute de Robespierre. Il fallut éliminer ses partisans, neutraliser les déçus du nouveau régime et toujours combattre l’Église catholique. On déporta donc beaucoup, et tellement à la fois que bien peu arrivaient vivants en Guyane. Le régime suivant eut constamment recours à l’armée pour se maintenir en place, ce qui donna certainement des idées au jeune et talentueux général Bonaparte. Ceux qui avaient pris le pouvoir en 1792, et dont beaucoup subsistaient à la chute de Robespierre, étaient prêts à tout pour le garder, qu’ils fissent partie de la classe des nouveaux riches de la révolution, ou qu’ils en furent les représentants stipendiés. Les caisses de l’Etat étaient vides. La situation de banqueroute existait de fait depuis au moins 1788. Le trésor public agonisait malgré la perfusion d’un cocktail composé du produit du vol des biens du clergé et des émigrés, et de la fausse monnaie des assignats, le tout créant une situation économique et sociale particulièrement affreuse. Seules la crainte de l’invasion étrangère (donc la guerre) et la terreur pouvaient maintenir l’ordre. Quand la victoire militaire fut assurée (celle de Fleurus, 26 juin 1794), il ne resta plus que la terreur, condamnée à s’amplifier pour cause de paix, et qui le pouvait légalement grâce aux lois de prairial qui avaient précédé de peu l’événement. C’est pourquoi, la situation économique ne s’étant guère améliorée, la terreur dut continuer après la chute de Robespierre.

Et cela permit à un ministre des finances, Dominique Ramel, du nouveau régime (le Directoire à partir de 1795) d’annuler les deux tiers de la dette publique le 30 septembre 1797. Ce fut la fameuse banqueroute des deux tiers, dite aussi, pour rassurer ceux qui étaient susceptibles de l’être, la consolidation du tiers de la dette publique (affaire rendue possible par le coup d’Etat du 18 Fructidor an V – 4 septembre 1797). Les nouveaux riches de la révolution pouvaient dormir tranquilles, les créanciers de l’Etat étant ruinés et totalement anéantis, et les masses populaires neutralisées par l’inflation ! Qu’importe ! Les finances de l’Etat étaient enfin assainies, le règne de la Banque pouvait commencer, pourvu qu’un pouvoir politique fort tienne la barre. C’est ce qui arriva le 9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII) lorsque le général Bonaparte devint Premier Consul au moyen d’un coup d’Etat bien préparé par Sieyès, et impliquant tout un cartel bancaire.

Quel rapport avec aujourd’hui ? Cela crève les yeux. Dès 1788, la dette publique représentait 80% du produit intérieur brut, et ce chiffre ne cessa d’augmenter jusqu’à « l’assainissement. » de Ramel. Depuis plusieurs années la dette française ne cesse d’augmenter, bien au-delà des 80% désormais puisqu’elle a dépassé les 100% en décembre 2019. Pour cause de monnaie unique, une solution nationale est impossible. Comment le règne de la Banque va-t-il rétablir la situation ? Un nouveau 1929 ? Ou même une guerre, comme l’a dit, par humour noir, un ancien ministre ? Nous avons eu la crise financière de 2008 et des guerres ici ou là, mais on n’a pas permis à ces calamités de s’emballer, par crainte sans doute des risques encourus. Quant à la banqueroute, elle semble interdite par l’internationalisation financière et l’anonymat des capitaux. Le ministre des finances du Directoire avait à sa disposition le registre d’un de ses prédécesseurs, le conventionnel Cambon, qui comportait tous les noms des créanciers de l’Etat. On pouvait cibler très exactement les victimes ! Aujourd’hui une opération à l’identique serait incontrôlable. Et qui sait par ailleurs le pouvoir de cet argent anonyme ?

Reste heureusement la terreur, bonne vieille recette jamais démodée. Plus besoin de dresser une guillotine place de la Concorde, le covid 19 est arrivé ! Et il a pris tout le monde de court. Que voulez-vous, l’erreur est humaine. Relisons ce que disait Basile sur la calomnie dans le Barbier de Séville. La distillation de la terreur a commencé ainsi dans toute la France. Que de « Basile » invités régulièrement sur les plateaux TV. Et malheur aux anti-Basile, surtout lorsque leurs propos sont de nature à contrarier les effets de la terreur, et en particulier amoindrir les bénéfices que pourraient engendrer le commerce des nouveaux médicaments que préparent certains laboratoires. Comme par magie, un vaccin apparaîtra en des temps records qui tiennent du miracle. Autre miracle, puisque nous sommes dans ce registre, l’argent réapparaît, les euros se multiplient comme jadis les assignats, mais sans crainte de banqueroute cette fois-ci. 

Il ne s’agit donc certainement pas de relâcher la terreur, et la relative tranquillité qu’elle assure à nos dirigeants. Ils le savent car il leur arrive de penser, surtout quand il s’agit du maintien de leurs pouvoirs. Il faut donc que le covid 19 perdure et qu’il circule, qu’il devienne la seule préoccupation des Français. Pendant ce temps-là, ils seront occupés, ils auront peur et c’est très bien ainsi. Oui Thermidor, an 228, est un bon moment pour faire passer une sale loi ! Seuls des arriérés obscurantistes comme les catholiques en manifesteront un peu d’émotion. Les autres se préoccuperont de leurs masques, des nouveaux médicaments et du vaccin miracle, sans oublier bien sûr de vérifier qu’on leur verse bien leur petite prime de compensation pour collaboration fraternelle et citoyenne à la lutte contre le danger viral.

Ma suggestion :

Comme je constate avec joie que l’Église catholique en France ne s’est pas laissée enfumer, tant par la propagande que par l’incendie de ses cathédrales, je suggère la persévérance dans la prière et l’action de grâce pour les propos, clairs, déterminés et courageux tenus ou écrits par nos évêques de France , en y ajoutant des travaux pratiques. Pour le bien des âmes en général, il conviendrait de faire savoir aux catholiques qui, malgré les avertissements de leurs évêques, ont voté cette loi ou qui l’approuvent de quelque manière que ce soit, qu’ils encourent l’excommunication(1). En bafouant la loi naturelle et en ouvrant la porte à des crimes contre l’humanité, je pense qu’ils se sont eux-mêmes excommuniés. Ils n’ont donc plus accès à aucun des sacrements de l’Église, sinon la pénitence. Il serait d’ailleurs charitable de les avertir que les honneurs des funérailles chrétiennes risquent de leur être refusés, point qui est sans doute le plus sensible de tous, même pour des gens moyennement croyants. Il appartiendrait aux spécialistes en droit canon d’étudier cette question si l’Église voulait donner suite à cette suggestion. Elle m’apparait comme le seul moyen fort pour elle de manifester clairement et publiquement sa désapprobation. Laquelle se place bien évidemment dans la perspective de la repentance des pécheurs et de l’enseignement du peuple de Dieu demeuré fidèle.

Beyrouth apocalyptique

Communiqué de L’Oeuvre d’Orient :

Alors que depuis plusieurs mois, nous alertions les pouvoirs publics sur la situation catastrophique au Liban, et sur le risque de fermeture des écoles chrétiennes francophones, une double explosion a ravagé Beyrouth sur des kilomètres mardi dernier.

Notre directeur Liban/Syrie, présent sur place pendant l’explosion, a visité dès mercredi l’ensemble des hôpitaux et des écoles avec lesquelles nous œuvrons, rencontré les communautés pour dresser un premier état des lieux. Et il a pu constater : le centre-ville dévasté, particulièrement les quartiers chrétiens historiques de Gemmayse, Mar Mikhael, Achrafieh et Bourj Hammoud ; les écoles et les hôpitaux très lourdement endommagés ; des centaines de milliers de personnes sans-abris depuis mardi, près de 4 000 blessées et plus de cent morts.

Les Libanais vivent une « crise dans la crise ».

Ce drame survient dans un contexte de crise alarmante au Liban : le taux de pauvreté est de plus de 50% et le chômage de 35%. Le système hospitalier était déjà saturé par le manque de moyens et une augmentation de cas de Covid-19.

Aujourd’hui, en plus des difficultés sociales, les écoles et les hôpitaux des communautés chrétiennes sont détruits.

L’Œuvre d’Orient lance un appel à la générosité pour :

  • Remettre en état de marche les hôpitaux et dispensaires appartenant aux Églises et congrégations locales les plus endommagés par la déflagration. Ces dispensaires soignent des patients de toutes origines sociales ou religieuses.
  • Réhabiliter les écoles chrétiennes frappées par la déflagration afin que ces dernières soient en mesure d’accueillir les élèves lors de la rentrée scolaire. Rappelons que ces établissements scolaires chrétiens, qui sont ouverts à des élèves de toutes confessions et de tout milieu social, sont aussi vecteurs de la francophonie et porteurs des valeurs de fraternité et de vivre-ensemble, plus qu’essentielles au Liban.
  • Soutenir la reconstruction des églises et des couvents.

Dans cette reconstruction du Liban de demain, les communautés chrétiennes ont un rôle à jouer. L’Œuvre d’Orient agit à leurs côtés sur le terrain afin de leur apporter toute l’aide possible pour leur permettre de poursuivre leur mission si cruciale aujourd’hui.

Pour soutenir cette action faire un don :

Une aide d’urgence de l’AED de 250 000 € suite à la dramatique explosion à Beyrouth

Suite à la dramatique explosion qui s’est produite à Beyrouth hier, mardi 4 août, l’AED a décidé de débloquer une aide alimentaire d’urgence d’un montant de 250 000 €.

L’aide d’urgence apportée par l’Aide à l’Église en Détresse sera distribuée en priorité aux familles pauvres les plus touchées par l’explosion qui a dévasté la zone portuaire de la capitale libanaise. La double explosion de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées dans un entrepôt a tué au moins 100 personnes et blessé 4000 autres.

Les témoins comparent l’explosion à une « bombe atomique »

Le père Raymond Abdo, partenaire de l’AED au Liban, s’est adressé à l’organisation caritative depuis Beyrouth :

« L’explosion ressemblait à une bombe atomique avec de la fumée rouge partout et d’énormes dégâts. »

Le père Samer Nassif, prêtre libanais et prédicateur de l’AED, a précisé que la zone chrétienne de Beyrouth était « complètement dévastée », avec au moins 10 églises détruites, 300 000 personnes sans abri et beaucoup d’autres souffrants, les moyens de subsistance étant « totalement détruits » par l’explosion. « Hier, en une seconde, le quartier chrétien de Beyrouth a subi plus de dommages que pendant les longues années de la guerre civile », a-t-il ajouté. Les quartiers de Gemayzeh et Acharfieh, notamment, ont été ravagés.

« Nous devons le reconstruire à partir de la base »

Selon les pères Abdo et Nassif, après la longue crise économique et le coronavirus, le Liban se retrouve sous-équipé pour faire face à l’urgence et assurer l’aide dont la population a besoin de façon pressante, pour répondre à ses besoins fondamentaux.

Dans un « Appel aux pays du monde » envoyé aujourd’hui (mercredi 5 août), le patriarche maronite, le cardinal Bechara Boutros Rai, président de la Conférence des patriarches et des évêques catholiques du Liban, a déclaré « Beyrouth est une ville dévastée ». « Beyrouth, la fiancée de l’Orient et le phare de l’Occident, est blessée. C’est une scène de guerre – il y a de la destruction et de la désolation dans toutes ses rues, ses quartiers et ses maisons » a-t-il ajouté.

Le père Abdo a décrit comment, dans un couvent non loin de son monastère, une religieuse âgée et malade est morte de ses blessures dans l’explosion. Le prêtre carmélite a précisé qu’elle était la seule à ne pas se trouver dans la salle à manger du couvent au moment de l’explosion et que, si les autres avaient été dans leur chambre, beaucoup seraient mortes ou gravement blessées.

Benoît de Blanpré, directeur de l’AED en France a déclaré

« Nous sommes bouleversés par cette effroyable catastrophe qui vient meurtrir un pays déjà exsangue. L’AED soutient fidèlement les chrétiens du Liban depuis de très nombreuses années ; nous allons redoubler d’efforts pour les soutenir, spirituellement et matériellement, dans cette nouvelle épreuve que le pays subit. »

Beyrouth : SOS Chrétiens d’Orient témoigne de l’urgence sanitaire et appelle à la mobilisation

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Présentes sur place à Beyrouth, les équipes de SOS Chrétiens d’Orient font face à une situation d’urgence sanitaire et appellent à la plus grande mobilisation pour secourir une population qui affronte une terrible épreuve sur fond de crise économique et sociale. Les urgences pédiatriques de l’hôpital de La Quarantaine, dans le quartier du port, ont été particulièrement touchées et nécessitent un soutien urgent.  

La double explosion qui a frappé la capitale libanaise hier, entraînant la mort de plus de cent personnes et en blessant près de 4 000 selon un bilan provisoire, a fait des dégâts considérables dans toute la ville. Les hôpitaux n’ont pas été épargnés et les équipes soignantes se trouvent en difficulté pour accueillir les innombrables blessés qui affluent. L’hôpital de la Quarantaine, situé dans le quartier du port, a été particulièrement touché. Cet établissement accueille des urgences pédiatriques, qui ont été dévastées, ne faisant par miracle aucun mort : vitres soufflées, plafonds effondrées, câbles électriques arrachés… (vidéos et photos sur demande).

Ce sont 300 000 habitants de Beyrouth qui se trouveraient sans habitation aujourd’hui. Des réserves entières de blé et autres marchandises ont été détruites dans l’explosion. A la catastrophe économique et sociale que connaît le Liban depuis plusieurs mois, s’ajoute aujourd’hui une urgence sanitaire.

Les équipes de SOS Chrétiens d’Orient vont s’associer aux opérations d’urgence (donations alimentaires et hygiéniques, soutiens aux personnes sans domicile et aux familles de blessés). SOS Chrétiens d’Orient apportera également son soutien financier à l’hôpital de La Quarantaine, afin d’aider à la restauration et au rachat de matériel de toute urgence.

Beyrouth : la catastrophe est due à la criminelle indigence des véritables maîtres actuels du Liban.

Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité, communique :

Au nom de tous les militants de l’Amitié Française et chrétienne pour le Liban, j’exprime d’abord toute notre compassion à nos amis libanais pour la multitude des victimes du désastre qui a frappé Beyrouth et particulièrement le « centre-ville » et le proche quartier chrétien d’Achrafieh à l’héroïsme légendaire.

J’exprime à notre ami Samy Gemayel, président des Kataëb, toutes nos condoléances pour le rappel à Dieu de Nizar Najarian, le secrétaire général du mouvement.

Nous adressons à Nadim Gemayel, député de Beyrouth, blessé, nos vœux de prompt rétablissement. Nous savons combien sa mère, Solange Gemayel, épouse de Bechir, le président assassiné, est une fois encore frappée par le malheur de tant de ses proches.

Nous savons aussi que la catastrophe est due à la criminelle indigence des véritables maîtres actuels du Liban. Le Hezbollah exerce depuis des années sa férule sur le Liban. Le port de Beyrouth était devenu son fief. La responsabilité de l’explosion de plus de deux milliers de tonnes de nitrate de potassium, et peut-être de stocks d’explosifs, lui incombe entièrement.

On pèse ce jour l’abomination de la politique de collaboration et de soumission du général Aoun avec ce mouvement islamiste sous tutelle du pouvoir iranien.

La reconstruction du Liban ne pourra passer que par l’élimination de la corruption qui a miné son économie et par celle de la présence étrangère syro-iranienne destructrice de son indépendance.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services