Puy du Fou Éditions présente son 1er roman feuilleton événement : « Les Fileurs de Pierre »
Chronique littéraire de Laurence d’Ars pour Le Salon beige :
Que savez-vous des origines du long conflit opposant la France à l’Angleterre ? Que savez-vous des légendes entourant Aliénor d’Aquitaine ? Que savez-vous des croisades des chevaliers Templiers et des sacres des rois de France ? Et des aventures des bâtisseurs de cathédrale ? Benoît Abtey nous invite à plonger dans toutes ces histoires qui accompagnent la naissance de Notre Dame de Paris !
« Les Fileurs de Pierre : un Game of Thrones made in Histoire de France »
En avril 2020 nous vivions tous un moment inattendu, unique et mémorable : nous sommes en plein milieu d’un confinement général dans une crise jamais vécue auparavant. Alors que les beaux jours arrivent mais que l’on est enfermé chez soi, tandis que l’on doit occuper enfants et esprits malgré les écoles et bureaux interdits, bien que l’on ait du temps à revendre mais que l’on trouve portes closes les magasins et librairies, le Puy du Fou – qui se désolait bien évidemment de cette situation pour son Parc vide de tous visiteurs – sembla être guidé par la Providence qui lui permit la mise en ligne de sa toute nouvelle librairie sur son application mobile. Le moment ne pouvait pas mieux tomber ! Les visiteurs regrettant de ne pouvoir se rendre à l’un des meilleurs parcs du monde purent néanmoins se réconforter en s’abonnant à cette nouveauté. L’ouverture de cette librairie virtuelle n’avait pourtant pas été décidée en prévision prophétique d’une telle crise, ni même été lancée dans l’urgence pour compenser la fermeture du parc. La date de parution avait été choisie à l’avance par rapport au premier triste anniversaire de l’incendie de Notre Dame de Paris qui avait tant marqué les Français et le monde. Car le roman choisi pour ouvrir le bal est une ode à l’histoire et la beauté de notre cathédrale quasi millénaire et s’intitule « Les Fileurs de Pierre ».
C’est une longue épopée de plusieurs tomes, contenant chacun plusieurs parties, et avec encore de nombreux chapitres, qui se déroule quotidiennement sous nos yeux. Car c’est sous la forme d’un roman-feuilleton, avec un ou deux nouveaux chapitres à lire ou écouter chaque jour, que les aventures se jouent. Cela ne fait que trois mois, mais déjà tant de personnages et d’intrigues mêlant Histoire et fiction se sont succédés. L’on y côtoie jusqu’à présent des personnalités comme le poète Chrétien de Troyes, la Reine Aliénor d’Aquitaine, le roi Louis VII, Mathilde l’Emperesse, Henri Plantagenêt, l’abbé Suger, l’évêque Sully ou même Jules César dans des retours en arrière poignants, parmi tant d’autres … L’on y voit des princes mourir, des villes brûler, des secrets et tensions se créer entre royaumes de France et d’Angleterre, des chevaliers partir en croisade et des amours naître … Et en suivant aussi des personnages du peuple, d’illustres inconnus se frayant un chemin à travers l’Histoire, qu’ils soient de petits voleurs, de talentueux artisans, de pieux religieux ou de courageux moines-soldats Templiers – et parfois un peu tout cela à la fois – petit à petit l’on comprend où veut en venir l’auteur, édifiant, pierre après pierre, le roman de France et de son Eglise.
Son auteur, Benoît Abtey, s’est déjà fait connaître par des romans de cape et d’épée sur le thème des Mousquetaires de d’Artagnan, publié aux éditions Flammarion. Il s’était aussi attelé à raconter les nouvelles histoires d’Arsène Lupin, en roman mais aussi en bandes dessinées, dans lesquelles il plaçait la jeunesse du gentleman cambrioleur en Bretagne. Et toujours dans ce dernier format, il s’était illustré à raconter des aventures de la Révolution soviétique. Aujourd’hui, ayant signé cette odyssée de l’histoire de Notre Dame avec les éditions du Puy du Fou, l’on y voit un rêve, une ambition, une mission : présenter à la France et au Monde la part chevaleresque et sacrée de notre Histoire, avec sa grande hache. Montrer qu’en puisant dans notre passé, qu’il soit tragique ou glorieux, nous pouvons avoir la plus épique des œuvres médiévales, sans avoir recours à l’univers fantastique ou à la science-fiction hollywoodienne, mais en bâtissant sur le socle de notre Histoire véritable un roman grandiose digne des plus grandes épopées.
Alors nous, lecteurs passionnés, avons aussi notre mission et notre rôle à jouer : applaudir et encourager cette superbe initiative ! Soutenir ces projets qui nous enchantent ! Et se délecter à voyager, jour après jour, dans le temps et auprès des grands noms qui ont construit notre roman national !
pour s’abonner à l’application : https://www.puydufou.com/fr/la-librairie-du-puy-du-fou
Profanée
Une « prière » musulmane a été organisée ce matin à Sainte-Sophie, avec Erdogan.
Pour répondre à cette profanation, en Grèce et ailleurs les drapeaux sont en berne, les cloches sonnent le glas et l’hymne acathiste sera chanté ce soir en de nombreuses églises, notamment à la cathédrale orthodoxe d’Athènes.
Laurence Trochu, Présidente de Sens commun et conseillère départementale des Yvelines, membre du bureau politique Les Républicains, et Sébastien Meurant, sénateur Les Républicains du Val d’Oise, écrivent dans Le Figaro :
[…] Notre incapacité à nous imposer face à Erdogan et à l’islamisme découle directement de notre incapacité à nous penser comme espace civilisationnel chrétien. Pour lutter contre l’islamisme, il faut d’abord prendre conscience qu’il ne se limite pas au terrorisme et aux actions violentes. Dans son rapport adopté à l’unanimité le 7 juillet 2020, la commission d’enquête du Sénat insiste sur ce point:
«Les islamistes cherchent à peser sur la vie quotidienne et le rapport aux autres des Français de confession musulmane et des musulmans étrangers résidant en France, pour leur imposer une orthopraxie, des pratiques vestimentaires, alimentaires, rituelles, mais surtout une norme de comportement et de rapports entre les hommes et les femmes, afin de les séparer du reste de la population française.»
Il est donc capital de cerner la notion d’Islam culturel dont l’emprise sur la manière de vivre est grandissante. Et, à la suite de Rémi Brague dans son ouvrage Au moyen du Moyen-Âge, de distinguer d’une part l’Islam comme religion et d’autre part l’Islam comme culture et civilisation imprégnées par la religion musulmane. Nous parvenons à freiner l’expansion de l’Islam politique et à déjouer ses modes d’action violents. Mais la France reste incapable de contrer le développement de l’Islam culturel qui cherche à régenter les modes de vie et qui se développe en marge du djihad terroriste. C’est ainsi que, petit à petit, la société civile est islamisée et que le séparatisme prend forme.
Pourquoi n’arrivons-nous pas à le faire? Nous sommes paralysés par le mauvais usage que nous faisons de la laïcité. La loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État ne visait qu’à protéger le pouvoir politique de l’influence de l’Église. […]
Marion Maréchal va lancer le Centre d’analyse et de prospective
Selon les informations de L’Obs, la chaîne info du groupe Canal+, CNews, aurait dans l’idée de recruter Marion Maréchal pour des interventions régulières à l’antenne. L’ancien député, qui n’exclut plus de participer à une émission télé, lancera à la rentrée son propre think tank, le Centre d’analyse et de prospective, qu’elle dirigera.
Si elle a bien été « approchée pour discuter » de son intervention sur CNews, elle assure que rien n’est pour l’instant prévu. Mais elle ne s’interdit pas d’intervenir :
« Les fondations de l’Issep sont posées, j’ai plus de temps pour faire autre chose ».
A la rentrée, elle va donc créer un « centre d’analyse et de prospective » (Cap), adossé à son école et notamment sur son conseil scientifique, pour produire des études et des dossiers. Elle explique au Parisien :
« Il ne s’agit pas de recherche doctorale mais de notes très opérationnelles afin de contribuer au débat public, influencer les réseaux politiques ». « Je ne rechignerai pas à retourner dans les médias pour porter et faire connaître ces analyses. »
L’Institut Montaigne ou la Fondapol ne sont pas satisfaisants avec leur ligne très européiste, libérale et progressiste. D’ici quelques jours, elle prévoit de mettre en ligne une première étude sur « les leçons d’avenir du Covid-19 ». Elle veut que le Cap s’empare de sujets sous-exploités à ses yeux dans le débat public : la politique territoriale à destination des 150 villes de taille intermédiaire, les liens entre démographie et écologie, les stratégies d’alliances au sein de l’UE. ..
La semaine dernière, elle était à Madrid pour inaugurer l’antenne espagnole de l’Issep, « l’Instituto superior de sociologia, economia y politica ». Parmi les professeurs, l’ancien ministre de l’Intérieur de 1996 à 2001 Jaime Mayor Oreja, membre du Parti Populaire et militant anti-avortement ; l’avocat Javier Tebas Medrano, président de la puissante Ligue de foot professionnel (Liga) et électeur assumé du parti Vox, troisième force politique au Parlement espagnol, Kiko Mendez-Monasterio, conseiller du président de Vox Santiago Abascal et Julio Ariza, patron de presse proche du parti. Prochaine étape : ouvrir une antenne de l’Issep en Italie.
3 actes antichrétiens par jour en France
La source officielle sur le sujet est la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT), qui dépend des services du Premier ministre. La DILCRAH publie en début d’année un « bilan annuel de actes antireligieux, antisémites, racistes et xénophobes » qui fait référence.
Une autre source statistique est celle du Service central de renseignement criminel (SCRC) de la gendarmerie, qui couvre 95 % du territoire. En mars 2019, il répertoriait par exemple, 129 vols et pas moins de 877 dégradations ciblant des édifices catholiques sur l’ensemble du pays en 2018.
Dans son édition du 28 janvier 2020, donc pour l’année civile 2019, la DILCRAH annonce que « 1052 faits antichrétiens » ont été recensés. La même source donnait 1063 faits antichrétiens en 2018, et 1036 en 2017. Si l’on divise ce millier de faits par 365 jours, on compte 3 actes antichrétiens par jour en France.
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France : « On a 3 actes anti-chrétiens par jour dans un pays, et ce pays le nie, le cache » pic.twitter.com/G205X0CDqY
— CNEWS (@CNEWS) July 18, 2020
Lettre ouverte de Mgr Bataille aux parlementaires de la Loire
L’évêque de Saint-Etienne leur écrit :
Chère Madame, cher Monsieur,
Permettez-moi de vous partager ma sidération à la lecture de la dernière mouture du projet de loi de bioéthique. Vous trouverez ci-joint une note de la Conférence des Évêques de France qui n’est pas une expression religieuse mais une réflexion de bon sens devant la gravité des projets annoncés.
Comment peut-on valider la « méthode ROPA », par laquelle une femme donne un de ses ovocytes qui, une fois fécondé par un spermatozoïde, est réimplanté dans l’utérus de sa compagne afin qu’elles soient toutes les deux « mères », gommant ainsi totalement l’existence du père ? La Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU, ratifiée par la France, stipule que tout enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux » (art 7-1).
A l’époque où l’on perçoit davantage les enjeux écologiques, comment peut-on autoriser la modification génétique des embryons humains, ouvrant ainsi la porte à la naissance d’enfants transgéniques ?
De même, comment peut-on permettre la fabrication d’embryons chimères homme-animal, par insertion de cellules-souches humaines dans des embryons d’animaux ?
Enfin, comment peut-on valider le principe du « bébé médicament », embryon créé en vue d’utiliser ses cellules pour soigner un frère ou une sœur ?
La liste des aberrations est encore longue… Certains parmi vous en sont bien conscients, et je les remercie de leurs réactions, parfois très courageuses. J’ose croire à un sursaut de conscience de la part de tous, face à la pression de lobbies ultra-minoritaires et d’intérêts économiques. Alors que nous voyons aujourd’hui beaucoup plus clairement les conséquences dramatiques pour notre planète et pour notre humanité d’un capitalisme débridé, comment peut-on envisager de telles dérives, plus graves encore, puisqu’elles touchent aux fondements même de notre humanité ? La capacité à se donner des limites étant un élément essentiel de la réflexion écologique, comment peut-on proposer un texte qui les fasse presque toutes sauter, sur un sujet aussi sensible ? Les lois de la société ne sont-elles pas faites pour donner à l’homme des garde-fous, pour protéger les plus faibles contre les désirs démesurés de quelques-uns ou les appétits financiers de quelques autres ? Un jour, les yeux s’ouvriront sur ce « progrès » technique qui est en fait un déni d’humanité. Nous aurons des comptes à rendre à la prochaine génération, dont les réactions seront sans concession. Il est donc de notre devoir d’alerter l’opinion publique anesthésiée. Ce projet de loi « bioéthique » n’est ni « bio », car il ne respecte pas la vie, ni « éthique », car il ne protège pas le plus fragile.
Enfin, comment se fait-il que des questions aussi fondamentales puissent être ainsi traitées en plein cœur de l’été, de manière camouflée, au milieu d’une crise sanitaire, économique et sociale sans précédent ? Pourquoi le Premier Ministre a-t-il omis d’évoquer ce sujet dans son discours de politique générale alors qu’on le présente comme une urgence au point de prolonger la session parlementaire ? Est-ce vraiment la nécessité du moment ? Un sondage IFOP réalisé entre le 12 et le 15 juin 2020 révèle que 71 % des Français pensent que ce projet de loi devrait être suspendu ou retiré, contre 1 % qui le voit comme prioritaire.
En espérant de tout cœur qu’un réveil des consciences permettra d’éviter l’adoption d’une loi inhumaine, je vous adresse, chère Madame, cher Monsieur, mes salutations respectueuses et cordiales.
“Incivilités” à Bordeaux : 26 blessés par arme blanche depuis juin
Interrogé dans le 20h de TF1 à propos de l’ultra-violence (attaques au mortier contre les forces de l’ordre, gendarme renversé par un chauffard, chauffeur de bus frappé à mort, pompiers agressés…) le président de la République a déploré ces… “incivilités”. Plusieurs syndicats de policiers ont répondu que
“Les incivilités n’existent pas dans le code pénal.”
Valeurs actuelles a établi un bilan provisoire de ces “incivilités” à Bordeaux : attaques au couteau ou au taser, agressions sexuelles, passages à tabac, rodéos, cambriolages, vols à l’arrachée… La ville connaît une descente aux enfers. Au moins 48 faits d’agressions ont été avérés à Bordeaux, à ce jour, depuis le début de cette vague d’attaques, qui semble démarrer le 3 juin. Dans ces prises à partie, 47 personnes ont été blessées, dont 26 par arme blanche, a minima, soit environ une tous les deux jours. En outre, 4 personnes ont été retrouvées mortes à Bordeaux, sur la même période.
La banlieue de Bordeaux n’est pas épargnée avec 65 faits relatifs à l’insécurité (agressions, vols, décès) en moins de huit semaines. Les auteurs, pour la plupart identifiés, sont en général des « MNA » (mineurs non accompagnés) ou jeunes majeurs multirécidivistes, en provenance du Maghreb (Algérie et Maroc principalement), en situation irrégulière.
La révolution sexuelle mange ses enfants
Christophe Girard, adjoint à la culture du maire de Paris Anne Hidalgo, a annoncé avoir remis sa démission, jeudi 23 juillet, à la suite de son audition dans l’enquête pour viols sur mineurs visant l’écrivain Gabriel Matzneff. Il avait été secrétaire général de la maison Yves Saint Laurent entre 1986 et 1987. C’est par l’entremise de cette structure que le couturier aurait réglé des nuits d’hôtel permettant à M. Matzneff d’habiter avec une mineure.
Depuis plusieurs jours, des élus écologistes et des manifestantes féministes demandaient sa suspension et l’ouverture d’une enquête interne à la Ville de Paris.
Christophe Girard est un farouche militant homosexualiste. En 2012, il déclarait :
Je pense que les prochaines revendications viendront des hommes et des femmes homosexuels qui ont une religion, qui ont une foi et qui demanderont à leur église ou à leur temple, en tout cas à leur communauté religieuse, de célébrer des mariages religieux. Je pense que ce sera le prochain combat.
Les déconstructeurs sont à leur tour déconstruits.
L’Inde gagne contre le coronavirus, sans la muselière…
Jeanne Smits évoque le bidonville de Dharavi, l’un des plus peuplés du sous-continent indien (650 000 âmes), où le coronavirus a été largement vaincu. Confinement généralisé du bidonville ? Port du masque ? Non :
[…] Les grands médias, rapporte The American Thinker, ont attribué cette victoire d’abord à une politique de tests à grande échelle associée au traçage des contacts. Ils ont bien dû reconnaître que les malades étaient massivement soignés à l’hydroxychloroquine. Mais ils sont passés à côté de plusieurs facteurs décisifs, qui expliquent qu’après un fort démarrage, Dharavi ait réussi à maîtriser la situation. Ainsi, les testés positifs, à l’instar de ce qui s’est passé dans le reste de l’Inde, ont été traités d’emblée à l’hydroxychloroquine associée à la vitamine D et au cachets de zinc, le tout soutenu par des traitements homéopathiques. Mais en outre, et suivant en cela les recommandations du Conseil indien de la recherche médicale, chargé de gérer la crise du COVID-19, on y a donné l’hydroxychloroquine à titre préventif pour les personnes à risque, notamment les médecins et tous les soignants risquant d’être en contact avec des personnes contagieuses. Cela comprend les soignants « asymptomatiques » travaillant directement avec des personnes contaminées, mais aussi tous ceux travaillant des les zones « non-COVID » des hôpitaux ou des blocs affectés aux patients COVID. […]
Droitisation de l’électorat : le mouvement dextrogyre se poursuit
Dans une étude réalisée par l’Ifop pour Le Point, le sondeur Jérôme Fourquet a demandé à un échantillon représentatif de la population française de se positionner sur un axe gauche-droite (à consulter ici).
Le constat est sans appel : on relève une tendance à la droitisation assez nette du corps électoral.

Jérôme Fourquet souligne :
« En novembre 2017, au début du quinquennat d’Emmanuel Macron, 24 % des sondés se positionnaient sur la note 5, qui correspond au centre. Aujourd’hui, on est tombé à 15 % ».
« Ce travail de substitution électorale a commencé dès le lendemain des législatives. Lorsque Emmanuel Macron a constaté que la droite, en dépit de l’affaire Fillon, avait résisté en obtenant 100 députés, elle est devenue le camp à fracturer. D’où l’enchaînement de nominations et de choix politiques. Cette stratégie a fonctionné, aux européennes la liste de droite s’est effondrée à 8 % ».
La récente nomination de Jean Castex comme Premier ministre démontre que cette volonté de remplacement électoral fait toujours partie de la stratégie macronienne. Le président de la République semble convaincu que pour conserver le pouvoir en 2022 il n’aura pas d’autre choix que de chasser sur les terres de LR et de récupérer un électorat de droite.
« Pour une bonne partie des Français, le fait d’être de droite ou de gauche a encore beaucoup de sens et beaucoup continuent de voir le monde politique ordonné autour de cet axe-là. Seulement, on constate que pour une partie grandissante de la population ce clivage perd son sens ».
Chez les politiques, la tentation de considérer ce clivage comme dépassé est grande. Le sociologue Pierre Bréchon estime au contraire :
« Le clivage droite/gauche n’a disparu que dans le discours des centristes. Il n’en demeure pas moins que les gens de gauche et ceux de droite n’ont pas les mêmes valeurs. Seulement, ce clivage, qui était très manichéen autrefois, est aujourd’hui plus nuancé, il y a davantage de relativisme dans la définition de son propre système de valeurs. On peut par exemple être capitaliste et désirer des politiques sociales ».
Projet de loi bioéthique : une véritable « régression anthropologique »
Déclaration de Mgr Rey sur le projet de loi Bioéthique :
Dans un contexte de difficultés économiques, sociales et sécuritaires profondes, exacerbées par la crise sanitaire que nous traversons, le Gouvernement décide de faire passer à marche forcée, au milieu de l’été, le nouveau projet de loi Bioéthique. Or celui-ci entraîne des bouleversements majeurs pour notre société. Cette précipitation est source de scandale.
Faut-il comprendre que ce ne sont plus l’intérêt général et le bien commun qui guident le législateur, mais que des intérêts financiers et un « calendrier idéologique » prévalent désormais dans les choix de société ?
Les « éléments de langage » avancés pour défendre le texte sont famille, amour, égalité et épanouissement… Faut-il que ces mots soient à ce point vidés de sens ? Nous entendons malheureusement quant à nous : tri, eugénisme, chimère et transgressions éthiques graves… Cette nouvelle loi entraîne une véritable « régression anthropologique » dont les conséquences ne peuvent être passées sous silence.
La Procréation Médicalement Assistée ouverte aux couples de femmes qui privera un enfant de père n’est que la partie émergée d’un texte profondément transgressif. Sachant l’importance de la complémentarité homme/femme, nous ne pouvons accepter un changement anthropologique si profond qu’il effacera volontairement la paternité dans la construction, l’éducation et l’équilibre d’un enfant. Celui-ci ne sera plus reconnu comme un don mais comme un droit. L’enfant sera désormais le fruit d’un « projet parental » inscrit dans la loi, ouvrant ainsi la porte à la Gestation Pour Autrui.
Les autres propositions sont indignes d’un Etat qui prétend reconnaître et honorer la dignité de la personne humaine. Je veux parler de la recherche sur l’embryon, légalisée et facilitée, passant d’un régime de demande d’autorisation à celui de simple déclaration. Je veux parler de l’élargissement du Diagnostic Pré Implantatoire aux maladies non héréditaires, du « bébé-médicament », des embryons transgéniques, des chimères homme-animal, du non-consentement du conjoint sur le don de gamètes, de la suppression de l’équipe pluridisciplinaire pour préparer les couples à la Procréation Médicalement Assistée, du remboursement de la PMA etc.
Nous sommes bien loin de l’exhortation du Pape François dans Laudato Si unanimement saluée, à une « écologie intégrale » ! On ne peut se contenter d’une écologie qui ne concernerait que le climat et l’environnement, sans tenir compte de la nature et de la dignité de l’homme, de sa conception à sa mort naturelle. L’art de la médecine doit rester au service des personnes, du soin et de l’accompagnement des plus vulnérables, évitant les expériences hasardeuses et inutiles.
Entre la France des robots et de la technique, du progrès érigé en nouvelle croyance, et celle de l’attention au pauvre, du refus de la misère, du respect inconditionnel de la personne humaine, de la sobriété et du partage, notre choix est fait.
Monseigneur Dominique Rey
Evêque de Fréjus-Toulon
Le 23 Juillet
Campagne des AFC contre la loi de bioéthique
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Rendez-vous le 17 janvier 2021 pour le plus grand événement provie de France
La Marche pour la Vie appelle à se mobiliser massivement le dimanche 17 janvier 2021.
Depuis des décennies, la Marche pour la Vie défend par une grande manifestation annuelle le respect de la vie, de sa conception à sa fin naturelle. Son combat est essentiel pour la société française.
L’issue de la révision de la loi de bioéthique ne fait pas de doute : les parlementaires vont adopter, avec des méthodes politiques virulentes, des transgressions majeures. L’embryon humain sera manipulé, vendu, charcuté ; les avortements seront massifiés, y compris jusqu’à la veille de la naissance ; les embryons seront sélectionnés dès leur production en éprouvette.
En France, l’insécurité règne scandaleusement sur la vie humaine naissante et sur la vie humaine vieillissante.
La Marche pour la Vie appelle donc ses amis et ses sympathisants à se mobiliser massivement le dimanche 17 janvier 2021.
D’ores et déjà, vous pouvez noter la date. Nous reviendrons vers vous en octobre pour recruter des bénévoles et assurer le succès de la Marche pour la vie.
Ensemble, nous sommes plus que jamais déterminés à défendre la vie des plus fragiles. Le défi est immense mais notre espérance l’est plus encore !
I-Média – Juillet : coup de chaud médiatique
Ce soir dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Olivier Frèrejacques reviennent sur le drame de Lyon avec le meurtre d’une jeune fille. Un crime odieux pour lequel le nom des auteurs a été révélé tardivement sous la pression des réseaux sociaux. Après un tour de l’actualité, ils reviennent ensuite sur le traitement de l’incendie de la cathédrale de Nantes.
Télérama voit l’estrême drouate partout
Les femmes au foyer ? C’est encore l’estrème droâte :
Sur Instagram et Twitter, le hashtag #tradwife (pour “épouse traditionnelle”) accompagne des recettes de cuisine et illustrations tout droit sorties des années 1950. Simple mouvement lifestyle ? Pas vraiment, puisqu’il cache un vivier de militantes d’extrême droite.
« J’ai cherché toute ma vie des références qui pourraient m’apprendre comment bien tenir mon foyer, comment m’occuper de ma famille et mettre en valeur mon identité de femme et de mère ». Alena Kate Pettitt, jupe taille haute et mise en pli tout droit sortie des années 1950, nous raconte son changement de vie. Après avoir travaillé plusieurs années dans le marketing à Londres, elle décide la trentaine venue de s’installer à la campagne pour se consacrer à son fils et à son mari.
Un blog – la Darling Academy –, deux livres et un compte Instagram plus tard, la Britannique est devenue la figure de proue de la nébuleuse numérique des tradwife, pour traditionnal wife, comprenez « épouse traditionnelle ». « Je pense que les femmes sont actuellement en train de réaliser qu’il est très difficile d’allier deux emplois, c’est-à-dire travailler en dehors du foyer et être mère tout en faisant les tâches ménagères. La satisfaction d’une carrière professionnelle n’est plus suffisante. Nous avons désespérément besoin d’un retour aux valeurs féminines », dit-elle.
Les tradwife veulent renouer avec la sacro-sainte féminité malmenée, selon elles, par des années de militantisme féministe. Toujours apprêtées, même à la maison, elles prônent des tenues vestimentaires élégantes et « modestes », qui ne dévoilent pas leur corps. Alors qu’elles gèrent foyer et enfants, le mari subvient aux besoins matériels. Don et Betty Draper de la série Mad Men n’ont qu’à bien se tenir.
Si nostalgique soit-il, le mouvement se réapproprie les codes des réseaux sociaux et des influenceuses pour se faire connaître. Sur Instagram, avec le hashtag #tradwife ou #Sahm (pour « Stay at home mother »), c’est la foire à l’iconographie kitsch des années 1950, aux photos de scones et aux citations coups de poing, comme : « Nous avons choisi la planche à repasser plutôt que la salle de réunion, mais cela ne veut pas dire que nous n’avons que faire des droits des femmes et de l’empowerment. »
Leur bible ? Le livre Fascinating Womanhood, de Helen Andelin, publié en 1963, un manuel pour faire durer le mariage. Vendu à deux millions d’exemplaires, l’ouvrage est devenu un best-seller à la fin des années 1960, en réaction à la deuxième vague féministe. Puisque à chaque avancée des droits des femmes le retour de bâton menace, il n’est pas très étonnant que ce livre vieillot se hisse aujourd’hui dans le top des ventes, après l’explosion #MeToo et ce qui ressemble bel et bien à une troisième vague féministe.
Si le mouvement tradwife peut paraître superficiel et marginal, il servirait en réalité de vivier à l’extrême droite. Annie Kelly, doctorante à l’université d’East Anglia en Angleterre, rédige une thèse concernant l’impact des cultures numériques sur le mouvement anti-féministe et l’extrême droite. « Le lien le plus évident entre l’extrême droite et les tradwife, c’est d’abord l’importance qu’ils accordent à la reproduction, décrypte-t-elle. L’extrême droite suprémaciste a une peur centrale : que les Blancs ne fassent pas assez d’enfants. C’est la théorie du “grand remplacement”. Or, les Tradwive incarnent la maternité et beaucoup d’influenceuses de ce mouvement critiquent d’ailleurs l’immigration. Extrême droite et épouses traditionnelles mystifient le passé, les années 1950 et 1960 comme un idéal utopique sans conflit raciaux ou de genre », ajoute-t-elle.
En France comme aux États-Unis et au Royaume-Uni, certaines Sahm font ainsi, entre recettes de quiches et mises en scène fifties, l’éloge de la masculinité, de la virginité avant le mariage et de la maternité, pour mieux tacler l’homoparentalité, la contraception et l’avortement. « Les femmes n’avaient pas forcément de place dans le militantisme d’extrême droite. Avec les tradwife, elles ont désormais un rôle majeur à jouer », explique Annie Kelly.
Sur France culture : l’affaire des hosties à la CEDH
L’ECLJ et la Conférence épiscopale espagnole, le Gouvernement de Pologne et des associations chrétiennes européennes ont remis à la CEDH leurs observations écrites dans l’ « affaire des hosties ». À cette occasion, France culture a fait un reportage de trois minutes sur cette affaire, dans le journal de 8h du 23 juillet 2020 (à partir de 11’48). Extraits :
« On termine ce journal sur cette histoire qui déchaîne l’Église espagnole et même plusieurs institutions catholiques européennes, jusqu’au Gouvernement polonais. C’est une histoire d’ « hosties », qui sera examinée prochainement devant la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg : des hosties consacrées, récupérées lors de messes, puis exposées dans une ancienne église de Pampelune en 2015 pour dénoncer la pédophilie. Une installation de l’artiste Abel Azcona, considéré comme l’ « enfant terrible » de l’art contemporain espagnol, et une œuvre que l’Église espagnole estime « sacrilège ». L’histoire est racontée par Olivier Vogel.
242 hosties qui forment le mot « pederastia » – « pédophilie » en espagnol – l’installation a été baptisée « Amen » et l’artiste, qui y apparaissait en photo, nu avec des ailes noires tatouées dans le dos, a voulu dénoncer les abus sexuels dans l’Église (…). De quoi déclencher les foudres de l’Église espagnole et de ses fidèles, d’autant que les hosties utilisées étaient consacrées. L’artiste les avait récupérées pendant des messes, en faisant semblant d’aller communier. Manifestations, pétition, plaintes… : tout a été tenté pour faire disparaître cette exposition dans les flammes de l’enfer, en vain. La justice espagnole a rejeté toutes les requêtes de l’épiscopat, qui a fini par se tourner vers le « Saint des saints », la Cour européenne des droits de l’homme, pour tenter d’y faire condamner l’État espagnol, coupable, selon l’Église, d’avoir toléré une violation de la liberté religieuse.
Nicolas Bauer est juriste au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), qui défend dans cette affaire les intérêts de l’Église espagnole :
« Une hostie consacrée, pour les catholiques, c’est le Corps de Jésus-Christ. C’est Dieu Lui-même. Cet artiste en a profanées de manière massive. C’est une violation du droit à la liberté de religion des catholiques. On est en faveur du droit de critiquer les religions ; en revanche, on n’est pas pour le droit d’offenser gratuitement les croyants, de lyncher toute une communauté religieuse ».
(…)
La Cour européenne des droits de l’homme se penchera sur l’ « affaire des hosties » dans les prochains mois à Strasbourg ».
La nouvelle taxe du jour
Je ne suis pas favorable ni à des augmentations d’impôts, ni à des créations de nouveaux impôts, ni à des créations de nouvelles taxes. Tout simplement parce que nous avons déjà une pression fiscale qui est une des plus fortes des pays développés.
Ce mensonge aura duré 1 mois, selon Les Echos : “Plastique : la nouvelle taxe européenne va coûter cher à la France“
Pour financer son plan de relance, l’Union européenne va notamment taxer les déchets d’emballage en plastique non recyclé à compter du 1 er janvier prochain, via des « contributions nationales ». Pour la France, la facture devrait dépasser le milliard d’euros.
Qui a cru que ce plan de relance serait gratuit ?
Et Emmanuel Macron qui a assuré mardi soir, sur TF1, que « ce n’est pas le contribuable qui paiera » pour le plan de relance…
Cette nouvelle taxe sur les déchets plastiques comme les blisters, les pots de yaourt ou les sachets de café ne sera pas négligeable pour le budget français.
Campagnes contre le projet de loi bioéthique
Alliance VITA lance, ce jeudi 23 juillet, une campagne nationale dans les médias et sur les réseaux sociaux dénonçant la manipulation du vivant incluse dans le PJL bioéthique qui revient à l’Assemblée nationale en plein été, à partir du lundi 27 juillet. Alliance VITA demande au Premier ministre le retrait de ce projet de loi.

Dans une tribune au Figaro, quinze députés dénoncent la confiscation, par la majorité, de l’indispensable débat politique et parlementaire sur le projet de loi bioéthique. Extrait :
Il y a, disons-le, quelque chose d’indécent à vouloir satisfaire quelques intérêts purement catégoriels au moment où notre pays n’est pas sorti de la terrible crise sanitaire qui l’a frappé et où la crise économique et sociale inédite qui en est la conséquence directe va profondément bouleverser la vie de millions de nos compatriotes.
Pire, sous la pression d’une partie de la majorité, des lignes rouges remettant en cause la conception éthique qui a prévalue jusqu’à présent dans notre pays, et qui assuraient un équilibre entre les Français, ont été allégrement franchies, ceci avec une légèreté déconcertante en l’absence des membres du gouvernement censés apporter de la tempérance dans un projet de loi gouvernemental si particulier.
La gauche libertarienne a pris le pas sur la raison gouvernementale, affirmée la main sur le cœur en première lecture.
Au-delà même de l’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes qui transforme une technique médicale en instrument social du droit à l’enfant, le don dirigé d’ovocyte pour sa conjointe aussi appelé ROPA qui avait été écarté en première lecture a été adopté par la majorité LREM. L’encadrement strict de la recherche embryonnaire a également été sacrifié sur l’autel du scientisme et de l’éthique «low cost» d’une gauche libertarienne qui a pris le pas sur la raison gouvernementale, affirmée la main sur le cœur en première lecture.
Fait révélateur de l’attitude plus qu’ambiguë de la majorité sur ce projet de loi: l’annonce par le président de l’Assemblée nationale qu’il n’y aurait pas de vote solennel sur ce texte! Se contenter d’un vote à main levée au petit matin du samedi 1er août ou durant le week-end en dit long sur l’affront fait au Parlement et à nos concitoyens…
La Manif Pour Tous et les associations partenaires de Marchons enfants préparent une action coup de poing devant l’Assemblée nationale lundi 27 juillet. Cette action n’est pas ouverte au public, mais les Français sont invités à suivre et relayer cette opération sur les réseaux sociaux.
L’association Mère de Miséricorde lance un appel au jeûne lundi 27 juillet :
L’heure est grave : comme vous le savez, le Président de la République a souhaité prolonger jusqu’au 31 juillet la session extraordinaire du Parlement en vue de l’examen, en seconde lecture, à l’Assemblée nationale, du projet de loi relatif à la bioéthique, bafouant au travers des différentes propositions, tous les droits de la dignité de personne humaine jamais imaginés jusqu’à ce jour.
Une ligne rouge est entrain d’être franchie.Qui n’est pas effrayé devant une telle manipulation de l’être humain, réduit à un matériau disponible aux désirs égoïstes d’une minorité de privilégiés qui pèsent sur le marché, ou à des fins de recherche médicale, quand on prétend par ailleurs déployer tant d’énergies pour sauvegarder les espèces animales au nom de la protection de l’environnement ?
Faut-il que la conscience de nos contemporains soit à ce point anesthésiée pour ne plus savoir prendre la mesure de la gravité de telles transgressions destructrices de la dignité de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable ?
Dans son encyclique « Evangile de la Vie », sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine (25 mars 1995), saint Jean Paul II écrivait, en glosant l’épitre de saint Paul aux Romains :
«dans leur prétention à la sagesse, ils sont devenus fous» (1, 22), ils sont devenus les auteurs d’actions dignes de mort et, «non seulement ils les font, mais ils approuvent encore ceux qui les commettent» (1, 32). Quand la conscience, cet œil lumineux de l’âme (cf. Mt 6, 22-23), appelle «bien le mal et mal le bien» (Is 5, 20), elle prend le chemin de la dégénérescence la plus inquiétante et de la cécité morale la plus ténébreuse.
«Cependant, ajoutait-il, toutes les influences et les efforts pour imposer le silence n’arrivent pas à faire taire la voix du Seigneur qui retentit dans la conscience de tout homme ; car c’est toujours à partir de ce sanctuaire intime de la conscience que l’on peut reprendre un nouveau cheminement d’amour, d’accueil et de service de la vie humaine » (n. 24).
Il ne manque pas d’hommes et de femmes de bonne volonté, dont la conscience est droite, et qui par leur témoignage, parfois héroïque, contribueront au Réveil des consciences.
À force de nier ses racines chrétiennes, on finit par jouer avec le feu
De l’abbé Danziec dans Valeurs Actuelles :
À quoi bon se mettre au chevet de pierres en péril ou de cathédrales à entretenir, si l’on ne croit pas à leur salut ni à celui qu’elles peuvent nous offrir… Exposer le blanc manteau d’églises qui couvre l’Hexagone aux mites de l’indifférence, ne serait-ce pas livrer notre civilisation judéo-chrétienne au grand froid de l’athéisme : négation de la transcendance, mépris des vertus chrétiennes, disparition du sens du sacré ? À l’heure où la France insouciante partait en vacances sur l’autoroute du Sud samedi matin dernier, l’incendie de la cathédrale de Nantes réveillait les plaies non encore cicatrisées du brasier de Notre-Dame de Paris. Jean Castex l’avait bien compris en se rendant rapidement surplace, accompagné des nouveaux ministres de la Culture et de l’Intérieur. La démarche, sur le vif, était louable. Une fois encore, elle reste néanmoins à se traduire sur le temps long. Plus que jamais, une politique résolue de sauvegarde des édifices religieux de toute taille se fait attendre.
La France périphérique, délaissée et souvent livrée à elle-même, n’a pas manqué de se manifester aux bons souvenirs des pouvoirs publics en se drapant de gilets jaunes. Barricades, ronds-points occupés, esclandres et chaos social : il aura fallu le feu civil pour que l’exécutif prenne la mesure du fossé qui était entrain de se creuser entre le monde de la ruralité, de la campagne, des petites villes et celui des mégalopoles en pointe dans le concert de la mondialisation. L’univers de la tranquillité, du calme et des joies simples face à celui du profit, de la vitesse et du calcul. L’incendie – qu’il soit volontaire ou non -de la cathédrale de Nantes rappelle cette petite musique de l’abandon. Beaucoup d’églises souffrent de ces « brasiers invisibles » évoqués par Michel Onfray lui-même, ces fameuses coupes budgétaires décidées sans peine parce que le patrimoine religieux ne rapporte pas de voix. Un dédain politique qui, depuis longtemps, en dit long sur les priorités existentielles de ceux qui nous gouvernent. Entre la vocation de cette architecture sacrée et ceux qui ont la responsabilité de l’entretenir, le fossé se creuse. On ne restaure pas une prière de pierres sans avoir soi-même de la considération et de l’estime pour le spirituel. À force de nier ses racines chrétiennes, on finit par jouer avec le feu.
Car un héritage n’offre pas seulement un surcroît de patrimoine et d’argent, comme l’amour n’engendre pas seulement un surplus de sensations et de plaisirs. L’un et l’autre, pour porter du fruit, réclament de la responsabilité, du courage et de la fidélité. Aborder la question de l’entretien des cathédrales et des églises sous le seul rapport de l’utile, c’est déjà faire fausse route. Entendons-nous bien, pour un catholique, une cathédrale ne sert à rien. Elle sert quelqu’un, ce qui est bien différent. Et ce quelqu’un, c’est Dieu. Ses bâtisseurs n’avaient pas la folie des grandeurs mais celle du Christ, de Notre-Dame et des saints du paradis.
Il est toujours temps de s’inscrire à la neuvaine au saint Curé d’Ars!
Le Salon beige s’associe bien volontiers à la neuvaine organisée par Marie de Nazareth au saint Curé d’Ars du 26 juillet au 3 août. Vous pouvez vous y inscrire ici.
Mon Dieu, donnez-nous beaucoup de saints prêtres!
Plan de relance européen : Bruxelles a perdu, les pays de Visegrad ont gagné
C’est le site européiste Euractiv qui révèle (via Daoudal) que le pacte de relance conclu à Bruxelles « recule sur l’Etat de droit »…
En effet, il avait été décidé que les aides de l’UE seraient désormais soumises à conditions : les Etats membres qui en sont bénéficiaires doivent en retour obéir à toutes les objurgations de Bruxelles concernant leurs activités législatives. En somme, les mauvais élèves que sont la Pologne et la Hongrie devaient être exclues des aides, à moins de se soumettre à l’idéologie bruxelloise.
Le projet faisait référence à un système
« visant à remédier aux insuffisances manifestes et généralisées en matière de bonne gouvernance des États membres concernant le respect de l’État de droit lorsque cela est nécessaire pour protéger la mise en oeuvre [des dispositions] du budget de l’UE, y compris le [fonds de relance] « NextGenerationEU » et les intérêts financiers de l’Union ».
Dans le texte final, il n’en reste rien. Le Premier ministre letton Arturs Krisjanis Karins a fait adopter « par acclamation » une proposition en ce sens appuyée par le groupe de Visegrad, mais aussi par l’Allemagne, la France, et les « radins ».
Viktor Orbán s’est ouvertement réjoui de la chose, lors d’une conférence de presse commune avec… le Premier ministre polonais :
« Toutes les tentatives visant à lier les fonds européens aux critères de l’État de droit ont été déjouées. Nous avons non seulement réussi à obtenir un bon paquet d’argent, mais nous avons défendu la fierté de notre nation et clairement indiqué qu’il n’est pas acceptable que quiconque, en particulier ceux qui ont hérité de l’État de droit, nous critique, nous les combattants de la liberté. »
Tabassé à coups de barre de fer pour avoir demandé le silence
Nicolas, père de famille de 35 ans, s’est réveillé après 15 jours de coma handicapé à vie. Un voisin témoigne de cette agression sauvage, qui s’est déroulée le 19 mai à Brest :
«Ce soir-là, j’étais dans mon lit devant la TV, lorsque j’entends la porte d’entrée de l’immeuble qui claque. Quelques secondes plus tard, j’entends des bruits sourds violents. Je devine qu’on est en train de casser la porte vitrée. Je me lève et vois mon fils, devant l’œilleton de notre porte d’entrée, les yeux écarquillés. Il me fait signe de la main de reculer. Nous restons dans le salon et au son des bruits, nous comprenons que c’est très grave. Au début, je pensais à une bagarre entre dealers, mais j’entends une voix masculine appeler à l’aide : “au secours, aidez-moi !“. Je comprends qu’une victime innocente se fait agresser et j’appelle la police, qui a déjà reçu d’autres appels d’habitants de la cité. Je les supplie de faire vite : j’entends l’homme hurler et les fracas de son corps tomber à répétition contre ma porte. Il va mourir.
La police arrive en moins de cinq minutes. J’entrouvre la porte pour leur signaler que les agresseurs viennent tout juste de partir. À cet instant, je vois avec effroi tout ce sang couler sur le sol, les portes des voisins, les escaliers… Un bain de sang ! Mais un policier me somme de refermer ma porte pour ne pas souiller la scène de crime. C’est le lendemain que j’apprends dans la presse locale que mon voisin était descendu pour se plaindre du bruit que faisaient ces hommes dehors et que ces derniers l’ont massacré à coups de barres de fer. En effet, on est constamment gênés par ces jeunes qui mettent le bazar avec leur musique tous les soirs.
J’ai vécu plus de 30 ans dans les cités les plus problématiques du 93, et jamais je n’ai vu un tel acte de barbarie. Ici, la cité se dégrade malheureusement depuis deux, trois ans. Parmi nos jeunes qui squattent le rond-point le soir, il doit y avoir quelques dealers. Mais l’ambiance de la cité reste familiale, il y a beaucoup d’enfants, de personnes âgées. Je ne m’étais jamais senti en insécurité jusqu’à ce jour-là. J’ai habité à Bondy, à La Courneuve, Saint-Ouen, Bobigny : je connais le sentiment d’insécurité, et je vois ici la naissance de tout cela.
À chaque fois que j’appelle la police pour des nuisances sonores par exemple, j’ai l’impression de ne pas être pris au sérieux. Souvent, les agents arrivent 45 minutes plus tard. Je les vois patrouiller uniquement dans la rue principale. Ils n’entrent pas dans la cité. Sans doute par manque de moyens : ils sont deux à venir face à une douzaine de jeunes enragés et alcoolisés ! Quatre jours après cet événement, la vendeuse du primeur du quartier a reçu un coup de couteau dans le dos à 6h du matin en allant au travail ! On n’a toujours pas retrouvé son assaillant et je ne sais toujours pas si elle a survécu… Pour le maire de Brest, ce sont des actes isolés. Il refuse de mettre des caméras dans la ville et d’avoir une police municipale. La police nationale ne déploie pas assez d’effectifs le soir, alors qu’à mon avis, 80% des agressions se déroulent après 18h. Un policier m’a dit que seulement deux voitures circulaient dans Brest après 18h : c’est grave !
De mon côté, je suis toujours en état de stress post-traumatique. Je vois un psy qui m’aide à pallier les crises d’angoisses. Pendant plusieurs jours, je n’osais même plus sortir. J’ai aussi un sentiment de culpabilité : aurais-je dû ouvrir ma porte pour aider mon voisin à se réfugier ? Dans la cité, personne ne se parle, les gens ont peur ou s’en fichent. C’est pour cela également que je témoigne aujourd’hui : il ne faut pas rester indifférent, car un jour ou l’autre, cela peut arriver devant chez soi.»
Nicolas s’est réveillé avec de nombreuses séquelles. Sa rotule étant fracturée, il subit une rééducation douloureuse pour réapprendre à marcher. Il dû subir plusieurs interventions de chirurgie reconstructrice faciale. Il a quatre balafres qui partent des yeux jusqu’au crâne, son nez et sa mâchoire ont été enfoncés dans la boîte crânienne. Mais surtout, il a subi de graves lésions cérébrales dont on ne connaît pas encore les conséquences, si ce n’est qu’elles feront de lui une personne handicapée à vie.
Quelques jours après l’agression, deux frères âgés de 34 et 29 ans ont été présentés au parquet de Brest, mis en examen pour tentative de meurtre et placés en détention provisoire. Nous attendons les noms de ces criminels.
Hérault : une statue de la Vierge décapitée
Tweet du maire de Montaud, qui a porté plainte:
La statue de la vierge marie a @Montaud34 decapitée!
Acte affligeant contre ce symbole culturel et cultuel.
« La terre a des limites mais la bêtise humaine est infinie » Gustave Flaubert@MLMontpellier @GazetteLive34 @bleuherault @viaOccitanieTV @CoDubost pic.twitter.com/MAKuyJfXDh— Joel Raymond (@JoelRaymondM) July 20, 2020
Il a ajouté :
“A ceux qui ont commis cette dégradation volontaire je tiens seulement à leur rappeler que cette statue était le symbole de l’amour et la tendresse d’une mère“.
Crime idéologique au nom de la non-discrimination
La fin de l’abstinence obligatoire pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes et qui souhaiteraient donner leur sang, votée le 1er juillet, a inquiété l’Association Française des Hémophiles. Hervé Saulignac, le député PS (photo) à l’initiative de cet amendement, tente d’expliquer cette mesure, dans une tribune du Figaro :
Enfin, si le risque zéro n’existe pas (sauf à considérer qu’il tient à l’éradication du VIH), quels sont les critères à partir desquels il faut admettre la levée du principe de précaution? Dans cette question se concentre l’essence même de la responsabilité politique qui ne peut éternellement trouver refuge derrière le sacro-saint principe de sécurité sanitaire quand il ne tient que par des arguties. Le courage, ça n’est pas de prendre un risque. C’est d’affirmer que le risque est dépassable pour devenir insignifiant.
Dans les années 1980/1990, des milliers d’hémophiles sont morts du sida parce que les autorités ont continué les prélèvements de sang dans les prisons où le taux de séropositivité était élevé…
Nicolas Giraud, président de l’Association Française des Hémophiles, Thomas Sannié, Norbert Ferré, Jean-Louis Dubourdieu et Edmond-Luc Henry, présidents d’honneur, ont également signé une tribune dans Le Figaro :
Le débat en commission sur la loi bioéthique, le 1er juin dernier, avant son examen en séance plénière, a permis de mesurer l’absence de connaissances de base de la représentation nationale sur les questions de sécurité transfusionnelle. Déposé par Hervé Saulignac, député socialiste de l’Ardèche et suivi par une cinquantaine de parlementaires, son amendement avait pour objectif d’introduire dans la loi que les critères de sélection des donneurs ne pouvaient «être fondés sur le sexe du ou des partenaires avec lesquels il aurait entretenu des relations sexuelles», fondant sa demande sur une prétendue discrimination vis à vis des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH).
Tout cela est évidemment faux. Il n’y a pas de discrimination au don du sang. Il y a une réalité épidémiologique: les études ont clairement montré une différence de risques, liée au type de partenaire. En 2017 en France, les HSH étaient toujours jusqu’à 200 fois plus exposés au VIH que les hétérosexuels et représentaient toujours 41 % des nouveaux diagnostics (2 600 HSH) alors qu’ils représentent moins de 4 % de la population française.
À partir de là, il faut revenir au principe du don du sang. Le don du sang n’est pas un droit. Le seul droit qui existe est celui des bénéficiaires des dons du sang d’avoir à leur disposition des médicaments et des produits sanguins de la meilleure qualité sanitaire possible. Le don du sang n’est pas un don par la seule volonté du donneur. Il ne le devient que quand toutes les mesures sanitaires ont été mises en place pour protéger les bénéficiaires contre d’éventuels risques virologiques.
À partir de là, il faut bien «sélectionner» les donneurs, non arbitrairement, mais en se fondant sur des critères objectifs, et c’est cela que ces députés ne comprennent pas, car il n’ont aucune culture scientifique, aucune mémoire du drame du sang contaminé et ne connaissent rien à la transfusion sanguine.
[…] Ces députés nient 40 ans de sécurité sanitaire, parce qu’ils privilégient une demande sociétale face une réalité sanitaire. Ils ont oublié qu’il y a 40 ans, la généralisation des collectes de sang dans les prisons dans le seul but de réhabiliter les prisonniers en dépit des risques considérables de contamination des receveurs a provoqué une catastrophe sanitaire et des centaines de victimes. Les hémophiles s’en souviennent. […]
L’obligation de la communion dans la main : un cléricalisme déplorable et un comportement de néo-pélagiens rigides
Jeanne Smits a traduit l’appel de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte Marie à Astan, pour une croisade eucharistique en réparation des péchés contre le Saint-Sacrement. Extrait :
[…] Dans l’actuelle « urgence de la pandémie COVID-19 », les horribles offenses à l’égard du Très Saint Sacrement ont encore augmenté. De nombreux diocèses à travers le monde ont imposé la communion dans la main, et dans ces lieux, le clergé, souvent de manière humiliante, refuse aux fidèles la possibilité de recevoir le Seigneur à genoux et sur la langue, faisant ainsi preuve d’un cléricalisme déplorable et affichant un comportement de néo-pélagiens rigides. En outre, dans certains endroits, l’adorable Corps eucharistique du Christ est distribué par le clergé et reçu par les fidèles avec des gants de ménage ou jetables. Le fait de toucher le Saint-Sacrement avec des gants conçus pour le traitement des ordures est un abus eucharistique inqualifiable.
Au vu des horribles mauvais traitements infligés à Jésus Eucharistie –continuellement piétiné à cause de la communion dans la main, au cours de laquelle de petits fragments de l’hostie tombent presque toujours sur le sol ; traité de manière minimaliste, privé de son caractère sacré, comme un biscuit, ou traité comme un déchet par l’utilisation de gants ménagers – aucun véritable évêque catholique, prêtre ou fidèle laïc ne peut rester indifférent et se contenter de rester passif.
Il faut lancer une croisade mondiale de réparation et de consolation du Seigneur eucharistique. Comme manière concrète d’offrir à Jésus Eucharistie des actes de réparation et de consolation dont Il a un besoin urgent, chaque catholique pourrait promettre de consacrer chaque mois au moins une heure complète à l’adoration eucharistique, soit devant le Saint Sacrement dans le tabernacle, soit devant le Saint Sacrement exposé dans l’ostensoir. La Sainte Écriture dit : « Là où le péché abonde, la grâce surabonde » (Rm. 5:20), et nous pouvons ajouter par analogie : « Là où les offenses à l’Eucharistie ont abondé, les actes de réparation surabonderont. »
Le jour où, dans toutes les églises du monde catholique, les fidèles recevront le Seigneur eucharistique, caché sous les espèces de la petite hostie sacrée, avec une foi véritable et un cœur pur, dans le geste biblique d’adoration (proskynesis), c’est-à-dire à genoux, et dans l’attitude d’un enfant, ouvrant la bouche et se laissant nourrir par le Christ lui-même dans un esprit d’humilité, alors sans aucun doute se rapprochera l’authentique printemps spirituel de l’Église. L’Église grandira dans la pureté de la foi catholique, dans le zèle missionnaire du salut des âmes et dans la sainteté du clergé et des fidèles. Le Seigneur visitera son Église en acte, avec ses grâces, dans la mesure où nous le vénérerons dans son ineffable sacrement d’amour (sic nos Tu visita, sicut Te colimus). […]
La raison d’être d’une entreprise au regard de la Doctrine Sociale de l’Eglise
Les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens viennent de publier un guide pratique pour la mise en place réussie de la « raison d’être » en entreprise. Ce livret d’une vingtaine de pages est téléchargeable ici. En voici la conclusion :
L’apparition de la notion de « raison d’être » de l’entreprise doit conduire chaque dirigeant chrétien à s’interroger sur son entreprise : en quoi ma société participe-t-elle au bien commun de la société ? Comment mon entreprise permet-elle aux parties prenantes d’accomplir une « vie bonne » ? Ce sont là des questions classiques, mais s’y ajoute désormais la possibilité offerte par la loi de modifier les statuts pour faire de la « raison d’être » non pas un concept, mais une finalité gravée dans les statuts, entre son objet social et sa durée. Il est clair toutefois que c’est un processus exigeant, et qui n’est pas praticable partout. En outre, les risques existent que cette notion soit dévoyée.
Premier écueil, la dévalorisation du concept, ramené à un slogan et une campagne marketing, voire à une politique de ressources humaines.
Deuxième écueil, la judiciarisation de la notion. La tentation de légiférer sur des notions aussi évasives que sont l’intérêt social et « la raison d’être », tout en se reposant sur le juge pour en éclaircir la portée accroît le flou de ces notions et pourrait conduire, paradoxalement, à une plus grande insécurité juridique, au moins le temps que la jurisprudence établisse une hiérarchie entre ces notions.
Mais, pour ceux qui sauront naviguer entre ces écueils, la définition de la « raison d’être » de leur entreprise constitue plus qu’une opportunité, une chance pour ancrer l’entreprise dans le monde actuel qui attend d’elle qu’elle contribue à la réalisation du bien commun en répondant aux questions culturelles, sociales, environnementales que notre monde se pose.
Pierre de Lauzun, président de la Commission économie et finance éthiques des EDC Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens, explique à Valeurs Actuelles en quoi ce guide est un outil nécessaire pour se poser de bonnes questions sur l’entreprise au prisme de la doctrine sociale de l’Eglise.
La loi Pacte de 2019 permet aux sociétés de prendre trois mesures : mieux prendre en compte les enjeux environnementaux et sociaux, se transformer en sociétés à mission pour celles qui le désirent et enfin, définir une raison d’être. Cette dernière notion semble, à nos yeux, particulièrement importante pour le chrétien car elle donne la possibilité, et aussi la chance, de s’interroger sur la mission réelle de l’entreprise, sa contribution propre au bien commun, au regard de la doctrine sociale de l’église et de considérations humaines, morales et humanitaires.
Justement, comment concilier religion chrétienne et entreprise ?
Pour l’Eglise, il y a une relation étroite entre morale et économie. La Doctrine Sociale de l’Eglise parle du bien commun, qui est beaucoup plus que l’intérêt général. Cela implique ici de reconnaître la responsabilité de l’entreprise d’utiliser à bon escient ses ressources et ses moyens dans cette perspective de bien commun. Pour y parvenir, il est bon de se demander quelle est sa « raison d’être » : pourquoi et pour qui elle agit, non seulement en vue d’objectifs économiques, mais en répondant aux enjeux éthiques : sociaux, environnementaux ou autres. Ce sont des engagements envers l’ensemble de ses partenaires. Il n’y a pas que le seul profit à court terme de l’entreprise ou la rémunération des actionnaires qui comptent, même s’ils sont importants. Ne serait-ce parce que la gestion de l’entreprise repose aussi sur ses salariés, ses clients, ses fournisseurs. Rappelons ce que dit le Pape François dans son encyclique Laudato Si’: « Pour que surgissent de nouveaux modèles de progrès nous devons “convertir le modèle de développement global”, ce qui implique de réfléchir de manière responsable “sur le sens de l’économie et de ses objectifs, pour en corriger les dysfonctionnements et les déséquilibres”. »
Finalement que recouvre la notion de raison d’être d’une entreprise ?
C’est, au sein de l’entreprise, ce qui permet de rassembler le plus largement possible les parties prenantes autour d’une communauté d’intérêts et d’objectifs partagés. Et c’est ce qui permet à l’entreprise d’exprimer sa nature et son projet et par là de participer au bien commun. Rappelons qu’il est défini comme un « ensemble de conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée ». Il s’agit ici de mettre en oeuvre une vie bonne dans le cadre de la société et que tous prennent une conscience beaucoup plus claire des exigences.
C’est un projet ambitieux…
Certes, mais cela montre aussi le rôle multiple de l’entreprise. En fait, la raison d’être de l’entreprise repose à la fois sur son enracinement (quelle est son histoire, sa vision stratégique), sur son unicité (en quoi elle se différencie des autres entreprises), et sur son engagement (quelles sont ses missions vis-à-vis des collaborateurs, des fournisseurs, des clients, de l’environnement, de l’éthique, etc.).
[…]
Italexit !
Le sénateur italien Gianluigi Paragone, élu sous l’étiquette Mouvement 5 Etoiles après avoir été directeur du quotidien de la Ligue du Nord, directeur adjoint du quotidien Libero, animateur d’émissions politiques à la RAI et à LA7, annonce que le nouveau mouvement dont il a annoncé la création le mois dernier s’appellera Italexit.
Décision prise après une rencontre avec Nigel Farage, héraut du Brexit.
Taxes, dettes… : un jour historique pour l’Europe…
Emmanuel Macron s’est félicité du plan de relance européen, signé à Bruxelles par les 27 Etats membres de l’UE.
Jour historique pour l’Europe !
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 21, 2020
Les 27 membres de l’Union européenne ont validé le principe d’un fonds de relance de 750 milliards d’euros. Ce plan crée une dette commune et s’adosse à un budget pluriannuel de l’UE (2021-2027) de 1 074 milliards d’euros. Il se compose en partie de 390 milliards de subventions qui seront données aux Etats les plus touchés par la pandémie. Outre ces subventions, 360 milliards d’euros sont envisagés pour des prêts, remboursables par chaque pays bénéficiaire. Le remboursement de cet argent se fera en commun, selon la richesse de chacun, et non pas selon ce qu’il utilise. En ce sens, il s’agit d’un progrès de l’intégration européenne (que l’on soit pour ou contre) et donc d’une nouvelle atteinte à la souveraineté nationale.
La France devrait percevoir 40 milliards d’euros, étant le troisième bénéficiaire après l’Italie et l’Espagne. Le contribuable français ne paierait pas cette dette, « mais de grandes entreprises internationales, parfois européennes, qui aujourd’hui ne sont pas assez sollicitées et qui vont payer par la fiscalité européenne que nous allons bâtir », insistait Macron. 3 taxes sont à l’étude : sur le plastique non recyclé, sur le carbone, sur les géants du numérique. Les deux premières concerneront évidemment à terme les citoyens.
Il suffisait d’un « virus », comme l’annonçait en 2009 Attali, mentor de Macron, dans L’Express :
« On devra mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. C’est d’ailleurs par l’hôpital qu’a commencé en France la mise en place d’un véritable Etat. En attendant, on pourrait au moins espérer la mise en œuvre d’une véritable politique européenne. »
Via Présent
Le RN dénonce cette nouvelle atteinte à la souveraineté :
Le dispositif qui est prévu, heurte directement et gravement les intérêts français :
– La France va contribuer à un fonds dont elle perdra la maîtrise d’affectation ;
– La France va contribuer à un fonds en étant contributeur déficitaire.[…] Pour l’avenir, le principe de la mutualisation de dettes qui est béatement et unilatéralement acté par M. Macron, ouvre la voie à un impôt européen pour rembourser la dette commune. Cette décision n’est pas seulement contraire à tous les traités européens, elle est, pour les Français, un déni de démocratie manifeste et inacceptable.
Il faut aussi souligner que le consentement des Pays-Bas, Autriche, Suède et Danemark, a été acheté à coups de rabais sur leur contribution nationale. Ces rabais, invention des Britanniques qui devaient disparaître avec le Brexit, ont non seulement été maintenus mais augmentés : ces ristournes sont à la charge de tous les autres pays, et en particulier à la charge des contribuables français vu la taille du PIB de l’Hexagone dans la richesse européenne.
La PAC subit les aléas de cette négociation : le fond de relance rurale a été divisé de moitié de 15 à 7,5 milliards d’euros.
Turquie : L’AED s’inquiète de la reconversion de Sainte-Sophie en mosquée
Quelques jours avant que l’ancienne basilique Sainte-Sophie, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, soit réouverte au culte musulman le 24 juillet, le Président exécutif de l’AED international, Thomas Heine-Geldern, exprime son inquiétude pour les chrétiens de la Turquie :
« L’AED considère avec beaucoup d’inquiétude la reconversion prévue de Sainte-Sophie en mosquée. Une fois de plus, une question religieuse est instrumentalisée par le pouvoir afin de soutenir sa politique intérieure. Par cette mesure critiquée dans le monde entier, le Président turc Erdogan tente apparemment d’améliorer sa cote de popularité et de détourner l’attention des problèmes de son pays.
L’AED comprend l’indignation des chrétiens vivant en Turquie et au Proche-Orient face à cette reconversion. Elle renforce l’affaiblissement et la discrimination permanents des chrétiens et des autres minorités religieuses de la région. Malgré les affirmations contraires et également les dispositions constitutionnelles, ces groupes de la population sont souvent traités comme des citoyens de seconde zone et sentent que leurs racines et leur identité s’effacent de plus en plus.
Par ailleurs, l’AED est sceptique quant à l’ampleur de la réaction négative de nombreux États et politiciens de la planète à cette décision. Alors que l’émotion concernant cette reconversion d’un bâtiment religieux est grande, les actes de violence et de discrimination fréquents, parfois même à l’initiative d’un État, à l’encontre des chrétiens et d’autres minorités religieuses dans de nombreux pays à travers le monde, reçoivent peu, voire pas d’attention.
L’AED réaffirme encore que le droit de l’homme au libre exercice de sa religion est inextricablement lié à la dignité inviolable de l’homme, et encourage les États-nations et les institutions internationales telles que les Nations Unies à faire respecter ce droit.
L’AED condamne la montée de l’ultranationalisme dans de nombreux pays, souvent en lien avec des motivations religieuses. De ce fait, les membres des minorités religieuses sont souvent considérés comme des étrangers et des ennemis, même si leurs ancêtres s’étaient déjà installés avant que les membres de la population majoritaire actuelle ne prennent possession des terres.
L’AED incite particulièrement les pays occidentaux à tirer les leçons de l’histoire du Proche-Orient au XXème siècle et à cesser de se taire lorsqu’il est question de la destruction des droits fondamentaux à la survie des minorités, que ce soit en Turquie, en Irak, en Inde, en Chine, au Pakistan ou ailleurs ».


