Blogs avec images

« Choisir entre qui vivra et qui mourra »

Marie-Christine Bunlon, cadre de santé dans un Ehpad et vice-présidente du Conseil départemental de la Creuse chargée de l’autonomie, a déclaré en session plénière :

«Non, l’État n’a pas été à la hauteur ! Les soignants l’ont été ! On nous a même demandé de classer nos patients en rouge, vert, orange ! Vous savez ce que ça veut dire ? Vous le savez ? ».

Elle explique au Journal du Centre :

« Durant la crise, j’avais décidé de ne rien dire mais aujourd’hui, il faut parler ».

« On nous a prévenus que si la vague épidémique était trop forte, on ne pourrait pas soigner tout le monde, qu’il faudrait choisir entre ceux qu’on enverrait en réanimation et ceux qu’on laisserait mourir pour laisser la place à des patients ayant les meilleures chances de guérison. »

Les patients et résidents seront étiquetés en rouge, orange ou vert pour faire le tri entre ceux qui bénéficieraient des soins et les autres.

« Chaque jour, on actualisait la liste de mes 150 résidents. Qui en rouge. Qui en vert. C’était horrible. Après le GHT, on s’est appelé entre soignants. On a beaucoup parlé. Beaucoup pleuré aussi ».

« On nous a demandé de nous équiper en pompes à morphine. J’en ai commandé dix, et demandé une remise à niveau car en Ehpad, on en utilise peu. On m’a envoyé quelqu’un qui a fait une démonstration. Quand j’ai vu les surdoses qu’elle préconisait, j’ai compris que ce n’était pas que pour la douleur. Avec mes deux collègues cadres de santé, on a décidé que si cela devait être fait, nous serions les seules à brancher ces pompes. Jamais on n’aurait osé laisser ça à nos infirmières ».

« On n’a pas eu un seul cas de Covid à l’Ehpad. On a échappé à la vague. Et ni en Creuse ni en Limousin les réas n’ont été saturées. Donc je pense que ce protocole de tri n’a pas été appliqué chez nous. Mais ailleurs ? Dans l’est de la France ? Je crois que ce tri a été fait. »

« J’arrête ce métier. Je ne veux plus jamais qu’on me demande de choisir entre qui vivra et qui mourra ».

La crise du COVID-19 et la mort de Vincent Lambert : quand la logistique des transferts sanitaires échappe à toute éthique

Il s’agit là encore de la déflagration née de la concomitance de deux informations récentes :

  • un entretien avec Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale, paru dans Valeurs Actuelles du 25 juin 2020 à l’occasion de la sortie de son livre Vincent Lambert, une mort exemplaire ? d’une part ;
  • un rapport sur la gestion de la crise sanitaire du COVID-19 (« au vitriol », selon Le Monde) de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) qui a été dévoilé par Le Parisien du 4 juillet : Covid-19 : le rapport choc des pompiers sur la gestion de la pandémie, d’autre part.

Le Professeur Hirsch rappelle simplement l’évidence : Vincent Lambert n’était pas en fin de vie, ce qu’il avait déjà énoncé dans le Salon beige le 20 mai 2019, juste avant la mise en œuvre de la mort par euthanasie de V.Lambert il y a tout juste un an, en juillet 2019.

Le rapport de la FNSPF décortique de nombreux dysfonctionnements dans la gestion de la crise sanitaire. Il souligne en particulier que les centaines d’évacuations de patients en TGV ou en hélicoptère, conçues pour désengorger les hôpitaux, étaient de « pures opérations de communication » et une « véritable esbroufe ».

« Etait-il efficace de faire faire des centaines de kilomètres aux victimes, alors que souvent il y avait de la place dans la clinique d’en face ? ».

Le Salon beige a souligné dès le 26 mars (« La mise en place d’un splendide hôpital militaire de campagne, annoncée le 16 mars, pour soulager l’hôpital de Mulhouse et ayant accueilli son premier malade le 24 mars (on ignore toujours si les lits des hôpitaux et cliniques privés de la région sont à saturation). Sa capacité est de… trente lits ») les opérations de propagande menées par la Macronie autour d’opérations logistiques à grand spectacle : un navire de guerre entre la Corse et le continent, un TGV médicalisé –qui pourrait tout aussi bien défiler à la place des chars sur les Champs-Elysées le 14 juillet…, des opérations aériennes, l’appel aux pays européens voisins pour faire croire que l’Union européenne servait à quelque chose, dont cet incroyable fait divers qui ferait rire si ce n’était pas tragique :

« Il y a même eu 6 malades qui devaient être transférés en République tchèque le 6 avril. Les malades étaient déjà sur le tarmac de l’aéroport de Luxembourg au moment où toute l’opération (allez savoir pourquoi) a été annulée :

Comment accepter ce déploiement gesticulatoire pour la logistique de transferts sanitaires par temps de COVID-19 au détriment des solutions les plus simples, alors que pour Vincent Lambert, un transfert (une simple ambulance aurait suffi… ) dans une unité de soins adaptée à l’accompagnement des personnes en état pauci-relationnel a été refusé pendant dix ans, dont deux ans de Macronie, ce que le professeur Hirsch résume ainsi :

« A partir de juin 2009, Vincent Lambert a vécu au CHU de Reims, de nombreuses années (dix ans) cloîtré dans une chambre sécurisée au sein d’un unité de soins palliatifs. Ce qui pour moi demeure une énigme, c’est l’obstination à lui avoir refusé la possibilité d’être accueilli dans l’une des 150 unités dédiées à l’accompagnement des personnes en état végétatif chronique ou en état pauci-relationnel, comme le préconise une circulaire du 3 mai 2002 » ?

Et Emmanuel Hirsch d’ajouter, pour bien fixer la responsabilité particulière de la Macronie :

« Le 28 juin 2019, c’est sur saisine de l’Etat que la Cour de cassation casse l’arrêt de la cour d’appel de Paris qui demandait au CHU de Reims de surseoir à la décision qui aboutira, le 11 juillet, à la mort de Vincent Lambert. En quoi était-il impératif que notre gouvernement [NDLR : le gouvernement d’Edouard Philippe, le policé qui vient astucieusement de se sortir du chaos dans lequel il a contribué à plonger la France pour retourner, bonnard, au Havre] intervienne dans un domaine aussi sensible qui ne relevait pas de l’urgence nationale ? Quelle est la signification de cette volonté politique ? Pourquoi le CHU de Reims a-t-il maintenu jusqu’au bout une position réfractaire au droit de Vincent Lambert à poursuivre son existence dans un contexte apaisé ? ».

Terminons à propos du même E.Philippe le-haut-dans-les-sondages en rappelant que c’est son gouvernement qui, la crise sanitaire même pas terminée et la crise économique et sociale dévoilant peu à peu tous ses abîmes, a déterminé que le projet de loi de révision de la loi de bio-éthique devait être revoté en deuxième lecture en urgence. Il y a finalement des continuités qui valent jugement.

La voiture électrique et l’esclavage des enfants

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement prévoit que 23 millions de voitures électriques seront vendus au cours de la prochaine décennie et que le marché des batteries rechargeables pour voitures, actuellement estimé à 7 milliards de dollars, devrait atteindre 58 milliards de dollars d’ici 2024. Mais l’organisme s’inquiète dans un rapport d’une soixantaine de pages.

Mais les matières premières utilisées dans les batteries des voitures électriques sont fortement concentrée dans un petit nombre de pays. Les deux tiers de toute la production de cobalt ont lieu en République démocratique du Congo (RDC). Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), environ 20% du cobalt fourni par la RDC provient de mines artisanales, où des violations des droits de l’homme ont été signalées, et jusqu’à 40 000 enfants travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses dans les mines pour de maigres revenus.

Et au Chili, l’extraction du lithium utilise près de 65% de l’eau dans la région du Salar de Atamaca, l’une des zones désertiques les plus sèches du monde. Cela a contraint les agriculteurs locaux et les éleveurs à migrer. Il a également contribué à la dégradation de l’environnement, aux dommages au paysage et à la contamination des sols, à l’épuisement des eaux souterraines et à la pollution.

Le respect de l’environnement pour les bobos occidentaux n’a pas de prix…

Plus de 600 chrétiens ont été massacrés au Nigéria

En moins de 45 jours, du 1er janvier au 14 mai de cette année, plus de 620 chrétiens ont été massacrés au Nigéria.

Les djihadistes peuls en ont tué 470 et Boko Haram 150.

On estime à plus de 32 000 le nombre de chrétiens tués par des islamistes depuis 2009…

Le lobby LGBT détériore l’entrée de l’ICES

La direction de l’ICES, qui a sanctionné ses propres étudiants, fait comme si de rien n’était quand ils sont relaxés par la justice.

Mais les gauchistes, eux, ne les lâchent pas. La double lâcheté de la direction de l’ICES ne suffira jamais aux lobbys. Elle a mis le doigt dans l’engrenage. Elle ne peut se racheter qu’en supprimant publiquement les sanctions prononcées.

Dieu et la science au menu de En Quête d’Esprit

Avec le Père Christophe Hedon (diocèse de Versailles), Jean Staune, Veronique Jacquier et Charlotte d’Ornellas. Une émission animée par Aymeric Pourbaix:

Terres de Mission : Manifeste pour la mission

Ce 5 juillet, Terre de missions reçoit Guilhem Golfin. Philosophe, ce dernier a coordonné la publication des “mélanges” en l’honneur de Michel Bastit, l’un des principaux philosophes catholiques (et aristotéliciens) contemporains, à l’occasion de son départ à la retraite.

Puis Gaëlle de Frias, théologienne et auteur de “Au commencement, la Trinité”, évoque ce dogme central de la foi chrétienne.

Enfin Guillaume de Thieulloy propose quelques “lectures de vacances”…

Programme de l’université d’été du Centre Charlier

Du 23 au 31 juillet, le Centre Charlier, l’AGRIF et Chrétienté Solidarité réuniront leur traditionnelle université d’été dans le domaine de la Castille (à l’est de Toulon). Pour tout renseignement:

Tract UDT 2020 dépliant V2

Plus de 6 millions d’Algériens en France

Samedi 4 juillet le président algérien Abdelmadjid Tebboune a demandé des excuses à la France pour la colonisation de l’Algérie. Il devrait au contraire remercier la France d’avoir créé ce pays.

Il a rappelé que plus de 6 millions d’Algériens vivent en France. Intox ? Menace ?… Si ces personnes n’aimaient pas la France, elles resteraient chez elles. A moins que l’objectif soit de venir nous submerger.

Des camions sillonnent les routes de France pour dénoncer l’absurdité du retour en urgence du projet de loi bioéthique

L’église Saint-Paul de Corbeil-Essonnes incendiée

L’enquête est en cours, mais des indices laissent imaginer une origine criminelle.

Cette petite église construite en 1911 est ravagée. Les gendarmes ont remarqué qu’une salle toute proche, utilisée pour le catéchisme, a subi une tentative d’intrusion. Pour les habitants du quartier c’est « comme pour Notre-Dame mais en plus petit ».

Westvleteren : l’abbaye qui brasse la meilleure bière du monde

Saviez-vous que la meilleure bière du monde était brassée par des moines trappistes ? C’est en tout cas ce qu’annonce le classement annuel de Ratebeer.com, le site référent en biérologie. Il s’agit de la Westvleteren 12, et elle est brassé à l’abbaye trappiste Saint-Sixte de Westvleteren, en Belgique ! Si vous l’avez déjà goûtée, vous êtes un sacré privilégié, parce qu’elle est presque introuvable…

Divine Box vous emmène à l’abbaye pour en apprendre un peu plus sur l’abbaye et son histoire. En avant !

Les débuts de l’abbaye

A Westvleteren, à l’ouest de la Belgique, la vie monastique remonte au IXe siècle… si ce n’est plus ! Mais l’abbaye que l’on connaît aujourd’hui, elle, a été fondée en 1831 par… un laïc ! Eh oui, c’est Jean-Baptiste Victoor, un marchand de houblon, qui a créé l’abbaye Saint-Sixte avec quelques moines de l’abbaye du Mont des Cats.

Très vite, l’abbaye a attiré de nombreuses vocations, mais les premières tentatives d’y créer une exploitation agricole pour en vivre ont été vaines et les revenus sont d’abord restés très faibles…

C’est dans le bois Saint-Sixte que Jean-Baptiste Victoor a fondé l’abbaye Saint-Sixte de Westvleteren en 1831 – Abbaye de Westvleteren

La brasserie, remède miracle ?

La situation de l’abbaye de Westvleteren devient plus stable et sereine avec le développement de la brasserie qui avait été créée en 1839, à l’origine pour la consommation des moines. Les premières ventes de bières ont lieu en 1877 et avec ces revenus, les moines ont pu développer une ferme, une forge, une fromagerie… En bref : l’abbaye rayonne ! Et la communauté de Westvleteren a également pu donner naissance à quelques fondations, dont :

Mais ça ne s’arrête pas là : avec l’arrivée de l’électricité et de l’eau courante au début du XXIe siècle, la brasserie se mécanise et les ventes décollent. Malgré les deux guerres mondiales et l’occupation de l’abbaye par les alliés, la vie monastique suit son cours tant bien que mal et l’activité de la brasserie aussi.

La brasserie de l’abbaye a été fondée en 1839 et est devenue la principale source de revenus de l’abbaye. – Abbaye de Westvleteren

Retour à l’essentiel

Mais après la Seconde Guerre mondiale, le père abbé déclare que “jamais un couvent ne devrait être l’annexe d’une brasserie”. La communauté délègue donc toute la production de la bière à une brasserie locale pour se recentrer sur la vie contemplative propre aux trappistes.

Les frères reprennent finalement la main en 1992 en choisissant de ne produire que le minimum nécessaire pour faire vivre l’abbaye, soit environ 600 000 litres par an. Ce compromis leur permet de rester fidèle à la règle de saint Benoît, “Ora et Labora” (Prière et Travail) en se partageant entre les sept offices par jour, dont le premier à 3h30 du matin (!), et le travail manuel.

Selon la règle de saint Benoît, les frères disent sept offices par jour. – Abbaye de Westvleteren

Les bières précieuses de Westvleteren

Sur les 18 moines de l’abbaye de Westvleteren, 6 travaillent à la brasserie, accompagnés par deux laïcs (pratique pour ne pas perdre le fil au moment des offices !). Ils y brassent trois bières différentes :

  • La Westvleteren 8. Brune, 8% vol., avec des notes de caramel et de fruits noirs. C’est historiquement la première à avoir été brassée sur place !
  • La Westvleteren 12. Brune, 10,2% vol., avec des notes de caramel, vanille, banane et agrumes. C’est elle la meilleure bière du monde, et elle est brassée depuis 1940
  • La Westvleteren blonde. Blonde (bien vu, l’aveugle !), 5,8% vol., aux arômes de miel et d’agrumes. C’est celle que les moines utilisent comme bière de table de temps en temps !

Le 15 juin 2005, la Westvleteren a été élue “meilleure bière du monde” par le site américain Ratebeer.com. Dans la foulée, l’engouement a été tel qu’il y avait une queue de deux kilomètres devant l’abbaye pour la goûter ! Aujourd’hui, les moines tiennent bon et n’augmentent pas leur production, alors que la demande est presque dix fois supérieure à l’offre… Pour vous donner un ordre d’idée : aux rares occasions où la production augmente (par exemple pour financer des travaux dans l’abbaye comme ce fut le cas en 2011), l’enthousiasme est au rendez-vous : 93 000 coffrets spéciaux se sont vendus en 48h !

Les trois bières produites à l’abbaye de Westvleteren sont parmi les meilleures du monde et très difficiles à trouver ! – Abbaye de Westvleteren

Découvrir les bières de l’abbaye de Westvleteren

Vous l’aurez compris, pour se procurer une bière de Westvleteren, c’est presque mission impossible. Pour tenter le coup, il vous faut :

  • prendre rendez-vous au téléphone
  • vous déplacer jusqu’à l’abbaye
  • n’acheter qu’une seule sorte de bière (sur les 3)
  • n’acheter que 48 bouteilles maximum
  • ne pas la revendre (interdiction stricte)

… ou sinon le plus simple est de tenter le coup à la taverne de l’abbaye, “In De Vrede” : ils ont souvent quelques caisses en stock !

Et même si vous ne trouverez jamais de Westvleteren sur internet, vous pouvez cliquer ici pour découvrir toutes les autres bières trappistes en ligne.

La France livrée aux racailles

Un fait divers qui résume la déchéance politique :

Ce colistier de Karim Bouamrane (PS) siège sur les bancs de la majorité, au sein du nouveau conseil municipal de Saint-Ouen. Il a été placé en garde à vue puis relâché avec un rappel à la loi. Il occupait la 27e place de la liste Réinventons Saint-Ouen, en position éligible.

A Mantes-la-Ville, l’équipe de Samy Damergy fête la défaite du maire RN Cyril Nauth, lequel rapporte ce propos d’un électeur devant un bureau de vote : « Tu vas partir comme en 1962. »

Cyril Nauth a analysé les conditions de sa défaite :

« Il aurait fallu une triangulaire. Je reste conseiller municipal d’opposition. Vous n’en avez pas fini avec moi. Je regrette le choix d’un candidat clientéliste et communautariste. Je suis très triste pour Mantes-la-Ville. »

Vladimir Poutine se moque de l’ambassade américaine qui arbore un drapeau LGBT

Vendredi, le président Vladimir Poutine s’est moqué de l’ambassade des États-Unis à Moscou, où un drapeau arc-en-ciel a été érigé.

Son commentaire fait suite au vote sur les réformes constitutionnelles, qui comprend un amendement consacrant la définition du mariage spécifiquement comme une union entre un homme et une femme. Poutine a déclaré que la décision de l’ambassade américaine de hisser le drapeau de la fierté LGBT “a révélé quelque chose sur les personnes qui y travaillent“.

“Ce n’est pas grave. Nous en avons parlé à plusieurs reprises, et notre position est claire”.

Oui, nous avons adopté une loi interdisant la propagande de l’homosexualité chez les mineurs. Et alors? Que les gens grandissent, deviennent adultes et décident ensuite de leur propre destin.”

La législation a permis d’interdire les manifestations de propagande LGBT.

Les Républicains offrent Marseille à l’extrême-gauche. Peuvent-ils continuer à se prétendre de droite ?

Après d’interminables négociations, Samia Ghali (ex-sénatrice PS des quartiers Nord de Marseille) a décidé d’apporter son soutien à Michèle Rubirola, tête de liste d’une liste d’extrême gauche.

Michèle Rubirola a donc été élue maire de Marseille en début d’après midi. Elle a recueilli au 2ème tour 51 voix et son adversaire LR Guy Tesssier seulement 41. Le RN n’a pas pris part au vote du fait du refus de LR d’accepter la moindre de ses voix… A noter qu’un conseiller LR ou dissident LR a même voté pour la candidate de l’extrême-gauche.

Samia Ghali n’a rassemblé sur Marseille que 2% des suffrages. Le RN conduit par Stéphane Ravier a rassemblé 19,80% des électeurs au 2ème tour et disposait de 9 conseillers qui auraient pu faire la différence. Les représentants de LR ont préféré, contre tout respect de la démocratie locale, refuser d’en tenir compte. Stéphane Ravier avait annoncé être prêt à faire battre l’extrême-gauche sans rien demander comme poste ou responsabilité aux élus LR.

« Nous ne présenterons pas de candidat, nous ne participerons pas au vote (), nous laissons les magouilleurs, les marchands de tapis et ceux qui confisquent la démocratie, nous vous laissons entre vous », a tonné le sénateur RN Stéphane Ravier.

Samia Ghali était directement dans le collimateur de M. Ravier : « La ville de Marseille est prise en otage par une élue qui ne représente que 2,89 % des Marseillais 

 

Bioéthique : un curé écrit à son député

L’abbé Philippe de Kergolay, curé de la Paroisse catholique de Chelles, a écrit à son député :

“Chelles, le 1er juillet 2020

à Mme Stéphanie DO, députée

Madame,

En octobre 2019, je vous avais porté la lettre signée par 550 membres de notre communauté catholique, exprimant notre opposition totale à la légalisation de familles sans père et avec deux mères.

Vous m’aviez répondu que pour vous, les religions n’avaient rien à dire sur les sujets de société et ne pouvaient s’occuper que du domaine privé.

De fait, pour votre projet de loi sur les familles lesbiennes, les « auditions » de quelques autorités religieuses ont révélé que ce point de vue erroné est malheureusement partagé dans votre Assemblée : on nous a entendu avec une politesse parfois ironique sans nous écouter..

Pourtant, l’Eglise ne cesse d’intervenir dans le champ politique et social :

  • c’est au nom de l’Evangile que le Pape François interpelle les Etats sur les droits des migrants ou l’écologie.
  • C’est en tant que chrétiens que l’Abbé Pierre, Soeur Emmanuelle ou Mère Teresa ont agi publiquement pour les pauvres
  • C’est en tant que chrétiens que nous chrétiens de Chelles, nous secourons publiquement les plus démunis depuis plus de 30 ans.
  • C’est en tant que chrétiens que nous avons écrit en 2011 au Préfet pour défendre des familles sans papiers.
  • C’est en tant que chrétiens que nous avons protesté en 2013 contre la loi sur le mariage pour tous avec une lettre signée par 400 d’entre nous, et que 550 ont réitéré en octobre.
  • C’est en tant que prêtre catholique que depuis 35 ans, j’accompagne des femmes menacées d’avortement par leur compagnon, leur famille ou leur proxénète.
  • C’est en tant qu’aumônier de prison que j’ai lutté publiquement pour les droits des détenus et de leurs familles à l’OIP.
  • C’est en tant que catholique que j’héberge et accompagne des femmes et des enfants sans papiers, en dénonçant au besoin les pratiques préfectorales que votre gouvernement encourage.
  • C’est au nom de l’Eglise que les Papes ont condamné le trafic d’êtres humains, que ce soit l’esclavage d’antan, la PMA d’aujourd’hui ou la GPA de demain, même si des chrétiens y ont collaboré. Le cas dramatique de dizaines d’enfants fabriqués et bloqués en Ukraine pendant le COVID a mis en lumière les exactions d’une industrie prospère, dont vous ne punissez pas les clients.

Le 6 juillet prochain, dans une France en crise qui a bien d’autres priorités, votre parti veut faire passer une loi qui viole nos convictions les plus profondes sur la famille : priver des enfants de leur père et leur imposer deux mères relève pour nous du délire et du mépris des droits de l’enfant.

On ne peut pas réformer la définition même de la famille et de la filiation sans un large consensus de toute la nation. Il ne suffit pas d’avoir une majorité parlementaire, surtout quand elle est contestée comme actuellement.

Lors de la loi Leonetti en 2004 sur la fin de vie, toutes les composantes philosophiques et religieuses avaient été non seulement auditionnées mais écoutées avec respect, et la loi avait fait l’unanimité. On en est bien loin aujourd’hui. Toute conviction d’origine religieuse est suspecte, voir disqualifiée.

Aujourd’hui, la France est épuisée avec la crise du Covid. L’économie est à plat. L’hôpital est à reconstruire. Alors que l’élémentaire bon sens exigerait de rassembler tous les Français sur des priorités essentielles (Santé, emploi, environnement…), on veut faire passer en douce une loi partisane revendiquée par la minorité LGBT.

Peut-être votre gouvernement craint-il tellement une déroute économique et financière qu’il cherche une diversion dans des réformes sociétales censées redorer un blason « progressiste ». Le président Hollande avait joué la même carte avec le « mariage pour tous » et l’avortement devenu « droit fondamental ». Triste procédé !

Plutôt que de financer la PMA pour des couples lesbiens (la PMA coûte déjà 300 millions), il eût été plus équitable de donner plus pour l’hôpital public et les soignants.

Je n’ose même pas évoquer le triste sort des mineurs isolés qui errent dans nos rues et dont la détresse vous laisse indifférente.

Votre réforme passera peut-être grâce à l’immense lassitude des Français qui ont d’autres préoccupations. Mais elle ne fera qu’accentuer le divorce entre vous, les politiques, et la société civile.

Parce que nous, catholiques, musulmans, évangélistes, et bien d’autres, nous ne sommes plus considérés comme ayant voix au chapitre, ne vous étonnez pas de la montée de l’indifférence, de l’abstention et de l’hostilité envers ce monde politique que le mouvement « En marche » prétendait renouveler. Le communautarisme est le fruit de cette culture du mépris qui s’est substituée à la vraie laïcité, celle que j’ai connu dans les services de l’Etat pendant 20 ans, comme aumônier militaire, d’hôpital ou de prison.

Une authentique démocratie est respectueuse de ses minorités, même religieuses, dès qu’il s’agit de sujets aussi fondamentaux que la famille. Aujourd’hui, nous en sommes loin.

La révolte des Gilets jaunes, les récentes grèves, la révolte de nombre de soignants témoignent que ce style méprisant de gouvernement ne répond plus aux attentes du pays.

C’est pourquoi l’enjeu du débat actuel n’est pas seulement la PMA. Il est la légitimité même de votre république et de votre représentativité.

Il me paraît bon aujourd’hui de faire savoir aux yeux de tous, notre opposition radicale à votre politique de la famille et à votre mépris du religieux.

Chacun en tirera les conclusions qui s’imposent.

Je vous assure néanmoins de ma prière en Jésus Christ.”

Vous aussi écrivez à votre député ici. Une manifestation n’est pas possible en ce moment, d’où l’importance d’écrire. L’examen du texte par tous les députés devait commencer lundi 6 et durer 5 jours. Ce sera sans doute reporté à vendredi 10, en raison du remaniement. Sauf si Jean Castex a le cran de dire que ce n’est pas le moment… Enfin, le processus n’est pas terminé : après cette 2nde lecture à l’Assemblée nationale, il y aura la 2nde lecture au sénat, pas avant octobre.

Une nouvelle vague d’intolérance religieuse force les catholiques à quitter la vie publique

Mgr Wenski, archevêque de Miami, a mis en garde contre un “despotisme doux” de l’intolérance religieuse aux États-Unis. Il a dénoncé les “nouveaux Jacobins”, qui chassent les catholiques de la place publique pour leurs convictions.

“Nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone parce que nous sommes des gens de foi”.

Mgr Wenski a souligné les lois interdisant le financement public des écoles religieusesrejetées par la Cour suprême cette semaine – mais aussi l’obligation pour les Petites Sœurs des Pauvres d’assurer la contraception, et enfin l’affaire Jack Denton, 21 ans, qui a été exclu de son poste à la Florida State University pour avoir défendu l’enseignement de l’Église.

L’hostilité envers le catholicisme “nous traite comme en quelque sorte moins dignes de participer pleinement aux bienfaits de la vie américaine“.

Mgr Wenski est le nouveau président du Comité des évêques des États-Unis sur la liberté de religion.

La Cour suprême a bien fait les choses” sur les écoles religieuses, mais “beaucoup de gens n’étaient pas satisfaits de la décision sur la question de l’avortement“, a-t-il déclaré à propos de la décision du tribunal rendue en juin, qui a annulé les règles de sécurité de la Louisiane concernant les cliniques d’avortement.

Un autre exemple récent de “despotisme doux” dans la vie américaine est le cas de Jack Denton, ancien président du sénat étudiant de l’Université d’État de Floride et ancien élève de l’école. Denton a exprimé ses préoccupations au sujet de certaines positions politiques des groupes BlackLivesMatter, l’ACLU et Reclaim the Block dans un forum de messagerie du syndicat étudiant catholique de l’université. Il a noté que le BlackLivesMatter favorise un réseau queer et défend l’idéologie transgenre, tandis que l’ACLU “défend les lois protégeant les centres d’avortement”. Ces positions, a-t-il dit, sont «des choses explicitement anti-catholiques». Un membre a envoyé des captures d’écran des déclarations de Denton aux membres du sénat étudiant, qui a voté pour sa révocation, l’accusant de faire des “remarques transphobes et racistes”. ”

L’archevêque note que les catholiques sont de plus en plus ostracisés, ridiculisés ou même privés d’emploi en raison de leurs croyances religieuses.

Une affaire de liberté religieuse que la Cour suprême n’a pas encore tranchée est celle des Petites Sœurs des Pauvres contre le mandat contraceptif du HHS.

La liberté de religion est également menacée, à cause d’un «despotisme dur» dans des régions telles que le Moyen-Orient et la Chine, où des chrétiens sont emprisonnés, torturés et tués pour leur foi.

Pendant ce temps, certaines églises chrétiennes mènent des batailles judiciaires avec les gouvernements des États au sujet des restrictions sur les rassemblements publics pendant la pandémie de coronavirus. Les gouvernements ne peuvent pas cibler injustement les groupes religieux, autorisant des manifestations de masse ou d’autres rassemblements tout en imposant des limites strictes aux messes publiques.

On peut nommer n’importe quel trotskiste, complice de Staline, mais on ne peut pas prendre un garçon hostile à la dénaturation du mariage

Pendant un an, le journaliste de Valeurs Actuelles Tugdual Denis a côtoyé François Fillon, sa vie de famille, partagé ses parties de chasses, ses dîners et ses conversations. Son livre, La vérité sur le mystère Fillon, entend dévoiler la personnalité d’un homme, abattu selon lui par la société d’information. Dans Le Figaro il raconte cette réponse de François Fillon :

«Pendant ma campagne présidentielle, le seul fait qu’on me pose la question de savoir si je pouvais envisager de prendre quelqu’un de Sens commun au gouvernement m’a incité à répondre par l’affirmative. On peut nommer n’importe quel trotskiste, complice de Staline pendant des décennies, mais on ne peut pas prendre un garçon au simple prétexte qu’il serait hostile au mariage pour tous?»

Hongrie : Entre 2010 et 2018, le taux d’avortement a chuté de 33,5%

L’Ambassadeur Edouard de Habsbourg-Lorraine parle de la politique familiale exceptionnelle de la Hongrie dans un entretien à IFamNews :

Avant l’élection d’Orbán, la Hongrie était au bord de l’effondrement démographique. Ses politiques en faveur de la famille ont-elles eu un effet positif?

Tout d’abord – la crise démographique ne touche pas seulement la Hongrie. Le pape François l’a dit laconiquement devant les ambassadeurs de l’UE: « Gli Europei non fanno piu figli » (« Les Européens ne font plus d’enfants »). La Hongrie n’est active dans ce domaine que depuis quelques années, car un pays sans familles fortes ne fonctionne tout simplement pas. Et les résultats sont absolument spectaculaires. Entre 2010 et 2018, le taux d’avortement a chuté de 33,5%, les mariages ont augmenté de 43% et les divorces ont également chuté de manière significative – de 22,5% entre 2010 et 2017. Et c’était AVANT la nouvelle initiative familiale des deux dernières années. En 2019, il y a eu 84% de mariages en plus par rapport à 2010 en raison de ces nouvelles mesures. Et en 2020, la fécondité, le nombre d’enfants par femme, est de 20% plus élevée qu’en 2010. Oui, vous pouvez changer les choses. […]

Quel élément de la politique familiale s’est jusqu’à présent révélé particulièrement efficace?

Si un État souhaite encourager les familles à se lancer dans l’aventure des (grandes) familles, il doit d’abord y mettre les moyens. Un mélange d’allégements fiscaux et de soutien financier direct est très important. Quelques exemples: à partir du troisième enfant, vous ne payez pratiquement aucun impôt sur le revenu, une femme avec quatre enfants ne paie plus d’impôts. Il existe des prêts pour les jeunes couples mariés que vous n’avez pas à rembourser à partir du troisième enfant. Il existe également des prêts pour la construction de maisons, un soutien financier pour les grandes voitures familiales. Les grands-parents reçoivent un soutien pour la garde d’enfants.

Mais il est également important qu’il soit socialement bien accepté d’avoir de nombreux enfants. La famille est particulièrement encouragée dans la Constitution. Et tout est toujours plus facile lorsque des personnalités publiques se présentent comme pro-famille. Le Premier ministre Orbán est clairement et visiblement père de famille et pro-famille, notre ministre de la Famille et bien d’autres se montrent comme pro-famille et comme mères et pères de famille. Cela donne l’exemple et encourage les gens.

L’étau du communisme chinois s’est refermé sur Hong Kong

De Bernard Antony :

Avec les mesures du totalitarisme politico-sanitaire, l’étau du communisme chinois s’est inexorablement refermé sur Hong Kong. Il fallait être niais pour croire que serait durable l’accord de 1997 sur la rétrocession à la Chine du petit territoire sous mandat britannique.

« Un pays, deux systèmes » en était le principe. Avec son regard de calme alligator surveillant pour l‘engloutir une proie sans défense, le président Xi Jinping n’attendait pour cela que le meilleur moment.

Ce moment est venu avec l’épidémie du corona.

Les mêmes caméras, les mêmes contrôles, les mêmes mesures drastiques de confinement permettent de surveiller aussi bien les virus de la liberté que ceux du corona. De plus, aucune réaction internationale majeure n’était à craindre.

Trump n’est guère aujourd’hui en mesure de la susciter.

Les gouvernements des pays adhérents de l’Union Européenne se fichent totalement du sort des hongkongais.

Pour ce qui est de l’ancienne puissance tutélaire, Boris Johnson ne pouvait faire moins que de promettre l’accueil de ceux qui pourraient partir.

Les Australiens ont fait de même, qui ne verraient pas d’un mauvais œil une immigration de chinois de culture britannique plutôt que celle des musulmans indonésiens.

Mais, sans attendre, le gouvernement de Xi Jinping a fait savoir qu’il pouvait s’opposer à ces départs. Et ce n’est évidemment pas de la bouche du pape François que viendra la moindre condamnation de la politique de la Chine communiste.

Ce dernier, on le sait, a toutes les complaisances pour le régime de Xi Jinping. N’a-t-il pas tragiquement ordonné aux catholiques fidèles à Rome d’intégrer l’Église nationale totalement soumise au parti communiste ?

En retour, le pouvoir n’a fait qu’augmenter la persécution, procédant encore à des fermetures d’églises.

Mais, comme les dictatures conquérantes ne savent jamais s’arrêter – on l’a vu avec Hitler et Staline – Xi Jinping ne pourra pas s’empêcher d’accrocher à ses lauriers la conquête de ce qui reste de la Chine libre : Taïwan.

Ce sera là un morceau à avaler beaucoup plus gros que Hong Kong. La résistance militaire en sera forte.

Et c’est là que se jouera définitivement la réduction ou non des États-Unis, leur allié, au rang de puissance de second ordre.

Eric Zemmour : “ils veulent détruire la norme hétérosexuelle”

Dans l’émission Face à l’info du 2 juillet, Eric Zemmour revient notamment sur l’intérêt du ministère de la culture, la directive sur le travail détaché, l’actualité politique américaine, la loi de bioéthique

A la 60e mn, Eric Zemmour déclare :

“Il faut inventer une écologie qui ne soit pas d’extrême gauche”

Elle existe déjà. Dans la doctrine sociale de l’Eglise.

 

Remaniement : Alliance VITA appelle à reporter le projet de loi bioéthique

En réaction à l’annonce de la suspension du processus législatif sur le projet de loi bioéthique, Alliance VITA dénonce les graves transgressions ajoutées en 2ème lecture par la Commission spéciale de l’Assemblée nationale.

Les députés les plus transgressifs ont réussi à faire passer, en commission, l’extension du DPI aux anomalies chromosomiques, comme la trisomie 21, ainsi que la légalisation de la ROPA, disposition à laquelle le Gouvernement s’était jusqu’ici opposé. Il s’agit en réalité d’un sigle masqué pour désigner le don d’ovocyte dirigé d’une femme à une autre femme. Cette pratique, non contente d’escamoter le père, éclate la maternité entre deux femmes, la donneuse d’ovocytes et la gestatrice, au prix de brouiller encore plus la filiation des enfants

Par ailleurs, avec le soutien du gouvernement, ont été réinstaurées des dispositions controversées comme :

  • la fabrication d’embryons chimères homme-animal par adjonction de cellules souches issues d’embryons humains à des embryons d’animaux.
  • la légalisation de la fabrication d’embryons transgéniques.
  • le procédé du bébé médicament qui suppose un double tri des embryons en vue de faire naître un enfant sélectionné pour utiliser ses cellules dans l’objectif de soigner un frère ou une sœur.
  • le financement par la sécurité sociale d’enfants privés de père sans mobile d’infertilité médicale, avec un bouleversement complet des règles de filiation.

Tugdual Derville, Délégué général de l’association, réagit :

« Nous dénonçons ces dérapages, non contrôlés par l’exécutif, qui détournent les moyens de la médecine et des finances publiques, au mépris de tout principe de précaution, faisant peser sur les générations futures de lourdes conséquences. Le débat bioéthique doit être reporté afin que l’énergie politique soit prioritairement mise en œuvre sur les sujets imposés par cette pandémie, qui n’est pas achevée, et ses lourdes conséquences économiques et sociales, plutôt que de céder aux revendications individualistes. L’enjeu est de vraiment protéger les plus fragiles, à commencer par les personnes âgées, les personnes handicapées et les enfants. »

Qu’en pense Jean Castex, le nouveau Premier ministre (photo) ?

Pédopornographie à Nantes

Stop au porno alerte :

Elsa Sahal est l’auteur d’une sculpture qui sera exposée à Nantes au mois d’août dans le cadre du festival annuel le “Voyage à Nantes“. Baptisée “Fontaine”, cette sculpture représente pourtant une scène particulièrement choquante : “petite fille nue qui urine”. Malaise…

Représenter une petite fille nue, que ce soit en sculpture, en dessin ou en photo, reste, sans aucune contestation possible, de la pédopornographie. Rappelons à ce titre l’article 227-23 du Code pénal qui punit la représentation pornographique de mineurs de jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende, soit le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d’enregistrer ou de transmettre l’image ou la représentation d’un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique”.

L’objectif, en maintenant l’exposition d’une telle oeuvre, ne peut être qu’idéologique, dans le but de choquer la population et de l’habituer à une nudité infantile qui restera toujours absolument inacceptable.

Stop au Porno lance un appel solennel à Nantes métropole pour faire retirer immédiatement la “Fontaine” de la programmation du festival. Ce festival qui se veut touristique a été maintenu malgré la baisse drastique du nombre de touristes de cet été.

La direction de l’ICES refuse encore de rendre justice aux étudiants exclus

Suite à la décision de justice relaxant les étudiants de l’ICES, Breizh-info a tenté de joindre le directeur, Éric de Labarre, pour savoir s’il allait faire amende honorable après avoir cédé à la vindicte médiatique.

Nous avons eu Philippe-Henri Forget, directeur de la communication, qui nous a indiqué que l’établissement se refusait à tout commentaire sur cette conclusion judiciaire, tout en insistant sur le fait que le renvoi des deux élèves n’aurait pas été dû uniquement à cette affaire, mais à d’autres griefs internes à l’établissement.

Voici pourtant la lettre excluant l’un des protagonistes. A quels autres griefs est-il fait allusion ? :

Présidentielles 2022 : Philippe de Villiers s’en mêle

En affirmant qu’il n’excluait rien pour 2022, Philipe de Villiers ne cherche-t-il pas à créer un électrochoc à droite ? Que ce soit au sein de LR ou au sein du RN.

Je n’exclus rien pour 2022. J’en ai marre, je n’en peux plus. J’ai 71 ans, je suis en pleine santé et je ne veux pas mourir comme un lâche. Je n’exclus rien. Vous me parlez de 2022, mais je ne sais même pas où on en sera à ce moment-là au rythme où vont les choses. Le pays est en train de se désagréger (…)

Il faut aujourd’hui rétablir l’autorité de l’État, rétablir l’ordre dans le pays, rétablir l’honneur de la justice et de la police, rétablir des fonctions régaliennes, et refaire une industrie, refaire une agriculture, refaire un pays, redonner leurs chances aux campagnes, refaire des petites villes où on peut respirer. Tout est à reprendre, on a tout laissé glisser à l’abîme (…) Le souverainisme est identitaire ou rien (…)

D’un côté, LR reste terrorisé par la gauche et ne parvient pas à franchir le pas d’une entente avec le RN alors que les électeurs le souhaitent. Après avoir vu des personnalités comme Julien Aubert faire le choix de la gauche à Carpentras plutôt que de soutenir l’ancien numéro 2 de l’armée de terre soutenu par le RN et d’autres en train d’offrir sur un plateau la ville de Marseille à l’extrême gauche alors qu’une solution de droite est possible. Et LR pense faire rêver les électeurs de droite avec Xavier Bertrand, François Baroin ou Valérie Pécresse…

De l’autre, le RN est incapable de reconnaître son échec global aux municipales et se prépare à des régionales très compliquées sans aucun véritable leader. Certains commentateurs estiment même que le report des régionales arrangerait le RN (lire ici). Certaine personnalités ont essayé de tirer la sonnette d’alarme et d’avertir Marine Le Pen face à son entêtement et ses erreurs stratégiques (Robert Ménard, Marion Maréchal). Être le seul parti qui s’oppose à l’immigration-invasion suffit pour accéder au 2ème tour mais ne suffit pas pour gagner ! Le vote par défaut n’est pas satisfaisant ! Marine Le Pen ne fait pas rêver le peuple de droite… mais l’a-t-elle jamais fait rêver ?

Certains commencent à rêver (à fantasmer) d’une alliance Philippe de Villiers – Marion Maréchal pour 2022. Ce genre de rêve incantatoire montre que l’avenir pourrait se concevoir en conjuguant à la fois le meilleur de l’ancien monde et le meilleur du nouveau monde.

Congo : les regrettables « regrets » du roi des Belges

De Bernard Lugan :

Le mardi 30 juin 2020, pliant à son tour sous l’air du temps, le roi des Belges a présenté « ses plus profonds regrets pour les blessures infligées lors de la période coloniale belge au Congo ». Des « regrets » qui n’avaient pas lieu d’être. Pour au moins quatre  raisons principales :

1) En 1885 quand fut internationalement reconnu l’État indépendant du Congo (EIC), les esclavagistes zanzibarites dépeuplaient tout l’est du pays. Ayant largement franchi le fleuve Congo, ils étaient présents le long de la Lualaba, de l’Uélé, dans le bassin de la Lomami, un des affluents majeurs du Congo, et ils avaient quasiment atteint la rivière Mongala. Dans cette immense région, de 1890 à 1896, au péril de leur vie, de courageux belges menèrent la « campagne antiesclavagiste ». Au lieu de lassantes et injustifiables excuses, c’est tout au contraire la mémoire de ces hommes que le roi des Belges devrait célébrer. Parmi eux, les capitaines Francis Dhanis, Oscar Michaux, van Kerckhoven, Pierre Ponthier, Alphonse Jacques, Cyriaque Gillain, Louis Napoléon Chaltin, Nicolas Tobback et bien d’autres. Pour avoir voulu arracher les malheureux noirs aux esclavagistes musulmans venus de Zanzibar et de la péninsule arabe, Arthur Hodister et ses compagnons ainsi que le lieutenant Joseph Lippens et le sergent Henri De Bruyne furent massacrés. Les deux derniers eurent auparavant  les mains et les pieds coupés par les esclavagistes. Leurs statues vont-elles être déboulonnées ? Probablement, tant l’ethno-masochisme des Européens semble être sans limites.

2) Dans le Congo belge les services publics fonctionnaient et des voies de communication avaient été créées à partir du néant, tant pour ce qui était de la navigation fluviale, que des voies ferrées, des aérodromes ou des ports. Quant au réseau routier, il était exceptionnellement dense, des pistes parfaitement entretenues permettant de traverser le pays d’ouest en est et du nord au sud en toutes saisons. Après l’indépendance, ces voies de communication disparurent, littéralement « mangées » par la brousse ou la forêt.

3) La Belgique n’a pas pillé le Congo. Et pourtant, cette colonie fut une de celles dans lesquelles  les profits  furent les plus importants. Mais, à partir de 1908, les impôts payés par les consortiums et les privés furent en totalité investis sur place.  Le Congo belge pouvait donc subvenir à ses besoins, le plan de développement décennal ainsi que les investissements étant financés par les recettes locales tirées de l’impôt des grandes sociétés.

4) Parmi toutes les puissances coloniales, la Belgique fut la seule à avoir défini un plan cohérent de développement de sa colonie en partant d’une constatation qui était que tout devait y être fait à partir du néant. En matière d’éducation, la France et la Grande Bretagne saupoudrèrent leurs colonies d’Afrique sud-saharienne tandis que la Belgique choisit de procéder par étapes et de commencer par bien développer le primaire, puis le secondaire et enfin seulement le supérieur. Mais, pour que ce plan puisse être efficace, il lui fallait encore une certaine durée. Or, il fut interrompu par l’indépendance alors qu’il fallait à la Belgique au moins deux décennies supplémentaires pour le mener à son terme.

Alors, certes, il y eut une période sombre dans l’histoire de la colonisation belge, avec une politique d’exploitation fondée sur le travail forcé et dénoncée en 1899 par Joseph Conrad dans son livre « Au cœur des ténèbres ». Mais ce ne fut qu’une parenthèse de quelques années. A partir de 1908, le Congo rentra en effet dans l’Etat de droit et ses ressources ne servirent plus qu’à sa mise en valeur.

Voilà pourquoi, en plus d’être  regrettables, les « regrets » du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges et à l’Histoire de son pays.

Tensions avec la Turquie : la France devrait sortir rapidement de l’OTAN

Un navire français participant à une mission de l’Otan en Méditerranée a récemment fait l’objet d’une manœuvre extrêmement agressive de la part de frégates turques, selon le ministère français des Armées. Alors que la frégate française cherchait à identifier un cargo suspecté de transporter des armes vers la Libye, « les frégates turques interviennent et illuminent le Courbet à trois reprises avec leur radar de conduite de tir », ce qui constitue « un acte extrêmement agressif », a décrit le ministère des Armées.

« Cette affaire est à nos yeux très grave. (…) On ne peut pas accepter qu’un allié se comporte comme cela, fasse cela contre un navire de l’Otan sous commandement Otan menant une mission Otan ».

Le ministère a dénoncé par ailleurs le fait que les bâtiments turcs « utilisent des indicatifs Otan » pour s’identifier lors de ces missions d’escorte.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a condamné « le soutien militaire croissant » de la Turquie au GNA en « violation directe de l’embargo des Nations unies ». En Libye, Ankara soutient militairement le Gouvernement d’union libyen (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par les Nations unies, face aux forces dissidentes du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est soutenu notamment par la Russie, l’Égypte et les Émirats arabes unis. La France, bien qu’elle s’en défende publiquement, est également accusée de soutenir Haftar.

La tension est vive entre Paris et Ankara. Le Quai d’Orsay envisage des sanctions à l’encontre de son allié de l’Otan: les ministres des Affaires étrangères européens vont en débattre le 13 juillet.

Le chef de la diplomatie turque a osé déclarer :

«Nous attendons de la France qu’elle s’excuse, qu’elle s’excuse inconditionnellement». «Il n’est pas acceptable que la France se prête à de fausses affirmations et agisse contre la Turquie.»

En raison de l’hostilité turque en Méditerranée, la France a suspendu le 1er juillet sa participation à «Sea Guardian», l’opération navale de l’Otan dans cette région.

Les récentes déclarations d’Emmanuel Macron, qui parle d’«une responsabilité historique et criminelle» de la Turquie en Libye n’ont pas apaisé ces tensions. La Turquie n’a pas tardé à rétorquer:

«La France, que Macron dirige –ou plutôt qu’il n’arrive pas à diriger en ce moment –, ne se trouve [en Libye, ndlr] que pour poursuivre ses intérêts avec une mentalité destructrice».

L’amiral Alain Coldefy, ancien inspecteur général des armées et directeur de la revue Défense nationale, explique au micro de Sputnik :

«Si la France choisit de passer par l’UE et non l’Otan pour mettre au pas la Turquie, c’est parce qu’au sein de l’Otan, un grand pays l’en empêche».

Une référence aux États-Unis?

«C’est vous qui le dites».

La question des sanctions à l’égard de la Turquie sera donc le point principal à l’ordre du jour lors de la réunion interministérielle du 13 juillet. Il appartient désormais à la France de convaincre ses partenaires européens pour que ceux-ci s’engagent avec elle dans cet effort. Une mission qui s’annonce compliquée, car la France est bien seule en Europe quand il s’agit de critiquer publiquement les actions d’Ankara en Méditerranée orientale, au Proche-Orient ou en Afrique du Nord. De fait, Ankara a pris en otage les Européens en contrôlant le robinet des migrants syriens.

Si les Européens sont désarmés et frileux, l’OTAN apparaît complètement tétanisée par la posture d’Ankara. À l’intérieur de l’alliance, les débats sont très durs entre la Grèce et de la Turquie, qui sont au bord de l’affrontement armé.

Déboulonner les statues est une pratique habituelle en période révolutionnaire

Faut-il déboulonner les statues de nos aïeux dont certains de leurs actes sont désormais jugés répréhensibles au regard de nos valeurs contemporaines? L’analyse sur RCF du Pr Philippe Pichot-Bravard, Maître de conférence HDR en histoire du droit public à l’université de Brest, concernant l’esclavage, l’Eglise, la repentance, le pardon, la réconciliation :

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services