Samuel Paty : juste pour expliquer que les grandes paroles ne suffisent pas

C’est vrai qu’il n’avait parlé que des élèves, pas des parents, ni des imams…
Dans la rubrique la République ne protège pas, Bernard Clain, maire de Casseneuil dans le Lot-et-Garonne, vient de démissionner. Des musulmans de Casseneuil avaient investi la mairie de pour protester contre des messages postés par cet élu sur un réseau social.
Du point de vue médical, donner la Sainte Communion directement dans la bouche et à genoux est plus sûr que dans la main
Le quotidien catholique polonais Nasz Dziennik a publié dans son édition du week-end dernier une lettre ouverte, signée par plus de 60 médecins, adressée aux « évêques, prêtres, et frères et sœurs dans la foi de l’Eglise catholique », soulignant qu’en temps d’épidémie la façon traditionnelle de communier est bien plus sûre que la communion dans la main.
« Nous sommes préoccupés par le fait qu’au cours des derniers mois des prêtres ont encouragé (et même ordonné dans certaines paroisses) à recevoir la communion dans la main comme méthode plus hygiénique censée protéger les fidèles du SRAS-CoV-2. Nous ne savons pas sur quelle base, en particulier sur quelle recherche scientifique, une telle thèse a été construite, ou quels postulats médicaux le confirment. Nous pensons, du point de vue médical, que l’on ne peut pas considérer la communion dans la main comme une méthode beaucoup plus sûre que la communion par voie orale. »
Ils soulignent que les mains sont le « point de contact » entre les corps humains et leur environnement. De nombreux experts ont souligné l’existence de plusieurs micro-organismes pouvant inclure des agents pathogènes sur les mains, et ont répertorié à la fois les germes et leurs fâcheux effets sur le corps humain.
« Même si nous répandons du désinfectant sur nos mains avant d’entrer dans l’église, nous devons nous rappeler que pendant la messe, elles touchent des choses ou des endroits que nous n’avons pas désinfectés : bancs, vêtements, lunettes, cheveux et même argent (foyer de nombreux germes) ».
Les médecins ajoutent :
« Du point de vue épidémiologique, nous devons mettre en garde sur le fait que la position debout encourage également la propagation de l’infection car elle rend le prêtre et le communiant plus vulnérables à l’infection mutuelle. » L’un peut en effet infecter l’autre, qui sont sur le même plan, avec des gouttelettes en suspension dans l’air passant d’une bouche ou d’un nez à l’autre, ou même par les yeux. Par conséquent, il est souhaitable que les communiants reçoivent la communion aussi loin que possible du visage du prêtre, autrement dit en étant à genoux.
« Il faut dire, du point de vue médical, que donner la Sainte Communion directement dans la bouche et à genoux est une méthode décidément plus sûre et plus appropriée que de recevoir la Sainte Communion dans la main et debout. Soucieux de la santé des fidèles, nous souhaitons lancer un appel vigoureux à l’épiscopat polonais, aux évêques et à tous les prêtres, pour un retour rapide à l’administration du Corps du Christ sur la langue aux fidèles à genoux.
Les trois premiers signataires du document sont des pathologistes de l’Université de médecine de Białystock : le Dr Marek Baltaziak, le Dr Maria Elżbieta Sobaniec-Łotowska et le Dr Stanisław Sulkowski.
Le mois dernier, 17 médecins allemands avaient rédigé un texte similaire, mais confidentiel, à destination de la conférence des évêques allemands. L’intérêt du texte polonais est qu’il est publié in extenso, dans un quotidien catholique, et dans un pays où les évêques ne sont pas a priori hostiles à la communion sur la langue…
On a vu aussi la photo ci-dessus sur les routes polonaises (avec l’adresse d’un beau site internet “Corps du Christ“) : Arrêtez la Sainte Communion dans la main !
Avortement : expérimentation de 3 ans autorisant les sages-femmes à procéder à un avortement chirurgical
Intervention du député Emmanuelle Ménard ce matin à l’Assemblée nationale portant sur un amendement voté ce matin relatif à l’avortement, lors de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021:
Vous vous fondez sur une proposition que l’Assemblée a certes adoptée en première lecture mais qui n’est pas encore aboutie pour généraliser une expérimentation. Je vous rappelle les arguments que j’ai exposés à l’occasion de l’examen de cette proposition de loi : la mission première des sages-femmes consiste à donner la vie – la naissance. Il est vrai qu’elles peuvent désormais procéder à des IVG médicamenteuses, mais un acte chirurgical est une chose bien différente et doit être pratiqué par un médecin, non par une sage-femme. Il ne s’agit pas des mêmes pratiques !
Encore une fois, la loi autorise déjà les sages-femmes à procéder à une IVG médicamenteuse. Vous allez élargir leur champ d’action sans aucune étude d’impact ni donnée fiable sur les besoins réels des sages-femmes elles-mêmes, mais aussi des femmes qui décident de procéder à une IVG. En effet, la proposition de loi que nous avons examinée reposait sur des chiffres qui ne sont nullement confirmés ; M. le ministre lui-même les a remis en cause dans l’hémicycle. Les auteurs du texte évoquaient de 3 000 à 5 000 femmes contraintes de se rendre à l’étranger chaque année pour pratiquer une IVG parce qu’elles sont hors des délais légaux prévus en France, mais le ministre parlait plutôt de quelques centaines de femmes, 500 environ.
Autrement dit, nous nous fondons sur des données qui n’ont fait l’objet d’aucune expertise ni d’étude d’impact. Je m’oppose à cette disposition.
Explication du député :
Liberté d’expression : « ne pas porter atteinte à la dignité des personnes »… Vraiment ?
Communiqué de l’Agrif :
Nous lisons ce jour dans le Point de cette semaine un intéressant article intitulé : « La liberté d’expression expliquée à nos enfants ».
Il est présenté comme des réponses de Jean-Paul Delahaye de la très laïciste Ligue de l’enseignement à des « questions que tout le monde se pose ».
À l’interrogation, essentielle, « y a-t-il des limites à la liberté d’expression » ? Delahaye répond :
« Nous avons le droit de parler de tout mais pas d’insulter une autre personne… »
Et un peu plus loin :
« Il est, par exemple, interdit de tenir des propos sexistes, racistes, antisémites ou homophobes… Ce ne sont pas des opinions mais des délits sanctionnés par la loi, car ils portent atteinte à la dignité des personnes ».
Notons que M. Delahaye omet d’évoquer les propos de haine antichrétienne ou antifrançaise. Bien sûr, ces derniers tombent dans la qualification de racistes. Néanmoins on lui aurait su gré de les lister à l’égal des paroles antisémites ou homophobes.
Venons-en à « l’atteinte à la dignité des personnes ». Me Malka, l’avocat de Charlie-Hebdo et Philippe Val, le directeur, ont rappelé eux-mêmes en 2007 qu’à l’égard des chrétiens, leur périodique en avait fait pour le moins dix fois plus que contre les musulmans. Oseraient-ils alors sérieusement prétendre que les tombereaux d’obscènes dérisions ainsi déversés n’ont jamais, au grand jamais, visé des personnes, et que nulle haine n’était sous-jacente à cet acharnement ?
Non, la vérité, c’est que plusieurs fois, c’est bien à la dignité des personnes que Charlie a porté atteinte.
Qui oserait prétendre que la défiguration, en couverture de Charlie-Hebdo, du visage du Christ, signée Coco, pauvre Coco, avec la plus obscène composition des parties sexuelles de l’homme, ne relèverait pas pour le moins d’une furieuse christianophobie ? Le tribunal de Paris, saisi par l’AGRIF, aura à en juger.
Serait-il accepté de montrer en classe des caricatures de la république française, son président, son épouse… ?
Le curé de La Trinité en Beaujolais pose la question :

Marlène Schiappa annonce la création d’un comité Théodule
L’espace d’un instant, j’ai cru lire le Gorafi, mais non. Elle annonce dans L’Obs :
On voit se développer des discours d’islamistes sur la toile, de victimisation systématique, sans que personne ne les démente. Pour y répondre, nous créons une unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux. Elle sera sous l’autorité du Comité interministériel à la prévention de la délinquance et de la radicalisation, désormais dirigée par le Préfet Christian Gravel.
C’est certain, nous allons ainsi gagner la guerre !
Les islamistes ne cherchent pas le séparatisme ; ils veulent soumettre l’ensemble de la société française aux règles de la charia
Extraits d’une tribune de Marion Maréchal dans le Figarovox :
Voici donc la 267e victime de l’islamisme depuis 2012. Après les enfants, les militaires, les policiers égorgés devant leur petit garçon, les journalistes, les adolescentes à Marseille, le chef d’entreprise décapité, le curé dans son église, les innombrables victimes du Bataclan ou de Nice, c’est au tour du professeur.
L’histoire semble se répéter dans l’horreur mais celle-ci se distingue en ce qu’elle met en exergue les multiples complicités, la chaîne humaine qui a désigné la cible à abattre, la fatwa 2.0 avant que l’assassin ne passe à l’acte. On y découvre des élèves, des profs, des associations locales, des imams, de multiples relais anonymes sur le net. Un cas de dénonciation qui ne semble pas isolé dans l’Éducation nationale mais qui, cette fois, a trouvé le bourreau pour la mise à mort.
On parle à leur encontre de «séparatisme» pour éviter de rappeler que le terme «islamisme» découle du mot «islam». Le mot est impropre et révèle l’approximation de l’analyse: le séparatisme désigne le mécanisme politique d’un peuple qui vise l’indépendance. Les islamistes ne cherchent pas l’indépendance d’une partie du territoire ; ils veulent soumettre l’ensemble de la société française aux règles de la charia.
C’est une œuvre de subversion organisée de l’intérieur et souvent alimentée par l’extérieur. Cette influence extérieure trouve prise dans les allégeances multiples des individus ; en l’occurrence, pour une grande partie des musulmans, dans l’attache à leur pays d’origine, à l’Oumma (l’assemblée des croyants), au sunnisme, etc.
Leurs armes: le nombre, la jeunesse, des alliés objectifs islamo-gauchistes qui cultivent la repentance occidentale, l’injonction au vivre-ensemble, les droits de l’Homme dévoyés, un islam en expansion au niveau mondial.
Les nôtres? La laïcité et pas grand-chose de plus. […]
Arrêtons les fausses pudeurs et les vieilles lunes anticléricales: il n’y a pas de problème en France avec le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme ou le bouddhisme. Nous avons un problème avec l’islam radical et uniquement lui. Ce n’est pas en renvoyant dos à dos tous les cultes, pour se donner bonne conscience, et en les pénalisant tous au passage, notamment sur la question de l’école privée hors contrat, que nous endiguerons le phénomène.
Il est tout aussi inefficace de s’épuiser à vouloir constituer un islam de France. Comme le dit le politologue Frédéric Saint-Clair:
«le rôle de la République n’est pas de distinguer le bon islam du mauvais islam, ou de faciliter un islam des lumières. C’est aux musulmans de le faire, s’ils le souhaitent. La République, elle, doit définir le cadre politique et culturel de la nation».
Il est donc illusoire de la part de l’État de vouloir faire de la théologie, de chercher à contrôler l’islam en favorisant des courants par rapport à d’autres, de fabriquer des interlocuteurs artificiels puisque l’Islam n’a pas de clergé ou de chercher à faire disparaître la religion de la société et de l’espace public. L’État est laïc, et doit le rester, mais la société ne l’est pas.
Se contenter de brandir la laïcité, c’est, selon moi, une lâcheté qui se fait passer pour de la fermeté. C’est une façon politiquement acceptable de se protéger de la critique du «pas d’amalgame» qui tétanise les esprits, cadenasse le débat et empêche toute réflexion sur le sujet. Que les choses soient dites: si des musulmans modérés se sentent concernés quand on dénonce l’islamisme alors c’est que l’ambiguïté vient de leur côté. Pas du nôtre. Même les complices d’hier (Licra, SOS racisme et compagnie) retournent leur veste en dénonçant aujourd’hui le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), proche des Frères musulmans. […]
Les 10 ans du mouvement des Veillées pour la Vie
Tous les évêques de France ont été invité à participer aux 10 ans du mouvement des Veillées pour la Vie et à la consécration du mouvement le 12 décembre à Notre Dame de Guadalupe.
Vous aussi, n’hésitez pas à inviter votre curé à organiser une veillée pour la vie dans votre paroisse en utilisant la brochure ci-jointe pour lui proposer votre aide.
Vous trouverez aussi un kit d’organisation sur la première page du site www.veilleespourlavie.life pour vous aider dans l’organisation de ce evênement.
32 pays signent : il n’existe « aucun droit international à l’avortement »
Encore une bonne nouvelle pour la vie, après celle en Pologne hier :
Les Etats-Unis ont signé hier la Déclaration du Consensus de Genève. Il s’agit d’une déclaration mondiale promouvant la famille et s’opposant à l’avortement comme « droit de l’homme ». Cette initiative a été menée par le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo :
« Sous la direction du président Trump, les États-Unis ont défendu la dignité de la vie humaine partout et toujours. Il l’a fait comme aucun autre président de l’histoire. Nous avons monté une défense sans précédent des enfants à naître à l’étranger ».
« Dans son essence même, la déclaration protège la santé des femmes… et réaffirme l’importance vitale de la famille en tant que fondement de la société ».
La déclaration désavoue l’avortement, qui « ne devrait pas être promu comme une méthode de planification familiale » et ajoute que « l’enfant a besoin d’une protection et de soins spéciaux avant et après la naissance ». Le texte souligne également que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine », tandis qu’il n’existe « aucun droit international à l’avortement ».
Le texte insiste également sur le « rôle de la famille comme base de la société », ajoutant que « les femmes jouent un rôle fondamental dans la famille » et qu’ « un partenariat harmonieux entre les hommes et les femmes est fondamental pour leur bien-être et celui de leurs familles ».
32 pays ont signé cette déclaration, dont la majorité des pays d’Afrique et du Moyen-Orient. En Europe, seules la Pologne, la Hongrie et la Biélorussie font partie des signataires.
ARTSAKH : SOS Chrétiens d’Orient au secours des habitants déplacés en urgence.
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Plus de la moitié des habitants d’Artsakh, soit plus de 75 000 personnes, ont quitté leur domicile pour se réfugier en Arménie, laissant à l’abandon, et souvent sous les gravats, leur maison et tous leurs biens. Ce sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ils n’ont plus rien et s’entassent aujourd’hui tant bien que mal dans les refuges de fortune qu’ils trouvent sur leur chemin. SOS Chrétiens d’Orient, mobilisée pour leur porter secours, alerte sur la situation de ces familles qui ont tout perdu et sont dans le dénuement le plus total, alors que l’hiver arrive et que le conflit continue.
A Goris, première ville importante d’Arménie en sortant de la région de l’Artsakh, le flux des réfugiés est continu. Ils arrivent, avec un sac, une valise, ou rien du tout. Ils sont hébergés chez l’habitant, dans les hôtels et autres structures existantes, mais ils n’ont plus rien.
Si les hôpitaux d’Arménie et d’Artsakh sont soutenus par bon nombre d’associations médicales, afin de les aider à faire face à l’afflux de blessés militaires et civils, les familles de réfugiés sont abandonnées à leur terrible sort. À la douleur d’être sans nouvelles de leurs maris, frères ou enfants partis au front, s’ajoute celle d’être parfois séparés de leurs enfants, évacués vers Erevan au début du conflit, d’avoir tout perdu et d’être abandonné de la communauté internationale.
Les Arméniens font preuve d’une grande solidarité vis-à-vis des réfugiés, mais les situations sont dramatiques. Il y a cette veuve de la guerre de 1990, qui accueille neuf personnes dans son petit logement sur les hauteurs de Goris. Mais aussi ces quatre frères et sœurs originaires du sud de Stepanakert, qui ont été accueillis dans une ferme près de Goris et qui ne parlent plus, terrorisés par les événements : ils sont sans nouvelle de leur père parti au front, et leur mère a disparu.
Les équipes de SOS Chrétiens d’Orient sont sur place depuis le 1er octobre afin d’effectuer des donations auprès des 800 familles réfugiées à Goris et dans les villages environnants : ils distribuent des vêtements, des produits alimentaires et d’hygiène. L’équipe de volontaires présente sur place se consolide peu à peu, afin de répondre aux besoins, mais ceux-ci sont immenses et SOS Chrétiens d’Orient appelle à une plus grande mobilisation des autorités et des médias.
La dénonciation constante d’actes sexistes, une tendance paranoïaque ? Un cas d’école avec Mme Schiappa
Comparons deux situations tirées de la même longue séance des questions au gouvernement du mardi 20 octobre à l’Assemblée nationale (première séance depuis la décapitation de M. Paty par un musulman radicalisé).
Lors d’une de ses nombreuses interventions, qui démontrent à l’envi un manque total de facilité oratoire, M.Castex est ainsi interrompu :
Jean Castex, Premier ministre. J’ai indiqué il y a quelques instants, alors que vous ne m’écoutiez pas,…
Plusieurs députés du groupe LR. Mais si !
Jean Castex, …l’ensemble des mesures et des dispositions opérationnelles que nous avons déjà prises,…
Maxime Minot. Édouard Philippe reviens !
Y a-t-il, à ce moment-là, eu de la part de M.Castex ou de Mme Schiappa une quelconque réaction à ce dernier commentaire ? Aucune.
Quelques instants après, Mme Schiappa, dont les quelques interventions démontrent à l’envi un manque total de grandeur oratoire, est ainsi interrompue :
Mme Marlène Schiappa
Depuis 2017, c’est la priorité de la majorité et du Gouvernement : sans discontinuer, une action résolue est menée sous l’impulsion du Président de la République Emmanuel Macron…. Nous expulserons les étrangers radicalisés sans trembler et sans nous excuser – car, oui, il est temps d’arrêter de nous excuser de mener ce combat !
Pierre Cordier. Où est Darmanin ?
Y a-t-il, à ce moment-là, eu réaction de Mme Schiappa au commentaire ? Oui, bien sûr. Immédiatement Mme Schiappa a rétorqué : « Quelle remarque sexiste ! »
On rappellera une définition de la paranoïa : trouble du fonctionnement mental qui se manifeste par une méfiance exagérée des autres, une sensation de menace permanente et un sentiment de persécution. On a bien l’impression d’y être.
Complétons alors la définition donnée par ce même site :
« Le traitement repose sur une psychothérapie associée à la prise de neuroleptiques. L’hospitalisation est parfois nécessaire ».
Espérons qu’avec la mise en place du plan blanc pour décharger le service des urgences pour raison de covid, l’hospitalisation de Mme Schiappa puisse attendre encore un peu.
Si le nombre de catholiques reste stable, le nombre de prêtres est en baisse dans le monde
Fides – l’organe d’information des Œuvres pontificales missionnaires – a publié le 18 octobre un certain nombre de statistiques sur l’Eglise catholique dans le monde.
La population mondiale qui s’élève fin 2018, à 7 496 394 000, avec une augmentation de 88 020 000 par rapport à l’année précédente, tous continents confondus.
- Le nombre des catholiques s’élève à 1 328 993 000, avec une augmentation – en valeur absolue – de 15 716 000 par rapport à l’année précédente.
- Néanmoins, le pourcentage des catholiques au sein de la population mondiale demeure inchangé, à 17,73%.
- Le nombre des évêques a diminué de 12 : ils sont 5 377 au 31 décembre 2018.
- Le nombre des prêtres dans le monde a diminué : ils sont 414 065, soit 517 de moins. Une diminution consistante se constate en Europe (- 2 675), auquel s’ajoute l’Amérique (-104). Les augmentations concernent l’Afrique (+ 1 391), l’Asie (+ 823) et l’Océanie (+ 48).
- Le nombre des religieux non-prêtres a diminué pour la sixième année consécutive, de 594 unités, pour atteindre un total de 50 941. Les diminutions s’enregistrent en Europe (- 591), en Amérique (- 290) et en Océanie (- 17) alors que des augmentations existent en Afrique (+ 217) et en Asie (+ 87).
- La même tendance s’observe du côté du nombre de religieuses : leur nombre diminue de 7 249, pour atteindre celui de 641 661. Les augmentations concernent l’Afrique (+2 220) et l’Asie (+1 218) ; les diminutions touchent l’Europe (-7 167), l’Amérique (-3 253) et l’Océanie (-267).
- Le nombre des grands séminaristes, diocésains et religieux, a augmenté, en valeur absolue, de 552, représentant un total de 115 880. Les augmentations concernent l’Afrique (+964), l’Asie (+354) et l’Océanie (+52) alors que les diminutions touchent l’Europe (-696) et l’Amérique (-122).
- Le nombre total des petits séminaristes, diocésains et religieux, a diminué sur la même période, pour la troisième année consécutive, pour atteindre un total de 100 164. La diminution concerne tous les continents, à l’exception de l’Asie (+340).
Prix Jean-Paul II pour la Famille, l’Amour et la Vie
Communiqué de l’Institut pour la Famille en Europe :
En ce jour où l’Eglise et le monde fêtent saint Jean-Paul II, L’Institut pour la Famille en Europe annonce la création d’un “Prix Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie”.
Ce prix sera attribué en trois sections :
- essai scientifique (philosophie, théologie, bioéthique, médecine,…)
- livre-témoignage
- création artistique (film, œuvre musicale, nouveaux médias…)
L’Institut communiquera dans les heures qui viennent sur la composition du jury et le calendrier programmé.
contact : [email protected]
Vers la fin de l’extermination des bébés porteurs de la trisomie ?
Voilà deux nouvelles qui vont dans le bon sens :
Le tribunal constitutionnel de Pologne vient de juger anticonstitutionnelle l’article de loi qui permet d’avorter en cas de « déficience fœtale grave et irréversible ou maladie incurable menaçant la vie du fœtus ». L’avortement devient quasiment interdit en Pologne. Car il y avait un millier d’avortements par an, la plupart pour cause de trisomie. Actuellement, une femme peut avorter en cas de viol ou d’inceste, en cas de danger de mort pour la mère ou en cas de malformation fœtale. 90% des avortements sont effectués pour cette dernière raison.
Au Royaume-Uni, Heidi Crowter, jeune trisomique, a saisi en mai dernier la justice contre la loi permettant l’avortement « médical » jusqu’au terme notamment en cas de trisomie 21. Elle avait également lancé une pétition « contre une loi sur l’avortement qui me donne l’impression que je serais mieux morte ». Et elle avait été rejointe par une mère d’enfant trisomique, Máire Lea-Wilson. La Haute Cour d’Angleterre et Galles (tribunal de première instance pour les sujets importants) vient de juger la plainte recevable :
« La Cour a reconnu qu’on peut soutenir que l’État agit illégalement envers les bébés atteints du syndrome de Down en permettant leur avortement jusqu’à la naissance. »
Le procès devrait avoir lieu au début de l’année prochaine.
Saturation des lits à l’hôpital : c’est le cas tous les ans
Nos gouvernants tentent de nous faire peur avec le COVID en expliquant qu’il faut éviter la saturation des hôpitaux. A ceci près que cette saturation est chronique, chaque année, et cela n’a pas grand chose à voir avec une pandémie… Chaque année, nos médias effectuent des reportages sur la crise dans les urgences hospitalières, sur ces infirmières débordées, le manque de moyen du milieu hospitalier… Mais cette année, ils ont trouvé dans le Covid, une explication un peu facile :
Vous vous souvenez des hôpitaux saturés en 2019, 2018, 2017, 2016 et 2015 ? Non ? Internet si. pic.twitter.com/6cA3wcPqIo
— Euuuuhh (@Reuuuuhh) October 21, 2020
Et de fait, quand on prend les chiffres de l’INSEE, il n’y a pas plus de mort en 2020 que les années précédentes (voire moins qu’en 2017).

Moins de 100 veillées pour la vie actuellement déclarées
Voilà plusieurs années que l’équipe française de coordination des Veillées pour la vie travaille avec des responsables locaux, aux quatre coins du monde, au renouveau de la culture de vie et nous avons là joie, pour notre dixième édition, de voir une première Veillée pour la vie à Tokyo… C’est le rêve de St Jean-Paul 2 qui se réalise :
” Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence. Que, par des initiatives extraordinaires et dans la prière habituelle, une supplication ardente s’élève vers Dieu, Créateur qui aime la vie, de toutes les communautés chrétiennes, de tous les groupes ou mouvements, de toutes les familles, du cœur de tous les croyants ! “
St Jean-Paul II Evangelium Vitae n°100

En cette fête de St Jean-Paul II, n’hésitez pas à lancer des veillées pour la vie aux quatre coins du monde mais aussi en France, dans votre paroisse, en vous aidant au besoin de notre kit d’organisation librement téléchargeable sur : www.veilleespourlavie.life
Mgr Olivier de Germay nommé archevêque de Lyon
Bonne nouvelle pour l’archidiocèse de Lyon, depuis la renonciation du cardinal Barbarin : le pape a nommé l’évêque d’Ajaccio sur le siège du Primat des Gaules.
Evêque en Corse depuis 8 ans, Mgr de Germay a été officier saint-cyrien, ordonné prêtre en 1998, vicaire épiscopal du diocèse de Toulouse. Nous avons souvent cité ses propos sur la famille et la vie. Il a participé à plusieurs manifestations, contre l’avortement et contre la loi dénaturant le mariage.
Le pape a également nommé Monseigneur Bertrand Lacombe, évêque auxiliaire de Bordeaux, archevêque d’Auch.
Charles Consigny : les mesures prises contre la pandémie dépassent ce qu’un gouvernement devrait être autorisé à faire
Charles Consigny, avocat et écrivain, actuellement chroniqueur dans l’émission des Grandes Gueules sur RMC, a été interrogé par les Eveilleurs
Dans cette conversation, Charles Consigny livre son analyse des mesures liberticides prises par le Gouvernement pour lutter contre la pandémie de Covid19, du gaspillage par nos dirigeants de l’argent public, de la soviétisation en marche de notre pays, étouffé par l’assistanat et l’excès de réglementation.
COVID et Marseille : les intox de Monsieur Castex (mise à jour au 20 octobre)
Les lecteurs du Salon beige savent que M.Castex est un menteur. Dans un tweet sur son compte officiel, en date du 24 septembre, il a fait la prévision d’une croissance catastrophique des lits en réanimation occupés par les malades du Covid dans le département des Bouches-du-Rhône. Les présentations précédentes parlaient d’un état réel au 22 septembre de 200 lits déjà occupés. Mais un lecteur avisé a fait remarquer que le chiffre de 200, sur la courbe ci-dessous, devait correspondre à l’ « aujourd’hui » de M.Castex, donc au 24 septembre. Nous rectifions donc en ce sens les observations qui suivent.

Au 24 septembre, le chiffre réel (officiel du gouvernement français) était de 121 !
La qualité des prévisions de M.Castex était, quant à elle, aussi mauvaise : 269 lits en réanimation Covid prévus au 29 septembre (toujours pour le département 13) pour un réalisé de 122 ; 375 prévus au 6 octobre pour un réel constaté de 135 ; enfin, 500 lits prévus au 13 octobre pour un réel de 146. Nouveau jalon au 20 octobre : 720 lits prévus par M.Castex. Chiffre officiel : 165.

Voilà un petit tableau de synthèse :

En résumé :
- Augmentation régulière (comme pour un épisode grippal) des lits en réanimation occupés pour le covid.
- Nombre de lits occupés toujours largement inférieur au chiffre soi-disant réel annoncé par M.Caxtex pour un mois avant.
- Nombre de lits occupés simplement 4,5 fois inférieur à la prévision Castex.
Une erreur solitaire ? FranceSoir, dont on a déjà cité quelques articles, fait paraître ce jour 21 octobre un nouvel article sobrement intitulé « Nouvelle incohérence de Santé Publique France et du ministre de la Santé ou bien erreur volontaire ? », dans lequel est particulièrement souligné le fait que le nombre de patients en réanimation au titre du covid est le même que celui signalé pour les patients « en réanimation ou en soins intensifs ». Pourtant, continue l’article :
« Le nombre de lits en réanimation en France en date de 2018 est de 5432 lits (source ministère de la Santé) et le même rapport fait état de 5832 lits de soins intensifs… si le gouvernement utilise le chiffre publié sur son site de 41,3% de taux d’occupation des lits de réanimation, ce chiffre comprend aussi les patients en soins intensifs. Pour calculer le bon taux d’occupation il faudrait rajouter le chiffre des lits de soins intensifs soit 5832. Le taux d’occupation deviendrait donc 2168 /( 4694 + 5832) = 20,6% ou si l’on prend le chiffre annoncé par le ministre de la Santé de 5800 lits de soins intensifs, le taux d’occupation devient 2168 /( 5800 + 5832) = 18,6% ».
A suivre…
Rôle et influence de la franc-maçonnerie dans la société française
Le Mouvement ETHIC, Mouvement patronal et d’influence indépendant, a organisé un déjeuner débat avec Jean-Philippe HUBSCH, Grand Maître du Grand Orient de France. Il y a déclaré notamment :
Ces dernières années, ce sont les lois sur la contraception, la loi Veil et la bioéthique qui ont façonné les travaux de la Grande Loge.
Dieu n’est plus au centre des réflexions mais c’est l’Homme qui devient centre de tout, par l’affirmation de sa dignité, de sa liberté, en particulier par l’acquisition du savoir.
Les combats menés :
- La loi contre les séparatismes (qui devrait s’intituler « le renforcement de la laïcité », souligne-t-il)
- La loi sur la bioéthique.
- Le livre blanc du “monde d’après” et ses trois grands chapitres : Le citoyen, l’état et le monde (analyse sociétale, économique, politique) ; l’individu et la société (penser l’homme et l’évolution récente) ; un nouvel horizon (travail de prospectives).
Un participant l’a interrogé sur le Concordat :
« Je suis pour l’abrogation du Concordat de l’Alsace-Moselle. On ne peut pas être dans un pays dans lequel coexiste deux niveaux de lois. Aujourd’hui, le Concordat se résume à la rémunération des responsables religieux. »
Toutefois, le Président de la République est opposé à l’abolition du Concordat.
« Notre institution propose donc que la charge du Concordat revienne aux trois départements concernés et non à l’ensemble de la population française. »
« Quelle est la position de la loge sur les migrants ? »
« Des loges entières sont mobilisées sur ces questions cruciales. Elles interviennent également sur le terrain, en mettant en pratique leur discours de solidarité. »
“Dieu veut que les musulmans exterminent les polythéistes”
Amazon vend des livres islamistes appelant à l’assassinat des kouffars/mécréants :
Il ne s’agit pas seulement d’ouvrages écrit par des déséquilibrés. La dernière Petite Feuille Verte rappelle que l’islam est un tout,à la fois religion, Etat et société. C’est un système global, globalisant ; total, totalisant, apte à devenir totalitaire.
Ce système comporte en effet une particularité essentielle. Contrairement aux idéologies athées, l’islam mobilise la vertu de religion (sur ce point, cf. PFV n° 74). Ce qui a inspiré à l’orientaliste Maxime Rodinson, auteur d’une biographie de Mahomet (Ed. du Seuil, 1961) et de La fascination de l’islam (La Découverte, 1989), et lui-même marxiste, cette définition : « L’islam est un communisme avec Dieu ».
Autrement dit, écrit-il encore : « Il y a [dans l’islam] une similarité avec une idéologie politique laïque comme le communisme, pour laquelle l’application intégrale des recettes formulées par le fondateur doit mener à une société harmonieuse, sans exploitation ni oppression. Par contre, il n’y a pas d’idéologie similaire dans le christianisme : les intégristes chrétiens pensent que l’application intégrale des préceptes du Christ rendrait le monde bon et gentil, mais elle ne changerait pas forcément la structure de la société » (« Sur l’intégrisme islamique », Revue Mouvements, 2004/6 – n° 36, p. 72-76).
Dans un livre récent sur le salafisme (forme radicale de l’islam), Eric Delbecque, expert en sécurité intérieure, met en garde contre toute confusion entre les diverses formes de totalitarisme qui jalonnent l’Histoire. « L’islamisme n’est pas le fils spirituel du soviétisme agonisant : tout au contraire, il incarne une relève idéologique, une option qui transcende capitalisme/communisme. Le djihadisme n’a pas davantage de parenté avec les groupes gauchistes terroristes des années 1960, 1970 ou 1980. […] Inutile aussi de chercher derrière les “cavaliers sous la bannière du Prophète” des “Etats voyous”, l’Afghanistan des talibans, l’Irak et l’Iran qui joueraient le rôle de “l’axe du mal”, quasiment jumeau de l’“Axe” de 1940 (Allemagne, Italie, Japon) ». Pour cet auteur, « la continuité du mal, du nazisme au djihadisme, d’Hitler à Saddam Hussein en passant par Staline », observable dans la culture politique américaine, relève d’un fantasme (Les Silencieux, Plon, 2020, p. 209-210).
[…]
Il est dès lors impossible d’opérer une distinction, voire une séparation, entre islam et islamisme, comme l’habitude s’en est répandue depuis plus d’un demi-siècle. Jusque-là, le mot « islamisme » servait à désigner la religion et la civilisation islamique confondues.
Selon la conception actuelle, le premier terme s’appliquerait à la dimension seulement religieuse de l’islam, tandis que le second viserait sa dimension exclusivement idéologique. Mais cette position ne rend pas compte de la réalité puisque ceux qui s’efforcent d’appliquer un programme conforme à la doctrine classique, fondée sur le Coran et la Sunna (Tradition mahométane), ne cessent d’invoquer Allah et de manifester publiquement leur piété. En fait, ils n’opèrent pas cette distinction dès lors qu’il s’agit pour eux de réaliser l’idéal islamique dans sa plénitude.
Si par respect pour les personnes, il ne convient pas d’enfermer indistinctement l’ensemble des musulmans dans l’idéologie inhérente à leur religion, la lucidité impose de reconnaître le lien originel et structurel qui unit les deux dimensions. La définition proposée par le Père Boulad est ainsi parfaitement recevable : « L’islamisme, c’est l’islam dans toute sa logique et sa rigueur. Il est présent dans l’islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine ».
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Dans le discours contre le « séparatisme islamiste » qu’il a prononcé le 2 octobre 2020 aux Mureaux (Yvelines) pour appeler les musulmans de France à un « réveil républicain », le président Emmanuel Macron a déclaré : « Wahabisme, salafisme, Frères musulmans, beaucoup de ces formes étaient au début d’ailleurs pacifiques pour certaines. Elles ont progressivement dégénéré dans leur expression. Elles se sont elles-mêmes radicalisées ».
Il n’est pourtant pas possible de dissocier ces idéologies de leurs enracinements et motivations religieux. « On saisit l’urgence de les comprendre dans leur lien avec une dynamique religieuse fondamentaliste », écrit E. Delbecque, regrettant que « l’intelligentsia française ne prenne pas la religion au sérieux » (op. cit., p. 78).
Ce que l’islamisme refuse (et plus largement l’islam) ce n’est pas tel ou tel type de régime. Pour ce qui est de la République française, il en récuse le contenu sécularisé, autrement dit l’absence de toute référence à une Transcendance et à une Loi divine.
Mais, par souci d’éviter tout amalgame, « on a prétendu que l’islamisme n’avait “rien à voir” avec l’islam […]. Le djihadisme s’abreuve pourtant de religion, conçue comme “manière d’être au monde, foi intime, croyance partagée”. Nous refusons de le voir. Pourquoi ? Par aveuglement persistant, refus obstiné d’admettre intellectuellement la croyance religieuse comme une “causalité spécifique”, et donc comme une puissance politique. La violence devrait nécessairement dériver de frustrations socio-économiques, éventuellement psychologiques, mais la foi, personne n’y croit » (Delbecque, op. cit., p. 79).
[…]
Confusion avec l’exercice d’une fonction publique ?
Mercredi, Damien Rieu, porte-parole de Génération Identitaire, était jugé en Appel pour avoir mis en place une frontière symbolique entre la France et l’Italie, lors d’une opération de communication à la frontière franco-italienne.
Il avait été condamné 6 mois de prison ferme, 80.000€ d’amendes et 5 ans de privations de droits civiques en 1ère instance. Cette fois, le procureur réclame 6 mois avec sursis, 3 ans de privation de droits, 80 000€ d’amendes. Verdict 15 décembre.
Voici sa déclaration à l’audience :

Durant l’audience, le Procureur a fait cette remarque : « Il fallait bien trouver une infraction… » !!
Addendum – voici l’intervetion, plus lisible :
« Un mot rapide sur la motivation politique de cette opération de communication. Nous pensons que l’immigration est un danger pour les Français et un fléau pour les pays de départ. Elle crée des tensions culturelles et des divisions qui deviennent insurmontables dans les sociétés d’accueil : le “face à face” chez Gérard Collomb, la “partition” chez François Hollande. Elle est génératrice de haine et violence quand elle oblige à faire vivre ensemble des cultures que tout oppose. Elle nourrit le trafic d’êtres humains, les mafias de passeurs et les patrons-voyous en mettant en danger la vie des migrants bercés par le mythe d’un eldorado européen qui n’existe pas. Elle camoufle l’infiltration de jihadistes. Je me permets de rappeler que les deux derniers attentats terroristes islamistes ont été commis par un migrant pakistanais et un migrant tchétchène. Il y a deux choses qui nous séparent de la république islamique du Pakistan où les habitants se félicitent des attaques de Charlie Hebdo : la distance et les frontières. Le monde moderne a aboli la première, il ne nous reste que la seconde. C’est pourquoi je suis convaincu que les frontières sont des facteurs de paix et de sécurité entre les peuples. Elles jouent le même rôle que le portique de sécurité à l’entrée de ce palais de Justice, le même rôle que la porte de votre maison. Passons aux faits qui nous sont reprochés : avoir voulu créer la confusion avec les forces de l’ordre. Concernant le choix de la couleur bleue tout d’abord. La communication c’est mon métier. Ce code couleur a été conçu pour un mouvement de jeunesse qui se revendique de droite. Quelle est la couleur naturelle de la droite en France ? Le bleu. C’est pour cela que cette couleur a été choisie. C’était celle du logo Génération Identitaire depuis quelques années, mais aussi celle des précédentes opérations Défend Europe. Voici le tee-shirt de l’opération Defend Europe en Méditerranée en 2017, l’année précédente. Le code couleur porté par les militants était déjà le bleu et le blanc. Le code couleur de l’opération dans les Alpes n’est donc, comme vous pouvez le constater, qu’une déclinaison. Dans le jugement du tribunal de Gap, je lis que l’hélicoptère aurait été choisi spécifiquement car bleu. C’est faux, nous avons pris également le rouge (Photo). Si nous voulions créer la confusion via la couleur pourquoi choisir aussi le rouge ? Ce rouge qu’on trouve aussi sur l’immense banderole que nous avions déployée sur le flanc de la montagne. J’espère d’ailleurs qu’en disant cela, on ne va pas aussi nous reprocher de passer pour des pompiers. Tout est possible. Et si nous avions pris du vert, on nous aurait sûrement accusés de nous prendre pour des militaires. Constatez par ailleurs qu’aucun membre de l’opération n’a porté de pantalon bleu marine comme les gendarmes et que tout le matériel est dûment logoté. Ce n’est pas parce que je mets une robe que l’on doit me prendre pour un juge ou un avocat. La confusion était IMPOSSIBLE. D’ailleurs cela tombe bien puisque personne ne nous a confondus avec les forces de l’ordre. Les journalistes ? Ils étaient embarqués avec nous depuis le départ. Les clandestins ? Dans aucun témoignage crédible ils n’ont déclaré avoir été induits en erreur. Les gendarmes ? Ils étaient prévenus dès l’aube de notre opération de communication. La Police aux frontières ? Nous étions en liaison téléphonique régulière avec eux pour les prévenir. S’il y avait eu la moindre confusion, ils nous auraient mis en garde. Les habitants ? Le buzz médiatique a immédiatement informé toute la vallée. Alors qui ? Qui a été trompé ? Les marmottes ? Les chamois ? Ou bien personne, puisqu’en fait ce motif de la confusion n’est qu’un prétexte pour avoir quelque chose à reprocher à des jeunes citoyens qui ont manifesté pacifiquement leur envie de voir l’Etat assumer sa responsabilité : protéger ses frontières pour protéger les Français. Car c’est bien ça, et je me permets d’insister dessus, le seul but de cette mise en scène théâtrale : mettre en lumière une défaillance pour pousser l’Etat à faire son travail. Rien d’autre. Notons que cela a fonctionné puisque des renforts ont d’ailleurs été dépêchés sur place à l’issue de l’opération, preuve s’il en fallait que l’Etat avait bien compris le message. Quand à la terminologie qui nous est reprochée, je vais mettre les pieds dans le plat : tous les destinataires de la communication savaient que cette opération revendiquée était un coup de com médiatique puisqu’elle faisait, comme c’était parfaitement prévu, la une de l’actualité. Dès lors personne ne pouvait être dupé. Fin du débat. J’ouvre maintenant une parenthèse dont je me serais bien passé. J’ai été choqué de lire dans le jugement de Gap que le tribunal se demandait si j’ai choisi le nom de Rieu en hommage à Drieu La Rochelle. Mon prénom étant Damien, une signature imaginaire la transforme en “D.Rieu”. Je n’ai jamais lu cet auteur, je n’ai jamais signé D.Rieu et je me demande ce que ce genre d’insinuation vient faire dans cette décision judiciaire. Puisque cette question intéresse curieusement la Justice, je tiens à préciser que j’ai choisi ce nom car j’étais mineur lors de ma première interview avec la presse, que mon père lisait ce magazine, et que j’ai donc pris le premier nom qui me venait sous les yeux lorsque j’étais au téléphone avec les journalistes, à savoir une affiche du violoniste André Rieu, en concert à Lyon ce mois là. Rien de très sulfureux donc. Mais cette anecdote en dit long. D’André Rieu à Drieu La Rochelle, du bleu électrique de la charte graphique de GI au bleu Marine des gendarmes, on peut nous accuser de tout et n’importe quoi si l’imagination prend le pas sur la loi. Mais j’ai confiance dans la Justice et je sais que vous ne vous laisserez pas aller à de telles considérations qui déguisent mal une punition politique de la part d’un Etat dont la défaillance a été pacifiquement mise en lumière par une bande de gamins. Entre nous, si nous sommes condamnés, ces gamins deviendront pour beaucoup des martyrs nationaux, dans un pays où la Justice fait tant débat. Je pense que nous sommes tous ici d’accord pour dire qu’elle a sûrement bien mieux à faire que de perdre son temps et son énergie à poursuivre un happening politique où il n’y a strictement aucune victime. La Justice a déjà si peu de moyens, elle n’a pas le luxe de servir de bras armé à une riposte politique. Je tiens par ailleurs à rappeler que cette opération s’est déroulée dans le calme absolu, pacifiquement, sans aucun incident, et dans le respect de la loi. Lors des contacts visuels les participants à l’opération ont fait preuve d’un respect absolu des clandestins, préservant la dignité de chacun. Pas un mot ou un geste n’a pu nous être reproché malgré d’intenses investigations. J’en terminerai par cette citation issue du communiqué du procureur de la République de Gap : les investigations, « notamment l’audition de migrants », n’ont permis de recueillir « aucune plainte », « ni de constater aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque », concluant que cette enquête serait « classée sans suite ». »
N’ayez pas peur ! Ouvrez les portes au Christ
Homélie du saint pape Jean-Paul II (fêté aujourd’hui), au début de son pontificat, le 22 octobre 1978 :
N’ayez pas peur ! Ouvrez les portes au Christ
Pierre est venu à Rome ! Qu’est-ce qui l’a guidé et conduit vers cette ville, le cœur de l’Empire, sinon l’obéissance à l’inspiration reçue du Seigneur ? Peut-être ce pêcheur de Galilée n’a-t-il pas voulu venir jusque-là ? Peut-être aurait-il préféré rester sur les rives du lac de Génésareth, avec sa barque et ses filets ? Mais, conduit par le Seigneur et obéissant à son inspiration, il est venu jusqu’ici !
Selon une vieille tradition, pendant la persécution de Néron, Pierre aurait voulu quitter Rome. Mais le Seigneur est intervenu ; il est venu à sa rencontre. Pierre s’adressa à lui et lui demanda : « Quo vadis, Domine ? » (« Où vas-tu, Seigneur ? ») Et le Seigneur lui répondit aussitôt : « Je vais à Rome pour être crucifié une seconde fois. » Pierre retourna à Rome et il y est resté jusqu’à sa crucifixion.
L’époque actuelle nous invite, nous pousse, nous oblige à regarder le Seigneur et à nous plonger dans l’humble méditation du mystère du pouvoir suprême du Christ.
Celui qui est né de la Vierge Marie, le Fils du charpentier – comme on avait coutume de l’appeler –, le Fils du Dieu vivant, comme l’a confessé l’apôtre Pierre, est venu pour faire de nous tous « un royaume de prêtres ».
Le Concile Vatican II nous a rappelé le mystère de ce pouvoir et le fait que la mission du Christ – Prêtre, Prophète-Maître et Roi – continue dans l’Église. Tout le Peuple de Dieu participe à cette triple mission. Et si, autrefois, on déposait sur la tête du Pape la triple couronne, c’était pour exprimer, à travers ce symbole, le dessein du Seigneur sur son Église, à savoir que toute la hiérarchie de l’Église du Christ, et tout le « pouvoir sacré » exercé par elle, ne sont qu’un service, le service qui tend à un unique but : la participation de tout le Peuple de Dieu à cette triple mission du Christ et sa constante fidélité à demeurer sous le pouvoir du Seigneur, lequel tire ses origines non des puissances de ce monde mais du mystère de la Croix et de la Résurrection.
Le pouvoir absolu et très doux du Seigneur répond à ce qu’il y a de plus profond en l’homme, aux aspirations les plus nobles de son intelligence, de sa volonté, de son cœur. Ce pouvoir ne s’exprime pas en langage de force, mais dans la charité et la vérité.
Le nouveau successeur de Pierre sur le Siège de Rome élève aujourd’hui une prière fervente, humble et confiante : « Ô Christ, fais que je puisse devenir et demeurer un serviteur de ton unique pouvoir ! Un serviteur de ton pouvoir tout imprégné de douceur ! Un serviteur de ton pouvoir qui ne connaît pas de déclin ! Fais que je puisse être un serviteur ! Ou mieux le serviteur de tes serviteurs ».
Frères et sœurs, n’ayez pas peur d’accueillir le Christ et d’accepter son pouvoir !
Aidez le Pape et tous ceux qui veulent servir le Christ et, avec la puissance du Christ servir l’homme et l’humanité entière !
N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait « ce qu’il y a dans l’homme » ! Et lui seul le sait !
Aujourd’hui, si souvent l’homme ignore ce qu’il porte au-dedans de lui, dans les profondeurs de son esprit et de son cœur. Si souvent il est incertain du sens de sa vie sur cette terre. Il est envahi par le doute qui se transforme en désespoir. Permettez donc – je vous prie, je vous implore avec humilité et confiance – permettez au Christ de parler à l’homme. Lui seul a les paroles de vie, oui, de vie éternelle !


