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Père Dimitri Smirnov, RIP

Nous apprenons le décès du Père Dimitri Smirnov des suites du coronavirus.

Nous avions fait écho à son dernier livre ici.

Que Dieu accueille en son paradis ce serviteur de la cause de la famille et de la vie.

Une Toussaint pour la Vie

Des veillées pour la vie :

Dans le cadre des 10 ans du mouvement des Veillées pour la Vie, pour la fête de la Toussaint, (où nous ne fêtons pas les morts, mais tous les saints), nous vous proposons de redécouvrir certains saints qui se sont sanctifiés en annonçant l’évangile de la Vie !

Des laïcs comme la Pr Jérome Lejeune, des religieux comme Sainte Marie Euphrasie et la Vénérable Rosalie, tous témoignent par leurs actions que le Christ est la Vie ! A leur exemple, suivons-les sur le chemins de la sainteté, chemin du service de nos frères…

” chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

A suivre ici.

Unions contre-nature : le coup de poignard du pape François

Dans un documentaire consacré au pape François et sobrement intitulé Francesco, réalisé par Evgeny Afineevsky, qui recevra demain jeudi le Prix Kinéo « Movie for Humanity » (18e édition de ce prix qui récompense une œuvre à dimension sociale et humanitaire) dans les jardins du Vatican ;  le pape François tient des propos très contestables sur les unions homosexuelles.

Voici l’extrait dans lequel le pape s’exprime en espagnol, avec un sous-titrage en anglais :

Il déclare d’une part

« Les homosexuels ont le droit de faire partie de la famille [ou droit d’avoir une famille ?]. Ils sont enfants de Dieu et ont le droit d’avoir une famille. Personne ne devrait être mis à la porte, ou rendu malheureux à cause de cela. ».

En soi, cette citation peut être interprétée conformément au catéchisme de l’Eglise catholique, qui demande, à propos des personnes ayant des tendances homosexuelles :

Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste.

Mais la suite de sa déclaration est loin d’être équivoque et laisse comprendre la citation ci-dessus non pas comme un refus de l’exclusion des personnes homosexuelles, mais comme leur droit à fonder une famille ! :

« Ce que nous devons créer, c’est une loi sur l’union civile. De cette façon, ils seront légalement couverts. J’ai défendu cela ».

C’est tout à fait contraire à la note de la Congrégation pour la Doctrine de la foi publié en 2003 et signé par le cardinal Ratzinger sur les Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles. Jeanne Smits rappelle que ce texte avait été signé le jour de la mémoire de saint Charles Langwa et ses compagnons, martyrs, brûlés vifs pour s’être refusés aux avances du roi homosexuel dont ils étaient les pages. Extrait :

« L’Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société. »

Cette déclaration désoriente un certain nombre de catholiques. Et c’est en cela que c’est un coup de poignard, venant de celui qui a reçu pour mission de confirmer ses frères dans la foi. Même si ces propos, tenus dans le cadre d’un documentaire, n’ont aucune valeur magistérielle. Le seul bénéfice que l’on peut attendre de cette déclaration, c’est de retrouver un rapport plus sain dans notre relation avec le souverain pontife. Comme l’écrit Mgr Schneider dans Christus Vincit :

Même maintenant, la mentalité générale des bons et fidèles catholiques correspond, à mon avis, à une infaillibilisation totale de facto de tout ce que le concile Vatican II a affirmé, ou de ce que le pontife actuel dit ou fait. Ce genre d’ultramontanisme extrême, de centrisme papal malsain, était déjà présent depuis plusieurs générations chez les catholiques. J’ai moi aussi été éduqué dans cette mentalité. Mais la critique a toujours été présente et permise dans la tradition de l’Eglise, puisque c’est la vérité et la fidélité à la révélation divine et à la tradition que nous devons rechercher, ce qui implique par soi-même le recours à la raison et à la rationalité, et suppose d’éviter les acrobaties erronées.

“Il faudra les buter jusque dans les chiottes”

De Pierre-Marie Sève, Délégué général de l’Institut pour la Justice :

Chers amis,

« Nous poursuivrons les terroristes partout, même dans les toilettes s’il le faut. On les butera dans les chiottes, la question est close. »

Cette déclaration est celle d’un Président qui faisait face au terrorisme. De fait, un an plus tard, il avait vaincu son ennemi, et la vague terrible d’attentats qui avait frappé son pays s’était arrêtée. Savez-vous de quel président il s’agit ? Est-ce le Président français, Emmanuel Macron ? Non, c’est Vladimir Poutine, président de la Russie.

Une autre citation :

« Si en ce moment certains responsables de ces activités terroristes m’écoutent, nous allons mettre tout en oeuvre pour les retrouver et pour les châtier. Nous emploierons tous les moyens que la loi nous donne. Avis aux amateurs. »

Et celle-ci, serait-ce Emmanuel Macron ? Non, toujours pas.

C’est Charles Pasqua en 1986, ministre de l’Intérieur français, décédé en 2015. Charles Pasqua et Vladimir Poutine ne sont certainement pas des saints. Mais ils possèdent une qualité qu’aucun de nos dirigeants ne possède : la fermeté. À l’heure de vaincre le terrorisme, c’est d’un Vladimir Poutine ou d’un Charles Pasqua dont nous aurions besoin en France.

Ils ne font pas de déclarations tous les quatre matins. Lorsqu’ils parlent de régler le problème du terrorisme, ils le disent une seule fois, puis ils le font. Vladimir Poutine a mis fin à la terrible vague d’attentats de 1999. Charles Pasqua a débarrassé la France du terrorisme basque.

C’est de cela dont nous avons besoin. Des mesures fortes, pas des demi-mesures. Elles feront grincer des dents, elles seront même violentes pour certains. Mais sans cette fermeté, nous ne règlerons jamais aucun problème.

L’affaire de Conflans Sainte-Honorine, qui a horrifié tous les Français normalement constitués, est une honte. C’est d’abord une abomination que des êtres humains en arrivent à une telle barbarie. C’est ensuite une honte, pour tous les niveaux de l’État, que des hommes capables d’en décapiter d’autres circulent en liberté sur notre sol.

De ce que la presse nous a appris, plusieurs choses posent sérieusement problème :

  • L’assassin, Abdoullakh Anzorov, est un tchétchène de 18 ans, habitant Evreux, dans l’Eure, dans un quartier sensible (comme d’habitude).
  • L’assassin a beau être de nationalité russe, il vivait en France depuis ses 6 ans.
  • Selon Le Figaro, sa famille avait reçu le statut de réfugié : l’administration française avait d’abord refusé ce statut, notamment car les services polonais avaient déclaré qu’ils n’étaient pas de vrais réfugiés. Mais la Cour Nationale du Droit d’Asile a cassé la décision et leur a accordé le statut de réfugié et toute la ribambelle de cadeaux qui vient avec.
  • Enfin, toujours selon Le Figaro, Abdoullah Anzorov avait commis, déjà, des faits de délinquance graves : dégradation d’un bien public et de violence en réunion. Étant mineur au moment des faits, il n’avait (comme d’habitude) pas été condamné, ce qui aurait permis au moins de détecter des tendances d’instabilité psychologique et de radicalisation.

Tous ces éléments de l’enquête montrent encore une fois des dysfonctionnements graves de notre système d’asile et de notre système judiciaire. Face à cela, il faut prendre des mesures courageuses.

C’est pourquoi l’IPJ demande :

  • La SUPPRESSION de la Cour Nationale du Droit d’Asile qui a failli lamentablement à protéger les français d’individus nuisibles, et son remplacement par les juridictions de droit commun.
  • La suspension de TOUTES les demandes d’asile en cours avant une profonde réforme du droit d’asile.
  • L’expulsion immédiate de TOUS les délinquants étrangers.
  • La fermeture de TOUTES les mosquées salafistes.

Ces propositions, nous les porterons sans relâche tout au long de l’année et demi à venir. En tant que nouveau délégué général de l’Institut pour la Justice, j’aurai l’honneur, avec Axelle Theillier, notre Présidente, de mener l’IPJ dans le combat qui s’annonce jusqu’aux élections 2022. Nous aurons besoin d’aide pour maintenir cette pression constante sur les hommes politiques. Pour nous y aider, vous pouvez nous faire un don.

Participez à un projet original et porteur de sens en soutenant l’Académie Musicale de LIesse

L’Académie Musicale de Liesse est une école maîtrisienne installée à Liesse Notre Dame (Aisne) depuis 2014. Elle accompagne et forme les garçons (du CM1 à la Terminale) qui souhaitent un cadre porteur pour grandir et devenir des chrétiens engagés. Elle participe au dynamisme et au rayonnement de la Basilique Notre-Dame de Liesse en y chantant les vêpres du lundi au jeudi soir et en soutenant les pélerins qui le souhaitent par l’animation des offices.

Aujourd’hui l’Académie a besoin de financer les derniers aménagements consécutifs à son agrandissement.

Pour que les enfants qui le souhaitent puissent continuer à profiter d’un environnement qui les aide à grandir, n’hésitez pas à contribuer et à transmettre leurs besoins !

Islam : Dans la ligne du discours de Ratisbonne de Benoît XVI, le personnel ecclésiastique gagnerait à sortir du déni

La décapitation du professeur de Conflans a été suivie du cri d’Allah Akbar. Qu’on le veuille ou non, ce drame rappelle que les religions n’ont pas toutes le même rapport à la violence. Le père Danziec rappelle dans Valeurs Actuelles que toutes les religions ne se valent pas :

« Plus jamais ça. » Vraiment ? Après la décapitation en pleine rue et au grand jour de Samuel Paty, la ritournelle indignée du « plus jamais ça » finit par relever du morbide. Après Charlie et le Bataclan, passée la sidération première, le refrain a perdu de sa superbe. Depuis 2015, sur le bord du chemin de l’islamisme, il faut le dire : ce n’est pas l’islamophobie qui tue. « Plus jamais ça » ? Mais qui peut vraiment continuer à croire que l’indignation, à elle seule constitue une réponse adaptée face aux cadavres, aux égorgements, aux rafales de kalachnikov, aux coups de couteaux ? Sur la gamme du tragi-comique, Ray Ventura pouvait faire rire en chantant « Tout va très bien Madame la Marquise », la répétition prostrée du « plus jamais ça » dit quant à elle combien notre société postmoderne, aveuglée et sans repères profonds, ne comprend toujours pas ce à quoi elle est confrontée.

De façon prophétique – mais qui le dira aujourd’hui ? – le pape Benoît XVI avait tenté d’expliquer, lors de son fameux discours de Ratisbonne en 2006, que ce ne sont pas la religion et la violence qui vont de pair, mais bien la religion et la raison. En citant un dialogue qui s’est déroulé à la fin du XIVème siècle entre le docte empereur byzantin Manuel II Paléologue et un Persan cultivé, on se souvient les foudres que s’était attiré alors le Souverain Pontife. Il relatait la discussion qu’avaient eue les deux personnages à propos du christianisme et de l’islam, et sur la vérité de chacun d’eux. L’empereur, nous dit Benoît XVI, s’adressa à son interlocuteur sans ambages en l’interrogeant sur la question centrale de la relation entre religion et violence :

« Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait. »

L’empereur, après s’être prononcé d’une manière bien différente des discours édulcorés contemporains, expliquait ensuite minutieusement les raisons pour lesquelles la diffusion de la foi à travers la violence ne pouvait qu’être une chose déraisonnable. En citant ainsi Manuel II Paléologue, on voit bien que Benoît XVI, avec douceur, s’attachait à montrer par contraste, combien l’âme du christianisme est toute autre. Toute la Tradition de l’Eglise, n’en déplaise à ses contempteurs, enseigne que la violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature même de l’âme. Le rapport à Dieu ne saurait en effet résider dans la contrainte ou la soumission mais bien dans l’amour et le don libre de soi-même. Le New York Times avait alors qualifié les propos du pape Benoît XVI à Ratisbonne de « dangereux et tragiques ». Comme par hasard, c’est le même journal qui, tout récemment, vient d’euphémiser la mort par décapitation du professeur d’histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine en titrant « La police française tire et tue un homme après une attaque mortelle au couteau »

Il y a un an, à la suite de l’attentat à la préfecture de Paris, Alexis Brézet fustigeait dans un éditorial enlevé du Figaro, l’aveuglement des intelligences qui brouille la perception de la menace islamiste et désarme les esprits. « Si nous n’avons rien vu venir, c’est que nous n’avons rien voulu voir », écrivait-il. Et il caractérisait le mal intellectuel contemporain par un néologisme qui, hélas, n’a rien perdu de son actualité : le “dénislamisme”. Ce dénislamisme, le romancier algérien Boualem Sansal, censuré dans son pays, s’évertue justement à le mettre en pièce. Dans un entretien qu’il vient d’accorder à L’Express, il donne des éléments en mesure de redonner la vue aux plus bornés. Que celui qui a des oreilles entende…

« L’islamisme est un Etat souverain, un Etat qui n’a pas de territoire propre, pas de frontières, pas de capitale, pas de citoyens mais des fidèles unis dans la Oumma, présente dans toutes les régions du monde, dans la maison de l’islam et dans la maison de la guerre, pas de constitution mais la charia tirée du saint coran et des hadiths authentiques. Ses soldats, policiers, juges et bourreaux ne sont pas fonctionnaires mais les fidèles eux-mêmes, sans lien hiérarchiques entre eux. Allah ordonne à chaque musulman, où qu’il soit dans le monde, d’œuvrer par tous les moyens à l’expansion de l’islam, de le défendre au prix de sa vie, de combattre les mécréants et de châtier les blasphémateurs et les apostats. »

Dans son ouvrage L’Islam des interdits (Desclée de Brouwer), l’islamologue Anne-Marie Delcambre ne dit pas autre chose. En spécialiste avisée, elle n’a eu de cesse de rappeler que, justement, « l’islamisme, c’est l’islam des textes ».

Au regard de ces lignes, on comprend mieux pourquoi la communauté musulmane dans son ensemble n’a ni condamné la décapitation de Samuel Paty ni été à l’initiative d’un rassemblement saluant la mémoire et le courage de ce professeur victime de la barbarie… Force même est de constater que les chaines d’informations en continu comme les stations de radio, peinent à trouver un discours commun parmi les différents représentants de l’islam en France, et ce malgré leurs efforts à citer, çà et là, des personnalités musulmanes. La mise en cause d’un membre du Collectif conte l’islamophobie en France (CCIF) dans le drame de Conflans suffit à elle-seule à souligner les ambiguïtés qui entourent l’univers de l’islam en France.

Lorsque le journaliste du groupe TF1-LCI, Julien Arnaud, lâche : « Combien de fois va-t-on dire “plus jamais ça” ? C’est ma ville Conflans, j’y ai grandi. Et je ne peux même pas dire que je suis surpris », il ne se fait pas seulement le porte-voix de l’épouvante, du dégoût, de l’épuisement ou de la rage qui habite un nombre croissant de français à l’endroit de l’islam. En affirmant ne pas être surpris de la décapitation d’un professeur, en pleine rue et en plein jour dans la ville dont il est originaire, Julien Arnaud sous-tend ce que dit de façon claire et concise un Philippe de Villiers. Pour le fondateur du Puy du Fou, combattre le terrorisme sans interroger l’immigration, relève de l’imposture, « parce que l’immigration est le terreau de l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui est le terreau du terrorisme ». Les faits sont là : Abdullah Anzorov, le Tchétchène islamiste qui a tué et décapité le professeur de Conflans-Sainte-Honorine, s’était vu accorder par la République française le statut de réfugié, tandis que cette même demande d’asile lui avait été auparavant refusée par la Pologne. N’est-ce pas pourtant cette politique de vigilance, tant décriée par la progressiste Union Européenne, qui permet à la Pologne d’avoir l’un des taux d’insécurité et de viols les plus bas en Europe ?

Dans la ligne de Benoît XVI et de son discours de Ratisbonne, le personnel ecclésiastique gagnerait, lui aussi, à sortir sinon du déni, au moins d’un silence qui pourrait paraître coupable. Immigration, terrorisme, islamisme sont des sujets bien trop graves pour n’être abordés que de façon irénique par les hommes d’Eglise. Délivrer un discours fort, précis et sans concession à propos de l’islam devient une urgence. Sous peine d’être, dans un proche avenir, accusés de compromission, il est du devoir des pasteurs de rappeler que non, toutes les religions ne se valent pas.

Papacito : “L’ordre républicain c’est une vaste blague”

Polémiste, blogueur, écrivain, Papacito est interrogé par Valeurs Actuelles à l’occasion de la publication de son “Expédition punitive” chez Ring.

Après le CESE : à quoi sert le Conseil constitutionnel ?

Les archives du Conseil constitutionnel, qui s’ouvrent au bout de 25 ans, racontent comment l’institution a manœuvré pour valider les comptes de campagne de Jacques Chirac et d’Edouard Balladur en 1995. Les deux candidats avaient largement dépassé le plafond des dépenses autorisées. En 1995, le Conseil constitutionnel a validé les comptes de campagne de Jacques Chirac et d’Edouard Balladur en dépit des nombreuses irrégularités qu’ils comportaient. En droit, les deux comptes auraient dû être rejetés avec des conséquences financières et politiques incommensurables pour les deux hommes.

Tout au long des trois mois qu’a duré l’examen de leurs comptes , les “Sages” ont minoré, dissimulé, effacé les infractions commises par les deux candidats.

Parmi les bizarreries repérées par les rapporteurs, le candidat Balladur n’a déclaré que trois permanences de campagne, alors qu’ils en ont identifié 86 sur tout le territoire. Ils ont également recensé des dizaines de meetings pour lesquels on ne leur a fourni aucune facture. Edouard Balladur a clôturé son compte à 83 millions de francs, ce qui est assez proche du plafond de dépenses du premier tour, fixé à 90 millions. Après avoir écouté le rapporteur, le conseiller Jacques Robert conclut : “Donc si vous en ajoutez, on dépasse le plafond“.

Le lendemain, c’est au tour du rapporteur principal du compte de Jacques Chirac de faire part de ses interrogations. Le président élu a arrêté son compte à 116,6 millions de francs, tout près du plafond de 120 millions autorisés au second tour. Or, là aussi, de nombreuses factures manquent à l’appel.

Edouard Balladur et Jacques Chirac ont bien “explosé” le plafond des dépenses de campagne. Les hauts fonctionnaires ont également découvert d’importants dépôts en espèces suspects sur les comptes des deux candidats. Chez Jacques Chirac, 31 personnes se sont présentées à la banque Rivaud le même jour, le 6 mai, veille du deuxième tour, pour déposer un total de 3,5 millions de francs en liquide. Pour Edouard Balladur, 10,25 millions de francs ont été versés en une fois au Crédit du Nord, trois jours après le premier tour. Interrogée, la banque précise : “En quatre sacs de billets de 500 francs“.

Le 7 septembre, après une longue discussion sur les dépenses n’apparaissant pas dans les factures, Etienne Dailly lâche : “Je ne me sens pas en mesure de rejeter un compte de campagne“. Deux semaines plus tard, il se fait encore plus précis : “Je ne me verrais pas rejeter le compte du Président élu. Je ne me verrais pas rejeter son compte et je serais très gêné s’il y avait un élément décisif.” Le 3 octobre, c’est Noëlle Lenoir (qui sera par la suite ministre sous la deuxième présidence de Jacques Chirac) qui affirme : “On ne va pas rejeter un compte avec les conséquences politiques que l’on sait.”

Les conseillers constitutionnels ont donc “raboté” les comptes du candidat Chirac jusqu’à les faire passer en dessous du plafond. Quand ils y parviennent, Maurice Faure lance un cri, retranscrit tel quel sur le compte rendu de séance : “Il est sauvé !” Pour cela, les fonctionnaires ont accepté de fermer les yeux sur de nombreuses dépenses.

Des neufs conseillers constitutionnels qui ont participé à ces délibérations, cinq sont décédés : Georges Abadie, Jean Cabannes, Etienne Dailly, Maurice Faure et Marcel Rudloff. Michel Ameller est âgé de 94 ans, Roland Dumas de 98, Noëlle Lenoir de 72 et Jacques Robert de 92.

La République des coquins…

Covid : le professeur Christian Perronne démis de ses fonctions

Lundi soir, le conseil d’administration de la fédération sur la maladie de Lyme a décidé de démettre le professeur Christian Perronne de ses fonctions de vice-président de la fédération et de président du conseil scientifique.

La Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT) lui reproche des propos tenus lors d’une émission diffusée sur Sud Radio le 15 octobre 2020, en particulier d’avoir affirmé que les tests de dépistage du Covid-19 étaient inutiles et d’avoir mis en doute la nécessité du port du masque dans le métro.

La FFMVT exprime son profond désaccord avec les propos tenus par le Pr Christian Perronne, Vice-Président de la Fédération et Président de son Conseil scientifique, au cours de l’émission de Sud Radio du jeudi 15 octobre 2020 (l’inutilité des tests COVID19, “la majorité des PCRs sont des faux positifs”, le jackpot du COVID pour le médecin, interrogation sur l’utilité du masque dans le métro, etc.). Elle considère que ceux-ci relèvent d’opinions toutes personnelles qui n’engagent en rien la FFMVT. La FFMVT tient à se démarquer sans ambigüité de ces déclarations publiques et d’un engagement ouvertement exprimé au profit d’une association BonSens aux valeurs étrangères à l’éthique de la FFMVT.

La Fédération rappelle qu’elle n’a qu’un engagement, à savoir, œuvrer scientifiquement pour définir les évolutions souhaitables dans la prise en charge des maladies vectorielles à tiques, pour défendre les droits des malades présentant une telle pathologie, dans une démarche de démocratie sanitaire, avec une étroite collaboration entre malades et professionnels de santé, et en dehors de toute considération non médicale.

Par ailleurs, les nombreuses occupations récentes du Pr Christian Perronne sur des sujets extérieurs à la FFMVT l’ont rendu largement indisponible au travail effectué par notre Fédération et en particulier au bon fonctionnement indispensable de son Conseil Scientifique, ainsi qu’il l’a lui-même reconnu.

Lors de sa réunion du mercredi 14 octobre, le Conseil d’Administration a donc demandé au Pr. Christian Perronne de rapidement clarifier sa position et de faire des choix.

Malgré des tentatives répétées de renouer le dialogue, et devant une absence de réponse sérieuse à la question posée, le Pr. Christian Perronne est donc démis de ses fonctions de Vice-Président de la Fédération et de Président du Conseil scientifique.

Chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine, Christian Perronne est à l’origine d’une pétition, au mois d’avril, en faveur de l’assouplissement des possibilités de prescription de l’hydroxychloroquine.

En juin, il avait affirmé que des opposants à ce traitement étaient « achetés par l’industrie pharmaceutique ». Le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) avait par la suite saisi le conseil départemental de l’ordre des Hauts-de-Seine. L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a également saisi ses instances de déontologie.

Voici l’émission du 15 octobre :

“Vous faites le jeu de Le Pen”, que n’ai-je entendu cet argument

Interrogée dans L’Express, Elisabeth Badinter fustige l’attitude de la gauche, qui fait toujours l’autruche face aux revendications musulmanes et déclare :

Mais il y a toujours cette extrême gauche “élargie” qui ne cesse de ramener le débat à la stigmatisation des musulmans, jusqu’à refuser de prononcer le mot “islam” ou même celui d'”islamisme”. Elle déboussole les gens, les intimide, en insinuant que leur rejet légitime de l’intégrisme serait en réalité suspect. On pouvait au départ penser que cette gauche défendait sincèrement la tolérance et l’antiracisme. Mais qu’elle en soit toujours là aujourd’hui est une preuve soit d’aveuglement, soit d’électoralisme. Lutter contre l’islamisme revient, pour eux, à être lepéniste. “Vous faites le jeu de Le Pen”, que n’ai-je entendu cet argument

[…]

Je ne vois pas comment je pourrais être optimiste. Cela fait trente ans que je suis de près ces sujets, et cela va de plus en plus mal. Il faudrait changer les lois, organiser une guerre idéologique mais aussi législative contre les islamistes. Et cela ne se ferait pas sans des répliques terribles de la part du camp adverse. De nouveaux attentats, plus nombreux, plus sanglants. Cela ne peut plus se régler dans le pacifisme, car c’est allé trop loin. C’est une guerre que nous devons mener, mais je ne suis pas certaine que les Français y soient prêts. Non seulement parce qu’ils peuvent avoir peur, ce qui est compréhensible, mais aussi parce que les islamistes vont crier à la dictature à la moindre mesure les ciblant. A nouveau, une partie de la population se dira que, peut-être, on exagère la menace. Nos adversaires vont jouer là-dessus, avec la complicité de leurs alliés à gauche, que ce soit une bonne partie des “insoumis”, comme dans les universités, où des clusters vont développer cette argumentation victimaire.

Chartres : Nouvelle vitrine abritant la relique du voile de la Vierge Marie

Le 7 octobre, la nouvelle vitrine abritant la relique du voile de la Vierge Marie, a été inaugurée dans la cathédrale de Chartres. Outre la mise en valeur du reliquaire orné, l’œuvre épurée réalisée par le créateur Hubert Le Gall assure une protection polyvalente de la relique. Il explique :

« Je me suis inspiré de cette châsse couverte de bijoux, de pierres et de camées, mais je ne voulais pas lutter avec le reliquaire ».

C’est en 876 que Charles le Chauve, au soir de son règne, offre la précieuse relique dont il avait hérité de son grand-père Charlemagne, à la cathédrale. Celui-ci l’avait lui-même reçue de l’impératrice d’Orient, Irène, qui avait rappelé au monarque franc qu’il s’agissait là du voile de soie porté par la Mère de Dieu, au jour de l’Annonciation.

A la Révolution, le reliquaire a été éventré, et l’étoffe de soie  découpée en plusieurs morceaux. L’un de ceux-ci a pu être récupéré : c’est lui qui est encore aujourd’hui l’objet de la vénération des pèlerins venus du monde entier.

Au fil des années, la vitrine abritant le reliquaire actuel – qui date de 1876 – étant de moins en moins étanche. L’artiste conçoit alors une vitrine dorée, ornée de vitraux arborant le fameux bleu de Chartres qui, au Moyen-Age, assurait déjà la renommée des verriers chartrains.

Mais l’œuvre réalisée par Hubert Le Gall recèle un dispositif technologique, dissimulé dans un tiroir sous la vitrine. Contre l’humidité, un dispositif équipé d’une membrane de polymère a été installé à l’intérieur de la vitrine, afin d’assurer la plus parfaite des régulations. Une technique qui présente le double avantage de ne pas produire une condensation disgracieuse pour les yeux, et de pouvoir durer une vingtaine d’années, sans qu’aucune maintenance particulière ne soit nécessaire.

De plus, afin de faciliter l’ostension de la relique lors des grandes cérémonies, un plateau coulissant a été installé, afin de sortir facilement le reliquaire.

Enfin, il a également été décidé de limiter l’éclairage de la relique, afin de ne pas abîmer le voile de la Vierge : « la mise en lumière se fait tous les jours de 12h20 à 12h30 et de 19 heures à 19h15, soit le temps d’un chapelet au moment de l’Angelus », précise le père Emmanuel Blondeau, recteur de la cathédrale.

Sécurité : le “en même temps” a déjà recommencé

Après avoir montré quelques muscles, promis quelques dissolutions, Gérald Darmanin revient au couplet préféré de la macaronie, relativisant le terrorisme islamiste :

Le salut dans la mort ? Quelle étrange idée

La revue Catholica a publié un article de l’abbé Pagès, commentaire critique d’une opinion soutenue par le père Édouard-Marie Gallez sur l’accès au salut des non-chrétiens. L’article est accessible ici. Extrait :

[…] La rencontre avec le Christ étant déterminante pour le salut, le père Gallez imagine que si les chrétiens se sauvent ou se damnent en cette vie, les non-chrétiens le font dans la mort où Jésus leur apparaîtrait (Le malentendu, p.104). Car Jésus est « descendu au séjour des morts pour y ‘‘évangéliser’’ (Ibid. p.88) », et Il y serait toujours, ou Son âme seulement, en train d’inviter les âmes à se convertir… Or, non seulement une fois mort, on ne peut plus rien, mais le Credo nous fait professer que le Christ est ressuscité des morts, c’est-à-dire que Son âme, unie à Son corps, est sortie des enfers, et se trouve désormais, et pour toujours, au Paradis… Nier la réalité de la mort et celle de la Résurrection du Christ est un puissant cocktail hérétique.

Puisque le choix « pour ou contre le Christ » est déterminant pour le salut éternel (Cf. Mc 16.16 ; Jn 3.16), et que tous n’ont pu consciemment le faire durant la vie terrestre, le père Gallez imagine qu’ils le font après celle-ci, en une session de rattrapage, où « se joue ultimement le salut, en particulier pour tous ceux qui n’auront pas pu avoir l’occasion de découvrir l’Evangile au cours de leur vie sur terre ». Mais pourquoi ne pas plutôt comprendre avec l’Eglise que chacun, durant sa vie terrestre, « d’une façon que Dieu connaît, a la possibilité d’être associé au mystère pascal (Gaudium et Spes, 22.5) » ? En effet, le Christ étant la Vérité (Jn 14.6), tout homme, doué de raison et de liberté, sera jugé en fonction de son amour de la vérité, qu’il était tenu de chercher (Humanae dignitatis n°1), qu’il ait connu ou non Jésus-Christ. C’est ainsi que les « païens privés de la Loi peuvent accomplir naturellement les prescriptions de la Loi (…) inscrite en leur cœur, à preuve le témoignage de leur conscience (Rm 2.1-16) », et qu’au dernier jour ceux qui n’auront pas connu Jésus-Christ seront néanmoins jugés sur leur relation avec Lui en la personne d’autrui avec qui Il S’était identifié (cf. Mt 25.31-46). Tout homme se juge donc lui-même en fonction de son rapport à la vérité et à son semblable (Lc 18.9 ; 1 Jn 3.18-19) : « Du jugement dont vous jugez on vous jugera, et de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous (Mt 7.2) ». Nul besoin donc d’imaginer la nécessité d’une rencontre avec le Christ dans la mort (Le malentendu, p.104), et d’en arriver pour cela à prétendre que « la vie terrestre n’est pas le lieu du salut, mais de sa préparation (Le malentendu, p. 106) ». A la question du père Gallez : « Où donc tout homme aura-t-il l’occasion d’aller vers la Lumière ou de s’en écarter définitivement, sinon dans le passage de la mort ? », il faut donc répondre : en cette vie ! « Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut ! (2 Co 6.2) » […]

La France de Macron, championne internationale de la culture de mort

La France a été désignée comme championne de la coalition « Autonomie corporelle et droits en matière de santé reproductive et sexuelle ». Delphine O explique :

Ce choix est en accord avec le positionnement de la France sur le droit des femmes à disposer de leur corps et avoir accès aux méthodes de contraception ou à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Nous souhaitions renforcer ce plaidoyer, ce positionnement par des actions concrètes. Le choix de cette coalition s’est donc rapidement imposé. Et puis le droit des femmes à disposer de leur corps est parmi les plus menacés aujourd’hui. Le droit des femmes à accéder à la contraception est remis en cause par de nombreux pays conservateurs. Nous souhaitons donc redire, à travers cette coalition, que ces droits sont fondamentaux.

Le Président Emmanuel Macron a toujours dit que la France adopterait une « diplomatie féministe ». Pour les associations féministes, la réalité est plus mitigée, que répondez-vous ?

Je comprends les féministes de terrain qui doutent, j’échange régulièrement avec elles. Mais la diplomatie féministe n’a été véritablement adoptée qu’en 2019, il faut donc laisser du temps avant de faire un bilan. Bien sûr que nous souhaitons nous inspirer de pays en avance comme la Suède mais nous avons quand même lancé le Fonds de soutien aux organisations féministes cet été. Lorsqu’Emmanuel Macron défend ouvertement l’IVG et utilise le mot « féministe » à la tribune de l’ONU c’est important.

La France a décidé d’accueillir le Forum Génération Égalité, ce n’était pas une obligation, nous l’avons proposé. Organiser une conférence internationale suppose aussi d’y consacrer un budget, et d’investir suffisamment d’argent pour assurer le suivi sur les cinq prochaines années.

La France s’est aussi engagée à faire en sorte que l’ensemble de la politique étrangère soit concernée par les questions féministes : lors des processus de paix, des résolutions de conflits, de la signature d’un texte à l’ONU… à chaque fois la France s’engage à prendre en compte la question de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Au sein de la coalition « Autonomie corporelle et droits en matière de santé reproductive et sexuelle », la France s’engage également à faire un effort financier conséquent.

Erection canonique du séminaire de l’Institut du Bon Pasteur

Communiqué du Séminaire Saint-Vincent-de-Paul de l’Institut du Bon Pasteur :

Le séminaire de l’Institut du Bon Pasteur accueille cette année 16 séminaristes en année de propédeutique; ils viennent d’Europe, d’Amérique et d’Afrique. Parmi les séminaristes européens, deux viennent de France, deux du Portugal, un de Pologne et un autre de Malte.

Compte tenu des difficultés de déplacement international en raison du contexte sanitaire actuel, le Supérieur Général de l’Institut a pris la décision, pour cette année, d’ouvrir une année de propédeutique au Brésil, attachée à notre maison de Brasília, afin d’accueillir les dix séminaristes non-européens : sept viennent du Brésil, un du Nicaragua, un du Costa Rica et un autre d’Angola. Cette première année à Brasília leur permettra de maîtriser davantage la langue française avant de rejoindre Courtalain pour leur cursus de philosophie en septembre 2021.

Cette rentrée est également accompagnée d’une bonne nouvelle : notre séminaire vient d’être érigé canoniquement, le 14 septembre dernier, grâce à l’accord de S.E.R. Mgr Philippe Christory, évêque de Chartres. Ce geste de sollicitude paternelle nous permet de développer la formation sacerdotale de nos candidats selon le charisme propre de l’Institut du Bon Pasteur au séminaire Saint-Vincent-de-Paul, seul séminaire de rite traditionnel à former entièrement en France ses futurs prêtres. Cette érection canonique vient signifier l’achèvement d’un processus canonique régulier, après des années d’approbation provisoire, toujours dans un cadre canonique et dans de bonnes relations avec l’ordinaire du lieu.

Enfin, afin de pouvoir porter à chacun de nos 40 séminaristes l’attention particulière qu’exige une formation sacerdotale de qualité, l’équipe des formateurs se voit renforcée de plusieurs prêtres.

La contribution de la France au budget de l’Union européenne pour 2021 progresse de 25%

L’Assemblée nationale a adopté lundi soir la contribution de la France au budget de l’Union européenne pour 2021, d’un montant record de 26,864 milliards d’euros, une progression de 25% par rapport à 2020, notamment à cause du Brexit et de la crise du coronavirus.

Ce montant fait de la France l’un des principaux contributeurs nets au budget européen : l’an dernier, en 2019, nous étions déjà le troisième contributeur net, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni ; nous passons maintenant à la deuxième place.

Le solde net – c’est-à-dire la différence entre ce que nous versons et ce que nous recevons de l’Union européenne – s’établit à -7 milliards d’euros par an en moyenne pour la période 2014-2019.

Pendant le débat parlementaire, Marine Le Pen a souligné :

Cette institution, totalement inefficace sur les grands enjeux actuels – je pense bien sûr à la crise sanitaire, à la crise de la mondialisation, à la crise migratoire, mais aussi au terrorisme –, vous proposez de lui donner encore plus de moyens. Avec cette augmentation spectaculaire, c’est quasiment une prime à la médiocrité !

Un projet de loi de finance sur la SS sans l’avortement, cela n’existe pas

À partir de mardi 20 octobre au soir jusqu’à vendredi 23 octobre, l’Assemblée nationale examine le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021. Chaque année, c’est le même cinéma. Le Projet de loi de finance sur la Sécurité sociale prévoir un couplet pour rembourser l’avortement, bien que la soi-disante IVG est déjà remboursée à 100%.

Un amendement présenté par le député LREM M. Mesnier, rapporteur au nom de la commission des affaires sociales, prévoit après l’article 33 :

I. – L’article L. 162‑1‑21 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée : « Bénéficient également du tiers payant sur la part des dépenses prise en charge par l’assurance maladie obligatoire, les assurées pour frais relatifs à une interruption volontaire de grossesse mentionnés à l’article L. 160‑8. ».

II. – L’article L. 2212‑10 du code de la santé publique est rétabli dans la rédaction suivante :

« Art. L. 2212‑10. – La prise en charge de l’interruption volontaire de grossesse est protégée par le secret afin de pouvoir préserver, le cas échéant, l’anonymat de l’intéressée. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Si l’IVG est prise en charge à 100% par l’assurance maladie obligatoire, la dispense d’avance de frais n’est en revanche pas garantie dans tous les cas et pour toutes les assurées (mineures ou majeures). L’absence de pratique systématique du tiers-payant intégral ne permet pas de garantir le respect du secret pour les assurées qui souhaiteraient garder leur parcours confidentiel. Pour cette raison, il est proposé de rendre obligatoire la pratique du tiers-payant pour les actes en lien avec la pratique d’une interruption volontaire de grossesse et de garantir dans tous les cas la confidentialité de l’IVG afin que les femmes puissent y avoir recours si elles le souhaitent sans que l’information qui serait faite à leurs parents ou à leur conjoint sur ce point, notamment par les informations issues du remboursement par l’assurance maladie, ne pèse dans leur décision et vienne entraver leur volonté. L’amendement précise également, dans le même objectif, que la prise en charge de l’IVG est protégée par le secret. Cet amendement reprend les préconisations n°1 et 2 du rapport d’information relatif à l’accès à l’interruption volontaire de grossesse adopté par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes ; il est proposé d’accélérer le calendrier de mise en œuvre de ce dispositif voté récemment lors de l’examen de la proposition de loi n° 3292 visant à renforcer le droit à l’avortement

Travail, unité et courage : les qualités évidentes du ministre Schiappa dans la tempête Samuel Paty

Comme on le sait généralement, Mme Schiappa est ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté.

On a appris aussi et successivement le vendredi 16 octobre après-midi qu’un homme avait été retrouvé décapité dans le Val d’Oise, un agresseur abattu et que le PNAT (Parquet national anti-terroriste) s’était très vite chargé du dossier. Même sans avoir fait beaucoup d’études, on avait plutôt immédiatement pensé à l’action d’un musulman particulièrement zélé qu’à Didi, le fils de Monsieur Wang, qui eût, avec son yatagan, retrouvé Tintin au Lotus bleu.

Comme, dans l’ère progressiste, communiquer c’est déjà agir, nous avons tenté d’évaluer les qualités dans l’action du ministre Schiappa dans son ministère régalien, par le prisme sélectif de son compte Twitter.

Son en-tête est formidable. On la voit dompter un cheval. On apprend aussi qu’elle est « mère de 2 filles » (le père est apparemment passé aux oubliettes, c’est très tendance) et elle informe le citoyen qu’elle a fait paraître tout récemment un livre « en librairies » : c’est sûr qu’un peu de pub doit être nécessaire pour faire décoller les ventes. Il n’y a pas de petite occasion.

Ses tweets démontrent sans aucun doute trois qualités maîtresses :

Le travail en premier lieu : Mme Schiappa est au travail, c’est pour le cas où de mauvais esprits en eussent douté :

La recherche de l’unité nationale en deuxième lieu : Mme Schiappa relaie l’effort gouvernemental en réacheminant les messages de M.Castex (« vous ne nous diviserez pas ») et de M.Blanquer (« Notre unité est essentielle »

Et d’ailleurs, elle-même claironne : « Nous ferons bloc » !

Le tweet suivant ne peut s’expliquer que par une erreur de son secrétariat :

Enfin, le courage face à l’islam intégriste : Mme Schiappa n’hésite pas à frapper fort et juste en réacheminant un tweet de Mme Horvilleur, rabbin rattaché au Mouvement juif libéral de France.

Or, en ces temps où beaucoup s’interrogent sur la nécessité de diffuser encore les fameuses caricatures de Mahomet pour défendre la liberté d’expression, quelle est donc la caricature de Charlie Hebdo, choisie par Mme Horvilleur (qui doit souffrir d’une variante du syndrome de Stockholm), qui est ainsi reprise par Mme Schiappa (le ministère de l’Intérieur est aussi en charge des cultes, on le rappelle incidemment) ? La voilà :

Nous voilà définitivement sereins : travail, unité et courage. La France est entre de bonnes mains.

La mention « esclave » encore affichée sur des documents d’identité de Noirs tunisiens

La Croix évoque le jugement d’un tribunal de Médenine dans le Sud tunisien, qui a donné raison à une famille noire qui bataillait pour que la mention « affranchi » ou « esclave » soit supprimée de ses documents d’identité. L’article de La Croix ne mentionne pas la responsabilité des mâles blancs européens quinqua dans ces trafics d’esclaves… Et pour cause !

De nombreux Tunisiens de la minorité noire ont encore officiellement les termes atig ou chouchane («esclave») accolés à leur nom, près de deux siècles après l’abolition, en 1846, de l’esclavage en Tunisie. «Aujourd’ hui encore des enfants naissent avec le nom atig», s’ indigne Saadia Mosbah, qui a fondé, en 2013, l’ association de défense des minorités M’ nemty («mon rêve») et a soutenu la famille Dali dans sa démarche. Un nom très lourd à porter. «Sur une copie d’ examen, sur un CV pour chercher un emploi, etc., il fait d’emblée chuter la considération envers la personne», commente-t-elle. «Il y a eu aussi des esclaves non noirs en Tunisie, mais ces appellations sont restées uniquement pour la minorité noire», ajoute-t-elle.

[…] La présence historique des Noirs en Tunisie, indépendamment de la traite des esclaves, est un fait ignoré des Tunisiens, avait souligné l’ethnologue Inès Mrad-Dali, auteure d’ une thèse sur les Noirs tunisiens. Tout comme l’est l’ histoire de l’ esclavage et de l’implication des Arabes dans la traite trans-saharienne. « Cette histoire tunisienne reste à écrire et à exorciser», estime l’ anthropologue Stéphanie Pouessel qui a dirigé une étude «Noirs au Maghreb.
Enjeux identitaires».

La position sur la vie n’est pas un désaccord de perspective entre partis politiques. C’est un absolu moral qui n’admet aucun compromis

Un article publié par un prêtre américain de la Fraternité sacerdotale de Saint-Pierre souligne que la position de Biden sur l’avortement est intenable pour un catholique :

Il y a une courte publicité politique de la campagne Biden (généralement imposée avant une vidéo YouTube) où le candidat à la présidentielle Joseph Biden parle de la place de sa foi catholique dans sa vie. Une recherche sur l’origine de cette publicité a révélé que toute la voix off que nous entendons de M. Biden est tirée de son entretien vidéo de 2015 avec le P. Matt Malone, SJ, de America Magazine, le média des jésuites.

Bien que l’entrevue soit cordiale et non conflictuelle, elle révèle beaucoup de choses sur la façon dont il comprend le catholicisme romain. Gardant à l’esprit l’avertissement de notre Seigneur concernant la construction de maisons sur le sable, M. Biden semble organiser sa foi – et son expression – autour du thème selon lequel «tout le monde doit être traité avec dignité», qui, selon lui, est au cœur de la doctrine sociale catholique. Parallèlement à cela, nous avons «l’obligation de lutter contre l’abus de pouvoir» sous toutes ses formes, qu’il considère comme le péché cardinal de l’humanité, impression que lui a laissé son défunt père, dont nous prions pour qu’il repose en paix.

Maintenant, à première vue, nous ne trouverons pas beaucoup de gens qui seraient en désaccord avec cela; nous voulons tous que chacun soit traité avec dignité et respect en tant qu’être humain. Mais ces platitudes ont peu de profondeur.

Si nous creusons un peu sous la surface, une question qui se pose est de savoir comment M. Biden comprend-il la mission de l’Église? Pourquoi l’Église catholique existe-t-elle ?

Puisqu’il poursuit en disant que «toutes les fois confessionnelles» partagent cet objectif (le font-elles vraiment?), où place-t-il le catholicisme dans le mélange? S’agit-il simplement d’une des nombreuses religions «égales», d’un chemin parmi tant d’autres «égaux» vers Dieu?

De plus, en ce qui concerne la personne de Jésus-Christ, citant des rencontres que notre Seigneur a eues avec des personnages comme Marie-Madeleine et des lépreux, M. Biden explique que notre Seigneur est «l’incarnation de ce que Dieu veut que nous fassions. Tout ce que le Christ a fait est globalement cohérent avec ce que nous sommes censés faire – traiter chacun avec dignité.

Maintenant, alors que Christ a dit Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur, et alors qu’Il a également dit Aimez votre prochain comme vous-même, cette vague idée de notre Seigneur soulève une question encore plus importante et critique: Jésus-Christ est-il vrai Dieu? ou pas?

Toutes ces questions sont tout à fait légitimes car M. Biden, catholique pratiquant déclaré, est candidat à la plus haute fonction des États-Unis. Gardez à l’esprit que la morale découle de la doctrine: ce qu’une personne croit détermine la manière dont elle agit. Ainsi, tout en tenant compte de la faiblesse humaine, plus un homme s’accroche fermement à un ensemble de doctrines, plus il s’efforcera d’agir de manière cohérente avec elle.

Le contraire est également vrai; plus un homme agit délibérément à l’encontre de ses croyances, plus ces croyances sont érodées, modifiées et finalement abandonnées. Cela s’applique facilement à n’importe qui: personne n’est sans religion; tout le monde suit un credo, et tout le monde agit sur sa base (même un athée).

Par conséquent, il est tout à fait normal de vouloir savoir à quel point M. Biden croit sérieusement, car il est légitimement attendu que la foi catholique informe comment M. Biden entend gouverner s’il était élu à la présidence.

En effet, il y a eu un long préjugé historique dans ce pays sur les citoyens catholiques occupant une haute fonction publique en raison de l’allégeance d’un catholique à une «puissance étrangère» connue sous le nom de Pape et Magistère.

Mais la papauté n’est pas une autorité temporelle dans son essence; c’est une autorité spirituelle et morale qui trouve son origine en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, avec le but et la mission expresse de guider toutes les âmes vers la repentance du péché et la vie éternelle basée sur la révélation du Christ.

Par conséquent, l’Église est là pour guider l’administration et l’exercice du pouvoir temporel, pour dénoncer son abus, mais jamais pour l’usurper. Tout en étant consciente des paroles de notre Seigneur pour rendre à César ce qui est à lui, et à Dieu ce qui est à Dieu, l’Église insiste sur le fait que, s’il y a conflit entre les deux, le problème doit être du côté de César.

L’existence même de l’Église indique qu’il existe une hiérarchie du pouvoir dans le cosmos, et donc l’Église attend à juste titre que ses enfants (c’est-à-dire les baptisés) respectent cette réalité, imposant une grave obligation morale d’agir en conséquence dans le véritable respect de l’ordre. du Grand Commandement, et ceci plus particulièrement dans le cas où une personne a été soucieuse du bien commun. Vous êtes la lumière du monde que Christ a dit à ses apôtres (Mt 5:14). Nous devons être témoins de la Lumière (cf. Jn 12, 36) car personne n’allume une bougie (c’est-à-dire ne reçoit le baptême) et la cache ensuite sous un panier de boisseau; il est plutôt placé sur un chandelier afin d’éclairer toute la maison. (Mt. 5:15) Et rappelez-vous encore le triste sort de l’homme qui a reçu un talent et qui l’a enterré (cf. Mt. 25:24).

Cela perturbe naturellement les fonctionnaires qui se soucient davantage des choses de César que de celles de Dieu. La présence d’un catholique sérieux parmi eux, qui a le courage surnaturel d’agir sur la base des enseignements de l’Église, est à la fois une menace et une mise en accusation.

Cela ne veut pas dire qu’un président, un législateur ou un juge catholique devrait soudainement proclamer le catholicisme comme religion nationale de notre pays. Dans un système comme le nôtre, cela pourrait être considéré comme un abus de pouvoir puisqu’il est contraire à la Constitution, ce que l’Église tolère. Non, l’arrangement n’est pas idéal, mais sous ce gouvernement, l’Église au moins peut exister et avoir une certaine influence, même si nous voyons cela menacé pour diverses raisons de nos jours.

Mais ce que cela signifie, c’est qu’un président catholique a l’obligation morale d’essayer de débarrasser notre terre des lois et des organisations immorales et mauvaises en raison de sa profession de foi, tout en promouvant l’influence de l’Église et son bien-être. Si un candidat catholique soutient officiellement des lois et des organisations perverses, que ce soit personnellement ou par affiliation à un parti politique dont la plate-forme officielle les soutient, il a l’obligation morale de se rétracter, d’abandonner le parti s’il ne peut pas le changer immédiatement, et de faire tout ce qui est en son pouvoir pour corriger les dommages qu’il a causés.

Cela commence par le droit le plus fondamental, le droit à la vie, et ce droit est sauvegardé en tout temps et dans toutes les circonstances pour les plus faibles et les plus vulnérables – les enfants à naître. Dire qu’il y a des problèmes moraux et sociaux plus urgents qui affligent notre pays, c’est passer à côté; empoisonner le fleuve à sa source empoisonne le lac dans lequel il se jette.

Il y a une hiérarchie des questions morales, et donc une grave erreur sur le droit fondamental à la vie qui empoisonne la façon dont toute vie est considérée et exige une correction, en particulier de la part d’un catholique qui a reçu le pouvoir ou l’influence de Dieu, la source de toute autorité, pour tenter de le faire. Qu’en est-il de «traiter tout le monde avec dignité» et de «lutter contre les abus de pouvoir?»

Nous rappelons la remarque faite il y a quelques années par la sénatrice californienne Dianne Feinstein au juge Amy Coney Barrett, catholique mère de sept enfants, selon laquelle «le dogme [le catholicisme] vit bruyamment en vous». La sénatrice Feinstein a précédé sa remarque en disant que «le dogme et la loi sont deux choses différentes» et que le dogme «est une préoccupation lorsque vous abordez de grandes questions pour lesquelles un grand nombre de personnes se sont battues pendant des années.»

Il s’agit évidemment d’une référence à l’avortement.

Sur ce sujet précis, M. Biden a déclaré dans son entretien, et ne s’est pas rétracté depuis, que «s’il est prêt à accepter la doctrine de foi [c’est-à-dire qu’il est personnellement opposé à l’avortement], il n’est pas prêt à imposer un ‘ rigide ‘- pas’ rigide ‘parce que cela semble péjoratif – plutôt une vision’ précise ‘née de sa foi sur les autres.

Cependant, ce n’est pas comme si M. Biden imposerait à tout le monde la croyance en la Sainte Trinité. Le Cardinal Burke dans une interview sur EWTN déclare que «l’avortement n’est pas une croyance confessionnelle mais relève de la loi naturelle».

Souvenons-nous que la nature et la révélation ont la même source – Dieu – et que les deux ne peuvent donc jamais être opposés. La position du sénateur Feinstein est donc incorrecte, car la loi est liée au dogme, comme la loi en est une expression.

Les vérités évidentes telles que la vie et la liberté sont un type de dogme; les lois en découlent. La foi en l’Incarnation devrait rendre celles-ci encore plus évidentes. En vertu du don de la foi catholique par le baptême, M. Biden devrait avoir une conviction et une certitude plus fermes du droit à la vie que chaque être humain a. Sa «croyance» privée en cette matière ne peut être dissociée de sa politique publique; il ne peut pas observer une position publique qui lui est directement contraire ou qui lui est indifférente sans commettre un péché grave et provoquer un scandale.

Il affirme publiquement que l’avortement est la loi du pays et qu’il fera tout ce qu’il peut pour que cela reste ainsi; par conséquent, tout catholique qui le soutient, ou s’aligne avec un parti politique qui le soutient, serait en coopération immédiate avec le mal et commettrait un péché grave, peu importe si quelqu’un dit qu’il ou elle y est «personnellement opposé» également.

La position sur la vie n’est pas un désaccord de perspective ou d’approche entre les partis politiques.

C’est un absolu moral qui n’admet aucun compromis, et c’est la question qui doit se hisser au sommet le jour des élections. L’avortement, qui est la fille laide d’une culture contraceptive et du divorce, doit être éradiqué, de même que ses propres filles laides que sont la pornographie, la prostitution, le trafic sexuel et l’exploitation des enfants.

Ainsi, alors que l’interview de M. Biden révèle une catéchèse quelque peu médiocre sur ce qu’est l’Église, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander si son mépris radical, après tant d’années, de l’enseignement moral de l’Église (et de la loi naturelle) sur la vie a affecté et érodé comment il devrait croire.

Où est alors sa boussole morale? Peut-il même en avoir une ? Jésus-Christ est-il vrai Dieu et vrai homme, qui est mort sur une croix et est ressuscité des morts ?

Ou est-ce que Jésus-Christ n’est qu’un philanthrope qui est venu nous apprendre à être «gentil» les uns envers les autres sans prendre conscience des cris silencieux en arrière-plan?

M. Biden est-il plus un roseau secoué par le vent de l’opinion publique, un produit de l’ambition politique, en contraste frappant avec le fortuit et condamné Jean-Baptiste qu’Hérode a dû mettre à mort lorsque ses avertissements sont devenus incommodes?

Priez pour que M. Biden vienne voir et rectifier l’erreur profonde de ses manières, comme Hérode, qu’il se rende capable d’être quelqu’un à qui le Christ peut parler.

Immigration : situation explosive à Lesbos

Début 2020 : L’immigration massive à destination de l’Europe a repris de plus belle. La situation dans le camps de migrants de la Moria sur l’île grecque de Lesbos est plus que jamais explosive. Meutres et incendies s’y succèdent. Les Grecs sont excédés. Clément Martin est allé enquêté sur place. Découvrez les images et les témoignages chocs qu’il en a ramené. Un reportage réalisé par Les Identitaires :

5,7 millions d’euros pour une association qui a milité pour la libération d’Oussama Atar, superviseur des attaques du 13 novembre 2015 !

Nouveau scandale, qui implique notamment Amnesty International, avec un évènement de streaming, #Zevent2020, salué par Emmanuel Macron… :

Soumission à l’islam à l’école : 37 % des enseignants s’autocensurent

Voici le témoignage d’un professeur harcelé, qui a fini par se soumettre :

Mercredi 14 octobre, l’Institut de France a accueilli tables rondes et conférences d’historiens, de professeurs, de témoins de terrain et d’hommes politiques. C’est le premier colloque de la Fondation Kairos depuis sa naissance le 18 juin. Il s’agissait de réfléchir à ce que l’école peut faire pour lutter contre le séparatisme islamiste. A distance et en présentiel, le colloque a réuni plus de 420 personnes.

La Fondation Kairos pour l’innovation éducative est présidée par Xavier Darcos, administrée par Anne Coffinier, sa fondatrice, Chantal Delsol et Cédric de Lestrange. Elle est abritée par l’Institut de France. Répondant à la devise « innover pour transmettre, transmettre pour innover », elle cherche à améliorer l’éducation, notamment en soutenant les professionnels de l’éducation de tous horizons et les établissements scolaires libres et innovants qui associent ambition culturelle, ouverture sociale et capacité à innover pour mieux transmettre.

La matinée du colloque a commencé par trois interventions (intervention en vidéo ci-dessous) :

  • l’ancien inspecteur général de l’Education nationale Jean-Pierre Obin,
  • Chantal Delsol, philosophe,
  • Mathieu Bock-Côté, sociologue.

Ces conférences ont permis de mettre en lumière la radicalisation présente dans l’école publique (selon Jean-Pierre Obin, 37 % des enseignants se sont autocensurés pour éviter des soucis avec leurs élèves, 31 % voient des actes antisémites dans leur établissement) et l’échec de l’école publique à « recueillir l’excellence » (Chantal Delsol), comme à « transmettre un patrimoine de civilisation » (Mathieu Bock-Côté). Xavier Darcos, ancien ministre de l’Education nationale et chancelier de l’Institut, a conclu la matinée.

Début septembre, Jean-Pierre Obin publiait un livre intitulé Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école. L’islamisation est enracinée dans les écoles et la laïcité est de plus en plus bafouée. Entre avril et juillet 2019, 900 signalements d’atteinte à la laïcité ont été rapportés. Même les écoles maternelles ne sont pas épargnées. La grande majorité de ces violations proviennent des élèves, mais aussi des parents et du personnel. Elles concernent les tenues vestimentaires, la cantine, ou les sorties scolaires. Et le plus souvent, les enseignants se retrouvent démunis. Ainsi, 38% des enseignants ont observé des contestations de la loi sur les tenues et signes religieux de la part d’élèves, 36% de la part de parents, et 20% venant de professeurs ou d’autres personnels. Des jeunes filles musulmanes arrivent à l’école avec leur vêtement islamique et l’enlèvent au moment de rentrer. Elles ne nient d’ailleurs pas que le vêtement est un signe de leur appartenance à l’islam. Le personnel est lui aussi concerné. Ses membres n’enlèvent que le voile qui leur couvre la tête et gardent leur longue robe, leur jilbab. Certaines refusent même de retirer le voile.

Selon Jean-Pierre Obin, nous devons reconnaître que l’islamisme est notre adversaire, car, même si nous ne le souhaitons pas, l’islamisme a choisi de nous attaquer et nous n’avons pas le choix. Les différents rapports mettent en évidence la multiplication des contestations des cours, des actes antisémites poussant les élèves et les familles juives à quitter l’école puis le quartier (dans un mouvement plus vaste de stratégies de fuite résidentielle des familles, par crainte de certaines écoles touchées par la présence islamiste), du dénigrement des femmes, des actes de prosélytisme, de l’autocensure chez les professeurs qui n’osent plus traiter des pans entiers du programme en histoire, en sciences de la vie… Il a désigné les responsables de la pénétration islamiste de l’école publique, au premier rang desquels les décideurs politiques de droite comme de gauche. Dans une récente enquête IFOP, 45 % des musulmans de moins de 25 ans déclarent que, pour eux, « l’islam est incompatible avec les valeurs de la société française ».

La doctrine sociale de l’Eglise face à la propriété privée, le covid, l’écologisme, la décroissance, le mondialisme

Samedi 17 octobre se déroulait en Italie, sous l’égide de l’Observatoire International Cardinal Van Thuan un symposium sur la Doctrine Sociale de l’Eglise, au cours duquel Mgr Giampaolo Crepaldi, archevêque de Trieste et président du même Observatoire, a abordé des sujets d’une grande actualité, aussi variés que la propriété privée, le covid, l’écologisme politique, la décroissance, le mondialisme, – un choix qui résonne forcément comme un réponse à Fratelli Tutti. Extraits significatifs traduits par Benoît-et-moi :

(…) Il ne fait aucun doute que la pandémie actuelle de Covid-19 a eu et aura des répercussions importantes sur l’économie. Dans les informations sur le marasme qui nous parviennent à cet égard, deux éléments peuvent être considérés comme certains. Le premier est que l’impact sur l’économie réelle des entreprises et des ménages sera très lourd. À l’heure actuelle, les effets sont freinés par des mesures artificielles, mais cela ne peut pas durer longtemps. Le second est qu’il existe de nombreux centres de pouvoir politique et financier qui entendent utiliser la pandémie pour réorganiser l’économie mondiale d’une manière qui ne peut nous laisser sereins. L’économie est donc actuellement en proie aux idéologies et la pandémie elle-même est gérée de manière idéologique. (…)

L’économie dépend du système moral de référence. Jean-Paul II nous a appris qu’un effondrement économique n’a jamais seulement des causes économiques. Il y a un esprit d’entreprise humain qui précède l’esprit d’entreprise économique, comme nous le rappelle Caritas in Veritate. L’économie dépend des idéologies quand elle oublie cela; la doctrine sociale de l’Église la sauve des idéologies quand elle le lui rappelle.

Dans cette situation, elle [la doctrine sociale de l’Eglise] n’a guère été utilisée et proposée. Le salut a souvent été réduit à la santé et on a fait coïncider le bien commun avec l’application des restrictions ordonnées par le gouvernement. Ainsi, l’économie a été abandonnée aux idéologies. (…)

PROPRIÉTÉ PRIVÉE

Parmi les principes fondamentaux de la Doctrine sociale de l’Église figure le droit naturel à la propriété privée (…). En prévoyant sa déformation éventuelle, Léon XIII avait suggéré que les biens soient considérés comme propres en ce qui concerne la possession, mais comme communs en ce qui concerne leur utilisation. Cette distinction est d’ordre moral et est propre à la personne et à sa créativité. En outre, elle doit être réalisée dans le respect de l’ordre social, par exemple, en passant d’abord par la famille et les organismes intermédiaires. En revanche, lorsque l’usage social de la propriété est imposé du haut d’un système politique centraliste, lorsqu’on pense le mettre en œuvre au moyen d’un système fiscal injuste, voire d’un système de vol, lorsqu’un système bureaucratique est mis en place pour ce faire et que son but est de sa propre préservation, et peut-être même son amplification, alors le principe du droit à la propriété privée est recouvert par l’idéologie. (…) Il [le droit à la propriété privée] est même présente dans le Décalogue ; c’est un élément de la loi naturelle et révélée.

Je fais ces remarques non pas pour célébrer l’exaspération individualiste de la propriété privée, mais parce que j’ai l’impression que la gestion idéologique actuelle de la pandémie vise à réduire ce principe par deux voies apparemment opposées mais désormais combinées. La première est la renaissance du centralisme étatique. La faiblesse de la population, l’alarme sociale souvent induite et l’isolement alimentent un besoin de protection qui offre à l’étatisme un espace inattendu. (…) L’autre voie, apparemment différente, est l’impulsion que la pandémie a donnée à la « société ouverte ». Cela signifie une plus grande unification mondiale, la création de pouvoirs supranationaux forts, un métissage culturel post-religieux, une « obéissance » universelle dans nos modes de vie, l’acceptation d’une hiérarchie de valeurs produite artificiellement. (…)

LE MONDE

La doctrine sociale de l’Église a toujours enseigné le principe de l’unité de la race humaine. Une unité d’origine et de destin. Ce principe ne doit cependant pas être confondu avec les principales propositions mondialistes qui se font jour aujourd’hui. Nous ne devrions pas tolérer de malentendus sur cette question. Si nous poursuivons les idéologies qui prévalent aujourd’hui, nous finirons par contribuer à des solutions erronées et douloureuses. Nous ne pouvons pas non plus nous contenter d’une écoute nominaliste des propositions culturelles actuelles. Le mot « fraternité » prend aujourd’hui de nombreuses significations dont nous devons tenir compte dans toute leur diversité.

Pour la Doctrine sociale de l’Église, la fraternité (fraternità) ou fraternité (fratellanza) humaine se fonde sur deux niveaux. Le premier est d’ordre naturel : nous sommes frères parce que nous sommes tous des hommes, nous sommes égaux en dignité, nous foulons le même sol, nous vivons ensemble non pas pour des raisons de fait mais pour la vocation. Ce niveau naturel nous donne également les règles de notre fraternité, c’est-à-dire la loi naturelle et la loi morale naturelle, qui permettent à la fraternité ontologique de devenir également une fraternité morale. Le Décalogue est une loi de fraternité et de fraternité humaine. En fait, il est valide sous toutes les latitudes.

L’autre plan est le plan surnaturel : nous sommes frères parce que nous sommes enfants de Dieu, enfants d’un seul Père. Le plan naturel est le plan d’une fraternité civique et éthique, le plan surnaturel est le plan d’une fraternité religieuse et salvatrice. Les deux plans sont en continuité l’un avec l’autre, car la nature se réfère au Créateur et le surnaturel au Sauveur, qui sont le même Dieu. Il ne me semble pas qu’il existe d’autres types de fraternité dignes de ce nom que ces deux-là.

(…) Lorsque, par contre, le concept de fraternité est déformé pour des raisons imputables à l’économie, alors l’économie est également déformée. Il me semble que c’est la situation dans l’Union européenne, où il y avait une certaine idée de la fraternité qui aurait dû animer l’économie, mais c’est finalement la nouvelle économie qui a demandé et obtenu un nouveau (faux) concept de fraternité. Du cadre culturel de l’Union européenne ont disparu à la fois le fondement naturel de la fraternité, puisque les Cours européennes et le Parlement européen ne se réfèrent plus au droit naturel, et le véritable fondement transcendant, qui ne peut être remplacé par une référence générique aux religions, quelles qu’elles soient.

ÉCOLOGISME

(…) L’écologisme actuel, s’il est appliqué selon des idéologies qui semblent le dominer, produit des injustices et affecte les pauvres. On dépense plus de ressources pour les chiens que pour les enfants, pour la recherche sur la salubrité de l’air que pour la défense de la vie, pour apprendre aux nouvelles générations à respecter l’environnement plutôt que pour avoir des enfants. Dans Caritas in Veritate, Benoît XVI a mis en évidence avec beaucoup de clarté cette distorsion fondamentale de notre culture, qui détourne l’économie de ses véritables objectifs. Des sommes énormes sont dépensées pour défendre la nature plus que pour défendre l’homme. On voit ici opérer l’idéologie d’une nature déshumanisée, mais à ce stade, ce n’est qu’un tas de pierres. Pensons, par exemple, aux prédictions récurrentes sur l’épuisement des ressources énergétiques. Elles négligent les ressources humaines, comme si tout était entre les mains de la matière et rien entre les mains de l’intelligence humaine.

Le principal dommage économique produit par l’idéologie écologiste consiste à induire une réduction du taux de natalité. Si nous réglons l’économie sur la consommation individuelle et surtout hédoniste, une société sans enfants, sans famille, composée d’individus asexués ou polyvalents qui travaillent pour consommer et consomment pour travailler est certainement attractive pour des opérateurs économiques sans scrupules. Mais si nous regardons l’économie réelle, nous voyons que s’il n’y a pas de famille et si les enfants ne naissent pas, le système en général ne fonctionne pas.

L’ANTIFAMILISME ET L’ANTINATALISME

L’idéologie antifamiliste et antinataliste est aujourd’hui parmi les plus pernicieuses. Jean-Paul II avait bien souligné l’importance économique fondamentale de la famille qui est une école de travail, une raison d’épargner, un amortisseur social en cas de crise, un capital social, une éducation aux vertus civiques, une transmission des connaissances et des compétences entre les générations. Le manque de nouveau-nés entraîne un manque de vision de l’avenir de la part d’une société vieillissante, des coûts improductifs, une dépendance vis-à-vis des institutions politiques, une stagnation de la créativité au travail. L’idéologie antifamiliste et antinataliste veut changer l’économie, mais le but est de créer une société antifamiliste et antinataliste dans les valeurs diffusées. Son but est de nier la famille et la vie. Et qu’on y prenne garde, non seulement de nier la famille et la vie naturelles, mais de nier la Sainte Famille et la vie surnaturelle. (…)

Nous pensons que la question de Dieu n’a rien à voir avec cela et au contraire elle est centrale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la doctrine sociale de l’Église s’y intéresse. Si la question de Dieu était accessoire et marginale et si les choses pouvaient bien se passer même sans Lui, la Doctrine sociale de l’Église serait utile mais pas indispensable, comme nous le pensons au contraire. Une vision idéologique de la vie, de la famille, de la nature, de l’économie n’est pas neutre par rapport aux conséquences religieuses. (…)

LA DÉCROISSANCE ÉCONOMIQUE

Tout cela est à la base d’une autre idéologie qui est aujourd’hui très répandue, l’idéologie de la décroissance économique. (…) Elle ne signifie pas la simple prudence économique, mais indique un blocage du progrès et de la production de richesses, comme si le fait d’être tous plus pauvres était en soi une garantie de justice et de paix. En ce sens, la décroissance a toutes les caractéristiques de l’utopie, outre celles de l’idéologie. Les différents millénarismes et paupérismes hérétiques que nous avons connus au cours de l’histoire ont exprimé le même concept. Mais l’Eglise les a toujours contestés et l’activité des moines a toujours pensé à humaniser la nature plutôt qu’à naturaliser l’homme. Pour ce faire, ils ont été poussés non seulement par l’amour de la nature, non seulement par l’amour de l’homme, mais surtout par l’amour de Dieu.

Les utopies ont toujours causé de grandes souffrances à l’humanité. L’utopie de la décroissance fait sienne l’utopie égalitariste, qui entend la dignité commune de l’humanité comme une identité existentielle. Il est vrai que tous les hommes sont égaux en dignité essentielle. Toutefois, cela ne signifie pas qu’ils sont égaux en termes de dignité morale, ni qu’ils sont égaux en termes de conditions de vie. Lorsque les diversités ne sont pas causées par l’injustice, elles représentent une valeur pour la société dans son ensemble, car tous les hommes n’ont pas les mêmes talents et ne sont pas tous capables du même engagement. Lorsque le centralisme politique et économique prévaut, on risque de comprendre l’égalité comme un aplatissement garanti par le système. Plus ou moins toutes les formes d’aide publique que nous avons connues au cours des dernières décennies ont commis cette erreur. L’idéologie égalitariste commet ensuite une autre erreur d’approche : elle pense que les inégalités sociales provoquent des inégalités morales, alors que c’est le contraire qui est vrai. Ce n’est pas la pauvreté qui produit l’immoralité, mais l’immoralité qui produit la pauvreté. (…)

La raison est inutile avant l’événement et odieuse après

Il semblerait que Cnews et certains journalistes découvrent toute la pertinence des analyses politiques (et prophétiques?) d’un certain Jean-Marie le Pen :

Immigration, ségrégation, partition

Dans un fil publié sur Twitter, Philippe Lemoine examine une publication de France Stratégie, élaborée à partir des données de la base Saphir de l’INSEE. Les chercheurs de France Stratégie ont notamment calculé la proportion d’enfants immigrés non-européens ou vivant avec au moins un parent immigré non-européen par IRIS, des zones géographiques contenant en moyenne 2500 personnes. Cela permet de calculer ce qu’ils appellent le taux de concentration, plus connu sous le nom d’indice d’isolation, de cette population. C’est l’un des nombreux indices utilisés dans la littérature pour mesurer divers aspects du phénomène de ségrégation. 

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Leur analyse montre que les enfants immigrés non-européens ou vivant avec au moins un parent immigré non-européen habitent dans un quartier où ils représentaient en moyenne 42% des moins de 18 ans en 2015 contre 31% en 1990 !

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Par ailleurs la proportion des enfants immigrés non-européens ou vivant avec au moins un parent immigré non-européen qui résident dans un quartier où ils sont majoritaires chez les moins de 18 ans est passée de 17% à 38% entre 1990 et 2015.

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Cette analyse ne concerne que les habitants des unités urbaines de plus de 100 000 habitants dont elle a aussi exclut quelques IRIS pour des raisons dans lesquelles je ne vais pas rentrer. Mais ça représente quand même environ 44% de la population française.

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De plus, si ces unités urbaines contiennent ~44% de la population française, il ne fait aucun doute que l’immense majorité des immigrés y vivent, car ils sont beaucoup plus concentrés en zone urbaine et notamment en région parisienne que les natifs. insee.fr/fr/statistique

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D’autre part, dans les unités urbaines de plus de 100 000 habitants, cette analyse sous-estime sans doute assez considérablement non seulement le niveau de concentration des populations d’origine non-européenne mais aussi l’évolution de cette concentration. Cela pour au moins 3 raisons :

  1. les chiffres que j’ai cités ne prennent pas en compte les petit-enfants d’immigrés
  2. ni les enfants d’immigrés vivant avec un seul parent non-immigré
  3. et ils ont été calculés à l’échelle des IRIS qui sont loin d’être totalement homogènes.

En ce qui concerne 1, en 2011, Tribalat estimait à partir des données du recensement et de l’enquête Famille et logements que les petit-enfants d’immigrés non-européens représentaient ~17% des effectifs des immigrés non-européens et de leurs enfants chez les moins de 60 ans. Ça veut dire que, si on se restreignait aux moins de 18 ans, ce serait encore plus que ça, donc la sous-estimation de la concentration des enfants issus de l’immigration non-européenne induite par leur omission est probablement significative.

Je pense que, par rapport à 1, l’effet de 2 est assez faible, même si je ne pense pas qu’il soit négligeable. Mais il est probable que 3 conduit à une sous-estimation assez importante de la concentration des enfants d’origine non-européenne. En effet, je rappelle que les IRIS ont en moyenne une population de 2500 habitants, avec un écart-type de ~1000. Or n’importe qui peut voir que beaucoup de zones de peuplement de cette taille sont loin d’être homogènes ethniquement.

Si on prenait en compte tout ça, ce qui est impossible car les données du recensement ne le permettent pas, il ne fait aucun doute que l’indice d’isolement des enfants d’origine non-européenne augmenterait significativement. De plus, 1 et 2 ne conduisent pas seulement à une sous-estimation de la concentration des enfants d’origine non-européenne à un instant t, mais entraîne aussi une sous-estimation de la hausse de cette indice à travers le temps ! En effet, le nombre de familles monoparentales a doublé depuis 1990 (insee.fr/fr/statistique) et, même s’il est impossible de quantifier cette évolution, il ne fait aucun doute que le nombre de petit-enfants d’immigrés non-européens a totalement explosé depuis.

Par conséquent, non seulement beaucoup plus que 38% des enfants d’origine non-européenne vivent dans des quartiers où plus de la moitié des enfants sont aussi d’origine non-européenne, mais cette proportion a augmenté beaucoup plus rapidement que ne le suggère cette étude. Or, d’après cette étude, cette proportion avait déjà plus que doublé entre 1990 et 2015… Les efforts consentis pour favoriser la “mixité sociale”, qui sont peut-être insuffisants mais qui existent quand même et ont coûté beaucoup d’argent, ont été noyés par l’immigration.

Je rappelle encore une fois que les chiffres que je donne ne concernent que les unités urbaines de plus de 100 000 habitants, mais que c’est dans ces zones que l’immense majorité des enfants d’origine non-européenne vivent.

Comment voulez-vous que des gens qui grandissent dans des endroits où plus de la moitié de leurs pairs sont aussi d’origine non-européenne s’assimilent à la culture française ? Je ne comprends pas pourquoi les gens continuent de s’étonner que l’intégration échoue si souvent… De fait, c’est un échec, il faut être complètement aveugle pour refuser d’accepter qu’il y a une énorme différence entre l’intégration des immigrés européens et celle de la plupart des immigrés non-européens.

Ces derniers ont par exemple un taux d’incarcération beaucoup plus élevé.

Mais il est encore plus intéressant de décomposer ça par pays/région d’origine, ce que les données de l’administration pénitentiaire permettent. Le graphique ci-dessous montre ce que ça donne.

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Leurs enfants ont des moins bons résultats à l’école, sauf pour les enfants d’immigrés asiatiques. cnesco.fr/wp-content/upl

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Ils sont moins diplômés, ont un taux d’activité plus faible et un taux de chômage plus important, de même que leurs enfants.

Ils sont aussi beaucoup plus endogames, tout comme leurs enfants, ce qui n’a rien d’étonnant vu leur degré d’isolement du reste de la population.

Ça ne veut évidemment pas dire qu’il n’y a pas des gens issus de l’immigration non-européenne qui sont parfaitement intégrés et ont assimilé la culture française. Il y en a même plein, mais il n’en reste pas moins vrai que très souvent ce n’est pas le cas.

J’aimerais donc beaucoup qu’on m’explique comment on va faire pour assimiler des gens quand ils grandiront dans des quartiers où 75% de leurs pairs sont d’origine non-européenne alors qu’on y arrive déjà pas quand ils sont 25%.

J’ai téléchargé les données de l’application interactive de France Stratégie et j’ai calculé la répartition des enfants immigrés non-européens ou vivant avec au moins un parent immigré non-européen en fonction de leur proportion dans le quartier ou ils vivent. Cette analyse montre que, en 2015, 67% d’entre eux vivaient déjà dans des quartiers où ils étaient plus de 25% des moins de 18 ans. Ils n’étaient que 45% en 1990. Si l’immigration continue au même rythme, dans 25 ans, cette proportion aura encore augmenté massivement.

De plus, les données publiées par France Stratégie ne contiennent les informations nécessaires au calcul qu’au niveau des TRIRIS, des regroupements de 3 IRIS. C’est pour ça que l’indice d’isolement que je calcule est plus bas que celui des chercheurs de France Stratégie. Par exemple, d’après mes calculs, moins de 30% des enfants immigrés non-européens ou vivant avec au moins un parent immigré non-européen résidaient dans un TRIRIS où ils étaient majoritaires chez les moins de 18 ans, contre 38% si on fait le même calcul à l’échelle des IRIS. Comme les données sur l’origine sont considérées comme “sensibles”, les chercheurs n’ont pu partager les données qu’à l’échelle des TRIRIS, mais ils ont eu accès aux données à l’échelle des IRIS pour leurs propres calculs et les chiffres qu’ils rapportent sont basés là-dessus. Comme je l’ai déjà noté, si on pouvait descendre en dessous de l’IRIS, ce serait encore plus que 38%. Et ce serait encore plus si on avait des données sur les petit-enfants d’immigrés et qu’on pouvait prendre en compte les enfants qui ne vivent pas avec leur parent non-européen. Pour vous donner une idée, à Conflans-Sainte-Honorine (où a été assassiné M. Paty), la proportion d’enfants immigrés non-européens ou vivant avec au moins un parent immigré non-européen est de seulement 24%. Environ 69% d’entre eux vivent dans un TRIRIS où elle est supérieure… Elle ne dépasse 30% dans aucun quartier et, à l’échelle des TRIRIS en tout cas, ils sont répartis de façon quasiment homogène sur la commune, donc on ne parle pas d’un endroit avec des énormes ghettos. francestrategie.shinyapps.io/app_seg/

Il est évident que, à moins de couper les flux migratoires qui ne font qu’alimenter le problème et réduisent à néant tous les efforts qu’on peut faire pour régler celui-ci, on n’en sortira pas. Si vous n’êtes pas d’accord expliquez moi *concrètement* comment vous allez faire. Certains vont peut-être me dire que, si on lutte sérieusement contre la ségrégation, on n’a pas besoin d’arrêter l’immigration. On entend en effet beaucoup de gens insister sur l’importance de favoriser la “mixité sociale” depuis vendredi.

Je suis tout à fait d’accord qu’il faut lutter contre la ségrégation. Mais quand on regarde les chiffres, l’idée que ça va permettre de résoudre le problème du communautarisme ne tient pas debout une seconde, elle est totalement déconnectée de la réalité.

Pour voir pourquoi, il faut introduire une autre mesure, à savoir l’indice de dissimilarité. Cet indice mesure la proportion des membres d’un groupe qui devraient changer de quartier pour que les membres de ce groupe soient répartis de façon homogène sur le territoire.

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D’après France Stratégie, pour les enfants immigrés non-européens ou vivant avec au moins un parent immigré non-européen à l’échelle des IRIS, cet indice était de 38% en 2015…

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Donc ça n’arrivera évidemment jamais ! Est-ce que vous imaginez le nombre de personnes qu’il faudrait déplacer pour arriver à ce résultat ? Si vous pensez que c’est possible, j’aimerais que vous m’expliquiez *concrètement* comment vous comptez faire.

Non seulement ça n’arrivera jamais, mais même si on pouvait répartir de façon uniforme sur le territoire les gens d’origine non-européenne d’un coup de baguette magique, ils sont désormais tellement nombreux chez les jeunes que ça poserait quand même d’énormes problèmes. En effet, dans les unités urbaines de plus de 100 000 habitants, les enfants immigrés non-européens ou vivant avec au moins un parent immigré non-européen représentaient 27% des moins de 18 ans en 2015.

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Par conséquent, *même s’ils étaient répartis de façon parfaitement uniforme au sein des unités urbaines de plus de 100 000 habitants*, ils représenteraient quand même 27% des moins de 18 ans dans tous les quartiers ! C’est plus qu’à Conflans-Sainte-Honorine…

Encore une fois, ce chiffre n’inclut pas les petit-enfants d’immigrés non-européens à moins qu’ils aient un parent qui est lui-même immigré non-européen, ni les enfants d’immigrés non-européens issus d’un couple mixte vivant avec leur parent européen en famille monoparentale.

Donc l’idée qu’on va régler le problème en luttant contre la ségrégation est totalement fantaisiste. C’est juste un moyen d’éviter de regarder les choses en face et de parler de l’immigration. Vous n’allez pas envoyer de force les gens issus de l’immigration à la campagne…

Même si on coupe les flux migratoires tout de suite, ça va être très difficile à gérer, mais si ce qui est sûr c’est que c’est une condition nécessaire pour régler le problème, parce que sinon il ne va faire qu’empirer. Regardez comment les choses ont évolué depuis 1990.

Encore une fois, si vous pensez que c’est faux, dites moi *concrètement* comment vous allez faire pour régler le problème si on ne coupe pas l’immigration. Je ne veux pas de slogans, je veux des propositions concrètes, qui ont une chance d’aboutir.

Parce que c’est bien gentil de parler du “vivre-ensemble” et de dire que la diversité est une “chance pour la France”, mais le “wishful thinking” n’est pas une politique et, une fois qu’on a dit ça, on n’est pas plus avancé. C’est ce qu’on fait depuis 30 ans, sans aucun résultat.

Encore une fois, même si on arrête l’immigration, je ne dis pas que ce sera facile ou que j’ai des solutions miracles. Ce que je dis, c’est qu’à moins de couper les flux migratoires ou du moins de les réduire drastiquement, on ne s’en sortira pas.

Il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas remettre en cause l’immigration mais qui se plaigne du communautarisme, de la racialisation du débat, de l’islamisme, etc. Il faut être clair : si l’immigration se poursuit au même rythme, vous aurez tout ça, donc faites un choix.

Quand votre maison est en feu, la première chose à faire, c’est d’arrêter de balancer de l’essence dessus. Je sais que ça paraît évident, mais ça fait plus de 30 ans que ça dure et nos élites n’ont toujours pas compris ça, donc à un moment il va falloir se réveiller.

Je ne vois pas comment quelqu’un doté d’un minimum de bon sens qui analyse lucidement les chiffres peut arriver à une conclusion différente. Mais il est vrai que le discours médiatique sur la question ne s’intéresse pas aux chiffres auxquels il préfère des slogans vides de sens.

Ça fait des décennies qu’on fait la même chose et, alors qu’il est de plus en plus évident que ça ne marche pas, au lieu de l’accepter, on continue en disant que ça finira bien par marcher. C’est complètement irrationnel !

La seule raison pour laquelle des gens nient encore ça, c’est qu’on leur a mis dans la tête que tout discours tendant à demander une restriction de l’immigration était raciste, mais putain qu’est-ce qu’il y a de raciste dans ce que je viens d’expliquer ? Il faut arrêter avec ça.

Selon moi, la seule réponse cohérente qu’on peut me faire, c’est qu’arrêter l’immigration est tout aussi irréaliste que régler le problème du communautarisme en réduisant la ségrégation. C’est encore un mythe, mais ce thread est déjà très long, donc j’en parlerai une autre fois.

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