Neuvaine « Discerner sa vocation avec Marie », jour 6
Au temps des grands choix, lorsque l’heure est venue de confier à Dieu nos attentes, nos projets et nos doutes, la Vierge Marie nous offre ses bras pour nous porter vers la Lumière.
Alors, laissons-nous conduire…
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Cette neuvaine a reçu l’imprimatur de Mgr Marc Aillet.
Sixième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, je suis parfois comme un marin dans la tempête. Angoissé de ne pas trouver le sens de ma vie, je cherche frénétiquement des signes pour orienter mon existence au quotidien. C’est alors que je veux m’asseoir aux pieds de Jésus et l’écouter me dire : « Si quelqu’un vous dit : “Voilà le Messie ! Il est là !” ou bien encore : “Il est là !”, n’en croyez rien. Il surgira des faux messies et des faux prophètes, ils produiront des signes grandioses et des prodiges, au point d’égarer, si c’était possible, même les élus. » (Mt 24, 23-24) Aidez-moi, ô ma Mère, à ne pas me laisser berner par des faux signes. Avec vous j’invoque mon ange gardien pour qu’il me protège de toute illusion.
Très Sainte Vierge, qui avez entendu l’appel du Seigneur, je désire que mon âme fasse sienne les paroles du messager du Père du Ciel : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » (Lc 1,30)
Aussi, avec votre intercession je désire évangéliser ma volonté, mon regard sur les événements de la journée et les personnes que je rencontre.
Délivrez mon esprit de toute obsession afin que j’accepte d’entrer dans le temps de l’Amour, temps long ou temps court c’est égal, « gressibus amoris », pas à pas dans l’amour, comme m’y invite saint Grégoire le Grand.
O Marie, Notre-Dame qui éclaire ma nuit en me montrant Jésus mort et ressuscité, Lumière pour ma vie, priez pour nous.
Prière à Marie
O Marie, je vous consacre mes souhaits, mes passions, mes attraits.
Renouvelez mon désir ardent de marcher à la suite de Jésus,
Avec vous, j’aspire à discerner dans les événements de mon existence la Providence qui me conduit.
Donnez-moi d’être fidèle à l’instant présent, dans un esprit de silence et en union à Dieu.
Avec vous, je choisis d’inscrire au cœur de ma vie la prière, le service des pauvres et la persévérance dans l’effort.
Aidez-moi à fréquenter de bons et vrais amis.
Délivrez mon esprit des nœuds qui pourraient freiner ma capacité à m’engager, à prendre mes responsabilités.
O Marie, Notre-Dame qui donne la joie, priez pour nous.
Le Conseil d’état italien suspend l’obligation de port du masque pour les élèves
Le président Frattini de la section III du Conseil d’État italien, a rendu une décision condamnant l’usage des masques à l’école chez les mineurs.
La décision, en italien, est ici.
Le juge a considéré que :
« Le mineur ne peut pas se voir imposer l’usage d’un masque pendant la durée des cours, en raison du risque de fatigue respiratoire.»
Loi sur le séparatisme : les consciences mises sous contrôle
En 5mn, Jean-Frédéric Poisson dénonce le projet de loi sur les principes républicains :
Sur Twitter, un assistant parlementaire fait cette intéressante mais terrible révélation, suite au festival de propos christianophobes :
C’est leur grande théorie, rêve entendu dans le conversations de députés LREM : interdire le baptême et les sacrements avant l’âge du consentement…
— Gonzagنe deChantérac (@gdechanterac) February 4, 2021
Barbouzerie et connivence maçonnique à Puteaux
De Bernard Antony :
C’est sans doute parce que j’ai, il y a treize ans, publié un ouvrage « Vérités sur la franc-maçonnerie » que quelques lecteurs de ce blog m’ont demandé de leur dire ce qu’il en est de cette loge de Puteaux, dont les medias ont parlé à propos d’une sordide affaire criminelle qui aurait été concoctée en son sein.
Certains m’ont paru faire une confusion entre l’obédience de la « Grande Loge de France dont le siège est 8 rue Puteaux (17°) à Paris et celle de la « Grande Loge Nationale Française » dont le siège est 12 rue Christine de Pisan (17°), mais dont la ville de Puteaux héberge une loge comme dans une villa (au 28/30) rue Lucien Voilin) dont le loyer (très modeste) est payé par l’APHEC (Association philosophique et culturelle).
Ce qui défraye maintenant la chronique à propos de cette loge, c’est qu’elle aurait été le lieu d’une connivence à des fins criminelles entre son vénérable maître (Jean-Luc B.) et d’autres étranges « frères » à profil barbouzard dont un ancien commandant (Daniel B.) de l’ex-DCRI ( Direction Centrale du Renseignement Intérieur). Cela, afin d’assassiner une certaine Marie-Hélène Dini, une « coach » (psychothérapeute pratiquant l’hypnose et faisant volontiers la confidence qu’elle serait un agent du Mossad !) par trop efficacement concurrente professionnellement du vénérable maître, lui aussi un « coach ».
La providence pour madame Dini a fait que le 24 juillet dernier une équipe de la brigade anticriminelle de Créteil repéra et contrôla une Clio noire s’avérant volée, à bord de laquelle étaient deux hommes armés qui, après avoir raconté des salades, avouèrent qu’ils s’apprêtaient à exécuter un « contrat » sur Marie-Hélène Dini.
Depuis, la police et la justice ont remonté les fils de cette affaire, certes abracadabrantesque, mais… parfaitement criminelle.
L’avocat de la « coach » ciblée, Me Joseph Cohen-Sabban, a évoqué ainsi cette affaire :
« C’est une affaire terrifiante où se croisent des militaires qui ont oublié le mot scrupule et le sens du devoir, des barbouzes qui naviguent dans les eaux troubles de la sécurité privée et un homme d’affaires véreux qui utilise la maçonnerie pour régler ses comptes professionnels ».
Mes aimables lecteurs-questionneurs m’ont demandé aussi comment je considérais cette affaire en regard de son contexte maçonnique.
Je ne puis dans la limite d’un blog développer à nouveau les raisons, que j’ai exposées dans mon livre, de mon opposition à la franc-maçonnerie. Pour faire bref et aller à l’essentiel, elles sont de deux ordres.
- La première porte sur le fond. Globalement, dans la plupart de ses obédiences, la franc-maçonnerie professe une totale hostilité envers toute acceptation de dogmes. Cela vise particulièrement le catholicisme. En fait, il s’agit d’un dogmatisme de l’antidogmatisme, ou autrement dit, l’affirmation qu’il n’y a pas de vérité et que c’est… la seule vérité !
Oh ! Je sais bien qu’il existe parmi les obédiences maçonniques des positions divergentes voire antagonistes sur le catholicisme, selon qu’il s’agisse des grandes obédiences laïcardes et pro-culture de mort LGBT ou de la GLNF et autres loges déistes ou dites spiritualistes. Mais même dans ce qu’il y a de moins à gauche, à ce que je lis dans leurs publications, le relativisme y est la position la plus partagée, et le refus de l’idée même de vérité ne conduit-elle pas au suicide de l’intelligence, au nihilisme ?
- La deuxième porte sur la réalité indéniable que la franc-maçonnerie est depuis toujours un lieu de formation de « hiérarchies parallèles », c’est-à-dire de « pouvoirs non assortis de responsabilités », de connivences discrètes sinon secrètes. À rebours même de l’affirmation démocratique, si martelée.
De fait, on peut reprendre sur ce point la formulation de Gustave Thibon : « À la boursouflure du mot correspond l’atrophie de la réalité ».
Historiquement, et dès sa création en Angleterre, la maçonnerie a été souvent une « auberge espagnole » où chacun des membres apportait ce qu’il voulait, du moins à la mesure de son influence. Et souvent à l’ombre des loges les plus influentes se sont développées les pires utopies. Il suffit de considérer le rôle de la loge des « neuf sœurs » qui regroupa tout le « gratin » de la révolution française.
À l’ombre des loges ont pu aussi se tisser des connivences affairistes voire criminelles comme dans le cas évoqué ci-dessus.
Mais la plus élémentaire honnêteté exige de rappeler que ce n’est pas seulement dans les loges que l’on peut concocter de sordides machinations. L’Église catholique et, à son plus haut niveau, le Vatican, n’ont pas été et ne sont pas exempts de pareilles choses. Le Diable se plaît toujours à aller subvertir – ou du moins à essayer – ce qu’il y a de plus proche de Dieu.
Même s’il en vient un certain nombre, tous les maux de la société ne viennent pas de la franc-maçonnerie…
Bioéthique : un débat de moins en moins apaisé
Communiqué des AFC :
En 2ème lecture, dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 février, le Sénat a voté à une large majorité un projet de loi de bioéthique radicalement réécrit. Les sénateurs ont rejeté l’extension de la PMA, l’autoconservation des ovocytes, le critère subjectif de « détresse psychosociale » qui aurait permis des avortements jusqu’à la naissance, et maintenu l’interdiction de la création de chimères et d’embryons transgéniques.
Par ce vote lucide et courageux, les sénateurs ont montré leur attachement au respect de l’intégrité de l’espèce humaine.
Le projet de loi sera désormais examiné en Commission Mixte Paritaire (CMP) à une date encore inconnue. Si celle-ci échouait le texte serait renvoyé devant l’Assemblée Nationale pour une troisième et dernière lecture et un vote définitif.
Pour les Associations Familiales Catholiques, les circonstances rocambolesques des débats et des votes de cette seconde lecture au Sénat sont le témoignage flagrant que l’excès des transgressions depuis 2018, sur ces sujets majeurs, entraîne des clivages de plus en plus marqués, à mille lieues du « débat apaisé » promis par le Président de la République.
Les Associations Familiales Catholiques appellent solennellement une nouvelle fois à un moratoire sur ce texte, ni bio, ni éthique, qui ne convainc personne et divise toujours plus les Français, au moment où les crises de tous ordres s’accumulent.
Les Associations Familiales Catholiques demeurent extrêmement concentrées et mobilisées sur l’avenir de ce projet de loi. Elles préparent d’ores et déjà d’autre formes d’actions fortes pour permettre une prise de conscience collective des enjeux majeurs qu’il soulève, au service des enfants et de la société tout entière.
Dans la rubrique des cinglés
Alexandre Padilha, député du Parti de gauche brésilien (PT) et ancien ministre de la santé de Dilma Rousseff, vient de déposer un projet de loi qui imposerait aux entreprises de plus de 100 salariés bénéficiant d’aides ou de contrats de l’État brésilien de réserver 3% de leurs postes à des personnes transgenres.
On se demande comment nos politiques n’ont pas encore eu cette brillante idée…
Eugénisme : un couple poursuit un médecin pour n’avoir pas rapidement prévenu que leur enfant était porteur de la trisomie
Dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles, Jean-Marie Le Mené dénonce :
« La loi Veil a inventé le mensonge qui transforme la mort en soin. »
Nouvel exemple avec ce médecin, qui a comparu, mardi 26 janvier devant la chambre disciplinaire normande de l’ordre des médecins, car un couple lui reproche « deux mois de retard » de diagnostic de trisomie 21 chez l’enfant qu’ils attendaient. L’existence de cette anomalie ayant été confirmée par la suite, ils ont eu recours à l’avortement.
Une première échographie avait été réalisée au cabinet du Dr R. en juillet 2018. Le gynécologue avait estimé que la grossesse, démarrée fin mai, devait arriver à son terme fin février 2019. À l’issue d’une seconde échographie, qui n’avait pas révélé d’anomalie, le spécialiste avait prescrit une analyse sanguine, prévue dans le cadre du dépistage de la trisomie 21.
La femme a affirmé n’avoir jamais reçu le résultat de ce test réalisé à la mi-août. Malgré des appels téléphoniques, elle n’avait pas réussi à joindre le médecin, parti en vacances et dont le cabinet devait fermer ses portes jusqu’à la fin de l’année pour des travaux.
De nouvelles analyses avaient alors été effectuées jusqu’à ce que l’anomalie soit finalement décelée en octobre, conduisant à la décision d’éliminer l’enfant.
Le couple reproche au médecin un manquement à l’information et à la continuité des soins, pour n’avoir pas été orienté vers un autre professionnel. Le Conseil départemental de l’ordre des médecins de l’Eure s’est associé à la plainte du couple. Le médecin avait plaidé l’erreur d’acheminement du courrier : il leur avait adressé en reprenant l’adresse mentionnée par le laboratoire, mais qui était erronée.
C’est arrivé un 5 février…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 5 février: saints du jour français ou en France.
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St Avit, évêque de Vienne († 518)
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Grâce à sa foi et à son zèle, au temps du roi Gondebaud, la Gaule fut protégée des ravages de l’hérésie arienne.
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Bse Françoise Mézière, vierge et martyre († 1794)
À Laval, en 1794, la bienheureuse Françoise Mézière, vierge et martyre. Occupée à l’éducation des enfants et aux soins des malades, sous la Révolution française, elle fut arrêtée et guillotinée en haine de la foi.
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le 5 février 914 : décès du pape Landon.
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le 5 février 1265 : élection du pape Clément IV.
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le 5 février 1369 : les consuls de Cahors jurent de porter secours au Roi de France Charles V déclarant que :
« …même sous la domination anglaise, ils n’avaient jamais cessé d’avoir le cœur français ».
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le 5 février 1517 : François Ier se rend au parlement pour y faire approuver le concordat.
Le Parlement suivant l’avis des prélats et de l’université, élude l’enregistrement.
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le 5 février 1556 : Trêve de Vaucelles.
Cette trêve de cinq ans, conclue entre Charles Quint et le Roi de France Henri II, à l’abbaye de Vaucelles donne Metz, Corse, Savoie et Piémont à la France et doit mettre fin aux opérations en Italie. Elle va dure moins d’un an, alors que, lors de la signature, le cardinal Réginald Pole, évoque les ennemis de la foi, faisant allusion aux croisades et à l’indispensable alliance des souverains chrétiens !
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le 5 février 1589 : le parlement de Toulouse reconnaît pour roi le cardinal de Bourbon, et ordonne de battre monnaie à son coin.
La ligue se servit de lui comme d’un succédané de roi pour l’exécution de ses projets contre Henri IV.
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le 5 février 1650 : naissance d’Anne-Jules de Noailles.
Anne-Jules de Noailles nait le 5 février 1650 à Paris. Fils du 1er duc de Noailles, et d’Anne-Louise Boyer de Sainte-Geneviève-des-Bois, il est, dès 1677 à 27 ans, nommé maréchal général des camps et armées du Roi, puis maréchal de France et capitaine de la compagnie des gardes du corps. Il devient plus tard gouverneur de Roussillon. Il décède le 2 octobre 1708 à l’âge de 58 ans.
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le 5 février 1626 : Paix de La Rochelle, qui garantit celle de Montpellier.
La Rochelle fait partie des places fortes qu’Henri IV a concédées aux protestants pour leur sécurité. Si Richelieu peut tolérer que les protestants tiennent tête à son pouvoir, il ne pourra plus, un an plus tard, admettre le pacte qui lie La Rochelle à l’Angleterre ; surtout si cette dernière est en guerre contre la France.
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le 5 février 1679 : le Traité de Nimègue.
Après cinq ans de luttes, les coalisés n’ont conquis aucun avantage sur Louis XIV; ils sont épuisés. Les Hollandais, les Espagnols et l’Empereur commencent, dès 1676, à négocier à Nimègue. Pendant ces négociations l’Angleterre rentre en guerre contre la France. Les négociations s’éternisent, car les Hollandais réclament une frontière solide avec les Pays-Bas espagnols et un arrangement commercial avec la France; car l’Empereur réclame un retour aux Traités de Westphalie ; car l’Espagne réclame un retour à celui des Pyrénées.
Le 5 février 1679, est signé entre la France, l’Empereur et la Suède, le dernier des 4 traités qui sortent de ses négociations. Il complète Le traité de Nimègue est signé le 10 août 1678 à Nimègue aux Pays-Bas, entre les Provinces-Unies et la France.
Au total Louis XIV sort renforcé; il consolide les frontières du Nord de la France et devient l’arbitre de l’Europe. S’il restitue Maastricht, il obtient que l’exercice de la religion catholique y soit libre. Le traité de commerce établit entre la France et les Provinces-Unies une liberté réciproque. L’Espagne cède à Louis XIV la Franche-Comté et une douzaine de places de la Flandre. La nouvelle frontière sera fortifiée par Vauban. L’Empereur assure au Roi de France le passage à travers des territoires allemands ou lorrains pour secourir éventuellement ses alliés suédois
Le Traité de Nimègue marque l’apogée du règne de Louis XIV. La France a acquis le sud des Pays-Bas, la Franche-Comté, Cambrai, Maubeuge Valenciennes, l’Alsace, le Sénégal et la Guyane. Ce traité marque la fin de la guerre de Hollande qui opposait la France aux Provinces-Unies et à l’Espagne depuis 1672.
Le tableau d’Henri Gascard représentant les diverses délégations se trouve, actuellement, au musée du Valkhof ; la délégation française, composée du Maréchal Godefroy comte d’Estrades, de Charles Colbert, marquis de Croissy et de Jean-Antoine comte d’Avaux se trouve au premier rang.
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le 5 février 1677 : Louis XIV donne son approbation aux plans de Hardouin-Mansart pour les Invalides.
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le 5 février 1782 : l’Espagne prend Minorque à la Grande-Bretagne, avec l’aide de la France.
Cette opération se déroule pendant la guerre d’indépendance des Etats-Unis. Depuis le traité de Paris de 1763, la France souhaite prendre sa revanche sur l’Angleterre.
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le 5 février 1810 : Napoléon rétablit la censure et déclare :
« Le droit d’imprimer n’est pas du nombre des droits naturels. »
Il crée les prisons d’État pour, selon ses propres mot :
« …les personnes détenues sans qu’il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en liberté ».
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le 5 février 1867 : le général Bazaine emporte le dernier drapeau tricolore et prend la route de Vera-Cruz.
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le 5 février 1875 : le pape Pie IX condamne dans son encyclique Quod num quam les lois et le Kulturkampf du chancelier Otto von Bismarck.
Bismarck fait voter, en réaction, l’abolition de toutes les congrégations le 31 mai. Pour lui l’Eglise catholique est l’ennemi principal du peuple allemand.
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le 5 février 1962 : De Gaulle préconise une Algérie indépendante sur la base d’une coopération amicale avec la France.
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le 5 février 1987 : Michel Baroin, PDG de la Fnac, meurt dans un accident d’avion.
Ce franc-maçon, ancien grand maître du grand orient de France aurait été assassiné ? D’aucuns dirent à l’époque qu’il était en train de se convertir.
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le 5 février 1992 : Jacques Floch, député-maire socialiste est inculpé de complicité d’abus de confiance pour avoir « perdu » 2,1 millions de Francs !
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le 5 février 1993 : prescriptions pour plusieurs affaires politiques.
La commission d’instruction de la Haute cour de justice française juge que les faits reprochés aux trois anciens ministres : Laurent Fabius, Edmond Hervé et Georgina Dufoix dans l’affaire du sang contaminé sont prescrits.
François Léotard est reconnu coupable d’ingérence et de corruption lors de l’acquisition de son domicile. Il est gracié par la prescription.
Patrick Poivre d’Arvor journaliste vedette de TF1 est inculpé de « recel d’abus de biens sociaux » dans l’affaire Pierre Botton (le beau-frère de Michel Noir, maire de Lyon).
Vaccinées ou assassinées ?
2 articles du JSL parlant de la même personne, vaccinée le 30 janvier, décédée le 1er février :
Et dans Ouest France :
Camille Lehoux, doyen des Bretons, aurait fêté ses 109 ans, le 25 juin. Il s’est éteint dans la nuit de lundi à mardi, à l’Ehpad du Verger des Korrigans, à Penvénan (Côtes-d’Armor) où il résidait.
Mercredi 27 janvier, il s’était fait vacciner contre le Covid-19, pandémie qu’il prenait avec philosophie…
Il y a quelques jours, Jeanne Smits relevait que à Gibraltar (53 morts après injection du vaccin), dans une maison de retraite médicalisée dans le disctrict du lac de Constance en Allemagne (13 décès sur 40 personnes vaccinées), et à Basingstoke en Angleterre (le tiers de l’effectif d’une maison de retraite médicalisée), des vagues de décès ont été constatées après l’administration d’injections Pfizer/BioNTech censées protéger contre les effets les plus néfastes du COVID-19.
Voilà qui commence à faire beaucoup.
Bourse : la raclée des David boursicoteurs face au Goliath Melvin Capital
De Benoît Busonier dans Présent :
L’affaire ne manque pas d’un certain panache. Ou d’une insolence de cancre, de ce genre de cancre brillant qui est relégué à côté du radiateur non point par manque d’intelligence, mais par manque d’intérêt pour l’aridité des déclinaisons latines. Après des siècles passés à séduire leurs voisines avec des sonnets pastichant Rimbaud pour les plus romantiques, ou en construisant des avions en papier pour les plus ingénieux, ce spécimen attachant qu’est le cancre brillant a trouvé une échappatoire particulièrement subversive, car puissant et opaque : le codage.
C’est ainsi que les meilleurs codeurs, ces Mozart de l’informatique, se retrouvent dans des « salons » virtuels, appelés « forums », pour discuter. Pas grand-chose à voir avec l’agora de Thèbes ou le forum romain au pied du Capitole : il s’agit de lieux virtuels où les échanges se font par messages, partage d’images ou de vidéos. A ce petit jeu, le forum américain et anglophone Reddit est la plate-forme la plus connue. Ce forum où l’on discute de tout, et surtout de n’importe quoi, est divisé en sous-sections, en fonction des thèmes. On y trouve des salons pour discuter de sport, de mode, de politique, de société, comme dans un bon vieux PMU où l’on commente entre amis une étape alpine du tour de France. Bien caché, se trouve même un salon pour parler boursicotage. Et c’est là que tout s’est joué.
Quelques amateurs, connectés sur des applications permettant d’acheter des actions en direct, se partageaient leurs tuyaux pour se faire un peu d’argent. Rien de très politique ni même de véritablement financier d’ailleurs, simplement une petite occupation du dimanche soir. Vous regardez un bon vieux Melville ? Eux passent une petite heure les yeux rivés sur des courbes de la Bourse pour surveiller leur portefeuille. C’est ainsi que l’un d’entre eux s’est aperçu qu’un fonds d’investissement, connu pour sa grande malveillance, s’attaquait à GameStop. GameStop est une enseigne américaine qui vend des jeux vidéo et des objets de collection depuis des petites boutiques qui ont pignon sur rue. Cette enseigne est certes en déclin, mangée par la dématérialisation, mais n’est cependant pas totalement dénuée d’atouts pour son avenir. Parmi eux, un fort capital affectif chez ses clients, et un patrimoine immobilier costaud. L’aventure est donc loin d’être terminée. Sauf si un rapace de la finance tombe dessus à bras raccourcis pour le plumer, laissant l’entreprise exsangue et quasi morte. Le but du fonds Melvin Capital était le suivant : parier sur la baisse, vendre toutes ses actions GameStop pour faire croire que le titre s’effondre, le faire s’effondrer par effet mimétique (les autres épargnants vendant aussi dans la panique pour limiter leur perte), et programmer des offres d’achat pour racheter ces actions pour une bouchée de pain juste après.
Keith Gill est boursicoteur et traîne sur Reddit. Il appelle à la rescousse ses camarades : cette entreprise qu’ils aiment tant va se faire exploser. Alors ils font ce que le marché ne pouvait absolument pas prévoir : acheter en masse des actions GameStop à cadence soutenue. Très soutenue. Juste au moment où Melvin Capital vend. Résultat, la valeur de l’action a été multipliée par 54. Et, Melvin Capital devant honorer ses engagements, le fonds a dû acheter 54 fois plus cher des actions qui lui appartenaient quelques instants plus tôt. Un délire. Le fonds perd la moitié de ses capitaux dans l’action, et doit être renfloué à hauteur de 2,75 milliards de dollars. Une raclée, infligée par des boursicoteurs bien coordonnés. C’est l’application qu’ils utilisaient pour acheter les actions, nommée Robinhood en référence au héros de Walter Scott, qui a stoppé le match en interrompant la possibilité de faire des transactions avec ce titre. Pourquoi ? Ce courtier désirait faire son entrée en Bourse, et les acteurs traditionnels lui ont assuré que s’il ne stoppait pas cette révolution sur-le-champ, il ne rentrerait jamais dans leur cénacle. Dont acte. La gauche sociale américaine et la droite trumpiste ont protesté énergiquement, au nom de la démocratie. D’ailleurs, le président de l’entreprise devra s’expliquer devant le Sénat.
Parmi les choses reprochées à cette application et à ce forum par les grands médias, la présence massive de militants pro-Trump. Sympathique, donc. Bien coordonnés, ils ont donné un sévère avertissement à la Bourse : bien coordonnés, ils peuvent mettre à genoux n’importe qui, comme une ruche fait reculer un frelon.
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Délation : le retour aux années 40
C’était bien la peine de nous matraquer contre l’horreur de la collaboration. Une petite grippe, quelques restrictions sanitaires, et voilà le retour des vieux démons. En voici quelques exemples.
Tandis qu’il servait des bières à des clients debout à l’extérieur de l’établissement, un passant zélé observe que les boissons sont servies dans des verres et non dans des gobelets jetables en plastique, comme l’exige la règle. Vraisemblablement outré, le passant prend discrètement une photo et l’envoie au commissariat d’arrondissement. Quelques minutes plus tard, une équipe de police est dépêchée sur place. « On se serait cru en 40 », déplore le restaurateur, amer.
Malgré l’interdiction pour les restos d’accueillir des clients, le lycée hôtelier catholique Albert-de-Mun à Paris (7e) en sert chaque jour une trentaine en toute discrétion, dont certains invités de marque. Certains dénoncent une «concurrence déloyale». Si le directeur du lycée dément, Mediapart a pu réserver une table à deux reprises. Monseigneur Benoist de Sinety, vicaire général du diocèse de Paris et le secrétaire général de l’enseignement catholique ont aussi déjeuné au resto malgré le confinement.
[Le diocèse précise que le lycée a fabriqué masques, blouses et préparé des repas pour les plus démunis. A cette occasion, Mgr de Sinety est venu déjeuner avec la direction et les étudiants et le repas était gratuit]
Le protocole sanitaire imposé aux établissements scolaires est-il respecté au collège et lycée Notre-Dame d’Orveau, à Nyoiseau ?
Non. Seulement en cours, affirment des parents d’élèves et professeurs de cette institution catholique de 340 élèves près de Segré, dont quelque 140 internes.
Les heures les plus sombres sont devant nous…
« Je ne suis pas un homme, je suis non-binaire » : ne riez pas trop…
Vous souvenez-vous de cette émission de 2018 ?
En 2020, le délire a intégré les formulaires. Exemple avec ce formulaire du ministère des Armées :

De même avec ce formulaire Scratch (obligatoire pour inscrire les enfants au Brevet) :

Bienvenus chez les cinglés.
Encore un assassinat perpétré par un réseau de franc-maçons
Le ministre de l’Intérieur va devoir dissoudre les loges maçonniques.
Après le complot (manqué) maçonnique contre une coach de Créteil, on apprend que Laurent Pasquali, pilote automobile inexplicablement disparu en 2018 à Levallois, a été assassiné et enterré dans un bois en Haute-Loire. Ce crime a été orchestré par une officine de francs-maçons.
Encore une fois, plusieurs militaires de la DGSE seraient impliqués. Ce même réseau aurait visé un syndicaliste de l’Ain. Une vague d’interpellation a eu lieu la semaine dernière. Un ancien commandant de la Direction centrale du renseignement intérieur avait expliqué faire partie d’un groupe de franc-maçon. Il a précisé que son groupe était passé à l’acte en assassinant un pilote automobile avant de l’enterrer dans une forêt.
La loi de la République supérieure à la loi de Dieu ? Aucun croyant ne pourra signer la charte proposée par le gouvernement
De l’abbé Amar sur Padreblog à propos des déclarations de Gérald Darmanin :
[…] Aucun croyant, qu’il soit chrétien, juif ou musulman, ne pourra signer la charte proposée par le gouvernement. Il y a 230 ans, la Convention nationale avait déjà imposé un serment d’allégeance au clergé français, le divisant entre réfractaires et conventionnels. Ce fut un bain de sang, les guerres de Vendée, la Terreur. Depuis Antigone jusqu’à de Gaulle, rien n’est plus absolu que la loi de la conscience, principe premier et ultime. Nous aurons toujours besoin du témoignage inspirant des résistants aux lois iniques, comme celui de Franz Jägerstätter, si bien illustré par le chef d’œuvre de Terrence Malick : « Une vie cachée ».
Le pire, c’est que le ministre de l’Intérieur n’a pas complètement tort. Bien sûr, pour savoir si un médecin peut examiner une femme malade ou pour organiser la mixité dans les piscines municipales, l’État a toute compétence. Que l’on doive passer au feu vert et s’arrêter au feu rouge, que l’on doive rouler à droite en France (mais à gauche en Angleterre !) ne dépend d’aucune religion. L’État possède la compétence ultime sur tout cela. Y compris celle de punir et de sanctionner les récalcitrants.
Mais il n’est pas compétent sur tout et même pas compétent du tout quand il s’agit de l’humanité, sur ce que l’homme place au cœur de sa vie, ses valeurs et ses principes. Là, il est sage de s’incliner. Penser que l’État a toutes les compétences et dans tous les domaines, cela s’appelle l’État totalitaire et cela porte un nom : la dictature. C’est confondre le légal et le légitime. C’est préparer des drames futurs. Car si, par exemple, la loi impose demain de dénoncer le SDF qui dort sous un pont au lieu de le secourir, nous serons – il faut l’espérer – nombreux à désobéir…
Le rôle de l’État est de protéger la liberté religieuse et de conscience, d’en permettre l’exercice et de veiller au respect de l’ordre public. Pas de vouloir dire comment la religion doit être pratiquée ou pas pratiquée, vécue en cachette ou en public. Quant à la religion, son rôle est de mettre l’homme en relation avec Dieu et pour cela d’organiser le culte, tout en prenant ses responsabilités en matière morale, théologique et doctrinale.
Les chrétiens sont très favorables à la laïcité. Ils savent aussi que, dans ce pays, l’État ne reconnaît aucun culte. Il est laïc mais la France ne l’est pas. Et ce qui pose problème, c’est le désir de vouloir mettre toutes les religions dans le même sac. On a l’impression que notre gouvernement a une hantise : celle de nommer l’adversaire. D’avouer qu’en fait, seule une partie de ceux qui se réclament de l’islam pose problème. Car ni les chrétiens ni les juifs ne causent du souci. Et ceux-là s’inquiètent à raison de la menace d’un contrôle renforcé sur l’exercice de leur culte. Avec cette loi, nous entrons dans une laïcité du soupçon, avec son cortège de clichés anti-religieux. Car il n’y a pas de problème avec les religions en France, il y a un problème avec une religion : l’islam. Surtout quand ce dernier prétend imposer des valeurs qui s’opposent à celles de la France (par exemple sur la liberté de conscience ou l’égalité homme-femme). C’est à lui de se réformer. L’État, lui, doit simplement faire respecter les lois de la République : c’est déjà un bon programme !
La situation est grave. Même M. Jean-Luc Mélenchon, le chantre d’une laïcité musclée, n’y comprend plus rien. Il accuse le gouvernement de vouloir instaurer un athéisme d’État, qui est une autre forme de religion d’État. Le député des Bouches-du-Rhône trouve le projet de loi « confortant les principes de la République » inutile et dangereux. Difficile de lui donner tort. Car on a l’impression que le gouvernement revient sur la loi de 1905, ce savant équilibre acquis dans la douleur et les larmes, en travaillant à la louche. Il faudrait au contraire un nécessaire à broder car tout ce qui touche au plus profond du cœur de l’homme ressemble à de la fine dentelle !
A quelle condition peut-on désobéir au législateur ? Comment admettre cette désobéissance sans que ce soit le chaos ? Les chrétiens ne doivent-ils pas être des citoyens exemplaires ? Pourtant, l’Église prône l’exemple de ceux qui ont eu le courage de tout risquer pour affirmer leur conviction intime. Saint Jean Baptiste, saint Thomas More ou Baudouin de Belgique ont revendiqué le simple droit d’obéir à ce qu’ils considéraient être l’absolue vérité : l’appel sans équivoque de leur conscience. Ce sanctuaire intime et secret est comme une voix qui dicte le bien. Notre dignité est de lui obéir. C’est elle qui nous jugera.
Ce qui fait que la loi s’impose est dû à deux choses : le caractère légitime de l’autorité qui l’édicte mais aussi la légitimité intrinsèque de la loi elle-même. C’est-à-dire sa conformité à la loi naturelle, source de toute morale. Une telle affirmation parait complètement contre culturelle. C’est pour cette raison qu’il faut absolument revendiquer dans nos sociétés des espaces où la conscience humaine puisse s’exprimer. S’il y a un jour des lois illégitimes dans notre pays, nous aurons le devoir d’exercer l’objection de conscience. Si elle est encore garantie par l’État, tant mieux. Sinon, ce sera l’heure de rendre témoignage ! En France, on parle d’ailleurs de revenir sur la clause de conscience spécifique à l’avortement. Hasard ?
Vous reprendrez bien un peu de christianophobie
Le festival antichrétien se poursuit à l’Assemblée nationale. Si vous avez apprécié le voile de soumission des mariées, la 1ere communion obligatoire, vous allez aimez cette tirade du député soumis à l’islam Alexis Corbières sur le voeu des Echevins et la messe organisée lors de l’ouverture de la feria de Béziers :
Lyon : « Ce n’est pas vrai que la ville a été épargnée grâce au vœu qu’elle a fait à la vierge Marie, ce n’est pas un fait historique », déclare @alexiscorbiere (LFI).#DirectAN #PJLPrincipesRépublicains #PJLSéparatisme pic.twitter.com/dhVXcMqiAK
— LCP (@LCP) February 4, 2021
Quel député nous sortira les crèches de Noël ?
Neuvaine « Discerner sa vocation avec Marie », jour 5
Au temps des grands choix, lorsque l’heure est venue de confier à Dieu nos attentes, nos projets et nos doutes, la Vierge Marie nous offre ses bras pour nous porter vers la Lumière.
Alors, laissons-nous conduire…
Pour acheter la neuvaine c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/discerner-sa-vocation-avec-marie
Cette neuvaine a reçu l’imprimatur de Mgr Marc Aillet.
Cinquième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, je vous confie mon être tout entier, corps et âme. A l’image de Jésus qui, dans son humanité, était résistant physiquement et courageux moralement, j’aspire à être en bonne santé et au meilleur de ma forme pour « rendre la vérité aimable » comme le disait le bienheureux Alvaro del Portillo.
Libérez-moi de tout culte du corps et d’un souci exagéré de mon apparence physique et faites que je garde la mesure dans le boire et le manger, libéré de toute addiction.
Apprenez-moi la persévérance dans l’effort physique, l’esprit d’endurance, pour que ma volonté s’aiguise toujours plus.
Aussi, je vous le demande avec confiance, mettez sur ma route un bon père spirituel, la personne qui m’aidera à avancer et discerner la bonté et la justesse de mes désirs. Faites que je ne m’attache pas tant à l’idée que je me fais de ma destinée qu’à ce qui, dans mon cœur, correspond réellement à l’appel que je reçois du Seigneur, ce que j’ai à faire ici et maintenant, spécialement dans mon devoir d’état.
O Très Sainte Vierge, vous qui n’avez pas hésité à marcher jusqu’en Egypte avec Jésus et Joseph, d’avance j’accepte toute traversée du désert car je sais que vous serez toujours avec moi et que les sacrements, spécialement la Pénitence et l’Eucharistie, seront les oasis rafraîchissantes sur ma route.
O Marie, Notre-Dame du Bon-Conseil, priez pour nous, je veux marcher avec vous !
Prière à Marie
O Marie, je vous consacre mes souhaits, mes passions, mes attraits.
Renouvelez mon désir ardent de marcher à la suite de Jésus,
Avec vous, j’aspire à discerner dans les événements de mon existence la Providence qui me conduit.
Donnez-moi d’être fidèle à l’instant présent, dans un esprit de silence et en union à Dieu.
Avec vous, je choisis d’inscrire au cœur de ma vie la prière, le service des pauvres et la persévérance dans l’effort.
Aidez-moi à fréquenter de bons et vrais amis.
Délivrez mon esprit des nœuds qui pourraient freiner ma capacité à m’engager, à prendre mes responsabilités.
O Marie, Notre-Dame qui donne la joie, priez pour nous.
I-Média – Covid-19 : Bobards et occultations médiatiques
L’image de la semaine
Pour protester contre l’islamisation de la France et de l’Europe, le collectif Némésis – composés de femmes européennes – a mené une action choc face à la tour Eiffel.
Covid-19 : mensonges et occultations médiatiques
Alors que les médias continuent d’agiter les peurs, retour sur quelques éléments soigneusement cachés par les journalistes. Inutilité des masques en plein air, efficacité questionnable du confinement et coût de cette mesure-massue, amélioration de la situation malgré les annonces catastrophistes sur des variants dangereux…
Revue de presse
Dassier : dérapage chez Pascal Praud ?
La scène a été largement commentée sur les réseaux sociaux. Dans l’émission L’Heure des Pros, Jean-Claude Dassier a réclamé plus de mixité ethnique et culturelle en utilisant les termes « noirs » et « arabes ». Un dérapage pour de nombreux journalistes.
« Pétain a sauvé les Juifs français » : Eric Zemmour gagne son procès
Le parquet avait requis mercredi 9 décembre 10.000 € d’amende à l’encontre d’Éric Zemmour, pour contestation de crime contre l’humanité après avoir soutenu en octobre 2019 sur CNews face à BHL que le Maréchal Pétain avait «sauvé» les Juifs français.
« Un jour, dans une autre émission, vous avez osé dire que Pétain avait sauvé les juifs français. C’est une monstruosité, c’est du révisionnisme » avait déclaré BHL.
« C’est encore une fois le réel, je suis désolé » avait répondu Zemmour.
A la barre, Eric Zemmour avait rappelé :
«Je tiens à répéter ce que j’ai dit, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en France, 40% des Juifs étrangers ont été exterminés et 90% des Juifs français ont survécu». «J’admets que l’on puisse contester ce que je dis mais je ne vois pas en quoi ce que je dis conteste que des Juifs aient été exterminés par des Allemands».
Poursuivi par plusieurs associations (SOS Racisme, Licra, Mrap…), Eric Zemmour a gagné ce procès. Suite à cette relaxe, la LICRA fait appel.
L’islamophilie les rend fous
La discussion autour du projet de loi sur le séparatisme, pardon, sur les principes républicains, est un festival de mauvaise foi, de mensonges, d’intox et… de cathophobie au sein de l’Assemblée nationale. Après les propos délirants du député Laurence Vanceunebrock, c’est le député de la France soumise à l’islam Eric Coquerel qui semble avoir remporté la palme des propos les plus absurdes du débat. Pour défendre le voile islamiste, il s’est en pris au voile de la mariée catholique, preuve selon lui de soumission…
Interdiction du voile à l’université : « Le voile d’une mariée chrétienne signifie qu’il y a une soumission de la femme à son époux », assure @ericcoquerel (LFI). « Est-ce que vous allez demander de l’interdire ? », lance-t-il aux députés LR.#DirectAN #PJLPrincipesRépublicains pic.twitter.com/9aoY26OHDf
— LCP (@LCP) February 3, 2021
Il a été repris par de nombreuses femmes qui ont publié la photo de leur voile de mariage sur les réseaux. Aucune n’a le visage masqué par ce voile en tulle, contrairement au voile islamique. En effet, lors du mariage, une fois l’échange des consentements réalisé, l’époux relève le voile de son épouse, si celle-ci ne l’a pas relevé elle-même en entrant dans l’église.
Et ce n’est pas terminé. Le député LREM Florent Boudié a cité dans l’hémicycle un article de Famille chrétienne sur la première communion pour expliquer que les enfants n’avaient pas exprimé leur consentement.
Aujourd’hui, @florent_boudie a cité un article de @FChretienne à l’Assemblée Nationale pour sous-entendre que les enfants faisant leur première communion n’avaient (peut-être) pas donné leur consentement… Vraiment ? #separatisme pic.twitter.com/tDq8HmPzK2
— Antoine Pasquier (@PasquierA) February 4, 2021
Antoine Pasquier, rédacteur en chef à Famille chrétienne, a répondu à ce député ignorant et qui ne sait visiblement pas lire :
Je le cite : « Il n’y a pas qu’une seule religion en France, il n’y a pas que de l’Islam. Je parle là des enfants et des mineurs. Je voudrais vous lire ce qu’écrit
Famille Chretienne sur le sens de la première communion. Lisons-le ensemble : « La première communion concerne fondamentalement deux personnes : l’enfant et Jésus. Ce n’est pas une démarche à sens unique, c’est une rencontre. Et malgré les apparences, celui qui prend l’initiative n’est pas l’enfant, ni ses parents : c’est Dieu lui-même ». Nous pouvons par conséquent nous dire que, dans les religions, la question du consentement de l’enfant mineur, la question des pressions, des traditions, des habitudes familiales, elle existe ».Florent Boudié croit ainsi démontrer, par cette citation de Famille Chrétienne, que le consentement de l’enfant ne serait pas plein et entier dans la religion catholique. C’est absurde et faux.
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La première phrase de l’article cité dit exactement le contraire : « la première communion concerne fondamentalement deux personnes : l’enfant et Jésus ». L’enfant est au cœur de la démarche vers la première communion, ses parents ne sont là que pour l’aider et le soutenir.
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La formule « celui qui prend l’initiative (…), c’est Dieu lui-même » fait référence à la rencontre. C’est parce qu’il y a eu cette « rencontre », parce que Dieu s’est manifesté à l’enfant que celui-ci est bien le premier acteur de sa première communion.
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L’article le dit d’ailleurs à plusieurs reprises : « Ce qui importe, c’est que l’on sente chez l’enfant un désir de vivre avec et comme Jésus, même si ce désir est encore fragile et balbutiant ».
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L’expression de ce désir ainsi que la compréhension de ce qu’est l’eucharistie sont appréciées par plusieurs adultes au début et au cours du cheminement vers la première communion : les parents d’abord, les catéchistes et le curé de la paroisse enfin.
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Si la préparation à la première communion se déroule au sein d’un groupe d’enfants de l’école ou de la paroisse, le cheminement vers l’eucharistie est toujours et avant tout une démarche personnelle de l’enfant, un « oui » que celui-ci adresse à Jésus dans son âme.
Nous sommes dans la suite des propos tenus par Gérald Darmanin
« Nous ne pouvons plus discuter avec des gens qui refusent d’écrire sur un papier que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu. »
Jacques Chirac avait réagi à l’encyclique Evangelium vitae en disant « Non à une loi morale qui primerait la loi civile ».
La loi morale naturelle est d’origine divine. La soumettre à une autre loi, humaine et différente, est une révolte contre Dieu. Les propos du ministre sont dans la ligne du Non Serviam… Et la christianophobie ambiante également.
C’est arrivé un 4 février…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 4 février: saints du jour français ou en France.
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St Aventin, évêque à Chartres († v. 528)
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À Chartres, vers 528, saint Aventin, évêque, qui céda son siège à son frère saint Solenne pour se retirer à Châteaudun et le reprit après la mort de son frère.
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St Aventin de Troyes, prêtre († v. 537)
À Troyes, vers 537, saint Aventin, prêtre, que l’on tient pour un disciple de l’évêque saint Loup.
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St Raban surnommé Maure, évêque († 856)
À Mayence en Franconie, l’an 856, saint Raban, surnommé Maure, évêque. Il était moine de Fulda quand il fut élu au siège de Mayence. Vraiment instruit en science, d’une éloquence aisée, pontife agréable à Dieu, jamais il ne négligea rien qu’il pût faire pour la gloire de Dieu.
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Ste Jeanne de Valois, reine de France et fondatrice († 1505)
Jeanne de Valois, fille du Roi Louis XI, vint au monde, le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, laide et contrefaite, mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d’élite. Sa piété envers la Sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés. Elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu’elle était appelée à fonder en son honneur un ordre dont le but principal serait l’imitation de ses vertus.
Jeanne fut mariée malgré elle à un prince qui l’avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d’épreuves pour elle, le Roi Louis XI étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut, à la demande du mari, déclaré nul par le souverain pontife : « Que Dieu soit glorifié, dit alors la sainte, mes chaînes sont brisées ; c’est Lui qui l’a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l’ai fait jusqu’ici. »
Ses adieux au prince furent touchants : « Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts ; désormais, ma vie se passera à prier pour vous et pour la France. »
Dès lors la prière devint la compagne inséparable de Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d’une fois on la vit, à genoux au pied d’une croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ.
Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son cœur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité ; elle n’aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus.
L’eucharistie était sa force mystérieuse ; elle ne la recevait jamais que toute baignée de larmes, et c’est au pied du tabernacle qu’elle trouvait tous les trésors de dévouement qu’elle prodiguait autour d’elle.
Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la Sainte Vierge, l’ordre des Annonciades. Une clarté extraordinaire parut pendant plus d’une heure dans sa chambre, au moment de sa mort, le 4 février 1505 à Bourges. On trouva son corps couvert d’un cilice, avec une chaîne de fer.
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Bx Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, prêtre, Fondateur de l’Institut « Notre-Dame de Vie » (1894-1967)
Marie-Eugène de l’Enfant Jésus, au siècle Henri Grialou, naît le 2 décembre 1894 à Gua (Aveyron), dans une famille d’origine rurale modeste et catholique fervente du bassin minier de Cransac. Son père Auguste meurt d’une pneumonie en 1904 alors qu’Henri est à peine âgé de dix ans, et l’enfant magnifiera alors la figure maternelle ; sa mère, née Marie Miral, se consacre à l’éducation de ses cinq enfants (2 garçons et 3 filles).
Encore enfant, il s’oriente vers le sacerdoce. Il fait une partie de ses études chez les Pères du Saint-Esprit de Susa (Piémont, Italie). Il entre en octobre 1908 au petit séminaire de Graves puis, en 1911, au grand séminaire du diocèse de Rodez.
Devançant volontairement l’appel pour le service militaire en 1913, il se trouve encore sous les drapeaux quand éclate la déclaration de la guerre. Il obtient le grade de lieutenant dans le 122e Régiment d’infanterie de Rodez, et il combat pendant toute la Première Guerre mondiale où il expérimente la puissante protection de Thérèse de l’Enfant-Jésus. Il est démobilisé en 1919. L’année suivante, pendant la retraite de préparation à l’ordination au sous-diaconat, Henri Grialou lit un Abrégé de la vie de saint Jean de la Croix. La découverte de ce saint lui révèle sa vocation au Carmel de la Réforme thérésienne où il entre au lendemain de son ordination sacerdotale, le 4 février 1922. Il prend le nom de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus.
Fortement saisi par la grâce prophétique et mariale du Carmel dans son double mouvement de contemplation et d’action, le Père Marie-Eugène pressent très tôt sa mission : comme carme, puis comme fondateur d’un institut séculier, il servira passionnément son Ordre et l’Église.
Dès les débuts de son ministère, il s’emploie à diffuser la doctrine spirituelle des Maîtres du Carmel et, convaincu de l’actualité de l’héritage de Thérèse de Jésus (Thérèse d’Avila), il travaille à renforcer la vitalité des Carmels de France. Appelé par Dieu à transmettre sa grâce à un grand nombre d’hommes, il fonde à Venasque (Vaucluse, France), en 1932, l’Institut séculier « Notre-Dame de Vie » dont les membres, laïcs et prêtres, veulent témoigner du Dieu vivant et le révéler aux hommes de notre temps. Son désir est d’ouvrir à tous les chrétiens, en plein monde et dans la vie ordinaire, les chemins de la contemplation et de la sainteté.
En 1948 il est nommé Visiteur Apostolique par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) en 1948. Dans l’Ordre, il assume diverses charges parmi lesquelles celles de Définiteur Général (1937-1954) et de Vicaire Général (1954-1955). Il sera Provincial des Carmes Déchaux d’Avignon-Aquitaine de 1957 à 1960. Il réside définitivement à l’Institut « Notre-Dame de Vie » à partir de 1961. Réélu provincial d’Avignon-Aquitaine en 1963 (jusqu’à sa mort), il poursuit aussi la fondation de son Institut qui a été reconnu de droit pontifical le 24 août 1962.
Son maître ouvrage, ‘Je veux voir Dieu’, synthèse des richesses doctrinales du Carmel, nous livre sa propre expérience spirituelle.
Il passe sur l’autre rive de la Vie le 27 mars 1967, un lundi de Pâques, jour où lui-même aimait célébrer la joie pascale de Marie, Mère de Vie.
Sa cause de béatification a été ouverte par le diocèse d’Avignon le 7 avril 1985. Le 19 décembre 2011, le pape Benoît XVI (Joseph Aloisius Ratzinger, 2005-2013 reconnaît les vertus héroïques du Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, et le déclare vénérable. Le 3 mars 2016, le pape François signe le décret reconnaissant le caractère miraculeux d’une guérison obtenue par son intercession, ouvrant ainsi la voie à la célébration de sa béatification.
Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus a été béatifié le 19 novembre 2016 au Parc des expositions d’Avignon au cours d’une messe présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints. La fête locale est fixée au 4 février, jour anniversaire de son ordination sacerdotale.
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le 4 février 708 : décès de Sisinnius, pape.
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le 4 février 1505 : mort de Jeanne de France, reine de France et future sainte de l’Eglise catholique.
Voir les chroniques du 23 avril et du 28 mai.
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le 4 février 1536 : François Ier s’empare de la Savoie et occupe Turin.
Le Roi de France signe également une alliance avec le sultan turc Soliman le Magnifique avec le traité dit « des capitulations » Il espère prendre ainsi son rival Autrichien à revers et assure la sécurité des pèlerins chrétiens en Terre Sainte. Ce traité comporte aussi des échanges d’ambassades et des avantages commerciaux.
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le 4 février 1575 : naissance de Pierre de Bérulle, religieux français, théologien catholique, cardinal, fondateur des Oratoriens.
Représentant très important de l’Ecole française de spiritualité, Pierre de Bérulle nait le 4 février 1575, à Cérilly. Ce théologien est le fondateur de la Société de l’oratoire de Jésus, conçue sur le modèle de l’Oratoire de l’amour divin, créé en Italie par Philippe Néri. Homme politique et homme d’Etat sous Marie de Médicis, il est écarté par Richelieu qui le juge trop proche de l’Autriche. En 1627, il est élu cardinal. Il meurt en 1629.
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le 4 février 1695 : Fénelon est fait archevêque de Cambrai par Louis XIV.
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le 4 février 1776 : abolition de l’esclavage en France.
Depuis le VIIème siècle il n’y a plus d’esclave en France! D’une part la Reine Saint Bathilde, épouse du Roi Clovis II, alors Régente du Royaume, y interdit le commerce des esclaves. Elle-même, princesse de Saxe ayant été vendue comme esclave à York, dans son enfance. D’autre part, dans Institutions coutumières, (ed Loysel, livre I, art. 6), il est rappelé qu’un édit du 3 juillet 1315, de Louis X le Hutin, stipule que :
«le sol de France affranchit l’homme qui le touche ».
Encore un mensonge de l’histoire officielle, car ce n’est pas la Convention, qui en 1792 abolit l’esclavage en décidant d’accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur, mais bien le Roi Louis XVI qui promulgue, dès 1776, un édit condamnant fermement la possession d’esclaves sur le territoire français. Et la République se garde bien de nous rappeler que trois ans plus tard, le Roi va plus loin, puisque le 8 Mai 1779, Louis XVI abolit par ordonnance, le servage, le droit de suite et affranchit tous les « mains mortables » [les serfs] des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ».
Encore un mythe mensonger destiné à draper la république d’habits respectables qu’elle ne mérite pas. Où sont la liberté, l’égalité et la fraternité quand on justifie l’esclavage ?
En effet, l’Assemblée Nationale de 1790 réaffirme par deux décrets, du 8 Mars et du 12 Octobre 1790, que l’esclavage est légal ; abolissant une liberté de plus en supprimant ainsi la réforme royale. L’Assemblée rejette ainsi la publication de Brissot Adresse à l’Assemblée Nationale pour l’abolition de la traite des Noirs.
Ce n’est que devant son impuissance face aux révoltes des esclaves des colonies qu’elle finit par abolir l’esclavage en 1794 et, comme par hasard, le 4 février ! La France est par l’action réformatrice de son Roi l’une des premières nations du monde à abolir l’esclavage et le servage.
Mais qui sait encore qu’à l’époque un esclave qui met le pied sur le sol du royaume devient automatiquement libre, ou « franc ». Le serf dépend du seigneur, qui en échange de son travail, lui doit protection ; il est attaché à sa terre, mais on ne peut la lui retirer. Avec le temps, le servage disparaît, ne subsistant que sous des aspects secondaires, variant selon les endroits. Quant aux corvées, elles sont un impôt en nature et n’ont rien à voir avec l’esclavage. L’esclave est une « chose », un « bien meuble » (conception du droit romain reprise à la Renaissance), tandis que le serf n’a jamais cessé d’être une « personne », possédant la personnalité juridique. Tempéré par le Code noir de 1685, qui est un progrès pour l’époque, l’esclavage demeure aux colonies, et est effectivement confirmé en 1790. Ce qui est moins connu, c’est l’esclavage des Blancs aux Antilles, par d’autres Blancs, sous la forme de « l’engagement ». Il existe tout au long du XVIIe siècle.
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le 14 septembre 1791 : le Roi, devant l’Assemblée nationale, jure fidélité à la Constitution qui est la première de l’Histoire de France.
Par cet acte, le Roi Louis XVI avalise le coup d’état politique des Etats généraux qui n’avaient aucun mandat pour rédiger une constitution. Les députés de l’Assemblée prêtent le serment civique, en présence du Roi.
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le 4 février 1794 : les massacres des colonnes infernales se multiplient.
Ce jour là, quatre-vingts hommes et femmes se réfugient dans le clocher de l’église de La Gaubretière. Boucret ordonne d’y mettre le feu. Au bout de huit heures de siège et de feu, une cinquantaine de rescapés se livrent et sont fusillés.
Le 1er février avec sa colonne il fait sabrer et empaler deux religieuses de la Sagesse, trois frères coadjuteurs de la Compagnie de Marie, puis fait fusiller quinze hommes du village de Saint Laurent sur Sèvre. Il tue ensuite sur les bords de la Sèvre et envoie trente cinq religieuses enchaînées vers Cholet. L’argenterie de l’église est volée. Enfin le village est incendié.
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le 4 février 1805 : décret instituant la numérotation des maisons parisiennes.
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le 4 février 1834 : conquête de l’Algérie.
Le général Desmichel signe, sans l’avis du gouvernement français, un traité avec le chef berbère Abd El-Kader qui reconnaît à ce dernier le titre de commandeur des croyants et la souveraineté sur le beylik d’Oran, à l’exclusion des villes d’Oran, d’Arzew et de Mostaganem.
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le 4 février 2002 : grandeur et médiocrité de la technologie française…
Lors d’une présentation à la presse, Louis Schweitzer, patron du groupe automobile Renault, essaie la nouvelle berline Vel Satis, équipée du premier système de navigation GPS Carminat, développé par la marque … et se perd en forêt de Rambouillet!
Le père Joseph Kelekian se penche sur sa vocation et sur l’Arménie
Article d’Antoine Bordier :
Il est arrivé en France dans les années 90. Né au Liban en 1950, ses parents ont dû fuir la Turquie au moment du génocide arménien de 1915. Avec le recul et le silence nécessaire qu’il s’est imposé pour bien la connaître, il revient longuement sur son histoire familiale et sur sa vocation. Nous le retrouvons dans les bureaux de la cathédrale Sainte-Croix de Paris où il officie comme vicaire général.
A 70 ans, le père Joseph Kelekian est intarissable. Doté d’une mémoire redoutable, il raconte comme s’il les avait vécus les évènements tragiques qui ont frappé sa famille au début du siècle dernier. Sa famille, originaire de Turquie, vit à Everek, dans le centre, près de l’ancienne Césarée de Capadoce, près de Kaseri. Son père a un an, quand il fait partie de la seconde vague partie en exode afin d’échapper aux massacres méthodiques orchestrés par les hordes génocidaires ottomanes. Entre 1915 et 1918, les massacres et les déportations d’Arméniens firent plus d’un million de morts. A la sortie de la Première Guerre Mondiale, l’Empire Ottoman est démantelé. La République Turque est fondée. Son fondateur, Mustapha Kemal, reconnaîtra du bout des lèvres ces années de barbarie en parlant d’un « acte honteux ». Il y a des peuples martyrs, qui portent le lourd fardeau de l’humanité. C’est le cas des Arméniens, qui sont aujourd’hui 10 millions. 3 millions vivent encore en Arménie, et, 7 millions font partie de la diaspora disséminée dans le monde entier. « Mon papa, s’appelle Haraoutioun, raconte le père Joseph. Son prénom signifie la Résurrection. On l’appelait Arthur. Quand il fuit avec ses 3 frères et ses parents, il n’a qu’un an. Toute la famille arrive au Liban en 1919. L’un de mes oncles a par la suite émigré en France. A son tour, à l’âge de 15 ans, mon père émigre en France. Il retrouve son frère qui a réussi dans l’immobilier à Lyon. » Intarissable, il se souvient encore de la phrase que répétait souvent son père : « Tu ne pourras jamais gagner de l’argent par le fil de l’aiguille ». Fini, donc, le métier de tailleur. Arthur se lance dans le commerce alimentaire et devient épicier.
Il apprend aussi le Russe. En 1939, il participe à un concours de chant à la radio, et, remporte le premier prix. « Il a interprété Ignace, la fameuse chanson de Fernandel. Après son prix, il a reçu de nombreuses propositions de producteurs. Il se lance, alors, dans le monde du spectacle. Mais la France entre en guerre en 1939. Il décide de rentrer au Liban ».

Son entrée au petit-séminaire de Jounieh
Il se marie en 1946 avec Serpouhi Oughourlian. Elle a 18 ans, lui en a 28. En 1950, après quelques difficultés, Joseph nait. Il vit toute son enfance à Beyrouth. Aîné d’une fratrie de 3 garçons, il a l’habitude de servir la Messe. Il n’a pas 10 ans lorsqu’il rencontre plus personnellement le Seigneur et décide de se donner totalement à Dieu. « A 8 ans, j’ai dit à mon père : je ne veux plus aller à l’école. Je veux rentrer au couvent des Arméniens à Bzommar (NDLR : qui se situe au Mont Liban, père du sanctuaire marial de la Vierge d’Harissa). » Finalement, le jeune Joseph devra attendre un an. A 9 ans, le 1eroctobre 1959, il fait son entrée au petit séminaire arménien catholique de Jounieh, qui se situe à 20 km au nord de Beyrouth. Pendant 6 ans, il suit ses études. Il voit sa famille une fois par mois. A 15 ans, il part pour Rome et continue ses études de philosophie et de théologie. A 21 ans, il termine son cursus. Mais, il ne peut pas être ordonné, « car je suis trop jeune, explique-t-il. A l’époque, en 1971, le Droit Canon n’autorisait les ordinations qu’après 24 ans. » Il poursuite, donc, ses études et fait du droit. Quelques années plus tard, il deviendra juge. Il est, finalement, ordonné prêtre le 9 décembre 1973. Il n’a pas encore 24 ans. La cérémonie de son ordination a lieu dans la très belle cathédrale Saint Grégoire-Saint Elie de Beyrouth. Il devient vicaire du curé de la Paroisse de l’Annonciation du Patriarcat, à Beyrouth. Entre 1978 et 1990, il devient vice-recteur, puis, recteur du couvent de Bzommar, près de Jounieh.
La France, Rome, puis l’Arménie

Le 29 septembre 1990, après une péripétie qui le conduit au Canada, où se sont installés ses parents, le père Joseph atterrit finalement en France. Il arrive à l’Eparchie de Paris. Dans le 3è arrondissement, la cathédrale arménienne catholique Sainte-Croix, passe inaperçue. Elle ressemble à une simple église d’arrondissement. Elle est située à l’angle de la rue Charlot et de la rue du Perche. Tous les dimanches, elle accueille des Arméniens qui vivent, principalement, dans le 15è arrondissement et la proche banlieue. L’éparchie est, en fait, l’évêché pour toute la France et pour toute l’Europe de l’Ouest de la communauté arménienne catholique. Le père Joseph explique qu’il y a en France près de « 500 000 Arméniens, dont 30 000 sont catholiques. Dans le reste de l’Europe, il y a très peu d’Arméniens, quelques milliers. C’est pour cela que l’Eparchie est en France, à Paris. » Mgr Elie Yéghiayan en est l’actuel éparque. Entre 2007 et 2010, le père Joseph s’envole pour Rome, où il devient recteur du grand séminaire. Puis, il passe un an en Arménie. « J’ai été envoyé pour faire des missions d’évangélisation dans le nord du pays. A l’époque, la tension entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh était retombée. Je pense que ce qui s’est passé l’année dernière avec cette reprise guerrière de nos terres ancestrales par le pouvoir Azerbaïdjanais, soutenu par la Turquie, résulte de la responsabilité de nos dirigeants actuels. Il y a eu des erreurs inexplicables. »
Article réalisé par Antoine BORDIER
Bioéthique : l’Assemblée humiliera-t-elle le Sénat ?
Communiqué de La Manif Pour Tous :
La mobilisation a payé ! Malgré les contraintes liées au contexte sanitaire, le succès des manifestations organisées par La Manif Pour Tous partout en France le week-end dernier et devant les fenêtres du Sénat cette semaine a poussé les sénateurs à réécrire le projet de loi de fond en comble. Soutenus par l’opinion, les sénateurs n’ont pas cédé au découragement ni au mépris du gouvernement, qui n’avait retenu aucune de leurs modifications lors de la 2nde lecture à l’Assemblée nationale. Conséquences : la PMA sans père, la PMA sans motif médical, l’autoconservation des gamètes sans motif médical, la filiation fictive, la reconnaissance de la filiation d’intention résultant de GPA, les embryons transgéniques, les chimères, l’IMG pour détresse « psycho-sociale »… toutes ces graves dérives ont été supprimées par les sénateurs. Loin de faire consensus, comme La Manif Pour Tous l’a toujours souligné, ce texte fracture la société ; le gouvernement doit enfin le reconnaître et le prendre en compte.
Victoire politique contre un texte « ni bio, ni éthique »
La réécriture en profondeur du texte et son adoption par les sénateurs est une victoire pour l’intérêt supérieur de l’enfant et pour toutes les familles puisque la maternité, la paternité, et donc la fraternité, sont préservées. Les mesures conduisant à la marchandisation de l’humain et les dérives en matière de recherche, notamment les embryons transgéniques et les chimères, sont supprimées. En allant plus loin dans la réécriture que lors de leur examen en 1ère lecture, les sénateurs attestent que ce projet de loi « nio bio ni éthique » divise la société et la fracture de plus en plus. Pour le Gouvernement, il est temps d’en tirer les conséquences qui s’imposent et de revenir aux conclusions des États généraux de la bioéthique en renonçant à la PMA sans père, à la GPA et aux autres dérives heureusement écartées par les sénateurs.
Attention à ne pas humilier le Sénat
Le texte voté cette nuit par les sénateurs est diamétralement opposé à celui des députés et du gouvernement. Le nier serait plus qu’une erreur politique, ce serait une faute. La tentation du gouvernement de poursuivre son passage en force serait une nouvelle humiliation pour le Sénat déjà fortement bousculé depuis le début du quinquennat. La Manif Pour Tous entend rester particulièrement vigilante sur l’attitude du gouvernement et sur le respect de la démocratie. Pour cela, il faut un débat public de qualité, ce qui est difficile lorsque la vie démocratique est fortement dégradée, voire même confinée, par les conséquences de la crise sanitaire. La démocratie exige aussi le respect du débat parlementaire et du sens de la Constitution. Le Gouvernement ne doit pas piétiner l’examen en 2nde lecture qui vient de se dérouler et considérer le Sénat comme une simple chambre d’enregistrement. Ce serait jouer un jeu dangereux pour notre démocratie et pour nos libertés.
Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :
« Les efforts des centaines de milliers de Français mobilisés contre ce projet de loi ont contribué à cette victoire politique que beaucoup croyaient impossible. La réalité est bien là : malgré les mensonges répétés, il est désormais incontestable que le contenu de ce projet de loi divise les Français et fracture la société. Le gouvernement n’a d’autre choix que d’en tirer les conséquences : suspendre le processus parlementaire et concentrer son action sur la seule préoccupation des Français : la crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales dramatiques. Loin d’affaiblir la famille, l’heure est au contraire à la soutenir et à la préserver. Nul doute que la nécessité d’une ambition pour la famille sera un enjeu majeur en 2022. Comme tout le monde peut l’observer depuis le début de la crise, la famille est le premier lieu de solidarité et le refuge des plus vulnérables ».
Il est temps de dire ce que j’ai vu – Philippe de Villiers
Philippe de Villiers, ancien ministre et écrivain, présentait le 1er décembre au Cercle de Flore, son dernier ouvrage « Le moment est venu de dire de que j’ai vu » et de nombreux récits de son parcours politique où il a croisé les plus grands mais aussi les plus minables.
La pornographie est-elle un droit de l’homme ?
C’est la question que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a accepté de trancher :
Les faits de cette affaire peuvent être très succinctement résumés : le requérant purge une peine de prison en Slovaquie pour un double meurtre et se plaint de s’être vu retirer des documents pornographiques, et d’avoir été sanctionné pour cette infraction au règlement de la prison. Selon lui, cette confiscation et l’interdiction générale de posséder de tels documents portent atteinte à sa vie privée et à sa liberté d’expression.
La Cour jugera si l’accès à la pornographie en prison est un droit garanti par la Convention européenne des droits de l’homme. L’ECLJ a été autorisé par la Cour à intervenir dans cette affaire et a soumis des observations écrites (accessibles ici en français).
Dans ses observations, l’ECLJ a tout d’abord rappelé que la pornographie est intrinsèquement immorale. Dès lors, les États peuvent, ainsi que l’indique la Convention européenne, limiter certaines libertés pour protéger la morale, ainsi que la sécurité, la santé, ou les droits d’autrui. La protection de la morale est une prérogative d’État reconnue par la Convention aux articles 8, 9, 10, 11 et 21.
L’ECLJ s’appuie sur son rapport « Pornographie et droits de l’homme » (2020) pour indiquer à la Cour que de nombreuses recherches établissent qu’une utilisation répétée de la pornographie cause un risque de dépendance, ainsi que de nombreuses pathologies psychologiques et des troubles relationnels. Celle-ci dévalorise systématiquement les personnes et incite à la violence, à l’agressivité et même au sadisme ou au masochisme. La dévalorisation de la femme est quasi-systématique dans la pornographie, où elles sont présentées de façon stéréotypée et humiliante.
L’ECLJ souligne également qu’il est d’autant plus légitime de protéger les détenus des effets pervers de la pornographie que ces personnes y sont particulièrement vulnérables. Leur isolement et oisiveté accroît le risque de dépendance. L’incitation aux violences pulsionnelles causée par la pornographie est encore plus problématique s’agissant des prisonniers coupables de violences sexuelles. Il en résulte que ne pas prévenir dans ces lieux de détention la diffusion de matériel pornographique serait un manquement au devoir de l’État de veiller à la bonne santé de ses détenus, à leur sécurité, aussi qu’à leur réinsertion.
Certes, durant ces dernière décennies, la Cour européenne a fait une application très réduite de la protection de la « morale », la couvrant du voile pudique de la vie privée. Toutefois, s’agissant de la pornographie, d’autres motifs, relatifs à la santé, la sécurité et la dignité, militent en faveur d’un plus grand contrôle. La société semble d’ailleurs prendre de plus en plus conscience de la nocivité de la pornographie et de la nécessité d’en protéger les protagonistes ainsi que les personnes jeunes et vulnérables. Deux projets de résolution sont actuellement à l’étude au sein de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, qui recommandent aux États un plus grand contrôle, sous l’angle des droits des femmes et des enfants.
L’ECLJ forme le vœu que la CEDH saura faire prévaloir une interprétation des droits de l’homme respectueuse de la santé et de la dignité humaine.
La politique selon Macron : « fermez-là »
De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :
Àquelques jours d’intervalle, l’Académie de médecine a recommandé qu’on ne parle pas dans le métro et Emmanuel Macron s’est plaint, avec une dignité teintée d’énervement et d’un soupçon d’amertume, que la France était une nation de 66 millions de procureurs – y compris les enfants en bas âge, les militants LREM et les nouveaux nés, donc.
Ne pas parler, ne pas poser de questions, ne pas critiquer. Fermez-la. Voilà donc, longuement distillée par trois ans et demi d’exercice du pouvoir, la leçon du prince qui n’aimait pas les passions froides. Ne parlez pas, n’espérez rien, ruminez. Nous vous fournirons des repas à un euro et des chèques de soutien psychologique. Et nous vous expliquerons, aussi souvent qu’il le faudra, que vous avez tort. Tort d’être surpris, tort d’être énervés, tort d’être inquiets, tort de débattre, tort de manifester, tort de vivre, en un mot. Tort de croire que le mot “démocratie” a un autre sens que « Vous avez voté, c’est fini, maintenant ». Tort de croire qu’une stratégie qui ne marche pas est un échec car… « je ne prendrais pas ce chiffre pour dire que c’est un échec : ça n’a pas marché. » comme le déclarait avec aplomb Macron à un journaliste lui parlant de l’application StopCovid (qui continue, après son changement de nom, de ne pas marcher). Voilà tout. Donc on n’en parle pas. On ne parlera pas non plus des vaccins et de la stratégie vaccinale, du déficit de la France, de son isolement au sein de l’Otan ou des rapports étroits d’Olivier Duhamel avec la macronie. Ce n’est pas le sujet. Et n’essayez pas d’en proposer un, ce n’est pas votre rôle. […]
Le gouvernement nie le lien entre immigration et islamisation
Le député Emmanuelle Ménard est interrogée dans Valeurs Actuelles sur le projet de loi du gouvernement « confortant le respect des principes de la République ». Extraits :
[…] Quand Emmanuel Macron prononce son discours aux Mureaux, il nomme clairement l’islamisme comme ennemi de la France. Par la suite, on est passé à la lutte contre le séparatisme mais même ça, c’était aller trop loin. Du coup, on en est arrivé au respect des principes de la République. Un intitulé qui concerne tout le monde : aucune raison de viser l’islamisme en particulier avec cette formulation. C’est d’ailleurs le péché originel de ce projet de loi : par peur de pointer du doigt l’ennemi islamiste, on met tout le monde dans le même sac et on en arrive à punir des gens respectueux des lois de la République. Je pense aux cultes. Toutes les religions sont mises sur le même plan et vont devoir se plier aux mêmes obligations, alors que seul l’argent en provenance de l’étranger et à destination des mosquées radicales pose problème. Je pense également aux associations ou aux écoles hors-contrat. Autre exemple, pour mieux lutter contre l’islamisme, ce projet de loi s’attaque à l’instruction en famille, qui concerne 1,6 % des élèves en France. Sur cette petite minorité d’élèves, seuls 2 % d’entre-eux ne répondent pas aux critères requis par l’Éducation nationale. Mais au lieu de s’attaquer à ces 2 %, le gouvernement s’en prend à tout le monde. Il avait d’ailleurs prévu l’interdiction pure et simple de l’enseignement en famille. Face au tollé provoqué par cette mesure, l’exécutif est revenu sur cette interdiction, qui sera remplacée par un régime d’autorisation. Mais vous savez bien qu’une liberté qui nécessite une autorisation n’est plus tout à fait une liberté. […]
Le grand absent, c’est le lien entre islamisme et immigration, qui est pourtant une évidence. Je ne dis pas que c’est la seule source de l’islamisme, mais on ne peut pas nier que l’immigration de masse nourrit aussi l’islamisme en France. C’est une des causes mais le gouvernement nie le lien entre immigration et islam. Quand le ministre de l’Intérieur explique, je le cite, que « les trois quarts des auteurs d’attentat sont français », il oublie de préciser qu’ils sont issus de l’immigration. Beau tour de passe-passe pour ne pas avoir à prendre à bras le corps la question de l’immigration de masse, de l’immigration sans contrôle, de l’immigration qui dévoie le droit d’asile, le beau droit d’asile. Une erreur grave et même, je pèse mes mots, mortelle pour notre pays. […]
Face à ce projet de loi liberticide, le Rassemblement National a rédigé une proposition de loi visant à combattre les idéologies islamistes : dissolution des organisations islamistes, expulsion des islamistes étrangers, interdiction du port du voile dans l’espace public, renforcement des capacités pour les chefs d’entreprise d’y faire respecter la laïcité, interdiction aux islamistes de se présenter aux élections. Le RN dénonce le projet de loi présenté par le gouvernement, qui touche toutes les religions sans s’attaquer de front au véritable problème : l’islamisme.
Mai 68 a légitimé la pédocriminalité
Luc Ferry écrit dans Le Figarovox :
Je comprends bien que les anciens soixante-huitards tentent aujourd’hui de dédouaner Mai 68 des dérives incestueuses et pédophiles dont l’actualité de ces derniers jours est hélas remplie. Reste que la vérité historique oblige à dire que c’est bien malgré tout dans le sillage du joyeux mois de mai et avec la bénédiction des autorités philosophiques les plus représentatives du gauchisme culturel de l’époque, que la pédophilie reçut les lettres de noblesse qu’elle avait perdues depuis Platon.
Quand paraissent au milieu des années 1970, dans Libération et dans Le Monde , des pétitions faisant l’éloge de la pédérastie, signées par des intellectuels comme Foucault, Sartre, Beauvoir, Deleuze, Barthes ou Chatelet, refuser d’y adhérer c’était prendre le risque de s’exclure du club des «vrais intellectuels», c’est-à-dire des intellectuels de gauche, «forcément de gauche», castristes, maoïstes, trotskistes ou, au minimum, communistes. On a oublié que la «pensée 68» était globalement favorable à la pédérastie, qu’elle approuvait les délires de René Schérer et Guy Hocquenghem qui publient, en 1976, Co-ire (en latin: «aller ensemble», «coït» à la troisième personne du singulier…), un ouvrage agrémenté d’une pléiade de photos d’enfants nus qui faisait l’éloge du «rapt» : l’enfant n’étant pas la propriété privée des parents (petite référence à Marx), tout adulte a le droit, et même de devoir, ainsi plaidaient-ils, de l’enlever pour éveiller cette sexualité que la bourgeoisie occulte.
Schérer, l’un des fondateurs de l’université de Vincennes, soutenu bien entendu par Deleuze, Châtelet, Lyotard, Foucault, Badiou et consorts, bref, par ce que la «pensée 68» comptait alors de plus tapageur, expliquait comment l’éducation bourgeoise en vigueur dans nos établissements scolaires sombrait dans la «perversité» qui consiste à ne faire aucune place à la pédérastie: «Nous posons en principe, écrivait-il , que la relation pédagogique est essentiellement perverse, non parce qu’elle s’accompagnerait des rapports pédérastiques entre maîtres et élèves, mais précisément parce qu’elle les dénie et les exclut.» Oui, vous avez bien lu: la perversion consiste à exclure la pédérastie dans l’éducation tant scolaire que familiale!
On objectera que la pédophilie sévit dans tous les milieux et on aura raison, à ceci près que je ne connais aucune idéologie qui en fasse l’apologie en dehors de celle-là.
Aussi étrange que cela nous paraisse aujourd’hui, dans ce milieu et à cette époque, on pensait comme ça, de sorte qu’il fut pendant longtemps plus risqué d’y critiquer la pédophilie que d’en faire l’apologie. Ces prestigieux professeurs s’étaient emparés des thèses de Freud sur la sexualité infantile pour en tirer la conclusion absurde qu’il était du devoir des adultes de l’éveiller. Comme il était en outre «interdit d’interdire», il n’y avait plus à se gêner.
Aujourd’hui, les derniers signataires de ces pétitions reconnaissent que «c’était une connerie» . Soit. Mais quand j’ai publié La Pensée 68 avec Alain Renaut en 1985, un livre qui critiquait les soubassements philosophiques de ces appels délirants à la transgression tous azimuts, ils étaient, eux ou leurs proches, les premiers à nous insulter. Pendant près d’un an, je n’ai pas pu faire une conférence en public, pas même à l’École normale rue d’Ulm où je dirigeais pourtant un centre de recherche sur l’idéalisme allemand, parce que des disciples de Foucault nous attendaient, non pas avec des excuses, mais avec des battes de base-ball!
[…]
A quand les tribunaux pour tous ces pervers ?
Le LGBT Christophe Chantepy, nouveau président de la section du contentieux au Conseil d’Etat
Christophe Chantepy, ancien conseiller de Michel Charasse, d’Édith Cresson, de Pierre Bérégovoy, de Ségolène Royal, de Michel Sapin, fut directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault sous François Hollande. A ce titre, c’est lui qui a porté la fameuse loi Taubira dénaturant le mariage. Franc-maçon initié au Grand-Orient, il ne fait pas mystère de son homosexualité (il fut même proche de Richard Descoings, retrouvé mort dans des circonstances glauques) et a eu un engagement militant LGBT dans les années 1980 au sein de l’association Gais pour les Libertés (GPL).
Christophe Chantepy, 61 ans, a été nommé président de la section du contentieux au Conseil d’Etat le 27 janvier.
Il ne faudra pas s’étonner de la teneur de certains jugements…
« Pourquoi une telle précipitation du gouvernement et du ministre de la santé pour faire voter cette loi ?»
Après avoir évoqué l’actualité politique de l’Italie, Eric Zemmour revient sur la discussion parlementaire sur le projet de loi bioéthique.
2e journée de discussions sur le projet de loi bioéthique au sénat : rejet de l’avortement jusqu’à 9 mois
Hier, lors de la suite de l’examen du projet de loi bioéthique, les sénateurs ont rejeté
- la création de gamètes artificielles à partir de cellules reprogrammées,
- la création de chimères animal-homme
- l’avortement possible jusqu’à 9 mois pour une détresse « psycho-sociale »
- la transcription de la filiation d’intention des enfants nés de GPA
- la double filiation maternelle (remplacée par l’adoption par la conjointe de la mère).
Le sénat double les sanctions prévues en cas de non-respect des formalités de déclaration pour les recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines.
Néanmoins, la suppression du délai de réflexion avant l’interruption médicale de grossesse est maintenue malgré les lourdes conséquences humaines et psychologiques qu’implique un avortement. Le sénat a adopté l’article 19 bis A qui autorise la pratique du bébé médicament appelé aussi DPI-HLA.
