Vincent Lambert: Nous n’oublions pas…
Dans dix jours, nous allons commémorer le terrible assassinat de Vincent Lambert, après des années de résistance acharnée de ses parents et de ses avocats contre une médecine et une justice devenues folles. Vous pouvez naturellement faire célébrer des messes de requiem à son intention. Si c’est le cas, inscrivez-les dans les événements du Salon beige pour que d’autres puissent s’y unir, au moins par la prière: c’est ici. Et nous allons tenir à jour une liste des événements liés à ce triste anniversaire.
Rappelons que la messe est également la plus puissante prière pour implorer le Ciel de nous épargner le fléau de la légalisation de l’euthanasie – qui, avec la victoire des Verts “pastèques” aux municipales, et avec la logique comptable qui préside aux réformes du système de santé depuis des années, est plus menaçante que jamais.
11 juillet 10h30, Saint-Roch (Paris): messe de Requiem
11 juillet 18h30, Saint-Nicolas du Chardonnet (Paris): messe de Requiem
Michèle Madiran, Resquiescat in pace
L’épouse de Jean Madiran, Michèle, née Legendre, a été rappelée à Dieu le 30 juin au matin, sept ans après le décès de son mari.
Ses obsèques auront lieu vendredi 3 juillet à 16h en l’église Notre-Dame des Armées, à Versailles par Dom Louis-Marie de Geyer d’Orth, père abbé de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux (comme son défunt mari le
Contre l’extermination des bébés atteints de la trisomie
Cette maman d’un enfant atteint de la trisomie, s’insurge contre la réintroduction du DPI-A dans la loi de bioéthique. C’est une loi violente envers toutes les personnes trisomiques et plus largement les personnes handicapés, et évidemment pour tous les parents d’enfants handicapés.
Le handicap est une chance pour la société, quand certains députés qualifient les personnes T21 de « légumes » et de « malédictions » pour les familles. Venez passez une journée avec Isaac messieurs les députés si vous voulez ?
La dimension missionnaire de la liturgie traditionnelle
Samedi, 3 Français ont été ordonnés prêtres pour la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre (sur un total de 14 nouveaux prêtres cette année, tous pays confondus) en la cathédrale de Laon par Mgr Renauld de Dinechin. Dans son homélie, ce dernier a évoqué l’exclusivisme liturgique de la FSSP. Interrogé dans La Nef de juillet-août, l’abbé Andrzej Komorowski, originaire de Pologne, supérieur général de la FSSP depuis 2 ans, revient sur cette question :
Certes, la non-célébration par nos prêtres de la forme ordinaire pourrait être considérée comme un obstacle à notre développement. Il y a effectivement de moins en moins de prêtres dans les diocèses et certains évêques regrettent que nous ne célébrions pas selon le missel de Paul VI. Mais nous sommes convaincus de la dimension missionnaire de la liturgie traditionnelle, laquelle n’est pas réservée à ceux qui la connaissent déjà mais peut attirer à Jésus-Christ les âmes les plus éloignées. Si nous célébrions la forme ordinaire pour « toucher plus de monde » cela signifierait, en creux, que nous reconnaissons que la forme extraordinaire n’est pas adaptée pour l’évangélisation d’aujourd’hui et doit rester réservée aux « initiés ». […]
Cette question de la concélébration se pose différemment selon les pays. En France cela a pris une très grande importance, au point d’éclipser les autres signes de communion, au premier rang desquels se place la communion eucharistique elle-même. Il est vrai que les prêtres de la FSSP ne concélèbrent pas car ils ont fait le choix de la forme extraordinaire. Le fait d’avoir un caractère propre, reconnu par l’Église, dont le cœur est l’observance fidèle des traditions liturgiques latines, est un talent à cultiver, une condition de fécondité, et non une entrave quelconque. Notre fondation, avec les caractéristiques qui sont les nôtres, a été approuvée par le Saint-Siège en 1988. Nous sommes fidèles à nos actes fondateurs. La concélébration par ailleurs ne revêt aucun caractère obligatoire d’après le Code de Droit canonique, comme cela nous a été rappelé il y a quelques années par la Commission Ecclesia Dei. Elle ne peut pas être une condition en vue d’une mission dans un diocèse. J’observe d’ailleurs que nous ne manquons pas d’apostolats, au contraire ! Enfin, notre choix est certes dû à un attachement à cette forme liturgique mais rappelle aussi les insuffisances de la forme ordinaire. C’est la raison pour laquelle, étant donné que nous n’y sommes pas obligés, nous ne souhaitons pas la célébrer ni la concélébrer.
Un choix qui mérite d’aller plus loin, et, coïncidence du confinement et de la privation de sacrements, deux ouvrages sur la messe traditionnelle ont fait l’objet d’une réédition.
La messe : une forêt de symboles, réédité au format poche, de l’abbé Claude Barthe, qui estime que l’importance primordiale du sens allégorique (ou sens mystique) de la messe doit être redécouverte, comme a été redécouverte l’importance du sens allégorique de l’Écriture depuis les travaux du P. Henri de Lubac. Ce livre voudrait participer à combler un oubli qui est l’une des explications de la crise que traverse aujourd’hui la liturgie catholique. L’auteur s’appuie sur une longue tradition interprétative qui, partant des Pères de l’Église, s’est particulièrement développée depuis la fin de l’Antiquité tardive jusqu’au XVIIe siècle. Il insiste sur les deux clés de lecture majeures pour cette tradition :
- la messe relève d’une « théologie de la victoire », celle du sacrifice de l’Agneau qui triomphe du péché et de la mort ;
- et son déroulement correspond à l’histoire du salut, depuis l’entrée du Christ dans le monde (l’Introït), jusqu’à l’Ascension (le renvoi de l’assemblée).
Un livre passionnant pour redécouvrir la liturgie catholique.
Un autre ouvrage vient d’être réédité par les éditions Clovis. Il s’agit d’une compilation de textes de Mgr Marcel Lefebvre sur le saint sacrifice de la messe, au cours duquel
« se réalise toute la Révélation, le mystère de la foi, l’achèvement des mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, toute l’efficacité de l’apostolat ».
Cet ouvrage reprend de façon méthodique tout ce que le prélat a pu dire ou écrire sur la messe, sur ses rites, sur ses prières, sur sa théologie, sur sa spiritualité, sur son esprit, sur sa grâce, et, par contraste, sur le nouvel ordo de la messe promulgué en 1969 par Paul VI, désormais forme ordinaire.
Grande neuvaine en l’honneur des 32 Bienheureuses martyres d’Orange
Du 1er au 9 juillet 2020, grande neuvaine en l’honneur des 32 Bienheureuses martyres d’Orange. Au cours de cette neuvaine, nous voulons simplement dire MERCI aux Bienheureuses.
Chaque jour, le chapelet et la prière officielle pour demander la Canonisation des Bienheureuses.
Le 9 juillet : pèlerinage de Bollène à Gabet (départ de la chapelle du Saint-Sacrement à 8h15) avec la paroisse d’Orange. Messe à Gabet célébrée par Monseigneur Cattenoz.
L’archevêque de San Francisco effectue un exorcisme là où la statue de St. Junípero Serra est tombée, demandant la miséricorde de Dieu
Suite à la destruction de la statue de Junípero Serra, prêtre missionnaire franciscain espagnol qui fonda de nombreuses missions dans le Nouveau Monde, Mgr Salvatore Cordileone, archevêque de San Francisco, a visité le parc pour offrir des prières, effectuer un exorcisme et mener d’autres actes de réparation, en réponse à “des actes de blasphème horribles”.
“J’ai ressenti une grande détresse et une profonde blessure dans mon âme quand j’ai vu ces horribles actes de blasphème … et dénigrement de la mémoire de Serra, qui était un si grand héros, un si grand défenseur des peuples autochtones de ce pays. ; quelqu’un qui faisait vraiment partie de ma vie en grandissant. J’ai grandi très près de la première mission qu’il a fondée à San Diego. Il a donc infligé une blessure très profonde dans mon âme. “
L’archevêque a fait un exorcisme pour cet “acte sacrilège, un acte du malin“, ajoutant:
“C’est l’activité du malin qui veut faire tomber l’Église, qui veut faire tomber tous les croyants chrétiens. Nous offrons donc cette prière et bénissons ce sol avec de l’eau bénite afin que Dieu puisse le purifier, le sanctifier; afin que nous, à notre tour, puissions être sanctifiés.”
Appelant les actes de réparation nécessaires à la guérison de la ville, il a également prié le Roaire avec la foule rassemblée :
“Le Rosaire a le pouvoir de changer même l’histoire. Nous nous unissons dans la prière, dans le jeûne et la pénitence, mais surtout dans la prière du Rosaire. ” l’archevêque a appelé les fidèles à prier, “demandant la miséricorde de Dieu sur nous, sur toute notre ville, afin que nous puissions retourner notre cœur vers lui”.
Il a rappelé aux catholiques l’importance du jeûne et d’autres actes de pénitence, mais il a également exhorté chaque citoyen à s’informer sur la vie de saint Junípero et à ne pas ignorer la vérité, en disant:
“Il y a une ignorance de la vraie histoire. Je voudrais donc demander à notre peuple d’apprendre l’histoire du Père Serra, les missions, toute l’histoire de l’Église, afin qu’ils puissent apprécier le grand héritage que l’Église nous a donné, compte tenu du monde: tant de vérité, de beauté et de bonté. C’est un merveilleux héritage dont nous devons être fiers. Il y a ceux qui veulent nous faire honte. Nous avons toutes les raisons d’en être fiers; mais aussi, nous devons aborder notre vie chrétienne avec humilité et continuer à donner la bonté au monde, et à donner au monde la beauté et la vérité, avec l’aide de la grâce de Dieu. “
Le pire des scénarios, c’est que la seule opposition crédible à Emmanuel Macron en 2022 soit constituée des « écologistes »
Chronique de Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Fx Bellamy : “Ce n’est que par un orgueil absolu que nous en venons à condamner avec autant de condescendance le passé”
Un peu de prise de hauteur et d’intelligence, c’est tellement rare :
Prétendre censurer le passé avec nos certitudes d’aujourd’hui est caricatural. Ceux qui nous ont précédé, comme dans toute histoire humaine, ont fait des erreurs. Cela doit simplement nous rendre vigilants sur nous-mêmes, en reconnaissant ce qu’ils nous ont transmis de meilleur. pic.twitter.com/70SQ4bjnRy
— Fx Bellamy (@fxbellamy) June 26, 2020
Une réunion de la droite est aujourd’hui beaucoup plus facile à réaliser que le maintien par Emmanuel Macron de son « en même temps »
Intéressante analyse lue sur Atlantico :
L’opinion est actuellement segmentée en trois blocs de dimension à peu près équivalente:
une gauche revigorée, « plurielle » disent certains, où l’on trouve gauchistes, socialistes et Verts. On ne saurait trop insister sur les affinités, sinon la parenté idéologique de ces courants (en particulier sur la question multiculturelle), d’une part; mais sur les écarts sociaux d’autre part. Ce bloc comprend potentiellement un courant égalitaire et souverainiste, l’aile gauche des Gilets Jaunes, pourrait-on dire. Sur le papier, Jean-Luc Mélenchon a beaucoup d’atouts pour réunir cette gauche-là; mais il lui faudrait sortir un peu plus des métropoles que ce qu’il fait actuellement et fréquenter un peu plus la France périphérique. Peut-être refera-t-il un score de 20%. Mais pour être sûr de se retrouver au second tour de la présidentielle, il faudrait être au-dessus de 25%.
Le deuxième bloc, c’est le bloc central, actuellement aimanté en partie par Emmanuel Macron. Il est sociologiquement plus homogène que le premier. C’est l’électorat de LREM en 2017. Cependant le président en place est arrivé aux limites du « en même temps ». La partie gauche de son électorat a tendance à se tourner vers les Verts. Et la partie droite est hésitante. La mauvaise gestion de la crise du Coronavirus a discrédité Emmanuel Macron dans une partie de son électorat de droite tandis qu’elle radicalisait en faveur de l’idéologie verte son électorat de gauche.
Le troisième bloc, lui aussi aux alentours de 30%, c’est la droite. Il est devenu possible aujourd’hui de rassembler la droite entrepreneuriale et la droite conservatrice, la droite souverainiste et la droite identitaire. Le drame pour ce bloc, c’est que Marine Le Pen s’obstine à en ignorer la partie socialement la plus aisée et que les ténors LR sont apparemment incapables de s’adresser à l’électorat RN, qui ne demanderait qu’une chose, échapper à cette machine à perdre qu’est devenu le parti de Marine Le Pen.
C’est pourtant à droite qu’il serait le plus facile de faire émerger une réunion des forces. Au lieu de cultiver l’opposition entre un illusoire poujado-mélenchonisme et un orléanisme impuissant (puisqu’Emmanuel Macron occupe l’essentiel du créneau), les droites devraient méditer les succès et les échecs de Nicolas Sarkozy, retrouver le gaullisme authentique (si bien illustré dans le « C’était de Gaulle » d’Alain Peyrefitte), retrouver la grande ambition industrielle et intégratrice d’un Napoléon III. Une réunion de la droite est aujourd’hui beaucoup plus facile à réaliser que le maintien par Emmanuel Macron de son « en même temps » ou l’invention d’une compatibilité entre l’écologisme des métropoles et le soulèvement des territoires. Les droites sauront-elles saisir l’occasion?
Jordan Bardella : “EELV est un parti d’extrême-gauche, laxiste, communautariste, qui défend une écologie punitive et toujours plus de taxes !”
Très bonne analyse ce matin de Jordan Bardella sur EELV et le vote “écologiste” :
« Au RN, nous avons des choses à dire sur les questions environnementales, préoccupation de beaucoup de Français. Disons la réalité : @EELV est un parti d'extrême-gauche, laxiste, communautariste, qui défend une écologie punitive et toujours plus de taxes ! » #GGRMC pic.twitter.com/ZBN5qOUrbN
— Jordan Bardella (@J_Bardella) June 30, 2020
« Le #nucléaire est une des énergies les plus décarbonées, les plus propres et les moins chères. La fermeture de #Fessenheim n'a aucun sens et est contestée par tous ceux qui ont un peu de bon sens ! C'est un suicide écologique, énergétique et stratégique pour la France. » #GGRMC pic.twitter.com/LyKEWOKlSL
— Jordan Bardella (@J_Bardella) June 30, 2020
Les restes de 500 personnes décapitées reposeraient sous la Chapelle expiatoire
Aymeric Peniguet de Stouz, administrateur de la chapelle Expiatoire, estime que les restes des 500 personnes exécutées sur la place de la Concorde pendant la Terreur, entre le 21 janvier 1793 et le 28 juillet 1794, reposeraient entre les murs de cet édifice religieux, bâti en mémoire de Louis XVI et Marie-Antoinette.
Une plaque dans les catacombes indiquait que les ossements, d’abord enterrés au cimetière de la Madeleine, avaient ensuite été déplacés dans les excavations souterraines de la ville Lumière. Problème : celle-ci désigne un autre cimetière. Les écrits de Louis XVIII ont alors mis Peniguet de Stouz sur la piste de la chapelle Expiatoire. «Qu’aucune terre saturée de victimes ne soit déplacée de ce lieu pour la construction de la chapelle», avait ordonné le roi de France à l’architecte du bâtiment.
L’administrateur a pu procéder à des fouilles. En faisant passer une caméra dans les joints entre deux pierres d’un des murs de la chapelle, le duo est alors tombé sur des os et des phalanges humaines. En utilisant une technique de forage multiple, il a également buté sur des coffres en cuir dans lesquels seraient entassés des restes humains.
Des fouilles complémentaires devraient avoir lieu l’année prochaine.
Grand remplacement
La vague verte écolo ne doit pas masquer la petite vague verte islamiste…

Bioéthique : le gouvernement tente de passer en catimini, Marchons Enfants réplique devant l’Assemblée Nationale
La République doit protéger tous ses enfants. C’est le message porté ce matin à la première heure devant les grilles du Palais Bourbon par le mouvement associatif et unitaire rassemblé sous le label « Marchons Enfants ! ». Au cours d’une démonstration visuelle, une douzaine de Marianne portant un masque ont dénoncé la mascarade d’un examen en douce du projet de loi bioéthique. Au lieu de profiter du contexte sanitaire pour éviter toute forme de débat, le gouvernement et sa majorité feraient mieux de répondre à l’urgence sanitaire, économique, sociale et environnementale.

« L’urgence santé, c’est pressé: PMA-GPA, laissez tomber ! », « Traiter la crise, c’est la priorité : PMA-GPA, arrêtez ! », « L’urgence, c’est la solidarité : PMA-GPA, tout sauf ça ! », L’urgence emploi, c’est maintenant : PMA-GPA, c’est pas l’moment », « L’urgence, c’est l’unité : PMA-GPA, ne font que fracturer ! »… Le message des multiples panneaux brandis aux premières heures du jour par une douzaine de jeunes femmes portant les habits de Marianne était clair : ce n’est pas le moment de reprendre en urgence et de manière précipitée le projet de loi bioéthique, alors que les députés ont commencé l’examen du texte en commission hier soir.
Débat public confisqué, démocratie en danger
Pour les Français, fortement mobilisés contre ce projet injuste qui conduira à priver volontairement des enfants de père et de l’amour de celui-ci, la pilule est amère. Et pour plusieurs raisons. Cet examen en 2e lecture intervient alors que l’urgence sanitaire est toujours en cours en raison de la circulation active du virus sur le territoire et du nombre élevé de clusters. Comble du cynisme de la majorité, la fin de l’examen du texte en séance publique est prévue le 10 juillet, c’est-à-dire le jour où prendra fin l’état d’urgence sanitaire. Hors de question pour Marchons Enfants d’organiser des manifestations sur la voie publique. Rassemblant des centaines de milliers de personnes, dans le calme et la détermination, ces manifestations ne peuvent être envisagées dans le contexte sanitaire actuel. Conséquence : il est plus difficile, voire carrément mission impossible, de créer les conditionspour un débat public de qualité sur ces enjeux majeurs. Même du côté des parlementaires, l’annonce surprise le 16 juin dernier du retour précipité du texte ne leur a laissé qu’une semaine à peine pour déposer des amendements, alors même que la version adoptée par le Sénat modifie en profondeur le projet de loi par rapport à sa version adoptée en 1ère lecture à l’Assemblée nationale.
Autres priorités
Santé, emploi, pouvoir d’achat, environnement, sécurité : les priorités des Français sont bien connues. Ils attendent des réponses du gouvernement et du Président de la République alors qu’une crise historique s’abat sur notre société. Le retour précipité et en urgence du projet de loi bioéthique n’est pas la réponse attendue par les Français. Loin d’affaiblir la famille et la filiation, il faut au contraire la soutenir par une politique ambitieuse. Tous les observateurs ont été unanimes pour saluer le rôle de la famille pendant le confinement. Premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables, la famille est chère au cœur des Français. Envisager d’autoriser la fabrication d’enfant délibérément privés de père est une aberration autant qu’une injustice et une inégalité inacceptable.
Ce calendrier est incompréhensible : même les parlementaires les plus militants et idéologues n’en demandaient pas tant. Une poignée d’entre eux avaient appelé à un retour du texte en septembre. Le Président de la République et son gouvernement en ont décidé autrement. Pourquoi ? Si la véritable raison est le refus du débat, nul doute que les Français s’en souviendront dans quelques mois si d’aventure le processus législatif, qui est encore très long, devait à nouveau reprendre au Sénat. Privés de paroles cet été, ils seront alors très nombreux à faire entendre leur voix pour défendre celles des enfants que les désirs d’adultes risquent de priver de père, pour toute leur vie.

Les députés face à la sélection des embryons trisomiques et à la manipulation du génome humain
De la Fondation Jérôme Lejeune :
À l’aube d’une crise économique sans précédent, et alors que la France commence à panser les plaies de la pandémie de covid-19, le gouvernement si prompt à protéger la vie des personnes vulnérables pendant le confinement, a demandé aux députés de réexaminer prioritairement à partir de ce jour le projet de loi bioéthique qui porte gravement atteinte aux plus jeunes des membres de notre espèce.
La Fondation Jérôme Lejeune, qui défend la dignité de toute vie humaine, en particulier celle des personnes touchées par un handicap mental, et qui finance le premier centre de consultation européen spécialisé dans les déficiences intellectuelles d’origine génétique, appelle les parlementaires français à s’opposer à toutes les dispositions du projet de loi bioéthique qui élargiront demain le régime juridique d’autorisation de recherche sur l’embryon humain, et qui aggraveront l’élimination systématique des enfants porteurs de trisomie 21 en gestation.
S’appuyant sur l’expertise de ses juristes et de ses scientifiques, qui analysent l’évolution du régime encadrant la procréation médicalement assistée, et la manipulation de l’embryon humain dans le cadre de protocoles de recherche, la Fondation Jérôme Lejeune demande aux députés de :
- Refuser, à la suite des sénateurs, le diagnostic pré implantatoire des aneuploïdies (DPI-A) qui vise à détruire dans le cadre des PMA les embryons porteurs d’une anomalie chromosomique. « Quel signal envoyons-nous aux personnes handicapées ? Quelle stigmatisation, quelle violence du message vis-à-vis des trisomiques ! Quelle société voulons-nous ? » alertait la sénatrice Cécile Cukierman (CRCRE) au Sénat en janvier dernier,
- Confirmer la suppression de l’article 17 qui rendait possible la création d’embryons transgéniques et chimériques et l’intégration de cellules humaines (cellules souches pluripotentes induites dites iPS ou cellules souches embryonnaires) dans l’embryon animal,
- Refuser l’allongement de la durée de culture des embryons in vitro,
- Réintégrer le délai de réflexion de huit jours avant une interruption de grossesse dite « médicale », supprimé au Sénat au mois de janvier dernier. La Fondation Jérôme Lejeune qui suit au sein de son centre médical plus de 10 000 patients dont la plupart sont porteurs d’une trisomie 21 dénonce la traque revendiquée d’une population qu’elle soigne depuis un quart de siècle.
Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, rappelle que
la pandémie a été l’occasion de redécouvrir le prix de la vie humaine. Si le droit l’emporte sur la vie, alors il permet de tricher sur tout. Que le premier acte symbolique après la pandémie soit une loi qui promeuve le sacrifice d’embryons humains à très grande échelle pour économiser l’expérimentation animale en dit long sur le Nouveau Monde inhumain qui nous est imposé.
L’attente placée dans ceux qui tiennent les destinées de la nation mérite certainement d’être ajustée
Le père Danziec revient cette semaine dans Valeurs Actuelles sur l’affaire Fillon et les révélations du procureur du Parquet national financier. Extrait :
[…] Pour le philosophe Gustave Thibon, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute : le chef qui manque à sa mission, plus que jamais, constitue le drame des temps postmodernes. Il compromet, en même temps que sa personne éphémère, le principe éternel qu’il représente. Aux époques classiques du passé, l’exact inverse pouvait s’observer : les institutions morales, politiques ou religieuses dépassaient et portaient les individus qui les représentaient. Ainsi la monarchie était plus que le roi, le sacerdoce plus que le prêtre. A tel point d’ailleurs qu’on pouvait se payer le luxe – heureux temps – de mépriser tel roi ou tel pape sans que le principe même de la monarchie ou de l’autorité pontificale soit mis en question le moins du monde. Aujourd’hui en revanche, comme dans toutes les périodes de décadence, nous assistons au phénomène opposé. Les institutions ne sont tolérées et aimées qu’à travers les personnes. C’est pourquoi plus que jamais les masses éprouvent un besoin immense de chefs politiques ou spirituels qui soient intègres et vigoureux, pour ne pas dire parfaits. Si la chose est souhaitable, cette injonction à l’excellence n’est-elle pas, dans le même temps, trop oppressive ? L’attente placée dans ceux qui tiennent les destinées de la nation mérite certainement d’être ajustée. « S’il est saint, qu’il prie pour nous. S’il est prudent, qu’il nous gouverne », avertissait saint Thomas d’Aquin. Après tout, être juste, c’est d’abord demander à son boulanger de faire du bon pain, à un attaquant de planter de jolis buts, à son prêtre d’être disponible pour sanctifier les âmes et à un politique de bâtir un programme pertinent pour redresser son pays. Pas autre chose. Le reste est affaire d’intimité spirituelle, du mystère d’une âme, du secret intérieur d’un homme dans sa relation avec son créateur. […]
Marseille : on a vu des minibus qui embarquaient des gens des cités pour les débarquer devant le bureau de vote en leur distribuant des bulletins
Antoine Baudino est assistant parlementaire de Stéphane Ravier, le sénateur RN qui a totalisé 33,48% des suffrages au premier tour dans le VIIe secteur de Marseille (13e et 14e arrondissements), dénonce dans L’Incorrect des entorses massives au code électoral de la part de la candidate LR Martine Vassal :
À Marseille, il faudrait des observateurs de l’ONU. On fait la morale au monde entier, on envoie des observateurs en Centrafrique mais on est incapable de faire respecter la loi chez nous. En effet, la candidate LR a fait une campagne honteuse et a utilisé tous les moyens pour parvenir à ses fins. D’après Le Monde, elle aurait embauché 500 personnes pendant six mois pour coller des affiches. Mais, parmi eux, on trouve des petits dealers des quartiers nord dont certains ont cogné nos propres colleurs d’affiches dont deux avaient plus de 70 ans. Nous avons les preuves en vidéos de ces violences.
De même, elle se permet d’utiliser les équipements publics (gymnase, boulodrome) pour mener des meetings électoraux, ce qui est formellement interdit par le code électoral. Nous avons d’ailleurs fait un signalement au procureur.
Par ailleurs, elle ne respecte pas la trêve électorale. La campagne se termine toujours le vendredi soir qui précède le scrutin, à minuit pile. À partir de ce moment, il est interdit de distribuer des documents de propagande électorale. Les équipes de Martine Vassal n’en ont pas tenu compte.
On a aussi beaucoup parlé du scandale des procurations…
Le scandale des procurations a éclaté il y a deux semaines. Il y a deux affaires : D’abord des procurations frauduleuses qui ont été récupérées de manière illicite car présignées ou recueillies par téléphone. Ensuite, il y a un scandale dans le scandale car ils ont fait signer des personnes âgées dans les EHPAD. On exploite ainsi la vulnérabilité des personnes âgées pour obtenir une procuration…
Mais nous avons également découvert autre chose. Normalement, ce sont les OPJ qui signent les procurations mais dans certaines villes, ils choisissent des personnes à qui ils délèguent cette signature. Or, dans les 6-8e et les 9-10e arrondissements de Marseille, c’est un militant LR, ancien candidat aux législatives de 2017 qui figure comme délégué. Dans les 11-12e arrondissements, le délégué est un colistier de Julien Ravier, le maire du 11-12. La démocratie à Marseille ne fonctionne plus, elle est bidonnée.
Enfin, on a vu aujourd’hui des minibus qui embarquaient des gens des cités pour les débarquer devant le bureau de vote en leur distribuant des bulletins de vote, ce qui est formellement interdit après vendredi minuit. Nous l’avons fait consigner par l’huissier. Je pense qu’il y aura des recours partout et ils peuvent être de nature à invalider le scrutin.
Y a-t-il eu intervention de la police ?
Oui, à plusieurs reprises au cours de la journée. Dans le 15-16e, il y a eu une bagarre dans un bureau de vote. Nous avons, nous-mêmes, été contraints de faire intervenir la police car une bande de voyous se plantait devant le bureau et criait aux électeurs qu’il fallait voter Martine Vassal. […]
14 siècles d’esclavage et de traite négrière Arabo-Musulmane : un génocide
Ces documentaires ne datent pas d’hier, mais n’ont pas pris une ride et répondent parfaitement aux délires actuels.
Ce premier documentaire historique présente des témoignages de chercheurs africains spécialistes du monde arabo-musulman et de l’Afrique subsaharienne. Où est aujourd’hui la descendance des millions d’esclaves capturés et déportés en Orient ? La castration de l’homme noir était largement mise en oeuvre pour éviter le métissage dans le monde arabo-musulman :
Cette autre émission présente Tidiane N’Diaye au sujet de son livre “Le génocide voilé” paru en 2008. Tidiane N’Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Chercheur reconnu, il est l’un des grands spécialistes des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas.
Eric Zemmour : « Les Verts sont des immigrationnistes assumés »
Emission Face à l’info d’hier :
Bioéthique – action devant l’Assemblée nationale : “Député, occupe-toi des Français !”
Devant le palais Bourbon, des Mariannes interpellent les députés sur les vraies urgences post-COVID :
[ACTION FLASH] A l’@AssembleeNat, les Mariannes interpellent les parlementaires sur les urgences des Français : “Député, occupe-toi des Français !” pic.twitter.com/BGKNBKVl9O
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 30, 2020

Cette manie de vouloir comparer islam et catholicisme
France2 diffusait dimanche 28 juin les émissions religieuses hebdomadaires, dont celle sur l’islam. C’était le troisième volet d’une série qui était intitulée Musulmans dans la cité, avec la présence du nouveau recteur de la grande mosquée de Paris, M.Hafiz. Celui-ci a, en 2015, créé une association intitulée « La fraternité du barreau de Paris ». L’émission commençait par des extraits d’un colloque qui avait été organisé par cette association, dont une intervention du Père Vivarès, prêtre de la paroisse Saint-Paul-Saint Louis (Paris 4ème), qui était placé à côté du même M.Hafiz :
« J’étais récemment au mariage d’un jeune que j’accompagne depuis plusieurs années. J’étais à la table de ses amis, qui avaient 27/28 ans. Et ils se posaient à table la question de l’éducation religieuses musulmane de leurs enfants, des écoles privées ou pas, du danger d’une forme d’intégrisme dans les écoles privées où ils pourraient aller, de la difficulté de faire les prières lorsqu’on travaille. Je dois dire que, écoutant cela comme prêtre catholique à une table de jeunes gens de 25/30 ans, j’aimerais bien que, dans les mariages chrétiens, j’entende le même genre de choses ».
Cela rappelle tristement une remarque de l’archevêque de Reims, Mgr de Moulins-Beaufort. Ce dernier avait participé en mars 2019 à l’inauguration d’une nouvelle grande mosquée à Reims et avait prononcé une allocution dans laquelle il se félicitait : « Avec moi, les catholiques de Reims se réjouissent que vous puissiez en ce lieu enfin achevé louer le Dieu créateur et miséricordieux », terminologie parfaitement conforme au dogme musulman et évacuant du même coup la présentation d’un Dieu Père. Une petite soumission ne mange pas de pain quand il s’agit du soi-disant dialogue interreligieux avec les musulmans.
Cette participation lui ayant amené quelques commentaires désagréables, Mgr de Moulins-Beaufort avait répondu aux critiques en publiant un communiqué qui se terminait par ces mots :
« Ma seule crainte serait que certains chrétiens manquent de foi au point de ne pas supporter d’être persécutés ou même moqués. J’aimerais que les hommes catholiques inquiets de la présence de l’islam dans notre pays soient aussi assidus à la messe ou à l’adoration eucharistique que les hommes que j’ai vus à la mosquée un jeudi soir à l’heure de la prière ».
Au-delà de la constatation de la séparation structurelle des hommes et des femmes dans l’islam…, voilà encore une sorte de coup de pied de l’âne, au minimum désobligeant pour les chrétiens quant au niveau de leur foi (mais que font donc leurs pasteurs ?). Pourquoi, tant qu’on y est, ne pas louer le tranchant et l’explosivité (exceptionnels, n’est-ce-pas ?) de leurs martyrs ? A-t-on le droit de demander des prêtres qui prêchent la foi catholique et s’abstiennent de comparaisons au sens propre insensées ? Et a-t-on aussi le droit de constater qu’on préfèrerait ne pas être conduit, par pur aveuglement (on a écarté l’hypothèse folle du souhait) de ces pasteurs entre autres, aux conditions d’une persécution future comme le démontrent à l’envi les situations des catholiques dans les pays à majorité musulmane (quand ils y survivent) ?
On préfèrera terminer par la dernière homélie du cardinal Barbarin dans la cathédrale Saint-Jean, ce même 28 juin : « Prions pour que la Parole de Dieu poursuive sa course ».
Confinement : la famille, une valeur refuge
Les chercheuses Veronika Kushtanina et Virginie Vinel, respectivement sociologue et anthropologue spécialistes de la famille, des âges de la vie et des soins au Laboratoire de sociologie et d’anthropologie (LaSA) de l’université de Bourgogne Franche-Comté, se sont penchées sur les effets du confinement.
Du 15 avril au 10 mai, elles ont diffusé un questionnaire sur des pages Facebook consacrées au confinement et par les réseaux universitaires, afin de sonder les configurations créées à cette occasion et d’interroger les solidarités au sein des foyers.
Plusieurs tendances se dégagent. La première est celle d’un recours au regroupement familial. Ainsi, 48,4 % des répondants qui vivaient seuls avant le confinement ont choisi de se confiner en couple ou avec leur famille. Alors qu’un tiers des répondants vivaient seuls avant, ils n’étaient plus que 16 % pendant la période.
Les deux chercheuses ont interrogé les motivations de celles et ceux qui ont quitté leur logement pour en rejoindre un autre. La peur de se retrouver seul figure en tête, et s’accompagne souvent du désir d’affronter avec ses proches un contexte anxiogène.
Autre enseignement : les relations à l’intérieur du foyer sont restées globalement stables. La famille semble avoir rempli durant ces quelques semaines un rôle de solidarité. Virginie Vinel souligne :
« Les personnes identifiées comme les plus vulnérables ont été protégées par les autres. On le voit aussi avec la famille hors du logement. »
Une attention qui s’est traduite par des appels téléphoniques accrus pour prendre des nouvelles, d’aller faire les courses pour les parents âgés, des moments de partage avec les enfants de la famille…
Ce n’est pas pour rien que la famille est appelée la cellule de base de la société.
«On n’est pas plus bêtes parce qu’on est chrétiens»
Jugeant absurde la règle en vigueur à Québec exigeant que chaque église limite à 50 le nombre de fidèles pour la messe, un curé en a accueilli 150 dans son église qui peut contenir 1000 personnes. L’abbé Pierre Gingras, curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, dans le quartier Montcalm, précise que, dans les faits, il y avait «trois groupes de 50 personnes». Ces groupes se trouvaient au même moment dans l’église, mais dans des sections différentes.
«C’est une église qui contient 1000 places, alors c’est pour ça que ça ne me gêne pas trop, trop, puis je ne ferai pas d’entourloupettes pour empêcher les gens de venir à la messe le dimanche».
«Les gens ont été […] très respectueux du deux mètres».
«Même à 150 personnes, on ne se touche pas, on ne se colle pas et on ne se parle pas. La plupart des gens étaient masqués et même nous, pour donner la communion, nous étions masqués, alors on a respecté tous les protocoles».
Il n’y a pas photo… :

Le curé ajoute qu’il n’a pas apprécié que les lieux de culte soient parmi les derniers endroits à être déconfinés.
«On n’est pas plus bêtes parce qu’on est chrétiens, et d’avoir été traités [de façon] aussi méprisante par le gouvernement, [d’]être réduit au dernier dans la ligne, ça, ça m’énerve, parce que les 400 ans d’histoire qu’on a eus, c’est quand même l’Église qui les a faites».
Ludovine de La Rochère : “Le Président de la République se moque des Français”
La présidente de La Manif Pour Tous Ludovine de la Rochère dénonce dans Valeurs Actuelles le cynisme et les contradictions du président de la République :
[…] Et pourtant, le 15 juin, le lendemain même de son allocution solennelle sur les « défis historiques » que « nous avons devant nous », Emmanuel Macron a signé un décret présidentiel de convocation du Parlement en session extraordinaire en en fixant l’ordre du jour. Hormis ceux sur les finances rectificatives pour 2020 et sur l’organisation de la fin de l’état d’urgence sanitaire, un seul projet de loi est au programme : la révision de la loi bioéthique !
En conséquence de cette décision insensée, les députés de la Commission spéciale bioéthique de l’Assemblée nationale examineront le texte du 29 juin au 2 juillet, en vue de la seconde lecture en séance publique, c’est-à-dire par tous les députés, du 6 au 10 juillet.
Ainsi, alors que la France est exsangue, que nous devons faire face « à la pire récession depuis 1945 » selon les mots d’Edouard Philippe et que les 750 000 jeunes qui devaient rentrer prochainement sur le marché du travail sont d’ores et déjà décrits comme la génération sacrifiée du COVID19, l’Assemblée nationale va se consacrer à un texte qui n’a rien d’urgent, bien au contraire, et qui ne répond aucunement aux besoins et attentes de nos concitoyens.
Un sondage IFOP réalisé les 12-15 juin en atteste. Interrogés sur « les sujets prioritaires auxquels le Parlement doit se consacrer dans les douze prochains mois », les Français indiquent la sauvegarde de l’emploi, le pouvoir d’achat, l’efficacité du système de santé, la sécurité, l’environnement… Mesure phare et décriée du projet de loi bioéthique, la PMA « pour toutes », n’est mentionnée que par 1% des répondants et arrive donc, logiquement, à la toute dernière place. Quant aux électeurs d’Emmanuel Macron, que l’on dit surtout sensibles aux enjeux économiques, pas un ne la mentionne : le résultat est de 0%.
Mettre le projet de loi bioéthique en priorité dans le calendrier de travail de l’Assemblée nationale est d’une incroyable indécence à l’heure où la crise sanitaire menace toujours et au moment où lui succède une crise économique et sociale sans précédent. Emmanuel Macron n’a d’ailleurs pas assumé publiquement cette décision : il n’en a pas dit un mot le 14 juin, gardant le silence sur ce sujet comme il le fait depuis le début du quinquennat.
Bien au contraire, le Président de la République a longuement insisté sur la nécessité d’un « nouveau chemin », terme qui prolongeait son annonce de mars sur la prise en compte de l’expérience de la crise, dont il saurait « tirer toutes les conséquences ».
Mais en quoi tire-t-il les conséquences de la crise lorsqu’il envisage détourner la médecine de sa finalité qui est de soigner et prévenir les maladies ? Pourquoi s’obstiner à vouloir légaliser la PMA pour des femmes a priori fécondes ainsi que l’autoconservation ovocytaire sans motif médical au lieu de mettre son énergie, avec le ministre de la Santé, au service des soignants, applaudis tous les soirs par les Français pendant le confinement, mais toujours méprisés par le gouvernement dans un Ségur de la Santé qui semble embourbé ?
Emmanuel Macron n’a-t-il pas constaté, comme tous les Français, les immenses difficultés de notre système de santé à assurer sa mission, si vaste et si complexe ? N’a-t-il toujours pas entendu que les médecins et le personnel soignant sont à bout, épuisés, débordés ?
Et en quoi tire-t-il les conséquences de la crise en souhaitant que la PMA sans motif médical soit remboursée ? N’a-t-il pas réalisé ce que signifient les 53 milliards d’euros de déficit pour la sécurité sociale ?
Où est la cohérence entre sa volonté de priver volontairement des enfants de père toute sa vie, avec la PMA « pour toutes », et son objectif affiché de favoriser la solidarité ?
Où est la cohérence entre sa volonté de techniciser et complexifier la procréation pour des personnes a priori fécondes et son objectif affiché d’agir pour l’écologie ?
Force est de constater que cette décision de revenir dès maintenant sur le projet de loi bioéthique, et sans même envisager de le repenser à la lumière de la crise, est indécente. Le Président de la République se moque des Français.
Nul doute que si son idée est de profiter du contexte qui pour le moment empêche toute manifestation de grande ampleur, les très nombreux Français opposés au projet de loi et scandalisés du cynisme et des contradictions du Président de la République descendront massivement dans la rue lors si les étapes suivantes du parcours législatif se profilaient dans les mois à venir.
Nouvelle décision malheureuse de la Cour Suprême des Etats-unis
La Cour suprême des Etats-Unis a invalidé une loi de Louisiane qui exigeait des avorteurs un « privilège d’admission » à l’hôpital le plus proche. Loi qui aboutissait de facto à la fermeture de deux des trois avortoirs de l’Etat.
Après la décision sur les lois anti-discrimination, qui doivent inclure la protection des homosexuels et autres trans, le juge Roberts a une fois de plus fait pencher la balance du mauvais côté : la décision a été prise à 5 contre 4. Il a expliqué :
« La règle du précédent nous oblige, en l’absence de circonstances particulières, à traiter tous les cas de la même manière. La loi de Louisiane impose quant à l’accès à l’avortement un fardeau aussi sévère que celui qu’imposait la loi du Texas, pour les mêmes raisons ».
Le juge Clarence Thomas a répliqué :
« Nos précédents en matière d’avortement sont gravement erronés et doivent être rejetés. »
La Cour suprême n’a « ni compétence ni autorité constitutionnelle pour déclarer inconstitutionnelle la loi dûment promulguée de Louisiane ».
La Maison Blanche a qualifié la décision de « malheureuse ».
Mgr Aupetit : La culture de mort qui plane sur notre pays a été amplifiée par la peur de mourir occasionnée par la pandémie
Dans une tribune au Figaro, Mgr Michel Aupetit proteste contre la volonté de l’exécutif de faire adopter de façon définitive le projet de loi bioéthique avant les vacances parlementaires :
Sans vergogne, alors que notre pays vient de traverser une crise sanitaire qui l’a mis à genoux, la priorité du gouvernement est de faire adopter à l’Assemblée nationale le projet de loi bioéthique. Celui-ci porte en lui-même des basculements considérables modifiant gravement et dangereusement les fondements de ce que notre civilisation a construit pour le respect de l’homme, de sa dignité, de sa vie et de sa santé. Alors que la plupart des réformes importantes sont à reporter ou à revisiter, il n’y aurait pas d’autres urgences aujourd’hui que de faire passer en force et dans la discrétion du mois de juillet cet ensemble de lois qui touche à l’essence même de notre humanité. Ceci au nom d’une prétendue égalité revendiquée par des personnes qui se trouvent dans des situations particulières, lesquelles ne requièrent aucunement l’égalité des droits, comme l’a bien dit le rapport du Conseil d’État. Alors, parlons d’égalité!
Nous sortons de trois mois de confinement. Nous sommes fiers de nos soignants, mais sans doute moins de la manière dont nous avons traité beaucoup de personnes âgées. Certaines sont mortes sans avoir pu voir leur famille une dernière fois, d’autres n’ont pu recevoir les soins d’hygiène ni bénéficier du minimum de relation qui maintien le lien social. Certes, il s’agissait sans doute de protéger des personnes dont l’âge, associé à des soucis de santé, ne permettait pas de survivre à un temps prolongé en réanimation. Mais la pandémie a surtout mis un coup de projecteur supplémentaire sur la tristesse de la situation des Ehpad, souvent par manque de personnel. Pendant ce temps-là, de gros investissements sont prévus pour l’«intelligence artificielle», alors que d’autres discutent euthanasie. Considérons-nous vraiment que nos aînés soient nos égaux?
La pandémie dont nous sortons à peine nous a rappelé notre commune vulnérabilité, la nécessité de revenir à une certaine sobriété, la richesse en même temps que la fragilité des relations familiales, et voilà que le gouvernement pense terminer rapidement la discussion de ce projet de loi de bioéthique comme si rien ne s’était passé. Nous pouvions déjà être surpris par une certaine obsession à faciliter l’élimination des enfants dans le ventre de leurs mères en faisant de l’IVG une priorité en temps de confinement, alors même que les urgences cardiovasculaires restaient en souffrance pour favoriser l’accueil des patients atteints par le Covid-19. Obsession relayée par certains amendements discutés actuellement en commission spéciale de l’Assemblée nationale.
La culture de mort qui plane sur notre pays a été amplifiée par la peur de mourir occasionnée par la pandémie. Nous voici engagés de nouveau tête baissée dans le bouleversement des relations généalogiques qui structurent la personne, dans la banalisation des embryons humains sélectionnés, analysés et jetés comme de vulgaires produits consommables, dans la production artificielle de gamètes qui n’a d’autre intérêt que celui d’alimenter le mythe d’une procréation «hors sexe». Nous savons qu’il faut relancer le commerce et l’industrie, mais pas au prix de la dignité de l’être humain. Le choix d’ouvrir en grand le marché des enfants, en dissociant l’assistance médicale à la procréation des difficultés à concevoir, est une atteinte grave à la dignité humaine. Ce choix de favoriser l’industrie procréatique en l’alimentant d’embryons toujours plus nombreux, montre bien les raisons mercantiles qui fondent ce projet. L’embryon humain est-il notre égal?
C’est bien la société de consommation qui pousse encore et toujours le désir des adultes sans aucune considération des conséquences sur les générations futures. Jusqu’à leur faire violence. N’y a-t-il pas violence, en effet, lorsque l’on prive délibérément un enfant d’un père, lorsque l’on organise des avortements sélectifs en cas de grossesse multiples, lorsque l’enfant découvre que l’embryon qu’il a été aurait tout aussi bien pu terminer sous le microscope d’un chercheur ou dans une décharge après un temps plus ou moins long de congélation? L’enfant soumis à la toute-puissance du «projet parental» est-il encore notre égal?
Il y a vingt-cinq ans, Jean-Paul II éprouvait déjà l’urgence d’affirmer qu’ «en ce qui concerne le droit à la vie, tout être humain innocent est absolument égal à tous les autres» , que «cette égalité est la base de tous les rapports sociaux authentiques» et qu’il convient de considérer «chaque homme et chaque femme comme une personne et non comme une chose dont on peut disposer» ( L’Évangile de la vie , 57). Alors que la pandémie a manifesté l’exigence de vaincre nos égoïsmes par l’engagement dans la solidarité, le respect de l’égale dignité de tout être humain demeure une priorité. Elle est particulièrement l’enjeu de ce que Hans Jonas appelait «l’archétype intemporel de toute responsabilité, celle des parents à l’égard de l’enfant» .
Cette responsabilité incombe de nouveau ces jours-ci à nos députés. Auront-ils le courage et la lucidité de renverser la logique d’un «toujours plus» qui accumule les dettes financières et soulève aussi des questions existentielles qui concernent les anciens comme des générations à venir? Ces questions sont à reprendre par le haut sans se plier aux pressions idéologiques ou marchandes qui se voilent à peine sous des slogans péremptoires.
Ceux qui nous représentent ne peuvent pas faire comme si rien ne s’était passé. Alors que la crise sanitaire est toujours là, que la crise économique et sociale va gravement impacter la vie de nos compatriotes, comme nous avons pu le voir lorsque nous nous sommes mobilisés pour apporter des secours aux plus démunis, ce serait l’honneur de nos députés de remettre en cause ce projet injuste et inégalitaire pour se concentrer sur les vrais problèmes des Français.
Le vote écolo de gauche (EELV), c’est aussi l’immigrationnisme de masse
Le vote écologiste de gauche qui a remporté plusieurs municipalités hier soir (EELV renforcé du PCF, de LFI et parfois du PS) ne doit pas seulement être considéré seulement comme un vote de citadins aisés adeptes de l’écologie punitive. C’est vrai mais pas suffisant.
Yannick Jadot, pour s’en défendre, citait ce matin l’exemple de Colombes en région parisienne comme étant une grande ville de banlieue où ce sont les “quartiers populaires” (lire les quartiers d’origine immigrée) qui ont soutenu et voté EELV. Voici la vidéo de jeunes écologistes tant préoccupés par la défense de la biodiversité et la fin du nucléaire :
Des jeunes des cités fêtent la victoire du candidat #EELV à Colombespic.twitter.com/2c3aWbZ8YY
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) June 29, 2020
Que personne ne soit dupe. Le vote écolo de gauche (EELV/PCF/LFI), ce sont les bobos écolo de gauche des grandes villes mais aussi les indigénistes, les anticolonialistes, les anti esclavagistes, les islamo-gauchistes, les partisans d’une régularisation massive des clandestins. Et comme EELV promeut également les “droits” LGBT, il y aura un jour ou l’autre des tensions internes.
Claude Melquior (LR) a offert la ville de Carpentras à la gauche
Mauvaise soirée pour l’union des droites. En se maintenant dans une triangulaire sans aucun espoir de victoire et en refusant d’unir ses forces avec Bertrand de La Chesnais, soutenu par le RN, le candidat LR, Claude Melquior, porte la lourde responsabilité de laisser la gestion de la ville de Carpentras pour six longues années…
Cela est d’autant plus incompréhensible que Bertrand de La Chesnais était issu de la société dite civile en tant qu’ancien major général de l’armée de terre (adjoint du CEMAT). Avec un tel passé irréprochable de serviteur de l’Etat et sans aucun passé historique au sein du FN, le positionnement du candidat LR relève de l’ostracisme. Bertrand de La Chesnais communique :


Et si Martine Vassal était élue maire de Marseille avec les voix du RN ?
Contrairement à ce que tout le monde pense, la gauche écologiste n’est pas majoritaire à Marseille (42 sièges sur 101). Tout va se jouer au troisième tour. Pour le moment, Jean-Claude Gaudin demande au dissident LR (3 sièges) de se rallier à Martine Vassal (39 sièges) mais également à la divers gauche Samia Ghali (8 sièges).
Jean-Claude Gaudin semble oublier qu’avec 9 sièges, le RN pourrait être décisif dans le choix du maire de Marseille. La droite se sabordera–telle comme lors des régionales de 1998 ? La liste arrivée en tête de Michèle Rubirola est clairement une liste d’extrême gauche (écologiste de gauche, PS, LFI, PCF) !
C’est un choix emblématique que va devoir faire LR à Marseille : soit laisser la ville à l’extrême gauche, soit accepter les voix du RN. Le RN devra également faire un choix.
Tout va se jouer au troisième tour. Arrivée en tête dans la soirée du 28 juin à Marseille, la tête de liste du Printemps marseillais Michèle Rubirola n’est pas pour autant assurée d’être élue maire de la cité phocéenne. En effet, elle n’a pas réussi à remporter assez de sièges pour sécuriser une majorité absolue au conseil municipal (101 sièges). Selon le décompte effectué par La Provence, la liste arrive en tête avec 42 sièges. Deuxième, celle des Républicains (39), suivie par le RN (9), les alliés divers gauche de Samia Ghali (8) et ceux divers droite de Bruno Gilles (3).
Le Printemps marseillais, union de la gauche écologiste, qui a rassemblé le Parti socialiste, le Parti communiste, des Insoumis ainsi que des citoyens engagés, puis fusionné dans l’entre-deux tours avec les écologistes, va devoir désormais étudier “les conditions dans lesquelles cette ville peut être administrée sans renier ses valeurs”, selon les mots prononcés par Michèle Rubirola ce dimanche soir (…)
C’est parce que tout est encore incertain que la droite veut continuer à y croire. “Je n’ai pas perdu, ce soir il n’y a pas de majorité à Marseille”, mais une “situation de blocage”, a assuré Martine Vassal à l’issue de la soirée électorale, laissant présager d’une semaine de lutte d’influence acharnée d’ici à la première réunion du nouveau conseil municipal, probablement vendredi ou samedi. Pour espérer obtenir la majorité, les Républicains se tourneront eux vers le dissident Bruno Gilles, qui pourrait vendre chèrement le ralliement de ses quelques conseillers à Martine Vassal.
Même le maire LR sortant Jean-Claude Gaudin s’en est mêlé dimanche, repoussant sa rencontre avec Michèle Rubirola qui devait avoir lieu ce lundi matin : il a sommé les “onze élus des listes minoritaires d’hier”, soient celles de Bruno Gilles et Samia Ghali, de choisir entre “entre la poursuite du développement de la ville et le repliement vers les errements du passé et le déclin”.
Pologne : le président sortant arrive largement en tête
Le président sortant, pro-vie et pro-famille, Andrzej Duda est arrivé en tête au premier tour de l’élection présidentielle dimanche 28 juin en Pologne. Andrzej Duda a recueilli 41,8 % des voix tandis que le maire de Varsovie Rafal Trzaskowski est arrivé second avec 30,4 %. Aucun des onze candidats n’ayant obtenu plus de 50 % des voix au premier tour, le deuxième tour se tiendra le 12 juillet.
Le taux de participation est de 62,9%.
L’extrême-gauche emporte les grandes villes de France
Eric Piolle à Grenoble était jusqu’à présent le seul maire écologiste d’une ville de plus de 100 000 personnes. Réélu ce dimanche, il va se sentir moins seul :
- A Marseille, Michèle Rubirola qui menait la liste d’union de la gauche arrive largement en tête avec près de 39,4 % devant Martine Vassal (LR 29,4 %). Pourtant les listes de droite avaient obtenu 52% au 1er tour (Vassal -LR- : 22,32% Ravier -RN- : 19,45%, Gilles -ex-LR- : 10,65%), mais LR refuse de faire alliance avec le RN
- Strasbourg, jusqu’ici au PS, est aussi emportée par l’écologiste Jeanne Barseghian, en tête de la triangulaire au second tour.
- A Lyon, le Vert Grégory Doucet l’a largement emporté (52,6 %) face à Yann Cucherat (29,7 %), protégé de Gérard Collomb allié à LR, et à l’ancien maire par intérim Georges Képénékian (dissident LREM) 17,7 %. Les écologistes revendiquent également la victoire à la métropole.
- A Bordeaux, fief historique d’Alain Juppé, l’écologiste Pierre Hurmic l’emporte avec 46,2 %, devant le maire sortant Nicolas Florian, successeur d’Alain Juppé, qui obtiendrait 43,9 %. Philippe Poutou (NPA) obtiendrait 9,9 %.
- A Besançon, la candidate écologiste Anne Vignot devance d’une courte tête son adversaire Ludovic Fagaut (LR), après avoir recueilli entre 43,6 % et 43,9 % des voix contre 41,5 / 41,8 % pour le candidat LR. Le candidat LREM Eric Alauzet arrive en troisième position avec 14,6 %.
- Léonore Moncond’huy bat le maire sortant Alain Claeys (PS) de Poitiers avec 44 % des voix. L’ancien socialiste, promoteur de la loi sur l’euthanasie qui ne dit pas son nom, élu en 2008 s’incline avec 34 %. Anthony Brottier (LREM) obtient 22 %.
- Tours et Annecy font également partie des villes où le vert l’emporte.
- A Paris, la sortante socialiste Anne Hidalgo, alliée aux écologistes, est largement en tête avec 50,2 %. Rachida Dati (LR) obtiendrait 32 % et Agnès Buzyn (LREM) 16 %.
A Lille, Martine Aubry, candidate à un 4e mandat, est finalement arrivée devant les écologistes après une soirée de suspense. La maire sortante a revendiqué une courte victoire, de près de 200 voix d’avance.
La progression “écologiste” est poussée dans le dos par les islamistes, Frères musulmans et autres obédiences. C’est l’islamo-gauchisme qui progresse. Les Verts pastèques, verts à l’extérieur mais rouges à l’intérieur, poursuivent leur progression, face à un PS décrédibilisé et à un LR boboïsé. En attendant de conquérir l’Elysée en 2022…
