Marine Le Pen contre l’allongement du délai pour avoir recours à l’avortement
Des pro-avortements, emmenés par la sénatrice PS Laurence Rossignol, ont réclamé le 13 mai d’allonger de deux semaines le délai légal pour avoir recours à un avortement.
Marine Le Pen a été interrogée aujourd’hui dans Le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI :
“Êtes-vous prêtes en tant que députée à voter l’allongement de 12 à 14 semaines ?”
“Vous êtes l’exemple type de ce ce que je dénonce, c’est-à-dire des gens qui se servent de la crise sanitaire pour faire avancer leur agenda politique”.
“La réalité de l’accès à l’IVG pendant le confinement est que les femmes qui voulaient avorter, ont pu le faire. Je crois que l’on organise cela pour pouvoir obtenir ce que le PS réclame depuis longtemps. Donc évidemment, je m’y opposerai”.
Le nombre d’avortements effectués pendant la période n’est pas encore connu, mais des gynécologues ont témoigné d’une baisse d’activité ces dernières semaines. Ce qui serait un drame selon les partisans du dépeçage d’enfants à naître.
Le Conseil d’État devrait se prononcer, lundi 18 ou mardi 19 mai, sur l’assouplissement des conditions de l’avortement médicamenteux, contesté par plusieurs associations, dont Alliance Vita, suite à allongement, depuis le 14 avril, du recours à l’IVG médicamenteuse à domicile jusqu’à sept semaines de grossesse, au lieu de cinq semaines.
« Je fais aux soignants le don de ma personne pour atténuer leur malheur »
Etonnant non, comme eût dit Pierre Desproges ?

Que voulez-vous, l’heure est aux grandes récupérations politiques. Aujourd’hui 17 mai, M.Macron, qui n’aime pourtant la souveraineté que si elle est européenne, commémore les combats de Montcornet et de la bataille de France, pour se concilier les mânes du Général de Gaulle. On eût pu trouver plus porteur d’espoir et moins annonciateur d’abîme. Mais on sait que M.Macron aime bien aussi convoquer le naufrage de Robinson Crusoë comme épisode mobilisateur. Le retour du refoulé ?
Il y a peu encore, selon l’Elysée, E.Macron face au coronavirus c’était Clémenceau dans les tranchées.
Alors, à entendre les propos de M.Macron face à des soignantes à l’hôpital de la Salpétrière le 15 mai :
« Moi, j’ai jamais fait de promesse. Moi, j’ai jamais fait de promesses. Quand je fais des promesses, je les tiens. J’ai fait la promesse de revenir. Je reviens »
Une autre référence historique (très légèrement adaptée…) vient à l’esprit :
« Je fais aux soignants le don de ma personne pour atténuer leur malheur ».
Pour un exhibitionniste, faire le don de sa personne, c’est déjà sauver l’hôpital ; voire la France.
Un pèlerinage de Chrétienté en situation de semi-confinement ou de liberté surveillée
Charlotte d’Ornellas écrit dans Valeurs Actuelles :
[…] Que faire ? Annuler en attendant l’année suivante ? « Nous n’avons jamais voulu supprimer ce rendez-vous parce que nous avons besoin de cette communion visible de prières, d’autant que les catholiques sont privés de la grâce des sacrements de façon franchement problématique », explique Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté. Comme beaucoup d’évêques, de prêtres et de fidèles catholiques, les organisateurs ont du mal à digérer le prolongement de l’interdiction du culte public dans le pays. Ils se sont d’ailleurs associés à un référé contre le décret mais en attendant la réponse, tous ont décidé de respecter les règles imposées à tout le pays. Le pèlerinage n’aura donc pas lieu sous sa forme habituelle.
Pourtant, les cadres de l’association ne cessent d’encourager les pèlerins à s’inscrire. Impossible de soupçonner un intérêt financier à cet appel : cette année, l’inscription au pèlerinage est gratuite ! Et les inscrits sont déjà plus nombreux que l’an dernier à la même date… Que comprendre d’un pèlerinage apparemment annulé, auquel il faut pourtant s’inscrire ? Le pèlerinage aura lieu sous une forme virtuelle à l’échelle nationale, et se déclinera localement par de petites initiatives des chefs de chapitre.
En clair, personne ne marchera de Paris à Chartres, et les pèlerins devront attendre 2021 pour se retrouver. Mais ils pourront, pendant le week-end de la Pentecôte, suivre les messes et les méditations sur leurs écrans d’ordinateurs. La marche est annulée, mais les nourritures spirituelles restent à disposition : l’aumônier des pompiers de Paris que la France avait découvert le soir de l’incendie de Notre-Dame, l’abbé Fournier, dira la messe le premier jour, en direct de Saint Sulpice. La seconde sera dite dans un couvent mayennais [à Chéméré, NDMJ] tandis que celle du lundi de Pentecôte sera en direct de Saint-Pierre de Rome.
Des initiatives locales, dans le strict cadre légal
Les méditations, elles, seront retransmises régulièrement sur le site de l’association, préalablement enregistrées par les chefs de chapitre eux-mêmes. Pour ceux qui le veulent ou le peuvent, quelques initiatives locales sont également encouragées, dans le cadre légal imposé : des messes en petit comité, des rosaires communs entre les familles, des incitations à aller fleurir des calvaires, à nettoyer des tombes, à retirer les toiles d’araignée, à pèleriner jusqu’à l’église voisine en famille pour y prier et peut-être même y passer un coup de balai ! « Nous devons tous avoir l’humilité de comprendre aussi qu’une démarche pèlerine ne nécessite pas de parcourir 120 kilomètres », résume Augustin. Certains chefs de chapitre s’activent sans relâche pour proposer des alternatives concrètes à leurs ouailles. C’est le cas d’Arnaud, chef d’un chapitre dédié aux chrétiens d’Orient et d’Occident. Il ne sait pas encore à quoi ressemblera le week-end, mais essaie déjà d’organiser des petits groupes de 10 pèlerins disséminés sur de petits chemins autorisés. L’heure est au système D dans chaque région de France, et Arnaud ne cache pas son désarroi : « Le plus dur dans tout cela, c’est que nous sommes une religion de l’incarnation… Nous nous démenons pour offrir le plus concrètement possible ce week-end à la Sainte Vierge, comme chaque année. » Un drôle de pèlerinage, en attendant le suivant que tous préparent déjà activement.
Du côté des pèlerins, l’heure fut d’abord à la déception. Entre ceux qui attendent le rendez-vous chaque année et ceux qui s’étaient promis d’y aller pour la première fois, le sentiment est unanime. Les commentaires, en revanche, varient. Pierre-Emmanuel est lui décidément outré par la situation : « Avec une chance infinitésimale de mourir, on ne prend pas le risque de vivre… même si ce qu’il faut faire pour ne pas mourir doit nous empêcher de vivre ! », explique celui qui voit dans cet envahissant principe de précaution « une défaite de l’Eglise ». D’autres, comme Marine, partagent la difficulté de renoncer à ce rendez-vous, mais concluent avec d’autres mots : « C’est dans ces moments de désert et d’épreuves que le Christ nous demande de lui rester fidèles, alors nous nous tournerons vers le Ciel pour prier. »
L’aumônier du pèlerinage, l’abbé Garnier, s’attarde sur ce point :
« Il ne s’agit absolument pas de chanter la désincarnation de la religion, mais de purifier nos attaches. On n’interdit pas le culte avec une revendication de la haine du Christ ou de Dieu mais pour des « raisons invoquées » de santé publique. Le résultat est le même. Donc il faut poser malgré tout ces actes de foi : l’essentiel est Dieu, Il faut donc le servir et l’honorer malgré tout. »
Ce qui pourrait sembler anecdotique reste important pour les organisateurs : une équipe sera chargée de donner le plus de visibilité possible aux initiatives locales, nationales ou étrangères. Sur ce point, l’abbé Garnier s’attarde encore. Lui aussi est (très) agacé par les velléités gouvernementales au sujet des cultes, lui aussi parle à demi-mot de persécution blanche, et lui aussi rappelle que martyre veut dire témoignage en grec. D’où l’importance de ce dernier :
« Il y a une différence entre la lucidité et la résignation. Ne disons pas que c’est mieux parce que les catholiques sont moins nombreux, ou que c’est plus spirituel parce que nous sommes plus discrets, moins visibles, moins réactifs. Souvenons-nous que les grandes causes peuvent mourir (ou du moins s’affaiblir) si personne n’est prêt à donner sa vie pour elles. »
En d’autres termes, l’impossibilité physique d’organiser le pèlerinage ne doit pas empêcher le témoignage.
Jean de Tauriers résume : « Nous devons combattre, mais certainement pas pas nous laisser abattre. » Cette année, le thème du pèlerinage tombe bien : « Saints anges, protégez-nous dans les combats. » Combattre, donc.
« C’est un mot qui est aujourd’hui mal connoté, même chez les catholiques, mais qui est pourtant la mission du baptisé. Il faut simplement avoir à l’esprit que l’on ne lutte pas premièrement contre le mal, mais pour le bien. »
Et quel bien visent-ils ? « Une restauration du Règne du Christ. » Plus concrètement, l’aumônier développe trois points :
« Restaurer le sacré (par la liturgie, du côté de Dieu, par les causes de la bioéthique, de la famille, du mariage du côté de l’être humain) – restaurer la vérité (à l’heure délétère du relativisme), enfin et surtout restaurer l’espérance (ce désespoir surmonté). Le tout dans un esprit d’unité, de cohérence, de cohésion, de compétence, d’admiration mutuelle, de confiance en Dieu, de prudence et d’audace. » […]
Les inscriptions pour le pèlerinage 2020 sont ouvertes.
Succès de la messe en voitures dans le diocèse de Châlons
Messe en voiture dans 15 min. Déjà 200 voitures ! pic.twitter.com/ytwg0ihsv8
— MgrTouvet (@MgrTouvet) May 17, 2020
🔴📻 La #messeenvoiture en ce moment depuis le @CapitoleenChamp et en direct sur @RCF_CdC https://t.co/vUtKojPUrD (cc @DioceseChalons @Eglisecatho @MgrTouvet @SedicomChalons)
🎥 @JaouedSaoudik pic.twitter.com/FbFlbfv0Xw
— RCF Cœur de Champagne (@RCF_CdC) May 17, 2020
🔴 [EN DIRECT] La première #messeenvoiture depuis le parking du @CapitoleenChamp et en direct sur les ondes de @RCF_CdC !
📷 Victor Chauffert et Jaoued Saoudik pic.twitter.com/Wm53pnAyCR
— RCF Cœur de Champagne (@RCF_CdC) May 17, 2020
🎥 Fin de cette première #MesseEnVoiture ce matin au @CapitoleenChamp ! @DioceseChalons @Eglisecatho @MgrTouvet @SedicomChalons pic.twitter.com/z0OMc4EdEF
— RCF Cœur de Champagne (@RCF_CdC) May 17, 2020
Le député italien Sara Cunial demande l’arrestation de Bill Gates pour “Crime contre l’Humanité”
Elue avec le Mouvement 5 Etoiles, Sara Cunial est désormais non-inscrit.
Coup de pouce aux moines du Barroux : 3000 (bonnes) bouteilles de vin à vendre.
Les moines bénédictins de l’abbaye du Barroux, en Provence, ne sont pas épargnés économiquement par les difficultés du confinement ! D’abord, leur produit phare, le vin (si important dans la vie de Jésus), est distribué en majorité chez des restaurants et cavistes qui sont encore… fermés ! Et ensuite, en plus d’une période liturgique très forte, la période de Pâques marque pour les moines un afflux important de visiteurs et d’amis qui ne manquent pas de passer par la boutique de l’abbaye ! Ces deux facteurs font que leurs ventes de vins sont presque à 0 en cette période, ce qui secoue la situation économique de leur projet viticole “Via Caritatis”.
Et si nous leur donnions un coup de main pour écouler 3000 bouteilles d’ici lundi minuit ? Divine Box assure toute cette opération exceptionnelle et vous présente ici le formidable projet Via Caritatis, issu d’un des vignobles des plus vieux de France… C’est parti !

Fondée dans les années 1970, l’abbaye du Barroux compte aujourd’hui 55 moines bénédictins
L’histoire mouvementée des vins du Ventoux
Toute l’histoire de la viticulture monastique commence à l’origine en l’an 480 en Italie centrale. C’est là, à Nursie, que naît saint Benoît. En fondant un nouvel ordre monastique basé sur le travail (notamment agricole) et la prière, saint Benoît bouleverse l’agriculture européenne ravagée à cette époque par les invasions barbares. L’Europe se parsème donc de monastères remplis de moines qui déchiffrent, plantent et cultivent. La vigne ne fait pas exception et devient même un travail particulièrement apprécié des moines : le vin sert aussi bien pour la messe que pour la consommation. En effet, la règle de saint Benoît autorise une hémine de vin (environ 27cL) par moine et par jour ! Le vin a donc une grande importance dans la vie bénédictine et l’histoire de l’ordre est très liée à celle de la vigne.
Mais revenons à nos moutons et faisons un bond en avant dans le temps jusqu’au début du XIVème siècle ! Le pape Clément V (originaire de Bordeaux, il planta le vignoble du Pape-Clément à Pessac et celui de Châteauneuf-du-Pape) fait planter de la vigne sur les pentes du mont Ventoux et en confie la gestion… à des bénédictins !

Un moine bénédictin au travail dans la vigne du Barroux
Cependant, le temps ne joue pas en la faveur des vins du Ventoux et deux événements vont particulièrement leur nuire. D’abord, en 1418, après une période trouble pour l’Eglise, le dernier pape d’Avignon est destitué et part de la ville avec sa cour. Les vignerons du Ventoux perdent alors leurs plus gros clients ! Ensuite, crise commune à une grande partie de l’Europe : c’est le Phylloxéra (un insecte ravageur) au XIXe siècle. Quasiment tout le vignoble est alors décimé !
Pour autant, les vignerons du Ventoux ne se laissent pas abattre ! En 1933, des caves sont ainsi créés spécifiquement pour les vins du Ventoux et, quarante ans plus tard, l’appellation “Ventoux” est créée. Le vignoble renaît de ses cendres !
Néanmoins, les vins du Ventoux sont peu connus et peu valorisés en ce début/milieu du XXe siècle. Afin d’augmenter la qualité de leurs vins, certains vignerons adoptent un cahier des charges supplémentaire. Parmi les nouveautés apportées par la charte, la densité du vignoble est augmentée (7500 pieds par hectares) et les vignerons élèvent des bancaous, terrasses traditionnelles de la région. Ce type de procédés permet d’obtenir des vins de garde, permettant une bonne aptitude au vieillissement. Malheureusement, ce travail demande du temps et l’appellation Ventoux ne gagne que doucement en notoriété. Les viticulteurs ont alors toutes les peines du monde à boucler leur budget…

Le projet Via Caritatis : les moines et les vignerons du Ventoux travaillent main dans la main pour mettre en valeur leur magnifique terroir
Le retour des bénédictins et la naissance de Via Caritatis
Laissons nos vignes du Ventoux de côté trentes secondes, pour introduire ce qui nous intéresse : la naissance de la communauté du Barroux !
En 1980, des bénédictins, menés par Dom Gérard, arrivent en effet dans la région ! Les moines s’installent dans la commune du Barroux et des moniales, un peu plus tard, à Bédoin, juste à côté. Les soeurs occupent une ancienne ferme viticole et les moines et les moniales se mettent, du coup, à exploiter leurs vignes.
Au fil du temps et avec l’aide de voisins, la vigne commence à prendre forme et toutes ces petites grappes vont se faire vinifier à la cave de Beaumont dont un des moines fait partie des administrateurs. A peine arrivés, les bénédictins s’impliquent donc dans l’économie viticole locale !

Père O., moine bénédictin de l’abbaye du Barroux, présente à Divine Box la vigne au pied du mont Ventoux
Les moines ont rapidement la volonté de produire un vin haut de gamme ! Plusieurs personnalités du monde du vin vont alors les aider les moines à tirer le meilleur de leur terroir. Pour cela, ils s’engagent notamment à produire en bio et en effectuant la majeure partie de leur travail à la main.
En 2011, les bénédictins adoptent le cahier des charges supplémentaire des vignerons et élèvent à leur tour des bancaous ! C’est un travail harassant, certaines peuvent mesurer plus de 6 mètres de haut ! Les vignerons, qui en font déjà depuis quelques années, viennent leur prêter main forte. Et leurs efforts sont récompensés avec des vins toujours mieux récoltés et vinifiés ! Mais 2015 marque un tournant : avec les vendanges qui sont un succès, l’idée est venue aux moines de créer une nouvelle gamme de vin qui allierait le savoir-faire des vignerons et la sagesse des moines. Le projet “Via Caritatis” (voie de la charité) est né !

Moines de l’abbaye du Barroux pendant les vendanges
Ce projet “Via Caritatis” rend hommage à la charité qui a été à la clef de toutes les étapes du processus. Il unifie ainsi le savoir des vignerons à la sagesse des moines et des moniales, tout en unissant leurs forces pour mieux répartir leurs coûts. Financièrement, tout le monde s’y retrouve mieux, et cela permet de créer de la valeur pour la région. Gagnant gagnant !
Vente exceptionnelle : aidons les frères à écouler 3000 bouteilles d’ici lundi minuit !
La viticulture est une ressource économique majeure de l’abbaye du Barroux. Mais à cause du covid, les débouchés principaux (restaurateurs et cavistes) sont à l’arrêt. Donnons aux moines un coup de pouce pour écouler 3000 bouteilles d’ici lundi minuit ?
Plusieurs vins sont disponibles pour cette vente spéciale, en caisse de 6 :
- 2 vins rosés
- 3 vins blancs
- 3 vins rouges
Détails et précommandes : https://divinebox.fr/operation-vin-abbaye-barroux/ (livraison 1e semaine de juin !)
Lettre de Benoît XVI pour le centenaire de la naissance de Jean-Paul II
La lettre a été présentée au palais archiépiscopal de Varsovie. Benoît XVI rappelle que Karol Wojtyla est né le 18 mai 1920 au moment où la Pologne a retrouvé son indépendance, il a appris la théologie non seulement dans les livres, mais aussi dans le contexte spécifique dans lequel lui et son pays se trouvaient. Extrait de la traduction publiée sur le Forum catholique :
[…] Lorsque le cardinal Wojtyła a été élu successeur de saint Pierre le 16 octobre 1978, l’Église était dans une situation dramatique.
Les délibérations du Concile avaient été présentées au public comme un différend sur la foi elle-même, ce qui semblait priver le Concile de sa sûreté infaillible et inébranlable. Un curé bavarois, par exemple, a commenté la situation en disant: «En fin de compte, nous sommes tombés dans la mauvaise foi.» Ce sentiment que rien n’était plus certain, que tout était remis en question, était encore plus enflammé par le mode de mise en œuvre de la réforme liturgique. Au final, il semblait presque que la liturgie pouvait se créer d’elle-même. Paul VI a mis fin au Concile avec énergie et détermination, mais après sa conclusion, il a été confronté à des problèmes de plus en plus pressants qui ont fini par remettre en question l’existence de l’Église elle-même. À cette époque, les sociologues comparaient la situation de l’Église à la situation de l’Union soviétique sous le règne de Gorbatchev, au cours de laquelle la puissante structure de l’État soviétique s’est effondrée au cours du processus de sa réforme.
Par conséquent, en substance, une tâche presque impossible attendait le nouveau pape. Pourtant, dès le premier instant, Jean-Paul II a suscité un nouvel enthousiasme pour le Christ et son Église. Ses paroles du sermon lors de l’inauguration de son pontificat: «N’ayez pas peur! Ouvrez, ouvrez grand les portes du Christ! » Cet appel et ce ton caractériseraient tout son pontificat et feraient de lui un restaurateur libérateur de l’Église. Cela était conditionné par le fait que le nouveau pape venait d’un pays où l’accueil du Concile avait été positif: un renouveau joyeux de tout plutôt qu’une attitude de doute et d’incertitude.
Le Pape a parcouru le monde, ayant fait 104 voyages pastoraux, proclamant l’Évangile partout où il allait comme un message de joie, expliquant ainsi l’obligation de défendre ce qui est bon et d’être pour le Christ. Dans ses 14 encycliques, il a présenté de manière globale la foi de l’Église et son enseignement de manière humaine. Ce faisant, il a inévitablement déclenché une contradiction dans l’Église de l’Occident, assombrie par le doute et l’incertitude.
Il semble important aujourd’hui de définir le véritable centre, dans la perspective duquel on peut lire le message contenu dans les différents textes. On aurait pu le remarquer à l’heure de sa mort. Le pape Jean-Paul II est mort dans les premiers moments de la nouvelle fête de la miséricorde divine. Permettez-moi d’abord d’ajouter une brève remarque personnelle qui semble être un aspect important de la nature et du travail du Pape. Dès le début, Jean-Paul II a été profondément touché par le message de Faustine Kowalska, une religieuse de Cracovie, qui a souligné la miséricorde divine comme un centre essentiel de la foi chrétienne. Elle avait espéré la mise en place d’une telle fête. Après consultation, le Pape a choisi le deuxième dimanche de Pâques. Cependant, avant que la décision finale ne soit prise, il a demandé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi d’exprimer son point de vue sur l’opportunité de cette date. Nous avons répondu négativement parce qu’une date aussi ancienne, traditionnelle et significative comme le dimanche «in Albis» concluant l’octave de Pâques ne devrait pas être chargée d’idées modernes. Il n’a certainement pas été facile pour le Saint-Père d’accepter notre réponse. Pourtant, il l’a fait avec beaucoup d’humilité et a accepté notre réponse négative une deuxième fois. Enfin, il a formulé une proposition qui laissait le deuxième dimanche de Pâques dans sa forme historique mais incluait la miséricorde divine dans son message d’origine. Il y a souvent eu des cas similaires dans lesquels j’ai été impressionné par l’humilité de ce grand pape, qui a abandonné les idées qu’il chérissait parce qu’il n’a pas pu trouver l’approbation des organes officiels qui doivent être sollicités selon les normes établies.
Lorsque Jean-Paul II a pris son dernier souffle sur ce monde, la prière des premières vêpres de la fête de la miséricorde divine venait de se terminer. Cela a illuminé l’heure de sa mort: la lumière de la miséricorde de Dieu est un message réconfortant sur sa mort. Dans son dernier livre Mémoire et Identité, publié la veille de sa mort, le Pape résume une fois de plus le message de la Divine Miséricorde. Il a souligné que sœur Faustine est décédée avant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale mais a déjà donné la réponse du Seigneur à toutes ces luttes insupportables. C’était comme si le Christ voulait dire à travers Faustine:
«Le mal n’obtiendra pas la victoire finale. Le mystère de Pâques affirme que le bien finira par l’emporter, que la vie triomphera de la mort et que l’amour triomphera de la haine ».
Tout au long de sa vie, le Pape a cherché à s’approprier subjectivement le centre objectif de la foi chrétienne, la doctrine du salut, et à aider les autres à se l’approprier. À travers le Christ ressuscité, la miséricorde de Dieu est destinée à chaque individu. Bien que ce centre de l’existence chrétienne ne nous soit donné que dans la foi, il est également important sur le plan philosophique, car si la miséricorde de Dieu n’était pas un fait, nous devrions alors trouver notre chemin dans un monde où la puissance ultime du bien contre le mal n’est pas reconnaissable. Il est enfin, au-delà de cette signification historique objective, indispensable à chacun de savoir qu’au final la miséricorde de Dieu est plus forte que notre faiblesse. De plus, à ce stade, l’unité intérieure du message de Jean-Paul II et les intentions fondamentales du pape François peuvent également être trouvées: Jean-Paul II n’est pas le rigoriste moral comme certains l’ont partiellement décrit. Avec la centralité de la miséricorde divine, il nous donne l’opportunité d’accepter l’exigence morale de l’homme, même si nous ne pouvons jamais la satisfaire pleinement. En outre, nos efforts moraux sont faits à la lumière de la miséricorde divine, qui se révèle être une force qui guérit de notre faiblesse.
[…] Lors de la discussion sur la forme future de l’Europe et de l’Allemagne en février 1945, il a été dit que la réaction du Pape devait également être prise en compte. Staline a alors demandé: “Combien de divisions le Pape a-t-il?” Eh bien, il n’avait pas de division disponible. Cependant, le pouvoir de la foi s’est avéré être une force qui a finalement détruit le système soviétique en 1989 et a permis un nouveau départ. Incontestablement, la foi du Pape a été un élément essentiel de l’effondrement des pouvoirs. […]
Pays-Bas: les autorités conseillent la fidélité pendant l’épidémie
Mais pourquoi seulement pendant la pandémie ? L’institut national de la santé publique néerlandais (RIVM) a publié une note à destination des célibataires. Il conseille aux célibataires de se choisir un seul partenaire sexuel pour le confinement.
Remarques trouvée sur Twitter :
- Qui se souvient du scandale médiatique quand Benoît XVI avait expliqué que renoncer à la chasteté (c’est-à-dire à la fidélité dans le mariage et pas de rapports en dehors) aggravait le problème du sida ?
- A deux doigts de découvrir que la meilleure façon de lutter contre le SIDA et les MST c’est en prônant la stabilité et la fidélité.
Pour rappel, la population néerlandaise est invitée, mais pas contrainte, à se confiner, bien que des mesures de gestes barrières et de distanciation sociale aient été mises en place.
Le COVID-19 c’est terminé !
C’est l’INSEE qui vous le dit :
Le 04 mai 2020, cela faisait déjà 7 jours que le nombre de morts en 2020 était inférieur à celui de 2018 et de 2019 (voir le cercle vert).

Et alors combien de morts le COVID-19 ?
Nous subissons tous les jours le décompte morbide. Ce qui est maintenant acquis, c’est encore l’INSEE qui vous le dit :
« Au total, le nombre de décès survenus entre le 1er janvier et le 4 mai 2020 s’élève à 242 160 ; il est supérieur à celui enregistré sur la même période en 2019 (225 514) ou en 2018 (229 001). »
Le calcul est donc simple, entre le 1er janvier et le 4 mai, il y a eu en 2020 entre 13 159 (vs 2018) et 16 646 (vs 2019) morts supplémentaires, ce qui ressemble à une épidémie de grippe sévère. Et on peut légitimement, au vu de l’âge des personnes décédées, se demander si cette grippe sévère n’a pas rattrapé la baisse de la mortalité résultant des derniers hivers doux.

Et nous espérons que c’est la fin de l’histoire avant la prochaine épidémie hivernale.
Cardinal Müller : Dans certains pays, on se sert malheureusement de la crise à des fins de politique partisane
Interrogé dans Die Tagespost, le cardinal Müller répond à ceux qui lui reprochent d’avoir signé l’appel pour l’Eglise et pour le monde aux fidèles catholiques et aux hommes de bonne volonté. Extrait de la traduction de Benoît-et-moi :
Eminence, craignez-vous réellement, comme le dit l’appel que vous avez signé, qu’un gouvernement mondial soit en train de prendre le pouvoir à la faveur de mesures « illibérales » ?
Ceux qui ne font pas la distinction entre les chances et les dangers liés à la globalisation sont dans le déni de réalité. Le pape François lui-même s’oppose au fait que des Etats et des organisations internationales imposent l’avortement aux pays pauvres d’une manière néo-colonialiste, c’est-à-dire en retirant leur aide au développement en cas de refus de l’avortement. Au Pérou, au temps du Président Fujimori, j’ai eu l’occasion de parler moi-même avec des hommes et des femmes que l’on avait stérilisés de force et à qui on avait, par de l’argent et de fausses promesses, ravi santé et joie de vivre. Qu’y a-t-il là d’une théorie du complot ?
Mais ne pouvez-vous pas comprendre que certains passages du document soient considérés comme « conspirationnistes » ? On y expose en tout cas des thèses graves sans en apporter les preuves.
Le mantra des théories du complot est un moyen infaillible pour faire les gros titres et un jeu tactique pour museler ceux qui pensent par eux-mêmes. Qui faut-il croire lorsqu’un théoricien du complot reproche à l’autre des fakenews ?
Alors, aidez-nous à comprendre ! L’appel que vous avez signé parle de forces qui ont intérêt à semer la panique dans la population. Sans donner de preuves. Quelles sont ces forces ?
Cette question, vous devez la poser au rédacteur du texte. Pour moi, ce texte ne veut pas dire qu’on ait inventé le corona pour provoquer la panique, mais plutôt que les mesures que l’on a prises doivent viser la maladie mais ne peuvent pas en même temps être associées à des intérêts politiques et économiques. En tout cas, on a exprimé publiquement la menace de vacciner de force sept milliards de personnes – alors qu’on n’a pas suffisamment essayé de médicaments – et de les priver de leurs droits fondamentaux s’ils s’opposent à cette vaccination. Personne n’est obligé de croire qu’une poignée de « philanthropes » super-milliardaires ont les meilleurs projets pour améliorer ce monde, simplement parce qu’ils ont réussi à accumuler une énorme fortune privée. Un autre problème encore : une certaine dose de surveillance publique pour éviter et dépister les actes répréhensibles est moralement justifiée, mais absolument pas un contrôle total de la sphère privée.
Dans le monde entier les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, cherchent des réponses au défi sans précédent que pose cette pandémie. Croyez-vous réellement qu’ils veuillent utiliser la crise pour limiter, voire abroger, de manière permanente des libertés et des droits civiques ?
Devrais-je dire maintenant, naïvement et avec une confiance aveugle dans l’autorité, que tous n’ont que les meilleures intentions ? Il ne faut pas tout voir dans une perspective allemande ! L’Amérique et la Chine se rejettent mutuellement la faute et prennent peut-être des mesures inquiétantes qui n’ont directement rien à voir avec la pandémie. Dans certains pays, on se sert malheureusement aussi de la crise à des fins de politique partisane. Jusqu’à présent, en bien des endroits, le primat de l’éthique sur la politique politicienne reste un vœu pieux.
La conférence épiscopale allemande s’est désolidarisée de l’appel que vous avez signé. Votre successeur sur le siège épiscopal de Ratisbonne s’est expressément rallié à cette position. Le positionnement politique à l’intérieur de la structure ecclésiale semble ne jouer là aucun rôle. Cela vous impressionne-t-il ?
Il y aurait eu plus urgent : que les évêques allemands fassent front pour la nouvelle évangélisation de leurs diocèses, selon la volonté du pape François, ou bien qu’ils interviennent haut et fort contre la persécution des chrétiens, au lieu de se monter tous contre un document de trois pages qui, n’est certes pas le dernier mot de la sagesse – pas plus que nombre de textes produits par la conférence épiscopale ! – mais est un appel qui invite à réfléchir. Aucun de ces confères n’a parlé avec moi. Mais ils se réfèrent à des slogans qui suscitent le tollé ; ce serait perdre son temps que d’en faire état ou de les contredire. […]
L’Eglise catholique respecte la compétence de l’Etat pour le bien commun et ne revendique pas d’être un état dans l’Etat. Mais l’Etat a seulement le droit d’exiger que soient prises, lors de rassemblements pour le culte, les mesures de sécurité nécessaires ; il ne lui revient pas d’interdire purement et simplement la liturgie et les sacrements. Dans les Etats non démocratiques, on autorise actuellement les rassemblements publics, mais seuls les cultes sont interdits, s’il faut en croire les medias.
Lorsque, malgré tous les dangers, les soins médicaux de base de la population sont garantis, alors il faut aussi se soucier par exemple qu’un mourant ne reste pas sans assistance spirituelle. Ou bien, si un mariage civil est possible, personne ne comprend pourquoi un mariage religieux ne l’est pas ; et parce que tout est politisé, les pasteurs n’entendent plus la fausse note dans la formulation brutale : « Baptêmes, confirmations, messes de mariage, c’est-à-dire les canaux sacramentels de la grâce, sont interdits » […]
Fatima et le 3e secret
Plusieurs lecteurs me signalent une émission de 52mn sur les apparitions de Fatima, diffusée sur RMC découverte jusqu’au 23 mai. A voir ici.
Une psychose collective
Un lecteur nous signale ce film suisse tentant une synthèse sur la crise sanitaire, la psychose collective qu’elle engendra et “l’affaire” de la chloroquine. Une intéressante réflexion sur les dangers de perdre de vue le bon sens et la recherche de la vie…
Un pdf résume cette vidéo:
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Manifestations devant les préfectures pour dénoncer le coup d’Etat sanitaire
Depuis quelques jours, des jeunes gens manifestent devant des préfectures, tout en respectant les règles sanitaires, pour dénoncer la restriction de nos libertés. A l’état d’urgence terroriste succède l’état d’urgence sanitaire, et le retour à la normale n’est pas pour demain, ni pour après-demain. Petit à petit, nos libertés sont restreintes avec le consentement d’une population maintenue dans l’hystérie collective et la peur.
A Versailles, Alançon, Angers et bientôt à Toulouse, Rennes…, ils veulent montrer que
« Il y a des Français qui ne se rendent pas »
Alençon :
Chers amis,
Aujourd’hui de manière coordonnée, plusieurs rassemblements citoyens ont été lancés dans différentes villes de France par nous même et nos amis.
Le but est de s’adresser à notre peuple pour les mettre en garde contre la crise économique qui vient et contre l’arnaque du confinement.
Les lobbys bancaires, sécuritaires, pharmaceutiques et les grandes puissances financières (Bill Gates, Georges Soros and co.) veulent nous surveiller, nous vacciner, nous pucer et nous réduire à la fonction de prisonnier consommateur.
A nous de réveiller notre peuple et de montrer que des Français ne se rendent pas.
Aujourd’hui nous sommes allés à devant la préfecture d’Alençon, nous étions 7 et nous avons lu un texte.
Je vous invite à partager cette vidéo partout sur les réseaux sociaux, ainsi que celles qui vont bientôt sortir, réalisées dans les autres villes.
Mais je vous invite surtout à faire de même devant la prefecture de votre département. Si nous faisons cela partout en France, ça ne sera peut-être que quelques étincelles, mais ça participera d’un effort collectif d’éveil des consciences.
On pourra vous aider et vous donner des conseils pour le faire. Contactez moi en MP si vous voulez participer !
Versailles :
Ceci est un rassemblement pacifique, mais déterminé.
Deux mois de confinement : deux mois d’obéissance à un gouvernement d’incompétents. Il y a deux mois, on ne trouvait pas un centime pour l’hôpital. Aujourd’hui, on multiplie les « Plan Résilience » et les promesses non-tenues, les atermoiements et les déconvenues. Où étaient les Plan Résilience, quand le Collectif Inter-Urgences annonçait qu’en cas de pandémie, un grand nombre d’hôpitaux devrait pratiquer une médecine de guerre, choisissant qui vit et qui meure ? Pire que le Covid-19 : la masse des parasites, au sommet de l’Etat, qui rongent progressivement l’énergie, l’épargne et l’espoir des Français.
La France pouvait éviter le confinement : avec des dépistages, des tests massifs, des fermetures de frontières et autres mesures d’urgence, précises et équilibrées, qui auraient stoppé l’épidémie. Le coupable, disent-ils, c’est le mauvais citoyen qui se rend au chevet de son père, la mère de famille qui maintient le lien social dans son quartier ou encore le sportif solitaire. Les Français sont diabolisés par un gouvernement qui n’a rien vu venir, n’a rien prévu, et qui, par conséquent, est réduit à nous faire porter le fardeau de sa médiocrité.
Qui a brisé l’économie française par une fiscalité assassine et une mondialisation prédatrice ? Qui a sacrifié les services publics dans la France périphérique sur l’autel de la rentabilité ? Qui a laissé l’hôpital devenir le lieu de toutes les tensions, paradis du système D et cauchemar des professionnels consciencieux ? Qui, plutôt que les Français, devrait se cacher honteusement derrière sa porte ? A toutes ces questions, une seule réponse : nos dirigeants successifs depuis 50 ans !
On parle d’annuler la dette des pays africains, d’ouvrir les vannes de l’immigration ou de naturaliser des clandestins mais où sont les bonnes nouvelles pour le peuple français ? Où sont les purges dans la bureaucratie ? Où sont les suppressions d’impôts qui découragent l’accès à la propriété ? Où sont les mesures pour endiguer le développement de la grande distribution aux dépens des travailleurs indépendants ? Locataires à vie, petits salariés sans avenir, contribuables moutons et consommateurs zombies : voilà ce qu’ils ont fait de nous ! Voilà pourquoi nous lançons cet appel : pire que le Covid-19, Macron ! Pire que le Covid-19, la gauche ! Pire que le Covid-19, la droite ! Et devant l’augmentation des suicides, les abandons de personnes âgées dans les EHPAD, le tsunami de chômage qui nous attend, nous pouvons dire : pire que le Covid-19, le confinement !
Deux mois de discours creux, de consignes floues et d’enfumage. Deux mois d’infantilisation qui continue : Edouard Philippe nous a montré comment se laver les mains, Emmanuel Macron à porter un masque et voilà que Christophe Castaner veut nous apprendre comment prier. La France, « patrie des libertés », a accepté sans broncher cette totale servilité. Les Français sont tombés si bas que nous sommes réduits à attendre l’autorisation du gouvernement pour nous serrer la main. Pire que le Covid-19 : la destruction du lien social !
Pire que le Covid-19 : l’individualisme peureux et l’absence de solidarité ! Stop ! Arrêtons le massacre, la France doit vivre !
Angers :
Mesdames et messieurs, nous sommes réunis aujourd’hui pour dénoncer le coup d’Etat sanitaire à l’oeuvre dans notre pays. Il y a quelques semaines, la France découvrait avec stupeur qu’elle était presque aussi démunie qu’un Etat du Tiers-Monde. Incapable de produire elle-même le matériel de première nécessité face au Coronavirus en raison des délocalisations de nos industries, et réduite à sacrifier les personnes âgées faute de place dans les hôpitaux. Des milliers de lits ont été supprimés ces dernières années par une technocratie déconnectée, cette même technocratie déconnectée qui a envoyé la police réprimer les aides-soignants qui réclamaient des moyens et nous intime aujourd’hui d’applaudir à 20 heures. Mais ce n’est pas d’applaudissements dont l’hôpital public à besoin ; c’est de moyens et d’une gestion saine. Que la 6ème puissance mondiale ait été incapable d’avoir un cap clair et efficace pour gérer la crise en dit long sur l’incompétence de nos gouvernants et sur leur culpabilité.
Coupables d’avoir menti sur l’ampleur de l’épidémie comme l’a révélé Agnès Buzyn, coupables de choix idéologiques dans le traitement des malades, coupables d’avoir laissé les frontières ouvertes au virus par obsession idéologique et d’inciter les gens à aller au théâtre pour les enfermer sous peine d’amende 3 semaines plus tard, une fois que la maladie était bien propagée en France. Coupables de prétendre que les masques ne servaient à rien, coupables de n’avoir pas réussi à se procurer des tests à temps et en quantité suffisante. Coupables d’avoir entretenu abusivement une situation anxiogène par une propagande délirante !
Voilà les raisons de ce confinement strict à l’issue duquel des milliers d’entreprises ne se relèveront pas pendant que certaines multinationales comme Amazon, ne payant pas d’impôts en France, ont fait leurs choux gras sur la crise. Confinement strict qui a parfois viré à l’absurde ; citoyens verbalisés pour des balades au milieu de nulle part pendant que certains quartiers étaient épargnés et se payaient le luxe de faire des émeutes, marchés en plein air interdits au départ pendant que les supermarchés étaient bondés, etc.
Et que dire du déconfinement, à l’occasion duquel Blanquer explique désormais qu’aller à l’école est moins dangereux que de rester chez soi ? Que dire d’un déconfinement où nous n’avons pas le droit de changer de département sans ausweiss mais où l’on s’apprête à permettre à des millions de touristes de toute l’Union Européenne de venir chez nous ? Que dire d’un déconfinement où les restaurants sont fermés pendant qu’on envoie les gamins en classe ? Que dire d’un déconfinement où l’on doit s’entasser dans les transports en commun mais où il est interdit d’assister à une messe ?
Et le plus grave reste à venir ; à la crise sanitaire s’ajouteront bientôt deux crises bien pires. D’abord, une crise économique lourde, durant laquelle le système mondialiste aura beau jeu d’expliquer que la responsabilité en revient en virus, alors que c’est le capitalisme mondialisé tout entier qui l’aura provoquée et qui en tirera profit.
Mais une autre crise, plus pernicieuse celle-là, a déjà bel et bien commencé ; c’est celle de nos libertés élémentaires.
Pendant que la France alterne entre psychose collective et pulsions consuméristes, l’Etat se sert de la situation sanitaire pour instaurer un fliquage de masse. Les dealers, les terroristes, les voyous divers et variés, qu’ils soient en jogging ou en cols blancs peuvent continuer leurs méfaits tranquilles. Mais le citoyen lambda se voit désormais surveillé par des drones, bientôt pisté sur son téléphone. Dans la moitié de la ville d’Angers, les institutions vous filment sans votre consentement ; et chaque année qui passe voit son nouveau lot de caméras. Pour autant l’insécurité baisse-t-elle ? Non, elle explose !
Les naïfs qui disent ne pas être dérangés parce qu’ils n’ont rien à se reprocher feraient bien de regarder vers la Chine d’où nous viennent épidémie et Système de surveillance totalitaire. Il y existe des villes où les citoyens sont filmés et au-dessus desquels, grâce à la reconnaissance faciale, on affiche une note de citoyenneté en fonction de leurs éventuels antécédents judiciaires et de la gestion de leur compte en banque.
Voilà l’exemple parfait de totalitarisme politique au service de la dictature économique, l’alliance parfaite entre la technocratie d’inspiration soviétique et le pouvoir bancaire.
Croyez-vous vraiment que nos pseudo démocraties occidentales à l’agonie renonceront à ce mode de gouvernement ? En France on éborgne au hasard des Gilets Jaunes, on verbalise à tout va les automobilistes, on vient d’interdire à des gens d’aller voir leurs parents mourants, on interdit la liberté d’expression, on empêche le pluralisme politique à l’assemblée nationale, on taxe à outrance tout ce qu’il est possible de taxer, on flique les innocents et on relâche de prison plusieurs milliers de délinquants. À l’heure où nous parlons, technocraties étatistes et bancaires travaillent de concert pour supprimer la circulation de l’argent en espèce. Sous couvert de modernité, sous couvert d’hygiène, mais pour surveiller la manière dont vous dépensez avant de vous accorder un prêt, ou pour être sûr que le travailleur aux fins de mois difficiles ne puisse rien mettre de côté au noir !
Les réseaux sociaux eux-mêmes ne sont plus des espaces de liberté d’expression ; Facebook censure ce qui déplaît, et la loi Avia qui sera bientôt appliquée permettra de vous verbaliser encore et encore sous couvert de lutte contre la haine.
Ne vous laissez pas endormir par les joueurs de flûte qui utilisaient hier l’islamisme et aujourd’hui le coronavirus pour brider vos libertés et vous surveiller chaque jour davantage, jusqu’à ce que vous soyez de parfaits consommateurs déracinés. Ne permettez pas qu’une application vous suive à la trace, ne permettez pas que l’Etat ou des multinationales contrôlent et pourrissent vos vies.
Ce que nous voulons, c’est un Etat qui protège les français et aide le personnel soignant, pas un monstre omniprésent qui utilise la maladie pour nous pister alors que son rôle serait de dépister.
Des dépistages, pas du pistage !
Qu’est-ce que la nouvelle évangélisation?
Alex et Maud Lauriot-Prévost, délégués épiscopaux à la nouvelle évangélisation pour le diocèse d’Avignon, expliquent ce qu’est la nouvelle évangélisation sur RCF Vaucluse:
J’y crois encore
Saje a annoncé la sortie le 6 mai, puis le 27 mai, du film J’Y CROIS ENCORE. Malheureusement, le contexte actuel très particulier oblige à revoir cette sortie en salle. Le film sortira donc en digital début juin :
- 5 juin : sortie exclusive en achat digital sur les plateformes de streaming Itunes, Google, Le film Chrétien et 2 autres sous réserve de sélection.
- 26 juin : sortie classique sur toutes les plateformes de streaming légal en VOD/EST.
Le film sortira en DVD physique au mois d’août.
Drame romantique sortie en mars dernier aux Etats-Unis, ce film, visible par un large public, retrace l’histoire vraie d’une star de la musique chrétienne, Jeremy Camp, et son combat avec sa fiancée lorsqu’ils apprennent qu’elle est atteinte d’un cancer. Un témoignage édifiant sur l’amour pur de deux jeunes étudiants américains dans un campus de Californie confrontés à la question de la souffrance, du mal et de l’échec, avec en toile de fond, une foi omniprésente, de nature évangélique, qui subsiste malgré l’épreuve de la maladie.
Avec K.J. Apa, vedette de la série à succès “Riverdale”, Britt Robertson, Shania Twain, et Gary Sinise.
Film tiré de l’histoire vraie du chanteur américain Jeremy Camp et son amour de jeunesse Melissa.
Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock
En dehors de Wall Street, qui connaît BlackRock, le plus puissant gestionnaire d’actifs de la planète ? Enquête d’Arte sur un acteur discret mais influent de la vie économique et politique mondiale. Si l’argent ne fait pas le bonheur, il ouvre sans nul doute les portes du pouvoir. Une maxime que le groupe de gestion d’actifs BlackRock, avec ses 6 000 milliards de dollars américains passés, soit plus de deux fois le PIB de la France, connaît bien.
Sociétés, gouvernements et banques centrales : l’entreprise tentaculaire ne cesse d’étendre son influence dans toutes les directions, depuis sa création, en 1988, par Larry Fink. La force de ce géant américain de la gestion réside dans les milliards de dollars que lui confient ses clients, pour la plupart des gros poissons de la finance : multinationales, institutions financières et fonds d’investissement ou de pension. Grâce à cette manne financière, le groupe a mis le grappin sur de nombreuses multinationales. Actuellement, BlackRock est entre autres présent dans le capital d’Apple, de Microsoft, de Facebook, de McDonald’s, de Siemens, ainsi que de nombreuses entreprises du CAC 40.
Non content d’investir dans les entreprises les mieux cotées du monde, le gestionnaire d’actifs est aussi dans les petits papiers de gouverneurs de banques centrales, de ministres des finances et même de chefs d’État, à qui il prodigue de précieux conseils. Et pour cause : il dispose non seulement des meilleurs experts financiers, mais aussi d’un algorithme de prévision conjoncturel sans égal, Aladdin. Lors de la crise financière de 2008, de nombreux gouvernements proches du naufrage avaient fait appel au groupe de Larry Fink, ce qui lui a permis de renforcer son emprise sur l’économie mondiale et de présenter à tous le visage d’une entreprise providentielle…
Avec Macron, pas de déconfinement pour nos libertés fondamentales
Communiqué de Jean-Frédéric Poisson :
Le Conseil d’État rendra en début de semaine prochaine, probablement lundi, son ordonnance de référé. L’audience de ce vendredi a clairement fait apparaître les très nombreuses difficultés liées aux décisions gouvernementales, et l’embarras des pouvoirs publics à justifier clairement leur position, et l’interprétation des textes qu’ils ont pourtant rédigés.
Sans préjuger évidemment de la décision du juge des référés, on peut dire que :
- l’urgence à statuer n’a pas été contestée par les représentants du Gouvernement, en particulier du fait de la proximité de fêtes religieuses importantes dans les trois religions monothéistes ;
- l’atteinte à la liberté de culte est réelle, même si le Gouvernement ne considère pas l’interdiction des cérémonies religieuses comme la privation d’un élément essentiel de cette liberté, ce que j’ai formellement contesté à l’audience, comme d’autres requérants ;
- les représentants du Gouvernement ont plutôt accepté l’idée que moyennant des aménagements dus aux règles sanitaires en vigueur pour les rassemblements, il était envisageable d’autoriser formellement à nouveau la célébration des offices ;
- Le gouvernement n’a pas réussi à démontrer que l’interdiction générale et absolue de célébrer les offices religieux était proportionnée, et fondée sur des critères objectifs et matériels. Ceci revient à dire qu’il n’est pas parvenu à justifier l’interdiction posée, et à contester utilement le caractère discriminatoire de celle-ci ;
- ces mêmes représentants ont affirmé que l’éventuel contrôle du respect de ces aménagements au cours des célébrations ne pose pas de problème particulier.
Les éléments sont visiblement réunis pour que la liberté de célébrer les offices religieux soit rétablie pour tous les cultes avant les dates des 29 mai et 2 juin citées récemment par le Premier ministre – et que nous considérons comme trop tardive.
Nous attendons désormais la décision, qui interviendra lundi au plut tôt.
Un déconfinement à géométrie variable
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Le couperet est tombé. Raide comme l’injustice ! L’article 8 § III du décret 2020-45 du 11 mai prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid 19 est parfaitement clair : « Les établissements de culte sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit ». Cet article est repris, in extenso, dans le décret 2020-548 art 10 § III du même jour avec cependant un article 27 qui prévoit que : « Le préfet peut interdire tout rassemblement ou réunion au sein des établissements de culte à l’exception des cérémonies funéraires ». S’il « peut interdire » c’est que l’interdiction n’est pas systématique. L’intention de réprimer perdure, avec cependant deux décrets différents le même jour sur le même sujet et en prime une contradiction entre deux articles du même décret. Tout cela n’est pas très sérieux.
Le dispositif antérieur interdisait les rassemblements de plus de 5 personnes. Le dispositif nouveau interdit les rassemblements de plus de 10 personnes dans les lieux publics ou ouverts au public, y compris par conséquent dans les lieux de culte : on passe de 5 à 10 personnes ! Dans bien des diocèses le culte public avait été tout simplement suspendu. Assez paradoxalement, le dispositif législatif reste confus et une forme de discrimination se poursuit vis-à-vis des cultes alors que l’heure est au déconfinement avec la réouverture des commerces, transports, etc. L’épiscopat français est sous le choc. Depuis des lustres il pensait que sa culture du compromis sur les questions morales lui permettrait au moins de préserver la liberté du culte. Il n’en est rien. Immédiatement l’AGRIF de Bernard Antony et quatre instituts religieux de droit pontifical (Fraternité Saint Pierre, Institut du Bon Pasteur, Institut du Christ-Roi et Fraternité saint Vincent ferrier) ont déposé un référé-liberté devant le Conseil d’État pour atteinte à la liberté de culte. Avant eux Civitas et le PCD de Jean-Frédéric Poisson avaient également déposé un référé-liberté. A ce jour la Conférence des Evêques de France ne semble pas avoir entamé de démarche juridique. Et surtout, elle s’est bien gardée de faire valoir, tant auprès des pouvoirs publics qu’auprès des fidèles, le principe sacré de la liberté de l’Église.
Des règles de déconfinement diverses
En prévision du déconfinement annoncé pour le 11 mai chaque évêque avait édicté, dans son diocèse, les règles à appliquer pour régir la vie liturgique de l’Église locale à partir de cette date. L’orientation générale était donnée par un texte du conseil permanent de la CEF, suite à une visio conférence, le 6 mai :
« Concernant la pratique cultuelle les évêques du Conseil permanent rappellent qu’à ce jour, les cérémonies religieuses publiques ne sont pas autorisées jusqu’au 2 juin. Après discussion, il leur semble utile de rappeler aux évêques ce qui a été dit lundi : il serait peu sage d’autoriser explicitement que des messes soient célébrées, même avec moins de 10 personnes ou de faire la promotion tacite des messes à domicile ou encore de système de distribution de la communion. Tout acte public dans ce sens pourrait freiner les ouvertures gouvernementales et nuire à tous. »
Certains ont fait de ce texte une application stricte avec interdiction de célébration de la messe en public dans les églises ou chez les particuliers afin d’éviter une « privatisation de l’eucharistie ou du favoritisme », report des baptêmes et des mariages, interdiction de distribuer la communion sauf aux malades (Versailles, Vannes, Rouen, Moulins, Rennes). D’autres évêques, au contraire, incitent à donner la communion aux personnes présentes dans les églises (Saint-Brieuc, Bayonne). Certains mêmes incitent à aller porter la communion aux gens chez eux (Limoges). Des diocèses sont plus volontaristes comme celui de Saint-Etienne. Mgr Bataille invite à célébrer la messe dans les églises ou chez des particuliers pour des groupes de moins de 10 personnes. Il propose de reprendre les baptêmes et les mariages dès le 11 mai en respectant les critères légaux du nombre d’assistants. ! L’évêque de Grenoble va en ce sens, de même, si on lit entre les lignes, celui de Toulon. A contrario le diocèse de Rouen suggère de repousser les mariages… d’un an ! De nombreux évêques semblent surtout inquiets des conséquences juridiques ou pénales d’un éventuel supposé laxisme : « Toute découverte d’un nouveau cas de Covid-19 entraine une enquête pour savoir dans quelles circonstances le virus a été contracté. Si cette enquête permettait de remonter à un rassemblement organisé en contravention aux décisions légales et administratives en vigueur, les organisateurs engageraient leur responsabilité civile et pénale », écrit l’un d’eux. Là-contre, Mgr Pascal Rolland, évêque de Belley-Ars s’est élevé contre « l’épidémie de la peur » et a rappelé que « l’église n’est pas un lieu de risque, mais un lieu de salut » pendant que Mgr Ginoux, évêque de Montauban, faisant clairement référence à la période de l’Occupation, s’insurgeait : « L’Église Catholique a toujours rappelé le droit de la personne humaine à pratiquer sa religion. Empêcher d’exercer ce droit est une atteinte aux droits humains fondamentaux qui pourrait entrainer d’autres dérives etc. »
Tous les évêques, unanimement, dénoncent les mesures gouvernementales qu’ils considèrent comme une atteinte à la liberté de culte. Certains (Rouen) louent les qualités du dialogue avec les pouvoirs publics pendant que d’autres se font plus discrets sur le sujet, employant même le terme d’inquiétude (Saint-Etienne). Ces réactions de natures différentes si elles sont, bien sûr, liées à des tempéraments et à des situations diverses – la Creuse n’est pas le Val-de-Marne- semblent également liées à des théologies sacramentelles, disons diverses. Dans un entretien au bimensuel catholique l’Homme Nouveau, Mgr Lebrun, archevêque de Rouen appelle à « se « détendre » par rapport à cette pratique des sacrements ». N’y a-t-il pas un risque qu’à force de tout détendre rien ne tienne plus debout ?
Certains prêtres sont moins « détendus » et font part à leurs ouailles de leur souffrance, voire de leur colère. Citons un curé du diocèse de Créteil :
« En ce jour, mes larmes coulent et mon cœur est terriblement triste : je viens de recevoir, (…) au nom de notre évêque, l’interdiction formelle de célébrer la messe en présence de fidèles et d’administrer le sacrement de l’Eucharistie même en dehors de la messe (sauf aux malades) et ce jusqu’à nouvel ordre. L’Église et tout particulièrement notre diocèse se soumet donc inconditionnellement, aux consignes du gouvernement et va même plus loin (…) Celui qui est venu donner la Vie éternelle serait-il dangereux ? Alors que les temples de la consommation et du bien-être corporel seront dès lundi ouverts au public. Comment ne pas voir là une machination diabolique. Le cardinal Müller, qui a été durant de nombreuses années préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi (…) disait en début de semaine qu’aucune autorité n’a le droit d’interdire l’accès à l’Eucharistie ».
Revenir à l’essentiel
De nombreuses déclarations épiscopales célèbrent la messe comme « temps de répit et de paix », interpellent sur « l’aujourd’hui de Dieu », invitent à « célébrer la vie », à réciter le chapelet et à applaudir les soignants à 20h le soir. Il y a, cependant, un mot en cinq lettres qui ne semble être apparu nulle part et qui pourtant est sans doute, ultimement la clé de tout cela : CROIX. Que l’on se préoccupe des gestes barrières, du marquage des places assises, de la régulation des flux et du gel hydroalcoolique pourquoi pas. Mais est-ce l’essentiel ? Beaucoup se réjouissent de la solidarité et de la créativité des communautés chrétiennes manifestées en ces temps d’épreuve. Très bien. Mais le plus important ne serait-il pas de rappeler que ces épreuves ont certainement un sens dans le plan de Dieu ? Que la suppression du culte public au-delà du dommage porté à la vie sociale et communautaire est aussi, et peut-être surtout, une atteinte au culte légitimement dû à Dieu. Cet aspect théologique semble avoir été bien absent des débats sur la liberté de culte. Cet « oubli » nous en dit, sans doute, plus que de longs discours sur la théologie de la messe aujourd’hui vécue et transmise dans bien des diocèses.
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Evangéliser en couple
En marche… vers le flicage des enfants scolarisés !
De Paul Barillon, docteur en droit public:
Le principe du flicage des élèves par un gouvernement qui a peur :
Un article très intéressant du Nouvel Obs, en date du 12 mai 2020, indique que le Ministère de l’éducation nationale est en train d’imposer aux enseignants l’usage d’une fiche « invitant à signaler les propos inacceptables des élèves sur le Covid ».
Vérification faite, la fameuse fiche est bel et bien présente sur la plateforme « Educsol », laquelle contient tous les documents de références pour la bonne gestion administrative de nos écoles, collèges et lycées…
Dans l’onglet « risques de dérives sectaires », il est tout d’abord justifié que
La crise du Covid-19 fragilise la population et contribue à développer un sentiment de vulnérabilité. La situation exceptionnelle que nous traversons et l’exploitation des peurs et des souffrances qu’elle suscite, sont propices aux risques de dérives sectaires et au renforcement de l’adhésion des adeptes. Depuis le 17 mars 2020, date à laquelle le gouvernement a opté pour un confinement strict de la majorité des français, la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a déjà reçu plusieurs dizaines de signalements liés à la crise sanitaire du Covid-19.
Cette façade morale peinte par le gouvernement, il est possible d’entrer dans le vif du sujet.
Il est demandé aux enseignants dans un premier temps « d’identifier les changements de comportement des élèves, susceptibles d’être provoqués par des influences familiales ou extérieures ». Les enseignants devront également se transformer en psychologues, sans avoir été formé à cette tâche, pour « prévenir les risques de déstabilisation des élèves et les comportements irrationnels ».
C’est par la suite que le fichage et le flicage des élèves et de leurs parents sont exigés par Jean-Michel Blanquer. Il est premièrement demandé aux enseignants de « sensibiliser les élèves aux risques des discours dangereux qui prodiguent de faux remèdes et des conseils dangereux en lien avec le COVID-19 ». Il est ensuite exigé d’eux de « développer l’esprit critique des élèves pour mieux lutter contre la désinformation, les fakes news, les rumeurs et les théories complotistes ».
La vérité est que le pouvoir actuel est terrorisé à l’idée de chuter et de devoir s’expliquer sur sa gestion chaotique de la crise sanitaire et économique, sur fond des gesticulations incohérentes de la porte-parole du gouvernement, Sibeth N’diaye…
La critique de LREM et de l’autoritarisme du couple explosif Philippe-Macron relève donc désormais de la dérive sectaire ! La contestation des informations données par la clique Ndiaye, Véran et consorts relève désormais de la rumeur et de la théorie complotiste. La question du site « anti-fakes news » est de retour !
En marche vers la dictature LREM !
Lorsque l’on examine de plus près l’imposition actuelle de privations massives de libertés, pourtant défendues pour certaines par le bloc de constitutionnalité, couplée au flicage généralisé et organisé des contestataires, des mesures prises par le tandem Macron-Philippe, on ne peut s’empêcher de penser aux leçons fondamentales données par Hannah Arendt dans ses différents ouvrages.
Dans La crise de la culture, paru en 1968, elle affirmait que « la liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat ». Cette ligne de conduite est très loin des gesticulations incohérentes et potentiellement mensongères de Sibeth Ndiaye, ainsi que de la manière actuelle du gouvernement de communiquer sur les crises que nous traversons.
La liberté d’opinion et de débat sur l’information sont des fondements de la démocratie, défendus par la Déclaration des Droits de L’homme et du Citoyen du 26 aout 1789. Le musellement de la liberté d’opinion, le contrôle de l’information et le flicage des personnes libres de penser par elle-même par la dénonciation du comportement de leurs enfants indiquent au contraire la présence du totalitarisme.
Dans son ouvrage fondamental paru en 1951, Les origines du totalitarisme, Hannah Arendt présente le totalitarisme comme « un système tendant à la totalité ». Pour atteindre cette « totalité », plusieurs buts sont alors poursuivis par le gouvernement concerné.
Cette totalité implique premièrement que naisse un monopole idéologique à l’image de l’union nationale exigée derrière LREM, seul rempart présenté à la crise sanitaire et la crise économique… Les personnes qui ne soutiennent pas LREM sont alors également stigmatisées comme adversaires de la République elle-même ! « Je suis la République » : en période de crise cette affirmation aurait pu être prononcée par Emmanuel Macron, si Jean-Luc Mélenchon ne lui avait pas coupé, quelques mois plus tôt, l’herbe sous le pied.
L’émergence de ce totalitarisme passe aussi par construction ex nihilo d’une vérité ne supportant aucun doute et contestation. La dénonciation des élèves déviants formaté par des parents suspectés comme auteurs de dérives sectaires du fait de leur seule liberté de penser face à la désinformation menée par l’appareil LREM est un commencement. Le vote définitif de la loi Avia, la réapparition du site « anti-fakes news » achèveront le dispositif de contrôle de la vérité…
La construction du totalitarisme passe aussi par le contrôle de l’appareil éducatif. Là aussi l’éducation nationale s’occupera de « sensibiliser les élèves aux risques des discours dangereux qui prodiguent de faux remèdes et des conseils dangereux en lien avec le COVID-19 » et de « développer l’esprit critique des élèves pour mieux lutter contre la désinformation, les fakes news, les rumeurs et les théories complotistes ». La construction du totalitarisme en marche se porte donc bien également de ce côté.
Un régime totalitaire doit aussi lutter contre ces ennemis et les stigmatiser. Là aussi nous sommes en marche vers cette stigmatisation.
Le Professeur Didier Raoult est régulièrement vilipendé par le gouvernement et l’appareil politique LREM.
Le Préfet Didier Lallement qu’Alain Juppé présentait comme un « nazi », stigmatise des malades du Covid en réanimation comme seuls coupables de leur situation.
Pour que les indices d’un risque de totalitarisme en marche soient tous rassemblés, il ne manque plus que le parti unique!
Emmanuel Macron et Edouard Philippe devrait cependant, tous les deux, méditer l’article 2 de la DDHC : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression ».
La résistance à l’oppression d’un totalitarisme naissant peut se manifester tant par les urnes que par le retour des gilets jaunes sur les ronds-points. Le gouvernement devra sans doute s’y préparer…
La sordide affaire du “garçon dont on voulait faire une fille”
Les temps changent. Voici quelques années, lorsque les opposants à la loi Taubira dénonçaient les dangers de l’idéologie du genre, on leur disait qu’il s’agissait d’un fantasme complotiste. La sémillante Najat jurait ses grands dieux que la fameuse théorie n’existait pas.
Hier, c’est sur une station de radio qui n’a pas la réputation d’être confidentielle ou politiquement incorrecte (Europe 1 pour ne pas la nommer) que l’affaire de Bruce transformée de force en Brenda par un “psychologue” relevant lui-même des petites maisons a été racontée. On pourra regretter les propos inappropriés (et qui n’apportent rien au raisonnement) sur le prétendu extrémisme des militants de la Manif pour tous, mais l’essentiel est que nos inquiétudes parviennent enfin au grand public. Une bonne occasion de rappeler que nos enfants ne sont pas des cobayes de laboratoire et que notre identité sexuelle n’est pas uniquement, quoi qu’en pensent Mme Butler et ses disciples, une “construction sociale”.
A écouter ici.
NB: vous pouvez toujours votre contre la théorie du genre à l’école ici.
Recours pour la liberté de célébrer des messes en public : la décision sera rendue en début de semaine prochaine
Les 9 référés déposés au Conseil d’Etat étaient plaidés cet après midi. A noter que le Ministère de l’Intérieur était représenté par Madame Leglise… L’Homme nouveau a suivi la séance en directs sur Twitter. C’est M. F. Aladjidi qui juge cette audience.
Le Ministère de l’Intérieur a précisé que ce n’est pas la cérémonie religieuse qui est attaquée, mais bien la présence de public dans les bâtiments dédiés au culte public. Si c’est dans un lieu privé, pas de problème. La discussion a porté sur la notion de lieux ouverts au public. A noter que Mgr Souche, évêque d’Aire et Dax, a adressé une lettre aux prêtres dans laquelle il les invite à se rendre dans les familles volontaires pour célébrer une messe.
Un avocat dénonce la considération des cérémonies religieuses comme des actes anodins et non essentiels. Le ministère voit dans les gestes liturgiques (chant, communion, etc.) plus de danger que de faire ses courses. C’est être statiques qui serait dangereux. “Et le métro ? Et l’école ?” s’énerve un avocat. “Ils portent des masques” répond Mme Leglise. Le “rite catholique” et le “rite musulman” (sic) comportent plus de risques. Me Triomphe s’interroge
“cette salle d’audience où Mme Leglise vient de parler longuement est-elle moins dangereuse qu’une Eglise ?”
“Je n’ai pas chanté” répond Mme Leglise.
“Ce n’est pas nécessaire au culte” rétorque Me Triomphe. Me Triomphe insiste : dans un lieu public, le ministre du culte peut vérifier que des consignes sanitaires sont respectées, la délocalisation du culte dans des lieux privés est plus dangereuse.
Civitas pointe du doigt la différence entre rassemblement (spontané sur la voie publique) et réunion. Les églises n’étant pas la voie publique, il y a une erreur factuelle. Si, en Allemagne, le culte peut reprendre pourquoi, de l’autre côté de la frontière, ce serait impossible ? Civitas ironise sur la tenue de processions qui respecteraient les consignes sanitaires.
Mme Leglise précise: “Je n’ai pas incité à tenir des cérémonies liturgiques dans des lieux privés” mais reconnait que le gouvernement ne peut pas réglementer sur les lieux privés.
“dans les habitations l’Etat ne peut pas réglementer” “il n’en a pas les moyens”.
Mme Leglise: “Il faut respecter les gestes barrières en tout lieu, en toute circonstance.”
Me Triomphe: “Je ne les respecte pas, j’embrasse ma femme tous les jours.”
Jean-Frédéric Poisson :
“Il y a dans les grandes religions monothéistes une nécessité essentielle de rassemblement. Le rassemblement est un élément inséparable de la religion et donc de la liberté de culte”.
Le représentant du ministère de l’Intérieur reconnait que le rassemblement est nécessaire au culte, mais que les mesures sanitaires sont proportionnées encore.
M. F. Aladjidi demande des éclaircissements concernant le calendrier. Il n’ y a pas de distinctions annoncées entre les cultes, pourtant le gouvernement a annoncé que, potentiellement, le culte public pourrait être repris dès le 29 (pour la Pentecôte). Le représentant du gouvernement annonce qu’a priori, “si tout se passe bien”, le culte public pourrait reprendre à la fin du mois.
“Pourquoi attendre, spécifiquement pour le culte, de voir comment se passe le déconfinement, alors même que c’est une liberté essentielle ?”
Un avocat pose la question des zones: “Pourquoi la règle est-elle la même selon les zones ?”
“Aujourd’hui, comment expliquez-vous que les règles soient aussi strictes dans les zones où le déconfinement est plus souple ?”
“Nous le justifions de la même façon que les bars, restaurants et théâtres sont encore fermés” répond Mme Leglise.
“Ils ne touchent pas une liberté fondamentale, la comparaison est mauvaise”, s’emporte Me Gaschignard.
Me Triomphe :
“L’Eglise a pris des mesures sanitaires 3 semaines avant le confinement, les fidèles ont été très disciplinés”. “Dans le rite catholique, il y a des ablutions, le prêtre se lave les mains”.
Point de M. F. Aladjidi sur la double interdiction dans le texte (articles 10 puis 27) :
Article 10
III. – Les établissements de culte, relevant du type V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit.
Les cérémonies funéraires sont autorisées dans la limite de vingt personnes, y compris dans les lieux mentionnés à l’alinéa précédent.Article 27
Par dérogations aux dispositions des articles 3 et 7 à 15, le préfet de département peut, lorsque l’évolution de la situation sanitaire le justifie et aux seules fins de lutter contre la propagation du virus, prendre les mesures définies par les dispositions suivantes…
C’est une mesure de reconfinement en cas de regain de l’épidémie pour Mme Leglise.
Pour JF Poisson,
“il n’est pas écrit que l’article 27 est lié à des mesures de reconfinement” – un avocat ajoute: “encore une maladresse d’écriture”.
Me Triomphe réclame “le principe de subsidiarité”.
Me Gaschignard revient sur la proportionnalité et la nécessité. Les bureaux de tabac sont restés ouverts.
M. F. Aladjidi annonce travailler ce week-end à étudier les requêtes. La décision sera rendue en début de semaine.
Appel des évêques catholiques ukrainiens à interdire toute forme de GPA
Depuis quelques jours, une vidéo choquante circule largement sur Internet, publiée par une société ukrainienne consacrée à la pratique de gestation pour autrui. La vidéo montre 46 bébés en pleurs dans une salle de conférence d’un hôtel transformée en crèche en Urkaine, expliquant que ces « bébés attendent leurs parents». En cause, le fait que les étrangers qui ont conclu un contrat pour l’achat de ces bébés ne soient pas autorisés à entrer en Ukraine en raison de la crise sanitaire actuelle. La vidéo se conclue en demandant aux pays qui interdisent la pratique de la gestation pour autrui de « faire une exception à leur politique et permettre à leurs citoyens d’être réunis avec leurs enfants » (sic).
Le Président de la FAFCE (Fédération européenne des associations familiales catholiques), Vincenzo Bassi, commente :
« En regardant ces images, on ne peut rester silencieux, et tout particulièrement aujourd’hui, alors que nous célébrons la journée internationale de la famille : ces bébés ont besoin d’une famille et ils ne peuvent être traités comme une marchandise. Nous invitons toutes les autorités intéressées à prendre les mesures nécessaires pour que l’adoption internationale puisse être appliquée ».
Comme l’ont dénoncé les évêques catholiques ukrainiens,
« la pandémie de coronavirus révèle de nombreuses pathologies dans notre vie publique moderne. L’une d’entre elles est ce phénomène de gestation pour autrui, où des personnes sont traitées comme des marchandises pouvant être commandées, fabriquées et vendues (…). Un tel écart dans la législation ukrainienne détruit de manière significative les efforts d’intégration européenne et discrédite notre pays aux yeux de la communauté européenne ».
Au cours des dernières années, l’Ukraine est devenue un centre international de pratique de gestation pour autrui, en raison de ses ‘prix compétitifs’ et de sa proximité avec la ‘riche Europe’. Cette pratique s’est néanmoins répandue dans le monde entier, « créant une pente glissante vers le droit à l’enfant, et n’ayant aucun respect pour la dignité humaine ou les principes éthiques fondamentaux » (Résolution du Conseil de Présidence de la FAFCE, Fatima, 13 avril 2016). Cela représente une menace pour la dignité humaine, source d’un profond fossé au sein de la communauté internationale et d’un vaste débat au sein de nos sociétés.
La FAFCE soutient pleinement l’appel lancé par tous les évêques catholiques ukrainiens (disponible ici en anglais), espérant contribuer à éveiller les consciences de tous les Européens.
“Le Parlement européen* a déclaré que la pratique de la gestation pour autrui devait être interdite et examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l’homme. Nous réitérons notre appel aux décideurs européens à prendre les mesures nécessaires pour interdire internationalement la pratique de la gestation pour autrui”.
Une absurde société de contrôle
Tout se passe comme si l’assignation à résidence de tous les Français (du moins ceux qui respectent les lois, puisque les voyous étaient libérés de prison et que les fameuses “zones de non-droit”, qui sont plutôt des zones où la charia et la loi des caïds a remplacé la loi française, étaient “dispensées” de confinement) avait été un test grandeur nature.
Je découvre sur Reporterre (site écologiste qui relaie plutôt les préoccupations de la gauche alternative) un article très intéressant à ce sujet: Priver les Français de nature, la société de contrôle jusqu’à l’absurde. L’auteur y détaille les absurdes interdictions arbitraires de se rendre dans la nature – comme si se promener seul dans la forêt pouvait accélérer la transmission du virus! (Ah oui, c’est vrai, j’oubliais: aller voter et croiser des dizaines de personnes dans les bureaux de vote, ce n’est pas dangereux, se promener seul dans la forêt, c’est dangereux. Puisque le gouvernement l’a dit, c’est forcément vrai…).
Peu à peu, l’incompréhension a grandi devant ces mesures coercitives. «Une fois la sidération et le choc de l’épidémie passés, on s’est rendu compte que ces interdictions n’avaient aucune justification sanitaire», raconte Frédi Meignan, le président de l’association Mountain Wilderness; «il ne s’agit pas d’appeler à faire n’importe quoi, du parapente ou de l’alpinisme, mais je ne vois pas en quoi se promener seul dans la nature pourrait accélérer la transmission du virus.»
Alors que le gouvernement enjoignait à la population de reprendre le travail, le contraste devenait saisissant à mesure que le confinement durait, entre les plages désertes et les métros bondés, les grandes surfaces saturées de monde et les forêts silencieuses. «Le virus circule d’abord dans des lieux confinés et denses. Au lieu de laisser la population se disperser en plein air, on l’a concentrée dans des zones réduites. C’est complètement absurde, s’emporte le professeur de santé publique et épidémiologiste Laurent Gerbaud. C’est sûr qu’il valait mieux que les gens restent dans les couloirs d’immeuble pour bien se contaminer les uns et les autres!» ironise-t-il.
Dans un premier temps, les autorités ont justifié ces mesures en disant qu’elles permettraient de ne pas saturer les urgences. En réalité, «dans la majeure partie du territoire national, les urgences ont travaillé en sous-régime, à 60%», relate Laurent Gerbaud. Par ailleurs, «se balader seul n’est pas de nature à inonder les services hospitaliers, dit l’accompagnateur en montagne Billy Fernandez. Sur environ 10 millions de pratiquants, la randonnée génère moins de 20 accidents mortels par an dans notre pays, alors que les accidents domestiques sont à l’origine de 20.000 morts chaque année.»
Si nous ne voulons pas nous réveiller en Union soviétique ou en Chine “populaire”, il serait peut-être temps de retrouver un peu de cet esprit critique et de ce goût des libertés qui caractérisait jadis les anciens Francs!
Pour la fin des subventions à la presse
S’il y a une chose que montre la crise sanitaire de façon évidente, c’est la servilité de la presse dominante. Le nombre d’informations “complotistes” qui ont dénoncées solennellement avant d’être avouées publiquement a été gigantesque!
Mais ce n’est qu’une illustration d’un problème plus général. D’un côté, l’oligarchie cherche à faire taire la presse dissidente en l’étouffant sous les procès (la loi Avia est le dernier avatar de cette tentative – qui sera aussi vaine que la tentative du pouvoir soviétique de faire taire les samizdats, tout simplement parce que l’on ne peut pas empêcher indéfiniment l’ensemble des citoyens de chercher la vérité) et en la discréditant par des prétendus “désintox”. De l’autre côté, une presse archi-subventionnée reçoit ses “éléments de langage” et dicte à son tour la “bien-pensance” aux citoyens.
Inutile de chercher plus loin le discrédit général des médias!
Il y aurait pourtant une solution bien simple pour en sortir: il suffirait que les médias soient payés par leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. Ils seraient ainsi libres. Ils seraient ainsi diversifiés (je veux dire vraiment diversifiés, pas le simulacre de débat idéologique actuel!). Et les finances publiques s’en porteraient beaucoup mieux. Selon la Cour des comptes, en 2017, la seule presse écrite a reçu entre 580 millions d’euros et 1,8 milliard d’euros, selon les méthodes de calcul. Cela fait déjà des montants colossaux. Mais c’est pire encore si l’on compare au chiffre d’affaires global de cette même presse écrite: 7,5 milliards d’euros. C’est-à-dire que les aides de l’Etat (payées par nous, même quand nous sommes aux antipodes de la ligne éditoriale des journaux subventionnés – ce n’est d’ailleurs pas un hasard si “L’Humanité” est le journal le plus subventionné de toute la presse quotidienne nationale) représentent entre 8% et 24% du chiffre d’affaires de la presse écrite.
Naturellement, il faut ajouter à cela le budget de l’AFP, de Radio France ou de France Télévisions. Il faut aussi ajouter les abonnements des différentes collectivités et administrations. Il faut ajouter les avantages fiscaux des journalistes. Et bien d’autres choses encore sans doute.
Alors réclamons la fin des subventions à la presse! Ce serait un excellent thème de campagne pour un candidat à la présidentielle qui souhaiterait réellement changer la France: cela libérerait le pays, cela permettrait d’enquêter enfin sur des réalités occultées, et, cerise sur le gâteau, cela ne coûterait rien et réduirait au contraire les dépenses publiques qui en ont bien besoin. En attendant, le Salon beige lance une campagne sur ce thème. Pour voter, c’est ici.
Obamagate : 4 ans de guerre ouverte pour tuer Donald Trump
Le décryptage d’André Bercoff :
Et sur Boulevard Voltaire :
Quand on a appris que Trump était le favori et qu’il a été nominé, et même avant, comme candidat des Républicains, le FBI s’est mis sur la trace. Un obscur Républicain a rencontré quelqu’un de la fondation Clinton et lui a dit que les Russes étaient près à donner des renseignements sur Hillary Clinton, etc. C’était n’importe quoi. Mais l’équipe Trump a été mise sous surveillance. Au fur et à mesure, cela s’est développé jusqu’au moment de cette réunion absolument fatidique du 5 janvier, deux semaines avant la prise du pouvoir. Trump a été élu en novembre et a pris le pouvoir le 20 janvier. À ce moment-là, Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale aux côtés d’Obama a écrit le 20 janvier, le jour de la cérémonie présidentielle pour Donald Trump : « le 5 janvier dernier, le président Obama nous a demandé s’il fallait transmettre à l’équipe Trump tous les renseignements concernant la Russie ». Ce mémo est en notre possession et a été déclassifié. Pourquoi dit-elle cela ? Parce qu’à l’époque, le 5 janvier, il y avait le patron de la CIA et du FBI. On leur a demandé si des choses étaient à transmettre ou non avec les Russes. Ils ont décidé de ne pas transmettre et de continuer l’enquête. D’où le départ de la légende magnifique de Trump avec les Russes et que les Russes auraient fait gagner l’élection présidentielle à Trump. Il y a eu deux ans et demi d’enquête avec l’ancien directeur de la CIA. Les médias du monde entier en ont parlé du matin au soir, surtout les médias américains. Pour finir, il n’y a pas eu l’ombre du commencement d’une preuve. Cela a continué avec tout l’entourage d’Obama. Il a passé son temps sans cesse sur les radios et télévisions en disant : « c’est la marionnette et un agent de Poutine et doit être destitué ».
Ensuite, l’affaire de l’Ukraine est arrivée. On a essayé de dire que ses ambassadeurs ont interféré en Ukraine. Idem, aucune preuve.
La seconde partie est la plus intéressante et elle ne fait que commencer. Aujourd’hui, le nouveau ministre de la Justice de Trump a déclassifié les documents d’audition à la chambre des Représentants des acteurs de l’opération aussi bien du FBI que des opérations soi-disant de l’équipe de Trump. Tous les gens que l’on a entendus du matin au soir disent qu’ils ne savent rien. Pourquoi cette différence? Parce qu’ils témoignent sous serment. Aux États-Unis, on ne rigole pas avec cela. Quand vous témoignez sous serment et que vous parjurez ou vous mentez, c’est non seulement une sanction matérielle, mais aussi de la prison. Actuellement, avec l’opération déclassification, les gens qui n’ont aucune preuve disent qu’ils ne savaient rien, alors qu’ils disaient exactement le contraire. On parle du directeur de la CIA et de la sécurité nationale. Ce sont les top niveaux des conseillers d’Obama. Je ne dis pas que Obama a initié l’opération, mais il savait tout. C’est donc Watergate puissance dix. À côté, Watergate est un petit jeu du dimanche.


