Blogs avec images

Des homélies inédites de Benoît XVI

La librairie éditrice du Vatican a publié hier un ouvrage intitulé Dieu est la vraie réalité, constitué d’homélies inédites de Benoît XVI entre 2005-2017.

Ce recueil d’homélies inédites du pape Benoît XVI a été présenté à la pressse par Monseigneur Georg Gänswein :

« Il existe une profonde unité entre la vie personnelle de Benoît XVI et sa prédication, dans un cadre qui unit vérité, amour et réalité. ».

Dans ce trésor de spiritualité, le pape Benoît XVI conjugue son érudition biblique, sa passion pour les Pères de l’Église, notamment saint Augustin, et sa compréhension de l’histoire récente et de l’actualité, dans un entrelacement harmonieux de foi et d’histoire.

L’ouvrage sera édité prochainement en français par Artège.

Chronique des cinglés

Le gynécologue de Pau qui avait refusé d’examiner un homme qui prétendait être une femme a été condamné pour outrage sexiste, mais relaxé pour le chef de discrimination.

Toutefois, le procureur a décidé de faire appel parce qu’un gynécologue doit soigner aussi les hommes.

Le 4 décembre, le tribunal correctionnel de Pau avait jugé qu’il n’y avait pas eu de discrimination, faute de «contact direct» entre les deux. Il appartiendra aux juges de la cour d’appel de confirmer ou d’infirmer ce jugement.

France intox s’enfonce

France intox a retiré son article délirant en indiquant sobrement :

 

De nombreux internautes dénoncent une «manipulation» visant à dénigrer la tradition des marchés de Noël.

Charles Alloncle, député UDR et rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a dénoncé sur X :

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public a auditionné mercredi pendant plus de trois heures Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions.

«Je n’ai pas vu le reportage dont vous parlez, a-t-elle confié, interrogée sur le sujet. Je ne peux pas vous laisser dire que sur France Info ou sur n’importe quelle autre chaîne, il y a des choses complètement scandaleuses qui passent. […] Si tel était le cas, l’Arcom aurait été saisie, l’Arcom aurait sanctionné.»

C’était avant que le média ne décide de retirer la vidéo.

«Il a été privé de Noël quand il était petit ce journaliste et il n’arrive pas à s’en remettre ? Sinon, pourquoi tant de haine», se demande côté Ségolène Royal, qui qualifie de «honteux» cet «amalgame entre nazi et marché de Noël».

«Au moment où les enfants et les familles se préparent à être heureux, à rêver, en éloignant un peu les anxiétés ; au moment où les artisans et commerçants donnent le meilleur de leur savoir-faire, pour partager la joie de Noël, on reste atterré par la bêtise et la méchanceté des obsessions anti-Noël».

Pologne : Donald Tusk monopolise les médias et muselle les catholiques de l’opposition

Depuis son arrivée au pouvoir le 13 décembre 2023, le Premier ministre polonais Donald Tusk a immédiatement affiché la volonté du nouveau gouvernement de contrôler les médias afin de diffuser la propagande gouvernementale et de réprimer l’opposition. Cette politique s’est concrétisée dès le départ par la saisie de la télévision d’État. S’en est suivie l’instrumentalisation du parquet pour lutter contre le pluralisme des médias et persécuter les journalistes et les médias non affiliés. Toute ressemblance avec la situation en France n’est pas fortuite. Jolanta Hajdasz, présidente de l’Association des journalistes polonais, a été interrogée par La Nuova Bussola :

L’action du gouvernement de Donald Tusk a débuté par une violente attaque contre la télévision d’État. Que s’est-il passé ?

Cette attaque contre les médias publics en Pologne a eu lieu une semaine seulement après l’entrée en fonction du gouvernement. Elle fut brutale et impliqua des agents de sécurité engagés par l’État. Personne dans les médias publics n’était préparé à une telle action, et la police est restée passive, ignorant les appels des employés de la Télévision polonaise, de la Radio polonaise et de l’Agence de presse polonaise.

Et dire que c’est ce gouvernement que les oligarchies de Bruxelles et de Berlin souhaitent pour rétablir la légalité !

Voilà un exemple flagrant de l’hypocrisie des élites européennes. Si le gouvernement d’un parti de droite comme Droit et Justice (PiS) avait agi comme Donald Tusk, je suis certain que toutes les institutions de l’Union européenne auraient protesté et que la Pologne aurait écopé de millions d’euros d’amendes pour violation du principe de liberté d’expression et pour l’ingérence scandaleuse des hommes politiques dans l’indépendance des médias. Au lieu de cela, aujourd’hui, l’Europe reste silencieuse et soutient Tusk.

Pourquoi l’UE agit-elle ainsi ?

Parce que Tusk met en œuvre des solutions qui profitent aux plus grands pays de l’UE, tout en détruisant notre pays sur les plans économique et culturel. Mais la Pologne ne se laissera pas faire, et un jour, cette anarchie prendra fin.

Que représentent les médias pour Tusk ?

Cela dépend des médias. Les médias traditionnels, les grands médias libéraux, et même ceux de gauche, constituent sa base médiatique et son principal outil de lutte politique. Il peut toujours compter sur eux ; ses déclarations sont systématiquement citées, son point de vue présenté comme le seul ou le plus juste, et ceux qui le critiquent dans ces médias sont systématiquement discrédités : ridiculisés, marginalisés ou diffamés, leurs opinions déformées ou tout simplement passées sous silence. À l’inverse, les médias conservateurs qui présentent honnêtement le point de vue de l’opposition sont ouvertement attaqués par Tusk : il refuse souvent que leurs journalistes assistent à ses conférences de presse et leur cache des informations, et, suivant l’exemple du Premier ministre, ses ministres et certains parlementaires de la coalition au pouvoir font de même. De plus, le gouvernement exerce des pressions informelles sur les annonceurs pour qu’ils ne diffusent pas de publicités dans les médias non pro-gouvernementaux. Tusk et ses soutiens dans les médias ont également appelé au boycott des entreprises qui ont osé faire de la publicité sur des chaînes comme TV Republika et la chaîne catholique TV Trwam. Ces chaînes sont financées par des contributions volontaires du public. Heureusement, de nombreux médias indépendants brisent le monopole médiatique des organes progouvernementaux.

On ignore souvent qu’une grande partie des médias privés polonais est contrôlée par des Allemands et ne représente donc pas les intérêts polonais. Comment évaluer les activités de ces organes de presse ?

L’indépendance journalistique, le pluralisme et la déontologie professionnelle y sont pour le moins discutables. Dans bien des cas, le contenu est outrageant, voire scandaleux. Les violations des principes d’un journalisme honnête sont trop nombreuses pour être considérées comme de simples coïncidences. Depuis leur arrivée en Pologne, les éditeurs étrangers poursuivent leurs propres stratégies politiques et économiques. Tout porte à croire que les éditeurs allemands, par exemple, défendent les intérêts des entreprises allemandes en Pologne et promeuvent l’option politique qui garantit la promotion de ces intérêts. Malheureusement, les journalistes n’ont aucun moyen concret de lutter contre ce phénomène au sein de leurs rédactions. Quiconque exprime ouvertement son désaccord perd son emploi, quel que soit le prétexte invoqué.

Pourquoi Donald Tusk craint-il autant le pluralisme des médias ?

La réponse est simple : plus son monopole médiatique s’étend, plus il restera longtemps au pouvoir. Mensonges et manipulations sont ses outils quotidiens de communication de masse avec les électeurs. Cette stratégie fonctionne lorsque la population n’a pas d’alternative, lorsqu’il est impossible de rectifier le mensonge ou d’expliquer la situation.

Je souhaite rappeler un incident récent concernant l’ancien ministre de la Justice, Zbigniew Ziobro : la chaîne de télévision progouvernementale TVN a reçu une demande du parquet visant à lever son immunité avant même que les parlementaires et la personne directement concernée n’en aient été informés. Ceci constitue une divulgation illicite d’informations protégées par le secret de l’instruction. Le parquet est-il lui aussi politisé et instrumentalisé pour combattre l’opposition ?

Absolument. Ces événements confirment l’étroite collaboration entre les grands médias comme TVN et le gouvernement. Les campagnes de diffamation contre les personnalités politiques de l’opposition, que l’on observe sur TVN, sur des sites web à orientation idéologique comme Onet, et dans des médias comme Gazeta Wyborcza, témoignent également de cette collaboration, ces médias manipulant l’opinion publique dans un seul sens. Une telle campagne de diffamation médiatique est un outil redoutablement efficace lorsque les médias bénéficient d’une large diffusion et de ressources financières considérables.

Nous savons également que des tentatives sont faites pour réduire au silence les journalistes indépendants par le biais de poursuites judiciaires, par exemple pour diffamation présumée, exigeant des dommages et intérêts considérables. Pourriez-vous nous donner des exemples de telles actions ?

Malheureusement, elles sont nombreuses, car la Pologne applique encore une réglementation datant de l’époque communiste, qui rend les journalistes responsables des opinions qu’ils publient dans les médias et peut les contraindre à des peines de prison ou à de lourdes amendes. C’est une véritable tragédie et un problème majeur pour nous, car sanctionner un journaliste a souvent un effet dissuasif : les journalistes, par crainte des conséquences juridiques, hésitent à aborder des sujets difficiles et controversés. Le Centre de surveillance de la liberté de la presse, que je dirige, défend chaque année entre 20 et 30 journalistes confrontés à des poursuites judiciaires totalement injustifiées liées à leur travail. Ces poursuites réclament jusqu’à 100 000 zlotys (plus de 23 000 €) de dommages et intérêts pour des propos tenus dans un seul article ou lors d’une seule apparition télévisée. Il est particulièrement inquiétant qu’une poursuite judiciaire contre un journaliste entraîne son inscription au casier judiciaire, au même titre que les criminels de droit commun, les voleurs et les meurtriers. De ce fait, il lui est impossible d’obtenir un prêt bancaire ou de travailler dans la fonction publique. Ces dernières années, ces dispositions ont été utilisées de manière particulièrement fréquente contre les journalistes et les médias de droite.

Le gouvernement souhaite désormais renforcer la « protection contre les discours de haine ». S’agira-t-il d’un nouvel instrument pour cibler les journalistes indépendants ?

Ces craintes sont tout à fait justifiées. Les poursuites judiciaires et le contrôle dont sont déjà victimes les médias indépendants prouvent que nous avons raison de nous inquiéter. Parmi les médias visés figurent TV Republika, Radio Maryja, TV Trwam et des organisations comme l’Association des journalistes polonais (SDP). Le « discours de haine » ne sera qu’un prétexte de plus pour tenter de nous faire taire.

Il existe des organisations à travers le monde censées surveiller la liberté d’expression et défendre les journalistes persécutés. Ces organisations sont-elles conscientes de la situation en Pologne sous le gouvernement Tusk et réagissent-elles d’une quelconque manière ?

À mon avis, nombre d’organisations censées veiller à la liberté de la presse sont dominées par l’idéologie du politiquement correct. Par conséquent, leurs rapports sur la situation en Pologne sont souvent fortement biaisés. Par exemple, sous le gouvernement de droite polonais, de 2015 à 2023, Reporters sans frontières a abaissé chaque année le classement de la Pologne dans le Classement mondial de la liberté de la presse, alors même que tous les médias liés à l’opposition de l’époque fonctionnaient sans problème. Lorsque, après sa victoire aux élections de décembre 2023, le gouvernement Tusk a pris le contrôle illégal et par la force des médias publics, l’organisation a réagi avec enthousiasme, améliorant le classement de la Pologne, d’abord de dix places, puis de seize. Un bond significatif de 26 places, alors même que la réglementation n’avait pas changé : il a suffi que le ministre de la Culture modifie la direction de la télévision et de la radio publiques. Il est donc difficile de considérer certaines organisations et leurs classements comme objectifs.

Ariège : situation tendue entre les agriculteurs et les forces de l’ordre pour 1 vache malade

Dans une ferme de l’Ariège, 208 vaches doivent être abattues car il y a un cas de dermatose. Les agriculteurs se sont rebellés et le ministère a envoyé la maréchaussée :

 

Il y a 8 ans, TVLibertés recevait Stéphanie Bignon, ingénieur dans les sous-marins et agricultrice. Son amour de la France la poussait déjà à alerter les Français quant aux dangers qui pesaient sur le secteur agricole de notre pays.

Le 20 mai 2017, la mort de l’agriculteur de Saône-et-Loire Jérôme Laronze aurait déjà dû éveiller les consciences sur les normes et la bureaucratisation délirante qui s’abattaient sur le secteur.
Littéralement harcelé par les autorités vétérinaires et sanitaires pour des contraintes administratives, l’homme fuira les gendarmes avant d’être abattu par un d’entre eux.

A l’heure d’une nouvelle crise avec la fameuse dermatose nodulaire et des abattages de cheptels décrétés par les autorités françaises, la révolte du monde paysan n’a jamais été aussi proche.

 

Philippe de Villiers à Versailles le 15 décembre : il reste quelques places

Message des Eveilleurs :

Quand un Vendéen, issu d’une terre dont la population fut exterminée par d’infernales colonnes qui sillonnaient ses villages pour faire couler le sang, d’une terre dont la Convention avait décidé d’effacer jusqu’à la mémoire, quand ce Vendéen prend la plume pour donner à son témoignage le titre éloquent de Populicideil faut le prendre au sérieux.

Le 15 décembre, serez-vous des nôtres au Palais des Congrès de Versailles pour entendre Philippe de Villiers décrire pour nous les ressorts de la décomposition de notre peuple français ? Serez-vous des nôtres pour l’entendre conter l’histoire d’un peuple qui ne veut pas mourir ?

Vous êtes déjà nombreux à nous rejoindre mais il nous reste encore quelques places pour la soirée et le temps de dédicaces qui suivra !

Et n’oubliez pas : c’est la seule et unique séance de dédicaces que Philippe de Villiers accordera pour la sortie de Populicide.

JE PRENDS MA PLACE AU PALAIS DES CONGRES

 

Centenaire de Quas Primas (1925-2025) : L’Homme Nouveau clôt une année d’enquête consacrée à la royauté du Christ

Communiqué de L’Homme Nouveau :

À l’occasion du centenaire de l’encyclique Quas Primas, publiée le 11 décembre 1925, L’Homme Nouveau clôt aujourd’hui une enquête d’un an consacrée à la réception et à l’actualité du texte de Pie XI sur la royauté du Christ.

Cette initiative a permis de recueillir des contributions variées, issues du monde ecclésial et intellectuel, afin d’éclairer les enjeux théologiques, spirituels et politiques d’un document dont la pertinence demeure intacte.

L’ensemble du dossier « Année du Christ-Roi » est disponible sur notre site internet : https://hommenouveau.fr/dossier_thematique/annee-du-christ-roi/

Nous remercions chaleureusement le cardinal Raymond Leo Burke, Mgr Athanasius Schneider, les abbayes de Notre-Dame de l’Annonciation, Fontgombault, Randol et Solesmes, l’abbé Alain Lorans (FSSPX), l’abbé Matthieu Raffray (IBP) et l’abbé Claude Barthe ainsi que Jean-Pierre Maugendre, Jean de Tauriers, Danilo Castellano, Bernard Dumont, Guillaume Bernard et Guillaume de Thieulloy pour leur contribution à cette enquête.

Les Maîtres du mensonge – suite

Qu’est-il passé par la tête de notre Président pour publier ce lundi 1er décembre sur le compte officiel de l’Élysée un tweet aussi hallucinant !

Sous forme de vidéo montée comme un clip publicitaire, il nous explique le besoin impérieux de mettre en place un label permettant de distinguer les médias jugés dignes de confiance de ceux qui feraient de la désinformation. Pendant près d’une minute, on voit défiler Pascal Praud, Philippe de Villiers et Jordan Bardella, avec au-dessus de leur tête un bandeau où il est inscrit en rouge : « Attention, fausses informations ».

Malheureusement pour lui, la sentence ne s’est pas faite attendre : des milliers de commentaires négatifs ont déferlé sur « X » dénonçant un état totalitaire digne de « 1984 » avec la mise en place progressive d’un « Ministère de la Vérité » !

Le lendemain matin, en conseil des ministres, Emmanuel Macron a essayé de se justifier en expliquant qu’il n’avait jamais envisagé de créer un « Label d’État » ni le moindre « Ministère de la Vérité ». Mais rien n’y a fait, la polémique a continué à se propager, reprise par la plupart des médias et des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron travaille depuis bien des années à la mise en place d’une « Pensée unique ». Son obsession pour le contrôle des réseaux sociaux, même au niveau européen, est légendaire et ses attaques contre des médias d’opposition sont connues depuis longtemps. Si à présent il décide de mettre en place un « Label de la vérité vraie », cela ne changera pas grand-chose à la situation actuelle de notre pauvre pays où il ne fait pas bon s’opposer à la propagande officielle du gouvernement !

Non, ce qui est grave dans cette affaire, c’est la facilité avec laquelle notre Président ment au peuple français. Ainsi, après la tempête médiatique provoquée par son histoire de « Label Macron », il affirme aujourd’hui n’en avoir jamais parlé publiquement !

Pire, devant l’ampleur des dégâts, il a délégué sa garde personnelle et même son arrière garde pour tenter d’éteindre l’incendie. Ainsi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, puis Rachida Dati, ou encore Patrick Cohen ont volé successivement au secours de notre « cher » Président en expliquant avec beaucoup de sérieux mais peu d’arguments que la majorité des gens avaient détourné ses propos. D’après eux, il ne s’agirait absolument pas de la censure de certains médias mais uniquement de lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux.

Soit disant, on aurait mal interprété ses paroles. D’après Emmanuel Macron, ce serait aux journalistes de distribuer les bons ou les mauvais points aux différents médias, l’État n’aurait rien à voir dans cette affaire !

Pourtant lors d’un débat sur le thème des réseaux sociaux qui se tenait à Arras le 19 novembre dernier, il a déclaré publiquement :

« Je ferai tout mon possible pour que soit mis en place un label permettant de distinguer les médias jugés dignes de confiance contre ceux qui feraient de la désinformation. »

En banalisant ainsi le mensonge, il rend les gens méfiants. Si même le Président de la République et son entourage se permettent de mentir volontairement, il ne faut pas s’étonner du désintérêt de la population pour la politique !

Malheureusement il y a encore plus grave : des médias mondialement reconnus deviennent capable de mentir en toute connaissance de cause. Ainsi, le mois dernier, la célèbre BBC, groupe de radio et télévision public financé par l’état britannique a été épinglé pour avoir volontairement trompé ses auditeurs au sujet d’une déclaration de Donald Trump. Le scandale a été révélé par « The Daily Télégraph » qui explique ainsi l’affaire dans un article du 3 novembre dernier :

« Dans le documentaire publié par la B.B.C. en octobre 2024, plusieurs extraits différents ont été assemblés comme s’il s’agissait d’une même phrase. Les spectateurs ont pu ainsi entendre la phrase suivante : “Nous allons marcher vers le Capitole. Et je serai avec vous. Nous nous battons. Nous nous battons comme des diables”. En réalité, Donald Trump avait déclaré : “Nous allons marcher vers le Capitole, et nous allons encourager nos courageux sénateurs et représentants au Congrès.”

Le reste de la déclaration publiée par la BBC a été tiré d’un autre enregistrement et avait pour but de discréditer Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2024.

Plus récemment, le journal « Les Échos » a publié un article montrant un portrait de Vladimir Poutine avec pour légende : « Poutine se dit prêt à faire la guerre à l’Europe ! » En réalité, lors d’un discours télévisé, le président Russe avait déclaré :

« Nous n’avons pas l’intention de faire la guerre à l’Europe, je l’ai répété cent fois, mais si l’Europe le souhaite et commence, nous sommes prêt dès maintenant. »

Il ne faut pas s’étonner si la plupart des gens sont perdus au milieu de tous ces mensonges et ces tromperies organisées. Nous avons tous besoin de repères fiables pour nous diriger et avancer dans la vie. Au milieu de toutes ces ténèbres, nous sommes vite déboussolés, ne sachant plus à quel saint nous vouer. Heureusement, il existe une parole sur laquelle nous pouvons nous appuyer en toute confiance. Elle ne ment jamais et nous accompagne en toutes circonstances car elle est vivante. L’apôtre Jean dans le prologue de son Évangile l’a décrite à merveille :

« Au commencement était la Parole de vie, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle est la vie et la vie est la lumière des hommes. Cette lumière est la véritable lumière qui en venant dans le monde éclaire tout homme. »

Dans un monde chaotique où rien ne semble fiable, dans un monde où les médias ne relayent plus que de la propagande, seule la parole de vie peut nous guider.

* * Journal d’un croyant de 2024 – Les maîtres du mensonge.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Christ-Roi : pour une approche constructive !

De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :

Heureuse initiative que cette petite plaquette de l’abbé Jean-Pierre Gac de la Fraternité Saint-Thomas Becket, réalisée à l’issue du centième anniversaire de l’Encyclique Quas Primas (11 décembre 1925) sur La royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ.* Par la compilation de nombreuses citations pertinentes et l’agencement réfléchi de ses thèmes, c’est non seulement un vade-mecum pédagogique sur cette question quelque peu disputée depuis Vatican II mais aussi, précisément, un essai de conciliation comme son sous-titre l’indique bien : « Pour une approche constructive. »

L’encyclique précise notamment : « Les hommes ne sont pas moins soumis à l’autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. » Le P. Calmels remarquait déjà que “pas moins” ne signifie pas “de la même manière”. Certains personnalistes réductionnistes feignent aujourd’hui de ne pas le comprendre en suspectant les défenseurs de Pie XI d’être des zélotes ou des théocrates, confondant ordre spirituel et ordre temporel. Or les bons lecteurs de l’encyclique (qui savent la “décontextualiser” de son époque autant que possible sans tomber dans l’historicisme) ne nient nullement que le Royaume du Christ est un royaume eschatologique – « Mon Royaume n’est pas de ce monde. » – qui, par la foi, l’espérance et la charité, par la grâce, commence néanmoins dès ce monde, d’abord et librement en chacun de nous, comme l’a excellemment prêché saint Augustin.

Rien donc qui ne s’oppose à une saine conception de la vraie liberté religieuse rendant au for interne le respect qui lui est dû. Mais rien non plus qui ne s’oppose à ce que ce Royaume personnel, spirituel et intérieur, resplendisse aussi socialement par la médiation notamment de la loi naturelle sublimée par la loi d’amour des béatitudes, donnant au for externe un reflet convenable comme tremplin collectif (aussi raboteux soit-il) vers ce Royaume eschatologique. Un espace et un temps “ matière à grâce”, lit de camp temporel, comme écrivait Péguy. « Le Royaume de Dieu n’est pas une norme de l’action politique, mais une règle morale de cette action », expliquait autrement le cardinal Ratzinger. Rien n’échappe à la médiation de ce tremplin politique architectoniquement indépendant mais que tout dépasse en morale religieuse, comme la miséricorde à l’endroit de la justice. La Royauté universelle du Christ est ce qu’on appelle en philosophie une notion analogique : comme l’être, elle se dit différemment, de plusieurs façons, et non de manière univoque. Elle est eschatologique, cosmogonique, spirituelle et surnaturelle, temporelle et sociale… Rien n’échappe à cette royauté, comme le signifie sa fête liturgique qui renvoie à l’Epiphanie.

Si elle exclut tout messianisme ou millénarisme temporels ainsi que tout théocratisme justement condamnés par l’Eglise, la royauté sociale du Christ n’empêche pas cependant, au contraire, la confessionnalité possible des corps intermédiaires. « Une personne transformée collabore efficacement à la transformation de la société » (Jean-Paul II à Saragosse, le 10 octobre 1984). Et une société transformée coopère efficacement à la conversion des personnes : « De la forme donnée à la société, conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes » (Pie XII). C’est la parabole évangélique du terrain et de la semence étendue à la société. Les saints se font plus rares dans les “structures de péché” que dans une culture chrétienne ! Il y a donc un ordre réciproque à des niveaux différents (morale et politique, spirituel et temporel, surnaturel et naturel) qu’il faut bien distinguer pour ne pas les confondre mais mieux les associer. Imagine-t-on que plusieurs disciples de Jésus réunis en son Nom pour un bien commun temporel particulier puissent ne pas Le confesser publiquement dans cet ordre temporel au motif qu’il faut rendre exclusivement au César républicain ce qui est à César sans que lui-même rende à Dieu ce qui est à Dieu ? C’est le piège notamment de l’école sous-contrat qui contraint aujourd’hui un dénommé Enseignement catholique à être « catholique aconfessionnel », comme un véritable rond-carré, une contradiction dans les termes. Le laïcisme idéologique du communisme ne pousse-t-il pas cette logique liberticide jusqu’à interdire à Dieu d’entrer dans nos familles ?

S’il faut que Jésus règne (I Co XV, 25) dans nos cœurs, Il pourra et devra aussi régner librement, mais d’une autre manière, dans nos familles et nos autres sociétés civiles (écoles, communautés et entreprises diverses…), jusqu’à l’Etat lui-même. D’autant plus qu’il n’y a pas, à strictement parler, d’Etat aconfessionnel. Entre culte de l’homme et culte de Dieu, tout Etat est en vérité confessionnel, soit qu’il confonde les deux ordres spirituel et temporel (théocraties de l’antiquité ou de type musulman), soit qu’il subordonne le spirituel au temporel (Etats laïques ou athées), soit qu’il subordonne le temporel au spirituel (Etats chrétiens). La “peste” du laïcisme est un leurre moderne qui prétend séparer les deux ordres mais les confond au vrai en une nouvelle théocratie à l’envers : « Il faut rendre à César ce qui est à César et tout est à César » (Clemenceau). C’est la religion de l’Etat, de l’homme qui se fait Dieu.**

Benoît XVI l’a rappelé avec force dans son discours au Bundestag (22 septembre 2011) : « Contrairement aux grandes religions, le christianisme n’a jamais imposé à l’Etat et à la société un droit révélé, ni un règlement juridique découlant d’une révélation. » Il renvoie seulement à la nature et à la raison, à la loi naturelle donc, comme « vraies sources du droit ». Pas de “charia chrétienne”, comme dit l’abbé Gouyaud. Ni non plus de “DHSD” : de déclaration (chrétienne) de droits de l’homme sans Dieu ! La liberté religieuse pour tous n’est sans doute jamais le mieux ou le moins mal appliquée que dans un Etat authentiquement et confessionnellement chrétien, dans lequel la religion n’est pas sourde à la raison ni la raison sourde à la religion. Thibaud Collin précise bien cette spécificité proclamée par Benoît XVI : « Nous comprenons ainsi qu’une des modalités essentielles du règne du Christ sur la société est le respect de la loi naturelle par le gouvernement, le législateur et le peuple. Que devient une société qui refuse explicitement de rendre un culte public à Dieu, et par là de Le reconnaître comme le fondement ultime de toute autorité sociale et politique ? Cette société se coupe de sa source et plonge inéluctablement dans l’injustice systémique et le désordre » (L’Appel de Chartres de novembre 2025).

La doctrine du Christ-Roi, respectueuse de la liberté humaine, n’impose rien ni à la conscience personnelle ni aux sociétés qui conservent leur droit à une certaine immunité de contrainte. L’Eglise reconnaît l’autonomie, la consistance propre de la sphère civile et politique (qui n’est pas exactement l’ordre moral ni encore moins l’ordre eschatologique) par rapport à la sphère religieuse. Mais, avec la philosophie réaliste pérenne, elle affirme :

1- que cette autonomie ne dispense pas la soumission de la politique à une loi naturelle (morale) qui lui est supérieure et qu’elle ne peut ni modifier ni ignorer. En vertu du mandat surnaturel que lui a donné le Christ-Rédempteur, l’Eglise demande aussi à ce pouvoir politique :

2 – qu’il reconnaisse cette soumission naturelle qu’elle authentifie, éclaire ou confirme et qu’il lui laisse la liberté d’exercer son pouvoir spirituel au sein de la cité, sans hostilité, dans une union si possible d’intention et de coopération qui puisse aller jusqu’à la forme d’un Etat confessionnel. En écho au “salut des nations” dont parle l’Ecriture, c’est par métaphore le “baptême des nations” loué par Jean-Paul II. Quand la grande majorité des citoyens et leurs autorités deviennent chrétiens dans une unité d’ordre qui n’est pas celle, bien sûr, d’un tout substantiel mais d’un tout  accidentel (comme on dit en métaphysique) : unité féconde d’une nation qu’il est salutaire de préserver autant qu’on le peut, exhortait le saint pape polonais.

Comme le résume Jean Madiran dans son maître-livre La laïcité dans l’Eglise :

« Dans les temps de grande pénurie, l’Eglise fera avec le minimum : un pouvoir temporel qui soit respectueux au moins de la loi (morale) naturelle, sans omettre ce qui, dans les trois premiers commandements du Décalogue, relève de la droite raison (…). Sans ce minimum de la part de l’Etat, – et si clergé et laïcs catholiques ne s’accordent point alors pour constituer, en marge du pouvoir politique de fait, un pouvoir temporel du laïcat chrétien, – l’Eglise n’a plus la possibilité que de devenir peu à peu une Eglise du silence ou une Eglise des martyrs… »

A des élus politiques chrétiens du Val de Marne, Léon XIV, tout en cautionnant implicitement cet enseignement, n’a fait que les encourager en quelque sorte à exercer courageusement leur pouvoir propre d’élus baptisés dans les conditions d’absence de ce “minimum vital” de la part de l’Etat :

« Il n’y a pas d’un côté l’homme politique, de l’autre chrétien. Mais il y a l’homme politique qui, sous le regard de Dieu et de sa conscience, vit chrétiennement ses engagements et ses responsabilités ! Vous êtes donc appelés à vous fortifier dans la foi, à approfondir la doctrine – en particulier la doctrine sociale – que Jésus a enseigné au monde, et à la mettre en œuvre dans l’exercice de vos charges et dans la rédaction des lois. Ses fondements sont foncièrement en accord avec la nature humaine, la loi naturelle que tous peuvent reconnaître, même les non-chrétiens, même les non-croyants. Il ne faut donc pas craindre de la proposer et de la défendre avec conviction : elle est une doctrine de salut qui vise le bien de tout être humain, l’édification de sociétés pacifiques, harmonieuses, prospères et réconciliées.

« J’ai bien conscience que l’engagement ouvertement chrétien d’un responsable public n’est pas facile, particulièrement dans certaines sociétés occidentales où le Christ et son Eglise sont marginalisés, souvent ignorés, parfois ridiculisés. Je n’ignore pas non plus les pressions, les consignes de parti, les “colonisations idéologiques” pour reprendre une heureuse expression du Pape François, auxquelles les hommes politiques sont soumis. Il leur faut du courage de dire parfois “non, je ne peux pas !”, lorsque la vérité est en jeu. Là encore, seule l’union avec Jésus – Jésus crucifié ! – vous donnera ce courage de souffrir pour son nom. Il l’a dit à ses disciples : “Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde” (Jn 16, 33).

Même si l’idéal d’un Etat confessionnellement catholique apparait aujourd’hui raisonnablement irréalisable, pour ne pas dire irréaliste, et s’il est opportun et judicieux – mais aussi de plus en plus inaudible malheureusement – d’insister sur la médiation de la loi naturelle, on n’explique pas pourquoi on devrait renoncer à son principe et à sa possibilité théorique autrefois défendus par l’Eglise. Pas plus qu’il n’est véritablement incompétent en matière morale, pourquoi l’Etat, aussi incapable d’être “neutre” philosophiquement que l’école publique, ne pourrait-il pas avoir une certaine compétence (certes relative) en matière religieuse dans ce respect de la distinction des ordres et des pouvoirs, le “moins” politique (selon son rang inférieur de fin intermédiaire) étant ordonné et devant contribuer au “plus” moral et religieux (porteur de sens ultime comme fin dernière) ? À commencer (négativement) par un refus autorisé de l’athéisme confessionnel d’Etat, historiquement et objectivement totalitaire (peste noire du nazisme ou peste rouge du communisme) ? Mais aussi, pourquoi pas, par le rejet justifié de cet autre totalitarisme sournois que constitue la dictature du relativisme avec son traitement étatique indifférencié des religions également respectés ou méprisés ? L’Etat (soi-disant) incompétent en matière religieuse le devient fatalement en matière de morale. Quand Dieu qui fonde la morale devient facultatif en politique, la morale finit par ne plus obliger, l’homme (l’Etat) se donnant sa propre loi « comme des dieux » (cf. Genèse), ainsi qu’on peut le constater de nos jours avec l’avortement, l’euthanasie, le transhumanisme…

Que ce discours sur la royauté sociale du Christ ne soit plus entendu aujourd’hui comme il convient, après des lustres révolutionnaires de laïcisme, d’individualisme et de libéralisme (et donc de déchristianisation), n’empêche pas qu’il soit vrai, fondé sur le magistère de l’Eglise. Dans sa cohérence percutante, il devrait être perçu par certains de nos évêques, à l’égard de ceux qui le maintiennent fidèlement, autrement que dans une caricature trop commode : « A force de traîner la nostalgie d’un Etat catholique, on perd notre énergie pour l’évangélisation. » (Mgr de Moulins-Beaufort). En tant que laïcs chargés du temporel, nous n’avons pas attendu ces clercs pour savoir que les pouvoirs publics, comme dit Denis Sureau, ne peuvent fonctionner sans une adhésion minimale des citoyens, sans un certain consensus social (qui n’est pas nécessairement synonyme d’élection) :

« S’emparer des rênes du pouvoir afin de proclamer ex abrupto la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ est une chimère pour nostalgiques coupés de la vie concrète de la société civile. Il a fallu plusieurs siècles longs et douloureux pour que l’Empire romain devienne chrétien, par la conversion de Constantin. L’Eglise primitive a su, avec patience, réalisme et héroïsme, attendre le moment choisi par Dieu. »

A l’école de ces premiers chrétiens, nous croyons fermement à la vertu des “minorités créatives” (Benoît XVI). Et c’est aussi parce que nous adhérons à la “saine et légitime laïcité de l’Etat” (Pie XII) selon l’évangélique « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » que, pour respecter la deuxième partie de cet enseignement du Christ, nous refusons de passer à une malsaine et illégitime laïcité de l’Eglise. Quand, sous couvert d’aggiornamento et de mauvaise interprétation de la liberté religieuse, notre catholicisme devient de moins en moins confessionnel, sacrifiant un peu trop aux idoles progressistes, sécularistes et messianiques du temps, perdant pour le coup de son énergie pour la nouvelle évangélisation en omettant trop souvent de parler de rédemption, de vie éternelle, de salut des âmes, de l’espérance d’un salut. “Eglise par omission” (paradoxalement trop politisée ou sécularisée) « du fait que l’Eglise seule en détient les paroles et les sacrements [de ce salut], contrairement à ce qu’insinue ou proclame le Panthéon laïciste », comme l’exprime encore Madiran :

« Et s’il n’est pas actuellement possible – en effet ! – qu’un tel langage soit admis dans l’école publique ni à la télévision, du moins on voudrait qu’il ne cesse de se faire entendre dans les églises et dans les monastères, dans les écoles libres et dans les cercles d’études, dans le scoutisme et les autres associations catholiques. »

Viva Christo Rey !

Rémi Fontaine

* À commander : Fraternité Saint-Thomas Becket : 18 rue Gustave Marc 41 150 onzain. 6 euros + 3 euros de frais de port.

** Cf. La Laïcité dans tous ses débats, christianisme et laïcisme en dix cas d’école par Rémi Fontaine, éditions de Paris, 2004.

L’homosexualisme de la FIFA se heurte à l’Iran et l’Egypte

Un « match de la fierté » prévu lors de la prochaine Coupe du monde de football en Amérique du Nord se heurte à l’opposition de l’Iran et de l’Égypte.

La FIFA, fédération de football, a récemment dévoilé le programme du tournoi, qui se déroulera au Mexique, aux États-Unis et au Canada. Or, la rencontre entre l’Égypte et l’Iran coïncide avec le projet d’une association LGBT de célébrer l’homosexualité et la transidentité à l’occasion de ce match. Le Seattle PrideFest est organisé dans la ville depuis 2007 par une association LGBT qui a choisi le match du 26 juin comme date de célébration avant le tirage au sort de la Coupe du monde par la FIFA vendred. Medhi Taj, de la Fédération iranienne de football, proteste :

« L’Égypte et nous-mêmes avons protesté, car il s’agit d’une mesure déraisonnable et illogique qui, de fait, apporte un soutien à un groupe particulier, et nous devons absolument aborder ce point ».

Ado Rida, homologue de Taj en Égypte, a fait remarquer que ce pays majoritairement islamique

« rejette totalement de telles activités, qui contredisent directement les valeurs culturelles, religieuses et sociales de la région, en particulier dans les sociétés arabes et islamiques ».

Installation d’une crèche pro-vie au Vatican

Le Vatican exposera la semaine prochaine, pour la première fois de son histoire, une crèche explicitement pro-vie, qui sera également bénie par le pape Léon XIV lors d’une cérémonie.

La crèche intitulée « Nacimiento Gaudium » (Joyeuse Naissance), conçue par l’artiste costaricienne Paula Senoto avec l’aide de 40 Days for Life, sera installée dans la salle d’audience Paul VI et bénie par le pape le 15 décembre. Elle y restera exposée pendant toute la période de Noël et pour la clôture de l’Année jubilaire de l’Espérance.

La crèche, qui mêle iconographie byzantine et figurines franciscaines, présentera plus de 25 000 rubans en lieu et place de la paille traditionnelle, chacun symbolisant un des enfants sauvés grâce aux prières et au témoignage de l’opération « 40 Jours pour la Vie ». L’installation comprendra également une statue de la Vierge Marie enceinte jusqu’à Noël, date à laquelle elle sera remplacée par une statue classique de Notre-Dame adorant l’Enfant Jésus, afin de rappeler au monde que le Seigneur était parmi nous comme un enfant.

Paula Senoto déclare :

« Cette crèche doit être connue du monde entier. Je me suis demandé : “Où le cri des enfants résonnera-t-il le plus fort ?” Eh bien, au Vatican ». « C’est le plus grand cri de ralliement pro-vie jamais entendu du Vatican. »

Cette crèche pro-vie, initialement approuvée par le Vatican sous le pontificat du pape François pour une installation en 2027, a été avancée à 2025 par le Vatican sous le pontificat du pape Léon XIV il y a quelques mois. Cette crèche sera également la première à être bénie par le pape durant son pontificat.

Senoto pense que Dieu a accéléré de manière inattendue le calendrier de la crèche en raison des actes de violence perpétrés contre les défenseurs du droit à la vie, ainsi que du nombre croissant de catholiques qui ont défendu l’avortement – ​​le meurtre d’enfants à naître – au cours de l’année écoulée. Elle semble ici faire référence à l’assassinat de Charlie Kirk.

Le Venezuela interdit à un cardinal de quitter le pays

Le cardinal vénézuélien Baltazar Porras, archevêque émérite de Caracas, devait embarquer à l’aéroport de Maiquetía pour se rendre en Espagne pour une durée de moins de deux semaines. Mais le prélat a été empêché de partir et s’est vu notifier une interdiction de quitter le territoire vénézuélien. Les autorités de l’immigration lui ont confisqué son passeport.

Le cardinal Porras a été créé cardinal par le pape  François en 2016.

Cette interpellation s’inscrit dans un contexte de tension permanente entre l’église et les autorités civiles du pays. Ainsi, une messe de canonisation avait même été annulée.

Des évêques européens critiquent la Cour de justice de l’UE qui oblige les États à reconnaître les « unions » entre personnes de même sexe

Déclaration de la présidence de la COMECE (Commission des épiscopats de l’Union européenne) sur le récent arrêt de la Cour de justice européenne concernant la reconnaissance des mariages entre personnes de même sexe entre les États membres :

Le Présidium de la Commission des Épiscopats de l’Union européenne (COMECE), réuni le 3 décembre 2025, a analysé et discuté le récent arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union européenne dans l’affaire Wojewoda Mazowiecki, C-713/23.

Les considérations que nous exprimons dans la présente déclaration s’ancrent dans la vision anthropologique de l’Église, fondée sur le droit naturel, du mariage comme union entre un homme et une femme.

Tout en respectant pleinement le rôle du pouvoir judiciaire de l’UE, nous nous sentons obligés de commenter certains aspects de l’arrêt, en notant avec inquiétude son impact sur des questions qui relèvent essentiellement des compétences nationales. Depuis plusieurs années, la Commission des affaires juridiques de la COMECE mène une réflexion sur la question du droit de la famille ayant des implications transfrontalières, en soulignant constamment l’importance d’une approche prudente et circonspecte et d’éviter toute influence indue sur les systèmes juridiques nationaux.

L’arrêt déclare qu’un État membre a l’obligation de reconnaître un mariage entre deux citoyens de l’Union de même sexe qui a été légalement conclu dans un autre État membre, où ils ont exercé leur liberté de circulation et de séjour. La Cour de justice de l’Union européenne avait déjà fait des avancées dans ce domaine, notamment avec l’arrêt Coman, C-673/16. Cependant, l’arrêt rendu le 25 novembre 2025 semble pousser la jurisprudence au-delà des limites des compétences de l’Union européenne.

L’article 9 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE (« Droit de se marier et droit de fonder une famille ») stipule que « Le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis selon les lois nationales qui en régissent l’exercice ». Le mariage est défini comme l’union entre un homme et une femme dans les systèmes juridiques de plusieurs États membres de l’UE, y compris, dans certains cas, par des dispositions constitutionnelles.

La Cour de justice de l’UE reconnaît en effet que l’obligation affirmée dans son arrêt « ne porte pas atteinte à l’institution du mariage dans l’État membre d’origine, laquelle est définie par le droit national »et déclare que « en l’état actuel du droit de l’Union, les règles relatives au mariage relèvent de la compétence des États membres et le droit de l’Union ne saurait porter atteinte à cette compétence. Ces États membres sont ainsi libres de prévoir ou non, dans leur droit national, le mariage pour des personnes de même sexe ». Toutefois, la Cour de justice de l’Union européenne restreint strictement la portée de cette affirmation en soulignant que, dans l’exercice de cette compétence, chaque État membre doit se conformer au droit de l’Union européenne, en particulier aux dispositions des traités relatives à la liberté des citoyens de l’Union européenne de circuler et de séjourner sur le territoire des États membres.

Nous constatons avec inquiétude une tendance à appliquer des dispositions qui devraient protéger des éléments sensibles des systèmes juridiques nationaux d’une manière qui en appauvrit le sens. C’est le cas, avec cet arrêt, de l’article 9 de la Charte de l’UE. Dans un passé récent, la même tendance inquiétante s’est manifestée avec d’autres dispositions clés distinctes de l’UE, telles que l’article 17, paragraphe 1, du TFUE, relatif à la protection du statut des Églises et des associations ou communautés religieuses en vertu du droit des États membres.

Compte tenu de l’importance de reconnaître la richesse et la diversité du panorama juridique et des traditions de l’UE, nous notons également le rôle décevant et limité attribué par la Cour au respect des « identités nationales » des États membres (article 4, paragraphe 2, du traité UE) et à leur ordre public. Pour certains États membres, la définition du mariage fait partie intégrante de leur identité nationale.

L’arrêt de la Cour de justice de l’UE aura une incidence sur les systèmes juridiques nationaux en matière de droit de la famille et pourrait inciter à les modifier. Il exige également la mise en place de procédures de reconnaissance et demande même, si nécessaire, la non-application des dispositions nationales concernées. Cet arrêt crée en effet une convergence des effets du droit matrimonial, même si l’Union n’a pas pour mandat d’harmoniser le droit de la famille. Il a également un impact sur la sécurité juridique, car de plus en plus d’États membres ne seront pas en mesure de prévoir clairement quelles parties de leur droit de la famille resteront dans le cadre de leur autonomie.

En outre, la COMECE craint que cet arrêt n’entraîne des développements négatifs dans d’autres domaines sensibles du droit familial transfrontalier, ouvrant par exemple la voie à des approches juridiques similaires concernant la maternité de substitution.

Enfin, compte tenu du contexte difficile auquel l’Union européenne est actuellement confrontée, notamment en ce qui concerne la perception dont elle fait l’objet dans divers pays, il n’est pas surprenant que ce type d’arrêts suscite des sentiments antieuropéens dans les États membres et puisse facilement être instrumentalisé à cet égard.

Programme EVARS : les faits ont donné raison au Syndicat de la Famille

Communiqué du Syndicat de la famille :

Le Syndicat de la Famille annonce rejoindre la saisine du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU déposée ce mercredi 10 décembre 2025. Objectif : obtenir la suspension de l’application du programme EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) ou, a minima, garantir une information préalable des parents et leur donner la possibilité de dispenser leurs enfants d’y assister.

Dès l’annonce d’un projet de programme EVARS qui serait obligatoire dans tous les établissements scolaires publics et privés sous contrat, Le Syndicat de la Famille avait déclaré être favorable à l’élaboration d’un programme, mais s’était aussi inquiété de son caractère obligatoire et, dans le contexte actuel, du risque de détournement idéologique.

Hélas, les faits ont donné raison au Syndicat de la Famille, qui a décrypté en profondeur le projet et vivement dénoncé le décalage entre les déclarations des ministres successifs de l’Education nationale et la réalité du contenu du programme.

Tous les parents sont évidemment favorables à promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons et opposés à toutes les formes de violences. Les ministres n’ont d’ailleurs cessé de parler des objectifs de l’EVARS, mais en se gardant bien d’aborder le contenu. Or si celui-ci n’est pas à la hauteur des objectifs affichés, et même largement contre-productif, il est surtout profondément imprégné d’une idéologie de déconstruction des relations homme-femme et des identités sexuées. Une telle propagande est particulièrement néfaste pour la construction personnelle et relationnelle des enfants et des adolescents. A cela s’ajoute la banalisation de la sexualité dès l’entrée au collège, ce qui ne respecte ni la maturité, ni l’intimité des élèves, pas plus que l’éducation et les valeurs que les parents peuvent vouloir transmettre à leur enfant, la sexualité soulevant d’importantes questions humaines, psychologiques et morales.

Le Syndicat de la Famille s’associe donc à la saisine du requérant, accompagné par les associations ECJL et Juristes pour l’enfance, et espère que cette instance de l’ONU fera droit au respect de l’intérêt supérieur de l’enfant et aux droits des parents, conformément au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, en particulier dans ses articles 10 §1 et 13 § 1 et 3.

L’offertoire (II) : l’offrande du pain et du vin – La messe, trésor de la foi

Après le chant du Credo (lorsqu’il est prévu), le prêtre embrasse l’autel et se retourne vers l’assemblée pour l’inviter à prier : « Dominus Vobiscum » – nous entrons en effet dans les parties les plus sacrées, la messe dite des fidèles, ou même des saints, avec l’offertoire. À partir de cet instant, le silence s’installe durablement, et souligne avec délicatesse la sacralité de ce qui se renouvelle à l’autel. L’action liturgique s’enveloppe d’un « silence intentionnel soulignant déjà le début de l’action sacrificielle du prêtre[1]. » 

1. L’Oremus de l’offertoire et la « prière ecclésiale »

Après la réponse de l’assemblée : « Et cum spiritu tuo », le prêtre retourné vers l’autel, chante (ou dit) l’Oremus qui introduit la prière et tous les rites de l’offertoire. 

D’après certains spécialistes (c’est l’opinion du RP. Jungmann, sur les travaux duquel nous nous appuyons largement ici), cet Oremus qui ouvre l’offertoire pourrait être un vestige d’une antique « prière ecclésiale » (grande prière d’intercession, du type des grandes oraisons du Vendredi Saint), qui aurait été anciennement dite à ce moment de la messe. 

Il note que dans « notre messe romaine telle que nous la connaissons depuis le VIe siècle […] toute trace de l’ancienne oraison ecclésiale a pratiquement disparu[2] ».

Il constate aussi que « Les prières de l’offertoire à voix basse n’[entrent] pas en ligne de compte pour les explications de l’Oremus isolé, vu qu’elles sont toutes beaucoup plus récentes[3] ».

Pour lui, il faut donc dire que l’Oremus isolé de l’offertoire se rapporte à l’Oratio super oblata (aujourd’hui appelée « Secrète ») qui était la finale de l’oraison ecclésiale[4]

Comment se fait-il que cette « oraison ecclésiale » ait disparu ? Jungmann répond que : 

Si la messe romaine a presque complètement renoncé à l’oraison ecclésiale, cela doit tenir à ce qu’elle en possédait, ou s’en donna, l’équivalent, soit dans les prières d’intercession, qui s’étaient dès lors introduites dans le canon, soit dans la litanie du Kyrie, dont l’apparition au début de la messe coïncide avec la disparition de la prière ecclésiale. Il est probable que la prière ecclésiale, dite au cours de la messe, avait perdu depuis longtemps, si jamais elle l’avait possédée, l’ampleur qui lui revenait lorsqu’elle servait de conclusion à un office de lectures indépendant. Aussi, peut-être a-t-on de bonne heure rempli l’intervalle de prière qui suivait l’Oremus par la procession d’offrande, et modifié en conséquence l’objet de l’oraison. On finit par abandonner ce qui précédait[5].

On comprend que la dimension ecclésiale de la prière n’a pas été évacuée de la messe avec la disparition de ces intercessions situées au début de l’offertoire : elle prend d’autant plus d’importance qu’elle se trouve aujourd’hui insérée au cœur même du canon (on parle des « diptyques », que nous détaillerons bientôt). En parallèle, la régression et la disparition de cette prière ecclésiale au moment de l’offrande ont laissé la place pour le développement des prières et rites de l’offertoire. 

2. De quand date l’offertoire ? 

On fait souvent et trop facilement de l’offertoire un ajout récent et quasi-superflu aux rites de la messe, or outre son caractère théologiquement nécessaire (voir notre vidéo et notre article précédents : La messe, trésor de la foi, épisode 12), l’offertoire est un rite liturgique réellement antique. 

À la fin du IIème siècle, saint Irénée parle du point de départ terrestre qui aboutit dans le don céleste. « Le mouvement vers Dieu par lequel sont offerts le corps et le sang du Seigneur commence donc aussi à se communiquer aux réalités matérielles ; ces offrandes prennent place dans l’action liturgique[6] ». 

À la même époque environ, « Tertullien nous apprend que les fidèles apportaient des dons, et il emploie pour ce geste le mot offerre, offrir à Dieu[7] ». 

Encore « chez saint Hippolyte de Rome, non seulement le pain et le vin que les diacres apportent à l’évêque avant l’Eucharistie sont déjà nommés oblatio, du nom donné aux oblats déjà consacrés, oblatio sanctae Ecclesiae, mais ailleurs encore, […] il nous dit que les fidèles eux-mêmes […] “présentent” leur offrande pour l’eucharistie[8]. »

Enfin, « chez saint Cyprien, c’est déjà une règle générale que les fidèles doivent présenter des offrandes pour la célébration de l’eucharistie [il emploie même le terme de sacrificium][9]. »

3. Une procession d’offertoire ?

Le premier rite de l’offertoire a longtemps été une grande procession, dans laquelle les oblats (pain et vin) étaient solennellement apportés de l’assemblée jusqu’à l’autel, marquant le lien étroit entre l’offrande des fidèles et le sacrifice eucharistique, rappelant que les fidèles participent eux aussi par leur baptême, quoique d’une manière différente, au sacerdoce du Christ. Il semble que le chant d’offertoire (antienne grégorienne) ait primitivement été destiné à accompagner cette procession. 

Depuis une dizaine de siècles cependant, notamment parce que le prêtre ne consacre plus les pains directement apportés par les fidèles (par souci d’éviter les inégalités entre chrétiens de conditions différentes, parce que l’on en est venu à ne plus consacrer que du pain azyme, et pour s’assurer de la qualité de ce pain), cette procession a changé de forme : elle se retrouve dans le mouvement du sous-diacre à la messe solennelle, qui monte à l’autel à cet instant, revêtu du voile huméral et portant le calice. 

4. Pain et vin : la matière des oblats

Le pain azyme

Lorsque l’on aborde la question de la matière des oblats du sacrifice eucharistique, il est nécessaire de s’arrêter un instant au détail du pain azyme. Pour la plupart des auteurs (notamment Jungmann) le pain consacré à la Cène par Jésus devait être du pain azyme, conformément à la prescription mosaïque et à la coutume juive de ne consommer durant la semaine pascale que des pains sans levain (cf. Ex 12, 15 ; Dt 16, 3) ou matsot. 

Dans les premiers temps du christianisme, il semble que la coutume ait toutefois été en certains endroits de consacrer du pain ordinaire. Cependant : 

En Occident, à partir du IXe siècle, des voix se font entendre, qui n’admettent plus pour l’Eucharistie que le pain azyme [Alcuin]. La sollicitude croissante pour le Saint-Sacrement, le désir d’y employer le pain le plus beau et le plus blanc possible, et, de plus, des considérations bibliques, ont dû entraîner ce changement[10]. »

En fait c’est sans doute dès le VIIème siècle que l’on donne en Occident une préférence au pain azyme, non fermenté. Les « considérations bibliques » qui la motivent sont l’usage [probable] de pain azyme par Notre-Seigneur à la Cène, mais aussi l’association symbolique du levain à la corruption et des azymes à la pureté :

Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes des azymes. Car notre pâque, le Christ, a été immolée. Ainsi donc, célébrons la fête, non pas avec du vieux levain, ni un levain de malice et de méchanceté, mais avec des azymes de pureté et de vérité[11].

Au XIe siècle, l’usage de pain azyme s’est universellement imposé en Occident. On note aussi la tendance à « soustraire de plus en plus au domaine profane le pain destiné à l’autel »[12], jusque dans sa confection :« […] surtout dans la zone d’influence de Cluny, la confection des hosties a déjà pris à l’occasion forme liturgique[13]. »

Le nom d’« hostie »

Il semble que l’on ait pris au moins depuis le XIème siècle l’habitude de nommer « hosties » les petites tranches de pain destinées à l’eucharistie[14], avec un sens qui renvoie directement à sa réalité sacrificielle : 

Ce mot latin hostia ne convenait primitivement qu’à un être vivant, à l’animal qui devait être “abattu” (hostio = ferio). Il n’a donc d’abord pu s’entendre que du Christ lui-même devenu pour nous hostie[15], agneau du sacrifice[16]. » 

Le RP. Jungmann relève encore que « [d]ans d’autres liturgies aussi nous trouvons pareil emploi de noms signifiant oblation ou sacrifice pour désigner les éléments qui ne sont pas encore consacrés. Un phénomène exactement parallèle à la translation de sens subie par notre “hostie” se trouve dans la liturgie byzantine : le morceau détaché à la proscomidie du pain destiné à la consécration y est en effet nommé “agneau”[17]. »

La goutte d’eau… dans le vin

D’après Jungmann, l’usage de mêler de l’eau au vin n’était pas spécifiquement palestinien, mais il s’agissait d’« un usage grec, observé également en Palestine à l’époque du Christ[18] ». 

On peut signaler à ce sujet deux symbolismes : 

– Le premier, dans la ligne indiquée par saint Cyprien, est celui de l’union inséparable du Christ et des fidèles, membres de son corps : « De même que le vin absorbe l’eau, ainsi le Christ nous a pris sur lui, nous et nos péchés. Quand donc l’eau est mêlée au vin, la communauté des fidèles est intimement liée à celui à qui elle a adhéré dans la foi, et cette union est si stable que rien ne peut la dissoudre, de même que l’eau ne peut plus être séparée du vin. Et Cyprien d’en conclure : “Si quelqu’un n’offre que du vin, le sang du Christ se trouve être sans nous ; si ce n’est que de l’eau, c’est le peuple qui se trouve être sans le Christ.”[19] » 

Cette première ligne symbolique présente elle-même diverses notes (que l’on retrouve dans la prière Deus qui humanae substantiae récitée par le prêtre au moment de l’immixtion, formée à partir d’une ancienne oraison de Noël, et qui synthétise les deux vérités de l’union des deux natures du Christ et de la participation de l’homme à la divinité par l’Incarnation du Fils) : 

– soit on souligne (en Orient plutôt) l’Incarnation, l’union des deux natures – divine et humaine – dans la personne du Fils : « Dans la ligne des âpres controverses christologiques, vin et eau en étaient venus, en Orient, à représenter la nature divine et la nature humaine du Christ[20]. »

– soit on souligne (en Occident plutôt) l’« union du Christ et de l’Église », dans la perspective d’Ap 17, 15, où l’eau représente les peuples : « Cette eau est offerte par les peuples en liesse, représentée par les chantres. Image du peuple qui a encore besoin d’une purification, elle reçoit une bénédiction ; tandis que le vin, lui, n’était pas bénit. […] Le mélange d’eau montre plus particulièrement que ce qui est offert à la messe, ce n’est pas seulement le Christ, mais aussi l’Église[21]. »C’est d’ailleurs ce qui motivera Luther à rejeter cet usage, et le concile de Trente à le défendre.

– Le deuxième symbolisme est « le souvenir du sang et de l’eau qui s’étaient écoulés de la plaie du côté de Jésus[22] ».

5. Les prières d’offrande

La rédaction et la généralisation de l’usage des prières de l’offertoire romain (hormis l’antienne d’offertoire – qui accompagnait vraisemblablement la procession, et la Secrète, ou Oratio super oblata) semblent remonter au IXème siècle environ : avant cela, les oblats étaient probablement offerts par un geste silencieux. Il semble qu’à Rome le rite se résumait à cet acte de déposer les offrandes à l’autel, tandis que l’on prit dans le monde gallican l’habitude d’accompagner ce geste par une parole plus explicite, pour mieux en manifester la nature sacrificielle. Selon certains auteurs, ces prières auraient d’abord été des prières privées, récitées par les fidèles lorsqu’ils venaient offrir leurs dons, et qui seraient petit à petit passées dans la bouche du prêtre pour être dites au nom de tous. 

– La prière Suscipe sancte Pater, qui accompagne l’offrande du pain, daterait ainsi du IXème siècle (comme prière privée) et serait passée vers le XIème siècle dans la bouche du prêtre. En la récitant, il élève les yeux puis les rabaisse sur l’hostie, conscient de son indignité. En terminant la prière, il trace une croix horizontale avec la patène et l’hostie avant de déposer cette dernière sur le corporal, puis de glisser la patène en-dessous du même linge. Dans cette prière, il est notable que le pain offert en vue du sacrifice est déjà désigné comme une « hostie immaculée », rappelant la demande d’identification du sacrifice naturel de l’homme avec le sacrifice du Christ (voir notre article et vidéo 12). 

Recevez, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant, cette hostie immaculée, que je vous offre à vous, Dieu vivant et vrai, moi votre indigne serviteur, pour mes innombrables péchés, offenses et négligences, pour tous ceux qui m’entourent, ainsi que pour tous les fidèles chrétiens vivants et défunts, afin qu’elle serve à mon salut et au leur, pour la vie éternelle.

– Se déplaçant au côté droit de l’autel (« côté épître »), le prêtre y retrouve les acolytes et verse le vin dans le calice, puis bénit la burette d’eau, avant d’en verser une goutte qui vient se fondre dans le vin. La très belle prière de bénédiction : Deus qui humanae substantiae… est une ancienne secrète de Noël, présente dans des manuscrits du VIème siècle : elle rappelle en une formule brève mais dense que la messe renouvelle et rend présente toute l’économie divine du salut, de l’Incarnation à la Rédemption. 

Dieu, qui avez admirablement fondé la dignité de la nature humaine et l’avez restaurée plus admirablement encore : donnez-nous, par le mystère de cette eau et de ce vin, d’avoir part à la divinité de celui qui a daigné partager notre humanité, Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.

– La prière d’offrande du calice est récitée en levant les yeux vers Dieu, le calice étant tenu élevé des deux mains par le prêtre ; en la terminant, il en trace une croix horizontale au-dessus du corporal, avant de l’y déposer et de le couvrir de la pale[23]. À la messe solennelle, la prière est récitée conjointement par le prêtre et le diacre, qui soutient le calice de sa main droite : il semble que le calice ait été autrefois offert par le diacre seul, sans récitation d’une prière particulière. On notera, de même que dans la prière Suscipe sancte Pater, que le calice de vin est déjà désigné comme « calice du salut », marquant encore l’aspiration à voir notre sacrifice naturel converti et englobé dans l’offrande salutaire du Christ. 

Nous vous offrons, Seigneur, le calice du salut, implorant votre clémence : qu’il s’élève en odeur de suavité devant votre divine majesté, pour notre salut et celui du monde entier.

– Le prêtre s’incline ensuite légèrement et pose les mains jointes sur l’autel pour réciter une prière d’humilité et de pénitence : In spiritu humilitatis… qui fait sans doute partie des plus anciennes formules de l’offertoire romain[24].

En esprit d’humilité et le cœur contrit, puissions-nous être accueillis par vous, Seigneur : et que notre sacrifice ait lieu aujourd’hui devant vous de telle manière qu’il vous soit agréable, Seigneur Dieu.

Ses paroles sont directement tirées de la grande prière de louange des trois enfants au milieu de la fournaise, dans le livre de Daniel. 

Il n’y a plus en ce temps pour nous ni prince, ni chef, ni prophète, ni holocauste, ni sacrifice, ni oblation, ni encens ; ni endroit pour apporter devant vous les prémices et trouver grâce.
Mais, Seigneur, puissions-nous être reçus, le cœur contrit et l’esprit humilié, comme vous recevez un holocauste de béliers et de taureaux, ou de mille agneaux gras ; qu’il en soit ainsi de notre sacrifice devant vous aujourd’hui, et de notre soumission envers vous, car il n’y a pas de confusion pour ceux qui se fient en vous[25].

– Le prêtre se redresse alors, élève les mains vers le ciel et les rejoint devant sa poitrine pour ensuite tracer un signe de croix sur les oblats en disant la prière Veni sanctificator… directement adressée au Saint-Esprit. Elle manifeste encore excellemment l’esprit profond de l’offertoire, qui associe aux rites d’offrande une supplication instante, afin que le sacrifice de l’homme soit rendu acceptable à Dieu par son intégration dans l’offrande du Christ, venu pour cela sur notre terre par l’opération du Saint-Esprit. 

Venez, Sanctificateur, Dieu éternel et tout-puissant, et bénissez + ce sacrifice préparé pour la gloire de votre saint Nom.

Fêter Noël c’est nazi

Le point Godwin a été remporté haut la main par la station France intox, financée avec les impôts des français, avec une publication indiquant que les nazis ont largement remis au goût du jour les marchés de Noël dans les années 1930. Sic.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par franceinfo (@franceinfo)

La loi de 1905 doit évoluer contre ceux qui souhaitent séparer la France de ses traditions

Le sénateur Stéphane Ravier a déposé une proposition de loi pour défendre les crèches dans les mairies, les “Joyeux Noël” dans le métro et sur les illuminations de rues, les sapins sur nos places…

Des élèves pris en otage par la mise en œuvre du programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS)

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Rentrée scolaire septembre 2025 : le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) est devenu obligatoire pour tous les niveaux de la maternelle à la fin du lycée, dans les établissements publics comme dans les établissements privés ayant passé un contrat avec l’Etat.

Confirmant les craintes de Juristes pour l’enfance et des autres associations qui avaient tenté d’alerter le Ministère de l’Education Nationale et le Conseil d’Etat, des enfants et des jeunes se plaignent du contenu et/ou des supports de séances d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle réalisées dans leurs établissements scolaires, qui :

  • déstabilisent leur construction,
  • les mettent mal à l’aise,
  • voire les choquent profondément.

Des élèves de tout âge sont pris en otage par la mise en œuvre de ce programme.

Leur point de vue est interdit d’expression et aucun dialogue ne peut être engagé, une doxa unique leur est imposée.

Faute d’être entendus au niveau national, les associations et les parents n’ont plus d’autre choix que de se tourner vers les institutions internationales.

Juristes pour l’enfance avec l’ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice), et d’autres associations, accompagnent ce jour des parents dans le dépôt d’une requête individuelle devant le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU, pour dénoncer les excès du programme EVARS, les atteintes aux droits et besoins fondamentaux des enfants qu’il entraîne, et l’atteinte à la liberté des parents de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions.

Juristes pour l’enfance réaffirme que le programme scolaire de l’EVARS doit être revu.

En premier lieu, il est nécessaire de le limiter à un enseignement neutre sur la biologie, la physiologie, l’anatomie de la différence des sexes, la procréation, la contraception, la grossesse, l’accouchement, la prévention des risques et les interdits (interdits de l’inceste, interdits des gestes, relations, attitudes sexuelles entre un majeur et un mineur de 15 ans, interdiction exposition des mineurs à la pornographie, interdits des violences), avec des supports adaptés et contrôlés. Les discours idéologiques, banalisant la sexualité précoce déconnectée de l’affectivité, banalisant des pratiques sexuelles inadaptées pour les enfants, et encourageant à autodéterminer une « identité de genre » sans lien avec l’identité sexuée, n’ont pas leur place ici.

Ensuite, pour protéger les enfants des violences sexuelles, un programme ne peut se contenter de la notion de consentement. Pour les plus petits, l’accent doit être mis sur les interdits. Et pour les plus grands, sur l’éducation et la maîtrise des pulsions : « un homme ça s’empêche » (Camus).

Enfin, l’EVARS doit être dispensée par des professionnels formés, experts des seuils de développement psycho-affectif des enfants, avec comme pré-requis indispensable la co-éducation avec les parents sur les sujets abordés, de manière à permettre un dialogue de confiance seul à même de protéger efficacement les enfants.

Avec les parents concernés, Juristes pour l’enfance et l’ECLJ demande au Comité de l’ONU de rappeler à la France qu’elle doit respecter, s’agissant de l’EVARS, les articles 10 et 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui stipulent que :

  • «Une protection et une assistance aussi larges que possible doivent être accordées à la famille, qui est l’élément naturel et fondamental de la société, en particulier pour sa formation et aussi longtemps qu’elle a la responsabilité de l’entretien et de l’éducation d’enfants à charge. » (article 10, §1) ;
  • L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité. (extraits de l’article 13 § 1)
  • « Les États parties au présent Pacte s’engagent à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des tuteurs légaux, de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics, mais conformes aux normes minimales qui peuvent être prescrites ou approuvées par l’État en matière d’éducation, et de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions. » (article 13 § 3).

Le pape reçoit le groupe ECR du Parlement européen : “l’identité européenne ne peut être comprise et promue qu’en référence à ses racines judéo-chrétiennes”

Le groupe ECR est celui où siègent Nicolas Bay, Laurence Trochu, Guillaume Peltier et Marion Maréchal. Le pape Léon XIV leur a dit :

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre engagement au service non seulement de vos électeurs au Parlement européen, mais aussi de tous les citoyens de vos circonscriptions. En effet, exercer une haute fonction au sein de la société implique la responsabilité de promouvoir le bien commun. Je vous encourage donc tout particulièrement à ne jamais perdre de vue les oubliés, les plus démunis, ceux que Jésus-Christ appelait « les plus petits » parmi nous (cf.  Lc  9, 48).

En tant qu’élus démocratiquement, vous représentez un éventail d’opinions qui s’inscrivent dans un spectre plus large de diversité. L’un des objectifs essentiels d’un parlement est d’ailleurs de permettre l’expression et le débat de ces opinions. Or, la marque de toute société civilisée est que les divergences soient débattues avec courtoisie et respect. La capacité de ne pas être d’accord, d’écouter attentivement, et même d’engager un dialogue avec ceux que nous considérons comme des adversaires, témoigne de notre respect pour la dignité inhérente à chaque être humain. Je vous invite donc à méditer sur saint Thomas More, patron des hommes et femmes politiques, dont la sagesse, le courage et la défense de la conscience sont une source d’inspiration intemporelle pour tous ceux qui œuvrent au bien-être de la société.

À cet égard, je partage pleinement l’avis de mes prédécesseurs : l’identité européenne ne peut être comprise et promue qu’en référence à ses racines judéo-chrétiennes. Protéger l’héritage religieux de ce continent ne vise cependant pas seulement à sauvegarder les droits de ses communautés chrétiennes, ni même à préserver des coutumes ou traditions sociales particulières, qui varient d’ailleurs selon les lieux et au fil de l’histoire. Il s’agit avant tout de reconnaître un fait. De plus, chacun bénéficie de la contribution que les membres des communautés chrétiennes ont apportée et continuent d’apporter au bien de la société européenne. Il suffit de se souvenir de quelques-uns des développements majeurs de la civilisation occidentale, notamment les trésors culturels de ses cathédrales majestueuses, son art et sa musique sublimes, et les progrès scientifiques, sans oublier l’essor et le rayonnement des universités. Ces développements créent un lien intrinsèque entre le christianisme et l’histoire européenne, une histoire qu’il convient de chérir et de célébrer.

Je pense notamment aux riches principes éthiques et aux modes de pensée qui constituent le patrimoine intellectuel de l’Europe chrétienne. Ils sont essentiels à la sauvegarde des droits et de la dignité inhérents à chaque personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle. Ils sont également fondamentaux pour répondre aux défis posés par la pauvreté, l’exclusion sociale, la précarité économique, ainsi que par la crise climatique, la violence et la guerre. Veiller à ce que la voix de l’Église, notamment à travers sa doctrine sociale, continue de se faire entendre, ne consiste pas à restaurer une époque révolue, mais à garantir la préservation des ressources essentielles à la coopération et à l’intégration futures.

Je tiens à réaffirmer ici l’importance du  dialogue nécessaire, tel que l’a identifié le pape Benoît XVI,  entre « le monde de la raison et le monde de la foi – le monde de la rationalité séculière et le monde des croyances religieuses » (Discours à la société civile, Westminster Hall, Londres, 17 septembre 2010). Ce débat public, dans lequel les responsables politiques ont un rôle primordial, est essentiel pour respecter les compétences spécifiques de chacun et pour répondre aux besoins de l’autre, à savoir un rôle d’« épuration » mutuelle afin d’éviter toute distorsion (cf.  ibid. ). Je prie pour que vous participiez activement et positivement à cet important dialogue, non seulement pour le bien des peuples d’Europe, mais pour celui de toute l’humanité.

Des milliers de jeunes découvrent la foi sur les réseaux, parfois sans jamais avoir mis les pieds dans une église

Lundi 8 décembre, en la fête de l’Immaculée Conception, l’abbé Raffray, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, était invité de Christine Kelly sur CNews :

 

“L’Eglise au secours de la conscience”

Les chrétiens se préparent à accueillir leur Sauveur en un tout petit enfant.

Dans cette vidéo Mgr Aillet, évêque de Bayonne, revient sur le livret anniversaire d’Evangelium Vitae “l’Eglise au secours de la conscience”

25 mars 1995 : Le pape Jean-Paul II publie l’encyclique Evangelium Vitae sur le respect de la vie humaine.

30 ans après, Choisir La Vie édite avec Mgr Marc Aillet un fascicule court, percutant et plein d’espérance reprenant une conférence donnée par ce dernier en 2005 à l’occasion des 10 ans de l’encyclique.

L’objectif est de rappeler l’actualité d’ Evangelium Vitae alors que le processus de développement des lois et réglementations portant atteinte à la vie humaine s’accélère.

Ce texte nous réveille et nous invite à être sans relâche des serviteurs et des défenseurs de la vie.

Après avoir rappelé avec quelle autorité exceptionnelle saint Jean-Paul II s’exprime, Mgr Marc Aillet redit qu’aujourd’hui il est indispensable d’éduquer nos contemporains à la vie intérieure par nos paroles et nos exemples afin d’éclairer leur conscience et d’oeuvrer pour la civilisation de l’amour et de la vérité !

« C’est par la voie de l’intériorité, dont tant de nos contemporains sont privés …que l’homme moderne redeviendra capable d’entendre et d’écouter la voix du Seigneur qui retentit dans l’intime de sa conscience. »

Téléchargez et commandez le livret en cliquant sur ce lien https://choisirlavie.fr/campagnes/

Pour des commandes au-delà de 50 exemplaires écrire à [email protected]

Choisir La Vie, association loi 1901, affirme par des actions de sensibilisation et d’aide auprès des femmes vivant une grossesse difficile, la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine !

Elle interroge les hommes et les femmes de notre temps : « Que faites-vous ? »

Cette loi va pousser certains patients au suicide

Une coalition d’organisations de défense des patients et des personnes handicapées a déposé une plainte fédérale contestant la loi du Delaware sur l’« aide médicale à mourir », le 8 décembre. L’entrée en vigueur du texte était prévue pour le début de l’année 2026. Les plaignants demandent à la cour fédérale du Delaware de déclarer la loi inconstitutionnelle et d’en « bloquer » définitivement l’application.

Promulgué en mai dernier, le texte autorise les patients en phase terminale qui ont six mois ou moins à vivre à se faire prescrire des substances qui « mettront fin à leur vie de manière humaine et digne ». Les plaignants craignent que cette loi « singularise » les résidents handicapés et issus « d’autres communautés vulnérables » et les expose à un risque de mort prématurée, au lieu de leur garantir l’accès aux soins nécessaires.

« Cette loi dévalorise les personnes comme moi », s’indigne Sean Curran qui fait partie des plaignants. Victime d’une grave lésion médullaire il y a plus de trente ans, il est tétraplégique.

« J’ai mené une vie bien remplie malgré mon handicap. Cette loi dit aux personnes comme moi qu’elles devraient avoir droit à une aide au suicide, et non à une prévention du suicide. »

Daniese McMullin-Powell, représentante de Delaware ADAPT, déclare :

« Avec les coupes budgétaires imminentes dans le programme Medicaid, les primes d’assurance élevées et le programme Medicare qui ne fournit pas de services communautaires, on a déjà l’impression que notre système de santé est divisé entre ceux qui ont les moyens et ceux qui n’ont rien ». « Nous ne devons pas aggraver cette fracture en ajoutant un élément qui pousse certains patients au suicide ».

Pour le moment, le ministère de la Santé de l’Etat est en train de rédiger les règlements pour la mise en œuvre du texte. Ils devraient être publiés dans les prochaines semaines.

Source : Gènéthique

Loi de séparation de 1905 : 120 ans de manipulation sectaire

Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :

En ce 9 décembre 2025, dans une quasi-unanimité suspecte, l’on a célébré avec louanges le cent-vingtième anniversaire de la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905.

Les laïcards continuent d’y voir, dans le prolongement de 1789 et de 1793, la domination définitive de la république sur le fait religieux.

Les naïfs, dont hélas beaucoup de politiciens de droite et même d’évêques ou de prêtres, reconnaissent les bienfaits de cette loi. Certains y voient même l’outil parfaitement approprié pour lutter contre l’islamisation de la société française.

Soyons clair : ces derniers se mettent le doigt dans l’œil !

La laïcité républicaine n’a jamais eu pour seul objectif que la lutte contre le christianisme et spécialement contre l’Église catholique. Elle a essayé de mettre en œuvre, par des voies moins violentes, ce que la Terreur révolutionnaire n’avait pas réussi à faire en 1793 : effacer l’empreinte chrétienne de la société française.

Leur laïcité est une machine de guerre contre l’identité chrétienne de la France ! Elle est programmée pour cela et pour rien d’autre.

L’impuissance complice de l’État face à l’islamisation à marche forcée de la France ne s’explique pas autrement. Leurs principes ne fonctionnent pas face à un système idéologique totalisant qui ne peut, ni ne veut, distinguer le religieux, du politique, du juridique, ni même des normes régissant le moindre geste de la vie quotidienne.

Pire ! Les laïcards impuissants face au phénomène islamique s’en font les complices et participent activement à son expansion dans la société française. Cela ne date pas du revirement récent de Jean-Luc Mélenchon. En décembre 2005, il y a 20 ans déjà, l’ancien ministre socialiste Jean Glavany déclarait « Aujourd’hui, être un bon laïque, c’est encourager la construction de mosquée en France ».

La seule bonne et saine laïcité est celle de l’Évangile, qui distingue mais ne sépare pas, qui respecte l’histoire et l’identité de la France. Les droits d’auteur en reviennent à Jésus-Christ : « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ».

Les conservateurs post-libéraux américains : révolution ou contre-révolution durable ?

Il est indéniable que l’élection de D. Trump en 2024 a amené d’importants changements dans la société américaine et freiné la politique laxiste et mondialiste de ses prédécesseurs.

Dans le numéro 133 du Sel de la Terre (https://www.seldelaterre.fr/numeros/sdt133), Luc Pacioli examine ces changements, sans en dissimuler les faiblesses et les limites :

DEPUIS LEUR FONDATION, les États-Unis d’Amérique, berceau de la démocratie libérale, ont incarné un progressisme qui a conduit Léon XIII à condamner, dès la fin du 19e siècle, « l’américanisme » et ses dérives libérales, destructeur du culte catholique. En avance sur son temps, cet incident, passé inaperçu et aujourd’hui oublié, annonçait la révolution moderniste actuelle.

Paradoxalement, ce même progressisme américain, amplifié par la mondialisation et les médias, s’est propagé comme un bacille infectieux dans le corps social occidental, érodant presque entièrement l’héritage chrétien. Famille, entreprise, université, administration, armée, État : jusqu’au sommet, toutes les strates de la société sont aujourd’hui contaminées par les idéologies du genre (LGBT), du « wokisme » et de la transition énergétique (DEI, ISR). Par les agissements de l’« État profond », des progressistes et des mondialistes, le rejet de Dieu s’est traduit par un combat contre la loi naturelle et, ultimement, contre la nature humaine elle-même.

Peut-on alors imaginer qu’une réaction positive surgisse de cette nouvelle Babylone, première puissance mondiale sur le déclin ? Cet article explore ses capacités de retournement sans en omettre les limites. La Providence pourrait-elle tirer un bien d’un mal si profond ?

Nous examinerons les principaux acteurs du nouveau conservatisme national américain – post-libéral, communautariste et antiprogressiste – ainsi que son organisation et ses combats.

Nous étudierons plus particulièrement les obstacles et les limites qui pourraient empêcher un vrai redressement dans cette bataille civilisationnelle.

Le conservatisme américain autour de D. Trump : Genèse et rupture

Après l’ère néoconservatrice (Reagan, Bush), et un interventionnisme militaire messianiste démocratique, Donald Trump incarne un conservatisme post-libéral et antisystème, porté par des penseurs et des organisations opposés au progressisme.

La nouvelle matrice conservatrice se compose de penseurs et d’une organisation, autour de groupes d’influence ou « Think-tanks ».

Personnalités et intellectuels du mouvement conservateur MAGA (« Make America Great Again »)

Le zèle des conservateurs nationaux américains plaide visiblement en leur faveur, illustrant la maxime de Salluste : « facta non verba – les actes valent mieux que des paroles ».

1. – Dans le domaine politique

– Patrick Buchanan : Appelé paléo-conservateur par opposition aux néoconservateurs qu’il traitait de « Rockefeller Républicains, portant en eux les virus de l’étatisme et du mondialisme », Patrick Joseph Buchanan (né en 1938) fait figure de précurseur des conservateurs nationaux et de principal inspirateur de Donald Trump et de J. D. Vance. Fervent catholique (de tendance traditionaliste), il défend activement depuis les années 80 l’identité culturelle nationale américaine, dénonçant déjà l’immigration et prônant les thèses d’un certain protectionnisme économique autour du slogan « America First ». Il rejette aussi la vision prosélyte néo-conservatrice selon laquelle les États-Unis seraient les tenants de la démocratie universelle transposable à toutes les nations, justifiant des guerres coûteuses et souvent inutiles.

– J. D. Vance est probablement la meilleure surprise de la victoire de Donald Trump. A peine âgé de 40 ans, marié, père de trois enfants, il enrichit la sphère conservatrice avec un pedigree atypique : vétéran du corps des Marines (Irak), docteur en droit de l’Université de Yale, auteur à succès avec son bestseller Hillbilly Elegy – une ode autobiographique à l’Amérique profonde, adaptée au cinéma [4] –, il entreprend une carrière financière dans le capital-risque avant de devenir sénateur de l’Ohio puis vice-président des États-Unis ! Ce « self-made man » issu d’un milieu défavorisé, incarne à lui seul le rêve américain.

En 2019, il se convertit au catholicisme après la lecture de saint Augustin, et grâce à ses amitiés avec le professeur Patrick Deneen, le philosophe René Girard et l’homme d’affaires Peter Thiel. Il s’inscrit dans l’approche paléo-conservatrice et réactionnaire du conservatisme national américain, n’hésitant pas à prendre la défense d’une société traditionnelle basée sur le mariage, dénonçant volontiers l’avortement et le méfait d’une société LGBT. Favorable au contrôle des frontières et de l’immigration, il n’hésite pas à revendiquer le second amendement (droit au port d’armes) et une politique étrangère plus isolationniste (America First). Économiquement, ses vues combinent conservatisme traditionnel et populisme, influencé par son passé de capital-risqueur et ses origines modestes.

Il se révèle également diplomate et ambassadeur perspicace. Lors d’une conférence sur la sécurité à Munich, il se démarque par son audace, osant déclarer aux Européens : « La menace qui m’inquiète le plus vis-à-vis de l’Europe n’est pas la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur. Ce qui m’inquiète, c’est la menace qui vient de l’intérieur, le recul de l’Europe par rapport à certaines de ses valeurs les plus fondamentales… ». Il pointe du doigt une guerre ontologique contemporaine, qui se traduit par un glissement insidieux du langage et du sens des mots – la « démocratie » se transformant en « autocratie » dans le discours européen. Ce phénomène s’accompagne d’une érosion de la liberté d’expression, illustrée par des cas extrêmes comme une condamnation pour avoir « prié en silence pendant trois minutes à cinquante mètres d’une clinique d’avortement ». Il évoque aussi des dérives troublantes, citant « …un ancien commissaire européen qui s’est réjoui de l’annulation par le gouvernement roumain d’une élection, prévenant que si les choses ne se déroulaient pas comme prévu, la même chose pourrait se produire en Allemagne ». Ces propos font écho aux régimes autoritaires de la guerre froide, et alertent sur les dangers qui guettent les fondements démocratiques de l’Europe [5].

– Donald Trump : l’architecte d’un conservatisme de masse ?

Depuis 2015, Donald Trump, bien que dénué du vernis des intellectuels classiques, excelle à transformer les idées nationalistes en un mouvement populaire d’une rare intensité. S’inspirant volontiers de Pat Buchanan, Ronald Reagan et Steve Bannon, il forge un message limpide : restaurer l’économie américaine par un minimum de protectionnisme, endiguer l’immigration et défier les élites progressistes de l’État profond. Ses alliances avec d’anciens adversaires comme J. D. Vance, Robert F. Kennedy Jr. et des « Think-tanks » conservateurs, comme la Heritage Foundation, amplifient cette croisade.

Économiquement, Trump déploie une stratégie audacieuse, théorisée dans L’Art du deal : il ouvre les négociations par des propositions extrêmes – tarifs douaniers à 35 % – pour déstabiliser l’adversaire, puis fait des concessions, passant à 10 %, pour donner l’illusion d’un compromis. Cette tactique, mêlant provocation et pragmatisme, redessine les transactions internationales sans grand ménagement.

Depuis l’attentat manqué du 13 juillet 2024, en Pennsylvanie, Trump se voit comme un miraculé, investi d’une mission. Son déplacement à l’inauguration de Notre-Dame de Paris en 2024, aux côtés d’Elon Musk, s’inscrit dans une rhétorique civilisationnelle, énoncée dès 2020 à Davos : « Les cloches de Notre-Dame sonneront à nouveau pour la gloire de Dieu. » Ce symbole renforce son engagement pour les « valeurs judéo-chrétiennes », commencé en 2016.

Son premier mandat (2016-2020) marque un tournant avec la nomination de trois juges pro-vie à la Cour suprême, aboutissant à l’annulation de Roe v. Wade (2022). Son engagement contre l’avortement, désormais interdit dans des États comme le Texas ou la Louisiane, galvanise 25 % des électeurs républicains, portés par CatholicVote et le National Right to Life Committee. Face au progressisme de Kamala Harris (malheureuse candidate démocrate), Trump défend un ordre naturel, proclamant dans son discours d’investiture ne reconnaître « qu’un homme et une femme ».

Son gouvernement, avec nombre de catholiques aux postes clés comme J. D. Vance (vice-président), Marco Rubio (secrétaire d’État), John Ratcliffe (CIA), Sean Duffy (Transports), Tom Homan (ICE) ou Robert F. Kennedy Jr. (Santé), reflète cet ancrage. Loin d’être une simple tactique, cet engagement répond à une Amérique en mutation, mais suscite l’ire des médias et des élites. Trump, figure clivante, incarne une révolution conservatrice décomplexée, dont l’héritage, entre foi et provocation, peut choquer.

2 – Dans le domaine intellectuel

Les intellectuels conservateurs sont multiples et souvent liés à des Think-tanks : Stephen Bannon, ancien stratège en 2017 ; Michael Anton du Claremont Institute ; Victor D. Hanson du Hoover Institute ; Adrian Vermeule proche de Leonard Léo de la Federal Society… Nous retiendrons ici les plus intéressants :

– Patrick Deneen : Professeur de théorie politique de l’Université Notre-Dame (Indiana), né en 1964, il appartient au cercle étroit des intellectuels conservateurs comme fondateur de Front Porch Republic, la revue et le site internet de référence « paléo-conservatrice ». Avec son livre Pourquoi l’échec du libéralisme, il s’est fait remarquer par Barak Obama qui avoue lui-même : « J’ai trouvé Pourquoi l’échec du libéralisme stimulant. Je ne suis pas d’accord avec la plupart des conclusions de l’auteur, mais le livre offre un aperçu convaincant de la perte de sens et de communauté que beaucoup ressentent en Occident, des questions que les démocraties libérales ignorent à leurs risques et périls ». Cette critique sans concession du libéralisme, propose une solution centrée sur la communauté, la famille, la foi religieuse et une économie locale en opposition avec le libéralisme individualiste, le laïcisme et l’économie de libre-marché, principal destructeur de la vie américaine. En 2023, il frappe à nouveau avec Regime Change (« Changement de Régime »), appelant à une contre-révolution pacifique, sorte de nouvel ordre post-libéral en faveur de politiques économiques « pro-famille », et « pro-travailleurs », favorables aux tarifs douaniers et aux incitations à la fabrication sur place, mais surtout promoteur d’un nouvel ordre moral « pro-vie », opposé au mariage homosexuel et aux théories du genre.

– Dans la même lignée, J. D. Vance partage l’approche « anti-régime » et l’amitié de Deneen avec l’écrivain Rod Dreher, ancien journaliste du New York Times qui invite également à la découverte de la philosophie morale aristotélicienne. Connu mondialement avec son succès littéraire Le Pari bénédictin qui engage chacun à « accepter l’exil de la culture dominante et à construire une contre-culture résiliente » fondée sur les vertus chrétiennes et le retour à la terre. Promu par J. D. Vance, son dernier ouvrage Résister au mensonge – manuel pour les dissidents chrétiens dénonce le « soft-totalitarisme » et la réécriture de l’histoire issue de la novlangue

– Classé comme néo-réactionnaire américain (NRx) Curtis Yarvin, alias Mencius Moldbug, rejette la quête de « la recherche sans fin du progrès » qui a permis de transformer les démocraties en oligarchies corrompues toujours plus motivées par leur enrichissement que par celui de l’intérêt public. Il plaide ainsi en faveur d’une alternative de type dirigeant monarchiste et pourquoi pas inspirée d’un PDG d’entreprise de start-up ?

Influence des « Think-tanks »

On pourrait résumer le réseau conservateur à trois sphères d’influence : l’une principalement politique avec Heritage Foundation, la seconde plus orientée sur l’influence juridique avec Federalist Society, et la dernière portée davantage sur l’économie et le milieu de la Tech avec Hoover Fondation.

[…]

Vous pouvez acheter l’intégralité de cet article ici : https://www.seldelaterre.fr/articles/sdt133/les-conservateurs-post-lib%C3%A9raux-am%C3%A9ricains

Pour commander le numéro : https://www.seldelaterre.fr/numeros/sdt133

Pour s’abonner à la revue : https://www.seldelaterre.fr/abonnements

Dans ce numéro 133, vous trouverez également :

ÉCRITURE SAINTE
L’aveugle-né (Fr. Emmanuel-Marie PERRET O.P.)

ÉTUDES
La crainte (Fr. Pierre-Marie DE KERGORLAY O.P.)

Le Grand retour de Notre-Dame en France (Martial FRANCOIS)

VIE SPIRITUELLE
Le rosaire des prêtres (Marie de Fiesole)

Le combat de la foi avec saint Pie V (DOMINICUS)

Civilisation chrétienne :
Théodore Botrel et le crucifix (Louis MEDLER)

DOCUMENTS
Le retour au bercail des Rédemptoristes transalpins

L’intolérance cléricale (P. Pierre CHARLES)

RECENSIONS
Vatican II, l’histoire qu’il fallait écrire, de Roberto de Mattei (recension par le Fr. Louis-Marie Delerm O.P.).

Le bien commun. Questions actuelles et implications politico-juridiques, de Miguel Ayuso (recension par Pierre-Emmanuel DUPONT).

Geneviève de Sainte-Preuve (recension par Fr. Pierre-Marie DE KERGORLAY O.P.).

La collection Critère, aux éditions Hora Decima (présentation par Charles DE DURRAS).

Vraie et fausse laïcité, de Philippe Prévost (recension par Fr. Pierre-Marie DE KERGORLAY O.P.)

La plume et la Croix, du Père Jean-Dominique (recension par Zacharie BOUSSOUFA).

Le linceul de Turin (recension par Fr. Pierre-Marie DE KERGORLAY O.P.)

Prêtre et martyr à 23 ans, de Guillaume Pons-Pons (recension par Bertrand JAQUEMET).

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Liban-Israël : un voisinage instable

D’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :

Le Liban n’a toujours pas résolu le problème crucial du recouvrement de sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire (cf. PFV n°105 et 106). Car d’une part, le désarmement des camps palestiniens, à peine entamé au printemps 2025, est loin d’être achevé, interdisant aux autorités libanaises d’y intervenir ; d’autre part, le désarmement du Hezbollah prévu par un plan voté l’été dernier par le gouvernement, qui confiait à l’armée libanaise sa mise en œuvre, se heurte à de nombreuses difficultés liées au refus du parti chiite de désarmer, dans le but de résister à l’occupation israélienne de plusieurs territoires libanais dans la région méridionale du pays. Le maintien de ses armes par le Hezbollah est considéré comme un danger existentiel pour Israël dont l’armée multiplie ses attaques quotidiennes sur ces régions majoritairement habitées par des chiites et de nombreux chrétiens .

Par ailleurs, la perspective de négociations directes entre Israël et le Liban, soutenue par plusieurs États alliés de ce dernier, demeure incertaine.

Pour une meilleure compréhension de la complexité qui caractérise les relations de voisinage entre le Liban et Israël, nous vous proposons ici d’en reprendre plusieurs étapes historiques.

LE LIBAN FACE À LA CRÉATION D’ISRAËL

À la suite du vote du partage de la Palestine, à l’ONU, le 29 novembre 1947, suivi par la proclamation de l’État d’Israël sur l’ensemble de la Palestine, le 14 mai 1948, dont la fondation avait été décidée lors du premier congrès sioniste de Bâle (Suisse) en 1897, les gouvernements des pays voisins ont refusé de reconnaître cette nouvelle entité. Coalisés sous l’appellation Forces armées arabes unifiées (Égypte, Irak, Jordanie, Syrie et Liban), ils déclenchèrent la première guerre arabo-israélienne. Indépendant depuis 1943 et ne disposant que d’une armée embryonnaire (3 000 hommes), le pays du Cèdre n’y participa que faiblement, se contentant de repousser les miliciens sionistes, qui occupèrent cependant une dizaine de villages situés dans sa région méridionale.

Lors de la signature de l’accord d’armistice, qui eut lieu le 23 mars 1949 au poste frontalier de Ras-Naqoura, le lieutenant-colonel Mordechai Makleff, négociateur israélien, déclara : « Israël n’a jamais eu de querelles avec le Liban dans le passé et n’a aucune raison d’en avoir dans l’avenir » (New York Times, 24 mars 1949).

Bien que parrainée par l’ONU et concernant des territoires reconnus internationalement, cette convention ne fixait pas le tracé d’une frontière commune entre les deux pays voisins, n’impliquait aucune reconnaissance réciproque officielle et excluait donc l’établissement de relations diplomatiques. Mais par sa signature, l’État hébreu renonçait aux plans conçus avant 1948 par des représentants de partis sionistes. Ces projets mêlaient des considérations territoriales, économiques et confessionnelles. En voici un aperçu.

REGARDS SIONISTES SUR LE LIBAN

Dans L’Orient-Le Jour (OLJ) du 24 novembre 2023, le journaliste Salah Hijazi cite cette information de l’historien Henry Laurens : « Avant 1948, la droite israélienne avait des vues sur le Liban-Sud ».

De fait, deux partis sionistes, Agoudat Israël (Rassemblement d’Israël) et Tehiya (Renaissance), demandaient l’incorporation au futur État juif de la région méridionale du Liban jusqu’au fleuve Litani, au motif que cette région, constituant le secteur septentrional de la Haute-Galilée historique, était partie intégrante de l’Israël biblique (cf. A. Laurent et A. Basbous, Guerres secrètes au Liban, Gallimard, 1987, p. 157).

Une revendication semblable émanait de l’Agence juive à la même époque, comme cela ressort d’une lettre envoyée par Eliahou Sasson, juif d’Alep (Syrie) et chef du département arabe de cette Agence, à Moshe Sharett, responsable du département politique de ladite Agence. Sasson y privilégiait les motifs confessionnels : « Je recommande d’encourager les éléments qui veulent le partage du Liban. Si un État chrétien y voyait le jour avant la création de l’État juif, nous profiterions de ce précédent pour résoudre le problème de la Palestine » (A. L. et A. B, op. cit., p.165).

Dès avant la naissance d’Israël, David Ben Gourion, qui en fut le premier chef de gouvernement, avait développé ce projet : « Nous allons conquérir le Liban jusqu’au fleuve  Litani, annexer le Sud, créer un État maronite au nord qui signera un traité de paix avec Israël ; les parties non chrétiennes seront annexées par la Syrie ou bien l’on trouvera d’autre arrangements ». Selon son biographe, le député travailliste Michel Bar-Zohar, « impressionné par la fuite des Palestiniens en 1948, Ben Gourion était persuadé qu’un phénomène identique se produirait au Liban. Ainsi vidée de sa composante chiite, cette région aurait été annexée sans problème ». Si, en 1949, le Premier ministre israélien accepta de retirer ses troupes de quatorze villages libanais conquis par Tsahal, c’est parce qu’il croyait Beyrouth prêt à signer un traité de paix et à exploiter conjointement les eaux fluviales du Liban-Sud. En 1967, Ben Gourion renonça toutefois à ce projet, affirmant au général de Gaulle qu’il ne voulait plus un pouce du Liban (A. L. et A. B., op. cit., p. 182 et 184).

JUIFS, DRUZES, CHIITES ET MARONITES 

Salah Hijazi mentionne d’autres exemples répondant à ces motivations. En 1995, l‘historien israélien Eyal Zisser évoquait le fait que, quelques jours avant la création de leur État, des officiels sionistes s’étaient entretenus avec des figures maronites libanaises pour évoquer la possibilité de voir Beyrouth céder les régions du Sud à Israël, arguant que cela permettrait d’obtenir un équilibre démographique plus favorable aux maronites du Liban (OLJ, op.cit.).

Les sionistes faisaient souvent valoir le danger que pouvait représenter un État multiconfessionel, avec une importante composante musulmane (religion majoritaire chez les Palestiniens), dans le voisinage immédiat du futur Israël. De fait, bâti sur l’exclusivisme, le sionisme mêle indistinctement deux concepts : le judaïsme (religieux) et la judéité (ethnique). Ses représentants cherchaient donc à obtenir le soutien des communautés libanaises minoritaires. Ils songèrent aux druzes dont la doctrine enseigne que la foi juive leur est plus proche que l’islam et le christianisme (Anouar Yassin, Catéchisme des druzes, 1985), raison pour laquelle dans les années 1930, qu’ils soient de Palestine, de Syrie et du Liban, ces derniers avaient soutenu activement le projet sioniste. Ils songèrent même aux chiites, qui étaient alors privés de leur identité par les pouvoirs sunnites, majoritaires dans la région.

Leur choix se porta sur les maronites dont l’intelligentsia avait pourtant, au début du XXème siècle, émis des réserves sur le projet sioniste, mais les persécutions antijuives des nazis entraînèrent la bienveillance de cette Église envers le peuple juif. Ainsi, en 1937, lors d’une visite à la synagogue de Wadi Abou-Jamil (Beyrouth), le patriarche Antoine Arida et l’archevêque de Beyrouth, Ignace Moubarak, unirent leurs propos pour rassurer les juifs du Liban. Si en Palestine les Arabes persécutaient les juifs et les chassaient hors de leur territoire, le Liban les accueillerait « comme partie intégrante d’une même nation », ce qui leur valut de vives protestations de la part des musulmans. Renonçant au projet de « foyer national chrétien », l’Église maronite accréditait ainsi le concept plus large de libanisme (cf. A. L. et A. B., op. cit., p.177).

LES CONFLITS ISRAÉLO-PALESTINIENS AU LIBAN

Optant pour une neutralité de facto, le Liban ne participa pas aux autres guerres arabo-israéliennes de 1956, 1967 et 1973, mais il en subit les retombées douloureuses après l’accord du Caire qui lui fut imposé par la Ligue des États arabes en 1969 conférant aux réfugiés palestiniens, nombreux à avoir été accueillis au pays du Cèdre, toute liberté de lancer des opérations militaires contre l’État hébreu. Or, cette disposition contrevenait à l’armistice qui interdisait à chacun des signataires tout acte de guerre ou d’hostilité contre l’autre. Et l’accord prenait soin d’inclure les attaques qui seraient commises par des « forces non régulières » (cf. PFV n° 104).

C’est sur ce texte que l’État hébreu a fondé sa politique de représailles hors de ses frontières, le plus souvent dirigées contre les positions palestiniennes au Liban-Sud, mais aussi dans la banlieue de Beyrouth et des régions plus lointaines (le Nord et la Bekaa). Ces offensives se sont d’abord produites en 1970, 1972, 1973 et 1974 (il s’agissait là d’actions préventives). Elles se sont développées à partir de 1975, suite au début de la guerre déclenchée par les combattants de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) qui visait les institutions et les populations libanaises (cf. PFV n° 104). Au début de ce conflit, Israël estimait que le modèle libanais est « un pays aux tendances suicidaires » (A. L. et A. B., op. cit., p. 163).

En mars 1978, Tsahal a lancé une offensive d’envergure, atteignant les rives du fleuve Litani. Baptisée « Pierre de Sagesse », elle était destinée à repousser les Palestiniens au nord du fleuve Litani, mais elle visait aussi à créer « une zone de sécurité dans le Liban-Sud en collaboration avec les forces chrétiennes » de l’officier dissident melkite Saad Haddad. Chargé d’interdire l’accès de ce territoire, qu’il a constitué sous le nom d’« État du Liban libre », Haddad s’opposait aussi à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), composée de 6 000 « casques bleus », chargés d’aider l’État libanais à recouvrer sa souveraineté sur cette région (résolutions 425 et 426 du Conseil de sécurité). Tsahal s’est retirée du secteur en juin de la même année et a été remplacée par une milice appelée « Armée du Liban-Sud » (ALS) commandée par S. Haddad et inféodée à l’État hébreu.

LA PAIX MANQUÉE DE 1982

« Pays à visage chrétien », le Liban ne pouvait, sous peine d’être mis au ban du monde arabe, conclure une paix formelle avec Israël tant qu’un État arabe sunnite n’aurait pas franchi le Rubicon. Sans complexe, Beyrouth s’apprêtait à emboîter le pas à l’Égypte en paix avec Israël depuis 1979, mais la Syrie qui occupait son territoire depuis 1976 s’y est opposée en ruinant le projet envisagé en juin 1982 lors de l’offensive israélienne « Paix en Galilée », destinée à anéantir l’OLP et ses bases militaires. En échange de l’aide qu’il accordait à la résistance chrétienne, le Premier ministre Menahem Begin espérait aussi signer un traité de paix avec le Liban comme le laissait entrevoir l’élection de Béchir Gemayel, chef des Forces libanaises, principal mouvement anti-palestinien. Ce sera une paix manquée : ayant succédé à Béchir, assassiné juste après son élection à la tête de l’État, son frère, Amine, refusa de ratifier l’accord israélo-libanais signé le 17 mai 1983 (A.L. et A.B., op. cit., p. 191-223).

C’est à partir de 1982 que le Hezbollah se révéla au grand jour en s’implantant au Liban-Sud d’où il entreprit la lutte armée à la fois contre Tsahal qui occupait cette région et contre le territoire israélien (cf. PFV n° 101). En 1996, Israël riposta à ces attaques en lançant l’opération « Raisins de la colère », qui se termina avec la signature d’un cessez-le-feu (26 avril 1996) confié à un « groupe de surveillance » formé des Etats-Unis, de la France et de la Syrie. Satisfait, le Premier ministre libanais, Rafic Hariri, déclara : « Le Hezbollah a le droit de combattre les troupes israéliennes dans la zone occupée, mais il n’a absolument pas le droit de tirer une seule roquette vers le territoire israélien » (OLJ, 13 février 2024).

Quant à Tsahal, elle maintint son occupation du Liban-Sud jusqu’en mai 2000, événement reconnu par l’ONU qui traça alors la démarcation entre les deux pays, appelée « ligne bleue » (7 juin 2 000). Ce retrait n’a pas empêché le Hezbollah de poursuivre ses offensives anti-israéliennes. Le 12 juillet 2006, il lança une offensive contre le nord de l’État hébreu, à laquelle ce dernier riposta. La résolution 1701, adoptée par l’ONU le 11 août 2006 pour mettre fin à cette guerre après plus d’un mois de combats et plus d’un millier de morts, prévoyait « l’établissement, entre la ligne bleue et le Litani, d’une zone d’exclusion de tous personnels armés, biens et armes, autres que ceux déployés dans la zone par le gouvernement libanais et la FINUL ». Elle appelait même Beyrouth « à étendre sa souveraineté sur tout son territoire », ce qui sous-entend le désarmement du parti chiite.

Autre point important : la résolution prévoyait que « soient délimitées pour de bon les frontières internationales du pays du Cèdre avec ses deux voisins » (art. 10). Cette clause, restée lettre morte, permet au Hezbollah de ne pas rendre ses armes au motif qu’une partie  du territoire libanais est toujours sous occupation. Et cela permet à Israël de justifier son occupation de cinq points stratégiques au Liban-Sud (PFV n° 106).

*

Le 8 octobre 2023, au lendemain du massacre anti-juif commis par le parti islamiste palestinien Hamas, rejoint par le Hezbollah, tout était donc prêt pour la reprise d’une guerre dont on ne voit pas encore la fin malgré la perspective de négociations israélo-libanaises encouragées par certains États alliés du pays du Cèdre.

Ces deux questions seront au programme de la Petite Feuille Verte n° 108.

Donner aux puissants le pouvoir de décider ce qui est vrai

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Emmanuel Macron a déclaré, le 19 novembre dernier, à « La Voix du Nord » qu’il souhaitait une labellisation des médias.

Il reprenait ainsi une idée qui lui est chère : les réseaux sociaux colportent des « fake news », régulons les réseaux sociaux et la vérité triomphera.

Le problème, c’est que cette idée est à la fois simpliste, fumeuse et dangereuse.

Simpliste car le problème de la désinformation n’est pas uniquement lié aux réseaux sociaux. La presse « mainstream » et le gouvernement désinforment eux aussi abondamment.

On a l’impression que M. Macron exige un monopole de la désinformation et s’indigne que d’autres lui fassent concurrence en ce domaine !

Plus sérieusement, personne n’envisage de supprimer la BBC, malgré l’évident manquement déontologique dénoncé par Donald Trump, qui a entraîné la démission de la plupart des dirigeants du groupe public. Mais, si l’on prétend empêcher la désinformation en supprimant les désinformateurs, il va falloir supprimer tous les médias car nul n’est jamais neutre – et donc tout le monde peut être accusé de désinformation.

Fumeuse car on ne sait pas trop qui donnerait ces labels et ce que cela entraînerait.

Devant le tollé, « Jupiter » a affirmé qu’il n’avait jamais été question que le label soit conféré par le gouvernement. Ce n’était pas très clair. Bruno Retailleau aurait-il dénoncé ce « ministère de la Vérité » si cela avait été évident ?

Mais, surtout, si l’on suppose que les médias dominants seront chargés de distribuer ce label – ce qui semble être la version actuelle du projet –, qu’est-ce que cela entraînera ?

Je vois deux réponses possibles. Soit les informations non labellisées seront interdites, auquel cas je ne vois pas ce qui restera de la liberté d’expression : au nom de la lutte contre les « fake news », le gouvernement aura bel et bien interdit la diffusion d’opinions dissidentes.

Soit il y aura une prime dans les algorithmes des réseaux sociaux aux informations labellisées, mais cela n’empêchera nullement que de nombreux Français préfèrent s’informer ailleurs. Je lis régulièrement « Libération » ou « Le Monde » mais sans illusion sur leur neutralité : ce sont des journaux de gauche et une labellisation de ces journaux reviendrait à m’indiquer que ce que je vais lire est estampillé à gauche – et non à me convaincre que c’est vrai.

Dangereuse enfin car, que la labellisation incombe au gouvernement ou aux médias dominants, cela reviendra toujours à donner aux puissants le pouvoir de décider ce qui est vrai. Or, la force ne fait pas toujours bon ménage avec la vérité – et fait même souvent très mauvais ménage avec elle !

On en revient au vieux fantasme totalitaire visant à imposer à tous les citoyens une « religion civique » – c’est-à-dire visant, en dernière analyse, à contrôler leur âme et leur esprit. Mais cela ne fonctionne qu’au prix d’une effroyable violence d’État.

Et la distinction proposée par Emmanuel Macron entre « les sites qui font de l’argent avec de la pub personnalisée et les réseaux et les sites d’information » n’a rien de rassurant : l’écrasante majorité des sites font les deux à la fois. Devra-t-on considérer que le site du « Monde » fait principalement de l’information, tandis que celui de CNews fait principalement de l’argent ? Ce serait évidemment aussi idiot qu’arbitraire. La réalité, c’est que l’avènement du numérique a ruiné le monopole de l’information. Que M. Macron le regrette est évidemment son droit. Mais il aura quelques difficultés à imposer au monde entier un retour à l’ORTF !

L’Incorrect ? Ils veulent le faire taire !

Message d’Arthur de Watrigant, Directeur de la rédaction de L’Incorrect :

À la suite de l’affaire désormais connue sous le nom de « l’affaire Legrand/Cohen », j’ai reçu cette semaine une convocation judiciaire consécutive à une double plainte déposée par les deux journalistes du service public.

Jeudi 4 décembre, j’ai donc passé deux longues heures au commissariat, à la demande du parquet, qui envisage de me poursuivre pour trois infractions :

– « Atteinte à l’intimité de la vie privée par captation, enregistrement ou transmission des paroles d’une personne » ;

– « Utilisation, conservation ou divulgation d’un document ou d’un enregistrement obtenu par une atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui, et publication » ;

– Et ma préférée : « publication, diffusion ou reproduction d’informations fausses de nature à troubler la paix publique. »

Sachez donc que non seulement nos révélations troubleraient la paix publique, mais surtout qu’elles seraient mensongères.

Non, Monsieur Cohen et Monsieur Legrand n’auraient pas pu définir une stratégie politique avec de hauts responsables du Parti socialiste ; non, Monsieur Legrand n’aurait pas déclaré qu’avec Patrick Cohen il « s’occupait de Rachida Dati » ; non, Monsieur Legrand n’aurait pas affirmé — sans que Patrick Cohen ne réagisse — qu’en cas de deuxième tour Marine Le Pen / Raphaël Glucksmann, le centre droit et le centre gauche, indécis sur leur vote, écoutent heureusement France Inter, « et ils écoutent en masse ».

Au vu des nombreuses questions auxquelles j’ai dû répondre, il semble que le parquet tienne à aller jusqu’au bout.

Alors, le bunker de Radio France tremble, et plus ils réagissent, plus ils s’enfoncent. Mais la riposte est violente, et elle va encore monter en puissance — vous avez encore pu le constater ces derniers jours.

Mais rien ne nous arrêtera. Nous rendrons coup pour coup et continuerons à faire notre travail : enquêter et vous informer.

Je compte sur votre soutien ; il nous est aussi précieux que nécessaire.

Adoption d’une loi pro-vie pour la région de Moscou

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

A l’initiative du patriarche Cyrille, le parlement régional de Moscou a adopté le 4 décembre une loi qui prévoit « des mesures sociales et médicales visant à créer dans la région un environnement propice à la préservation de la grossesse et à l’affirmation des valeurs familiales traditionnelles. »

« L’adoption de cette loi est une réponse concrète et opportune à l’instruction de Sa Sainteté le Patriarche. En créant des centres de soutien, l’État assume le rôle de défenseur de la vie et d’aide aux femmes qui se trouvent en situation de crise, a commenté le père Vasily Losev, chef du secrétariat du Conseil mondial du peuple russe. Au total, 28 régions de Russie ont adopté des lois interdisant la coercition à l’avortement. Parmi elles, la région de Moscou est devenue la première entité fédérale à prendre les mesures les plus étendues, en mettant en place un système complet de mesures visant à protéger la vie humaine et à soutenir la maternité, qui incarne les principes de protection de la maternité et de responsabilité envers les générations futures inscrits dans la Constitution russe. »

Le président du parlement régional, Igor Bryntsalov, a indiqué que parmi les principales dispositions de la nouvelle loi figurent :

  • la création de centres de soutien médical et social pour les femmes enceintes
  • l’introduction de modules de discours spéciaux pour les médecins afin de leur inculquer une attitude positive à l’égard de l’accouchement
  • l’obligation d’informer les femmes des risques et des conséquences de l’avortement sur la santé.

Selon lui, la loi accorde une attention particulière à la lutte contre la coercition à l’avortement, entendue comme la persuasion, la corruption ou la tromperie.

L’adoption de la loi est considérée comme une mesure concrète dans la mise en œuvre de la résolution du XXVIIe Conseil mondial du peuple russe (CMPR), qui s’est tenu les 18 et 19 novembre.

Le projet de loi a été préparé par la Commission patriarcale pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance, avec la participation de la branche régionale du CMPR dans la région de Moscou et du service juridique de la métropole de Moscou, avec le soutien du gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, et du vicaire patriarcal, le métropolite Pavel de Kroutitsi et Kolomna.

Sacrements : une réforme radicale ?

À l’occasion de la parution de son nouveau livre, Les Sacrements, bref examen critique des nouveaux rituels (éditions Contretemps), Philippe Maxence reçoit dans le cadre de l’invité du Club des Hommes en noir, l’abbé Claude Barthe.

Celui-ci aborde un aspect méconnu de la réforme liturgique, l’aggiornamento parfois radical qui a touché le rituel des sacrements, entraînant des modifications dans la lex orandi. Pendant près d’une heure, cet entretien dévoile les aspects concrets de cette réforme, à partir d’une comparaison précise et factuelle de chacun des sacrements dans l’ensemble des rituels. Une émission très éclairante, à ne surtout pas manquer.

 

Les futurs vitraux de Notre-Dame de Paris

Le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de l’association Sites & Monuments d’annuler ou de résilier le marché public de création des vitraux contemporains à Notre-Dame. Le président de Sites & Monuments, Julien Lacaze, a confirmé qu’elle porterait l’affaire devant la cour administrative d’appel de Paris.

L’association ouvrira bientôt un autre front, contre la décision de remplacer les vitraux eux-mêmes. En effet, les vitraux de VIollet-le-Duc devraient être enlevés dès mars 2026, ce qui implique que l’autorisation de travaux sera bientôt accordée. Celle-ci sera à son tour attaquée devant la juridiction administrative.

L’affaire est donc loin d’être terminée, au moment où l’on apprend qu’il faudrait six millions d’euros supplémentaires pour achever la restauration de Notre-Dame, six millions, alors qu’au moins quatre vont être utilisés pour dénaturer la cathédrale ! La Tribune de l’Art appelle à ne pas donner un sou.

En attendant, les nouveaux vitraux ont été dévoilés :

 

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services