Tribune rédigée par Madame Kata Jurák, Fondatrice et rédactrice en chef du journal hetediknap.hu, pour le journal-blog L’Espoir.
Cent jours ne suffisent pas pour remettre sur pied la santé, l’éducation ou les transports d’un pays, mais c’est amplement suffisant pour révéler à quoi un nouveau pouvoir consacre son énergie politique. Le bilan est inquiétant, car alors que peu de changements perceptibles sont visibles dans les grands systèmes du quotidien, la réécriture de l’espace institutionnel et constitutionnel s’est poursuivie avec un dynamisme frappant. Je pensais qu’autour du centième jour, il faudrait dresser un long bilan. Il faudrait comparer les promesses aux résultats, examiner ce qui s’est passé dans la santé, l’éducation, les transports, l’économie, le fonctionnement de l’État, et séparer ce qui nécessite réellement du temps de ce qui aurait pu être accompli dès les premières semaines.
Cependant, plus j’observais ces cent derniers jours, plus j’avais le sentiment que l’essentiel pouvait se résumer de manière beaucoup plus concrète : un véritable tournant gouvernemental est à peine visible pour l’instant, tandis que la réécriture du système institutionnel de l’État se déroule d’autant plus spectaculairement.
Cela ne revient pas à prétendre que rien ne s’est passé. Des choses ont eu lieu, et il convient de le reconnaître honnêtement. Des décisions ont été prises concernant les dépenses publiques, les avantages politiques, les fonds européens ; de nouvelles institutions ont vu le jour, la transformation des médias publics a commencé, et le gouvernement lui-même dresse une longue liste des résultats de ces cent premiers jours.
La question n’est pas de savoir s’il y a eu de l’activité, mais où s’est déplacé le centre de gravité politique.
Car alors que le redressement durable de la santé, de l’éducation, du réseau ferroviaire, des services publics et de l’économie reste en grande partie devant nous, la nouvelle majorité s’est attaquée au système constitutionnel dès les premières semaines avec une détermination dont il est difficile de ne pas tirer de conclusions.
Pour lire la suite de la tribune : https://journallespoir.wordpress.com/2026/08/29/apres-cent-jours-voila-ce-qui-simpose-au-lieu-de-gouverner-ils-ont-reecrit-letat/
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
