Que la modernité, mouvement marqué par la Raison, la liberté, etc. soit finie, cela n’est bien sûr pas une nouvelle, puisque depuis des décennies on annonce et surtout on constate l’essor de la post-modernité, mouvement marqué par le relativisme, etc. dans beaucoup de milieux. En fait ce qui est particulier en ce moment c’est que justement dans beaucoup de ces milieux où la post-modernité avance, on continue à promouvoir, en même temps, les valeurs de la modernité, des Lumières, etc.
Par exemple, dans les manuels de philosophie destinés au lycée, on laisse encore une large place à Descartes, Hobbes, Hume, Rousseau, Voltaire, Kant et même parfois à Luther. Et un président proclamait récemment qu’il fallait défendre l’«esprit des Lumières». Or, son gouvernement a soutenu les idéologies du genre, qui sont aussi l’une des conséquences de l’effondrement de la recherche de la vérité dans la post-modernité. Il y a aussi un soutien au suicide assisté et à l’euthanasie alors que, selon Hobbes, les hommes construisent une société pour garantir leur sécurité, donc leur survie. Ces projets sont donc hautement antimodernes.
Dans les milieux réformés, beaucoup de nos frères séparés ont abandonné la «Sola Scriptura» pour soutenir les idéologies du genre, le «mariage pour tous», etc.(https://www.france24.com/fr/france/20210726-%C3%A0-montpellier-l-%C3%A9glise-protestante-c%C3%A9l%C3%A8bre-le-premier-mariage-de-pasteures-lesbiennes).
Si la modernité s’est effondrée, c’est notamment parce qu’elle comptait seulement sur la «Raison» et sur les sciences particulières pour donner des solutions aux problèmes humains. Tout cela est insuffisant. Il manquait la Foi, mais la foi en lien aussi avec le christianisme et le Magistère catholique, éclairé par le Saint Esprit.
La solution à l’effondrement de la Modernité n’est donc pas le renoncement à la raison, la post-modernité, mais le retour de la raison éclairée par la foi catholique. Et cette raison éclairée par la foi catholique est on ne peut mieux réalisée par la philosophie thomiste depuis des siècles. Dans le thomisme on tient compte de la loi naturelle, ce qui nous aidera à ne pas être séduits par les idéologies du genre, l’euthanasie, etc.
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Michel
Le “fameux” président qui demande de défendre “l’esprit des Lumières” a pourtant bien peu d’esprit : c’est dire qu’il est loin d’être une lumière, jusqu’à ignorer qu’il existe une culture française…
CyberEthique
Je pense qu’il y a une erreur dans la vision de la modernité. Si on regarde la modernité avec les yeux du classique, alors effectivement, on peut déduire des lois sociétales actuelles qu’il y a une rupture avec la modernité introduite par Descartes. Mais si on la regarde avec les yeux de la modernité, c’est bien la suite logique.
L’euthanasie, l’avortement, la sécurité (dont la surveillance de masse), la vaccination imposée et systématisée malgré des risques connus, etc, sont bien le fruit de la modernité poussée au bout ; de l’humanisme des Lumières fondé sur la raison, accomplie par les sciences et la technique, qui donne naissance au transhumanisme.
Quand Macron défend l’esprit des Lumières, in fine, il veut promouvoir le transhumanisme, qui est d’ailleurs la finalité de la franc-maçonnerie.
Nos lois sont simplement la continuité et l’application de la modernité, et non une rupture.
Je vous invite à lire mon livre : L’Intimité Assiégée qui détail tout cela ;)
Berny
« Le rationalisme est l’ennemi de la raison. « William Kelly (1821/1904)
Berny
Ce n’est pas Thomas d’Aquin mais l’apôtre Paul qui exhortait les chrétiens de Colosses à « prendre garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes , sur les rudiments du monde, et non sur Christ.»
Ce n’est pas que Paul condamne la réflexion ou la pensée en soi, mais il met en garde contre une certaine philosophie (humanisme, relativisme, etc.). Il vise des systèmes de pensée qui ne sont pas fondés sur la révélation divine, qui proposent une sagesse humaine indépendante de Dieu.
Il désigne les principes élémentaires humains, des règles religieuses extérieures, des systèmes basés sur l’homme. Des principes séduisants, logiques en apparence, mais vides spirituellement.
Bien sûr, Paul ne dit pas que toute philosophie est mauvaise mais il met en garde contre toute pensée qui remplace Christ, ajoute à l’Évangile ou repose uniquement sur la sagesse humaine. Or, la philosophie prétend expliquer la réalité sans Dieu et corriger, voire compléter, l’Evangile.
Ainsi, toute philosophie qui diminue Christ est dangereuse, toute pensée qui ajoute (rites, anges, dogmes, etc.) est trompeuse.
En remarque conclusive, Paul ne combat pas l’intelligence, mais l’indépendance de l’intelligence vis-à-vis de Dieu. Il affirme que la Vérité de Dieu en Christ est complète et suffisante.
Nolens volens.