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Tribune libre

La Vie chrétienne victorieuse – La haine envers le peuple juif : hier, aujourd’hui, demain (Partie 1)

La Vie chrétienne victorieuse – La haine envers le peuple juif : hier, aujourd’hui, demain (Partie 1)

Une haine ancienne et persistante
Cet exposé s’adresse à tous, chrétiens ou non, avec le désir d’aborder un sujet grave en tenant ensemble deux exigences que nous ne devons jamais séparer : la vérité et la bienveillance.

Il ne cherche pas à juger les personnes, mais à inviter chacun à réfléchir, à la lumière de l’Écriture, sur une réalité ancienne et pourtant toujours présente : la haine envers le peuple juif, hier, aujourd’hui et, selon ce que nous pouvons discerner de l’Écriture, demain.
Une précision est nécessaire avant d’entrer dans le sujet. Nous évoquerons les fautes commises, au cours des siècles, par des personnes se réclamant du christianisme à l’égard du peuple juif : croisades, expulsions, discours de mépris, persécutions et violences parfois extrêmes.

Les nommer ne signifie évidemment pas accuser les chrétiens d’aujourd’hui d’en porter personnellement la responsabilité. Nous ne sommes pas coupables des actes commis par ceux qui nous ont précédés. Un chrétien du XXIe siècle n’a pas à porter le poids moral de crimes accomplis, des siècles auparavant, par d’autres.

La mémoire n’est pas la culpabilité.

Mais se souvenir du mal commis, l’appeler par son nom et en tirer une leçon de vigilance relèvent de l’honnêteté historique et de la responsabilité spirituelle. Il n’est pas nécessaire de s’incliner sous un fardeau qui ne nous appartient pas pour reconnaître les erreurs du passé et nous en garder aujourd’hui.
Cet exposé ne cherche donc ni à accabler, ni à culpabiliser, ni à opposer des croyants à d’autres croyants. Il veut simplement rappeler ce que la Bible enseigne au sujet d’Israël et ce que cela implique pour notre manière d’aimer, de discerner et d’unir fermeté dans la vérité et bienveillance envers les personnes.
Lorsque nous observons l’histoire du peuple juif, une question s’impose avec une acuité troublante : pourquoi tant de haine ?

De l’oppression en Égypte ancienne aux pogroms de l’Empire russe, de l’Inquisition espagnole à la Shoah, des attentats antisémites aux discours haineux diffusés aujourd’hui sur les réseaux sociaux, le peuple juif a traversé l’histoire en rencontrant une hostilité dont la persistance frappe les esprits.

Il existe des questions que nous aimerions ne jamais avoir à poser ; la haine envers les Juifs est de celles-là. Nous voudrions croire qu’elle appartient définitivement au passé, qu’elle a été jugée, condamnée et dépassée. Pourtant, elle réapparaît sous des formes nouvelles, avec une régularité qui devrait nous alarmer.
Pourquoi ce peuple, parmi tant d’autres, a-t-il suscité une hostilité aussi obstinée au cours des siècles ?

Pour un chrétien, les explications historiques, politiques, économiques, sociales et idéologiques sont nécessaires. L’antisémitisme ne doit jamais être traité comme une énigme abstraite qui dispenserait d’étudier ses causes concrètes. Mais ces explications ne constituent pas toute la réalité.

Dès les premiers récits bibliques, une opposition répétée apparaît contre le peuple hébreu. Dans le livre de l’Exode, Pharaon cherche à faire disparaître les garçons hébreux nouveau-nés (Exode 1.15-22). Dans le livre d’Esther, Haman projette l’anéantissement du peuple juif (Esther 3.8-9).
Même l’apôtre Paul demande : « Dieu a-t-Il rejeté Son peuple ? Loin de là ! » (Romains 11.1). Puis il affirme : « Car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.29).

Ces paroles nous interdisent de penser qu’Israël aurait cessé d’avoir une place dans les pensées de Dieu. Elles signifient que Dieu demeure fidèle à l’appel qu’Il a souverainement donné.

L’histoire post biblique porte malheureusement les traces de cette hostilité : persécutions dans diverses périodes de l’Antiquité et du Moyen Âge, massacres de communautés juives lors des croisades, expulsions, violences liées à l’Inquisition, pogroms dans l’Empire russe et, finalement, l’aboutissement monstrueux de l’antisémitisme racial nazi avec la Shoah, au cours de laquelle environ six millions de Juifs furent assassinés.
Il faut le dire sans détour : les persécutions de Juifs commises par des chrétiens, ou au nom du christianisme, ont été une trahison de l’Évangile. Ceux qui ont persécuté les Juifs au nom du Christ ont contredit son enseignement. Jésus Lui-même a déclaré à la Samaritaine : « Le salut vient des Juifs » (Jean 4.22).
Cette parole devrait suffire à nous rappeler l’enracinement juif de la foi chrétienne. Jésus était Juif selon la chair ; Marie était Juive ; les apôtres étaient Juifs ; les premiers disciples étaient Juifs. Les Écritures que nous appelons l’Ancien Testament furent confiées à Israël, et le Messie est venu selon les promesses faites aux pères.
Nommer cette trahison ne revient pas à instruire un procès contre les chrétiens d’aujourd’hui. C’est reconnaître le mal afin de mieux s’en garder. Un chrétien contemporain doit recevoir de cette histoire une leçon précieuse : ne jamais permettre que le langage religieux serve d’habillage à la haine, quelle qu’en soit la cible.

Une haine qui change de visage
Dans nos sociétés, l’antisémitisme est condamné par la loi. L’histoire l’a dénoncé ; les commémorations rappellent où il peut conduire ; l’éducation cherche à transmettre la mémoire des crimes du passé. Pourtant, il revient.

Parfois, il se présente sous forme de préjugés silencieux. Parfois, il s’exprime ouvertement par l’insulte, l’agression, la profanation ou la violence. Parfois encore, il emprunte le langage de la conspiration : domination financière, contrôle des médias, influence secrète sur les gouvernements, manipulation supposée des événements mondiaux.
Le danger est de ne plus reconnaître le mal parce qu’il porte un masque différent de celui que les livres d’histoire nous ont appris à identifier.

Les années 1930 nous enseignent une leçon simple et terrible : une société peut s’habituer progressivement à des paroles qu’elle aurait jugées impensables quelques années plus tôt. Tout commence souvent par des mots ; puis viennent la marginalisation, la suspicion, la stigmatisation et la déshumanisation. Lorsque ces étapes ne rencontrent pas de résistance, la violence peut suivre.

Les événements du Proche-Orient depuis les massacres commis en Israël le 7 octobre 2023 ont remis cette question au centre de nombreuses discussions. Ils ont aussi révélé une difficulté particulière : la souffrance des victimes juives peut être relativisée, minimisée ou oubliée ; inversement, certaines critiques de la politique israélienne peuvent glisser vers une hostilité qui vise les Juifs comme peuple.

Il faut donc maintenir une distinction essentielle : critiquer les décisions d’un gouvernement n’est pas haïr un peuple. Les prophètes d’Israël n’ont jamais épargné leur propre nation lorsqu’elle s’écartait de Dieu et commettait l’injustice. Ils l’ont reprise, avertie et parfois sévèrement condamnée. La critique politique ou morale a donc sa place.

Cependant, le mal commence lorsque cette critique devient un prétexte pour accuser indistinctement tous les Juifs ; lorsqu’elle applique à Israël des critères refusés à toute autre nation ; lorsqu’elle déshumanise les Israéliens ; lorsqu’elle justifie la violence contre des civils ; ou lorsqu’elle reprend, sous un vocabulaire politique, d’anciens stéréotypes antijuifs.

Nous pouvons désapprouver une politique sans haïr un peuple. Nous pouvons reconnaître la souffrance des victimes israéliennes sans devenir indifférents à celle des civils palestiniens. La compassion chrétienne ne doit pas être distribuée selon les camps. Elle doit répondre à la souffrance humaine, sans relativiser le mal où qu’il se trouve.

La Bible nous rappelle la réalité du cœur humain : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est incurable ; qui le connaît ? » (Jérémie 17.9).
Les lois sont nécessaires ; l’éducation est précieuse ; la mémoire est indispensable. Mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à changer le cœur humain. Celui-ci demeure capable de produire le mensonge, la haine et la violence.

Le chrétien reconnaît donc que le combat contre le mal possède aussi une dimension spirituelle. Cette conviction ne remplace jamais l’analyse sérieuse des causes historiques ou sociales ; elle nous empêche seulement de croire que le problème serait définitivement réglé par les progrès apparents de la civilisation.

À suivre… « La haine envers le peuple juif : Israël dans le dessein de Dieu »

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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31 commentaires

  1.  »Il faut donc maintenir une distinction essentielle : critiquer les décisions d’un gouvernement n’est pas haïr un peuple. Les prophètes d’Israël n’ont jamais épargné leur propre nation lorsqu’elle s’écartait de Dieu et commettait l’injustice. Ils l’ont reprise, avertie et parfois sévèrement condamnée. La critique politique ou morale a donc sa place.

    Cependant, le mal commence lorsque cette critique devient un prétexte pour accuser indistinctement tous les Juifs ; lorsqu’elle applique à Israël des critères refusés à toute autre nation ; lorsqu’elle déshumanise les Israéliens ; lorsqu’elle justifie la violence contre des civils ; ou lorsqu’elle reprend, sous un vocabulaire politique, d’anciens stéréotypes antijuifs. »

    Quelle légitimité a l’état d’Israël ? Ou bien la a République française ou encore les USA ? Quelles sont leurs  »théologies » ?

    https://fr.aleteia.org/2026/10/04/deux-chretiennes-orthodoxes-tuees-dans-une-frappe-israelienne-a-gaza/

    Attention, cette cascade a été réalisée par un professionnel, n’essayez surtout pas de la reproduire chez vous :

    https://youtube.com/shorts/gZIcwrm2CPg?is=RbVnEHPI5Y2d45CO

  2. Article d’une insigne méconnaissance de l’histoire de l’Eglise et du christianisme.
    Les croisades instrumentalisées pour étayer un point de vue très éloigné de la réalité et de la vaisemblance historique.
    Ce témoin partisan joue sur le velours puisque tout débat partant des réalités est fortement déconseillé.
    La rédaction du SB ne nous déçoit jamais depuis deux ans, il ne faut pas faire de vagues.

    • « « Pour l’amour de Sion, je ne me tairai pas ». Refuser de taire les réalités de l’histoire, y compris dans ses heures sombres ou complexes, est un devoir de vérité et non un parti pris. Plutôt que de qualifier cet article de « partisan », citez précisément les faits ou les historiens qui contrediraient les sources présentées.
      La rédaction laisse précisément la liberté à chacun de s’exprimer, la preuve en est votre commentaire.
      Bien à vous.

  3. « le mal commence lorsque cette critique devient un prétexte pour accuser indistinctement tous les Juifs » : Il faut aussi se souvenir de ce que Jésus-Christ et ses apôtres sont galiléens (cf « d’ailleurs on t’a reconnu à ton accent »), et que « les juifs » dans les Évangiles fait souvent référence à la Judée par opposition à la Galilée. Qu’il y ait eu un « racisme » entre judéens et galiléens transpire effectivement dans les Évangiles, mais ce n’est certainement pas un rejet des fils d’Israël par les futurs chrétiens, ce qui serait un non-sens historique : le christianisme ne s’est séparé sociologiquement du judaïsme que très progressivement.

    • Votre remarque touche au cœur du sujet : l’histoire du salut ne tolère aucun anachronisme ni rejet injuste. Comprendre la séparation progressive entre l’Église et la Synagogue permet précisément de désarmer les préjugés et d’éviter les procès d’intention. « Pour l’amour de Sion, je ne me tairai pas » : c’est aussi cela, veiller sur la vérité des Écritures et la fraternité.
      Bien à vous.

  4. M.ou Mme D’Haussy
    Erev tov
    Vous avez raison sur un point essentiel : critiquer les décisions d’un gouvernement n’est pas, en soi, haïr le peuple qu’il gouverne. Il faut absolument maintenir cette distinction. Mais elle ne règle pas toute la question.
    Vous demandez : « Quelle légitimité a l’État d’Israël ? Ou bien la République française ou encore les USA ? Quelles sont leurs théologies ? »
    Justement, il faut distinguer ici plusieurs niveaux. La France, les États-Unis et Israël sont des États, mais ils ne se sont pas constitués historiquement de la même manière et ne se définissent pas à partir des mêmes récits fondateurs. La République française et les États-Unis ne prétendent pas, dans leur existence politique même, être l’accomplissement d’une promesse biblique faite à un peuple déterminé. Israël, en revanche, entretient avec la Bible, la Terre et le peuple juif un rapport constitutif de son identité nationale. C’est précisément pourquoi la question théologique ne peut pas être évacuée lorsqu’on parle d’Israël.
    Cela ne signifie évidemment pas que tout Juif serait responsable des décisions du gouvernement israélien, ni que toute critique d’Israël serait antisémite. Ce serait absurde et injuste.
    Mais l’inverse est également vrai : invoquer la distinction entre « Israël » et « les Juifs » ne doit pas devenir un moyen d’interdire toute interrogation sur la légitimité, les fondements historiques ou les actes de l’État d’Israël.
    Pour un chrétien, la question est encore plus délicate. L’Église ne peut ni mépriser Israël ni transformer l’existence de l’État moderne d’Israël en une sorte de dogme chrétien. La promesse biblique, l’élection d’Israël, l’accomplissement des Écritures dans le Christ et la situation politique contemporaine ne sont pas des réalités que l’on peut simplement mettre sur le même plan.
    Et il faut aussi regarder les faits lorsqu’ils deviennent tragiques. La mort de civils, y compris de chrétiens, à Gaza ne devient pas plus grave parce qu’elle est commise dans le cadre d’une guerre menée par Israël. De même, les crimes commis contre des civils israéliens ne deviennent pas moins graves parce qu’ils sont commis par des ennemis d’Israël.
    La règle chrétienne devrait être la même pour tous : ne jamais déshumaniser un peuple, ne jamais justifier le meurtre des innocents, et ne jamais transformer une appartenance nationale, religieuse ou ethnique en culpabilité collective.
    C’est précisément pour cela que mon propos sur la haine des Juifs ne consiste pas à demander que l’État d’Israël soit placé au-dessus de toute critique. Il consiste à rappeler qu’une critique politique peut être parfaitement légitime, tandis que la haine d’un peuple ne l’est jamais.
    Et c’est peut-être là que se trouve la véritable difficulté : parvenir à condamner l’injustice sans haïr, à défendre les victimes sans choisir quelles victimes méritent notre compassion, et à parler d’Israël sans confondre Israël, les Israéliens, les Juifs et le gouvernement qui exerce actuellement le pouvoir.
    Merci d’avoir pris le temps de me donner votre avis. Bonne continuation à vous.

  5. BLA BLA BLA comme d’habitude. Vraiment aucun intérêt. C’est tellement éthéré comme discours que ça n’a plus aucune prise avec la réalité. La question est mal posée dès les premiers paragraphes. Et toujours les fautes des catholiques !!!

    Du prêchi-prêcha comme on en entendait dans les années 70, dans la ligne de Nostra Aetate. Ici, c’est du vent, de l’anti-pensée.

    Vraiment, on attendrait une présentation sérieuse du sujet. T Herzl, Jabotinsky, et autres, bref, quelque chose de fouillé et réellement historique. C’est le même vice que ceux qui parlent de la vie éternelle sans une présentation rigoureuse de l’économie du salut.

    Ce M., sur ce sujet comme sur les autres présentés ici, devrait étudier les sujets avant d’en parler. Tout ce qu’il aborde est dévasté. Même les commentaires en rajoutent ! Sur la naissance et le fondement des Etats notamment. C’est proprement ridicule.

    Je crains la partie II.

    • Monsieur Montamat,
      Merci d’avoir pris le temps de lire cet article et d’y réagir, même si je dois avouer que le ton de votre commentaire ne facilite guère un dialogue serein.
      Vous employez plusieurs qualificatifs ; « bla-bla », « vent », « ridicule », mais vous avancez peu d’arguments précisément formulés. Vous affirmez que « la question est mal posée dès les premiers paragraphes », sans indiquer clairement quelle serait cette question ni en quoi elle serait mal posée. Permettez-moi donc de préciser ma démarche et de répondre brièvement sur le fond.
      Sur la méthode et l’histoire. Vous me reprochez un propos trop éthéré, insuffisamment historique et éloigné de la réalité, en regrettant notamment l’absence de références à Theodor Herzl ou à Jabotinsky. Mon article n’avait pas pour objet de retracer l’histoire du sionisme politique ni d’analyser la naissance de l’État d’Israël : ces questions relèvent d’une autre étude. Il cherchait à examiner les racines de la haine des Juifs. Or cette haine est antérieure de plusieurs siècles au sionisme contemporain. Mélanger ces deux problématiques risquerait précisément d’entretenir la confusion que mon texte cherche à dissiper.
      Sur la mise en cause des catholiques. Je ne mets nullement en accusation les catholiques en tant que tels, et moins encore les catholiques d’aujourd’hui. Je rappelle des faits historiques : au cours des siècles, un antijudaïsme profondément enraciné s’est exprimé, selon les époques et les lieux, dans certaines prédications, certaines formulations théologiques et certaines pratiques sociales de la chrétienté, y compris dans des milieux catholiques.
      Ces faits doivent être reconnus avec précision, sans amalgame ni procès global. Ils sont d’autant plus graves qu’ils contredisent l’Écriture et la foi chrétienne. Le peuple juif est le peuple dont sont issus, selon la chair, Jésus-Christ, Marie et les apôtres ; surtout, l’apôtre Paul enseigne dans l’épître aux Romains que les croyants issus des nations ne doivent pas mépriser les branches naturelles de l’olivier auquel ils ont été greffés.
      Sur l’Église et la tradition. Reconnaître ces dérives n’est ni mépriser les catholiques, ni répéter un « prêchi-prêcha des années 70 », ni attaquer l’Église. C’est refuser de falsifier l’histoire et rappeler que la fidélité chrétienne exige la vérité, y compris lorsque celle-ci met en lumière les fautes commises par ceux qui se réclamaient du christianisme. La repentance ne commence pas par l’accusation des autres, mais par la capacité à examiner honnêtement sa propre histoire.
      Sur les sources et la suite. Vous souhaitez une présentation « fouillée et réellement historique ». Je vous invite volontiers à produire des sources et des objections précises. Une discussion fondée sur des faits vérifiables sera certainement plus fructueuse qu’un rejet global accompagné de qualificatifs dépréciatifs.
      Vous dites enfin « craindre la partie II ». Je vous rassure en toute franchise : si la première partie vous a déplu, il est fort probable que la seconde ne vous apporte pas davantage de satisfaction. Elle poursuivra néanmoins la même démarche : examiner sérieusement la question de la haine des Juifs et ses implications pour la conscience chrétienne.
      Le débat d’idées mérite mieux que des invectives. Et une question qui a produit tant de souffrances et de persécutions mérite d’être traitée avec gravité, honnêteté et rigueur.
      Au plaisir, je l’espère, d’échanger sur des faits précis.
      Que Dieu vous bénisse.

  6. Analyse très très réductrice .
    Et coller les nazis et la shoah entre  »L’histoire post biblique (…)  » et  » (…) les persécutions de Juifs commises par des chrétiens, ou au nom du christianisme, (…)  » est particulièrement malhonnête .

    • M. Lefevre
      Merci pour votre commentaire. Je prends acte de votre désaccord, mais je ne vois pas en quoi le rapprochement que vous critiquez serait malhonnête.
      Mon propos ne consiste nullement à attribuer la Shoah au christianisme ni à confondre l’antijudaïsme chrétien avec l’antisémitisme racial nazi. Je distingue précisément les époques, les idéologies et les responsabilités. L’histoire post biblique comporte différentes formes d’hostilité envers les Juifs : certaines furent religieuses, d’autres politiques, sociales, économiques ou raciales. Les persécutions commises par des chrétiens ou au nom du christianisme ne sont donc pas identiques à la Shoah ; mais elles appartiennent bien à l’histoire longue des violences antijuives.
      Dire cela n’est pas établir une équivalence entre croisades, Inquisition, pogroms et extermination nazie. C’est rappeler que des préjugés religieux et sociaux ont parfois contribué à créer un climat de mépris, de suspicion et de déshumanisation dont les idéologies modernes ont ensuite exploité certains éléments.
      On peut naturellement discuter cette formulation ; mais la qualifier de « particulièrement malhonnête » ne suffit pas à la réfuter. Mon article ne cherche pas à culpabiliser les chrétiens d’aujourd’hui ; il appelle à reconnaître les fautes du passé afin que le langage chrétien ne serve plus jamais d’habillage à la haine.
      Salutations.

  7. – La religion juive est fausse, meurtrière et conquérante, elle ne sait pas ce qu’est le pardon, elle ne prie pas pour ses ennemis, tant s’en faut. Preuve en sont les dizaines de victimes civiles massacrées à la suite des évènements, sans distinction de race ou de religion, sous le prétexte spécieux du ‘ droit de se défendre’ ?
    – Pour autant, qui sommes-nous pour juger les Juifs ? Dieu seul connaît les cœurs.
    – Mais si au lieu de haïr ou aimer ou excuser les Juifs, nous priions pour leur CONVERSION ?
    (Jusqu’en 1969 la prière pour les Juifs de l’office du vendredi saint était : « « Prions aussi pour les Juifs : afin que Dieu notre Seigneur ôte le voile de leurs cœurs et leur donne de connaître, eux aussi, Jésus-Christ notre Seigneur. » – note : elle se dit toujours dans le rite extraordinaire. La prière est devenue « Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier : qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité de son Alliance » . Si on continue à progresser dans l’Ancienne Alliance, pourquoi donc Notre Seigneur est-il venu l’accomplir et créer la nouvelle alliance, au prix de ses souffrances et de sa crucifixion ? Il esiste aussi cette prière : « Frères et sœurs, prions pour nos frères juifs, descendants d’Abraham, notre père dans la foi. Qu’ils soient respectés dans leur foi et reconnus partenaire de la nécessaire rencontre entre les religions, au service de la paix (sic!) . )
    Bref, existe-t-il une seule prière juive aussi bienveillante vis-à-vis du christianisme ?
    – Au fait combien de juifs actuellement prennent-ils position ferme vis-a-vis du gouvernement israélien de ses innombrables exactions et massacres même s’ils ne sont pas d’acord ?

    • M. Perrin
      Merci pour votre commentaire. Je suis d’accord sur un point essentiel : il faut prier pour la conversion d’Israël. Mais cette vérité ne permet pas de qualifier la religion juive de « meurtrière et conquérante », ni d’attribuer à tous les Juifs les actes du gouvernement israélien.
      Il faut distinguer la foi juive, les personnes juives et les décisions d’un gouvernement. On peut condamner des opérations militaires ou des crimes commis contre des civils, mais il est injuste d’en rendre « les Juifs » collectivement responsables. Jésus lui-même nous ordonne : « Aimez vos ennemis […] et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent » (Matthieu 5.44).
      Quant à la conversion, elle est nécessaire pour tout homme, Juif ou non-Juif. Le salut est en Jésus-Christ seul (Actes 4.12). Mais Paul interdit aux croyants issus des nations de mépriser Israël : « Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Certainement pas ! » (Romains 11.1), et « les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (v.11.29).
      Le fait que certaines prières catholiques aient été modifiées ne justifie ni le mépris ni la caricature du judaïsme. Il ne serait d’ailleurs pas sérieux d’exiger de tous les Juifs une prière favorable au christianisme : les chrétiens eux-mêmes ne prient pas tous de la même manière pour les autres religions.
      Enfin, demander combien de Juifs condamnent publiquement telle ou telle décision israélienne ne peut servir à juger un peuple entier. Il faut examiner les faits, identifier les responsables et refuser les accusations collectives. Prions donc pour la conversion d’Israël, mais aussi pour que nous annoncions l’Évangile sans haine, sans calomnie et sans injustice.
      Salutations.

      • j’ai posé la question : « combien de juifs actuellement prennent-ils position ferme et officielle vis-a-vis du gouvernement ?  »  (J’entends par là des autorités, ou personnalités responsables juifs religieux ou politiques. Vous n’y avez pas répondu,

        « Aimez vos ennemis […] » (j’aimerais tellement entendre un rabbin le préconiser) : j’aime mes ennemis, mais j’ai le droit et je pense le devoir de détester une religion qui déteste le Christ et ses fidèles depuis 2000 ans, et qui se venge de ses ennemis – est-ce un devoir chez eux ou non, je ne sais pas – de la même manière que de condamner une philosophie intrinsèquement perverse ou des lois iniques qui se propagent actuellement dans notre monde ? Je réponds OUI.
        « Dieu a-t-il rejeté son peuple «  Non ! et moi non plus, qui suis-je pour rejeter un musulman, un juif, un communiste, un criminel ou toute mauvais personne ? La seule réponse : je m’adresse au bon Dieu et Le prie instamment de pardonner à tous ceux qui ne savent pas ce qu’ils font, et de les convertir.

        « d ’exiger de tous les Juifs une prière favorable au christianisme » : les Juifs le savent trop bien puisque leur religion enseigne à TOUS que le fait déjà d’entrer dans une église est un péché grave.

        Vous dites dans une autre réponse qu’il ne faut pas « désigner les Juifs contemporains comme un bloc hostile au christianisme, ni de justifier une accusation collective.  » Je le dis encore une fois, je n’accuse PERSONNE, et ne case pas LES JUIFS dans un bloc hostile, mais le JUDAISME. Sinon je devrais rejeter tous les hérétiques, les musulmans, les hiindous, les bouddhistes etc. (ça fait du monde que je devrais détester ou accuser …)

  8. Ce sujet a été amplement étudié par Bernard Lazare dans son ouvrage de référence, L’antisémitisme : Son histoire et ses causes.
    Certes le développement et l’aboutissement du projet sioniste ainsi que la création de l’état d’Israel sont postérieurs à la rédaction de cet ouvrage mais il me semble que tout a été dit sur les causes originelles de l’antisémitisme.

    • @ Collapsus
      Merci pour cette référence à Bernard Lazare. Son ouvrage de 1894 est effectivement important, car il montre que l’antisémitisme possède des causes multiples : religieuses, sociales, économiques et politiques.
      Toutefois, il est difficile d’affirmer que « tout a été dit ». Bernard Lazare écrivait avant la Shoah, avant la création de l’État d’Israël et avant les formes contemporaines de l’antisémitisme. Son livre demeure précieux, mais il ne peut clore une question aussi complexe.
      Il faut aussi distinguer l’antijudaïsme religieux, les discriminations médiévales, l’antisémitisme racial moderne, la Shoah et les haines actuelles. Ces phénomènes ne sont pas identiques, même s’ils peuvent reprendre certains mécanismes de mépris et de déshumanisation.
      Mon exposé – non pas un livre- ne prétendait pas traiter toute l’histoire du sujet, mais rappeler que la haine des Juifs ne peut être justifiée par la Bible ni par le christianisme. Paul écrit : « Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Certainement pas ! » et affirme que « les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.1, 29).
      Bernard Lazare est donc une référence utile, mais non une raison de clore la réflexion.

  9. « Il faut le dire sans détour : les persécutions de Juifs commises par des chrétiens, ou au nom du christianisme, ont été une trahison de l’Évangile. Ceux qui ont persécuté les Juifs au nom du Christ ont contredit son enseignement. »

    Voire.

    « Pourquoi ce peuple, parmi tant d’autres, a-t-il suscité une hostilité aussi obstinée au cours des siècles ? »

    Tout d’abord pour des raisons bibliques.
    « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! »

    « Lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Des jours viendront où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront, et te serreront de toutes parts ; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le temps où tu as été visité. »

    D’autre part, ce peuple élu est aussi le peuple à la nuque raide, qui n’arrive pas à courber l’échine, même devant son Dieu.
    C’est le peuple qui assiste aux dix plaies d’Égypte, puis traverse la Mer Rouge, la voit se refermer sur les chars de Pharaon, mais qui, à peine laissé quelques jours par Moïse (au pied du mont Sinaï, d’où il redescend avec le Décalogue)… Se construit un veau en or, et clame : « Israël! voici ton dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte. »

    C’est le peuple qui a des miracles permanents ou quotidiens : la manne, l’eau qui sort du rocher, la nuée (colonne de feu la nuit)… Mais qui sans cesse se détourne de Dieu.

    Sans doute est-ce même pour cela que Dieu les choisit : pour manifester sa gloire en prenant un des peuples les plus faibles parmi les civilisations d’alors (Sumériens, Phéniciens, Babyloniens, Égyptiens,…) pour en faire un champion invincible, qui redeviendrait une proie, une victime, dès qu’il se détournerait de Dieu.

    Mais il s’en est suffisamment détourné pour que le peuple élu soit maintenant les catholiques.

    « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants »
    C’est là, à mon avis, l’explication majeure : Son Sang n’a pas fini de retomber.

    Faut-il les haïr pour autant ? Certes non.
    Mais tant que l’échine ne courbera pas, tant que le repentir et la conversion n’auront pas eu lieu, je pense qu’ils ne seront jamais en paix.

    D’autre part, il ne faudrait pas oublier le communautarisme invétéré, la pratique de l’usure (qui a pu, oui, conduire à leur expulsion de France ou d’ailleurs), ou le financement de certains dictateurs, ou leur rôle dans la dissolution des nations par l’idéologie anti-frontières.

    Sur le sionisme, Saint Pie X a été suffisamment clair, me semble-t-il :
    « Nous ne pouvons pas empêcher les Juifs d’aller à Jérusalem, mais nous ne pouvons en aucun cas lui accorder notre soutien »
    Parce que les Juifs n’ont pas reconnu le Christ, leur religion perd toute raison d’être et leurs prétentions perdent donc toute légitimité. C’est ce que le Saint-Père d’alors a expliqué à Theodor Herzl en 1904.
    Déposséder les arabes pour créer Israël en plein milieu de pays musulmans (qui, eux, ont le devoir coranique de haïr les Juifs presque autant que les chrétiens) ne pouvait guère conduire à une autre situation que celle d’aujourd’hui.

    Je ne parlerai pas de leurs rôles dans les guerres actuelles (en Arménie notamment).

    Bien sûr qu’il ne faut pas les haïr (ni eux ni personne) pour autant. Bien sûr qu’un peuple ne se résume pas à son gouvernement (sinon, que dire des Français aujourd’hui !!).
    Mais il ne faut pas non plus méconnaître ou ignorer ou minimiser leurs torts.
    La meilleure chose à faire, dans leur intérêt comme le nôtre, est de prier pour leur conversion.

    • M. Ousier
      Merci pour votre commentaire, qui permet de préciser plusieurs points essentiels.
      Vous citez justement les reproches adressés par les prophètes à Israël et les paroles de Jésus concernant Jérusalem. Mais ces textes ne constituent pas une justification de la haine envers les Juifs. Jésus pleure sur Jérusalem ; Il ne la méprise pas. Il dénonce son péché tout en l’aimant. Les prophètes eux-mêmes reprennent Israël en tant que peuple de l’alliance, et non pour autoriser les nations à le haïr.
      Les fautes d’Israël ne sont d’ailleurs pas différentes, dans leur principe, de celles de toutes les nations et de tous les croyants : l’idolâtrie, la rébellion et l’infidélité ne sont pas des caractéristiques raciales du peuple juif, mais des manifestations du cœur humain. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23).
      Vous affirmez ensuite que l’Église serait devenue le peuple élu à la place d’Israël. Romains 11 interdit cette conclusion : « Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Certainement pas ! » (Romains 11.1). Paul avertit les croyants des nations : « Ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte » (v.18). Il ajoute que « les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (v.29).
      L’Église bénéficie aujourd’hui du salut en Christ, mais elle n’est pas autorisée à s’enorgueillir contre Israël. Bibliquement, Israël et l’Église ne doivent pas être confondus.
      Quant à la parole : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants », elle ne peut pas être transformée en malédiction héréditaire pesant sur tous les Juifs de tous les siècles. Jésus a demandé au Père de pardonner à ceux qui le crucifiaient (Luc 23.34), et l’Écriture ne permet pas de transmettre une culpabilité personnelle aux générations suivantes.
      Enfin, les accusations générales concernant « l’usure », le financement de dictateurs, la dissolution des nations ou les guerres actuelles reprennent des généralisations qu’il faut refuser. Si vous incriminez une personne ou une institution, il faut produire des faits précis ; on ne peut attribuer ces actes aux Juifs comme peuple.
      Oui, il faut prier pour la conversion d’Israël ; comme il faut prier pour la conversion de tous les hommes. Mais prier pour la conversion d’un peuple ne donne aucun droit de le mépriser, de le calomnier ou de nier les promesses de Dieu à son égard.

  10. Ce monsieur devrait lire ce que dit le magister de l’Eglise catholique depuis des siècles . On peut commencer par «  Sicut Judeis non … » de Grégoire le Grand au 6-7 eme siècle qui d’une part , interdit de s’en prendre à la vie , aux biens , au culte, aux sépultures des juifs et d’autre part reconnais le droit de la chrétienté de se prémunir de la volonté de sa corruption par les juifs . En conséquence les emplois donnant un ascendant sur des chrétiens sont interdits aux juifs : comma magistrat, professeur , … On peut maintenant faire un bon de 12 siècle en avant avec l’article de Civiltta cattolica – l’organe de presse du Vatican – en 1889 soit un siècle après la révolu française , sur l’influence prise par les juifs sur la société chrétienne depuis leur accès à la citoyenneté. On y retrouve le même constat et la même teneur que celle de son illustre prédécesseur Saint Grégoire le Grand . Il faudra Vatican 2 et l’infiltration par le B’nai Brith via Cardinal Bea pour constater la pirouette à 180 degrés de Nostra Astate . Depuis, Avortement, pornographie, théorie du genre, métissage ( creolisation ) ,…on trouve toujours les mêmes à pousser les feux avec en face , la débandade de la hiérarchie catholique censée défendre la chrétienté. Voilà le constat du dialogue avec les juifs depuis Vatican 2 . Aux usa, heureusement ils commencent à comprendre en particulier grâce au Dr. E. Michael Jones et son livre «  l’esprit révolutionnaire juif »

    • M. Saucet
      Merci pour vos références historiques. Elles montrent justement pourquoi le sujet doit être traité avec honnêteté et sans idéalisation.
      Il est exact que le texte attribué à Grégoire le Grand protège certains droits des Juifs tout en leur imposant une situation d’infériorité sociale et politique. Protéger la vie, les biens et le culte d’une minorité tout en lui interdisant l’accès à certaines fonctions ne constitue pas encore une égalité de traitement. Une mesure peut représenter un progrès par rapport à la violence tout en demeurant discriminatoire.
      De même, un article publié par La Civiltà Cattolica en 1889 peut être étudié comme un document historique, mais il ne devient pas pour autant une norme biblique. Il faut distinguer l’enseignement de l’Écriture, les décisions disciplinaires, les opinions de certains auteurs catholiques et les préjugés d’une époque.
      Vous évoquez ensuite une prétendue infiltration du B’nai B’rith auprès du cardinal Bea et une responsabilité juive dans l’avortement, la pornographie, la théorie du genre, le métissage ou la dissolution des nations. Ce sont des accusations collectives et conspirationnistes, non une démonstration historique. Si vous mettez en cause des personnes ou des organisations précises, il faut donner des faits vérifiables, sans transformer « les Juifs » en sujet collectif de tous les maux sociaux.
      La Bible condamne le faux témoignage et la calomnie (Exode 20.16). Elle interdit aussi aux croyants issus des nations de s’enorgueillir contre Israël : « Ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte » (Romains 11.18).
      Quant à la citation attribuée à Pie X, elle rapporte une position historique défavorable au sionisme de Herzl ; elle ne prouve ni que les Juifs n’auraient aucun droit à l’existence nationale, ni que Dieu aurait annulé ses promesses envers Israël. Le récit de l’entretien avec Herzl provient notamment du journal de Herzl lui-même et doit être cité avec cette précaution.
      Enfin, aucune position politique d’un pape ne peut abolir cette parole de Paul : « Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.29).
      Salutations.

  11. La religion juive d’aujourd’hui, basée sur le Talmud, n’est plus la religion juive d’avant le Christ, qui a donné le christianisme.
    Lisez le Talmud, si possible en version non expurgée, c’est d’une violence terrible contre le christianisme et les chrétiens.
    La première haine est celle-ci.

  12. M. Collinrem
    Merci pour votre commentaire. Il faut distinguer plusieurs questions que vous réunissez.
    Il est vrai que le judaïsme rabbinique postérieur au Christ ne se confond pas avec la foi biblique d’Israël telle qu’elle se manifestait avant la venue du Messie. Mais cette observation ne permet pas de désigner les Juifs contemporains comme un bloc hostile au christianisme, ni de justifier une accusation collective.
    Le Talmud est une vaste littérature composée de discussions, d’avis divergents et de textes appartenant à des périodes différentes. En extraire quelques passages hostiles, les présenter comme l’expression de tous les Juifs et en conclure que « la première haine est celle-ci » ne constitue pas une étude sérieuse. Il faudrait examiner les passages dans leur langue, leur contexte, leur auteur, leur date et leur statut dans la tradition juive.
    Surtout, l’existence éventuelle de textes hostiles au christianisme ne justifierait pas la haine envers les Juifs. Jésus nous commande d’aimer nos  » ennemis  » et de prier pour ceux qui nous persécutent (Matthieu 5.44). L’apôtre Paul, qui annonce avec force le salut par la foi en Christ, affirme néanmoins qu’Israël n’est pas rejeté par Dieu (Romains 11.1) et que les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables (v.29).
    Nous devons annoncer l’Évangile aux Juifs comme à tous les hommes, mais sans calomnie, sans mépris et sans généralisation. La vérité chrétienne ne dépend pas de la capacité à trouver des textes hostiles chez autrui ; elle se manifeste aussi par la justice, la maîtrise de soi et l’amour du prochain.
    Salutations.

  13. La relecture très orientée de l’Histoire, ainsi l’exemple des croisades héroïques de la chrétienté, le comportement très replié et secret des communautés juives dans l’histoire, leur refus de s’assimiler, leurs pratiques usuraires graves pour les chrétiens pris à la gorge, le refus de considérer le Talmud pour ce qu’il est , une attaque longue et pernicieuse contre la Nouvelle Alliance, tout ce la n’est pas effacé par le discours indéfini et toujours sans véritable conviction appuyée sur des faits.
    Saint Louis a fait brûler de nombreux Talmud devant Notre Dame de Paris,les Papes ont encouragé les croisades, héroïques, et théologiquement la Nouvelle Alliance

  14. SUITE: La Nouvelle Alliance a rendu caduque l’Ancienne Alliance, c’est une vérité de foi, rappelée par Saint Paul, et par l’Eglise pendant 19 siècles. Ceux qui « refusent le Christ ne peuvent accéder au Père » et dire le contraire de l’enseignement de l’Eglise n’est pas oeuvrer à la conversion des infidèles.

  15.  »Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Eglises de Dieu qui se réunissent en Jésus-Christ dans la Judée, puisque vous avez souffert vous aussi de la part de vos compatriotes, ce qu’elles ont eu à souffrir de la part des Juifs,
    de ces Juifs qui ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, nous ont persécutés, ne plaisent point à Dieu et sont ennemis du genre humain, nous empêchant de prêcher aux nations pour leur salut: de sorte qu’ils comblent sans cesse la mesure de leurs péchés. Mais la colère de Dieu est tombée sur eux pour y demeurer jusqu’à la fin.  » 1Th2,13

    • M. Lefevre
      Je comprends votre embarras devant la gravité des paroles de Paul et je ne cherche aucunement à les édulcorer. Attention toutefois à ne pas tomber, à partir de ce texte, dans une généralisation qui transformerait une dénonciation apostolique en rancœur envers tout un peuple. Ce serait précisément nous éloigner de l’esprit de l’Évangile.
      Paul ne cherche pas à nourrir une rancœur contre les Juifs. Il dénonce le comportement de ceux qui, à son époque, avaient rejeté le Seigneur Jésus, persécuté ses serviteurs et cherché à empêcher la prédication de l’Évangile. Leur responsabilité devant Dieu était réelle et Paul ne la minimise pas.
      Mais nous devons prendre garde à ne pas transformer cette parole en condamnation collective et permanente du peuple juif. Ce serait aller au-delà de ce que l’Écriture dit. Le même Paul affirme avec force : « Dieu n’a point rejeté son peuple » (Romains 11:1). Il rappelle aussi que les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance.
      N’oublions jamais que Jésus était Juif selon la chair, que les apôtres étaient Juifs, que les premières assemblées chrétiennes étaient largement constituées de Juifs, et que « le salut vient des Juifs » (Jean 4:22).
      Le chrétien peut dénoncer le rejet du Christ, l’incrédulité et la persécution, sans transformer cette dénonciation en mépris d’un peuple. La croix nous apprend quelque chose de plus profond : elle révèle le péché de l’homme, mais elle révèle surtout la grâce de Dieu.
      Ne prenons donc pas un texte qui appelle à la sainteté et à la fidélité à Christ pour entretenir une rancœur que l’Évangile nous demande précisément d’abandonner.
      Amicalement, et que le Seigneur nous garde tous dans l’humilité et dans la vérité.

  16. Monsieur Berny, je pense que vous êtes juif ou d’origine juive. Un vrai catholique ne défendrait pas Israël et le judaïsme à ce point.
    Un vrai catholique, comme le disent beaucoup de commentateurs, a le devoir de prier pour la conversion des Juifs. Et c’est ce que font la plupart des catholiques.
    Quant à la « haine », on nous rabâche à longueur de journées dans tous les médias mainstream ce concept d’appel à la haine ou de discours de haine chaque fois qu’un Français, pas nécessairement catholique, critique un tant soit peu tel gouvernement ou telle personne sacralisés par l’oligarchie mondialiste.
    Or, la haine, la haine véritable, très peu la ressente et encore moins l’exprime. Puisque vous ne voulez pas généraliser, il ne faut pas confondre une critique (justifiée ou même injustifiée) avec un discours de haine.

    • Madame Pichon,
      Je vous remercie d’avoir pris le temps de commenter mon article. Permettez-moi de vous répondre en distinguant les questions soulevées et les arguments avancés.
      Vous mettez en cause ma supposée origine juive, vous invoquez ce que devrait être un « vrai catholique » et vous contestez la distinction entre critique politique et haine. Quant à l’expression « oligarchie mondialiste », elle reste vague et ne permet pas, à elle seule, d’éclairer le débat.
      Permettez-moi de vous le dire franchement : suggérer qu’une personne serait juive ou d’origine juive comme si cela suffisait à disqualifier sa parole est précisément le genre de mécanisme que mon article dénonce. Les origines d’une personne ne déterminent ni la valeur de ses arguments ni la légitimité de sa défense de la dignité humaine.
      Qu’est-ce qu’un « vrai catholique » ? Certainement pas quelqu’un qui mesurerait sa fidélité au Christ à l’hostilité qu’il manifesterait envers d’autres. La foi chrétienne nous appelle à croire, à espérer et à aimer, sans renoncer pour autant à la vérité.
      Le concile Vatican II, dans Nostra Ætate, § 4, déplore les haines, les persécutions et les manifestations d’antisémitisme. Il rappelle également que les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés ou maudits par Dieu, comme si cela découlait de l’Écriture. Prier pour que tous les hommes connaissent le Christ est parfaitement légitime ; mais cette prière ne saurait justifier le mépris, la suspicion ou l’hostilité envers les personnes.
      Vous avez raison sur un point : la critique d’un gouvernement, y compris celui d’Israël, et de ses décisions politiques est légitime. Mais c’est précisément là que se situe la distinction essentielle de mon article : critiquer une politique n’est pas haïr un peuple en raison de son identité. C’est de cette haine que je parle, et non de l’interdiction de toute critique politique.
      Je vous invite donc à relire mon article en gardant cette distinction à l’esprit. Je comprends que ces questions puissent susciter des réserves ou de l’embarras ; je vous invite toutefois à la prudence, afin que la défense de convictions légitimes ne nous conduise pas à nourrir des soupçons généralisés ni à confondre le discernement avec la condamnation.
      L’apôtre Jean nous avertit : « Celui qui dit être dans la lumière et qui hait son frère est encore dans les ténèbres » (1 Jean 2, 9). Cette parole mérite d’être méditée par chacun de nous, car nul n’en est dispensé.
      Si vous estimez que mon article confond la défense de la dignité du peuple juif avec celle de la politique israélienne, je suis disposé à poursuivre cet échange avec vous, argument par argument. La bienveillance n’exclut pas la fermeté ; elle nous oblige à l’exercer dans la vérité et le respect de l’autre.
      Bien cordialement,
      Berny

      • Vous n’avez pas dit si vous êtes juif ou d’origine juive. Evidemment que c’est important de le savoir, non pour disqualifier votre parole, mais parce que vous parlez d’Israël et du judaïsme. Un juif n’aura pas la même attitude vis-à-vis d’Israël ou du judaïsme qu’un catholique ou qu’un musulman. De même, un juif ou un musulman vis-à-vis du christianisme et de l’Eglise, etc, on peut passer en revue toutes les religions.
        L’oligarchie mondialiste, c’est ce petit nombre de personnes pas forcément connues, mais qui décident dans la politique, la justice et les médias à leur service, qui doit être ménagé et qui peut être critiqué.
        Je ne conteste pas la distinction entre critique politique et haine. Au contraire, je l’approuve.
        Vous voulez tellement que le peuple juif soit haï par les chrétiens ! Même si tous les chrétiens de la terre vous certifiaient ne ressentir aucune haine contre les juifs, au lieu d’être rassuré vous seriez déçu.
        Ne prenez pas vos désirs de haine pour des réalités.

  17. M Berny,
    Bien malin celui qui peut en 2026 prouver génétiquement qu’il est d’origine juive….mais passons.
    Permettez moi ce petit florilège de questions que m’inspire votre article :

    Que pensez-vous d’un Saint Louis qui a fait brûler publiquement des Talmuds à Paris ?
    Pourquoi l’Eglise a-t-elle parlé jusqu’à Vatican II des Juiifs comme d’un « peuple perfide » ?
    Pourquoi l’Apocalypse parle t elle de la « Synagogue de Satan » ainsi que des « Juifs qui se disent Juifs mais ne le sont pas » ?
    Les Juifs n’ont ils pas dit à Pilate que le « sang ( de Jésus )retomberait sur eux et leur déscendance » ?
    Le Christ n’a t il pas parlé des Pharisiens comme une « engeance de vipère » ?
    L’appellation de « goys » par les juifs pour pes non-juifs n’est-il pas du racisme ?

    Cette liste est bien loin d’être exhaustive mais si l’on veut traiter ce sujet à la racine, il me paraît nécessaire d’y répondre.
    Bien à vous.

  18. @ Cosaque
    Je vous remercie de vos remarques, qui méritent mieux qu’une esquive. Permettez-moi d’y répondre selon cette règle de Paul : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (Colossiens 4.6), avec clarté, donc, mais sans céder à la facilité des amalgames.

    Vous commencez par une insinuation sur mon origine. Elle ne constitue pas un argument : si une affirmation est vraie, elle l’est quel que soit l’ascendant de celui qui la formule ; si elle est fausse, elle doit être réfutée. Je vous demande donc de discuter le texte, non la personne. Vous avez d’ailleurs raison de douter qu’on puisse prouver une origine par la génétique, et c’est bien pourquoi la haine est absurde avant d’être coupable : elle s’acharne sur un visage qu’elle ne sait même pas définir.

    Saint Louis et le Talmud. Il a effectivement fait brûler des exemplaires du Talmud à Paris en 1242, sur la dénonciation d’un converti. Cet acte appartient à une époque où l’Église et les pouvoirs chrétiens ont souvent traité les Juifs avec une dureté contraire à l’Évangile. Le reconnaître n’est pas trahir le Christ : c’est refuser de sanctifier des fautes historiques au nom du christianisme. Un saint reste un homme, et l’Église ne canonise pas chacun de ses actes. Cette même Église, depuis la bulle Sicut Judaeis, a aussi protégé les Juifs contre les massacres. Quant au mot « perfide » de l’ancienne prière du Vendredi saint, employé au sens latin de « sans foi » mais chargé de sombres résonances, Jean XXIII l’a retiré en 1959, avant Vatican II : l’Église a su nettoyer sa propre fenêtre.

    « Synagogue de Satan » et « race de vipères ». En Apocalypse 2.9 et 3.9, l’expression ne désigne pas « les Juifs » en général, mais des personnes qui se réclamaient abusivement du nom d’Israël tout en persécutant les croyants : deux communautés d’Asie Mineure en querelle avec les premiers chrétiens, dans une dispute entre frères, écrite par un juif, Jean. De même, « race de vipères » s’adresse aux Pharisiens hypocrites, non au peuple juif comme tel. C’est la rude parole des prophètes, celle d’un père qui reprend ses enfants, jamais une sentence héréditaire. Jésus lui-même dit que « le salut vient des Juifs » (Jean 4.22).

    Le sang du Christ. Oui, certains Juifs ont réclamé la crucifixion de Jésus ; mais Jésus, ses apôtres et les premiers disciples étaient eux-mêmes juifs. Le cri de Matthieu 27.25, prononcé par une foule dans un contexte précis, ne saurait fonder une culpabilité héréditaire : Dieu ne charge pas les enfants de la faute des pères (Ézéchiel 18.20). Le catéchisme du concile de Trente rappelle que ce sont nos péchés qui ont cloué le Christ à la croix, et Nostra Aetate précise que sa passion ne saurait être imputée ni aux Juifs d’alors, ni à ceux d’aujourd’hui.

    Le mot « goy ». Il signifie simplement « nation » ou « peuple » ; « goyim » désigne, selon le contexte, les non-Juifs. Il peut être employé avec mépris, comme n’importe quel terme, mais il n’est pas en soi une insulte raciale. Le Talmud contient des textes discutables ou choquants, comme toute vaste littérature religieuse ; mais on ne juge pas un peuple entier à partir de pages isolées, sorties de leur contexte et souvent mal traduites.

    La vigne et les vignerons. Matthieu 21.43 annonce que le royaume sera confié à un peuple qui en portera les fruits. Mais le Christ s’adresse aux chefs du peuple, non à tous, et ce passage ne dit pas que Dieu a définitivement rejeté Israël. Paul écrit : « Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Certainement pas ! » et « les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.1, 29) ; les Juifs demeurent « aimés à cause des pères » (Romains 11.28). L’Église ne remplace pas Israël : elle est greffée dans l’olivier d’Israël, et la branche ne doit pas mépriser la racine qui la porte (Romains 11.17-18). Les Juifs d’aujourd’hui ne sont pas des hérétiques : ils sont nos frères aînés, issus du même tronc. Israël demeure l’objet des promesses de Dieu, même si, comme tous les hommes, les Juifs ont besoin de croire en Jésus-Christ pour être sauvés.

    Terres et Rothschild. Les achats de terres en Palestine par des familles fortunées relèvent de l’histoire politique du sionisme, qu’on peut discuter librement. Mais ils ne permettent pas de réduire le retour des Juifs ni l’existence d’Israël à une conspiration. Les faits demandent des sources précises, des dates, des responsabilités nommées : les généralités nourrissent la suspicion, non la vérité. Quant à la Cabale, c’est un fleuve mystique du Moyen Âge, qui n’autorise aucun procès en sorcellerie collective.

    Au fond, chercher un coupable collectif, c’est refaire le geste du bouc émissaire que le Christ est venu abolir. Je condamne donc toute haine envers le peuple juif, comme je condamne toute injustice commise par quiconque. Mon propos n’est pas d’idéaliser le judaïsme ni de nier les désaccords doctrinaux, mais de rappeler qu’aucun désaccord ne nous autorise à nourrir la haine. Prions pour qu’Israël reconnaisse son Messie, et pour que nous, chrétiens, annoncions l’Évangile sans orgueil, sans calomnie et sans haine, avec des paroles assez douces pour guérir, et assez salées pour ne pas mentir.

    Bien à vous, en Christ.

  19. M Berny,
    Sur les origines génétiques, elle ne s’adressent nullement à vous, mais aux juifs d’aujourd’hui. Sont ils vraiment juifs après tous ces siècles passés ?

    Au moment où St Jean écrit l’apocalypse, il n’est plus juif, il est chrétien. Certes d’origine juive mais désormais de confession chrétienne.
    Là où vous faites une grosse erreur, ce ne sont pas « cetains Juifs » comme vous dîtes, qui condamnent le Christ à la mort mais le Sanhedrin lui même. Soit l’autorité suprême du judaïsme de l’époque. Caïphe est donc l’équivalent du pape pour l’Eglise aujourd’hui…

    La question n’est donc pas de savoir s’il y a une supposée « haine » des Juifs par les chrétiens ou qui merite le concours de la victimisation mais qui est avec le Christ et qui est contre. Vous semblez le savoir et je le reconnais volontiers : oui il y a eu un antijudaisme chrétien dans l’Histoire et oui cet antijudaisme a été assumé pendant des siècles par l’Eglise. Latran IV si j’ai bonne mémoire pour « la rouelle ». Si l’on veut creuser le fond du problème, il faudrait peut être se poser la question qui fâche mais somme toute logique : quid de l’antichristiannisme du judaïsme depuis le Christ ? Il ne s’agit évidemment pas d’opposer haine contre haine mais quels sont les ressorts idéologiques de chacun ?
    Dans le Christ.

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