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Tribune libre

Quelle sera la prochaine étape. Suite * *

Quelle sera la prochaine étape. Suite * *

A peine le Conseil Constitutionnel avait-il validé la loi sur l’aide à mourir que Emmanuel Macron publiait un communiqué dans la Presse pour saluer cette victoire historique :

« Cette décision parachève un débat démocratique exemplaire, et apporte une garantie essentielle à nos concitoyens. Le Conseil Constitutionnel consolide ainsi l’équilibre du texte adopté par le Parlement. Il est désormais possible de se tourner vers la mise en œuvre de cette réforme avec la certitude qu’elle repose sur des fondements démocratiques. »

On se demande bien en quoi cette loi est démocratique ?
Rejetée par l’ensemble du corps médical, passée au forceps après de nombreux aller et retours entre l’Assemblée nationale et le Sénat, puis validé par un Conseil Constitutionnel à la botte de notre Président, cette loi est tout sauf démocratique.

Par contre, pour de sombres motifs difficiles à expliquer, elle représente pour Emmanuel Macron une réforme majeure annoncée lors de sa campagne de 2022. Et ce qu’un Macron veut, un Macron l’obtient. Ses maîtres peuvent être fiers de lui !

Depuis le verdict des Sages ce vendredi 14 août, de nombreux articles paraissent dans la Presse pour nous vanter les bienfaits de l’euthanasie et du suicide assisté. Ainsi, l’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité rappelle avec insistance les arguments en faveur de cette loi. D’abord elle permettra de soulager d’horribles douleurs et elle offrira à des malades atteints de maladies dégénératives la possibilité de préserver leur dignité, mais surtout elle donnera à chacun la liberté de pouvoir choisir le jour de sa mort. Sur ces derniers points, quelques défenseurs de cette loi tant décriée ont exhumé un témoignage paru dans le magazine « Elle » de juin 2025. Dans cet article, Nicole Croisille confiait sa volonté de mourir dignement :

« Je ne veux pas devenir dépendante, encore moins être un poids. La dignité n’a pas d’âge, elle ne disparaît pas parce qu’on est pauvre ou qu’on est vieux.
La religion c’est ça qui bloque : on ne peut pas faire ce que l’on veut de sa vie. »

Bien décidée à mourir dignement, elle avait décidé de se rendre en Belgique où l’euthanasie était déjà légale en 2025. Rendez-vous fut donc pris pour le 4 juin. Malheureusement pour elle, rien ne se passa comme prévu !

Dès le premier juin, elle fut hospitalisée en urgence dans une clinique parisienne, son état s’étant soudainement aggravé. Elle y reçut pendant trois jours des soins palliatifs jusqu’à son décès naturel dans la nuit du trois au quatre juin. Pile à la date prévue mais pas comme prévu !

Avec beaucoup d’humour, Dieu venait de bousculer tous ses plans pourtant préparés avec minutie !
Malgré tous ses efforts pour contourner la loi, pour s’affranchir de la religion et organiser dans les moindres détails sa fin de vie, Nicole Croisille est morte sans rien maîtriser, de manière très banale. Finalement, on peine à voir dans son témoignage le moindre argument en faveur de l’euthanasie, bien au contraire : tout c’est passé simplement, malgré toute cette agitation bien inutile.

Autre affaire citée récemment dans les médias : le cas de Catalina Giraldo. Cette jeune Colombienne souffrant de troubles dépressifs persistants depuis l’âge de vingt ans a choisi de se faire euthanasier en juillet dernier. Pour elle, ses souffrances étaient incompatibles avec une vie digne. Il ne nous revient pas de juger de la pertinence d’un tel choix, certaines dépressions doivent être difficiles à endurer. Par contre, il n’est pas du tout sûr que l’euthanasie ait réglé son problème. Rien ne garantit qu’une âme tourmentée trouvera la paix après la mort. Etant ici-bas pour permettre à notre âme de trouver la paix en Dieu, ce n’est certainement pas en détruisant notre corps que l’on pourra faire taire les angoisses de notre âme. Si le corps est périssable, l’âme de son côté est éternelle, éternelle dans la paix de Dieu pour celui qui meurt en Christ mais éternelle aussi dans les tourments d’un mal-être non résolu, là où sont les pleurs et les grincements de dents !

* * Quelles seront ces prochaines étapes ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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