Etats-Unis : le combat judiciaire autour de l’avortement se poursuit
Aux Etats-Unis, des décisions de justice concernant la pratique de l’avortement ont été rendues récemment dans différents Etats.
Plus de délai de réflexion dans le Michigan
Le 13 mai, un juge a annulé le délai de réflexion de 24 heures avant un avortement qui était en vigueur dans l’Etat du Michigan, estimant qu’il était contraire à un amendement, approuvé par les électeurs en 2022, ayant inscrit le « droit à l’avortement » dans la Constitution de l’Etat.
Le juge Sima Patel a également annulé une réglementation qui obligeait les praticiens à fournir un diagramme décrivant le développement du fœtus et des informations sur les alternatives à l’IVG, les déclarant « coercitives et stigmatisantes ». Il a aussi mis fin au fait que seul un médecin, et non d’autres professionnels de santé, pouvait pratiquer un avortement.
La Caroline du Sud maintient l’interdiction au-delà de 6 semaines
En Caroline du Sud, la Cour suprême a statué le 14 mai que l’Etat pouvait continuer à interdire les avortements « autour de six semaines après la conception », en se ralliant à l’interprétation la plus ancienne de la date de début des battements de cœur.
Suite à « l’imprécision » de la disposition qui l’a poussée à examiner l’intention des législateurs, il ne fait « aucun doute » que « les législateurs des deux camps » font référence à un délai de six semaines quand ils évoquent l’apparition des battements de cœur.
En Louisiane le classement de la pilule abortive réexaminé
Dans l’Etat de Louisiane, un juge a autorisé 15 mai la poursuite d’un recours contre une mesure qui a reclassé le misoprostol et la mifépristone, deux produits utilisés fréquemment pour provoquer un avortement, en tant que « substances dangereuses contrôlées ». Le Procureur général avait demandé le classement de cette affaire.
La Louisiane était devenue le premier Etat à modifier la classification ces substances.
L’avortement de mineures sans consentement parental déclaré inconstitutionnel en Floride
Invoquant les droits parentaux, une Cour d’appel de Floride a jugé le 14 mai qu’une loi permettant aux mineures d’avorter sans le consentement de leurs parents était « inconstitutionnelle ».
La disposition déclarée inconstitutionnelle avait mis en place une procédure permettant aux mineures de demander au tribunal l’autorisation d’avorter sans le consentement de leurs parents. Les juges pouvaient accorder de telles « dispenses » de consentement parental s’ils estimaient que la mineure était « suffisamment mûre pour décider d’interrompre sa grossesse » ou s’ils jugeaient, par des « preuves claires et convaincantes », que les exigences en matière de consentement « ne sont pas dans l’intérêt supérieur » de la mineure.
Cette décision intervient alors que la Cour d’appel a rejeté la demande d’une jeune fille de 17 ans qui souhaitait recourir à l’IVG sans le consentement de ses parents.
Dans le Missouri, la question renvoyée devant les électeurs
Dans le Missouri, les législateurs républicains de l’Etat ont approuvé le 14 mai un nouveau référendum qui vise à abroger un amendement adopté il y a 6 mois, et à interdire la plupart des avortements, à l’exception des cas de viol et d’inceste.
L’amendement constitutionnel proposé sera soumis aux électeurs en novembre 2026, ou plus tôt, si le gouverneur Mike Kehoe organise une élection avant cette date.
Une mesure du Maryland débloque 25 millions de dollars pour financer des IVG
Par ailleurs, le Maryland deviendra le premier Etat américain à utiliser l’argent collecté par une taxe prélevée sur les plans d’assurance maladie vendus dans le cadre de l’Affordable Care Act pour financer un programme de prise en charge des avortements, quelle que soit la couverture de la patiente, suite à une mesure promulguée le 13 mai par le gouverneur Wes Moore.
La loi permettra de dégager environ 25 millions de dollars lorsqu’elle entrera en vigueur le 1er juillet, puis environ 3 millions de dollars par an dans les années à venir.
Culture : la gauche a tout pris… et maintenant ?
Comment la gauche a-t-elle conquis le monde de la culture ? Pourquoi les arts, les médias, l’éducation sont-ils devenus des outils idéologiques ? Et surtout : comment réagir, transmettre, reconstruire sans se laisser broyer ?
Dans cette conférence organisée par Academia Christiana, Richard de Seze, journaliste et directeur de Politique Magazine, dévoile les mécanismes de la domination culturelle actuelle. Mais il ne s’arrête pas à la critique : il propose des pistes concrètes pour bâtir un écosystème alternatif, enraciné, au service du Bien commun.
Au programme :
- Pourquoi la gauche a compris avant nous l’importance du combat culturel
- Comment l’art, les médias et l’éducation sont devenus des armes idéologiques
- Peut-on encore transmettre l’héritage français et chrétien ?
- Les 3 leviers d’une reconquête culturelle : transmission naturelle, apprentissage organisé, perpétuation spectaculaire
« La culture n’est pas un luxe : c’est la forme visible de notre civilisation. » – Richard de Seze
Encore un ministre pris en flagrant délit de désinformation
Le tout naturellement en attaquant les autres pour “fake news” (car les politiciens veulent le monopole de la désinformation!)…
Communiqué de la Fondation Lejeune:
Dans une vidéo publiée le 13 mai 2025 sur X, Charlotte Parmentier-Lecocq s’est appuyée sur la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations-Unies pour justifier l’euthanasie des personnes porteuses de handicap. Pour la Fondation Jérôme Lejeune, cette fake news est une instrumentalisation inacceptable qui vise à dissimuler les menaces de la proposition de loi dont les dérives seront inévitables.
La ministre a demandé que le droit à l’euthanasie “soit accessible à toute personne en situation de handicap, comme le prévoit la Convention des droits des personnes en situation de handicap des Nations-Unies”. Or, la Convention ne reconnaît aucun “droit à mourir”, mais affirme avec force le droit à la vie des personnes handicapées (article 10), et impose aux États l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour le protéger. Ce droit est renforcé par l’article 16, qui exige la protection des personnes handicapées contre toute forme de violence, d’abus, ou de traitement inhumain, y compris dans les pratiques médicales, et par l’article 17, qui rappelle le droit au respect de l’intégrité physique et mentale.
Le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU (CRPD), chargé de surveiller l’application de cette Convention par les États parties, a par ailleurs fermement condamné les politiques étendant l’euthanasie ou le suicide assisté aux personnes handicapées. Le CRPD a ainsi exprimé en avril 2025 une “extrême préoccupation” à l’égard du Canada où le handicap suffit à approuver l’aide médicale à mourir depuis 2021, avec l’extension de ce dispositif à des personnes dont la mort n’est pas raisonnablement prévisible. Cette évolution repose, selon le Comité, sur des préjugés validistes et des “perceptions négatives et capacitistes de la qualité et de la valeur de la vie des personnes handicapées”.
Le CRPD fait également le lien entre cette évolution inquiétante et, d’une part, “les échecs systémiques de l’État partie à répondre aux déterminants sociaux de la santé et du bien-être”, et d’autre part, les inégalités sociales, puisque ce dispositif euthanasique est “disproportionnellement utilisé par des femmes en situation de handicap et par des personnes handicapées vivant dans des situations marginalisées”.
Dans sa vidéo, la ministre a également affirmé que les craintes au sujet de l’euthanasie des personnes handicapées relevaient de “fake news” et de “l’utilisation de peurs” : or, ces craintes, exprimées par de nombreuses familles de personnes handicapées, sont exprimées également par le CRPD lui-même et reposent sur des faits avérés.
Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, “ce n’est pas un simple contresens mais une véritable instrumentalisation de cette Convention pour masquer les menaces graves et réelles que la proposition de loi fait peser sur les personnes handicapées. Cette manière de fausser le débat est intolérable”.
Construire des sociétés civiles harmonieuses et pacifiées en misant sur la famille fondée sur l’union stable entre un homme et une femme
Ce matin, le pape Léon XIV a rencontré les membres du corps diplomatique. Extrait de son discours :
Poursuivre la paix exige de pratiquer la justice. Comme je l’ai déjà évoqué, j’ai choisi mon nom en pensant avant tout à Léon XIII, le Pape de la première grande encyclique sociale, Rerum novarum. Dans le changement d’époque que nous vivons, le Saint-Siège ne peut s’empêcher de faire entendre sa voix face aux nombreux déséquilibres et injustices qui conduisent, entre autres, à des conditions de travail indignes et à des sociétés de plus en plus fragmentées et conflictuelles. Il faut également s’efforcer de remédier aux inégalités mondiales, qui voient l’opulence et la misère creuser des fossés profonds entre les continents, entre les pays et même au sein d’une même société.
Il incombe à ceux qui ont des responsabilités gouvernementales de s’efforcer à construire des sociétés civiles harmonieuses et pacifiées. Cela peut être accompli avant tout en misant sur la famille fondée sur l’union stable entre un homme et une femme, « une société très petite sans doute, mais réelle et antérieure à toute société civile » [2]. En outre, personne ne peut se dispenser de promouvoir des contextes où la dignité de chaque personne soit protégée, en particulier celle des plus fragiles et des plus vulnérables, du nouveau-né à la personne âgée, du malade au chômeur, que celui-ci soit citoyen ou immigrant.
Hollande, qui était Président il y a 10 ans, explique que la France a 10 ans de retard
L’ex-président François Hollande était de passage à Cholet (Maine-et-Loire) jeudi 15 mai, où il a rencontré une douzaine de praticiens de la maison de santé Jean-Bernard Nord. Une douzaine de professionnels de santé, médecins, kinésithérapeutes ou encore infirmiers, ont échangé sur la pratique de leur métier.
Sophie Choplin, médecin généraliste et présidente de l’Amicale des omnipraticiens du Choletais, souligne :
« Il faut nous laisser nous organiser et nous faire confiance. Ce sont les professionnels qui savent comment faire fonctionner le système de soin. »
Tous ont pointé du doigt la proposition de loi adoptée par le Sénat sur la liberté d’installation des médecins dans les zones déjà bien dotées.
« Il faut donner envie au jeune, pas les réguler ! »
François Hollande a répondu :
« En tant que député, c’est intéressant d’avoir des retours du terrain sur les textes. Il faut faire participer les professionnels ».
« On a dix ans de retard. Par exemple ici, on demande un agrandissement depuis six ans et les travaux débutent tout juste. » « J’apprends beaucoup et je peux repartir avec des réflexions, des propositions ».
Lyon : un immigré clandestin surpris en pleine profanation d’église
Il s’en prenait au tabernacle et à un tronc :
🔴 @Valeurs | Hier soir, jeudi 15 mai, un peu avant minuit, un Libyen en situation irrégulière, déjà connu de la police, a été interpellé en train de dégrader une église du 8e arrondissement de Lyon. Selon une source policière, cet homme était en possession d’une pince coupante…
— Amaury Bucco (@AmauryBucco) May 16, 2025
Il y a trop de prêtres dans le diocèse de Valence
C’est ainsi que je comprends le communiqué de l’évêque, Mgr François Durand :
Evolution de la collaboration du diocèse de Valence avec la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre.
Après consultation et avis de mes différents conseils et après avoir rencontré le Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, l’Abbé Benoît de Giacomoni, ainsi que l’Abbé Bruno Stemler, je vous informe de ce qui suit :
A partir du 1er septembre 2025, dans le cadre de la réorganisation de la paroisse Saint Émilien de Valence, avec l’arrivée de nouveaux prêtres curés et pour œuvrer dans le sens de l’unité de la paroisse, la messe vetus ordo (forme ancienne, en latin) sera célébrée à l’église Notre Dame de Valence par des prêtres du diocèse et par des prêtres Coopérateurs Paroissiaux du Christ Roi (communauté de Nazareth). Le catéchisme sera assuré en présence d’un prêtre de la paroisse.
Nous remercions la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre et l’Abbé Bruno Stemler d’avoir assuré ce service pendant plusieurs années.
A partir du 1er septembre 2025, le catéchisme à Montélimar sera totalement organisé par la paroisse Notre Dame du Rhône et sous l’autorité du curé, en collaboration avec les personnes qui l’assurent actuellement. Nous sollicitons la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre pour qu’un prêtre de la Fraternité célèbre la messe vetus ordo, les dimanches et fêtes, au matin, à la chapelle Notre Dame de la Rose à Montélimar.
15 mai 2025+ François DurandÉvêque de Valence
The Economist s’inquiète du recul de la liberté d’expression en Europe
Sur Europe 1, Eugénie Bastié évoque cet article de The Economist, confirmant les propos tenus par JD Vance à Munich il y a 3 mois.
En Grande-Bretagne, être « grossièrement offensant » en ligne est un délit. Des lois sur le blasphème existent encore dans plus d’une douzaine de pays européens. L’ensemble du continent criminalise le « discours de haine », une définition difficile à cerner, mais qui s’étend sans cesse à de nouveaux groupes. 40% des Britanniques et des Allemands pensent qu’il est impossible de dire ce que l’on pense dans leur pays. The Economist cite même le cas de CNEWS et de l’amende de 100 000 € infligée à la chaine parce qu’un des animateurs y avait évoqué l’idée que l’IVG était la première cause de mortalité dans le monde. On peut être heurté par ces propos bien sûr, mais ils font partie d’une argumentation, et les sanctionner est une atteinte claire à la liberté d’expression. Cette régression de la liberté d’expression est aussi liée à la montée en Europe de sociétés multiculturelles. Ce sont des sociétés fracturées, archipellisées où les communautés et le minorités se drapent dans leurs identités et leur culture victimaire, où le moindre mot blessant prend une tournure politique. En ces temps périlleux, citons le nouveau pape Léon XIV qui il y a trois jours a appelé dans son homélie à préserver le « précieux trésor de la liberté d’expression ».
Quand The economist s’inquiète pour la liberté d’expression en France
➡️ Écoutez le coup d’œil d’@EugenieBastie sur #Europe1 #Europe1Matin pic.twitter.com/n87e6rZ2Ai
— Europe 1 (@Europe1) May 16, 2025
Euthanasie, suicide assisté : de quoi parle-t-on ?
La dignité humaine est au cœur des débats sur la fin de vie. On refuse certaines pratiques médicales pour la préserver… mais on réclame aussi l’euthanasie en son nom. Alors, où est la vérité ?
- L’euthanasie permet-elle vraiment de mourir dans la dignité ?
- Quelle est la différence entre euthanasie, sédation et soins palliatifs ?
- Peut-on accompagner sans hâter la mort ?
- Et qui décide de ce qui est digne ou pas ?
Dans cette vidéo de 5mn, humains explore les enjeux éthiques de l’euthanasie et redonne tout son sens à la dignité humaine, jusqu’au bout de la vie.
Très brève histoire en cinq actes de la désabolition de la peine de mort
Acte I : 1975
Ça commence avant même que la peine capitale soit abolie…
La loi Veil dépénalise l´avortement rebaptisé IVG, acronyme d’interruption volontaire de grossesse (1). Les victimes sont les enfants innocents avortés.
Acte II : 1981
Robert Badinter fait voter l’abolition de la peine de mort pour les criminels.
Acte III : 2019
Des juges administratifs rétablissent la peine de mort par abandon de soin pour M. Vincent Lambert. Son crime ? Être devenu pauci-relationnel après un accident.
Acte IV : 2020
Des commandos sanitaires mandatés par le ministre de la Santé injectent du Rivotril à des résidents en EHPAD, à des fins “palliatives”, lors de la plandémie de Covid 19. Ça les a tués, mais bon, ils étaient vieux, alors…
Acte V, en cours en 2025
Les députés planchent (2) sur une loi légalisant l´euthanasie et le suicide assisté qu´ils vont pudiquement renommer « aide à mourir (3) ». Vous n´êtes plus ni productif ni solvable ? Pourquoi ne pas mourir dès aujourd´hui ?
Je vous propose deux conclusions :
1. Les seuls dont la vie est protégée par la République Française sont les criminels.
2. Ayez confiance : l´État veut votre bien !
L’auteur vous prie de l’excuser : il n’y a pas d’unité de temps ni de lieu ni d’action. En outre, l’article est à l’origine une séquence de X (ex-twitter), d’où sa concision, ses choix à l’emporte-pièce et l’absence d’analyse approfondie.
(1) Une interruption est en général considérée comme momentanée : une suspension provisoire. Il n’est pas possible de recommencer une grossesse là où elle aurait été interrompue par un avortement. « La perversité de la cité commence avec la fraude des mots », Platon.
(2) Le mot a été choisi à dessein.
(3) Le mot « tuer » serait trop brutal, cf. Platon note (1).
Illustration : Kaa dans le film Le livre de la jungle (The jungle book), de Wolfgang Reitherman, © Walt Disney Pictures, 1967
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’Italie et le Danemark s’allient pour remettre en cause la tutelle de la CEDH sur les politiques migratoires
Le Danemark et l’Italie cherchent à convaincre d’autres pays européens de cosigner une lettre critiquant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour être allée « trop loin » dans son interprétation du droit, en particulier sur les questions migratoires.
La CEDH, basée à Strasbourg, est chargée de veiller au respect de la Convention européenne des droits de l’Homme dans les 46 pays membres du Conseil de l’Europe. Ses décisions influencent de manière significative le cadre juridique de ces pays dans différents domaines.
Le texte, encore en cours de finalisation et ouvert à d’autres signataires, devrait être rendu public dans les semaines à venir.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de demandes croissantes, depuis plusieurs mois, pour revoir ou réinterpréter les cadres juridiques internationaux existants, jugés parfois inadaptés aux défis contemporains, notamment en matière de migration.
Parmi les soutiens potentiels à cette lettre figurerait la République tchèque, la Finlande, la Pologne et les Pays-Bas.
Les scouts de Riaumont interdits de camper
Le préfet de la Vienne, Serge Boulanger, a signé un arrêté préfectoral pour interdire de manière définitive à l’Association des Scouts et guides de Riaumont d’organiser un accueil collectif de mineurs à partir de jeudi 15 mai. Cette décision a été prise à l’issue de quinze contrôles effectués dans l’Orne, l’Indre, le Pas-de-Calais et l’Eure, entre juin 2024 et avril 2025. De nombreux « manquements » ont été constatés, comme les « conditions spartiates » des séjours, l’absence de diplômes adéquats des encadrants ou le non-respect des normes sanitaires et d’hygiène. «
Ce mouvement de scoutisme catholique, indépendant, s’est constitué en association depuis 1999, et dont le siège social est basé dans la Vienne. L’association compte près de 600 adhérents, dont 450 mineurs dans trois groupes distincts à Liévin, Fontgombault (dans l’Indre, sans lien avec l’abbaye du même nom) et Paris. Les préfets du Pas-de-Calais et de l’Indre avaient déjà annoncé des interdictions ces derniers mois pour des lieux situés sur leurs territoires respectifs.
L’avocat de l’Association des Scouts et guides de Riaumont a deux mois pour interjeter appel.
Les Scouts de Riaumont ont subit 15 inspections de juin dernier à avril. Qui dit mieux ?
La Conférence des Doyens des facultés de médecine s’oppose à l’introduction d’enseignements obligatoires sur la pratique de l’aide à mourir
La Conférence des Doyens des facultés de médecine s’oppose à l’introduction d’enseignements obligatoires sur la pratique de l’aide à mourir dans les programmes de formation médicale considérant que cette pratique ne fait pas partie des missions des médecins :

Don Camillo est de retour
« Cette maison est protégée par le bon Dieu ! Et par un fusil de chasse. Quiconque s’introduit ici a de bonnes chances de rencontrer les deux » : agacé par les cambrioleurs, le curé les met en garde
Un curé strasbourgeois, victime de vols à répétition, a mis un message d’avertissement humoristique devant son presbytère, rapportent Les Dernières Nouvelles d’Alsace.
Le curé a été victime de 5 cambriolages : son vélo électrique, la tondeuse électrique du presbytère, un chauffage, un ordinateur portable et une télévision.
« C’est vraiment de l’humour », tient à rassurer le prêtre. S’il n’y a pas d’arme, il a installé des caméras de vidéosurveillance.
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Contre la Vie humaine la tromperie se déchaîne…
Communiqué de SOS Tout-Petits :
En 1975 on a promu « l’interruption volontaire de grossesse », c’est-à-dire la mise à mort d’un être humain, comme un prétendu secours en cas de détresse. On a fait grand cas de cette condition pour tromper l’opinion, et obtenir le vote de la loi… et puis on a supprimé cette même condition, comme négligeable, en 2014 ! Le « bourrage de crâne » et les décisions du Conseil Constitutionnel ont accompagné avec ferveur cette incohérence trompeuse. On s’est bien gardé d’instituer une importante prime de naissance, qui aurait pu sauver des milliers de petits êtres humains avec quel réconfort pour les mères !
On veut maintenant promouvoir le suicide assisté sans avoir correctement développé, loin s’en faut, les soins palliatifs. Même manoeuvre !
Aux deux extrémités de la vie on préfère la mort et la désespérance aux véritables secours. C’est une vision purement matérialiste et athée qui méprise l’homme, sa vraie liberté et son destin éternel. Il y a tout de même des athées qui ne déraisonnent pas à ce point !
On a toujours jugé que la volonté suicidaire était un signe d’extrême détresse ou de dérangement mental, justifiant de protéger le désespéré contre lui-même, de l’assister moralement et physiquement et de fermement le secourir. Les pompiers achèvent-ils celui qui « s’est manqué » pour respecter sa liberté ?
Et comme pour l’avortement, on veut bafouer la liberté d’expression par un « délit d’entrave » en prévoyant que les « pressions morales et psychologiques » suffisent à le constituer ! Cette définition floue, alors que le droit pénal est légalement « d’application stricte », est hautement contestable et permet toutes les dérives. Elle est en vigueur depuis 2017 pour l’IVG, et le Conseil Constitutionnel saisi ne s’y est pas opposé.
S’il s’agit d’économiser les frais d’éducation en « cassant » la natalité et la vitalité françaises… et d’équilibrer les régimes de retraite et de prévoyance en « poussant les vieux vers la sortie », qu’on nous le dise franchement !
Mais la franchise n’est pas le fort de ceux qui nous gouvernent. On l’a bien vu dans d’autres domaines avec le Covid 19 et aussi pour l’électricité nucléaire que, par une loi, on a décidé de réduire massivement pour 2025… puis 2035 pour cause d’absurdité… puis pas du tout en relançant le programme nucléaire mis à mal ! Grand gâchis et « girouettisme » avec comme « victimes collatérales » les deux réacteurs de Fessenheim mis en démantèlement, et l’EPR de Flamanville qui n’arrive pas à démarrer, au contraire des deux EPR chinois, de notre technologie, qui prospèrent depuis plusieurs années en d’autres mains. Par le prix de l’électricité les entreprises sont pénalisées et le niveau de vie des Français est lourdement dégradé.
Nous faisons cette digression pour dire que, l’absurdité étant reine, nous ne voulons pas être des « victimes collatérales » de l’inhumaine inconséquence de gens incompétents, verbeux et disqualifiés, qui « se cramponnent » au pouvoir et au parlement en trompant cet éternel « gogo » qu’est le prétendu « peuple souverain », et qui veulent maltraiter lourdement la Vie humaine.
Misère de l’homme sans Dieu !
Combien le pape Léon XIV a eu raison dans son homélie du 9 mai ! Il a dit clairement que
« …la mission est urgente… , car le manque de foi entraîne souvent des drames tels que la perte du sens de la vie, l’oubli de la miséricorde, la violation de la dignité de la personne sous ses formes les plus dramatiques, la crise de la famille… »
Il faut faire reculer cet athéisme stupide qui prospère en niant les faits pour n’avoir pas à les prendre en compte, de façon totalement anti-scientifique.
Les nombreux miracles, notamment de guérison, depuis 2000 ans, et jusqu’à ceux de notre époque parfaitement incontestables, prouvent, par leur invraisemblance même, l’existence de Dieu, sa toute-puissance et sa bienveillance, et la validité et la force morale du message évangélique.
Prions pour la régression de l’athéisme, pour la protection et le respect de la Vie, et pour la conversion et le salut des élus et gouvernants dévoyés.
SOS Tout-Petits nous y invite :
- Chapelet public le vendredi 16 mai à Versailles à 18 h00 au croisement rue de la Paroisse – Maréchal Foch (place du Marché)
- Rosaire public le samedi 24 mai à Paris à 14 h30 RER B Port-Royal, au croisement Saint Michel-Montparnasse (côté N-O) (près de la Maternité Port-Royal)
Il y a aussi les mobilisations de la Marche pour la Vie et de l’Alliance VITA, et la Veillée pour la Vie à Notre Dame de Paris le 21 mai à 19 h30.
Un rejet radical et de lourdes réticences se manifestent, notamment par « le premier parti de France », le ministre de l’Intérieur, des religieux de toutes tendances et des athées respectueux de la dignité humaine , contre cette loi de « l’aide à mourir », immorale, inique et violemment antisociale, qu’on veut nous imposer.
Défendons la Vie et prions.
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
8 mai 1945 : la mémoire « hémiplégique »
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
Parmi les jeunes générations beaucoup ne connaissent pas l’histoire. Il faudrait d’abord en chercher les causes chez nos « élites » politiques, universitaires et médiatiques !
L’exemple de la commémoration de la victoire du 8 mai 1945 illustre une nouvelle fois cette mémoire « hémiplégique », en oubliant quelles sont les armées françaises qui se sont illustrées depuis le débarquement des alliés en Afrique du Nord en novembre 1942 jusqu’à la capitulation du 8 mai 1945.
La réalité militaire, c’est l’Armée d’Afrique qui permet aux alliés de débarquer et de mettre en ligne armes , matériel et l’équivalent de 2 divisions (30.000 hommes) pendant que les 4 divisions de l’Armée d’Afrique (60.000 hommes ) engagent le combat contre les forces allemandes et italiennes qui contre-attaquent depuis la Tunisie (L.C. Michelet/La revanche de l’Armée d’Afrique 1940-1944 p.411/Editions G de Bouillon ).
« Jusqu’à la fin décembre (1942) l’essentiel de la couverture face à l’Est reposera sur les soldats de juin » ( P. Montagnon / L’Armée d’Afrique p ;321 / Editions Pygmalion ).
Epiloque de la campagne de Tunisie, le 13 mai 1943, 150.000 combattants de l’Axe sont faits prisonniers .Le 20 mai les Alliés , y compris les Français, organisent un grand défilé a lieu à Tunis . De Gaulle a interdit aux FFL de défiler avec l’Armée d’Afrique du Général Juin, qui aligne 63.000 hommes, alors que les forces gaullistes ne sont que 9.000 hommes !
Cette Armée d’Afrique est la composante AFN de l’Armée française préservée par l’Armistice de juin 1940, préparée par les Généraux Weygand et Juin pour reprendre le combat dès que les Alliés seront prêts. C’est chose faite après les accords intervenus dès le 10 novembre 1942 entre le Général Eisenhower et l’Amiral Darlan.
Le noyau initial a été renforcé par la mobilisation de 26 classes de « pieds-noirs », soit environ 250.000 h. et d’un nombre équivalent d’ « indigènes » puis en 1943 de milliers d’ «évadés » et, à partir de la fin 1944, des appelés et volontaires de métropole. Cette revanche de l’Armée d’Afrique sera amplifiée lors de la campagne d’Italie en 1943-1944 par les hauts faits du CEF (Corps Expéditionnaire Français), toujours commandé par le Général Juin, puis par la 1ère Armée Française où le Général de Lattre a succédé au Général Juin.
Prenant congé du CEF, le Général Juin avait déclaré : « Ma pensée reconnaissante va au Général Weygand qui a constitué le CEF en Afrique du Nord en lui forgeant une âme et me l’a légué au moment de l’employer. L’Armée d’Afrique venue combattre en Italie a marqué la renaissance des armes françaises. »
La « doxa » politico-médiatique
Un grand silence dans toute la communication officielle.
Mais il y a surtout les contre-vérités :
1er exemple : j’ai cherché dans le hors-série de Paris-Match (114 pages) : je n’y ai trouvé ni mention de Juin, ni a fortiori le nom de Weygand. Mais j’ ai découvert (p. 62) que 300.000 Français « libres » ont combattu fin 1944 lors de la campagne d’Alsace , alors que l’Armée d’Afrique en représente plus des trois quarts. Quant aux mulets que « les alliés auraient fait venir d’Italie » (p. 64), il doit s’agir sans doute des compagnies muletières, la « royale brêle force », qui faisaient partie du CEF commandé par Juin en Italie, et ont suivi leurs unités au sein de l’Armée de Lattre.
2e exemple : les expos et conférences proposées aux mairies par des relais de la « doxa » vont plus loin dans la manipulation : on m’a affirmé que le Général Weygand était un « collabo » avec, à l’appui, une photo du Général Weygand à Siegmaringen, alors qu’il était interné à Itter avec Raynaud , Daladier , le Général Gamelin, etc.
Il vaut mieux que les jeunes échappent au lavage de cerveau !
Complicité entre France Inter et LFI
Le fichier PDF du livre La Meute (Flammarion), signé par les journalistes Charlotte Belaïch et Olivier Pérou, a été transmis à La France insoumise plusieurs jours avant sa parution. Selon les informations du Canard enchaîné, ce document encore sous embargo aurait été partagé par un salarié de France Inter, qui faisait partie des trois médias ayant reçu le livre en avant-première, aux côtés de Marianne et L’Humanité.
Le 3 mai, soit quatre jours avant la sortie du livre, une copie du fichier, identifiable comme provenant de France Inter, a été transmise à Jean-Luc Mélenchon et à son entourage. Le leader maximo de LFI a ainsi pu préparer sa réponse en amont.
Une enquête interne aurait été lancée afin d’identifier l’origine de cette transmission.

La joie de Pâques : Regina caeli
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
« Cette prière joyeuse est adressée à Marie, mère du Ressuscité, et depuis 1742, elle est traditionnellement chantée ou récitée durant le temps pascal, c’est-à-dire du dimanche de Pâques jusqu’au jour de la Pentecôte, en remplacement de l’Angelus. Sa composition remonte au Xe siècle, mais son auteur demeure inconnu. Selon la tradition, le pape Grégoire le Grand, un matin de Pâques à Rome, aurait entendu des anges chanter les trois premières lignes du Regina caeli, auxquelles il aurait ajouté la quatrième. Une autre théorie attribue l’antienne au pape Grégoire V. La mélodie en usage remonte au XIIe siècle, mais a été simplifiée au XVIIe. » (gregorianum.org)
« Il est clair que cet événement n’est pas un quelconque miracle du passé, dont l’existence pourrait nous être, en définitive, indifférente. Il s’agit d’un saut qualitatif dans l’histoire de l’évolution et de la vie en général, vers une vie future nouvelle, vers un monde nouveau qui, en partant du Christ, pénètre déjà continuellement dans notre monde, le transforme et l’attire à lui. Mais comment cela se produit-il ? Comment cet événement peut-il effectivement m’arriver et attirer ma vie vers lui et vers le haut ? Dans un premier temps, la réponse pourrait sembler surprenante, mais elle est tout à fait réelle: un tel événement me rejoint à travers la foi et le Baptême. C’est pourquoi le Baptême fait partie de la Veillée pascale, comme le souligne aussi, au cours de cette célébration, le fait que soient conférés les Sacrements de l’Initiation chrétienne à quelques adultes provenant de différents pays. Le Baptême signifie précisément ceci, qu’il ne s’agit pas d’un événement du passé, mais qu’un saut qualitatif de l’histoire universelle vient à moi, me saisissant pour m’attirer. Le Baptême est quelque chose de bien différent qu’un acte de socialisation ecclésiale, qu’un rite un peu démodé et compliqué pour accueillir les personnes dans l’Église. Il est encore bien plus que le simple fait d’être lavé, qu’une sorte de purification et d’embellissement de l’âme. Il est vraiment mort et résurrection, renaissance, transformation en une vie nouvelle. »
Mariage blanc : bras de fer entre un maire et la justice
Le maire de Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, refuse de marier deux personnes, dont un Tunisien en situation irrégulière, car il suspecte une union « de complaisance ». Mais le parquet lui impose de célébrer le mariage.
Le maire LR Marlène Mourier assure au procureur de Valence que l’homme avait « avoué » lors d’un entretien préalable, qu’il « veut se marier pour les papiers ».
Le parquet lui a répondu que l’enquête de police n’ayant pas permis de démontrer l’insincérité de ce mariage, il ne pouvait s’y opposer, invoquant « la liberté de se marier qui est reconnue comme une liberté fondamentale ».
Marlène Mourier rétorque :
« Il n’y a pas eu d’enquête de police » ou alors « bâclée », « en le célébrant, je me rendrais complice de violation d’une règle de droit et de manipulation de l’institution du mariage ». « Le procureur m’a dit que si je ne les mariais pas, je serais poursuivie », « qu’il poursuive ! » « On ira s’expliquer devant les tribunaux, il faut que ça permette de libérer la parole d’autres maires ».
Face au maire de Béziers, Robert Ménard, qui va être jugé en correctionnelle pour avoir refusé un mariage à un Algérien sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), Emmanuel Macron a jugé que ce cas était « ubuesque parce que le droit est mal fait ».
21 mai: conférence sur l’euthanasie à Bruxelles
On nous prie d’annoncer la prochaine conférence organisée par Identité et Libertés sur l’euthanasie à Bruxelles:

Pour s’inscrire, c’est ici.
I-Média : Macron sur les rails médiatiques d’une communication à haut risque
Cette semaine, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin analysent la stratégie médiatique d’Emmanuel Macron, entre mises en scène controversées et interviews polémiques. Au programme :
L’image de la semaine : Le “narcogate” diplomatique
L’occasion de revenir sur la vidéo devenue virale où Emmanuel Macron cache un mouchoir lors d’une réunion internationale : une polémique artificielle pour masquer les vrais enjeux !
Le dossier du jour : Macron sur TF1, le show de la dernière chance ?
Retour sur l’interview marathon face à des influenceurs et des membres de la société civile comme Tibo InShape, Robert Ménard ou Salomé Saqué. Un spectacle innovant certes, mais pénible même pour la presse habituellement acquise à la cause du président et surtout une chute vertigineuse des audiences avec seulement 5,78 millions de téléspectateurs.
Les pastilles de l’info :
– 3ème mandat pour Delphine Ernotte : France Télévisions enterre le pluralisme
– Pompiers lynchés en Haute-Savoie : le député LFI Coquerel met la faute sur les films d’action !
– Tentative d’enlèvement à Paris : faut-il une rubrique “insécurité” dans les médias ?
– Des marches “LGBT” repeintes en blanc : quand l’immigration efface le wokisme
Portrait piquant : François Bousquet
Le journaliste et auteur du livre “Le racisme antiblanc” (éd. La Nouvelle Librairie) démasqué par l’Observatoire du journalisme.
15 mai 1891 : publication de l’encyclique Rerum Novarum par le pape Léon XIII
Elle est à lire ici. En voici un extrait :
Aussi bien que la société civile, la famille, comme Nous l’avons dit plus haut, est une société proprement dite, avec son autorité propre qui est l’autorité paternelle. C’est pourquoi, toujours sans doute dans la sphère que lui détermine sa fin immédiate, elle jouit, pour le choix et l’usage de tout ce qu’exigent sa conservation et l’exercice d’une juste indépendance, de droits au moins égaux à ceux de la société civile. Au moins égaux, disons-Nous, car la société domestique a sur la société civile une priorité logique et une priorité réelle, auxquelles participent nécessairement ses droits et ses devoirs. Si les citoyens, si les familles entrant dans la société humaine y trouvaient, au lieu d’un soutien, un obstacle, au lieu d’une protection, une diminution de leurs droits, la société serait plutôt à rejeter qu’à rechercher.
C’est une erreur grave et funeste de vouloir que le pouvoir civil pénètre à sa guise jusque dans le sanctuaire de la famille. Assurément, s’il arrive qu’une famille se trouve dans une situation matérielle critique et que, privée de ressources, elle ne puisse d’aucune manière en sortir par elle-même, il est juste que, dans de telles extrémités, le pouvoir public vienne à son secours, car chaque famille est un membre de la société. De même, si un foyer domestique est quelque part le théâtre de graves violations des droits mutuels, il faut que le pouvoir public y rétablisse le droit de chacun. Ce n’est point là empiéter sur les droits des citoyens, mais leur assurer une défense et une protection réclamées par la justice. Là toutefois doivent s’arrêter ceux qui détiennent les pouvoirs publics’ la nature leur interdit de dépasser ces limites.
L’autorité paternelle ne saurait être abolie ni absorbée par l’Etat, car elle a sa source là où la vie humaine prend la sienne. ” Les fils sont quelque chose de leur père. ” Ils sont en quelque sorte une extension de sa personne. Pour parler exactement, ce n’est pas immédiatement par eux-mêmes qu’ils s’agrègent et s’incorporent à la société civile, mais par l’intermédiaire de la société familiale dans laquelle ils sont nés. De ce que ” les fils sont naturellement quelque chose de leur père, ils doivent rester sous la tutelle des parents jusqu’à ce qu’ils aient acquis l’usage du libre arbitre. ” (7) Ainsi, en substituant à la providence paternelle la providence de l’Etat, les socialistes vont contre la justice naturelle et brisent les liens de la famille.
Mais on ne voit que trop les funestes conséquences de leur système: ce serait la confusion et le bouleversement de toutes les classes de la société, l’asservissement tyrannique et odieux des citoyens. La porte serait grande ouverte à l’envie réciproque, aux manoeuvres diffamatoires, à la discorde. Le talent et l’esprit d’initiative personnels étant privés de leurs stimulants, la richesse, par une conséquence nécessaire, serait tarie dans sa source même. Enfin le mythe tant caressé de l’égalité ne serait pas autre chose, en fait, qu’un nivellement absolu de tous les hommes dans une commune misère et dans une commune médiocrité.
De tout ce que Nous venons de dire, il résulte que la théorie socialiste de la propriété collective est absolument à répudier comme préjudiciable à ceux-là mêmes qu’on veut secourir, contraire aux droits naturels des individus, comme dénaturant les fonctions de l’Etat et troublant la tranquillité publique. Que ceci soit donc bien établi : le premier principe sur lequel doit se baser le relèvement des classes inférieures est l’inviolabilité de la propriété privée.
Pfizergate : Mauvaise nouvelle pour Ursula von der Leyen
Dans l’affaire des échanges de SMS entre la présidente de la Commission européenne et l’entreprise pharmaceutique Pfizer au sujet des vaccins, la justice vient de donner tort à Ursula von der Leyen dans son litige avec un journaliste du New York Times.
L’affaire a pour origine le refus pour la correspondante du New York Times de l’époque, Matina Stevis-Gridneff, d’avoir accès aux SMS échangés entre la numéro un de la Commission européenne et Albert Bourla, le PDG du groupe pharmaceutique.
La Cour de Justice de l’UE a annulé la décision de la Commission européenne qui avait refusé au New York Times l’accès à tous les messages échangés entre la présidente Ursula von der Leyen et le PDG de Pfizer, Albert Bourla, entre le 1er janvier 2021 et le 11 mai 2022. Selon le Tribunal de première instance, les réponses fournies par la Commission tout au long de la procédure concernant les SMS demandés « sont fondées soit sur des suppositions, soit sur des informations mutables ou inexactes », outre le fait que la Commission « n’a pas fourni d’explications plausibles pour justifier la non-possession des documents demandés ».
A l’heure actuelle, la Commission peut décider de contester cette décision devant la Cour dans un délai de deux mois et dix jours ou décider de respecter le principe de l’accès aux documents demandés. Pour la présidente von der Leyen, la décision de la Cour est certainement une sorte de « gifle » sur le plan personnel et politique.
Propagande LGBTQXYZ envers les enfants à Nice
Une vidéo tournée lors du Rainbow Festival, organisé samedi par le Centre LGBTQIA+ Côte d’Azur avec le soutien de la mairie, dénonce un «événement scandaleux». Christian Estrosi et les organisateurs fustigent une «entreprise de désinformation» et annoncent des poursuites.
🔴 ALERTE INFO | « Gorge profonde, livres pornographiques, propagande… » Le collectif Éros de Yohan Pawer a infiltré un pique-nique de DRAGQUEENS à destination des enfants dans la ville de Nice.
pic.twitter.com/UZ5CkTUGos— SIRÈNES (@SirenesFR) May 11, 2025
Le Rainbow Nice Festival visait à promouvoir l’inclusion et la lutte contre les discriminations. Un « village arc-en-ciel » en plein centre-ville. La section niçoise du collectif Eros, qui se présente comme un groupement d’«homosexuels de droite», indique que derrière cette cause, c’est un véritable entreprise de propagande immonde, mêlant enfants et contenus inadaptés. Ainsi un stand du Planning familial proposait des brochures abordant notamment les infections sexuellement transmissibles ou la diversité de genre, ainsi que des préservatifs en libre accès. La vidéo évoque également un «pique-nique drags» et un stand de livres sur lequel des ouvrages pornographiques étaient mis en avant.
Pour se défendre, l’association ne nie pas les faits mais affirme que les contenus scandaleux étaient présentés sur des stands séparés de l’espace enfants… De leur côté, les membres du collectif Eros maintiennent leurs accusations.
Pour les enfants il y avait un espace “Rainbow Pitchouï” avec des jeux, des histoires et même une vraie licorne gonflable (rose, évidemment). Deux papas, deux mamans, un tonton cool ou une mamie rock’n roll… La librairie, avec les livres pour enfants qui montrent pourquoi c’est mieux d’avoir deux papas ou deux mamans, et qui expliquent aux plus grands « comment sortir de l’hétérosexualité ». Et le stand du Planning familial, qui fait sa propagande non seulement pour l’avortement des femmes mais aussi pour l’accouchement des hommes.
🚨DragQueens avec des gosses de 5 ans, Christian Estrosi qui porte plainte contre moi…
Mon coup de gueule sur Sud Radio pic.twitter.com/u2KVeTlL30
— Yohan Pawer (@YohanPawerF) May 13, 2025
Ce qui explique l’attirance des jeunes pour le pèlerinage de Chrétienté
Le président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, Philippe Darantière, a été interrogé dans France catholique pour présenter le 43e pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres. Extrait :
Il y a toujours beaucoup de jeunes parmi ces marcheurs. Comment expliquez-vous ce succès ?
Ce qui explique, en partie, leur attirance pour ce pèlerinage, c’est qu’il permet de vivre une expérience multiforme. D’abord, c’est une ascèse, une pénitence même : un véritable effort qui n’a de sens que parce qu’il est porté spirituellement.
Pour les jeunes, c’est aussi un moment intense d’amitié chrétienne ! L’effort d’une marche de 100 kilomètres ne serait pas tenable par le plus grand nombre s’il n’y avait pas cette dimension de fraternité vécue pendant ces trois jours. J’ajouterais aussi la formation : pendant trois jours, ils peuvent approfondir un thème, se former, réfléchir…
Ensuite, il y a évidemment l’expérience de la prière, qui est le cœur nucléaire de ce pèlerinage, et qui revêt sur la route vers Chartres la forme de la liturgique traditionnelle, qui est aussi un enrichissement. Que l’on en soit familier ou qu’on la découvre, l’expérience est marquante.
Les inscriptions des pèlerins sont bouclées. Mais on me signale que les Soutiens cherchent toujours quelques bénévoles, au pôle santé (un médecin, deux kinés ou ostéopathes, et un pharmacien), des titulaires du permis BE (permettant de tirer des remorques), quelques personnes ayant un peu d’expérience en sono et vidéo…. Ecrire à rh@nd-chretiente.com
“Refusons de vivre dans une société qui tue les plus faibles”
Appel de l’abbé Raffray à la mobilisation contre l’euthanasie :
La CPAM du Bas-Rhin condamnée à rembourser l’opération d’une femme qui se prend pour un homme
Une femme, qui contestait en justice le refus de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Bas-Rhin de prendre en charge sa mastectomie (l’ablation des seins), a obtenu gain de cause.
Cet étudiante strasbourgeois, de sexe féminin à la naissance, a commencé sa transition en 2017. D’abord une transition sociale, en l’annonçant à ses proches, puis une transition administrative avec un changement de prénom et d’état civil, enfin une transition médicale, avec la prise d’un traitement hormonal en juin 2022 puis la mastectomie.
Elle a déposé une demande d’affection longue durée afin de bénéficier d’une prise en charge totale de soins, notamment chirurgicaux. Mais elle s’est vu opposer un refus partiel du médecin-conseil et a saisi la commission de recours amiable en novembre 2022, qui a refusé sa demande en janvier 2023.
Lors de l’audience, la représentante de la CPAM a fait valoir que la décision de la caisse se fondait sur un « avis médical ».
Le juge a finalement ordonné à la CPAM de prendre en charge l’intervention chirurgicale de mastectomie.
Des centaines de juristes se mobilisent contre l’euthanasie
Une tribune collective a été signée par 575 juristes (universitaires, avocats comme l’excellent Jérôme Triomphe, magistrats, notaires etc.) hostiles à l’euthanasie et à l’aide à mourir. Elle a été publiée hier dans Le Figaro. C’est l’une des tribunes de juristes ayant reçu le plus de signatures depuis fort longtemps :
Depuis plusieurs années, la situation tragique de compatriotes confrontés à des maladies incurables, à de grandes souffrances ou à des fins de vie éprouvantes a légitimement ému l’opinion publique. Face à de tels drames et de telles blessures, qu’elles touchent des proches ou des inconnus, nul ne saurait demeurer insensible. En de telles circonstances, la puissance publique a le choix entre deux solutions : donner au corps médical les moyens satisfaisants pour accompagner la vie souffrante ou finissante et en soulager les douleurs (ce que l’on appelle les «soins palliatifs»), ou bien permettre que ces vies abîmées soient écourtées, c’est-à-dire que la mort soit administrée au patient, soit par le requérant lui-même (suicide assisté) soit par un soignant (euthanasie). Si la France fut précurseur en matière de soins palliatifs, elle souffre aujourd’hui d’un manque criant de moyens permettant à chacun d’en bénéficier et s’engage sur le chemin de la régression.
En effet, une nouvelle proposition de loi ouvrant «l’aide à mourir» a été déposée, discutée et adoptée en commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale le 2 mai 2025. Le texte est discuté en hémicycle avant d’être envoyé au Sénat. Professionnels du droit – universitaires, magistrats, avocats, notaires, juristes –, nous alertons nos concitoyens sur l’injustice qui consisterait à qualifier la mort de soin, et les graves conséquences qu’un tel bouleversement de notre ordre juridique ne saurait manquer de susciter dans notre société déjà fracturée.
En son principe, la proposition de loi ouvrant «l’aide à mourir» constitue une rupture sociale et anthropologique majeure. Le suicide assisté et l’euthanasie deviendraient un «droit» opposable. La vocation des médecins et des infirmiers est de soigner, d’accompagner, de soulager ; non de donner la mort. Ce texte met en péril le caractère irremplaçable et précieux de chaque vie humaine et modifie la perception que la société a du médecin. En effet, administrer la mort, c’est subvertir le geste médical, en le rendant mortifère.
En outre, cette légalisation du «suicide assisté» interroge quant aux contours de l’assistance à personne en danger. Du reste, si la volonté de mourir devient cardinale, au nom de quoi pourrait-on continuer à s’opposer au suicide tout court ? Qu’adviendra-t-il, demain, du délit de provocation au suicide (actuellement puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende aux termes de l’art. 223-13 du Code pénal) ? Pis, deviendrait-on soi-même fautif en tentant de sauver un candidat au suicide (quelqu’un se jetant d’un pont), au prétexte que l’on ferait obstacle à l’accomplissement de sa volonté ? Il existe ici une aporie majeure. Et parce qu’il sera avalisé par l’État, ce choix de mourir nous concernera tous.
Nos législateurs sont si conscients de l’injustice de leur proposition qu’ils n’osent nommer ce dont ils parlent. Le terme de «mort» n’est que très peu employé : une seule fois dans l’exposé des motifs, mais aussi dans un amendement orwellien adopté en commission, réputant «décédée de mort naturelle la personne dont la mort résulte d’une aide à mourir» ! Quant aux expressions de «suicide» ou d’«euthanasie», réputées effrayantes, elles sont absentes. C’est à pas feutrés que se prépare l’administration de la mort. Mort qui, pourtant, devient une option «thérapeutique» parmi d’autres.
Certes, en l’état du texte, les médecins ne seraient pas forcés de pratiquer l’euthanasie, l’objection de conscience leur étant garantie (aux termes de l’article 14, qui oblige néanmoins le médecin objecteur à orienter le patient vers un médecin pratiquant l’euthanasie). Néanmoins, cette clause de conscience est déniée aux pharmaciens. Concrètement, un pharmacien serait forcé de préparer la substance létale pour un patient. Applaudis il y a peu pour leur dévouement, certains professionnels de santé seront donc privés d’une liberté essentielle dans un État de droit : la liberté de conscience.
Injuste en son principe, la proposition de loi ouvrant «l’aide à mourir» démontre par ses modalités qu’il ne saurait y avoir d’«euthanasie éthique». Quant aux conditions d’accès d’abord (article 4) : pourra être euthanasié un Français majeur souffrant d’une «affection grave et incurable, qui engage le pronostic vital, en phase terminale ou avancée». Or une maladie telle que le diabète entre dans le champ de cette définition. Les dérives sont donc immédiatement perceptibles. Par ailleurs, en commission, un amendement tendant à interdire le recours à l’euthanasie ou au suicide assisté aux personnes déficientes intellectuellement a été tout simplement rejeté.
Le texte se distingue en outre par le peu de rigueur entourant les modalités de contrôle des euthanasies et suicides assistés. Ubuesque, l’article 12 de la proposition de loi dispose ainsi que «la décision du médecin se prononçant sur la demande d’aide à mourir ne peut être contestée que par la personne ayant formé cette demande, devant la juridiction administrative, selon les dispositions de droit commun». Attend-on que le patient décédé aille ester en justice post-mortem ? D’autant que la commission des affaires sociales a rejeté un amendement tendant à ce que la demande d’euthanasie soit exprimée par écrit. De même, l’article 15 institue un contrôle assumé par une «commission de contrôle et d’évaluation». Mais ce contrôle est réalisé a posteriori, c’est-à-dire après l’administration de la mort. Espère-t-on que cette commission puisse ressusciter les morts ? En pratique il n’y a aucun garde-fou.
Juristes, nous sommes particulièrement inquiets à la lecture de l’article 17 de la proposition de loi («Dispositions pénales»). Cet article institue un délit d’entrave (adopté en commission). Celui-ci se distingue par son caractère répressif (un an d’emprisonnement, 15 000 euros d’amende). Surtout, le délit d’entrave est fort largement entendu :
«est puni […] le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur l’aide à mourir par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales de l’aide à mourir».
Concrètement, alerter sur «les conséquences médicales de l’acte» – c’est-à-dire sur la mort – serait constitutif d’un délit d’entrave. Demain, sera-t-on condamné pour avoir osé rappeler que l’euthanasie constitue une mort provoquée ? Ou pour avoir voulu dissuader un être aimé ?
Preuve du déséquilibre de ce texte idéologique et liberticide, le délit d’incitation au suicide assisté est, quant à lui, absent du texte. Proposée par un amendement, son introduction a été rejetée en commission. Preuve supplémentaire d’un libéralisme à géométrie variable, la liberté d’expression ne devrait jouer in fine qu’en faveur des partisans zélés de «l’aide à mourir». Ce texte s’inscrit dans un contexte plus large. Depuis une vingtaine d’années, des pays voisins ont ouvert ce «droit à mourir». Légalisée en Belgique depuis 2002, l’euthanasie a ensuite été ouverte aux mineurs (2014). Peuvent y recourir les personnes atteintes de «souffrance physique ou psychique», de sorte que l’on observe une croissance des euthanasies de personnes dépressives. Le texte français emboîte d’ailleurs le pas à nos voisins belges, la «souffrance psychologique» étant prévue à l’article 4.
Demain, la vie abîmée ou souffrante pourra être supprimée. Quid, après-demain, de la vie jugée improductive ou trop coûteuse ? L’ouverture de ce «droit» constitue ainsi une profonde et irréparable injustice. La cohésion de la société et la dignité de toute personne en sortiraient meurtries. Notre droit ne peut considérer que la vie serait d’une valeur relative, car elle est la condition de tous les autres biens. Professionnels du droit, attachés à la mesure et à la prudence, défenseurs des plus vulnérables et de la dignité intrinsèque de chaque être humain, il est de notre devoir d’alerter nos concitoyens devant l’ouverture de cette «aide à mourir», dangereuse à tous égards et porteuse d’abus. Plutôt que d’ouvrir la boîte de Pandore, aidons les médecins à demeurer fidèles au serment d’Hippocrate : «je ne provoquerai jamais la mort délibérément». Donnons-leur les moyens de soigner et de soulager les souffrances, contribuant à la construction d’une société vraiment fraternelle et humaine par l’attention et le soin qu’elle porte à ses membres les plus fragiles.
Euthanasie : les personnes handicapées bientôt concernées ?
Chronique de Nicolas Bauer, docteur en droit et chercheur associé au Centre européen pour le droit et le justice (ECLJ), sur Ligne droite :
Et la suite avec le député UDR Hanane Mansouri, durant laquelle ils abordent en particulier trois dispositions du texte de loi, qui seraient uniques au monde :
- le fait que la demande d’euthanasie puisse être formulée oralement et non par écrit,
- la création d’un délit d’entrave à l’euthanasie
- l’absence de clause de conscience pour les pharmaciens.
“Combien nous avons besoin de retrouver le sens du mystère, si vivant dans vos liturgies”
Tandis que Donald Trump annonce une levée des sanctions contre la Syrie, le pape Léon XIV recevait ce matin les participants au jubilé des Eglise orientales. Il leur a dit :
[…] Vous êtes précieux. En vous regardant, je pense à la diversité de vos origines, à l’histoire glorieuse et aux dures souffrances que beaucoup de vos communautés ont endurées ou endurent encore. Et je voudrais répéter ce que le Pape François a dit à propos des Églises orientales : « Ce sont des Églises qu’il faut aimer : elles préservent des traditions spirituelles et sapientielles uniques, et ont beaucoup à nous dire sur la vie chrétienne, la synodalité, la liturgie ; pensons aux Pères anciens, aux conciles, au monachisme : ce sont des trésors inestimables pour l’Église » (Discours aux participants à l’Assemblée de la ROACO, 27 juin 2024).
Je voudrais également citer le Pape Léon XIII qui fut le premier à consacrer un document spécifique à la dignité de vos Églises, en raison du fait que “l’œuvre de la rédemption humaine a commencé en Orient” (cf. Lett. ap. Orientalium dignitas, 30 novembre 1894). Oui, vous avez « un rôle unique et privilégié, dans la mesure où il constitue le cadre originel de l’Église naissante » (S. Jean-Paul II, Lett. ap. Orientale lumen, n. 5). Il est significatif que certaines de vos liturgies – que vous célébrez solennellement ces jours-ci à Rome selon les différentes traditions – utilisent encore la langue du Seigneur Jésus. Mais le Pape Léon XIII lança un appel émouvant afin que « la légitime diversité de la liturgie et de la discipline orientales […] redonne […] une grande dignité et une grande valeur à l’Église » (Lett. ap. Orientalium dignitas). Sa préoccupation d’alors est très actuelle, car aujourd’hui, beaucoup de nos frères et sœurs orientaux, dont plusieurs d’entre vous, contraints de fuir leur terre d’origine à cause de la guerre et des persécutions, de l’instabilité et de la pauvreté, risquent, en arrivant en Occident, de perdre, outre leur patrie, leur identité religieuse. C’est ainsi qu’au fil des générations, le patrimoine inestimable des Églises Orientales se perd.
Il y a plus d’un siècle, Léon XIII remarquait que « la conservation des rites orientaux est plus importante qu’on ne le croit » et, à cette fin, il prescrivait même que « tout missionnaire latin, du clergé séculier ou régulier, qui, par ses conseils ou son aide, attirait un Oriental vers le rite latin » serait « destitué et exclu de sa charge » (ibid.). Nous accueillons l’appel à préserver et à promouvoir l’Orient chrétien, en particulier dans la diaspora, où il y est nécessaire de sensibiliser les Latins ; en plus de la création, lorsque cela est possible et opportun, de circonscriptions orientales. En ce sens, je demande au Dicastère pour les Églises Orientales, que je remercie pour son travail, de m’aider à définir des principes, des normes, des lignes directrices grâce auxquels les Pasteurs latins pourront concrètement soutenir les catholiques orientaux de la diaspora afin de préserver leurs traditions vivantes et d’enrichir par leur spécificité le contexte dans lequel ils vivent.
L’Église a besoin de vous. Quelle contribution importante peut nous apporter aujourd’hui l’Orient chrétien ! Combien nous avons besoin de retrouver le sens du mystère, si vivant dans vos liturgies qui impliquent la personne humaine dans sa totalité, chantent la beauté du salut et suscitent l’émerveillement devant la grandeur divine qui embrasse la petitesse humaine ! Et combien il est important de redécouvrir, même dans l’Occident chrétien, le sens de la primauté de Dieu, la valeur de la mystagogie, de l’intercession incessante, de la pénitence, du jeûne, des larmes pour ses propres péchés et pour ceux de toute l’humanité (penthos), si typiques des spiritualités orientales ! Il est donc fondamental de préserver vos traditions sans les édulcorer ne serait-ce que par commodité, afin qu’elles ne soient pas corrompues par un esprit consumériste et utilitariste.
Vos spiritualités, anciennes et toujours nouvelles, sont un remède. Le sens dramatique de la misère humaine s’y confond avec l’émerveillement devant la miséricorde divine, de sorte que nos bassesses ne provoquent pas le désespoir mais invitent à accueillir la grâce d’être des créatures guéries, divinisées et élevées aux hauteurs célestes. Nous devons louer et remercier sans cesse le Seigneur pour cela. Avec vous, nous pouvons prier avec les paroles de saint Éphrem le Syrien et dire à Jésus : « Gloire à toi qui as fait de ta croix un pont sur la mort. […] Gloire à toi qui t’es revêtu du corps de l’homme mortel et l’as transformé en source de vie pour tous les mortels » (Discours sur le Seigneur, 9). C’est un don à demander que de voir la certitude de Pâques dans chaque épreuve de la vie et de ne pas perdre courage en se rappelant, comme l’écrivait un autre Père oriental, que « le plus grand péché est de ne pas croire aux énergies de la Résurrection » (Saint Isaac De Ninive, Sermons ascétiques, I, 5).
Qui donc, plus que vous, pourrait chanter des paroles d’espérance dans l’abîme de la violence ? Qui plus que vous, qui connaissez de près les horreurs de la guerre, au point que le Pape François a qualifié vos Églises de « martyres » (Discours à la ROACO, cit.) ? C’est vrai : de la Terre Sainte à l’Ukraine, du Liban à la Syrie, du Moyen-Orient au Tigré et au Caucase, quelle violence ! Et sur toute cette horreur, sur les massacres de tant de jeunes vies qui devraient provoquer l’indignation car ce sont des personnes qui meurent au nom de la conquête militaire, se détache un appel : non pas tant celui du Pape, mais celui du Christ, qui répète : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19.21.26). Et il précise : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne » (Jn 14, 27). La paix du Christ n’est pas le silence de mort après le conflit, elle n’est pas le résultat de l’oppression, mais un don qui concerne les personnes et réactive leur vie. Prions pour cette paix qui est réconciliation, pardon, courage de tourner la page et de recommencer.
Je mettrai tout en œuvre pour que cette paix se répande. Le Saint-Siège est disponible pour que les ennemis se rencontrent et se regardent dans les yeux, pour que les peuples retrouvent l’espérance et la dignité qui leur reviennent, la dignité de la paix. Les peuples veulent la paix et, la main sur le cœur, je dis aux responsables des peuples : rencontrons-nous, dialoguons, négocions ! La guerre n’est jamais inévitable, les armes peuvent et doivent se taire, car elles ne résolvent pas les problèmes, elles les aggravent ; ce sont ceux qui sèment la paix qui passeront à la postérité, pas ceux qui font des victimes ; les autres ne sont pas d’abord des ennemis, mais des êtres humains : pas des méchants à haïr, mais des personnes avec qui parler. Fuyons les visions manichéennes typiques des récits violents qui divisent le monde entre bons et méchants.
L’Église ne se lassera pas de répéter : que les armes se taisent. Et je voudrais remercier Dieu pour tous ceux qui, dans le silence, dans la prière, dans le don de soi, tissent des liens de paix, ainsi que les chrétiens – orientaux et latins – qui, surtout au Moyen-Orient, persévèrent et résistent sur leurs terres, plus forts que la tentation d’abandonner ces terres. Il faut donner aux chrétiens la possibilité, et pas seulement en paroles, de rester sur leurs terres avec tous les droits nécessaires à une existence sûre. Je vous en prie, engagez-vous pour cela !
Et merci, merci à vous, chers frères et sœurs d’Orient, où est né Jésus, Soleil de justice, d’être “lumières du monde” (cf. Mt 5, 14). Continuez à briller par la foi, l’espérance et la charité, et par rien d’autre. Que vos Églises soient un exemple, et que les Pasteurs promeuvent avec droiture la communion, surtout dans les Synodes des Évêques, afin qu’ils soient des lieux de collégialité et d’authentique coresponsabilité. Veillez à la transparence dans la gestion des biens, témoignez d’un dévouement humble et total au saint peuple de Dieu, sans attachement aux honneurs, aux pouvoirs du monde et à votre propre image. Saint Siméon le Nouveau Théologien en donnait un bel exemple : « De même que quelqu’un qui jette de la poussière sur la flamme d’un fourneau allumé l’éteint, de même les soucis de cette vie et tout attachement à des choses mesquines et sans valeur détruisent la chaleur du cœur enflammé au commencement » (Chapitres pratiques et théologiques, 63). La splendeur de l’Orient chrétien demande aujourd’hui plus que jamais d’être libérée de toute dépendance mondaine et de toute tendance contraire à la communion, afin d’être fidèle à l’obéissance et au témoignage évangéliques. […]
