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Fierté française ! Petite histoire de l’Armée française – Un album incontournable pour les jeunes générations

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

“La France s’est bâtie au fil de l’épée” , écrivait le général De Gaulle.

Des générations de soldats ont forgé l’histoire de notre Nation. Des héros qui étaient autrefois bien connus : les Arvernes de Gergovie, les Francs de Tolbiac, les chevaliers de Bouvines, les mousquetaires de Maastricht, les grognards d’Austerlitz, les poilus de Verdun, les Français libres de Bir Hakeim, les parachutistes de Dien Bien Phu…
Découvrez leurs histoires et celle de l’armée française à travers le récit de leurs exploits : leurs victoires éclatantes et leurs défaites héroïques, ces batailles décisives qui ont construit la légende de l’armée française.
Ces récits ne sont pas seulement des pages d’histoire militaire, ces combats et ces sacrifices ont marqué le pays dans lequel nous vivons. C’est le voeu de cette Petite Histoire de l’armée française de contribuer à les faire connaître aux plus jeunes.

Une très belle édition reliée avec signet de couleurs. Des dessins pleine page, magnifiques reconstitutions du padre Charles-François Ngô, expressions vivantes de ces batailles, soutiennent un texte fourni. la chronologie des événements resitue le contexte et offre au jeune et moins jeune lecteur un morceau d’épopée et de fierté.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
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Petite histoire de l’Armée française, album de 96 pages, Colonel Efflam Maizières, Editions Pierre de Taillac, 22.90€.

Linda Ventura, dont le handicap était à l’origine de la création de la Fondation Perce-Neige, est décédée

Linda Ventura, la fille de l’acteur Lino Ventura et dont le handicap était à l’origine de la création de la Fondation Perce-Neige d’aide aux personnes handicapées, s’est éteinte mardi 28 janvier 2025.

Linda Ventura, qui résidait dans la maison Perce-Neige de Baracé (Maine-et-Loire) est décédée d’un arrêt cardiaque à l’âge de 66 ans.

Lino Ventura avait alerté, en décembre 1965, à la télévision, sur la situation des enfants « pas comme les autres », appelant à soutenir leurs parents et à accompagner ces enfants handicapés tout au long de leur vie. Il demandait au public de soutenir un « centre pilote » pour « les réintégrer dans la société ». Trois mois plus tard était créée l’association Perce-Neige, devenue une fondation et qui gère aujourd’hui une cinquantaine de maisons d’accueil pour adultes et enfants avec handicap mental.

La Fondation Perce-Neige et le cinéaste Artus ont annoncé, jeudi 30 janvier 2025, le lancement de la Fondation Un P’tit Truc en Plus destinée à créer des maisons de vacances adaptées aux personnes handicapées.

Confiez votre intention de prière à Notre-Dame de Lourdes !

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Nous connaissons ou avons tous connu des personnes malades dans notre entourage. Des personnes qui se battent chaque jour courageusement pour leur santé.

Confier nos malades à Notre-Dame de Lourdes, fêtée le 11 février, c’est s’appuyer sur sa puissante intercession. À Lourdes, la Vierge Marie a offert un message d’amour et de compassion fort, rappelant que même dans la souffrance, nous ne sommes jamais seuls.

Alors pour l’occasion, Hozana vous invite à lui confier ces personnes qui vous sont chères. Qu’elle puisse apporter paix, courage et, si telle est la volonté de Dieu, guérison, à ceux qui souffrent.

Déposez-votre intention de prière sur cette page dédiée jusqu’au 11 février ! Les intentions seront ensuite toutes déposées au sanctuaire de Lourdes !

Le Vietnam veut relancer la natalité et lutter contre les avortements sélectifs

Le ministère de la Santé du Vietnam a soumis une proposition de loi visant à prolonger le congé de maternité de six à sept mois pour les travailleuses ayant un deuxième enfant. Cette initiative s’accompagne de mesures destinées à soutenir les familles, dont l’accès facilité à la location ou à l’achat d’un logement social. Si certaines localités atteignent des seuils de natalité alarmants, les autorités locales devront en informer l’Assemblée nationale et mettre en place des mesures d’intervention adaptées.

Le ministère prévoit également de renforcer l’application de l’interdiction de l’avortement sélectif en fonction du sexe, conformément aux réglementations démographiques en vigueur.

Dans son rapport, le ministère de la Santé alerte sur des tendances démographiques inquiétantes. Le taux de fécondité du Vietnam est en chute libre, passant sous le seuil de remplacement : 2,11 enfants par femme en 2021, 2,01 en 2022, 1,96 en 2023 et un record historique de 1,91 en 2024. À l’horizon 2042, la population en âge de travailler atteindra son apogée, avant d’entamer un déclin à partir de 2054.

Le déséquilibre entre les sexes à la naissance reste également un défi majeur. En 2006, le ratio était de 109,8 garçons pour 100 filles, dépassant largement l’équilibre naturel de 103 à 107 garçons pour 100 filles. Ce déséquilibre s’est aggravé, atteignant 112,8 en 2015 et 111,4 en 2024.

Lorsque Macron a fait entrer l’avortement dans la Constitution, il n’a pas voulu aborder le sujet des avortements sélectifs…

La relativité des lois liturgiques nouvelles dans la présente situation de l’Église

Extrait d’un article de l’abbé Barthe quant à la nécessite de maintenir la liturgie traditionnelle dans son ensemble, en regard de la volatilité de la réforme liturgique, en réforme permanente (interdiction puis autorisation des filles acolytes, tolérance puis obligation de la communion dans la main, créativité jamais sanctionnée, etc.) :

[…] Nous vivons une crise de l’Église exceptionnelle, totalement atypique, et il important de ne pas normaliser l’anormal. Ne pas recevoir la messe et la liturgie données comme catholiques par l’autorité de l’Église est en soi inconcevable puisqu’elle agit ce faisant dans son domaine propre de compétence, celui de l’enseignement et de la sanctification. Sauf si, dans la situation exceptionnelle où nous nous trouvons, ceux qui sont en charge de l’autorité promulguent des lois qui ne sont pas vraiment des lois.

Car, les pasteurs de l’Église, de même qu’ils ont émis à Vatican II un enseignement « simplement pastoral », ont voulu une nouvelle manière d’entendre le culte divin plus ou moins informelle : règle liturgique variable et peu contraignante, nombreuses options constamment proposées par les livres nouveaux, place importante laissée à l’interprétation – interprétation du sens et interprétation « théâtrale » – de la part des célébrants. Et ce culte moins « rigide » permet aussi d’assouplir le message qu’il véhicule : messe moins clairement sacrificielle, adoration de l’Eucharistie moins marquée, sacerdoce ministériel moins distingué, etc. Pour donner un message doctrinal faible, on a composé un rite flou, qui n’engage pas vraimentCette abstention mystérieuse de ceux qui ont l’autorité de dire la foi et qui n’en usent pas est le nœud de la mystérieuse crise de l’Église depuis un demi-siècle. Mais si la nouvelle liturgie n’est pas structurée comme une vraie loi, elle se veut cependant très contraignante. La nouvelle liturgie s’impose à la manière d’une idéologie.

Mais elle s’est heurtée au sens de la foi. Lorsqu’il relate L’histoire de la messe interdite[1]interdite en 1969 par la hiérarchie ecclésiastiqueJean Madiran explique comment, malgré cette interdiction formelle de conserver l’ancienne liturgie[2], l’instinct de la foi a poussé un nombre croissant de prêtres à continuer à la célébrer pour un nombre croissant de fidèles. Cette non-obéissance concernant la prière officielle de l’Église romaine et la manière de célébrer la sainte Eucharistie ne pouvait se justifier que par le fait que l’obligation qui était faite n’était pas une loi. Parce que nocive ? C’est la question posée à l’Église enseignante qui en décidera un jour. Mais présentement, du fait de son abstention présente, et par mesure conservatoire comme disent les juristes, il faut considérer que cette obligation/interdiction, obligation du nouveau/interdiction de l’ancien, n’a pas force de loi.

C’est d’ailleurs finalement ce qu’a décidé – oserait-on dire a avoué – l’autorité romaine en charge de cette obligation/interdiction. Comme l’on sait, le « grand refus » de la nouvelle liturgie par un nombre conséquent de prêtres et de fidèles a été légitimé par deux textes successifs inspirés par le cardinal Joseph Ratzinger, auquel ce dossier avait été confié par Jean-Paul II, la Lettre Quattuor abhinc annos du 3 octobre 1984 et le motu proprio Ecclesia Dei adflicta du 2 juillet 1988, et enfin par un troisième document promulgué par ce même Joseph Ratzinger devenu pape, le motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007.

« Le nouvel Ordo a été promulgué pour être substitué à l’ancien », avait dit Paul VI le 24 mai 1976, dans la constitution Missale Romanum. Malgré ce, Joseph Ratzinger ne cessa de soutenir et de faire soutenir l’interprétation selon laquelle une absolue interdiction de l’ancien missel « ne pouvait être justifiée ni du point de vue juridique, ni du point de vue théologique[3] ». Et du coup, Summorum Pontificum mentionnait comme une évidence, dans son article 1er que le missel tridentin n’avait jamais été abrogé. Pour autant, il n’en donnait aucune explication.

Cette légitimation juridique par Benoît XVI du non-usage de la réforme par un certain nombre de catholiques ne pouvait que s’appuyer sur une légitimation de fond des raisons de leur refus. Joseph Ratzinger avait en effet toujours admis, de manière minimale certes, mais très claire, que la réforme liturgique n’était pas une bonne réforme. En 1966, dans une conférence à Münster, où il était alors professeur, puis une autre à Bamberg, au Katholikentag (le rassemblement des catholiques allemands organisé tous les deux ans), il avait attaqué le « nouveau ritualisme » des experts en liturgie qui remplaçaient les usages anciens par la fabrication de « formes » et de « structures » suspectes, le face-au-peuple obligatoire, par exemple. Il s’en expliqua davantage dans La mia vita[4]en soulignant la radicalité de la déconstruction/reconstruction : « On démolit le vieil édifice pour en construire un autre[5]. »

En quoi il rejoignait le sentiment général des catholiques, constatant que tout avait été bouleversé, qu’ils soient pour ou contre. Et s’ils étaient contre, parlant de protestantisation : Mgr Marcel Lefebvre avait attaqué en 1975 dans La messe de Luther[6] ; Julien Gracq, issu d’un milieu laïque, allait d’une certaine manière plus loin encore, constatant que le protestantisme « paraît soudain – à côté de cette agape dépouillée et intimiste – moelleux, orchestré, étoffé[7] ».

Puis vint le retournement de jurisprudence du pape François : Paul VI, selon lui, avait bien voulu obliger/interdire. On se trouve donc désormais face à deux interprétations opposées de la force obligatoire de nouvelle liturgie par les papes en charge de son application : celle de François dans Traditionis custodes, art. 1 : « Les nouveaux livres liturgiques « sont la seule expression de la lex orandi du Rite romain » – contre celle de Benoît dans Summorum Pontificum, art. 1 : le missel tridentin « doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi »Un cardinal, que nous ne nommerons pas, s’essayait à la synthèse 50/50 : « Benoît a trop permis ; François a trop interdit. »

L’obscurité juridique s’accroît :

  • Traditionis custodes permet aux évêques une concession éventuelle et très encadrée de l’usage du missel romain de 1962 et laisse entendre qu’il y a obligation de recourir aux sacrements nouveaux et autres cérémonies du rituel et du pontifical.
  • Les Responsa du Culte divin du 4 décembre 2021 précisent qu’il n’est en effet plus possible de célébrer avec le rituel romain et le pontifical romain antérieurs à la réforme de Vatican II (à savoir l’édition typique du rituel de 1952 et l’édition typique du pontifical de 1961 et 1962[8]). Il n’est donc pas permis de conférer les baptêmes, les confirmations, les ordinations, le sacrement de pénitence et d’extrême-onction, de bénir les mariages, de réciter l’Office divin, au moins en public, de célébrer les funérailles, de confectionner de l’eau bénite, de bénir les maisons, les médailles etc., selon la forme ancienne. Quoi que, curieusement, l’évêque peut accorder la licence d’utiliser le rituel interdit aux paroisses personnelles érigées pour célébrer la liturgie traditionnelle, mais pas le pontifical[9].
  • Et en outre, un décret publié le 11 février 2022 permet aux membres de la Fraternité Saint-Pierre « d’administrer les sacrements et les autres rites sacrés, et de s’acquitter de l’Office Divin, selon les éditions typiques des livres liturgiques en vigueur en l’année 1962, c’est à dire le Missel, le Rituel, le Pontifical et le Bréviaire Romain. » Le décret précise qu’ils peuvent user de cette faculté « dans les églises et oratoires propres ; partout ailleurs, ils n’en useront qu’avec le consentement de l’ordinaire du lieu. »

En attendant qu’un autre renversement de jurisprudence vienne nous expliquer que le rituel romain et le pontifical romain traditionnels n’ont jamais été abrogés. […]

Le Dieu qui réjouit ma jeunesse : Saint Jean Bosco (31 janvier)

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Si un Martien atterrissait en ce moment sur notre Terre depuis une planète lointaine, quelles nouvelles recevrait-il sur l’Église catholique ? En lisant la presse et les médias, il pourrait penser que cette institution religieuse est connue presque exclusivement pour ses grands problèmes avec la jeunesse, pour les abus et pour le système de dissimulation qui provoque tant de scandale parmi les fidèles. Bien sûr, nous devrions lui expliquer que l’Église catholique ne se réduit pas à cela, mais il serait aussi difficile de contredire un problème qui a, sans aucun doute, une ampleur considérable et qui cause tant de souffrance à de nombreuses personnes de bonne volonté. L’Église tente de réagir, mais beaucoup ne voient pas de solution facile à ce fléau.
J’essaie d’imaginer comment Saint Jean Bosco (1815-1888), que l’Église fête le 31 janvier, réagirait face à une telle situation. Il fut l’apôtre de la jeunesse, et le soin des jeunes a toujours été l’une des caractéristiques de la congrégation religieuse qu’il a fondée, les Salésiens.
Don Bosco était actif dans le Turin de son époque et, bien qu’étant un prêtre d’une grande intégrité doctrinale, il sut concilier la justice avec la miséricorde chrétienne. Son époque était marquée par de grandes attaques extérieures contre le catholicisme et par une immense détresse sociale, en partie due aux rapides processus d’industrialisation. Don Bosco ne fuit pas le combat ; il ne recula pas devant les luttes pour redonner leur dignité à ceux que la Providence lui avait confiés. Ses « rêves », souvent prophétiques, le guidaient dans ses décisions importantes, et il était estimé aussi bien par les hauts prélats que par les papes.
Dans ses mémoires, il écrivait :
« Les chefs des sectes cherchaient à établir un État qui ne gouvernerait plus au nom de Dieu, ni ne légiférerait selon Dieu, mais au nom du peuple et selon la volonté changeante du peuple, qu’ils auraient eux-mêmes façonnée par leurs artifices. Ils voulaient renverser peu à peu ce qu’ils avaient hypocritement prêché jusqu’alors comme devant être respecté, mais de telle manière que les peuples ne s’en rendent pas compte, ou seulement lorsqu’ils y seraient déjà préparés par la corruption des mœurs, par les erreurs absorbées à travers les journaux, les livres, les théâtres, les écoles et les assemblées politiques. Dans ce but, prêchant la nécessité de l’indépendance de la nation, ils se faisaient apôtres de la liberté de pensée, de conscience, de religion et de presse. Cette liberté était définie par Saint Pierre comme Velamen habentes malitiae libertatem, c’est-à-dire rien d’autre, au fond, qu’une guerre contre tout ce qui, de près ou de loin, rappelle à l’orgueil humain qu’il existe un Dieu à qui une obéissance absolue est due. C’est pour cela que les législateurs sectaires ont proclamé et proclament encore : Nous sommes la loi, et au-dessus de la loi, il n’y a personne, ni Dieu, ni l’Église. Ils considéraient l’Église catholique comme une simple société privée, sans valeur, sans droits, sans intérêt pour la vie civile, séparée de l’État, et, pire encore, comme une ennemie à combattre sans relâche. Rex sum ego ! proclama Jésus-Christ. Mais ils lui répondent : Nolumus hunc regnare super nos. »
En somme, un saint qui aimait le peuple mais qui aimait encore plus la justice. Et c’est cela la vraie miséricorde, car nous savons que la plus haute forme de miséricorde ne peut être que la justice.
Nous parlions de la relation entre la jeunesse et l’Église, aujourd’hui en si grande crise. Dans un petit livre de 1847 intitulé Le jeune instruit, Don Bosco parle ainsi du respect que les jeunes doivent avoir envers les hommes d’Église :
« Je vous recommande un profond respect envers les prêtres et les religieux. Recevez donc avec vénération les conseils qu’ils vous donneront ; découvrez votre tête en signe de révérence lorsque vous leur parlez ou que vous les croisez dans la rue. Gardez-vous surtout de les mépriser, que ce soit par des actes ou des paroles, car certains jeunes garçons ayant moqué le prophète Élisée en lui donnant des surnoms, Dieu les punit en faisant sortir des ours d’une forêt, qui se jetèrent sur eux et en déchirèrent quarante. Celui qui ne respecte pas les ministres sacrés doit craindre un grand malheur de la part du Seigneur. Lorsque vous parlez d’eux, imitez le jeune Louis Comollo, qui disait : Des prêtres, il faut parler en bien ou se taire complètement. Je dois également vous avertir de ne pas avoir honte d’apparaître comme chrétiens même en dehors de l’Église. C’est pourquoi, lorsque vous passez devant une église ou une image de Marie ou d’autres saints, ne passez pas sans découvrir votre tête en signe de révérence. Ainsi, vous montrerez que vous êtes de vrais chrétiens, et le Seigneur vous comblera de bénédictions pour le bon exemple que vous donnez au prochain. »
Ce sont des paroles très belles et vraies, mais nous ne nions pas qu’elles nous semblent bien étranges aujourd’hui. Étranges, car les bons prêtres, ceux qui accomplissent leur devoir et essaient d’exercer leur mission du mieux qu’ils peuvent, paient pour la mauvaise image offerte par ceux qui abusent de leur ministère et bénéficient de protections indignes et immorales. Malheureusement, ne le nions pas, il y a aussi une crise du sacerdoce lui-même, une crise d’identité, où le prêtre pense qu’il sera plus accepté s’il se comporte « comme nous », s’il s’habille « comme nous », s’il est dans le monde « comme nous », alors que nous (le peuple catholique) voudrions qu’il nous montre la voie pour être « comme Lui » — ce qui est la seule chose qui importe vraiment.
Quelle grande responsabilité pour ceux qui corrompent la jeunesse à l’âge le plus délicat ! Dans l’ouvrage précédemment cité, Don Bosco affirmait :
« Deux lieux nous sont préparés dans l’au-delà : un enfer pour les méchants, où l’on souffre tous les maux, et un paradis pour les bons, où l’on jouit de tous les biens. Mais le Seigneur vous fait savoir que si vous commencez à être bons dans votre jeunesse, vous le resterez tout au long de votre vie, qui sera couronnée par le bonheur de la gloire. Au contraire, une vie commencée dans le péché durant la jeunesse continuera très probablement de la même manière jusqu’à la mort et vous conduira inévitablement en enfer.
C’est pourquoi, si vous voyez des hommes âgés donnés aux vices de l’ivrognerie, du jeu et du blasphème, vous pouvez dire qu’ils ont commencé ces vices dans leur jeunesse : Adolescens juxta viam suam, etiam cum senuerit non recedet ab ea. (Prov. 22)
Ah ! Mon fils, dit Dieu, souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse. Ailleurs, Il déclare bienheureux l’homme qui, dès son adolescence, commence à observer Ses commandements.
Cette vérité était bien connue des saints, en particulier de sainte Rose de Lima et de saint Louis de Gonzague, qui, ayant commencé à servir le Seigneur avec ferveur dès l’âge de cinq ans, ne trouvaient plus de joie que dans ce qui concernait Dieu à l’âge adulte. Ainsi, ils devinrent de grands saints. Il en va de même pour le fils de Tobie, qui, tout jeune encore, était obéissant et entièrement soumis à la volonté de ses parents. Après leur mort, il continua à vivre vertueusement jusqu’à la fin de ses jours.
Mais certains diront : Si nous commençons dès maintenant à servir le Seigneur, nous deviendrons tristes. Ce n’est pas vrai ! Celui qui sert le démon sera triste, car même s’il s’efforce de paraître heureux, son cœur pleurera toujours en lui disant : Tu es malheureux parce que tu es un ennemi de Dieu.
Qui était plus affable et plus joyeux que saint Louis de Gonzague ? Qui était plus spirituel et plus gai que saint Philippe Néri ? Pourtant, leur vie fut une pratique continue de toutes les vertus. Courage donc, mes chers enfants ! Engagez-vous dès maintenant dans la vertu, et je vous assure que vous aurez toujours un cœur joyeux et serein, et vous découvrirez combien il est doux de servir le Seigneur. »
Mais que va-t-il advenir de ceux qui corrompent cette bonté dans la jeunesse, la transformant en souffrance, en rejet de l’Église, en haine ? J’aimerais tant pouvoir écouter Don Bosco et savoir comment il agirait en ce temps difficile.
Il n’existe pas de solution simple aux problèmes actuels. Certainement pas le silence. Même le pape François l’a reconnu, saluant le courage de ceux qui ont dénoncé ceux qui ont abusé de leur condition sacerdotale pour corrompre et faire du mal. C’est un système difficile à déraciner, mais il est néanmoins nécessaire d’agir avec force, détermination et courage, pour que l’image de l’Église catholique ne soit pas livrée à l’action d’une minorité de malfaiteurs.

Même mort, il continue de hanter les gauchistes

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la tombe de Jean-Marie Le Pen à la Trinité-sur-Mer a été profanée.

La croix du caveau de la famille Le Pen a été détruit à la masse.

Le cimetière est depuis fermé au public et une enquête est ouverte pour retrouver les profanateurs, christianophobes. Ces “courageux” barbares qui ne respectent rien sont symptomatiques de la crise de notre civilisation.

Jubilé 2025 – Les premiers samedis de Fátima

Il y a tout juste cent ans, la Sainte Vierge demandait à sœur Lucie que toute l’Église pratique la dévotion des premiers samedis du mois. À cette occasion, l’Alliance des premiers samedis de Fátima et plusieurs organisations s’associent pour répondre à son appel le premier samedi  de chaque mois de 2025, dans les grands sanctuaires du monde.

Un peu d’histoire

Alors qu’en 1917 la Première Guerre mondiale fait rage et que la révolution bolchevique se profile en Russie, la Sainte Vierge apparaît six fois à trois jeunes bergers de Fátima (Portugal), Lucie, Jacinthe et François, le 13 de chaque mois, de mai à octobre. Elle annonce que « Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé » et évoque déjà la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Mais ce n’est que le 10 décembre 1925, à Pontevedra, qu’elle précise les contours de cette dévotion à sœur Lucie, dans la petite cellule de son couvent espagnol.

Que demande Marie exactement ?

La Sainte Vierge nous demande d’effectuer quatre actes pendant cinq mois consécutifs, chaque premier samedi :

  1. Communier
  2. Lui tenir compagnie 15 minutes en méditant sur un mystère du rosaire.
  3. Réciter un chapelet.
  4. Se confesser (le jour même, voire dans les jours qui précèdent ou suivent le premier samedi).

Ces actes doivent tous être faits en esprit de réparation des offenses faites au Cœur Immaculé de Marie. « De la pratique de cette dévotion, unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre », expliquait sœur Lucie en mars 1939.

La Sainte Vierge nous demande cette dévotion pour trois raisons :

  1. La réparation des offenses faites à son Cœur Immaculé.
  2. La conversion des pécheurs et le salut du monde.
  3. L’obtention de notre propre salut à notre mort. 

L’année 2025 à la loupe

Le samedi 4 janvier dernier, les fidèles attachés à cette dévotion se sont réunis à la chapelle de la Médaille miraculeuse située rue du Bac à Paris, et ont ainsi lancé cette année jubilaire, permettant à des centaines de fidèles de répondre à l’appel de Marie !

La prochaine messe de ce jubilé aura lieu le samedi 1er février au Liban, à Maghdouché, au sanctuaire Notre-Dame-de-l’Attente. C’est la Providence qui a choisi ce lieu, selon France Andrieux, responsable de la dévotion à Marie qui défait les nœuds au sein de l’Association Marie de Nazareth. « Tout cela a été préparé par le Ciel », sourit celle qui a participé à l’intronisation d’un tableau de Marie qui défait les nœuds à seulement quelques kilomètres de Maghdouché, à Mjaydel.

« Ce qui est incroyable, c’est que le lieu était alors bombardé : l’intronisation du tableau semblait impossible, mais elle a pu avoir lieu une nuit d’accalmie. Cela nous a permis de créer du lien avec le Liban et d’organiser la célébration du premier samedi du mois de février sur place. C’est providentiel ! »

À ce jour et malgré les tensions, plus d’une dizaine de bus financés par de généreux donateurs libanais ont été réservés depuis Beyrouth, Dekwaneh, Jounieh et Jbeil, afin de permettre à des centaines de personnes de rejoindre le Sud-Liban et célébrer le premier samedi de février. Monseigneur Elie Haddad, archevêque melkite de Saïda, célébrera la messe et annoncera l’instauration définitive des premiers samedis du mois au sanctuaire.

Lieux en réflexion pour les prochains samedis de l’année 2025 :

  • Sainte Maison de Lorette, en Italie (samedi 1er mars) ;
  • Akita, au Japon ;
  • Guadalupe, au Mexique ;
  • Notre-Dame-de-la-Paix au Burundi ;
  • Lourdes (samedi 1er août), etc.

En lien avec les sanctuaires, les catholiques sont invités à effectuer eux aussi les premiers samedis là où ils habitent, en contactant leur curé.

L’Alliance des premiers samedis de Fátima en quelques mots

Lancée par une famille catholique en 2016 lors du Jubilé du Puy-en-Velay (France), l’Alliance 1ers samedis du mois est destinée à s’unir autour des Cœurs de Jésus et de Marie pour honorer leur demande, en particulier celle des premiers samedis du mois, afin d’obtenir la conversion du monde et la paix. Cette Alliance est aujourd’hui composée de catholiques et d’organisations catholiques de tous horizons (communautés, mouvements, fraternités, associations, etc.) qui ont pris conscience du caractère fondamental des demandes de Fátima pour le salut du monde.

Rappel à Dieu de Monseigneur Richard Williamson

Communiqué de la Maison générale de la FSSPX :

C’est avec douleur que nous apprenons le rappel à Dieu de Monseigneur Richard Williamson, hier, 29 janvier 2025, à 23h23.

Suite à une hémorragie cérébrale, il avait été hospitalisé d’urgence le 24 janvier au soir, après avoir pu recevoir l’extrême-onction. Il était âgé de 84 ans, étant né le 8 mars 1940.

Ordonné prêtre par Monseigneur Lefebvre le 29 juin 1976, il fut professeur de séminaire à Weissbad pendant un an, puis à Ecône pendant cinq ans. Après une année comme sous-directeur à Ridgefield, il dirigea le séminaire des Etats-Unis pendant vingt ans, puis celui d’Argentine pendant six ans, avant de se retirer en Angleterre.

Sacré évêque le 30 juin 1988, il avait également occupé la charge de Second Assistant général de la Fraternité entre 1988 et 1994.

Son chemin et celui de la Fraternité se sont malheureusement séparés il y a de nombreuses années.

Nous le recommandons à vos ferventes prières.

R.I.P.

Objectif “1000 shampooings solides” : la nouveauté des bénédictines de Chantelle

Résumé de l’opération en cours

À l’abbaye de Chantelle, dans l’Allier, les bénédictines viennent de lancer un nouveau produit : le premier shampooing solide, monastique et éco-responsable ! (cliquez ici pour en savoir plus)

Comme tout bon shampoing, il mousse beaucoup et sent bon (senteur fleur de coton), et il est enrichi en huile d’argan ce qui nourrit et apporte de la brillance aux cheveux. En plus, et c’est la grande nouveauté : ce format de shampooing (solide) ne contient ni plastique, ni masse liquide (eau) à transporter inutilement, ce qui répond donc à une grande aspiration éco-responsable.

Pour ce grand lancement, le défi des sœurs est d’en vendre au moins 1000 avant le 9 février !

Ces nouvelles ventes serviront d’abord pour l’entretien général de cette vieille abbaye millénaire, et ensuite pour financer de la R&D sur l’éco-responsabilité (passer au plastique recyclé pour tous les emballages).

Les précommandes se feront jusqu’au dimanche 9 octobre 2025 à 23h59 (commandez vite !), et la livraison se fera entre le 25 février et le 11 mars, à domicile ou en point relais. Vous pouvez :

Deux soeurs de l’abbaye de Chantelle travaillent au laboratoire de l’abbaye ©Abbaye de Chantelle

En savoir un peu plus sur les bénédictines de Chantelle

L’histoire de l’abbaye de Chantelle commence au Ve siècle avec la construction d’un château et d’une église dédiés à saint Vincent, sur une colline stratégique proche d’une voie romaine. Mais la vie monastique débute réellement en 937, lorsque les lieux sont donnés aux chanoines de Saint-Augustin par Ainaud et Rothilde, sous l’influence de saint Odon.

Chantelle attire l’attention au fil des siècles : Pépin le Bref s’empare du château au VIIIe siècle, et Anne de Beaujeu en fait sa résidence au XVIe siècle. L’édifice évolue, mais en 1638, Richelieu ordonne la destruction du château, bien que le prieuré, lui, reste intact. La Révolution met fin à la vie religieuse, le site devenant un bien national.

En 1853, des bénédictines restaurent la vie monastique à Chantelle et œuvrent à la réhabilitation des lieux. Dès 1954, pour subvenir à leurs besoins et accomplir leur vie monastique, les bénédictines commencent à commercialiser leurs produits cosmétiques. A l’époque, leurs premiers produits des bénédictines de Chantelle sont un lait de toilette et une eau de Cologne !

Aujourd’hui, une dizaine de sœurs vit à l’abbaye, toujours selon la règle de saint Benoît (écrite en 529), priant et travaillant quotidiennement, aux côtés de quelques laïcs, pour concevoir leurs produits cosmétiques !

Trois soeurs de l’abbaye de Chantelle  ©Abbaye de Chantelle

Trois députés pour évaluer la dernière loi de bioéthique

Lu sur Gènéthique magazine

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a mis en place une Mission d’évaluation de la loi n°2021 1017 du 2 août 2021 relative à la bioéthique.

Lors de la réunion de la commission le 22 janvier, au cours de laquelle Thibault Bazin (Droite républicaine) a été élu rapporteur général, trois députés ont été nommés pour piloter l’évaluation de la dernière loi de bioéthique. Il s’agit de Ségolène Amiot (LFI), Christophe Bentz (RN) et Annie Vidal (Ensemble pour la République).

Bien que l’attention médiatique ait été focalisée par la question de la « PMA pour toutes », la loi de bioéthique votée en 2021 contient bien d’autres dispositions :

  • accès aux origines pour les enfants nés de PMA avec tiers donneur,
  • recherche sur l’embryon humain jusqu’à 14 jours,
  • libéralisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh),
  • création de gamètes artificiels, d’embryons dits « de synthèse », d’embryons chimères, d’embryons transgéniques,
  • extension de la technique du bébé médicament
  • banalisation de l’avortement tardif.

Alors que la pression se fait toujours plus forte pour réclamer la légalisation de la gestation par autrui et que certains scientifiques ne cessent de vouloir repousser les limites en matière de recherche sur l’embryon humain, quelles seront les prochaines étapes ?

Le Puy du Fou désormais éligible au Pass culture

Victoire du député IDL Anne Sicard :

 

Depuis toujours, ils risquent leur vie

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Je n’en reviens pas : Mark Zuckerberg assiste à la cérémonie d’investiture de Donald Trump. On dirait que le cameraman de la chaîne de télévision américaine prend plaisir à le cadrer !
Dire qu’il y a à peine quatre ans, le PDG de Facebook bannissait Donald Trump de son réseau social après la prise d’assaut du Capitole. Assisterions nous en direct au plus rapide retournement de veste de l’histoire des États-Unis ?

Il faut reconnaître que Mark Zuckerberg avait déjà bien amorcé le mouvement en début d’année 2025 en annonçant la fin de la censure sur Facebook et Instagram. Il avait alors précisé qu’à ses yeux les programmes de vérification des faits par des « Fact-checkers » était trop politiquement biaisés. Pour lui, cette « Police de la pensée » allait trop loin. Trop orientée politiquement, elle finirait par réduire la confiance des utilisateurs de « Facebook » au lieu de les rassurer. Chargée normalement de vérifier le contenu des informations circulant sur les réseaux sociaux, elle privilégierait en réalité la propagande du pouvoir en place. En plus, il a révélé que les agences de « Fact-checking » ne sont pas indépendantes, elles seraient financées par les réseaux sociaux eux-mêmes pour censurer toutes opinions dérangeantes. Julien Pain, l’un de nos plus célèbres « Fact-checkers » français a reconnu involontairement cette dépendance en réagissant à tout cela de manière trop spontané sur « X » :

« – Pendant des années, Facebook a financé le travail des fact-checkers du monde entier, y compris en France pour lutter contre la désinformation », s’est-il ainsi inquiété suite au revirement du patron de « Facebook » et à la perte de ses petits profits personnels.

En gros, Marc Zuckerberg payait cette « Police de la pensée » pour tromper les populations et les manipuler plus facilement. Pour justifier des pratiques aussi douteuses, il dit avoir été menacé de représailles par le pouvoir en place. On l’aurait ainsi obligé à censurer certaines informations sur la pandémie de Covid-19 et sur les effets secondaires des vaccins utilisés. Il lui fallait empêcher les utilisateurs de « Facebook » de connaître la réalité sur ces sujets sensibles. A l’entendre, le gouvernement de Joe Biden l’aurait fait plier par la force, et il n’aurait pas eu la moindre possibilité de résister.

De son côté, le patron du réseau « X » a aussi affronté les cohortes de la « Bien-pensance », mais à priori il n’a pas vacillé pour autant. Si le pouvoir en place a réussi à faire plier Mark Zuckerberg, il a heureusement rencontré beaucoup plus de difficultés avec Elon Musk !

Pourtant, la Commission européenne n’a pas lésiné sur les moyens. En mettant en place le fameux DSA, Digital Service Act en langue européenne, elle cherchait évidemment à se donner les moyens de censurer toutes formes de liberté d’expression en visant prioritairement « X ». Entré en vigueur en 2024, ce cadre réglementaire était censé responsabiliser les plateformes internet sur les contenus qu’elles véhiculaient. En réalité, avec cet outil de censure, Thierry Breton a surtout voulu empêcher Elon Musk de diffuser à travers les réseaux sociaux des points de vue différents de la propagande officielle. Tout récemment, le patron de « X » a ainsi été accusé d’ingérence dans des élections pour avoir affirmé que l’« AFD » était une lueur d’espoir pour l’avenir de l’Allemagne. Quand on sait que ce parti d’extrême droite représente aux yeux de la Commission européenne et de son commissaire politique le pire ennemi que l’on puisse imaginer, on comprend mieux le sens de ces accusations !

Malgré tous les dangers que cela représente pour lui, Elon Musk a choisi de mener le combat pour la liberté d’expression. On ne peut que lui conseiller d’être prudent, et de surveiller la moindre de ses paroles ou le moindre de ses actes car la « Police de la pensée » ne lui laissera rien passer : on prend des risques à dire la vérité, et parfois c’est au péril de sa propre vie !

A son époque, Jésus a connu la même hostilité de la part des chefs religieux. Alors qu’il entrait dans Jérusalem sous les acclamations d’une multitude de disciples criant : « vive le roi d’Israël », des pharisiens sont venus le voir, pour lui demander de les faire taire. Ce à quoi il a répondu :

« – Je vous le dis en vérité, s’ils se taisent, ce sont les pierres qui crieront pour eux. »

A partir de là, les responsables religieux décidèrent de le faire mourir. Jésus remettait trop en question leur pouvoir sur le peuple, et surtout leurs propres disciples se tournaient vers lui. Quelques années plus tard, alors que deux de ses premiers disciples, Pierre et Jean, enseignaient le peuple dans le temple de Jérusalem, des chefs religieux vinrent pour les faire taire. Ils leur reprochaient de parler de la résurrection du Christ. Ils mirent la main sur eux et les jetèrent en prison. Ayant réussi à s’évader miraculeusement durant la nuit, les deux disciples retournèrent prêcher dans le temple dès le lendemain. Les chefs religieux les firent arrêter à nouveau, et leur interdirent de parler de Jésus-Christ. Puis ils les firent frapper avant de les relâcher à moitié mourants. Tout cela, juste pour préserver leur mainmise sur la population, et conserver ainsi leur pouvoir et leurs privilèges.

Depuis toujours la liberté de pensée s’acquière au péril de sa propre vie, et de cela Robert Kennedy Junior en sait quelque chose.

Alors que Donald Trump lui a donné pour mission de faire la lumière sur tous les mensonges liés au Covid-19, il parait totalement lucide des risques qu’il court. Pour preuve, cette réponse à une journaliste lui demandant s’il n’avait pas peur de mourir en s’attaquant aux lobbies de « Big-pharma » :

« Il y a des choses bien pire que de mourir, et l’une d’elles est de vivre comme un esclave et de voir ses enfants perdre toutes les libertés pour lesquelles tant de générations d’américains ont sacrifié leur vie. »

Référendum sur l’immigration : un chemin étroit… mais possible

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« Tout le monde à Droite » voudrait un référendum sur l’immigration… tout en déplorant hypocritement que « ce n’est pas possible, la Constitution l’interdit ».

N’est-ce pas, MM Bayrou, Retailleau, Darmanin, etc. ?

Effectivement, en l’état, la « merveilleuse Constitution de la Ve République du merveilleux général De Gaulle » interdit au peuple français de refuser de mourir submergé…

En réalité, le chemin existe, en deux étapes (voir ici https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/immigration-le-referendum-voulu-par-marine-le-pen-est-il-constitutionnel-190598 si besoin).

PREMIERE ETAPE, CHANGER LA CONSTITUTION : CHANGER L’ARTICLE 11 GRACE A L’ARTICLE 89

Pour cela, il faut une majorité à l’Assemblée Nationale, et au Sénat. En effet, le texte de révision de la Constitution doit être « voté par les deux assemblées en termes identiques ».

Ce premier référendum permettra de modifier l’article 11 de la Constitution, pour en élargir le champ.

DEUXIEME ETAPE, REFERENDUM « CLASSIQUE », SELON LE NOUVEL ARTICLE 11

Nouvel écueil : seul le Président de la République peut prendre la décision d’un référendum selon l’article 11.

Il faut donc un Président qui y soit favorable.

UNE SEULE SOLUTION : L’ALLIANCE DES DROITES

Il faut donc dire à tous ces hypocrites qui parlent de « risque existentiel pour la France » (Bruno Retailleau) ou de « submersion » (François Bayrou) : arrêtez votre sketch. Réfléchissez au seul chemin qui permet ce que vous prétendez vouloir.

Ce chemin est le suivant :
– Dissolution de l’Assemblée Nationale au plus vite (été 2025 ?), et union de Droites pour y obtenir une majorité.
– Dans la foulée, vote du texte de révision de l’article 11, par l’Assemblée Nationale et le Sénat. Le Sénat est déjà à Droite (molle…). Ceci imposera le premier référendum via l’article 89 (l’accord du Président n’est pas nécessaire).
– Ensuite, pour le 2e référendum grâce au nouvel article 11, il faut l’accord du Président. Soit M. Macron donne cet accord, soit la pression réussit à le faire partir, soit il faudra attendre 2027.

Ou 2032…

Ou 2037…

La submersion migratoire ne pourra être enrayée que par référendum. Toute autre loi « mineure » trouvera toujours des opposants qui empêcheront son efficacité : des juges gauchistes, des Traités internationaux, des Cours de pseudo-Justice, l’UE, la “rue islamo-gauchiste”, etc.

Alors, chers pleurnicheurs de la droite molle, il serait temps de devenir cohérents et courageux.
Ou bien de vous taire, au lieu de faire croire à vos « convictions ».

Ni le seul RN, ni la seule « Droite molle », ne peuvent avoir une majorité à l’Assemblée Nationale ET au Sénat.

En reprenant les termes de M. Retailleau, face au « risque existentiel » de la submersion migratoire, il n’existe qu’une seule voie : l’Union des Droites, et le chemin ci-dessus.

Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]

Le grand remplacement n’existe pas… mais la gauche ne veut surtout pas connaître les chiffres

Défenseurs de droits de l’Homme (étranger) et élus de gauche de la région Île-de-France s’alarment : indiquer le pays de naissance de ses ascendants dans le recensement, c’est prendre le risque de créer des fichiers ethniques. L’Insee se défend assurant que les données sont confidentielles et que la question apparaît dans d’autres enquêtes depuis… vingt ans.

« Nous avons fait campagne auprès de l’Insee pour que cette question ne figure pas dans le recensement 2025 », rappelle Habiba Bigdade, vice-présidente de La Ligue des Droits de l’Homme des Hauts-de-Seine. En vain. L’association s’est fendue d’une tribune sur le site de Mediapart signée notamment par le MRAP, la CGT, FSU et Solidaires et a lancé une pétition. Ce mercredi, celle-ci avait été signée par… plus de 2 700 personnes.

Les Français veulent savoir l’état de submersion…

Ce que disent déjà les chiffres, c’est qu’en 1960, la population immigrée représentait 4%, contre 10% en 2020.

Et la courbe montre une envolée qui montre que, au rythme actuel, nous atteindrons 20% dans 10 ans (sans parler des naturalisations).

Donald Trump fait payer Facebook

Le groupe Meta, qui contrôle Facebook et Instagram, va payer 25 millions de dollars de dédommagements à Donald Trump, pour mettre fin aux poursuites engagées par le président américain après la suspension de ses comptes en 2021.

Le président américain avait porté plainte contre Meta et son fondateur, Mark Zuckerberg, en estimant être victime de censure après avoir été exclu de Facebook et d’Instagram le 7 janvier 2021.

Victoire judiciaire de l’activiste pro-vie aux USA, qui a dénoncé le commerce de bébés avortés

Le journaliste et militant catholique pro-vie David Daleiden, poursuivi depuis des années devant les tribunaux par l’industrie de l’avortement, mais aussi par Kamala Harris lorsqu’elle était procureur général de Californie (de 2011 à 2017), a obtenu un accord judiciaire qui est, en pratique, une victoire qui lui permettra de continuer à dénoncer les horreurs de ce commerce macabre.

Il y a dix ans, le monde était choqué par les vidéos de David Daleiden. Enregistrés en caméra cachée, David ou sa collaboratrice Sandra Merritt rencontraient des directeurs de cliniques d’avortement et négociaient la vente et l’achat de parties de bébés avortés.

Entre champagne et caviar, les directeurs d’avortoirs proposaient des cornées, des cœurs ou des poumons de bébés avortés, d’âges différents, bien conservés, frais, récoltés, etc…. Et ils ont discuté des prix. Daleiden a fait circuler plus d’une douzaine de vidéos avec différents responsables. Il y avait des titres comme « J’ai besoin de 50 foies supplémentaires ».

La première vidéo de Daleiden : le prix des parties de bébé parmi les délices et les vins.

L’avortement, dans ces vidéos, n’était pas quelque chose de « nécessaire » pour aider les femmes : il s’agissait de se procurer de précieux cadavres de bébés qui, découpés comme sur un marché, pouvaient être vendus pour la « recherche », souvent pour le monde de la cosmétique.

L’industrie de l’avortement, lorsque le scandale de ce macabre commerce a éclaté, a réagi en attaquant le messager, en s’appuyant sur des juges favorables à l’avortement et en dénonçant toutes sortes de délits, tels que la « falsification » d’identité, en demandant des peines énormes, des amendes et des années de prison. Mais au final, Daleiden a obtenu ce qu’il voulait : beaucoup de publicité et une sanction minimale.

Cette vidéo a fait parler d’elle en évoquant la voiture Lamborghini qu’elle prévoyait d’obtenir grâce au commerce de pièces détachées pour bébés.

L’État de Californie a accepté d’abandonner toutes les poursuites contre David Daleiden et son associée Sandra Merritt. Le groupe pro-vie de David Daleiden, le Center for Medical Progress (CMP), a annoncé lundi que lui et Sandra Merritt avaient conclu un accord avec le bureau du procureur général de Californie.

Les deux militants plaideront « sans contestation », ce qui leur vaudra « aucune peine de prison, aucune amende, aucune reconnaissance d’actes répréhensibles et aucune mise à l’épreuve ». Il s’agira d’un « délit mineur, d’une durée de 6 à 12 mois, qui sera ensuite converti en plaidoyer de non-culpabilité, rejeté et effacé », a expliqué le CMP.

Le fait que Daleiden ait enregistré les avorteurs en cachette est admis et indéniable : ils les ont fait parler de leur marché louche de vente de membres humains. Ce que Daleiden souhaite, c’est pouvoir consacrer ses ressources à la diffusion de l’information, et non à des poursuites judiciaires. Le règlement, déclare M. Daleiden dans un communiqué du CMP, est « une grande victoire pour mon journalisme d’investigation et pour le droit du public à connaître la vérité sur la vente par Planned Parenthood de parties de corps de bébés avortés ».

La neuvième vidéo est celle d’un acheteur qui veut 50 foies supplémentaires (de fœtus avortés) :

Mat Staver, fondateur et président de The Liberty Counsel, qui a accompagné les militants pro-vie, considère également l’affaire comme un grand succès.

« Sandra Merritt n’a rien fait de mal. Elle a fait ce qu’il fallait en exposant la dépravation de l’industrie de l’avortement. Cet accord de plaidoyer met fin à une affaire criminelle injuste en abandonnant ces accusations criminelles infondées sans aucune peine d’emprisonnement, amende ou autre sanction ».

« Assassiner des bébés humains pour en extraire des parties du corps à des fins lucratives est un acte pervers et il n’y a aucune excuse à la persécution politique de Sandra. Il s’agit d’un résultat extraordinaire pour Sandra et l’État de Californie mérite de repartir pratiquement les mains vides ».

En 2015, le CMP a commencé à diffuser ses vidéos en caméra cachée montrant des employés de Planned Parenthood discutant des prix des parties du corps de bébés avortés. Planned Parenthood a depuis simplement répondu que les vidéos étaient « éditées de manière trompeuse », bien que toute personne qui les regarde verra qu’il s’agit de clips complets avec peu d’édition, à l’exception du sous-titrage de l’audio.

Daleiden et Merritt ont également enregistré secrètement des conversations lors des grands congrès sur l’avortement organisés par la National Abortion Federation (NAF) en 2014 et 2015. La NAF les a dénoncés pour cela.

Une autre vidéo largement diffusée montrait une technicienne en avortement de Planned Parenthood en 2014 lors d’un atelier dans le Michigan, déclarant que ses employées n’avaient pas à aider les victimes de viols ou de violences sexuelles, même lorsqu’il était évident que des violences avaient été commises à l’encontre de filles ou d’adolescentes, que ce n’était pas leur travail et qu’elles n’avaient pas à signaler ce qu’elles savaient à la police.

Daleiden est né en 1989 d’une grossesse inattendue, sa mère étant tombée enceinte de son père alors qu’elle était étudiante à l’université. Des années plus tard, Daleiden est devenu pro-vie après avoir vu une campagne d’images explicites de l’avortement. Il se lie d’amitié avec Lila Rose, porte-parole de la plateforme Life Action, l’un des visages pro-vie les plus reconnus aux États-Unis et également une militante amie des caméras cachées pour révéler les secrets de l’industrie de l’avortement. En 2013, à l’âge de 24 ans, elle fonde le Center for Medical Progress et, pour lancer son enquête sous couverture au cœur de l’industrie de l’avortement, elle crée Biomax Procurement Services, sa couverture. Il commence alors les enregistrements qui vont ébranler l’industrie de l’avortement.

Après les numéros verts, les flyers. Bienvenue chez les dingues

La ville de Paris a officiellement présenté en début de semaine, devant un parterre de plus de 200 personnes, le dernier volet de son «plan de prévention de rixe», lancé depuis 2019.

Surnommé «Plan couteaux», et accompagné du hashtag «Stop couteaux» sur les réseaux sociaux, ce plan se fixe pour objectif d’éviter les agressions à l’arme blanche. Sur l’année scolaire 2023-2024, 74 agressions à l’arme blanche ont été recensées dans les collèges, 38 dans les lycées et 18… dans les écoles primaires.

Nicolas Nordman, adjoint à la mairie de Paris chargé de la prévention, de la sécurité et de la police municipale, explique doctement :

«L’idée est de dire que porter une arme blanche est dangereux et que c’est interdit d’avoir un couteau dans son cartable».

Un dépliant a été réalisé pour l’occasion : nommé «Porter un couteau, c’est se mettre en danger, pas se protéger», ce flyer de couleur rouge, sur lequel est inscrit l’ensemble des réseaux sociaux de la ville de Paris, de la police municipale, de la préfecture de police, des pompiers de Paris et de l’académie de Paris, porte un ensemble de «recommandations».

«Un couteau ne protège pas, il peut exposer au pire. En le portant, on risque sa vie et celle des autres». «Porter un couteau dans la rue est interdit par la loi (…) Tous les couteaux peuvent blesser et tuer, quelles que soient leurs tailles. Un seul coup de couteau peut entraîner la mort en quelques minutes».

Le directeur de la police municipale de Paris, Michel Felkay, est très sérieux :

«Nous avons des flyers que nous distribuons aux sorties des collèges pour expliquer, en gros, qu’il ne faut pas prendre un couteau de cuisine de son appartement et le mettre dans sa poche parce qu’ils risqueraient de s’en servir. Mieux vaut éviter de l’avoir dans la poche, parce qu’on voit bien sur toutes ces affaires où les motifs sont assez “futiles” entre guillemets, entre le vol d’un portable, un mauvais regard, une fille…»

Il va falloir se défendre seul.

Union des droites en Allemagne

Alors que Marine Le Pen avait refusé de siéger avec l’AFD au Parlement européen, le Bundestag a adopté à 348 voix pour, 344 voix contre et 10 abstentions une motion parlementaire de la CDU sur l’immigration grâce aux votes de l’AfD. Angela Merkel, l’ancienne chancelière et figure de la CDU, le SPD et les Verts fulminent contre cette première historique. Pour l’actuel chancelier Olaf Scholz, il s’agit d’«une erreur impardonnable».

Ce vote commun pourrait avoir des conséquences profondes à différentes échelles.

Cette motion non contraignante sur le durcissement de la politique migratoire allemande a été votée par les parlementaires de l’Union chrétienne démocrate (CDU/CSU, EPP), du parti libéral-démocrate (FDP, Renew) et du parti Alternative für Deutschland (AfD, ESN). Les parlementaires ont largement suivi les consignes de vote par groupe. Seule une députée de la CDU, Antje Tillmann, a voté contre la motion. Hormis deux abstentions, le groupe FDP dirigé par l’ex ministre des finances Christian Lindner a également soutenu la motion de la CDU, tandis que le groupe du Bündnis Sahra Wagenknecht (BSW), jeune parti de gauche populiste, s’est abstenu en bloc. Un vote contraire de ses dix membres aurait permis de mettre en minorité la motion de la CDU/CSU.

Depuis l’été 2024, l’AFD progresse dans les sondages et se trouve aujourd’hui proche de son niveau le plus élevé, atteint il y a un an. À plus d’un mois des élections fédérales, qui se tiendront le 23 février, la CDU/CSU voit ses intentions de vote reculer.

Friedrich Merz, le candidat favori à la chancellerie, élu en janvier 2022 à la tête du centre-droit allemand, avait remis en cause à l’été 2023 le cordon sanitaire en évoquant une potentielle coopération avec l’AfD au niveau des communes, voire des Länder, avant de reculer face aux critiques de la direction de son propre parti. Par ailleurs l’AfD a également conquis en juin 2023 le Landkreis de Sonneberg en Thuringe, qui constitue donc le premier mandat exécutif du parti.

Au plan arithmétique, la formation de majorités CDU-AfD est actuellement facilitée par la première position de la CDU dans une majorité de Länder. Seules les deux cités-États de Brême et Hambourg voient encore un parti de centre-gauche (le SPD) arriver en tête, tandis que l’AfD l’emporterait en Thuringe, au Brandebourg et au Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.

Le Bundestag doit se prononcer vendredi sur une loi visant à « limiter l’afflux [de migrants] » (Zustromsbegrenzungsgesetz), par laquelle la CDU/CSU veut notamment mettre fin au regroupement familial pour les réfugiés ayant un statut de protection limité.

Pour Alice Weidel, la candidate à la chancellerie de l’AfD et coprésidente du parti, ce vote marque la fin d’un « cartel anti-démocratique » et constitue un « grand jour pour la démocratie ».

EVARS et vote du CSE : de très nombreux parents scandalisés d’être exclus et très inquiets de l’inspiration idéologique du texte

Communiqué du Syndicat de la famille :

 Alors que le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) vient de valider le projet de programme d’éducation affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS), Le Syndicat de la Famille a reçu aussitôt de très nombreux messages de parents inquiets, à l’instar des 35.000 personnes qui ont signé la pétition pour la révision du texte. Les parents regrettent vivement la suppression de l’information des familles en amont des séances d’EVARS. Pourquoi cette peur des syndicats d’informer les parents, si ce n’est parce que le projet de programme est loin de la neutralité philosophique et politique requise ?

L’égalité homme-femme et la lutte contre les violences et le harcèlement, objectifs affichés du projet de programme d’éducation affective, relationnelle et sexuelle, font évidemment consensus. Le Syndicat de la Famille, comme les parents, y est bien sûr favorable.

Mais les militants de ce projet de programme font mine de croire à la contestation de ces objectifs, masquant ainsi la réalité du débat, qui est le contenu même du projet de programme et la manière – parfois contre-productive – de répondre à ces objectifs.

Le Syndicat de la Famille se réjouit de la suppression de la partie « sexualité » pour les classes de primaire, de l’insistance sur le respect de soi-même et d’autrui et des informations qui peuvent rassurer les adolescents sur le caractère fictif des images véhiculées par les réseaux sociaux.

Il regrette en revanche que le texte reste largement idéologique et lacunaire :

– Au motif évidemment louable de l’égalité, la lutte contre les stéréotypes de genre est omniprésente dès maternelle, sous la forme d’une contestation systématique de toutes les représentations mentales que peuvent avoir les enfants du féminin et du masculin. La critique permanente de tout ce qui pourrait faire penser à une différence entre homme et femme va à l’encontre de l’objectif d’égalité, qui supposerait au contraire la valorisation des filles comme des garçons, la connaissance des ressemblances comme des différences (physiques, mais aussi physiologiques, émotionnelles, cognitives, etc.), mais sans généralisation absurde, chacun étant unique. Cela aiderait les garçons et les filles à se comprendre et créerait de la confiance les uns dans les autres ! Quant à la liberté, pour les uns comme pour les autres, d’exprimer leurs préférences en matière de jeux, métiers ou autres, elle est une évidence, qui doit être exprimée en positif et non sur la base de l’idée caricaturale d’un « patriarcat systématique ».

– La déconnexion qui est faite, à partir de la 5e, entre sexe et genre est inacceptable : laisser penser aux élèves que le genre (l’expression sociale et culture de l’identité sexuelle) est indépendant du sexe (biologique) est fondée sur une idéologie. Une telle affirmation, qui met en doute leur identité, est susceptible de troubler des adolescents, en pleine recherche de compréhension et d’estime d’eux-mêmes. Le rôle des éducateurs est d’abord de donner du sens, de rassurer et de conforter les jeunes sur ce qu’ils sont.

Par ailleurs, des lacunes importantes portent aussi préjudice à la pertinence du texte :

– Rien sur le couple, rien de positif sur la maternité (seule la grossesse précoce et non désirée est abordée), rien sur la paternité… ces événements majeurs de la vie découlent pourtant aussi des relations amoureuses et sexuelles. L’EVARS pourrait d’ailleurs être l’occasion de donner envie, un jour, de fonder une famille. Dans le contexte actuel de dénatalité et de développement de la solitude, cela ne pourrait être que constructif.

– Rien sur les valeurs personnelles, les choix en conscience, l’éthique, même à propos du consentement. Pour aller plus loin que le “j’ai envie/ j’ai pas envie” et mieux étayer le consentement ou non consentement, quelques clés de réflexion seraient très précieuses pour les jeunes (est-ce bon pour moi, pour l’autre ? pour mon avenir ? suis-je réellement prêt/en accord aussi avec ma raison, mon coeur, mes émotions ? Etc.)

– La prévention vis-à-vis de la pornographie est bien trop tardive (elle n’est vraiment développée qu’en 4e). Elle devrait être largement renforcée en CM2, et réitérée au moins une année sur deux vu les chiffres annoncés par les études et les violences sexistes et sexuelles que le porno génère.

– Sur les “nude”, à l’origine de nombreux drames de harcèlement sexuel, il est nécessaire de dire et répéter aux élèves qu’ils ne doivent pas envoyer de nude ! En l’état, ce qui est prévu par le programme est insuffisant vu les risques.

– Enfin, il manque la prévention vis-à-vis des bloqueurs de puberté, des hormones et de la chirurgie de réassignation sexuelle. Les dangers sur la santé physique et mentale comme les effets irréversibles (la puberté ne se fera jamais, par exemple, au bout d’un certain temps sous bloqueurs) impose cette prévention, dans un contexte où les réseaux sociaux incitent à transitionner. Bien sûr, il y a des adolescents en souffrance. La recommandation responsable et raisonnable ne peut être alors que de consulter un professionnel de santé et non de renvoyer à une association militante et politisée.

Le Syndicat de la Famille appelle Elisabeth Borne à donner la priorité à l’intérêt supérieur des enfants, au respect de leur développement personnel et au bénéfice qu’ils sont en droit d’attendre de l’EVARS.

I-Média – Submersion migratoire : interdit d’en parler

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur un nouveau francocide, le meurtre d’Elias. Une analyse percutante sur l’ensauvagement et les conséquences de l’immigration que les médias voudraient bien vous cacher sous prétexte de la minorité des auteurs.

Le dossier de la semaine est consacré à Bayrou et son propos sur un sentiment de submersion migratoire. Pourquoi certains sujets sont-ils tabous dans les médias traditionnels et comment les journalistes créent-ils un narratif qui pousse à interdire cette terminologie qui décrit pourtant le réel ?

De la démission de Philippe Carli, le patron d’EBRA, à la diabolisation d’Elon Musk, en passant par les déclarations choc de Jacques Weber sur Trump, découvrez les informations que les grands médias ne vous montrent pas, sans oublier le portrait piquant de Léa Salamé sous la loupe de l’OJIM. Une analyse sans concession de l’une des figures médiatiques les plus influentes.

RIEN n’égale la charité de l’Église

On entend souvent parler des scandales et des critiques contre l’Église, mais rarement de ce qu’elle a accompli pour l’humanité. Pourtant, depuis 2000 ans, elle est à l’origine d’innombrables œuvres de charité : hôpitaux, écoles, soins aux malades, aide aux plus pauvres…

Sous la bannière dorée du bouddhisme, se dissimule une tout autre réalité

Marion Duvauchel, historienne des religions :

En France, ça n’a rien d’une révélation, le bouddhisme a le vent en poupe. À l’exception du monde musulman, cette philosophie (qui pour une philosophie est drôlement religieuse) est devenue partie intégrante de l’univers mental européen, à des degrés divers d’adhésion des unes et des autres à la sagesse et à l’octuple voie.

C’est qu’il y a méprise. Ce bouddhisme occidentalisé, tibétain ou non, est une religion « reconstruite », indolore et aux saveurs New Age ; elle déploie benoîtement sa rhétorique de bien-être individuel et les valeurs qui y affèrent :  la paix mondialisée, l’harmonie universelle et intérieure. Cela va de pair avec la bien curieuse idée que le maintien des deux aspects, philosophique et religieux, est une des conditions pour que le bouddhisme guérisse l’Occident des principes logiques hérités d’Aristote et qu’on apprenne de sage asiate à penser ensemble des réalités contradictoires. La coincidencia opositorum était déjà le rêve des Surréalistes. Notre pays est ainsi devenu, fort discrètement, une terre d’enracinement du bouddhisme dit Mahayana qui tient le leadership du bouddhisme occidental, via l’influence du dalaï-lama. En France, la mobilisation pour la cause tibétaine lui a fourni une tribune exceptionnelle. La Constitution du « Tibet libre » qu’il a élaborée véhicule adroitement le mythe d’un Tibet délocalisé, sorte de territoire mondial, (écologique) dont la géographie abstraite prétend s’étendre à l’ensemble de l’humanité, qui bien sûr n’attend qu’elle : tous citoyens d’un monde apaisé par la méditation transcendantale. En réalité, ce bouddhisme n’est ni celui du Petit ni celui du Grand Véhicule (Hinayana et Mahayana) mais il s’appuie sur ces catégories qui donnent une patine d’érudition et d’exotisme au « catéchisme » relayé par une intelligentsia parisienne éprise de philosophie orientale et d’universalisme. À la condition que cela se tienne dans le ciel pur de l’abstraction.

Né il y a plus de deux mille cinq cents ans, le bouddhisme a connu une première période de propagation, à l’intérieur du sous-continent indien (VIe – IVe siècle av. J.-C.), pendant laquelle il donna les fondations de plusieurs systèmes philosophiques, présentés comme ayant déjà été énoncés par le Bouddha Shakyamuni, mais à des cercles de disciples restreints et transmis depuis lors de manière confidentielle. Comme disait un orientaliste sceptique (il y en eut) :

« Difficile de croire qu’une veine d’humour à froid et d’ironie socratique circule sous la sèche et monotone répétition des formules d’école et des énumérations mnémotechniques qui forment toute la trame des dialogues du Bouddha ».

À compter du premier siècle de notre ère, le bouddhisme entre en Chine, et au-delà, continue sa propagation au Japon, en Corée et vers l’Asie du Sud. De ces terres d’implantation vont émerger d’autres mouvements, qui ne proviennent plus seulement de la matrice indienne. Ainsi, de la Chine, via la route de la Soie, la religion indienne se répand tout au long du chapelet des oasis d’Asie centrale, dans une grande région qu’on appelle la Sérinde.

C’est à partir de là, (sans grande précision) que, de manière très schématique, on se met à distinguer deux yana ou « véhicules » : le petit véhicule, (celui des Anciens), c’est-à-dire le bouddhisme fondamental, primitif, (le vrai !) et le bouddhisme Mahayana devenu, grâce à une maîtrise achevée de l’art du fondu-enchaîné, une véritable entreprise de transformation baroque du nirvana en de multiples paradis sulpiciens emplis de Bouddhas imperturbables et d’une nouvelle sorte de grands spirituels : le Boddhisattva. Le tout dans une inflation de parfums, de couleurs, d’apsaras et de gandharvas (danseuses et musiciens célestes), de sons et de sens qui se répandent et se diffractent à l’infini, un peu comme dans le poème de Baudelaire sur la nature et ses vivants piliers. L’ensemble sur fond d’écran de duplicité doctrinale, celle qui permet au passager du Grand Véhicule de jouir pleinement, sans peur, sans reproche et sans relâche, de ce qu’il prétend et entend bien dépasser, la Maya, la grande déesse noire… Et progressivement enrichi du monde grouillant des divinités tantriques, courroucées ou enragées ; des petits démons et génis divers : yaksas des arbres, matrika anthropophages, etc… Tout cela commence à sentir ce que le père Huc appelait « l’idolâtrie ». Pour ceux qui en douterait, ses Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie et le Thibet pendant les années 1844, 1845 «et 1846 sont édités aux éditions Omnibus.  On y trouve des descriptions de rituels bouddhistes de magie noire.

Il n’y a pas si longtemps, l’Église catholique a conféré au bouddhisme le statut de « religion universelle », aux côtés de l’islam et du christianisme. Elle devait être mal informée. Mais elle a contribué à donner aux zélateurs, aux adeptes et aux sympathisants une assise dont les grands Dévots habiles et rusés n’avaient nul besoin.

La généalogie de ce bouddhisme occidental suit deux lignes. La première le voit comme le fils généralement inconscient de Luther et les hommes de cette lignée se sont cru à la pointe de la modernité parce qu’ils évacuaient le religieux, le mythe et la superstition. Dans cette ligne protestante rationaliste, on reproche à la logique occidentale de penser, de se penser et, plus grave, de penser le réel en termes de dilemme : c’est A ou c’est B. Cette logique a tout de même donné le O et 1 de l’informatique. Ce n’est pas si mal. Mais l’argument est recevable : on a mis la vérité dans un entonnoir, le vrai ça doit passer par A ou par B ou être broyé. Cela est vrai, mais dans la logique aristotélicienne, la logique binaire. Cela est vrai aussi dans le paradigme cartésien où la vérité doit être certaine, passé au crible réducteur du discours de la méthode. Ça se sait peu, mais le temps viendra où on le découvrira, la logique binaire n’est pas la seule. Il y a la logique ternaire et surtout la logique quaternaire, celle dans laquelle la Révélation a été exprimée, découverte « récente » (qui a déjà un demi-siècle) d’un mathématicien et d’un bibliste physicien (Robert Lutz et Jean-François Froger). C’est autrement plus intéressant que les spéculations bouddhistes.

L’autre ligne généalogique est plus tardive. C’est celle des théosophies européennes diverses qui ont trouvé dans le bouddhisme de quoi nourrir leur productive et invasive imagination. Au début du XXe siècle, la « Nouvelle Société Théosophique » prétend se rattacher au Petit véhicule de Ceylan. Elle procède du mysticisme de quelques fantaisistes combiné avec un spiritisme américain. Les inventeurs de la doctrine la nommèrent « bouddhisme ésotérique » : ils pensèrent le nirvana comme « l’exclusion des trois feux passionnels » et « l’empire complet de l’esprit sur la matière », oubliant quelque peu qu’il requiert l’anéantissement de ce que nous appelons « la personnalité ». Ces théosophes conçoivent l’homme comme un être triple : un corps physique animé, une âme intellectuelle et un esprit divin.  Pour le bouddhisme, le corps et l’esprit sont des illusions : des erreurs de nos sens abusés. Dans le Mahayana, ils se dissolvent l’un comme l’autre, au terme d’une ascèse ou d’une initiation plus ou moins longue qui révèle leur vide intrinsèque. On est alors prêt pour le vide accueillant du nirvana. Pour ces théosophes boudhisants, l’homme physique se compose des trois premiers principes (sur un « septénaire », un ensemble de sept) : corps matériel, vitalité, corps astral ; l’homme intellectuel comprend les quatrième et cinquième principes, l’âme animale et l’âme humaine ; l’homme spirituel réunit les deux derniers principes, l’âme spirituelle et l’esprit. Ces néo-bouddhistes affirmaient avoir découvert qu’il y a sept états de la matière : l’état solide, l’état liquide, l’état gazeux, l’état radiant et trois autres états inconnus des Occidentaux. Nouveaux alchimistes, ils prétendaient, grâce à cette connaissance, pouvoir transmuter les corps, les décomposer, les projeter au loin, les précipiter et les recomposer presque instantanément ; ils recevaient en quelques minutes, du bout du monde, des lettres que n’avaient souillées aucun cachet administratif, aucun timbre-poste. Ils pouvaient, du reste, se dédoubler eux-mêmes, leur corps physique demeurant à Paris, par exemple, tandis que le corps astral, son double éthéré et son prototype se transportait instantanément à San-Francisco ou à Pékin.

Réduit à l’expression la plus simple et la plus primitive, le socle de l’enseignement du Bouddha se réduit à la formule des quatre vérités. Débarrassée de son extravagant vêtement scolastique, on n’y trouve plus que deux propositions étroitement solidaires l’une de l’autre : l’existence humaine est transitoire et instable, tout y est douleur, la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort, l’union avec ceux que l’on aime comme la séparation, et ne pas voir assouvi son désir est douleur. Seul l’enseignement du Bouddha peut mettre un terme à cet interminable cauchemar. Comment supprimer la douleur ? Il faut supprimer la cause, et la cause ultime, c’est le désir, c’est-à-dire la personne, car le désir est une force qui transcende toutes les dimensions de l’homme.

Relayé et transmis à travers des formes artistiques variées, le bouddhisme a donné au monde une figure impassible, qui rappelle étrangement l’idéal de l’« apatheïa » de nos ermites coptes ou des stoïciens. Son art religieux a fini par ne plus produire en série que ces statues figées qui n’ouvrent ni le ciel étoilé, ni l’histoire des hommes, ni l’homme et son inhérente étrangeté, ni la terre et ses richesses, mais qui viennent remplacer nos nains de jardin et même décorer les cabinets de kinésithérapeutes et de sophrologues nourris de la fade spiritualité de ce bouddhisme inculturé.

« En 615, quand le pèlerin chinois Hiouen-Thsang, rapporta de l’Inde des ouvrages bouddhiques, entre autres le Vasubandhu, Ki-Ki son disciple préféré, propagea son enseignement qui passa de la Chine au Japon.

(…)  Les doctrines du Bouddha, prêtées par le Mahayana et le Hinayana au nombre de quatre-vingt mille, pas une de moins, se divisent en trois parties : l’Existence, le Néant et le Chemin du milieu ».

Une doctrine, c’est déjà beaucoup, mais « quatre-vingt mille doctrines », c’est vertigineux. Qu’on se rassure, la doctrine karmique autorise des réincarnations illimitées, ce qui laisse tout loisir aux plus zélés ou aux plus enthousiastes, en tous les cas aux plus patients !

C’est au sein du Mahayana que s’est développé le Vajrayana ou « véhicule du diamant », le bouddhisme tantrique, généralement associé au bouddhisme tibétain, voire confondu avec lui, autrement dit cousin germain du çivaïsme, de ses initiations secrètes et de ses cultes de possession. Est-ce encore le bouddhisme ? Mais bien sûr. Le bouddhisme ne saurait se dissocier de ses rituels et du culte. Car le bouddhisme a réintégré les divinités de l’hindouisme comme aussi le monde grouillant des démons. L’intérêt pour ce pan du bouddhisme est récent. Eugène Burnouf, le fondateur des études bouddhiques, avait écarté toutes ces extravagances qu’il jugeait révoltantes. La recherche savante attribue au peuple tous ces rituels qu’il faut bien qualifier de magique, et magie souvent noire, et même très noire. Ce n’est pas faux bien sûr. Mais dans tous les monastères tibétains, jusqu’en 1950 environ, tous les matins, on célébrait des rituels divers à Mahakala, « le grand Temps », la divinité quasi jumelle du dieu Çiva.

Quelle que soit la religion pour laquelle on opte, il est bon de la connaître et il est bon de connaître le dieu ou la divinité que l’on vénère ou sous l’ombre de laquelle on médite ou l’on prie. Sous la bannière dorée du bouddhisme, se dissimule une tout autre réalité que celle des promesses fallacieuses (et puériles) de bien-être psychique et de désagrégation illusoire du stress de la vie moderne. La délivrance des angoisses inhérentes à la condition incarnée est une chimère. Nous allons tous mourir un jour ou l’autre et nous allons tous traverser des épreuves et connaître aussi des joies.

Il existe une tout autre Promesse, celle d’un Dieu qui dit vrai et qui assume de notre existence tout ce qui y aura été donné, reçu, aimé et pardonné. Vrai le salut, vraie la promesse de résurrection du corps et de déification de l’âme. Vraie aussi la voie du combat spirituel et l’inévitable passage par la croix. Pas d’anesthésie lente jusqu’à extinction du désir, mais un juste gouvernement des passions et la droiture de la raison que la foi éclaire, si nous le voulons bien.  La vérité du désir de l’homme, c’est Dieu. La promesse insensée du bouddhisme est refoulement et extinction de ce désir souverain, moteur de toute aventure humaine véritable et véritablement vécue.

Goma en flammes, mon cœur en cendres : un cri pour la paix

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Ce matin, alors que j’élevais le calice, un bruit a déchiré le silence de la messe. Un hélicoptère. Un simple vrombissement au loin, ici, en France, où je me trouve. Mais ce son anodin a réveillé en moi une douleur que je croyais enfouie. Soudain, les images ont surgi, brutales, implacables : des corps inertes jonchant les rues, des maisons éventrées, des cris étouffés par le vacarme des armes. Goma brûle. Goma souffre.

Et moi, prêtre, fils de cette terre meurtrie, je me tiens là, debout, en habits liturgiques, incapable de contenir le feu qui me consume. Dois-je bénir ? Ou crier ? Puis-je prêcher la paix alors que le sang de mon peuple crie vengeance ?

J’ai trente ans et je n’ai jamais eu un désir aussi grand que la paix.

Lorsque j’étais enfant, le Sud-Kivu a vécu sous l’occupation et la guerre. J’ai passé plusieurs jours avec la peur en guise de compagne, le sol dur pour matelas, les rafales de mitrailleuses comme berceuse. Nous savions que l’obscurité était plus sûre que la lumière, que les voix de nos parents murmuraient des prières que nous ne comprenions pas encore, mais dont nous devinions l’urgence. Chaque matin était une grâce, chaque soir une épreuve.

Aujourd’hui, à Goma, une autre génération vit ce que j’ai vécu. Des enfants qui apprennent trop tôt à se taire, à se cacher, à survivre plutôt qu’à grandir. Des mères qui prient dans l’ombre, retenant leur souffle au moindre bruit de pas. Des pères dont la seule certitude est l’incertitude du lendemain.

Et quand, demain, ils demanderont : « Pourquoi nous laisse-t-on mourir ? », que leur répondrai-je ?

Je suis prêtre. Je devrais parler d’amour, de réconciliation, de miséricorde.

Mais comment parler de pardon quand le sang des innocents crie vengeance ? Comment prêcher la paix à un peuple martyrisé ? Comment parler de réconcilier une nation quand elle est déchirée jusqu’à l’âme ?

Suis-je un mauvais chrétien ? Suis-je un mauvais prêtre ?

Je lutte en moi-même, entre la parole du Christ : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34) et le hurlement silencieux des victimes.

J’enseigne que la haine est un poison. Mais que faire lorsqu’elle s’infiltre malgré nous, qu’elle s’installe dans les failles de nos blessures encore ouvertes ?

Je refuse pourtant d’y céder.

Car céder, ce serait trahir le Christ.
Céder, ce serait laisser la guerre triompher deux fois : sur nos terres et dans nos cœurs.
Céder, ce serait briser la seule espérance qui reste à ceux qui souffrent.

Alors, je choisis de lutter.

Goma brûle, et le monde détourne les yeux. Parce que, finalement, ce n’est qu’un énième conflit africain, un drame lointain perdu dans le bruit du monde.

Et pourtant, ce qui se joue là-bas nous concerne tous.

Le sang coule à Goma pour que nos téléphones s’allument, pour que nos voitures électriques avancent, pour que nos technologies futuristes voient le jour. Les minerais du Congo – coltan, cobalt, lithium – nourrissent l’économie mondiale. Pendant que les géants industriels engrangent des milliards, le peuple congolais, lui, est sacrifié sur l’autel du progrès.

À vous, mes frères et sœurs du Kivu

Je sais votre douleur.
Je connais vos peurs.
Je ressens votre révolte.

Je n’ai pas de mots pour apaiser votre souffrance, mais je veux vous dire ceci : vous n’êtes pas oubliés.

Même si le monde détourne les yeux, même si les grandes puissances vous ignorent, même si les nouvelles s’effacent rapidement dans le flot de l’actualité, vous n’êtes pas seuls.

Votre douleur est notre douleur. Votre combat est notre combat. Votre espérance est notre espérance.

Ne laissez pas la haine vous consumer. Ils peuvent voler vos terres, détruire vos maisons, mais ne leur laissez pas votre âme.

Et moi, en tant que prêtre, je prie avec vous. Je prie pour que la justice triomphe. Je prie pour que la paix l’emporte.

Et je refuse de me taire.

Et toi, France, ma terre de mission

Toi qui me donne la liberté de prier sans craindre la guerre, toi qui fais résonner les cloches de tes églises en paix, ne choisis pas d’être un témoin passif d’un énième génocide oublié.

Sois celle qui refuse de détourner le regard.

Sensibilise.
Interroge-toi sur les matériaux qui composent tes objets du quotidien.
Exige des entreprises qu’elles garantissent une exploitation éthique.
Réclame des gouvernements qu’ils cessent d’être complices par leur silence.

Nous avons le choix : être les complices d’un génocide silencieux ou être ceux qui refusent de détourner le regard.

Alors oui, prions.

Mais pas d’une prière tiède ou résignée.
Prions d’une prière qui bouscule, qui dérange, qui oblige à se lever.

Prions pour les victimes.
Prions pour que ceux qui font couler ce sang retrouvent leur humanité.
Prions pour que nos consciences ne s’endorment plus.

Mais prions aussi avec nos actes.

Il est encore temps.

Avant que Goma ne soit plus qu’un tombeau à ciel ouvert.
Avant qu’un autre enfant ne grandisse avec la guerre pour berceau et la haine pour héritage.
Avant que nous ne nous réveillions trop tard.

Abbé Cédrick TEMBEZE

Le poids croissant des évangéliques au sein du protestantisme français

La part des évangéliques ne cesse de progresser dans le protestantisme français : de 18 % en 2010 à 33 %. 53 % des moins de 35 ans se déclarent « évangéliques » tandis que 47 % de cette classe d’âge se disent « protestants ».

Le protestantisme évangélique va devenir la composante majeure du protestantisme français, au détriment des luthériens et réformés. Les luthéros-réformés perdent 15 points, passant de 82 % à 67 %.

L’assemblée générale de la Fédération protestante de France (FPF) se réunit ce week-end à Paris. Les protestants, incluant les évangéliques, comptent 1 320 000 fidèles en France, soit 2 % de la population.

En France, les évangéliques ont pris leur indépendance de la FPF en 2010, en constituant le Conseil national des évangéliques de France (Cnef). Les relations existent mais elles sont difficiles.

Les évangéliques ont un avis très divergeant par rapport aux protestants classiques sur plusieurs questions de société, dont l’avortement, l’euthanasie et l’homosexualité. Sur la légalisation de l’aide active à mourir, 76 % des protestants classiques y sont favorables contre 50 % des évangéliques. Sur la constitutionnalisation de l’avortement, 82 % des protestants sont pour quand 57 % des évangéliques sont contre. 46 % des luthéros-réformés sont pour la bénédiction de couples homosexuels pour seulement 14 % des évangéliques.

Les évangéliques pratiquent trois fois plus, chaque semaine, que les protestants.

« Jean-Marie Le Pen est perçu en Pologne comme quelqu’un qui a mené les batailles qui sont les nôtres aujourd’hui »

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Un entretien avec Kacper Kita, chroniqueur, essayiste, auteur de plusieurs ouvrages remarqués en Pologne, notamment sur Giorgia Meloni, Éric Zemmour, et maintenant le « clan Le Pen ».

Vous avez publié l’année dernière en Pologne un livre intitule Saga du clan Le Pen – La Marche sur Paris et Bruxelles. S’agit-il d’un titre pour faire peur aux polonais?

Non pas du tout, au contraire. J’espère qu’on a en Europe des mouvements patriotes, souverainistes, qui peuvent gagner. Et même s’ils n’ont pas le pouvoir aujourd’hui, ils sont en train de devenir de plus en plus importants. Je voulais montrer à mes lecteurs la famille Le Pen, avec tout ce qu’elle peut avoir de bon et de mauvais. Les Le Pen ont eu et ont encore leurs défauts, bien évidemment, mais ils auront probablement dans un futur proche un rôle très important à jouer dans la politique européenne.

C’est le parti de Marine Le Pen, héritier, donc, du Front National de son père Jean-Marie, qui selon vous pourrait renverser la donne en Europe ?

Personne ne peut renverser seul l’ordre établi en Europe. Évidemment, l’arrivée au pouvoir de Mme Meloni a été un espoir aussi pour moi, à titre personnel. C’est pourquoi j’ai écrit ce livre sur la première ministre italienne. J’ai aussi placé beaucoup d’espoir en Zemmour, quand il s’est lancé pour la dernière présidentielle. Mais voilà, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances.
En ce qui concerne la famille Le Pen, je voulais que ce livre ne soit ni une hagiographie ni un livre à charge. J’ai voulu être honnête, tout simplement.
Le fait est que le Rassemblement national devient de plus en plus important. C’est aujourd’hui le parti qui a le plus gros groupe des 27 pays au Parlement européen et, à Paris, cela devient de plus en plus difficile de gouverner la France en isolant Marine Le Pen. C’est donc au minimum une force qui peut affaiblir l’ordre libéral.
Je crois donc qu’il s’agit là d’un phénomène qui mérite d’être observé, sans bien sûr ignorer les défauts que Marine Le Pen peut avoir.

Je me demande si l’électorat conservateur polonais appelle de ses vœux une victoire de Marine Le Pen en France. Cela n’a certainement pas toujours été le cas, avec des médias, y compris de droite, qui présentaient le parti des Le Pen comme une extrême droite pro-Poutine.

La montée du Rassemblement national et de Marine Le Pen en France est-elle aujourd’hui perçue comme une bonne chose au sein de l’électorat polonais de droite ?

Le but de mon livre est justement de montrer aux Polonais qui est vraiment Marine Le Pen et qui était vraiment son père. D’un côté, Marine Le Pen est ici perçue comme quelqu’un qui est contre les élites bruxellois, contre l’établissement européen, et les gens de droite en Pologne observent son ascension avec espoir. Mais c’est aussi assez connu qu’elle a par exemple renoncé sur les thèmes civilisationnels et qu’elle a voté pour inscrire l’IVG dans la Constitution. C’est évidemment une chose qui n’est pas perçue positivement par la droite polonaise.
Malgré tout, on espère ici en Pologne que si elle finit par arriver au pouvoir, Marine Le Pen pourrait renverser l’ordre gauchiste à Bruxelles, même si l’on est conscients du risque que, à force de s’adapter au courant dominant, elle ne change pas grand-chose une fois aux commandes. Évidemment, il y a aussi la question de son attitude vis-à-vis la Russie qui est toujours une chose très importante d’un point de vue polonais, mais il y a eu un vrai rapprochement entre Mme Le Pen et la droite polonaise, y compris avec le parti Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczyński, mais aussi avec [l’alliance des nationalistes chrétiens et des libertariens] Konfederacja, avec laquelle Mme Le Pen coopère aux Parlement européen.
Par ailleurs, avec l’invasion russe en Ukraine, Marine Le Pen a elle-même évolué sur ce sujet. Il semble aujourd’hui qu’on peut avoir un dialogue franc entre Polonais et Français sur cette question, y compris avec le Rassemblement national.

Des gens du parti de Marine Le Pen m’avaient demandé, vers 2017-2018, alors que le PiS gouvernait en Pologne, si je pouvais les aider à rencontrer des députés du PiS à Varsovie. Personne au PiS n’avait alors voulu les rencontrer. Il y avait un ostracisme clair, peut-être pas au Parlement européen mais en tout cas en dehors de l’hémicycle du Parlement européen. Et effectivement, dans les années qui ont suivi, cela a complétement changé. Il y a eu une déclaration commune des conservateurs européens, signée notamment par Jarosław Kaczyński et Marine Le Pen, et il y a depuis régulièrement des réunions où ils se rencontrent officiellement.

Qu’est-ce qui explique cette volte-face au sein de la droite polonaise vis-à-vis du parti de Marine Le Pen ?

Il y a en fait eu une évolution des deux côtés. Le PiS, qui est arrivé au pouvoir en 2015, voulait réformer l’UE de l’intérieur et cherchait un modus vivendi avec la commission européenne. Mais, cela a changé avec le temps, à cause des attaques de plus en plus évidentes des institutions européennes contre la souveraineté polonaise. Des ingérences motivées principalement par le fait que la Pologne était gouvernée pendant huit ans par un gouvernement de droite ou même plutôt de centre-droit. Ce gouvernement n’était absolument pas extrémiste, et la présentation qui était faite de cette droite polonaise était complétement ridicule. Cependant, face à l’attitude de Bruxelles, le PiS a progressivement réalisé que, s’il veut vraiment peser dans le jeu européen, il doit s’allier aux partis dits « populistes », comme le Rassemblement national en France.
De son côté, le RN a gagné en importance et a cessé d’être un parti marginalisé. Malgré les différences de vues entre le PiS et le RN, on s’est rendu compte des deux côtés qu’il n’était pas possible de peser en Europe sans coopérer en dépit des différences. Et puis il faut dire que quand les deux partis se sont mis à se rencontrer, ils se sont bien rendu compte qu’ils n’avaient pas affaire à des extrémistes. Le grand problème de la droite européenne, c’est qu’on voit les autres partis de droite par le prisme de ce que nous en disent les intellectuels et les médias de gauche.
Le PiS, c’est en réalité le centre-droit en Pologne, et ce centre-droit est présenté à l’étranger comme une force extrémiste, nationaliste et ultra conservatrice. Dans l’autre sens, les Le Pen ont aussi toujours été diabolisés dans les médias polonais de gauche, et aussi jusqu’à récemment de droite. Personnellement, en tant que Polonais, je suis content que ce soit finalement le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, qui ait été le premier chef de gouvernement d’un pays européen à avoir rencontré Marine Le Pen. Il l’a fait avant que Viktor Orbán ne se décide lui aussi.
Que Morawiecki ait tendu la main à Marine Le Pen est à mon avis une très bonne chose pour les relations franco-polonaises.

Pensez-vous, avec votre regard de conservateur polonais, que Marine Le Pen a trahi l’héritage politique de son père à force de vouloir dédiaboliser son parti ?

Je pense qu’il y a des questions, notamment civilisationnelles, sur lesquelles elle est allée trop loin, comme en ce qui concerne l’avortement, le mariage, etc. C’est effectivement très décevant. Mais en même temps, je pense qu’elle préserve l’héritage de son père sur beaucoup d’autres sujets, même si elle devient un peu molle sur quelques-uns d’entre eux. Mais sur l’islam et sur l’immigration, je pense qu’elle sait que son père a eu raison, de plus elle le dit ouvertement. Elle a malgré tout été formée elle aussi, d’une certaine manière, par le Front national et je garde l’espoir que, si elle arrive au pouvoir, il y aura au moins certaines de ses actions qui pourraient être saluées par son père.
De même que Jean-Marie Le Pen n’était pas un conservateur catholique idéal, sa fille n’a pas, il me semble, totalement trahi son héritage politique. Elle veut vraiment arriver au pouvoir et ne pas rester dans l’opposition toute sa vie, et elle s’adapte pour atteindre cet objectif. Même si cela peut souvent décevoir, bien évidemment, je crois que le père et la fille ont malgré tout beaucoup en commun, à la fois sur le plan humain et sur la manière dont ils conduisent leur parti. C’est assez facile de faire de Jean-Marie Le Pen le roi Lear et de placer Marine dans le rôle de Régane, la fille qui trahit son père dans la pièce de Shakespeare, mais la réalité est beaucoup plus complexe.

Comment le décès de Jean-Marie Le Pen a-t-il été relaté dans les médias polonais?

Les médias polonais ont largement relayé la nouvelle du décès du père de Marine Le Pen et les gens en Pologne ont été sincèrement choqués par le fait qu’il y ait eu des démonstrations de joie en France, de la part de gens hostiles au RN. Et à l’occasion de son décès, il y a eu beaucoup de commentaires, au moins dans les médias de droite, expliquant que Jean-Marie Le Pen, malgré ses outrances et ses petites phrases, avait, avant les autres, mis en garde contre le vrai danger pour la France et pour l’Europe et qu’il avait eu raison sur des sujets fondamentaux comme l’Islam, l’immigration extra-européenne et aussi le déclin civilisationnel de l’Europe. Je crois que, finalement, il est perçu ici comme quelqu’un qui a mené les batailles qui sont les nôtres aujourd’hui, parce que la Pologne est aujourd’hui dans une situation similaire à celle de la France il y a quelques décennies, au début de ce phénomène d’immigration de masse. C’est pourquoi le personnage de Jean-Marie Le Pen, tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a eu à subir aussi pendant sa vie, peut être aussi une inspiration pour nous, Polonais.

Propos recueillis par Olivier Bault, de l’Institut Ordo Iuris

“On n’arrive plus à avoir une maîtrise des flux migratoires”

Aveu de Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, suite à la polémique autour de la submersion évoquée par François Bayrou :

 

Le grand remplacement n’existe pas mais, désormais, des élèves français sont chassés de leurs cours par des immigrés. En plein cours de sport au gymnase Montherlant, les élèves d’une école du XVIe arrondissement de Paris ont dû ramasser leurs affaires et quitter les lieux. Ni la mairie, ni la direction de l’établissement scolaire n’en avaient été averties.

Le maire Jérémy Redler souligne :

«Je l’ai appris par hasard, par une directrice d’école, une fois les migrants sur place et une fois les scolaires évacués».

 «C’est un scandale. Je ne peux pas apprendre quelque chose d’une telle importance par hasard»«Ce genre de choses se préparent, ça ne s’improvise pas».

 «Il faut penser aux enfants. Je vais me battre pour que les scolaires puissent récupérer rapidement ce gymnase».

C’est la troisième fois en douze mois que ce même gymnase est réquisitionné par le même procédé.

“Certaines communautés” marient des enfants

Le journal suisse Blick évoque les mariages forcés des enfants sans désigner explicitement l’islam :

Le mariage des enfants, interdit et pourtant très répandu

Bien que cela soit interdit, certaines communautés marient les jeunes femmes via des rituels religieux. Elles contournent ainsi la loi selon laquelle il faut d’abord se marier civilement ainsi que l’âge légal. La multiplication de ces cas inquiète les spécialistes.

C’est en lisant l’article que l’on comprend de quelles communautés il s’agit :

Le Centre national pour les mariages forcés a par exemple eu connaissance du mariage d’une jeune fille de 14 ans avec un homme deux fois plus âgé qu’elle. Un imam a marié, chez elle, la jeune fille qui avait à l’origine fui avec sa famille un pays en guerre pour se réfugier en Suisse. La résistance de la fille au mariage s’est soldée par une pluie de coups assénés par son père en guise de punition.

[…]

Le Centre national pour les mariages forcés a par exemple eu connaissance du mariage d’une jeune fille de 14 ans avec un homme deux fois plus âgé qu’elle. Un imam a marié, chez elle, la jeune fille qui avait à l’origine fui avec sa famille un pays en guerre pour se réfugier en Suisse. La résistance de la fille au mariage s’est soldée par une pluie de coups assénés par son père en guise de punition.

[…]

Chaque année, le service compétent reçoit environ 350 signalements de mariages forcés, soit un par jour en moyenne. Dans environ 40% des cas, il s’agit de mariages de mineurs. La plupart des personnes concernées sont arrivées en Suisse en tant que demandeurs d’asile et sont originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak, de Turquie, d’Erythrée, du Sri Lanka, de Macédoine du Nord et du Kosovo.

Robert F. Kennedy : « tout avortement est une tragédie »

Le candidat de Donald Trump au poste de secrétaire à la santé et aux services sociaux, Robert F. Kennedy Jr., a déclaré lors de son audition de confirmation au Sénat :

« Je suis d’accord avec le président Trump pour dire que chaque avortement est une tragédie. Je suis d’accord avec lui pour dire que nous ne pouvons pas être une nation morale si nous avons 1,2 million d’avortements par an ».

Il a ajouté qu’il était d’accord avec M. Trump pour dire que « les États devraient contrôler les lois sur l’avortement ».

« Le président Trump m’a dit qu’il voulait mettre fin aux avortements tardifs, qu’il voulait protéger les exemptions de conscience et qu’il voulait mettre fin au financement fédéral des avortements ici et à l’étranger ».

Kennedy a historiquement été fermement pro-avortement tout en essayant de faire la distinction entre ses opinions « personnelles » sur l’avortement et sa conviction sur la légalité de l’avortement. Lorsqu’il s’est présenté comme candidat indépendant à l’élection présidentielle de 2024, il a déclaré qu’il signerait une loi fédérale codifiant un « droit » à l’avortement à l’échelle nationale.

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