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Chronique des cinglés

Le gynécologue de Pau, le Dr Victor Acharian, a été condamné par l’Ordre des médecins à deux mois d’interdiction d’exercer pour avoir refusé d’examiner un homme qui se prend pour une femme. Cet homme qui se dit femme était venu avec son « compagnon ». La secrétaire raconte :

« La dame (sic) m’a expliqué qu’elle était en transition. J’ai aussitôt prévenu le docteur par messagerie interne. Il m’a répondu : “Je ne m’occupe pas de ça ; il y a des spécialistes à Bordeaux ou à Toulouse”, message que je leur ai transmis. Mais ils sont devenus très agressifs, et m’ont traitée de transphobe. »

Le « couple » ayant laissé un avis Google incendiaire, le médecin avait répondu :

« Je n’ai aucune compétence pour m’occuper des hommes, même s’ils se sont rasé la barbe et viennent dire à ma secrétaire qu’ils sont devenus femmes. »

Alors les lobbies LGBT avaient alerté les médias et porté plainte devant l’Ordre des médecins et devant la justice pénale. L’enquête pénale est toujours en cours.

Le médecin avait expliqué au Figaro :

« J’aurais pu recevoir cette personne, lui faire payer la consultation de 80 euros, pour lui dire que je suis totalement incompétent : est-ce cela qu’elle voulait ? Ces personnes sont sous traitements hormonaux, prescrits par des services spécialisés. Je leur laisse le soin de les contrôler. »

Mais l’Ordre des médecins considère qu’il aurait du les arnaquer de 80€.

Le ramadan dans l’armée française

Les militaires qui nous lisent savent-ils si une note comparable (extraits ci-dessous) est faite pour le carême ?

Les juges français complices de l’Algérie

Après sa vidéo postée sur TikTok, «Doualemn» avait été expulsé vers l’Algérie mi-janvier d’où il a été renvoyé en France le soir même, l’Algérie l’ayant «interdit de territoire».

La justice a suspendu ce mercredi son expulsion vers l’Algérie au motif que la procédure d’urgence utilisée par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau n’était pas justifiée. Un référé-suspension sur l’arrêté d’expulsion avait été déposé par les avocats de cet homme de 59 ans.

Le tribunal a pourtant estimé que les faits reprochés représentent une «menace grave à l’ordre public justifiant une expulsion», mais aussi que le ministre n’aurait pas dû utiliser la procédure d’éloignement en «urgence absolue», qui «prive l’étranger de garanties essentielles». Sic.

On pourrait sans doute envoyer les juges en Algérie.

Après le Royaume-Uni, les États-Unis prennent la mesure du scandale des « transitions de genre » chez les mineurs. Et la France ?

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Une ordonnance du Président des États-Unis, publiée le 28 janvier 2025, interdit aux États Unis l’administration aux enfants de moins de 19 ans des bloqueurs de puberté et des hormones du sexe opposé, ainsi que les interventions chirurgicales destinées à donner l’apparence du sexe opposé.

Cette ordonnance intervient pour « PROTÉGER LES ENFANTS CONTRE LES MUTILATIONS CHIMIQUES ET CHIRURGICALES » (voir le texte de l’ordonnance en anglais ICI et en français ci-dessous).

Constatant que, aux États-Unis, « des professionnels de la santé mutilent et stérilisent un nombre croissant d’enfants influençables sous prétexte radical et faux que les adultes peuvent changer le sexe d’un enfant par une série d’interventions médicales irréversibles », et que « de nombreux enfants regrettent rapidement d’avoir été mutilés et commencent à comprendre la terrible tragédie qu’est le fait de ne jamais pouvoir concevoir d’enfants ou de les allaiter », l’ordonnance définit la nouvelle politique des États-Unis « de ne pas financer, parrainer, promouvoir, aider ou soutenir la soi-disant « transition » d’un enfant d’un sexe à un autre, et d’appliquer rigoureusement toutes les lois qui interdisent ou limitent ces procédures destructrices et qui changent la vie ».

En conséquence, tous les organismes recevant des subventions publiques « doivent annuler ou modifier toutes les politiques qui s’appuient sur les directives du WPATH » (Association professionnelle mondiale pour la santé des transgenres), lesquelles dans leur dernière version (SOC 8) préconisaient sans limite d’âge la mise en place de parcours de transition médicale pour les mineurs.

Pour garantir aux enfants concernés par la confusion de genre des soins de qualité, le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS) publiera dans les 90 jours une revue de littérature sur les meilleures pratiques pour promouvoir la santé des enfants qui souffrent de dysphorie de genre ou autre confusion identitaire.

Après le Royaume-Uni, les États-Unis prennent la mesure du scandale des « transitions de genre » chez les mineurs et prennent enfin des mesures à la hauteur des enjeux pour protéger les enfants de s’engager dans des traitements mutilants irréversibles pour poursuivre une utopie, un changement de sexe qui n’est pas possible. L’ordonnance souligne la nécessité de guider les pratiques pour améliorer la santé de ces mineurs. Interdire les traitements mutilants ne signifie nullement que leur détresse sera niée ou ignorée et qu’ils seront laissés sans soins.

Juristes pour l’enfance demande au gouvernement français de

  • prendre en France des mesures pour interdire tout parcours médical dit de transition chez les mineurs et affecter les ressources nécessaires pour que ces enfants et adolescents puissent faire l’objet d’une prise en charge psychothérapeutique de qualité et sans délai pour eux et le cas échéant pour leur famille ;
  • abroger la circulaire Blanquer du 29 septembre 2021, intitulée “Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire”
  • respecter la neutralité de l’Education nationale en utilisant les noms et prénoms figurant à l’état-civil, veillant aux contenus des manuels scolaires et en garantissant des espaces d’intimité non mixtes (toilettes, vestiaires, douches, chambres dans les internats et lors des voyages de classe)
  • retirer du programme d’éducation à la sexualité toute promotion auprès des élèves de l’idéologie du genre
  • respecter le Code civil qui réserve le changement de la mention du sexe à l’état-civil aux majeurs, et ne pas priver les enfants de la protection qui leur assure leur statut de minorité.

Elle demande également à la Haute Autorité de Santé de tirer toutes les conséquences des constats faits et des mesures prises au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et de sortir immédiatement les mineurs de 16 et 17 ans de la population visée par le projet de Recommandations de bonnes pratiques sur le parcours de transition des personnes transgenres.

 

Texte de l’ordonnance du 28 janvier 2025 (traduction non officielle)

 

PROTÉGER LES ENFANTS CONTRE LES MUTILATIONS CHIMIQUES ET CHIRURGICALES

ORDRE EXÉCUTIF

28 janvier 2025

En vertu des pouvoirs qui me sont conférés en tant que Président par la Constitution et les lois des États-Unis d’Amérique, il est par la présente ordonné :

 

Section 1. Politique et objectif. Aujourd’hui, dans tout le pays, des professionnels de la santé mutilent et stérilisent un nombre croissant d’enfants influençables sous prétexte radical et faux que les adultes peuvent changer le sexe d’un enfant par une série d’interventions médicales irréversibles. Cette tendance dangereuse ternira l’histoire de notre pays et elle doit cesser.

De nombreux enfants regrettent rapidement d’avoir été mutilés et commencent à comprendre la terrible tragédie qu’est le fait de ne jamais pouvoir concevoir d’enfants ou de les allaiter. De plus, les frais médicaux de ces jeunes vulnérables peuvent augmenter tout au long de leur vie, car ils sont souvent confrontés à des complications médicales à vie, à une guerre perdue avec leur propre corps et, tragiquement, à la stérilisation.

En conséquence, la politique des États-Unis est de ne pas financer, parrainer, promouvoir, aider ou soutenir la soi-disant « transition » d’un enfant d’un sexe à un autre, et d’appliquer rigoureusement toutes les lois qui interdisent ou limitent ces procédures destructrices et qui changent la vie.

 

Art. 2. Définitions. Aux fins du présent arrêté :

a) Le terme « enfant » ou « enfants » désigne une ou plusieurs personnes âgées de moins de 19 ans.

(b) Le terme « pédiatrique » désigne les soins médicaux prodigués à un enfant.

(c) L’expression « mutilation chimique et chirurgicale » désigne l’utilisation de bloqueurs de la puberté, notamment d’agonistes de la GnRH et d’autres interventions, pour retarder le début ou la progression de la puberté normale chez un individu qui ne s’identifie pas à son sexe ; l’utilisation d’hormones sexuelles, telles que les bloqueurs d’androgènes, les œstrogènes, la progestérone ou la testostérone, pour aligner l’apparence physique d’un individu sur une identité différente de son sexe ; et les interventions chirurgicales qui tentent de transformer l’apparence physique d’un individu pour l’aligner sur une identité différente de son sexe ou qui tentent de modifier ou de retirer les organes sexuels d’un individu pour minimiser ou détruire leurs fonctions biologiques naturelles. Cette expression est parfois appelée « soins d’affirmation du genre ».

 

Article 3. Mettre fin à la dépendance à l’égard de la science bidon. (a) Les dommages flagrants causés aux enfants par les mutilations chimiques et chirurgicales se dissimulent derrière une nécessité médicale, encouragée par les directives de l’ Association professionnelle mondiale pour la santé des transgenres (WPATH), qui manquent d’intégrité scientifique. À la lumière des préoccupations scientifiques suscitées par les directives de la WPATH :

(i) les agences doivent annuler ou modifier toutes les politiques qui s’appuient sur les directives du WPATH, y compris les « Normes de soins version 8 » du WPATH ; et

(ii) dans les 90 jours suivant la date de la présente ordonnance, le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS) publiera une revue de la littérature existante sur les meilleures pratiques pour promouvoir la santé des enfants qui souffrent de dysphorie de genre, de dysphorie de genre à apparition rapide ou d’une autre confusion identitaire.

(b) Le secrétaire du HHS, selon le cas et conformément à la loi applicable, utilisera toutes les méthodes disponibles pour améliorer la qualité des données afin de guider les pratiques visant à améliorer la santé des mineurs souffrant de dysphorie de genre, de dysphorie de genre à apparition rapide ou d’une autre confusion identitaire, ou qui recherchent par ailleurs une mutilation chimique ou chirurgicale.

 

Art. 4. Arrêt du financement des mutilations chimiques et chirurgicales. Le chef de chaque département ou agence exécutive (agence) qui octroie des subventions de recherche ou d’éducation aux institutions médicales, y compris les écoles de médecine et les hôpitaux, doit, conformément à la loi applicable et en coordination avec le directeur du Bureau de la gestion et du budget, prendre immédiatement les mesures appropriées pour garantir que les institutions recevant des subventions fédérales de recherche ou d’éducation mettent fin aux mutilations chimiques et chirurgicales des enfants.

 

Art. 5. Directives supplémentaires au Secrétaire du HHS. (a) Le Secrétaire du HHS doit, conformément à la loi applicable, prendre toutes les mesures appropriées pour mettre fin aux mutilations chimiques et chirurgicales des enfants , y compris des mesures réglementaires et sous-réglementaires, qui peuvent impliquer les lois, programmes, questions ou documents suivants :

(i) les conditions de participation ou de couverture de Medicare ou Medicaid ;

(ii) les évaluations d’abus clinique ou d’utilisation inappropriée pertinentes pour les programmes Medicaid des États ;

(iii) les examens obligatoires de l’utilisation des médicaments;

(iv) l’article 1557 de la Loi sur la protection des patients et les soins abordables;

(v) les notes de service sur la qualité, la sécurité et la surveillance ;

(vi) les exigences essentielles en matière de prestations de santé; et

(vii) la onzième révision de la Classification internationale des maladies et d’autres manuels financés par le gouvernement fédéral, y compris le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, cinquième édition .

(b) Le secrétaire du HHS doit retirer rapidement le document d’orientation du HHS du 2 mars 2022 intitulé « Avis et orientations du HHS sur les soins affirmant le genre, les droits civils et la confidentialité des patients » et, en consultation avec le procureur général, publier de nouvelles orientations protégeant les lanceurs d’alerte qui prennent des mesures pour assurer le respect de cette ordonnance.

 

Article 6. TRICARE. Le ministère de la Défense fournit une assurance maladie, par l’intermédiaire de TRICARE, à près de 2 millions de personnes de moins de 18 ans. Le cas échéant et conformément à la loi applicable, le secrétaire à la Défense doit lancer une action réglementaire ou sous-réglementaire pour exclure la mutilation chimique et chirurgicale des enfants de la couverture TRICARE et modifier le manuel du prestataire TRICARE pour exclure la mutilation chimique et chirurgicale des enfants.

 

Art. 7. Exigences pour les compagnies d’assurance. Le directeur du Bureau de gestion du personnel, selon le cas et conformément à la loi applicable, doit :

(a) inclure des dispositions dans la lettre d’appel des programmes d’avantages sociaux pour les employés fédéraux (FEHB) et d’avantages sociaux pour les services postaux (PSHB) pour l’année de régime 2026 spécifiant que les transporteurs admissibles, y compris le régime d’avantages sociaux pour le service extérieur, excluront la couverture des chirurgies ou des traitements hormonaux pédiatriques transgenres ; et

(b) négocier pour obtenir des réductions correspondantes appropriées des primes FEHB et PSHB.

 

Art. 8. Directives au ministère de la Justice. Le procureur général doit :

(a) examiner l’application par le ministère de la Justice de l’article 116 du titre 18 du Code des États-Unis et donner la priorité à l’application des mesures de protection contre les mutilations génitales féminines ;

(b)  réunir les procureurs généraux des États et d’autres agents chargés de l’application des lois pour coordonner l’application des lois contre les mutilations génitales féminines dans tous les États et territoires américains ;

(c) donner la priorité aux enquêtes et prendre les mesures appropriées pour mettre fin à la tromperie des consommateurs, à la fraude et aux violations de la Loi sur les aliments, les médicaments et les cosmétiques par toute entité susceptible d’induire le public en erreur sur les effets secondaires à long terme des mutilations chimiques et chirurgicales ;

(d) en consultation avec le Congrès, travailler à la rédaction, à la proposition et à la promotion d’une législation visant à instaurer un droit d’action privé pour les enfants et les parents d’enfants dont les parties saines du corps ont été endommagées par des professionnels de la santé pratiquant des mutilations chimiques et chirurgicales, qui devrait inclure un long délai de prescription ; et

e) donner la priorité aux enquêtes et prendre les mesures appropriées pour mettre fin aux pratiques de maltraitance des enfants par les États dits sanctuaires qui facilitent le retrait de la garde des enfants aux parents qui soutiennent le développement sain de leurs propres enfants, notamment en envisageant l’application de la loi sur la prévention des enlèvements parentaux et des droits constitutionnels reconnus.

 

Article 9. Mise en œuvre de progrès adéquats. Dans les 60 jours suivant la date de la présente ordonnance, les responsables des agences ayant des responsabilités en vertu de la présente ordonnance doivent soumettre un rapport unique et combiné à l’assistant du président pour la politique intérieure, détaillant les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la présente ordonnance et un calendrier pour les actions futures. L’assistant du président pour la politique intérieure doit réunir régulièrement les responsables des agences ayant des responsabilités en vertu de la présente ordonnance (ou leurs représentants) pour coordonner et préparer cette soumission.

 

Art. 10. Divisibilité. Si une disposition de la présente ordonnance, ou l’application d’une disposition à une personne ou à des circonstances, est jugée invalide, le reste de la présente ordonnance et l’application de l’une quelconque de ses autres dispositions à d’autres personnes ou circonstances ne seront pas affectés par cette décision.

 

Art. 11. Dispositions générales. (a) Aucune disposition du présent arrêté ne doit être interprétée comme portant atteinte ou affectant de quelque autre manière :

(i) l’autorité accordée par la loi à un ministère ou à un organisme exécutif, ou à son chef; ou

(ii) les fonctions du directeur du Bureau de la gestion et du budget relatives aux propositions budgétaires, administratives ou législatives.

(b) Le présent décret sera mis en œuvre conformément à la loi applicable et sous réserve de la disponibilité des crédits.

(c) Cette ordonnance n’a pas pour but de créer, et ne crée, aucun droit ou avantage, substantiel ou procédural, opposable en droit ou en équité par une partie contre les États-Unis, ses départements, agences ou entités, ses dirigeants, employés ou agents, ou toute autre personne.

LA MAISON BLANCHE,

28 janvier 2025.

Milei : “ce qui semblait être une hégémonie mondiale absolue de la gauche s’est fissuré et l’espoir pour les idées de liberté commence à émerger”

La revue Conflits a traduit le discours de Javier Milei à Davos. Il ne mâche pas ses mots sur l’avortement, le wokisme, les LGBT, les idéologues du genre, les escrologistes, les gauchistes… :

Bonjour à tous.

Beaucoup de choses ont changé en si peu de temps.

Il y a un an, je me tenais ici devant vous, dans la solitude, et j’ai dit quelques vérités sur l’état du monde occidental qui ont été accueillies avec surprise et étonnement par une grande partie de l’establishment politique, économique et médiatique occidental. Et je dois admettre que, dans un sens, je comprends. Le président d’un pays qui, en raison d’un échec économique systématique pendant plus de 100 ans, de positions pusillanimes dans les principaux conflits mondiaux et d’une fermeture au commerce, a perdu pratiquement toute pertinence internationale au fil des ans. Un président de ce pays monte sur cette tribune et dit au monde entier qu’ils ont tort, qu’ils vont à l’échec, que l’Occident s’est égaré et qu’il faut le remettre sur la bonne voie.

L’Occident s’est égaré

Un président de ce pays, l’Argentine, qui n’était pas un homme politique, qui n’avait aucun soutien législatif, qui n’avait aucun soutien de la part des gouverneurs, des hommes d’affaires ou des groupes de médias. Dans ce discours, ici, devant vous, je vous ai dit que c’était le début d’une nouvelle Argentine, que l’Argentine avait été infectée par le socialisme pendant trop longtemps et qu’avec nous, elle allait embrasser à nouveau les idées de liberté ; un modèle que nous résumions dans la défense de la vie, de la liberté et de la propriété privée.

Je leur ai également dit qu’en un sens, l’Argentine était le fantôme du futur Noël de l’Occident, car nous avions déjà vécu tout ce que vous viviez et nous savions déjà comment cela se terminerait. Un an plus tard, je dois dire que je ne me sens plus si seul, je ne me sens plus si seul parce que le monde a adopté l’Argentine. L’Argentine est devenue un exemple mondial de responsabilité fiscale, de respect de nos obligations, de la façon de mettre fin au problème de l’inflation et aussi d’une nouvelle façon de faire de la politique, qui consiste à dire la vérité en face et à faire confiance aux gens pour qu’ils comprennent.

« Je ne me sens plus seul »

Je ne me sens pas non plus seul, car tout au long de cette année, j’ai pu trouver des camarades dans cette lutte pour les idées de liberté aux quatre coins de la planète. Du merveilleux Elon Musk à la féroce dame italienne, ma chère amie, Giorgia Meloni ; de Bukele au Salvador à Viktor Orbán en Hongrie ; de Benjamin Netanyahu en Israël à Donald Trump aux États-Unis. Lentement, une alliance internationale de toutes les nations qui veulent être libres et qui croient aux idées de liberté s’est formée.

Et lentement, ce qui semblait être une hégémonie mondiale absolue de la gauche en politique, dans les institutions éducatives, dans les médias, dans les organismes supranationaux ou dans des forums tels que Davos, s’est fissuré et l’espoir pour les idées de liberté commence à émerger.

Je suis ici aujourd’hui pour vous dire que notre bataille n’est pas gagnée, que si l’espoir renaît, il est de notre devoir moral et de notre responsabilité historique de démanteler l’édifice idéologique du wokisme malsain. Tant que nous n’aurons pas réussi à reconstruire notre cathédrale historique, tant que nous n’aurons pas réussi à faire en sorte que la majorité des pays occidentaux embrassent à nouveau les idées de liberté, tant que nos idées ne seront pas devenues la monnaie courante dans les couloirs d’événements comme celui-ci, nous ne pouvons pas abandonner car, je dois le dire, des forums comme celui-ci ont été les protagonistes et les promoteurs du sinistre agenda du wokisme qui fait tant de mal à l’Occident. Si nous voulons changer, si nous voulons vraiment défendre les droits des citoyens, nous devons commencer par leur dire la vérité.

Dire la vérité aux citoyens

Et la vérité, c’est qu’il y a quelque chose de profondément erroné dans les idées qui ont été promues dans des forums comme celui-ci. Je voudrais prendre quelques minutes, aujourd’hui, pour en discuter. Peu de gens aujourd’hui nient que le vent du changement souffle sur l’Occident. Il y a ceux qui résistent au changement, ceux qui l’acceptent à contrecœur, mais qui finissent par l’accepter, les nouveaux convertis qui apparaissent lorsqu’ils le considèrent comme inévitable et, enfin, ceux d’entre nous qui se sont battus toute leur vie pour son avènement.

Chacun d’entre vous saura dans quel groupe il se reconnaît, il y a sûrement un peu de chacun dans cet auditorium, mais tous reconnaîtront certainement que le temps du changement frappe à la porte. Les moments de changement historique ont une particularité : ce sont des moments où les formules en place depuis des décennies sont épuisées, où les façons de faire qui étaient considérées comme uniques cessent d’avoir un sens et où ce qui, pour beaucoup, était des vérités incontestables est finalement remis en question. C’est une époque où les règles sont réécrites et où l’on récompense ceux qui ont le courage de prendre des risques.

Mais une grande partie du monde libre préfère encore le confort du connu, même si c’est la mauvaise voie, et s’obstine à appliquer les recettes de l’échec. Et la grande enclume qui apparaît comme un dénominateur commun dans les pays et les institutions qui échouent, c’est le virus mental de l’idéologie woke. C’est la grande épidémie de notre époque qu’il faut soigner, c’est le cancer qu’il faut éliminer.

Combattre le virus du wokisme

Cette idéologie a colonisé les institutions les plus importantes du monde, depuis les partis et les États des pays libres de l’Occident jusqu’aux organisations de gouvernance mondiale, en passant par les institutions non gouvernementales, les universités et les médias, et a façonné le cours de la conversation mondiale au cours des dernières décennies. Tant que nous n’aurons pas éliminé cette idéologie aberrante de notre culture, de nos institutions et de nos lois, la civilisation occidentale et même l’espèce humaine ne parviendront pas à retrouver la voie du progrès qu’exige notre esprit pionnier.

Il est indispensable de briser ces chaînes idéologiques si nous voulons entrer dans un nouvel âge d’or. C’est pourquoi je souhaite consacrer quelques minutes aujourd’hui à briser ces chaînes, mais parlons d’abord de ce pour quoi nous nous battons.

L’Occident représente l’apogée de l’espèce humaine, le terreau fertile de son héritage gréco-romain et de ses valeurs judéo-chrétiennes a planté les graines d’un événement sans précédent dans l’histoire. S’imposant définitivement face à l’absolutisme, le libéralisme a inauguré une nouvelle ère de l’existence humaine. Dans ce nouveau cadre moral et philosophique qui place la liberté individuelle au-dessus des caprices du tyran. L’Occident a pu libérer la capacité créatrice de l’homme, initiant un processus de création de richesses jamais vu auparavant.

L’Occident est l’avant-garde de la civilisation

Les données parlent d’elles-mêmes : jusqu’en 1800, le PIB mondial par habitant est resté pratiquement constant. Toutefois, à partir du XIXe siècle et grâce à la révolution industrielle, le PIB par habitant a été multiplié par 20, ce qui a permis à 90 % de la population mondiale de sortir de la pauvreté alors que la population avait été multipliée par huit. Cela n’a été possible que grâce à une convergence de valeurs fondamentales, le respect de la vie, de la liberté et de la propriété, qui a rendu possible le libre-échange, la liberté d’expression, la liberté de religion et les autres piliers de la civilisation occidentale.

À cela s’ajoute notre esprit faustien, inventif, explorateur, pionnier, qui teste sans cesse les limites du possible. Un esprit pionnier qui est aujourd’hui représenté, entre autres, par mon cher ami Elon Musk, qui a été injustement vilipendé par le wokisme, ces dernières heures, pour un geste innocent qui ne fait que signifier son enthousiasme et sa gratitude envers le peuple. En résumé, nous avons inventé le capitalisme sur la base de l’épargne, de l’investissement, du travail, du réinvestissement. Nous avons permis à chaque travailleur de multiplier sa productivité par 10, 100 ou même 1000, déjouant ainsi le piège malthusien. Cependant, à un moment donné du XXe siècle, nous nous sommes égarés et les principes libéraux qui nous avaient rendus libres et prospères ont été trahis.

L’Occident s’est égaré

Une nouvelle classe politique, sous le couvert d’idéologies collectivistes et profitant des moments de crise, a vu l’occasion rêvée d’accumuler du pouvoir. Toute la richesse créée par le capitalisme jusqu’alors et à l’avenir, serait redistribuée dans le cadre d’un plan centralisé, donnant le coup d’envoi d’un processus dont nous subissons aujourd’hui les conséquences désastreuses. Poussant un programme socialiste, mais opérant insidieusement au sein du paradigme libéral, cette nouvelle classe politique a déformé les valeurs du libéralisme. Elle a ainsi remplacé la liberté par la libération, en utilisant le pouvoir coercitif de l’État pour distribuer la richesse créée par le capitalisme. Leur justification était l’idée sinistre, injuste et aberrante de justice sociale, complétée par des cadres théoriques marxistes visant à libérer l’individu de ses besoins. Et au cœur de ce nouveau système de valeurs, le postulat fondamental de l’égalité devant la loi ne suffit pas, car il existe des injustices cachées à la base qu’il faut corriger, ce qui représente une mine d’or pour les bureaucrates qui aspirent à la toute-puissance.

Voilà ce qu’est fondamentalement le wokisme, le résultat de l’inversion des valeurs occidentales. Chacun des piliers de notre civilisation a été transformé en une version déformée de lui-même par l’introduction de divers mécanismes de sa version culturelle. Des droits négatifs à la vie, à la liberté et à la propriété, nous sommes passés à un nombre artificiellement infini de droits positifs. Ce fut d’abord l’éducation, puis le logement, et de là, des choses dérisoires comme l’accès à l’internet, au football télévisé, au théâtre, aux soins esthétiques et à une foule d’autres désirs ont été transformés en droits humains fondamentaux, des droits que, bien sûr, quelqu’un doit payer.

Et qui ne peuvent être garantis que par l’expansion infinie de l’État aberrant. En d’autres termes, du concept de liberté comme protection fondamentale de l’individu contre l’intervention du tyran, nous sommes passés au concept de libération par l’intervention de l’État. C’est sur cette base que s’est construit le wokisme, un régime de pensée unique, soutenu par différentes institutions dont le but est de criminaliser la dissidence. Le féminisme, la diversité, l’inclusion, l’équité, l’immigration, l’avortement, l’environnementalisme, l’idéologie du genre, entre autres, sont autant de têtes d’une même créature dont le but est de justifier l’avancée de l’État par l’appropriation et la déformation de nobles causes.

Les valeurs déformées de l’Occident

Examinons-en quelques-unes. Le féminisme radical est une déformation du concept d’égalité et, même dans sa version la plus bienveillante, il est redondant, puisque l’égalité devant la loi existe déjà en Occident. Tout le reste n’est que recherche de privilèges, et c’est ce que le féminisme radical vise en réalité, en opposant une moitié de la population à l’autre alors qu’elles devraient être du même côté. Nous allons même jusqu’à normaliser le fait que, dans de nombreux pays prétendument civilisés, si vous tuez une femme, cela s’appelle un féminicide, et que cela entraîne une peine plus lourde que si vous tuez un homme, simplement en raison du sexe de la victime.

Légaliser, en fait, que la vie d’une femme vaut plus que celle d’un homme, c’est brandir l’étendard de l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes, mais lorsque l’on examine les données, il est clair qu’il n’y a pas d’inégalité pour une même tâche, mais que la plupart des hommes ont tendance à être mieux payés que la plupart des femmes. Pourtant, ils ne se plaignent pas que la majorité des prisonniers soient des hommes, ni que la majorité des plombiers soient des hommes, ni que la majorité des victimes de vols ou de meurtres soient des hommes, et encore moins que la majorité des personnes tuées dans les guerres soient des hommes.

Mais si l’on soulève ces questions, nous sommes traités de misogynes dans les médias ou même dans ce forum, simplement pour avoir défendu un principe élémentaire de la démocratie moderne et de l’État de droit, à savoir l’égalité devant la loi et les données. Le wokisme se manifeste d’ailleurs par un sinistre environnementalisme radical et la bannière du changement climatique. Préserver notre planète pour les générations futures est une question de bon sens – personne ne veut vivre dans une décharge. Mais là encore, le wokisme a réussi à pervertir cette idée élémentaire de préservation de l’environnement pour le plaisir des êtres humains, et nous sommes passés à un environnementalisme fanatique où l’homme est un cancer qu’il faut éliminer, et où le développement économique n’est rien de moins qu’un crime contre la nature.

Cependant, lorsque l’on affirme que la Terre a déjà connu cinq cycles de changements brusques de température et que, dans quatre d’entre eux, l’homme n’existait même pas, on nous traite de « terraplanistes » afin de discréditer nos idées, sans tenir compte du fait que la science et les données sont de notre côté. Ce n’est pas une coïncidence si ces mêmes personnes sont les principaux promoteurs de l’agenda sanguinaire et meurtrier de l’avortement, un agenda conçu sur la base du postulat malthusien selon lequel la surpopulation détruira la terre et que nous devons donc mettre en œuvre un mécanisme de contrôle de la population. En fait, ce principe a déjà été adopté, à tel point que le taux de croissance de la population sur la planète commence aujourd’hui à poser un problème.

Quelle tâche ils se sont assignés avec ces aberrations de l’avortement. Depuis ces forums, ils promeuvent l’agenda LGBT, voulant nous imposer que les femmes sont des hommes et que les hommes ne sont des femmes que si c’est ainsi qu’ils se perçoivent, et ils ne disent rien lorsqu’un homme se déguise en femme et tue son rival sur un ring de boxe ou lorsqu’un prisonnier prétend être une femme et finit par violer toutes les femmes qui croisent son chemin en prison.

Sans aller plus loin, il y a quelques semaines, le cas de deux homosexuels américains qui, sous le drapeau de la diversité sexuelle, ont été condamnés à 100 ans de prison pour avoir abusé et filmé leurs enfants adoptifs pendant plus de deux ans, a fait la une des journaux du monde entier. Je tiens à préciser que lorsque je parle d’abus, il ne s’agit pas d’un euphémisme, car dans ses versions les plus extrêmes, l’idéologie du genre constitue une véritable maltraitance des enfants. Ce sont des pédophiles, je veux donc savoir qui cautionne ces comportements.

Protéger les enfants

Ils causent des dommages irréversibles à des enfants en bonne santé par des traitements hormonaux et des mutilations, comme si un enfant de moins de cinq ans pouvait consentir à une telle chose. Et s’il arrivait que leur famille ne soit pas d’accord, il y aurait toujours des agents de l’État prêts à intervenir au nom de ce qu’ils appellent l’intérêt supérieur de l’enfant. Croyez-moi, les expériences scandaleuses qui sont menées aujourd’hui au nom de cette idéologie criminelle seront condamnées et comparées à celles qui ont eu lieu pendant les périodes les plus sombres de notre histoire. Et pour couvrir cette multitude de pratiques abjectes, il y a l’éternelle victimisation toujours prête à lancer des accusations d’homophobie ou de transphobie et autres inventions dont le seul but est de tenter de faire taire ceux qui dénoncent ce scandale dans lequel les autorités nationales et internationales sont complices.

La doctrine de la diversité

D’autre part, dans nos entreprises, institutions publiques et maisons d’études, le mérite a été écarté par la doctrine de la diversité, ce qui implique une régression vers les systèmes nobiliaires d’antan. On invente des quotas pour toutes les minorités que les politiciens peuvent imaginer, ce qui ne fait que nuire à l’excellence de ces institutions. Le wokisme a également dénaturé la cause de l’immigration ; la libre circulation des biens et des personnes est à la base du libéralisme, comme nous le savons, l’Argentine, les États-Unis et bien d’autres pays ont été rendus grands par les immigrants qui ont quitté leur patrie à la recherche de nouvelles opportunités.

Cependant, de la tentative d’attirer des talents étrangers pour promouvoir le développement, nous sommes passés à une immigration de masse motivée non pas par l’intérêt national, mais par la culpabilité. L’Occident étant la cause supposée de tous les maux de l’histoire, il doit se racheter en ouvrant ses frontières au monde entier, ce qui aboutit nécessairement à une colonisation à rebours, qui s’apparente à un suicide collectif.

C’est ce que l’on voit aujourd’hui à travers les images de hordes d’immigrés abusant, violant ou tuant des citoyens européens qui n’ont commis que le péché de ne pas avoir adhéré à une religion particulière. Mais quand on s’interroge sur ces situations, on est taxé de raciste, de xénophobe ou de nazi. Le wokisme a imprégné nos sociétés si profondément, promu par des institutions telles que celle-ci, que même l’idée même de sexe a été remise en question par l’infâme idéologie du genre.

Cela a conduit à une intervention encore plus importante de l’État par le biais d’une législation absurde, l’État devant par exemple financer des hormones et des opérations chirurgicales d’un million de dollars pour se conformer à la perception que certains individus ont d’eux-mêmes. Nous ne voyons que maintenant les effets d’une génération entière qui a mutilé son corps, encouragée par une culture de la relativité sexuelle, et qui devra passer toute sa vie en traitement psychiatrique pour faire face à ce qu’elle s’est infligée, mais personne ne dit rien sur ces questions. Non seulement cela, mais ils ont également soumis la grande majorité à l’esclavage des perceptions erronées d’une infime majorité et, de plus, le wokisme cherche à s’emparer de notre avenir.

En effet, en occupant les chaires des universités les plus prestigieuses du monde, il forme les élites de nos pays à remettre en question et à nier la culture, les idées et les valeurs qui ont fait notre grandeur, endommageant ainsi davantage notre tissu social. Que reste-t-il pour l’avenir si nous apprenons à nos jeunes à avoir honte de notre passé ? Tout cela a été incubé et s’est développé de manière de plus en plus notoire au cours des dernières décennies, après la chute du mur de Berlin, curieusement les pays libres ont commencé à s’autodétruire lorsqu’ils n’ont plus eu d’adversaires à vaincre. La paix nous a rendus faibles, nous avons été vaincus par notre propre complaisance. Toutes ces aberrations et d’autres encore, que nous ne pouvons énumérer pour des raisons de temps, sont ce qui menace l’Occident aujourd’hui et sont, malheureusement, les croyances que des institutions comme celle-ci ont promues pendant quarante ans. Personne ici ne peut prétendre être innocent. Ils ont vénéré pendant des décennies une idéologie sinistre et meurtrière comme s’il s’agissait d’un veau d’or et ont remué ciel et terre pour l’imposer à l’humanité.

Cette même organisation, ainsi que les organismes supranationaux les plus influents, ont été les idéologues de cette barbarie. Les agences multilatérales de prêt ont été un bras extorqueur et de nombreux États nationaux, en particulier l’Union européenne, ont été et sont un bras armé. Ou bien les citoyens britanniques d’aujourd’hui ne sont-ils pas emprisonnés pour avoir révélé des crimes aberrants et véritablement épouvantables commis par des migrants musulmans et que le gouvernement veut dissimuler ?

Lutter contre la bureaucratie

Ou encore, les bureaucrates de Bruxelles n’ont-ils pas suspendu les élections roumaines simplement parce qu’ils n’aimaient pas le parti qui les avait remportées ? Face à chacune de ces discussions, le wokisme tente de discréditer ceux qui remettent ces choses en question en nous étiquetant d’abord, puis en nous censurant : si vous êtes blanc, vous devez être raciste, si vous êtes un homme, vous devez être misogyne ou membre du patriarcat, si vous êtes riche, vous devez être un capitaliste cruel, si vous êtes hétérosexuel, vous devez être hétéronormatif, homophobe ou transphobe. Pour chaque questionnement, ils ont une étiquette, qu’ils essaient ensuite de censurer par des moyens de facto ou de jure.

Car sous le discours de la diversité, de la démocratie et de la tolérance qu’ils prétendent tenir, se cache en réalité la volonté manifeste de détruire la dissonance, la critique et, par essence, la liberté, afin de continuer à faire vivre un modèle dont ils sont les principaux bénéficiaires. Ou n’avons-nous pas entendu ces jours-ci que certaines autorités européennes importantes, plutôt rouges, pour ainsi dire, appellent ouvertement à la censure ; ou qu’en réalité, il n’y a pas de censure, mais que ceux qui pensent différemment de l’idéologie woke doivent être réduits au silence.

La distribution arbitraire des richesses

Et quel type de société peut résulter du wokisme ? Une société qui a remplacé le libre échange des biens et des services par une distribution arbitraire des richesses sous la menace d’une arme, qui a remplacé les communautés libres par une collectivisation forcée, qui a remplacé le chaos créatif du marché par l’ordre stérile et sclérosé du socialisme. Une société pleine de ressentiment, où il n’y a que deux sortes de personnes, celles qui paient des impôts nets d’une part et celles qui sont les bénéficiaires de l’État d’autre part. Et je ne parle pas de ceux qui reçoivent une aide sociale parce qu’ils n’ont pas assez à manger, je parle des entreprises privilégiées, des banquiers qui ont été renfloués lors des crises des subprimes, de la plupart des médias, des centres d’endoctrinement déguisés en universités, de la bureaucratie d’État, des syndicats, des organisations sociales, des entreprises publiques et de tous les secteurs qui vivent des impôts payés par ceux qui travaillent.

Je parle du monde décrit par Ayn Rand dans La Grève, qui s’est malheureusement concrétisé. Un schéma dans lequel le grand gagnant est la classe politique, qui devient à son tour l’arbitre et l’intéressée de cette répartition. Je le répète : la classe politique est à la fois l’arbitre et la partie intéressée dans cette répartition. Et comme toujours, c’est celui qui distribue qui obtient la meilleure part. Là où, sous les différences cosmétiques entre les différents partis, se cachent des intérêts communs, des partenaires, des arrangements et un engagement inaltérable que rien ne changera, c’est pourquoi il les a tous appelés le Parti de l’État. Un système qui se cache derrière le discours bien-pensant où, selon eux, le marché échoue et c’est eux qui sont chargés de résoudre ces échecs par la réglementation, la force et la bureaucratie. Mais la défaillance du marché n’existe pas. Je le répète encore une fois : la défaillance du marché n’existe pas.

Le marché a été bafoué

Le marché étant un mécanisme de coopération sociale où les droits de propriété sont échangés volontairement, la prétendue défaillance du marché est une contradiction dans les termes. La seule chose qu’une telle intervention génère, ce sont de nouvelles distorsions du système des prix, qui à leur tour entravent le calcul économique, l’épargne et l’investissement et finissent donc par générer plus de pauvreté ou un enchevêtrement de réglementations, par exemple, comme celles qui existent en Europe et qui tuent la croissance économique. Comme je le dis souvent dans mes conférences : « si vous pensez qu’il y a une défaillance du marché, allez vérifier si l’État n’est pas au milieu, et si vous le trouvez, ne refaites pas l’analyse parce qu’elle est fausse ».

Pour cette même raison, puisque le wokisme n’est ni plus ni moins qu’un plan systématique de l’État-parti pour justifier l’intervention de l’État et l’augmentation des dépenses publiques, cela signifie que notre première croisade, la croisade la plus importante si nous voulons retrouver l’Occident du progrès, si nous voulons construire un nouvel âge d’or, doit être la réduction drastique de la taille de l’État. Non seulement dans chacun de nos pays, mais aussi dans tous les organismes supranationaux.

Car c’est la seule façon de couper ce système pervers, de le vider de ses ressources, de rendre au contribuable ce qui lui appartient et de mettre fin à la vente de faveurs. Il n’y a pas de meilleure méthode que d’éliminer la bureaucratie de l’État pour qu’il n’y ait pas de possibilité de vendre de telles faveurs.

Les fonctions de l’État devraient à nouveau être limitées à la défense du droit à la vie, à la liberté et à la propriété. Toute autre fonction que l’État s’arrogerait se ferait au détriment de sa mission fondamentale et aboutirait inexorablement au Léviathan omniprésent dont nous souffrons tous aujourd’hui. Nous assistons aujourd’hui à l’épuisement global de ce système qui nous a dominés au cours des dernières décennies. Tout comme en Argentine, dans le reste du monde, le seul conflit pertinent de ce siècle et de tous ceux qui l’ont précédé devient plus aigu : le conflit entre les citoyens libres et la caste politique qui s’accroche à l’ordre établi, redoublant d’efforts en matière de censure, de persécution et de destruction.

La résistance s’organise

Heureusement, dans le monde libre, une majorité silencieuse s’organise et, dans tous les coins de notre hémisphère, l’écho de ce cri pour la liberté résonne. Nous sommes confrontés à un changement d’époque, à un tournant copernicien, à la destruction d’un paradigme et à la construction d’un autre, et si les institutions d’influence mondiale, telles que cette Assemblée, veulent tourner la page et participer de bonne foi à ce nouveau paradigme, elles devront assumer la responsabilité du rôle qu’elles ont joué au cours de ces dernières décennies et reconnaître devant la société le mea culpa qui est exigé d’elles.

En conclusion, je voudrais m’adresser directement aux dirigeants du monde, à tous ceux qui dirigent aussi bien les États nationaux que les grands groupes économiques et les organisations internationales, qu’ils soient présents ici ou qu’ils nous écoutent de chez eux. Les formules politiques des dernières décennies que j’ai décrites dans ce discours ont échoué et s’effondrent sur elles-mêmes. Cela signifie que penser comme tout le monde pense, lire comme tout le monde lit, dire comme tout le monde dit ne peut que conduire à l’erreur, même si nombreux sont ceux qui persistent à marcher vers le précipice.

Le scénario des 40 dernières années est épuisé et quand un système s’essouffle, l’histoire s’ouvre. C’est pourquoi je dis à tous les leaders mondiaux : il est temps de sortir de ce scénario, il est temps d’être audacieux, il est temps d’oser penser et d’oser écrire ses propres vers, car lorsque les idées et les textes du présent disent tous la même chose et disent des choses erronées, être audacieux consiste précisément à être extemporané, à aller à rebours, à ne pas se laisser éblouir par l’éphémère, en perdant de vue l’universel. Il consiste à retrouver des vérités qui étaient évidentes pour nos prédécesseurs et qui sont à la base du succès civilisationnel qu’a été l’Occident, mais que le régime de la pensée unique des dernières décennies a perçu comme une hérésie.

Comme l’a dit un jour Churchill, « plus nous regardons en arrière, plus nous pouvons voir loin ». En d’autres termes, nous devons retrouver les vérités oubliées de notre passé afin de dénouer le nœud du présent et de faire un nouveau pas en avant en tant que civilisation vers l’avenir. Et qu’est-ce que je vois quand je regarde en arrière ? Que nous devons adopter, une fois de plus, les dernières thèses qui ont fait leurs preuves en matière de réussite économique et sociale. C’est-à-dire le modèle de la liberté, la réappropriation des idées de liberté, le retour au libéralisme. C’est ce que nous faisons en Argentine, c’est ce que je suis sûr que le président Trump fera dans cette nouvelle Amérique, et c’est ce que nous invitons toutes les grandes nations libres du monde à faire pour arrêter à temps ce qui est clairement une voie menant à la catastrophe.

En bref, ce que je propose, c’est de rendre à l’Occident sa grandeur. Aujourd’hui, comme il y a 215 ans, l’Argentine a brisé ses chaînes et vous invite – comme le dit notre hymne – tous les mortels du monde à entendre le cri sacré : liberté, liberté, liberté, liberté. Que les forces du ciel soient avec nous. Merci beaucoup à tous et… putain, vive la liberté !

Rejet du wokisme : Amazon suit le mouvement

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Le site d’Amazon aux Etats-Unis a été copieusement nettoyé de sa propagande woke LGBT, nous apprend LifeSiteNews. De nombreuses déclarations de militants de « l’équité pour les noirs », les « droits LGBT », le soutien aux transgenres, ont disparu. Le site se targuait d’être un partisan « de longue date et résolu » du « mariage homosexuel » et de défendre « l’égalité des droits » pour les transgenres. Il précisait même que « Amazon fournit des prestations de transition de genre sur la base des normes de soins publiées par l’Association professionnelle mondiale pour la santé des transgenres (WPATH) », y compris la charcuterie chirurgicale sur les enfants.

De tout cela il ne reste plus que cette phrase minimaliste et qui suffit en effet :

« Le traitement inéquitable de quiconque, y compris des Noirs, des personnes LGBTQ+, des Asiatiques, des femmes et d’autres, est inacceptable. »

A propos des frontières et des immigrés : La sécurisation des frontières permet de sauver des vies

Tom Homan, chargé de toutes les expulsions d’étrangers en situation irrégulière vers leur pays d’origine par Donald Trump, a été interrogé par Rob Schmitt sur Newsmax :

Le pape a déclaré que c’est une honte ce que nous faisons maintenant avec ce nouveau gouvernement, en déportant toutes ces personnes. Nous avons évidemment beaucoup de médias à la recherche d’histoires tristes, essayant de retourner l’opinion publique contre cette opération. Quel est le message que vous adressez au peuple américain dans le cadre de votre travail ?

Permettez-moi d’adresser un message au pape. Je suis catholique depuis toujours. Je suis né catholique. J’ai suivi la doctrine catholique. Ecoutez, il doit se concentrer sur la réparation de l’Eglise catholique, parce qu’il a de gros problèmes là. Le Vatican est entouré d’un mur. Et si vous entrez illégalement au Vatican, le crime est grave. Vous serez accusé d’un crime grave, vous serez emprisonné. Il peut donc protéger le Vatican où il vit. Il peut construire un mur là où il vit, mais le peuple américain n’en a pas le droit ? Non. La sécurisation des frontières permet de sauver des vies. Il doit comprendre que si nous sécurisons la frontière, moins de gens viendront, moins de femmes seront violées par les cartels, moins d’enfants mourront dans les rivières, moins d’Américains mourront d’overdoses de fentanyl. Il devrait s’en tenir à l’Église catholique et régler son problème. Parce que c’est un vrai bazar.

Le vice-président américain J.D. Vance était interrogé sur CBS sur la condamnation par la conférence des évêques de la politique migratoire de Donald Trump :

« En tant que catholique pratiquant, cela m’a en fait brisé le cœur. La Conférence des évêques catholiques des États-Unis doit se regarder un peu dans le miroir et reconnaître que lorsqu’elle reçoit plus de 100 millions de dollars pour aider à réinstaller des immigrés clandestins, se préoccupe-t-elle de questions humanitaires ou plutôt de ses résultats financiers ? Si la Conférence des évêques catholiques des États-Unis s’inquiète des coûts humanitaires de l’application des lois sur l’immigration, qu’elle parle des enfants qui ont fait l’objet d’un trafic sexuel en raison de la grande ouverture des frontières de Joe Biden ; qu’elle parle de personnes comme Laken Riley qui ont été brutalement assassinées (par un immigrant clandestin)… Ce n’est pas parce que les États-Unis ont été fondés par des immigrants que, 240 ans plus tard, nous devons avoir la politique d’immigration la plus stupide du monde. »

Et JD Vande a déclaré :

“Je ne veux pas que mes enfants partagent un quartier avec des immigrés qui n’ont pas été correctement sélectionnés. Et parce que je ne le veux pas pour mes enfants, je ne vais pas forcer d’autres citoyens américains à le faire.”

Quant à la porte-parole de la Maison Blanche, elle n’a pas peur des gauchistes :

 

Face au déficit, la gauche se met à supprimer des subventions

Prenant exemple sur des collectivités de droite, le département de l’Hérault, pourtant de gauche, a annoncé lundi 27 janvier un budget nul pour la culture en 2025.

Kléber Mesquida, président (PS) du conseil départemental de l’Hérault, a annoncé lors d’une réunion avec les vice-présidences, une coupe de 100 % du budget alloué à la culture dans son département.

L’Hérault, doté d’un budget annuel de 2 milliards d’euros, dont la part culturelle représente entre 5 et 6 millions d’euros, sera le seul département de France qui consacrera zéro centime à la culture dès 2025.

Les artistes vont devoir vivre de leur succès…

“Depuis Traditionis Custodes, les effectifs du pèlerinage n’ont cessé de croître”

Interrogé dans l’Homme nouveau, Philippe Darantière, nouveau président de Notre-Dame de Chrétienté, déclare :

Un événement comme Traditionis Custodes a eu un effet paradoxal : bien qu’il cherche à restreindre l’accès à la liturgie traditionnelle, il a suscité un regain d’intérêt et une prise de conscience. Beaucoup de catholiques découvrent ou redécouvrent cette forme du culte, qu’ils perçoivent comme belle et sacrée.

Depuis Traditionis Custodes, les effectifs du pèlerinage n’ont cessé de croître. Cela montre qu’il existe une demande forte pour cette liturgie et la spiritualité qu’elle véhicule. Face à cette évolution, nous travaillons à développer une pédagogie adaptée, en expliquant paisiblement nos racines, notre rôle dans l’Église et la continuité que nous proposons à travers cette forme liturgique immémoriale. […]

Notre attachement à la messe traditionnelle rejoint notre attachement à la doctrine du règne du Christ. Pie XI, dans Quas Primas, avait fixé la fête du Christ-Roi au dernier dimanche d’octobre, pour souligner que l’incarnation temporelle du règne du Christ dans la société devait précéder la fête de la Toussaint, le Christ venant en tête, les bienheureux formant la cour céleste qui vient à Sa suite.

La réforme liturgique a donné une dimension plus eschatologique à cette fête en déplaçant sa date au dernier dimanche de l’année liturgique, mais nous restons attachés à cet appel à œuvrer concrètement pour le règne du Christ ici et maintenant, et non pas seulement à voir Son règne dans la seule perspective des fins dernières.

Nouvelle humiliation : l’Algérie convoque l’ambassadeur français

L’Algérie a indiqué avoir convoqué l’ambassadeur de France à Alger Stéphane Romatet pour dénoncer des «traitements dégradants» auxquels auraient été soumis des passagers algériens arrivés dans des aéroports parisiens. L’Algérie, en crise diplomatique avec la France, a exprimé sa

«profonde préoccupation (face aux) témoignages concordants d’un certain nombre de ressortissants algériens sur des traitements provocateurs, dégradants et discriminatoires auxquels ils sont soumis par la Police aux Frontières au niveau des aéroports de Roissy-Charles-De-Gaulle et d’Orly».

Le secrétaire d’État chargé de la communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, a convoqué l’ambassadeur français

«pour lui signifier la ferme protestation du gouvernement algérien face à de tels agissements totalement inadmissibles».

Sinon, l’Algérie peut reprendre ses ressortissants algériens, dont beaucoup de comportent de façon provocante, voire violente.

Par ailleurs, 44,9 millions d’euros, c’est l’ardoise laissée par les patients venus d’Algérie pour profiter de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris en 2023. En 2017, cette dette s’élevait à 38 millions sur le total des hôpitaux français.

Dans Le Figaro, Pierre Lellouche propose que la France prenne quelques mesures :

suppression pour trois mois renouvelables de tous les visas et autres titres de séjour, arrêt des transferts financiers vers l’Algérie, suppression de l’aide publique au développement (200 millions par an !), fermeture de consulats (vingt en France contre trois consulats français en Algérie), cela en attendant que cessent les déclarations insultantes contre la France et ses dirigeants, que Boualem Sansal soit remis en liberté, et qu’Alger s’engage à reprendre sur son territoire ses ressortissants expulsés depuis la France. La puissance impose le respect, comme la faiblesse conduit inéluctablement au paillasson…

Un transgenre sur-armé, nourri aux livres sataniques, menace de commettre une tuerie à l’université

Samedi 25 janvier, un étudiant transgenre de l’université d’Orléans a été interpellé après avoir proféré de multiples menaces de commettre une tuerie dans l’établissement.

Le jeune homme, qui se disait victime de harcèlement, avait proféré de multiples menaces, évoquant sa volonté de faire usage d’armes à feu sur le site universitaire.

A son domicile, les policiers ont découvert trois fusils de chasse de calibre 12, une arme de poing à blanc et des munitions. Ils ont également trouvé plusieurs couteaux et machettes, des livres sataniques et de nombreuses armes factices, notamment des répliques d’armes d’épaule.

On va sans doute nous trouver un idéologue pour nous expliquer que c’est à cause de la transphobie que ce jeune homme a pêté un cable.

Civilisations : un seul Juif vaut plus que dix Gazaouis ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les sociologues et les journalistes ne relèvent pas l’inversion des valeurs humaines que démontrent ces échanges otages contre prisonniers. Et donc la différence entre les civilisations.
On pourrait s’attendre à ce qu’une armée ou un pays veuille tout faire pour libérer un soldat fait prisonnier, car il a grande valeur. Et que pour un seul d’entre eux le Hamas fût prêt à libérer 30 ou 50 otages non combattants.

On se souvient que Bertrand du Guesclin fut élargi contre une rançon de 100 000 livres, c’est-à-dire 140 millions d’€… que la France paya ! Pour St Louis et 1200 de ses soldats, prisonniers qu’ils étaient des mamelouks, on versa 200 000 livres. Où l’on voit la valeur accordée aux plus valeureux des nôtres… Autre temps, autre mœurs, autre civilisation surtout !

Le Hamas prouve à l’inverse qu’il ne tient pas à récupérer les siens. Dans l’échange du 18 janvier dernier, il estimait la valeur d’une femme d’Israël à dix des siens. Une femme juive vaut dix fois plus qu’un soldat Gazaoui… Il faut au moins dix soldats pour avoir la valeur d’une seule fille de Sion.

S’agissait-il d’une pratique nouvelle chez les musulmans ? Souvenons-nous :
– Le 23 novembre 1983 : 4600 Palestiniens sont libérés par Israël qui récupère six de ses soldats capturés un an auparavant par l’OLP au Liban. Un pour 767…
– Le 20 mai 1985 : Israël libère 1150 détenus palestiniens contre trois soldats israéliens capturés en 1982 par le Front populaire de libération de la Palestine.
– Pour récupérer les dépouilles de trois soldats et le colonel Elhanan Tannenbaum, Israël dut libérer 430 détenus le 29 janvier 2004.
– En 2011, pour récupérer Gilat Shalit, Israël libéra 1027 détenus.

Ainsi, la vie humaine, le sort des siens, l’amour des siens, les Juifs les tiennent au plus haut de leur âme, au plus profond de leur cœur. Mais les habitants de Gaza, le Hamas et tous les autres mouvements politiques ou armés dans le monde musulman s’en moquent. À toute chose, à toute espérance, à tout amour des leurs, ils préfèrent tuer, massacrer, torturer autrui. Le déshumaniser, violer des innocents, s’emparer des plus jeunes enfants, des civils, des femmes, des bébés (voir lien 1).

Vit-on ailleurs et dans l’Histoire semblable attitude ? Nulle part, ni jamais. Tout est dit en ce constat. Tout est dit de ce qui anime le Hamas et les autres organisations combattantes ou terroristes islamiques. Pour eux, pour celles-ci, exterminer un seul ennemi Juif valut qu’on laissât croupir en prison dix, cent ou même mille des leurs. Pour ces tenants de l’Islam, éradiquer un Juif, une Juive, un enfant juif de la surface de la terre prime sur l’amour qu’on porte d’habitude aux siens. Tout est dit de la noirceur de leur âme et du vide de leur cœur.
Sans qu’il soit besoin de parler du sort des prisonniers défini par la Convention de Genève (nota), et bien au-delà de celle-ci, on notera que l’égale dignité de tout homme et l’égale valeur de ceux-ci, l’égale considération qu’on leur doit, quels que soient leur âge, leur sexe, leur état, leur origine ethnique et leur nationalité n’ont donc pas cours au sein des sociétés musulmanes, ou au moins à Gaza. Contrairement à la civilisation helléno-judéo-chrétienne. De là à dire que l’une l’emporte sur l’autre… il n’y a qu’un pas.

Bertrand du Boullay

Nota : Notons que la Croix-Rouge et les autres grandes ONG internationales achèvent de se discréditer en n’exprimant pas la moindre condamnation du Hamas, au motif des horreurs qu’ils firent et font encore subir à ceux qu’ils détiennent.
1 https://www.europe1.fr/…/les-otages-du-hamas-ont-ete…
2 https://www.nouvelobs.com/…/les-liberations-de…
3 https://www.theguardian.com/…/gilad-shalit-palestine…

Du grand remplacement à la submersion : quand Bayrou fait du Zemmour

Interrogé hier sur LCI sur l’immigration, François Bayrou a émis l’hypothèse d’un sentiment de submersion, ressenti par les Français. Un peu comme un sentiment d’insécurité ?

Interrogé aujourd’hui à l’Assemblée pour éclaircir ce propos, il a précisé :

Boris Vallaud

« Submersion » : c’est le mot de l’extrême droite partout en Europe et dans le monde. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) C’est un mot qui blesse autant qu’il ment. Monsieur le premier ministre, choisissez-vous vos mots par hasard ou les avez-vous sciemment empruntés à cette extrême droite dont vous prétendez ne plus jamais vouloir dépendre ?

Nicolas Meizonnet

Il faudra nous verser des droits d’auteur ! Et que dire des termes employés par votre ministre de l’intérieur ou votre ministre de la justice ?

Boris Vallaud

Mais d’abord, de qui parlez-vous ? De ces jeunes migrants, devenus majeurs, privés de papiers alors qu’ils sont en apprentissage ? De cette jeune Liri, qui réside à Rouen ? De ces femmes qui s’occupent de nos enfants, de nos parents, de celles et ceux qui travaillent dans nos hôpitaux, nos Ehpad, nos crèches ? Parlez-vous de ces hommes et de ces femmes dans les cuisines de nos restaurants, sur nos chantiers, dans nos usines, comme le rappelaient le Medef ou la CPME ?

Nicolas Meizonnet

Oui, ce sont vos esclaves !

Boris Vallaud

De ces travailleurs sans papiers qui pourtant paient leurs impôts, leurs cotisations, nos retraites ? De ces vies arrachées à leurs pays, à leurs familles, par les guerres, les persécutions ou la misère ?

La question migratoire est une affaire sérieuse pour les Français, trop sérieuse pour se laisser dicter par l’extrême droite les termes dans lesquels on l’aborde. Ce débat mérite mieux que cette funeste coalition de l’ignorance, des préjugés et de l’opportunisme au prix de tous nos principes républicains. Tout plutôt que cet ordre qui puise ses pouvoirs dans la haine de l’autre, que la corruption de nos principes !

Monsieur le premier ministre, je vous appelle au sursaut : montrez-vous républicain et fidèle à votre famille politique, celle des démocrates chrétiens. Je vous demande d’être clair : maintenez-vous ce mot de submersion ?

Thierry Tesson

Posez donc la question aux Mahorais !

Sébastien Chenu

Les propos de Bayrou avaient trait à Mayotte !

François Bayrou

J’ai employé le terme que vous évoquez alors que je participais à une émission de télévision, dans le cadre d’un segment relatif à la situation à Mayotte. Quiconque s’est rendu à Mayotte, a parlé avec ses habitants, s’est confronté à la situation de ce département – d’autres endroits de France en connaissent de comparables – mesure que le mot de submersion est le plus adapté.

C’est le plus adapté parce que tout un pays, toute une communauté de départements français doit faire face à des vagues d’immigration illégale telles que les populations migrantes représentent jusqu’à 25 % de la population des territoires concernés. Cela suscite le désespoir. Qui parmi nous peut dire que ce n’est pas vrai ?

Ce ne sont pas les mots qui sont choquants mais la réalité.

Cette réalité…

Un député LFI-NFP

Cette réalité, c’est celle du fascisme !

François Bayrou, premier ministre

Il est inutile d’employer des mots excessifs. Cette réalité est celle que ressentent nos compatriotes. Notre responsabilité est de changer les choses. Je suis d’accord avec vous sur le fait que c’est la misère qui est la cause de l’immigration, c’est la guerre parfois, c’est le changement climatique.

Sébastien Chenu

Et les politiques menées sur place !

François Bayrou, premier ministre

L’immigration n’est pas la cause des problèmes de la France, ce sont les problèmes de la France qui sont la cause de ce que l’immigration est désormais une impasse parce qu’il n’y a pas d’intégration, comme nous le voulons, par le travail, par la langue et par les principes. Notre responsabilité, quelle que soit notre appartenance politique, c’est de changer la situation du pays, celle qui conduit à des vagues de xénophobie qui sont pour nous, républicains, insupportables.

Boris Vallaud

Je ne peux qu’être consterné par votre réponse et même « submergé » par la consternation. « La domination même est servile, quand elle tient à l’opinion ; car tu dépends des préjugés de ceux que tu gouvernes par les préjugés. » Si vous gouvernez avec les préjugés de l’extrême droite, nous finirons gouvernés par l’extrême droite et vous en aurez été le complice.

François Bayrou, premier ministre

Monsieur le président Vallaud, les préjugés sont nourris par le réel. Et ceux qui, ici, considèrent qu’on doit faire de ces sujets des sujets d’affrontement, à mon avis trahissent notre mission. Je n’ai aucune connivence avec personne : ni avec ceux qui exagèrent les réalités ni avec ceux qui les nient.

Boris Vallaud

Vous êtes de connivence avec l’extrême droite !

François Bayrou, premier ministre

Nous sommes engagés au service des Français pour résoudre les problèmes qui se posent, non pas pour les nier, non pas pour les exagérer mais pour leur apporter, j’y insiste, des réponses. C’est notre responsabilité de républicains.

François Bayrou hostile à l’euthanasie : “Je crois à la vie”

Interrogé hier sur LCI, François Bayrou s’est attardé sur le projet de loi sur l’euthanasie, provoquant la colère de l’ADMD (par respect pour la dignité, il faudrait euthanasier l’ADMD).

Il a justifié son choix de vouloir scinder le texte du gouvernement en deux (une partie sur les soins palliatifs, l’autre sur l’euthanasie) :

“S’il y a deux sujets, il faut pouvoir voter sur chacun de ces deux textes différemment si on en a envie”.

Le Premier ministre a souligné son opposition à l’euthanasie.

“Les soins palliatifs, pour moi ce n’est pas un droit, c’est un devoir”.

En revanche, sur l’euthanasie :

“On touche là à quelque chose qui tient au sens de la vie, à la vie et au sens de la vie.”

En référence à son père décédé tragiquement dans un accident, le Premier ministre a évoqué son rapport à la mort imprégné de foi chrétienne.

“Beaucoup des êtres que vous aimez vous sont arrachés. Et ces êtres-là, ils vous façonnent. J’ai souvent dit que pour moi, la mort n’existait pas (…) Moi, je ne crois pas que les morts soient morts”.

“Je crois à la vie (…) Je crois que ceux qui sont de l’autre côté continuent à avoir avec nous quelque chose comme une relation. (…) Peut-être vous me prendrez pour un fou”.

Le ridicule Emmanuel Macron pourfend la « nouvelle internationale réactionnaire »

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Le discours d’Emmanuel Macron aux ambassadeurs, le 6 janvier dernier, a fait grand bruit. En particulier, parce que « Jupiter », après avoir donné des leçons de morale à la terre entière, tout spécialement aux pays d’Afrique qui l’ont remercié en chassant ignominieusement non seulement les intérêts français, mais même notre armée qui, pourtant, payait le prix du sang (et de l’or!) pour protéger ces pays du terrorisme islamique, vient d’enfiler le costume de principal opposant à Donald Trump.

Compte tenu du déséquilibre des forces, l’idée est grotesque. Cependant, elle est surtout dangereuse pour la France et les Français qui se trouvent, bien malgré eux, embarqués dans une croisade qui ne les concerne pas. On connaît déjà les mesures de rétorsion possibles de Donald Trump qui n’hésitera pas à augmenter fortement les droits de douane sur les exportations françaises aux États-Unis – achevant notamment les quelques agriculteurs qui auraient échappé à la mort après les accords avec le Mercosur, en particulier nos viticulteurs.

Le plus extravagant est que cette arrogance ne vise nullement à défendre les intérêts nationaux de la France, mais bel et bien les principes du wokisme dont plus personne ne veut. Ainsi Emmanuel Macron pourfend-il Elon Musk et la « nouvelle internationale réactionnaire » que soutiendrait, paraît-il, le propriétaire de Twitter. Mais c’est absurde. Tout d’abord, Musk peut être qualifié de bien des façons, mais certainement pas de réactionnaire. On ne sait pas s’il est encore soutien du transhumanisme (ce qu’il fut indiscutablement dans le passé), mais on est sûr qu’il investit lourdement dans les technologies du futur (de la conquête spatiale à la téléphonie satellitaire et même un train reliant New York à Londres en moins d’une heure!). Si cela est passéiste, qu’est-ce que le futurisme?

Ensuite, ce n’est pas parce qu’Elon Musk a dit du bien de l’AfD ou de Reform UK qu’une internationale réactionnaire est née. Que M. Macron déteste ces deux partis est bien son droit mais, s’il ne voit pas qu’aucun des deux n’est réactionnaire, et que les deux partagent bien peu d’idées communes (en dehors d’un commun attachement à leur pays et d’un commun refus de l’immigration de masse – qui sont partagés par plus de 70 % des citoyens occidentaux), il est urgent qu’il change de conseillers!

Enfin, pourquoi la très hypothétique ingérence d’Elon Musk dans les affaires européennes serait-elle plus répréhensible que la beaucoup plus officielle ingérence de Georges Soros? En réalité, ce dernier point suffit: M. Macron est prêt à déclarer la guerre (économique pour le moment) aux États-Unis pour défendre l’idéologie woke abandonnée par Donald Trump. Qu’il ne compte pas sur les Français pour payer ses délires!

Les écoles francophones du Moyen-Orient

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :

Alors que le Moyen-Orient traverse des crises multiples aux conséquences humaines et sociales profondes, L’Œuvre d’Orient organise son cinquième colloque « Enseignement catholique et francophonie » au Collège de La Salle, au Caire.

Cet événement réunira 350 acteurs de l’éducation issus de toute la région pour réfléchir à une question cruciale :

Comment transmettre des valeurs de paix, de résilience et d’espérance à une jeunesse dans une région du Moyen-Orient confrontée à des épreuves ?

LES ÉCOLES CATHOLIQUES FRANCOPHONES DU MOYEN-ORIENT

Les écoles catholiques francophones, scolarisant 400 000 élèves, jouent un rôle unique dans le Moyen-Orient : elles offrent un enseignement de qualité enraciné dans la culture locale tout en promouvant la francophonie et les valeurs humanistes.

Ces établissements assurent une stabilité éducative et des perspectives professionnelles à des jeunes, confrontés à un contexte de conflits, de blessures, de déplacements de populations et d’appauvrissement.

Aux côtés de Mgr Pascal Gollnisch, Directeur général de L’Œuvre d’Orient, de nombreux intervenants prendront la parole pour discuter de ces enjeux cruciaux pour la région. S.E. M. Éric Chevallier, ambassadeur de France en Égypte, les directeurs d’établissements scolaires d’Egypte, du Liban, de Terre sainte, Turquie et Jordanie, de M. Charles Personnaz, président du conseil d’orientation du Fonds pour les Ecoles d’Orient, M. Robert Solé, journaliste et écrivain ainsi que des représentants et secrétaires généraux des écoles catholiques de ces différents pays participeront aux échanges.

De nombreux jeunes, issus des écoles catholiques francophones et ayant décidé de rester sur leur terre, témoigneront de leurs actions pour redonner des perspectives pour la jeunesse orientale.

Ce colloque s’inscrit dans une série d’événements initiés à Paris en 2014 et poursuivis à Beyrouth et Amman, visant à coordonner les actions des écoles catholiques francophones au Moyen-Orient.

Alors que la jeunesse représente l’avenir de la région, ce rendez-vous est une opportunité unique de réaffirmer l’importance de l’éducation comme rempart contre l’instabilité et moteur d’espoir.

Depuis 1856, L’Œuvre d’Orient soutient les chrétiens d’Orient dans leurs missions éducatives, sociales et culturelles. Ses actions, financées par des milliers de donateurs, incluent la rénovation d’écoles, l’aide à la formation des enseignants et la promotion de la francophonie comme vecteur de paix et de solidarité.

En 2020, L’Œuvre d’Orient et le ministère français des Affaires étrangères ont créé ensemble le Fonds des écoles d’Orient. Ce fonds, géré et financé à parité par l’Œuvre d’Orient et l’État français, soutient financièrement 237 écoles et 8 universités dans 6 pays. Une initiative inédite où les deux entités mettent en commun leurs expertises pour assurer la pérennité des écoles catholiques francophones au Moyen-Orient.

Saint Thomas d’Aquin, maître de l’équilibre chrétien

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

A l’heure où l’on célèbre les 800 ans de la naissance de Saint Thomas d’Aquin (28 janvier 1225), il est important de rappeler pourquoi il est un exemple à suivre en ces temps de crise au sein de l’Église.

Une bonne partie de la crise au sein de l’Église s’explique par une multitude de pratiques théologiques qui mettent trop l’accent sur un aspect de la réalité ou de la vie vie chrétienne au détriment des autres.

Par exemple, ceux qui suivent les théologies de la libération ou la théologie des Peuples mettent trop l’accent sur l’histoire, sur le vécu humain et placent au second rang tout ce qui relève de la doctrine.

Un autre exemple vient de beaucoup de nouvelles communautés où l’on a trop mis l’accent sur le mysticisme, sur l’«expérience», sur l’existence, au détriment de la formation intellectuelle solide.

D’autres chrétiens, au nom d’une certaine vision des sciences humaines et naturelles, pensent que les enseignements sur la morale sexuelle peuvent changer à cause des découvertes de ces sciences. Ils mettent trop l’accent sur les résultats des sciences particulières au détriment de la foi en l’enseignement du Magistère.

Face à cela, Saint Thomas d’Aquin nous propose l’équilibre, à la fois dans son enseignement et dans son exemple de vie.

Ils parle bien de l’histoire (https://books.openedition.org/pup/4449?lang=fr) mais il ne négligeait pas la foi et les lois données par Dieu de l’extérieur de l’être humain.

Saint Thomas d’Aquin priait beaucoup et il demandait aussi de l’aide pour ses études pendant la prière. Il avait aussi une vie mystique. Et tout cela ne l’empêchait de continuer avec sa formation intellectuelle, à la fois théologique et philosophique.

Enfin, dans l’encyclique «Fides et Ratio» de Saint Jean Paul II, au §43, on lit à propos de Saint Thomas d’Aquin :

«Sur ce long chemin, saint Thomas occupe une place toute particulière, non seulement pour le contenu de sa doctrine, mais aussi pour le dialogue qu’il sut instaurer avec la pensée arabe et la pensée juive de son temps. À une époque où les penseurs chrétiens redécouvraient les trésors de la philosophie antique, et plus directement aristotélicienne, il eut le grand mérite de mettre au premier plan l’harmonie qui existe entre la raison et la foi. La lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu, expliquait-il; c’est pourquoi elles ne peuvent se contredire. «

Par la lumière de la raison on découvre beaucoup au niveau de la philosophie et des sciences particulières comme la biologie, mais ces découvertes ne contredisent pas la foi. Dans une audience de l’année 2010 (https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100616.html), le Pape Benoît XVI précisait :

«En plus de l’accord entre la raison et la foi, il faut reconnaître, d’autre part, que celles-ci font appel à des processus de connaissance différents. La raison accueille une vérité en vertu de son évidence intrinsèque, médiate ou immédiate; la foi, en revanche, accepte une vérité sur la base de l’autorité de la Parole de Dieu qui est révélée. Saint Thomas écrit au début de sa Summa Theologiae: «L’ordre des sciences est double; certaines procèdent de principes connus à travers la lumière naturelle de la raison, comme les mathématiques, la géométrie et équivalents; d’autres procèdent de principes connus à travers une science supérieure, c’est-à-dire la science de Dieu et des saints» (I, q. 1, a. 2). «

Voilà pourquoi Saint Thomas d’Aquin est toujours un exemple d’équilibre pour les théologiens, les religieux et pour tous les chrétiens.

Au §78 de «Fides et Ratio», Saint Jean Paul II écrivait :

«L’intention du Magistère était, et est encore, de montrer que saint Thomas est un authentique modèle pour ceux qui recherchent la vérité. En effet, l’exigence de la raison et la force de la foi ont trouvé la synthèse la plus haute que la pensée ait jamais réalisée, dans la réflexion de saint Thomas, par le fait qu’il a su défendre la radicale nouveauté apportée par la Révélation sans jamais rabaisser la voie propre à la raison. «

Continuons à prier pour l’Église afin que les religieux, les théologiens et tous les chrétiens suivent l’exemple de Saint Thomas d’Aquin.

Notre-Dame de Chrétienté : Jean de Tauriers, merci pour ces 12 ans !

Suite à l’arrivée de Philippe Darantière à la tête de Notre-Dame de Chrétienté, l’association tient à remercier Jean de Tauriers, qui a oeuvré durant 12 ans à la tête du pèlerinage de Chartres, 12 années d’une belle croissance :

Lorsque Jean de Tauriers a pris la responsabilité de Notre-Dame de Chrétienté, ses prédécesseurs avaient déjà détecté ses talents dans le poste sensible qu’il occupait comme responsable « Accueil Clergé ». Hubert de Gestas, Pierre Vaquier, Hervé Rolland, tous les anciens présidents savaient quels sont les trésors d’organisation et de diplomatie qu’il faut déployer à ce poste.

Elu en novembre 2012 pour s’occuper du pèlerinage 2013, Jean a été renouvelé trois fois au mandat de président de l’association. Il a inauguré son mandat au côté de l’Abbé Coiffet comme aumônier général, que Dieu a rappelé à lui en 2015. Il le poursuit avec l’Abbé Paul-Joseph puis l’Abbé Garnier, à qui l’Abbé de Massia a succédé depuis 2022. La première grande date de sa présidence intervient dès le 28 février 2013 lors de l’annonce surprise de la renonciation du Pape Benoît XVI. Jean sera donc le président du Pape François. En 2021, une nouvelle annonce, pressentie depuis plusieurs mois, marque de nouveau son mandat : le motu proprio Traditionis Custodes vient réduire de façon drastique les libertés que Benoît XVI avait accordé à la « forme extraordinaire du rite romain ». Cependant, Traditionis Custodes aura pour effet de renforcer la détermination de l’association que préside Jean.

Pendant 12 ans, Jean a mené l’association Notre-Dame de Chrétienté à une maturité jamais égalée. Sous sa présidence, la direction des pèlerins s’est structurée pour accueillir une croissance continue des effectifs, avec un bon de 5% de croissance en 2013 à 21,4% de croissance en 2024. Un gros effort de formation des cadres a permis un alignement de tous sur les trois piliers de NDC : « Tradition-Chrétienté-Mission ». En parallèle, la direction des soutien a multiplié les exploits pendant 12 ans pour assurer la sécurité, l’hébergement, l’alimentation et la logistique d’un effectif passé de 7.500 à près de 18.000 pèlerins marcheurs. La somme de ces exploits a culminé en 2022 lors de la tempête qui a ravagé l’Ile-de-France. La direction des soutiens monte une cellule de crise qui va faire face en temps réel à toutes les conséquences de ce sinistre, si bien que la Préfecture donne au pèlerinage l’autorisation de continuer alors que tous les autres événements du week-end sont annulés par ordre des autorités dans tout le centre de la France.

Jean avait déjà conforté la capacité d’adaptabilité de Notre-Dame de Chrétienté lors de la crise sanitaire de 2020. Alors que les pouvoirs publics avaient interdit le culte et presque totalement supprimé la liberté d’aller et venir, Il maintint le pèlerinage de Pentecôte, lançant à tous l’invitation à organiser des pèlerinages locaux dans la limite des déplacements tolérés par l’administration. Ni le Covid ni les atteintes aux libertés du culte n’auront eu raison de la détermination de Notre-Dame de Chrétienté et de son président.

Jean n’aimerait pas que l’Appel de Chartres devienne, même l’espace d’un numéro, une revue consacrée à sa louange. Il a trop servi Notre-Dame de Chrétienté pour cela. Qu’il soit ici simplement remercié pour tout le bien des âmes qui a pu s’accomplir pendant sa présidence.

Philippe Darantière

Pendant six années, régulièrement une matinée par semaine, j’ai pu bénéficier d’une audience privée avec Jean ! Au-delà des affaires courantes concernant la vie de l’association, que nous traitions systématiquement, j’ai eu la chance d’assister à des réflexions profondes sur l’avenir de la Tradition. Cela entrainait souvent un échange de points de vue, parfois différents, mais dont la sagesse du propos initial, au bout du compte, permettait d’atteindre le but recherché, c’est-à-dire me convaincre !

Cette rigueur dans l’analyse et la projection se retrouvait aussi dans quelques « marottes », accueillies toujours avec le sourire par tous les membres du conseil ! Conseil qui aura été géré si longtemps avec respect, diplomatie, bienveillance et, l’air de rien, autorité !

Avec cette force tranquille qui aura caractérisé ses mandats, marqués par un développement extraordinaire du pèlerinage, je suis convaincu que si Jean n’avait pas fait le choix de quitter sa fonction, personne ne s’en serait plaint !

Thierry Debes, Secrétaire Général

Au moment de changer de président, et de dire au revoir à Jean de Tauriers, nous pouvons nous retourner sur ses douze années de mandat, qui ont profondément changé notre association, dans un environnement qui s’est durci, Jean a transformé Notre Dame de Chrétienté en une véritable force de la Tradition. Sous sa présidence, le nombre de pèlerins a plus que doublé et la notoriété de l’association s’est construite comme un vrai pôle de formation à la doctrine traditionnelle et à la Messe tridentine. A la manière des anciens, il a développé ce pèlerinage de renommée internationale, par lequel les conversions s’effectuent et les âmes se rapprochent de Dieu. Il a mené des initiatives clés telles que la formation continue, la cohésion des équipes de direction, et le dialogue construit avec l’Eglise et de nombreux acteurs de la Chrétienté en marche. Jean a également renforcé notre communication, et a aussi veillé à une organisation sans faille, en particulier sur la sécurité et la sûreté, tout en s’assurant que chacun des bénévoles ait les moyens de son action à la Direction des Soutiens, mais surtout de se sanctifier, comme les pèlerins marcheurs. Ne s’arrêtant jamais, il a développé des pèlerinages locaux et internationaux, fait ériger des calvaires dans les communes amies, comme signe de notre passage à travers les temps. Sa rigueur doctrinale, sa sagesse et sa tempérance ont été des atouts majeurs. Enfin, il a su trouver un successeur pour continuer son œuvre. Nous lui devons une profonde gratitude pour son dévouement et son leadership exceptionnel, et espérons qu’il poursuivra son service au sein de l’Association, pour nous permettre de poursuivre notre expansion pour le bien des âmes. Chartres sonne, Chartres t’appelle !

Denis Pinoteau, Directeur des soutiens

La Direction des pèlerins se joint à moi pour remercier Jean de Tauriers pour toutes ces années de bons et loyaux services à NDC. Jean a incarné pendant son mandat de président la stabilité de l’association et la ligne claire de notre pèlerinage. Cette ligne si importante et essentielle qui comptait tant pour Benoît XVI. Jean a su aussi accompagner la Direction des pèlerins dans son développement et dans sa tâche d’accueillir toujours de nouveaux pèlerins, accueil missionnaire, pilier de notre pèlerinage.
Cher Jean, merci ! Sois assuré de nos prières d’action de grâces, qu’elles retombent en abondance sur toi et les tiens !

Etienne Touraille, Directeur des Pèlerins

Source : Appel de Chartres

Belgique : l’euthanasie devient incontrôlable

Lu sur Gènéthique :

Le 22 janvier, la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie en Belgique a publié son 11e rapport bisannuel destiné à la Chambre des représentants. Elle alerte sur le manque criant de moyens. « Sans un renfort immédiat, la continuité des activités de la Commission sera inévitablement mise en péril » pointe-t-elle.

Alors que le nombre d’euthanasies pratiquées dans le pays ne cesse d’augmenter et que les profils des patients qui y ont recours sont de plus en plus divers, les moyens alloués sont restés « inchangés depuis 2003 », année de création de la Commission. L’instance demande donc de « renforcer le cadre administratif et les moyens humains » de façon urgente.

Actuellement, deux secrétaires doivent « gérer plus de 3.500 dossiers par an, en plus d’un ensemble croissant de tâches ». Un « déséquilibre frappant » par rapport aux institutions existant dans d’autres pays comme les Pays-Bas relève le rapport. La rémunération des membres est en outre « totalement disproportionnée » par rapport au travail accompli considère la commission. En effet, seules les réunions sont prises en compte et rétribuées à hauteur de 20 euros. « Cette rétribution insuffisante nuit à l’attractivité des mandats et au renouvellement des membres » indique le rapport.

Le développement d’un formulaire électronique permettant la dématérialisation des procédures de déclaration « est bloqué depuis 2023 » déplore par ailleurs l’instance qui demande que le projet soit rapidement finalisé.

Enfin, la Commission recommande la création d’un département dédié à la gestion de l’euthanasie. Il permettrait de faire le lien entre le service public fédéral de la justice et celui de la Santé publique. Il pourrait aussi encourager la réalisation d’études sur la fin de vie.

En 2022-2023, la Commission a considéré que toutes les déclarations d’euthanasies reçues répondaient aux conditions de la loi. Aucun dossier n’a été transmis à la justice, et aucune « difficulté majeure » n’a été relevée.

Un évêque de Virginie dénonce la fécondation in vitro « injuste et moralement erronée

Mgr Michael Burbidge a appelé les responsables publics à promouvoir les traitements de fertilité qui favorisent la vie.

Alors que la presse relate la naissance, à Cherbourg, de triplés obtenus par PMA, après plusieurs tentatives de PMA infructueuses ayant donné lieu à des embryons désormais congelés, Mgr Michael Burbidge rappelle que la fécondation in vitro (FIV) est « injuste et moralement mauvaise » et favorise l’eugénisme.

Le prélat de Virginie, évêque d’Arlington, a publié une lettre pastorale intitulée « La famille chrétienne, la fécondation in vitro et le témoignage héroïque de l’amour véritable ».

Mgr Burbidge souligne que l’infertilité est un sujet difficile et exhorte ses fidèles à « procéder avec précaution ».

« Que nous en soyons conscients ou non, nous connaissons ou rencontrons d’autres personnes qui ont été confrontées à des problèmes de fertilité ou dont la vie a été affectée d’une manière ou d’une autre par la FIV ».

Il fait part de sa « préoccupation pastorale » face à « l’acceptation croissante de la FIV comme solution apparente à la douleur de l’infertilité ».

« Plus sombrement, j’ai également observé la demande croissante de FIV comme moyen instrumental pour obtenir un enfant par le biais de la maternité de substitution en dehors du contexte du mariage et de la vie familiale ou même pour créer un enfant de manière eugénique avec des caractéristiques spécifiquement désirées tout en éliminant d’autres enfants dans le processus ».

Il a noté que l’Église « encourage tous les traitements de fertilité qui donnent la vie et qui sont réparateurs » comme moyen de remédier à l’infertilité. Pour ceux qui ne peuvent pas concevoir, ils peuvent « rendre leur mariage vivifiant par le biais d’une maternité et d’une paternité spirituelles au sein de leur communauté et dans leur vie quotidienne ».

Tout enfant, quelles que soient les circonstances de sa naissance, a une dignité humaine. Cela dit, la FIV porte atteinte à la dignité de l’enfant humain.

« En effet, leur dignité innée est la raison pour laquelle l’Église s’oppose à ce qu’ils soient instrumentalisés et transformés en objets au moyen de la FIV, qui sélectionne de manière eugénique certains pour vivre et d’autres pour mourir ».

L’Église a officiellement condamné la FIV en 1987 dans Donum vitae par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et futur pape Benoît XVI.

L’évêque a abordé l’injustice du nombre de bébés détruits par la FIV tout en affirmant qu’elle « resterait injuste et moralement mauvaise même si aucun enfant embryonnaire n’était détruit ou éliminé ».

L’une des grandes injustices morales de la FIV est qu’un grand nombre des enfants embryonnaires issus de ce processus seront soit jetés, ayant été jugés indésirables, soit congelés, ayant été jugés souhaitables mais inutiles. Telle qu’elle est pratiquée, la FIV crée la vie et la détruit. La difficulté morale la plus évidente de la FIV, à savoir qu’en dépit de la création de nouvelles vies, elle en détruit également beaucoup d’autres, est une réalité connue de la raison humaine. Pour chacun des plus de 12 millions d’enfants nés grâce à la FIV depuis 1978, il manque des dizaines de millions de frères et soeurs qui ont été soit délibérément détruits, soit soumis à des expériences, soit congelés dans de l’azote liquide et privés de leur droit naturel à la plénitude de leur développement. Chaque procédure de FIV réussie aboutit à un enfant vivant avec de nombreux frères et sœurs manquants.

Une analyse a montré qu’entre un et deux millions de bébés sont tués chaque année par le processus de FIV ; au moins la moitié de ces deux millions sont tués intentionnellement en étant jetés.

L’évêque a également critiqué les tentatives visant à créer un droit fédéral à la fécondation in vitro. Dans une tentative malavisée de répondre aux défis liés au mariage, à la formation des familles, à la chute des taux de natalité et à la fertilité, les élus s’empressent de soutenir une industrie de la FIV qui tue ou congèle des centaines de milliers d’enfants embryonnaires chaque année et facilite la pratique de l’exploitation des mères porteuses. Certains prétendent même que l’obligation ou la promotion de la FIV est favorable à la vie parce que le processus peut produire des enfants, mais cela ne tient pas compte des injustices morales au cœur du processus de FIV et des conséquences fatales pour un grand nombre d’enfants embryonnaires issus de ce processus.

Ces propositions constituent une « grave injustice morale » et seraient « une remise illégitime à César des choses de Dieu ».

« Tout mandat fédéral en matière de FIV introduirait l’État au cœur même du foyer et donnerait progressivement le sentiment erroné que l’État et les détenteurs du pouvoir, désormais commanditaires effectifs de personnes humaines avant même leur conception, peuvent et doivent diriger la vie de ceux que leur pouvoir a fait naître ». « Ainsi, la perspective d’un mandat fédéral en matière de FIV représente une grave menace non seulement pour les droits de l’homme, mais aussi pour la liberté future d’un peuple libre.

Le prélat a au contraire appelé les responsables publics à cesser de subventionner la contraception et à promouvoir plutôt les familles, estimant qu’il était « tout simplement erroné » de promouvoir la stérilité tout en ne soutenant pas les « traitements de fertilité réparateurs » ainsi que « la grossesse et l’accouchement ».

« L’Église, comme elle l’a fait dans tant d’autres domaines de la vie politique, est prête à proclamer la dignité de toutes les personnes humaines et à agir pacifiquement pour lutter contre tout mandat national de FIV tout en encourageant la fertilité et les soins procréatifs qui affirment la vie.

Dans la souffrance, nous avons besoin du secours de Dieu

Alors que nos gauchistes réclament le droit d’éliminer les personnes âgées ou souffrantes, le pape vient de publier son message à l’occasion de la journée mondiale du malade, dans lequel il développe une réflexion autour de la souffrance, que notre société athée veut éliminer en supprimant le malade :

[…] « L’espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5), elle nous rend même forts dans les épreuves.

Cette expression est consolante mais elle peut soulever des questions, en particulier chez les personnes qui souffrent. Par exemple, comment rester forts lorsque nous sommes touchés dans notre chair par des maladies graves, invalidantes, qui nécessitent peut-être des soins dont les coûts sont au-dessus de nos moyens ? Comment le rester quand, en plus de notre propre souffrance, nous voyons celle de ceux qui nous aiment et qui, tout en étant proches de nous, se sentent impuissants à nous aider ? Nous ressentons dans ces circonstances le besoin d’un soutien plus grand que nous : nous avons besoin du secours de Dieu, de sa grâce, de sa Providence, de cette force qu’est le don de son Esprit (cf. Catéchisme de l’Église catholique, 1808).

Arrêtons-nous donc un instant pour réfléchir sur la présence de Dieu auprès de ceux qui souffrent, en particulier sous trois aspects qui la caractérisent : la rencontre, le don et le partage.

1. La rencontre. Lorsque Jésus envoie les soixante-douze disciples en mission (cf. Lc 10, 1-9), il les exhorte à dire aux malades : « Le Royaume de Dieu est proche pour vous » (v. 9). Il leur demande, en d’autres termes, de les aider à saisir dans l’infirmité, même si elle est douloureuse et difficile à comprendre, une occasion de rencontrer le Seigneur. Dans la maladie, en effet, si d’une part nous ressentons toute notre fragilité de créatures – physique, psychologique et spirituelle -, nous faisons d’autre part l’expérience de la proximité et de la compassion de Dieu qui, en Jésus, a partagé notre souffrance. Il ne nous abandonne pas et nous surprend souvent par le don d’une ténacité que nous n’aurions jamais cru avoir et que nous n’aurions jamais trouvée par nous-mêmes.

La maladie devient alors l’occasion d’une rencontre qui nous change, la découverte d’un rocher inébranlable auquel nous pouvons nous accrocher pour affronter les tempêtes de la vie. C’est une expérience qui nous rend plus forts même dans le sacrifice parce que nous sommes davantage conscients de ne pas être seuls. C’est pourquoi l’on dit que la douleur porte toujours en elle un mystère de salut : elle nous fait expérimenter la proche et réelle consolation qui vient de Dieu, au point de « connaître la plénitude de l’Évangile avec toutes ses promesses et sa vie » (Saint Jean-Paul II, Discours aux jeunes, Nouvelle-Orléans, 12 septembre 1987).

2. Et cela nous amène à la deuxième piste de réflexion : le don. Jamais comme dans la souffrance nous ne nous rendons davantage compte que toute espérance vient du Seigneur, et qu’elle est avant tout un don à accueillir et à cultiver en restant, selon une belle expression de Madeleine Delbrêl, « fidèles à la fidélité de Dieu » (Cf. Nous autres, gens des rues, Livre de vie, 1966).

De plus, ce n’est que dans la résurrection du Christ que notre destin tout entier trouve sa place, dans l’horizon infini de l’éternité. Seule sa Pâque nous donne la certitude que rien, « ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu » (Rm 8, 38-39). Toutes les sources de lumière qui permettent de surmonter les épreuves et les obstacles de la vie naissent de cette “grande espérance” (cf. Benoît XVI, Lett. enc. Spe salvi, 27.31). De plus, le Ressuscité marche avec nous, il se fait notre compagnon de route, comme pour les disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-53). Comme eux, nous pouvons partager avec Lui notre désarroi, nos inquiétudes et nos déceptions, nous pouvons écouter sa Parole qui éclaire et enflamme nos cœurs. Nous pouvons le reconnaître présent dans la fraction du Pain en saisissant, dans le fait qu’il est avec nous même dans les limites du présent, cet “au- delà” qui nous redonne courage et confiance en se faisant proche.

3. Nous en arrivons ainsi au troisième aspect, celui du partage. Les lieux où l’on souffre sont souvent des lieux de partage, où l’on s’enrichit mutuellement. Combien de fois on apprend à espérer au chevet d’un malade ! Combien de fois on apprend à croire en se tenant près de ceux qui souffrent ! Combien de fois on découvre l’amour en se penchant sur ceux qui sont dans le besoin ! En d’autres termes, on se découvre être des “anges” de l’espérance, des messagers de Dieu les uns pour les autres, tous ensemble : malades, médecins, infirmières, membres de la famille, amis, prêtres, religieux et religieuses ; là où l’on se trouve : dans les familles, les cliniques, les centres de soins, les hôpitaux et les dispensaires.

Et il est important de savoir saisir la beauté et la portée de ces rencontres de grâce et d’apprendre à les inscrire dans notre âme pour ne pas les oublier : garder dans le cœur le sourire bienveillant d’un soignant, le regard reconnaissant et confiant d’un patient, le visage compréhensif et attentif d’un médecin ou d’un bénévole, celui, plein d’attente et d’inquiétude, d’un conjoint, d’un enfant, d’un petit-enfant, d’un ami très cher. Ce sont autant de lumières à garder précieusement qui, même dans l’obscurité de l’épreuve, non seulement donnent de la force mais enseignent le vrai goût de la vie, dans l’amour et la proximité (cf. Lc 10, 25-37).

Chers malades, chers frères et sœurs qui portez assistance à ceux qui souffrent, vous avez plus que jamais en ce Jubilé un rôle particulier à jouer. Votre marche avec les autres est un signe pour chacun, « un hymne à la dignité humaine, un chant d’espérance » (Bulle Spes non confundit, n. 11) dont la voix va bien au-delà des chambres et des lits des établissements de soins où vous êtes. Vous stimulez et encouragez dans la charité « l’agir harmonieux de toute la société » (ibid.), dans une symphonie parfois difficile à réaliser mais très douce et forte, précisément pour cette raison, capable d’apporter la lumière et la chaleur là où elle est le plus nécessaire. […]

Montréal (Québec) : L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal vandalisé

Néanmoins hier, le sanctuaire a annoncé que l’orgue Beckerath est intact.

Police politique

Le président du groupe de presse Ebra, propriétaire de neuf quotidiens régionaux, s’est excusé dimanche 26 janvier d’avoir aimé sur Linkedin des publications de personnalités politiquement incorrects :

“Oui, ma pratique rapide des réseaux sociaux a été maladroite. J’en suis désolé. Ce n’est pas ce que je suis en tant qu’homme et dirigeant d’un groupe de presse indépendant“.

L’homme d’affaires avait été épinglé jeudi par Mediapart pour avoir aimé des messages émanant notamment de Sarah Knafo (Reconquête).

Malgré ses excuses il a été viré par le Crédit Mutuel, propriétaire des titres de presse.

Mediapart a aussi dénoncé Paul Godefrood, membre du cabinet de Bruno Retailleau, parce qu’il a publié dans des revues politiquement incorrectes comme Causeur, L’Incorrect et Conflits, entre 2019 et 2024. Dans plusieurs tribunes, il estime ainsi que la France est « otage de ses minorités » et s’inquiète du « lent suicide de l’Occident ». Il dénonce « la prolifération de cités-ghettos dans lesquelles les immigrés extra-européens ont atteint une masse critique qui les rend hermétiques à la culture, aux modes de vie, aux mœurs autochtones ». En septembre 2019, le il estimait que l’association SOS Racisme faisait partie des « assos subventionnées qui se félicitent d’être des censeurs du débat politique ». Et en avril 2022, il estimait que Marine Le Pen était « excellente sur l’immigration » face à Emmanuel Macron, lors du débat télévisé de l’entre-deux-tours de la présidentielle. A priori, il ne s’est pas excusé.

C’est très bien d’être dénoncé par Mediapart. C’est un peu une médaille attribuée par ces résistants à la strème-droâte, qui viennent de quitter X (quel courage).

Frères convers : les gardiens de l’office divin

Marc Jeanson a réalisé un film de 15mn sur l’abbaye bénédictine de Fontgombault et notamment sur les frères convers :

” Loin des écrans et des lumières de la ville, parfois dans le silence de la nuit, une simple cloche révèle qu’il existe une autre manière de vivre et d’être pourtant heureux. La vie monastique se décline, à Fontgombault en deux états de vie complémentaires : les Pères de Chœur et les Frères Convers. Toute vocation n’aboutit pas nécessairement à l’ordination sacerdotale : une consécration plus simple, comportant de larges moments de travail manuel, peut aussi être offerte à Dieu…”

“Soif de spiritualité et révérence sacrée sont les deux principales raisons de la croissance du pèlerinage. Il y a peu de chance que cela se tarisse”

Le conseil d’administration de Notre-Dame de Chrétienté a élu le samedi 18 janvier 2025 Philippe Darantière comme Président lors de l’assemblée générale de l’association, en remplacement de Jean de Tauriers, qui n’a pas souhaité se représenter après 12 années de mandat. Il répond ici aux questions du Salon Beige.

Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs du Salon Beige, dont beaucoup sont de fidèles pèlerins de Chartres ?

Je le fais avec plaisir. J’ai 63 ans, je suis père de famille nombreuse et plusieurs fois grand-père, et je dirige une société de conseil en relations humaines en région parisienne.

Préoccupé par les questions d’éducation, j’ai participé en 2000 à la création à Nantes d’une école indépendante de garçons avec plusieurs autres familles catholiques. Ouverte avec 17 élèves en 2001, l’école en compte aujourd’hui près de 200.

Je m’intéresse aussi à la doctrine sociale de l’Eglise depuis de nombreuses années, et j’ai a publié deux ouvrages de réflexion sur ce thème (Pour une action politique catholique en 2004 et Le Technonihilisme en 2016).

Quelle est votre antériorité au sein du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté ?

J’ai été engagé au service du pèlerinage de Chartres depuis 1989, d’abord comme chef de chapitre à Angers et à Nantes. Arrivé en région parisienne, je me suis investi au sein de la Direction des pèlerins au début des années 1990, où je m’occupais de la formation des chefs de chapitre et participais au service d’ordre. Ensuite, habitant à Nantes, j’ai pris du service à la logistique pour le transport des pèlerins, puis, de retour en Ile-de-France, au ramassage des poubelles et à la propreté.

Vous avez également lancé l’Union Lex Orandi, dont le Salon Beige relaie les communiqués. Quel est le but de cette association ?

En 2021, dans le difficile contexte créé par le motu proprio Traditionis Custodes, j’ai en effet participé à la création de l’Union Lex Orandi, qui regroupe des associations de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Elles sont de toute taille : certaines ont une audience nationale, d’autre représentent les fidèles en un lieu donné. Toutes, elles œuvrent pour assurer la défense de cette liturgie menacée par une application mesquine de Traditionis Custodes, qui fait plus de mal à l’unité de l’Eglise qu’elle ne sert à la communion. Aujourd’hui, dans plusieurs diocèses, des fidèles se voient refuser le baptême ou la confirmation selon le rite traditionnel, des horaires de messe sont modifiés arbitrairement, des lieux de cultes contingentés ou supprimés, quand ce ne sont les prêtres qui se dévouent auprès des fidèles qui sont expulsés ignominieusement, comme à Quimper l’an dernier. Pour faire face à cela, l’union des associations exprime l’union des fidèles qui veulent faire valoir les droits de leur conscience : nous ne pouvons pas être privés des biens spirituels que nous procure la liturgie traditionnelle par un cléricalisme que le Pape François ne cesse par ailleurs de dénoncer.

Ces dernières années, le pèlerinage n’a cessé de croître en nombre de pèlerins. Pensez-vous que la politique du chiffre soit nécessaire ? Est-ce que Notre-Dame de Chrétienté a besoin de croître indéfiniment ?

Je ne pense pas qu’on puisse accuser Notre-Dame de Chrétienté de faire la politique du chiffre, bien que le nombre des pèlerins, qui est en effet en croissance régulière, puisse susciter des réactions contrastées autour de nous. La question mérite d’être posée autrement : Notre-Dame de Chrétienté peut-elle refuser les pèlerins que le Bon Dieu lui envoie ? Nos contemporains ont une grande soif de spiritualité : dans un monde angoissant, être « pèlerins d’espérance », selon le thème de cette Année Sainte 2025, invite certains à marcher vers Notre-Dame de Chartres, vers la Sainte Vierge, afin qu’elle les mène à Son fils. Cette soif de spiritualité s’exprime aussi dans l’attrait du sacré, que la liturgie traditionnelle manifeste avec tant de profondeur. Soif de spiritualité et révérence sacrée sont les deux principales raisons de la croissance du pèlerinage. Il y a peu de chance que cela se tarisse à court terme.

C’est bien sûr un défi pour les mille deux cent bénévoles qui travaillent à l’organisation et à la sécurité. Nous devons donc agir à la fois avec prudence et avec audace, pour le bien des âmes et l’honneur du Christ Roi.

Et maintenant la question que tous les pèlerins se posent : les messes de départ et d’arrivée pourront-elles être célébrées dans les cathédrales ?

Pour l’instant, il semble difficile d’envisager la messe de départ du pèlerinage ailleurs qu’à l’église Saint Sulpice : Mgr Ulrich est opposé à la célébration de la liturgie traditionnelle à Notre-Dame de Paris. Nous espérons qu’un jour, avec lui ou avec son successeur, une messe de départ pourra être de nouveau célébrée dans ce haut lieu spirituel qui fut dès 1983 le point de départ du pèlerinage. La messe de clôture aura lieu à la cathédrale Notre-Dame de Chartres, où nous serons accueillis par Monseigneur Christory, qui donnera l’homélie. Il m’a reçu avec une grande bienveillance et m’a confirmé que les pèlerins de Notre-Dame de Chrétienté pourront franchir une porte sainte édifiée à l’occasion du jubilé du millénaire de la cathédrale et recevoir l’indulgence plénière associée à cette démarche.

Quelles relations entretenez-vous avec les organisateurs du pèlerinage Chartres-Paris ?

Nous entretenons les relations fraternelles qui conviennent aux chrétiens entre eux. J’ai personnellement des relations très cordiales avec le président de Pèlerinage de Tradition et avec leur aumônier général. C’est dans cet esprit que nous pourrons œuvrer, s’il plait à Dieu, à une compréhension mutuelle charitable et véridique entre catholiques pour le bien des âmes, face à la crise dramatique que vit l’Eglise depuis 60 ans. Pour Notre Dame de Chrétienté, cela passe par un témoignage, au sein de l’Eglise catholique, de l’esprit de communion des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle à l’égard du Pape et de la hiérarchie, « à la lumière de la sainte tradition et sur la base du magistère constant de l’Eglise », selon les mots du Pape Jean-Paul II .

D’où vient l’écriture ?

De Marion Duvauchel à propos d’un livre de Jean-François Froger paru en 2013, L’arbre des archétypes : les lettres de l’alphabet hébreu comme figures et nombres :

Dans la longue histoire de la pensée, le nombre d’ouvrages consacrés à la question des « principes » ne peut manquer d’impressionner : les principes de la philosophie, les principes du droit, ceux de la philosophie du droit, etc…. Pourquoi toute cette littérature ? Mais parce qu’elle est régie par l’idée que tout domaine de la pensée est gouverné par des principes.

Il n’était, semble-t-il, venu à l’idée de personne qu’il puisse y avoir des principes qui gouvernent la pensée elle-même…

C’est pourtant l’ambition de lArbre des archétypes.

Le sous-titre donne le ton : « les lettres de l’alphabet hébreu comme figures et nombres ». Voilà qui sent le soufre, pardon, la kabbale… J.F. Froger serait-il un gnostique ? Quiconque a eu entre les mains le livre sur les Gnostiques dans la collection la Pléiade sait de science sûre, de science profonde, qu’il n’en est rien. Mais il y a des intuitions profondes qu’il faut reprendre et redresser, avec un outillage plus sûr et une inspiration plus haute.

L’auteur nous a habitué à la question de l’énigme. Il y a consacré un livre (Énigme de la pensée). Penser est un mystère, et c’est un mystère qui appartient à l’homme et à lui seul. Les vaches ruminent, les lapins détalent, les chiens aboient et les caravanes passent. L’homme pense, depuis le berger corse qui regarde brouter ses moutons jusqu’à l’homme moderne, qui dispose de tout le temps nécessaire dans les transports en commun pour se livrer à la contemplation, puisque le temps des caravanes est révolu.

Le livre des archétypes nous explique cela, plus techniquement et plus sobrement.

J’ai eu à lire dans ma vie déjà longue bien des livres. Pas tous, il n’y a que Mallarmé qui affiche cette prétention et c’est une licence poétique. Quand on a beaucoup lu et pas toujours des romances distrayants, on a dû gober bien des bavardages, érudits, spécieux, habiles…. Bavardages quand même. On apprécie donc la concision. Chez J.F. Froger, elle confine à une forme de virtuosité… Dans son enseignement oral, il est plus disert, on respire à des hauteurs variables, on redescend dans les vallées, même profondes. Dans ses écrits, on vit parfois en apnée mais c’est un entrainement qui en vaut bien un autre. Ne prêtons pas trop attention aux lecteurs qui ronchonnent et goûtons cette concision. Car l’introduction se révèle un modèle d’intelligence sur la question de l’écriture, autrement dit de la « naissance de l’alphabet ».

« La langue parlée n’a pas besoin d’alphabet » – c’est une assertion déjà troublante, même s’il est des langues qui n’ont pas d’écriture. La langue écrite se sert de signes pour transcrire les sons. Jusque-là, nous suivons sans trop de peine. Or, « l’invention de signes pour écrire une langue parlée relève d’une abstraction extraordinaire ». Si on en doutait, le fait même que la phonologie comme discipline n’apparaisse qu’au début du XXe siècle avec le comte Troubetskoy en témoigne…

Dans l’histoire reconstituable de « l’invention de l’écriture » ce sont les choses qui ont servi de figures pour la première écriture, celle des hiéroglyphes. Les lettres sont d’abord des mots désignant des choses, dont on ne retient que le son pour le procédé d’alphabétisation. « Une figure et un phonème unique », c’est par là que commence la grande aventure du « signe écrit ». C’est pourquoi, nous dit-on, il n’y a pas d’alphabet, il y a toujours un syllabaire. Profitant ainsi de l’écriture égyptienne, l’hébreu ancien aurait imaginé une suite de signes primitifs : des lettres à valeur signifiante. Aleph, le taureau ; Beth, la maison ; Guimel, le chameau…

L’usage comme l’ordre de ces lettres n’a rien d’arbitraire : voilà ce que ce livre va montrer. La succession des lettres hébraïques relève d’un sens intelligible indépendant de l’histoire de sa production et de son émergence. Aux oubliettes l’idée d’un dépôt aléatoire « de traditions historiques agrégées successivement » (d’abord l’égyptienne, puis la phénicienne…) et « progressivement fossilisées ». Bien sûr, cela est historiquement invérifiable, c’est ce que l’auteur appelle « un choix axiomatique ». Les lettres de l’alphabet hébreu « ont une spécificité unique » et cela justifie ce livre, qui est une étude sur ce mystère étonnant que chaque lettre a un nom propre et un nombre qui lui sont affectées, et qu’elles sont organisées selon un ordre signifiant, qui « relève de la nécessité de décrire les conditions essentielles de la pensée ». C’est concis, mais les hommes et les femmes de désir trouveront dans Structure de la connaissance des descriptions et explications plus largement déployées.

Quand les linguistes disent que l’alphabet est un ensemble fini qui permet de produire des énoncés indéfinis, ils n’ont pas tort. Dans le monde qui est le nôtre, celui de la chute, cela rend compte de la réalité des bavardages et des conversations insignifiantes. Mais pour l’auteur, « le système des signes de l’alphabet n’est pas seulement un système de transmission de l’information » ; (…) « parler n’est pas simplement donner de l’information, (…) c’est exprimer l’interaction de l’homme avec Dieu et avec les autres hommes ». L’alphabet hébraïque contient un enseignement caché pour l’illumination de l’âme, parce que « l’univers entier est médiation entre les intelligences divines, angéliques et humaines ».

C’est un programme autrement plus enthousiasmant que la linguistique guillaumienne.

Cet alphabet est ainsi construit sur des éléments de langage pertinents (le clou, la main, l’aiguillon…) pour dire un autre ordre de réalité : « les réalités archétypales », en référence à ces objets concrets du monde visible, du monde des choses. Ces réalités archétypales sont précisément des principes nécessaires à la pensée. Les lettres en donnent une idée par les analogies que les objets qu’elles représentent permettent de construire, et ces analogies nous sont exposées dans chacun des vingt-sept chapitres correspondant aux vingt-sept lettres.

L’Aleph et le Beth à eux seuls construisent une anthropologie. Nous ne la déflorerons pas. C’est la troisième lettre, le Guimel, qui inaugure ce patient enseignement impliqué dans l’alphabet hébraïque. Guimel, c’est le chameau, cet animal qui permet cette chose des plus difficiles, la traversée du désert, analogue à l’autre traversée, celle que l’homme doit faire pour entrer dans la Parole. Ce qui requiert une énergie proprement divine. Il s’agit de « transformer la chose en signe afin que le voyage vers le sens ait lieu » (p 21).

On retrouve cette question du langage et des langues avec la lettre « nun », le poisson. Mais il est déconseillé d’y aller directement, il faut suivre l’ordre des lettres, ordre qui conduit aux derniers chapitres : l’explication plus globale de l’ordre de l’alphabet, l’arbre des archétypes, dont la splendide illustration (et c’est à dessein que je ne donne pas la page) comble le regard.  Avec un arrêt sur image pour les amoureux des mathématiques et des casse-têtes chinois : un « cube magique » (ou semi-magique).

Pour comprendre cette « exploration du sens », il faut un outillage. Un peu complexe mais qui rend compte d’un fait d’expérience banal : au principe de toute perception, il y a le contraste. Il n’est pas une vue de l’esprit, il est dans la réalité du monde.

Là, il y faut un peu de persévérance, on entre dans la dimension plus technique : l’exposé de la logique quaternaire avec les catégories métaphysiques qui l’accompagnent : l’impossible, le potentiel, le contingent et le nécessaire. Ce ne sont pas des notions récentes mais elles se voient réassumées avec un outillage plus puissant, dans un paradigme résolument nouveau et apte à rendre compte du sens de cette Parole révélée initialement dans une langue donnée. Le nécessaire, (autrement dit la nécessité), la contingence, ce sont de très anciennes catégories de la philosophie qui apparaissent encore dans la Théodicée de Leibnitz et dont on voit le résidu dans L’être et le néant de Sartre. Heidegger redonne à la philosophie son horizon « ontologique », mais dans l’affirmation d’une nature humaine vouée à la mort. L’appauvrissement progressif de la philosophie et l’érosion de la pensée métaphysique à compter du temps des Lumières ont eu raison de l’idée de l’existence d’un monde intelligible, héritage platonicien que l’on maintient encore dans la culture philosophique scolaire.

Au fondement de cette traversée qui figure la vie de l’homme, il y a le signe… Il faut donc s’enfoncer dans les profondeurs des lettres les plus lointaines de l’alphabet, celles qui figurent des principes de plus en plus chargés métaphysiquement. Transgressons l’instruction de l’auteur qui est de suivre l’ordre des lettres et faisons un grand bond et une escale devant le tsadé, (la dix-huitième lettre). Elle représente le harpon, l’objet du monde qui figure la justice en acte. Invitons le lecteur, même le plus grognon, à poursuivre jusqu’à la dernière lettre, le tav.

Le tav, c’est le signe et il nous donne la clé des problématiques liées au symbole, au symbolisme et à la symbolicité (l’un des fondements de la pensée, sa condition de possibilité, l’autre étant la logique). Le tav a une spécificité, et c’est pourquoi il ne peut apparaître qu’à la fin : il ne montre aucun objet concret du monde car « aucun objet ne peut signifier analogiquement le fait que les objets soient des signes ». « Avoir du sens » est symbolisé par le poisson (nun) ; « symboliser » est symbolisé par l’arbre et il n’y a pas de lettres pour l’arbre ; « être vrai » est symbolisé par la pierre, et il n’y a pas de lettres pour la pierre. Mais être un signe relève d’une décision humaine et déclarer que tous les objets sont des signes « est là encore un choix axiomatique », (ce qui signifie que c’est indémontrable).  C’est « la fécondité de ce choix qui nous assure qu’il est pertinent » (p. 93).

Pour ceux que déroute l’œuvre plus massive du bibliste, (Le livre de la Création ; La couronne du grand prêtre, Le Livre de la Nature humaine), ce travail constitue la meilleure introduction aux notions clés de son anthropologie : le rituel, la transmission, l’intelligence et la volonté, la vérité. Tout cela est impliqué dans l’alphabet hébraïque et « désimpliqué » au fil de chacun de ces chapitres à l’écriture ramassée.

Pour les chrétiens, L’arbre des archétypes est aussi une fenêtre sur les Psaumes, composés par le roi David. Et pour ceux qui n’ont pas connaissance de cette tradition, ils ont là une fenêtre nouvelle. L’auteur ne se contente pas de dévoiler un « usage poétique » de cette forme de prière, composante de la liturgie quotidienne et dominicale comme du Livre des Heures des contemplatifs et des contemplatives et du bréviaire des séminaristes et des prêtres. À chaque lettre est associé en exergue, un court passage de l’un de ces psaumes comme autant de petites lumières dansantes dans les vallées profondes des lettres hébraïques.

Et puisqu’il est question des exergues, éclairons celle de la première page, puisque le temps du grec et du latin est comme celui des caravanes, un temps révolu : « Ex umbris et imaginibus in veritatem », épitaphe de John Henry Neumann. Épitaphe (je reprends les informations aimablement communiquées par J.F. Froger) qui « reflète le parcours spirituel de John Henry Newman vers la vérité divine et évoque l’idée de quitter les illusions et les apparences (mais aussi les idées reçues) pour atteindre une compréhension plus profonde de la foi chrétienne ». Neuman fait allusion à la création de l’Homme dans la Genèse où Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance ».

Nous partons des images (les formes du monde) comme des données de la création, non pour y échapper, mais comme point de départ et comme appui pour entrer dans le monde des réalités archétypales, (les principes). Et nous le faisons, (ou devons le faire) parce que la Révélation nous y engage, parce qu’elle enseigne à partir de l’analogie des objets du monde et parce qu’elle met ces objets dans les lettres de la langue dans laquelle la Révélation a été exprimée.

Qu’on m’autorise une parenthèse personnelle. Dans une publication déjà ancienne : D’or et de miel, on pouvait voir figurer en dernière page la représentation de cet arbre des archétypes et l’annonce de la publication du livre en préparation. J’ai gardé précieusement et pendant plus de vingt ans ce dessin de sorte de l’avoir sous les yeux le plus souvent possible. Dans un collège amiénois où j’ai assuré le catéchisme, j’ai réalisé avec mes adolescentes un montage de deux mètres de haut sur quatre mètres de large qui représentait cet arbre des archétypes. Les moniales du collège sont restées ébahies quand, avec leur accord, on a exposé dans le hall cette œuvre improbable, encadrée de deux anges asiates au malicieux sourire et au regard complice, le tout découpé dans un rouleau de papier à tapisser… Sans doute m’a-t-on prise pour une dangereuse gnostique car on n’a plus jamais requis mes services de catéchiste.

L’arbre des archétypes est donc un livre de lente et profonde haleine. Je l’ai attendu pendant vingt ans. Comptez plus de dix ans, c’est cohérent – avant d’en faire la recension. Il fera le plus grand bien à ceux qui ont étudié la philosophie comme à ceux qui l’enseignent et à ceux qui sont fâchés avec elle depuis leur classe de terminale. Il comblera tous ceux qui se sont un jour demandé « mais d’où ça vient l’écriture, d’où ça vient le signe écrit ? ». J’ai prolongé cette méditation de mes jeunes années en contemplant depuis l’une des rives du Mékong, une énorme enseigne lumineuse pour la bière Heineken, sur l’autre rive du fleuve (en caractères latins). Et puis les Chinois sont venus et elle a disparu. Mais il me suffit de regarder un enfant tracer laborieusement les premières lettres de l’alphabet pour retrouver l’énigme de mes dix ans, et éprouver de la compassion pour les petits vaillants qui ont pour prénom Népomucène ou Eléonore.

Les choses nous parlent si nous daignons nous déprendre de la fascination qu’elles exercent sur nous pour écouter ce qu’elles nous désignent et entendre leur secrète invitation à entrer dans la grande traversée qui conduit au Royaume. Même une publicité pour une bière batave…

Et puis, L’arbre des archétypes est un beau livre d’art, que l’on peut feuilleter dans les moments où l’on se souvient que « c’est le ciel qui a raison », même si, comme dit le poète, il le prononce à voix si basse que nul ne l’entend jamais. Les plus bougons eux-mêmes ne pourront pas regretter d’avoir ce livre dans leur bibliothèque : des illustrations magnifiques, presque vangoghiennes, celui-là même qui mettait des tourbillons dans sa peinture. La main de Bernadette Main est une main très sûre. Et il convient de souligner la patiente énergie qui a guidé cette main au long de sa plongée dans l’un des plus beaux mystères de la pensée humaine pour en révéler l’intensité profonde, en dégager la puissance et en laisser sourdre dans la matière même de ses dessins, la paradoxale et double lumière : celle des choses cachées et celle des choses révélées…

Education sexuelle à l’école : la place des parents est toujours banalisée

Le docteur Pascale Morinière, Présidente de la Confédération nationale des associations familiales catholiques, a écrit une tribune dans le JDD, pour dénoncer la nouvelle version du programme Evars :

Élection du nouveau président de l’association Notre-Dame de Chrétienté

Communiqué de NDC :

Le samedi 18 janvier 2025 se tenait l’assemblée générale de Notre-Dame de Chrétienté, association de laïcs catholiques qui organise chaque année le pèlerinage de Pentecôte, de Paris à Notre-Dame de Chartres. À cette occasion, le conseil d’administration de l’association a élu pour président Philippe Darantière, qui succède ainsi à Jean de Tauriers, qui n’a pas souhaité se représenter après 12 années de mandat.

Philippe Darantière, 63 ans, est père de famille nombreuse et plusieurs fois grand-père. Il dirige une société de conseil en région parisienne.

Engagé au pèlerinage de Chartres depuis 1989, Philippe Darantière a été plusieurs années chef de chapitre et a occupé différents emplois à la direction des pèlerins, mais aussi comme membre du service d’ordre, au transport des pèlerins puis à la propreté.

En complément de ses engagements au service du pèlerinage, Philippe Darantière a participé en 2000 à la création à Nantes d’une école indépendante de garçons avec plusieurs familles catholiques. Ouverte avec 17 élèves en 2001, l’école en compte aujourd’hui près de 200.

Spécialiste de la doctrine sociale de l’Eglise, Philippe Darantière a publié deux ouvrages de réflexion sur ce thème (Pour une action politique catholique en 2004 et Le Technonihilisme en 2016).

Habitant à Angers puis à Nantes avant de rejoindre la région parisienne, Philippe Darantière a été, depuis 1990, administrateur ou président de plusieurs associations de fidèles laïcs attachés à la liturgie traditionnelle. En 2021, il a participé à la création de l’Union Lex Orandi, un collectif d’associations de fidèles qui agissent pour promouvoir la liturgie traditionnelle dans le difficile contexte créé par le motu proprio Traditionis Custodes le 16 juillet 2021.

Le nouveau président de Notre-Dame de Chrétienté se fixe plusieurs objectifs :

  • poursuivre le développement de cette œuvre missionnaire pour permettre au plus grand nombre de pèlerins de vivre cette aventure spirituelle de prière, d’ascèse, de formation doctrinale, d’amitié chrétienne et de vie liturgique puisant aux trésors de la tradition de l’Eglise ;

  • contribuer à faire briller les lumières de la doctrine et de la liturgie auprès de tous les catholiques français et étrangers pour qui le pèlerinage de Chartres est un signe de ralliement et un lieu de ressourcement spirituel et intellectuel ;

  • témoigner, au sein de l’Eglise catholique, de l’esprit de communion des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle à l’égard du Pape, de la hiérarchie et du Magistère interprété à la lumière de la Tradition ;

  • œuvrer, dans cet esprit, à une compréhension mutuelle charitable et véridique entre catholiques, pour le bien des âmes, face à la crise dramatique que vit l’Eglise depuis 60 ans.

Tours : les murs d’un couvent tagué par des pro-avortements

Chaque année, Alliance Vita organise un cycle de formation bioéthique, destiné à balayer les sujets d’actualité qui touchent à la dignité humaine. Quelques heures avant le lancement de l’Université de la Vie, les murs du couvent de la Grande Bretèche à Tours, des sœurs dominicaines de la Présentation, ont été tagués, avec des messages anti fascistes et pro avortement.

Les murs du couvent de la Grande Bretèche avaient subi le même sort l’an passé.

Remigration : la méthode Trump

La France justifie son faible taux d’expulsions des OQTF par le refus du pays d’origine de délivrer un laisser-passer consulaire. Donald Trump a montré comment il fallait s’y prendre.

Donald Trump a obtenu un accord après avoir menacé Bogota de lourdes sanctions économiques avec notamment une hausse des droits de douane de 25%, s’il n’acceptait pas le rapatriement de migrants illégaux. La Maison Blanche a indiqué dans un communiqué :

“Le gouvernement colombien a accepté toutes les conditions du président Trump, y compris l’acceptation sans restriction de tous les étrangers illégaux de Colombie renvoyés des États-Unis, y compris à bord d’avions militaires américains, sans limitation ni délai”.

“Sur la base de cet accord, les tarifs et sanctions entièrement rédigés seront mis en réserve et ne seront pas signés, à moins que la Colombie n’honore pas cet accord”.

Ce revirement intervient après une escalade entre les deux pays, le président colombien de gauche Gustavo Petro ayant d’abord fait savoir sur X qu'”un migrant n’est pas un criminel et doit être traité avec la dignité qu’un être humain mérite”.

Les sanctions relatives à la délivrance de visas sont, en revanche, maintenues “jusqu’à ce que le premier vol d’expulsés colombiens soit arrivé avec succès”.

“Les événements d’aujourd’hui montrent clairement au monde que l’Amérique est à nouveau respectée”, a-t-elle fait valoir.

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