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Remigration : la méthode Trump

La France justifie son faible taux d’expulsions des OQTF par le refus du pays d’origine de délivrer un laisser-passer consulaire. Donald Trump a montré comment il fallait s’y prendre.

Donald Trump a obtenu un accord après avoir menacé Bogota de lourdes sanctions économiques avec notamment une hausse des droits de douane de 25%, s’il n’acceptait pas le rapatriement de migrants illégaux. La Maison Blanche a indiqué dans un communiqué :

“Le gouvernement colombien a accepté toutes les conditions du président Trump, y compris l’acceptation sans restriction de tous les étrangers illégaux de Colombie renvoyés des États-Unis, y compris à bord d’avions militaires américains, sans limitation ni délai”.

“Sur la base de cet accord, les tarifs et sanctions entièrement rédigés seront mis en réserve et ne seront pas signés, à moins que la Colombie n’honore pas cet accord”.

Ce revirement intervient après une escalade entre les deux pays, le président colombien de gauche Gustavo Petro ayant d’abord fait savoir sur X qu'”un migrant n’est pas un criminel et doit être traité avec la dignité qu’un être humain mérite”.

Les sanctions relatives à la délivrance de visas sont, en revanche, maintenues “jusqu’à ce que le premier vol d’expulsés colombiens soit arrivé avec succès”.

“Les événements d’aujourd’hui montrent clairement au monde que l’Amérique est à nouveau respectée”, a-t-elle fait valoir.

“Immigration la plus proche de zéro” : Vivement que Manuel Valls soit Premier ministre…

Interrogé dans Ouest-France à propos de Mayotte, Manuel Valls aborde le problème de l’immigration :

L’immigration « nécrose » Mayotte. C’est un terme qui est dur mais qui reflète la réalité que personne ne peut ignorer et les tensions que vous évoquez. Mayotte plie déjà depuis des années sous le poids de deux fléaux : l’immigration irrégulière et l’habitat illégal. Ils s’autonourrissent. 50 % de la population de Mayotte est étrangère dont une majorité en situation irrégulière. Cela pèse sur tous les aspects de la vie quotidienne de nos compatriotes. Quand il y a eu la tempête Dikeledi après Chido, nous avons réussi à abriter 15 000 personnes, 5 000 l’ont été aussi dans des mosquées qui ont joué leur rôle de solidarité. L’État doit protéger, c’est sa responsabilité, mais nous devons aussi entendre l’inquiétude légitime des élus et de la population face à une situation très pénible.

Mais comment lutter contre l’immigration illégale ?

Cette situation dure depuis longtemps et elle s’est beaucoup dégradée ces dernières années. Pour y répondre, il nous faut avoir un rapport très ferme avec les Comores, il faut un changement d’attitude radical. C’est une étape incontournable et un vrai défi. Il nous faut rétablir nos moyens de détection des entrées illégales, dont une partie a été détruite par le cyclone. Il faut des radars performants. Ces outils vont monter en gamme avec l’objectif de passer de 25 000 à 35 000 reconduites à la frontière.

Donc il n’y a pas besoin de réformer la Constitution pour mettre fin au droit du sol ?

Toute modification du droit du sol doit être abordée avec une grande prudence, car elle touche à des principes essentiels. Il ne me revient pas d’annoncer une réforme de la Constitution. Mais, d’ores et déjà, sans réforme constitutionnelle pour Mayotte, nous pouvons avancer avec les différentes mesures que je viens d’énoncer. […]

Bruno Retailleau a réécrit vendredi « la circulaire Valls », en réduisant les possibilités de régularisation des sans-papiers. Ça vous gêne ?

Pas du tout ! Cette circulaire a été très efficace mais elle date de 2012. Bruno Retailleau a tout mon soutien, n’en doutez pas un seul instant. Il faut changer les politiques en matière d’immigration. Est-ce qu’on a besoin d’immigration nouvelle ? Dans certains secteurs, oui, mais la circulaire modifiée ne l’interdit pas et l’appréciation des cas les plus difficiles est laissée aux préfets. Il faut de l’humanité. Mais je suis favorable à une immigration la plus proche de zéro, à l’instauration des quotas (mais il faut une réforme de la constitution), à ce que l’on expulse efficacement les irréguliers et à une véritable assimilation républicaine. Je l’ai toujours dit.

Taxes et impôts : Véronique Louwagie fait du “en même temps”

Véronique Louwagie, LR, ministre des PME et du Commerce (en vrai elle est “Ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Économie sociale et solidaire”), a été interrogée dans le JDD. Extraits :

[…] Pour relancer la compétitivité de nos entreprises, il nous faudra à terme réduire les prélèvements fiscaux et sociaux, au prix d’une diminution de la dépense publique. D’ici là, nous agissons sur la simplification : la complexité de la norme a un coût et nous met en difficulté par rapport à nos voisins. Les travaux sur le projet de loi de simplification de la vie économique ont repris et je lancerai une méthode pour agir sur la simplification de la vie des entreprises dans les jours qui viennent. Je vais mettre en place des « tests PME » qui mesurent l’impact des normes. Ce dispositif, qui a été voté au Sénat, a fait ses preuves en Europe. […]

J’ai toujours été opposée aux augmentations d’impôts. Comme députée déjà, je n’étais favorable qu’à des augmentations d’impôts ciblées, exceptionnelles et limitées dans le temps : la surtaxe d’impôt sur les sociétés ne doit s’appliquer que sur une seule année, au lieu de deux dans le précédent projet, cela va dans le bon sens.

Je rappelle qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts pour les ménages : c’est une première réponse. De même, la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu est sur le point d’être adoptée. Enfin, le prix de l’électricité baisse au 1er février. Tout cela est de nature à restaurer la confiance. […]

Bel exercice d’enfumage :

  • il nous faudra à terme réduire les prélèvements fiscaux et sociaux, au prix d’une diminution de la dépense publique. D’ici là, nous agissons sur la simplification“. Bref, on ne réduit ni la dépense publique ni les prélèvements…
  • Je vais mettre en place des « tests PME » qui mesurent l’impact des normes” : c’est l’autre version de la création de commission, sous-commission, haute autorité, rédaction de rapports poussiéreux… qui évitent de remettre les normes en cause
  • J’ai toujours été opposée aux augmentations d’impôts. Comme députée déjà, je n’étais favorable qu’à des augmentations d’impôts ciblées, exceptionnelles et limitées dans le temps” : elle est ‘en même temps’ opposée aux augmentations d’impôts et favorable aux augmentations d’impôts…

Elle devrait s’inspirer de Christelle Morançais, présidente des Pays de la Loire, qui n’a pas hésité à tailler dans le mammouth des dépenses publiques, en décembre, avec le vote d’un plan de 100 millions d’euros d’économies, qui frappe les associations culturelles et sportives de la région. Elle déclare au JDD :

« J’ai agi en responsabilité. Ici, dans la région, nous avons deux responsabilités : gérer le budget de fonctionnement et renforcer l’investissement. Et pour investir davantage, il faut parfois savoir couper dans le reste. » « La culture et le sport ? Cela représente à peine 10 % des économies réalisées. Mais j’ai touché à un tabou. Ces associations ont pris l’habitude des subventions, ce n’est pas un droit acquis à vie ! ».

Admirative du modèle américain, elle ne tarit pas d’éloges sur Elon Musk :

« La France rêverait d’un Musk ! Il incarne le talent et fédère l’Amérique. » « L’Europe d’aujourd’hui, ce sont des règlements, des normes étouffantes. Où est la vision ? Où est la stratégie commune ? »

Lecture de la bible dans les programmes scolaires des écoles primaires dès 2026-2027

Ce n’est pas notre ministre bornée qui aurait cette idée.  C’est le ministre italien de l’Éducation Giuseppe Valditara, qui estime :

« La Bible est un grand patrimoine culturel, en connaître certains passages est très important. Comment peut-on comprendre l’art et la littérature italienne sinon ? ».

Le 15 janvier, le ministre a détaillé ses annonces de réforme scolaire. Parmi les grandes mesures, l’introduction de la lecture de la Bible en primaire – non pas dans une dimension catéchétique, mais culturelle –, le retour de l’option latin facultative au collège et une révision des programmes d’histoires, plus centrés sur l’histoire antique italienne que sur la géopolitique actuelle.

La Croix en est outrée et relaie les critiques à ce projet. Chez La Croix, on préfère sans doute l’indispensable éducation sexuelle…

L’ancien chef du service de la conservation régionale des monuments historiques conditionne l’ordre du mérite aux vitraux de Notre-Dame

Antoine-Marie Préaut, ancien chef du service de la conservation régionale des monuments historiques, ayant participé au sauvetage des œuvres de la cathédrale lors de son l’incendie, conditionne la réception de sa distinction dans l’Ordre national du mérite au maintien des baies actuelles dans Notre-Dame de Paris.

Il explique sur Linkedin :

Dimanche, j’ai découvert que mon nom figure parmi ceux des professionnels distingués pour leur contribution à la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Ce mérite, c’est celui de tous ceux qui ont œuvré à la sauvegarde et à la sécurisation de l’insigne monument, avant que ne soit venue l’heure de sa restauration.

Dès la nuit du 15 avril 2019, puis dans les jours et les semaines qui ont suivi, des dizaines de professionnels architectes, conservateurs, techniciens, scientifiques, compagnons, entrepreneurs, agents de la Préfecture, du C2RMF, du LRMH, du Louvre, du Mobilier national, de la DRAC ont accepté de bouleverser leur quotidien et d’associer leurs connaissances tout autant que leurs compétences pour faire en sorte que Notre-Dame ne subisse pas d’autres pertes ou dommages que ceux causés par l’incendie.

Les objets du trésor, le mobilier, les grands décors ou encore la statuaire ont été prioritairement évacués et mis à l’abri.

Mais les désordres provoqués par le sinistre menaçaient aussi l’édifice, dont les maçonneries ont dû être consolidées ou déposées.

Malgré tous les efforts de sécurisation, la stabilité des voûtes du chœur et de la nef, en partie détruites par suite de la chute de la flèche, demeurait incertaine.

Pour éviter que les vitraux, miraculeusement épargnés, ne soient détruits par la chute d’un bois de charpente, le descellement d’une pierre ou la déformation des murs gouttereaux, le choix a été fait de déposer l’ensemble des verrières hautes de la cathédrale, dans l’attente que les conditions de leur réinstallation soient réunies.

Une intervention identique aurait été menée pour les verrières basses des chapelles si leur bonne conservation avait, un seul instant, été un motif d’incertitude.

Cet engagement et cette détermination dans la sauvegarde de ce qui fait l’authenticité de l’édifice protégé, c’est l’essence de l’action du service des monuments historiques sur l’ensemble du territoire national. Telle une obligation qui nous est faite, il nous revient, chacun dans notre rôle, d’identifier les moyens de garder et de transmettre, tels des passeurs, le patrimoine dont nos prédécesseurs ou nos contemporains ont estimé que les qualités d’art et d’histoire rendent la préservation désirable.

Par respect pour l’âpre et invisible tâche de sauvegarde de la cathédrale et l’œuvre exceptionnelle de sa restauration, en soutien au travail parfois sacerdotal de ceux qui, partout en France, ont fait le serment du patrimoine, mais aussi parce que je forme le vœu d’un mérite qui ne soit pas celui du désaveu, je recevrai cette décoration avec humilité mais non sans allégresse lorsque l’incertitude qui pèse sur le devenir des vitraux épargnés de Notre-Dame aura été levée.

Loin d’être immuables, les monuments historiques, témoins de l’excellence, sont un terreau fertile pour la création. L’architecture et l’art contemporain sont pour eux l’assurance d’une pérennité dès lors qu’ils s’ajoutent et non s’y substituent.

Avant Noël, Claire Tabouret a été chargée de créer six grandes baies pour les six chapelles sud de la cathédrale. Son travail remplacera des vitraux créés par Eugène Viollet le Duc, et épargnés par l’incendie. Lorsqu’il était en charge du patrimoine au cabinet de Rima Abdul Malak, entre mars 2023 et janvier 2024, Antoine Marie Préaut faisait partie des opposants discrets au projet présidentiel.

“Afuera (Attention ça dégage)”

Copiant le mandat donné à Elon Musk par Donald Trump, la Commission européenne va appeler à une réduction « sans précédent » de la bureaucratie pour stimuler l’économie de l’Union ces cinq prochaines années, selon une ébauche de la « Boussole pour la compétitivité » de l’exécutif de l’Union européenne.

Le plan, dont la publication a été reportée à mercredi prochain suite à la pneumonie de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, appelle également à une plus grande coordination économique entre les institutions de l’UE, les États membres et les entreprises.

Ce plan vise à rationaliser les réglementations, à réduire les formalités administratives et à accroître la flexibilité. Il propose « un alignement plus étroit entre les secteurs public et privé » pour faire face aux menaces croissantes qui pèsent sur les infrastructures numériques et physiques de l’UE. Le plan prévoit la « préférence européenne » dans les appels d’offres pour les marchés publics dans les secteurs stratégiquement critiques, et une « plateforme » commune de l’UE pour faciliter l’achat conjoint de matières premières critiques.

Selon le plan, la charge réglementaire des entreprises sera allégée par l’introduction par la Commission du « Simplification Omnibus » le 26 février. Est prévue une « simplification de grande envergure » dans une série de domaines, ainsi qu’une réduction des « demandes excessives de rapports » auxquelles sont confrontées les plus petites entreprises. Le document appelle également à un régime « réglementaire adapté » pour les entreprises dites « moyennes ». Les entreprises concernées sont donc plus grandes que les petites et moyennes entreprises (PME), mais plus petites que les grandes multinationales. Le plan inclut également un « 28e régime juridique » spécial pour les entreprises actives dans plusieurs États membres.

Est-ce que cela sera suffisant ? Il est à craindre que non.

Le 22 janvier, la commission des affaires économiques du Sénat auditionnait Florent Menegaux, président de Michelin (durée : 2h20). En novembre 2024, l’entreprise officialisait la fermeture de deux de ses usines, à Vannes et à Cholet, avant 2026. Au total 1254 salariés voient leurs emplois menacés. L’entreprise explique qu’elle résulte de l’effondrem

 

Faudra-t-il faire comme Javier Milei et découper les dépenses à la tronçonneuses ?

Les satanistes, en pointe du combat pour l’avortement

Courrier international propose un article traduit de The Economist sur les adeptes du Temple sataniste, avec ses prêtres et ses rites, une communauté qui fait campagne contre l’invasion de la vie publique américaine par le christianisme. Leur truc consiste à demander l’autorisation de faire tout ce que font les chrétiens, et à se plaindre avec véhémence si cela leur est refusé. Ils organisent des réunions hebdomadaires, gèrent des clubs dans des écoles et célèbrent des mariages satanistes.

L’année dernière, le groupe a lancé un service de télémédecine consacré à l’avortement au Nouveau-Mexique, où les interventions sont légales tout au long de la grossesse. Ils l’ont baptisé la “clinique sataniste pour avortements de la maman de Samuel Alito”, du nom du juge conservateur de la Cour suprême auteur de l’opinion majoritaire dans l’affaire Dobbs vs Jackson. La clinique prescrit des pilules à des femmes au Nouveau-Mexique, même à celles qui viennent d’États où l’avortement est interdit. Avant d’ingérer les pilules, il leur est demandé de réciter les préceptes du Temple sataniste (“Le corps d’une personne est inviolable, soumis à sa seule volonté”) et de déclarer :  “Par mon corps, mon sang. Par ma volonté, cela est accompli.”

Les satanistes expliquent que ce “rituel d’avortement” a pour objectif de “dissiper les effets d’une persécution injuste”. Le Christian Research Institute, une institution évangélique, a affirmé que les satanistes exploitaient “leur réputation sinistre, et sombre jusqu’à la caricature, pour agiter l’opinion publique et pousser la droite chrétienne à les attaquer en justice”, et les a dépeints comme “les rois des trolls”.

C’est en 2013 que le Temple sataniste a fait les gros titres pour la première fois, quand un homme arborant une paire de cornes de chèvre, accompagné de quatre sbires drapés de noir, a orchestré un rassemblement à Tallahassee, en Floride, contre une loi qui autorisait les élèves à diffuser dans leurs écoles des messages “d’inspiration spirituelle”, dont des prières. Si les écoliers chrétiens avaient le droit de prêcher, alors ledit droit devrait s’appliquer à tout le monde, ont clamé les satanistes.

En 2014, quand l’Oklahoma a fait ériger une gigantesque table de pierre où étaient gravés les Dix Commandements devant le bâtiment du capitole de cet État, le Temple sataniste a annoncé qu’il dresserait son propre monument à peu de distance de là – une grande statue en bronze de Baphomet, hybride d’homme et de bouc associé aux sciences occultes. L’organisation a fait campagne pour que la statue soit placée sur le terrain du capitole, jusqu’à ce qu’un juge décrète que la table des Dix Commandements n’était pas constitutionnelle et qu’elle devait donc être retirée.

SOS Chrétiens d’Orient se réjouit de la création d’un intergroupe « Chrétiens d’Orient » au Parlement européen

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Jeudi dernier, à Strasbourg les députés européens se sont accordés pour créer un intergroupe « Chrétiens d’Orient » au Parlement européen. Celui-ci rassemble déjà une soixantaine de parlementaires, venant d’une dizaine de pays, appartenant à quatre groupes politiques ou députés non-inscrits. Il est présidé par Thierry Mariani et se réunira désormais tous les mois.

« Nous nous réjouissons, bien entendu, de la création de cet intergroupe » explique Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d’Orient.

« La question des chrétiens d’Orient est brûlante et urgente et ce d’autant plus qu’elle est moins médiatisée aujourd’hui. Il est bon que l’ensemble des institutions, qu’elles soient nationales ou internationales s’en saisissent. C’était le cas à l’Assemblée nationale et au Sénat français. C’est désormais le cas au Parlement européen ». « Il est réjouissant également de voir que cette question est transpartisane, parce qu’elle le mérite » continue-t-il.

SOS Chrétiens d’Orient remercie l’ensemble des députés qui participent à cette belle initiative.

Joe Biden rejoint la franc-maçonnerie

La loge maçonnique Prince Hall a annoncé que le dimanche 19 janvier 2025, le 46e président des États-Unis d’Amérique Joseph Biden a officiellement rejoint sa loge dans l’État de Caroline du Sud.

Yves Daoudal souligne que, ce qui est curieux, est que cette branche de la franc-maçonnerie nord-américaine est spécifiquement pour les Afro-Américains…

En 1821, Pie VII, dans la Constitution apostolique Ecclesiam a Jesu Christo publiée le 13 septembre, a condamné les sociétés secrètes, les décrivant comme un « cancer et un fléau mortel pour la société ». Dans son encyclique Quo graviora mala, le pape Léon XII a renouvelé la condamnation de la franc-maçonnerie et de la carbonerie. Le 26 novembre 1983, la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié une déclaration sur les associations maçonniques, réaffirmant que :

« Le jugement négatif de l’Église à l’égard des associations maçonniques reste donc inchangé, car leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Église et, par conséquent, l’adhésion à ces associations reste interdite. Les fidèles qui appartiennent à des associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent recevoir la Sainte Communion ».

Un an plus tard, l’interdiction a été réitérée et il a été déclaré :

« Seul Jésus-Christ est, en fait, le Maître de la Vérité et c’est seulement en Lui que les chrétiens peuvent trouver la lumière et la force de vivre selon le plan de Dieu, en travaillant pour le vrai bien de leurs frères ».

Le 13 novembre 2023, le Saint-Père François a réaffirmé ce principe en approuvant une lettre adressée à S.E.R. Monseigneur Julito Cortes, évêque de Dumaguete (Philippines) :

« par conséquent, ceux qui sont formellement et consciemment inscrits dans des loges maçonniques et qui ont embrassé les principes maçonniques, tombent sous le coup des dispositions de la Déclaration susmentionnée. Ces mesures s’appliquent également à tous les ecclésiastiques inscrits dans la franc-maçonnerie ».

Nous sommes certains que les quelques évêques de la Conférence Épiscopale Américaine, qui ont soutenu ces dernières années les politiques de Joe Biden, principalement basées sur l’avortement, la moquerie du mariage et l’euthanasie, prendront maintenant fermement position contre cet homme qui s’est toujours dit catholique mais qui n’a fait que promouvoir des politiques de mort.

Les 9 actions pro-vie de Trump au cours de sa première semaine

Liste sans doute non exhaustive :

  1. Le site Web pro-avortement de Biden a été supprimé
  2. Ordonnance signée stipulant que la vie humaine commence à la conception
  3. A gracié 23 Américains pro-vie
  4. Fin du financement du Planning Familial International
  5. Amendement Hyde appliqué, interdisant l’utilisation de fonds fédéraux sur l’avortement
  6. Discours vidéo à la Marche pour la vie
  7. Mettre fin à la guerre juridique contre les Américains pro-vie
  8. A approuvé le projet de loi Born Alive pour protéger les survivants de l’avortement
  9. Signature de la Déclaration de Genève interdisant le droit à l’avortement

Aumôniers militaires, servir la foi et la France

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Abbé Y. LALLEMAND, aumônier militaire
  • Frederic Pons, journaliste
  • Abbé J-Y. DUCOURNEAU, membre de la Congrégation de la Mission aumônier militaire

Terres de Mission : Un débat passionnant sur la messe traditionnelle

Terres de Mission organise un débat exceptionnel entre Jean-Pierre Maugendre, directeur de Renaissance catholique, et Christophe Geffroy, directeur du mensuel “La Nef”.

Tous deux sont ce que l’on appelle souvent des “traditionalistes”, c’est-à-dire des catholiques attachés à la liturgie traditionnelle. Mais Christophe Geffroy défend l’idée que défendre la messe traditionnelle ne doit pas s’accompagner d’une critique de la nouvelle messe, tandis que Jean-Pierre Maugendre considère, au contraire, que l’un des arguments en faveur de la messe traditionnelle réside dans le caractère équivoque de la nouvelle.

Un débat passionnant (et courtois) qui touche à la question de l’obéissance dans l’Eglise et de la fidélité à la Tradition et au Magistère.

Le martyr des 14 prêtres réfractaires guillotinés le 21 janvier 1794 à Laval

Dans un numéro consacré aux persécutions, France catholique évoque les 14 prêtres réfractaires guillotinés le 21 janvier 1794 à Laval. Extraits :

Ce 21 janvier 1794 marque le premier anniversaire de « la mort du tyran », l’exécution de Louis XVI. Désireux de se faire apprécier de la Convention, le comité révolutionnaire de Laval cherche l’initiative qui lui permettrait, à cette occasion, de se distinguer. Il n’en est qu’une: faire couler le sang, prouvant ainsi sa participation active à la régénération de la nation… […] « Patience », c’est le couvent des clarisses que les révolutionnaires ont transformé en prison pour les prêtres réfractaires. Leur crime? Être restés fidèles à la foi et à Rome en refusant le serment à la constitution civile du clergé, jugée schismatique par le pape Pie VI. […] Soit, à Laval, 120 prêtres, qui seront transférés à Rambouillet en octobre 1793 pour empêcher les Vendéens de les libérer. Une quinzaine d’entre eux, intransportable, est restée en Mayenne. Ce sont eux, « les scélérats qui mangent du pain pour rien », que l’on enverra « cracher dans le panier » pour célébrer le 21 janvier… […]

La parodie de procès du 21 janvier 1794 fera croire à une procédure légale mais le verdict est dicté d’avance. Fameux pour des condamnations de femmes enceintes et d’enfants, les juges sont des élus locaux d’extrême gauche et deux prêtres apostats, ignorants du droit et s’en targuant, qui enverront plus de 500 personnes à l’échafaud. Le « procès » se borne à un interrogatoire d’identité et une question: « Avez-vous prêté serment à la constitution civile du clergé? » – serment qui n’existe plus à cette date et que certains accusés n’étaient pas tenus de prêter ! En fait, on leur demande d’apostasier, précisant au Père Triquerie: « Le serment que nous exigeons de toi est de ne plus professer aucune religion, ni surtout la catholique qui est sans doute la tienne. » C’est clair et apporte canoniquement la preuve du martyre. « Je serai fidèle à Jésus-Christ jusqu’à mon dernier soupir », rétorque Triquerie. Le Père Gallot renchérit: « Je serai toujours catholique, jamais je ne rougirai de Jésus-Christ! » « Je ne salirai pas ma vieillesse! » crie l’abbé Philippot, totalement sourd, quand il comprend ce qu’on lui demande. Le Père Pellé se fâche: « Mais vous m’embêtez, avec votre satané serment! C’est non, non et non! Je ne le ferai pas ! » On essaie de fléchir l’abbé Ambroise: « Tout le monde sait que tu es janséniste. Jure donc ! » Dignement, il répond être « heureux de laver ses fautes dans son sang ». L’abbé Turpin du Cormier résume l’opinion générale: ils ne prêteront pas un serment « contraire à la loi de Dieu ». C’est la mort pour tous. « Deo gratias », s’écrient-ils.

Les quatorze martyrs se confessent mutuellement et, à la sortie du tribunal, entonnent le Salve Regina et les litanies de la Vierge. Une foule compacte et consternée assiste à la scène, sous un ciel noir zébré de lueurs rouges d’où le soleil jaillit soudain éclairant l’échafaud et faisant dire que « le ciel s’ouvre pour accueillir les martyrs ». En en gravissant le premier les marches, l’abbé Pellé se tourne vers l’assistance: « Nous vous avons appris à vivre. Maintenant apprenez de nous à mourir. » Quand sa tête tombe, Turpin s’écrie: « Il est au Ciel! » et entonne le Te Deum, rappelant qui est le Vainqueur éternel. Les fossoyeurs, pris de scrupules, au lieu de jeter les cadavres dans les fosses communes les inhument dans une tombe particulière facile à repérer ; rendant la sépulture identifiable en 1816 lors de leur translation à la basilique Notre-Dame d’Avesnières.

Pie XII a béatifié les quatorze prêtres martyrs de Laval; ils attendent d’être canonisés puisque leur manque, individuellement, le miracle réclamé par Rome. Encore faudrait-il, pour l’obtenir, penser à les prier !

Troisième dimanche après l’Épiphanie : “Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous sommes maintenant dans le temps après l’Épiphanie qui est le prolongement dans le cycle temporal du temps de Noël. Ce dernier se poursuit d’ailleurs dans le cycle sanctoral jusqu’au 2 février. Ainsi, tout en continuant à contempler et adorer dans la crèche le Sauveur qui vient de naître, nous méditons déjà sur les enseignements de sa vie publique. Ce temps après l’Épiphanie peut comporter entre trois et six dimanches, suivant la date de Pâques, mais les chants du propre de la messe restent les mêmes à partir du troisième dimanche. Certaines années, on les reprend ainsi plusieurs dimanches de suite. Cette année 2025, nous n’aurons que le cinquième dimanche après l’Épiphanie car le quatrième verra la solennité de la Présentation au Temple et que nous arriverons ensuite au Temps de la Septuagésime.

► Introït : Adorate Deum

L‘Introït est tiré du psaume 96 Dominus regnavit : Le Seigneur est Roi, dont nous retrouverons le début à l’Alléluia. Il chante la souveraineté du seul vrai Dieu sur toute la création et sur toutes les divinités et idoles païennes. Comme dans la messe de dimanche dernier, ce sont toutes les créatures de la terre qui sont invitées L’adorer.

Adorate Deum omnes Angeli ejus : audivit et lætata est Sion : et exsultaverunt filiæ Judæ.
Adorez Dieu tous ses anges ; Sion a entendu et s’est réjouie et les filles de Judas ont exulté.

Sion, c’est-à-dire Jérusalem, les filles de Juda, c’est-à-dire toutes les cités d’Israël, c’est le peuple élu, et c’est comme toujours la figure de l’Église. Qu’a-t-elle donc entendu qui la mette ainsi dans la joie ? C’est la proclamation de cette souveraineté universelle de Dieu : ici, dans la liturgie du temps après l’Épiphanie, c’est la manifestation de la divinité et de la royauté du Messie que nous acclamons.

La mélodie commence par un grand élan d’adoration et monte dans les hauteurs pour invoquer les Anges. Puis elle s’apaise et exprime une joie contenue mais bien affirmée. Cet Introït est accompagné bien entendu du premier verset du psaume 96, celui que nous retrouverons dans l’Alléluia.

Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.
Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.

► Graduel : Timebunt gentes

De chant du Graduel du troisième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 101, qui est, dans son ensemble, une grande supplication douloureuse du peuple d’Israël en butte aux persécutions des ses ennemis, emmené en captivité loin de la ville sainte de Jérusalem et du temple détruit ; mais il contient aussi une partie pleine d’espérance, prophétisant la victoire du Seigneur sur ses ennemis et la reconstruction du temple.

Timebunt gentes nomen tuum, Domine, et omnes reges terræ gloriam tuam. Quoniam ædificavit Dominus Sion, et videbitur in majestate sua.
Les nations craindront votre Nom, Seigneur, et tous les rois de la terre craindront votre gloire, car le Seigneur a rebâti Sion, et Il y paraîtra dans Sa majesté.

On retrouve ici Sion déjà mentionnée à l’Introït, la cité sainte de Jérusalem, une fois encore figure de l’Église dont Isaïe déjà, le jour de l’Épiphanie, avait annoncé le triomphe et la gloire quand tous les peuples et les rois de la terre, qu’ils le veuillent ou non, devront se soumettre au règne du Christ Roi. La mélodie reprend encore des formules connues que nous avons déjà entendues les deux précédents dimanches mais qui s’adaptent parfaitement bien au texte du jour dans une tonalité de joie très affirmée.

► Alléluia : Dominus regnavit, exsultet

Nous retrouvons à l’Alléluia du troisième dimanche après l’Épiphanie le début du psaume 96 qui figurait déjà comme verset de l’Introït.

Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.
Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.

C’est donc encore la divinité et la royauté de notre Seigneur qui provoquent la joie de tous les hommes, ceux qui habitent le continent et ceux qui habitent dans les îles, c’est à dire tout l’univers connu.

La mélodie légère, fluide, aux grandes vocalises, exprime à merveille cette joie. C’est encore, comme les deux derniers dimanches, une mélodie type que nous avons déjà entendue, notamment celle-ci à la messe de minuit de Noël.

► Offertoire : Dextera Domini

L‘Offertoire du troisième dimanche après l’Épiphanie est un magnifique chant d’action de grâce.

Dextera Domini fecit virtutem, dextera Domini exaltavit me : non moriar, sed vivam, et narrabo opera Domini.
La droite du Seigneur a exercé sa puissance, la droite du Seigneur m’a relevé, je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.

On retrouvera ce chant pendant la Semaine sainte où il sera placé alors dans la bouche du Christ. D’ailleurs le psaume 117 d’où il est tiré est par excellence un psaume pascal qui est largement utilisé dans la liturgie de Pâques. C’est un des grands psaumes qui commencent par :  » Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle « , comme celui que nous avons trouvé au Graduel de dimanche dernier. Et ici encore c’est l’œuvre de la Rédemption pour laquelle l’âme fidèle remercie et glorifie le Seigneur. Cette action de grâce se termine comme celle de l’Offertoire de dimanche dernier avec le même mot narrabo, je raconterai tout ce que le Seigneur a fait pour moi : mais la mélodie est très différente de celle de ce dernier qui était tout à fait exceptionnelle par son ampleur et son enthousiasme. Celle-ci est assez solennelle mais dans une ambiance contemplative. Elle exprime admirablement les sentiments du texte. Les mots dextera Domini, qui désignent la main droite du Seigneur symbole de sa puissance, reviennent deux fois, la première fois d’une façon très solennelle, la deuxième fois avec une insistance joyeuse et pleine d’assurance. L’affirmation non moriar : je ne mourrai pas, est lancée avec une inébranlable certitude, tandis que la finale narrabo opera Domini : je raconterai les œuvres du Seigneur, s’épanouit en un épanchement mystique et assez doux.

► Communion : Mirabantur

Le texte de la Communion du troisième dimanche après l’Épiphanie est un passage de l’Évangile, mais il ne s’agit pas de l’Évangile du jour. Il est pris ici en saint Luc au chapitre IV.

Mirabantur omnes de his quæ procedebant de ore Dei.
Tous étaient stupéfaits des paroles qui sortaient de la bouche de Dieu.

Bien entendu saint Luc n’a pas écrit  » de la bouche de Dieu  » mais simplement  » de sa bouche « , celle du fils de Joseph qui venait de prendre la parole pour la première fois dans la synagogue de Nazareth, laissant entendre nettement, après avoir lu un passage d’Isaïe, que le Messie annoncé par le prophète c’était lui. On comprend la stupéfaction des auditeurs. La liturgie a modifié le texte pour affirmer, en ce temps après l’Épiphanie, que nous croyons à la divinité de Jésus. Nous qui savons qu’Il est Dieu, nos sentiments ne sont plus de stupéfaction comme ceux des habitants de Nazareth, mais d’admiration, d’adoration et de louange. C’est ce qu’exprime la mélodie ce cette petite antienne, qui bien que courte, est très ornée et chargée de neumes.

Saint Paul : Conversion et Renaissance (25 janvier)

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

L’une des images les plus marquantes dans l’imaginaire collectif du christianisme est celle de la conversion de saint Paul, que l’Église célèbre le 25 janvier. À juste titre. En effet, cette image dramatique d’un homme passant du statut de persécuteur des chrétiens à celui de chrétien lui-même fait réfléchir. On pense naturellement au magnifique tableau du Caravage, représentant saint Paul tombé de cheval, illuminé par une lumière surnaturelle. On remarque que le cheval a une patte levée, comme prêt à frapper l’homme à terre, Paul. Cette patte, elle aussi, est éclairée.
Je trouve intéressant que la scène soit éclairée par une lumière surnaturelle qui met en évidence à la fois un homme à terre et une menace potentielle. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une surinterprétation de l’œuvre du Caravage, car il était un homme ayant vécu une vie tumultueuse. Ce n’est pas un hasard s’il a voulu transfigurer, dans une lumière surnaturelle, les aspects sombres de son existence, tout comme ceux de saint Paul.
Piero Bargellini, écrivant sur santiebeati.it, observe à propos de cette fête liturgique :
« Puisque le martyre de l’Apôtre des Gentils est commémoré en juin, la célébration d’aujourd’hui offre l’occasion de considérer de près la figure multiforme de l’Apôtre par excellence, qui a écrit de lui-même : “J’ai travaillé plus que tous les autres apôtres”, mais aussi : “Je suis le moindre des apôtres, un avorton, indigne d’être appelé apôtre.” Paul lui-même fournit les preuves qui garantissent son droit d’être considéré comme apôtre : il a vu le Seigneur, le Christ ressuscité, et il est donc témoin de la résurrection ; il a également été envoyé directement par le Christ, comme les Douze. Vision, vocation, mission : trois qualifications qu’il possède, toutes issues de ce miracle de grâce sur la route de Damas, où le Christ l’a contraint à une capitulation inconditionnelle, le poussant à s’écrier : “Seigneur, que veux-tu que je fasse ?” Dans les paroles du Christ se révèle le secret de l’âme de Paul : “Il est dur pour toi de regimber contre l’aiguillon.” Il est vrai que Saul cherchait “dans toutes les synagogues à contraindre les chrétiens, sous la menace, à blasphémer”, mais il le faisait de bonne foi, et lorsque l’on agit par amour de Dieu, tout malentendu ne peut durer longtemps. Surgit alors l’inquiétude, c’est-à-dire “l’aiguillon” de la grâce, l’étincelle de la lumière de la vérité : “Qui es-tu, Seigneur ?” ; “Je suis Jésus, que tu persécutes.” Cette irruption mystique du Christ dans la vie de Paul est le sceau de son apostolat et l’étincelle qui lui révélera la vérité admirable de l’unité indissociable du Christ avec les croyants. »
Il est intéressant de noter que Jésus choisit souvent les plus vulnérables, ceux qui ont commis de grands péchés, pour les rapprocher de Lui. Fulton Sheen disait : « La capacité de conversion est plus grande chez les individus véritablement mauvais que chez ceux qui sont satisfaits et complaisants envers eux-mêmes. » Et ici, Jésus ne fait pas seulement de Paul un chrétien, mais il le transforme en apôtre des Gentils.
Dans la liturgie de la fête de la conversion, nous lisons ce passage des Actes des Apôtres, chapitre 9 :
« Cependant Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin qu’il puisse, s’il trouvait des hommes ou des femmes appartenant à la Voie, les amener liés à Jérusalem. Comme il était en chemin et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : “Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?” Il répondit : “Qui es-tu, Seigneur ?” Et il lui dit : “Je suis Jésus, que tu persécutes. Mais lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.” Les hommes qui voyageaient avec lui s’arrêtèrent, muets de stupeur, entendant la voix mais ne voyant personne. Saul se releva de terre, et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main et le conduisirent à Damas. Il resta trois jours sans voir, sans manger ni boire. »
Jésus non seulement le convertit, mais il l’identifie également : il était son persécuteur.
Je pense qu’il existe une pédagogie du 25. Que signifie cela ? Le 25 décembre, c’est Noël ; le 25 janvier, la Conversion de Saint Paul ; et le 25 mars, l’Annonciation. D’une certaine manière, nous parcourons ce chemin à l’envers : à partir de l’Annonciation vient la conversion, et de la conversion naît la naissance (ou la renaissance). Dans le cas de Saint Paul, l’Annonciation n’a pas été écoutée, et sa conversion a donc été dramatique. Sa renaissance est annoncée dans Galates 2, 20 :
« Je suis crucifié avec le Christ, et ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Et cette vie que je vis maintenant dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi. »
L’homme converti s’efforce de vivre sa nouvelle vie aussi dignement que possible, mais il n’est pas exempt de ses propres péchés, parfois même graves. C’est comme passer d’un appartement à un autre : même si la nouvelle maison est belle, spacieuse et lumineuse par rapport à la précédente, on emporte toujours quelque chose de l’ancien appartement – peut-être inutile, mais dont on ne parvient pas à se séparer. L’homme nouveau n’adopte peut-être pas immédiatement un comportement digne de son appel, mais ce qui importe, c’est qu’il ait un cœur nouveau qui lui donne un nouveau regard. Dieu t’éclaire même quand tu es à terre, comme dans le tableau du Caravage, où le visage, bien que plongé dans l’aveuglement, et les mains, se tendent vers le ciel.
Dans ses homélies sur la Conversion de Saint Paul, Saint Jean Chrysostome disait :
« Ce qu’est l’homme, combien notre nature est noble et combien cet être pensant est capable de force, cela apparaît de manière tout à fait particulière en Paul. Chaque jour, il montait plus haut, chaque jour il s’élevait avec plus d’ardeur et luttait avec un courage toujours croissant contre les difficultés qu’il rencontrait. En faisant allusion à cela, il disait : “Oubliant ce qui est derrière, je tends vers ce qui est devant” (cf. Ph 3, 13). Voyant que la mort était imminente, il invitait tous à partager sa joie en disant : “Réjouissez-vous et partagez ma joie” (Ph 2, 18). Il se réjouissait également face aux dangers imminents, aux insultes et à toute forme d’injure, et en écrivant aux Corinthiens, il disait : “Je prends plaisir dans les faiblesses, dans les outrages, dans les persécutions” (cf. 2 Co 12, 10). Il ajoutait que celles-ci étaient les armes de la justice et montrait que c’est précisément de là qu’il tirait les plus grands fruits et qu’il triomphait de ses ennemis. Battu de verges partout, frappé d’insultes et d’injures, il se comportait comme s’il célébrait des triomphes glorieux ou élevait des trophées en haut. Il se vantait et rendait grâce à Dieu en disant : “Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher” (cf. 2 Co 2, 14). Pour cette raison, animé par son zèle d’apôtre, il préférait la froideur des autres et les injures à l’honneur, que nous cherchons pourtant avidement. Il préférait la mort à la vie, la pauvreté à la richesse, et désirait bien davantage l’effort que le repos. Une chose seulement, il la détestait et la rejetait : offenser Dieu, à qui il voulait plaire en tout. »
Saint Augustin disait :
« Dans la prière, se produit la conversion du cœur vers Celui qui est toujours prêt à donner, pourvu que nous soyons capables de recevoir. Dans la conversion, a lieu la purification de l’œil intérieur, quand on exclut les choses qu’on désirait de manière temporelle, afin que la pupille du cœur puisse supporter la lumière simple qui brille sans déclin ni changement ; non seulement la supporter, mais y demeurer ; et y demeurer non seulement sans gêne, mais aussi avec une joie ineffable, qui constitue la vie véritablement et authentiquement bienheureuse. »
Dans la conversion, il y a un processus d’adaptation qui peut durer de nombreuses années, durant lequel nous ne sommes pas encore capables d’habiter pleinement cette lumière dont parle le saint d’Hippone. Ce processus de passage de la conversion à la conversion pleine est long et fatigant, tout comme celui de l’athéisme à la foi.
Mgr Antonio Livi, dans une interview, disait :
« On ne passe pas de l’athéisme à la foi ; on passe de la connaissance naturelle de Dieu à la foi, seulement à travers les praeambula fidei, si l’on cherche le salut et si l’on a la possibilité de comprendre la justesse du message du Christ. »
Voici donc l’œuvre importante de nombreux apologètes, qui nous offrent tant de raisons de croire, pour confirmer notre conversion sur des bases solides ou pour favoriser la conversion elle-même. Nous ne pourrons jamais être trop reconnaissants envers ceux qui consacrent leurs énergies intellectuelles à nous démontrer que le christianisme est raisonnable.
Saint Thomas d’Aquin affirmait :
« Tout comme les yeux d’une chouette sont éblouis par la lumière du soleil, incapables de la voir mais aptes à percevoir les choses faiblement éclairées, ainsi l’intellect humain se comporte-t-il face aux premiers principes, qui sont par nature les plus manifestes de toutes choses. »
Pour notre conversion, nourrissons-nous de bonnes lectures, de bons auteurs, de doctrine solide : ainsi, nos yeux s’habitueront certainement mieux.

Les Belles figures de l’Histoire : saint Vincent de Paul

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le Père Jean-Yves Ducourneau, prêtre de la Congrégation de la Mission :

L’éternel retour du Roi

De L’Inco Hebdo, la lettre hebdomadaire de la revue L’Incorrect :

Ainsi, les gouvernements se succèdent, flamboient un court instant au contact d’un parlementarisme devenu tripartite (certains louent le retour d’une vraie démocratie, et le spectacle visible à l’Assemblée est effectivement très proche de ce qu’on sait être une démocratie : navrant) puis se flétrissent inexorablement, faute de sang neuf, faute de liquidités et à cause de pressions de Bruxelles – cette entité transnationale qui voudrait arbitrer les nations européennes au nom d’une épouvantable coercition bancaire… Le dénommé Emmanuel Macron, grand ordonnateur de ce pays en friche et maître des horloges cassées, semble isolé dans sa tour de verre, comme un Saroumane de pacotille contemplant depuis les hauteurs d’Isengard l’étendue du chaos qu’il a contribué à installer depuis des mois. La presse feuilletonne comme elle peut cette dégringolade par paliers, fait mine à chaque fois de s’emballer pour de nouveaux hommes de paille, comme si les « poids lourds » qui circulent au gouvernement pouvaient changer quoi que ce soir à cet embouteillage massif, alors qu’aux Etats-Unis le trumpisme tout puissant semble bien pouvoir circuler à toute berzingue sur l’autoroute de « l’âge d’or », une voie peuplée de Tesla rutilantes et un brin bornées, comme il se doit. La veille Europe se tasse déjà de frayeur face au monstre américain, cet espère de golem fascinant… pendant que Trump prévoit de bâtir des cathédrales de serveurs pour 500 milliards de dollars : le projet Stargate fait déjà exulter les complotistes, qui y voient l’avènement du « grand projet » de la CIA dont on peine à deviner au juste s’il s’agit de l’ouverture de la porte des enfers où « simplement » d’une sujétion mondiale à coups de vaccins ARN concoctés en série par des IA…

Plus rationnellement, ce qu’on observe finalement avec le trumpisme, c’est bien le retour d’un impensé qui serait celui d’une monarchie,  constituée par une sorte de techno-aristocratie, capable de survoler avec un mépris lointain les petits ajustements de la Constitution. Le retour d’un impensé monarchiste dans la plus « grande démocratie du monde » ? Et pourquoi pas. On pourra peut-être écrire sur les murs de nos maisons, criblés par les balles russes, dans quelques années : « Charles Maurras avait raison ». Ce qu’il nous faut, c’est peut-être le retour du Roi. Pas ces roitelets républicains que la Vème autorise et que les banques d’affaires cooptent à coups de pétrodollars. Non, le Roi en personne. Comme le martèlent depuis des années les militants de l’Action Française, ceux qui défilaient encore le week-end dernier pour commémorer l’assassinat de Louis XVI, et qui prônent le retour du Bien Commun contre cet individualisme devenu fou qui est l’apanage de notre modernité tik-tokée, contre les « citoyens », ces créatures prométhéennes créés par le démiurgisme jacobin, condamnées à se détraquer lorsqu’elles n’ont plus eu autre chose à combattre que des fantasmes et des moulins à vent – le fameux retour de la peste brune, toujours attendu, jamais réalisé…

On peut estimer que les monarchistes sont de doux rêveurs, des passéistes un peu originaux, des romantiques. En réalité, ce sont eux les vrais futuristes, car le monarchisme est bien encodé dans l’ADN de toutes les civilisations, et il est sera amené tôt ou tard à revenir lorsqu’il sera guéri de son mal. Le mal du « citoyen », comme l’expliquait Jean de Viguerie, c’est bien cette série de « dissociations » mentales qui se sont mises en branle après l’abandon de l’intelligence thomiste au profit de la pensée cartésienne, et de ce matérialisme ingrat qui a peu à peu transformé l’homme de cœur et d’âme en bête pensante. Oubliant que le foyer de toute civilisation, c’est la monarchie, et qu’un Roi sommeille en nous. C’est l’aspiration à une patrie réelle, fondée sur la Providence, et non cette patrie abstraite fondée sur le retour du sacrifice humain, qui a été forgée par le Droit-de-l’hommisme. Il nous appartiendra de nous en souvenir si l’humanité veut passer le troisième millénaire.

La Religion et les religions

Le père Edouard-Marie Gallez, docteur en théologie et histoire des religions à l’université de Strasbourg, s’est fait connaître par ses découvertes scientifiques autour de la naissance de l’Islam. Il est un des piliers de l’association EEChO, Enjeux de l’Étude du Christianisme des Origines, qui réunit des chercheurs et universitaires d’Orient et d’Occident. Il vient de publier chez Artège Le Christianisme face aux autres religions, Jésus-Christ est le “centre de l’histoire”, dans lequel il souligne qu’il y a un avant et un après la Rédemption, les religions naissant après la venue du Christ se positionnant en fonction du christianisme et non en dehors. Le Père Gallez montre que c’est d’abord à l’intérieur même de l’héritage chrétien qu’apparaissent les post-christianismes, des contrefaçons, des hérésies, qui dénaturent la Révélation. Parmi ces contrefaçons, il y a l’islam qui veut faire croire être une nouvelle religion révélée directement de l’ange Gabriel à Mahomet, alors qu’il s’agit plus vraisemblablement à la base d’une secte hérétique judéo-chrétienne. Ces détournements conduisent les hommes, soit par une démarche messianique et totalitaire, soit par des religiosités qui réduisent Jésus à un simple éveilleur spirituel, à des replis sur soi reniant le Père.

Fort de cette analyse, l’auteur critique les contours du dialogue interreligieux, qui ne s’effectue pas en vérité, mais sur la base de réalités faussées. Dans une note du livre, il écrit aussi que

le Décret sur la liberté religieuse (Dignitatis Humanae, 1965) visait les Etats communistes, en oubliant la réalité des conditionnements humains dans le monde occidental – globalement la socio-ingénierie. Le problème en effet n’est pas d’affirmer un droit objectif à croire ce qu’on veut, mais d’affirmer le droit humain objectif à n’être pas trompé et manipulé, peu importe dans quel système politique – ce qui conduit à réfléchir sur les moyens qui pourraient favoriser un tel droit universel, opposé aux manipulations. Cet oubli de Vatican II paraît bien étrange.

Et parmi les religions post-chrétiennes, on trouve aussi les idéologies séculières :

Indéniablement, le jeu des concepts a fini par englober le christianisme lui-même, devenu l’une des “religions”, de sorte qu’il doit se justifier maintenant d’être une “religion” autre que les autres, et non contraire à la raison. Nous ne parlerons pas de ce vieux (faux) débat entre “Science et Religion”, pour reprendre le titre de la grande revue de propagande soviétique Nauka i religia, où la “science” était instrumentalisée et posée en antireligion : le scientisme est aussi une sorte de religion présumée sauver l’humanité. Et ses adeptes se trouvaient au moins autant parmi les Occidentaux, procommunistes ou non, que dans l’empire soviétique, puis en Chine.

En fin de compte, on peut se demander si le concept de “religions” n’a jamais été autre chose qu’un piège destiné à dissimuler le messianisme de phénomènes qui se prétendent rationnels et en opposition à tout ce qui est religieux, mais qui sont fondamentalement religieux. L’athéisme sous la forme communiste demandait une adhésion de foi à ses adeptes en vue d’un avenir assurant le salut de l’humanité ; les défilés à la gloire du dirigeant semblaient calqués sur les processions religieuses. L’athéisme d’aujourd’hui, davantage subtil et médiatique, y compris dans sa forme transhumaniste, exige tout autant l’édhésion de foi totalitaire : celui qui ose penser est exclu de la vie sociale, il est diabolisé, débancarisé, etc. […]

Le concept des “religions” est donc un piège. Vatican II n’y a pas échappé, et d’autant moins qu’il a cru y trouver un intérêt.

Le gouvernement Trump adhère au Consensus de Genève

La Déclaration de consensus de Genève (GCD) est un « accord international qui stipule que les pays ont le droit et le devoir de défendre la famille et de protéger la vie in utero ». Les Etats-Unis y avaient adhéré avant que Biden les en retire. Donald Trump vient de rallier cet accord international, qui réunit environ 40 Etats.

Valérie Huber, fondatrice et présidente de l’Institute for Women’s Health, Institut pour la santé des femmes, seule organisation de politique de santé des femmes aux États-Unis ayant pour mission de promouvoir la meilleure santé et le meilleur bien-être possibles pour les femmes à chaque étape de leur vie, se réjouit de cette décision :

« Je félicite le président Donald J. Trump d’avoir tenu sa promesse de rejoindre la Déclaration du consensus de Genève (DCG), une coalition mondiale de nations, la première du genre, qui se consacre à l’amélioration de la santé des femmes, au renforcement des familles, à l’affirmation que l’avortement n’est pas un droit de l’homme international et à la défense du droit souverain des nations à gouverner à l’abri du colonialisme idéologique.

Plus tôt dans la journée, la mission des États-Unis auprès des Nations unies a confirmé que les États-Unis avaient officiellement rejoint la Déclaration du consensus de Genève en tant que 40e pays membre. Leur déclaration affirme l’engagement de l’administration Trump « à promouvoir la santé des femmes et la préservation des valeurs familiales que la coalition internationale dans son ensemble, et ses États membres individuels, soutiennent par le biais de politiques et de législations nationales ».

Cette action décisive rétablira le leadership de l’Amérique dans la diplomatie mondiale en matière de santé, en donnant aux nations la possibilité de donner la priorité à la santé des femmes plutôt qu’à des agendas politiques qui les divisent.

Notre institut continue d’être l’un des principaux défenseurs de la DCG, reconnaissant que cet engagement des nations est une base essentielle pour accélérer la santé et le bien-être des femmes et des filles. Nous nous réjouissons de travailler en partenariat avec un nombre encore plus grand de pays pour les aider à mettre en œuvre les principes de la DCG, transformant ainsi les engagements en actions.

Le retrait de l’administration Biden de la DCG a dénaturé et sapé l’engagement de la coalition à faire progresser la santé et l’épanouissement des femmes à tous les stades de la vie. Malgré les efforts incessants des détracteurs pour la démanteler et la discréditer, l’IWH se réjouit que la DCG ait non seulement survécu, mais qu’elle ait prospéré au cours des quatre dernières années, en augmentant le nombre de ses membres et son influence.

En rejoignant le DCG, le président Trump envoie un message audacieux selon lequel les États-Unis se tiennent aux côtés des nations souveraines pour défendre les besoins réels des femmes en matière de santé contre les tactiques coercitives des acteurs du pouvoir mondial. Cela marque le début d’un nouvel effort pour faire progresser les soins de santé authentiques pour les femmes, accélérer l’élan de la DCG et ouvrir la voie à un avenir plus brillant et plus sain pour les femmes du monde entier.

Nous sommes reconnaissants que, dès le début de son administration présidentielle, le président Trump joue à nouveau un rôle de premier plan dans la promotion de la santé et de l’épanouissement des femmes et des filles, tant aux États-Unis que dans le monde entier. »

Favoriser les exploitations à taille humaine

Pierre-Guillaume Mercadal, paysan, a été interrogé dans le Bien commun, à propos de la crise paysanne. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner au Bien commun ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

La Fondation pour l’école vous invite au Salon de la liberté scolaire

Le samedi 1er février 2025 se tient la 5ème édition du Salon de la liberté scolaire, de 9h à 18h à l’Espace Charenton à Paris.

D’une évaluation à l’autre, le niveau scolaire des élèves français ne cesse de baisser. Le 23 novembre 2024, l’IFOP publiait une étude indiquant que 90% des élèves français faisaient 15 fautes ou plus dans une dictée de 67 mots. En cause : un niveau de lecture fragile et une surexposition catastrophique aux écrans. En décembre, les résultats du classement TIMSS n’étaient pas meilleurs : les élèves français de CM1 et de 4e y arrivaient en dernière position de l’UE en mathématiques et en avant-dernière position en sciences.

Face à ce constat, des solutions existent, portées par la société civile. Malgré l’absence de moyens financiers, de nombreuses associations osent développer des écoles libres hors contrat. Aujourd’hui, les 2 571 établissements recensés scolarisent plus de 130 000 élèves, soit 4.7 % de l’offre scolaire. Pour la seule rentrée de septembre 2024, plus d’une centaine d’établissements ont ouvert leurs portes, en zone rurale, dans les villes ou dans les banlieues. Ils y proposent une palette variée de pédagogies à destination de tous les publics : élèves en difficulté, porteurs de handicap, internats d’excellence, établissements bilingues…

C’est à ces acteurs du renouveau éducatif qu’est dédié le Salon de la liberté scolaire du 1er février 2025. En plus d’intervenants éducatifs de premier plan (Bérénice Levet, Myriam Meyer, Julien Peron…), le salon offre aux participants un lieu de rassemblement (entre parents, professeurs, directeurs, créateurs et institutionnels) mais aussi d’innovation pédagogique (conférences, librairie, ateliers, village des écoles) et de mise en lien avec les prestataires (créateurs de contenu pédagogique, organismes de formation, maisons d’édition…). Moment phare de l’évènement : une conférence du neuroscientifique Michel Desmurget sur son dernier ouvrage : « Faites-les lire ! Pour en finir avec la fabrique du crétin digital ». Avec à la clé un objectif : rendre les enfants instruits et heureux.

Informations pratiques :

Salon de la liberté scolaire, Espace Charenton- 323 bis, rue de Charenton, 75012 Paris

Il n’y a plus de véritable politique familiale en France

Dans L’Homme Nouveau, Eric Picard retrace l’histoire de la politique familiale en France, depuis 1945. Extrait :

[…] De 1950 à 1974, la branche famille de la Sécurité sociale est largement abondée par les cotisations patronales, même si celles-ci baissent au profit des cotisations maladie et vieillesse. Les prestations décrochent par rapport aux salaires et aux revenus. Les dépenses familles qui représentent 4 % du PIB en 1954 n’en représentent plus que 1,7 en 1977.

De 1974 à 2013, les prestations familiales sont une variable d’ajustement face aux crises. Elles deviennent de plus en plus sociales (mises sous conditions de ressources). Les cotisations employeurs baissent de moitié, remplacées par la CSG (sur les salaires et les retraites) depuis 1991. Les larges excédents de la branche famille auraient pu servir à financer une ambitieuse politique familiale, car le taux de fécondité passe en dessous de 2,1 en 1974 : le renouvellement de générations n’est plus assuré. Mais les excédents sont transférés sous forme d’avances aux branches maladie et vieillesse, puis ces avances sont annulées en 1994. Car d’autres choix politiques ont été faits sous les septennats de Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand : la remise en question de la famille traditionnelle et la solution migratoire (droit au regroupement familial pour les immigrés).

Depuis 2013, il est question de rupture historique. Les ressources de la branche famille diminuent de 23 %. Le quotient familial baisse de 33 % en 2013. Les allocations familiales sont liées aux ressources en 2015 et deviennent dérisoires pour beaucoup de familles. L’accent mis sur l’accueil de la petite enfance avant 3 ans (36 % des dépenses de la Caf en 2022) n’empêche pas qu’il manque en 2024 200 000 places d’accueil, individuelles ou collectives. Mais la scolarisation obligatoire à partir de 3 ans (2019) pallie cela.

Ainsi, malgré des ressources disponibles importantes, depuis 1974 il n’y a plus de véritable politique familiale, d’encouragement moral et matériel en faveur des familles. Celle-ci est désormais remplacée par une politique sociale, à l’efficacité douteuse. La baisse du taux de fécondité continue.

Washington : à la March for Life intervention de Donald Trump et du vice-président Vance

Sur la chaîne Youtube de la March for Life :

Donald Trump s’est exprimé en vidéo, après avoir signé la grâce de 23 détenus emprisonnés pour avoir manifesté pacifiquement pour la vie dans des avortoirs :

« Je sais que vos cœurs sont chaleureux et vos esprits forts parce que votre mission est juste, très, très pure : forger une société qui accueille et protège chaque enfant comme un beau cadeau de la main de notre Créateur. »

Et le vice-président à la tribune :

” Nous marchons pour protéger les enfants à naître. Nous marchons pour proclamer et vivre la vérité sacrée que chaque enfant est un miracle et un don de Dieu. Notre société n’a pas su reconnaître que l’obligation d’une génération envers une autre est un élément essentiel de la vie en société. Permettez-moi donc de dire très simplement que je veux plus de bébés aux États-Unis. Je veux plus d’enfants heureux dans notre pays. Et je veux de beaux jeunes hommes et de belles jeunes femmes désireux de les accueillir dans le monde et de les élever. Nous avons besoin d’une culture qui célèbre la vie à tous les stades. Une culture qui reconnaît et croit vraiment que le critère de réussite nationale n’est pas notre PIB ou notre marché boursier, mais le fait que les gens sentent qu’ils peuvent élever des familles prospères et en bonne santé dans notre pays. “

Le président de la Chambre Mike Johnson a témoigné :

« Je suis le produit d’une grossesse adolescente non planifiée. Je suis éternellement reconnaissant à mes parents d’avoir ignoré tous ceux qui leur ont dit de s’occuper de ce problème. »

La manifestation en accéléré :

 

Les promoteurs du programme sanguinaire et meurtrier de l’avortement

Dans son discours au forum de Davos, Javier Milei a déclaré aussi :

Cependant, lorsque l’on affirme que la Terre a déjà connu cinq cycles de changements brusques de température et que, dans quatre d’entre eux, l’homme n’existait même pas, on nous traite de « terraplanistes » afin de discréditer nos idées, sans tenir compte du fait que la science et les données sont de notre côté. Ce n’est pas une coïncidence si ces mêmes personnes sont les principaux promoteurs du programme sanguinaire et meurtrier de l’avortement, un programme conçu sur la base du postulat malthusien selon lequel la surpopulation détruira la terre et que nous devons donc mettre en œuvre un mécanisme de contrôle de la population. En fait, ce principe a déjà été adopté, à tel point que le taux de croissance de la population sur la planète commence aujourd’hui à poser problème.

Le vice-président des Etats-Unis sera présent à la March for Life

Communiqué de la March for Life, qui se déroule aujourd’hui à Washington :

La March for Life Education and Defense Fund a l’honneur d’annoncer que le vice-président JD Vance fera sa première apparition publique après les festivités de l’investiture en prenant la parole lors du rassemblement de la Marche pour la vie le 24 janvier 2025.

En 2024, le président Donald J. Trump a demandé à JD Vance d’être le candidat à la vice-présidence du parti républicain et cette semaine, il a officiellement prêté serment en tant que vice-président des États-Unis pour le second mandat du président Trump.

En tant que sénateur américain pour le grand État de l’Ohio, Vance a pris la parole lors de la marche pour la vie de l’Ohio en 2023. Nous sommes ravis de l’accueillir à la Marche nationale pour la vie dans son nouveau rôle, alors qu’il défend une fois de plus les enfants à naître vulnérables, les femmes et les familles à travers le pays.

« Nous sommes ravis que le vice-président Vance ait choisi la Marche nationale pour la vie pour sa première apparition publique dans son nouveau rôle – un signe de son engagement à défendre la vie. Le président Trump a gouverné en tant que président pro-vie au cours de son premier mandat, ce qui a donné lieu à une longue liste de réalisations. Nous sommes impatients de travailler avec lui et le vice-président Vance pour démanteler le programme agressif et impopulaire de l’administration Biden en matière d’avortement et, une fois de plus, faire gagner les enfants vulnérables à naître et leurs mères ». – Jeanne Mancini, présidente de March for Life et Jennie Bradley Lichter, présidente élue de March for Life.

Parmi les autres orateurs figurent

  • Président de la Chambre des représentants Mike Johnson
  • John Thune, chef de la majorité au Sénat des États-Unis
  • Ron DeSantis, gouverneur de Floride
  • Chris Smith, membre du Congrès américain (R-NJ)
  • Bethany Hamilton, surfeuse professionnelle, mère et militante pro-vie
  • Catherine Wheeler, obstétricienne
  • Josiah Presley, survivant de l’avortement
  • Lila Rose, présidente de Live Action
  • Beverly Jacobson, PDG de Mama Bear Care
  • Jeanne Mancini, présidente de la Marche pour la vie
  • Jennie Bradley Lichter, présidente élue de la Marche pour la vie
  • Mgr Joseph F. Naumann, archevêque de Kansas City (Kansas)
  • Matthew Harrison, président de l’Église luthérienne du Synode du Missouri
  • Hannah Lape, étudiante et présidente de l’association « Voice for Life » du Wheaton College.

Le rassemblement de la Marche pour la vie aura lieu le vendredi 24 janvier et commencera à midi (heure de l’Est) sur le site du Washington Monument à Washington, DC.

La 52e édition de la Marche pour la vie, la plus grande manifestation annuelle en faveur des droits de l’homme au monde, se tiendra le 24 janvier 2025 à Washington, DC.

Les Démocrates hostiles aux soins des bébés « nés vivants » suie à un avortement

Les républicains à la Chambre américaine des représentants ont adopté jeudi 23 janvier une proposition de loi imposant des soins aux bébés « nés vivants » lors d’un avortement, un texte que les démocrates rejettent en affirmant que de telles dispositions existent déjà en droit (ben voyons).

Le texte, qui doit désormais être étudié par le Sénat, imposerait au personnel soignant de fournir aux bébés « nés vivants » malgré nu avortement le « même degré de compétence professionnelle, de soins, et d’assiduité » qu’à tout autre nouveau-né. Les médecins contrevenants encourraient des amendes et jusqu’à cinq ans de prison.

Les démocrates rejettent régulièrement des projets de loi similaires de la droite américaine.

Malgré l’échec d’un texte similaire au Sénat mercredi, les républicains souhaitent voir les démocrates voter publiquement contre une mesure qui se targue de combattre les « infanticides ». Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a souligné :

« De manière tragique, les démocrates à la Chambre se sont opposés au texte, ont voté en faveur des infanticides, et ont choisi de refuser des soins médicaux à des nouveaux-nés en pleurs sur les tables d’opération, se battant pour vivre »

Nicaragua : le gouvernement saisit le grand séminaire de Matagalpa et expulse les séminaristes

Une trentaine de séminaristes ont été expulsés du grand séminaire de philosophie San Luis Gonzaga, au sud-est de la ville de Matagalpa, au Nicaragua, sur ordre de la police et des fonctionnaires du bureau du procureur général (PGR) qui, dans l’après-midi du lundi 20 janvier, ont saisi la propriété du diocèse de Matagalpa.

La saisie du Séminaire s’ajoute à celle du Centre pastoral diocésain La Cartuja, situé à cinq kilomètres au nord de la ville de Matagalpa, saisi par la police et le PGR dans l’après-midi du jeudi 16 janvier. En outre, depuis le 19 août 2022, la police occupe la résidence de l’évêque dans le centre de la ville.

Les séminaristes ont été renvoyés chez eux.

La CEDH déboute CNews suite à sa condamnation par l’ARCOM

La chaîne avait été condamnée par l’Arcom en 2021 à 200 000 euros d’amende, pour des propos tenus par Eric Zemmour sur les mineurs isolés.

 

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