Chère CEF, quand donc nous parlerez-vous du Bon Dieu ?
De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :
Le 6 juin vous n’avez pas pu résister à commettre une énième déclaration. Comme toujours selon votre déplorable habitude vous larmoyez, vous trottinez après le monde qui ne vous écoute plus, à grand renfort de phrases creuses rédigées pesamment sur le logiciel éculé du pipotron et la syntaxe pénible de la langue de buis.
Mais la médiocrité n’est pas le plus exaspérant, le plus exaspérant, le plus lamentable ou plus exactement le plus triste, le plus regrettable c’est qu’une fois de plus, une fois encore, la seule chose dont vous ne parlez pas c’est du Bon Dieu. Tout y passe : l’Union européenne évidemment que vous amalgamez joyeusement à l’Europe, l’Ukraine, l’écologie, la drogue, le numérique, l’accueil, l’euthanasie même… mais pas un mot du Bon Dieu, pas une référence. Vous donnez vos leçons avec des arguments scrupuleusement humanistes, naturalistes en prenant bien garde de ne jamais évoquer le Bon Dieu. Vous êtes lamentable. Si encore vous aviez appuyé votre prêchi-prêcha recuit à l’eau de vaisselle en nous rappelant que nous fêtons cette semaine le Sacré-Cœur de Notre Seigneur qui a aimé les hommes jusqu’à la mort, peut-être aurions-nous fait un petit effort d’attention à votre message moralisateur truffé de sous-entendus mais non, rien. Probablement pensiez-vous vous adresser aux hommes de ce temps, aux « hommes et aux femmes », à « ceux et celles » de toutes religions et surtout sans religion à qui va votre préférence, à qui va même votre admiration. Mais ils n’écoutent plus vos paroles grises et fades depuis longtemps les « celles et ceux ». Vous avez si bien adapté le message de l’Église aux préoccupations de ce temps qu’il ne reste plus rien de chrétien dans vos « déclarations ». A peine quelques vertus chrétiennes devenues folles comme disait déjà Chesterton, et encore… de moins en moins. Vous accusez en permanence les catholiques de tradition de faire de la politique et vous ne faites plus que cela (et de la bien basse). Vous révérez obséquieusement le Ralliement et la Liberté religieuse et vous ne pouvez vous empêcher d’intervenir sans cesse pour soutenir les puissants et les pouvoirs établis ; vous êtes en réalité la caution cléricale de ce régime sans Dieu, le préfet mitré du laïcisme. Et vous tombez évidemment systématiquement à plat parce que vous voulez faire un métier qui n’est pas celui des clercs et en utilisant une langue qui n’est pas celle de l’Église. Et le temps que vous perdez à faire ce métier en parlant cette langue vous interdit d’exercer votre véritable métier et de parler votre véritable langue que vous finissez d’ailleurs par désapprendre.
Et c’est bien à la CEF que je m’adresse, à ce machin, cette structure bureaucratique qui se cache derrière ces trois lettres administratives et usées. Machin qui prétend parler au nom des évêques, mais qui ne parle qu’en son nom. Dieu merci des évêques font encore chez eux, crosse en main et mitre en tête, ce pour quoi l’Église les a sacrés (je sais, il ne faut plus dire cela). Certes il ne le font pas tous, il ne le font pas tout le temps, il ne le font pas toujours publiquement tant ils redoutent quelque « visite fraternelle » pour avoir accompli leur vocation d’évêque.
Chers évêques de France, parlez-nous du Bon Dieu ! Nous avons soif de vos paroles ; mais de vos paroles d’évêques.
Cyril Farret d’Astiès
Exclure les smartphones des écoles et des collèges
C’est la proposition du directeur de la Fondation pour l’Ecole, dans une tribune publiée par Valeurs Actuelles :
Depuis plusieurs années, les dégâts provoqués par l’usage des smartphones chez les enfants et les adolescents se révèlent gravissimes : baisse des performances scolaires liée à un manque de concentration, augmentation des problèmes de harcèlement via les réseaux sociaux, addiction qui entraîne des troubles du sommeil, convoitises et tensions entre élèves, etc.
Cette catastrophe s’est développée inexorablement depuis 2017, année de la généralisation de la 4G dans notre pays. Si l’on y ajoute que cet appareil ne quitte pas son propriétaire, jour et nuit parfois, les conséquences sur l’hygiène de vie sont faciles à imaginer. Ce phénomène est parfaitement documenté dans le livre de Michel Desmurget, la Fabrique du crétin digital (Seuil), devenu une référence sur ce sujet.
Mme Belloubet, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé, le 9 mai dernier, qu’elle voudrait que l’on « expérimente dès l’année prochaine » la dépose des portables à l’entrée du collège dans des casiers. Il est heureux que le gouvernement veuille enfin mettre en place des mesures pour tenter de libérer un peu les élèves de ces chaînes qu’ils ont bien du mal à secouer eux-mêmes.
Il faut rappeler ici que l’usage du portable est théoriquement interdit dans les écoles et les collèges depuis la loi du 3 août 2018. Les élèves sont censés le laisser éteint dans leur sac. Il est même prévu de le confisquer en cas d’utilisation. Hélas, ces dispositions ne sont pas appliquées dans les établissements publics, par manque de volonté et aussi faute d’implication de l’ensemble des adultes encadrant les élèves.
La mesure d’expérimentation souhaitée soulève donc trois problèmes. Premièrement, des problèmes logistiques importants : il faut trouver un local équipé de casiers individuels, fermés pour éviter les risques de vol, mais aussi gérer les flux. Deuxièmement, Mme Belloubet ne parle pas des parents, c’est hélas habituel à l’Éducation nationale. Or, ceux-ci étant les premiers éducateurs de leurs enfants, ils ont un rôle essentiel à jouer et doivent prendre leurs responsabilités ; pour certains parents qui auraient baissé les bras, ils pourront ici s’appuyer sur les directives de l’école de leur enfant. Troisièmement, cette expérimentation court à l’échec si l’ensemble du personnel des établissements scolaires n’est pas mobilisé pour faire respecter cette salutaire et indispensable règle de vie. Les chefs d’établissement doivent pouvoir confisquer les téléphones mobiles bien au-delà d’une journée, alors que ce n’est pas actuellement recommandé par l’Éducation nationale.
Les collèges qui pratiquent déjà cette politique avec succès sont des écoles libres hors contrat ou privées sous contrat. Elles sensibilisent les parents en leur déconseillant fortement de donner un smartphone à leurs enfants avant l’âge de 16 ans.
Vient ensuite la question de la dépose et de la reprise des téléphones. L’étiquetage nominatif de chaque appareil est indispensable pour éviter les confusions. Les gros collèges doivent faire face à un problème difficile de stockage à l’entrée. C’est pourquoi il serait sans doute efficace d’impliquer directement les professeurs. N’ont-ils pas intérêt à contribuer au succès de cette action ?
Espérons que le sens du devoir et des responsabilités l’emportera. Nous le devons aux enfants de France, pour que l’école reste ou redevienne le sanctuaire du savoir et de la transmission.
Adhésion de l’Ukraine à l’UE et cession de Mirages 2000-5 : Macron trahit la France !
Macron vient de faire des annonces très graves contre la souveraineté de la France. Il représente un véritable danger pour l’avenir de l’Union européenne et de la France.
Il veint d’annoncer sa volonté d’ouvrir dès la fin du mois des négociations pour l’entrée de l’Ukraine dans l’UE :
Emmanuel Macron a apporté son soutien ce vendredi au “lancement effectif” de négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE “d’ici la fin du mois”, lors d’une conférence de presse à l’Elysée au côté du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Emmanuel Macron a promis que “la France continuera” d’appuyer “l’Ukraine dans toutes les enceintes”, notamment “au niveau européen, pour tenter d’obtenir le lancement effectif des négociations d’adhésion d’ici la fin du mois”.
Quant aux mirages 2000-5, le ministre des armées a confirmé que ces cessions seraient prélevées sur celui de notre armée de l’air…qui n’en possède que 26 :
« Ces Mirage qui servent aujourd’hui, l’armée de l’Air [& de l’Espace] s’en sert pour la police du ciel, elle s’en sert d’ailleurs pour effectuer des missions de police du ciel en Estonie, en Roumanie, dans les missions de l’Otan », a ensuite souligné M. Lecornu. Et elle devra donc ce passer des Mirage 2000-5 prélevés dans son inventaire pendant quelques temps, alors que la taille de sa flotte d’avions de combat n’a sans doute jamais été aussi réduite.
Combien d’appareils seront concernés sur les vingt-six en dotation ? Le ministre n’a pas souhaité répondre. « On ne donne pas évidemment de chiffre maintenant, aussi pour des raisons de secret, de confidentialité en tout cas, vis-à-vis de la Russie », a-t-il dit.
Et le pire, c’est que l’armée de l’air devra aussi se passer de ses 6 Mirages 2000-B qui serviront à la formation des pilotes ukrainiens :
Il faut compter que la France fournisse aux Ukrainiens de quoi former un escadron solide, soit une bonne vingtaine d’avions. Seul bémol: ce type d’avion est monoplace. Il faudra donc que l’armée de l’Air et de l’Espace rameute ses 6 Mirage 2000B disponibles pour les vols de formation conjoint.
Interdire la restriction de l’accès à la contraception ? Echec pour Biden
Dans le cadre de la garantie des « droits reproductifs », Jo Biden a proposé une loi qui doit interdire aux Etats de « restreindre l’accès à la contraception ».
Le texte avait été rejeté par les députés en 2022. Il est revenu au Sénat. Les Républicains avaient décidé de ne pas le laisser passer, bien qu’il y ait une majorité en sa faveur, puisque deux sénateurs républicains y sont favorables. Ils ont utilisé la possibilité d’obstruction appelée « filibuster », qui permet aux orateurs de parler sans limite de temps, sauf si 60 sénateurs votent pour arrêter les débats. Mais il n’y en a eu que 51.
Le projet est donc de nouveau abandonné.
Européennes 2024 : « C’est l’avenir du Macronisme qui se joue à cette élection »
Le politologue Guillaume Bernard, maitre de conférence à l’ICES, l’Institut catholique de Vendée, analyse pour RCF Anjou les enjeux, parti par parti, du scrutin européen de ce dimanche, au micro de Thomas Cauchebrais :
Europe : la nouvelle trahison des clercs
A l’occasion du 80e anniversaire du débarquement en Normandie, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié une déclaration pour rendre hommage aux soldats qui se sont battus sur le sol français pour le libérer de la botte allemande. Mais ce communiqué s’ouvre sur les élections européennes, et nous pouvons y lire :
[…] Nous n’avons pas le droit de construire notre Europe comme un ensemble d’États repliés sur leur identité, soucieux de leurs seuls intérêts, alors que tant de fils de l’Amérique et de l’Océanie et l’Afrique se sont battus pour que nous ne vivions pas sous le joug de l’idéologie, celle de la race ou celle de la collectivisation.
Nous n’avons pas le droit de négliger nos responsabilités à l’égard du monde entier, alors que le monde entier s’est mobilisé pour nous permettre d’être maîtres de notre destinée.
Quatre-vingts ans après le débarquement en Normandie, où en sommes-nous ? Quelle France voulons-nous être ? A quelle Europe voulons-nous participer ?
Bonne question… L’Union qui se construit sous nos yeux a nié ses racines chrétiennes, mais cela nos évêques ne le rappellent pas. De même qu’ils omettent d’évoquer le récent vote visant à inscrire l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’UE. Pourquoi cette omission coupable ? Rappelons que le programme de la liste Macron-Hayer propose l’inscription de l’avortement dans cette charte.
Visiblement nos évêques se trompent d’enjeu, voire d’Europe, ce qui ne les étouffe pas de déclarer :
L’Europe est une réalité reçue de la géographie et de l’histoire. Elle est aussi un projet. L’Union européenne en est le moyen. Alors que nous nous préparons à élire dimanche nos représentants au Parlement européen, ne nous trompons pas de questions ni d’enjeux.
L’Union européenne est bien sûr loin d’être parfaite. Beaucoup la vivent comme une organisation sophistiquée, insensible à leurs besoins concrets, imposant des normes abstraitement décidées. A beaucoup aussi, elle paraît impuissante face aux crises de notre monde. Pourtant, elle a été constituée comme une zone de libre circulation des personnes, des biens et des idées, circulation dont quasiment tous bénéficient, notamment les jeunes participant aux échanges Erasmus. L’Union européenne, seule, constitue une part suffisante de l’humanité pour nous permettre de peser ensemble sur les débats cruciaux de notre temps : la crise écologique, la guerre en Ukraine et en Israël et Palestine, le développement des pays les plus pauvres, le numérique et ses répercussions sur nos vies humaines et sur nos libertés.
Nous, Européens, sommes responsables avec les autres de l’avenir de l’humanité.
Nous, Européens, devons nous rendre capables des efforts nécessaires pour permettre à l’humanité entière de traverser la crise écologique sans conflits meurtriers et sans morts de millions d’êtres humains.
Sic. Alors même que l’UE promeut l’avortement, qui provoque des millions de morts… De même que l’UE promeut le lobby LGBT, malgré les résistances de certains pays à l’Est (“repliés sur leur identité” ?). Les évêques n’alertent pas sur la position du porte-parole de Valerie Hayer, candidate de Macron aux Européennes, favorable à la GPA. “Ceux et celles qui sont venus nous libérer il y a quatre-vingt ans“, se sont-ils battus pour permettre la vente d’enfants ? Le “Certificat européen de filiation”, voté par le Parlement européen, vise à imposer la reconnaissance automatique à tous les États membres de la filiation établie dans un État membre.
Selon nos évêques
Les élections du 9 juin prochain seront un moment important.
Il serait peut-être temps qu’ils prennent la mesure de leur responsabilité épiscopale, comme Mgr von Galen, qui a osé défier le régime hitlérien en raison de ses lois pro-mort.
Diminution des solutions d’accueil et suppression du congé parental : l’équation impossible
Communiqué du Syndicat de la famille :
La publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur le modèle économique des crèches et la qualité de l’accueil des jeunes enfants au sein de leurs établissements par les députés Thibault Bazin (LR) et Sarah Tanzilli (Renaissance) confirme les difficultés pratiques et économiques du secteur et le risque de supprimer à la va vite le congé parental de 3 ans pour le remplacer par un autre de seulement 6 mois. Ce sujet est aussi complexe que fondamental pour les parents et les enfants comme l’a souligné le rapport de la commission des 1000 premiers jours présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik.
Le rapport de la Commission d’enquête parlementaire constate que les difficultés des parents à trouver des solutions d’accueil s’aggravent année après année, avec un nombre toujours insuffisant de places de crèches, dont 9500 sont en outre gelées par manque de personnel et avec la diminution du nombre d’assistantes maternelles, liée aux départs en retraite non remplacés : de 2016 à 2020, leur capacité d’accueil s’est réduite de 77 300 places.
Les conséquences sur le marché du travail sont directes :
« selon le baromètre de satisfaction 2023 de la FFEC (Fédération Française des Entreprises de Crèches), près de 160 000 parents [seraient empêchés] de retourner sur le marché du travail. »
La Caisse nationale des allocations familiales partage ces observations. Si la moitié des parents sont candidats à une place en crèche, seuls 19% d’entre eux réussissent à y accéder. Tous modes de garde confondus, le rapport déplore
« une baisse du taux de couverture en termes de solutions d’accueil, qui s’établit à 49 % en 2021, et qui devrait continuer à diminuer dans les prochaines années. ».
Ces constats cités par le rapport parlementaire ont été faits avant même le projet d’un congé de naissance de 6 mois qui remplacerait le congé parental de trois ans, projet qui accentuerait fortement la pression sur les demandes de solutions d’accueil.
« La qualité du travail de la commission parlementaire nous invite à la plus grande prudence et à se garder de toute décision brutale aux conséquences non évaluées à ce jour, mais qui seraient très vraisemblablement catastrophiques pour les familles compte-tenu des difficultés déjà existantes. L’éloignement de l’emploi serait à l’évidence accentué pour les parents tandis que la conciliation vie professionnelle-vie familiale, favorisée par les temps partiels rendus possibles par l’abondement du congé parental, régresserait. La baisse de la natalité ne sera certainement pas enrayée avec une telle mesure ! » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.
Vers une Europe woke ?
1 500 personnes ont participé à la maison de la Chimie au colloque annuel de l’Institut Iliade, sur le thème De l’héritage à l’engagement, l’Europe de nos enfants. . Voici l’intervention de Philippe Conrad.
À deux jours des élections européennes, ces allocutions rappellent notre attachement à la civilisation européenne et développent des arguments de fond permettant d’aller au-delà du discours médiatique. Les dernières mesures adoptées par l’UE en matière d’histoire, telle qu’elle sera revendiquée par la structure et enseignée aux jeunes Européens, ont de quoi faire peur. Valeurs démocratiques et droits de l’homme, le tout saupoudré d’inclusion des minorités et de non-discrimination, voilà visiblement tout ce que les technocrates de Bruxelles ont retenu de trois millénaires de gloires, de conflits et de beauté. Une histoire européenne : voilà qui semble aujourd’hui nécessaire, mais il s’agit à présent de proposer la nôtre, une histoire non pas pour former de dociles consommateurs, mais pour créer une nouvelle génération d’Européens fiers.
Membre fondateur et président de l’Institut Iliade, Philippe Conrad est historien, journaliste et essayiste. Auteur d’une dizaine d’ouvrages, comme, par exemple, Histoire de la Reconquista, ou Al-Andalus – L’imposture du mythe du « paradis multiculturel » dans la collection « Longue Mémoire » aux éditions de La Nouvelle Librairie. Il fut le directeur de La Nouvelle Revue d’histoire.
Nomination chez Hachette : les gauchistes vont encore s’étrangler
Ce n’est pas très sympathique pour les journalistes de Libé, qui vont encore nous faire un malaise…
Lise Boëll vient d’être nommée présidente-directrice générale des Éditions Fayard, le numéro un français de l’édition Hachette Livre, propriété du groupe Vivendi.
Elle était l’éditrice d’Eric Zemmour. Isabelle Saporta, qui avait occupé ce poste pendant moins de deux ans, avait été licenciée en avril en raison de “différends stratégiques”.
“Absolument inexplicable”
Mais d’où viennent donc les actes antisémites ? L’inspecteur Macron mène l’enquête :
Emmanuel Macron: “Nous serons implacables face aux actes d’antisémitisme qui ont augmenté de manière absolument inexplicable, inexcusable, inacceptable” pic.twitter.com/B5lejHR0kZ
— BFMTV (@BFMTV) June 6, 2024
Sur X, les internautes tentent de l’aider :

Pour le ministère de la justice, le problème du prosélytisme en France ce n’est pas l’islam…
Voici une vidéo sur la laïcité, réalisée par le réseau des référents laïcité citoyenneté de la Direction Inter-Régionale Sud-Est de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (en décembre 2023). Cette vidéo va vous surprendre… (ou pas) :
Les apothicaires face à la loi sur l’euthanasie
Moins connu que le serment d’Hippocrate pour les médecins, le serment des apothicaires est tout aussi important.
D’ailleurs, il est évoqué dans un entretien sur la fin de vie dans le Quotidien du Pharmacien.
Le Professeur Gilles Aulagner, président des Entretiens de Galien et président honoraire de l’Académie nationale de Pharmacie livre son point de vue sur le débat qui entoure le projet de loi sur la fin de vie et la place du pharmacien dans le texte à venir.
Alors que la loi sur la fin de vie est en débat à l’Assemblée nationale, il est important tout d’abord de rappeler, d’une part, que « l’aide à mourir » est un subterfuge lexical qui désigne à la fois le suicide assisté et aussi l’euthanasie avec l’accord du malade et que, d’autre part, la très grande majorité des personnels soignants au contact direct des patients en soins palliatifs, en fin de vie ou en train de mourir sont fermement opposés à ce volet du projet de loi. Il est également important d’examiner l’historique de la profession de pharmacien.
Sa création remonte en effet à août 1353 par la « jurande des apothicaires craignant Dieu » de Jean II le Bon qui a mis en place la base de l’organisation pharmaceutique.
I-Média : Que cache le succès de Cnews ?
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur les élections européennes avec les interventions de G. Attal et E. Macron qui tentent de sauver la candidate macroniste Valérie Hayer qui peine dans les sondages.
Le dossier du jour aborde la consécration de Cnews comme première chaîne d’info de France devant BFM avec le décryptage de ce succès.
Les pastilles de l’info :
1) Décryptages : Attaques au couteau en Allemagne
2) La novlangue : Il vole une voiture à 14 ans et tue quelqu’un
3) Top ou flop : Complément d’enquête, Depardieu blanchi ?
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Stéphane Bern, le plus royaliste des hommes de médias.
Fête du Sacré-Cœur de Jésus
Vendredi 7 juin, vendredi après le 2e Dimanche après la Pentecôte et solennité le dimanche qui suit, le 9 juin.
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Comme celles de la Sainte-Trinité et du Saint-Sacrement que nous avons célébrées les deux précédents dimanches, la fête du Sacré-Cœur n’a pas pour but de commémorer un événement, mais de méditer sur un des grands mystères de notre foi, et cette fois-ci sur l’amour infini de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour tous les hommes. On sait que cette fête a été demandée par Notre Seigneur lui-même à Sainte Marguerite-Marie, religieuse visitandine de Paray-le-Monial qui vivait au XVIIe siècle. Elle est donc d’institution encore plus tardive que les deux précédentes, et ce n’est d’ailleurs qu’en 1856, donc au siècle dernier, qu’elle a été étendue à l’Église universelle. Elle a été fixée à la demande de Notre-Seigneur au vendredi qui suit l’octave de la fête du Saint- Sacrement, en souvenir du Vendredi saint, car c’est en mourant sur la croix que le Christ a donné la plus grande preuve de son amour pour nous. On en fait généralement la solennité le dimanche suivant, bien qu’elle ne soit pas obligatoire, et elle prend donc la place du troisième dimanche après la Pentecôte. La fête du Sacré-Cœur a comporté plusieurs messes. Celle qui est célébrée actuellement date de 1929, et a été composée à l’occasion de la publication par le pape Pie XI de l’encyclique Miserentissimus sur la dévotion au Sacré-Cœur, grande dévotion des temps modernes. Il s’agit donc dans les chants de cette messe de grégorien récent ; ils sont à peu près contemporains de ceux de la fête du Christ-Roi. Mais il faut reconnaître qu’ils sont moins bien réussis…
Introït : Cogitationes
Le texte de l’Introït de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est tiré du psaume 32 Exultate justi in Domino, que nous avons déjà trouvé à l’Introït du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis ; le rapprochement n’est pas fortuit. Nous avions vu alors que ce psaume est un chant de louange et d’actions de grâce à Dieu pour sa toute puissance et sa bonté, dont il énumère toutes les manifestations dans l’univers. Les deux versets qui ont été ici réunis ne se suivent pas dans le psaume. Ils ont été choisis pour l’application qui peut en être faite au Cœur de Jésus.
Cogitationes Cordis ejus in generatione et generationem, ut eruat a morte animas eorum et alat eos in fame.
Les pensées de son Cœur demeurent d’âge en âge ; ainsi il arrache leurs âmes à la mort et les nourrit pendant la famine.
Les pronoms de la deuxième phrase désignent dans le psaume (le contexte le montre) ceux qui craignent le Seigneur et se soumettent à sa volonté. Ils s’appliquent ici à tous les hommes rachetés par le sang du Christ et nourris par son Eucharistie. La mélodie nous ramène curieusement en plein Carême. L’intonation est exactement celle du Graduel Tribulationes cordis mei du deuxième dimanche de Carême, dont le texte est tiré du psaume 24 comme celui du Graduel de cette messe. Le reste de l’Introït emprunte surtout ses formules à l’Introït Lætare du quatrième dimanche de Carême, dont nous retrouvons ici le caractère joyeux et très affirmatif avec une nuance de douceur à la fin. Bien entendu le verset de cet Introït est le début du psaume 32 :
Exsultate justi in Domino, rectos decet collaudatio.
Justes exultez pour le Seigneur, la louange convient à ceux qui ont le cœur droit.
Graduel : Dulcis et rectus
Le texte du Graduel de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est emprunté au psaume 24 qui est un des principaux psaumes de l’Avent et du Carême. C’est la prière du pécheur qui se repent et se confie à la miséricorde divine. Au milieu de sa prière il s’interrompt pour contempler cette bonté infinie du Seigneur qui se manifeste à ceux qui reviennent vers lui :
Dulcis et rectus Dominus ; propter hoc legem dabit delinquentibus in via. Diriget mansuetos in judicio, docebit mites vias suas.
Le Seigneur est doux et juste. C’est pourquoi il donne au pécheur égaré une règle de conduite. Il guide ceux qui sont dociles dans l’accomplissement de sa volonté ; il fait connaître ses voies à ceux qui sont doux.
Ce texte, on le voit, est plein de douceur, cette douceur qui est une qualité du Cœur de Jésus, il va nous le dire lui-même dans l’Alléluia. La mélodie est celle du Graduel Ecce quam bonum du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte, qui chante la douceur de se retrouver ensemble comme des frères dans le temple, avec de grandes courbes gracieuses et très expressives. Elle est très étendue dans la deuxième partie, s’élevant dans l’aigu jusqu’aux extrémités du mode, puis redescendant dans les profondeurs du grave pour une cadence solennelle.
Alléluia : Tollite jugum meum
Le texte de l’Alléluia de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est tiré de l’Évangile selon saint Matthieu. Ce sont les paroles que Notre Seigneur adresse à ses disciples, et à travers eux à tous les hommes, pour les inviter à se soumettre à sa loi :
Tollite jugum meum super vos et discite a me, quia mitis sum et humilis Corde, et invenietis requiem animabus vestris.
Prenez sur vous mon joug et suivez mes enseignements, car je suis doux et humble de Cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes.
Ces paroles célèbres nous rappellent les qualités du Cœur de Jésus que nous fêtons aujourd’hui et que nous devons imiter. La mélodie de cet Alléluia est originale, tout au moins n’a-t-elle pas d’équivalent dans le répertoire actuel. Elle est ample et très développée, surtout dans le verset où son étendue dépasse l’octave. Chose curieuse, c’est sur les mots humilis et requiem que ces grandes vocalises s’élèvent avec le plus d’éclat dans l’aigu, en contraste avec le texte qui parle d’humilité et de repos.
Offertoire : Improperium
L’Offertoire de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus reprend celui de la messe du dimanche des Rameaux, qui commémorait la passion et la mort de notre Seigneur Jésus-Christ sur la croix, la plus grande preuve d’amour qu’il ait donné aux hommes. À vrai dire, dans le texte qui figure au missel, l’Offertoire du dimanche des rameaux est amputé de ses deux dernières phrases, ce qui nous paraît incompréhensible, ces phrases étant le sommet de la pièce et tout à fait accordées au mystère de cette fête, demandée par Notre Seigneur spécialement en réparation pour l’indifférence que les hommes opposent à son amour ; or c’est précisément la soif d’une réponse généreuse à cet amour qu’exprime la dernière phrase.
Le texte est extrait du psaume 68 qui est, comme le psaume 21, un des grands psaumes prophétiques de la passion, annonçant tout spécialement la solitude du Christ et l’abandon de tous ses amis :
Improperium exspectavit cor meum et miseriam, et sustinui qui simul contristaretur et non fuit ; consolantem me quæsivi et non inveni ; et dederunt in escam meam fel, et in siti mea potaverunt me aceto.
Mon cœur s’est attendu à l’outrage et au malheur ; j’ai espéré quelqu’un qui s’attristât avec moi, mais il n’y a eu personne ; j’ai cherché un consolateur et je n’en ai pas trouvé ; pour nourriture ils m’ont donné du fiel, et pour étancher ma soif ils m’ont abreuvé de vinaigre.
La mélodie exprime parfaitement cette souffrance. Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds ; de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement. Cette mélodie culmine à l’aigu dans la dernière phrase sur le mot siti la soif, qui éclate comme un cri. Ce n’est pas seulement la soif physique dont il est question ici, mais la soif d’une réponse généreuse à l’amour infini dont notre Seigneur a fait preuve en mourant pour nous.
Communion : Unus militus
L’antienne de Communion de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est très courte, et ressemble plus à une antienne de l’office qu’à un chant du propre de la messe. Le texte est tiré de l’Évangile du jour dans le récit de la passion selon saint Jean :
Unus militum lancea latus ejus aperuit, et continuo exivit sanguis et aqua.
L’un des soldats lui ouvrit le côté d’un coup de lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.
L’Église voit dans l’eau et le sang coulant du Cœur de Jésus transpercé par la lance la figure du baptême et de l’Eucharistie, qui répandent sur nous les grâces acquises par son sacrifice. La mélodie de cette petite antienne est simple et légère, soulignant bien les articulations du texte.
L’offertoire de la fête du Sacré-Cœur reprend celui de la messe des Rameaux, qui commémorait la passion et la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix, la plus grande preuve d’amour qu’il ait donné aux hommes. Dans le texte qui figure au missel, l’offertoire du dimanche des Rameaux est amputé de ses deux dernières phrases.
Les commentateurs de cette pièce sont unanimes pour regretter l’absence de ce verset 22 du psaume 68. « Pour nourriture, ils m’ont donné du fiel et pour étancher ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre ».
Il semble manifeste qu’on a voulu, en 1929, occulter un peu la souffrance de la Passion pour insister sur ce Cœur divin qui est, selon une expression chère à Sainte Marguerite-Marie « Tout aimant et tout aimable ».
Le texte est tiré du psaume 68 qui est, comme le psaume 21, un des grands psaumes prophétiques de la passion, annonçant tout spécialement la solitude du Christ et l’abandon de tous ses amis.
La mélodie exprime parfaitement cette souffrance. Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds : de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement ; Cette mélodie culmine à l’aigu dans la dernière phrase sur le mot síti, la soif, qui éclate comme un cri. Ce n’est pas seulement la soif physique dont il est question ici, mais la soif d’une réponse généreuse à l’amour infini dont Notre Seigneur a fait preuve en mourant pour nous.
Je vous propose d’écouter cet offertoire Impropérium, un des grands chefs d’œuvre du chant grégorien, dans son intégralité.
Impropérium exspectávit cor meum et misériam,
Mon cœur s’est attendu à l’outrage et au malheur,Et sustínui qui simul contristarétur et non fuit ;
J’ai espéré quelqu’un qui s’attristât avec moi, mais il n’a eu personne ;Consolántem me quæsívi et non invéni ;
J’ai cherché un consolateur et je n’en ai pas trouvé ;
Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds, de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement. C’est peut-être, comme l’affirmait le regretté Yves Gire, la pièce la plus douloureuse de tout le répertoire.
La liturgie et les autorités : Melchior Hittorp (1525-1594)
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Lorsqu’on entreprend une recherche dans les domaines scientifique et humaniste, il est toujours bon de se baser sur le consensus fourni sur un sujet donné par les autorités, en entendant par ce mot les témoignages de sources considérées comme hautement fiables sur un certain thème. Cela dit, il ne faut pas exagérer notre “dévotion” aux experts car eux aussi peuvent certainement faire des erreurs. Cependant, il est utile de consulter ces sources qui, à la lumière des développements historiques ultérieurs, semblent être les plus fiables.
Pour la liturgie, cet argumentum ab auctoritate se manifeste par l’observation de son développement organique, des premiers témoignages aux développements récents. Cela signifie qu’il faut regarder ce que l’on a et remonter à sa source historique, tandis qu’il est plus dangereux d’aller chercher dans les “origines” ce que l’on n’a pas pour le reproduire dans le présent comme si des siècles d’histoire liturgique n’avaient rien signifié. Cette attitude teintée de jansénisme a été utilisée assez souvent au cours des dernières décennies, où un certain archéologisme a envahi les diverses réformes liturgiques. Pie XII s’en est inquiété dans Mediator Dei, un texte qui par ailleurs encourage le mouvement liturgique alors en plein essor. À un certain point, il parle d’“archéologisme” et offre cette évaluation :
Il est certainement sage et louable de remonter avec l’esprit et l’âme aux sources de la sainte Liturgie, car son étude, en revenant aux origines, aide beaucoup à comprendre le sens des fêtes et à enquêter avec plus de profondeur et d’exactitude sur le sens des cérémonies ; mais il n’est certainement pas aussi sage et louable de tout réduire de manière indiscriminée à l’ancien. Ainsi, par exemple, il est erroné de vouloir redonner à l’autel son ancienne forme de table ; de vouloir éliminer la couleur noire des vêtements liturgiques ; d’exclure des temples les images et les statues sacrées ; d’effacer dans la représentation du Rédempteur crucifié les douleurs aiguës qu’Il a souffertes ; de rejeter et de condamner le chant polyphonique même lorsqu’il est conforme aux normes émises par le Saint-Siège. De même qu’aucun catholique sensé ne peut refuser les formulations de la doctrine chrétienne composées et décrétées avec grand avantage à une époque plus récente par l’Église, inspirée et guidée par le Saint-Esprit, pour revenir aux anciennes formules des premiers Conciles, ou peut répudier les lois en vigueur pour revenir aux prescriptions des anciennes sources du Droit Canonique, de même, lorsqu’il s’agit de la sainte Liturgie, celui qui voudrait retourner aux anciens rites et usages en rejetant les nouvelles normes introduites par la Providence Divine et par les circonstances changeantes ne serait pas animé par un zèle droit et intelligent. Cette manière de penser et d’agir fait revivre en effet l’excessif et malsain archéologisme suscité par le concile illégitime de Pistoia, et s’efforce de rétablir les multiples erreurs qui furent les prémisses de ce conciliabule et qui le suivirent avec un grand dommage pour les âmes, et que l’Église, gardienne vigilante du ‘dépôt de la foi’ confié par son Divin Fondateur, condamna à juste titre. De telles propositions et initiatives déplorables tendent à paralyser l’action sanctificatrice par laquelle la sainte Liturgie oriente salutarement vers le Père céleste les enfants d’adoption.
En bref, le Pape était très clair sur ce point : étude du développement organique, pas tentative de manipulation génétique. Il ne faut pas aller à la recherche d’un passé mythique, mais observer le développement organique qui nous ramène aux choses anciennes qui expliquent les récentes.
Un érudit important à cet égard fut Melchior Hittorp, né et mort à Cologne au XVIe siècle, où il a terminé ses études de théologie et où il était chanoine de l’Église de Sainte-Marie ad Gradus et à la tête des chanoines dans l’église collégiale de Saint-Cunibert. À la demande de Jacob Pamelius (1536-1587), théologien belge, il écrivit Vetustorum ecclesiæ patrum libri varii de divinis catholicæ ecclesiæ officiis, un texte contenant une collection de divers auteurs, en particulier du Moyen Âge (1). Il publia ensuite De divinis Catholicae Ecclesiae officiis ac ministeriis Varij vetustorum fere omnium Ecclesiae Patrum libri Quorum nomina uersa Pagina indicabit ad Sanctissimum D.N. Gregorium XIV. P.M.: Ex Isidori Ep. … Bernonis aug. abb. … libris collecti (Rome 1591), dans lequel il collecte également des textes avec une référence spéciale à la liturgie. Il y rassemble aussi les Ordines romani, les ordonnances liturgiques en usage au Moyen Âge et remontant jusqu’aux usages à l’époque de Grégoire le Grand.
En outre, Giovanni Dobreck “Cocleo” (1479-1552) avait déjà publié en 1549 Speculum antiquae devotionis circa Missam et omnem alium cultum Dei ex antiquis et antea numquam evulgatis per typographos auctoribus laboriose collectum (2). Ici aussi, l’auteur collecte des textes d’autorités médiévales. Pourquoi lui et Hittorp faisaient-ils tout cela ? L’un des principaux objectifs était de répondre à l’hérésie protestante et aux graves dangers qu’elle représentait pour la Messe. Matteo Carletti l’expliquait ainsi en 2016 :
Parlons de Luther. Le moine allemand, voulant frapper le sacerdoce, porta un coup fatal à toute l’Église. Il savait bien qu’en l’absence de prêtre, le sacrifice disparaîtrait aussi, et par conséquent la victime, et donc la source de toutes les grâces de l’Église. Luther était convaincu qu’il n’y avait pas de différence substantielle entre les prêtres et les laïcs, mais que tous constituaient un ‘sacerdoce universel’. C’était le premier des ‘trois murs’ entourant l’Église que, selon Luther, devaient être abattus. ‘Si un Pape ou un évêque,’ soutenait Luther, ‘donne l’onction, fait des tonsures, consacre ou donne une robe différente aux laïcs ou aux prêtres, il crée des tromperies.’ En fait, tous sont consacrés dans le Baptême, et donc il ne peut y avoir un sacrement spécial pour les prêtres. Le deuxième mur à abattre était la transsubstantiation. Dans la messe luthérienne, l’idée de ‘sacrifice’ est totalement rejetée, ainsi que celle de victime et de présence réelle. Seule demeure la présence spirituelle, un souvenir, à tel point que la messe ne peut plus être indiquée comme un Sacrifice mais seulement avec les termes de Communion, Cène, Eucharistie. Selon les mots de l’Évangile ‘là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux,’ se réalise la vraie et unique Messe. C’est pourquoi Luther rejeta immédiatement la célébration de messes privées car elles manquaient de communion avec le peuple. Pour Luther, l’Eucharistie était un ‘sacrement du pain’ et non plus un Sacrifice, considéré désormais comme un élément de corruption. Le troisième obstacle était la valeur expiatoire du Sacrifice de la Messe. Toujours selon le moine rebelle, l’Eucharistie est un ‘sacrifice de louange’ mais non un ‘sacrifice d’expiation.’ Donc, pour Luther, le seul but de la messe devient uniquement de rendre grâce à Dieu. C’est dans cette optique que certains protestants parlent encore aujourd’hui de ‘Sacrifice,’ mais pas comme un Sacrifice qui remet les péchés, mais comme un simple remerciement pour l’œuvre de Dieu.
Ainsi, le travail d’érudits comme Hittorp et Cocleo n’était pas un simple archéologisme, mais un retour pour démontrer l’enracinement du rite catholique dans la tradition. Certes, il ne faut pas non plus être parmi ceux qui font de l’archéologisme sous prétexte de tradition, la tradition est quelque chose de bien plus élevé et de bien plus grand que certains voudraient le faire croire.
Il faut veiller à ce que les recherches dans le domaine de la liturgie ne soient pas motivées par une mentalité quasi psychanalytique, cherchant dans les recoins de l’histoire certains mécanismes désormais perdus pour nous racheter des péchés du moment présent. Si, par l’intermédiaire des autorités, nous sommes capables d’apprécier le développement organique, même ces débuts lointains, souvent mythifiés par certains, acquièrent une lumière particulière qui révèle la solidité des fondations.
(1) MERSHMAN, F. (1910). Melchior Hittorp. Dans The Catholic Encyclopedia. New York : Robert Appleton Company. Récupéré le 11 octobre 2021 de New Advent : http://www.newadvent.org/
(2) CATTANEO, Enrico (1992). Il culto cristiano in occidente. Note storiche. Roma : Centro Liturgico Vincenziano : 327.
Jean-Frédéric Poisson dénonce la loi de la honte
Jean-Frédéric Poisson, président de Via, ancien député et candidat souverainiste aux européennes, dénonce la loi sur l’euthanasie actuellement débattue à l’Assemblée
Emmanuel Macron évoque un risque de blocage au parlement européen à cause des droites nationales : il a raison !
Emmanuel Macron s’est exprimé de manière caricaturale mais le fond de ses propos montre sa réelle inquiétude : celle de voir pour la première fois une très forte représentation des droites nationales et opposée au fédéralisme européiste avec un vrai pouvoir de créer des minorités de blocage :
Si l’extrême-droite réalise un score important, “l’Europe peut se retrouver bloquée”, a-t-il alerté. Plus puissante, l’extrême-droite pourrait alors obtenir au Parlement européen “une minorité de blocage”. “Ce sont des gens qui vous donneront la chloroquine ou le vaccin Spoutnik”, a-t-il affirmé.
Les Pays-Bas votaient aux européennes aujourd’hui et donnnet raison à Macron. Selon un sondage sorti des urnes, le parti de Geerts Wilders serait en très forte progression et multiplirait par 7 le nombre de ses députés européenns, passant de 1 aux élections de 2019 à 7 en 2024.

“Selon un sondage réalisé jeudi à la sortie des urnes, le parti d’extrême droite de Geert Wilders a réalisé des gains importants et se trouve au coude à coude avec une alliance de centre-gauche lors des élections européennes. Les Néerlandais étaient les premiers à se rendre aux urnes dans l’UE, mis à part les électeurs de pays dans lesquels le vote anticipé a été mis en place, comme le Portugal.
Signe avant-coureur d’une forte progression électorale de la droite dure dans l’Union européenne, le sondage prévoit que le Parti pour la liberté de Geert Wilders remporte sept sièges, contre un seul lors de la précédente législature.”
Pour bien comprendre les enjeux des élections en France, les électeurs doivent bien comprendre l’importance qu’il y a à envoyer le maximum de députés issus des deux partis de droite nationale que sont le RN et Reconquête!
Sans surprendre nos lecteurs, il faut rapeller que le RN est assuré d’obtenir autour de 30 députés. En revanche, si Reconquête et Marion Maréchal ne font que 4,9%, cela ne donnera aucun député de plus au RN. En revanche, à 5,1%, ce sont 5 députés ou plus qui entreront au parlement européen pour venir abonder cette droite nationale et souverainiste qui mance l’Europe fédéraliste de Macron…
Si je suis élue, avec @Reconquete_off et notre groupe @ecrgroup, nous serons les seuls qui pourrons bloquer le projet de Macron au Parlement européen. #Macron20h pic.twitter.com/N38X9Dg9QS
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) June 6, 2024
Julien Rochedy : “Bardella et Marion sont l’avenir de la politique française. Ils seront nécessairement amenés à travailler ensemble”
Toujours inspiré par la nécessaire union des droites, Julien Rochedy livre son choix et pour les européennes, dans une analyse proche de ce que nous écrifvions dès mars 2021 :
Après avoir hésité entre Marion Maréchal et Jordan Bardella, j’ai décidé de voter pour la liste de Marion et je vous invite à faire de même lors des élections européennes qui ont lieu dimanche.
Au-delà de l’amitié que j’ai pour elle, au-delà du fait que c’est une fille super et surtout de confiance – ce qui n’est pas rien –, je pense que voter pour elle, c’est faire une pierre deux coups, c’est-à-dire, d’une certaine façon, aussi voter pour Bardella. Je m’explique.
Le RN a absolument besoin d’un parti sur sa droite pour gagner les prochaines élections présidentielles. Elle ne l’avouera pas, mais Zemmour a fait beaucoup de bien à Marine en 2022. Il l’a recentrée. Il a pris les coups pour elle. Il a été au cœur des polémiques à sa place.
Et pour gagner – et mieux : pour gouverner – il faut impérativement des alliés. Dans cette même logique, Bardella aura indéniablement besoin de Marion à l’avenir, comme le RN de Reconquête.
C’est pourquoi toutes leurs guéguerres sont stupides. En vérité, ils ont besoin les uns des autres. D’autant que Bardella et Marion sont l’avenir de la politique française, en particulier à droite. Ils seront nécessairement amenés à travailler ensemble un jour ou l’autre pour le pays. C’est pourquoi il faut faire en sorte que la liste de Marion dépasse les 5% car cela conditionne en partie le futur de Reconquête, utile au débat public et… au RN. Pour ces raisons (entre autres), il faut voter Marion dimanche !
Après avoir hésité entre Marion Maréchal et Jordan Bardella, j’ai décidé de voter pour la liste de Marion et je vous invite à faire de même lors des élections européennes qui ont lieu dimanche.
Au-delà de l’amitié que j’ai pour elle, au-delà du fait que c’est une fille super et… pic.twitter.com/wQvXDqG1s2
— Julien Rochedy (@JRochedy) June 6, 2024
Ciel, les décisions de l’Union européenne ne se prendraient pas dans la plus parfaite transparence!
Si nous ne connaissions pas “L’Express”, nous pourrions jurer que l’article intitulé: “Union européenne: le “Coreper”, ce comité très sélect où se négocient tous les compromis” a été rédigé par des “complotistes” “anti-européens”. Le Coreper, c’est le comité des représentants permanents des pays membres à Bruxelles – c’est-à-dire des ambassadeurs, censés défendre la politique de leurs pays respectifs. Sauf qu’ici les “ambassadeurs” sont, en réalité, des législateurs – qui font la politique à Bruxelles, mais aussi, par ricochet, dans leur propre pays! Et le très progressiste hebdomadaire a écrit sur ce comité un article qui vaut le détour. En voici quelques extraits:
“Ce système d’ambassadeurs qui légifèrent n’a pas d’équivalent ailleurs”, pointe un observateur qui assiste à leurs délibérations. Mieux, “80% des décisions que l’on dit adoptées par le Conseil des ministres européen ont été en réalité négociées et décidées au préalable par le Coreper”, abonde Marianne Dony, professeur honoraire de droit européen à l’Université libre de Bruxelles. Au minimum, ces ambassadeurs se réunissent une fois par semaine, souvent beaucoup plus.
Preuve de leur importance, c’est aux ambassadeurs que les 27 dirigeants ont confié en avril dernier la finalisation de l’Union des marchés de capitaux, un sujet crucial pour les capacités d’investissements en Europe, car les spécialistes des finances n’aboutissaient pas.
C’est sans doute ce que l’on appelle la “démocratie européenne”!
Du “droit de mourir dans la dignité” au devoir de mourir pour les plus fragiles
Un lecteur nous transmet cette vidéo d’un YouTubeur manifestement de gauche posant très bien les enjeux de la loi sur l’euthanasie actuellement en discussion. En particulier, il met bien en lumière la vision de l’homme et de la société en toile de fond du débat – une vision selon laquelle la vie humaine n’a de valeur qu’en fonction de son utilité économique. Et il décrit bien le processus par lequel un droit “qui n’enlève rien à personne” (selon la rhétorique éculée) deviendra rapidement une injection à se suicider pour cesser d’être “un poids”… On rêve (sans trop y croire) que les députés de la Nupes ou de l’aile gauche de la Macronie prennent 20 minutes pour écouter cette vidéo!
Christian Vanneste (ex-UMP) et Benjamin Cauchy soutiennent Marion Maréchal
Ancien député UMP, Christian Vanneste a toujours défendu une vision conservatrice de la politique sans renier sa foi catholique :
Marion Maréchal, mon choix dimanche. Pugnace, maîtrisant les dossiers, d’une intelligence plus rapide que son ombre, elle est le triptyque du patriotisme, du réalisme économique et du conservatisme sociétal, réponse à la décadence et au déclin macroniens. https://t.co/FraGlrnPW6
— Christian Vanneste (@ChristVanneste) June 6, 2024
Issu du mouvement des Gilets jaunes, Benjamin Cauchy rejoint Debout la France en 2019 puis Reconquête en 2021. Depuis 2022, il s’était retiré de tout engagement partisan :
Jordan Bardella sera très probablement réelu député européen dimanche prochain.. Bravo à lui.
Il convient désormais de panacher nos suffrages pour permettre à @MarionMarechal de devenir elle aussi députée européenne.
Ainsi ,la droite patriote sera représentée dans sa diversité.… pic.twitter.com/WgmZaewtPD
— Benjamin Cauchy (@BenjaminCauchy) June 5, 2024
LR n’arrive à mobiliser que 2 maires pour signer une tribune s’opposant à la répartition des migrants dans les campagnes
Il parait que la force résiduelle de LR, ce sont les élus locaux. A ce titre, LR se targue d’avoir publié une tribune de 3 000 élus pour appeler à voter Bellamy dont Eric Ciotti, Laurent Wauquiez, Gérard Larcher, David Lisnard, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Annie Genevard, Bruno Retailleau, Michèle Tabarot, Olivier Marleix, Arnaud Danjean…sur les 567 222 élus que compte la France.
Et, dans le même temps, LR publie une autre tribune, pour s’opposer à juste titre la répartition forcée des migrants au sein de l’UE. Seuls deux maires LR la signe : quelle force de frappe !
“Les maires LR Alexandre Avril et Bernard Carayon dénoncent l’hypocrisie du gouvernement qui entend, selon eux, répartir en catimini des migrants dans les zones rurales. Et ils demandent une commission d’enquête parlementaire à ce sujet.
Nous sommes deux maires ruraux de droite, en total désaccord avec la volonté du gouvernement d’imposer la répartition clandestine de migrants dans nos campagnes.
Ce diktat est ancien, depuis le démantèlement de la jungle de Calais par le gouvernement socialiste de François Hollande en 2016, qui souhaitait déjà «assurer une meilleure répartition territoriale de l’offre d’hébergement dédiée aux demandeurs d’asile». Les migrants de Calais ont alors été répartis dans des centres d’accueil sur tout le territoire, parfois ouverts à la hâte et sans consultation des élus : c’est ainsi qu’un tel centre a ouvert à Salbris, cette année-là.
Cette politique de dispersion des migrants, engagée en catimini depuis plusieurs années, s’intensifie brutalement à l’approche des Jeux Olympiques (…)”
Scandale en Loire-Atlantique : la majorité de gauche préfère les migrants aux enfants handicapés
Marion Maréchal dénonce “le p’tit truc en moins pour les enfants qui ont un p’tit truc en plus” en Loire-Atlantique, c’est à dire la suppression du transport scolaire pour les enfants handicapés pour raisons budgétaires :
Encore un truc en moins à ceux qui ont « un petit truc en plus ». Donc nos gouvernants donnent des milliards aux mineurs étrangers mais suppriment les aides à nos enfants handicapés français. Dans quel pays indigne vivons-nous ? pic.twitter.com/n7KJ9rkZHQ
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) June 6, 2024
Extraits de presse sur le sujet qui montrent que c’est l’obsession inclusive qui porte la responsabilité de cette décision :
“À partir de la rentrée 2024, le conseil départemental de Loire-Atlantique ne prendra plus en charge les transports à la demande pour les enfants handicapés habitant près de leur établissement scolaire. À Nantes, c’est le cas des parents de Marin qui, sans alternative, devront prendre leur véhicule matin, midi et soir (…) Cet arrêt de prise en charge repose sur une actualisation du règlement départemental du TEEH, actée par les élus du département jeudi 30 mai en commission permanente, pour des raisons budgétaires. “La décision a été prise dans le contexte du développement de l'”école inclusive” voulue par l’État, pour que davantage d’enfants puissent accéder à l’école de la République sur tout le territoire., rapporte Cécile Chollet, directrice générale des solidarités au Département. Elle explique que la demande de transports de ce type augmente en Loire-Atlantique, territoire dynamique (…) 1 700 familles bénéficient actuellement de ce service en Loire-Atlantique, et entre 500 à 700 familles pourraient ne plus en jouir en septembre prochain“. [source]
.
À la rentrée prochaine, le Conseil départemental de Loire-Atlantique ne prendra plus en charge le transport scolaire pour 450 familles d’enfants handicapés. Elles recevront à la place une indemnité kilométrique. Une mesure qui passe mal auprès des familles (…)
Tous les matins, Louise part à l’école avec Titi, un minibus qui transporte les élèves handicapés en Loire-Atlantique. “Elle a toujours le sourire aux lèvres au moment de monter dedans”, raconte Caroline, la maman de la fillette, âgée de 9 ans et atteinte de trisomie 21. Pour ses parents, qui travaillent tous les deux, c’est du temps de gagné. Et un peu de répit aussi : “Ce n’est pas un privilège. Moi, j’échange volontiers le handicap de ma fille contre tous nos privilèges”, explique Rémy, le papa (…)
Rémy, le papa, renchérit : “Ce temps-là de transport, on ne l’a pas. Il est déjà mangé par le handicap de Louise qui demande des adaptations, qui demande de l’emmener à ses rendez-vous médicaux et qui demande aussi des organisations de temps de travail. Et tout ça rajoute… des emmerdes, pardon. Sans doute qu’il y aura des moments où on devra choisir entre travailler ou emmener Louise à l’école.”
Pour ces parents, “c’est une mission du Département que d’assurer le transport de ces enfants.” Et le père affiche sa colère : “Quand on fait un budget, on fait des choix. Et on fait des choix toujours sur le dos des mêmes en se disant que ce n’est pas grave, que les petits handicapés coûtent trop cher et ne sont pas très productifs.” (…)
Il n’empêche, la petite phrase d’Ombeline Accarion, vice-présidente en charge du handicap, qui a demandé à ces parents de “faire un effort” passe mal : “On a déjà l’impression de faire des efforts sans arrêt !”, rétorque Caroline. “On avait une mesure de soutien pour notre vie quotidienne, pour le fonctionnement de la famille et là, boum, on nous remet la tête sous l’eau. Ça devient vraiment très dur.” [source]
Et cela ne surprendra personne d’apprendre que le président PS du Conseil départemental de Loire-Atlantique, Michel Ménard, est un immigrationniste qui préfère donc s’occuper des migrants en situation illégale que des personnes handicapées :
Le socialiste Michel Ménard, président du Département de Loire-Atlantique, réagit à l’adoption du projet de loi immigration par l’Assemblée nationale et le Sénat : (…)
Qu’en est-il de l’avenir des mineurs non-accompagnés (MNA), confiés aux Départements au titre de la protection de l’enfance, à leur majorité ? Après des mois voire des années d’accueil, de protection, d’intégration, d’éducation, ils verront leur parcours brisé par une obligation de quitter le territoire.Alors que la régularisation de ces jeunes en formation ou bénéficiant d’une offre d’emploi, en alternance ou en apprentissage, serait une mesure de solidarité nationale et d’inclusion sociale. Et de conclure :Ce texte bafoue notre devoir d’humanité, d’égalité, de fraternité ».
“Un p’tit truc en plus” : le p’tit détail passé inaperçu qui fait référence à l’élimination par avortement des personnes handicapées
Le spectateur attentif du film “Un p’tit truc en plus“, qui remporte un grand succès populaire, aura peut-être remarqué un détail troublant juste avant la fin : le centre qui accueille les personnes atteintes de handicap se situe place Simone Veil.
Est-ce est-ce l’intention du réalisateur que de souligner la schizophrénie de nos sociétés modernes qui alertent sur l’exclusion des personnes porteuses de handicap tout en rendant témoignage à celle qui symbolise leur élimination légale par millions avant la naissance ? Aleteia consacre un article à ce point de détail :
“(…) Dans le film Un p’tit truc en plus, personne, à notre connaissance, n’a relevé une étonnante plaque de rue (…) Il est temps, en effet, de cesser de tourner autour du pot. Au moment du happy end (ce n’est pas révéler grand-chose d’écrire cela à propos d’une comédie), la caméra dévoile l’adresse du lieu où les principaux personnages fêtent Noël : “Place Simone-Veil”. Oui, c’est place Simone-Veil que se vit ce dénouement joyeux, qui rassemble en un même lieu, dans la pure tradition théâtrale, toute la communauté dont les tensions ont fait l’intrigue. C’est place Simone-Veil que des acteurs porteurs d’un handicap mental témoignent d’une joie de vivre qui fait aujourd’hui défaut à tant de personnes aussi performantes que suicidaires. Quelles que soient les intentions du cinéaste, il est difficile de ne pas être frappé par ce détail énorme. La chose serait-elle passée inaperçue, si le film s’était clos par une formule explicite : “Ce film est dédié à Simone Veil” ? Au moment du dénouement, la plaque vaut pourtant presque dédicace. Est-ce un pied-de-nez à une logique exclusivement abortive ? Est-ce au contraire, de manière beaucoup plus tirée par les cheveux — et nettement plus consensuelle —, un bizarre hommage à une rescapée du nazisme partisan de l’eugénisme ?
Impossible de ne pas chercher un sens
On connaît l’éternelle question de l’élève qui veut tester son professeur de lettres, au milieu d’une analyse textuelle approfondie : “Est-ce que l’auteur y a pensé ?” Manière de renvoyer l’étude littéraire au rang des hypothèses incertaines, voire des élucubrations vaines. Il ne reste alors qu’un pas à franchir pour faire d’une œuvre un pur fruit du hasard, auquel des imposteurs ou des naïfs s’évertuent à donner un sens a posteriori (…) C’est pourquoi il nous semble impossible de ne pas chercher un sens à cette plaque Simone-Veil. Si on refuse d’y voir une forme d’irrévérence d’Artus, l’explication la plus rationnelle devient alors celle d’un clin d’œil de l’Esprit saint.
Viktor Orbán fustige George Soros et les « spéculateurs de guerre » dans un discours en faveur de la famille et de la paix
À une semaine des élections au Parlement européen, le très populaire Premier ministre hongrois Viktor Orbán a exhorté des dizaines de milliers de partisans « pro-paix » à rejeter les candidats soutenus par la Troisième Guerre mondiale et George Soros et à voter pour son alliance Fidesz-KDNP.
“Nous ne sacrifierons pas de jeunes Hongrois pour que les spéculateurs de guerre puissent s’enrichir. Nous rejetons le plan de guerre qui a été conçu pour l’argent, pour l’acquisition d’actifs en Ukraine et pour les intérêts des grandes puissances”.
M. Orbán a prononcé ces paroles fortes depuis l’île Sainte-Marguerite, située au milieu du Danube, dans la capitale du pays, Budapest. Le média Hungary Today a décrit l’événement comme une démonstration de
« force et d’unité dans la défense des valeurs chrétiennes conservatrices, contre l’idéologie du genre, la rhétorique guerrière ou la société ouverte ».
Plusieurs médias ont rapporté que Facebook avait temporairement interdit le discours en affirmant qu’il
« partageait des symboles associés à des personnes et des organisations classées comme dangereuses ».
M. Orbán a passé une grande partie de son temps à dénoncer les efforts de M. Soros, qu’il a mentionné à six reprises.
“La gauche hongroise est à la solde de George Soros.” Il finance leurs médias et leurs listes électorales sont remplies de ses membres”. “Nous, du côté national, n’avons pas l’intention d’obéir aux généraux du plan Soros à Bruxelles.
M. Orbán a été quelque peu le seul en Europe à appeler à un cessez-le-feu dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Dans son discours, il a noté que le Vatican ainsi que le Premier ministre slovaque Robert Fico sont également en faveur d’une solution pacifique. Mais il a également déclaré que d’autres victoires politiques devaient être remportées avant qu’une véritable paix puisse être gagnée.
“Beaucoup de gens croient que le mal n’existe pas. Mais le mal est à l’origine des guerres mondiales. Nous ne devons pas lui céder ! Le temps de l’exorcisme est venu. Soit nous gagnons, soit ils gagnent. Il n’y a pas de troisième voie – seulement une troisième guerre mondiale. Montrons à Soros où vit le Dieu des Hongrois !
M. Orbán a également établi des liens entre le conflit et le chaos politique plus large qui règne dans l’ensemble de l’Europe.
“Les grandes guerres ne viennent pas de nulle part. Crise économique, pénurie de matières premières, concurrence des armes, pandémies, faux prophètes, tentatives d’assassinat, ombres sinistres tout autour de nous. C’est comme ça que ça commence”. “Pour que Bruxelles comprenne aussi : Pas de migration ! Pas de sexe ! Pas de guerre !”
M. Orbán a ensuite souligné la conséquence qu’une escalade en Ukraine pourrait avoir sur l’Europe et le fait qu’il pourrait ne pas être si différent de ce qu’elle a connu il y a un siècle.
“Les partisans de la guerre sont devenus ivres. Ils veulent vaincre la Russie, comme cela a été tenté lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Ils sont même prêts à affronter tout l’Orient”. “Lors de la Première Guerre mondiale, nous avons perdu les deux tiers de notre pays. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les forces prêtes au combat de l’armée hongroise ont été détruites sur le sol étranger.
« Nous ne ferons pas la guerre ». “Nous n’irons pas à l’Est pour la troisième fois, nous n’irons pas sur le front russe une nouvelle fois. Nous y sommes déjà allés et nous n’avons rien à y faire”.
M. Orbán a conclu ses remarques percutantes sur une note optimiste en espérant que les États-Unis donneront la victoire à Donald Trump sur Joe Biden dans le courant de l’année.
Des pays d’Afrique et du Moyen-Orient reprochent au directeur de l’OMS de promouvoir un groupe militant pour l’avortement
L’Égypte, le Sénégal et d’autres pays ont fustigé la décision du directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus d’accorder au Centre radical pour les droits reproductifs un statut officiel auprès de l’OMS en tant qu’acteur non étatique.
Le Center for Family & Human Rights (C-Fam) rapporte que lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’OMS le 3 juin à Genève, en Suisse, un délégué égyptien a répondu à l’appel de M. Ghebreyesus de donner au Center for Reproductive Rights (CRR) pro-avortement un statut officiel au sein de l’OMS, en déclarant que l’intervention était « trompeuse ».
« Nous ne parlons pas ici d’interventions vitales sur des femmes enceintes, acceptées et autorisées dans la plupart des États membres », a-t-il déclaré, mais plutôt d’« avortement sur demande » et d’interventions transgenres fondées sur l’« autodétermination subjective ».
M. Ghebreyesus a imploré les États membres du Conseil exécutif de l’OMS d’approuver le statut officiel du CRR, affirmant à tort que l’avortement était nécessaire pour réduire le taux de mortalité maternelle. Comme l’a expliqué Michael New, professeur à l’Université catholique d’Amérique, les études qui prétendent montrer un lien entre les lois pro-vie et l’augmentation du nombre de décès maternels sont erronées.
« Dans l’ensemble, un grand nombre de données internationales montrent que les lois pro-vie sont compatibles avec de bons résultats en matière de santé maternelle ». “La Pologne, qui possède l’une des lois pro-vie les plus protectrices d’Europe, affiche également l’un des taux de mortalité maternelle les plus bas d’Europe. Avant la légalisation de l’avortement en 2018, l’Irlande affichait des taux de mortalité maternelle, d’insuffisance pondérale à la naissance et de cancer du sein inférieurs à ceux de l’Angleterre, du Pays de Galles et de l’Écosse ». « De même, des recherches universitaires utilisant des données du Chili montrent que les taux de mortalité maternelle ont continué à baisser après que des protections pour les enfants à naître ont été promulguées en 1989. »
Un délégué américain a appelé les délégations à « faire confiance à l’Organisation mondiale de la santé en tant qu’organe technique ». Le délégué égyptien a accusé les États-Unis, dont les délégués ont poussé à l’acceptation du CRR, de politiser l’OMS, notant que si Donald Trump était élu une seconde fois, la « position des États-Unis reflétée dans cette salle changerait. »
La proposition d’inclure le CRR a été rejetée par tous les délégués africains, les États du Golfe et l’Organisation de la coopération islamique. Les délégués favorables à l’avortement qui ont soutenu la reconnaissance du CRR venaient d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique latine et d’Asie.
C-Fam rapporte que « [l]orsqu’il est devenu clair que plus d’une douzaine de pays voteraient contre la demande du CRR, Tedros les a suppliés d’approuver la demande sous condition pour une année seulement ».
Rebecca Oas, directrice de recherche à C-Fam, a commenté les pressions exercées par le chef de l’OMS pour reconnaître le CRR :
« Le Dr Tedros prétend que l’OMS ne forcera pas les pays à faire ce qu’ils ne veulent pas faire, mais c’est précisément la mission du CRR : forcer les pays à libéraliser leurs lois sur l’avortement ».
Le 4 juin, le Conseil exécutif de l’OMS a reconnu le CRR comme étant « en relations officielles » avec l’OMS en tant qu’acteur non étatique par un vote serré de 17-13 et quatre abstentions.
Le CRR, basé aux États-Unis, décrit sa mission comme étant de « veiller à ce que les droits reproductifs » – c’est-à-dire l’avortement – « soient protégés par la loi » en tant que « droits de l’homme fondamentaux ». Il se targue d’avoir « participé à toutes les grandes affaires d’avortement devant la Cour suprême des États-Unis depuis sa création » en 1992, et d’avoir « renforcé » les lois et politiques en faveur de l’avortement « dans plus de 65 pays sur les cinq continents ». Le CRR est l’une des organisations qui devrait recevoir des millions de dollars de Melinda Gates dans le cadre d’un énorme engagement d’un milliard de dollars en faveur d’organisations pro-avortement et féministes. Bill et Melinda Gates figurent depuis des années parmi les principaux donateurs de l’OMS.
La fine fleur de la broderie : Une exposition sur l’art sacré à Moulins
Depuis plusieurs années, les visitandines confient leurs trésors au musée de la Visitation de Moulins (03) qui prend soin de mettre en valeur les pièces qui lui sont mises en dépôt. Avec le support de la ville, du département et de la région, il dévoile ainsi les magnificences de l’art sacré que des religieuses talentueuses ont réalisé pendant des siècles dans le silence et pour la plus grande gloire de Dieu. Cette politique permet d’éviter que tout un patrimoine soit dilapidé dans des ventes aux enchères ou détruit dans les placards par l’usure du temps.
Les collections de la Visitation sont particulièrement remarquables du fait des riches dotations dont l’ordre a bénéficié tout au long de son histoire et du génie artistique de plusieurs des religieuses. Devant l’ampleur des collections réunies et grandissantes, le musée organise, en plus de ses salles permanentes, des expositions consacrées à des matériaux ou objets (vases sacrés, paramentique, reliquaires, etc.), des grandes figures de l’ordre (saint François de Sales, la duchesse de Montmorency, etc.). Pour l’édition 2024, c’est le thème de la broderie qui a été retenu et les visiteurs peuvent découvrir, à l’hôtel Demoret, les très riches collections de broderies. Points au fil d’or, riches peintures à l’aiguille, décors en soies polychromes, tous les éléments manifestent la foi de ces moniales pour lesquelles rien n’était assez beau pour glorifier leur Créateur à travers des chasubles et chapes devenues de véritables œuvres d’art.
Exposition La fine fleur de la broderie
Œuvres inédites du musée de la Visitation
Mai – décembre 2024
- Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h
- Le dimanche et jours fériés de 15h à 18h
83 rue d’Allier
03000 Moulins
L’amendement visant à exclure le handicap mental du dispositif d’aide à mourir a été rejeté en commission, au prétexte que cela représenterait une discrimination !
Alors que l’avortement est permis jusqu’à la naissance pour les enfants porteurs de handicap, la même fin sinistre se profile, à l’occasion de la discussion de la loi sur l’euthanasie. Aussi 75 parents de personnes porteuses de handicap mental appellent dans Le Figaro à exclure formellement tous ceux touchés par une déficience intellectuelle du texte :
[…] Que nul ne vienne prétendre que ces personnes ne risquent pas d’en être victimes. Le critère d’«affection grave et incurable», mentionné dans le projet de loi actuel, n’est-il pas littéralement le même que celui qui permet aujourd’hui l’avortement «thérapeutique» des enfants porteurs de trisomie 21 jusqu’à la veille de leur naissance ? L’euthanasie pour seul motif de déficience intellectuelle n’est-elle pas déjà pratiquée aux Pays-Bas ? L’amendement d’une députée visant à exclure le handicap mental du dispositif d’aide à mourir n’a-t-il pas été rejeté en commission, au prétexte – hypocrisie suprême ! – que cela représenterait une discrimination pour ces personnes ? Jacqueline Herremans, présidente belge de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, n’avait-elle pas dénoncé en 2016 la «terrible responsabilité des parents qui décident de la naissance d’un enfant trisomique», «vis-à-vis de l’enfant, de sa fratrie, et de la société» et trouvé «fabuleux que l’on puisse éviter de créer du malheur» en éliminant ces enfants ?
Le projet de loi débattu actuellement est bien une menace réelle pour eux. Ces personnes ont besoin d’être aidées dans toutes les tâches de la vie courante, d’être accompagnées de près médicalement et humainement, d’être soutenues financièrement. Demain, il sera insinué qu’ils sont un poids pour leur entourage et pour la société et que ce serait plus simple pour tout le monde et plus «digne» pour eux, de mettre fin à leurs jours plus tôt que prévu. Quid enfin du message envoyé au personnel médical ? Ce projet d’«aide active à mourir» incitera tout le monde à céder au désespoir, à la pression sociale ou aux restrictions budgétaires, et à baisser les bras en mettant volontairement fin à une vie jugée trop encombrante.
Nos proches porteurs de déficience intellectuelle ne demandent rien d’autre qu’à être entourés et protégés, comme ils l’ont accepté durant toute leur vie. Ils prennent les choses comme elles viennent, avec leur innocence. Ils n’ont pas toujours la faculté de prendre une décision libre et éclairée et peuvent répondre «oui» pour faire plaisir, quand on leur pose une question. […]
