Revers pour l’école libre dans l’Oklahoma
Aux Etats-Unis, une révolution balaye l’école publique américaine depuis plus de vingt ans : celle des charter schools ou « écoles à charte ». Ces écoles sont nées afin « de combler les vides d’une Education nationale à la dérive » dans les grandes villes américaines – insécurité, contenu et qualité d’enseignements souvent gangrénés par les idéologies du genre et du wokisme. Une première école à charte a vu le jour en 1992 dans le Minnesota. En 2021, plus de trois millions et demi d’élèves fréquentaient une charter school.
Comme les écoles publiques, ces charter schools sont gratuites, leur financement étant assuré par l’Etat. Mais elles sont gérées de façon indépendante et les familles peuvent y inscrire leur enfant indépendamment du secteur géographique où elles résident. A proprement parler, ces établissements ne sont pas confessionnels, et si elles dispensent un enseignement religieux, ce n’est pas à ce titre que les charter schools peuvent prétendre à bénéficier de la manne de l’argent public.
Une décision de justice rendue le 25 juin 2024 en Oklahoma intervient alors que le débat sur la liberté scolaire est devenu national. Capitalisant sur le mécontentement des parents face à la fermeture des écoles durant la pandémie, « de nombreux Etats » aux mains des conservateurs « ont mis en place pour les familles des chèques scolaires, des plans d’épargne-étude et d’autres mécanismes afin que les parents puissent accéder à l’établissement scolaire de leur choix » quel qu’il soit, explique Forbes.
Dans l’affaire portée devant la Cour suprême d’Oklahoma, l’école Saint-Isidore de Séville – « un cours catholique en ligne à destination des élèves issus des zones rurales de l’Etat » note The New York Times (NYT), avec un enseignement religieux et soutenu par la hiérarchie diocésaine – demandait, en tant que charter school catholique, le financement de l’Etat et donc du contribuable : mais la Cour « a jugé qu’une école religieuse à charte serait contraire à la constitution de l’Etat », rapporte NYT .
Pour Justin Driver, professeur à la faculté de droit de Yale, l’une des plus prestigieuses Universités outre-Atlantique, l’affaire examinée par les hauts magistrats « se résume à un dilemme entre deux principes constitutionnels américains : la non-discrimination d’une religion d’une part, et la neutralité d’un Etat par rapport à une religion », explique-t-il au NYT.
Et le juriste d’ajouter que l’affaire de l’école Saint-Isidore soulève certains aspects essentiels demeurés flous jusqu’ici : « Comment définir une charter school ? Est-ce un école publique ou une entité privée ? », interroge Justin Driver toujours dans NYT. Autant de questions qui devraient probablement être tranchées dans les prochains mois par la Cour suprême des Etats-Unis.
Vols dans la cathédrale d’Auch
Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 juillet, des voleurs se sont introduits dans le Trésor de la cathédrale d’Auch et se sont emparés de deux couronnes « canoniques » ou « liturgiques », d’une statue de la Vierge portant l’Enfant Jésus, la Mère de Dieu et son Fils étant tous deux couronnés. Une enquête a été ouverte pour « vol aggravé ».
Les deux objets précieux, propriété de l’archevêché, avaient été prêtées au Trésor de la cathédrale pour pouvoir être admirés par les fidèles et les visiteurs. Situé dans « un ancien tribunal ecclésiastique », le Trésor était normalement bien gardé.
Le maire de Limoges agressé par des militants du NFP
Le maire Les Républicains de Limoges, Émile-Roger Lombertie, a été violemment pris à partie dimanche soir, vers 20h30, dans le square de l’Hôtel de Ville. Il a été frappé et insulté alors qu’il tentait d’éteindre un barbecue allumé par des manifestants fêtant les résultats du Nouveau Front populaire. Damien Maudet (NFP – LFI), Stéphane Delautrette (NFP – PS) et Manon Meunier (NFP – LFI), les trois députés sortants de Haute-Vienne, ont été réélus. Selon son entourage et selon des témoins, le maire a été frappé et insulté par une quinzaine d’individus lorsqu’il a descendu les marches de l’Hôtel de Ville pour faire cesser le barbecue. Émile-Roger Lombertie a voulu éteindre les flammes avec l’eau de la fontaine du square et a alors été insulté et a reçu des coups de poing.
Selon France Bleu Limousin, il ne s’agit pas des militants du Nouveau Front populaire mais de manifestants appartenant à un ou plusieurs collectifs de l’ultragauche, antifascistes. Au vu des candidats NFP, il semble pourtant qu’il s’agit des mêmes personnes…
La mairie a indiqué que le maire ne déposera pas plainte “pour éviter d’attiser un contexte déjà compliqué”. Sic. La peur de représailles ?
A cause du front “républicain”, le ministère des Armées va au devant de gros problèmes budgétaires
Croyez-vous que les LR et l’aile droite de la macronie ne le savaient pas ? Ils se sont engouffrés dans ce front “républicain” contre nature en connaissance de cause. La droite dit de gouvernement est irresponsable, ce qui n’est pas nouveau puisque que c’est sous Nicolas Sarkozy que les armées françaises ont connu leurs plus grosses diminutions d’effectifs (- 60 000 hommes) et de moyens (PEGP) :
Ainsi, selon les derniers chiffres de l’INSEE, à la fin du premier trimestre 2024, la dette publique avait encore augmenté de 58,3 milliards pour s’établir à 3159,7 milliards d’euros [soit 110,7 % du PIB]. Quand au déficit public, aucune amélioration n’est en vue : il devrait s’élever à 5,1 % du PIB en 2024 (…) « La France […] soumettra son plan national budgétaire et structurel à moyen terme [pour une durée de cinq ans] le 20 septembre 2024. La Commission procédera ensuite à son évaluation. Ce n’est qu’en novembre 2024 que la Commission formulera ses recommandations. La France aura six mois pour s’y conformer. Et, si, en juin 2025, la France n’a pris aucune mesure correctrice, alors la Commission pourrait envisager des sanctions », explique le site officiel Vie Publique.
Le risque est donc de voir les taux d’intérêts augmenter, ce qui augmentera mécaniquement la charge de la dette, sur laquelle il n’y a aucune marge de manœuvre. Aussi, pour le projet de loi de finances 2025, on peut s’attendre à des débats houleux sur les mesures à prendre : faudra-t-il augmenter les recettes [et donc les impôts], réduire les dépenses, ou faire les deux à la fois ?
Quoi qu’il en soit, au vu des positions affichées [et défendues] par les uns et les autres, trouver une majorité pour faire passer ce texte [qui, par ailleurs, ne manquera pas d’être modifié par le Sénat] avant le 31 décembre prochain sera une gageure. D’où l’hypothèse très probable d’un retour à une pratique qui était en vogue lors des IIIe et IVe Républiques, avec leurs majorités instables : la méthode dite du douzième provisoire.
Concrètement, en cas de blocage, le Parlement vote une loi d’urgence budgétaire dont les dépenses et les recettes, identiques à celles de la précédente loi de finances, sont divisées par douze. Ainsi, on appliquerait ces douzièmes pour chaque mois de l’année 2025, tant qu’un nouveau budget n’aura pas été adopté.
Sauf que, selon la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, qui n’est pas contraignante stricto sensu, il est question d’augmenter le budget du ministère des Armées de 3,3 milliards d’euros en 2025, pour le porter à 50,5 milliards. Un effort quasi identique est prévu pour les annuités 2026 et 2027.
Si la méthode du douzième provisoire s’applique, alors le ministère des Armées devra faire une croix sur la trajectoire financière de la LPM, alors que plusieurs programmes d’envergure ont d’ores et déjà été engagés et que la modernisation de la dissuasion est un impératif. En outre, il faudra aussi prendre en compte les effets de l’inflation, ce qui compliquera davantage une équation déjà difficile à résoudre, d’autant plus que les marges de manœuvres sont déjà étroites…
Avec la guerre aux confins de l’Europe, l’apparition de nouveaux champs de conflictualité et des menaces qui s’empilent, une telle situation n’est évidemment guère confortable. Se posera également la question de l’engagement de la France auprès de ses Alliés.
Une solution serait de faire en sorte que les crédits du ministère des Armées soient votés en dehors d’un projet de loi de finances initiale. Là, il n’y aurait aucun difficulté à trouver une majorité confortable, le bloc central comme le RN et LR ayant pris l’engagement de respecter la LPM 2024-30 durant la campagne électorale. Seulement, il n’est pas certain qu’un tel expédient puisse être possible d’un point de vue juridique.
François Hollande propose comme priorité parlementaire l’euthanasie et le suicide assisté
François Hollande, après avoir fait adopter la dénaturation du mariage, propose comme priorité pour la nouvelle assemblée de remettre sur le tapis la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté. Le retour de la culture de mort pour rassembler toute la gauche et sans doute une partie de la “droite”.
Sept ans après quitté la présidence de la République, François Hollande revient cette fois-ci sur les bancs de l’Assemblée nationale. Il a été élu député (NFP) de Corrèze ce dimanche 7 juillet avec 43,10% des voix. “Il y a une responsabilité. Le Nouveau Front Populaire doit prendre conscience de ce qu’il à faire aujourd’hui”, a-t-il déclaré dans la foulée de son élection. “Nous sommes dans une démocratie parlementaire et il faudra aller jusqu’au bout de cette démocratie parlementaire en cherchant, chaque fois que c’est possible, une majorité pour faire voter de nombreux textes.” Et au premier rang desquels se trouve, pour François Hollande, le projet de loi sur la fin de vie. “Je sais aussi que beaucoup attendaient que la loi sur la fin de vie puisse être adoptée”, a-t-il ainsi déclaré. Et pour le nouveau député de Corrèze, “il n’y a pas de temps à perdre cela peut être possible dès les prochains jours.”
Comment se comporteront les 126 députés du RN, les 17 députés LR-Ciotti et les LR et DVD ? Rien que de poser la question est inquiétant…
LR va-t-il se comporter comme ces 2 dernières années, en laissant subsister un gouvernement du PS à Ensemble ?
Bruno Retailleau, patron du groupe LR au Sénat, a démenti hier l’idée selon laquelle LR pourrait participer à un gouvernement de coalition :
Est-ce que vous me voyez gouverner avec des hommes et des femmes de gauche ? On est d’accord sur rien
pic.twitter.com/CgdWa0V6PW— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) July 8, 2024
Sauf que la question n’est pas là : la vraie question à poser à Retailleau ce n’était pas celle d’une coalition allant du PS à LR mais celle d’une absence de motion de censure de la part de LR contre un gouvernement allant du PS à Ensemble. Car c’est bien cela qui nous attend. Que LR se comporte comme il s’est comporté durant les 2 dernières années, ne votant ou ne déposant aucune motion de censure, et laissant en vie durant 3 ans un gouvernement qui sera cette fois du PS à Ensemble.
Avec un parti LR amorphe, la majorité absolue n’est pas à 289 mais à 224. C’est tout de suite beaucoup plus facile à atteindre. On trouve une coalition possible : PS-Modem-Renaissance-Horizons (voir ce simulateur). Et LR invoquera le fait que ni LFI, ni RN ne sont dans le gouvernement pour refuser de la faire tomber…
9 jours pour devenir missionnaire à l’école de Marie Madeleine
Le 22 juillet, nous fêterons la célèbre et sainte Marie-Madeleine !
Première à avoir vu le Christ ressuscité et première à l’annoncer, Marie-Madeleine est un trésor pour nous, une figure exceptionnelle pour nous faire grandir dans la foi…
Elle est notre grande sœur en Christ et nous donne l’exemple parfait d’une disciple missionnaire. Jean-Paul II, lui, l’appellera même “l’apôtre des apôtres”.
Alors, à l’occasion de sa fête, Hozana propose 9 jours pour découvrir Marie-Madeleine, suivre ses pas et la laisser nous guider dans notre vie de disciple.
Demandons-lui d’intercéder pour nous afin que l’Esprit-Saint nous inonde de toutes ses grâces en priant cette neuvaine : inscription
La France piégée entre la gauche sectaire et le cynisme macronien
Par Yann Baly, président de Chrétienté-Solidarité, délégué général de l’AGRIF :
Deux jours avant le second tour des élections législatives, nous écrivions le danger que faisait courir au pays une gauche sectaire, plus que jamais animée par une tradition ininterrompue de haine et de violence politique, capable de plonger la France dans le chaos et la guerre civile.
Par le jeu des combinaisons électorales, des manipulations politiques et médiatiques, cette gauche-là est désormais aux portes du pouvoir, menaçant le pays d’une submersion migratoire sans retenue, préparant des mesures économiques et sociales qui termineront de le ruiner et travaillant à une restriction totalitaire des libertés notamment de l’information et de la presse.
Dans un pays majoritairement à droite, ainsi que l’ont démontré en nombre de voix les élections européennes et les 2 tours des législatives, face à cette situation, les partis dits de droite se trouvent, par leur faute, dépossédés et impuissants.
Avec une Marine Le Pen qui continue de clamer que son parti se situe au centre, voire se considére comme « socialement de gauche », le RN peine à se positionner comme une alternative de rassemblement à droite et ce, malgré la toute récente alliance avec Eric Ciotti et le soutien apporté par Marion Maréchal aux législatives. Cette stratégie du « ni droite, ni gauche » est définitivement marquée du sceau de l’échec.
Les LR non « ciottistes », par défiance envers le RN ou par désir de faire un bout de chemin avec Macron, sont, petit à petit, absorbés par le tourbillon centriste.
Le vainqueur de cette opération électorale est, contre toute attente, Emmanuel Macron. Le président de la République, que l’on croyait fini, il y a encore 2 jours, se retrouve à nouveau au milieu de l’arène politique, avec un groupe parlementaire central et incontournable qui lui permet de tirer les ficelles et de choisir l’orientation du futur gouvernement. Opération qu’il mènera avec le cynisme qu’on lui connait.
Que son choix se porte sur une alliance à gauche ou, comme cela semble se dessiner, une coalition sociale-démocrate penchant à droite, à défaut d’un vote de confiance, il saura, au travers du gouvernement qu’il aura choisi, s’offrir une nouvelle onction parlementaire. Comme pour la loi immigration (en fait, une loi de régularisation) ou l’inscription de l’avortement dans la Constitution, la compromission ou le manque de courage d’une majorité de députés siégeant à la droite de l’hémicycle, toutes appartenances confondues, favorisera-t-elle encore le plan présidentiel, lui offrant de nouveau une légitimité politique et médiatique de façade ?
La loi sur l’euthanasie et le suicide assisté pourrait être l’occasion d’obtenir cette quasi-unanimité, par une communion autour d’un nouvel article de foi de la religion progressiste.
Il faut espérer que les députés RN, LR et divers-droite, qui avaient courageusement voté contre l’avortement dans la Constitution (sortants que Chrétienté-Solidarité a soutenus) et qui ont tous quasiment été réélus, seront rejoints par de nombreux autres parlementaires, notamment parmi certains nouveaux élus RN dont nous savons qu’ils sont animés par les valeurs de la vraie droite, de la vie et de la famille.
Si elle veut gagner, la droite doit pleinement s’assumer comme nationale, populaire et sociale ! Elle doit retrouver ses fondamentaux politique et doctrinaux : la liberté et la propriété, la défense de la vie et de la famille, le travail et le mérite, l’ordre et la justice, la souveraineté et l’indépendance nationale. C’est ce à quoi aspire majoritairement le peuple de France. C’est ce changement que lui ont volé les compromissions politiciennes du « front républicain » et, avant elles, les reniements et les lâchetés de certains états-majors politiques.
Viktor Orban constitue le 3e groupe au Parlement européen
Sous l’égide de l’étonnant Viktor Orban. Il y a une semaine, il lançait un nouveau groupe au Parlement européen (puis il se rendait à Kiev, à Moscou, à Pékin pour faire la paix en Ukraine…) intitulé « Les patriotes pour l’Europe ».
Il s’agissait de ses 10 députés Fidesz, de 6 autrichiens (FPÖ), et de 7 tchèques (ANO). Or il faut 23 députés de sept pays pour constituer un groupe.
Une semaine plus tard, Orban (le banni du PPE que les médias disaient plus isolé que jamais) a rallié les Espagnols de Vox, les Belges du Vlaams Belang, les Néerlandais du parti de Wilders, les Portugais de Chega, les Danois du parti populaire, et, ce matin, la Ligue de Salvini, et… le gros bataillon du Rassemblement national (30 députés).
Ce qui devrait constituer un groupe de 86 députés, le troisième du Parlement européen… Dont la présidence devrait revenir à un Français du parti de Marine Le Pen (Bardella ?)…
15 juillet 2024 : Marche pour la Vie au Japon
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Cette année, comme chaque année, le Français Paul de Lacvivier organise la Marche pour la Vie au Japon, où il réside depuis plusieurs années. L’année dernière, celle-ci réunissait une centaine de personnes. Presque un miracle dans ce pays qui n’a pas (du tout), au contraire de la France, cette culture de la manifestation. Il faut dire que le pays du soleil levant n’a quasiment rien à envier à notre pays en matière d’avortement : la situation y est presque aussi catastrophique, puisque près de 200 000 enfants y sont tués chaque année dans le ventre de leur mère !
Cette marche pour la vie aura lieu à Tokyo, le 15 juillet 2024. Le rassemblement se fera à 15 h pour un départ à 15 h 30 du parc d’Hibiya.
Cette année les organisateurs sont libérés des problèmes d’organisation passée, et préparent déjà pour l’an prochain une association qui permettra de fédérer tous ceux qui combattent pour la vie au Japon.
La Marche pour la Vie de Tokyo est soutenue par la branche branche française de La Marche pour la Vie :
C’est après l’élection qu’ils vont dénoncer la folie du programme du NFP…
Après avoir renvoyé, durant la campagne, dos à dos les programmes économiques du RN et du NFP, Le Figaro alerte ses lecteurs sur la spoliation à venir :
L’alliance des partis de gauche, qui est arrivée en tête des élections législatives ce dimanche, compte revenir sur toutes les réformes fiscales d’Emmanuel Macron. L’addition s’annonce extrêmement salée pour les ménages aisés.
Ce n’est qu’un petit chapitre du programme du Nouveau Front populaire, mais il est de nature à générer de grandes inquiétudes chez les contribuables Français. Et ce d’autant plus depuis dimanche soir, alors que le l’union de la gauche est arrivée en tête des élections législatives… Sous le titre «Abolir les privilèges des milliardaires», le contrat de législature de la gauche propose un alourdissement général de la fiscalité en France. Bien au-delà de la poignée de «milliardaires» que compte le pays, il ferait peser sur les classes moyennes supérieures et les plus aisés un fardeau dantesque, alors même qu’au sein de l’OCDE, la France remporte déjà la palme du taux d’imposition le plus élevé.
La collusion entre les médias subventionnés et les partis politiques au pouvoir
C’est la gauche qui en parle le mieux :
Ma gratitude à la presse, je pense en particulier à la PQR, aux antennes de France bleue, et au journal @lemondefr, mais aussi @LaCroix, @libe ou l’@humanite_fr. Leur travail a été indispensable et à la hauteur de ce moment historique. Une presse libre et de très haut niveau.
— Aurélien Rousseau (@aur_rousseau) July 8, 2024
Réaction d’Erik Tegner :
Le grand oublié médiatique c’est la presse locale : elle a défoncé les candidats RN, leur a donné peu de place lorsqu’ils étaient en bonne position et distille du gauchisme partout. Dans les PMU c’est ça avec l’Équipe. Ouest France a le + grand tirage avec 780 000 exemplaires. https://t.co/fLkrda8gs1
— Erik Tegnér (@tegnererik) July 8, 2024
Dictature numérique, vous êtes sous surveillance
Internet, traçabilité, biométrie, reconnaissance faciale, monnaie dématérialisée… Le totalitarisme numérique s’installe actuellement en France. Avec les Jeux Olympiques de Paris, la France va devenir le laboratoire de la vidéosurveillance algorithmique (VSA)… Allons-nous vers un futur à la chinoise ? Si l’on en croit les déclarations des « élites », Bill Gates, le milliardaire américain, ou Klaus Schwab, l’ex-patron du Forum économique mondial de Davos, la Chine serait en effet le modèle à suivre. Des propos inquiétants quand on sait quel régime autoritaire y règne.
Face à la montée grandissante du totalitarisme numérique dans notre pays, Nexus vous propose ce documentaire exclusif en accès libre :
En attendant la rentrée à l’Assemblée, l’extrême-gauche met le bazar dans la rue
De nombreuses violences ont émaillé la soirée, animée par les nervis d’extrême-gauche que Darmanin a laissé prospérer.
La folie à Roubaix ce soir pour fêter la victoire du #NFP aux législatives, et aussi de @GuiraudInd et @BENTORKISheher1 sa suppléante dans la 8ème circonscription… Bravooooo🎉🎉🎉✊✊💪💪💪😊😊 pic.twitter.com/srr3NRNWoN
— Ana ✊ (@fridak1234) July 7, 2024
Du gaz, des poubelles en feu, des policiers mais pas de trace du cortège à #Lille. #legislatives2024 pic.twitter.com/EFCtIUOteq
— Mikael Libert (@MikaelLibert) July 7, 2024
Les célébrations s'achèvent place de la République, la violence éclate rue du Président Édouard Herriot avec des casseurs perturbant le cortège#ElectionsLegislatives2024 #Lyon pic.twitter.com/1Dw2lRe8cT
— Lyon Mag (@lyonmag) July 7, 2024
Tensions à Lyon : le McDonald's de la rue du Président Édouard Herriot pris à partie par des casseurs #ElectionsLegislatives2024 pic.twitter.com/Yca2ej1pok
— Lyon Mag (@lyonmag) July 7, 2024
Un policier blessé par un cocktail Molotov à Nantes (Ouest France).#legislatives2024 #ElectionsLegislatives2024 #NFP pic.twitter.com/FW96Wg5iTt
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) July 7, 2024
A 1h du matin les affrontements se poursuivent à #Paris autour de la place de la République après les célébrations de la victoire du #NFP aux #ElectionsLegislatives2024. pic.twitter.com/JjbVzuy0Zj
— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) July 7, 2024
🔴Les manifestants commencent à installer des barricades aux alentours de la place de la République ⬇️@leJDD pic.twitter.com/9OZtt5IYRH
— Geoffroy Antoine (@GeoffroyAntoin2) July 7, 2024
🔴 Les CRS chargent aux abords de la place de la République à Paris
Tensions alors que les Parisiens fêtent les résultats des #legislatives2024 pic.twitter.com/js2m3RqTci
— QG le média libre (@LibreQg) July 7, 2024
Les affrontements entre manifestants et policiers s'intensifient sur la Place de la République à Paris.#ElectionsLegislatives2024 #legislatives2024 pic.twitter.com/uI8wBOCBPB
— Luc Auffret (@LucAuffret) July 7, 2024
La casse continue à travers plusieurs villes de France, ici à Paris des manifestants s'en prennent à la devanture d'un magasin Darty #legislatives2024 #ElectionsLegislatives2024 #NFPpic.twitter.com/YarnLLoJNo
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) July 7, 2024
Paris : des policiers attaqués aux cris « d'ACAB » par des manifestants de gauche anti-flic armés de mortiers, de projectiles, etc.#legislatives2024 #ElectionsLegislatives2024 #NFP pic.twitter.com/3LoeMo2BT7
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) July 7, 2024
La manifestation parisienne dégénère. Les forces de l’ordre chargent sous les tirs de mortiers d’artifice pour sécuriser la zone d’un incendie.#legislatives2024 #ElectionsLegislatives2024 #paris pic.twitter.com/OUouPZiRsx
— Cédric Canton (@cedriccanton_) July 7, 2024
Une interpellation après une nouvelle charge des CRS. Des casseurs ont tenté d'entrer dans la Banque populaire rue René Boulanger. pic.twitter.com/qiJTUcYS8t
— Mayeul Aldebert (@MayeulAldebert) July 7, 2024
#Paris : des tirs de mortiers place de la République ainsi qu'une barricade enflammée de vélos et trottinettes #legislatives2024 #ElectionsLegislatives2024 #NFP pic.twitter.com/4l4XGA6iuB
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) July 7, 2024
🔴 « BOLLORÉ AU BÛCHER »
scandent les manifestants place de la #Republique à #Paris« Médias finis à la pisse, RN en lice », les manifestants pointent la responsabilité médiatique dans la montée de l’extrême droite #ElectionsLegislatives2024 #NouveauFrontPopulaire pic.twitter.com/Z1PTVOwDmX
— Le Média (@LeMediaTV) July 7, 2024
Une partie de la foule scande "tout le monde déteste la police" pic.twitter.com/VOjp9GNKYN
— Aurélien Poivret (@AurelienPoivret) July 7, 2024
Déni de démocratie
Les résultats officiels ce matin sur le site du ministère de l’Intérieur montrent que les Français se sont véritablement fait voler les élections, par des manipulations et des bricolages politiciens. Je vous laisse découvrir, pour ce second tour, la différence entre le nombre de voix obtenus par chacun des partis et le nombre d’élus qui en résulte : 10.110.084 de Français ont voté pour le RN & alliés au second tour, 7.005.499 pour le NFP et 6.314.609 pour Ensemble :

Ainsi, comme le calcule un lecteur en commentaire :
- nombre de suffrages pour 1 député RN élu : 99.376
- nombre de suffrages pour 1 député UG : 47.983
- nombre de suffrages pour 1 député ENS : 42.666
- nombre de suffrages pour 1 député LR : 38.808
- nombre de suffrages pour 1 député UXD : 85.309
- nombre de suffrages pour 1 député DVD : 39.222
- nombre de suffrages pour 1 député DVG : 32.422
- nombre de suffrages pour 1 député REG : 32.022
- nombre de suffrages pour 1 député HOR : 43.023
- nombre de suffrages pour 1 député DVC : 29.527
- nombre de suffrages pour 1 député UDI : 39.891
- nombre de suffrages pour 1 député DIV : 38.025
- nombre de suffrages pour 1 député ECO : 37.808
- nombre de suffrages pour 1 député SOC : 13.171
Retrouvez ici la liste des 577 députés.
Le RN obtient le groupe le plus important à l’Assemblée nationale
Selon les projections encore provisoires :
- LFI passe de 75 députés en 2022 à 72 en 2024.
- Le PS augmente à 69 députés
- EELV 36 élus
- Le PCF perdrait son groupe avec 12 élus
- Le RN passe de 88 à 129 députés
- Eric Ciotti parvient a maintenir un groupe LR avec 16 élus
- Renaissance aurait 105 élus
- Le MODEM 37
- Horizons 28 députés
Nous doublons notre nombre de députés. Nous sommes en progression face à une coalition de l’ensemble des mouvements allant de LR jusqu’à la France insoumise.
La marée continue de monter et notre victoire n’est aujourd’hui que différée. pic.twitter.com/fJZZEdMLBY
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) July 7, 2024
L’Assemblée est ainsi fracturée en 3 blocs, NFP, RN et alliés, Ensemble, dont aucun ne dispose de majorité absolue. Même en débauchant ici ou là, on ne voit pas comment Renaissance pourrait trouver une majorité. La France semble devenue ingouvernable, au moins pour les 3 années à venir. A moins qu’Emmanuel Macron ne décide de démissionner…
Comme l’exprime Laura Lavalette, la dynamique électorale est du côté du RN :
Il y a 6 ans nous étions 6, il y a deux ans nous étions 88 et ce soir nous sommes à 150 : la dynamique est de notre côté !
Sans les tambouilles électorales et ce parti unique contre-nature, nous aurions gagné.#ElectionsLegislatives2024 pic.twitter.com/4ZQtxHTTSJ
— Laure Lavalette (@LaureLavalette) July 7, 2024
Même si un antifa fiché S intègre l’Assemblée, grâce au désistement du candidat Renaissance :
Il y a 6 ans nous étions 6, il y a deux ans nous étions 88 et ce soir nous sommes à 150 : la dynamique est de notre côté !
Sans les tambouilles électorales et ce parti unique contre-nature, nous aurions gagné.#ElectionsLegislatives2024 pic.twitter.com/4ZQtxHTTSJ
— Laure Lavalette (@LaureLavalette) July 7, 2024
Nous pouvons nous réjouir de l’élection et de la réélection de Xavier Breton, Patrick Hetzel, Patrick Monnier, Marie-France Lorho, Christophe Bentz, Véronique Besse, Anne Sicard.
Marion Maréchal a réussi à faire élire 3 députés parmi les 4 candidats qu’elle avait négocié avec le RN. Seule Agnès Marion ne passe pas au 2e tour.
Pierre-Edouard Stérin dénonce le peu de sérieux de certains journalistes
Extraits d’un entretien donné par Pierre-Edouard Stérin au JDD :

[…]

[…]

La Vierge Marie a-t-elle protégé et protège-t-elle toujours la France ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Anne BERNET, spécialiste d’histoire religieuse
- Abbé Philippe MAROT, recteur du sanctuaire de l’Île-Bouchard
- Abbé Bertrand CHEVALIER, recteur du sanctuaire de ND
Terres de Mission : Hommage à Cathelineau, le “saint de l’Anjou”
“Terres de Mission” reçoit Elsa Rambier, directrice de production pour l’association Recordatio. Cette dernière organise les 13, 14, 15, 16 et 17 juillet une représentation du “Choix des armes”, un spectacle dédié à Cathelineau – colporteur profondément pieux qui devint généralissime de l’armée catholique et royale.
Puis, Guillaume de Thieulloy présente le n°13 de la revue Le Nouveau Conservateur, qui comprend notamment un dossier consacré au travail, sujet classique de la doctrine sociale de l’Eglise, ainsi qu’un dossier sur l’Europe, comprenant notamment de longues et profondes citations de Benoît XVI sur l’identité du vieux continent.
Rémi Fontaine : L’extraordinaire aventure des “marcheurs de Dieu”
Les pèlerinages de Tradition à Chartres connaissent un succès qui laisse de nombreux observateurs sans voix. Rémi Fontaine a été l’un des fondateurs, il y a plus de 40 ans, du très populaire Pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté qui a accueilli plus de 18 000 “marcheurs de Dieu” à la Pentecôte 2024.
Dans un livre témoignage “Chartres t’appelle“, Rémi Fontaine évoque l’histoire de ce “Czestochowa national”, des portes closes de la Cathédrale en 1983 à l’accueil chaleureux d’évêques ou de cardinaux au fur et à mesure des années. L’auteur explique aussi les raisons profondes de la réussite de cette aventure extraordinaire au cœur de l’Eglise qui travers une grande crise.
Comme le rappelle, dans sa postface, le président de Notre-Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers :
“Notre époque est difficile, mais le Bon Dieu n’abandonne pas son Eglise et nous sommes coriaces”.
Le livre de Rémi Fontaine le montre et en apporte la preuve.
L’Arcom mieux que l’académie des sciences ?
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La mise en garde de l’Arcom envers Sud-Radio augure d’un ministère de la Pensée qui rappelle diverses périodes de l’histoire, ainsi que plusieurs écrivains ; parmi eux, citons Orwell et Huxley.
Quel crime avait donc commis Bercoff sur cette antenne le 7 décembre dernier ? Recevoir François Gervais, un docteur en physique spécialiste de thermodynamique, professeur émérite à l’université de Tours et médaille de bronze du CNRS pour ses travaux. Un quidam presque… Mais un quidam qui profite de sa retraite pour étudier le climat et son histoire. Quelle idée saugrenue, n’est-ce pas ? Quand on est simple médaille de bronze, on devrait se taire ou se contenter de lire les publications du GIEC. Mais ce professeur fit pire que manifester de l’intérêt pour une science qui relève pourtant de sa spécialité : la thermodynamique : il osa publier, écrire, rédiger, faire savoir le fruit de ses observations. Quelle audace ! Comment un simple universitaire de province oserait-il contrevenir à l’avis de la communauté du GIEC ? Le GIEC… Vous savez, ces gens sans titre qui s’arrogent celui d’Expert du climat.
Bref, le sot François fit tant et si bien qu’à l’instar de ceux de Christian Gérondeau (un banal polytechnicien) ou ceux d’Olivier Postel-Vinay, ses écrits le firent être reçu sur diverses antennes pour relativiser l’alarmisme Greta Thunberguien ou Giecquiste, et apporter une certaine contradiction.
Le crime était parfait. Signé. On avait son nom, son adresse, ses écrits. Il ne restait plus qu’à mettre cet auteur à l’index et brûler ses livres… sans oublier de le déchoir de ses titres universitaires, bien entendu.
Mais l’Arcom n’osa agir ainsi. Elle préféra s’en prendre à Sud-Radio au motif qu’on avait laissé le scientifique s’exprimer sans lui apporter de contradiction. Oh, que c’est mal ! Vous pensez… si on laissait n’importe qui s’exprimer librement, la bien-pensance scientifique en prendrait un coup. Greta se suiciderait peut-être, et les écolos y perdraient le crédit qui leur manque. Un drame, en ces temps électoraux…
Les esprits forts argueront que les alarmistes du GIEC le peuvent faire, s’exprimer, sans qu’une analyse contraire ne leur soit opposée. Eh bien… Ce n’est que justice puisque ces gens-là sont parés des plumes et des habits du consensus scientifique.
Amis lecteurs, vous l’aurez compris. Nous sommes à mille lieues de l’interrogation de Newton devant la pomme qui tombe, à dix mille du “Qu’est-ce que la vérité ?” de Pilate, etc. Nous sommes à une époque ou l’académie des sciences est ignorée par des petits marquis à qui l’on donna le droit de censure.
Fut un temps, un certain Galilée fut réprimandé, non pour ses observations scientifiques, mais pour avoir prétendu que l’étude de la Bible justifiait ses dires. Sa peine fut bien légère : il fut exilé dans un couvent, tout en conservant ses titres et ses émoluments, outre l’amitié du cardinal Bellarmin et du Pape Urbain VIII.
Mais au XXIe siècle, soutenir une critique scientifique d’une opinion prétendument admise au sujet d’une science nouvelle (les relevés de température systématiques un peu partout dans le monde datent de la seconde moitié du XXe siècle) peut valoir sous peu à celui qui les diffuse une sanction financière si ce n’est, bientôt, une fermeture d’antenne.
Big brother. 1984… Vous étiez observés pour ce que vous pensiez, via la censure ayant cours sur les réseaux sociaux, vous l’êtes aussi par la surveillance active et punitive de l’Arcom à raison de vos propos et de leur diffusion, fussent-ils de simples avis scientifiques.
Auront-ils raison de la liberté de l’homme ? La liberté de s’instruire, d’étudier et de penser chère à tout un chacun, et chantée par Florent Pagny.
Bertrand du Boullay
https://ripostelaique.com/le-crime-dandre-bercoff-menace…
https://www.liberation.fr/…/larcom-met-en-garde-sud…/
https://www.eyrolles.com/…/Auteur/francois-gervais-120112/
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Olivier_Postel-Vinay
Législatives : en quoi le «front républicain» est-il républicain ?
De Thibaud Collin dans le JDD :
En quoi le « front républicain » est-il républicain ? La question peut apparaître absurde mais elle mérite d’être posée ; ne serait-ce que pour sortir d’un réflexe pavlovien fondé sur des présupposés impensés, ce qu’on nomme habituellement des préjugés. La philosophie politique s’avère précieuse pour dissiper, grâce à l’analyse sémantique, quelques nuées verbales.
Res publica, la chose publique, est l’objet propre de la vie politique. Cette chose n’est rien d’autre que la vie de la communauté politique, c’est-à-dire la vie commune aux citoyens formant cette communauté. La politique est ce par quoi la cité (polis) se gouverne, c’est-à-dire discerne quel est son bien à réaliser dans des circonstances singulières et changeantes. La forme politique principale n’étant plus aujourd’hui la cité mais la nation, la chose publique, la res publica, est donc l’objet d’une vie politique nationale.
Et pas plus que la cité, la nation n’est universelle. C’est toujours telle ou telle nation. Il est dès lors impossible de considérer que l’usage du terme républicain soit décorrélé de l’épithète national. Il faut donc en toute rigueur parler d’un front républicain français. Une telle expression semble neutraliser les réflexes pavloviens. En quoi la prise de conscience de cet impensé est-elle féconde dans le contexte français actuel ?
Rappelons qu’un front est relatif à un affrontement opposant deux ennemis. Parler de front républicain pour désigner un conflit interne à la nation signifie ipso facto que la nation est divisée d’avec elle-même, situation que l’on nomme précisément guerre civile.
La guerre civile est la négation de la politique puisqu’elle est la négation de tout gouvernement de la vie commune. Si ce n’est pas un réflexe pavlovien, en appeler à constituer un front républicain contre un autre parti politique est une décision d’une extrême gravité. Cette décision est-elle légitime et responsable ? Nonobstant la rhétorique politicienne, est-il possible de révéler le sens et les enjeux d’un tel mot d’ordre ?
Nous lisons dans l’éditorial du journal Le Monde paru le lendemain du premier tour des législatives
« Seule la constitution d’un front républicain puissant peut encore faire barrage à un parti qui, en dépit de toutes ses dissimulations, reste éminemment dangereux parce que sa politique découle de la préférence nationale, un concept qui revient à trier les administrés en fonction de leurs origines. »
Le front se doit d’être républicain car il s’agit de s’opposer à la préférence nationale. Comment comprendre la logique de la constitution d’un front pour sauver la République (française) mis en danger par la préférence accordée… à la nation française ?
La seule solution pour sauver cette proposition de la contradiction interne est de penser que Le Monde envisage une sorte de République universelle ; toute préférence basée sur le critère de la nationalité devient ainsi insupportable. Mais alors, il faut assumer que la sortie du référentiel national fait adopter une approche post-politique de type moral. D’ailleurs, l’éditorialiste anonyme parle d’administrés, et non pas de citoyens. La déconnexion indiquée ici entre l’administration et la politique est révélatrice.
Alors même que pour être fonctionnaire, il faut être citoyen français, les droits des administrés devraient être dénationalisés. La République serait ainsi l’antichambre d’une humanité enfin réconciliée avec elle-même où il suffirait d’être humain pour être accueilli dans… mais justement dans quoi ? Si ce n’est dans la communauté nationale ! L’idée même d’accueil, corrélative de celle de migration, implique de délimiter un dedans et un dehors.
La préférence nationale semble irréductible à toute déconstruction moralisante, cheval de Troie d’une société composée d’individus indéterminés doués d’intérêts et de droits absolus dont les relations ne seraient réglées que par le marché et des procédures.
La condition politique de tout être humain montre l’inanité d’un tel front républicain niant le fait que la République est le régime politique d’une nation, en l’occurrence la France. En revanche, si l’on veut être logique, on peut parler d’un front républicain français. Celui-ci a pour objet non pas de diviser la nation, mais de veiller à son bien commun dans les circonstances d’une mondialisation libérale mettant en danger l’existence même d’un régime politique où les « droits sociaux » sont décorrélés de toute appartenance à la communauté nationale.
Le moralisme abstrait agite toujours la xénophobie intrinsèque à l’ide de préférence nationale. Rappelons que le grec phobé ne signifie pas la haine, mais la peur, sentiment qui a pour objet formel un mal à venir. Du fait qu’il puisse exister des peurs imaginaires, il serait déraisonnable d’en conclure que toute peur est sans objet réel. N’est-il pas légitime pour une nation d’avoir peur de ce qui va la priver de son bien premier, à savoir son être même ?
Le moralisme invoque l’hospitalité biblique pour mieux subvertir la justice qui consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû. La tradition du droit d’asile, honneur de la France, ne peut sans contradiction mortifère devenir le droit de tout être humain à être accueilli en France. Il est urgent que la République se souvienne qu’elle est française et que si front il doit y avoir, il a pour objet la vague migratoire que certains encouragent et réclament dans une folle inconséquente post-politique.
Septième dimanche après la Pentecôte : “Gardez-vous des faux prophètes”
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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La messe du septième dimanche après la Pentecôte présente quelques caractères assez particuliers. Elle ne figure pas dans les anciens livres romains, et serait donc d’origine gallicane. Précisons qu’il ne s’agit pas ici du gallicanisme du XVIIe siècle, et des prétentions de l’Église de France à s’ériger en Église nationale indépendante de Rome, mais de la liturgie de l’Église des Gaules antérieure à l’époque carolingienne, alors que l’unité liturgique n’était pas réalisée, et qu’il y avait encore un chant romain (ancêtre du chant grégorien), un chant ambrosien (à Milan), un chant bénéventin, un chant hispanique, un chant gallican etc.. C’est seulement au VIIIe siècle, sous Pépin le Bref et Charlemagne, que la liturgie romaine a été adoptée par tout l’occident chrétien, incorporant cependant certains éléments gallicans, dont cette messe est un témoin. C’est très net en ce qui concerne l’Alléluia, dont la mélodie s’étire en longueur de façon exubérante. De même l’Offertoire est une prière longue et développée, mais à l’opposé l’Introït, le Graduel et la Communion sont très simples et parmi les plus courts du répertoire.
► Introït : Omnes gentes
L’Introït, très court, et l’Alléluia, très long, ont exactement le même texte, ce qui est très rare (il n’y a qu’un autre cas, à la messe de minuit de Noël). Il s’agit du premier verset du psaume 46, acclamation triomphale qui accompagnait la montée de l’arche d’alliance sur la montagne de Sion, pour remercier le Seigneur d’une grande victoire accordée à son peuple. Ce psaume était déjà utilisé à la fête de l’Ascension, où cette montée préfigurait celle du Christ dans le ciel.
En ce temps après la Pentecôte, après les sentiments exprimés dans les chants des précédents dimanches : confiance en Dieu, abandon à sa volonté, prière pour obtenir sa protection, nous trouvons ici une autre attitude chrétienne fondamentale, que nous retrouverons le dimanche suivant : la louange de la majesté et de la toute puissance divine, l’action de grâces pour ses bienfaits :
Omnes gentes, plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.
On remarquera que cette louange divine doit s’effectuer par les mains et par la voix, c’est-à-dire aussi bien par nos actions que par nos paroles.
Le deuxième verset du psaume est psalmodié à la suite :
Quoniam Dominus excelsus, terribilis, rex magnus super omnem terram.
Car le Seigneur est très haut, redoutable, grand roi sur toute la terre.
Cet Introït, nous l’avons dit, est très court, et sa mélodie, très simple, est légère et joyeuse.
► Graduel : Venite filii
Contrairement aux autres chants de la messe du septième dimanche après la Pentecôte, le Graduel figure dans les anciens livres romains, mais au mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé ” férie des grands scrutins “, car c’était le jour où l’on désignait les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile Pascale, et où il a été repris pour ce dimanche. C’est donc d’abord à ces futurs baptisés que ce texte s’adresse. Il est tiré du psaume 33, cantique de louange et d’action de grâces, attribué à David, que nous retrouverons à plusieurs reprises en ce temps après la Pentecôte. Les deux versets réunis ici ne se suivent pas dans le psaume, mais ils se complètent admirablement :
Venite filii, audite me : timorem Domini docebo vos. Accedite ad eum, et illuminamini : et facies vestræ non confundentur.
Venez mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. Approchez-vous de Lui et vous serez illuminés et vos visages n’auront pas à en rougir.
Cette invitation aux nouveaux baptisés s’adresse aujourd’hui à nous tous. Nous y trouvons réunies deux grandes étapes de la vie spirituelle ; la crainte de Dieu, premier des dons du Saint Esprit, qui nous fait nous prosterner avec humilité devant la majesté divine, et l’illumination, qui nous fait connaître et contempler celui qui est la beauté et le bien infini, et nous attire irrésistiblement vers Lui.
Comme l’Introït Omnes gentes, ce Graduel est très court, mais sa mélodie, bien qu’elle utilise des formules que l’on retrouve dans de nombreux autres Graduels, exprime à merveille les richesses contenues dans le texte. On remarquera en particulier la descente au grave sur les mots docebo vos exprimant la profonde adoration devant la majesté divine, et à l’opposé la grande vocalise sur les mots accedite ad eum montant progressivement jusqu’à l’extrême aigu, exprimant ainsi notre attirance vers le ciel où nous contemplerons la splendeur divine.
► Alléluia : Omnes gentes
Comme nous l’avons dit le texte de l’Alléluia du septième dimanche après la Pentecôte est le même que celui de l’Introït, le premier verset du psaume 46, acclamation à la majesté et la toute puissance divine :
Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.
Mais alors que l’Introït était très court, faisant retentir cette acclamation avec une mélodie simple, légère et joyeuse, à l’opposé l’Alléluia est très long, avec une mélodie ample et solennelle, de grandes vocalises, de nombreuses modulations, s’attardant ainsi pour célébrer toutes les splendeurs de Dieu et de son œuvre dans leur immensité et leur variété. On voit là à quel point la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.
► Offertoire : Sicut in holocausto
Tous les chants des précédents dimanches étaient tirés des psaumes. Dans la messe du septième dimanche après la Pentecôte, nous allons trouver à l’Offertoire un chant tiré d’un autre livre de l’Ancien Testament, comme le seront plusieurs autres grands Offertoires que nous rencontrerons au cours de ce temps liturgique. Celui-ci est emprunté au prophète Daniel, et plus précisément à l’épisode des trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise par le roi Nabuchodonosor, et miraculeusement épargnés par les flammes, après avoir adressé à Dieu une magnifique prière, souvent utilisée dans la liturgie, dans laquelle ils offrent leur sacrifice pour le salut de leur peuple :
Sicut in holocausto arietum et taurorum, et sicut in millibus agnorum pinguium, sic fiat sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie ut placeat tibi, quia non est confusio confidentibus in te Domine.
Comme un holocauste de béliers, de taureaux et de milliers d’agneaux gras, qu’ainsi notre sacrifice s’accomplisse en votre présence afin qu’il vous plaise ; car ceux qui mettent en vous leur confiance, Seigneur, n’auront pas à en rougir.
On remarquera qu’une partie de ce texte, la deuxième phrase, figure dans les prières que le prêtre récite à l’Offertoire de la messe, au moment précis ou il est chanté aujourd’hui par la schola. Les sacrifices de l’Ancien Testament, et particulièrement celui que les trois jeunes hébreux étaient prêts à offrir pour leur peuple, sont évidemment la figure du sacrifice du Christ qui est offert sur l’autel. La mélodie de ce chant d’Offertoire commence très humblement avant de s’élever progressivement d’une manière suppliante avec des motifs répétés ; puis soudain elle s’envole en un grand élan sur les mots in conspectu tuo, et devient ensuite pleine d’assurance, avec de nouveau des motifs répétés plusieurs fois et une insistance très marquée jusqu’à la fin.
► Communion : Inclina aurem tuam
L’antienne de Communion du septième dimanche après la Pentecôte, comme l’Introït et le Graduel de cette messe, est une pièce très courte, peut-être la plus courte du répertoire. Nous y retrouvons un texte qui avait déjà été chanté le dimanche précédent, c’était la dernière phrase du verset de l’Alléluia, tiré du psaume 30 :
Inclina aurem tuam, accelera ut eruas nos.
Tendez l’oreille, hâtez-vous de nous délivrer.
Une petite différence cependant : le texte est mis ici au pluriel (eruas nos au lieu de erue me) et de prière personnelle, devient prière collective. C’est tout le peuple de Dieu, toute l’Église qui supplie le Seigneur avec confiance. Bien que la pièce soit très courte, elle comporte néanmoins deux phrases et la mélodie n’est pas celle d’une petite antienne. Elle est peu développée, mais assez ornée et très expressive, dans une ambiance douce et contemplative.
Nosto Fe : pèlerinage traditionnel de Provence
L’association NOSTO FE lance le premier pèlerinage traditionnel de Provence, sous le patronage de sainte Marie-Madeleine, les 5 et 6 octobre 2024, avec le soutien de SE Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, et le concours de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine.
7e édition de Feiz e Breizh les 28 et 29 septembre 2024
1624 : sainte Anne apparaît pour la première fois à un modeste laboureur breton.
2024 : quatre cents ans plus tard, le plus grand pèlerinage catholique de Bretagne poursuit sa marche vers le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray, les 28 et 29 septembre.
A l’occasion du jubilé de ces apparitions, venez vivre le « pèlerinage pour la Bretagne », venez faire peuple, venez partager un temps fort et vous fortifier.
Inscrivez-vous sans tarder dans l’un des nombreux chapitres du Vannetais, Cornouaille, Léon et Trégor, de Haute-Bretagne ou de la Bretagne extérieure. Proposez avec vos amis la création d’un chapitre ou intégrez les équipes de soutien.
La tradition populaire bretonne est en marche !
Rejoignez-nous pour invoquer deux jours durant la fille de notre patronne sainte Anne, Marie, mère du Christ Sauveur, tant honorée chez nous.
Enfants, jeunes, adultes et familles, par la prière, les méditations, les chants et cantiques bretons, par la solennité des messes, processions et adorations, par la joie du bivouac, de l’assemblée et de la veillée festive, avec l’élan des sonneurs et du bagad, par l’imprégnation réelle de l’histoire sainte et du patrimoine de Bretagne, soyez apôtres et devenez missionnaires !
Faites l’expérience de ces deux jours d’amitié pour enrichir notre enracinement : approfondir la foi de nos pères, se réapproprier l’héritage qui conduit à notre sanctification, fortifier l’espérance dont la chrétienté militante a tant besoin aujourd’hui !
War-raok evit gloar da Zoue hag ar vro !
En avant, pour la gloire de Dieu et du pays !
Les Belles figures de l’Histoire : Joseph de Cupertino, le saint volant
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le Père Vincent de MELLO, prêtre de Paris :
En chemin vers la lumière
Le père Jean-François Thomas, jésuite, a été professeur de philosophie dans différents pays. Il a été missionnaire aux Philippines où il s’est consacré à la sauvegarde des enfants des rues. Il est auteur d’essais et de romans et il intervient régulièrement dans Le Club des hommes en noirs (L’Homme nouveau) et dans l’émission Les Belles figures de l’Histoire (CNews). Il vient de publier un roman initiatique avec des personnages aux tempéraments divers et bien trempés qui, tous, d’une façon ou d’une autre, sont en quête de ce qui donne une véritable saveur à leur existence.
Daniel, Cécile, Augustin, et les autres, ne pourront trouver leur équilibre qu’en élevant leur regard. Éloge des racines, du vrai, du beau, du bon et de la fidélité, ces pages veulent encourager le lecteur à ne jamais baisser les bras, à ne pas se déclarer vaincu par les faiblesses, les erreurs et les épreuves.
Derrière ce roman, le père Thomas, déjà auteur de livres de méditation, notamment sur les vertus, nous livre une méditation sur l’existence, avec le personnage de Daniel, à qui tout réussit dans la vie mais qui perd brutalement son épouse. Confronté au désespoir, à la nostalgie, il perd le goût de la vie et opère une méditation intérieure qui le mène vers la vraie lumière. Ce roman est aussi l’occasion de nous livrer quelques réflexions pour notre existence :
Sommes-nous donc des moutons de Panurge, Grand-père ? La propagande actuelle ne découle pas, en France, d’une dictature militaire ou bananière. Pourtant, on la retrouve partout, notamment entre les mains des organismes de pression et d’influence, tous les “lobbies” comme on dit. Le propre du “lobby”, à mon avis, est d’ailleurs d’utiliser le langage comme une arme. Il n’y a qu’à voir l’ostracisme organisé et idéologique mis en place par ces groupes puissants contre tous ceux qui expriment le moindre désaccord avec eux. Il ne s’agit plus de prsécution politique mais de censure menaçante qui utilise tous les moyens possibles pour diffamer, railler, rejeter, exclure, pour ignorer et condamner au silence les voix discordantes. C’est le règne du “politiquement correct”, ceci dans toutes les sphères de la société.
La politique ne se réduit pas au bulletin de vote
De Constantin de Vergennes dans France catholique :
Le bulletin de vote et la carte du parti sont-ils les deux seuls moyens d’expression et d’engagement politique ? À en croire le dynamisme de l’offre de formation politique à destination de la jeunesse, un changement de paradigme semble s’être opéré. « Il y a vingt ans, l’immense majorité des jeunes ne voyaient l’engagement politique que sous un angle restrictif, limité aux partis politiques, témoigne Alexandre Pesey, directeur de l’Institut de formation politique (IFP), qui accompagne 400 nouveaux jeunes par an. Aujourd’hui, tout a volé en éclats et tous ont conscience que les batailles idéologiques se jouent sur les terrains de la culture, de la justice, de la magistrature… » L’IFP revendique avoir formé des jeunes travaillant désormais dans le journalisme, la vie associative ou la politique en tant qu’attaché parlementaire ou même député européen.
Le devoir d’état des chrétiens
Cours du soir, conférences en semaine, ateliers le week-end… La multiplication des formations, le plus souvent en parallèle des études ou de leur vie professionnelle, témoigne de l’appétence d’une génération pour l’engagement politique, dans le sens noble du terme. « Comme le dit Aristote, est politique ce qui concerne le bien commun de la Cité », résume Benoît Dumoulin, directeur d’Ichtus et chroniqueur à France Catholique. L’association, qui a pour but la formation des laïcs par l’enseignement social de l’Église, accueille 300 jeunes par an.
« Dès lors, pour un chrétien, tout est politique, car c’est dans son devoir d’état [somme des devoirs qui incombent à chacun selon son état de vie, NDLR] que réside sa responsabilité sociale vis-à-vis de la société. »
« Pendant plusieurs années, je n’aimais pas l’idée de “formation politique”, que je trouvais trop restrictive. Puis j’ai compris que cela pouvait également s’entendre comme une formation pour trouver les mots afin de défendre des idées essentielles » témoigne ainsi Camille Bouyé, jeune femme de 27 ans passée par l’IFP et désormais chargée de communication dans une association agissant dans le champ de la bioéthique. Philosophie, histoire, économie : le propre des formations est d’adopter une approche globale, qui donne des clés pour s’engager à tous niveaux. Une approche « métapolitique », qui ne dédaigne pas pour autant d’aborder les questions d’appareil de la vie politique française. « Les catholiques sont souvent, par naïveté ou par manque de formation, ignorants des stratégies politiques. Or, il faut absolument se former à les décrypter pour pouvoir y répondre » affirme Benoît Dumoulin, citant par exemple la manipulation des termes, comme ceux de « dignité dans la mort », utilisés par les promoteurs de l’euthanasie pour justifier une évolution de la loi.
Reconnecter politique et charité
« Notre génération doit se former afin de casser la séparation artificielle entre politique et charité, qui voudrait qu’il y ait d’un côté des grandes questions comme la bioéthique et, de l’autre, les actions concrètes de charité, comme les maraudes » relève Nicolas Bauer, juriste au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ). Pour ce jeune père de famille de 29 ans, la formation politique de la jeunesse doit donc consister à tout articuler autour de l’engagement pour le bien commun. Et il y a urgence.
« À ceux qui hésitent, je voudrais leur rappeler qu’il y aura toujours, “en face”, des gens qui s’engageront, souligne Camille Bouyé. Il ne faut pas être freiné par le mot de “politique”, mais bien comprendre qu’il s’agit d’œuvrer pour le bien de la Cité. Dès lors, il y a de la place pour tout le monde ! »
L’engagement politique est véritablement un engagement caritatif
De l’abbé Paul Roy (FSSP) :
Le pape Pie XI déclarait en 1927 que « la politique est la forme la plus haute de charité » (Discours aux représentants de la fédération universitaire italienne). Cette formule, reprise depuis par Jean-Paul II, Benoît XVI, et récemment par le pape François, a de quoi étonner, à l’heure où le monde politique semble éloigné de toute forme de vertu, et donc de charité.
Dans son Traité des vertus théologales, saint Thomas d’Aquin parle de la paix, de la bienfaisance, de l’aumône comme des fruits de la charité, et de la dispute, de la guerre, de la sédition parmi les vices et péchés qui lui sont opposés : autant de notions qui semblent bien rattacher la charité au domaine de la politique. Comment comprendre ce lien et éclairer l’affirmation de Pie XI ?
Une amitié politique fondée sur le bien commun
L’amitié vertueuse est définie par Aristote comme le fait de se vouloir mutuellement du bien. Pour lui, l’amitié s’évalue à l’aune du bien que l’on partage : plus le bien que nous avons en commun est élevé, et plus notre amitié sera grande.
Saint Thomas présente la charité – l’amour de Dieu par-dessus tout, et l’amour du prochain comme de soi-même par amour pour Dieu – comme une forme particulière d’amitié de l’homme pour Dieu. Cette amitié se fonde sur la communication du bien suprême qu’est la béatitude éternelle (Somme théologique). Mais elle inclut aussi l’amour envers le prochain, dont les actes procèdent du même mouvement fondamental de bienveillance. La charité se réalise donc dans l’amitié exercée au premier niveau de la relation immédiatement interpersonnelle – famille, travail, amis –, mais aussi au niveau supérieur et architectonique de la communauté et de toute la société.
L’objectif de l’amitié politique est la poursuite d’un bien partagé par toute la cité – polis en grec – : le bien commun, dont saint Thomas fera la notion clé d’une politique réaliste et chrétienne. Ce bien commun, malgré les apparences, n’est jamais contraire au bien des individus mais les élève à une perspective plus large : le sacrifice demandé au soldat qui doit défendre sa patrie semble lui faire courir un risque, mais qui contribue finalement à la sauvegarde de sa famille et de sa propriété. Supérieur donc au bien particulier des individus, le bien commun fonde une amitié plus haute, tant par l’extension de son domaine que par la valeur du patrimoine partagé qui la fonde.
De l’amitié à la charité politique
Mais pour que cette amitié politique soit véritablement une charité, il faut qu’elle prenne en compte chacun dans toute sa dimension, en tant qu’il est orienté vers sa fin surnaturelle. « La personne humaine est la fin et le fondement de la communauté politique » (concile Vatican II, Gaudium et spes).
L’amitié politique n’a donc pas sa fin en soi : le bien commun, fin ultime de la communauté humaine au plan terrestre, se subordonne au bien surnaturel des personnes qui en sont les membres. La société existe comme un cadre qui permet à chacun un véritable épanouissement spirituel.
Comment s’exerce au concret cette charité politique, prenant en compte la double dimension du bien commun ? Sans rien enlever de l’obligation d’exercer la charité envers notre prochain, en respectant un ordre naturel qui induit une hiérarchie de l’amitié en fonction des biens partagés – c’est l’ordo caritatis, ordre de la charité, de saint Thomas d’Aquin –, la charité politique s’exerce aussi à un niveau supérieur, à travers l’engagement au service de la communauté, permettant à tous d’y trouver le cadre de leur épanouissement dans la vertu humaine et spirituelle. Benoît XVI écrit :
« On aime d’autant plus efficacement le prochain que l’on travaille davantage en faveur du bien commun qui répond également à ses besoins réels » (encyclique Caritas in Veritate, 29 juin 2009).
Négativement, cette action passe par la lutte contre les « structures de péché » induites par certaines normes ou formes d’organisation socio-économiques. Positivement, la christianisation des communautés passe d’abord par leur humanisation : une société où la loi naturelle est pleinement connue et vécue est ouverte et disponible à l’irruption de la grâce. Cette humanisation concerne tant le domaine de la morale familiale et de la bioéthique que les conditions pragmatiques de la vie économique : un chrétien doit aussi s’engager, par amour pour lui, pour que son prochain ne se trouve jamais dans la misère économique, humaine ou spirituelle.
L’engagement politique, affaire de charité ?
L’engagement politique est donc véritablement un engagement caritatif, au sens premier du terme : c’est une affaire et une exigence de charité, à laquelle le chrétien, selon son état de vie, ne peut se soustraire.
Cet appel, répété par les papes au cours des dernières décennies, est d’autant plus urgent que l’individualisme et le relativisme des sociétés contemporaines induisent une tendance générale au repli et au désengagement. Ce vice est sans doute plus accentué encore dans le cadre d’un État très fortement centralisé – des structures de décision aux mécanismes de redistribution –, où l’on a l’impression de n’avoir aucune prise, ni sur le contexte politique ni sur le cadre général de vie. À cet égard, le thème de l’ordo caritatis chez saint Thomas d’Aquin, fondant le principe de subsidiarité, incite à chercher toujours l’engagement au niveau le plus proche et local : puisque la politique est une véritable charité, elle doit nous conduire à nous mettre d’abord au service de celui qui est le plus immédiatement notre prochain.
« Celui qui dit “j’aime Dieu” et qui n’aime pas son prochain est un menteur », écrit l’apôtre saint Jean (1 Jn 4, 20). Cette exigence de charité ne s’exerce pas seulement au niveau interpersonnel mais jusqu’au cadre politique de la vie des cités, que les chrétiens doivent s’efforcer avec courage d’humaniser et de christianiser, afin de travailler à l’avènement du règne social du Christ.

