“Au vu de l’importance et de la durée de la crise, il faut être raisonnable et sortir des logiques totalitaires”
Le Père de Blignières a donné un entretien à Famille chrétienne au sujet des futurs sacres de la FSSPX :
Comment avez-vous personnellement accueilli l’annonce, le 2 février, et la confirmation, le 19 février, de l’ordination de nouveaux évêques par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X ?
Père Louis-Marie de Blignières – L’annonce des nouveaux sacres m’inspire beaucoup de tristesse, mais pas vraiment de surprise. Je perçois, depuis plusieurs années, cette évolution de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), qui ne semble plus du tout se soucier de l’unité de l’Église. La FSSPX paraissait engagée sur cette voie depuis 2012, lorsque l’éviction de Mgr Bernard Fellay, pourtant proche d’un accord avec Rome, a marqué un tournant et l’éloignement progressif de la Fraternité.
Il faut rappeler que le traditionalisme est, à l’origine, une légitime réaction contre la crise de la foi, de la catéchèse et de la liturgie. La FSSPX, dont la fondation a été régulière, a beaucoup contribué à développer le traditionalisme. La condamnation très injuste de Mgr Marcel Lefebvre en 1975, l’opposition persistante de Paul VI, la malveillance de l’épiscopat (surtout français) ont envenimé la situation. Elles ont créé, chez Mgr Lefebvre puis chez ses successeurs, une défiance en la hiérarchie qui n’a jamais pu être surmontée.
Cette défiance, jointe à une surenchère (non fondée en saine théologie) dans la critique du Concile et de la réforme liturgique, ont fait échouer les ouvertures successives de Jean-Paul II et de Benoît XVI.
En juillet, j’ai écrit à l’abbé Davide Pagliarani [supérieur général de la FSSPX, Ndlr], afin de lui suggérer de proposer au Saint-Siège, sur la base d’un accord du type de celui du 5 mai 1988 entre Mgr Lefebvre et le cardinal Joseph Ratzinger, la constitution d’une administration apostolique universelle pour la FSSPX. Il n’a pas donné suite à cette proposition.
J’ai ensuite publié un article dans notre revue Sedes Sapientiae du mois de décembre, pour montrer que, théologiquement, il n’est pas admissible de faire un évêque hors de la communion hiérarchique. Consacrer des évêques contre la volonté du pape et en dehors de la communion épiscopale revient à s’opposer au droit divin.
À la suite de l’annonce de futures ordinations épiscopales, l’abbé Pagliarani a été reçu par le préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, le 12 février. Le Saint-Siège a proposé un parcours de dialogue théologique afin de maintenir « les minima nécessaires » à la pleine communion avec l’Église catholique. La FSSPX vient de refuser ce parcours. Comment analysez-vous ce refus ?
La FSSPX aurait pu, sans déshonneur, revenir à ce qui fut la position des premiers traditionalistes, comme l’abbé Victor Berto (théologien de Mgr Lefebvre au Concile) ou Jean Madiran. Ce fut aussi longtemps la position officielle de Mgr Lefebvre lui-même dans ses rapports avec Rome. Le 18 novembre 1978, reçu par Jean-Paul II, il se disait « prêt à accepter le Concile lu à la lumière de la Tradition ».
Pour la liturgie réformée par Paul VI, qui est critiquable sous bien des aspects, la FSSPX pourrait reconnaître ce que Mgr Lefebvre reconnaissait dans l’accord du 5 mai 1988 : elle est une liturgie valide. Mais ces dernières années, les positions de la FSSPX ont été, au contraire, dans le sens d’une maximisation déraisonnable des critiques. Ainsi, dans un article du 12 février dernier sur le site La Porte latine, l’abbé Jean-Michel Gleize explique que « la nouvelle messe » est « un buisson rempli de reptiles venimeux » et que « le concile Vatican II met la foi en péril ».
Une fois que les nouvelles ordinations auront eu lieu, utiliseriez-vous le mot « schisme » pour qualifier la situation ?
Oui, malheureusement. Il me paraît fort probable que, après les sacres, le pape déclarera l’excommunication, mais, de toute façon, comme la FSSPX sera passée aux actes avec des sacres contre la volonté du pape, elle serait excommuniée ipso facto.
Le fait de constituer un épiscopat en dehors de la communion du corps des évêques, c’est l’essence même du schisme. Le mandat pontifical requis dans le droit actuel ne fait qu’exprimer un aspect de la constitution de l’Église. « De droit divin, les évêques, même dispersés, sont un corps constitué dans l’Église », écrit l’abbé Berto, qui n’était pas un théologien progressiste.
Le supérieur de la FSSPX justifie l’annonce de nouvelles ordinations au nom du « Salut des âmes », qu’il présente comme une « nécessité grave » et exceptionnelle.
Il est vrai que « la loi suprême, c’est le Salut des âmes ». Mais premièrement, c’est une erreur théologique – une erreur presque enfantine – de penser que l’on peut procurer le Salut des âmes par des actes qui sont intrinsèquement mauvais. Or, le fait de se passer de la communion hiérarchique est en soi mauvais. La fin ne justifie pas les moyens.
Le raisonnement présenté par l’abbé Pagliarani a été celui de nombreux groupes orientaux dissidents, et même celui de certains hérétiques protestants.
Et deuxièmement, il y a, dans son exposé, une grave erreur de fait. Il est faux qu’il soit impossible, dans les structures visibles de l’Église catholique, d’obtenir les sacrements et la prédication traditionnels, puisque de nombreux instituts et un certain nombre de paroisses se développent selon les pédagogies traditionnelles de la foi, et peuvent parfaitement répondre aux besoins spirituels des fidèles.
Est-ce que, avec l’annonce de ces prochaines ordinations, nous sommes revenus au point de départ de la crise en 1988 ?
Je pense que l’on est arrivé à une situation pire. Les sacres de 1988 n’étaient que le premier pas. Mgr Lefebvre avait fait ce pas, malgré la réticence de certaines personnes de son entourage, et malgré des accords avec le Saint-Siège pourtant très favorables. C’était donc un début, une sorte de tâtonnement.
Nous sommes désormais trente-huit ans plus tard, et la FSSPX est répandue dans le monde entier. Elle s’est installée progressivement dans une séparation volontaire de plus en plus radicale.
Je remarque la méconnaissance de nombreux observateurs, journalistes ou laïcs, pourtant bien intentionnés, à propos d’un principe fondamental qui anime la FSSPX. Ce principe est résumé dans la déclaration de Mgr Lefebvre du 21 novembre 1974 : il existe deux Églises, une « Église conciliaire » – qui est pétrie de l’hérésie du modernisme – et une Église traditionnelle, « l’Église de toujours », celle de la FSSPX.
Une déclaration que Mgr Lefebvre a faite sous le coup de la colère, comme il l’a reconnu plus tard, mais qu’il n’a jamais voulu rétracter.
La sortie de cette crise est-elle possible à votre avis ?
Au vu de l’importance et de la durée de la crise, il faut être raisonnable et sortir des logiques totalitaires. Certains de nos confrères voudraient que l’on considère comme nul et non avenu un Concile œcuménique, et que l’on supprime la messe qui est dite par plus de 400 000 prêtres et suivie par plus d’un milliard de fidèles dans le monde. Non seulement c’est irréaliste, mais cela ne correspond pas au sens ecclésial.
Je ne souhaite pas que l’on fasse aux autres ce que l’on nous a fait, à nous traditionalistes, depuis 1969. Paul VI a imposé la nouvelle messe, ce fut une catastrophe. Je ne pense pas qu’un pape puisse imposer le retour à la « messe de Saint-Pie-V » à tous les prêtres dont certains ne comprennent même pas le latin.
En sens contraire, le motu proprio Traditionis custodes, qui vise à éradiquer la liturgie traditionnelle, a été l’exemple flagrant d’une énième réponse totalitaire et radicale.
Quelle serait la solution à cette crise ?
Si le retour à la situation découlant du motu proprio Summorum pontificum et l’ouverture de nombreuses paroisses personnelles dédiées au rite traditionnel n’étaient pas possibles, je propose une nouvelle piste de travail.
La création d’un « ordinariat traditionnel » en France, similaire à celui établi au Brésil pour l’Union Saint-Jean-Marie-Vianney. Cette structure hiérarchique complémentaire, avec à sa tête un évêque issu du monde traditionaliste, choisi par Rome, permettrait aux fidèles qui s’y inscrivent d’avoir accès aux sacrements dans l’ancien rite et de bénéficier des pédagogies traditionnelles de la foi, tout en gardant le contact avec les paroisses d’origine (comme le font, par exemple, les militaires dans leur ordinariat du diocèse aux Armées).
Le jour de Noël, j’ai envoyé en ce sens une lettre à une centaine de cardinaux qui se réunissaient en consistoire. Cette démarche a suscité un certain intérêt, et j’ai reçu quelques réponses encourageantes.
Face à votre suggestion, certains catholiques traditionnels craignent une « réserve d’Indiens »…
Calqué sur un ordinariat militaire, l’ordinariat traditionnel, par sa nature même, ne peut pas isoler les traditionalistes. Au contraire, parce qu’il leur procurerait un moyen supplémentaire d’obtenir l’assistance pastorale dont ils ont besoin, ces fidèles ne craindraient plus d’être acculés, car ils auraient un ou plusieurs évêques capables de les comprendre et de répondre à leurs demandes légitimes.
Loin d’être une « réserve », l’ordinariat offrirait un instrument juridique souple et ouvert, adapté à la situation diversifiée des catholiques attachés aux pédagogies traditionnelles.
Les religieux sont-ils en danger ?
Communiqué de la DRAC du 26 février 2026
La Drac (Droits du Religieux Ancien Combattant) est née en 1924 du refus de voir à nouveau expulser de France les religieux consacrés catholiques qui, ayant été chassés du territoire national par les lois antireligieuses de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, étaient revenus se mettre au service de la patrie lors de la mobilisation de 1914. Moins de six ans après la fin de la guerre, avec l’arrivée au pouvoir du Cartel des gauches, le gouvernement Herriot annonçait, le 2 juin 1924, l’expulsion des congrégations.
C’est pour s’opposer à cette nouvelle mesure de proscription qu’a été créée la Drac, le 2 août 1924. Cette proscription fut alors suspendue et la Drac a dû lutter pour voir transformer cette suspension en statut pleinement légal des religieux, ce qui n’aboutit définitivement qu’à la Libération. Depuis, les religieux ont vécu en paix dans notre pays et la Drac s’est investie dans la formation civique de la jeunesse, dans un esprit chrétien, notamment par une Coupe d’éloquence dont le centenaire a lieu en cette année 2026. Toutefois, certains faits récents conduisent la Drac, consciente de ses engagements originels, à penser que la situation – apaisée depuis 80 ans – des religieuses et religieux catholiques pourrait être à nouveau menacée.
On note d’abord une ambiance de suspicion généralisée entretenue à l’encontre des établissements d’enseignement catholiques, encadrés encore, pour partie, par des congrégations religieuses. La suspicion est lisible dans une partie de la presse, sans lien établi avec des déviances criminelles passées de certains cadres, laïques ou ecclésiastiques, légitimement condamnées par la justice civile et canonique. Sont mis en cause la pratique cultuelle et l’enseignement religieux au sein des établissements, ainsi que les normes morales privées (notamment familiales et affectives) liées à une identité confessionnelle depuis longtemps officiellement reconnue par l’État. Au-delà de son expression médiatique, cette suspicion est manifeste dans le déroulement de certaines inspections administratives récentes, telles qu’elles ont pu être déplorées par le secrétaire général de l’Enseignement catholique.
Ce climat de suspicion se manifeste aussi dans une remise en cause du secret de la confession et du cadre des vœux religieux, considérés comme abdication de la liberté individuelle ou technique d’emprise. Il est possible de voir ici des réminiscences – avouées parfois ouvertement – des théories qui ont inspiré l’abolition des vœux religieux sous la Révolution ou les fermetures d’écoles et les proscriptions sous la Troisième République.
La dernière menace concerne les congrégations hospitalières, particulièrement investies en France, dans l’accueil des personnes âgées les plus fragiles et les plus pauvres ainsi que dans nombre de services de soins palliatifs. Si la loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté était finalement adoptée sans vraie clause de conscience, personnelle ou concernant l’établissement où l’acte létal devrait être pratiqué, les religieux et religieuses qui encadrent ou dirigent cet établissement auraient-ils alors d’autre moyen que celui de le fermer pour rester fidèles à la défense de la vie, au cœur des vœux des chrétiens consacrés ?
Certains responsables de communautés religieuses hospitalières ont déjà évoqué ouvertement le risque de prendre le chemin de l’exil pour offrir leurs services à des pays respectueux du droit absolu à la vie jusqu’à son terme naturel. La Drac appelle à la prise de conscience, à la prière et à la vigilance devant ces menaces nouvelles, dramatiques pour les générations actuelles et à venir, dont l’issue risquerait d’être à nouveau l’exil des religieux et religieuses, qu’elle a pu contribuer à empêcher en 1924.
Comme chaque année, la DRAC organise le concours de la coupe d’éloquence ouvert aux lycéens.
Le sujet de la Coupe du centenaire reprend en partie les termes de celui de la première Coupe d’éloquence, en 1926. Il en reprend surtout le contexte. Il s’agit donc, comme il y a cent ans, à l’époque où les religieux devaient faire face à la pression d’une partie des autorités civiles et administratives, ainsi que de certaines voix de la presse ou de mouvements d’idées, qui étaient toutes extérieures à l’institution ecclésiale, de prendre en compte, pour les attaques « de toutes parts » d’aujourd’hui, uniquement les attaques extérieures à l’Eglise catholique, pour garder le lien avec le contexte de 1926.
ONU: Une Sœur dénonce la loi française sur l’euthanasie devant le Rapporteur spécial sur la liberté de religion
Ce mardi 3 mars 2026, Sœur Agnès, médecin des Petites sœurs des pauvres, s’est exprimée devant le Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction aux Nations unies à Genève, pour défendre l’objection de conscience des établissements confessionnels de santé face à l’euthanasie.
En effet, la « proposition de loi pour un droit à l’aide à mourir » adoptée par l’Assemblée nationale le 25 février 2026 prévoit qu’aucun établissement de santé ne pourra s’opposer à ce que des euthanasies soient pratiquées en son sein. C’est une atteinte à la liberté de religion des personnes qui s’associent pour un projet éthique, philosophique ou confessionnel fondamentalement opposé à l’idée de donner la mort. Les Petites sœurs des pauvres et d’autres congrégations catholiques œuvrent depuis des siècles à l’accompagnement des malades et ne devraient pas être obligées de renier les commandements de Dieu et leur serment d’Hippocrate pour poursuivre leur œuvre.
Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ a également accompagné Sœur Agnès ce même jour dans différents rendez-vous aux Nations unies, notamment auprès du nonce apostolique à Genève, Mgr Ettore Balestrero et auprès de l’équipe du Rapporteur spécial de la liberté de religion afin de les informer de toutes les conséquences de la loi si elle était définitivement adoptée.
Voici ce que Sœur Agnès a déclaré durant cette 61e session régulière du Conseil des droits de l’homme dans le cadre d’un dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction :
Madame le Rapporteur,
Je suis venue ici pour vous alerter et demander votre aide.
Je suis religieuse de la congrégation des « Petites Sœurs des Pauvres ».
Je m’exprime ici au nom des congrégations catholiques françaises qui ont fondé et dirigent des hôpitaux et des maisons de retraites.
Notre mission est de prendre soin des pauvres, des personnes âgées, des malades, des personnes porteuses de handicaps, des plus vulnérables.
Or, une loi actuellement en discussion en France prévoit de légaliser l’euthanasie, selon une procédure permissive, expéditive et répressive.
Elle prévoit aussi de contraindre tous les établissements religieux à accepter la pratique de l’euthanasie en leur sein, sur leurs patients et résidents.
Elle prévoit même de nous condamner à 2 ans de prison et à 30 000 euros d’amende si nous refusons l’euthanasie et le suicide assisté. Toute personne qui voudrait convaincre un proche de ne pas recourir à l’euthanasie encoure la même peine.
Mme le Rapporteur, nous voulons continuer à accueillir, soigner, accompagner la vie jusqu’à sa fin naturelle avec douceur et compassion. Nous voulons soulager la souffrance, y compris celle qui fait demander à mourir, mais nos mains ne tueront pas, même si nous devons être condamnées pour cela.
Mme le Rapporteur, vous le savez, une telle condamnation pénale pour notre refus de l’euthanasie serait une grave violation de notre liberté de religion, garantie en droit européen et international.
Mme la Rapporteur, chers membres du Conseil, nous vous en prions, intervenez auprès du Gouvernement français pour qu’il respecte la vie humaine et notre liberté.
Je vous remercie.
“Je vois la vie en vert” le 17 mars, pour la ” Saint Patrick” – Mais qui est donc ce saint toujours fêté ?
Au fil des pages, entrez dans cet univers légendaire où s’est forgé l’esprit de Braveheart, où le roi Arthur reviendra pour sonner l’heure de la grande délivrance. Après un exposé historique détaillé de la vie de Patrick, l’auteur nous embarque pour un tour du monde de la « Saint Patrick » avec ses folklores, ses thèmes et ses réjouissances. C’est la vie en vert ! De Dublin à Boston, de New York à Sydney, et même à Paris depuis 1993, la Saint-Patrick est célébrée en une parade universelle : tartans chamarrés, cornemuses en tête, et coiffé du traditionnel “Leprechaun Hat” avec sa boucle dorée rappelant les trésors des légendes celtiques.
Qui était saint Patrick, patron de l’Irlande ? Comment expliquer son caractère si fédérateur ? Pourquoi l’associe-t-on au symbole du trèfle ? Quel fut son ministère ? Comment contra-t-il les croyances antiques de l’Ard Ri, roi suprême d’Irlande régnant depuis la colline sacrée de Tara ? Pourquoi, plus de 1 500 ans après sa mort, son aura continue-t-elle d’unir les peuples frères, de notre Bretagne armoricaine à la “diaspora” interceltique ?
Du Ve siècle, cette figure évoque immanquablement l’Irlande et son évangélisation. Sa fête, célébrée dans le monde entier le 17 mars, renvoie dans l’imaginaire à des refrains de musique folklorique accompagnés de chopes de bières joyeusement entrechoquées.
Patrick ? Les Irlandais l’appellent Padraig, en langue gaélique. Les Bretons insulaires et ceux d’Armorique en ont fait Padrig. Pour les Romains, patricus désignait un patricien, un noble. Plus tard, sous l’empereur Constantin, un patrice était un haut dignitaire de l’Empire. Les Français n’ont fait que mettre une majuscule à ce nom « Patrice ». Mais le monde entier, où fleurit ce prénom printanier, a retenu son anglophone nom de baptême « Patrick ». Le Vatican reconnaît en Patrick (389-461) le saint patron de l’Irlande appelée encore l’ile d’Emeraude, Eire en gaélique. Comme les anglais ne sont pas à un sarcasme près, ils en ont fait un surnom désobligeant, Paddy, pour mieux tourner le dévot irlandais en dérision. Dans l’imagerie péjorative du Londonien de la rue, un « paddy » c’est un lointain Patrick traînant chômage et famille nombreuse. Au mieux un barde de comptoir. Mais ce sont les anglais ! Shame !
Patrick Mahé l’auteur de ces recherches navigue entre mythes et légendes pour nous présenter la vie de ce jeune homme dont la foi s’est forgée au travers d’années d’esclavage. À la suite d’un appel missionnaire à sauver l’Irlande, il part annoncer la « nouvelle religion » en accomplissant d’étonnants miracles. Ses prêches subjuguaient, interrogeaient. Mais têtes dures d’Irlandais, pour comprendre la Sainte Trinité, il en eut raison avec le trèfle, shamrock, devenu le symbole de l’Irlande. Sa lutte contre les druides et les pratiques païennes, qui s’inscrit avant tout dans une compréhension de la mythologie celte, est un exemple de pédagogie et de dialogue interculturel encore d’actualité. Souvent en butte aux croyances païennes, il prenait le ton et y ajoutait sa touche – le feu qui brula le druide mais non ses émissaires ! La rivière qui se tarit pour le laisser passer.
La vie de Patrick fut une aventure extraordinaire entre légendes et mythes, certains récits ont la vie dure. De rivalités politiques en conflits et trahisons, Patrick marcha droit pour conquérir les âmes à Dieu. Bouillant il diffusait son zèle autour de lui pour entraîner ce troupeau que Dieu lui avait confié.
Le 17 mars ? L’occasion de découvrir cette figure de sainteté populaire dont le symbole s’est étendu de la Bretagne jusqu’aux États-Unis. Dans le monde entier, on chante à la Saint-Patrick !
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Saint Patrick, de Patrick Mahé, Editions Salvator, 144 pages, de nombreuses photos et documents en couleurs, jolie édition sur papier glacé, couverture souple avec rabats, 14.90 €
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Des actes d’autoritarisme et de cléricalisme ?
De Christian Bless sur Perspectives catholiques :
Sans grande surprise, la demande de la FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X) de pouvoir sacrer de nouveaux évêques pour assurer la continuité de son ministère auprès des fidèles s’est heurtée, de fait, à une fin de non-recevoir de la part des autorités romaines et plus précisément du Dicastère pour la Doctrine de la foi et de son Préfet le Cardinal Víctor Manuel Fernández. Effectivement, il y avait peu de chances que le personnel ecclésiastique qui occupe les allées du pouvoir dans l’Église conciliaire puisse autoriser un acte qui retentit comme un désaveu de la «pastorale», il serait plus exact de parler de «praxis», qu’ils imposent aux fidèles depuis une soixantaine d’années.
L’Église catholique et la Révélation
L’Église est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Elle est le Corps mystique de Jésus-Christ. Elle est Jésus-Christ répandu et communiqué. Fondée par Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, elle a reçu le dépôt de la foi et la mission de le transmettre intact. «Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai commandé.» Comme Dieu est Un, l’Église est une. Elle a reçu en dépôt la Révélation qui est close à la mort du dernier apôtre. Elle a mission de transmettre et d’expliciter ce dépôt, de manière homogène, mais en aucun cas de le modifier, de l’adapter aux temps et aux lieux. C’est donc la devise de saint Paul : «Tradidi quod et accepi» (J’ai transmis ce que j’ai reçu). Ni plus, ni moins. Dieu EST et sa révélation dans la seconde Personne de la Trinité est l’expression de cet Être éternel et intangible. Le Christ incarné, l’Alpha et l’Oméga, est l’empreinte de Dieu. A travers les siècles, la Sainte Église scrute ce dépôt définitif pour en avoir une meilleure compréhension mais cette connaissance approfondie n’apporte aucun élément qui ne soit inclus dans le dépôt de la foi révélée et confirmée par le Christ. Comme l’enseigne le cardinal Journet, l’Église «désenveloppe» le dépôt pour le faire mieux comprendre aux intelligences et aux âmes. Elle ne modifie pas le dépôt reçu, elle en explicite les parties et les virtualités en un développement homogène du dogme (l’enseignement), sans rupture, sans modification.
L’Église est donc essentiellement Tradition, transmission. Elle transmet ce qu’elle a reçu de son fondateur. Elle n’a pas de pouvoir sur ce dépôt, elle est au service de ce dépôt, de sa transmission. C’est sa raison d’être : «Allez, enseignez toutes les nations…». Ce dépôt révèle les secrets de la vie divine, des trois Personnes de la Trinité, et d’abord que Dieu est à la fois Un et Trine. Il dit le destin de l’homme et comment il doit se mettre en harmonie avec l’être même de Dieu son Créateur. Cette révélation de l’Être divin ne peut pas plus subir de variations que l’Être divin lui-même, éternel, immuable puisqu’elle en est l’expression. «Je suis celui qui suis» révèle Dieu à Moïse (Exode 3,14) dans une formule saisissante.
L’Église et le monde
Il est clair qu’un monde dont les intelligences et les sensibilités sont ravagées par le relativisme, enivré de progrès techniques et d’un volontarisme qui lui fait croire qu’il est maître des choses et peut en disposer à volonté, sans limite aucune, ne peut concevoir, ni accepter, qu’il est limité et qu’il est soumis à une nature des choses et à une destinée qui échappe à son contrôle et à laquelle il doit adhérer afin d’accomplir pleinement son destin, ce pourquoi il a été créé. Cette destinée, cette adhésion au plan divin immuable n’est en rien un carcan, une oppression, une mutilation de sa dignité. Bien au contraire, l’assentiment libre à ce destin constitue sa grandeur et sa dignité. «La vérité vous rendra libre.»
L’Église romaine est garante de ces grandes vérités naturelles et surnaturelles ; et elle seule. Elle n’a pas le pouvoir de les modifier. Une fois encore, elle les a reçues en dépôt afin de les transmettre et les communiquer, éventuellement de les défendre. Tout au long des deux derniers millénaires, à de nombreuses reprises, elle a eu à les défendre contre des esprits faux qui, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, ont voulu attaquer ou déformer le dépôt sacré. Le clergé a souvent été en pointe dans ce combat contre le dépôt révélé prétendant le réinterpréter, l’adapter. Arius et Luther ne sont que deux exemples d’une longue série. Il importe de distinguer l’Église est sainte et sans péché mais composée de pécheurs. L’Évangile nous enseigne qu’aux premières heures de l’Église, au Mont des Oliviers, la nuit du Vendredi Saint, les Apôtres se sont enfuis au lieu de défendre le Maître et que saint Pierre, le premier pape, peu d’heures plus tard, a répondu à la servante : «Je ne connais pas cet homme». Mesurons-nous la portée de ces paroles ? A travers les siècles, les successeurs des Apôtres ne se sont pas montrés au-dessus des disciples du Christ qui avaient pourtant été les témoins de son enseignement et de nombreux miracles.
L’Église, comme son divin fondateur, est incarnée. Si elle a la tête dans le ciel, ses serviteurs piétinent dans la boue de ce monde et en sont souvent éclaboussés. A de rares exceptions près, le clergé, comme les simples fidèles, a toujours épousé, plus ou moins, les vicissitudes du monde. A titre d’exemple, dans l’histoire récente, le clergé s’est montré royaliste sous l’Ancien Régime, révolutionnaire durant les années où l’affreuse Révolution française massacrait les prêtres et les religieuses, pour adhérer à l’Empire, redevenir royalistes à la Restauration, ensuite démocrate et, plus récemment, socialistes, voire communistes de nos jours. Enfin, à l’heure actuelle, le clergé est très préoccupé par la déforestation en Amazonie, le réchauffement climatique, la fonte de la banquise (jusqu’à bénir pontificalement des glaçons), les «marges» LGBT, les dits «migrants» … et bien d’autres sujets qui ne sont pas de sa compétence et l’éloignent de sa mission divine de sanctification des âmes. Sans ajouter ici une liste de noms, notons que les clercs aujourd’hui ressemblent tristement à nos politiciens par leur ignorance, leurs préjugés, leur adhésion aux modes intellectuelles les plus folles, parfois par leurs mœurs.
FSSPX et les sacres épiscopaux
Mais il nous faut revenir au temps présent qui s’inscrit dans cette grande continuité. Avec l’autorisation bienveillante de Monseigneur François Charrière, la FSSPX a été fondée en 1970, à Fribourg, pour former des prêtres et assurer aux fidèles les sacrements nécessaires à leur salut éternel. Comme le déclarait son fondateur, Monseigneur Marcel Lefebvre, il s’agissait pour lui, archevêque de la Sainte Église, à la demande de jeunes séminaristes et de familles, de continuer de faire ce qu’il avait appris de l’Église et ce qui lui avait été commandé tout au long d’une carrière, déjà longue, au service du Christ et de Rome. Rien de plus, rien de moins. Il n’est pas ici question de relater les tribulations qui ont accompagné la vie de la FSSPX et son fondateur.
En 1988 déjà, sans aucun motif grave, l’autorité romaine lui avait refusé le sacre des évêques nécessaires à sa succession et à la survie de son œuvre sacerdotale, la FSSPX. Aujourd’hui à nouveau, près de quarante années plus tard, toujours sans motif, les autorités vaticanes refusent à ses successeurs cette même autorisation. Nous sommes face à des actes d’autoritarisme et de cléricalisme qui déconsidèrent leurs auteurs et leur font perdre le peu de légitimité qu’ils croient encore détenir. Une autorité est au service du bien des âmes et du bien commun et l’obéissance qui lui est due dépend du respect de cette finalité. Dans un récent essai (L’obéissance en question – Via Romana), Jean-Pierre Maugendre nous précise : «Mais l’obéissance dans l’Église n’est jamais aveugle ou inconditionnelle. Elle est au service de la foi pérenne transmise par l’Église, inaltérée depuis deux mille ans. Ce n’est jamais le fidèle qui juge les actes du magistère, c’est la Tradition de l’église qui le fait pour lui.»
Plus haut dans ce précieux texte, l’auteur posait le contexte en citant Guillaume Cuchet (Comment notre monde a cessé d’être chrétien – Seuil) : «Cette rupture au sein de la prédication catholique a créé une profonde discontinuité dans les contenus prêchés et vécus de la religion de part et d’autre des années 1960. Elle est si manifeste qu’un observateur extérieur pourrait légitimement se demander si, par-delà la continuité d’un nom et de l’appareil théorique des dogmes, il s’agit toujours bien de la même religion.» Lecteurs, relisez ce constat !
Cette «profonde discontinuité» nous a conduits à la situation actuelle. De vaines contorsions intellectuelles et sémantiques ont tenté de nous persuader qu’il fallait, au sujet du Concile de Vatican II, éviter une «herméneutique de rupture» et s’attacher à une «herméneutique de continuité», mais il y a dans les faits une volonté de rupture, assumée par les principaux acteurs du Concile, qui ne permet pas une «herméneutique de continuité». Cette volonté de rupture est analysée, textes à l’appui, dans de nombreux ouvrages. On ne peut procéder à une «réforme de la réforme» lorsqu’initialement il n’y a pas eu réforme mais révolution. Contentons-nous de renvoyer le lecteur au livre majeur de Roberto de Mattei (Vatican II, l’histoire qu’il fallait écrire – Contretemps) qui analyse en détail les étapes de la mise en place de cette «profonde discontinuité».
Non ! Il n’existe pas «deux rites égaux en sainteté qui doivent s’enrichir mutuellement». L’Église romaine a un rite millénaire confirmé et restauré, canonisé et protégé par la Bulle Quo primum tempore, le rite tridentin dit de Saint Pie V. Le nouveau rite de la messe (NOM – Novus Ordo Missae), imposé en faisant violence au droit et à la Tradition (aux prêtres fidèles et à l’âme des fidèles), l’a été contre le rite millénaire de la messe qu’il prétendait abroger. Ce n’était pas un rite de plus, au rabais, calibré à l’indigence intellectuelle et spirituelle du monde dit moderne.
Ce n’était pas une simple retouche, une éventuelle mise à jour des textes liturgiques. Il s’est agi d’un travail systématique de destruction de la liturgie, de l’ordinaire de la messe, du sanctoral, de l’Office divin, du rituel des sacrements. Cette entreprise de démolition rend ces nouveaux rites illégitimes et n’engage pas l’assentiment des fidèles qui ont un devoir de résister à cette œuvre impie.
De nombreux ouvrages ont analysé cette opération de démolition qui trouve ses racines dans les décennies précédant le Concile, événement qui est à la fois la conséquence d’un long travail de sape des forces modernistes condamnées par Saint Pie X et une cause accélératrice de la décomposition du catholicisme. Outre ceux cités plus haut, l’on peut se référer, entre autres, à La messe de Vatican II de l’Abbé Claude Barthe (Via Romana), à son ouvrage Les sept sacrements, d’hier à aujourd’hui (Contretemps) ; La messe de Paul VI en question de l’Abbé Anthony Cekada (Via Romana). Sans oublier l’irremplaçable Bref examen critique du nouvel ordo missae signé par les cardinaux Ottaviani et Bacci (Editions Contretemps).
Au milieu des ruines : maintenir et transmettre
Pour conclure, l’on ne trouve pas de raison qui pourrait justifier une interdiction faite à la FSSPX de procéder à des sacres lui permettant d’assurer la continuité de son œuvre sacerdotale. L’Église est essentiellement sacerdotale, ordonnée au renouvellement du Sacrifice non sanglant du Sacrifice sanglant de la Croix, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, et à la distribution des sacrements nécessaires à la vie divine des âmes. Seule la haine de tout cet héritage, de ce dépôt, de la Tradition, peut expliquer cette persécution. Le pape, doit être avant tout, un père soucieux des âmes, devrait se réjouir de ce renouvellement du sacerdoce !
Nous, fidèles du rang, la piétaille qui chemine dans la nuit de ce monde, qui portons familles, nos âmes ont droit à un enseignement pleinement orthodoxe qui transmette sans amoindrissement («œcuménique» !) les vérités de la foi, à des sacrements sûrs porteurs des grâces nécessaires, à des liturgies dignes de la majesté et de l’infinie transcendance divine.
En sacrant quatre évêques en 1988, Mgr Marcel Lefebvre a sauvé le sacerdoce pleinement catholique. Il a contribué de manière déterminante à la reconnaissance de la liturgie tridentine et à sa diffusion. Sans les sacres épiscopaux, les instituts et les monastères dit «Ecclesia Dei» n’existeraient très probablement (certainement ?) pas. La FSSPX est aujourd’hui le rempart qui protège l’existence de ces œuvres religieuses qui, par ailleurs, contribuent à la sanctification des âmes, à leur place, à l’abri de ce rempart. Si la FSSPX venait à disparaître, faute d’évêques, ces institutions religieuses disparaîtraient à brève échéance sous les coups de boutoirs des pharisiens de la bureaucratie vaticane qui les haïssent et les méprisent sous leurs airs patelins et leur «souci d’unité». Le pharisaïsme est de tous les siècles.
Le 5 juillet 1988, Dom Gérard Calvet, fondateur de l’Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, disait au signataire de ces lignes : «Le geste de Monseigneur Lefebvre est prophétique. Il retentira dans l’histoire de l’Église». Il admettait lui-même qu’il devait son abbatiat aux sacres épiscopaux réalisés quelques jours plus tôt. Près de quatre décennies plus tard, plus que jamais, la Sainte Église a besoin de ces sacres afin de continuer l’œuvre de formation sacerdotale, de nourrir les fidèles, de soutenir les nombreuses familles religieuses qui gravitent désormais autour de la FSSPX, notamment les centaines de religieuses qui, avec une abnégation héroïque, développent des dizaines d’écoles où nos enfants sont scolarisés, où leurs âmes sont élevées vers les réalités surnaturelles. —
⏰ En retard pour le Carême ? Il n’est pas trop tard !
Nous sommes à 12 jours du début du Carême, avez-vous fixé votre effort de prière ?
Il n’est pas trop tard !
Le temps du Carême est un temps béni pour se rapprocher de Dieu, en remettant de l’ordre dans nos priorités.
Il est tellement facile de se dire « Le Carême a déjà commencé, tant pis ! Je ferai le Carême l’année prochaine ! » Non, s’il vous plaît, ne tombez pas dans ce piège de découragement. Le Seigneur est patient, il vous attend chaque jour du Carême de CETTE ANNÉE 🫵!
L’Église nous donne des pistes pour remettre sur le droit chemin, pendant le Carême : elle nous invite à prendre des engagements de prière, de jeûne, d’ascèse et de charité.
Avez-vous pris un engagement de prière ? Prenez-le avec Rosario ! Je vous invite à prier une dizaine par jour sur Rosario, en y rentrant le code CAREME2026.
1. Téléchargez Rosario :
2. Cliquez sur : Nouveau groupe
3. Entrez le code : CAREME2026
Le fait de savoir que les autres comptent sur notre dizaine pour pouvoir compléter le chapelet du jour permet de se sentir engagé et soutenu. Rosario est un vrai soutien dans la prière !
Suivez l’exemple de Natasha, et comme elle, faites l’expérience de la prière sur Rosario pendant le Carême :
« Voilà 1 semaine que je me suis décidée à commencer à prier 1 dizaine chaque jour. Je ne pensais pas qu’une appli de ce type pourrait me discipliner autant car j’ai tendance à oublier les choses mais grâce aux notifications je m’y tiens. Quelle magnifique idée ce chapelet vivant et je vois déjà les effets du Rosaire sur moi. »
Ne ratez pas cette occasion en or que Dieu vous donne pour marcher avec Lui au désert, pour renouveler votre amour pour Lui, pour grandir en liberté, afin de devenir saint ! Rejoignez la communauté du Carême sur Rosario en cliquant ici !
Vous avez déjà un effort de prière ? Eh bien, faites un effort de charité sur Rosario ! Réfléchissiez à une personne de votre entourage qui aurait besoin d’être encouragée à prendre un engagement de prière : et transférez-lui cet article !
La première des charités est l’évangélisation 😉
En union de prière pendant ce Carême,
Mathilde, de Rosario
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La lecture comme antidote à la dictature de la pensée unique
Comment ignorer sa présence et sa faconde, son militantisme et ses engagements ? Ancien élève de l’École navale et ancien président du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France, Jean-Pierre Maugendre est directeur de l’association Renaissance catholique et intervenant régulier au sein du Club des Hommes en noir. Homme de conviction, il a fait paraître récemment un petit livre consacré à l’importance de la lecture, pour bien penser et pour lutter contre les tentations de la pensée unique.
Jean-Pierre Maugendre est l’Invité du Club des Hommes en noir. Au micro de Philippe Maxence, il explique pourquoi il s’est intéressé à ce sujet de la lecture mais aussi les pièges à éviter et les bons moyens à prendre pour (re)trouver le goût et la passion de la lecture.
Cette émission est aussi le moyen de découvrir une personnalité riche, sans fard, fière de ses engagements, admirateur de saint Dominique dont il cultive le goût pour la vérité, la controverse et la mission. Il y a aussi du saint Paul chez cet homme qui ne cache rien et qui met sa peau au bout de sa foi.
Notre-Dame de Chrétienté recrute ses bénévoles
En prévision du 44e pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres, l’association Notre-Dame de Chrétienté recrute ses bénévoles.
L’association a besoin en particulier :
- de médecins
- de kinésithérapeutes
- de chauffeurs Poids Lourds (C)
- de chauffeurs avec un permis remorque (BE)
Par ailleurs, pour intégrer les équipes Soutiens, il est nécessaire d’être majeur et en bonne santé.
Contact : [email protected]
Dunkerque : Sébastien Chenu fait le choix de Macron contre les patriotes
Communiqué de l’Action française :
Alors que c’est en toute transparence que notre camarade et porte-parole de l’Action française Antoine la Scola a rejoint, depuis plusieurs mois, la liste aux municipales qu’a formée Adrien Nave pour Dunkerque, c’est avec la plus grande surprise que nous apprenons que Sébastien Chenu, vice-président du RN, a retiré à cette liste l’investiture du parti à la flamme en raison de la présence d’un membre de l’Action française en position éligible. De plus, Adrien Nave, comme s’il avait commis une faute grave, est convoqué par les instances du RN en vue de son exclusion du parti.
Ainsi, au moment où la France subit le contrecoup d’une violence politique imputable à l’extrême-gauche avec la complicité morale de la gauche et de la macronie dans le cadre de l’arc républicain, au moment où tous les patriotes sincères devraient se rassembler pour former un front uni contre le délitement de la France, à la veille d’un discours où Macron annoncera peut-être son intention de livrer aux Allemands notre arme nucléaire, Sébastien Chenu a décidé de diviser les patriotes et fait le choix délibéré de laisser de nouveau Dunkerque au macronien de gauche Patrice Vergriete, sa liste pour les élections municipales des 15 et 22 mars allant du Parti communiste français aux Républicains, en passant par les différentes nuances de la gauche et du centre ! C’est là une véritable trahison des patriotes et des Dunkerquois que commet Sébastien Chenu.
Est-ce la vengeance personnelle et mesquine d’un salonnard parisien à l’encontre d’un Dunkerquois implanté dans sa région et au contact permanent du pays réel ? En tout cas, les Dunkerquois ne seront pas dupes de la qualification insultante de l’Action française comme « mouvement d’ultra-droite », qui dénote surtout, de la part de Sébastien Chenu, soit une ignorance crasse de notre école de pensée et de notre mouvement, soit une rare malhonnêteté intellectuelle. Est-ce à l’enterrement d’un dirigeant d’ultra-droite que se rendit Marine Le Pen en 2007, en assistant aux obsèques de Pierre Pujo, en l’église de la Madeleine à Paris ? Est-ce à un hebdomadaire d’ultra-droite, L’Action française 2000, qu’elle a accordé des entretiens ? Chantal Delsol, Pierre Manent, Marcel Gauchet ou Michel Houellebecq, entre autres invités nombreux, sont-ils suffisamment stupides pour venir dialoguer avec des nervis d’ultra-droite dans le cadre du Cercle de Flore ?
Nous ignorons si Sébastien Chenu a, en l’occurrence, parlé au nom du RN. En effet, ancien giscardien, ancien chiraquien, ancien collaborateur de Christine Lagarde, ancien sarkozyste, ancien copéiste, ancien brunolemairiste, un moment proche de Nathalie Kosciusko-Morizet puis d’Anne Hidalgo, c’est à la suite d’un long parcours politicien qui donnerait presque le tournis que Sébastien Chenu a fini (?) par rejoindre le Rassemblement Bleu Marine en 2014, avant de devenir en 2017 le porte-parole du Front national — devenu Rassemblement national l’année suivante. Peu importe. L’Action française s’honore d’avoir toujours pratiqué le compromis nationaliste dans le seul intérêt du pays. C’est ainsi qu’en 2002 elle appela à voter pour Jean-Pierre Chevènement, puis pour Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen au moins au second tour des élections présidentielles suivantes. C’est ainsi qu’elle accepte aujourd’hui de concourir aux côtés de patriotes républicains à des listes municipales quand il s’agit de participer à la victoire de valeurs communes. Face à la trahison de Sébastien Chenu au profit de la gauche macronienne, mondialiste et européiste, les Dunkerquois seront d’autant plus nombreux à se mobiliser pour la liste patriote.
Changement de régime en Iran ? Pas si simple
Analyse lue dans Conflits :
Depuis plusieurs mois, une idée gagne du terrain dans certains cercles occidentaux et israéliens : la chute de la République islamique pourrait ouvrir la voie au retour politique de Reza Pahlavi, fils du dernier shah. Le raisonnement est séduisant. Un prince en exil, laïc, pro-occidental, hostile aux mollahs, parlant parfaitement le langage diplomatique de l’Occident. Le candidat idéal pour incarner un « Iran normalisé ».
Mais ce scénario repose sur une triple illusion : celle du poids réel de la diaspora, celle d’un Iran socialement prêt à restaurer la monarchie, et celle d’une transition politique qui pourrait se produire sans fracture majeure de l’État.
Et c’est précisément pour cette raison que le pari stratégique sur Pahlavi pourrait se retourner contre ceux qui l’encouragent.
L’illusion politique de la diaspora
La diaspora iranienne est visible, active, influente dans certains milieux médiatiques et universitaires. Elle produit des tribunes, organise des conférences, mobilise des réseaux politiques à Washington, Paris ou Berlin. Elle donne l’impression d’une opposition structurée.
Mais une diaspora n’est pas un appareil politique.
Elle ne contrôle ni territoire, ni forces armées, ni structures clandestines capables d’opérer durablement à l’intérieur du pays. Elle ne dispose pas non plus d’un réseau social profond comparable à celui que la République islamique a construit pendant plus de quarante ans.
Or, toute transition politique repose sur ces infrastructures invisibles : relais locaux, capacité d’organisation, loyautés bureaucratiques, contrôle des forces armées. Sans cela, un leader peut incarner un symbole. Il ne peut pas gouverner.
La popularité médiatique d’un opposant en exil n’est pas un indicateur de sa capacité à prendre le pouvoir. C’est une confusion que l’Occident a déjà payée très cher en Irak, en Libye ou en Afghanistan.
La République islamique : un système enraciné
L’erreur la plus fréquente consiste à réduire la République islamique à une simple oligarchie religieuse. En réalité, le régime iranien est devenu au fil du temps un écosystème politique, militaire et social.
Les Gardiens de la Révolution ne sont pas seulement une force armée. Ils constituent un complexe politico-économique qui irrigue une grande partie de l’économie du pays. Les fondations religieuses contrôlent des ressources considérables. Les milices paramilitaires structurent un réseau de loyautés locales.
Ce système n’est pas majoritaire dans la société iranienne. Mais il est suffisamment organisé pour survivre à une crise politique majeure.
Imaginer que cet appareil disparaîtra mécaniquement avec la chute du sommet relève d’un simplisme dangereux. Dans l’histoire contemporaine, l’effondrement brutal d’un régime fortement militarisé produit rarement une transition démocratique rapide. Il produit plus souvent une fragmentation de l’État.
L’Iran n’est pas un bloc homogène
L’un des angles morts les plus préoccupants du discours monarchiste concerne la question nationale.
L’Iran est un pays multiethnique : Kurdes, Azéris, Arabes du Khuzestan, Baloutches, Turkmènes. Ces populations représentent une part significative du pays et certaines disposent déjà de partis politiques structurés ou de capacités armées.
La question centrale n’est donc pas seulement celle du régime. Elle est constitutionnelle.
Quel type d’État pour l’Iran post-islamique ? Un État centralisé persan ? Un État fédéral ?Une autonomie régionale élargie ?
Reporter ces questions au « lendemain de la révolution » est la meilleure manière de transformer la transition en conflit ouvert. L’expérience irakienne et syrienne l’a montré : lorsque l’État central s’affaiblit, les identités politiques longtemps contenues réapparaissent avec une intensité explosive.
Un projet politique qui ne répond pas clairement à ces questions prépare moins une transition qu’une crise de succession.
Un homme providentiel pour un pays de 85 millions d’habitants ?
Le scénario Pahlavi repose aussi sur une logique classique du Moyen-Orient : celle de l’homme providentiel.
Un visage, une dynastie, une nostalgie impériale.
Mais l’Iran de 2026 n’est plus celui de 1979. La société a profondément changé. Les jeunes générations n’ont aucune mémoire directe de la monarchie. Pour beaucoup d’Iraniens, le shah appartient à une histoire lointaine, associée autant à la modernisation qu’à la répression.
La nostalgie monarchiste existe. Mais elle reste fragmentée et sociologiquement limitée.
Surtout, elle se heurte à une question que Reza Pahlavi n’a jamais réellement tranchée : la reconnaissance claire de la nature autoritaire du régime de son père. Sans cette clarification, toute tentative de restauration monarchique porte en elle le risque d’un retour à un pouvoir centralisé et vertical — exactement ce que beaucoup d’Iraniens rejettent.
Le calcul israélien
Pour Israël, la tentation est compréhensible.
Depuis quarante-cinq ans, la République islamique a construit une architecture régionale de confrontation : Hezbollah au Liban, milices chiites en Irak, soutien au Hamas et aux Houthis. Face à cet adversaire stratégique, toute perspective d’un Iran moins hostile apparaît comme une opportunité.
Reza Pahlavi offre une image rassurante : un interlocuteur pro-occidental, hostile au clergé, favorable à une normalisation régionale.
Mais miser sur un individu plutôt que sur une dynamique politique interne est toujours risqué.
Car si la transition iranienne devait se transformer en fragmentation de l’État, Israël se retrouverait face à une réalité bien plus instable qu’aujourd’hui :milices incontrôlées, rivalités régionales, interventions turques, infiltration de groupes djihadistes dans les zones périphériques.
Autrement dit, un nouveau théâtre de chaos aux portes du Moyen-Orient.
L’Iran ne deviendra pas une démocratie libérale du jour au lendemain
L’erreur la plus profonde, partagée par une partie des oppositions en exil et de leurs soutiens occidentaux, est d’imaginer que la chute de la République islamique ouvrirait mécaniquement la voie à une démocratie libérale.
Les transitions politiques dans des États fortement idéologisés et militarisés sont presque toujours longues, conflictuelles et incertaines.
L’Iran n’échappera pas à cette règle.
Le véritable enjeu n’est donc pas de trouver un visage acceptable pour l’Occident, mais de savoir si une coalition politique capable de gérer la transition existe réellement à l’intérieur du pays.
Pour l’instant, la réponse reste incertaine.
Le risque d’un mirage stratégique
Les grandes puissances commettent souvent la même erreur : elles confondent désir et réalité.
L’Occident a voulu croire qu’Ahmad Chalabi pouvait refonder l’Irak. Il a cru que les printemps arabes produiraient spontanément des démocraties libérales. Il a pensé que la chute rapide d’un régime autoritaire suffirait à stabiliser une région.
L’Iran pourrait devenir la prochaine illustration de ce mirage.
Car la chute des mollahs — si elle survient — ne résoudra pas automatiquement les fractures profondes de la société iranienne. Elle les révélera.
Et dans ce moment critique, les selfies diplomatiques de la diaspora pèseront beaucoup moins que les rapports de force sur le terrain.
Les élections législatives en Hongrie : un duel entre patriotisme et soumission aux mondialistes
Les élections législatives en Hongrie sont prévues le 12 avril, et sont désormais lancées. Tous les quatre ans, les électeurs hongrois sont appelés à renouveler les 199 sièges du Parlement. Une élection à laquelle les électeurs auront le choix entre le patriotisme et la soumission aux mondialistes.
Bien qu’il y ait une dizaine de partis qui concourront à cette élection, seuls deux principaux partis sont d’actualité : le Fidesz-KDNP (de Monsieur Viktor Orbán) et Tisza (de Peter Magyar et des mondialistes).
Peter Magyar : le serviteur des mondialistes.
Son nom de famille « Magyar » qui signifie « Hongrois » pourrait indiquer un certain degré de patriotisme. Mais, c’est bien le contraire. Peter Magyar est un ami de Von der Leyen et de Weber. Sur un plat de lentilles, Magyar est prêt à vendre la Hongrie au profit de l’UE, des mondialistes, des wokistes. Un de ses conseillers a dit en août dernier « Nous ne pouvons pas dévoiler un ensemble de mesures, de peur de perdre l’élection ». Magyar est chouchouté par l’Union européenne et les mondialistes. Il promet qu’il n’y aura pas de migrants alors qu’il siège auprès du PPE au Parlement européen (le parti de Von der Leyen et de Weber). Peter Magyar sera alors contraint d’accueillir des migrants mettant fin à la sécurité de la Hongrie.
D’une certaine manière, au vu de son style (politique ainsi que le traitement des médias occidentaux qui le chouchoutent) cela ressemble à Macron (je vous suggère de boire un bon verre d’eau et d’analyser en effectuant des recherches).
Avant de vous moquer de mes écrits et de voter sans réfléchir pour Peter Magyar et sa liste des mondialistes, faites un petit tour en Europe de l’Ouest, en France, et vous verrez (Actuellement en France : Insécurité, déclassement de la France, dette de plus de 3 500 milliards d’euros, diplomatie française en berne, décision uniquement à la Commission de Bruxelles (donc pas d’indépendance), prix de l’électricité en augmentation, et j’en passe).
Peter Magyar conduira la Hongrie dans la situation de la France actuelle.
Réfléchissez à deux fois avant de voter pour cette personne télégraphiée par Bruxelles et ses amis les mondialistes.
Viktor Orbán : le choix de l’indépendance et de la grandeur.
Seize ans au pouvoir couronnés de succès ! Viktor Orbán a réussi à bâtir la Hongrie, tant d’un point de vue culturel avec l’affirmation des racines chrétiennes, l’indépendance à prendre des décisions sans être influencé par une institution, un pays préservé des mondialistes et des wokistes.
En inscrivant les racines chrétiennes dans la Loi Fondamentale, la Hongrie affirme son identité chrétienne. L’Etat hongrois accorde une place importante de la foi par l’enseignement, des aides pour la rénovation d’églises. Le Premier Ministre évoque à plusieurs reprises l’importance de la foi pour le bien de la Hongrie. Lors de la Fête Nationale hongroise le 20 août, une prière pour la Hongrie est dite lors du défilé militaire, ainsi que la représentation de la Sainte-Croix lors des feux d’artifices le soir du 20 août.
Un pays qui dispose d’une capacité à promouvoir une diplomatie de paix : Alors que l’ensemble des ministères des affaires étrangères membres de l’Union Européennes suivent sans réfléchir aux agendas de l’UE et de Soros, la Hongrie fait partie des rares pays de l’UE à adopter une diplomatie de la réalité par le ministre Péter Szijjártó.
Un pays pro-famille : Contrairement aux pays de l’Europe de l’Ouest, Viktor Orbán a adopté des mesures afin de relancer la natalité, des réductions voire des exonérations d’impôts pour les mères de famille dès de deux enfants, des aides pour le logement, une voiture grande espace, des crédits avec un taux d’intérêt très avantageux, un programme d’accession à la propriété pour les jeunes.
Un pays où le taux de chômage est passé de de près de 12% en 2012 à 4,50% en 2025.
Monsieur Orbán consulte le peuple hongrois à travers des consultations (pétitions), des référendums. (À titre d’idée, cela fait plus de vingt ans qu’il n’y a pas eu de référendum en France, et encore moins des consultations).
La lutte contre l’immigration illégale : En 2015, lors de la crise migratoire en Europe, alors que la France et l’Allemagne accueillent à bras ouvert les migrants sans réfléchir aux conséquences, la Hongrie a préféré de protéger son identité en construisant une barrière frontalière entre la Hongrie et la Serbie afin que la Hongrie soit protégée des migrants qui veulent déconstruire l’identité du pays (la population hongroise est d’environ 9 millions). Par la barrière frontalière, il y a zéro migrant illégal en Hongrie, l’identité nationale et l’unité du pays sont protégées, la sécurité est bien présente.
Bien que la Hongrie soit contrainte de payer une absurde amende de l’Union Européenne (1 million d’euros par jour), la Hongrie est un pays sûr, préservé de tout maux possibles de l’immigration. Lors du congrès du groupe Patriots of Europe, le Premier Ministre Orbán a dit « En Hongrie, il y a zéro migrant illégale ».
La politique contre l’immigration illégale en Hongrie menée par Viktor Orbán est un succès !
Il est évident que des défis subsistent, mais retenez-ceci : la construction d’un pays prend du temps, en particulier si son dirigeant est indépendant lors des prises de décisions.
Ainsi, voter Viktor Orbán et le Fidesz-KDNP est le choix de l’indépendance, de la sécurité, de la grandeur.
Le destin de la France se joue aussi en Hongrie, la réélection de Viktor Orbán sera une bonne nouvelle, permettant ainsi d’espérer d’avoir cette même politique en France en 2027, si Dieu le veut.
Ainsi, Hongroises, Hongrois, le 12 avril prochain, votez pour Son Excellence Monsieur Viktor Orbán et la liste Fidesz-KDNP !
Csak a Fidesz-KDNP !
Hajrá Orbán Viktor !
Hajrá Magyarország !
Source de l’article : https://journallespoir.wordpress.com/2026/03/02/lelection-legislative-en-hongrie-un-duel-entre-patriotisme-et-soumission-aux-mondialistes/
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Signez la pétition contre l’euthanasie sur le site de l’Assemblée
Une lectrice du Salon beige nous rappelle qu’il existe une pétition déposée à l’Assemblée nationale contre le projet de loi actuel sur l’aide à mourir. Elle n’est, à ce jour (dimanche 1er mars 2026) qu’à 46 049 signatures.
Que penser du vote à l’Assemblée Nationale ?
Communiqué de la Marche pour la vie :
Vous le savez certainement, l’Assemblée Nationale a voté pour la loi relative aux soins palliatifs et à l’euthanasie. Cependant, la loi n’est pas encore adoptée. Le texte va maintenant passer en deuxième lecture au Sénat à partir du 1er avril puis de nouveau à l’Assemblée. En cas de désaccord persistant entre l’Assemblée et le Sénat, une Commission mixte paritaire (CMP), rassemblant sept députés et sept sénateurs, sera chargée de trouver un compromis.
Les dernières semaines ont montré que ce combat n’est pas perdu d’avance, comme beaucoup pourraient le penser. Le Sénat a voulu enlever l’acte létal de la loi. À l’Assembléee, le texte n’a été adopté qu’à 53% des voix et 33 députés de plus ont voté contre par rapport à la première lecture. En cela, ce vote est une première victoire qui nous montre que notre action et la radicalisation du texte proposé freinent sa popularité.
C’est le moment de continuer à agir. Nous vous invitons à écrire à vos sénateurs avant la deuxième lecture :
Le mépris de Manon Aubry contre les femmes
Le député français au Parlement européen Manon Aubry s’est exprimé lors d’une table-ronde «l’IVG au centre des résistances féministes» organisée par “l’Institut La Boétie”, contre les initiatives de l’ECLJ qui a rassemblé des témoignages de femmes qui regrettent d’avoir avorté.
Par ces propos contre ces nombreuses femmes, elle illustre un profond mépris contre celles-ci qui racontent pourtant qu’elles n’ont pas eu le choix d’avoir un avortement, qui ont été forcées ou contraintes de mettre fin à leur grossesse. Ce discours de femmes qui ont eu recours à l’avortement devrait interpeller une personne de bonne foi sur cette question.
L’évêque de Luçon commémore les victimes vendéennes des Lucs-sur-Boulogne
D’Henry Renoul pour Le Salon beige :
Comme chaque année, autour du 28 février, la Vendée se recueille dans la chapelle du Petit-Luc, en mémoire des victimes, dont une centaine d’enfants, massacrés par la colonne infernale républicaine dirigée par le sinistre Cordelier.
Les paroissiens étaient rassemblés dans cette église quand les soldats ont organisé le massacre le 28 février 1794 sur ordre de la Convention, qui avait décidé l’extermination du peuple de la Vendée Militaire. Il avait osé se soulever en masse contre elle aux motifs principalement religieux puisque les prêtres réfractaires au serment constitutionnel étaient pourchassés. Douze colonnes infernales étaient chargées de cette besogne. Toute la Vendée départementale, le Bressuirais, Cholet et les Mauges, le Pays de Retz et le vignoble du Loroux-Bottereau subirent le même sort, et Le Loroux-Bottereau par cette même colonne menée par Cordelier, quelques jours après.
Cette commémoration, suivie par deux cents personnes et organisée par le Souvenir Vendéen s’honorait cette année de la présence de Monseigneur Renaud de Dinechin, nouvel évêque de Vendée qui a découvert la réalité de la Guerre de Vendée et sa cruelle répression sanguinaire. Sa précédente charge épiscopale l’avait conduit dans le diocèse de l’Aisne qui avait vu la naissance de quatre conventionnels très actifs pendant la Révolution, un exact contraire de la Vendée Militaire.
Alain Leboeuf, président de la Vendée, Roger Gaboriau, maire des Lucs et Olivier du Boucheron, président du Souvenir Vendéen ont chacun évoqué cette terrible période tandis que Jacques Raveleau-Duparc entonnait dans la chapelle le magnifique Kyrie qu’il a composé ainsi que le Requiem pour les victimes. Patrice Martineau a chanté son « Scapulaire sur son cœur » composée à l’occasion du bicentenaire du soulèvement vendéen. Alain Gérard, historien et Dominique Souchet, l’ambassadeur à l’origine avec Philippe de Villiers de la venue de Soljenitsyne le 25 septembre 1993 pour l’inauguration du Mémorial, assistaient à cette émouvante commémoration et entouraient Monseigneur Renaud de Dinechin pour sa découverte et sa compréhension de cette répression totalitaire de la Vendée militaire. Un martyr encore parfois ignoré voire nié, et jamais reconnu par les autorités temporelles.
Plus de 200 Vendéens étaient présents et s’honorent aujourd’hui encore de se souvenir et de transmettre cette mémoire auprès de tous, notamment des plus jeunes.
Henry Renoul

Ce sont des enfants qui ont déposé les gerbes de fleurs.

Dominique Souchet, Olivier du Boucheron, Roger Gaboriau, Alain Leboeuf et Monseigneur Renaud de Dinechin devant l’autel de la chapelle.
Saint François d’Assise
Véronique Jacquier reçoit :
📌𝐏𝐞̀𝐫𝐞 𝐂𝐥𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐁𝐎𝐍𝐎𝐔, prêtre de la famille des Frères Franciscains de l’Immaculée
📌𝐏𝐞̀𝐫𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐨𝐢𝐬 𝐓𝐇𝐎𝐌𝐀𝐒, prêtre jésuite et auteur de « Méditations du Carême » (Éditions Romana)
📌𝐀𝐥𝐛𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐖𝐀𝐑𝐑𝐄𝐍, ingénieur attaché à la figure de saint François
Fin de vie : Quand le calcul politique de LFI l’emporte sur l’éthique.
Mercredi dernier, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la loi sur l’aide à mourir. Un scrutin serré qui révèle une réalité politique majeure : un soutien massif du groupe La France Insoumise (LFI)
📊 L’arithmétique d’un vote décisif
Au sein du groupe LFI, la mobilisation a été quasi totale : 62 voix pour et seulement 1 voix contre.
🔍 Une contradiction absolue avec les valeurs « Insoumises »
Ce soutien massif interroge sur la cohérence d’un mouvement qui se veut le bouclier des plus fragiles. Comment concilier ce vote avec la défense historique des services publics et de la dignité sociale ?
🤔 Le soin sacrifié sur l’autel de l’économie : LFI dénonce sans relâche l’austérité à l’hôpital. Pourtant, voter pour l’aide à mourir sans garantie d’un « droit opposable » aux soins palliatifs (supprimé des débats), c’est accepter que la mort devienne une solution par défaut face à la pénurie de moyens. Proposer la mort quand on ne garantit pas le soin, c’est un abandon de l’État.
🤔 La menace sur les « vies précaires » : Le programme « L’Avenir en Commun » prône la protection des seniors. En instaurant cette loi, on expose les plus démunis — ceux qui n’ont pas accès aux réseaux de soins les plus performants — à une pression sociale insidieuse : celle de ne plus être un « poids » pour la collectivité ou leur famille.
🤔 Le risque du validisme : En ouvrant cette brèche, on fragilise la position des personnes en situation de handicap. On suggère implicitement qu’il existe des vies « moins dignes » d’être vécues, au lieu d’exiger une solidarité nationale inconditionnelle et un accompagnement humain sans faille.
🤔 Un « progrès » qui exclut les plus vulnérables
Peut-on parler de « liberté de choix » quand l’État démissionne de sa mission de soin ? LFI ne vote pas pour une émancipation, mais pour une gestion utilitariste de la fin de vie.
La véritable radicalité sociale consisterait à exiger que personne ne se sente obligé de demander la mort par manque de présence, de dignité matérielle ou de soulagement de la douleur.
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🤔 Euthanasie : la fausse liberté d’une société qui renonce à la solidarité
Tribune – 22 février 2026
https://www.humanite.fr/en-debat/acces-aux-soins/euthanasie-la-fausse-liberte-dune-societe-qui-renonce-a-la-solidarite
L’Humanité
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Nous avons besoin d’une nouvelle chevalerie
Le 1er mars, Terres de mission reçoit le philosophe Guilhem Golfin qui présente un ouvrage inédit de son père, Jean Golfin, excellent connaisseur à la fois de la philosophie occidentale classique et de l’Extrême-Orient: “Confucius et Aristote” (Hora Decima) – une réflexion profonde sur les différences entre deux civilisations éloignées et les points communs liés à la commune nature humaine.
Puis l’abbé Bernard Pellabeuf expose la thèse de son petit ouvrage: “Histoire et actualité de la spiritualité chevaleresque” (DMM). Il défend en particulier énergiquement l’idée que les laïcs chrétiens ont besoin du sacramental de l’adoubement pour leur difficile combat temporel.
Les 17 députés RN qui ont voté pour l’euthanasie
Après le vote favorable à la Constitutionnalisation de l’avortement, 17 députés R.N ont voté favorablement la loi autorisant l’euthanasie…
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/5729
Pour accéder au pouvoir, certains sont prêts à tout…
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Royauté sociale du Christ et laïcité : un livre pour rendre la grandeur de la Foi et de la France
C’est le livre de l’année ! Précis, bien sourcé avec en preuve l’actualité, le dernier livre de Philippe Pellet paru aux éditions Saint-Léger mérite d’être lu avec la plus grande attention.
Avec une plume sans censure, Monsieur Pellet explique l’importance de relire Quas Primas et la fête du Christ-Roi. La France connaît une augmentation, un retour à la Foi. Philippe Pellet explique qu’il est essentiel de consacrer la France à Dieu, au Christ, à son Sacré-Cœur, car un pays doit se baser sur ses racines qui sont la Foi.
Un pays qui se consacre à Dieu est un pays protégé de tout mal. Au cours du livre, Philippe Pellet explique la constitution française et l’incompréhension d’inscrire les racines chrétiennes de la France. De tout temps, dans chaque pays, la religion dominante a toujours défini l’Histoire et la culture du pays.
Monsieur Pellet met en avant les derniers événements que traverse la France (tant juridique, institutionnelle et constitutionnelle) montrant ainsi que le lien rompu entre Dieu et la France depuis 1789 a eu des graves conséquences.
L’auteur termine par une ouverture sur l’espérance avec des exemples tels que le bienheureux Charles de Habsbourg, tout en avertissant les lecteurs.
Après un premier essai expliquant l’ordre moral renversé en Europe de l’Ouest, ce nouveau livre est une explication, mais aussi une alerte.
Un livre plus que jamais d’actualité ! Un livre que je vous recommande.
Royauté sociale du Christ et laïcité: Relire Quas primas cent ans après
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Témoignage d’une résistante catholique à l’occupation japonaise en Malaisie
Sans une once de miséricorde de Sybil Kathigasu sera publié le 11 mars. Rédigées lors de l’occupation japonaise en Malaisie entre 1941 et 1945, ces chroniques constituent le témoignage autobiographique d’une résistante, infirmière et sage-femme malaisienne. Pour la première fois traduit en français, ce texte retrace quatre années de la vie de cette Eurasienne catholique durant le conflit opposant les forces japonaises aux Britanniques sur le territoire malaisien. À travers ce récit personnel, Sybil Kathigasu livre un témoignage unique sur les réseaux de résistance antijaponaise, son arrestation et les tortures subies en détention.
Engagée contre l’ultranationalisme et le militarisme japonais, elle devient une figure emblématique de la résistance. Dénoncée en 1943, arrêtée puis emprisonnée, elle consacre la seconde partie de son journal à décrire son incarcération et les sévices endurés. Libérée après la capitulation du Japon le 15 août 1945, elle est reconnue blessée de guerre et reçoit du roi d’Angleterre la George Medal, distinction honorant les actes de bravoure civile accomplis en temps de guerre. Sybil Kathigasu, née aux Indes néerlandaises en 1899, mourut en 1948 des suites des tortures subies.
En juillet 2024, le Vatican a ouvert son procès en béatification.
Tandis que l’attaque de Pearl Harbor et les bombardements nucléaires d’Hiroshima et Nagasaki sont passés à la postérité, la dimension civile de l’occupation japonaise en Asie du Sud Est constitue un pan de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale largement ignoré en Europe.
L’ouvrage est précédé d’une introduction signée Elsa Lafaye de Micheaux, professeur d’économie politique à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et spécialiste de la Malaisie. Nous l’avons interrogé :
Elsa Lafaye de Micheaux vous remercie de votre intérêt pour Sans une once de miséricorde, de Sybil Kathigasu. Voici ses réponses à vos questions :
Face à la brutalité japonaise, comment Sybil Kathigasu a-t-elle puisée sa force de résistance ?
Sybil Kathigasu a puisé sa force de résistance dans son éducation, sa force morale et ses convictions. Sa foi catholique l’a-t-elle aidée à résister à l’occupation japonaise ? Oui clairement.
Pour quelle raison l’Eglise a-t-elle ouvert son procès en béatification en juillet 2024 ?
Je ne sais plus la raison l’Eglise a ouvert son procès en béatification en juillet 2024. Néanmoins, le livre en malais : « In his welcome address at the book launch, Bishop of Penang, Cardinal Datuk Seri Sebastian Francis said Sybil’s witness reminds us that our shared humanity is always stronger than our challenges and trials. Her courage and service extended to all » [Dans son discours de bienvenue lors du lancement du livre, l’évêque de Penang, le cardinal Datuk Seri Sebastian Francis, a déclaré que le témoignage de Sybil nous rappelle que notre humanité commune est toujours plus forte que nos défis et nos épreuves. Son courage et son dévouement s’étendaient à tous] est paru en juillet dernier.
Que représentait l’Eglise catholique en Malaisie à l’époque ?
L’Eglise catholique en Malaisie avait une place très minoritaire à l’époque. Sa place demeure minoritaire aujourd’hui.
“Dans le christianisme, on ne peut pas inventer une liturgie”
Dans le n°388, février 2026, du mensuel La Nef, le chanoine Christian Gouyaud, prêtre du diocèse de Strasbourg et docteur en théologie, se livre à une critique vigoureuse, sous le titre : « Critique d’un « bref examen »… », du livre de l’abbé Barthe : Les sept sacrements d’hier à aujourd’hui.
Le père Bernard Rulleau, de la communauté Skita Patrum, un monastère bénédictin traditionnel installé dans le Cantal, qui a été pendant 15 ans professeur de théologie à Ecône, réagit à cette critique.
Un Nouvel Ordo impossible
Le chanoine Gouyaud note certains usages liturgiques incongrus considérés comme ‘traditionnels’ ; et on pourrait allonger la liste ; par-là, il met le doigt sur une certaine vision ou pratique formaliste de la liturgie traditionnelle, mais l’essentiel n’est pas là. Plus profondément cette critique met en évidence un défaut du Bref Examen Critique de la Nouvelle messe des cardinaux Ottaviani et Bacci1. Il procède de manière abstraite, par analyse interne du nouveau rite, par des arguments qui ne sont pas tous de même pertinence et il n’explicite pas le plus important : la Tradition. C’est qu’il n’y a jamais eu de Nouvel Ordo dans l’Église ! La messe dite « de saint Pie V », qu’on ferait mieux d’appeler messe de saint Grégoire le Grand, est une restauration « ad normam sanctorum Patrum ». Rien n’interdit a priori que cette restauration puisse être reprise, améliorée, amplifiée, mais la messe de Paul VI est un bouleversement, une révolution, du jamais vu. Certaines innovations ne constituent pas, de soi, des signes d’hétérodoxie, mais sont tout simplement étrangères à la Tradition de l’Église romaine [par exemple, saint Grégoire le Grand réserve le chant du Pater au seul célébrant], et ceci suffit pour rejeter cette révolution ; on ne touche pas à ce qui est plus que millénaire. Le Pape a pour mission de conserver la Tradition, pas celle d’inventer à l’aide d’une commission d’experts (!?). Si un missel ou un rituel, dépourvu des défauts internes relevés par les “brefs examens”, mais entièrement nouveau, était promulgué, il ne pourrait pas être reçu par l’Église : il lui manquerait son caractère traditionnel.
Dans le christianisme, on ne peut pas inventer une liturgie. S’il est un point dogmatique dans le motu proprio Summorum Pontificum (07/07/2007) de Benoît XVI, c’est bien l’affirmation que la messe traditionnelle n’a jamais été interdite et ne peut pas l’être. Le choix du missel de 1962, en revanche, ne l’est pas. Il indique simplement une base sûre et minimale permettant de renouer avec la Tradition. Loin d’affirmer que les livres de Jean XXIII sont parfaits et irréformables, loin d’édifier une idéologie autour d’un stade archéologique de la Liturgie, il s’agit de développer les virtualités toujours fécondes de celle-ci et non de leur substituer des formes inventées, sous prétexte d’adaptation moderne ou d’antiquité imaginaire. La Liturgie parfaite existe : c’est celle du Ciel. Les formes liturgiques de la terre en sont les participations. Le moyen d’empêcher la Liturgie traditionnelle de s’améliorer, de se développer, consiste précisément dans un confinement sévère à quelques réserves zoologiques…
Par ailleurs, le chanoine Gouyaud manifeste son incompréhension de la Liturgie. Il ne comprend pas le caractère latreutique des chants ; il semble ignorer que les lectures liturgiques, que ce soit à la messe ou à l’office divin (vigiles ou matines) ne sont pas un cours d’Écriture sainte, ni un cours de patrologie. L’Église nous a transmis un ordre de lectures sélectionnées, qui implique, dans le temporal comme dans le sanctoral, la répétition des textes les plus fondamentaux dans un but pédagogique à long terme. Une modification est possible ; il y en a en toujours eu ; un développement peut être nécessaire, pas une révolution !
Un mystère de foi
Pour conclure, cette critique a le mérite de poser le vrai problème ou plutôt d’énoncer le mystère auquel nous sommes confrontés : un demi-siècle de révolution, conduite par la plus haute autorité, qui aboutit maintenant à la transformation de l’Église en ONG humanitaire, à la bénédiction des unions contre-nature et à la dissolution de l’autorité des évêques. Cette révolution, dont l’excellent ouvrage de Roberto de Mattei (Vatican II. L’histoire qu’il fallait écrire) donne la base historique, semble mettre en cause l’indéfectibilité de l’Église. S’il est vrai que l’Église a connu des époques sombres, cette situation est vraiment nouvelle. Ce n’est pas une raison pour s’aveugler. L’indéfectibilité de l’Église apparaît précisément dans la résistance dite ‘traditionaliste’, sans qu’il faille réduire l’Église à ce mouvement dont la diversité et même les divergences montrent précisément qu’il n’est pas une secte.
Sans amertume ni anxiété, dans la paix et l’adoration des desseins divins nous acceptons les voies par lesquelles Dieu conduit son Église.
P. Bernard Rulleau (23/02/2026)
2e dimanche de carême : la Transfiguration
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La messe célébrée ce dimanche est celle du IIe dimanche de Carême. Notre Seigneur avant d’entrer dans la douloureuse épreuve de sa Passion nous laisse paraître, dans l’Évangile de ce dimanche la splendeur de sa gloire par la Transfiguration devant trois de ses disciples.
Cet état de béatitude auquel nous sommes également appelés ne se réalisera que par l’infinie miséricorde de Dieu que tous les chants de cette messe réclament…
| Reminíscere miseratiónum tuárum, Dómine, et misericórdiæ túæ, quæ a sæculo súnt // ne únquam dominéntur nóbis inimíci nóstri // líbera nos, Déus Israel, ex ómnibus angústiis nóstris. | Souvenez-vous Seigneur de votre bonté et de votre miséricorde qui sont de toujours // Que nos ennemis ne l’emportent pas sur nous // Délivrez-nous, Dieu d’Israël, de toutes nos angoisses. |
Le verset de cet introït est bien entendu le début du psaume 24 que nous avons souvent entendu au temps de l’Avent.
| Ad te Dómine levávi ánimam méam : Déus méus in te confído, non erubéscam. | Vers vous, Seigneur, j’élève mon âme, mon Dieu c’est en vous que je mets ma confiance et je n’aurai pas à en rougir. |
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Le texte du graduel de ce IIe dimanche de Carême qui suit l’introït provient également du psaume 24.
C’est une humble prière de l’âme repentante bien placée après l’épître qui vient de nous donner divers moyens de mortification.
| Tribulatiónes córdis méi dilatátæ sunt : de necessitátibus méis éripe me, Dómine. Et voici le verset :
Víde humilitátem méam, et labórem méum ; et dimítte ómnia peccáta méa. |
Les angoisses de mon cœur se sont multipliées. Arrachez-moi à mes tourments.
Voyez mon humiliation et ma peine et remettez tous mes péchés. |
Le contexte du psaume replace ces paroles dans un climat de confiance en la miséricorde divine.
M. Yves Gire qui avait publié son maître-ouvrage « L’Année Grégorienne », n’avait jamais voulu aborder l’aspect technique ni dans ce livre, ni dans l’émission « Chant grégorien du jour » qu’il avait créée en 1987. C’est pourquoi il avait écrit ses « Compléments techniques » à l’adresse des choristes, chefs de chœur et spécialistes.
Voici ce qu’il écrivait sur ce graduel du IIedimanche de Carême :
On retrouve (comme à celui de la messe du jour de Noël par exemple) un 5e mode sans partie grave empruntée au 6e mode, avec les trois notes importantes Fa-La-Do énoncées dès le départ. Dans la première partie il y a peu de grandes vocalises, seulement sur Dómine ; dans la deuxième partie, il y a surtout celle de Labórem, typique des graduels du 5e mode ; à noter dans cette vocalise, à la fin de la deuxième incise, l’épisème sur le Sol qui n’indique qu’un petit soulèvement de la note au levé avant de retomber sur la longue, le léger élargissement correspondant devant commencer sur le losange qui précède. Sur ómniaon trouve une formule de graduel du 2e mode (en La), ce qui est assez fréquent, les deux modes ayant la même dominante.
Le Trait du IIe dimanche de Carême Confitémini Dómino comporte quatre versets qui sont les premiers du psaume 105, psaume de louange à la miséricorde divine en laquelle nous autres pécheurs nous mettons notre confiance. La suite du psaume raconte longuement toutes les infidélités dont le peuple d’Israël s’est rendu coupable au cours de son histoire, et comment, à chaque fois, le Seigneur en a eu pitié et lui a pardonné, ce qui justifie cette louange et cette confiance.
Voici la traduction de ce texte :
Louez le Seigneur car il est bon, car sa miséricorde est éternelle. Qui racontera tous les hauts faits du Seigneur, qui fera entendre toutes ses louanges ? Heureux ceux qui gardent ses commandements et qui accomplissent sa volonté en tout temps. Souvenez-vous, Seigneur, de votre peuple dans votre bienveillance, visitez-nous pour nous sauver.
La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée avec des formules qui reviennent aux différentes cadences du texte. Elle s’apparente beaucoup à celle du Trait Dómine non secúndum du mercredi des Cendres. On y retrouve en particulier la même progression d’un verset à l’autre depuis le grave vers l’aigu.
Deux versets du long psaume 118, le psaume de la fidélité à la Loi divine, fournissent le texte de l’offertoire.
| Meditábor in mandátis túis quæ diléxi válde, et levábo mánus méas ad mandáta túa quæ diléxi. | Je méditerai sur vos commandements car je les aime de tout mon cœur, et je lèverai les mains vers vos commandements que j’aime. |
L’expression levábo mánus méas = je lèverai les mains exprime la prière de l’âme vers son Créateur.
La mélodie correspond tout à fait à cette atmosphère méditative, avec son faible développement et ses longues tenues. [On remarquera comme est souligné le mot diléxi = j’aime qui revient deux fois, d’abord par une simple accentuation, puis par une grande vocalise très expressive].
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L’antienne de communion du IIe dimanche de Carême est encore une prière personnelle, suppliante mais pleine de confiance, avec un grand élan d’amour et d’adoration. Elle est tirée du psaume 5, une des nombreuses prières de David en butte aux persécutions de ses ennemis et qui s’en remet à la protection divine :
| Intéllige clamórem méum, inténde vóci oratiónis meæ, Réx méus, et Déus méus : quóniam ad te orábo, Dómine. | Entendez mon appel, soyez attentif à la voix de ma prière, mon Roi et mon Dieu, car c’est vous, Seigneur que je supplie. |
On remarquera dans la mélodie les grands élans de Intéllige au début et orábo à la fin, ainsi que la douceur pleine de tendresse sur l’invocation Réx méus, et Déus méus (mon Roi et mon Dieu).
Un timbre pour les 170 ans de L’Œuvre d’Orient
Le 13 avril 2026, La Poste émettra un timbre sur L’Œuvre d’Orient pour célébrer les 170 ans d’engagement de l’association aux côtés des chrétiens d’Orient.
L’Œuvre d’Orient voit le jour en 1856 dans un contexte historique majeur : la fin de la guerre de Crimée et la signature du traité de Paris qui reconnaît à la France un rôle de protection des chrétiens de l’Empire ottoman. Alors appelée Œuvre des écoles d’Orient, elle est créée à l’initiative de laïcs professeurs en Sorbonne réunis autour du baron Cauchy, pour soutenir la création d’écoles au Liban, convaincus que l’éducation est un levier essentiel pour l’avenir de toute société. En 1860, après les massacres de chrétiens par les Druzes, l’abbé Charles Lavigerie, premier directeur, recommande d’élargir son champ d’action. Ce sera le début d’une grande histoire de solidarité.
Ainsi, dès 1895, Mgr Félix Charmetant, directeur, fut l’un des personnages les plus actifs en France pour dénoncer les massacres et les crimes que subissent les Arméniens et collecter des fonds pour les aider.
Depuis, L’Œuvre n’a cessé d’accompagner les chrétiens d’Orient dans les moments les plus dramatiques de leur histoire, catastrophes naturelles, guerres, grandes famines, déplacements…
En 2026, L’Œuvre d’Orient, association française apolitique, fête ses 170 ans. Présente dans 23 pays, du Moyen-Orient à l’Europe orientale, de la Corne de l’Afrique au sud de l’Inde, elle soutient les communautés chrétiennes qui agissent sur le terrain, au quotidien, auprès de tous par l’éducation, les soins, l’aide sociale et humanitaire, la culture et le patrimoine.
Parce que l’Épiphanie se confond avec Noël pour les chrétiens orientaux, L’Œuvre d’Orient a placé son anniversaire sous le signe de La célébration de l’Épiphanie ou l’Adoration des rois mages, tableau d’Augustin Frison-Roche, symbole de la richesse spirituelle orientale et de l’universalité du message qu’elle porte depuis sa fondation.
Les infos techniques
Création : Augustin FRISON-ROCHE
Une dorure sublime le titre du timbre “L’Œuvre d’Orient 170 ans” ainsi que le titre de la feuille ” L’Œuvre d’Orient au service des chrétiens d’Orient depuis 1856″.
Impression : héliogravure Format du timbre : 52 x 40,85 mm
Présentation : 9 timbres à la feuille Tirage : 630 000 exemplaires
Valeur faciale : 1,52 € Lettre Verte
Conception graphique timbre à date : mis en page par Sandrine Chimbaud d’après le logo des 170 ans de l’oeuvre d’Orient
Mentions obligatoires : création Augustin Frison-Roche et mise en page Sandrine Chimbaud.
Les infos pratiques…
Le timbre sera vendu en avant-première les vendredi 10 et samedi 11 avril à :
▪ PARIS (75009)
Le Carré d’Encre, de 10h à 19h, 13 bis rue des Mathurins (oblitération jusqu’à 17h).
Dédicace de l’artiste Augustin Frison-Roche, le vendredi 10 avril de 10h30 à 12h30 et en présence de Jean-Yves Tolot, Président de L’Œuvre d’Orient.
▪ AIX-EN-PROVENCE (13)
Bureau de poste Aix La Rotonde le vendredi 10 avril de 9h à 18h et le samedi 11 avril de 9h à 12h, 2 rue Lapierre 13100 AIX-EN-PROVENCE
Le timbre sera vendu en avant-première uniquement le vendredi 10 avril à :
▪ MOULINS (03)
Centre Diocésain Saint Paul de 9h à 17h, 20 rue Colombeau 03000 MOULINS
▪ PÉRIGUEUX (24)
Hall du Théâtre l’Odyssée de 9h30 à 17h, Esplanade Robert Badinter 24000 PERIGUEUX
▪ TOULOUSE (31)
Bureau de Poste Toulouse Capitole de 9h à 18h, 9 rue Lafayette 31000 TOULOUSE
▪ METZ (57)
Bureau de Poste Metz de 10h à 17h, 8 rue du Petit Paris 57000 METZ
▪ VALENCIENNES (59)
Bureau de Poste VALENCIENNES Hotel de Ville de 9h à 12h30 et 13h30 à 17h30, 4 Place du Marché aux Herbes 59300 VALENCIENNES
L’euthanasie : une religion d’Etat qui ne dit pas son nom
Si l’Etat est partisan de l’euthanasie, ce n’est pas pour donner un nouveau droit mais pour imposer « sa religion » : après la mort, il n’y a rien et notre corps est notre objet. C’est la thèse que défend Laurent Stalla-Bourdillon son dernier ouvrage, L’euthanasie une religion d’Etat qui ne dit pas son nom, paru aux éditions Téqui. Entretien sur Gènéthique :
Dans votre dernier ouvrage, vous considérez que les débats parlementaires sur l’euthanasie sont le signe de déplacements majeurs de notre manière de percevoir le corps. De quels déplacements s’agit‑il ?
Notre rapport au corps a en réalité connu une double révolution, à la fois individualiste et technico‑scientifique, qui bouleverse en profondeur notre anthropologie. D’un côté, l’individualisme libéral a produit une individualisation du sens : l’homme contemporain ne se reçoit plus d’une histoire, d’une filiation, d’une tradition, il entend se fonder lui‑même et décider seul de ce que signifie sa vie. Son corps devient alors la matière première de cette auto‑construction, qu’il s’agit de singulariser, de maîtriser, de transformer, jusqu’à revendiquer demain le droit de le supprimer lui‑même, comme ultime geste d’auto‑génération.
De l’autre côté, le triomphe du paradigme informationnel a réduit le corps à un agrégat de données, un mécanisme impersonnel, résultat d’interactions de molécules, que l’on peut décrire, quantifier, optimiser et, au besoin, interrompre. Le langage scientifique et technique, matérialiste par nature, tend dès lors à effacer le langage philosophique et spirituel : nous ne parlons plus du corps comme du lieu d’une destinée, mais comme d’un système à gérer. Entre un individu qui prétend disposer absolument de son corps, et une technique qui traite ce corps comme un objet d’information, l’idée même que le corps soit le signe d’une vocation, d’un accomplissement jusque dans la mort, se trouve marginalisée. C’est dans ce contexte que la dépénalisation de l’euthanasie apparaît non comme une simple réforme juridique, mais comme l’aboutissement logique d’une révolution silencieuse où le corps humain n’est plus le lieu d’un mystère, mais un simple matériau disponible dont on peut programmer la fin.
Vous affirmez que l’euthanasie réduit la personne au rang des objets et en détermine la valeur. Cette pratique serait‑elle fondamentalement matérialiste ?
Oui, car la logique qui porte l’euthanasie ne se comprend pleinement que sur fond d’une anthropologie matérialiste intégrale. La loi présuppose en effet que l’être humain se réduit à son corps : ce qui existe vraiment, c’est ce que l’on peut mesurer, peser, observer. L’âme, la dimension spirituelle, la destinée éternelle sont reléguées au rang de croyances privées, sans réelle portée. Dans cette perspective, la mort n’est plus un passage, mais une simple extinction, voire une abolition de la personne. Il devient alors cohérent de proposer la mort comme solution technique à la souffrance. Mais en faisant cela, on sort la vie humaine de la sphère du don gratuit pour l’introduire dans celle de la valeur : certaines existences sont jugées « encore dignes d’être vécues », d’autres non, en fonction de critères de performance, d’autonomie, de coût, de confort. La personne est discrètement assimilée à une chose dont on peut apprécier la rentabilité ou l’absurdité, et que l’on peut éliminer proprement quand elle n’entre plus dans les normes implicites de la qualité de vie. C’est pourquoi les textes rappellent que l’euthanasie fait entrer dans le droit la « culture du déchet » : ce qui ne répond plus aux standards de l’utilité ou de la maîtrise est voué à disparaître. Cette pratique n’est donc pas neutre ; elle institue juridiquement une vision du monde où l’homme n’est plus qu’un organisme biologique, où la souffrance est le mal absolu, et où la mort provoquée devient une solution bonne et une modalité de gestion. C’est l’administration de la mort par la puissance publique. Il faut prendre la mesure de ce que cela va causer.
Vous écrivez que l’euthanasie n’est pas une loi neutre et qu’elle risque d’« enrégimenter la société ». En quoi ?
Parce qu’elle ne se contente pas d’ouvrir un droit individuel de plus. Elle modèle silencieusement notre manière de penser l’homme, la mort et la solidarité. Toute loi sur la vie et la mort emporte une certaine idée de l’être humain. Ici, l’État prend parti pour une anthropologie où il n’existe, en dernière analyse, que le corps, et où la mort n’a plus de signification spirituelle. Sous couvert de laïcité, c’est une véritable religion civile qui s’installe : une foi dans le néant qui marginalise toutes les sagesses affirmant la survie de l’âme et la gravité de l’instant de la mort. Cette loi enrégimente d’abord par le langage : quand une euthanasie est juridiquement qualifiée de « mort naturelle », on ne change pas une nuance, on brouille la frontière entre tuer et laisser mourir, soin et acte létal. La « novlangue » qui rebaptise faire mourir en « aider à mourir » désarme la pensée et affaiblit la conscience morale, car si les mots ne disent plus le réel, il devient difficile de résister à ce qui est présenté comme un progrès. Elle enrégimente aussi par la pression sociale : dans une société où l’euthanasie est normale, la personne très dépendante, handicapée ou âgée intériorise peu à peu l’idée qu’elle est un fardeau, et que le choix « digne » serait peut‑être de s’effacer. Le droit de mourir peut alors se muer en devoir implicite de mourir pour ceux qui coûtent cher ou se sentent de trop. Enfin, l’État, en prenant en main la mort de ses citoyens, s’arroge le pouvoir de « mesurer la vie ». Il sort chaque existence de la gratuité inconditionnelle qui fonde la dignité humaine, pour la soumettre à des critères évolutifs de qualité et d’utilité. Une fois ce seuil franchi, la société tout entière est orientée, enrôlée, formée par une philosophie nihiliste qui ne reconnaît plus dans chaque vie un mystère intouchable, mais une variable que l’on peut, au besoin, supprimer pour maintenir l’illusion d’une maîtrise totale.
Toujours des actes anti-chrétiens en Syrie
Ces dernières semaines, plusieurs évènements graves ont ravivé le climat de peur dans lequel vivent les chrétiens de Syrie, alors que l’Etat syrien a du mal à se reconstruire. Le 20 février, au son des « Allah Akbar », le drapeau du Front al-Nosra a été hissé par un groupe de jeunes hommes sur le rond-point principal de la ville chrétienne de Saydnaya. Plusieurs jeunes chrétiens s’y sont opposés. Le 23, le même drapeau a été hissé sur la place principale de Bloudan, une ville majoritairement chrétienne. Le 23 février, une mère de famille a été tuée à Homs, lors d’une attaque d’un groupe terroriste dans le quartier d’Akrama…
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Lettre intégrale de Mgr Strickland de soutien à la FSSPX
Source : https://fsspx.news/fr/news/une-lettre-mgr-strickland-57460
Mgr Joseph Strickland a donné un texte remarquable sur la crise de l’Église et la situation après l’annonce des sacres, que nous reproduisons en entier.
La Ligne dans le sable
Tout Texan connaît cette histoire : Bien avant de connaître la politique, bien avant de connaître les arguments, bien avant de savoir chipoter sur les détails, nous avons appris à l’école une chose qui nous a façonnés jusqu’à la moelle. À El Alamo, l’heure est venue où il n’y avait plus de lettres à envoyer, plus de renforts à venir, plus de négociation à tenter. L’ennemi était à la porte. Il réclamait notre capitulation. Et tous savaient ce que se rendre signifiait.
Alors le commandant – William Barret Travis – rassembla ses hommes – non pour les inspirer, non pour les motiver, mais pour leur dire la vérité. Il traça une ligne dans la terre. D’un côté de cette ligne c’était la sécurité – du moins pour le moment. De l’autre côté c’était la mort quasi certaine. Et il dit : « choisissez ». Un seul homme recula. Tous les autres s’avancèrent.
Cette ligne dans le sable ne fut pas tracée pour lancer une rébellion. Elle fut tracée pour mettre fin aux illusions.
La franchir ne garantissait pas la victoire – seulement la fidélité. Et que nous le voulions ou non, c’est exactement la position dans laquelle l’Église se trouve aujourd’hui.
L’Église est dans une situation d’urgence. Pas une urgence inventée par les commentateurs, pas un état d’esprit fabriqué par les réseaux sociaux, pas une hystérie.
Une réelle urgence – mesurée non par des sentiments mais par les faits. Une urgence mesurée par le silence là où il devrait y avoir des réponses. Par la tolérance là où il devrait y avoir correction. Par des bergers qui refusent de dénoncer les loups tandis que ceux qui souhaitent simplement garder le troupeau sont traités comme des problèmes.
Je vais être très clair : ce n’est pas une question de personnes. Ce n’est pas une question de préférences. Ce n’est pas une question d’attachement au passé. C’est une question de survie – la survie non pas d’une institution, mais du sacerdoce, des sacrements, et de la Foi catholique telle qu’elle a été reçue, transmise et préservée pendant des siècles.
Lorsque des hommes qui contredisent ouvertement l’enseignement catholique sont tolérés, promus et même encensés, tandis que ceux qui maintiennent la tradition sont interdits, mis de côtés ou ignorés, quelque chose ne va pas.
Lorsque la confusion est accueillie et la fidélité doit mendier le droit d’exister, l’autorité a cessé de faire ce qui est la raison d’être de l’autorité.
Et il arrive un moment où le silence devient lui-même une réponse.
Lorsqu’une crise est avérée, lorsqu’une supplication faite sobrement et respectueusement reçoit pour toute réponse le silence, un retard devient une décision. L’inaction devient un jugement. Le refus d’agir devient une abdication.
Ceci n’est pas une théorie. C’est l’histoire.
L’Église a déjà connu de telles heures – des heures où les hommes furent obligés d’agir non parce qu’ils souhaitaient la confrontation, mais parce que la seule alternative était d’abandonner ce qui leur avait été confié. C’est pourquoi le nom de Monseigneur Lefebvre provoque toujours de telles réactions. Non parce que l’heure fut confortable, mais parce qu’elle fut éclairante.
Personne ne prétend que ces décisions ont été légères. Personne ne prétend qu’elles ont été sans douleur. Mais elles ont été prises avec la conviction que la nécessité était là, qu’attendre encore serait laisser mourir quelque chose d’essentiel.
Et aujourd’hui nous nous trouvons à nouveau dans une heure de nécessité.
Il ne s’agit pas d’un seul groupe. Il ne s’agit pas d’une seule société. Il ne s’agit pas d’un seul évêque, ou d’une lettre, ou d’une demande restée sans réponse. Il s’agit d’une tendance – une tendance qui traite l’orthodoxie comme une menace, la tradition comme suspecte, et la fidélité comme une rigidité tandis que l’erreur est louée comme étant de la sensibilité pastorale.
Il s’agit d’une heure où les choses que l’Église défendait autrefois sans excuses doivent désormais se justifier. Où préserver le sacerdoce est devenu facultatif. Où la formation des prêtres est entravée. Où les moyens ordinaires de continuité apostolique sont discrètement refusés.
Et à ce stade-là, la ligne est déjà tracée. Pas par des agitateurs. Pas par des rebelles. Mais par la réalité elle-même.
À El Alamo, un seul homme a reculé. Il s’appelait Moses Rose. L’histoire ne le méprise pas. Elle prend note simplement de son choix. C’est ce que font les lignes. Elles ne condamnent pas. Elles révèlent. Une ligne ne crée pas le courage ou la lâcheté. Elle l’expose.
Et la ligne face à laquelle l’Église se trouve aujourd’hui ne demande pas qui est en colère, qui fait du bruit, qui est populaire. Elle demande qui veut bien rester fidèle lorsque la fidélité a un prix. Car il y a des choses qui sont pires que la défaite. Il y a pire que d’être écrasé. Il y a pire que la mort.
Il y a la capitulation.
Notre Seigneur ne traça pas Sa ligne dans le sable. Il la traça dans le sang. Il garda le silence devant Pilate non parce que la vérité n’était pas claire mais parce que la vérité ne négocie pas avec le mensonge. Il n’a pas promis la sécurité. Il n’a pas promis le confort. Il n’a pas promis le succès.
Il a promis la Croix.
Et Il a prévenu Ses disciples clairement de tout ce que la fidélité leur coûterait.
Alors en parlant aujourd’hui de tracer des lignes, nous n’inventons rien. Nous nous trouvons là où les chrétiens se sont toujours trouvés lorsque l’obéissance à Dieu et la soumission à la confusion divergent définitivement.
Aujourd’hui je demande qui est honnête. Je ne demande pas qui se sent en sécurité. Je demande qui est fidèle.
Car la ligne est déjà là.
Elle a été tracée par le silence. Elle a été tracée par inversion. Elle a été tracée par le refus d’agir alors que l’action est requise. Et la seule question qui demeure – la seule question honnête – est : sommes-nous prêts à la franchir ? Pas avec triomphalisme. Pas avec rébellion. Avec fidélité.
L’Église survit par ses saints.
Et les saints ont toujours su quoi faire lorsque la ligne apparaît.
Je vais maintenant dire les choses de manière claire, car l’heure de parler avec précaution est révolue.
Certains diront qu’exprimer de telles réalités divise. Ils se trompent. Ce qui divise, c’est de tolérer l’erreur tout en punissant la fidélité. Ce qui divise, c’est d’imposer le silence à ceux qui croient ce que l’Église a toujours enseigné tout en applaudissant ceux qui la contredisent ouvertement. Ce qui divise, c’est d’appeler la confusion « pastorale » et la clarté « dangereuse ».
Et nous voyons cette tendance depuis suffisamment longtemps maintenant pour que prétendre le contraire ne soit plus honnête.
Il y a des prêtres et des évêques qui discréditent ouvertement l’enseignement catholique sur le mariage, la sexualité, l’unicité du Christ, la nécessité du repentir – et il ne se passe rien. Ils sont loués pour leur « accompagnement ». Et on nous dit que c’est de la miséricorde. Mais lorsque des prêtres veulent célébrer la Messe comme elle a été célébrée pendant des siècles, lorsqu’ils veulent être formés selon l’esprit de l’Église qui a produit des saints, lorsqu’ils veulent des évêques pour que le sacerdoce ne s’éteigne pas – on les traite comme des problèmes à gérer.
Cela n’est pas de la miséricorde. C’est de l’inversion.
Et lorsque cette inversion est présentée directement à Rome – calmement, respectueusement, sans menace – et que la seule réponse est le silence, nous n’avons pas affaire à une incompréhension. Nous avons affaire à un refus.
Je parle ici de la Fraternité Saint Pie X.
Ils ne demandent pas de nouveauté. Ils ne demandent pas de pouvoir. Ils demandent des évêques – car sans évêques il n’y a pas de prêtres, et sans prêtres il n’y a pas de sacrements, et sans sacrements l’Église ne survit pas de manière significative.
Ils ont demandé. Ils ont attendu. Ils n’ont reçu aucune réponse qui abordait la réalité.
Je vais le dire clairement : lorsque l’hérésie est tolérée mais la tradition étranglée, quelque chose va terriblement de travers. Lorsque ceux qui rompent avec la doctrine sont les bienvenues et ceux qui y adhèrent sont traités de suspects, l’autorité a trahi sa raison d’être.
Ceci n’est pas la voix de la rébellion. C’est un fait.
Il y a ceux qui diront : « Mais il faut attendre. »
Il y a ceux qui diront : « Mais il faut faire confiance. »
Il y a ceux qui diront : « Mais il faut être patient. »
La patience est une vertu. Mais la patience, ce n’est pas regarder le sacerdoce mourir pendant que les responsables refusent d’agir. La confiance est nécessaire. Mais la confiance, ce n’est pas prétendre que le silence est sagesse quand il ne l’est pas. L’obéissance est sainte. Mais l’obéissance n’a jamais été coopérer à l’érosion de la Foi.
Il arrive un moment où continuer à attendre devient une forme de capitulation.
Et ce moment est arrivé.
Je connais des personnes qui reculeront en entendant cela. Ils diront que ce langage est trop fort. Ils diront qu’il secoue.
Tant mieux.
Car une Église qui n’est jamais secouée par la vérité est déjà endormie.
Notre Seigneur a secoué les gens constamment. Il a renversé les tables. Il a dénoncé l’hypocrisie. Il a averti les bergers qui se nourrissaient à la place de leur troupeau. Il n’a pas parlé doucement à ceux qui déformaient la vérité sous couvert de leur autorité.
Et une paix achetée par le silence ne m’intéresse pas. Une unité qui nous demande de nous mentir ne m’intéresse pas. Une stabilité au prix de l’abandon ne m’intéresse pas.
La ligne a été tracée.
Elle est tracée à chaque fois qu’un prêtre fidèle est puni pour avoir fait ce qu’ont fait les saints. Elle est tracée à chaque fois que l’erreur est tolérée parce que la corriger serait inconfortable. Elle est tracée à chaque fois que Rome choisit le silence alors que la clarté est de rigueur.
Et voici ce qui doit être dit haut et fort : de telles lignes ne sont jamais tracées par ceux qui souhaitent le conflit. Elles sont tracées par le réel lorsque l’autorité refuse d’agir.
À El Alamo, les hommes qui ont franchi la ligne ne pensaient pas qu’ils gagneraient. Ils savaient qu’ils perdraient probablement. Ils l’ont franchie parce que se rendre auraient été renier ce qu’ils étaient et abandonner ce qu’on leur avait demandé de défendre.
Voilà le choix face auquel l’Église se trouve à présent.
Non pas entre victoire et défaite.
Mais entre fidélité et abandon.
Entre vérité et déclin organisé.
Entre saints et administrateurs.
Je n’appelle pas à la rébellion. J’appelle à l’honnêteté. Je n’appelle pas au chaos. J’appelle au courage. Je n’appelle personne à abandonner l’Église. J’appelle l’Église à se rappeler qui elle est.
Car si nous ne voulons pas défendre le sacerdoce, nous ne défendrons pas les sacrements, et si nous ne voulons pas défendre la Foi lorsqu’il nous en coûte, alors nous reculons déjà devant la ligne.
L’histoire prendra note de ce choix aussi.
L’Église n’a pas besoin de plus de silence. Elle n’a pas besoin de plus de retard. Elle n’a pas besoin de plus de phrases précautionneuses qui ne disent rien. Elle a besoin d’hommes pour se lever, parler et si besoin souffrir – sans illusions.
Car la ligne n’est plus théorique.
Elle est là.
Et chacun d’entre nous – évêque, prêtre, laïc – est déjà en train de choisir sa position.
Je vais maintenant arrêter d’expliquer.
Car il arrive un moment où expliquer devient éviter et les paroles deviennent une façon de retarder l’obéissance.
La ligne n’est plus dans les livres d’histoire. Elle n’est plus théorique. Elle n’est plus à débattre dans des conférences ou derrière des portes closes.
Elle est là.
Et elle ne demande pas quelle est votre position ni combien vous suivent ni si vous avez formulé vos phrases avec précaution. Elle demande une seule chose : vous tiendrez-vous du côté de la vérité lorsqu’il vous en coûtera quelque chose ?
Car c’est cela qu’il faut dire en fin de compte sans ornement et sans excuse : une Église qui ne défend pas son sacerdoce ne survivra pas. Une Église qui considère la fidélité comme dangereuse et l’erreur comme pastorale a déjà commencé à capituler. Une Église qui répond aux urgences par le silence choisit la décomposition à la place du courage.
Ceci n’est pas une insulte. Ce n’est pas une menace. C’est un diagnostic. Et le but des diagnostics est de réveiller les gens et les appeler à l’action.
Il n’y a pas de zone neutre. Il n’y a pas de terrain où on peut attendre tranquillement à l’abri en espérant que quelqu’un d’autre agira. Le silence est lui-même une prise de position. Attendre est désormais une décision.
La ligne est tracée à chaque fois que l’on demande à la vérité d’attendre. À chaque fois qu’une excuse est faite à l’erreur. À chaque fois que le courage est puni. À chaque fois qu’un berger se détourne.
Et le plus terrifiant dans de tels moments n’est pas que certains feront le mauvais choix.
C’est que beaucoup choisiront en silence – en se disant qu’ils ne choisissent rien du tout.
L’histoire ne sera pas d’accord avec eux.
Le Christ non plus.
Car Notre Seigneur ne demandera pas si nous étions à l’aise. Il demandera si nous étions fidèles. Il ne demandera pas si nous avons préservé notre rang. Il demandera si nous avons porté notre croix. Il ne demandera pas si nous avons survécu. Il demandera si nous avons aimé la vérité plus que notre propre sécurité.
Je terminerai donc cette lettre comme je le dois.
Non pas avec une stratégie. Ni avec un programme. Ni avec une conversation de plus.
Mais avec un appel à se mettre à genoux.
Si votre cœur est secoué en m’entendant, ne l’anesthésiez pas. Si vous êtes en colère, demandez-vous pourquoi. Si vous avez peur, reconnaissez-le. Puis priez – non pas pour que l’Église devienne plus facile, mais pour qu’elle redevienne sainte.
Priez pour des évêques qui parleront même lorsque parler leur coûte tout ce qu’ils ont. Priez pour des prêtres qui resteront fidèles même lorsqu’ils sont abandonnés. Priez pour Rome – non pas pour qu’elle gère cette crise, mais pour qu’elle y réponde.
Et priez pour vous-mêmes.
Car la ligne est déjà là.
Et lorsque le bruit s’arrêtera et que les chaises auront fini de heurter le sol et qu’il ne restera plus rien derrière lequel se cacher, chacun de nous aura à répondre à la seule question qui vaille :
Où vous êtes-vous tenus ?
Que le Dieu tout-puissant vous bénisse et vous garde, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.
Monseigneur Joseph E. Strickland
Évêque émérite
(Source : Pillars of Faith – FSSPX.Actualités)
Illustration : Pillars of Faith
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Source : SOS Chrétiens d’Orient


