Blogs avec images

À propos de l’honneur et de l’éloquence

Jean-Pierre Maugendre revient sur la coupe d’éloquence de la DRAC :

« Nous ne partirons pas ! »

Titre choc de Mediapart ou Une de Libération en soutien à une déclaration de 343 imams étrangers, binationaux ou français de fraîche date affirmant leur volonté de rester sur notre territoire national malgré les OQTF prononcées à leur encontre ? Ni l’une ni l’autre.

À propos d’expulsions

La vigoureuse réponse du père Paul Doncœur, officier de la Légion d’Honneur, au nouveau Président du Conseil, Edouard Herriot qui, au lendemain de la victoire électorale du cartel des gauches en 1924, voulait réactiver les lois d’expulsion des religieux, votées en 1901 et 1905, simplement suspendues par décret en 1914 et non abrogées par la chambre, patriote, dite bleu-horizon, de 1919. Ainsi entre 1901 et 1905 de 30 000 à 60 000 religieux et religieuses avaient été expulsés de France. Religieux contemplatifs (voir l’expulsion de la Grande Chartreuse) mais aussi enseignants, enseignantes, hospitalières, etc. Malgré cela dès août 1914 près de 10 000 religieux étaient revenus servir sous les drapeaux d’une République qui les avaient rejetés. 1 571 périrent au feu. De même plus de 16 000 religieuses hospitalières revinrent en France et accompagnèrent les troupes sur le front et à l’arrière. Edouard Herriot, en bon sectaire anticlérical, émule du petit père Combes, souhaitait que tous ces religieux, souvent décorés au péril de leur vie, reprissent le chemin de l’exil, s’attirant cette réponse cinglante du père Doncœur : « Pour l’honneur de la France – entendez-vous ce mot comme je l’entends ? […] – nous ne partirons pas ! » Sous l’impulsion de Dom Moreau, moine de Ligugé, se mit sur pied une association de défense des religieux anciens combattants (DRAC – Droits du Religieux Ancien Combattant) qui mena campagne contre les projets de gouvernement et le fit renoncer. En 1926 était créée une coupe d’éloquence qui, le 17 mars 2024, sous les lambris dorés de la salle des fêtes de la mairie du XVIe arrondissement de Paris, rassemblait, pour sa 99e édition, les jeunes concurrents et concurrentes avec pour mission de commenter la déclaration du père Doncœur, et plus particulièrement le sens que pouvait avoir le mot hier chéri et aujourd’hui galvaudé : honneur.

Une coupe d’éloquence

Journée en dehors du temps rythmée par la récurrence de mots et concepts prétendument obsolètes : honneur, France, respect, courage, etc., mis en forme par les six candidats sélectionnés (trois garçons et trois filles) parmi trente postulants originels issus des lycées où se cultive encore l’excellence académique française : Saint-Pie X à Saint-Cloud (92), Saint-Dominique du Pecq (78), Saint-Louis de Gonzague (75), la maison d’éducation de la Légion d’Honneur (93), le Puy du Fou Académie (85), etc.

Rappelons que l’éloquence n’est pas une finalité en soi. Elle est au service d’une idée à transmettre ou d’un sentiment à partager. La forme est au service du fond, en particulier dans le cadre de ce concours d’éloquence de la DRAC placé sous le regard des religieux anciens combattants morts pour la France qui se réjouissent du haut du ciel que le flambeau ait été transmis. Il ne s’agit pas là, chacun l’aura compris, de célébrer uniquement la qualité du verbe, ce qui aurait conduit en d’autres temps à valoriser Mirabeau, Danton, Jaurès ou Doriot, prestigieux tribuns aux incontestables talents oratoires mais à la pensée bien éloignée des intuitions originelles du père Moreau et de ses confrères. Au-delà de l’expression de l’idée ce qui compte d’abord c’est que celle-ci soit juste. Pitoyable spectacle de prétendus orateurs qui croient compenser le néant de leur pensée et la vacuité de leurs réflexions par des techniques de bateleurs d’estrades !

Ce beau jour fut donc aussi une fête de la langue et de l’intelligence françaises. Une langue claire. Des tenues vestimentaires élégantes. Des convictions affichées. Du lyrisme et du panache. Des modèles sûrs : Arnaud Beltrame, Henri d’Anselme, Hélie Denoix de Saint Marc, Hans et Sophie Scholl, etc. Car il n’y a qu’un pas de l’honneur au héros tant l’honneur est une vertu qui transforme les hommes en héros. Des références éprouvées : Aristote, Cicéron, saint Thomas d’Aquin, Molière, etc. Un précieux capital accumulé de sagesse et d’expérience gravé en quelques apophtegmes mémorables.

Florilège sur l’honneur

Florilège de citations d’auteurs connus ou de candidats :

« À force d’accepter les honneurs, on finit par croire qu’on les mérite. » Gilbert Cesbron

Faire de l’honneur « un éperon pour la vertu, non un étrier pour l’orgueil. »

« L’honneur c’est la poésie du devoir. »

« Ne pas séparer l’honneur de la justice et de la vérité. »

« Ne pas confondre honneur et réputation »

« Il y a des gens qui observent les règles de l’honneur, comme on observe les étoiles, de très loin. » Victor Hugo

« Se méfier de l’ivraie des honneurs mêlée au bon grain de l’honneur. »

Des raisons d’espérer pour la France

Une belle jeunesse à contre-courant loin de l’idéologie du genre et du wokisme, animée par l’amour de la France et de l’Église, soutenue par une assistance nombreuse : familles, amis, professeurs, etc. Un beau motif d’espérance à quelques jours de l’entrée dans la Semaine sainte durant laquelle nous nous ferons un point d’honneur d’accompagner le Christ dans sa Passion et qui verra rayonner sous nos yeux la plus belle des décorations, celle du Christ : la Croix.

La Semaine Sainte à l’école de Marie (retraite du 24 au 31 mars)

La semaine avant Pâques est pour les chrétiens particulièrement importante, puisqu’elle permet d’entrer dans le mystère de la Passion du Christ.

Cette année, Hozana vous propose d’être accompagné par la Vierge Marie pour vous plonger dans le mystère de chaque journée de la Semaine Sainte !

Projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie

Voici le Projet de Loi (pdf 11 pages) sur l’euthanasie et le suicide assisté.

Article 7 :

L’aide à mourir consiste en l’administration d’une substance létale, effectuée par la personne elle-même ou, lorsque celle-ci n’est pas en mesure physiquement d’y procéder, par un médecin, un infirmier ou une personne volontaire qu’elle désigne dans les conditions prévues à l’article 8

L’article 13 prévoit la prise en charge par l’assurance maladie des frais exposés dans le cadre de la mise en œuvre de cette euthanasie. Un arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale fixera le prix de cession des préparations magistrales létales pris en charge, couvrant les frais de réalisation et de délivrance, ainsi que le tarif des honoraires ou
rémunérations forfaitaires des professionnels de santé…

Le rôle de l’homme dans la famille

Dans le cadre de Carême 40, série de méditations proposées par la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, le père Louis-Marie de Blignières, fondateur de la communauté, évoque le rôle de l’homme, au lendemain de la fête de saint Joseph.

Le manque de paternité dans la société occidentale est un fait dont on mesure de plus en plus les dégâts. Saint Paul dit que le père est à l’image de Dieu « de qui toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom ». Pour comprendre de nouveau la paternité, il faut donc nous tourner vers Dieu.

Chapitres :

  • 0:00 : Le rôle de l’homme dans la famille
  • 0:53 : À l’image de Dieu le Père
  • 4:07 : Le rôle de l’époux
  • 6:14 : “Maris, aimez vos femmes”

Complotisme et dérives sectaires : les écoles hors contrat ciblées sur Europe 1

En réponse à une chronique parue sur Europe 1, Michel Valadier, directeur général de la Fondation pour l’école, a été interrogé dans l’émission Ligne Droite sur Radio courtoisie :

 

Trois ans de prison requis contre un prêtre pour critique de l’islam radical

Custodio Ballester est un prêtre catholique dans le collimateur de la justice espagnole, et plus particulièrement du Parquet de Malaga qui a l’intention d’ouvrir une accusation contre lui pour un délit présumé d’atteinte grave aux sentiments religieux et d’islamophobie. Il déclare à Zénit :

« Si je dois aller en prison, j’irai et je ferai le plus d’apostolat possible, parce que la seule chose que j’ai faite c’est défendre la vérité et dénoncer l’erreur ».

Prêtre de l’archidiocèse de Barcelone depuis 25 ans et actuellement vicaire de la paroisse San Sebastian de Badalona, il a déclaré en avril 2017 dans l’émission « La ratonera », d’Alerta Digital :

« l’islam radical a l’intention de détruire la civilisation chrétienne et de raser l’Occident ».

Ces déclarations ont suscité l’émoi de l’association « Musulmans contre l’islamophobie » qui a décidé de le dénoncer au parquet pour un prétendu crime de haine. Il faut savoir que cette association de trois ou quatre membres est financée par des fonds publics de la Generalitat de Catalogne.  Cette plainte a été acceptée et s’est retrouvée devant les tribunaux de Malaga, car c’est là que se trouve le siège du site web d’Alerta Digital. Le procureur a demandé la peine maximale et le plus grave dans tout ça c’est que le prêtre n’a jamais été interrogé, ni le rédacteur en chef d’Alerta Digital, ni l’autre prêtre, le père Jesús Calvo, qui sont également poursuivis.

Cette affaire dure depuis plus de 7 ans, et voilà maintenant qu’elle est portée devant le tribunal provincial de Malaga.  Je suis prêt, Jésus-Christ a dit : « il y aura un moment où nous devrons témoigner de la vérité devant les tribunaux ». Et non seulement cela, mais en plus l’Esprit Saint éclairera mes paroles et ma sagesse si bien que les adversaires ne pourront faire face. En tant que prêtre, avec la formation que j’ai reçue, j’ai essayé d’exprimer ce que je pense de l’islam, je suppose que l’islam aura aussi une opinion sur nous. J’ai tenté d’expliquer ma vision et je crois que ça n’est pas punissable, d’autant plus que je n’ai pas fait allusion à tous les musulmans, parce que tous ne vivent pas leur foi de cette manière, et il en va de même pour les catholiques. J’ai fait allusion aux extrémistes radicaux, à l’islamisme violent.

Documentaire sur les martyrs coptes

Nous vous en parlions voici quelques jours, le documentaire sur les martyrs coptes est disponible:

Il faut tout faire pour écarter Emmanuel Macron du bouton nucléaire!

De Jean-Frédéric Poisson:

 

Église et beauté ? Nous avons besoin d’une révolution culturelle…

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Au moment où j’écris ces lignes, je reviens d’un concert de polyphonie de la Renaissance. Dans ce concert, des pièces de l’école romaine ont été interprétées. La chorale était un groupe anglais célèbre et effectivement il y avait un grand nombre de personnes pour assister à ce concert.

Bien sûr, j’ai été véritablement conquis par la musique (même si j’avais quelques réserves quant à la manière de l’interpréter) mais toute cette ambiance, dans une salle de concert, m’a communiqué un certain inconfort. C’était beau de voir les gens séduits par ces belles et puissantes harmonies mais, en même temps j’avais l’impression que tout n’était pas à sa place, que c’était sorti du contexte dans lequel cela devait se trouver, celui de la liturgie de l’Église.

J’ai ressenti une sensation similaire au Louvre (ou d’ailleurs dans n’importe quel autre musée) où l’ensemble de la situation me donnait une impression de « beauté massive ». Cette beauté n’a pas été créée pour être appréciée dans un concert ou dans un musée, mais nécessite un contexte précis qui, pourtant, est aujourd’hui nié dans de nombreux cas. Aujourd’hui, la beauté musicale et artistique de l’Église, qui semble attirer les foules dans les musées et les concerts, n’est pas autorisée dans nos églises car elle est destinée à attirer les gens d’une autre manière. Si cela vous semble contradictoire, je peux vous assurer que c’est effectivement le cas.

Cela me surprend toujours de penser à quel point l’Église au cours des dernières décennies a dilapidé un énorme capital artistique et comment aujourd’hui elle ne se rend toujours pas compte que ses initiatives dans les domaines artistique et musical n’ont pas rendu nos églises ou nos liturgies plus belles – bien au contraire, elles demeurent extrêmement pauvres. Pourtant les clercs continuent; il semble qu’ils ne veuillent pas abandonner. Ou peut-être qu’ils ne veulent pas accepter que tout s’est mal passé et que leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés.

Dans le passé, l’Église a toujours voulu utiliser la beauté comme moyen d’attraction vers la Beauté suprême qu’est Dieu, et elle l’a fait parce qu’elle savait que derrière la beauté comme reflet de la Beauté divine, il y a la Vérité, avec une lettre  majuscule également. L’évangélisation est passée par la beauté, cette beauté qui nous conquiert et qui nous appelle aux choses surnaturelles.

Un spécialiste de l’esthétique, le professeur Stefano Zecchi, nous propose cette réflexion importante qui nous fait comprendre comment la beauté sert aussi à recomposer ce qui est désuni : « Si la beauté sauvera le monde, quelle beauté le sauvera ? Que signifie associer le mot beauté à celui de salut ? Le verbe ‘sauver’ exprime le concept de complétude et d’intégrité. D’un point de vue étymologique, l’ancien sens latin de salvus est donc emprunté à totus. Sauf donc à restaurer l’intégrité entre les parties qui tendent à se dissocier, à recomposer l’ensemble. Cette idée d’harmonisation, de construction d’ordre et d’équilibre, appartient précisément au concept de beauté. Mais il faut ajouter à une conception conventionnelle de la beauté » (Stefano Zecchi, L’artiste armé). Une conception conventionnelle de la beauté ? Peut-être, mais certainement d’une grande importance et que nous ferions bien de considérer avec beaucoup d’attention.

Un penseur attentif aux thèmes de la beauté nous fait comprendre quelque chose de très important en prenant un exemple dans le monde animal : « Parmi de nombreuses espèces d’oiseaux, les ornements compliqués des mâles non seulement ne peuvent avoir aucune valeur utilitaire mais constituent en réalité un obstacle direct car ils se développent au détriment de la mobilité, ils gênent la fuite et la course et trahissent leur présence face à l’ennemi qui les poursuit ; mais évidemment pour eux, la beauté est plus importante que la vie » (Vladimir S. Solov’ëv, De la beauté). La beauté est plus importante que la vie, c’est vraiment une belle image. La beauté est plus importante que la vie car elle donne de la plénitude à la vie elle-même. Pensons aux peuples, comme les Italiens (donnez-moi ce patriotisme caché) qui ont tant investi dans la beauté. Je pense à mes ancêtres qui ont embelli les villes que je traverse aujourd’hui et que d’autres traverseront un jour.

Vous vous souvenez d’un vieux film américain dans lequel on montrait le Pape se disputant avec Michel-Ange mais faisant également attention à ne pas l’abandonner. Cela a une part de vérité, car le talent a été préféré parce qu’il était au service de l’Église pour la gloire de Dieu et l’édification des fidèles. Ils préféraient discuter mais garder à proximité les meilleurs artistes car ils étaient un atout pour l’Église. Et aujourd’hui? Pour la plupart, les gens sont promus parce qu’ils sont obéissants, parce qu’ils ne les dérangent pas. Vous pouvez être d’une parfaite médiocrité, mais cela n’a d’importance pour personne. En effet, personne n’est aujourd’hui capable de distinguer une artiste médiocre d’une artiste talentueuse. J’avoue que je pense particulièrement à ce qui se passe autour du Vatican. Si je n’avais pas vu les choses de mes propres yeux, je penserais que ce n’est pas vrai. Mais ils sont vrais, bien sûr ! L’Église ne promeut plus les meilleurs pour rendre gloire à son Dieu, elle se contente de serviteurs insensés.

C’est peut-être mon long séjour en Chine, mais je sens que l’Église a de plus en plus besoin d’une révolution culturelle. Nous devons jeter tous les déchets inutiles qui nous ont été distribués au cours des dernières décennies, nous devons faire comprendre clairement qu’il ne sert à rien d’essayer de convaincre ceux qui font partie du problème de résoudre le problème. Il faut faire en sorte que Dieu la Beauté retrouve ses droits dans l’Église et que les abominations du présent ne soient plus qu’un souvenir, ou plutôt un cauchemar que l’on préfère penser comme n’ayant jamais eu lieu.

Nous devons redécouvrir ce sens héroïque de la beauté, c’est-à-dire la beauté comme manifestation de la vertu et la vertu comme manifestation de la beauté. On pourrait penser à ce beau passage de l’Iliade d’Homère où il est dit : « Et de même que lorsque les bergers divisaient sans effort les nombreux troupeaux mêlés dans les pâturages, de même les capitaines d’un côté et de l’autre alignaient les hommes pour la bataille, et parmi eux se tenait Agamemnon, semblable en tête et en visage à Zeus, seigneur de la foudre, semblable à Arès en figure, semblable à Poséidon en poitrine. Comme le taureau qui se distingue parmi toutes les bêtes du troupeau, il se distingue parmi les vaches rassemblées autour ; tel était le fils d’Atrée, ce jour-là, par la volonté de Zeus, éminent et exalté parmi tous les héros”. Ne sentons-nous pas nos cœurs envahis par la beauté de l’héroïsme et de l’héroïsme en tant que beauté ? Ici, pour nous, la beauté est aussi une manifestation de sainteté et nous ne pouvons que recommencer à la désirer de tout notre cœur.

Euthanasie et suicide assisté : “Les portes entrouvertes finissent grandes ouvertes”

Jean Leonetti, maire LR d’Antibes et cardiologue de profession, a donné son nom aux lois de 2005 et de 2016 sur la fin de vie, qui nous mènent inexorablement vers la légalisation du suicide assisté. Interrogé dans Le Figaro, il désapprouve le projet d’Emmanuel Macron :

Le projet qui nous est aujourd’hui présenté est le contraire d’un projet de fraternité. Le débat éthique est en effet un conflit de valeur entre la protection de la vulnérabilité, au nom de la fraternité, et le respect de l’autonomie de la personne, au nom de la liberté. On voit bien que les orientations proposées privilégient la liberté individuelle à la fraternité collective puisqu’on permet de donner la mort à des personnes vulnérables au nom de leur liberté de choix. Il rompt l’équilibre fragile entre autonomie et solidarité. […]

Emmanuel Macron a-t-il raison de dire que cette « aide à mourir » , qu’il perçoit comme un nouveau modèle français, n’est ni une euthanasie, ni un suicide assisté ?

Il s’agirait donc de n’autoriser ni le suicide assisté ni l’euthanasie. On se prendrait presque à imaginer que cette « aide à mourir » consisterait à appliquer les lois actuelles qui constituent un modèle original français. En réalité le projet autorisera les deux. Cette présentation révèle la volonté de ne pas nommer les choses : la tactique des mots contre l’éthique de l’acte. On n’utilise pas le terme d’euthanasie, rejeté par le corps médical qui ne la considère pas à juste titre comme un acte de soins, et on élimine le mot suicide qui est mal perçu par tous ceux qui le considèrent plus comme un acte de désespoir à éviter qu’une démarche de liberté qu’il faut favoriser. On connaît la phrase attribuée à Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Le modèle français proposé ne sera donc pas très original, il permettra « en même temps » et sans les nommer, de donner la mort à autrui selon les deux modalités déjà autorisées dans certaines législations étrangères. En fait, c’est la procédure utilisée dans l’État de l’Oregon aux États-Unis, associée à la législation en vigueur en Belgique. À titre personnel, je considère, et je l’ai exprimé ainsi au président de la République lorsque je l’ai rencontré, que le suicide assisté sur le modèle de l’Oregon est un moindre mal par rapport à la législation permettant l’euthanasie. Tout en sachant toutefois que le « moindre mal » demeure un mal.

Majorité, discernement plein et entier, maladie incurable, pronostic vital engagé, souffrances physiques ou psychologiques, arbitrage médical et collégial… L’ensemble des critères définis pour encadrer cette « aide à mourir » vous semblent-ils suffisants et pertinents ?

Les portes entrouvertes finissent grandes ouvertes. Dans tous les pays qui ont autorisé un droit à la mort volontaire ont été mises en place des conditions strictes et restrictives d’application qui se sont assouplies petit à petit. Ainsi en Belgique, le dispositif s’est étendu aux enfants et aux malades psychiatriques. Au Canada, c’est le critère de « pronostic vital engagé » qui a disparu du texte législatif initial. On voit déjà les demandes de certains « d’aller plus loin » , ce qui sera inévitable si l’on se base sur le seul critère de la volonté de l’instant d’un patient. Toute restriction apparaîtra alors comme une entrave à sa liberté. En ce qui concerne le critère majeur du pronostic vital engagé, il est important de noter qu’il est plus facile de définir médicalement « le court terme » (quelques jours ou semaines) que le « moyen terme » (quelques mois ou années). La marge d’erreur augmente avec la durée. Si l’on donne la mort sur un pronostic vital s’étalant sur une année, on risquera de se priver d’une amélioration de la maladie toujours possible et de l’éventualité du changement de la volonté du patient. En fin de vie, on change souvent d’avis. Les morts ne changent pas d’avis. […]

Augmentation de l’activité diabolique

Chad Ripperger, théologien, docteur en philosophie et psychologue, a déclaré à New York, début février 2024, que les possessions augmentent jusqu’à 0,5 % dans la population.

Il a souligné que des études montrent l’augmentation drastique de la possession diabolique, l’une des quatre voies d’influence du diable. Selon lui, l’obsession diabolique est une attaque contre la psyché. L’esprit, l’intellect est dominé par des idées obsessionnelles qui n’ont pas une origine naturelle. Elle se développe à partir de la pornographie, dont les auteurs ont souvent été « éduqués par des satanistes », pour atteindre une grande dépendance. L’exorciste a fait le constat suivant :

« L’objectif principal est de promouvoir la destruction du mariage par l’effondrement de la morale sexuelle ».

L’augmentation de l’oppression d’origine satanique provoque également des attaques qui détruisent le corps, ce qui se traduit par des maladies qui n’ont pas d’explication naturelle. Serait-ce aussi à cause de la sorcellerie ?

Un autre élément de nature éducative est que la pornographie provoque un manque de vertu et de bonnes habitudes, et rend difficile la lutte contre l’obsession.

Sur la base de ces études et de son expérience personnelle, le père Ripperger explique qu’actuellement le temps nécessaire à la délivrance d’un possédé est de plus de deux ans, alors que « le temps moyen pour libérer quelqu’un d’une possession totale était d’un ou deux jours, voire d’une semaine », avant le début des années 60.

« Cela signifie que la sainteté des membres de l’Église détermine l’efficacité de mes prières lorsque j’entre dans la session [d’exorcisme]. Cela nous indique qu’il y a un problème fondamental avec les membres de l’Église : ils ne sont pas aussi saints que l’étaient leurs homologues dans le passé. »

Les années 60, cela rappelle quelque chose…

Pérou : projet de loi visant à protéger les femmes enceintes et les enfants à naître

Les législateurs péruviens ont adopté un projet de loi visant à mettre en place « des protections » pour les femmes enceintes et les enfants à naître « à tous les stades de la grossesse », ainsi que lors de la « période post-natale ». En outre, la législation est formulée de manière à accorder une « importance égale » à la vie de la mère et de l’enfant. Ce projet de loi intervient après que le Pérou a modifié sa Constitution pour reconnaître que la vie humaine commence dès la conception en 2023.

Le texte a été adopté par le Congrès péruvien par 87 voix contre 18 et 7 abstentions. Il est maintenant sur le bureau de la présidente Dina Boluarte, « qui devrait le signer ».

Il s’agit notamment de « garantir une couverture médicale complète aux femmes enceintes et à l’enfant à naître », depuis les examens de routine jusqu’à l’accouchement et au-delà. La loi reconnaît par ailleurs les « droits du père » en lui accordant « les mêmes avantages en ce qui concerne la grossesse ».

En outre, la loi empêchera « l’utilisation du code pénal péruvien pour faire valoir l’existence d’un droit à l’avortement » dans le pays.

Source : Gènéthique

Désert médical : faites ce que je dis, pas ce que je fais

2021 : “Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a promis la fin des déserts médicaux d’ici 5 ans.”

2024 : Il s’oriente vers la chirurgie plastique… pour lutter contre les déserts médicaux ?

L’ancien ministre de la Santé avait annoncé reprendre la blouse après son départ du gouvernement. Il ne redeviendra pas neurologue, mais s’oriente vers la chirurgie plastique. Adieu la neurologie, bonjour la médecine esthétique. Ministre de la Santé propulsé sur le devant de la scène durant la pandémie du Covid, l’ancien neurologue a rapidement annoncé son intention de revêtir la blouse une fois par semaine une fois libéré de ses obligations gouvernementales, en parallèle de son mandat de député de l’Isère.

Ce changement de spécialité nécessite une formation, qu’il suit à la Clinique des Champs-Élysées, à raison d’un jour par semaine.

Chirurgie esthétique de personnes transexuelles ?

Pour le docteur Jérôme Marty, président du syndicat UFML-S (Union française pour une médecine libre), ce choix est guidé par l’argent : 450 euros pour redonner du volume au visage, 330 euros pour hydrater la peau et entre 2800 et 8900 euros pour une augmentation des fessiers.

Olivier Véran est toujours membre de la majorité et député.

7 avril : Marche pour la vie à Lyon

La Marche pour la vie de Lyon soutient un certain nombre d’associations exemplaires qui, avec détermination, œuvrent pour la défense du droit à la Vie. La Marche veut être porte-parole de ces associations qui œuvrent tous les jours dans l’ombre et qui jouent un rôle essentiel dans la préservation de la dignité de chaque vie humaine :

Tendresse, communication et vie spirituelle « Les piliers d’une vie conjugale heureuse »

Le Père Jean-Baptiste Golfier est chanoine régulier de l’abbaye Sainte-Marie de Lagrasse (Aude). Il est engagé depuis plus de 20 ans dans un ministère de préparation ou d’accompagnement au mariage. Il vient de publier en février chez Salvator « Fiançailles, une chance pour tous les couples ». Un véritable plaidoyer pour ce temps de préparation, tombé malheureusement en désuétude, qui permet de construire un couple durable. De passage en Anjou, il répond aux questions de Thomas Cauchebrais de RCF Anjou.

https://les4verites.com/produit/les-fiancailles-…tous-les-couples/

Les fiançailles. Une chance pour tous les couples

 

https://les4verites.com/produit/les-fiancailles-…tous-les-couples/

https://les4verites.com/produit/les-fiancailles-…tous-les-couples/

Ecran de fumée : Najat Vallaud-Belkacem contre Najat Vallaud-Belkacem

Pirouette réalisée par une professionnelle :

Et dans sa tribune au Figaro, elle résume ce qu’est le socialisme :

Et, comme nous sommes incapables de nous poser des limites – admettons-le, et cessons de tomber dans le piège de tous ces élus qui tonnent contre la jeunesse et sa dépendance aux écrans mais se ruent sur leurs téléphones au cours des séances à l’Assemblée, au Sénat, ou ailleurs – il faut que la contrainte vienne d’ailleurs : donc de la loi, donc de l’État.

Après La Fontaine, Rimbaud, Céline, Fabrice Luchini dit du Aya Nakamura !

Chronique de Laurent Gerra sur RTL du 24 novembre 2020 :

Et celle de Gaspard Proust sur Europe 1 il y a quelques jours :

Jésus a vraiment existé ! Réponse à Michel Onfray

L’abbé Raffray et Matthieu Lavagna répondent à Michel Onfray :

  • 00:30 Introduction
  • 01:20 De quoi parle le livre de Matthieu Lavagna ?
  • 02:49 Michel Onfray refuse le débat
  • 04:20 Qu’est ce que la thèse mythiste ?
  • 05:44 Les présuposés des historiens rationalistes
  • 06:46 Michel Onfray ne démontre rien
  • 08:22 La thèse mythiste n’a aucune crédibilité chez les historiens
  • 09:25 Les sources non-chrétiennes confirmant l’existence de Jésus
  • 10:00 Flavius Josèphe
  • 15:42 Tacite
  • 17:45 Onfray ne répond pas à l’ensemble des sources non chrétiennes.
  • 21:28 Absence de manuscrits originaux ?
  • 23:37 les sources chrétiennes rejetées a priori par Onfray
  • 26:08 Les premiers chrétiens n’auraient jamais eu l’idée d’inventer la crucifixion
  • 26:56 Même les Juifs n’ont pas nié l’existence du Christ
  • 27:35 Les évangiles apocryphes
  • 29:23 Un désaccord entre les évangiles ?
  • 32:00 Les autres sources chrétiennes
  • 33:47 L’archéologie moderne confirme l’authenticité des évangiles.
  • 35:32 Le meilleur argument de Michel Onfray contre l’existence de Jésus
  • 37:50 Onfray est-il ignorant ou de mauvaise foi ?
  • 40:19 Le traité d’athéologie, litanie de poncifs contre le Christianisme
  • 41:20 Les insultes à l’égard de saint Paul
  • 44:35 Les chrétiens ont-ils peur du corps et de la sexualité ?
  • 47:57 L’Eglise catholique et le nazisme
  • 49:20 Jésus antisémite ?
  • 50:03 Jean-Paul II responsable du génocide du Rwanda ?
  • 50:40 Peut-on sauver Michel Onfray ?
  • 54:27 Michel Onfray ignore ses objecteurs

Fraternité mortelle

De Tugdual Derville dans Valeurs Actuelles :

Union européenne : arguments contre l’ajout de l’avortement dans la Charte

De l’ECLJ :

Le 14 mars, un débat a eu lieu en session plénière du Parlement européen à Strasbourg sur la proposition d’Emmanuel Macron : ajouter un « droit à l’avortement » au sein de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (UE). Cette Charte, qui dispose de la même valeur juridique qu’un traité international, s’impose au droit national de chaque État membre. Une telle modification de la Charte empêcherait les États l’ayant ratifiée de restreindre l’accès à l’avortement.

La résolution envisagée par le Parlement européen sera sans effet sur la Charte. Elle participe cependant de la campagne d’Emmanuel Macron visant à convaincre les autres États membres de l’UE d’ajouter un « droit à l’avortement » dans la Charte. La veille du débat, l’ECLJ a fait parvenir aux députés européens le courrier ci-dessous avec des arguments d’ordre juridique, politique et social. Pendant le débat, qui peut être visionné en rediffusion, des députés des groupes PPE (Parti populaire européen) et ECR (Conservateurs et réformistes européens) ont repris une partie de ces arguments.

La résolution elle-même sera débattue en avril 2024, lors de la prochaine session plénière du Parlement européen.

_______

Mesdames, Messieurs les députés,

Un débat aura lieu demain 14 mars à 9h en session plénière du Parlement européen sur l’« Inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE ».

L’ECLJ estime que l’avortement est un sujet extrêmement important. Si le Parlement européen décide de s’en saisir une nouvelle fois, il devrait le faire de façon constructive, dans le but de recommander une politique sociale de prévention de l’avortement, afin de réduire les risques de recours à l’avortement. C’est une question de santé publique.

Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) vous envoie quelques éléments sur ce sujet, dont vous pouvez vous servir largement.

Arguments juridiques

Le fait que le Parlement européen envisage de demander encore d’inscrire un « droit » à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux n’a aucun sens sur le plan juridique.

Pour modifier cette Charte, il faudrait l’unanimité des États membres de l’UE. Or, de nombreux États s’opposent déjà à toute modification. L’avis du Parlement européen est sans effet à cet égard.

La modification envisagée est incompatible avec la Charte elle-même. L’article 51 indique que la Charte s’applique lorsque les États membres mettent en œuvre le droit de l’UE et ne peut pas aller au-delà des compétences de l’UE. Or, l’avortement relève des compétences des États membres, car la politique de santé n’est pas une compétence européenne. L’article 168 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne relatif à la santé publique, prévoit en son paragraphe 7, que « l’action de l’Union est menée dans le respect des responsabilités des États membres en ce qui concerne la définition de leur politique de santé, ainsi que l’organisation et la fourniture de services de santé et de soins médicaux ».

De plus, les États de l’UE ont signé et ratifié un Protocole relatif aux préoccupations du peuple irlandais concernant le traité de Lisbonne (2012), indiquant en son article 1 que la Charte ne peut affecter les législations des États protégeant le droit à la vie des enfants avant leur naissance.

Enfin, aucun traité ou systèmes de protection des droits de l’homme européen et international n’érige l’avortement en droit.  Il existe un « droit à la vie », qui est protégé dans de nombreux traités, il existe même une protection internationale des enfants avant leur naissance, dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. La Cour européenne des droits de l’homme a souligné que la Convention « ne saurait (…) s’interpréter comme consacrant un droit à l’avortement » De même, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), dans l’arrêt Brüstle/Greenpeace de 2011, a rappelé la protection reconnue aux embryons humains au titre du respect dû à la dignité humaine.

À l’inverse, les Etats européens se sont engagés dans le programme d’action de la conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) qui s’est tenue au Caire en 1994 à « réduire le recours à l’avortement » et à « prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l’avortement ». Selon cette Déclaration, « tout devrait être fait pour éliminer la nécessité de recourir à l’avortement ». Cet engagement a été réitéré depuis, notamment dans le programme d’action de la conférence mondiale sur les femmes qui s’est tenue à Pékin en 1995.

Arguments sociaux

La sociologie des femmes ayant recours à l’avortement démontre le déterminisme social de l’avortement : plus une femme est pauvre et isolée, plus elle est exposée au risque de subir un avortement. Par exemple, en France, selon la DREES, les femmes seules ont un risque supérieur de 37 % à celui des femmes en couple de subir un avortement. Quant aux femmes faisant partie des 10 % les plus pauvres, leur risque de subir un avortement est supérieur de 40 % par rapport aux 10 % des femmes les plus riches, à groupe d’âge et situa­tions conjugales identiques.

En outre, l’avortement provoque souvent un traumatisme psychique, mais aussi des douleurs physiques, surtout lorsqu’il est pratiqué de façon médicamenteuse. Selon un sondage de l’IFOP de 2020, 92 % des femmes françaises déclarent que l’avortement laisse des traces difficiles à vivre, elles sont 96 % chez les 25-34 ans. 42 % des femmes qui ont avorté avant l’âge de 25 ans souffrent de dépression. Le taux de suicides est multiplié par 6,5 chez les femmes ayant avorté par rapport à celles ayant accouché. La moitié des femmes mineures qui ont subi un avortement souffre de pensées suicidaires.

Par ailleurs, les femmes qui ont avorté ont aussi trois fois plus de risques de subir des violences physiques, mentales ou sexuelles que les femmes qui ont mené leur grossesse à terme.

Arguments politiques

Plusieurs résolutions ont déjà été votées par le Parlement européen sur le même sujet. À moins que la nouvelle résolution ne recommande l’adoption d’une politique de prévention de l’avortement, une nouvelle résolution répétant la précédente serait un gaspillage de votre temps et de l’argent du contribuable.

Ce projet d’une énième résolution du Parlement européen est purement opportuniste. Il vise à alimenter la campagne du parti Renaissance (groupe RENEW) pour les élections européennes. Emmanuel Macron a suscité ce débat dans cet objectif, explicitement assumé.

Emmanuel Macron sait pourtant que l’ajout de l’avortement dans la Charte n’aboutira pas, puisqu’il avait déjà tenté de l’obtenir pendant la présidence française de l’UE. E. Macron avait alors renoncé à ce projet, devant les difficultés rencontrées.

Tous les députés qui promouvront l’insertion de l’avortement dans la Charte serviront la campagne de RENEW pour les élections européennes, en particulier au niveau français.

Sur le plan européen, cette initiative a pour seul effet d’accroître la division au sein de l’Union et d’alimenter une forme de guerre culturelle entre pays de l’UE.

Il n’améliore en aucune manière la situation des femmes pour qui le principal problème n’est pas l’accès à l’avortement, mais l’avortement lui-même, ses causes et ses conséquences.

L’avortement en Europe

Emmanuel Macron est mal placé pour donner des leçons en la matière. Non seulement le recours à l’avortement en France est le plus élevé d’Europe, mais il ne diminue pas à la différence des autres pays européens. La France est passée de 202 180 avortements en 2001 à 234 300 en 2022, soit un maximum jamais atteint. À l’inverse, le recours à l’avortement a été réduit de moitié en Italie depuis 2000, passant de 135 133 à 63653. Il en est de même en Allemagne où il est passé de 134 609 à 94596 en Allemagne selon Eurostat.

Cette baisse n’est pas due au seul vieillissement de la population car le taux d’avortements par naissance a baissé considérablement. Selon Destatis et Istat, entre 2001 et 2021, il est passé de 151 à 119 avortements pour 1000 naissances en Allemagne et de 265,9 à 159 avortements pour 1000 naissances en Italie. En France, il reste autour de 300 avortements pour 1000 naissances (INED). En Hongrie, le recours à l’avortement a été divisé par deux entre 2010 et 2021, passant de 40 449 à 21 907 avortements par an, sans que les conditions d’accès à l’IVG aient été restreintes. Cela n’est pas dû au vieillissement de la population, mais à une politique sociale. En effet, le taux d’avortement par femme en âge de procréer a baissé de plus de 42 % sur cette période, passant de 16,9 à 9,8 avortements pour 1000 femmes.

Cette baisse est la preuve qu’une politique de prévention permet, en quelques années, de faire chuter le recours à l’IVG sans même en restreindre ses conditions d’accès légales.

Nous restons à votre disposition pour tout complément d’information sur les arguments exposés ci-dessus.

Un couple franco-américain se voit refuser sans explication le droit d’instruire leur enfant à la maison

Communiqué des parents :

Installé en France depuis moins d’un an, un couple de parents franco-américains a demandé à continuer d’instruire leur enfant à la maison, comme ils l’ont toujours fait lorsqu’ils habitaient au Luxembourg et avant en France. Les parents ont expliqué au rectorat puis devant le tribunal administratif les motifs de cette demande et démontré leur capacité à le faire. Ils pensaient également que les 28 années de service du père de famille comme officier dans l’armée française, décoré de la Légion d’Honneur, auraient rassuré l’administration sur l’absence de risque de séparatisme. Mais dans une décision confondant leur enfant et un autre, le rectorat, suivi par la justice française, refuse d’accorder ce droit sans motiver sa décision. Le couple est désormais sommé d’inscrire leur enfant à l’école et risque des poursuites. Malgré les demandes insistantes de la famille d’obtenir une audience, le rectorat refuse de les recevoir et vient de les dénoncer au procureur.

Conformément au nouveau régime de demande d’autorisation, issu de la loi de 2020 dite de « lutte contre le séparatisme », la famille a déposé en mai 2023 une demande d’autorisation d’instruction en famille (IEF motif 4 : existence d’une situation propre) pour l’année 2023/2024 pour leur fils de 9 ans qui a toujours été instruit en famille. L’IEF lui réussit d’ailleurs pleinement comme a pu le démontrer la famille avec de nombreuses pièces justificatives.

L’académie de Versailles, puis le rectorat de Versailles, leur ont opposé un refus sous prétexte que leur enfant ne présentait pas de situation propre. Dans son analyse du dossier de la famille, le rectorat se trompe de dossier et confond leur enfant avec un autre. Le TA de Versailles a suivi la décision du rectorat, arguant également que leur enfant ne présentait pas de situation propre alors que la famille avait détaillé plus de dix caractéristiques spécifiques (bilinguisme, profil HPI, etc…).  La décision du TA vient en contradiction totale de l’analyse du rapporteur public qui avait affirmé lors de l’audience « C’est sans difficulté que nous reconnaissons l’existence d’une situation propre ».

Dans les deux instances, le rectorat et TA substituent leur appréciation à celle des parents sur la situation propre à l’enfant. Et ce, alors que la loi prévoyait simplement de présenter en détail une situation propre et un projet pédagogique y répondant. C’est également ce que prétendait les parlementaires lors de l’examen de la loi.

Après cette décision du TA, la famille est sommée de scolariser son enfant à l’école. Ce que la famille refuse tant que le rectorat n’aura pas justifié ses raisons. Le rectorat a dénoncé la famille au procureur et elle s’attend maintenant à une procédure devant le tribunal correctionnel.

Actuellement en procédure devant la cour administrative d’appel de Versailles, la famille, soutenue par une organisation internationale de défense de l’IEF (Homeschool Legal Defense Association International) est décidée à poursuivre ses démarches devant le Conseil d’Etat et la CEDH si nécessaire.

L’autorité parentale et le libre choix d’instruction sont piétinés. Au-delà, le refus s’impose sans aucune communication dans la mesure où le rectorat refuse de motiver sa décision, de recevoir la famille, refuse de communiquer les éléments d’appréciation de la commission, ainsi que la composition de la commission. L’administration se contente de la même réponse à toutes les familles ayant opté pour le motif 4 « situation propre », à savoir : « l’enfant ne présente pas de situation propre » mais à aucun moment, dans aucun document, n’est défini ce qu’est une situation propre. Le délégué du Défenseur des Droits, saisi par la famille, n’a pas donné suite à leur demande d’assistance. Aucun des parlementaires qui ont donné des gages d’assurance aux familles n’ont répondu aux courriers de la famille. Le cabinet du ministre de l’Éducation, également saisi par la famille, n’a pas non plus daigné répondre.

L’ONU, saisie par des associations de défense de l’IEF, a alerté en oct. 2023 sur la violation potentielle du principe de nécessité et de proportionnalité de la nouvelle loi française régissant l’instruction en famille, reconnue comme une alternative éducative au même titre que l’école privée sous contrat et hors contrat. L’ONU demande aussi à la France de « prendre les mesures nécessaires » pour respecter la liberté des familles de choisir une alternative à l’école, selon l’article 13.3 du Pacte international des droits sociaux économiques et culturels ratifié par la France.

Les médias américains se sont saisis de la situation de cette famille qu’ils jugent scandaleuse et qui finira par éclabousser la France à l’international.

Emeute à La Courneuve, avec le soutien du NPA

Fusillades

Après les agressions au couteau, les fusillades deviennent des faits divers de la France d’aujourd’hui :

 

Les enjeux politiques de la théorie du genre

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

La théorie du genre n’est pas qu’une affaire de mal-être d’une personne. C’est aujourd’hui une entreprise de déstabilisation de masse, de ré-éducation totalitaire, de promotion des thérapies de genre sans limite, de manipulation et d’incitation aux enjeux économiques et anthropologiques évidents :

1. L’effacement des femmes

La théoricienne du genre, Butler, ne supporte aucune alternative. Elle est doctrinaire dans ses exposées. La domination masculine serait un fait avéré et universel et le statut de la femme serait le seul résultat d’une construction sociale tout aussi universelle. La déconstruction qui s’ensuit devient une entreprise de subversion propagandiste et idéologique, une œuvre de constructeurs de normes qui vient remplacer une orthodoxie par une autre. Butler méprise en fait la féminité. En attaquant la figure masculine de la domination patriarcale, elle maquille son agression contre les femmes et use d’une dialectique qui liquide les deux sexes. Butler part ainsi en guerre contre la féminité, prétextant d’une hypothétique construction des femmes par les hommes dominants. Les femmes n’ont-elles pas eu leur part dans la société ? Et la situation actuelle autorisant les trans dans les épreuves sportives féminines démontre l’effacement des femmes. Elles n’existent pas, elles sont un imaginaire. Celle qui s’imagine femme dans une féminité sexuée est alors coupable et elle a tort. La femme n’a pas même la liberté de se déterminer comme femme, comme mère, séductrice, etc. Le nationalisme symbolique fait une victime réelle : la féminité, au nom d’une égalisation des sexes qui conduit à leur dissolution[1]. La promotion des drag-queen dans les écoles est une manière parmi d’autres de détruire la réalité biologique du caractère sexué de notre espèce.

2. Une idéologie guerrière

Butler installe une stratégie de guerre qui n’a rien à voir avec une démarche expérimentale et scientifique et encore moins la non-violence. Elle est bien présente dans ses textes où elle déclare la guerre aux autres sciences au nom de la domination absolue de ses propres thèses absorbantes. Elle déclare la guerre aux représentations sociales qui lui déplaisent, sans aucune considération pour des civilisations, des religions, faisant table rase de manière impériale. C’est d’ailleurs un trait hautement colonial de la théorie du genre, arme de conquête et de destruction des cultures qui résisteraient à son injonction doctrinaire. La guerre civilisationnelle est bien là, dans la catégorisation des sociétés qui adhèrent à l’injonction et celles qui indignement y résistent jusqu’à devenir le nouvel étendard des démocraties avancées contre les ignorants. L’acceptation de l’altérité est nulle, la théorie du genre agit comme un imperium moral. Non seulement, elle liquide la différence sexuelle, elle liquide aussi les différences civilisationnelles. Butler est une impérialiste du genre et de sa figure iconique : le.a drag-queen, dont les militants organisent l’universelle promotion. La subversion des identités impose son identité négative. Butler, alors qu’elle prétend ouvrir des libertés en émancipant chacun, soutient en fait une destruction de toutes les traditions qui viendraient interroger le bien-fondé de cette émancipation et des contestations des rôles sociaux attribués aux sexes, et qui conviennent à beaucoup.

3. L’imputabilité des mutilations à cette théorie et ses auteurs

Butler se fait le chantre des Mengele qui sévissent pour développer l’économie médicale des transitions de genre. Nous sommes là face à la question de l’imputabilité. Or en niant le réel, en affirmant le caractère constructif de toutes les représentations sociales, le glissement vers l’irresponsabilité collective et l’impossible imputabilité des actes semble émerger. Butler est pourtant responsable des actions menées par référence à ses combats. Les crimes commis lui sont imputables, parce que sa théorisation est de même nature que la théorie des races, avec le même recours à la subversion violente, largement étayée dans cet article, avec l’instrumentalisation de la médecine comme outils de la transformation de l’humain, comme dans les camps de rééducation communistes et les camps d’exterminations nazis. Quand les mots produisent les possibilités de la torture et de la maltraitance systémique des enfants, il y a une imputabilité puis une responsabilité. Les procès en cours et ceux qui ne manqueront pas d’advenir vont sans doute rétablir quelques réalités triviales. Mutiler sexuellement un enfant est un crime, indépendamment des représentations sociales qui voudraient le justifier.

A cet égard, les positions prises dans de nombreux Etats Américains, comme la synthèse de la table ronde de l’Assemblée nationale sur les opérations infligées aux intersexes sont les signes d’un renversement prochain. Il y a bien crimes, tortures, victimes, demandes de retour, malheureusement impossible, à l’état initial, après la mutilation physique. Ces crimes sont commis sous l’influence de médecins, eux-mêmes pris dans la tourmente des injonctions idéologiques. Butler porte l’entière responsabilité de ces crimes et elle ne peut se disculper de la responsabilité de son œuvre de subversion. A chaque fois, certains veulent mener une révolution anthropologique : raciale, sociale et aujourd’hui sexuelle. A chaque fois des crimes de masse sont justifiés : camps de ré-éducation, camps d’extermination, aujourd’hui cliniques de conversion. Ces crimes sont à chaque fois imputables à des auteurs et à leur idéologie. Les peuples sont ainsi martyrisés par des élites qui sans cesse les persécutent au nom de leur désir de sortir l’homme de sa condition limitée et d’une nouvelle pureté : raciale, sociale ou sexuelle. Ces nationalismes symboliques auront été à chaque fois des crimes contre toute l’humanité, et ces promoteurs pratiquent toujours le révisionnisme induit, qui consiste à nier les crimes commis, sans oublier leur culte de la répression des opposants, autre crime.

4. La fabrique de la stérilisation de masse

La dernière est celle de l’aliénation des humains naturels, les privant de leur sexualité, de leur liberté d’aimer et d’engendrer. Butler soutient en fait une économie de la transition et un capitalisme de prédation qui se nourrit de l’asservissement des patients à des traitements hormonaux à vie qui feront la fortune des laboratoires et de ces cliniques qui se multiplient pour que chacun puisse réaliser son fantasme de devenir autre par la thérapie de conversion ?[2] Butler est ici la complice objective d’une politique d’aliénation de masse qui conduit une population à sa stérilisation progressive.

Alors, refuser de lier l’action individuelle au politique, c’est fuir sa responsabilité politique, refuser d’assumer les conséquences démographiques et économiques de ses discours, c’est travestir sa théorie de ce qu’elle vise au fond. Et restaurer et exposer ces liens, c’est s’affranchir de la manœuvre de subversion pour éclairer l’intelligence de chacun de ce qui est effectivement en jeu. La chose est strictement factuelle.

La théorie du genre opère avec violence en développant des stratégies de chantages, d’intimidations, de dénonciations qui sont profondément irrespectueuses de l’autre. Ces constructeurs de normes exercent ainsi leur terreur, commettant ou incitant à commettre des crimes en poursuivant les traitres. Voilà pourquoi, nous avons bien là des nationalistes symboliques qui opèrent avec leurs milices, leurs exactions, leurs ennemis. Tout y est semblable. C’est ce que nous souhaitions montrer ici. Quand l’autre est un ennemi, la norme devient un instrument de persécution. Les théoriciens et adeptes du genre ne font pas exception : Identité et appartenance, sans le sens de ses limites et de l’altérité donnée. C’est pourquoi, l’éthique me fait être du côté des victimes que l’on cache, car en exploitant quelques cas de dysphorie de genre, cette publicité engendre le besoin, l’attirance, le doute, surtout chez ces jeunes pour lesquels la puberté et le passage de l’enfance à l’adulte sexué est toujours source de troubles et d’angoisses. C’est un abus de faiblesse, c’est la création d’un besoin et l’enfermement sectaire de jeunes dans une spirale de destruction de soi, jusqu’à s’imposer des mutilations et des souffrances comme conclut très bien ce trans célèbre, Andrea Long Chu : « je veux la souffrance. Changer de sexe n’a pas à me rendre heureux pour que j’en ai envie. » Quand le désir devient haine de soi, c’est une société de la défiguration et de la haine qui s’annonce. Les fantasmes de l’ère prométhéenne sont encore vivaces.

Reste une dernière conclusion. Le trouble de l’identité exprimé par Butler ne dissout pas la quête d’identité bien au contraire. Le ressentiment vécu contre une société dont les normes identitaires sont jugées blessantes et humiliantes induit une stratégie de déconstruction de l’autre, l’entraînant dans son propre trouble identitaire, comme si ce dernier devenait la nouvelle norme sociale et politique à partager, voire imposer. Mais cette position de constructeurs de normes produit aussi une rupture épistémologique radicale où les faits et la démarche scientifique s’engloutissent. En effet, l’expérience personnelle ne donne pas droit à contester celle particulière de l’expérience scientifique qui vise un savoir commun. Il y a, dans le cas de la confusion des deux, l’émergence d’une stratégie de la sagesse, celle de la quête d’une bonne vie par exemple. Mais dans le cas de Butler, elle fait de son expérience personnelle une doctrine politique et scientifique en vue du renversement d’un monde qu’elle juge, elle, mauvais ; sans s’interroger sur le partage de ce jugement personnel, qu’elle érige, avec ses suiveurs, en dogmatique irréfutable. Elle pratique ainsi un scientisme intolérant, de bout en bout de son œuvre.

Sa théorie du genre est donc bien une agression en retour contre les normes qu’elle prétend dénoncer, prise au piège de sa propre dialectique qui n’échappe pas à ce qu’elle dénonce. C’est la raison de notre titre : le nationalisme symbolique, parce que le sentiment d’exclusion ou d’appartenance à une minorité demeure une part du jeu des conflits identitaires. Il est alors toujours question d’imposer sa conception de la bonne vie, par exigence de l’imitation de soi à la manière d’un sage ou d’un messie. En cela, Butler joue le rôle d’un leader exerçant son influence messianique sur ses suiveurs, constructeurs de normes des universités, jusqu’à légitimer leur violence psychique sur autrui au nom d’une politique revisité de son ressentiment personnel, leurs expériences politiques produisant des victimes : personnes sans importance il est vrai et nouvelle minorité dont les troubles d’identité alimenteront une nouvelle controverse. Nous y sommes [3].

NOTES

[1] Dominique Desmûriers mène une analyse sans concession dans son article : Non, l’idéologie du genre ne poursuit pas l’œuvre des lumières, elle en est l’éteignoir publié dans la revue Humanisme en concluant : « La contradiction insoluble de l’idéologie du Genre – que l’on pourrait qualifier de « genrisme » –, qui consiste à diviser radicalement l’humanité tout en prônant la déconstruction de cette bipartition, ne se résoudrait elle donc que dans sa propre annihilation puisqu’à la fin il n’y aurait ni sexe ni genre ? » (2015, 67) De même, Nadia El Mabrouk écrit dans son article Idéologie queer, la nouvelle religion du 9 mai 2018 publié dans Presse + : « L’idéologie queer est une orientation politique dont l’objectif est de nier la binarité des sexes. » L’effacement du féminin est là.

[2] La multiplication des cas de regret sont ignominieusement discrédités et minorés, ou quand les victimes des mutilations sexuelles s’expriment et que le corps médical intéressé au modèle se défend, à l’instar de Mengele insensible à l’idée même qu’il ait pu faire souffrir. La médecine occidentale est malade de son fantasme de toute puissance et de ses sources de revenu futur. Il faudra l’étudier dans un prochain article : Le cas Max Robinson qui a publié son autobiographie : Detransition: Beyond Before and After en 2021 chez Spinifex. Le cas Cari Stella auteur de vidéos nombreuses publiées par YouTube dont celle sur son vœu de détransition : Why I detransitioned and what I want medical providers to know, etc. Ils sont édifiants.

[3] Nous recommandons vivement au lecteur l’ouvrage récemment paru au Cherche midi de Dany-Robert Dufour : Le phénomène trans, le regard d’un philosophe.

Et pendant qu’on débat de l’euthanasie, les urgences saturent

Dimanche 10 mars, une fille âgée d’un an a été refusée à l’entrée des urgences pédiatriques de l’hôpital de Saintes, en Charente-Maritime, faute de place, alors qu’elle se trouvait en détresse respiratoire.

Le médecin a diagnostiqué une bronchiolite et a rédigé un courrier pour qu’elle soit hospitalisée. Une fois arrivé à l’hôpital de Saintes, le pédiatre refuse de prendre en charge l’enfant en raison du manque de place dans son service.

Le père et l’enfant sont réorientés sur Cognac ou Rochefort. « Sauf qu’à Cognac, il n’y a pas de service de pédiatrie et à Rochefort, on ne réussissait pas à savoir s’ils avaient de la place ». L’état de santé de sa fille se dégradant, il appelle le Samu. Le Smur, le service mobile d’urgence et de réanimation, sont intervenus directement sur le parking de l’hôpital.

Nouvelle incitation au divorce

Plutôt que d’encourager le mariage, l’indissolubilité (sans doute un gros mot pour nos dirigeants), la fidélité des époux, la stabilité familiale pour le bien des enfants, le premier ministre Gabriel Attal a dit dans La Tribune Dimanche réfléchir à plusieurs pistes pour simplifier la vie des couples divorcés : soit la réduction du nombre de jours de travail à quatre jours, soit la réduction du nombre de jours de travail à quatre jours et demi, soit l’instauration de semaines «différenciées» comportant quatre jours de travail pour les parents divorcés lorsque ce sera leur tour d’accueillir leurs enfants.

Donc quand vous voudrez profiter de cette semaine de quatre jours, vous devrez divorcer !

Apprenons à pratiquer l’Interruption Volontaire de Vieillesse

Voilà un sketch qui date un peu mais Pierre Desproges reste d’actualité :

Ne pas préférer Aya Nakamura n’est sûrement pas une faute morale

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec réagit à la polémique autour de Aya Nakamura :

« Choisir, c’est renoncer » explique-t-on aux enfants. Les parents responsables savent que l’apprentissage de la gestion de ses frustrations fait partie du b.a.-ba de l’éducation. Mais décider, faire un choix, implique aussi de se positionner. Or l’actuelle dictature du politiquement correct modifie désormais les perspectives.

« Choisir, c’est renoncer », assurément et, hélas, plus que jamais ! Chacun se trouve sommé de faire un choix, mais pas n’importe lequel : celui qui convient aux normes du prêt-à-penser dominant. Finie l’heure du relativisme des années 2000, la doxa woke des années 2020 ordonne de choisir son camp. Et gare à celui qui, par malheur, ne choisirait pas celui du bien ! Faire tel ou tel choix discordant signifie renoncer à obtenir – ou conserver, c’est selon – son rond de serviette sur de nombreux plateaux.

Plus de Pilate possible, l’impératif est d’exprimer des préférences qui soient en adéquation avec la marche du monde. On ne peut passer son tour, il faut hurler avec la foule. Pour rester à flot, les conditions sont édictées : renouveler continuellement sa fidélité dans une certaine forme de transgression. No border, no limit.

L’affaire Aya Nakamura s’avère à cet égard éloquente de mauvaise foi. Les mêmes qui fustigeaient la prestation de Jean Dujardin, à leur goût trop franchouillarde, lors du lancement de la dernière coupe du monde de rugby, sont ceux qui se réjouissent à présent d’un indiscret publié dans L’Express

L’artiste franco-malienne aurait en effet été sollicitée par Emmanuel Macron pour chanter lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris de 2024. Cette information a immédiatement provoqué des réactions en chaine sur les réseaux sociaux et dans le monde politique. Choix disruptif de la Présidence, s’il venait à se confirmer ?

Il faut dire qu’en dépit des succès commerciaux d’Aya Nakamura, son champ lexical et le sujet de certaines de ses chansons peinent à faire spontanément l’unanimité. C’est peu de le dire. Bien sûr, la ministre des sports s’est félicitée « du rythme » et « de la vitalité » de sa musique – « c’est ça que j’adore » confiait-elle dans un enthousiasme surfait au micro de C à vous – d’autres comme Gérard Larcher ou Marion Maréchal ont manifesté un enthousiasme inversement proportionné.

Des questions se posent pourtant : peut-on librement critiquer le choix d’Aya Nakamura pour représenter la France lors des prochains Jeux ? A-t-on le droit de considérer un tel projet comme un coup politique ?  D’estimer cette décision comme non avenue ? Et, dans le même temps, ne pas se voir soupçonné de racisme ?

Pourra-t-on encore demain se justifier de préférer un chant corse à une salsa brésilienne, les yodels d’outre-Rhin aux paroles équivoques de Djadja ? Aura-t-on le droit de choisir autre chose que ce que l’on nous propose, que ce que l’on nous impose ? Oserai-je à l’avenir, à l’instar d’un Julien Clerc, clamer sur les toits « Ma préférence à moi » ?

La question « des goûts et des couleurs », pour être abordée paisiblement, réclame de la nuance. Il est par exemple possible d’aimer Renaud, ses drôleries, ses rimes et ses trouvailles littéraires, d’avoir les yeux humides en écoutant Mistral Gagnant, de s’amuser de sa description de la France dans Hexagone, d’épouser son hommage au monde féminin dans Miss Magie, sans pour autant se retrouver dans ses idéaux de gauche.

De la même façon, il m’apparaît capital de pouvoir revendiquer un droit. Celui de ne pas se sentir à l’aise devant l’éventuel choix d’Aya Nakamura, le droit d’être circonspect à l’écoute de sa musique, le droit de ne pas se retrouver dans ses codes de langage ou vestimentaires sans pour autant devenir l’objet d’une reductio ad hitlerum. A-t-on, finalement, le droit de ne pas aimer ou d’apprécier quelqu’un sans que les procès d’intention fusent de toute part ?

Il y a exactement 40 ans, en février 1984, Jean-Marie Le Pen professait dans l’émission L’heure de vérité, croire aux choses réelles, aux attachements et aux devoirs hiérarchiques. Au journaliste d’Antenne 2, Albert du Roy, le fondateur du Front National partageait, décontracté et souriant, avec l’agilité oratoire qui fit sa réputation, son échelle des sentiments et des dilections :

« J’aime mieux mes filles que mes cousines, mes cousines que mes voisines, mes voisines que des inconnus, et des inconnus que mes ennemis. Par conséquent, j’aime mieux les Français. C’est mon droit. »

« C’est mon droit. » Certes ! Ce droit, proclamé de manière toute granitique, se prolonge aujourd’hui par un autre : le droit de ne pas souscrire au piège des sophismes. De ceux qui enferment et caricaturent. Vous n’êtes pas pour un engagement des forces armées françaises en Ukraine ? Vous êtes donc poutinistes béats. Vous appréciez CNews ? Vous vous complaisez dans une chaîne d’opinion.

Vous manifestez pour la défense du mariage entre un homme et une femme ? Vous sombrez dans l’homophobie. Vous émettez quelques réserves au sujet de la vaccination obligatoire du personnel soignant ? Vous délirez dans le complotisme. Vous préférez la messe en latin ? Vous grossissez les rangs de l’intégrisme.

Tous les oukases imaginables ne viendront pas à bout d’une vérité bien établie : l’amour véritable nécessite la liberté de ne pas aimer. Le Christ lui-même a accepté de s’y soumettre. Ne pas préférer Aya Nakamura n’est sûrement pas une faute morale. Il est sans doute même plutôt le signe qu’un amour plus fort sommeille dans le cœur de 73% des Français. Un amour qui, loin de l’esbroufe politique, ne demande qu’à être nourri en profondeur. A bon entendeur.

En Quête d’esprit : Saint Joseph : une sagesse de vie

Aymeric Pourbaix commence l’émission sur l’actualité de la fin de vie, saint Joseph étant le patron de la bonne mort. Il reçoit :

  • Frère Élie AYROULET, prêtre
  • Adrien SEREY, médecin spécialisé en soins palliatifs
  • Timothée BÉLANGER, chef d’entreprise

 

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services