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Selon le député Caroline Fiat, mourir ne peut plus attendre

Caroline Fiat (député NUPES) a interrogé le gouvernement mercredi à propos de la loi sur l’euthanasie :

Monsieur le Premier ministre, quand allons-nous enfin légiférer sur la fin de la vie ? Depuis près de deux ans, vous multipliez les promesses sans lendemain. La convention citoyenne s’est prononcée, le comité d’éthique s’est prononcé, nous recevons chaque jour des témoignages de personnes qui réclament de pouvoir mourir dans la dignité et de nombreux rapports parlementaires démontrent la nécessité de faire évoluer la loi. Que vous faut-il de plus ?

Fabien Di Filippo : Il faudrait peut-être déjà appliquer la loi sur les soins palliatifs !

Marc Le Fur : Là encore, vous pourriez citer M. Badinter !

Mme Caroline Fiat : Après des semaines de discussions transpartisanes, de réunions avec les soignants et de déplacements auprès des malades, nous avions enfin fait aboutir un avant-projet de loi avec Mme la ministre Agnès Firmin Le Bodo, un texte équilibré, entre un renforcement des soins palliatifs et le nouveau droit à l’aide active à mourir – des mois de travail pour que la ministre soit finalement remerciée ! Le projet de loi sur la fin de vie sera-t-il remercié lui aussi ? Nous sommes très inquiets. Car nous voilà aujourd’hui avec une ministre de la santé qui s’est déjà prononcée contre une aide active à mourir, son ministre délégué qui semble opposer soins palliatifs et aide active à mourir, et un Président de la République qui préfère consulter les cultes et prendre son temps. Or nos concitoyens n’ont pas le temps, leurs souffrances n’ont pas le temps, leur peur de ne pas pouvoir choisir leur mort n’a pas le temps. Pendant que vous reportez indéfiniment, il y a des histoires de vie douloureuses que vos errements ne pourront jamais réparer. Il y a urgence. Les patients ne peuvent plus attendre. Pourtant, vous n’avez pas dit un mot sur ce sujet dans votre interview sur le calendrier des réformes.

M. Maxime Minot : Pas faux !

Mme Caroline Fiat : Ne reste qu’une promesse – encore une –, celle, dans votre déclaration de politique générale, d’examiner ce projet de loi avant l’été. Alors ma question est simple : allez-vous enfin respecter cette promesse ?

Réponse du ministre du travail, de la santé et des solidarités, Catherine Vautrin :

Je pense que nous serons d’accord pour dire que la notion de fin de vie est liée à une pathologie et non à un âge. Je tiens à le rappeler car c’est un point important qui nous réunit. Vous avez évoqué les différents travaux qui ont été menés. L’un des constats du premier d’entre eux, qui portait sur la douleur, est l’impérieuse nécessité de prendre en charge la douleur grâce à une stratégie décennale de soins palliatifs. M. le Premier ministre l’a évoquée dans une interview et l’a fait figurer dans ma feuille de route. C’est la première brique sur laquelle je voulais insister.

Le deuxième point est bien sûr l’aide à mourir. Là encore, les travaux menés – j’en profite pour rendre hommage à votre collègue Mme Firmin Le Bodo – ont permis de consulter et d’avancer sur des points très concrets. Le premier critère est évidemment la situation du patient : il faut savoir si son pronostic vital est engagé, de façon irréversible, et s’il subit une souffrance physique réfractaire. S’y ajoutent deux conditions très importantes : le patient doit disposer encore de sa faculté de discernement et l’équipe médicale doit donner son accord. Le Président de la République s’est engagé précisément sur cette question.

Mme Elsa Faucillon : La réponse !

Mme Catherine Vautrin, ministre : Oui, des consultations ont encore lieu. Celle de jeudi dernier, par exemple, a réuni des professionnels et des représentants de différents courants de pensée. Nous travaillons également avec les élus, avec le Parlement. Je serai fière de défendre ce texte. Il sera prêt dans les semaines qui viennent et sera ensuite soumis au Conseil d’État. Nous serons alors en mesure d’en discuter, à la fin du printemps et probablement cet été. Voilà le calendrier et voilà notre engagement.

Caroline Fiat : J’entends que nous légiférerons sur ce texte avant le début de l’été. Un avant-projet de loi, rédigé de manière transpartisane, avait abouti lorsque Mme Firmin Le Bodo était ministre. Ma question est simple : ce texte sera-t-il celui que nous verrons arriver dans l’hémicycle ?

L’interdiction de l’avortement, bénéfique sur la natalité et la santé des femmes

Un récent rapport fédéral sur l’avortement aux Etats-Unis tend à montrer qu’il a diminué de 8% dans les Etats qui l’ont restreint ou supprimé après l’abrogation de l’arrêt Roe vs Wade le 24 juin 2022. Quatorze Etats sur cinquante ont complètement interdit l’avortement – principalement dans le sud du pays et le Midwest – et d’autres en ont plus ou moins réduit la pratique.

Les données pour l’année 2022 montrent qu’il y a eu 424.242 IVG légales au sein de trente-deux Etats, qui représentent une diminution estimée à 31.951 d’avortements par rapport à 2021, soit une baisse de 8% environ.

Les Etats s’étant engagés en faveur d’une législation pro-vie ont une augmentation de 32.000 naissances.

Autre fait que les médias américains n’ont pas ou peu évoqué, les rapports fédéraux qui viennent d’être publiés soulignent qu’en restreignant ou interdisant l’avortement, certains Etats connaissent une baisse très sensible des complications médicales liées à un avortement. C’est le cas en Arizona où seuls huit cas de femmes ayant éprouvé des problèmes de santé dus à un avortement ont été signalés, contre plus de 400 en Pennsylvanie, Etat dans lequel l’avortement est légal jusqu’à vingt-quatre semaines.

Le rapport fédéral qui vient d’être publié, en montrant l’influence bénéfique de l’arrêt Dobbs vs Jackson sur la natalité et la santé des femmes américaines, arrive à point nommé, alors que l’avortement est l’un des enjeux de l’élection présidentielle qui doit se tenir en novembre prochain.

La Grèce dénature le mariage et la famille

Le 15 février, la Grèce a adopté une loi autorisant le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants par des couples de même sexe. Après deux jours de débats, 176 députés ont voté pour, 76 contre, et deux se sont abstenus, sur les 254 présents au parlement.

L’Eglise orthodoxe désapprouve ces changements. « Les enfants ont un besoin inné et donc le droit de grandir avec un père de sexe masculin et une mère de sexe féminin » rappelle le Saint-Synode.

L’essentiel du débat a concerné la question de l’homoparentalité. Certains regrettent que le projet de loi n’autorise pas la gestation par autrui (GPA) pour les homosexuels.

La banalisation d’un magistère quotidien

Dans le nouveau numéro de Cardinalis, un cardinal signe une tribune sur les moyens modernes de communication, qui ont permis aux papes d’être entendus par les fidèles catholiques du monde entier :

Mais cette immédiateté n’est pas sans risque :

“L’Arcom doit mettre fin à l’entre-soi du service public”

Suite à la décision du Conseil d‘État concernant CNews, le président du Rassemblement national Jordan Bardella interpelle l’Arcom. Il explique dans le JDD :

[…] Si ce contrôle renforcé est exercé sur CNews, il doit aussi l’être pour le service public. On ne peut pas imposer un contrôle strict à une chaîne privée, et dans le même temps laisser le service public dans un entre-soi permanent qu’aujourd’hui personne ne peut contester. L’Arcom doit mettre fin à l’entre-soi du service public.

Chaque jour, les antennes de l’audiovisuel public, télé et radio, diffusent des programmes sans aucune forme de pluralisme, et cela n’inquiète personne. Pire, certaines émissions font du combat politique leur leitmotiv avec l’argent des contribuables, et ce même en période d’élections, se jouant de toutes les règles électorales et déontologiques. […]

Aujourd’hui, il y a une hypocrisie totale. Il y a un manque de pluralisme toléré, celui des rédactions et des programmes composés de toutes les nuances de gauche, du rose pâle, au rouge en passant par le vert, sur le service public notamment. Et une accusation de manque de pluralisme dès que cet entre-soi n’a plus l’exclusivité de la parole dans une rédaction ou un programme : dès que la gauche, minoritaire dans le peuple mais majoritaire dans les rédactions, n’a plus le monopole de l’information, elle cherche à censurer, à diaboliser, à bâillonner. Il y en a assez de ces vigies du politiquement correct qui veulent faire taire toute voix dissonante. Le règne de la pensée unique, c’est fini. S’il doit y avoir une nouvelle régulation, posons tout sur la table, et regardons dans quels médias le pluralisme est réel. […]

La culture de mort dans la Constitution

Extrait de l’émission du Libre journal de Radio courtoisie du 10 février 2024: “Plaidoyer pour la vie humaine” avec Philippe Pichot-Bravard et Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ.

  • 00:04 IVG dans la Constitution
  • 14:08 Restriction de l’objection de conscience
  • 26:13 Pratiques eugénistes
  • 31:18 Euthanasie
  • 46:20 Opposition au projet de loi
  • 52:05 Transhumanisme

La belle histoire du jour

À cause des taxis qui bloquaient l’aéroport de Nantes mercredi, une religieuse a raté son avion pour Toulouse où elle se rendait pour donner un rein à son frère. Un chauffeur de taxi s’est proposé pour l’emmener en voiture jusqu’à Toulouse et la course a été offerte par l’ensemble des grévistes.

 “J’ai pris la route pour Toulouse sans réfléchir parce que son frère était programmé au bloc et il attendait sa sœur arrive pour qu’elle donne son rein.” “Elle m’a dit que c’était un miracle”.

Tous les grévistes se sont cotisés pour payer la course.

“Ils ont lancé une cagnotte”. “Mais même si je ne rentre pas dans mes frais, ce n’est pas grave. On peut faire des gestes de temps en temps, on est humain. Notre première mission, c’est de rendre service aux gens et après il y a l’aspect financier bien sûr”.

Système anti-viol…

Face au “sentiment d’insécurité”, les mairies équipent les enfants :

La doctrine de l’Église catholique en matière d’homosexualité

Claves propose les éléments du riche article publié à l’automne dernier par Mgr Kruijen dans Sedes Sapientiae. Cette première partie introduit la réflexion de Mgr Kruijen sur l’approche « équilibrée mais pas inclusive » de l’Église. L’article peut être retrouvé dans son intégralité dans Sedes Sapientiae, revue de formation théologique et spirituelle de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier. Rappelons d’abord les trois numéros consacrés à l’homosexualité dans le Catéchisme de l’Église catholique :

2357. L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que « les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés » (CDF, décl. Persona humana, 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.

2358. Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.

2359. Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.

Voici l’article de Mgr Kruijen :

Église et homosexualité : une approche équilibrée

Dans le cadre du « synode sur la synodalité », certains catholiques réclament un changement de l’enseignement de l’Église concernant l’homosexualité, ce qui appelle quelques réflexions critiques. Commençons par dire que, dans notre monde, la manière d’aborder le phénomène de l’homosexualité (et, plus largement, de la mouvance dite LGBTQI+) semble osciller entre des extrêmes. S’il existe toujours des pays où les personnes concernées risquent jusqu’à la peine capitale, dans les pays sécularisés, au contraire, le phénomène en question est non seulement largement toléré, mais bien plus, promu publiquement comme un signe de liberté et d’affirmation de soi (il suffit de penser au « mois des fiertés »), voire de progrès moral. De la sorte, de fortes pressions s’exercent aujourd’hui à l’encontre de quiconque ose remettre en question ce discours libertaire (que l’on pense simplement aux pâtissiers traînés devant les tribunaux pour avoir refusé, pour des motifs de conscience, de confectionner des gâteaux « arc-en-ciel » à l’occasion d’unions de personnes de même sexe).

Loin de ces extrêmes, la doctrine authentique de l’Église catholique en matière d’homosexualité promeut une approche équilibrée alliant le respect de la dignité des personnes et la fidélité à son enseignement moral[2]. Il est d’autant plus déplorable qu’un nombre croissant de membres de la hiérarchie ecclésiastique en vienne à présent à critiquer publiquement cette doctrine, pourtant fondée sur la Révélation.

L’objectif de la présente contribution n’est pas de proposer une étude un tant soit peu complète de l’enseignement de l’Église catholique concernant la thématique sensible et complexe de l’homosexualité[3]. Nous nous limiterons ici pour l’essentiel à extraire quelques propositions, aujourd’hui promues par un nombre croissant de catholiques, en les faisant suivre d’un commentaire critique[4]. Puis nous proposerons d’élargir notre réflexion dans une ouverture suivie d’une conclusion.

Proposition 1 : « Tout le monde a sa place dans l’Église. »

Contre l’« inclusion » illimitée prônée de nos jours tel un mantra au sein de l’Église, plusieurs remarques s’imposent.

En premier lieu, on relèvera le caractère illusoire de ce slogan, d’autant plus que ses plus fervents promoteurs sont en général prompts à vilipender et à ostraciser ceux qui ne pensent pas comme eux. En réalité, dans tout groupe social, y compris dans l’Église, il existe au moins une catégorie qui n’est pas la bienvenue (que l’on pense, par exemple, aux fidèles attachés à des formes liturgiques traditionnelles[5]). De nos jours, ceux qui se bornent pourtant à maintenir certains éléments de la doctrine catholique concernant, notamment, l’homosexualité ou les conditions pour accéder aux sacrements, se voient ainsi régulièrement taxés de pharisiens rigides qui lancent des pierres contre les autres, si ce n’est d’appartenir à « des franges traditionalistes, voire intégristes ».

En second lieu, il apparaît évident que toute communauté humaine a besoin de critères d’appartenance et de limites (idéologiques ou doctrinales, comportementales, etc.), sans lesquelles elle perd son identité, se fragmente ou se dissout dans l’informe. C’est ainsi que, dès l’ancienne Alliance, il existait une espèce de sentence d’excommunication consistant à « retrancher de son peuple » le coupable d’infractions graves (voir par exemple Ex 31, 14 ; Lv 19, 8).

Le Nouveau Testament, s’il invite – à l’image du Maître – à l’amour du prochain, même gravement pécheur, ne rompt cependant pas radicalement avec cette logique d’une inclusion conditionnelle. Mt 18, 15-17 invite ainsi à considérer « comme le païen et le publicain » le frère qui refuse obstinément de se corriger. Il existe également toute une série de passages invitant à se tenir à l’écart de certaines personnes (notamment parmi les « frères », voir 1 Co 5, 11), par exemple « tout frère qui mène une vie désordonnée », les « débauchés » ou « l’homme hérétique », sans toutefois les considérer comme des ennemis[6]. De la sorte, il serait totalement erroné de confondre la morale évangélique avec un modèle libertaire, selon lequel il serait possible d’être un fidèle chrétien quelle que soit la manière de vivre et de croire.

De fait, Jésus a énoncé des conditions sans lesquelles on ne peut être son disciple, comme de prendre sa croix ou de renoncer à tous ses biens (cf. Mt 10, 38 ; Lc 14, 33). De son côté, Paul avait livré communautairement « à Satan » un croyant incestueux (1 Co 5, 4-5) afin qu’il se convertisse. On relèvera, pour terminer, que ces éléments exclusivistes se retrouvent également sur le plan eschatologique. Jésus affirme ainsi que, lors du jugement, il dira « en face » à « beaucoup » : « Écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Mt 7, 23). Enfin, le dernier livre du canon des Écritures ne s’achève pas sans cette sentence d’exclusion sans appel : « Dehors les chiens et les magiciens, les impudiques et les meurtriers, les idolâtres et quiconque aime ou pratique le mensonge ! » (Ap 22, 15 TOB)

Le “Renouveau démocratique”…

Le journaliste Frédéric Aigouy, ancien de la chaine censurée RTFrance, a interrogé le porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot sur le sabotage de NordStream :

 

Prisca Thévenot est aussi « ministre déléguée chargée du Renouveau démocratique » (sic).

C’est Le Monde qui servira de référence pour ficher journalistes et chroniqueurs

Aveu de François Jost, l’auteur du rapport de Reporters sans frontières contre CNews :

 

I-Média : CNews menacée de censure : qui sera le prochain ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le traitement médiatique de la mort de “Saint” Robert Badinter, avec l’hommage obligatoire qui lui est consacré.

Le dossier du jour est un décryptage de la censure de CNews par le Conseil d’Etat qui avait été saisi par Reporters sans frontières.

Enfin, les pastilles de l’info :

  • Décryptage : l’arrivée des migrants de Mayotte en métropole !
  • Les ciseaux de la censure : dissolution de La Citadelle et arrestation arbitraire après un hommage à Brasillach
  • Ça décoiffe : Trump – Poutine, la guerre de l’influence et des médias
  • Carton rouge : Dati, ministre de l’inculture
  • Le bon point mainstream : annulation d’un “spectacle” de Drag-queens à des enfants

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Pascal Praud, pour rendre hommage au présentateur vedette de CNews, qui permet un peu de pluralisme sur les ondes.

Derrière les dérives sectaires, museler les critiques sur les mesures sanitaires

L’Assemblée nationale a adopté hier soir en première lecture le projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires, notamment sur internet.

Son article 4 crée un nouveau délit visant à punir « la provocation à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique », passible d’un à trois ans de prison et de 30.000 à 45.000 € d’amende.

Cet article est censé viser les « gourous 2.0 ». Mais l’intervention d’Olivier Veran, qui a ciblé nommément le Pr. Raoult, montre clairement, s’il en était besoin, que cet article vise purement et simplement à interdire toute critique d’une politique « sanitaire » et toute proposition autre que le traitement imposé par la dictature gouvernementale. Et il ne s’agit pas seulement d’interdire toute contestation en cas de crise pandémique vraie ou inventée : la mention des « promesses de guérison du cancer par le jus de citron » indique qu’il sera interdit d’informer sur toute thérapeutique qui n’est pas dans les clous de la doctrine officielle. C’est un verrouillage absolu de la médecine telle que le gouvernement la définit, la médecine d’Etat fondée sur une science d’Etat à laquelle tout le monde doit croire.

De ce fait, en décembre, le Sénat avait rejeté l’article 4, tant est évident son caractère liberticide, mis en évidence par le Conseil d’Etat lui-même.

Mardi soir, l’Assemblée nationale l’a également rejeté. Mais le gouvernement a exigé un nouveau vote… Et hier soir il a été finalement adopté après avoir subi un amendement cosmétique.

Le texte va retourner au Sénat.

« Pour le Conseil d’État, être partial, c’est ne pas être de gauche »

Vice-président exécutif des Républicains et tête de liste aux élections européennes, François-Xavier Bellamy déclare au JDD :

[…] Le fond du problème est là : pourquoi une seule chaîne est-elle visée ? CNews est accusé d’avoir un parti pris, simplement parce que ce n’est pas le bon. Le Conseil d’État n’a jamais reproché un biais idéologique aux médias, nombreux, qui sont clairement engagés dans l’autre camp. Traduction : être partial, c’est ne pas être de gauche.

Et tout cela se fait au nom du “pluralisme”… Ces censeurs imposeront aux médias d’être “pluralistes” jusqu’à ce qu’ils ne le soient enfin plus. Dans la mission qu’ils se donnent, ils ont seulement oublié l’essentiel : les seuls juges de la qualité d’un média sont les Français qui décident, ou non, de leur prêter attention. En démocratie, l’État doit garantir que la presse respecte nos lois, et que chacun peut créer un média s’il le croit utile ; pour le reste, qu’il nous laisse décider de lire ou d’écouter ce que bon nous semble.

Mercredi matin, dans L’Heure des pros, Pascal Praud a mis en évidence cette aporie : comment répondre à cette exigence de pluralisme quand ceux qui vous reprochent d’en manquer déclinent systématiquement vos invitations ?

Une partie des responsables politiques semble avoir décidé qu’il y a des Français qui ne pensent pas assez bien pour qu’on daigne leur parler, et des journalistes qui ne sont pas assez proches d’eux pour accepter de leur répondre.

Si le Conseil d’État se préoccupait vraiment de pluralisme, il aurait pu se pencher sur le choix indécent de la patronne de la CGT, Sophie Binet, qui il y a quelques semaines a fait écarter, par les menaces de ses agents de sécurité, des journalistes de CNews d’une manifestation publique, organisée dans l’espace public. Ça, c’est habituellement la conception du pluralisme dans des régimes dictatoriaux… Mais je ne me souviens pas qu’on ait entendu RSF dénoncer cette atteinte grave et manifeste à la liberté de la presse !

Peut-être parce que RSF considère que CNews « n’est plus une chaîne d’information, mais un média d’opinion »… 

Ces procureurs associatifs, qui disent encore défendre le droit des journalistes, finissent par criminaliser ceux dont l’opinion supposée a le tort de leur déplaire. RSF a mené dans son histoire des combats essentiels pour la liberté des médias contre les pressions étatiques ; dans cette affaire, comme par sa mobilisation aberrante face aux évolutions qu’a connues le JDD, elle demande maintenant à l’État de prendre le contrôle de leur ligne éditoriale… Terrible retournement.

Il me semble que dans le rêve désespéré de cet abus de pouvoir, il y a paradoxalement l’aveu de faiblesse d’une gauche qui a perdu pied : moins on croit pouvoir parler pour convaincre, plus on est tenté de faire taire pour pouvoir vaincre malgré tout. […]

Gaspard Proust sur Christophe Deloire (RSF) « le garde champêtre de la liberté d’expression »

Les chrétiens massacrés au Nigeria, dans l’indifférence générale

Communiqué de Jean-Paul Garraud, Président de la délégation RN au Parlement européen :

Entre le 23 et le 25 décembre 2023, une vingtaine de villages chrétiens au centre du Nigeria ont été attaqués. Plus de 200 personnes ont été tuées, et plus de 300 blessées. Des images qui circulaient sur les réseaux sociaux ont montré l’horreur et la violence de ces attaques, avec des corps jonchant le sol, des bâtiments brûlés, des maisons pillées. Depuis plusieurs années, une grande partie de la population nigérienne vit dans la terreur des attaques des groupes islamistes et des bandes criminelles. Massacres, enlèvements, viols, torture constituent le quotidien des chrétiens locaux.

Le Nigeria détient le terrible record du plus grand nombre d’enlèvements de chrétiens dans monde : sur les 5 259 chrétiens enlevés en 2022, 4 726 étaient nigérians, d’après l’ONG Portes Ouvertes. Les prêtres, qui se déplacent beaucoup pour assurer leur ministère, sont particulièrement ciblés par les enlèvements. En 17 ans, 53 prêtres ont été enlevés, 16 tués et 12 attaqués au Nigeria, a indiqué en avril 2023 la conférence épiscopale nigériane. Au total, en 20 ans, plus de 60 000 chrétiens ont été tués et 5 millions déplacés.

Le 18 mai 2022, j’avais saisi le Parlement européen du sujet des massacres au Nigeria, demandant un débat sur ce thème, et la création d’un poste de coordinateur chargé de la lutte contre la christianophobie. Tout cela m’avait été refusé. L’Union européenne préférait s’occuper d’une pseudo islamophobie qui sévirait sur le sol européen, faux-nez de l’islamisme conquérant. Il semblerait que les choses évoluent puisque le Parlement a adopté cette semaine une résolution pour exprimer sa profonde indignation devant ces attaques horribles et manifester son soutien aux victimes. Notre Groupe Identité et Démocratie a tenu à rappeler que 360 millions de chrétiens sont persécutés tous les ans dans le monde. Des chiffres alarmants et en expansion constante. Nous nous réjouissons que le Parlement en prenne conscience, même si sa clémence à l’égard de certaines associations proches des Frères musulmans reste problématique. Ce double jeu ne pourra pas durer éternellement, car, si nous n’attaquons pas le mal à ses racines, il continuera de se répandre, et bientôt il sera trop tard pour l’arrêter.

Aujourd’hui le Nigeria, demain l’Europe. Les chrétiens, comme tous les Européens, peuvent compter sur nous pour les protéger. Nous continuerons de dénoncer l’islamisme conquérant, qu’il prospère sur notre continent ou ailleurs.

Mayotte : Le choc entre la pseudo-intello de salon parisien et l’élue de terrain qui connaît le réel

Un très bon résumé du problème français. Le député de Mayotte Estelle Youssouffa (membre du groupe LIOT) recadre Laure Adler : la situation à Mayotte est plus complexe qu’un essai littéraire :

Le même député reprend le député LFI François Piquemal :

« Je vous ai laissé débiter des âneries, j’ai rien dit. Donc vous allez supporter d’entendre des faits vérifiés »

40 Days for Life poursuit ses veillées de prière devant les usines d’avortement allemandes malgré les restrictions

L’organisation pro-vie 40 Days for Life continue à se réunir et à prier pacifiquement malgré les restrictions devant les usines d’avortement en Allemagne. Tomislav Cunovic, directeur général de 40 Days for Life International, écrit :

Même face à cette attitude discriminatoire et intolérante à l’égard des réunions de prière publiques et pacifiques, notre réponse reste la prière pacifique. Nous invitons donc toutes les personnes de bonne volonté et pacifiques à se joindre à notre mouvement de prière, “40 jours pour la vie”, que ce soit devant les cliniques d’avortement, à la maison ou dans les églises.

Le 24 janvier, le gouvernement allemand a présenté un projet de loi visant à interdire le “harcèlement de trottoir” des femmes devant les cliniques d’avortement. La loi vise les pro-vie qui prient devant les usines d’avortement et repose sur l’hypothèse infondée que certains d’entre eux “harcèlent” les femmes enceintes. Le gouvernement allemand a admis, dans une réponse récente à une enquête parlementaire, qu’il ne disposait pas de “données concrètes” sur le nombre de cas de “harcèlement” de femmes enceintes.

“La récente accusation de la ministre de la famille Lisa Paus (Parti vert) dans les médias, selon laquelle les manifestations représentent un danger pour les femmes enceintes, est fausse”. “Jusqu’à présent, il n’y a pas eu un seul incident lors de ces manifestations où des femmes enceintes ont été activement approchées, harcelées ou soumises à d’autres pressions. “Les autorités, la police et les tribunaux sont au courant de cette situation, qui est donc documentée”. “C’est pourquoi, l’année dernière, le tribunal administratif fédéral de Leipzig a déclaré illégale l’interdiction générale de prier et de se réunir à distance de vue de Pro Familia à Pforzheim, car elle interfère de manière disproportionnée avec le droit à la liberté de réunion des personnes qui prient.

“Compte tenu de cette décision de justice actuelle de la plus haute juridiction administrative allemande, les zones tampons autour des organisations et cliniques d’avortement – telles que proposées dans le projet de loi du 24 janvier 2024 visant à modifier la loi sur les conflits de grossesse – seraient inadmissibles. En tant que telle, cette initiative législative est vouée à l’échec dans sa forme actuelle, car elle ignore de manière flagrante la situation factuelle et juridique existante.”

Que Notre Joie Demeure, le film en hommage au père Hamel

Cheyenne-Marie Carron prépare la sortie d’un film en hommage au père Hamel, ce prêtre qui a été tué par des islamistes à Saint-Etienne-du-Rouvray en 2016. Le film en hommage au père Hamel s’intitule Que Notre Joie Demeure.

Mgr Lebrun a vu le film :

Diffusions :

CINEMA LE VICTORIA ( Aix les Bains – 16 mars à 16H)

CGR VAL ARENA (Clermont Ferrand – date en cours pour avril)

CGR de MOULINS (Moulins – 16 avril à 18H)

CGR SAINT LOUIS (Pau – 2 avril 15 et 20H)

ERMITAGE (Fontainebleau – 24 avril à 20H00)

LE MELIES (Nemours – 26 avril à 20H)

MEGARAMA BESANCON BEAUX ART – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA LONS LE SAUNIER – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA AUDINCOURT – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA ARRAS – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA BOULOGNE SUR MER – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA CHALON SUR SAONE – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA ANNECY : le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA DIEPPE : le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA ORANGE – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA BORDEAUX – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA ANGOULEME – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA SAINT ETIENNE le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA GIVORS – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA CHAMBLY – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA RAMBOUILLET – 16 MARS à 18H

The Kid (La Fléche)

Le Victoria (Aix les bains)

MEGARAMA (Rambouillet)

Ciné A. (21 mars à 19H – Amboise)

Cinéma Abel Gance (29 mars à 14H – Courbevoie)

Cinéma GAUMONT Comédie (19 mars – Montpellier) ils m’ont demandé d’avoir l’exclusivité sur Montpellier, j’ai accepté.

CGR Angoulême (Mars – date en cours)

Le Balzac (paris – 17 février)

Cinéma Dieppe scène National (Mars – date en cours)

Cinéma le centre (Belgique) (Mars – date en cours)

Cinéma Gérard Philippe de mers les Bain (18 mars à 20H30 – Mers-les-bains)

Cinéma Jean-Paul Belmondo de Nice (24 février )

Cinéma les Korrigans de Guingamps (16 mars à 18H00)

Cinéma Malouine de Saint Malo ( 10 mars à 18H00)

Gaumont Comédie de Montpellier (19 mars à 19H30)

Cinéma Senlis ( 31 mai à 20H00)

Cinéma le Rouge et le Noir de Saint Julien en genevois) (mars en cours)

Cinéma Hermine de Sarzeau (samedi 16 mars à 15H30)

Cinéma REX de Carnac (date en cours)

Cinéma Triskell de Luçon ( mars en cours)

New Vox de Langres (24 avril)

Clap ciné de carmeaux (24 avril)

Clap ciné de Leucate (24 avril)

Six n Etoile de Six fours les plages (24 avril)

Cinéma Le select de Granville (24 avril)

REX de Carnac (19 mars / date à confirmer)

Cinéma Le centre (à partir du 24 avril)

CGR de Pau (le 3 avril 15H et 20H)

Non croyant et amoureux du sacré : l’étrange chemin spirituel de Michel Onfray

Le père Danziec est interrogé dans l’émission Ligne Droite sur Radio courtoisie :

Aucun amendement déposé en Commission des lois du Sénat sur la constitutionnalisation de l’avortement

Le 14 février, la commission des Lois du Sénat a choisi de « ne pas s’opposer à la constitutionnalisation de la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse ». Désormais l’hypothèse d’un rejet pur et simple de la proposition de loi en séance public semble peu probable.

Le communiqué de la commission des Lois indique :

Lors du vote le 1er février 2023, la majorité des sénateurs s’est clairement exprimée en faveur de la constitutionnalisation de l’IVG.

La rédaction proposée par le projet de loi constitutionnelle se rapproche de celle adoptée par le Sénat mais s’en distingue notamment par l’ajout du terme “garantie”. L’ajout de ce terme interroge sur la portée juridique qui pourrait y être attachée et l’interprétation que pourrait en faire le Conseil constitutionnel, qui ne s’estime lié ni par l’avis du Conseil d’État ni par les débats parlementaires.

Se pose également la question de la liberté de conscience des professionnels de santé, qui était l’un des éléments qui faisait de la loi Veil une loi de compromis. Or, pas plus que la liberté de la femme de recourir à l’IVG, la liberté de conscience des professionnels de santé n’est aujourd’hui consacrée en tant que telle dans la Constitution. Il semble donc discutable de n’inscrire dans la Constitution qu’une seule de ces deux libertés.

Compte tenu de ces réserves, et dans l’attente des amendements qui pourraient être déposés pour la séance publique, la commission a pris acte du texte présenté par le Gouvernement.

De son côté, le président du Sénat, Gérard Larcher, s’est opposé au projet de loi constitutionnelle, affirmant que l’IVG n’est « pas menacée » en France et que la Constitution n’est « pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux ». Le président du groupe Les Républicains, Bruno Retailleau, a également fait part de réticences, tout en assurant qu’il n’imposerait « pas de ligne » politique à ses membres.

Alors que le projet de loi sera examiné en séance publique le 28 février, les réserves émises par les sénateurs laissent indécise l’issue du vote. Si le Sénat n’adopte pas dans les mêmes termes la formulation votée par l’Assemblée nationale, le projet devra repasser devant la chambre basse. Le texte doit en effet être adopté dans les mêmes termes à l’Assemblée puis au Sénat avant d’être présenté au Congrès.

La date du 5 mars prévue par l’exécutif pourrait donc être décalée. Emmanuel Macron n’y fait plus référence, expliquant qu’il souhaite convoquer le Congrès « dans les meilleurs délais ». Quant au garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, il a confirmé lors de son audition devant la commission des Lois du Sénat, le 13 février, que le gouvernement prendra « le temps qu’il faut ». Il ne souhaite mettre « aucune forme de pression » aux sénateurs, mais espère qu’un « consensus » se dégage.

Censure du site pro-vie des Survivants : un avant-goût de la constitutionnalisation de l’avortement?

Un des objectifs inavoués de l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution est d’empêcher tout discours pro-vie. La mairie de Paris vient d’obtenir la fermeture du site internet des “Survivants” suite à sa plainte contre eux en raison de la très belle et originale campagne de sensibilisation réalisée sur les Vélib. Notez bien que le site internet a été fermé alors même que la procédure n’en est qu’au niveau de la plainte :

Une première victoire pour la mairie de Paris. La Ville a obtenu la fermeture du site Internet du groupuscule anti-IVG « Les Survivants », a-t-elle annoncé ce mardi. Une décision en marge d’une bataille juridique qu’elle a engagée à l’encontre de ce collectif informel en novembre. « Les Survivants » se sont fait connaître au printemps dernier pour avoir, à deux reprises, mené des campagnes de dénigrement du droit à l’avortement en collant des centaines de stickers sur des Vélib’.

Dans un communiqué de presse, la municipalité s’est félicitée que « ses premières démarches », à savoir une plainte ainsi qu’une campagne d’information dans l’espace public parisien réaffirmant le droit à l‘interruption volontaire de grossesse comme un droit fondamental, aient abouti. Saisi, le bureau d’enregistrement du nom de domaine du site des Survivants a ainsi trouvé des « coordonnées fantaisistes » ayant conduit à sa clôture.

Pascal Praud recadre Christophe Deloire, secrétaire général de RSF

Magistral Pascal Praud ce matin face au censeur de RSF Christophe Deloire :

Conversio est de retour

Pour le Carême 2024, toute l’équipe Conversio est heureuse de vous proposer un nouveau parcours spirituel original. Au programme de cette montée vers Pâques : des propositions d’efforts concrets à vivre en groupe ou en binôme, des méditations sur les vertus pour tous, une série de podcasts inédits avec Famille Chrétienne pour les pères et mères de famille, et un partenariat avec le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac !

Téléchargez les applications sur les Apple et Google stores :

L’inversion des valeurs se retrouve parfaitement dans la méthode de Badinter

D’Olivier Frèrejacques, Président de Liberté politique :

Les hommages presque unanimes après le décès de Robert Badinter ne portent pas seulement la marque du conformisme. Ils rappellent combien l’intelligentsia et les castes politiques au pouvoir, ou désirant y accéder, sont imprégnées de l’idéologie anti-pénale du défunt ministre socialiste.

Le martyr du criminel

L’inversion des valeurs dont il est souvent question dans notre époque, sans que celle-ci soit vraiment décrite, se retrouve parfaitement dans la méthode de Badinter. Il s’agit avant tout d’excuser, d’humaniser voire de réhabiliter le criminel. La victime est oubliée, on nie son existence et sa souffrance ainsi que celle de ses proches. Sorte de pardon chrétien devenu fou, le mécanisme de pensée de Robert Badinter rejoint celui de Victor Hugo dans Le dernier jour d’un condamné. L’écrivain prend soin de ne parler que de celui qui va être exécuté, pas de sa ou ses victimes. A-t-il violé une enfant ? Égorgé des innocents ? Peu importe, il faut sauver le criminel.

Ce renversement de situation au profit du coupable est non seulement une inversion des valeurs mais aussi un mécanisme relativiste qui profite à une confusion entre le bien et le mal. Sous couvert de valeurs chrétiennes, on absout ici-bas le pire au détriment des faibles : les victimes, en oubliant que sans justice, il n’y a pas de paix et que le pardon ne peut donc pas s’exprimer clairement. Celui qui contestera l’abolition sera considéré comme un paria, un arriéré.

L’échelle des peines

Il n’est pas ici question de faire un réquisitoire pour la peine de mort, quoique le simple fait que son abolition ait été faite contre l’avis de la majorité puisse être critiquable. La suppression de la peine capitale par le ministre Badinter a provoqué un désarmement judiciaire, alors même que les exécutions étaient devenues très rares ; on n’en comptera que six dans la décennie 70.

L’utilité de ce châtiment résidait d’ailleurs plus dans son existence que dans son application, puisqu’il permettait de fixer une échelle des peines.

La peine de mort comme peine suprême a été remplacée par la perpétuité… « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! ». La machine était lancée. En effet, pourquoi interdire la peine de mort au nom de l’humanité mais tolérer un enfermement à vie ? Cette peine pouvant être considérée comme certains pire qu’une exécution. Par ailleurs, des pourfendeurs de la peine de mort estiment que la réclusion à perpétuité est pire que l’exécution et qu’en cela elle est « une bonne chose ». Cet argument paraît dénué d’intelligence, la peine ne visant pas à infliger le pire mais à tendre vers la Justice et à protéger la société. Demain, les détenus pourront demander l’euthanasie pour détresse psychologique, ce qui rendra complètement caduque ce raisonnement.

Mouvements paradoxaux

L’idéologie anti-pénale dans laquelle se vautrent les gauches n’est cependant pas totale. La fameuse « envie de pénal » décrite par Philippe Murray a trouvé de nouveaux exutoires.
Les multiples dissolutions d’associations de droite, les interdictions de manifester et plus généralement les limitations à la libre circulation des citoyens attestent d’une volonté de restreindre les libertés pour certains et de les condamner s’ils viennent à s’opposer aux nouvelles « normes » ou injonctions. Pour nous l’arbitraire et le contrôle « a priori », pour les autres la tolérance extrême, jusqu’à la mort. En France, les violeurs sont relâchés et les agresseurs protégés mais les victimes, leurs familles et leurs représentants sont insultés par le Syndicat de la magistrature (Affaire du mur des cons). Étrange extrémité dans laquelle nous pousse la haine de soi.

Cet éditorial est librement et partiellement inspiré de la thèse défendue par le professeur Jean-Louis Harouel dans son ouvrage Libres réflexions sur la peine de mort paru en 2019 aux éditions Desclée de Brouwer. Vous pouvez retrouver un entretien avec l’auteur sur TV Libertés.

Proche de Mitterrand et de Giscard, l’ancien directeur de L’Express était un agent du KGB

C’est L’Express qui le révèle. Philippe Grumbach a renseigné les services secrets de l’URSS pendant trente-cinq ans. Il est décédé en 2003.

Philippe Grumbach fut intime de Pierre Mendès France, comme de François Mitterrand. Il fut proche du président de la République, Valéry Giscard d’Estaing. En octobre 1977, Le Canard enchaîné l’a décrit comme “l’un des conseillers les plus écoutés” du chef de l’Etat. VGE a failli l’imposer à la tête de RTL, après avoir pensé à lui pour Antenne 2.

Depuis 2014, les documents de Vassili Mitrokhine, archiviste en chef du service secret soviétique entre 1972 et 1982, sont entreposés à l’université de Cambridge, au Royaume-Uni. En 1992, à la chute de l’URSS, ce lieutenant-colonel du KGB fait défection au profit du Royaume-Uni. Il emporte avec lui toutes ses archives, des milliers de notes recopiées sur des opérations secrètes, des centaines de noms d’espions. La CIA a qualifié son exfiltration de “plus grande opération de contre-espionnage de l’après-guerre”, selon un rapport de la Chambre des communes britannique, en juin 2000. La volonté de Mitrokhine était de voir ses informations publiées. En 1999, Le KGB contre l’Ouest (traduit en France aux éditions Fayard) paraît, cosigné avec l’historien Christopher Andrew. Des dizaines d’espions sont mentionnés, seuls leurs noms de code sont généralement écrits, souvent pour préserver les enquêtes judiciaires. Les révélations de Vassili Mitrokhine provoquent de nombreux aveux, comme ceux de Robert Lipka, agent de la NSA américaine, ou de la fonctionnaire britannique Melita Norwood, espionne russe pendant quarante ans. Des commissions d’enquête parlementaires sont diligentées au Royaume-Uni, en Italie. L’authenticité des informations de l’archiviste est à chaque fois reconnue. “Rien de ce qu’a écrit Mitrokhine ne s’est avéré faux. Concernant les cas français, la DST détenait certaines informations secrètes que ses écrits ont à chaque fois confirmé”, indique Raymond Nart, chasseur d’espions russes de 1966 à 1998 à la DST, l’ancêtre de la DGSI, où il finira directeur-adjoint.

Grumbach fut recruté en 1946. Depuis les années 1970, Philippe Grumbach passait pour proche de l’UDF, après des années dans les arcanes de ce qu’on n’appelle pas encore la “gauche caviar”. Pendant la campagne pour la présidentielle de 1974, il reçut sur instructions personnelles d’Andropov [le directeur du KGB], les conseils prétendument donnés à Giscard d’Estaing par les Américains pour battre Mitterrand et Chaban-Delmas. Il a perçu, entre 1976 et 1978, 399 000 francs, l’équivalent de 252 000 euros de 2022, en tenant compte de l’inflation, selon les coefficients de l’Insee.

Il était entré au KGB pour des raisons idéologiques en 1946 puis avait commencé à travailler pour de l’argent quelques années plus tard pour améliorer ses revenus de journaliste et s’acheter un appartement à Paris. Dans ces années, Philippe Grumbach est politiquement très proche du Parti communiste. En 1948, il quitte l’AFP pour protester contre la politique du gouvernement sur la guerre d’Indochine et entre à Libération, dirigé par Emmanuel d’Astier de La Vigerie, député apparenté communiste. A partir de 1949, il s’envole pour l’université de Columbia, aux Etats-Unis, où il étudie le journalisme. En 1950, de retour d’Amérique, Philippe Grumbach débarque à Paris Presse, quotidien proche de la droite parlementaire, où il croise Jean-Jacques Servan-Schreiber. En 1954, JJSS le recrute à L’Express, comme rédacteur. Les deux journalistes sont extrêmement proches du député radical Pierre Mendès France, au point de s’immiscer, parfois, dans la conduite du pays.

Le 23 octobre 1959, Philippe Grumbach se trouve au centre d’un dossier tortueux : le faux attentat de l’Observatoire subi par François Mitterrand. René-William Thorp, le bâtonnier de Paris, le convoque dans ses bureaux. Grumbach y découvre le futur président de la République, en pleurs. L’attaque à la mitraillette dont il a été victime, la semaine précédente, est en passe de causer sa perte. Le 29 octobre 1959, L’Express publie la défense de François Mitterrand sur trois pages, avec le titre : “Ce que j’ai à dire”. L’opinion, qui moquait la fausse victime, se met à douter. L’agent du KGB a sauvé Mitterrand. Un service rendu pouvant servir.

VGE fait nommer Grumbach au Haut conseil de l’audiovisuel, l’ancêtre du CSA, ainsi qu’à la commission nationale du droit de réponse.

Blocage temporaire par les pro-vie de l’alliance entre l’OMS et les extrémistes de l’avortement

Lu sur C-Fam :

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a ajourné la décision d’inclure une organisation radicale pro-avortement dans ses relations officielles ainsi que le lancement d’une collaboration de trois ans. Le partenariat proposé avec le Centre pour les Droits Reproductifs (CDR) a attiré la critique aiguë d’une coalition de groupes pro-vie menée par C-Fam (éditeur du Friday Fax) qui a fait appel au Directeur Général de l’OMS pour reconsidérer cette  alliance.

La lettre faisait remarquer que nouer un partenariat avec le groupe litigieux sur l’avortement compromettrait l’intégrité de l’organisation de la santé des Nations Unies et l’exposerait à accroître le risque de retrait du financement des États-Unis sous une future  administration pro-vie. 

Le CDR a été au premier plan pour pousser à un droit international à l’avortement depuis les années 1990, et s’est attribué le mérite de la libéralisation des lois nationales en faveur de l’avortement en Irlande et dans d’autres pays. Après l’échec de ses tentatives pour créer un droit humain  international à l’avortement aux  importantes conférences internationales de 1994 et 1995,  le CDR a conspiré avec les agences des Nations Unies et des experts indépendants travaillant pour le bureau des Nations Unies consacré aux droits humains, pour instiller un droit à l’avortement dans les traités internationaux concernant les droits de l’homme. Aucun des neuf traités fondamentaux des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme ne mentionne l’avortement, ni directement ni par euphémisme.

Comme c’est noté dans la lettre ouverte, un document de  stratégie interne du CDR, divulgué à C-Fam, a mis en évidence les intentions de l’organisation d’utiliser les mécanismes et agences de l’ONU en faveur des droits de l’homme pour faire pression sur les pays en matière d’avortement, en dépit du fait que l’Assemblée Générale a de façon répétée, refusé à l’avortement le caractère de droit humain.

La lettre de la coalition a rassemblé une variété de mouvements pro- vie et conservateurs qui travaillent à la fois au niveau national et international. La lettre argumente que le CDR, « s’est montré incapable de fournir une juste information légale et a de façon répétée compromis toute preuve scientifique dans les supports de ses plaidoyers visant à obtenir des résultats pour ses politiques privilégiées. »

Cependant, la collaboration du CDR avec l’OMS n’est pas nouvelle. Dans le document ébauchant le partenariat officiel proposé, le conseil exécutif de l’OMS crédite le CDR, de « l’avancée du travail de l’OMS sur la santé et les droits reproductifs », par l’accomplissement d’actions de défense des droits « en alignement avec les recommandations, normes et messages de santé publique de l’OMS. »

L’alignement du CDR avec les recommandations de l’OMS n’est en rien une coïncidence. Quand l’OMS a publié sa directive sur l’avortement en 2022, celle-ci a reconnu au directeur adjoint du CDR une mobilisation mondiale, en tant que « conseiller aux droits de l’homme » du groupe de travail sur la directive. Le président du groupe était le directeur médical adjoint d’une filiale de Parentalite  Planifiée, prestataire d’avortement et groupe de pression.

À la suite de la sortie de la directive, le Centre Européen pour le Droit et la Justice a indiqué le nombre d’activistes en faveur de l’avortement qui ont été impliqués dans l’élaboration du guide de l’OMS, travaux qu’ils continueraient ensuite d’utiliser dans leur travail de pression. Des  préoccupations similaires sont soulevées au sujet d’une prochaine directive de l’OMS sur la médecine transgenre, où de nombreux activistes sont connus pour faire la promotion de positions extrêmes sur le groupe de travail.

Pour l’OMS, formaliser cette collaboration avec le CDR serait seulement la dernière étape dans son alignement avec  les activistes les plus radicaux en matière de droits sexuels.

Le CDR plaide également, pour d’autres questions controversées en dehors de l’avortement, incluant l’idéologie de genre et l’éducation sexuelle complète, et ses membres ont usé de la même stratégie qui consiste à utiliser les experts et agences des Nations Unies  dédiés aux droits de l’homme pour promouvoir leurs propres enjeux sous la bannière des droits de l’homme.

Le conseil exécutif de l’OMS a repoussé sa décision sur le CDR à sa réunion du mois de mai 2024.

Les migrants étrangers régularisés à Mayotte pourront partir allègrement en France métropolitaine

Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête, communique :

C’est tout bonnement à la recherche d’un effet d’annonce que Monsieur Gérald Darmanin s’est livré en annonçant vouloir en finir avec l’application du droit du sol à Mayotte.

Rappelons que ce droit, à effet très négatif, qui est en vigueur partout en France, fait que tout enfant naissant sur le sol français bénéficie ipso facto de la nationalité française quelle que soit celle de ses parents.

Dans un premier mouvement, les Français, confrontés au déferlement migratoire et en particulier à une massive islamigration, pouvaient se réjouir du projet de monsieur Darmanin.

Mais ce dernier, en parfait adepte du principe macronien de « l’en même temps » décidait simultanément de programmer une mesure totalement contraire, à savoir l’abandon du « visa territorialisé » qui jusqu’ici interdit heureusement à ses détenteurs de se déplacer dans un autre département français.

Avec la deuxième réforme projetée par M. Darmanin, les migrants étrangers régularisés à Mayotte – et il en est, issus de plusieurs pays de l’Afrique orientale – pourront partir allègrement en France métropolitaine ; l’archipel des Comores devenant ainsi une étape sur la route de Marseille ou autre lieu de débarquement.

À le bien considérer, le projet Darmanin de suppression du droit du sol pour le seul département de Mayotte accompagné de l’abandon du visa territorial est une parfaite entourloupe politicienne destinée à égarer les Français.

L’AGRIF, qui s’est toujours battue pour la préservation de l’identité française, et notamment chrétienne, considère que c’est partout en France que le droit du sol doit être supprimé et que c’est aussi à Mayotte que doit être maintenu le visa territorialisé.

La censure, l’arme qui leur reste pour tenter d’empêcher d’être balayés

Au bout du monde, RSF défend les journalistes en tant que contre-pouvoir. En France, en tant que caste, les journalistes partagent le pouvoir et RSF opprime Cnews qui incarne le contre-pouvoir.

Christine Kelly révèle que le quotidien “Le Monde” a appelé la salle Gaveau pour stopper son partenariat avec elle suite à l’organisation de plusieurs conférences par la journaliste de CNEWS dans ce lieu :

 

« Vivement qu’une telle attention soit portée sur tous les autres médias », tacle Laurence Ferrari

 

Le pluralisme politique au Conseil d’Etat, c’est pour quand ?

Et Pascal Praud ne compte pas s’aplatir :

 

Pourquoi lire la Bible ?

Si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez encore rejoindre le parcours CARÊME40 préparé par la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, comme plus de 50000 personnes, afin de recevoir chaque jour du carême, une vidéo de 10 minutes sur la Bible, un texte de méditation pour soutenir votre prière, un effort de carême à accomplir.

Voici la vidéo de ce jour :

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