« Pas de pays sans paysans ! »
Communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :
Il y a quinze ans déjà (c’était le 6 octobre 2009), j’écrivais dans un communiqué intitulé « Pour une économie et une agriculture au service de l’homme » :
« L’économie est faite pour l’homme et non l’homme pour l’économie. Voilà pourquoi l’Église défend le droit, pour tout homme, de vivre des fruits de son travail, de percevoir un « juste salaire » ou d’être rémunéré en fonction d’un « juste prix », susceptible de lui permettre de vivre dignement avec tous les siens ».
C’est dans le même esprit que plusieurs de mes frères évêques se sont exprimés, ces derniers jours, pour soutenir les justes revendications des agriculteurs, dont la mobilisation ne faiblit pas, et qui luttent aujourd’hui pour ne pas disparaître.
Je suis, en ce qui me concerne, bien conscient de la gravité de la situation et de la détresse de nombreux agriculteurs des Pyrénées Atlantiques, de France ou d’ailleurs, parfois contraints de vendre à perte du fait de la concurrence déloyale qu’ils subissent et des contraintes insupportables (normes, règlementations, contrôles…) qui pèsent sur eux. Sait-on, par exemple, que les statistiques officielles font état d’un suicide d’agriculteur tous les deux jours en France ? Je tiens par conséquent à les assurer de mon entier soutien moral et spirituel. Je suis par ailleurs convaincu qu’ils peuvent également compter sur la solidarité active des fidèles du diocèse.
Le gouvernement s’efforce, dans l’immédiat, de surmonter la crise actuelle en annonçant un certain nombre de mesures (arrêt de la hausse de la taxe sur le Gazole Non Routier, fonds d’urgence, simplification des normes, etc.), qui ne permettront probablement pas d’éteindre l’incendie ni de « sauver notre agriculture ».
Comment peut-on en effet prétendre sauver l’agriculture sans remettre en cause plusieurs dizaines d’accords ou traités de libre-échange négociés et ratifiés à Bruxelles, traités d’inspiration néo-libérale et mondialiste qui mettent l’agriculture française et européenne en concurrence avec des produits importés de divers pays qu’on dispense de respecter les normes environnementales et sanitaires auxquelles nos agriculteurs sont en revanche assujettis ?
La survie de notre agriculture et notre souveraineté alimentaire ne sont pas davantage compatibles avec le « Green deal » (Pacte Vert européen) et le programme dit « Farm to Fork » (« De la ferme à la table ») qui sous couvert de protéger l’environnement et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, prévoient à l’échelle européenne, une décroissance de l’agriculture et de l’élevage (jachères, réduction de 10 à 20% des surfaces agricoles et de la production agricole, etc.).
Sans doute faudra-t-il, un jour ou l’autre, redéfinir les processus de décision entre l’Union européenne et chacun des États membres lorsque leurs intérêts vitaux sont en jeu, et mettre en œuvre, comme le souhaitent plusieurs syndicats agricoles, une nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) plus respectueuse de la dignité des agriculteurs, qui n’entendent pas simplement dépendre d’aides ou de subventions, mais aspirent à vivre du fruit de leur travail.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : la crise que traverse le monde agricole est en réalité une crise civilisationnelle dont l’enjeu dépasse largement la situation des agriculteurs et la question de notre autonomie alimentaire.
Historien et spécialiste réputé du monde agricole, Raymond Delatouche écrivait :
« Le paysannat est l’origine nécessaire, l’assise irremplaçable de toute société. Il est sans exemple dans l’histoire qu’une civilisation, qui s’enracine dans la famille paysanne, ne survive à la paysannerie ».
Soyons donc fiers de nos racines, ne craignons pas d’apporter aux agriculteurs et à leurs justes revendications le soutien qu’ils méritent, osons même rappeler qu’une France sans paysans ne serait plus la France, pour défendre notre identité… Et que Dieu bénisse le labeur des paysans de France !
+ Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 1er février 2024
Adresse publique à son Eminence Monseigneur Arthur Roche
L’Institut catholique de Paris organise cette fin de semaine à Paris un colloque sur la liturgie (120€ tout de même pour y participer) auquel doit participer aujourd’hui le cardinal Roche, préfet du Dicastère pour la discipline des sacrements :

A cette occasion, l’Union Lex Orandi lui adresse une supplique publique :
Eminence,
A l’occasion de votre venue en France les 1er et 2 février 2024 à l’occasion du colloque annuel de l’Institut supérieur de liturgie de l’Université Catholique de Paris, l’Union Lex Orandi vous adresse ses souhaits de bienvenue au nom des associations de fidèles laïcs attachés à la liturgie traditionnelle qu’elle représente.
Le 16 juillet 2021, par le Motu Proprio Traditionis Custodes, le Pape François a décidé de restreindre drastiquement l’usage des livres liturgiques de 1962 autorisé par les Motu Proprio Ecclesia Dei et Summorum Pontificum. Les célébrations tolérées doivent désormais se tenir, les jours où elles seront permises, dans un lieu défini à l’exclusion des églises paroissiales. En dehors des paroisses personnelles, la célébration de l’ensemble des sacrements selon l’ancien Ordo nous est refusée. La constitution de nouveaux groupes de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle est prohibée.
Vous avez-vous-même travaillé à durcir ces dispositions par des Responsa ad dubium du 18 décembre 2021, et par le Rescrit signé par le pape François suite à votre audience auprès de lui le 20 février 2023.
La blessure que provoque en nous Traditionis Custodes et les mesures prises par vous attisent en nous un profond sentiment d’injustice et le ressenti d’un arbitraire opposé à une attitude pastorale authentique dans un Eglise qui se veut synodale et ouverte à « tous, tous, tous ! ». A l’heure où les crimes de nombreux clercs salissent toute l’Eglise, où des abus de toute sorte, financiers, sexuels, spirituels, conduisent beaucoup de nos contemporains à rejeter tout lien avec l’Eglise Catholique, la mise en place d’un apartheid liturgique nous montre le visage d’une Eglise de l’exclusion, incapable de faire un bilan de la dramatique crise de la foi que traverse notre époque.
Nous, fidèles laïcs, dont la vie spirituelle se nourrit de la liturgie célébrée selon l’ancien rite, avons ressenti et continuons de ressentir une très grande douleur devant la ségrégation dont nous sommes victimes. Nous considérons comme discriminantes les mesures exécutoires du Motu Proprio Traditionis Custodes, qui constituent une forme de punition collective appliquée aux fidèles attachés à la liturgie célébrée selon le Missel de 1962, punition infligée pour des motifs que nous récusons par ailleurs. La mesure d’exclusion des églises paroissiales imposée, d’une gravité sans précédent à l’égard de fidèles non fautifs, ainsi que les autres mesures vexatoires qui l’accompagnent (délimitation des jours de célébration, limitation de l’accès aux autres sacrements…), constituent en elles-mêmes une rupture de l’unité ecclésiale que le Motu Proprio prétend pourtant défendre. Nous considérons que les restrictions inscrites dans le Motu Proprio Traditionis Custodes constituent une violation de la conscience des fidèles par la volonté d’imposition de l’usage exclusif de la liturgie réformée qu’elles signifient, contrairement aux promesses qui nous ont été faites par les Papes Jean-Paul II et Benoît XVI.
L’union Lex-Orandi, créée en 2021 à la suite de la publication du Motu Proprio Traditionis Custodes par le Pape François, regroupe des associations de fidèles laïcs attachés à la liturgie traditionnelle et professant leur fidélité au siège apostolique. L’union Lex Orandi est représentée partout en France, et se donne pour mission, entre autres, d’entretenir un dialogue avec les autorités de l’Eglise pour faire connaître et faire valoir les attentes des fidèles laïcs désireux de préserver les biens spirituels que leur procure la liturgie célébrée selon l’ancien rite. A ce titre, nous tenons à vous exprimer l’espoir des fidèles laïcs attachés à la liturgie traditionnelle qui attendent aujourd’hui de leurs pasteurs des actes traduisant leur réelle et paternelle sollicitude :
- l’accès des fidèles à tous les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation, eucharistie) selon le rite liturgique par lequel ils veulent pouvoir se sanctifier ;
- le bénéfice pour les fidèles de la célébration du mariage et des obsèques selon le rite traditionnel dans tous les diocèses ;
- la garantie pour les fidèles de pouvoir disposer d’un enseignement du catéchisme catholique dans une forme respectueuse de leur attachement à la liturgie traditionnelle ;
- l’assurance pour les fidèles de pouvoir bénéficier de l’apostolat de prêtres dont le droit propre à célébrer selon l’ancien Ordo sera respecté ;
- l’accueil bienveillant par les autorités diocésaines des initiatives de fidèles laïcs de se constituer en groupes stables insérés au sein de l’Eglise locale et œuvrant, dans la mesure de leurs moyens, à la sanctification du peuple de Dieu.
La vitalité incontestable de tous ceux qui vivent leur foi dans la pratique de l’usus antiquior se manifeste au sein de l’Eglise d’une manière qui ne peut et ne doit plus être méprisée : affluence aux Pèlerinages et aux exercices spirituels, dynamisme des œuvres de formation doctrinale, création d’écoles par des familles catholiques, généreuses vocations sacerdotales et religieuses… Tout cela témoigne devant Dieu d’un amour de l’Eglise qui ne reçoit en retour qu’indifférence et vexations. Nous vous demandons, Eminence, par cette adresse publique, qu’il soit mis fin à cette situation affligeante.
Notre supplique s’accompagne de l’ardente prière, aux intentions du Pape, des Evêques et de toute l’Eglise, des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle qui expriment ici leurs besoins spirituels.
L’Union européenne ou l’empire du mensonge en une image
L’image circule depuis deux jours. Une vue des institutions européennes à Bruxelles.
Celles qui laissent les frontières ouvertes à toute immigration, mais qui s’empressent de mettre des barbelés contre les agriculteurs européens.
Celles qui exhibent une banderole « Use your vote » (utilisez votre vote), mais qui s’empressent de menacer la Hongrie des pires représailles économiques au cas où elle refuserait de voter une aide inconsidérée à l’Ukraine pour laquelle l’unanimité est requise.
Les autorités bruxelloises : l’empire du mensonge. On comprend que M.Macron s’y sente à l’aise.
L’obscurantisme supposé du Moyen Âge est une entreprise méthodique de diffamation
Dans Le Courrier de Rome, l’abbé Gleize (FSSPX) revient sur la légende noire persistante sur le Moyen-Age, visant à faire passer le catholicisme pour une religion infantilisante, fanatique, aveugle, sans aucune ouverture vis-à-vis des investigations de la science. Il décrypte notamment l’idée selon laquelle pendant plus d’un millénaire, on aurait cru que la Terre était plate, croyance entretenue par les préventions de la hiérarchie catholique. La recherche historique montre qu’il s’agit non seulement d’un mythe dénué de tout fondement, mais plus encore d’une manipulation. Il s’appuie sur les travaux de Violaine Giacomotto-Charra, docteur ès lettres et professeur de littérature et langue françaises de la Renaissance à l’Université Bordeaux Montaigne, où elle dirige le Centre de Recherches sur Montaigne et son temps :
La première partie du livre, intitulée « Construction et diffusion d’une science de la sphère » prouve que la sphéricité de la Terre a été reconnue et admise très tôt, tant par les astronomes mathématiciens que par les philosophes et les explorateurs. Non seulement Platon mais encore Aristote, dans son Traité du ciel, s’en est fait le principal défenseur, et cela est de la plus haute importance, puisque c’est l’autorité de ce philosophe grec qui s’imposera en Occident à partir du treizième siècle. De la sorte, l’apport des développements de la science arabe, à partir du huitième siècle, ne fera que confirmer une idée déjà très largement acquise.
Cette première partie du livre a le mérite de mettre en évidence l’origine lointaine de l’idée fausse qui sera propagée à partir de l’époque moderne : « L’idée d’un oubli de la sphéricité imputable au christianisme est souvent appuyée par ses défenseurs sur une citation de Lactance, un rhéteur du IIIe – IVe siècle (+ 325). Ce texte conteste en effet violemment l’existence des antipodes et donc la sphéricité de la Terre. Il est extrait de ses Institutions divines et fut souvent cité, à partir de la fin du XVIIIe siècle, comme emblématique de la pensée diffusée par l’Eglise. […]
Cette sphéricité ne fait aucune difficulté durant tout le cours du Moyen Âge, et, entre autres, la cartographie l’atteste suffisamment. « Il faut donc être attentif à plusieurs points : la révolution astronomique du XVIe siècle ne peut ni se lire sur le mode « ”un savant seul contre tous ” ni sur le mode ” la science contre l’Eglise ” – mythe construit par l’histoire positiviste, sur la base des procès faits à Galilée – et encore moins sur le mode providentiel du grand homme et du savant-génial-qui-découvrit-la-modernité. En outre, il ne faut pas confondre le retour aux sources grecques restituées dans leur intégrité et la redécouverte des théories. […]
La légende noire s’effondre sous les coups redoublés de l’érudition la plus scientifique. « Contrairement à la légende, l’Eglise encourage le mouvement scientifique, du moins dans une certaine mesure et durant un certain temps. Les rapports entre philosophie et religion sont éminemment complexes, et la crispation réelle vient plus tard, au XVIIe siècle. Les savants, d’abord, ne considèrent pas la curiosité scientifique comme incompatible avec la foi, et il suffit par ailleurs de regarder le nombre d’ouvrages de science dédiés à des hommes d’Eglise et permis par leur mécénat, pour mesurer à quel point l’idée d’une Eglise contre la science est fausse. […]
C’est d’ailleurs, dans l’Europe moderne, et pas dans celle du Moyen Âge, que l’on brûle ” sorciers ” et surtout ” sorcières ”. Ce n’est pas une Eglise de type médiéval qui a condamné Galilée et les thèses coperniciennes, mais précisément l’Eglise du début du XVIIe siècle, celle de l’âge de Descartes, utilisant une nouvelle vision littéraliste des Ecritures. Cela permet au moins d’interroger le terrible qualificatif ”moyenâgeux” dont on continue parfois, hélas, d’assortir le mot ” obscurantisme ” ». […]
Le montage de cette légende noire serait en fait l’oeuvres de protestants, auxquels les ‘philosophes’ des Lumières et les anticléricaux ont donné crédit :
Quelques trois siècles plus tard, en 1837, l’abbé Migne, célèbre éditeur de la Patrologie qui porte son nom, dénonce cette supercherie : « Un auteur protestant a forgé toute une histoire et des écrivains français ont été assez mal avisés pour la répéter ». Dans l’intention de Migne, parmi ces « écrivains français » le principal est Michelet. L’affaire Virgile, dûment falsifiée par un bon disciple de Calvin, devait ainsi contribuer à donner ses lettres de noblesse à l’obscurantisme moyenâgeux. « Cette affaire devint l’emblème de l’opposition entre des thèses scientifiques et la parole d’une Eglise représentée par son premier prélat. Démontrer que celui-ci s’est déjà entêté dans l’erreur en refusant, au VIIIe siècle, que les antipodes soient habitables, permet de relativiser la vérité pontificale. Toute une tradition historiographique militante s’est ainsi fondée sur l’utilisation biaisée de sources existantes, sans en interroger la pertinence, pour étayer l’idée d’un obscurantisme continu et consubstantiel à l’Eglise, qui connut ensuite un succès tout particulier au XIXe siècle, pour des raisons politiques et religieuses faciles à comprendre, mais qui ne sont pas pour autant scientifiquement excusables ».
Le montage n’en continue pas moins, après La Popelinière. Voltaire est probablement l’un de ceux qui ont le plus nettement contribué à la célébrité de la citation de Lactance niant les antipodes et par là la sphéricité de la Terre. C’est ainsi une citation à charge qu’il produit dans l’article « Ciel matériel » de son Dictionnaire philosophique, en 1764. Une note ajoutée par Voltaire précise que le clergé de France a décidé « solennellement » de citer Lactance comme un Père de l’Eglise. Dans l’article suivant, « Ciel des anciens », le Patriarche de Ferney ajoute saint Augustin au dossier. Enfin, l’article « Figure ou forme de la Terre » constitue une sorte de vade mecum du mythe de la terre plate à l’usage des générations postérieures. Le tour est joué. « Voltaire installe donc de manière sérieuse (et durable) l’idée que les Pères de l’Eglise imposèrent à toute la chrétienté, astronomes compris, la doctrine d’une Terre plate et inaugure le raccourci que l’on retrouve au siècle suivant dans de nombreux textes ». De là la construction d’un mythe, appelé au XIXe puis au XXe siècle, et encore au XXIe, à dépasser les seules frontières françaises : le mythe du combat de la science et de l’Eglise. […]
En France, il revient au philologue et archéologue Jean-Antoine Letronne (1787-1848), professeur au Collège de France, d’accréditer la thèse de la Terre plate, et d’en garantir la scientificité, par la publication dans la prestigieuse Revue des deux mondes, en 1834, d’un article intitulé « Des opinions cosmographiques des Pères de l’Eglise rapprochées des doctrines philosophiques de la Grèce ». L’article se contente d’affirmer que la position de Lactance était celle de toute l’Eglise chrétienne occidentale. Letronne assure ainsi la survie de ces idées fausses déjà accréditées par Voltaire et les Lumières en les couvrant de l’autorité du Collège de France, ce qui, au début de son siècle, comme aujourd’hui encore, n’était pas rien. […]
L’anticléricalisme croissant qui a accompagné l’expansion du protestantisme et la laïcisation du savoir ont joué le premier rôle. Mais l’on aurait tort de négliger, « en une ère où la lutte contre les fake news est devenue en quelques années un réel enjeu », ce fait indéniable que « une information répondant à une logique simpliste et manichéenne se répand bien plus facilement qu’une analyse plus subtile de la vie intellectuelle ». Et d’ajouter que « les biais cognitifs, la paresse intellectuelle, le besoin de repères simples, mais aussi, dans notre enseignement, une longue mémoire déformée, transmise, il faut bien l’avouer, par notre propre institution, l’Education nationale, sont probablement tous fautifs. Cette dernière porte cependant une très lourde responsabilité, car si les manuels d’histoire, dans leur majorité, ne parlent plus du mythe de la Terre plate, on peut aussi noter qu’aucun ne prend soin de le détruire quand le programme s’y prête ». Ceux qui parviennent à échapper à ce simplisme et à ce manichéisme se retrouvent loin d’un univers intellectuel sur lequel pèserait une chape de plomb religieuse et où les controverses scientifiques finiraient par des bûchers, bien loin du Moyen Âge tel qu’il est malheureusement caricaturé dans le film de Jean-Jacques Annaud réalisé à partir du roman d’Umberto Eco, Le Nom de la rose. […]
Rome découvre l’importance de l’Eglise en Afrique
Selon La Croix :
Le refus des évêques africains, le 11 janvier, de bénir les couples homosexuels a créé la surprise au Vatican. Où l’on semble prendre subitement conscience de l’importance démographique du catholicisme africain.
Certains à la curie se demandent comment Rome n’a pas été capable d’anticiper cette réaction. Outre que le cardinal Fernandez a rédigé sa note tout seul, sans la faire circuler au sein des dicastères compétents, la très faible présence de ressortissants africains au sein de la curie, depuis la démission forcée du cardinal Peter Turkson, à la tête du dicastère pour le développement humain intégral, en 2021, quelques mois après le départ du cardinal Robert Sarah, ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin, explique sans doute cela. On ne compte qu’une vingtaine de ressortissants africains à la Curie.
Une présence qui ne reflète pas la réalité de l’Eglise catholique en Afrique. Les catholiques de ce continent représentent désormais près de 20 % des fidèles. Un chiffre qui ne fait qu’augmenter, et qui pourrait, selon certaines projections, atteindre 40 % d’ici à 2100, alors que l’Europe catholique meurt, que l’Église en Amérique latine commence à décroître et que l’Asie stagne.
La question de l’homosexualité, sa définition doctrinale et l’accueil des personnes homosexuelles au sein de l’Église, pourraient être l’un des « points importants » d’un futur conclave. Un catholique sur cinq vit en Afrique. Le nombre de baptisés catholiques en Afrique s’élève à 265 millions (en hausse de plus de 3 % par rapport à l’année précédente) sur un peu plus de 1,3 milliard d’habitants, soit 19,4 % de la population africaine. Le continent africain compte 36 535 prêtres diocésains en 2021 sur un total de 407 872 dans le monde.
Affaire Perdriau à Saint-Etienne : de nombreux protagonistes francs-maçons
Nouveau rebondissement dans le guet-apens LGBT sur fond de détournement de subventions.
Le maire de Saint-Etienne a accordé un long entretien au magazine Paris Match ce lundi 29 janvier. Pour lui, il n’existe aucune preuve qu’un chantage ait été exercé sur Gilles Artigues. Mais il sous-entend l’implication de la franc-maçonnerie dans l’affaire :
« J’ai découvert beaucoup de choses dans le dossier. Egalement sur la franc-maçonnerie. Le juge m’a demandé si j’étais franc-maçon. C’est étonnant, non ? Je ne le suis pas, je n’ai rien pour, ni contre. Ce n’est pas mon choix. Un très grand nombre de protagonistes le sont. L’expression : ‘on s’est dit ça sous le maillet’ revient à de nombreuses reprises ».
Suivez la convention Travail de l’Alliance des conservateurs
Pour ceux qui ne peuvent pas participer à la convention Travail organisée cet après-midi par Via, le Mouvement conservateur et le CNIP, il est possible de la suivre en direct sur YouTube.
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Programme (sous réserve de modification) 14h00 | Accueil par Agnès Pottier-Dumas, Maire de Levallois-Perret 14h15 | « Enjeux actuels du travail en France, économiques et sociaux » par Bernard Vivier, Directeur de l’Institut Supérieur du travail 14h30 | « Comment faire de la juste rémunération du travail un levier de partage de la richesse, de participation et de justice sociale ? » Table ronde introduite par Bruno North, Président du CNIP et animée par Yohan Glaisner, Directeur général-adjoint et Directeur académique de l’IRCOM avec Marc Bonnet, exploitant agricole | Pierre Guillet, Président des EDC | Pierre Kuchly, chef d’entreprise | Jean-Nicolas Moreau, Président RegSoLab 16h00 | Pause. Mise en pause du live 16h15 | « Comment promouvoir des conditions de travail propices à la santé, à l’épanouissement et à la participation des salariés ? » Table ronde introduite par Laurence Trochu, Présidente du Mouvement Conservateur et animée par Bruno Vercken, conseiller auprès d’organisations internationales sur les questions du travail avec Jean-Claude Delgenes, Président Fondateur de Technologia | Mathieu Detchessahar, Professeur des Universités, IAE Nantes | Eric Doumas, Président de Résilience Rurale et Humaniste | Joseph Thouvenel, Rédacteur en chef de Capital Social 17h40 | Intervention de clôture par Jean-Frédéric Poisson, Président de VIA | la voie du peuple |
La vierge pèlerine de la France Prie à Paris
La vierge pèlerine de la France Prie processionnait hier soir (31 janvier 2024) entre Notre Dame et Saint Nicolas du Chardonnet. La semaine dernière elle pérégrinait entre le pont de Bir Hakeim et la paroisse Saint Léon. Elle restera encore une semaine sur Paris (elle sera priée le mercredi 7 février à 18h15 devant Notre Dame des Victoires). Elle remontera sur le Nord de la France pour arriver au Touquet à l’été 2024.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site lafranceprie.org
Mois du Saint-Esprit
L’abbé Billot (IBP) nous prie de publier ce message:
Ceux qui voudraient recevoir des enseignements durant le mois de février sur le Saint-Esprit, la manière de le prier et de distinguer ses inspirations dans la tradition de l’Église avec des témoignages de la vie des saints, peuvent s’inscrire à : [email protected]
Centre Saint-Paul, 12 rue St Joseph 75002 Paris (Métro Sentier ou Bonne Nouvelle)
Les chiffres de la délinquance pour l’année 2023 confirment la hausse des violences
🔴 Le bilan 2023 des crimes et délits est mauvais, avec une augmentation enregistrée pour la plupart des infractions.
Dans la suite du thread, nous aborderons un peu plus en détail les principales infractions ⬇️ pic.twitter.com/UQ6IOEuK3N— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
📈 La folle explosion des tentatives d’homicides se poursuit en 2023, avec une hausse de +13% par rapport à 2022 et +80% par rapport à 2017.
Cette croissance fait écho à toutes les victimes “laissées pour mortes” qu’évoque régulièrement la presse. pic.twitter.com/kPoR3VWKcY— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
🚨 Les coups et blessures volontaires atteignent un nouveau sommet en 2023 à 384 000 victimes déclarées, après une 10e hausse consécutive (!).
👉 On dépasse pour la première fois les 1000 plaintes par jour, en hausse de plus de 60% depuis 2017. pic.twitter.com/KXKjMT0DMi— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
Ces chiffres affolants sont le produit d’une croissance sans précédent.
Le taux de croissance moyen annuel des coups et blessures déclarés est ainsi de :
🔴 +9% par an sous Macron
🟠 +2% par an sous Hollande et Sarkozy pic.twitter.com/b2VbNHkVLd— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
🔞 Les violences sexuelles déclarées atteignent un record à près de 95 000 victimes déclarées.
👉 Les forces de l’ordre enregistrent désormais 1 victime de violences sexuelles toutes les 5 minutes.
👉 Près de la moitié des plaintes concernent des viols ou tentatives de viols. pic.twitter.com/gdXQZ7VF7U— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
En parallèle, les vols poursuivent heureusement leur tendance structurelle à la baisse, engagée depuis des décennies, comme je l’expliquais ici :https://t.co/ZMe5s6jPgN
— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
👜 Les vols sans violence contre les personnes se maintiennent en-deçà des niveaux pré-Covid, en léger recul sur l’année 2023 (-3%).
👉 Ils restent l’infraction la plus fréquente dans les données publiées par le Ministère, avec 1 plainte toutes les 45 secondes. pic.twitter.com/ERxucpqCDl— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
Ce fil s’appuie sur les données policières retraitées par le Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure (SSMSI).
Si vous souhaitez en savoir plus, j’ai abordé dans ce fil les différentes mesures de la criminalité ⬇️https://t.co/Nxkzzih6F0— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
🟣 Chaque heure en France, on compte donc :
20 agressions (hors famille)
24 cas de violences familiales
5 viols & tentatives
6 autres agressions sexuelles
7 vols violents
73 vols sans violence
25 cambriolages
63 actes de vandalisme
… hors actes non-suivis d’une plainte ! pic.twitter.com/0BQV4pHf9n— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
🟣 En 2022, on observe une très nette surreprésentation des étrangers dans les mis en cause pour faits de délinquance.
Voici le ratio entre le nombre de mis en cause d’une nationalité et le nombre de ressortissants de cette nationalité présents en France. pic.twitter.com/NBxj4XGvWz— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
➡️ Si ce sujet et ce thread vous ont intéressé, pensez à repartager ces chiffres, et surtout à vous abonner !
Je publierai d’autres éléments sur ce thème dans les prochaines semaines. pic.twitter.com/a0A3A4iXNL— Marc Vanguard (@marc_vanguard) January 31, 2024
L’administration Biden s’acharne contre les pacifiques militants pro-vie
Six militants pro-vie ont été reconnus coupables de délits mardi pour avoir violé la loi sur la liberté d’accès aux entrées des cliniques (FACE) lors d’une manifestation pacifique en 2021 dans un centre d’avortement situé juste à côté de Nashville, dans le Tennessee, une clinique qui a depuis été forcée de cesser de pratiquer des avortements pour se conformer à la législation pro-vie du Tennessee, après le renversement de l’arrêt Roe v. Wade en juin 2022.
Parmi les condamnés, Paul Vaughn, chrétien et père de 11 enfants, arrêté sous la menace d’une arme à feu dans sa maison familiale en 2022.
Chacun des manifestants risque jusqu’à 10 ans et demi derrière les barreaux et jusqu’à 260 000 dollars d’amende.
La sentence devrait être prononcée le 2 juillet.
Les condamnations interviennent après qu’un grand jury fédéral de Nashville a mis en accusation les 11 pro-vie en octobre 2022, dont les six condamnés mardi, alléguant qu’ils “se sont aidés et encouragés les uns les autres, ont utilisé la force et l’obstruction physique pour blesser, intimider et interférer avec les employés de la clinique et une patiente qui cherchait des services de santé reproductive [avortements]”. Eva Edl, survivante des camps de concentration, alors âgée de 87 ans, figurait parmi les personnes inculpées.
Malgré les condamnations, le sauvetage en question s’est déroulé de manière nettement pacifique. Les participants se sont tenus à l’intérieur du bâtiment, ont chanté des hymnes et certains se sont assis devant les portes pour empêcher l’entrée et la sortie. En enregistrement de la manifestation, publié par l’organisation pro-vie Live Action, montre des pro-vie debout et assis dans un couloir du bâtiment, chantant des hymnes, priant et refusant de partir. Certains d’entre eux s’assoient devant les portes dans un effort passif pour empêcher les employés et les patientes de procéder à des avortements. À une occasion, les manifestants ont tenté d’engager une conversation avec une femme apparemment désireuse d’avorter, sur le caractère précieux de son bébé à naître.
Six pro-life activists were convicted of violating the FACE Act for peacefully protesting outside a Nashville abortion facility. They now face a maximum of 11 years in federal prison.
Their crime includes praying, singing, and trying to save children from being aborted. pic.twitter.com/odQS4ZSRrD
— March for Life (@March_for_Life) January 31, 2024
Le sénateur républicain de l’Utah, Mike Lee, a accusé l’administration Biden de faire deux poids deux mesures en ce qui concerne la loi FACE, qui est censée protéger les centres de grossesse et les églises pro-vie.
“L’administration Biden incarcère des personnes pour avoir prié dans des cliniques d’avortement tout en ignorant les actes violents commis dans des églises et des centres de grossesse”. “Tant d’attention obsessionnelle accordée à des choses inoffensives”.
Les républicains préoccupés par le fait que l’administration Biden se concentre sur les défenseurs de la vie à l’exclusion apparente des militants pro-avortement et anti-chrétiens ont conduit la majorité du GOP à la Chambre des représentants des États-Unis à créer un comité spécial “Weaponization of Government” en janvier 2023 pour enquêter sur les cas présumés d’ingérence du FBI et d’autres agences fédérales de renseignement dans la politique intérieure, y compris l’utilisation de la loi FACE pour arrêter des pro-vie. De nombreux législateurs républicains et d’autres ont affirmé que l’administration Biden avait “appliqué de manière sélective” la loi FACE pour s’en prendre aux défenseurs de la vie tout en ne faisant pas assez pour poursuivre la centaine d’attaques contre des centres de grossesse et des églises depuis la décision de la Cour suprême des États-Unis annulant Roe v. Wade.
Les souffrances cachées de l’euthanasie
“Les souffrances cachées de l’euthanasie” est diffusé en direct le 1er février à 20h30 sur Youtube.
Alors que le projet de loi sur l’euthanasie se précise, les AFC sont allées en Belgique pour écouter les voix divergentes. Celles qui dénoncent l’euthanasie et ses conséquences. Au travers de témoignages et d’expériences poignantes, découvrez le véritable enjeu qui se joue dans les familles. Les souffrances cachées de l’euthanasie, ou comment l’euthanasie déplace les souffrances sur les proches et les soignants.
Une production CNAFC (Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques) grâce au soutien de ses bienfaiteurs.
En voici la bande annonce et dessous, le lien direct vers la vidéo de ce soir :
Il rénove l’église de son village pour y faire baptiser son enfant
La naissance est prévue en mars. Le père a décidé de rénover l’église de Messein en Meurthe-et-Moselle, XVIIIe siècle, et explique :
« Je suis catholique pratiquant et cela m’embêtait de ne voir aucune vie dans cette église, presque abandonnée. »
Et le maire précise :
« Il n’y a quasiment plus de messes, donc la commune ne voyait pas l’intérêt de s’en occuper. Ce n’était même pas une question d’argent ». « C’est rare que des habitants s’emparent d’un tel projet. C’est une petite équipe formidable ».
La mairie finance les fournitures.
La souveraineté c’est la subordination…
Déclaration orwellienne de Gabriel Attal :
Gabriel Attal : «La souveraineté nationale, c’est par l’Europe que nous parviendrons à la consolider» pic.twitter.com/PMXMd2y9X3
— CNEWS (@CNEWS) January 30, 2024
Grande neuvaine à Notre-Dame de Lourdes du 3 au 11 février (jour de sa fête)
9 jours sur les traces de saint Bernadette pour prier Notre-Dame de Lourdes. Les méditations de la neuvaine sont proposées par Don Maxence Bertrand, chapelain de Lourdes.
Les intentions de prière confiées pendant la neuvaine seront déposées au sanctuaire de Lourdes !
Entre le 11 février et le 16 juillet 1858, la Vierge Marie est apparue 18 fois à Bernadette Soubirous à la grotte de Massabielle. En mémoire de ces apparitions, prions Notre-Dame de Lourdes pour qu’elle nous guide vers son fils, qui console et qui guérit.
Programme
Chaque jour, vous recevrez une méditation en lien avec les apparitions de Lourdes. La neuvaine sera également ponctuée de petites vidéos issues de la plateforme Akero.
Jour 1 : Le Moulin – Savoir rendre grâce
Jour 2 : Le cachot – Traverser l’épreuve
Jour 3 : La grotte – Descendre en nous-mêmes
Jour 4 : La lumière – Accepter d’être consolé
Jour 5 : La boue – Reconnaître ses fautes
Jour 6 : La source – Être pardonné
Jour 7 : L’hospice – Aimer servir
Jour 8 : Le couvent – Vouloir tout donner
Jour 9 : Le ciel – Espérer jusqu’au bout
Les méditations de cette neuvaine ont été rédigées par Don Maxence Bertrand, chapelain de Lourdes.
Alliance VITA appelle à regarder en face la réalité de l’avortement
Communiqué d’Alliance Vita :
L’Assemblée nationale a adopté le projet de réforme constitutionnelle qui vise à inscrire la « liberté garantie » de la femme de recourir à l’IVG. Alliance VITA dénonce un détournement de la constitution vers un droit opposable à l’avortement et déplore une approche qui ignore les difficultés qui poussent à l’avortement.
Le garde des Sceaux a eu beau s’en défendre lors de l’examen du texte en séance, le risque est grand de voir détricoté le cadre législatif à l’avenir. Les révisions successives de la loi de 1975 relative à la dépénalisation de l’avortement ont progressivement supprimé les aides, les informations, l’accompagnement, le critère de détresse autrement dit les mesures qui visaient à protéger les femmes des pressions extérieures et de la précipitation vers un acte irréversible et loin d’être anodin.
Pire, aucune évaluation de l’impact de ces dispositions législatives sur la vie des femmes n’a été menée alors même que les conditions économiques se sont détériorées ces dernières années. La surenchère s’est tellement intensifiée au fur et à mesure des années qu’on ne peut compter sur les promesses d’un gouvernement face aux partisans d’un droit « sans contrainte » comme l’a revendiqué la présidente du Planning Familial.
Comment peut-on croire de bonne foi qu’une fois l’IVG inscrite dans la Constitution, des libertés garanties par la loi comme la clause de conscience spécifique des soignants ne soient pas supprimées comme cela a été encore tenté en 2022 par la loi d’allongement des délais ?
Comment garantir qu’on n’aboutira pas à des avortements sans délai ou selon le sexe du fœtus ?
Pour Alliance VITA qui accompagne des femmes en difficulté depuis plus de 20 ans, inscrire l’IVG dans la Constitution est non seulement injustifié et dangereux mais aussi totalement à côté de l’urgence sociale.
Ce projet de constitutionnalisation fait l’impasse sur une véritable politique de prévention. Rappelons que Simone Veil, elle-même, présentait ainsi son projet en 1975 : « si le projet […] admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme. » Aujourd’hui encore, 73% des Français pensent que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’IVG » (sondage IFOP 2020).
Alliance VITA appelle à regarder en face la réalité de l’avortement en évaluant ses causes et ses conséquences et en mettant en place une véritable politique de prévention.
Les gauchistes de Marseille ont peur de Ludovine de La Rochère
Le Syndicat de la Famille 13 a le plaisir de vous convier à la conférence sur
Le wokisme, un danger pour la famille ? Décrypter le wokisme pour s’en protéger
Jeudi 1er février à 19h30 A l’EMD – Rue Joseph Biaggi, à Marseille
Or, des partis politiques, des adjoints au maire de la ville et le lobby LGBTXYZ prétendent empêcher cette conférence donnée par Ludovine de La Rochère :
Ludovine de la Rochère (ex-Manif pour Tous) n’est pas la bienvenue à Marseille! L’opinion publique est massivement en faveur des droits de toutes les femmes et des LGBTI, de l’IVG, de la PMA, Marseille continuera d’accompagner les avancées sur le chemin de l’égalité des droits! pic.twitter.com/MsKOF7BM98
— Théo Challande Névoret 🌈 (@TheoChallande) January 30, 2024
A la remorque de l’extrême-gauche, le journal La Provence se lance dans la partie :

Évidemment, ils peuvent toujours crier et manifester devant, le maître mot du Syndicat de la famille c’est que l’on ne lâchera jamais, jamais, jamais.
Souvenez vous bien du nom des députés qui promeuvent la culture de mort
Communiqué de la Marche pour la vie :
L’Assemblée Nationale a voté hier mercredi 30 janvier 2024, par 493 voix pour et 30 voix contre, le projet de loi constitutionnelle relatif à la « liberté de recourir à L’IVG ».
Si ce vote est hélas sans surprise, compte tenu du rapport des forces à l’Assemblée Nationale et de la couardise du plus grand nombre pour défendre la culture de vie, nous voulons honorer les 30 députés courageux qui s’y sont opposés : 15/62 LR, 12/88 RN, 2/5 Non-inscrits et 1/22 LIOT.
Nous vous joignons le résultat nominatif du scrutin. Nous pouvons remercier par courrier ou tout message adapté, les 30 députés qui s’y sont opposés. Nous pouvons aussi noter les députés qui ont voté pour, se sont abstenus ou étaient simplement absents. S’ils avalisent ce projet, comment leur faire confiance sur des enjeux différents, alors qu’ils ne sont pas capables de défendre l’enfant à naitre, ni de déployer aucune politique de prévention ?
Nous appelons maintenant une majorité au Sénat à rejeter ce texte le 28 février prochain, comme le souhaite le Président du Sénat, M. Gérard Larcher qui « est opposé à ce que l’IVG soit inscrite dans la Constitution. » Il ne pense pas que « l’IVG soit menacée en France et considère que la Constitution n’est pas un catalogue de droit sociaux et sociétaux ».
« L’avortement est un mal que l’on ne souhaite à personne, et comme tel ne peut- être ni une liberté ni un droit. Si le législateur voulait vraiment faire le bien, il mettrait en œuvre une politique de prévention de l’avortement ». G.Puppinck dans Valeurs Actuelles, 18 janvier 2024
Souvenez vous bien du nom des députés qui promeuvent la culture de mort, ils sont indignes de confiance. Ils avalisent ici, les propositions initiées par l’extrême gauche, et ne soutiennent aucunement l’enfant à naître. Ils détruisent notre civilisation et la France.
— NicolasTardy-Joubert (@N_TardyJoubert) January 30, 2024
Les lois qui autorisent et favorisent l’avortement et l’euthanasie sont entièrement dépourvues d’une authentique validité juridique
Les lois qui autorisent et favorisent l’avortement et l’euthanasie s’opposent, non seulement au bien de l’individu, mais au bien commun et, par conséquent, elles sont entièrement dépourvues d’une authentique validité juridique. En effet, la méconnaissance du droit à la vie, précisément parce qu’elle conduit à supprimer la personne que la société a pour raison d’être de servir, est ce qui s’oppose le plus directement et de manière irréparable à la possibilité de réaliser le bien commun. Il s’ensuit que, lorsqu’une loi civile légitime l’avortement ou l’euthanasie, du fait même, elle cesse d’être une vraie loi civile, qui oblige moralement.
Jean-Paul II, encyclique Evangelium vitae, n°72, 25 mars 1995
Avortement : le président du groupe sur les relations avec le Saint-Siège absent lors du vote
Le président du MoDem François Bayrou a pris ses distances avec le projet de loi visant à inscrire l’avortement dans la constitution, “alors même que, à ma connaissance, aucun courant politique ne remet en cause la loi Veil” de 1975. Trouvant “surprenant” que l’événement américain entraîne de telles réactions en France, l’ancien ministre s’est demandé s’il était “utile au pays, en ce moment, d’aller organiser un référendum sur cette question ?”.
C’est sans doute pour cela que Emmanuel Mandon, député Modem de la Loire et président du groupe d’études à vocation internationale sur les relations avec le Saint-Siège (sic !) s’est porté absent lors du vote hier.
Dans le silence épiscopal ambiant
On trouve un évêque à la retraite qui réagit au vote d’hier :
Dans les débats actuels sur l’avortement on oublie le principal concerné = l’enfant dans le ventre de sa mère. Nous sommes tous passés par ce stade. Qu’étions nous alors ? Une personne qui ne demandait qu’à vivre ce que nous sommes aujourd’hui
— Mgr Michel Aupetit (@MichelAupetit) January 31, 2024
Les évêques sont souvent plus loquaces quand il s’agit de l’immigration. Chacun ses priorités. Mais ensuite il ne faut pas s’étonner si les Français pensent que l’Eglise est, en France, favorable à l’avortement.
30 députés votent contre le projet de loi visant à inscrire l’avortement dans la Constitution
Alors que le vote solennel sur la proposition de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’avortement a lieu ce soir après la déclaration de politique générale de Gabriel Attal, le site Orthodoxie publie la traduction intégrale du document « Sur l’inviolabilité de la vie humaine dès l’instant de la conception d’après l’Église orthodoxe russe », élaboré depuis 2017 par l’ensemble des diocèses, et adopté officiellement par l’Église orthodoxe russe lors de la session du Saint-Synode du 27 décembre dernier.
Laurent Panifous, ancien membre du Parti socialiste ayant refusé le ralliement à la NUPES, a indiqué au nom du groupe LIOT que le droit à l’avortement fait “pleinement parti de notre contrat social”. Il appelle à “anticiper “et à “ne pas prendre de risques”. “L’optimisme est une qualité qui ne doit pas nous mener à l’aveuglement”. Le groupe libertés, indépendants, Outre-mer et Territoires appelle à voter la rédaction de “compromis” du gouvernement.
Pour le groupe Renaissance, Sarah Tanzilli appelle à l’ “unité républicaine” et à voter le texte proposé. “C’est la société de demain que nous allons garantir”. “Ce texte, c’est rien et tout à la fois”, “il faut passer à l’acte maintenant”. “Voter pour ce bouclier protecteur, c’est faire preuve de responsabilité”. Elle salue une rédaction “équilibrée”, et de compromis, un texte qui fait “un pas vers l’autre pour la défense d’intérêts qui nous dépassent”, “un compromis entre la gauche, la majorité et la droite républicaine”.
Pour Mathilde Panot, “nous nous tenons à la porte de l’histoire”. Elle salue “une victoire arrachée de haute lutte”, “une revanche contre la honte, la clandestinité, la souffrance et la mort” des femmes. En votant la constitutionnalisation, nous votons “la fin d’une relégation”. Ce texte est un texte de “protection contre l’extrême droite”, une “promesse de sureté” qu’elle appelle à voter.
Côté RN, Pascale Bordes dénonce un “texte très éloigné des préoccupations des Français” et “inaudible” . “Comment consacrer autant de temps à un tel texte alors que le débat sur l’IVG a eu lieu il y a 50 ans et que 234 300 IVG ont été pratiquées en 2022? ” “Ce texte est une diversion” pour masquer les carences de notre système de santé. La Constitution ne peut être modifiée que par “le peuple souverain”. Ce texte devrait être soumis à un référendum. Elle dénonce un texte “inutile et à rebours des attentes”, une “opération de communication”, un artifice”. Le groupe RN laissera toutefois chacun voter en conscience. Marine Le Pen a toutefois demandé aux députés de son groupe de ne pas voter contre cette constitutionnalisation. Malgré cela, plusieurs députés RN ont voté contre.
L’Assemblée nationale a adopté ce projet par 493 voix contre 30 (546 votants dont 23 abstentions).
Détail des votes contre et des abstentions. Il y a eu plus de députés LR contre ce projet qu’au RN, alors qu’il y a moins d’élus LR :
RN :
Contre : 12
- Bénédicte Auzanot
- Christophe Bentz
- Caroline Colombier
- Grégoire de Fournas
- Hervé de Lépinau
- Marie-France Lorho
- Yaël Menache
- Pierre Meurin
- Mathilde Paris
- Lisette Pollet
- Stéphane Rambaud
- Laurence Robert-Dehault
Abstention: 14
- Franck Allisio
- Romain Baubry
- Jorys Bovet
- Frédéric Cabrolier
- Nathalie Da Conceicao Carvalho
- Jocelyn Dessigny
- Daniel Grenon
- Michel Guiniot
- Jordan Guitton
- Timothée Houssin
- Aurélien Lopez-Liguori
- Philippe Lottiaux
- Joëlle Mélin
- Caroline Parmentier
LR :
Contre : 14
- Thibault Bazin
- Anne-Laure Blin
- Xavier Breton
- Hubert Brigand
- Josiane Corneloup
- Marie-Christine Dalloz
- Fabien Di Filippo
- Christelle D’Intorni
- Annie Genevard
- Philippe Gosselin
- Patrick Hetzel
- Marc Le Fur
- Jérôme Nury
- Vincent Seitlinger
- Nathalie Serre
Abstention: 4
- Nicolas Forissier
- Meyer Habib
- Vincent Rolland
- Jean-Louis Thiériot
MODEM : 2 abstentions :
- Blandine Brocard
- Vincent Bru
Après l’Assemblée, le Sénat examinera le texte d’ici un mois. Le président du Palais du Luxembourg, Gérard Larcher, a exprimé ses réserves, jugeant que « la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux ». Un avis partagé par le patron du groupe LR, Bruno Retailleau, et par le chef de file des centristes, Hervé Marseille. En cas de divergence entre les deux Chambres, la navette parlementaire se poursuivra. Si, en revanche, le Sénat finit par adopter le texte dans les mêmes termes que l’Assemblée, le Parlement se réunira en Congrès à Versailles le 5 mars.
LIOT :
Contre: 1
- Nathalie Bassire
Abstention: 2
- Charles de Courson
- Max Mathiasin
Non inscrits
Contre: 2
- Véronique Besse
- Emmanuelle Ménard
Abstention: 1
- Nicolas Dupont-Aignan
N’hésitez pas à soutenir les députés qui ont voté contre ce projet de loi.
Tous ceux qui ont participé au Rosaire en fin de cortège de la Marche pour la Vie sont invités à se joindre aux prières de SOS Tout-Petits
Communiqué de SOS Tout-Petits :
Tous ceux qui ont participé au Rosaire en fin de cortège de la Marche pour la Vie sont invités à se joindre à SOS Tout-Petits pour une action plus durable, fidèle et régulière.
Les promoteurs des avortements, des PMA et de la mort programmée sont pugnaces. Nous devons l’être plus encore car leur force n’est faite que de notre faiblesse.
Prochains Rosaires publics à Paris à 14h30 le samedi, au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire, près de la statue du Maréchal Ney (RER B Port-Royal) :
- 3 février
- 9 mars
- 27 avril
Chapelets en banlieue à 18h le vendredi :
- 9 février : Poissy, place Georges Pompidou (sortie de la gare)
- 22 mars : St Germain en Laye, près de l’entrée du parc du Château ( sortie du RER)
- 5 avril : Maisons-Laffitte, en face de la mairie, avenue de Longueil (sortie du RER)
Quelle personne de bon sens peut admettre qu’on présente comme un progrès la promotion de la mise à mort discrétionnaire, à la demande d’une mère enceinte, du petit être humain qu’elle porte ? N’est-ce pas mieux de protéger le petit être humain pour l’élever et le chérir, plutôt que de le découper et lui écraser la tête pour le sortir et le tuer de vive force à 12 ou 14 semaines de gestation ? Les pauvres mères qu’on pousse à ces misères, alors qu’on devrait les aider et les secourir, notamment par une importante prime de naissance, sont aussi de malheureuses victimes. Si elles regrettent vraiment d’avoir cédé, la miséricorde de Dieu les attend.
Prions publiquement pour que ces horreurs cessent !
Jacques Bay, Vice-président de SOS Tout-Petits
Le grand remplacement n’existe pas mais il y aura une liste du parti du président turc Erdogan pour les Européennes en Allemagne
Selon la presse allemande, le Parti de la justice et du développement (AKP) du président turc Recep Tayyip Erdogan devrait se présenter… aux élections européennes outre-Rhin, via la candidature de l’Alliance démocratique pour la diversité et l’éveil, mouvement politique affilié à l’AKP.
L’Union chrétienne-démocrate (CDU) a critiqué cette candidature qui pourrait accroître l’influence de la Turquie au sein de l’Union européenne.
La FPEEI rappelle la primauté des parents dans l’éducation de leurs enfants
Voici le communiqué de la FPEEI (Fédération des Parents des Élèves des Écoles Indépendantes) suite l’entretien avec le ministère de l’Education nationale vendredi dernier. Il diffère un peu de celui de la Fondation pour l’Ecole car il insiste plus sur les points qui concernent les parents et moins sur les écoles:

Le Parlement européen montre comment protéger les frontières face aux flux migratoires
Ah non, c’est uniquement pour dissuader les agriculteurs d’entrer dans le Parlement à Bruxelles :
Craignant la venue prochaine d’agriculteurs de toute l’Europe, des barbelés ont été installés devant le Parlement européen à Bruxellespic.twitter.com/crVe5HDtrT
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) January 30, 2024
Grégoire de Fournas: “L’UE veut détruire nos agriculteurs !”
Grégoire de Fournas, viticulteur et député RN, revient sur la révolte des paysans. Sur le fauteuil rouge de Livre Noir, il se confie sur les problèmes qu’il rencontre au sein de son exploitation viticole et nous livre les propositions politiques qui pourraient sauver l’agriculture française.
Sommaire :
- 00:00 – 01:30 : Introduction
- 01:30 – 03:00 : La paysannerie en France
- 03:00 – 06:23 : Colère des agriculteurs et manifestations
- 06:23 – 08:43 : Les causes profondes du mal-être des paysans
- 08:43 – 10:30 : Bruxelles et le libre-échange
- 10:30 – 18:30 : Propositions du RN
- 18:30 – 20:12 : Le vote des agriculteurs en 2022
- 20:12 – 23:00 : La consommation française
- 23:00 – 28:09 : Enfance au cœur de la viticulture
- 28:09 – 33:05 : Alexandra et sa famille, le tabou des OQTF
- 33:05 – 36:35 : L’insécurité dans les campagnes
- 36:35 – 40:00 : Gilet jaune et agriculteurs
- 40:00 – 42:30 : Proposition du gouvernement Attal
- 42:30 – 46:30 : Paysannerie et espoir
Pour écrire à vos Sénateurs
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Pour ceux qui comme moi n’ont pas trouvé le modèle de lettre pour écrire à leur Sénateur, il est encore temps. Voici un modèle possible. Le corps du texte est pour l’essentiel tiré de la lettre de Nicolas Tardy-Joubert, le président de la Marche pour la Vie, s’opposant à l’inscription du « droit à l’IVG » dans la Constitution.
Madame la Sénatrice,
Le président de la République souhaite qu’un projet de loi constitutionnel soit soumis au Parlement au début de 2024 pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ».
La Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et plus de 10 millions d’avortements ont été enregistrés depuis, y compris pour des enfants handicapés jusqu’à la veille de leur naissance. La seule liberté de la femme aujourd’hui menacée est celle de pouvoir garder son enfant. La traduction concrète d’un tel projet de loi, gravé dans le marbre constitutionnel, serait de garantir la liberté de pouvoir faire mourir un être humain, si petit soit-il. Le voter serait participer à l’ensauvagement et à la dé-civilisation de notre société.
D’éminents juristes constitutionnels dénoncent l’incohérence de cette inscription du droit à l’avortement dans notre Constitution. Ce serait contraire à l’article 16 du Code civil qui « assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie », et incohérent avec l’article 66.1 de la Constitution qui prévoit que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Ce projet présente aussi d’autres risques.
Si la liberté d’avorter était ainsi consacrée, que deviendrait la liberté de conscience pourtant fondamentale, pour s’y opposer ou refuser de pratiquer cet acte, et comment limiter des exigences toujours plus folles de nouvelle extension des délais ?
Quel sens des priorités ce Gouvernement a-t-il alors que la situation sécuritaire, sanitaire, éducative, économique avec nos 3000 milliards de dettes, traduisent la terrible fragilisation des structures de notre pays ? Le choix de pousser ce projet commencé par l’extrême gauche la plus radicale, traduit hélas une soumission idéologique mortifère. Le Gouvernement, en remplaçant la proposition de loi de la députée LFI Panot par ce projet de loi, veut, en même-temps, échapper au référendum qu’il craint, en le remplaçant par un vote du Congrès au début du mois de mars.
Il est indécent de vouloir constitutionnaliser l’avortement, alors qu’une très vaste majorité de celles qui s’engagent dans une telle démarche le font sous la pression économique ou celle de leur entourage. Le recours à l’avortement augmente avec le niveau de précarité (source DRESS). Selon une étude publiée en 2023 dans le British Medical Journal, une femme sur trois souffre de dépression après avoir avorté. Cette proposition est antisociale et inepte sur un plan de santé publique. Un triste record de 234 300 avortements a été enregistré en 2022 en France, et l’impact démographique, qui en résulte puisque nous n’atteignons plus le seuil de renouvellement des générations (1.80 enfants par femme vs 2.1 à atteindre) est délétère pour notre pays, pour notre économie. Les seules priorités dignes de ce nom, pour éviter ces violences faites aux femmes et aux enfants à naître, sont la mise en place de politiques de prévention de l’avortement, d’accompagnement financier et familial. Un volet éducatif sur la dimension affective et relationnelle de la sexualité permettrait aussi de réduire les grossesses adolescentes et d’agir dans le sens d’une parentalité responsable.
Merci de votre lecture, Madame. Au moment où vous devrez faire des choix, pensez à préserver notre modèle de civilisation qui a toujours cherché à aider les plus fragiles, pas à les éliminer. C’est pourquoi je me joins à la cohorte des petits qui vous demandent d’intervenir afin que ne soit pas constitutionnalisé l’avortement. C’est le cri d’une mère s’adressant à une autre mère.
Mme Tonnerre
Monsieur le Sénateur,
Le président de la République souhaite qu’un projet de loi constitutionnel soit soumis au Parlement au début de 2024 pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ».
La Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et plus de 10 millions d’avortements ont été enregistrés depuis, y compris pour des enfants handicapés jusqu’à la veille de leur naissance. La seule liberté de la femme aujourd’hui menacée est celle de pouvoir garder son enfant. La traduction concrète d’un tel projet de loi, gravé dans le marbre constitutionnel, serait de garantir la liberté de pouvoir faire mourir un être humain, si petit soit-il. Le voter serait participer à l’ensauvagement et à la dé-civilisation de notre société.
D’éminents juristes constitutionnels dénoncent l’incohérence de cette inscription du droit à l’avortement dans notre Constitution. Ce serait contraire à l’article 16 du Code civil qui « assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie », et incohérent avec l’article 66.1 de la Constitution qui prévoit que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Ce projet présente aussi d’autres risques.
Si la liberté d’avorter était ainsi consacrée, que deviendrait la liberté de conscience pourtant fondamentale, pour s’y opposer ou refuser de pratiquer cet acte, et comment limiter des exigences toujours plus folles de nouvelle extension des délais ?
Quel sens des priorités ce Gouvernement a-t-il alors que la situation sécuritaire, sanitaire, éducative, économique avec nos 3000 milliards de dettes, traduisent la terrible fragilisation des structures de notre pays ? Le choix de pousser ce projet commencé par l’extrême gauche la plus radicale, traduit hélas une soumission idéologique mortifère. Le Gouvernement, en remplaçant la proposition de loi de la députée LFI Panot par ce projet de loi, veut, en même-temps, échapper au référendum qu’il craint, en le remplaçant par un vote du Congrès au début du mois de mars.
Il est indécent de vouloir constitutionnaliser l’avortement, alors qu’une très vaste majorité de celles qui s’engagent dans une telle démarche le font sous la pression économique ou celle de leur entourage. Le recours à l’avortement augmente avec le niveau de précarité (source DRESS). Selon une étude publiée en 2023 dans le British Medical Journal, une femme sur trois souffre de dépression après avoir avorté. Cette proposition est antisociale et inepte sur un plan de santé publique. Un triste record de 234 300 avortements a été enregistré en 2022 en France, et l’impact démographique, qui en résulte puisque nous n’atteignons plus le seuil de renouvellement des générations (1.80 enfants par femme vs 2.1 à atteindre) est délétère pour notre pays, pour notre économie. Les seules priorités dignes de ce nom, pour éviter ces violences faites aux femmes et aux enfants à naître, sont la mise en place de politiques de prévention de l’avortement, d’accompagnement financier et familial. Un volet éducatif sur la dimension affective et relationnelle de la sexualité permettrait aussi de réduire les grossesses adolescentes et d’agir dans le sens d’une parentalité responsable.
Merci de votre lecture, Monsieur. Au moment où vous devrez faire des choix, pensez à préserver notre modèle de civilisation qui a toujours cherché à aider les plus fragiles, pas à les éliminer. C’est pourquoi je me joins à la cohorte des petits qui vous demandent d’intervenir afin que ne soit pas constitutionnalisé l’avortement. La France attend ces hommes à l’âme chevaleresque, qui ont le courage de se porter au secours de la veuve et l’orphelin, des plus petits que sont les enfants dans le ventre de leur mère.
Mme Tonnerre
À Bergerac, un prêtre bénit le convoi de tracteurs en route pour Paris
Issu d’une famille d’agriculteurs, un prêtre de Bergerac bénit le convoi de tracteurs :
Les #AgriculteursEnColeres reçoivent la bénédiction avant de partir en convoi#JeSoutiensLesPaysans#PasDePaysSansPaysans pic.twitter.com/ec05F5xxnE
— Alain_Escada_Officiel (@EscadaAlain_Off) January 29, 2024
Un jeune abbé proche du pays réel, soutenant et bénissant les #paysans. Bravo !#AgriculteursEnColere #PasDePaysSansPaysans https://t.co/G0E0aYLSXo pic.twitter.com/tFo8lVyY8r
— Alain_Escada_Officiel (@EscadaAlain_Off) January 29, 2024
Hors-sols
Parmi les propositions que pourrait faire le gouvernement aux #AgriculteursEnColere , classer leur métier comme “en tension” afin qu’ils puissent embaucher des migrants pic.twitter.com/PrJo6JagSN
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) January 29, 2024
