Soutenir le projet de l’école Saint-Martial, près de Limoges
Un tout jeune établissement scolaire, fondé il y a six ans sous l’égide de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, vient d’acquérir des bâtiments à réaménager pour accompagner son développement. Un projet qui mise sur l’avenir, la civilisation, l’éducation à la sainteté et la formation de la jeunesse. Une belle initiative à soutenir. Le chanoine Alban Denis, vice-président de l’association, a été interrogé dans L’Homme Nouveau :
Comment votre école a-t-elle vu le jour ?
Le cours Saint-Martial est né en 2017 à l’initiative de fidèles de l’apostolat de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre à Limoges. Souhaitant offrir à leurs enfants une vie scolaire en cohérence avec l’éducation qu’ils recevaient à la maison, ils se sont tournés vers mon prédécesseur, le chanoine Guimbretière, pour monter une école libre. Notre école s’est d’abord installée dans un hangar commercial puis, en septembre 2018, l’évêque de Limoges ayant mis à la disposition de l’Institut du Christ-Roi les bâtiments attenants à la chapelle où nous officiions, le cours Saint-Martial y a déménagé.
À mon arrivée, six élèves pour une institutrice constituaient l’école ! Ils étaient 12 en 2019 puis 24 en 2021. Après six ans d’existence, le cours Saint-Martial compte désormais près de 70 élèves et nous venons d’ouvrir le collège en septembre dernier.
Pourquoi avoir choisi saint Martial comme saint patron ?
Nos terres sont charnelles. « Nous ne possédons d’autre sève que les trésors hérités du passé et digérés, assimilés, recréés par nous », écrivait Simone Weil dans L’Enracinement. Le choix du patronage de saint Martial s’imposait à nous : patron du Limousin, une lointaine tradition l’assimile à l’enfant de l’Évangile ayant offert au Christ cinq pains et deux poissons à l’heure de la multiplication des pains (Jn 6, 9).
En 944, la vénération du chef de saint Martial a su préserver la cité d’une épidémie nommée « le mal des ardents ». La foi des Limougeauds dans leur saint fondateur n’en a été que confortée.
Vous ne vous arrêtez pas là. Vous avez lancé un projet de développement…
Comme je vous le disais, les effectifs du cours Saint- Martial ne cessant d’augmenter, cela nous oblige. Nous nous sommes mis en recherche d’un lieu plus grand et plus vert. Une heureuse formule explique que « Dieu écrit droit avec des lignes courbes ». Ce fut exactement notre cas ! Nos recherches immobilières n’ont mené à rien mais, contre toute attente, une famille cherchant à s’installer en Limousin et à inscrire ses enfants au cours Saint-Martial nous a mis sur la piste du lieu que nous avons acquis : un immense corps de ferme correspondant en tout point à nos aspirations ! Nous voulions déménager pour accueillir de nouveaux élèves, ce fut une nouvelle famille qui nous permit de trouver ce lieu. Tels sont les clins d’œil du bon Dieu !
Pouvez-vous présenter les lieux ?
Il s’agit d’une ancienne ferme fortifiée, autrefois dépendance de l’abbaye de Solignac et dont les parties les plus anciennes datent du XIIIe siècle. L’ensemble représente 2 000 m2 de bâti avec un bois d’un hectare et demi. Au fil des siècles, cette ferme est devenue une hôtellerie pour les pèlerins de Compostelle, puis un relais de poste au XIXe siècle. Ces dernières décennies, une des ailes du bâtiment principal accueillait un restaurant quand l’autre avait été transformée… en discothèque !
Pour vos lecteurs, je me permettrai de souligner trois grands avantages que présente cette destination :
- Tout d’abord, son accessibilité. Nous sommes à deux minutes d’une sortie d’autoroute et à dix minutes du centre-ville de Limoges.
- Ensuite, son cachet. En vieille pierre, muni de deux tours, le cours Saint-Martial aura fière allure ! Cela, du reste, rejoint l’un des charismes de l’Institut du Christ- Roi : l’apostolat par la beauté. En pleine campagne, dans un cadre séculaire : le beau, le vrai, le bien seront d’autant plus facilement infusés dans l’âme, le cœur et l’intelligence de nos élèves.
- Enfin, l’organisation des bâtiments. Chapelle, réfectoire, préau et salles de classe trouveront facilement leur place grâce au talent de notre architecte qui a travaillé de concert avec toute l’équipe pédagogique. À moyen terme, le cours Saint-Martial pourra accueillir entre 180 et 200 élèves, s’ils se présentent ! Pour la première phase du chantier, l’objectif est d’aménager huit salles de classe.
À quelle étape de votre projet en êtes-vous ?
L’instruction de notre permis de construire est en phase terminale de validation et nous avons rencontré les autorités locales qui se réjouissent de notre arrivée. Mais le chantier a déjà commencé ! En effet, pour diminuer au maximum les coûts, chaque samedi depuis septembre, des équipes de quinze à vingt paroissiens se succèdent pour réaliser le curage des bâtiments. Dans la discothèque, nous avons déposé les faux plafonds et démoli – non sans plaisir ! – les salons, le bar et autres vestiaires. L’enthousiasme communicatif participe à l’édification de tous et le dynamisme de mes paroissiens me confond et m’émerveille.
Pour soutenir cette aventure, une messe hebdomadaire est célébrée à une triple intention : que le cours Saint- Martial reste fidèle à son intention initiale : la gloire de Dieu ; qu’il n’y ait pas d’accident durant les travaux ; que ce projet puisse arriver heureusement à son terme grâce au concours de généreux bienfaiteurs. À la grâce de la Providence !
La première tranche des travaux nécessite de lever 700 000 euros. Grâce au soutien de la Fondation pour l’école, de l’Œuvre de Saint-François-de-Sales et de donateurs providentiels, nous avons déjà pu récolter un peu plus de 200 000 euros. Cela nous conforte mais le chemin reste important. Pour alimenter le brasier de notre aventure, tout le petit bois est donc bienvenu… Et si certains veulent nous offrir de grosses bûches, qu’ils n’hésitent pas ! (1).
Dans votre vidéo présentant cette initiative, vous vous adressez aux parents : « Aujourd’hui, ces enfants ont besoin de vous. Demain, vous aurez besoin d’eux. Investissez dans la jeunesse ! » Que voulez-vous dire ?
Ce chantier considérable représente une aventure formidable ! Nous savons combien la formation de la jeunesse représente un enjeu de civilisation. Contribuer à la construction d’une école libre catholique est une affaire de cœur, de cousinage moral. Investir dans la jeunesse, c’est être habité une noble ambition : celle de coopérer à façonner de futurs saints. En nous voyant construire leur avenir, nos élèves construiront celui des générations futures, j’en suis convaincu.
La Bulgarie suit-elle la trace de la Slovaquie ?
Le parti socialiste bulgare est en train de suivre l’exemple du parti socialiste slovaque de Robert Fico, en constituant une alliance électorale de divers partis « patriotiques », incluant le parti dit d’extrême droite Ataka.
La présidente du PSB, Kornelia Ninova, a ouvertement félicité Robert Fico, exprimant même son admiration pour le « virage patriotique » du Slovaque, et elle s’est ouvertement opposée à l’initiative du parti socialiste européen visant à mettre en œuvre la Convention d’Istanbul qui reconnaît « un troisième genre sans liens avec le sexe biologique ».
Le parti socialiste européen se dit prêt à suspendre le PSB comme il a suspendu le parti slovaque. Celui qui est à l’origine du « virage nationaliste » de la gauche bulgare est Rumen Radev, l’actuel président (socialiste) bulgare, qui « ressemble davantage à Viktor Orban qu’à Robert Fico ». Les prochaines élections sont prévues cinq mois après la fin de son mandat présidentiel en janvier 2027.
Plus de 360 millions de chrétiens persécutés dans le monde
Selon le rapport de l’ONG protestante Portes ouvertes, plus de 360 millions de chrétiens ont été “fortement persécutés et discriminés” en raison de leur foi dans le monde en 2022 et la Corée du Nord est le pire pays pour les chrétiens.
Entre le 1er octobre 2021 et le 30 septembre 2022, ce sont “plus de 360 millions” de catholiques, orthodoxes, protestants, baptistes, évangéliques, pentecôtistes, etc., de 76 pays qui ont été “fortement persécutés dans le monde, soit un chrétien sur sept”, a affirmé Patrick Victor, directeur de Portes ouvertes France. Un nombre identique à l’année 2022. Mais depuis trente ans, “la persécution s’est étendue” avec aujourd’hui “76 pays à persécution forte contre 40” recensés dans le premier index de l’ONG en 1993. En outre, “la persécution s’intensifie dans les pays concernés”.
En 2022, 5621 chrétiens ont été tués, contre 5898 l’année précédente.
L’ONG a aussi comptabilisé “4542 chrétiens détenus” (dont 1750 en Inde), contre 4277 l’année précédente, et “5259 chrétiens kidnappés” (dont 4726 au Nigeria), contre 3829. Le nombre total d’églises fermées, attaquées, détruites s’établit à 2110, en baisse (5110 en 2021).
Toutes persécutions confondues, la Corée du Nord est passée en tête de ce classement annuel, détrônant l’Afghanistan. Suivent la Somalie, puis le Yémen, l’Erythrée, la Libye, le Nigeria, le Pakistan, l’Iran, l’Afghanistan et le Soudan.
Sur les trente dernières années, trois tendances sont constatées :
- “Le continent africain est marqué par une montée en puissance de l’extrémisme islamique”, avec 26 pays à persécution forte contre sept en 1993.
- “les chrétiens sont souvent les victimes du nationalisme religieux ou idéologique”, avec la Chine ou encore l’Inde.
- Enfin, l’organisation déplore “l’exode chrétien” au Moyen-Orient: “les exactions de (l’organisation) Etat islamique ont encouragé les chrétiens à fuir l’Irak et la Syrie”.
Invitée à témoigner, Dabrina Bet Tamraz, une Iranienne chrétienne d’origine assyrienne ayant fui son pays en 2009 a raconté combien
“au cours des quatre dernières décennies, les chrétiens (y) ont été harcelés, emprisonnés, interrogés et surveillés de bien des manières”. “Au moins 80 chrétiens ont été arrêtés l’année dernière, condamnés à des peines de prison allant de 2 à 25 ans”.
Euthanasie : face aux stratagèmes politiques restons actifs et vigilants
De l’équipe « Tout Mais Pas Ça ! » de la fondation Jérôme Lejeune :
Ces derniers jours, la présentation du projet de loi légalisant l’euthanasie ou le suicide assisté a été à la fois encore décalée dans le temps et confirmée comme priorité de l’exécutif pour le début 2024. Le nouveau calendrier fait état d’une transmission du projet de loi au conseil d’Etat fin 2023, d’une présentation en conseil des ministres en février 2024 suivie du débat parlementaire au printemps 2024.
Alors que ce glissement de calendrier pourrait ressembler à une hésitation du président de la République, des observateurs politiques n’hésitent pas à y voir une stratégie.
Ainsi Guillaume Tabard dans Le Figaro le 20 novembre titrait “Macron champion de la transgression sociétale” pour faire comprendre la réalité des intentions et de l’échiquier politiques :
“Lorsque l’heure sonnera du bilan des deux quinquennats macroniens, le volet sociétal sera certainement l’un des plus remplis. (…) Une petite musique s’est installée pour faire de l’actuel chef de l’État un modèle de prudence sinon d’hésitation sur tous les sujets mettant en jeu la conception de la vie humaine. Pourtant, il restera en la matière le président le plus transgressif de toute la Ve.”
Parmi ces “avancées à marche forcée”, l’éditorialiste mentionne le suicide assisté : (…) l’étirement du calendrier – un projet de loi «à l’été 2023», avait d’abord annoncé le président -, le rappel à l’ordre des militants: tout contribue à donner l’impression d’un Macron qui avancerait à reculons. Par calcul ?
Organiser un référendum sur la fin de vie signifierait approuver ou rejeter un texte aux contours fixés. Alors que le propre d’un débat parlementaire est d’ouvrir la voie à toutes sortes d’amendements. Or il est clair que la majorité à l’Assemblée veut durcir la copie gouvernementale. Et, comme il l’a fait sur l’avortement, Macron ne s’y opposera pas. Espérant que les inquiets de la levée du tabou de la mort donnée lui donneront acte de sa prudence initiale et que les tenants d’un «droit» à décider de sa mort lui seront reconnaissants d’avoir fait aboutir leur combat. L’absence de référendum signifie donc aussi : pourquoi risquer un vrai débat national quand on peut se contenter d’un vote acquis d’avance ?”
Nous partageons cette analyse, hélas.
Avec vous, poursuivons notre mobilisation contre l’euthanasie et le suicide assisté. Ne nous laissons pas bernés par une prudence affichée qui relève de la manipulation, ou par une fausse hésitation qui anesthésie les consciences et décourage l’engagement citoyen.
Nous devons être à la hauteur de l’enjeu : faire respecter l’interdit de tuer comme valeur fondamentale de notre société.
Nous vous proposerons d’ici la mi-décembre un outil en ligne pour interpeller directement les parlementaires.
Vous pouvez compter sur nous.
Drogue : ce que l’affaire Guerriau révèle
Le sénateur de Loire-Atlantique Joël Guerriau, soupçonné d’avoir drogué le député Sandrine Josso en vue de la violer, avait été placé en garde à vue. L’élue Renaissance du Loiret Caroline Janvier révèle que ce n’est pas un cas isolé :
«Il y a des soirées où de la drogue circule.» «Comme il y a des dîners ou des fins de sessions parlementaires où il y a une consommation excessive d’alcool».
«Il faut aussi analyser ce phénomène comme un système, sans rien excuser.»
«La politique fabrique des comportements déviants.»
Des dérives qui «se font davantage au cours des séances de nuit, de retour de dîners où il y a eu de l’alcool». Avec la cadence de travail qu’impose la politique, Caroline Janvier s’était mise à boire, quelques fois, plusieurs verres par jour. Elle s’est arrêtée depuis.
«Je fais le lien avec les séances de nuit, qui n’ont aucun sens, avec le rythme de vie, la pression de l’agenda, des médias avec qui on n’a pas le droit à l’erreur». «Soit vous avez une excellente hygiène de vie, soit vous prenez quelque chose pour tenir.»
«Les pratiques addictives existent aussi chez les ministres». «Que la personne qui leur jette la première pierre se mette à leur place une semaine. Ils ont un niveau de pression inimaginable».
Le jacobinisme rend fou : à force de vouloir s’occuper de tout, les politiques craquent et carburent à la drogue. Il serait peut-être temps de lever le pied et de redonner plus d’autonomie aux corps intermédiaires…
Un juge ordonne de verser des arriérés aux enseignants non vaccinés
En Italie, un juge de Viterbe condamne le ministère de l’Éducation à payer les arriérés de salaires de trois enseignants qui ont été suspendus de leur travail parce qu’ils n’étaient pas vaccinés. La rétroactivité de la réintégration est reconnue. La faute aussi à une loi mal écrite. Et maintenant, l’arrêt peut servir de référence pour toutes les autres affaires judiciaires.
Le ministère de l’éducation (Miur) devra reconnaître à trois enseignants de la province de Viterbo tous les arriérés de salaire, ainsi que les cotisations de sécurité sociale correspondantes, qui n’ont pas été versés pendant la campagne de vaccination. Les trois enseignants n’avaient en effet pas été vaccinés et, comme nombre de leurs collègues, avaient été ostracisés dans les classes pour avoir décidé de ne pas se faire injecter un médicament expérimental contre leur gré.
La sentence du 17 mai est appelée à faire école. En effet, ces jours-ci, le délai de six mois dont disposaient les Miur pour faire appel de la sentence a expiré. Le jugement est donc devenu définitif et ne peut donc plus faire l’objet d’un appel.
Ce jugement est une victoire, qui dit en substance que lorsque le décret 172/2021 du gouvernement Draghi a été publié, interdisant aux enseignants non vaccinés de travailler, l’école a été obligée de leur trouver une place, ce que l’on appelle le repêchage. Ainsi, lorsque, à partir du 1er avril 2022, le décret 24/2022 a changé la loi et que les enseignants ont été réintégrés, la valeur de cette réintégration a dû être lue rétroactivement ; par conséquent, les salaires dont les enseignants ont été privés doivent maintenant être payés dans leur intégralité.
Une loi mal écrite qui se traduit aujourd’hui par une dépense imprévue pour les caisses de l’Etat, mais plus que juste. Le jugement acquiert une plus grande valeur si l’on pense que le juge n’a pas du tout contesté les objectifs de la campagne de vaccination et qu’il semble même convaincu de la qualité des vaccins en termes d’efficacité et d’innocuité. En fait, le point abordé par cette nouvelle voie est purement jurisprudentielle et montre comment le décret de suspension des enseignants avait été mal rédigé.
Prière pour la protection de la Vie humaine
Communiqué de SOS Tout-Petits :
Nous sommes invités, à l’appel du pape Benoît XVI, à participer aux veillées de prière organisées dans les paroisses pour le respect de la Vie humaine, à l’ouverture de l’Avent.
Plus encore, toute cette période appelle à prier pour cette cause lourdement trahie, que le pape et l’Eglise nous demandent de servir inlassablement.
Alors qu’un pouvoir impie et destructeur de la Vie de l’être humain entend faire avancer dès ce mois la tentative d’introduction du prétendu droit à l’avortement dans la Constitution française, faisons, à l’appel de l’Eglise, et à l’exemple des évêques américains, une « priorité absolue » de la lutte contre l’avortement.
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
COP28 – Pape François – Une exhortation apostolique pour rien ? Pour culpabiliser l’Occident ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La COP28 débute ce jeudi en l’absence du Pape François qui publia début octobre une exhortation apostolique Laudate Deum au sujet du réchauffement climatique. À qui s’adresse-t-elle ? Je ne sais mais cette exhortation est en soi bien surprenante :
Sur 73 paragraphes, 60 ne parlent que du climat et de la responsabilité humaine dans ses changements. Le mot Dieu ou tout autre faisant référence à la Sainte Trinité est présent dans le texte quatre fois moins que climat ou réchauffement et trois fois moins qu’il ne l’est dans Laudato Si, qui n’est pourtant pas, déjà et à proprement parler, un texte consacré à la pure spiritualité ou à la connaissance de Dieu. Trois fois moins… 83% du contenu pour parler de choses purement terrestres. Des choses ou des phénomènes de ce monde, et non de l’autre.
On glosera sur l’importance de cette exhortation aux yeux des membres d’une COP28 à laquelle ni Biden ni le président Chinois ne se rendent, bien qu’ils dirigent les deux pays les plus pollueurs au monde. On doutera également de son influence qu’elle a sur la conscience de l’humanité ou même des simples catholiques, mais elle reste étonnante à d’autres titres.
À cinq reprises le Saint-Père reprend en la soulignant l’expression communiste offerte à l’Europe par Gorbatchev de Maison commune. N’y aurait-il pas d’autre locution pour dire que nous avons la terre en héritage ? Est-il obligatoire de se référer au communisme pour évoquer la solidarité humaine ? Omnes Gentes, …connaît pas ? Passons.
Le Pape François va plus loin dans son propos : après avoir réservé 4 paragraphes à tancer les dubitatifs et les scientifiques prudents sur ce sujet, il reprend en 26 paragraphes les alertes les plus farfelues qui soient sur la hausse des ppm ou celle de la mer ; les Seychelles seraient-elles sous l’eau ? Idem pour les températures, en oubliant de dire que celle de la terre a baissé depuis 2015 et qu’elle n’a jamais atteint la même que celle de l’optimum des 11ème aux 14ème siècles, date de l’avant-dernier rapport du GIEC – Cf. C. Gérondeau ‘GIEC : 30 ans de mensonges, le climat par les chiffres’. Doit-on rappeler qu’à Paris la pollution mesurée en ppm a été divisée par 20 durant les 70 dernières années ?
S’ouvre ensuite le propos politique : Pape François prône (le mot désigne bien la chose) un multilatéralisme international qu’il appelle de ses vœux. S’il ne va pas jusqu’à souhaiter un président du monde, il demande pourtant que nous nous dotions « d’organisations mondiales plus efficaces, dotées d’autorité (ce n’est pas moi qui souligne) pour assurer le bien commun mondial, […] » §35. Si cela n’est pas souhaiter un gouvernement mondial, de quoi s’agit-il ? Est-ce là une incidente non essentielle dans l’esprit du Saint-Pontife que cela ne manquerait tout de même pas de surprendre. Mais ce ne l’est pas, car cette partie du texte, la 3ème, se développe au travers d’une dizaine de paragraphes ; soit presque autant que la partie spirituelle. Soulignons le couplet sur la culpabilité de l’homme-blanc occidental : selon le Saint-Père, « les riches » pollueraient autant à eux seuls que la moitié des autres pays de la terre. Doit-on rappeler que les fleuves les plus pollués du monde, Gange, Indus, Mékong, Nil, Amazonie, Niger, la rivière Amour et le fleuve Jaune transportent à eux seuls 95% des déchets plastiques ? Quant à la pollution en CO², l’Europe, seule à vouloir agir sur le climat, émet chaque année 0,05% de la masse de ce gaz contenu dans l’atmosphère.
Sur la part spirituelle du texte, appuyons-nous sur les citations : Pour les trois quarts le Saint-Père se cite lui-même, pour un petit quart il cite le GIEC ou des organes équivalents, et, une seule fois, est cité un autre écrit Romain (Evangelium Vitae). Même St François d’Assise et son cantique de Frère Soleil n’a pas de place en cette exhortation, sauf en ce seul membre de la première phrase « Louez Dieu pour toutes ses créatures ». Tout est dit…
Alors à quoi bon cette exhortation culpabilisante et politique qui ne fera l’objet d’enseignements immérités qu’auprès d’un nombre infime de fidèles et ne sera pas plus étudiée dans le monde profane ? Un coup de com. ? Une promotion surprenante d’auto-déclarés experts et lanceurs d’alerte ? Vraiment, on ne comprend pas. Toutes les mesures prises en Occident pour réduire les risques et les effets du climat ne font qu’appauvrir ceux qui y habitent. La Terre, les populations du monde entier se porteraient-elles mieux quand l’Occident va mal ?
Le Saint-Père a-t-il le droit moral de se laisser aussi mal informer ?
Bertrand du Boullay
Sainte Jeanne d’Arc, apôtre de la royauté du Christ
Officier retraité, vice-président de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, Aymeric de Maleissye vient de publier un ouvrage sur Jeanne d’Arc. Pourquoi Dieu choisit la France, dans lequel il revient sur l’épopée prodigieuse de la pucelle d’Orléans. Il se penche notamment sur l’intervention divine qui a permit l’action johannique, en s’interrogeant sur les raisons de l’élection de la France et de cette intervention en cette fin du Moyen-Age.
Cette histoire rappelle celle où Dieu intervenait directement pour sauver le peuple hébreu de la destruction. La France, comme jadis Israël, a bénéficié d’une faveur de Dieu. C’est Jeanne d’Arc, jeune fille simple et douce qui, au cours des trois années de sa vie publique, s’est révélée le plus redoutable des chefs de guerre, le plus clairvoyant des politiques, le plus sage des accusés et le plus émouvant des condamnés.
Toute sa vie est comme un diamant qui trouve ses plus beaux reflets lorsqu’on l’éclaire à la lumière de son Maître et Seigneur, Jésus-Christ. Sa vie c’est l’Évangile de la royauté du Christ proclamée à toutes les nations, l’Évangile de la vocation de la France. Mais aussitôt qu’on reconnaît, comme elle ne cesse de l’affirmer, que Dieu lui-même agit à travers elle, aussitôt une interrogation surgit : pourquoi Dieu interviendrait-il directement dans l’Histoire de France et aurait-il encore aujourd’hui des raisons d’entrer dans la destinée de ce pays ?
À un moment où la France doute d’elle-même et où elle s’expose à de graves dangers qui menacent sa cohésion interne et son avenir, la réponse à ces questions ainsi que la compréhension de l’épopée johannique et de sa place dans l’histoire de France nous feront constater que Jeanne d’Arc est plus que jamais une sainte d’actualité, qui adresse à la France et au monde entier un message d’espérance. L’auteur compare la vie de Jeanne à celle du Christ et met en perspective leurs apparentes défaites, sur le bûcher comme sur la croix. Il montre que, au-delà des victoires militaires et du sacre de Reims, Jeanne est venue, de par Dieu, annoncer la royauté du Christ sur la France, notamment par la fameuse triple donation du royaume de France. L’instauration de la fête du Christ-Roi suit de peu la canonisation de la sainte de la patrie.
La fête du Christ-Roi gagnerait, en ces temps de crise spirituelle et politique à être mieux identifiée – combien de catholiques savent la situer dans le calendrier liturgique ? – et célébrée, en particulier en France, où un office liturgique pourrait être dédiée à la célébration du Christ Roi de France.
Enfin, puisque nous avons vu que la consécration publique par l’autorité chargée des destinées politiques de la France au Sacré Coeur doit être l’effet majeur à atteindre dans les combats à venir, l’objectif visé par nos efforts, nous devons encourager nos évêques à travailler en ce sens. Politiquement. Cet objectif paraît illusoire aujourd’hui, tant la laïcité confine au laïcisme. Pour autant, cet objectif ne doit pas être mis de côté. Il sera atteint si l’Eglise en France y concert résolument. Pour cela, il faudrait dans un premier temps que la consécration au Sacré Coeur soit formulée par tous les évêques réunis, ce qui semble déjà difficile à obtenir mais constituerait un pas conséquent en vue de la suite. Une telle unité des évêques serait d’une très grande portée.
Grand remplacement : vers 50% de naissances d’ascendance extra-européenne avant 2050
Le démographe Marc Vanguard a extrapolé les tendances démographiques actuelles, ce qui donne 50% de naissances d’ascendance extra-européenne en France à horizon de 20 ans. La transformation démographique de la population française est bien une réalité, qui ne fait peut-être que commencer. Le % de naissances d’ascendance extra-européenne pourrait potentiellement doubler dans les 20 prochaines années et franchir ainsi la barre des 50% avant 2050.

Ce résultat n’est pas très éloigné des calculs du démographe Hervé Le Bras, auteur du livre “Il n’y a pas de Grand Remplacement”. Il prédit ainsi “50% d’enfants métis à horizon 2050”.
Cette estimation reste un simple calcul mathématique qui “tire le trait” des tendances actuelles. Ce n’est en aucun cas une modélisation démographique détaillée.
Le maire de Romans-sur-Isère menacé de « décapitation »
Est-ce encore la faute de la giga-ultra-strème-droite ?
Deux semaines après la mort de Thomas à Crépol, la maire DVD de Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval, a annoncé à BFMTV avoir été victime de menaces. Elle affirme ainsi qu’elle a porté plainte après avoir reçu des menaces de mort et de « décapitation » mercredi 29 novembre. Dans la matinée, la mairie de Romans-sur-Isère a d’abord reçu au standard « deux appels anonymes » qui « relevaient de l’intimidation », en demandant si Marie-Hélène Thoraval possédait « une kalachnikov chez (elle) et si (elle avait) des gardes du corps ».
Puis le niveau de menaces s’est intensifié dans l’après-midi. « J’ai reçu un message privé sur Instagram précisant qu’on me prévoyait une décapitation, qu’on jonglerait avec mon crâne et que tout cela serait fait d’ici un mois. C’est une véritable menace de mort », a-t-elle dénoncé. La maire a également précisé qu’elle était « qualifiée de facho » dans ces messages. « J’imagine d’où ça vient », laisse entendre Marie-Hélène Thoraval auprès de la chaîne d’informations.
Ils voulaient cibler des « villages de campagne la nuit »
Mohamad D. avait dit à Wahid B. :
“Il nous faut un peu d’entraînement, il nous faut des armes, et il faut apprendre certaines choses (…) On peut y aller pas trop loin, par exemple, on va voir les campagnes. On passe à quatre ou cinq, armés, tu tues tout le village en une seule nuit, c’est facile (…) Il faut avoir l’audace, et que tu aies tout prévu“.
Ils avaient été arrêtés en 2020 et ils ont été renvoyés hier devant la cour d’assises des mineurs.
A l’époque, l’entourage familial de Wahid ne pouvait imaginer qu’il ait pu, de près ou de loin, participer à un projet violent. La famille de Wahid est nombreuse, connue et respectée à Brest. « Un modèle d’intégration », pour la plupart ; des « trajectoires respectables » de méritocratie républicaine. Wahid, boucher trentenaire, a-t-il joué de la « taqiya » ?…
Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité…
Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, est enceinte de 8 mois.
Sauf que l’enfant est privé de père par sa mère. Sarah El Haïry vit avec une autre femme, rencontrée depuis son entrée au gouvernement, et a obtenu la conception de cet enfant par fécondation in vitro.
« Je préfère être celui qui butte un salopard que de finir dans une marche blanche »
Témoignage : « Je préfère être celui qui butte un salopard que de finir dans une marche blanche » Cédric a repoussé des émeutiers qui étaient chez lui avec… une épée médiévale.pic.twitter.com/3K4ifazVGb
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 30, 2023
La CEDH donne raison à un profanateur d’hosties consacrées
Nous évoquions le sujet il y a une semaine.
Dans une décision rendue ce jeudi 30 novembre, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé irrecevable la requête d’une association d’avocats chrétiens, l’Asociación de Abogados Cristianos, dirigée contre les autorités espagnoles. Les requérants avaient porté plainte contre Abel Azcona, qui avait posé nu en 2015, dans une église désaffectée de Pampelune, à côté du mot «pédophilie» écrit au sol au moyen de 242 hosties consacrées, que l’homme avait dérobées en assistant à la messe et en conservant à chaque fois l’hostie qui lui avait été distribuée au moment de la communion… Comme quoi il faut refuser la communion dans la main. Les avocats chrétiens poursuivaient aussi la ville de Pampelune, soutien et financeur de l’installation.
Abel Azcona avait en outre mis en scène le vol des hosties consacrées en photographiant, avec un appareil dissimulé, la façon dont il les avait dérobées au cours des messes. L’archevêque du diocèse de Pampelune-Tudela, Mgr Francisco Perez, avait alors dénoncé «une profanation grave de l’Eucharistie, un fait qui offense profondément la foi et les sentiments catholiques et viole la liberté religieuse», et appelé les prêtres à célébrer des messes de réparation.
Extrait de la décision de la CEDH :
La Cour rejette le premier grief de l’association requérante, relatif au devoir de neutralité religieuse des autorités, car l’intéressée n’a pas épuisé les voies de recours disponibles au niveau interne à cet égard. En particulier, au lieu de déposer une plainte pénale, l’association aurait pu contester dans le cadre d’une procédure de contentieux administratif le refus des autorités locales d’annuler l’exposition.
La Cour rejette, pour défaut manifeste de fondement, le deuxième grief de l’association, relatif au classement sans suite de sa plainte, car la conclusion des autorités judiciaires internes selon laquelle les actes litigieux n’étaient pas constitutifs d’une infraction pénale n’a rien d’arbitraire.
I-Média – Omerta sur l’immigration, feu sur l’extrême droite, pourquoi ils vous mentent !
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur les manifestations en hommage à Thomas qui ont donné lieu à un véritable déchaînement médiatique. “Ratonnade”, “razzia”, aucun mot ni aucune indignation n’étaient assez forts dans les médias de grand chemin pour dénoncer la “descente de l’extrême droite” dans la cité de la Monnaie à Romans-sur-Isère. Le bilan est pourtant le suivant : protégé par la police, les jeunes de cité n’ont rien eu. Ils ont en revanche réussi à capturer un des manifestants qui a été arraché de son véhicule avant d’être passé à tabac. Et mis nu sous la menace d’un jerrycan d’essence pour le brûler vif…
Sur le service public, un homme s’est particulièrement distingué : il s’agit de Patrick Cohen avec une chronique qui reprend totalement le point de vue des assaillants mis en cause et qui omet de mentionner les couteaux de plus de 20 centimètres qui ont atteint mortellement Thomas, 16 ans.
Dans le dossier du jour, nous voyageons des Pays-Bas à l’Irlande jusqu’à l’Espagne avec là aussi un grand coupable qui pour les médias : l’extrême droite.
On n’oubliera pas les pastilles de l’information et pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Patrick Cohen, le journaliste contre la liberté d’expression et la liberté de penser !
Salon du Livre et de la Famille à Paris
Communiqué de la Fondation Lejeune:
L’Association Familiale Catholique du 8e arrondissement de Paris, en partenariat avec la Fondation Jérôme Lejeune et le magazine France Catholique, organisent, le samedi 9 décembre 2023, la 8e édition du Salon du Livre et de la Famille à Paris.
Doté d’un positionnement original autour des valeurs familiales et chrétiennes, il aborde des thématiques très variées : éducation, religion, histoire, spiritualité, société, art, culture, actualités…
Le salon réunira une cinquantaine d’écrivains de talent.
Il permettra aux visiteurs d’aller à leur rencontre et de partager des moments d’échange et de réflexion en toute convivialité. Le prix des AFC y sera officiellement remis l’après-midi.
Les plus jeunes profiteront d’une section dédiée aux enfants et adolescents.
Quelques auteurs présents
Jean-Marie Le Méné, Aude Dugas, Véronique Bourgninaud, Eugénie Bastié, Jean Sévillia, Jean-Frédéric Poisson, Rémi Brague, Chantal Delsol, Jean-Christian Petitfils, Laurent Dandrieu, Bérénice Levet…
Et pour les plus jeunes : Jean-François Kieffer, Elisabeth de Lambilly, Francis Bergeron, Francine Bay, Odile Haumonté, Arnaud Brochard, Gaelle Tertrais, Ingrid d’Ussel…
Retrouvez-nous lors de ce salon sur le stand de la Fondation Jérôme Lejeune.
Le 9 décembre 2023 – Mairie de Paris 8e de 14h à 19h
Entrée 56, bd Malesherbes – Métro Saint-Augustin
Pourquoi les moines travaillent-ils ?
Épicerie fine, reliure, liqueurs, tapisserie, faïence… Nombreux sont les produits « fabriqués par les moines ». Mais alors, les moines travaillent et gagnent leur vie ? N’ont-ils pas qu’une vie de prière ? Est-ce une nouvelle tendance ou bien une caractéristique intrinsèque à la vie monastique ? Pour y voir un peu plus clair, Divine Box vous en dit un peu plus sur le sujet du travail monastique !
Que dit saint Benoît sur le travail des moines ?
Au chapitre 48 de la règle de saint Benoît, qui s’intitule « Le travail manuel quotidien », il est précisé que « les frères doivent s’adonner à certains moments au travail manuel et à d’autres heures déterminées à la lecture de la parole divine ». C’est de cette parole que vient l’adage ‘Ora et Labora’ (qui signifie « Prie et travaille »), même si cela n’est pas écrit noir sur blanc.
La volonté de travailler pour les moines n’est donc pas nouvelle, et date au moins de l’an 529, date à laquelle saint Benoît a écrit sa Règle pour codifier cette vie monastique, qui alterne des temps de prière et des temps de travail.
Quel genre de travail font les moines ?
Saint Benoît recommande un travail manuel, concret. Pour ce qui est du choix de l’activité, il est laissé à la discrétion de chaque communauté. Par exemple, les bénédictins de l’abbaye saint Wandrille brassent de la bière, les cisterciennes de l’abbaye de Rieunette sont connues pour leurs produits cosmétiques et autres huiles essentielles, tandis que les moines bénédictins de Sainte-Marie de la Garde, eux, fabriquent des sandales en cuir !
En plus, certaines marques ou logos attestent cette implication monastique dans le travail du produit : c’est le cas de « Monastic » (très répandu en France) ou de « Authentic Trappist Product » que l’on retrouve notamment sur les bières trappistes !

Les moines du Barroux cultivent des vignes pour en faire du vin © Via Caritatis
Travailler pour devenir saint ?
Les moines et moniales qui suivent la règle de saint Benoît aiment le travail manuel répétitif comme tailler une vigne ou pétrir de la pâte à pain. De cette manière, ils peuvent travailler en silence et se libérer l’esprit pour prier d’une autre manière. Le travail est donc un moyen de grandir en sainteté !
D’autre part, le travail est une façon de mettre en valeur l’œuvre de Dieu. « Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde. » lit-on par exemple dans Gn 2,15. Quand les soeurs de Jouques ou de Solan, et les moines du Barroux ou de Lérins cultivent la vigne pour produire de grands vins d’abbaye, ils rendent gloire à la création de Dieu !

Petit dessin illustrant pourquoi il est bon pour un moine de travailler © Abbaye de Limon
Travailler pour gagner sa vie
Mais pour les abbayes, le travail est aussi un moyen important pour gagner de l’argent.
Les recettes servent alors d’abord à subvenir aux nombreux besoins de la communauté (qui ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche) : entretien des bâtiments, nourriture, eau et électricité, matériel agricole, sécurité sociale etc… Mais les communautés monastiques, par une saine charité, soutiennent aussi d’autres abbayes. Certaines qui sont en déclin, d’autres qui font face à des travaux imprévus, ou d’autres encore qui doivent construire leur abbaye de zéro. D’ailleurs, la marque “Authentic Trappist Product”, dans son troisième critère d’attribution, exige que les bénéfices qui dépasseraient les besoins de la communautés soient obligatoirement reversés à des oeuvres sociales.
Pas question cependant de faire du monastère une entreprise et gare à qui voudrait s’y risquer ! Comme il est écrit dans la règle de saint Benoît : « le premier commandement est d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces. (Deut. 6. ) ». Autrement dit, Dieu est le premier servi, même quand on doit gagner de l’argent.

Les soeurs de l’abbaye de Jouques en pleines vendanges © Abbaye de Jouques
Comment trouver le fruit du travail des moines ?
Comme nous l’avons vu, le travail manuel chez les moines leur permet donc de grandir en sainteté et d’assurer un bon équilibre financier pour la communauté. Mais il y a encore bien des raisons pour lesquelles les moines travaillent de leurs mains : s’épanouir personnellement, lutter contre l’oisiveté etc… Cliquez ici pour avoir une réponse complète à la réponse : pourquoi les moines travaillent-ils ?
Et si d’aventure vous étiez tenté par un vin d’abbaye, un savon, une confiture ou encore des gâteaux monastiques, rendez-vous directement au (vrai) monastère le plus proche de chez vous, ou bien visitez la boutique monastique en ligne de Divine Box.
Le monde appartient aux gentilshommes
Patrick Delon, Président de l’association littéraire Présence de La Varende, a fait rééditer aux éditions Via Romana, un recueil de nouvelles intitulé Les gentilshommes, préfacé par le prince louis de Bourbon.
Ces treize récits historiques, galerie de personnages parfois extravagants, illustrent les vertus d’Honneur et de Fidélité. On y retrouve le dévouement poussé jusqu’au sacrifice, des pensées et émotions habitées par l’amour de la terre, du Trône et de l’Autel. La Varende y dépeint l’âme des gens de qualité :
« La gentilhommerie, c’est le don de soi, l’intelligence et le maintien dans l’émulation. Gouverner une nation ou soi-même, c’est appliquer trois maîtres-mots : enrichir, maintenir, ennoblir. »
Naître gentilhomme, ce ne sera point bénéficier d’avantages sociaux, jadis intelligemment codifiés ; c’est commencer la vie avec le sentiment de ses devoirs, de ses charges, parmi lesquels dominent le courage, la gaieté, la bonne grâce – et le mépris.
Chacune de ces nouvelles est une fiche valable, apporte son texte à l’espoir. Le monde n’appartient pas aux majorités : ce sont les minorités qui règnent. La masse est la cire, et aristocratie, l’intaille. Mais il faut que l’intaille soit belle.
L’intaille est une pierre précieuse, employée principalement dans la décoration de pièces d’orfèvrerie et dans la fabrication de sceaux ou de cachets.
Tels sont les héros de ce recueil de nouvelles à bout portant que l’on découvre d’une actualité brûlante à l’heure des grands renoncements.
“Si vous détruisez le fondement spirituel de la vie d’une nation, alors le désastre se produit”
Lors de la récente session plénière du XXVe Conseil mondial des peuples russes, le patriarche Cyrille s’est adressé à Vladimir Poutine sur le concept de « monde russe », puis sur la famille, l’avortement, et l’immigration. Extraits :
[…] La rupture avec la tradition a toujours été douloureusement vécue par le peuple russe, qui a tenté de panser ces blessures plus tard. Ce fut notamment le cas au XVIIIe siècle, à l’ère des influences culturelles incontrôlées de l’Occident, de sa domination absolue dans la vie publique russe. Et au siècle suivant, permettez-moi de vous rappeler qu’une grande contribution à la restauration de l’intégrité de la culture russe a été apportée par les écrivains russes, et peut-être, tout d’abord, Alexandre Pouchkine. On peut dire qu’avec cette restauration, une puissante floraison de la culture russe a commencé, ce qui a donné au monde de nombreux écrivains, artistes et compositeurs exceptionnels.
Cependant, une rupture encore plus tragique s’est produite au XXe siècle, lorsque les nouvelles autorités ont décidé d’abandonner résolument l’héritage du passé, déclarant qu’elles détruiraient l’ancien monde et en construiraient un nouveau sur ses ruines. La tradition orthodoxe, qui depuis des temps immémoriaux a déterminé l’existence du peuple russe et a élevé en lui les meilleures qualités morales, a été rejetée, tout comme toute religiosité a été rejetée. Persécutions sans précédent contre l’Église et les croyants, répressions brutales contre les ecclésiastiques de diverses religions, pas seulement le clergé orthodoxe – tels étaient les tristes fruits des activités des autorités de l’époque.
Nous savons ce qui s’est passé à la fin. Une maison construite sur du sable ne peut pas tenir debout, comme nous le dit l’Évangile, et le pays, malgré toute sa force militaire et politique et sa puissante propagande idéologique, n’était pas assez fort.
C’est une leçon visible pour nous tous, car nous étions impliqués dans tout cela : certains d’entre nous étaient déjà activement impliqués dans la vie publique, tandis que d’autres étaient encore à un âge où ils ne pouvaient pas participer activement. Mais nous nous souvenons tous de cette époque, dont nous devons également tirer la bonne leçon.
Si vous détruisez le fondement spirituel de la vie d’une nation, alors le désastre se produit, tout d’abord, dans le cœur des gens, où, comme l’a dit Dostoïevski, « la principale bataille du bien et du mal est menée, où le diable combat Dieu. » Dieu merci, trois décennies après le rejet de la politique d’athéisme d’État, la situation s’est progressivement stabilisée.
Aujourd’hui, des églises et des monastères orthodoxes sont activement construits en Russie et dans d’autres pays sous la responsabilité canonique de l’Église russe. Ce fait est toujours impressionnant et provoque une surprise non dissimulée parmi de nombreux croyants en Occident, où les églises chrétiennes, au contraire, sont fermées, converties au mieux en salles de concert, et il y a des cas où elles sont utilisées comme cafés et même comme boîtes de nuit. […]
La famille est le fondement de la vie nationale russe et le rempart intérieur de la tradition du monde russe, qui revêt une importance capitale pour toutes les cultures religieuses. En tant qu’école d’éducation personnelle la plus importante, la famille aide non seulement une personne à découvrir le monde qui l’entoure, mais lui enseigne également l’amour, la gentillesse et la compassion, lui donne l’idée morale la plus importante et les directives pertinentes.
La famille traditionnelle était considérée il y a quelques décennies comme quelque chose d’aussi naturel que l’air, personne ne pensait à appeler à créer des familles et à avoir des enfants. Cependant, notamment à cause d’influences extérieures diffusées dans l’espace public de notre pays, il est possible de convaincre une certaine partie de la population que la famille traditionnelle est une relique dépassée.
Je suis attristé d’apprendre qu’aujourd’hui, dans l’industrie cinématographique russe, il existe des films faisant la promotion de la maternité de substitution et justifiant cette méthode pour surmonter l’absence d’enfant, y compris par l’émotion de sympathie pour les couples infertiles. Il semblerait, à première vue, qu’il est bon de sympathiser avec les personnes souffrantes qui ne peuvent pas avoir d’enfant. Cependant, nous savons très bien où va la route souvent tracée avec de bonnes intentions.
Notre pays a un jour entrepris de découvrir le secret du noyau nucléaire afin de se protéger. Aucune ressource n’a été épargnée pour résoudre cette tâche, considérant que sans cela, notre peuple ne préservera pas la liberté et le droit même à la vie.
Je suis sûr qu’aujourd’hui c’est la préservation du peuple, la renaissance de la famille traditionnelle qui est la condition de la survie du pays et le but à atteindre auquel aucune ressource ne doit être épargnée : ni matérielle, ni intellectuelle, ni organisationnelle.
Vous ne pouvez pas épargner, y compris des ressources matérielles pour le développement de la famille. Il est nécessaire de créer des conditions à part entière de vie de haute qualité pour les familles nombreuses, notamment en les aidant à se loger, à s’instruire, etc.
Mon chagrin particulier est la question non résolue de l’avortement, que je soulève souvent lors de conversations avec les autorités de l’État à différents niveaux. C’est, sans exagération, un véritable désastre national, détruisant l’avenir de notre société, détruisant l’idée de la valeur de la vie humaine. Cependant, la solution au problème de l’avortement ne réside pas seulement dans le plan des interdictions législatives. Il est très important de mener un travail éducatif, y compris à l’école, en inculquant aux enfants le respect de la vie humaine, l’amour pour leurs parents, pour leur pays d’origine, pour nos valeurs morales et nos idéaux. Sans amour, agissant dans un libre choix moral, aucune interdiction ne peut changer radicalement la situation. Sans amour, tout cela devient un système de punition sans âme, qu’une personne essaiera toujours de contourner avec ruse.
L’opposition à l’avortement n’est certainement pas la seule mesure pour changer la situation démographique. Je sais qu’un décret présidentiel a déclaré 2024 l’Année de la famille. Tout d’abord, je remercie Vladimir Vladimirovitch pour cette initiative et j’espère que le soutien prévu de l’État à l’institution de la famille traditionnelle sera étendu aux années suivantes.
Maintenant, quelques mots sur l’immigration. La situation migratoire comme point sensible. Oui, en effet, le sujet de la situation migratoire en Russie est aigu et pas agréable pour tout le monde. Mais en fait, cette question est extrêmement importante à la lumière de ce qui a été dit sur la préservation de la culture russe. Les processus migratoires modernes et leur nature actuelle posent un sérieux défi externe à notre tradition culturelle.
Une politique migratoire erronée peut avoir les conséquences les plus tristes pour le monde russe et pour la Russie en tant que noyau culturel et spirituel. Maintenant, l’idée que les migrants sont une main-d’œuvre compétitive est populaire dans l’espace public, et donc la société doit accepter les conséquences que l’importation pratiquement illimitée de main-d’œuvre étrangère entraîne.
Bien sûr, je ne connais pas tous les aspects de ce problème, et j’avoue qu’il est vraiment assez difficile de se passer des flux migratoires en termes économiques aujourd’hui, mais cela ne veut pas dire que ces flux ne doivent en aucun cas être régulés et restreints.
L’afflux massif d’immigrants qui ne parlent pas la langue russe, n’ont pas une bonne compréhension de l’histoire et de la culture russes, de nos traditions et coutumes, et ne peuvent donc pas et souvent ne veulent pas s’intégrer dans la société russe, change l’apparence des villes russes et conduit à une déformation de l’espace juridique, culturel et linguistique unifié du pays.
Dans certaines des plus grandes villes, des enclaves ethniques fermées émergent et se développent activement, qui sont des foyers de corruption et de criminalité ethnique organisée et de migration illégale. Ne le taisez pas. Nous n’offensons personne, parmi les personnes qui sont venues travailler en Russie, il y a d’ailleurs beaucoup de gens honnêtes qui respectent le peuple russe, nos traditions, l’Église orthodoxe et la foi. Mais il y a aussi des gens avec des intérêts et des objectifs différents.
Malheureusement, les reportages regorgent de reportages sur le comportement agressif des immigrés envers nos citoyens. Les cas de violence à l’égard des femmes et les insultes qui leur sont adressées, le manque de respect pour les personnes âgées – tout cela suscite une juste indignation de nombre de nos compatriotes, qui souhaitent voir une attitude plus stricte et attentive à ce problème de la part des forces de l’ordre et des autorités de l’État.
Le fait que la citoyenneté russe soit de plus en plus obtenue par des migrants originaires de pays dont les caractéristiques culturelles et civilisationnelles diffèrent sérieusement de celles qui existent dans notre pays contribue également aux tensions sociales et à la méfiance croissante. Dans le même temps, la procédure d’obtention d’un passeport pour les personnes russophones et culturellement proches en Russie reste bureaucratiquement complexe. Et la question se pose : pourquoi est-ce assez simple pour certains, et très difficile pour d’autres ? Je ne suis en aucun cas contre ces personnes qui veulent travailler honnêtement dans notre pays. Mais ils doivent clairement comprendre que ni les bénéfices qu’ils apportent aux entrepreneurs russes, ni la présence d’un passeport russe ne les exemptent du respect de la société russe, du peuple russe et de nos traditions.
Je voudrais souligner qu’en plus des avantages économiques, il y a les questions stratégiques les plus importantes de l’État et de la société, nos traditions, notre langue, nos lois, notre culture et nos coutumes. La valeur du profit ne peut pas être supérieure à la valeur de l’État, qui est prêt à défendre les intérêts du peuple qui forme l’État.
Je voudrais souligner que le point ici n’est pas que la majorité des travailleurs migrants ne sont pas chrétiens, non. S’il s’agissait de chrétiens, par exemple, d’une confession différente, venus d’une autre région avec leurs propres coutumes, traditions et cultures, cela pourrait également créer certains problèmes.
Je suis sûr que les orthodoxes, ainsi que les musulmans de notre pays, avec qui nous vivons côte à côte depuis des siècles, veulent préserver la Russie sous la forme dans laquelle elle s’est développée au cours des siècles de son existence. Si nous remplaçons une partie importante du peuple multinational russe par d’autres nations qui suivent leur propre chemin historique et n’acceptent pas notre identité, alors notre pays deviendra différent, très différent, pas vraiment comme la Russie.
Dans ces circonstances, je suis convaincu que la Russie a besoin d’un ajustement significatif de sa politique migratoire. La pratique de la vie a montré l’inefficacité de la résolution des problèmes avec les migrants par des tentatives de négociation avec les diasporas et les clans nationaux, qui sont prêts non seulement à défendre leur représentant afin de le sauver d’une juste punition par la loi, mais aussi à se venger de toutes les manières possibles sur ceux qui ont osé contacter les forces de l’ordre, signalant des crimes.
Quelle peut être la solution au problème de la migration – nous devons réfléchir et analyser sérieusement, y compris l’expérience d’autres pays qui ont été confrontés à des défis similaires. Mais, plus important encore, nous avons besoin d’un processus d’étude de ce problème. Dans tous les cas, il ne faut pas le repousser dans un coin et dire que rien ne se passe, ou simplement répondre: « Sinon, nous ne pouvons pas, nous n’avons pas assez de réserves de main-d’œuvre. » Ce problème devrait être sur la table des discussions publiques et, bien sûr, lors de la prise de décisions gouvernementales. […]
UE : après le congé pour GPA, le remboursement des frais de PMA
Dans une décision du 17 novembre 2023, la Commission européenne modifie la décision C(2007)3195 portant dispositions générales d’exécution relatives au remboursement des frais médicaux des fonctionnaires des instances de l’Union européenne.
Un régime commun d’assurance maladie (RCAM) a été établi par la réglementation relative à la couverture des risques de maladie des fonctionnaires de l’Union européenne. Les dispositions générales d’application du RCAM prévoient le remboursement des traitements et services liés à la stérilité.
La perception sociétale et la pratique médicale ont beaucoup évolué, avec l’acceptation du fait que des personnes devraient pouvoir bénéficier d’une assistance médicale à la procréation, même en dehors du contexte d’une pathologie, y compris des femmes célibataires ou des couples de même sexe. Il est important d’adapter les dispositions générales d’exécution du RCAM à ces évolutions sociétales qui favorisent un large accès à la parentalité ;
La procréation médicalement assistée est désormais remboursée à des degrés divers dans les États membres
Ainsi l’argent des contribuables européens permet de payer les fabrications d’enfants :
-
Les traitements de procréation médicalement assistée suivants peuvent être remboursés sous réserve des conditions et des limites d’âge précisées dans la présente section, lorsqu’une assistance médicale est nécessaire :
- insémination intra-utérine avec le sperme du patient ou du donneur, jusqu’à un maximum de six tentatives par enfant ;
- la sélection d’échantillons de sperme (déférent, épididymaire ou testiculaire) et leur préparation en vue d’une injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (ci-après : “ICSI”), dans la limite d’un plafond correspondant à la catégorie A2 des interventions chirurgicales ;
- la fécondation in vitro (ci-après : “FIV”), y compris l’ICSI, dans la limite d’un plafond correspondant aux interventions chirurgicales de la catégorie B1.
Le nombre maximum de tentatives de FIV pouvant être remboursées est de 8 à vie.
Jusqu’à l’âge de 40 ans, le remboursement des frais de la première FIV ne peut être accordé qu’après épuisement des six tentatives d’insémination intra-utérine.
L’intégralité de cette décision est ici.
2 décembre : tous mobilisés contre le suicide assisté avec Alliance Vita
Samedi 2 décembre, participez à la mobilisation organisée par Alliance VITA pour pousser un grand CRI d’effroi pour rappeler que tout suicide est un drame pour la société.
Derrière le cri silencieux des personnes qui souffrent, il y a toujours un appel à l’aide. Ne les abandonnons pas !
📍 RDV à 10h30 – 2 décembre dans de nombreuses villes de France
📣 Inscrivez-vous sur ce lien pour rejoindre le happening
Il vaut mieux écraser un policier qu’un loup
Dans notre pauvre pays, où la justice trouve toutes les excuses aux voyous et autres assassins, mieux vaut tenter d’écraser un flic que de rater un loup avec sa voiture (l’animal n’a pas été touché).
« Un jeune » désœuvré en rupture de lien social et scolaire et (blabla gauchiste) percute et traine un policier avec une voiture volée après un refus d’obtempérer = condamnation à 35 heures de rien du tout…
Un conducteur savoyard tente d’écraser un loup, lui prétend n’avoir voulu que le filmer et avoir fait un écart à cause de son téléphone, il est condamné à 8 000 € d’amende et à un stage de redressement mental :
Alors qu’il se rendait à son travail à Giez (Haute-Savoie), en mars 2023, un automobiliste de 41 ans a tenté de tuer un loup tout en se filmant. L’homme, inconnu de la justice, a été convoqué devant le tribunal d’Annecy lundi 2 octobre 2023, indique France 3 Auvergne-Rhône-Alpes . Il a été condamné à verser 8 000 € de dommages et intérêts aux quatre associations qui s’étaient constituées partie civile dont la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et One Voice, précise l’AFP. Il devra aussi suivre un stage de citoyenneté.
Un an après la mort d’un homme tué de plusieurs dizaines de coups de couteau, l’assassin remis en liberté
Qui croit encore en la justice de notre pays ?
« Pour la famille, c’est une décision très difficile à accepter car cela entraîne deux conséquences : la remise en liberté », et le fait qu’ « en termes de procédure ça va décaler considérablement la tenue du procès », souligne Me Bernard. « Les parents ont tenu le choc pendant la procédure d’instruction et là ils sont dévastés ».
Le suspect, âgé de 17 ans au moment des faits, avait été interpellé dès le lendemain. Il a été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire le 10 octobre 2022. Une source au sein de la gendarmerie avait à l’époque dénombré 26 blessures par arme blanche. Le Républicain Lorrain affirme de son côté que 43 coups de couteau ont été portés.
La crèche de Noël a bien fait son retour à la mairie de Perpignan
Malgré l’interdiction prononcée par le tribunal administratif, l’hiver dernier, le maire Rassemblement national de Perpignan, Louis Aliot, a placé la crèche de Noël à proximité de la mairie.
La crèche catalane a été installé dans un petit chalet en bois, entouré de sapins, sur la Place de la Loge, dans la rue. Pour la voir, les visiteurs doivent tout de même… entrer dans la mairie, car les visiteurs ne peuvent pas l’apercevoir directement depuis la voie publique. Ils doivent entrer dans le patio de l’hôtel de ville pour se présenter devant la crèche : les personnages ne se trouvent pas dans le périmètre de la mairie, mais bel et bien en dehors, grâce à une ouverture d’une grille de la cour.
Cela n’empêche pas la LDH d’aller pleurer en justice :
Perpignan: un an après l’interdiction, la crèche de Noël de la mairie fait de nouveau polémique
👉 La Ligue des droits de l’homme a saisi le tribunal administratif pic.twitter.com/iHpFhdaIUb
— BFMTV (@BFMTV) November 30, 2023
Maisons d’Alliance au Sanctuaire d’Ars : une porte vers le ciel pour les Séniors
Depuis plus de 200 ans, le Sanctuaire d’Ars est une véritable porte vers le ciel qui permet à des centaines de milliers de pèlerins en quête de paix et de grâce spirituelle de vivre des moments uniques avec Dieu. Soucieux d’offrir à nos ainés une nouvelle vie nourrie par des joies partagées en communauté, une autonomie forte et une spiritualité riche, les Maisons d’Alliance souhaitent, à travers ce projet, continuer la mission de Saint Jean Marie Vianney : « porter un regard d’espérance sur l’Homme, car c’est le regard même de Dieu ».
Ces Maisons d’Alliance souhaitent offrir à nos ainés la possibilité de bien vieillir au cœur d’un haut lieu spirituel français, le Sanctuaire d’Ars, imprégné par la présence et la sainteté de son célèbre curé – Saint Jean Marie Vianney – aussi nommé « patron de tous les curés du monde ».
Credofunding lance une levée de fonds afin de rénover le bâtiment Saint Jean (732m²) et construire 17 logements adaptés aux seniors (6 T1 de 27m², 9 T2 de 40m², 2 T3 de 60m²) à deux pas du sanctuaire. Les résidents profiteront d’un appartement indépendant et adapté, d’une salle commune, d’un vaste jardin et de la grâce de ce lieu spirituelle unique. La présence du sanctuaire et de la maison de St Jean Marie Vianney permettra également d’accueillir les résidents au sein d’équipes d’accueil des pèlerins, dans les équipes magasins ou à la sacristie du sanctuaire.
Présidée par la Mère abbesse de l’abbaye bénédictine de La Rochette, la Foncière Maisons d’Alliance est une SAS à Capital variable. Sa vocation est d’accompagner le projet immobilier avec deux principales parties prenantes : des actionnaires (actions) et des banques (prêts). Ses ressources financières sont constituées des loyers payés par les habitants des béguinages. Les deux premières implantations à la Rochette (73) et à Pamiers (09) ont rassemblé plus de 60 investisseurs privés : particuliers, congrégations, diocèses, mutuelles et fondations. La qualité d’ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) de la foncière permet à chaque personne physique de bénéficier d’une réduction de l’impôt sur le revenu de 25% du montant de son investissement. L’ambition de la foncière Maisons d’Alliance : déployer des béguinages adossés aux structures religieuses dans toute la France, pour ainsi proposer une période de vie entre terre et ciel.
Les responsables du Planning familial auraient-ils honte de faire la promotion… de LFI et du Hamas
A la suite de la mise en ligne de la tribune de Nicolas Bauer sur la propagande en faveur de LFI et du Hamas faite par les dirigeants du Planning familial hier par VA, le compte X de Pauline Moszkowski-Ouargli, chargée de communication au Planning familial, a été supprimé.

Mais on les a gardés :

En revanche, Sarah Durocher, présidente du Planning, a toujours son compte, qui soutient sans faille les Palestiniens :

L’Eglise catholique est la vraie Eglise du Christ
Dans un ouvrage préfacé par le cardinal Robert Sarah, L’Eglise catholique est crédible, le père Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, montre combien l’Eglise catholique est la seule Eglise fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Suite de son ouvrage de 2019, Le christianisme est crédible, cet opus constitue un antidote efficace à la fois face aux attaques ad extra mais aussi face aux initiatives ad intra, notamment les diverses initiatives oecuméniques, qui sèment la confusion et la méfiance dans l’esprit de nombreux fidèles.
Nous avons interrogé le père de Blignières :
Dans la préface de votre ouvrage, le cardinal Sarah rappelle que le moderniste Alfred Loisy affirmait avec présomption : « Jésus annonçait le royaume, et c’est l’Église qui est venue ». Vous commencez votre ouvrage en indiquant que le Christ a fondé une Église visible, qui est le Royaume de Dieu. Mais il a aussi demandé si, lorsqu’il reviendra, il trouvera encore la foi sur terre. L’Église pourrait-elle disparaître ?
Non. Il est de foi que l’Église fondée par le Christ subsistera dans la nature même que son fondateur lui a donnée, jusqu’au retour de son Maître lors de la Parousie. Durant toute la durée de l’histoire, y compris dans les temps les plus proches de la fin, et même dans la persécution finale par l’Antéchrist, l’Église a la garantie divine que « les Portes de l’Enfer ne prévaudront point contre elle » (Mt 16, 18). En décrivant la mission qu’il lui donnait, le Seigneur a ajouté : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28, 20). Cela signifie qu’elle gardera sa structure d’institution divine et qu’elle continuera toujours à accomplir sa triple mission d’enseignement, de sanctification et de gouvernement, même au milieu des pires obstacles.
Le passage que vous citez – « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18, 8) – fait écho au « discours eschatologique » donné peu auparavant, en Lc 17, 22-37. Jésus veut prémunir la foi de ses disciples contre une de ses plus grandes épreuves : la patience de Dieu à l’égard des méchants. Jésus sait que l’épreuve deviendra spécialement difficile dans les derniers jours du monde, alors que les méchants sembleront triompher impunément. C’est alors que beaucoup vacilleront dans la foi et cesseront d’espérer le retour du Fils de l’homme et le Jugement final.
Vu le contexte, exhortatif, on ne peut donner à la question la valeur d’une affirmation absolue. Il faut tenir compte de l’amplification rhétorique, très fréquente notamment chez les sémites. Jésus ne dit pas qu’il n’y aura plus de foi du tout, mais il annonce que beaucoup perdront la foi et il exhorte à être du nombre de ceux qui la garderont et qui continueront à « crier vers Dieu » dans l’attente du Jugement final.
Il n’y a rien qui évoque ici une disparition des structures visibles de l’Église. On peut supposer qu’en ces jours-là, l’Église perdra beaucoup du rayonnement de sa visibilité, et que les contrefaçons de la foi abonderont. Mais Jésus ne parle pas d’un changement radical dans les moyens du salut. Il invite seulement à faire de façon plus intense, sans se lasser, ce que le chrétien doit faire toujours : croire et prier.
Vous écrivez notamment que seule l’Église catholique romaine possède les deux éléments nécessaires à la vraie Église du Christ : la structure hiérarchique et le primat de juridiction du successeur de Pierre. Et l’un de vos chapitres s’intitule : « L’Église catholique romaine est la vraie Église du Christ ». Que faites-vous des catholiques non romains (maronites, gréco-catholiques, uniates…) ? Ne sont-ils pas aussi membres de la vraie Église du Christ ?
Les catholiques orientaux font évidemment pleinement partie de la vraie Église. Ils ne sont pas latins (puisqu’ils sont grecs, syriaques, coptes ou arméniens), mais ils sont romains. Comme tous les Pères et les évêques orientaux des dix premiers siècles de l’Église – dont je rapporte les témoignages – ces catholiques non latins reconnaissent que l’évêque de Rome jouit de la Primauté d’honneur et de juridiction sur tous les évêques du monde. Dans le chapitre que vous citez, je montre que la vraie Église se trouve là où on rencontre les vrais successeurs de l’apôtre saint Pierre. La vraie Église doit posséder l’apostolicité, la succession épiscopale authentique à partir des apôtres et spécialement une succession ininterrompue à partir de celui des apôtres qui avait reçu le Primat : saint Pierre. Or, c’est un fait historique que Pierre, après avoir été évêque d’Antioche, a été évêque de Rome, et qu’il y a souffert le martyre. C’est à cause de ce fait, contingent mais certain – dont je donne les preuves dans le dernier paragraphe de ce chapitre –, que la vraie Église, une, sainte, catholique et apostolique, est dite romaine. Si saint Pierre était mort évêque d’Antioche, la vraie Église serait sans doute dite antiochienne… et le Patriarche catholique d’Antioche (de rite syriaque) jouirait du Primat, il serait le pape, sans être du tout latin.
Parmi les preuves confirmant que l’Église a une origine divine, vous évoquez son admirable propagation. Mais sa crise actuelle, notamment en Occident, ne vient-elle pas contredire cet argument ? De même pour son éminente sainteté, autre confirmation avancée : les scandales de ces dernières décennies ne plaident-ils pas contre son origine divine ?
La crise actuelle (relativement récente à l’échelle de l’histoire) ne remet pas en cause l’admirable propagation de l’Église dans les premiers siècles, au cours du Moyen-Âge et dans les admirables missions du XVIe au XXe siècle. La sainteté est une propriété surnaturelle (toujours présente) et une note visible (plus ou moins rayonnante selon les lieux et les personnes). L’Église, qui est le Corps du Christ, a la propriété inamissible d’une sainteté découlant de la sainteté du Christ. C’est un aspect du mystère de l’Église, nous le confessons dans le Credo. Aucun catholique ne peut en douter : même au sein des pires crises, ou devant les plus graves déficiences de la hiérarchie, il doit avoir l’attitude qu’ont eue les saints. Les pécheurs qui sont dans l’Église n’y sont pas en raison de leur péché, par lequel ils trahissent l’Église en faisant le contraire de ce qu’elle enseigne.
La sainteté des principes et des moyens de sanctification offerts par l’Église est une note visible bien manifeste. Tout le monde peut se rendre compte que celui qui abuse de ses fonctions pour commettre le mal, le fait contre ce qu’enseigne le catéchisme et contre ce que rappelle la hiérarchie. Cela a été manifeste durant la crise de la manifestation des abus. Il n’y a pas beaucoup de sociétés qui condamnent les abus sexuels avec une telle netteté et une telle persévérance. Il n’y en a pas beaucoup qui ait reconnu, désavoué et sanctionné ces scandales comme l’a fait l’Église.
Pour la sainteté des membres, elle est aussi perceptible comme note visible si on prend une vue d’ensemble (dans l’espace et le temps). C’est possible, si on porte sur l’Église ce que le cardinal Journet appelait un regard philosophique. Au-dessus du regard anecdotique (souvent malveillant) du journaliste, et du regard empirique (et parfois rationaliste) de nombre d’historiens, en deçà du regard de foi du croyant, il y a la vue que peut avoir tout homme qui cherche la vérité. Il constate qu’il y a dans l’Église (même aujourd’hui !), à un degré incomparable par rapport aux autres sociétés, un nombre important d’hommes qui pratiquent une sainteté supérieure et, pour certains, héroïque. Je cite dans mon livre un musulman, une protestante Marie Carré et un juif, Henri Bergson, qui l’affirment clairement.
Il faut avoir le courage de dire toute la vérité. Les horreurs qui ont été mises à jour sont d’affreux scandales. Mais il ne faut pas oublier que, sur la période même où ils ont été commis, il y a eu de nombreux saints et des martyrs, dont un bon nombre ont été canonisés. Non seulement des millions de fidèles ont pratiqué une vie chrétienne d’autant plus méritoire que le monde s’y opposait de plus en plus ; non seulement un nombre énorme de prêtres, de religieux et de religieuses ont vécu un genre de vie au-dessus des forces normales de la nature ; mais de très nombreux laïcs et des prêtres ont vécu et témoigné de leur foi dans la condition des martyrs ou des confesseurs, au sens que l’on donnait dans l’Église primitive à ces mots. Il suffit de penser aux catholiques vivant en pays d’islam en Afrique, au Moyen-Orient, au Pakistan, et en Chine.
Oui, il faut reconnaître les graves péchés des chrétiens et les abus des hommes d’Église. Des péchés se retrouvent hélas partout dans les sociétés humaines, religieuses ou civiles ; et ils sont pour un bon nombre commis dans la ligne du libertarisme (sexualité débridée dans les sociétés modernes) ou de l’idéologie (divers totalitarismes de gauche ou de droite, violence religieuse de l’islam ou de l’hindouisme) qui sont la charte de ces sociétés. Ce qui est unique pour l’Église, c’est qu’avec cette grande masse de mal (commise en opposition à la loi évangélique) on trouve en elle une somme de biens sans exemple dans les autres structures humaines.
Il faut regarder autour de soi. Pour mon expérience personnelle de près d’un demi-siècle de sacerdoce, les exemples abondent : courage des parents qui éduquent et catéchisent durant des décennies leurs enfants à contre-courant ; persévérance dans la foi et la communion hiérarchique des catholiques, en dépit de la crise interminable de l’Église ; fidélité de prêtres peu soutenus ou abandonnés par leurs Pasteurs ; héroïsme charitable des Sœurs de Mère Teresa rencontrées à Alep ; courage souriant d’un séminariste chinois de l’Église clandestine dont l’évêque était emprisonné ; dévouement incroyable des œuvres catholiques, de l’AED à SOS-Chrétiens d’Orient ; rayonnement des convertis en nombre croissant venus de l’islam, du paganisme ou de l’agnosticisme… vers une Église dénigrée par les médias !
Oui, comme le disait Benoît XVI,
« dans l’Église, au milieu de toutes les tribulations de l’humanité et de la puissance déroutante de l’Esprit du mal, on pourra toujours reconnaître la douce puissance de la bonté de Dieu » (Peter Seewald, Benoît XVI. Une vie, Chôra, 2022, p. 713).
Romans-sur-Isère : un manifestant menacé d’être brûlé vif s’il ne se déshabillait pas
Les photos de ce militant nationaliste retrouvé déshabillé et inconscient n’ont pas été diffusées sur BFM ou sur TF1 pour illustrer ces fameuses violences de l’ultra-droite et pour cause :
“Un document interne de la police revient sur l’épisode du lynchage de ce militant d’ultradroite. Agé de 20 ans, il a été retrouvé un peu plus tard ensanglanté sur la voie publique, « grièvement blessé après avoir été enlevé et lynché par des individus du quartier ». Selon les éléments de l’enquête, le jeune homme, originaire de Mayenne (…) Arrivé sur place, la présence des forces de police l’aurait dissuadé de participer aux affrontements et il se serait installé dans le minibus, stationné à l’écart, lorsqu’un inconnu l’a extrait du véhicule, avant que plusieurs autres personnes ne se ruent sur lui pour le rouer de coups.
Certains, affirme-t-il, portaient un jerrican d’essence et ont menacé de le brûler vif s’il ne se déshabillait pas. Sur les réseaux sociaux circulent des images le montrant nu assis sur le sol, entouré de personnes dont certaines portent des capuches rabattues sur le visage. Il est de nouveau frappé et, toujours selon ses déclarations, perd connaissance avant de reprendre ses esprits dans le hall d’un immeuble.
Selon une source policière, « ce sont des anciens du quartier, dont au moins deux personnes connues pour leurs liens passés avec l’islamisme radical, qui ont fait jouer leur autorité pour éviter le pire ». Contactés, les policiers finissent par intervenir et prendre en charge la victime.”
Comme pour les émeutes, ce sont les “religieux” qui calment les violences.
