Natalité ou grand remplacement : Soit nous gagnerons le combat démographique, soit nous deviendrons l’Afrique
Le vice-président exécutif de Reconquête Nicolas Bay publie une tribune dans le JDD sur le changement de population :
Une nouvelle fois, Bruxelles fait la promotion de l’immigration de masse pour pallier notre déclin démographique. Alors que le Conseil a demandé à la Commission européenne, en juin, « une boîte à outils pour répondre aux défis démographiques », Dubravka Šuica, vice-présidente de la Commission en charge de la Démographie, a émis ses propositions. La principale ? « L’immigration est le seul moyen d’aider notre marché du travail ».
Ce n’est pas la première fois. Nous avons l’habitude d’entendre Ylva Johansson, communiste suédoise commissaire aux affaires intérieures de l’UE, tenir les mêmes propos. Elle a ainsi expliqué en 2020, dans un entretien à La Croix, qu’« il est crucial d’ouvrir autant de voies de migration légale que possible. L’Europe a besoin de main-d’œuvre car le continent vieillit ». L’ONU aussi envisage les « migrations de remplacement » comme une solution pour l’économie du Vieux continent.
Non seulement l’immigration de masse change déjà les équilibres politiques, volant au peuple historique la pleine maîtrise de son destin, mais elle aura des répercussions similaires sur tous les aspects de notre société : la place des femmes, notre rapport à la religion, à la philosophie, à l’art, à l’écologie, à la violence, à la justice, etc.
En outre, le prétendu argument économique est un mensonge. Combien de fois avons-nous entendu dire que « les immigrés vont payer nos retraites » ? Alors qu’en réalité ils travaillent moins que les Français et les Européens, sont pour la plupart très peu qualifiés et sous-diplômés, mais sont plus criminogènes et perçoivent autant, sinon davantage de prestations sociales.
L’universitaire Jean-Paul Gourévitch a chiffré le coût net de l’immigration à 53,9 milliards d’euros par an. Quatre fois le budget du ministère de la Justice. Les travaux de l’Observatoire de l’immigration et de la Démographie ont montré, en s’appuyant sur l’INSEE, qu’en 2018, les immigrés originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne avaient un taux de chômage presque trois fois supérieur à celui des Français de naissance : en moyenne 18 % environ pour les premiers contre 6,9 % pour les natifs. Ce rapport correspond également à la part d’inactifs : environ 13 % pour les Français de naissance contre environ 40 % pour les immigrés venus du continent africain.
Ces chiffres restent extrêmement stables lorsque l’on considère les descendants d’immigrés puisque l’enquête Emploi 2020 de l’INSEE révèle que ces derniers, lorsque leurs parents sont originaires d’Afrique, ont un taux de chômage de 17,5 % et un taux d’emploi de 44 % en moyenne.
Face à ceux qui n’ont qu’une vision strictement comptable (erronée de surcroît !) et de court terme, qui ne voient dans le défi démographique que des statistiques, des individus abstraits et interchangeables là où il existe des personnes, des peuples et des civilisations, nous devons empêcher ce que l’écrivain franco tchèque Milan Kundera, mort il y a quelques mois à Paris, nommait « la fin possible de l’humanité européenne ». L’immigration « de travail » – à peine 13 % des titres de séjour délivrés en 2021 – est un leurre et l’immigration de masse constitue un péril mortel. Seule la natalité nous permettra d’assurer notre prospérité, mais aussi et surtout, car cette dernière y est indissolublement liée, notre être français et européen si singulier, si précieux, si fragile.
Il y a des pays précurseurs qui mettent tout en œuvre pour soutenir les familles, à l’instar du gouvernement hongrois de Viktor Orbán : ouverture de crèches et gratuité de celles-ci à partir du troisième enfant, aides au logement et jours de congés payés supplémentaires en fonction du nombre d’enfants, exemption à vie d’impôt sur le revenu pour les mères de plus de trois enfants, prêts à taux zéro de l’État qui efface progressivement la dette en fonction du nombre d’enfants… mais aussi promotion du mariage et interdiction de la propagande LGBT dans les écoles. La clef est de proposer un environnement propice et incitatif pour les familles.
La Hongrie a ainsi réussi à faire passer le taux de fécondité de 1,23 en 2010 à 1,61 enfant par femme aujourd’hui. Ce n’est certes pas encore suffisant pour atteindre le seuil de renouvellement (2,1), objectif visé par Orbán en 2030, mais le progrès est considérable pour un pays qui avait l’un des plus bas taux du monde il y a quelques années. Ces chiffres montrent que le défi démographique n’est pas perdu d’avance dès lors qu’il existe une volonté politique. Cette volonté s’affirme d’ailleurs en Europe : comme la Hongrie et d’autres pays d’Europe centrale, Giorgia Meloni, Premier ministre italien, engageant des réformes économiques, sociales et fiscales allant dans le même sens.
Les combats pour la natalité et pour notre civilisation ne font qu’un. Il faut les mener en faisant de la famille une grande cause nationale et européenne. Soit nous gagnerons le combat démographique, soit nous deviendrons l’Afrique.
Terre Sainte : L’AED lance un appel d’aide d’urgence
Communiqué de l’Aide à l’Eglise en Détresse :
Depuis l’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre, le sang ne cesse de couler sur la Terre sainte. A la demande du Patriarche latin de Jérusalem, l’AED lance une aide d’urgence de 190 000 euros pour aider les familles chrétiennes à survivre dans ce contexte de guerre.
À Gaza, les chrétiens ne sont plus qu’un millier. Sous les bombes et sans électricité, les religieux prennent soin de familles réfugiées dans la paroisse de la Sainte Famille. Ils ont besoin de couvertures, d’eau, de nourriture…mais aussi de médicaments pour soigner les nombreux blessés.
En Cisjordanie, les chrétiens, dont la plupart vivent du tourisme, n’ont plus de travail ni de salaire. Ceux qui travaillaient à Jérusalem ne peuvent plus s’y rendre, les checkpoints étant fermés. Sans salaire, ils ne peuvent pas payer leur loyer. L’AED veut les soutenir financièrement pour éviter qu’ils soient expulsés.
À Jérusalem-Est, toutes les activités de pèlerinage ont aussi été interrompues jusqu’à janvier 2024, entraînant une perte totale de revenus pour les familles chrétiennes. Elles ont besoin d’un soutien d’urgence pour éviter un exode.
En Israël, des chrétiens venus d’Asie et d’Afrique exercent les emplois les plus précaires. De nombreux licenciements ont lieu actuellement en raison de la récession économique due à la guerre. Ils ont aux aussi besoin d’aide matérielle pour nourrir leurs enfants.
Le Salon beige face aux juges : une bonne leçon de catéchisme
Guillaume de Thieulloy donne quelques nouvelles de notre procès, qui s’est tenu mercredi après-midi :
Comme vous le savez, nous comparaissions hier, avec l’abbé Pagès, pour un article qui rappelait la doctrine catholique (et, d’ailleurs, plus anciennement, la loi naturelle elle-même) sur la sexualité. Cet article avait déplu à l’association Mousse, qui se présente comme l’associations des « justiciers LGBT » (et qui se présente aussi comme « super héros en slip vert » : pourquoi « slip vert » ? je n’en ai pas la moindre idée). Ce qui est très instructif sur l’état de l’esprit public en France, c’est que ces gens qui ne représentent qu’eux-mêmes avaient à peine levé le sourcil que le Parquet (c’est-à-dire l’Etat) a décidé de poursuivre. Et, naturellement, d’autres associations LGBT se sont jointes à ce qu’elles espèrent être la curée : outre le Parquet, pas moins de 4 associations étaient représentées contre nous. Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur, dit-on… Certes, mais je m’en serais bien passé !
L’abbé Pagès et moi-même avons d’abord été – ce qui est habituel dans ce genre d’affaires – interrogés sur le sens de l’article, sur le contexte, les raisons de la publication.
J’ai pour ma part insisté sur le fait que nous étions un blogue animé par des laïcs catholiques et fortement attachés aux principes non négociables (sur lesquels j’ai fait une mini-conférence !). A cette étape, j’avais déjà compris sans grande difficulté que nous étions pour les juges des animaux exotiques comme ils n’en rencontraient pas souvent. Mais, quand j’en suis arrivé aux conséquences et que j’ai expliqué que, non seulement nous nous battions pour l’abrogation de la loi Taubira, mais que même la loi sur le divorce me semblait extrêmement problématique puisque destructrice du mariage fidèle et indissoluble, j’ai pu lire l’effarement (et une sorte d’amusement étonné) dans les yeux des magistrats. Vous savez, un peu la tête qu’ils auraient faite s’ils étaient tombés nez à nez avec un énergumène sorti tout droit du Moyen Âge – et ils avaient l’air un peu surpris que ledit énergumène médiéval passe ses journées sur internet !
Après nos réponses, l’avocat représentant le lobby LGBT a plaidé quelques minutes. Essentiellement pour dire que ses clients étaient qualifiés pour nous poursuivre et fondés à réclamer des dommages et intérêts.
Puis la procureur a plaidé une petite dizaine de minutes. Pour être honnête, je n’ai pas été très impressionné : la moitié des propos qu’elle poursuivait manifestait soit qu’elle ne savait pas lire, soit, plus vraisemblablement, que son aversion du catholicisme lui faisait choisir systématiquement les interprétations les plus défavorables. Juste un exemple : elle cita à un moment le mot « pervers » utilisé par l’abbé Pagès et dit en substance : vous voyez qu’il est haineux et insultant puisqu’il dit que tous les homosexuels sont des pervers. Sauf qu’un coup d’œil même distrait aux deux phrases précédentes permettait de constater que les pervers en question étaient les ministres qui avaient encouragé l’idéologie du genre à l’école et non les homosexuels, ni, moins encore, tous les homosexuels. Autant dire que l’accusation ne semble pas très sérieuse.
Cela n’a pas empêché ladite procureur de requérir, à la fois contre l’abbé et contre moi, 3 mois de prison avec sursis. Pas moins ! De la prison pour s’être contenté de relayer le catéchisme. Quand le rappeur Nick Conrad qui appelle à « pendre les blancs » et produit un clip d’une violence inouïe n’a qu’une amende avec sursis. Bienvenue dans le monde du « deux poids, deux mesures ». Mais il est vrai qu’un prêtre catholique qui expose la doctrine catholique est beaucoup plus dangereux qu’un appel au pogrom, cela va de soi !
Je dois avouer que le clou de l’audience a quand même été la plaidoirie de notre avocat, le cher Jérôme Triomphe. J’ai beau le connaître depuis longtemps, l’avoir vu à l’œuvre dans une douzaine d’audiences pour moi-même (et bien davantage pour l’AGRIF), je suis toujours soufflé par son talent – et par le fait qu’il ne lâche rien. Et les deux sont importants car je veux bien sûr gagner, mais je ne veux rien lâcher non plus de la vérité !
En l’occurrence, il a donné un cours au tribunal sur la conception chrétienne du mariage et de la sexualité qui restera dans les annales. Surtout, il a placé le débat où il devait être : non pas une prétendue haine de l’abbé Pagès contre les homosexuels, mais bien une haine du lobby (et probablement de la procureur) contre l’Eglise. Il a notamment rappelé que Mousse prétendait imposer à l’Eglise d’accepter la « culture gay » comme elle est, en changeant au besoin ses dogmes, sa morale et ses sacrements. Ce qui veut dire que refuser le mariage sacramentel à deux hommes serait, selon eux, de « l’homophobie » ! Comme il l’a dit avec humour, si l’on veut faire du tricot, on ne va pas dans un club de pétanque ; si l’on veut se marier à l’Eglise, on n’y va pas avec une personne de même sexe ! Jérôme Triomphe a aussi donné une leçon de lecture, reprenant phrase après phrase tous les passages poursuivis, montrant que l’accusation les avait déformés, apportant toutes sortes d’arguments extérieurs pour appuyer les propos tenus par l’abbé. Nos adversaires n’auront pas perdu leur temps : ils auront eu une bonne heure et demie de catéchisme !
A ce stade, j’ignore ce qu’il adviendra. Si le débat n’était que rationnel, argument contre argument, il ne fait aucun doute que notre excellent avocat l’a emporté haut la main. Mais il faut faire la part de la mauvaise foi et de la haine anti-chrétienne, parfois palpables dans ces débats.
Nous devrions connaître le jugement le 21 décembre prochain.
D’ici là, ne nous oubliez pas dans vos prières.
En tout cas, encore une fois, un immense merci pour votre soutien et vos prières.
Bonne fête de la Toussaint à tous.
Guillaume de Thieulloy
PS : Et puisqu’une partie d’entre nous célèbre le Christ-Roi ce dimanche, Viva Cristo-Rey, même si ça défrise le lobby LGBT !
Ordination des femmes et mariage des prêtres : fin du sujet
Dans un entretien destiné à présenter un livre publié mardi 24 octobre, El Pastor : Desafíos, razones y reflexiones sobre su pontificado (Le Pasteur : défis, raisons et réflexions sur son pontificat), le pape François a réaffirmé l’impossibilité pour les femmes de devenir prêtres, ou même d’être ordonnées diacres. Il a également exclu que la fin du célibat puisse résoudre la pénurie de prêtres dans de nombreuses régions du monde.
« est le premier degré des ordres sacrés dans l’Eglise catholique, suivi du sacerdoce et enfin de l’épiscopat ».
En réponse à une question sur les raisons de son opposition au sacerdoce féminin, François a déclaré qu’il s’agissait d’un « problème théologique » :
« Je pense que nous porterions atteinte à l’essence de l’Eglise si nous ne considérions que le ministère sacerdotal, c’est-à-dire la voie ministérielle ». « Le fait que les femmes n’aient pas accès à la vie ministérielle n’est pas une privation, car leur place est bien plus importante. Je pense que nous nous trompons dans la catéchèse en expliquant ces choses, et en fin de compte nous tombons dans un critère administratif qui, à long terme, ne fonctionne pas.
« D’autre part, en ce qui concerne le charisme des femmes, je tiens à dire très clairement que, d’après mon expérience personnelle, elles ont une grande intuition ecclésiale », a-t-il ajouté.
Interrogé sur le fait que l’ordination des femmes rapproche « davantage de personnes de l’Eglise et que le célibat facultatif des prêtres contribue à remédier à la pénurie de prêtres », le pape François a déclaré qu’il ne partageait pas ces points de vue.
« Les luthériens ordonnent des femmes, mais peu de gens vont à l’église ». « Leurs prêtres peuvent se marier, mais malgré cela, ils ne parviennent pas à augmenter le nombre de ministres du culte. Le problème est culturel. Nous ne devrions pas être naïfs et penser que des changements programmatiques nous apporteront la solution.
« De simples réformes ecclésiastiques ne permettent pas de résoudre les problèmes sous-jacents. Ce sont plutôt des changements paradigmatiques qui sont nécessaires ».
Philippe de Villiers et le Puy du Fou attaquent France Télé en diffamation
Cette plainte en diffamation vise le numéro de l’émission Complément d’enquête diffusé sur France 2 le 7 septembre, mais également un article de France Info publié le même jour.
Cette émission « Complément d’enquête » est intitulée « Histoire, argent, pouvoir : les vrais secrets du Puy du Fou ». Les plaignants reprochent à l’émission d’avoir relayé des propos affirmant que la famille De Villiers allait « discrètement verrouiller le capital du Grand parc et ses dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaires ».
Dans l’article de France Info, publié le jour de la diffusion de l’émission, une bénévole soutenait que « le Puy du Fou, qui appartenait aux bénévoles, appartient maintenant à une seule famille », passant « d’une propriété collective à une propriété familiale ».
Me Gilles-William Goldnadel déclare :
« Il est imputé à Philippe de Villiers non seulement de mentir sur son désintéressement et ses intentions mais de manipuler les Puyfolais et d’exploiter leur travail bénévole pour s’enrichir, à titre personnel ».
Il assure que son client « n’a jamais touché le moindre revenu de quelque nature que ce soit ». « Le Puy du Fou se présente et est reconnu comme une œuvre non mercantile ».
Un éventuel procès pourrait se tenir d’ici un à deux ans devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.
En deux siècles, comment est-on passé du « génie » au « déni » du christianisme ?
C’est la question à laquelle tente de répondre Hervé Louboutin dans son dernier essai paru aux éditions Via romana « Le déni du Christianisme ». Entretien sur RCF :
Plus de 2 000 personnes assistent à la messe du cardinal Burke lors du pèlerinage catholique traditionnel en Oklahoma
Le pèlerinage des Trois Cœurs en Oklahoma est une copie américaine du pèlerinage Chartres. Les organisateurs américains sont d’ailleurs venus en France à la Pentecôte pour prendre quelques conseils des organisateurs de Notre-Dame de Chrétienté. Le pèlerinage américain dure deux jours et est dédié au Sacré-Cœur de Jésus, au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur Très Chaste de Saint Joseph. Il concerne la Sainte Famille, et donc l’importance de la famille, à une époque où la famille traditionnelle est attaquée de toutes parts.

Ce pèlerinage a été initié par trois pères en 2019 en réponse aux différents problèmes qui affligent le monde. Marc Robinson, l’un des fondateurs, a indiqué :
“Au lieu de se plaindre aux garçons de l’état du monde, et si nous pouvions leur montrer quelque chose de beau et de positif ?”
Marc a noués des liens avec les moines de Clear Creek, abbaye fondée par Fontgombault, ce qui a donné naissance à la forme actuelle du pèlerinage. Ce pèlerinage a débuté avec seulement 12 garçons et leurs pères puis s’est rapidement développé au cours des quatre dernières années. Le pèlerinage attire maintenant plus de 2 000 participants venus de 43 États des Etats-Unis et même d’autres pays, qui se rendent chaque année en Oklahoma.
Le Père Philip Anderson, O.S.B., père abbé de l’abbaye de Clear Creek, a donné le mot d’envoi du Pèlerinage des Trois Cœurs 2023 le jeudi 12 octobre. L’abbaye sert de point d’arrivée au pèlerinage chaque année.
La messe traditionnelle quotidienne en latin est intégrée au pèlerinage. Cette année, la messe de clôture a été célébrée par le cardinal Raymond Burke au monastère.

Si l’Europe fédérale ne fonctionne pas bien c’est qu’il faut… plus de fédéralisme
Dans son Discours sur l’état de l’Union de mercredi 14 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait apporté son soutien à une convention constitutionnelle pour réformer les traités de l’Union européenne.
Les eurodéputés de la commission des Affaires constitutionnelles (AFCO) ont exprimé le souhait de réformer en profondeur les traités de l’UE dans un rapport approuvé avec 19 voix pour, six contre et une abstention, mercredi 25 octobre. Parmi leurs réformes, on retrouve le grignotage des souverainetés nationales avec une proposition qui supprimerait une série de vetos nationaux et rendrait la Commission européenne plus ouvertement politique.
Ces européistes, qui trouvent que si l’UE ne fonctionne pas très bien c’est parce qu’il y a des Etats qui font encore primer leur souveraineté, veulent donc plus d’Europe. La Commission européenne serait rebaptisée « Exécutif européen » et son président serait nommé par le Parlement et approuvé par le Conseil européen, c’est-à-dire les chefs d’État ou de gouvernement des États membres. Les membres de l’Exécutif seraient choisis par le président en fonction de ses préférences politiques, une autre mesure visant à politiser l’organe exécutif de l’UE.
Par ailleurs, le droit d’initiative législative ne serait plus réservé à la Commission uniquement, puisque le Parlement obtiendrait un droit d’initiative législative à part entière.
D’autres propositions du rapport visent à élargir les compétences de l’UE dans certains domaines. Ainsi, les eurodéputés proposent que l’environnement et la biodiversité relèvent exclusivement de la compétence de l’Union, tandis que la santé publique, la protection civile, l’industrie et l’éducation devraient selon eux être une compétence partagée entre l’UE et les États membres.
Les compétences de l’UE en matière d’affaires étrangères, de sécurité et de défense extérieures ainsi que d’infrastructures transfrontalières, entre autres, seraient également considérablement élargies.
Les traités de l’UE ne datent que de la ratification en 2009 du traité de Lisbonne, adopté contre l’avis de certains peuples européens, comme la France, qui s’étaient exprimé contre en 2005.
Les prochaines élections européennes seront l’occasion de stopper cette folie fédéraliste. Ou pas.
Tentative d’incendie de l’autel de l’église de Loué en Sarthe
Le 24 octobre un incendie s’est déclaré sur l’autel de l’église de Loué en Sarthe. Une adolescente, qui a vu un homme vêtu de noir et portant une capuche sur la tête, a alerté les prêtres qui ont rapidement circonscrit l’incendie, dont l’auteur est recherché.
“Il n’y a pas eu de sinistre important, mais la symbolique est grave si c’est une tentative d’incendie de l’église”, estime Anthony Mussard, maire de la commune.
Chronique des cinglés
Selon les chiffres révélés par l’Office fédéral de la statistique (OFS), le nombre d’opérations de changement de genre a augmenté de 115 % en Suisse entre 2018 et 2022.
En 2019, il y a eu 248 opérations et 525 en 2022.
Source : Gènéthique
Une femme égorgée à Lille par un immigré clandestin déjà connu de la police
Le 18 octobre, en fin de matinée, à Lille, Fabienne Broly, infirmière à la retraite, mère de 4 enfants et grand-mère de 9 petits enfants, rentrait de son cours de gym à vélo, lorsqu’elle est tombée sur un jeune homme qui voulait probablement rentrer chez elle pour la cambrioler.
Elle a alors été sauvagement agressée, chez elle, malgré la tentative d’intervention d’une voisine. Son ex-mari, qui avait rendez vous avec elle ce jour-là, l’a retrouvée égorgée dans la cuisine, dans une mare de sang, le bas du corps dénudé. La police a constaté que le téléphone de la victime et sa carte bancaire avaient par ailleurs été dérobés.
L’autopsie réalisée sur le corps de Fabienne, quelques jours plus tard, montre qu’elle a reçu 36 plaies pénétrantes, c’est à dire au moins 36 coups de couteau, et notamment 7 au niveau des parties génitales. Elle est morte par asphyxie et hémorragie, certains coups de couteau ayant sectionné son larynx, sa veine jugulaire gauche et sa carotide. Son assassin ne lui a donc laissé aucune chance de survie.
La messe d’enterrement a eu lieu ce jeudi 25 octobre. Fabienne était très investie dans sa paroisse.
L’auteur présumé de ce crime a été rapidement identifié en raison de la présence d’une carte de transport trouvée sur place. Il a également été reconnu par la voisine qui a tenté de s’interposer. Enfin, ses empreintes de ses chaussures correspondent à celles trouvées sur place. Il a été interpellé le lendemain. Il s’agit d’un jeune homme de nationalité ivoirienne, entré illégalement sur le territoire en janvier 2022. Il avait déposé une demande de titre de séjour en juin 2023 auprès de la préfecture de Nice. Il se dit mineur (il aurait 17 ans), ce qui explique pourquoi la France ne pouvait pas lui délivrer d’OQTF malgré sa situation administrative irrégulière.
Il était déjà connu de la police pour vol, violences aggravées et rébellion. Un temps dans un foyer à Nice, il avait fugué pour se rendre à Lille, où il avait intégré un autre foyer, d’où il avait à nouveau fugué. Lors de sa garde à vue il n’a donné aucuns éléments utiles aux enquêteurs. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire dans le cadre d’une information judiciaire.
En attendant d’être libéré ?
I-Média – Séries, feuilletons, films : comment ils vous manipulent !
Cette semaine, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin vous proposent un “I-Média” hors-série sur les séries, les téléfilms et les films.
Tous ces contenus qui nous sont proposés sont très loin d’être neutres et vous verrez que bien souvent, ils sont porteurs d’un message. Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, a déclaré “on essaie de représenter la France telle qu’on voudrait qu’elle soit”. Et si c’était aussi le cas en dehors de France Télévisions ? Et si par petite touche ou avec de gros sabots, certains manipulaient la réalité et tout votre imaginaire ?
Gardez un œil critique, nous allons passer au crible tout cela sans oublier les géants du streaming, Disney et Netflix, ni même ce qui peut exister à l’étranger avec un cas pratique sur la BBC.
Covid : la persécution se poursuit
Le délire continue contre ce jeune professionnel dans une France qui déborde de médecins :
Il avait été entendu le 21 septembre dernier par ses pairs pour deux affaires distinctes. La première, pour avoir envoyé un mail à ses patients lors de l’ouverture de la vaccination contre le Covid-19 pour les 12-18 ans. Il indiquait n’y être pas favorable mais expliquait qu’il le ferait si un patient le demandait. Cette prise de position lui vaut aujourd’hui un avertissement.
La deuxième affaire lui vaut un blâme, Elle remonte au mois de décembre 2021. Le docteur Pamart s’était rendu au chevet d’un patient en difficulté respiratoire alors qu’il était sous le coup d’une interdiction d’exercer car non-vacciné. Grégory Pamart avait argumenté lors de l’audience que s’il n’était pas intervenu, il se serait rendu coupable de non-assistance à personne en danger.
Interrogé par France Bleu Nord, l’ex-généraliste prend acte de ces décisions “les plus faibles qui peuvent être prononcées“. “On me tape sur les doigts dit-il, mais ça ne m’empêchera pas de recevoir mes patients. Pour le symbole, on va me dire que c’était mal et on me laisse partir“.
Le docteur Pamart travaille actuellement aux urgences de l’hôpital de Maubeuge mais à partir du 1er novembre, il purgera une sanction de 6 mois d’interdiction d’exercice pour ne pas avoir porté de masque en consultation lors de l’épidémie de Covid-19.
Plus de 30% d’euthanasies en plus au Canada
Selon le quatrième rapport annuel de “Santé Canada” sur l’« aide médicale à mourir » (AMM), 13 241 Canadiens, d’un âge moyen de 77 ans, y ont eu recours en 2022, soit 31,2% de plus que l’année précédente. Un taux de croissance annuel qui se maintient depuis 2019. Ce chiffre représente 4,1% de tous les décès enregistrés au Canada en 2022.
Parmi les personnes qui y ont eu recours, 63% souffraient d’un cancer, d’autres d’insuffisance cardiaque, de différentes maladies cardiovasculaires ou de troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson ou celle de Charcot. Dans 463 cas, soit 3,5% des décès par AMM, la mort naturelle de la personne n’était pas prévisible.
Au total, il y a eu 16104 demandes écrites d’AMM recensées en 2022, soit 27% de plus que l’année précédente. Parmi les 3000 personnes dont la demande n’a pas abouti, plus de 2000 sont décédées avant d’y recourir tandis que d’autres ont changé d’avis et 560 ont été déclarées inéligibles.
Ces nouveaux chiffres portent à 44958 le nombre total de décès liés à l’AMM depuis sa légalisation en 2016.
Source : Gènéthique
Le spectacle Bernadette de Lourdes s’est vu refuser l’éligibilité à l’offre collective du Pass culture
Le spectacle Bernadette de Lourdes, en tournée dans toute la France et à l’international, n’est pas éligible à l’offre collective du pass Culture, au motif qu’il ne serait pas conforme à la charte de la laïcité. Une décision prise par le rectorat de Versailles, au nom du ministère de la Culture. « Le respect de la charte de la laïcité pose question » peut-on lire dans le courrier qui a été adressé. Depuis, le producteur tente de les appeler pour en savoir plus. Roberto Ciurleo, co-initiateur du spectacle Bernadette de Lourdes, déclare :
« Je trouve ça choquant qu’une commission estime à la simple lecture de l’intitulé de notre spectacle que nous sommes un danger pour la laïcité. »
Contactée par Aleteia, la Délégation Académique à l’Education Artistique et à l’Action Culturelle de Versailles (DAAC) a refusé de s’exprimer davantage sur le sujet. Elle estime que « la commission s’est prononcée et le refus est clair » Clair ? Certainement pas pour Roberto Ciurleo :
Ont-ils vu le spectacle, auquel cas ils auraient compris qu’il s’agit d’un récit historique. C’est comme dire d’un livre qu’il est incompatible avec la laïcité uniquement en regardant la première de couverture ! Ne pensez pas que cette situation est confortable pour nous ! Un “buzz” dont nous nous passerions bien. Nous sommes une entreprise privée qui a investi énormément de moyens et d’énergie dans cette production, ce qui permet à des centaines de personnes de gagner leur vie directement et indirectement. Nous avons failli perdre le spectacle à cause du Covid, et maintenant il y a cet obstacle insensé privant des milliers de jeunes d’un spectacle qui les touche. De plus, nos masterclass à l’issue de chaque spectacle avec les étudiants sont fabuleuses et les passionnent.
Merci à @PascalPraud d’avoir évoqué hier sur @CNEWS cette situation ubuesque. Comment notre spectacle musical @bdelourdesmusic qui est réellement une œuvre historique, se voit refuser l’accès à l’ OFFRE COLLECTIVE du pass culture au motif, notamment, que “le respect de la… pic.twitter.com/5D4ctcHulY
— Roberto Ciurleo (@RobertoCiurleo) October 24, 2023
Je suis en colère. Encore une fois on confond histoire, patrimoine et prosélytisme au nom d’une laïcité à laquelle je ne comprends décidément plus rien… @pass_Culture @bdelourdesmusic @RimaAbdulMalak 🙏🙏🙏@BCGPRESSE @sajedistrib pic.twitter.com/ctwm2iQoAS
— Roberto Ciurleo (@RobertoCiurleo) October 18, 2023
Un responsable du Hamas appelle à combattre «le christianisme perfide»
Dans une vidéo virale sur les réseaux sociaux depuis l’attaque du Hamas, Mahmoud al-Zahar, un des principaux chefs du Hamas, souhaite que «la planète entière» soit sous la loi islamique.
«Il n’y aura plus de juifs ni de traîtres chrétiens».
Le Hamas n’a pas grand chose à voir avec l’OLP d’Arafat, lequel était marié à une chrétienne. L’objectif n’est pas vraiment la libération de la Palestine et donc la création, comme formulée par Macron, d’un Etat à part entière. L’idéologie est celle de Daec’h et d’Al Qaïda. Rien à voir avec un mouvement de résistance…
Né en 1945 dans la ville de Gaza, Mahmoud al-Zahar a cofondé le Hamas en 1987, avant d’être arrêté et emprisonné pendant six mois dans les prisons israéliennes. Il a ensuite participé au premier gouvernement de l’Autorité palestinienne dirigé par le Hamas en 2006.
La vidéo provient d’un entretien réalisé à l’antenne de la chaîne de télévision yéménite Al-Masirah en décembre 2022. Le Figaro a traduit les propos du chef du Hamas, prononcé en arabe littéraire.
«Quand […] on parle de la bataille de ’la promesse de l’éternité’, nous ne disons pas que l’on va libérer seulement notre terre, nous disons aussi que nous croyons à ce que notre prophète Mohammad, que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui, a dit : ’Dieu m’a montré notre Terre, j’ai vu son orient et son occident, et la propriété de ma nation atteindra tout ce qui m’a été montré’.»
«Donc les 510 millions de kilomètres carrés, qui sont la superficie de la planète, vivront dans une situation où il n’y a oppression, ni subjugation, ni trahison, ni sionisme, ni christianisme perfide, ni meurtres dans cette ampleur, comme ceux qui sont commis envers le peuple palestinien et tous les peuples arabes au Liban, en Syrie, en Irak et dans tous les autres pays arabes».
Mahmoud al-Zahar, commandant du Hamas :
“La planète entière sera sous notre loi ; il n’y aura plus de juifs ni de traîtres chrétiens.”. pic.twitter.com/s44jkqHGa5— Claude Posternak (@claudeposternak) October 11, 2023
Le Républicain pro-vie Mike Johnson élu président de la Chambre américaine des représentants
Mike Johnson, partisan de Donald Trump, a été élu mercredi 25 octobre président de la Chambre américaine des représentants, mettant fin à trois semaines de blocage au Congrès. Elu de Louisiane, il a obtenu 220 voix lors du scrutin.
Mike Johnson a fait son entrée à la Chambre des représentants en 2017 après avoir fait voter des législations considérées comme hostiles aux LGBTXYZ en Louisiane. Ce père de quatre enfants a aussi voté contre la codification des protections fédérales pour le mariage homosexuel l’an dernier.
L’homme s’affiche comme un libéral d’un point de vue économique, avec une défense du libre-marché, du contrôle des frontières et de l’armée, et conservateur, notamment par son opposition à la dénaturation du mariage et à l’avortement.
Par ailleurs, après un soutien à l’Ukraine, il a voté contre une des lois d’aide dès 2022, et contre la dernière en date, le mois dernier. Dès février il disait :
« Les contribuables américains ont envoyé plus de 100 milliards de dollars d’aide à l’Ukraine au cours de l’année écoulée. Ils méritent de savoir si le gouvernement ukrainien fait preuve de sincérité et de transparence quant à l’utilisation de cette somme colossale provenant des ressources du contribuable. »
L’assemblée synodale publie une “Lettre au peuple de Dieu”
Cette lettre, accessible ici, est à distinguer du rapport de synthèse de cette première session, qui précisera les points d’accord et soulignera les questions ouvertes en vue de la session de l’an prochain. Cette lettre invite à la conversion :
Au fil des jours, nous avons entendu l’appel pressant à la conversion pastorale et missionnaire. Car la vocation de l’Église est d’annoncer l’Évangile non pas en se centrant sur elle-même, mais en se mettant au service de l’amour infini dont Dieu aime le monde (cf. Jn 3,16). Interrogés sur leurs attentes à l’égard de l’Église à l’occasion de ce synode, des personnes sans-abri des environs de la place Saint-Pierre ont répondu : « L’amour ! ». Cet amour doit toujours demeurer le cœur brûlant de l’Église, un amour trinitaire et eucharistique, comme l’a rappelé le Pape en évoquant le 15 octobre, à mi-chemin du parcours de notre assemblée, le message de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. « C’est la confiance » qui nous donne l’audace et la liberté intérieure dont nous avons fait l’expérience, n’hésitant pas à exprimer nos convergences et nos divergences, nos désirs et nos interrogations, librement et humblement.
On y lit aussi :
Pour progresser dans son discernement, l’Église a absolument besoin de se mettre à l’écoute de tous, en commençant par les plus pauvres. Cela exige de sa part un chemin de conversion, qui est aussi un chemin de louange : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Lc 10, 21) ! Il s’agit de se mettre à l’écoute de celles et ceux qui n’ont pas droit à la parole dans la société ou qui se sentent exclus, même de la part de l’Église.
Même des traditionalistes ?
Expulsion de Mgr Guillibert, évêque de Fréjus, en 1906
Les archives du diocèse de Fréjus-Toulon recèlent de véritables trésors ! Chaque semaine, l’abbé Stéphane Morin, archiviste du diocèse, livre sur RCF une page de cette mémoire diocésaine. Cette semaine il évoque l’expulsion de l’évêque de Fréjus après la loi de séparation.
La bulle de nomination de Monseigneur Guillibert à l’évêché de Fréjus avait été signée le 21 février 1906. Il fit son entrée solennelle à Fréjus le jeudi 15 mars 1906 et le jeudi 22 mars suivant, il prit possession de la co-cathédrale de Toulon. Il fut chassé du palais épiscopal le 19 décembre 1906. Il résidera alors rue Siéyès à la « maison aux atlantes », avant de s’installer au 76 de la rue Nationale (133 de la rue Jean-Jaurès actuelle). Ses successeurs y demeureront jusqu’au transfert de la résidence épiscopale à Toulon, en 1958.
“Si dans le peuple un grand nombre est avec nous, les masses dans leur ensemble, trompées par l’égoïsme des ambitieux, des cupides et des traîtres, ne sentent pas suffisamment encore que ce sont les ouvriers et les cultivateurs qui comme toujours pâtiront le plus en France du mépris affiché de Dieu, de l’oubli des services rendus par l’Eglise à la civilisation et de la destruction de la liberté”. Mgr Guillibert
Succès du film Sacerdoce
Le film SACERDOCE de Damien Boyer sorti sous forme de SAJE Event – à savoir sur 3 séances uniques – sur 148 copies, a attiré près de 30 000 spectateurs pour sa 1ère semaine d’exploitation.
SACERDOCE se classe 2ème de toutes les sorties de la semaine du 18 octobre en moyenne par séance (avec une moyenne de 58 spectateurs par séance).
Également salué par la critique, ce documentaire signe un excellent démarrage en touchant un public plus large que la cible naturelle affinitaire. Grâce à ce succès, 77 salles de cinéma ont souhaité le diffuser à nouveau cette semaine.
La sortie de ce film est une belle occasion d’évoquer dans les médias grand-public la figure du prêtre. Voici le père Paul Benezit, l’un des intervenants du film, sur le JT de France 3 Régional.
Née après une GPA, elle combat sa légalisation
Agée de 31 ans et mère de trois enfants, Olivia Maurel a découvert assez tard qu’elle est née d’une gestation par autrui (GPA). Une pratique qu’elle condamne notamment via son compte TikTok sur lequel elle partage à ses plus de 30.000 abonnés sa quête d’identité, les conséquences quotidiennes de la GPA et son combat contre sa légalisation.
Le « sentiment désagréable » d’un passé inconnu
C’est le comportement secret de sa mère qui l’a alertée. « Il n’y avait aucune photo de ma mère enceinte, et les premières photos de moi montrent que j’ai cinq jours » indique-t-elle. Il y avait également des différences physiques notables puisque sa mère est petite et brune et, elle, grande et blonde.
Très jeune, Olivia Maurel, a su que quelque chose était différent au sujet de sa famille. « C’est un petit sentiment désagréable que l’on ressent à l’intérieur de soi. On ne sait pas où chercher, mais on sait que c’est là » explique-t-elle. Elle avait remarqué que sa mère cachait son âge. C’est en regardant sur sa carte d’identité qu’elle découvre qu’elle avait 50 ans au moment de sa naissance. Un âge très élevé pour concevoir un enfant.
Un test ADN pour découvrir ses origines
L’année dernière, Olivia Maurel a effectué un test ADN en recourant à MyHeritage, qui a confirmé ses hypothèses. Elle n’avait pas d’ascendance française, bien que sa mère le soit, mais présentait des origines à 33% lituaniennes et 33% norvégiennes. Elle a également découvert qu’elle avait de la famille aux Etats-Unis. En effet, sa mère biologique, avec qui elle a pu entrer en contact, est originaire du Kentucky.
« Elle était heureuse de me parler et très surprise. Elle ne pensait pas me rencontrer un jour » raconte-t-elle. Au cours de ces discussions, Olivia Maurel a pu poser les questions qu’elle s’était toujours posée sur sa naissance ou les raisons de son abandon. Elle l’a également interrogée sur d’autres questions plus banales. Maintenant, elle sait que sa couleur préférée est aussi celle de sa mère biologique, le violet.
Plusieurs raisons ont pu motiver cette dernière pour être mère porteuse, notamment le besoin d’argent pour élever ses quatre enfants mais également le désir de « redonner la vie » après avoir perdu un enfant dans un accident.
« Nous négligeons les effets de la maternité de substitution sur les enfants » s’indigne Olivia Maurel. Enfant unique, elle a été élevée dans une famille aisée avec une bonne éducation. Mais, « j’ai eu du mal à grandir dans une famille où l’on parlait peu des émotions et des sentiments » explique-t-elle. Toutes ses interrogations sur son histoire lui ont également causé des problèmes psychologiques dont la crainte d’être rejetée et des difficultés dans ses relations avec les femmes plus âgées, affirme-t-elle. Elle souffre aussi de troubles bipolaires liés à la maladie dont est atteinte sa mère biologique. « L’agence de maternité de substitution aurait dû la rejeter pour cette raison, mais elle ne l’a pas fait » regrette-t-elle.
« Avoir des enfants n’est pas un droit »
Olivia Maurel combat fermement la GPA. Malgré le fait qu’Emmanuel Macron ait désigné la pratique comme « une ligne rouge » à ne pas franchir, elle craint les élections de 2027 notant la position du ministre des Transports, Clément Beaune, en faveur de sa légalisation. « Avoir des enfants n’est pas un droit » répète-t-elle.
Source : Gènéthique
Mobilisation le 16 novembre contre le Certificat européen de parentalité
Message d’Albéric Dumont :
Chers amis,
La GPA, vous le savez, est au cœur de terribles batailles au niveau européen.
Le 5 octobre, le Parlement européen a reconnu la GPA comme une forme de traite humaine dans le cadre d’un texte destiné à devenir une directive. Mais les activistes pro-GPA tentent quand même de faire reconnaître les GPA réalisées à l’étranger via le « Certificat européen de parentalité ». Et ils sont d’autant plus pressés d’y parvenir qu’il leur reste peut-être peu de temps avant l’adoption de la directive sur la traite humaine par le Conseil de l’Union européenne.
Un nouveau vote sur la GPA a donc été mis à l’agenda du Parlement européen dès mi-novembre, puis un autre mi-décembre. Ces votes porteront sur ce fameux Certificat. Celui-ci obligerait tous les États européens à reconnaître un acte de naissance dont on a effacé la mère (porteuse) de l’enfant pour la remplacer par l’un des commanditaires !
Cette tentative déguisée visant à faire reconnaître de facto la GPA est extrêmement dangereuse pour la dignité humaine.
Le Syndicat de la Famille appelle donc à la mobilisation
Jeudi 16 novembre 2023, à partir de 19h, à Paris.
Agissons tous pour protéger l’être humain : la chosification de l’enfant, le marché de la maternité, c’est non !
Notez vite dans votre agenda et prévenez vos familles, amis, relations … : défendre la dignité de la femme et le respect de l’enfant est heureusement transpartisan et rassembleur.
Pour plus d’information et connaître le lieu du RDV quand il sera temps, suivez ce lien.
La propagande de l’Azerbaïdjan et les Eglises albaniennes du Caucase
De Marion Duvauchel, Historienne des religions, Auteur de La chrétienté disparue du Caucase :
Le fait est peu connu hormis de quelques spécialistes : une grande partie du territoire de l’Azerbaïdjan actuel correspond aux frontières d’un ancien royaume christianisé (probablement dès le IIe siècle) qu’on appelle l’Albanie du Caucase (ou Alouanie). Il disparaîtra au VIIIe siècle avec l’arrivée de l’islam. Le très convoité Karabakh est l’une des régions de ce petit royaume attesté par les sources historiographiques gréco-latines et arméniennes.
Or, si cette chrétienté disparue n’intéresse en aucune manière le monde chrétien ou catholique, les musulmans quant à eux n’ignorent rien de son existence et de son histoire et ils exploitent aujourd’hui admirablement cette connaissance à des fins de propagande.
En février 2022, l’AZERTAC (Agence d’Information d’État de l’Azerbaïdjan) mit en ligne un article de M. Rahman Mustafayev, ambassadeur de la République d’Azerbaïdjan près le Saint-Siège : Les racines chrétiennes du Caucase. L’histoire de l’Église d’Azerbaïdjan. L’auteur y retrace d’abord les grandes lignes de l’histoire de ce petit royaume christianisée très tôt, Église sinon apostolique du moins étroitement reliée à la chaîne des premiers disciples. Et ce qu’il retrace est conforme non seulement à ce que la recherche universitaire a élaboré mais aussi à des traditions encore existantes, souvent orales.
Là où le bât blesse, c’est lorsqu’on entre dans le récit azéri de l’histoire récente :
« au début du XIXe siècle, à la suite des guerres russo-persanes et russo-turques, remportées par l’Empire russe, le processus d’installation des Arméniens en provenance des Empires ottoman et perse commence sur le territoire des khanats du Karabakh, d’Erivan et du Nakhitchevan de l’Empire russe ».
Tous ces territoires sont arméniens bien avant l’occupation musulmane. Il ne s’agit pas d’une « appropriation » de territoires musulmans mais d’une réappropriation de cette terre dont ils ont été spoliés et cela suppose bien sûr de lourds problèmes humains des deux côtés.
À supposer que les Arméniens aient eu à se familiariser avec un patrimoine architectural albanien et qu’ils ont restauré et rénové les monuments en y introduisant des éléments de l’architecture arménienne « qui ne sont pas caractéristiques de l’architecture albanienne », en quoi est-ce scandaleux ? Ces deux architectures, sans être jumelles, sont très proches. Soutenir que l’épigraphie en langue arménienne, montée sur des monuments médiévaux albaniens, constitue le début d’un processus d’arménisation, c’est proprement absurde parce que la communauté « albanienne » a pratiquement disparu aujourd’hui. Il reste une église « oudi », et quelques locuteurs de la langue oudi que les chercheurs admettent être l’héritière de la langue albanienne. En avril 1836 le gouvernement tsariste avait aboli l’Église autocéphale d’Albanie désormais subordonnée à l’Église grégorienne arménienne, et ce, d’après l’ambassadeur, pour renforcer les positions de la population arménienne et du clergé arménien dans les territoires musulmans de Transcaucasie. C’est possible et c’est sans doute dommage pour la petite église albanienne. Mais c’était aussi un acte politique. Depuis 2003, cette petite église albanienne est redevenue autocéphale.
Au début du XXe siècle, cette Église grégorienne arménienne, aurait détruit – avec l’autorisation du Saint-Synode russe -, les traces des archives de l’Église albanienne ainsi que la bibliothèque des patriarches d’Albanie à Gandjasar, qui contenaient les documents historiques les plus précieux, ainsi que les originaux de la littérature albanienne. La destruction (ou la dissimulation) d’archives aurait permis aux historiens et archéologues arméniens de nier la nature autocéphale de l’Église albanienne, l’appartenance albanienne des temples ( ?), monastères et églises chrétiens situés sur le territoire de l’actuelle région du Karabagh, et de prétendre qu’ils sont le patrimoine culturel du peuple arménien et la propriété de l’Église arménienne. Le royaume albanien a disparu au VIIIe siècle et il a en effet semble t-il fait l’objet d’une arménisation. C’était il y a treize siècles. Le patrimoine albanien d’aujourd’hui appartient évidemment à l’Église d’Arménie et non aux Azéris musulmans. Imaginer que l’on va croire que l’État azéri a mis en place la grande coupole de la laïcité pour donner à toutes les églises leur place dans le pays, c’est être naïf ou totalement ignorant.
Il est vrai qu’au VIIIe siècle, l’Albanie chalcédonienne eut à subir de la part de son grand et prestigieux voisin des pressions pour se soumettre au choix anti-chalcédonien de l’Arménie. Et après la conquête du Caucase par les armées de l’islam, la Géorgie se constitue en puissance régionale, l’Arménie survit comme puissance chrétienne, mais l’Albanie, selon toute apparence, disparaît. Cette question relève de la recherche historique. Elle est délicate parce que l’histoire albanienne est connue essentiellement par l’historiographie arménienne, et l’histoire montrant que les divisions d’ordre spirituels et théologiques se sont répercutées dans les relations entre les États et royaumes, on est en droit de supposer que les conflits théologiques religieux ont été défavorables au petit royaume albanien.
Quand l’ambassadeur près le saint siège se réjouit de « la libération du Karabakh au terme de 30 ans d’occupation » et affirme qu’une nouvelle étape s’ouvre, que « les églises chrétiennes retournent à leurs maîtres, à la communauté chrétienne albano-oudine d’Azerbaïdjan » il se moque de nous. La communauté albano-oudine est une peau de chagrin localisée dans trois villes de l’Azerbaïdjan, (même pas Bakou). Est-elle assez naïve pour croire qu’on va lui restituer son patrimoine sous un régime musulman. Nous ne le sommes pas. On chercherait en vain sur la toile des images de cette communauté albanienne tant vantée par les Azéris.
Les guides touristiques nous en informent : le ministère de la culture de l’Artsakh a restauré les bâtiments conventuels du monastère de Gandjasar, grand centre de copie de manuscrits enluminés au Moyen âge, et a aménagé un Matenadaran (la BNF d’Erevan, en plus modeste) avec les mêmes fonctions : exposer les manuscrits créés en terre d’Artsakh, dont une centaine se trouvent au Maténadaran.
Vatican news a relayé l’appel du pape François à protéger le patrimoine spirituel et architectural du Haut Karabagk. https://www.youtube.com/watch?v=GIsDCGpTvZ8. Voici ce qu’on peut lire, rédigé par Delphine Allaire :
« Le patrimoine spirituel plurimillénaire du Haut-Karabakh en fait le berceau de l’Arménie. Cette région charnière comprend des centaines d’églises, de monastères et pierres tombales datant du XIe au XIXe siècle. Montagneuse, elle n’a pas été évangélisée en même temps que l’Arménie. Mais le christianisme du Haut-Karabakh est dû principalement à l’action du roi Vatchagan le Pieux monté sur le trône en 484. Il a répandu le culte des reliques des saints et la région lui doit la construction du monument religieux le plus ancien du Karabakh, qui est le mausolée de Grigoris, petit-fils de saint Grégoire l’Illuminateur et catholicos d’Albanie du Caucase. Ce monument est aujourd’hui le monastère d’Amaras, à l’est de l’Artsakh. L’histoire de l’Arménie et de l’Albanie caucasienne sont liées depuis la christianisation des deux pays au début du IVe siècle ».
Voilà qui appelle quelques remarques. Le Haut Karabagh est une ancienne région de l’Albanie du Caucase, elle est donc le berceau des Albaniens chrétiens. Mais des ces Albaniens, il ne reste plus qu’une toute petite communauté. Il n’y a donc rien de répréhensible et ce n’est pas une falsification que de le revendiquer un berceau historique de l’Arménie médiévale, une fois que le royaume albanien eût disparu.
Les découvertes d’une lectionnaire albanien en 1975 au monastère du Sinaï permettent de dire qu’il y eut une christianisation ancienne de l’Albanie, en lien avec Jérusalem, où les communautés albaniennes avaient financé la construction de plusieurs églises. La découverte n’eut que peu de retentissement mais elle est fort bien racontée par Bernard Outtier.
https://youtu.be/uWbRZj_0XBM?si=6q1c2BNH2bf0CWhl.
Selon toute apparence, Vatican news manque singulièrement d’information sur la christianisation de la Transcaucasie.
Début janvier 2022, la journaliste Anastasia Lavrina (à la solde du gouvernement de l’Azerbaïdjan) a réalisé une curieuse enquête au Karabakh « comment les églises chrétiennes du Karabakh ont été détruites par les séparatistes arméniens » enquête qui a été publié sur le site du journal Musulmans en France quelques jours plus tard. Une vidéo impressionnante montre les exactions supposées des Arméniens ainsi que le témoignage d’un prêtre orthodoxe de Bakou sur la liberté de culte dont les églises jouissent et la réparation de ce fabuleux patrimoine ancien dont ils se proclament si fiers.
Le même Journal des musulmans de France a plagié le texte de l’ambassadeur Mustafayev pour proclamer lui aussi la libération du Haut Karabakh qui ouvre
« Une nouvelle étape (…) dans l’histoire des églises chrétiennes en Azerbaïdjan – une étape de restauration après la destruction et les falsifications historiques, une étape de guérison des blessures, de la renaissance à la vie au nom de la paix et de la coopération entre toutes les religions d’Azerbaïdjan. »
Qui peut croire que l’Azerbaïdjan va financer la restauration du patrimoine arménien une fois qu’il aura vidé le pays de tous les Arméniens? Nous connaissons la rage dévastatrice de l’islam. Les mosquées couvriront le territoire du Haut Karabakh, effaçant la mémoire chrétienne et les racines religieuses de l’humanité comme la Turquie l’a fait en deux génocides sanglants.
Mais de toute cette propagande, nous avons une leçon à tirer et elle compte : les musulmans ont admis l’existence d’une chrétienté albanienne fort ancienne, assez ancienne pour confirmer une première évangélisation très ancienne, apostolique, que la tradition orientale a maintenu vaille que vaille.
Et nous, qu’attendons-nous pour l’intégrer dans notre hellénistique vision d’un catholicisme romain qui a oublié ses racines orientales.
Les Mousquetaires débarquent à la Cité de l’Histoire
Après Victor Hugo, qui permettait de revivre les évènements du XIXe siècle, la Cité de l’Histoire, située sous l’arche de la Défense, vient de lancer un spectacle en projection vidéo à 360° qui permet de vivre de façon immersive le Siècle d’or, à travers les Mousquetaires du roi. Plongez le temps du spectacle au coeur du XVIIème siècle, une époque où l’honneur, le courage et l’amitié étaient plus forts que jamais.
Au sein d’une vaste arène de forme elliptique, chacun se place où il veut pour admirer le spectacle qui se déroule tout autour des spectateurs. Le vidéomapping, technique originelle d’Amaclio, épouse les reliefs des monuments et les met en valeur. De l’entraînement des Mousquetaires à l’hôtel Tréville aux parties enflammées de jeu de paume au palais des Tuileries, en passant par des soirées mondaines chez la marquise de Rambouillet et des rencontres avec le grand ministre Richelieu, chaque instant vous plongera au cœur de Paris du XVIIe siècle. Ce spectacle est programmé jusqu’à début avril. En famille, n’hésitez pas à préférer cette sortie le week-end, durant lequel la troupe “la Garde des Lys” vous régalera, entre les séances, de ses combats et acrobaties !
« Un pour tous, tous pour un ! » 🤺
Découvrez le teaser de notre nouveau spectacle à la Cité de l’Histoire : Au temps des Mousquetaires ⚔️⚜️
Prêts à plonger dans l’Histoire et à vivre des moments d’émotion et de surprises ?
🎫 Infos et réservations : https://t.co/ptqdTJcMyv pic.twitter.com/OoIHQlF4k5
— Cité de l’Histoire (@Citedelhistoire) October 20, 2023
Outre cette expérience d’une quinzaine de minutes, également disponible en anglais, les visiteurs peuvent toujours suivre le parcours grandeur nature La Clef des siècles, qui invite à remonter le temps à travers l’histoire de France. Des technologies de pointe permettent de démultiplier les sensations, pour un réalisme époustouflant. Température, humidité, sons, textures, courants d’air, mouvements… l’expérience est multiple. Petits et grands redécouvrent leur histoire à taille réelle.
Enfin, le Couloir du temps, frise chronologique géante, numérique et interactive, reste accessible en continu au sein de la Cité de l’Histoire. Très visuelle, cette frise permet de découvrir librement 400 dates majeures de l’histoire du monde. Dans un espace en libre déambulation, 25 bornes tactiles sont à disposition du public et servent de support à une projection interactive pleine de surprises.
Argentine : le candidat Javier Milei, pro-vie, défend la liberté scolaire des parents
Dimanche 22 octobre, les Argentins votaient au premier tour de l’élection présidentielle. Le second tour, qui se tiendra le 19 novembre, verra s’affronter le ministre de l’Economie centriste, Sergio Massa, et le candidat « anti-système », Javier Milei, surnommé le « Trump argentin ». Le ministre est arrivé en tête avec 36,3 % des voix, suivi par son concurrent avec 30,2 %. Patricia Bullrich, présidente de Proposition républicaine, est arrivée 3e avec 23%. Le report des voix de ses électeurs est crucial pour la victoire. Elle a revendiqué sa sympathie pour le candidat Javier Milei et son ambition de former une alliance avec lui…
Javier Milei est un libertarien de 53 ans, qui se revendique « hors système ». Il a fait des études d’économie avant de travailler pour la banque HSBC. En 2014, il se fait connaître en tant que chroniqueur économiste sur les plateaux de télé et de radio. Il est la personnalité la plus invitée par les chaînes argentines en 2018. Le personnage se fait remarquer par son agressivité et son franc-parler. En 2021, il n’hésite pas à traiter le maire de Buenos Aires, Rodrigo Hernandez Larrita, de « putain de gauchiste ». Il rentre en politique en 2021 lorsqu’il fonde son parti La liberté avance, avant d’être élu député de Buenos Aires en décembre de la même année.
Son rival, ministre de l’Economie et candidat du mouvement péroniste doit défendre un bilan catastrophique, 140 % d’inflation en 2023, plus de 40 % de la population considérée en état de pauvreté, les réserves de la Banque centrale au plus bas, une balance commerciale considérablement dégradée et un peso argentin menacé de dévaluation.
Javier Milei tient ses meetings de campagne sur fond de vidéos d’immeubles s’écroulant et d’explosions nucléaires. Il n’est pas rare de le voir monter sur scène avec une tronçonneuse, symbole de sa volonté de « tronçonner l’Etat ». L’économiste aime à ponctuer ses discours de « Vive la liberté, putain ! » ou « Nous sommes un phénomène mondial… Je suis le roi, je suis le lion ! »
Cet admirateur affirmé de l’ancien président américain Donald Trump a fait campagne sur la promesse de « mettre fin à la caste politique qui parasite l’Argentine ». Grâce à son caractère anticonformiste, Javier Milei a réussi à séduire une partie de la population désabusée par la classe politique classique, notamment les jeunes. Un succès qui se traduit notamment par une forte popularité sur les réseaux sociaux : 1,5 million d’abonnés sur Tiktok et plus de 3 millions sur Instagram.
« Nous devons faire une réforme intégrale (de l’Etat, ndlr) pour redevenir la première puissance mondiale que nous étions au début du XXe siècle ». En économie, il prône de « fortes coupes de budget dans l’État, des baisses d’impôts massives, une flexibilisation du droit du travail pour favoriser la création d’emplois ». Milei fustige les politiciens, les entrepreneurs et les journalistes, qui forme une « confrérie de voleurs qui ont appauvri le pays ». S’il est élu, il dit vouloir supprimer même la Banque centrale argentine, remplacer le peso par le dollar américain et privatiser les entreprises publiques déficitaires.
Pour réduire les dépenses de l’Etat, Milei préconise de supprimer les aides sociales, ainsi que les ministères de la Santé et de l’Éducation, du Développement social et de la Condition féminine. Mais aussi de réduire les budgets de tous les ministères sauf ceux de l’Armée et de la Sécurité. Il défend également un système de bons éducatifs distribués aux parents pour que « le budget de l’éducation aille aux parents plutôt qu’au ministère ».
Sur le plan social, l’ancien député ne mâche pas non plus ses mots :
« Lorsqu’on part d’un principe moral erroné, le résultat est immonde – comment peut-on considérer comme un droit acquis le fait de pouvoir tuer d’autres êtres humains ? En tant que libéral, je crois au droit illimité à la vie d’autrui, fondé sur la défense de la vie, de la liberté et de la propriété. Je défends la vie qui commence dès la conception. »
S’il est élu, Javier Milei prévoit d’interdire l’avortement, légalisé en 2020.
Brigitte Macron soutient clairement le projet de loi sur l’euthanasie
Contrairement à des échos qui font état de sa frilosité concernant la légalisation de l’aide active à mourir, Brigitte Macron soutient clairement le projet de l’exécutif. C’est ce qu’elle a récemment assuré, les yeux dans les yeux, à un ministre qui l’a sondée sur le sujet.
« Qu’est-ce que tu penses, toi, de ce projet sur la fin de vie ? – C’est très bien : il faut y aller ! »
“Je veux encore le croire” signifie : “je refuse de voir”
Charles Péguy écrivait :
Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit
Et ce n’est pas donné à tout le monde. Interrogé sur Radio J sur la compatibilité entre l’islam et la France, Alain Juppé, surnommé Ali Juppé, déclare :
« Est-ce qu’il y a une forme d’islam qui est compatible avec la République ? Je veux encore le croire. Parce que si la réponse est non à cette question, cela veut dire qu’il y a 4 à 5 millions de Français musulmans qui n’ont pas la place chez nous. ET on ne peut pas l’accepter. Cest aux musulmans de dire : nous, nous sommes prêts à respecter la laïcité. Crest la liberté d’expression, de religion, de pratiquer sa religion ou de ne pas la pratiquer. Mais en même temps cela veut dire que la religion n’impose pas sa loi dans la sphère publique »
Cette formule définit ce que font nos politiques depuis des décennies : mettre la tête dans le sable, refuser le réel et se caler sur ce qu’ils ont envie de croire. Dire : “J’ai envie de le croire”, c’est dire : je refuse de poser sérieusement la question.
« Est-ce qu’il y a une forme d’islam qui est compatible avec la République ? Je veux encore le croire. Parce que si la réponse est non à cette question, cela veut dire qu’il y a 4 à 5 millions de Français musulmans qui n’ont pas la place chez nous. ET on ne peut pas l’accepter.… pic.twitter.com/8zk3lZdNFV
— Haziza Frédéric (@frhaz) October 22, 2023
Livre Noir a infiltré Utopia 56, l’asso pro-migrants
Livre Noir a infiltré Utopia 56 pendant 2 mois. Une journaliste révèle dans une vidéo d’une dizaine de minutes le fonctionnement de cette association pro-migrants et son recours à la fraude :
« On va tout faire pour vous faire reconnaître mineur, même si vous ne l’êtes pas »
« Pour un migrant, un acte de naissance pour attester qu’il est mineur coûte 10€ à Barbès »
« Les mineurs non accompagnés dont s’occupe UTOPIA 56 ne sont en réalité pas mineurs. L’association utilise les migrants à des fins politiques »
« Lors de mon infiltration à UTOPIA 56, je n’ai vu qu’une seule femme migrante »
« Il ne faut pas donner nos numéros de téléphone aux migrants car on risquerait de recevoir d’incessantes demandes en mariage »
« Des migrants ont expliqué que dans leur pays d’origine, la télévision vendait la France comme le pays des aides »
L’association prive les migrants de logements le soir des manifs pour être sûrs qu’ils se rendent sur place avec les pancartes fabriquées pour eux


