Rome recadre l’épiscopat allemand
Le cardinal Parolin puis le pape ont chacun écrit une lettre dénonçant les propositions du chemin synodal de l’épiscopat allemand.
Dans une lettre envoyée le 10 novembre 2023 à des laïques allemandes et publiée par le quotidien Die Welt le 21 novembre, le pape critique la mise en place récente d’un « comité synodal » par les évêques allemands.
Ces quatre Allemandes, anciennes déléguées du Synode en Allemagne, avaient adressé début novembre une lettre au Saint Père pour lui faire part de leurs doutes et de leurs craintes quant aux résultats du processus synodal allemand conclu ces derniers mois.Le pape François leur répond:
« des parties de cette Église locale continuent de menacer de s’éloigner de plus en plus du chemin commun de l’Église universelle« .
Cette lettre s’adresse à
- la théologienne morale Katharina Westerhorstmann,
- la théologienne Marianne Schlosser,
- la philosophe Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz
- la publiciste Dorothea Schmidt.
Les quatre anciennes déléguées du Synodale Weg sont particulièrement préoccupées par l’idée de créer un comité synodal «visant à préparer la mise en place d’un conseil d’orientation et de décision». François dans sa lettre, souligne qu’un tel organe
sous la forme décrite dans le texte de décision, ne peut être harmonisé avec la structure sacramentelle de l’Église catholique.
Il rappelle ensuite que sa constitution
a été interdite par le Saint-Siège dans une lettre datée du 16 janvier 2023, que j’ai approuvée sous une forme spécifique.
Le courrier envoyé par le pape rappelle également sa Lettre au peuple de Dieu sur le chemin synodal en Allemagne, publiée le 29 juin 2019. Dans ce document d’une dizaine de pages divisées en treize points, l’évêque de Rome appelait les responsables de l’Église en Allemagne à être sur la bonne voie, celle de l’Évangile, sans transcender les dérives fonctionnalistes, ou le réductionnisme idéologique.
Rappelant son document, le Pape écrit dans sa lettre aux quatre femmes allemandes:
Au lieu de chercher le « salut » dans des comités toujours nouveaux et, avec une certaine autoréférentialité, de discuter toujours des mêmes questions, j’ai voulu, dans ma Lettre au peuple de Dieu qui est en chemin en Allemagne, rappeler la nécessité de la prière, de la pénitence et de l’adoration et inviter à s’ouvrir et à aller à la rencontre de nos frères et sœurs, en particulier de ceux qui sont abandonnés sur le seuil de nos églises, dans les rues, dans les prisons et les hôpitaux, sur les places et dans les villes». «J’en suis convaincu: c’est là que le Seigneur nous montrera le chemin.
Par ailleurs, le cardinal Parolin, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a informé par écrit les évêques allemands que l’ordination des femmes et les changements dans l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité ne peuvent pas être des sujets de discussion. Cette lettre, datée du 23 octobre, rappelle aux évêques les conséquences disciplinaires potentielles pour toute personne défiant l’enseignement de l’Église.
Adressée à Beate Gilles, secrétaire générale de la Conférence épiscopale allemande, la lettre a été communiquée à tous les évêques diocésains allemands. La lettre a été publiée dans son intégralité le 25 novembre par le journal Tagespost.
Les évêques allemands et les représentants de la Curie romaine se sont rencontrés au Vatican en juillet pour discuter de la voie synodale allemande. Ces discussions se poursuivront en janvier, avril et juillet 2024. Ils devraient porter sur l’ecclésiologie, l’anthropologie, la morale et la liturgie, ainsi que sur les textes de la Voie synodale. La lettre du Vatican rappelle aux évêques allemands le Synode sur la synodalité en cours à Rome :
“En considérant le déroulement de la Voie synodale allemande jusqu’à présent, il faut d’abord se rendre compte qu’une Voie synodale universelle est en train de se dérouler, convoquée par le Saint-Père”.
La lettre souligne qu’il est
“donc nécessaire de respecter ce chemin de l’Église universelle et d’éviter l’impression que des initiatives parallèles sont en cours, indifférentes à l’effort de ‘cheminer ensemble'”.
À la lumière de la décision de la Voie synodale allemande de promouvoir l’ordination des femmes, la lettre rappelle aux évêques allemands que le pape François a réaffirmé à plusieurs reprises et “expressément” ce que saint Jean-Paul II a écrit dans Ordinatio Sacerdotalis, à savoir que l’Église n’a
“aucune autorité pour conférer l’ordination sacerdotale à des femmes”.
Tout en citant le pape François sur l’importance de reconnaître le rôle et la dignité des femmes – étant donné qu'”une femme, Marie, est plus importante que les évêques”, comme l’a dit le pape dans Evangelii Gaudium – la lettre a également mis en garde contre les “conséquences disciplinaires” pour ceux qui contreviennent à la doctrine, y compris l’excommunication potentielle pour “avoir tenté d’ordonner une femme”.
En ce qui concerne l’enseignement de l’Église sur les actes homosexuels, la lettre de Mgr Parolin aux évêques allemands indique qu’il s’agit d’une
“autre question sur laquelle une Église locale n’a pas la possibilité d’adopter un point de vue différent”.
“Car même si l’on reconnaît que, d’un point de vue subjectif, il peut y avoir divers facteurs qui nous invitent à ne pas juger les gens, cela ne change en rien l’évaluation de la moralité objective de ces actes.
La note du Vatican fait également référence à la lettre adressée en 2019 par le pape François aux catholiques d’Allemagne. Dans cette lettre, le pape mettait en garde contre
“le grand péché de la mondanité et de l’esprit mondain anti-évangélique”.
En janvier, le pape François a été plus explicite, décriant la voie synodale allemande comme “élitiste” et “ni utile ni sérieuse”.
L’assassin
Son nom a fini par sortir et comme prévu il n’a pas vraiment de consonance française : Chaïd Akabli, l’assassin de Thomas à Crépol. Connu défavorablement des services de police.
Ce matin avaient lieu les obsèques de Thomas. Qu’il repose en paix. Mais il n’y a aucune raison valable pour que ses assassins restent en paix :
Crépol : « ces sauvages » doivent être « mis à l’écart de notre société », lance le grand-père de Thomas lors de ses obsèques https://t.co/Rm2s1Dhplu pic.twitter.com/m25YXwVbvD
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 24, 2023
L’appel des parents du petit Emile
À l’occasion du 3e anniversaire de leur fils, ce 24 novembre, ses parents lancent sur Famille chrétienne un appel audio dans l’espoir de retrouver leur fils.
La mairie de Vitrolles aurait censuré Valeurs Actuelles
L’hebdomadaire a osé publier une enquête peu reluisante sur la gestion municipale :
Loïc Gachon aurait-il un problème avec la contradiction ? Le maire socialiste de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) n’a en tout cas pas apprécié notre enquête sur son accablante gestion municipale, entre conflits d’intérêts, entrisme islamiste et harcèlement sexuel, publiée dans notre édition de la semaine dernière (n° 4538). De Vitrolles à Marignane en passant par Rognac, aucun numéro de Valeurs actuelles n’était disponible dans les kiosques le jour de sa parution.
« Ce matin, quelqu’un est venu en acheter cinq d’un coup », témoignait un kiosquier. Selon nos informations, la manœuvre est à imputer à la Mairie de Vitrolles, où une « réunion de crise » s’est tenue dans la foulée pour savoir comment réagir à notre article. Pas de la meilleure des façons visiblement.
« Nous sommes une jeunesse condamnés à l’héroïsme » : Témoignage d’Henri d’Anselme à la soirée des Éveilleurs
Témoignage exceptionnel à Paris d’Henri d’Anselme sur son acte héroïque lors de l’attentat d’Annecy le 8 juin 2023, et sur son tour des Cathédrales de France :
Assassins de Crépol : pas un seul n’a un nom à consonance française
Petite lâcheté mesquine du gouvernement, qui ne sert pas à grand chose puisque tout le monde (sauf BFM) sait qu’il s’agit encore de la racaille issue de l’immigration :
La ville de Nantes impose dans l’espace public une mère Noël féministe en jogging
Eric Picard, chroniqueur sur RCF des Pays de la Loire, également professeur d’histoire à l’ICES et animateur de l’émission “Le génie du christianisme” sur Radio Note Dame, réagit à la décision de la municipalité de Nantes d’installer des illuminations de Noël d’un genre nouveau et félicite, non sans humour et ironie grinçante, la maire de Nantes Johanna Rolland pour son admirable profession de foi catholique.
L’abbé Pagès à Reconquête : “La Franc-maçonnerie partage avec l’islam une haine viscérale de l’Eglise”
Eric Zemmour a récemment publié une tribune dans le JDD pour affirmer que l’islam n’est pas compatible avec la France. Suite à cela, Chems-Eddine Mohamed Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a répondu dans Le Parisien : “l’islam n’est pas incompatible avec la République”. Eric Zemmour a surenchérit sur X :
Alors pour commencer, il faut rappeler qui il est : financé par le gouvernement de l’Algérie, soumis aux Frères musulmans, il a néanmoins ses entrées au sein du gouvernement français et dans les médias. Il y a trois semaines, ce monsieur a tellement choqué ses fidèles quand il a dit « il est anormal qu’un musulman soit antisémite » qu’il a été obligé de produire un communiqué dans lequel il expliquait (en arabe) qu’il fallait savoir parler « aux Européens », qu’il y a certaines choses qu’il ne pouvait pas dire… Il continue en leur assurant qu’il n’a jamais qualifié le Hamas de terroriste et que son objectif est de « changer les choses en profondeur en Europe » ; « d’agir sur les politiques des gouvernements européens ». Dans ce communiqué, il écrit « ils » pour désigner « les Européens » et « nous » pour désigner les musulmans. Il conclut par un gage de sincérité avec un rappel de son attachement au combat du FLN contre la France… Et l’on apprend dans cette même interview qu’Emmanuel Macron demande justement à cet imam d’aller s’exprimer devant les élèves des lycées avec l’appui d’Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois et bâtisseur de mosquées patenté. Autant carrément laisser le sujet à Tariq Ramadan !
Par ailleurs, Reconquête a invité l’abbé Pagès à venir parler de l’islam, ce qui a donné des sueurs froides aux islamophiles de La Croix comme de Libé. La rencontre aurait été annulée, mais son intervention est disponible en ligne. Extrait :
Je vous remercie de m’avoir invité à vous adresser un mot au sujet de l’islamisation de la France, vous qui percevez le malheur qu’elle représente, et désirez œuvrer à la reconquête de notre pays, à la suite de notre ami Éric Zemmour. À ce fléau qui s’abat sur l’Occident apostat et décadent, vous en désignez un plus récent : le wokisme, qui, comme l’islam, fait croire à ses partisans qu’ils sont meilleurs que ceux qu’ils condamnent, et parce qu’ils les condamnent, autant de germes de guerre civile en fermentation. Pour Allah, « juifs et chrétiens ne sont qu’impureté (Coran 9.28) », comme l’est pour le wokisme l’homme blanc chrétien, ayant le malheur de plus de ne pas être homosexuel, ou quelque chose du genre. Est-il possible d’espérer ce que nous désirons tous : une société pacifiée où les gens vivent heureux de s’aimer ? Quelle est la base commune permettant de rassembler les uns et les autres, sinon l’obéissance au commandement de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés. (Jn 13.34) »? A quelle condition, à quelle conversion chacun est-il appelé pour faire advenir cette société espérée ? J’ai bien conscience du décalage que pose ma problématique avec ce qui tient lieu aujourd’hui de culture générale, mais l’ampleur de ce décalage ne fait que manifester à mes yeux la distance séparant les graves problèmes que nous évoquons de leurs réelles solutions … J’esquisse donc à ce sujet quelques éléments de réponse au moment où Emmanuel Macron vient de louer la franc-maçonnerie pour la Révolution et les abominables lois qu’elle a concoctées, faisant de l’être humain un matériau du grand-œuvre qu’est la société, et dont les franc-maçons se veulent les maîtres d’œuvre, mais aussi, alors que le Saint-Siège vient de rappeler l’incompatibilité de la double appartenance à la franc-maçonnerie et à l’Église. Ce concours de circonstances me paraît providentiellement indiquer dans quelle direction commencer notre recherche …
Nul doute que la Révolution, qui a détruit l’Ancien Régime et continue à pervertir la conscience du plus grand nombre de nos concitoyens, est un esprit de révolte qui dresse les gens les uns contre les autres, au nom de leurs différences, présentées comme autant d’injustices. Cette lutte contre les injustices souffre de confusions : dans l’ordre naturel elles ne sont plus perçues, précisément, comme « naturelles », nécessaires, conditions d’échanges et de dons, d’enrichissements et de joies, et dans l’ordre de la pensée, et donc de la vérité, les contradictions sont assimilées à des différences d’ordre naturel ! D’où la folle entreprise de nier l’existence de la Vérité pour supprimer les contradictions et lui préférer l’opinion, celle donc du plus fort, du plus rusé. Le relativisme prêché par la franc-maçonnerie conduit par exemple à considérer que l’islam est une religion comme une autre, alors qu’elle en est l’antithèse, aussi vrai qu’elle ne relie ni à Dieu ni aux autres, mais au contraire, appelle à les haïr : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous soyez musulmans ! (Coran 60.4) » La Vérité est devenue chez nous coupable de discrimination, d’impérialisme, d’européocentrisme … Or, rejeter la vérité conduit à des contradictions intenables, aussi vrai que les partisans de l’islam et du wokisme sont convaincus d’être dans la vérité ! La question de la vérité est donc toujours centrale, même si les grands prêtres de la société continuent à pousser les masses à réclamer la grâce de l’assassin Barabbas pour faire condamner l’innocent Jésus, qui, seul dans toute l’histoire de l’humanité, a osé dire : «Je suis LA vérité (Jn 14.6)» … Le choix à son sujet est décisif. C’est ce que je voudrais montrer.
Ce n’est un secret pour personne que la Franc-maçonnerie partage avec l’islam une haine viscérale de l’Eglise
Argentine : derrière la victoire de Javier Milei, une vice-présidente catholique
À la suite de l’élection présidentielle argentine du dimanche 19 novembre, remportée par Javier Milei, la nouvelle vice-présidente a été critiquée par les médias.
Victoria Villarruel, 48 ans, a été décrite par la presse argentine comme un membre d’une “faction catholique marginale et ultraconservatrice” et comme quelqu’un qui s’adonne à des “rituels secrets”. Sic. Que fait-elle donc de grave ? Elle fréquente une chapelle de la Fraternité Saint-Pie X dans le centre de Buenos Aires.
Présidente honoraire de la Tridentine Foundation for Classical Values (Fondation tridentine pour les valeurs classiques), une organisation qui promeut notamment l’étude du grec et du latin ainsi que le “renforcement des valeurs et des vertus” dans l’éducation et la défense de l’unité familiale traditionnelle et de la vie dès le moment de la conception.
Elle a également été critiquée pour son opposition à l’avortement et au mariage homosexuel.
Depuis son élection, Javier Milei, qui avait critiqué et insulté le pape, s’est entretenu avec le souverain pontife au téléphone, sans que l’on sache qui a pris l’initiative de l’appel. Un communiqué de la présidence signale en effet :
“Nous sommes heureux d’annoncer que Sa Sainteté, le pape François, a parlé avec notre futur président pour le féliciter et lui exprimer ses vœux d’unité et de progrès pour notre pays”.
Membre de la Chambre des députés argentine depuis 2021, Victoria Villarruel est née en 1975, d’un père militaire. Elle est la fondatrice du CELTYV, le Centre d’études légales sur le terrorisme et ses victimes, qui étudie les crimes des organisations qui combattaient la dictature militaire. Villarruel a donné des conférences sur les droits de l’homme et les victimes du terrorisme dans de nombreux pays à travers le monde, notamment aux États-Unis, en Norvège, en Espagne, en Italie, en France, en Colombie, en Uruguay, au Pérou et au Mexique. Elle a dénoncé les crimes des organisations marxistes, ce qui lui a valu de recevoir de nombreuses menaces.
En 2020, Victoria Villarruel signe la Charte de Madrid, un document rédigé par le parti espagnol Vox, qui décrit les organisations de gauche, tels que le Forum de São Paulo et le Groupe de Puebla, comme des ennemis de l’Ibéro-Amérique et les accuse de mener un « projet criminel sous l’égide du régime cubain » visant à déstabiliser les démocraties libérales et l’État de droit. Victoria Villarruel s’est montré très critique à l’égard des présidences de Néstor Kirchner et de son épouse, affirmant qu’ils défendaient les terroristes de gauche.
Elle est en désaccord avec Javier Milei sur la légalisation du commerce d’organes.
“Marche blanche irlandaise” suite à une attaque d’enfants, au couteau, par un Algérien
Des incidents ont éclaté jeudi soir à Dublin et une voiture de police a été incendiée non loin du lieu d’une attaque au couteau qui a fait cinq blessés dont trois enfants. Des pancartes «Irish Lives Matter» et des drapeaux irlandais ont été brandis par des centaines de manifestants lors de ces heurts qui ont éclaté dans ce quartier où vit notamment une population immigrée. La foule s’est aussi montrée hostile envers «les médias mainstream».
Les Irlandais ne comptent pas en rester là :
Nous les voyons organiser une marche blanche :
Irlande : La situation commence a être incontrôlable dans le centre ville de Dublin apres l’annonce de la nationalité Algérienne de assaillant ayant poignardé des femmes et des enfants aujourd’hui.
Les Irlandais révoltés plus que jamais contre les responsables politiques pic.twitter.com/Gu7WbJ8Odp— Réalité Actuelle (@ReaActuelle) November 23, 2023
Ici, ils allument des bougies :
Irlande : Les Irlandais envoient un message très clair aux hommes politiques.
Migrants, dehors ! pic.twitter.com/1J6q1abkVV— Réalité Actuelle (@ReaActuelle) November 23, 2023
Et là d’autres bougies :
Dublin : un centre pour migrants incendié après l’attaque contre les enfantspic.twitter.com/cwiAed0DSl
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 23, 2023
Là, on ne voit pas bien, mais ils déposent des fleurs et des ours en peluche “contre la haine” :
Irlande : Des affrontements éclatent dans le centre de Dublin entre forces de l’ordre et patriotes après l’attaque au couteau d’une école par un Algérien.
La cocotte minute vient d’exploser ! pic.twitter.com/sGeYblvWqr— Réalité Actuelle (@ReaActuelle) November 23, 2023
La remigration à la petite cuillère
Chaque jour ou presque, le ministre Darmanin se vante sur Twitter de l’expulsion d’un ou deux étrangers, parfois trois, généralement coupables de violences. Exemples :
👉T.B.M., 24 ans, connu des services de police pour violence sur personne dépositaire de l’autorité publique. Placé au centre de rétention administrative de Oissel, il a été renvoyé dans son pays d’origine hier.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) November 23, 2023
👉G.R., 27 ans, connu des services de police pour port d’arme prohibé, recel de vol et conduite sans permis sous l’emprise de stupéfiants. Placé au centre de rétention administrative de Lyon, il a été renvoyé dans son pays d’origine hier. https://t.co/R8TaD9iNDy
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) November 22, 2023
👉H.E.M., 41 ans, connu des services de police pour menaces de mort et outrages. Placé au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, il a été renvoyé dans son pays d’origine hier.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) November 22, 2023
Les bonnes poires pourront ainsi penser que Gérald montre ses muscles et qu’il nous débarrasse enfin de ces racailles qui nous pourrissent la vie.
A ceci près qu’on apprend en même temps, comme dirait l’autre, qu’il y a des centaines de milliers de sans-papiers, déboutés de leur demande d’asile, restent tout de même en France, espérant être un jour régularisés. La France compte aujourd’hui entre 600 000 et 900 000 clandestins, selon le ministre de l’Intérieur.
En dix ans, sans compter les années de la crise sanitaire de 2020 et 2021, le nombre de demandeurs d’asile a augmenté progressivement pour doubler entre 2013 et 2022, passant de 66 000 demandeurs à plus de 130 000 par an.
Parmi les 134 000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) signifiées en 2022, seulement 6,9 % ont été exécutées.
2023 a atteint un nouveau record avec 150 000 demandeurs d’asile.
Le ministre devrait tweeter chaque jour : aujourd’hui, un avion a renvoyé 250 immigrés en situation irrégulière.
Profanation en Espagne : la CEDH va rendre son jugement dans “l’affaire des hosties”
La CEDH rendra son jugement dans “l’affaire des hosties” le jeudi 30 novembre, après une procédure qui a duré plus de cinq ans. L’European Centre for Law and Justice (ECLJ) est intervenu au nom de la Conférence épiscopale espagnole. L’ECLJ a déposé ses observations écrites le 30 juin 2020. Cette affaire, surnommée l’ « affaire des hosties », met en cause le sacrilège le plus extrême jamais porté devant les juges de Strasbourg.
Les faits
L’État espagnol est attaqué par une association chrétienne pour avoir soutenu une performance artistique attaquant les catholiques. Cette performance de process art comporte plusieurs volets :
- le vol de 242 hosties consacrées par le performer, au cours de messes dans plusieurs paroisses de l’archidiocèse de Pampelune et Tudela (Espagne) ;
- la disposition de ces hosties sur le sol afin d’écrire le mot « pederastia», sous prétexte de dénoncer la pédophilie de prêtres ;
- des photographies du performer posant nu à côté des hosties, avec des ailes noires sur le dos, en référence à un démon ;
- l’exposition de 12 des hosties consacrées ainsi que des photographies, dans plusieurs villes et à plusieurs reprises ; en particulier, à Pampelune, l’exposition était intitulée « Amen » et a eu lieu dans une église désacralisée, y compris sur l’autel (20/11/2015 – 17/01/2016) ; cette ancienne église est aujourd’hui la plus grande salle d’exposition de la ville de Pampelune et a été mis gratuitement à disposition du performer par la municipalité ;
- la diffusion sur le site internet et le compte Twitter du performer de photographies d’évêques, de prêtres et de croyants, offensés par l’exposition, accompagnées de commentaires moqueurs et hostiles ;
- le vol d’hosties consacrées supplémentaires par des admirateurs du performerau cours de messes, avec le soutien de celui-ci ;
- la vente pour 285 000 euros des photos, qui sont toujours utilisées pour diverses expositions en Espagne.
La procédure en Espagne
L’archidiocèse de Pampelune et Tudela et l’Asociación de Abogados Cristianos ont tous deux porté plainte contre l’exposition. Les juridictions espagnoles ont rejeté ces plaintes.
La plainte déposée par l’Asociación de Abogados Cristianos a été rejetée par le tribunal de Pampelune le 18 novembre 2016. L’appel contre ce jugement devant le tribunal provincial de Navarre a également été rejeté par une décision du 28 avril 2017. L’association a de nouveau fait appel devant la Cour constitutionnelle d’Espagne, qui a pris une décision d’irrecevabilité le 7 novembre 2017.
Les parties à la CEDH
L’Asociación de Abogados Cristianos a introduit une requête contre l’Espagne auprès de la CEDH le 26 avril 2018. L’association requérante invoque une violation du droit à la liberté de religion, protégée par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Deux parties s’opposent donc aujourd’hui devant les juges européens :
- L’Espagne, dont le gouvernement actuel (Sánchez II) est issu d’une coalition entre le Parti socialiste et Unidas Podemos. Cette affaire sera jugée dans un contexte de déchristianisation du pays par le gouvernement : reprise à l’Église catholique de certains de ses lieux de culte, suppression de l’obligation pour les écoles de proposer un enseignement religieux catholique, démolitions de croix dans l’espace public, changement de noms de rues qui font référence à des personnes ou des croyances religieuses, interruptions illégitimes de messes publiques… [Lire les observations de l’Espagne]
- L’Asociación de Abogados Cristianos qui agit sur tous ces sujets en justice, afin de s’opposer aux actes d’hostilités antichrétiens de la part d’institutions publiques espagnoles [Lire les arguments des requérants].
L’ECLJ a sensibilisé plusieurs organisations européennes sur cette affaire, dont certaines ont décidé de demander à la Cour d’intervenir en amicus curiae. De manière rare, huit tiers-intervenants ont été autorisés par la Cour à déposer des observations écrites :
- le Gouvernement de la république de Pologne [Lire les observations de la Pologne] ;
- le European Centre for Law and Justice (ECLJ) et la Conférence épiscopale espagnole, conjointement [Lire nos observations] ;
- la Conférence épiscopale slovaque [Lire les observations des évêques slovaques] ;
- l’Institut Ordo Iuris pour la culture juridique (Pologne) [Lire les observations d’Ordo Iuris] ;
- l’Unione giuristi cattolici italiani (Italie) [Lire les observations de l’UGCI] ;
- l’Observatory on Intolerance and Discrimination against Christian in Europe [Lire les observations de l’OIDCE] ;
- l’Observatoire de la Christianophobie (France) [Lire les observations de l’Observatoire de la Christianophobie] ;
- l’Observatorio para la libertad religiosa y de conciencia (Espagne) [Lire les observations de l’Observatoire espagnol].
LES ARGUMENTS DE L’ECLJ
Dans ses observations, l’ECLJ a démontré que le droit à la liberté de religion a été violé par l’État espagnol, qui n’a pas honoré ses obligations positives et négatives en vertu de l’article 9 de la Convention européenne.
I. Une violation des obligations positives de l’État en vertu de l’article 9
L’État a l’obligation positive d’assurer aux croyants « la paisible jouissance du droit garanti par l’article 9 »[1]. Dans ce but, la Cour a déjà considéré « qu’« en principe on peut juger nécessaire de sanctionner des attaques injurieuses contre des objets de vénération religieuse »[2]. En effet, « la manière dont les croyances et doctrines religieuses font l’objet d’une opposition ou d’une dénégation est une question qui peut engager la responsabilité de l’État »[3].
Or, les juridictions internes ont choisi de ne pas sanctionner la performanceartistique en cause. Ce choix est contestable pour plusieurs raisons :
- Une sanction était prévue par des dispositions du Code pénal espagnol sanctionnant l’offense aux sentiments religieux et le dénigrement public de dogmes, croyances, rites et cérémonies[4]. La loi espagnole n’a donc pas été appliquée.
- L’attaque était particulièrement extrême, du fait de l’importance de l’Eucharistie dans la foi catholique, du caractère massif de la profanation, de la mise en scène dans une ancienne église, et des railleries contre des croyants.
- La démarche du performer était volontairement et gratuitement offensante envers les croyants, sans aucune contribution à un débat d’intérêt général. Le performer n’a donc pas respecté les « devoirs et responsabilités » indissociables du droit à la liberté d’expression (art. 10 de la Convention européenne).
- La démarche du performer a provoqué la commission d’autres profanations et de nombreux messages antichrétiens, alimentant ainsi l’hostilité sociale contre les catholiques.
- Le performer aurait pu choisir une expression artistique moins blessante, tout en arrivant au même résultat, par exemple en utilisant des hosties non consacrées ou en ne ciblant pas individuellement des croyants.
L’ECLJ a par ailleurs rappelé dans ses observations les normes de droit international à la lumière desquelles la CEDH interprète les droits de l’homme. En particulier, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 oblige les États à interdire par la loi « tout appel à la haine (…) religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence » (art. 20). De plus, les Nations unies ont déjà condamné à plusieurs reprises la « christianophobie », aux côtés de l’ « antisémitisme » et de l’ « islamophobie »[5]. En revanche, alors que la CEDH a déjà condamné l’ « antisémitisme » et l’ « islamophobie » dans sa jurisprudence, elle n’a jamais utilisé de classification similaire pour les actes antichrétiens. Cette affaire pourrait en être l’occasion.
En ne sanctionnant pas le performer, l’État espagnol a donc violé son obligation positive de protéger le droit à la liberté de religion des catholiques. Cette protection exige a minima une interdiction de l’appel à la haine à leur encontre.
II. Une violation des obligations négatives de l’État en vertu de l’article 9
L’État a également une obligation négative de ne pas s’ingérer arbitrairement dans le droit à la liberté de religion des croyants[6]. Toute ingérence d’une autorité publique doit être prévue par la loi, avoir un objectif légitime, et être nécessaire pour atteindre cet objectif (Art. 9 § 2 de la Convention européenne). En outre, l’État doit respecter, en matière religieuse, un rôle d’ « organisateur neutre et impartial de l’exercice des diverses religions, cultes et croyances »[7]. Ce « devoir de neutralité et d’impartialité de l’État est incompatible avec un quelconque pouvoir d’appréciation de la part de celui-ci quant à la légitimité des croyances religieuses ou des modalités d’expression de celles-ci »[8]. Ces limites à l’action de l’État s’appliquent également à toute autorité publique.
Il ne fait aucun doute que les autorités publiques espagnoles ont dans cette affaire outrepassé leur rôle. En particulier :
- La municipalité de Pampelune a apporté un soutien de poids à l’exposition « Amen », en mettant gratuitement à disposition du performer le plus grand espace d’exposition de la ville. La municipalité a également décidé que l’accès à l’exposition serait gratuit pour tous les visiteurs. Elle a financé les frais de réalisation de l’exposition (impression des photographies, montage de l’exposition, coûts de production correspondant notamment à des cadres, de la terre et l’impression de textes) ainsi que les frais d’organisation (conservateur, gardiens).
- Le choix du lieu par la municipalité a contribué à la gravité de l’attaque contre les chrétiens. En effet, l’exposition a eu lieu dans le Monumento de los caidos, une ancienne église que le performer a utilisé pour une mise en scène aggravant son sacrilège. L’archidiocèse de Pampelune et Tudela avait donné cette église à la ville en 1997, avec comme condition qu’elle serait utilisée pour des objectifs culturels. En mettant l’église à disposition du performer, la municipalité de Pampelune lui a permis d’avoir un lieu avec une dimension sacrée, dont il s’est servi autant pour la promotion de l’exposition (photos de peintures sacrées) que pour l’exposition elle-même (utilisation de l’autel).
- La municipalité de Pampelune a assuré la promotion de l’exposition. En particulier, elle en a assumé tous les frais, alors même que ce n’est pas la municipalité mais l’artiste lui-même qui a bénéficié de la vente de photos après l’exposition (285 000 euros). La promotion de l’exposition par la municipalité a été réalisée par des supports valorisant une performance « politique et subversive », sans aucune mention d’un autre objectif (comme celui, légitime, de dénoncer la pédophilie).
- Le juge Fermin Otamendi du tribunal de Pampelune a défini les hosties consacrées en fonction des ses convictions personnelles et de son mépris pour le christianisme. D’après lui, les hosties, qu’elles soient consacrées ou non, sont de « petits objets ronds et blancs », que le performer aurait traités « de façon confidentielle, sans que l’on puisse qualifier son comportement d’irrespectueux, d’offensant ou d’irrévérencieux ». Le tribunal de Pampelune a violé ses obligations de neutralité en fondant son jugement sur sa propre (in)croyance religieuse.
Ces ingérences d’autorités publiques espagnoles dans le droit à la liberté de religion des catholiques n’étaient évidemment pas prévues par la loi et n’avaient aucun objectif légitime. Elles ont justifié et amplifié l’offense gratuite du performer contre les catholiques. Elles ont aussi généré des offenses supplémentaires, qui n’auraient sinon pas eu lieu, sans respect de leur devoir de neutralité et d’impartialité.
Conclusion
Pour toutes ces raisons, l’ECLJ estime que l’Espagne a violé ses obligations au titre de la Convention. Si la Cour ne sanctionnait pas l’Espagne, alors les chrétiens seraient dépourvus de protection, et toutes les attaques symboliques à leur encontre seraient possibles.
N.B. : L’ECLJ est déjà intervenu dans de nombreuses affaires relatives à la liberté d’expression en matière religieuse, pour défendre avec constance une position équilibrée. L’ECLJ est attaché au débat fondé sur la raison, qu’il soit politique ou scientifique, et à la liberté de critiquer les religions. En revanche, il n’y a pas lieu d’ériger le blasphème et la vulgarité en droit de l’homme. Il n’existe pas de droit au blasphème, mais un droit à la liberté d’expression qui comporte des responsabilités et des limites. Seule doit être restreinte la diffusion d’obscénités gratuitement offensantes ainsi que de propos incitant à la violence immédiate. L’obscénité et l’incitation à la violence doivent pouvoir être censurées, mais pas la critique.
Pour mémoire :
I-Média : Crépol, Thomas, encore un meurtre dont ils ne voulaient pas parler !
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’affaire de Crépol qui a abouti à l’assassinat sauvage de Thomas, un jeune homme de 16 ans. Le moins que l’on puisse dire c’est que la presse ne s’est pas précipitée pour s’emparer de l’affaire, en tentant de la minimiser le plus possible et en employant par exemple le terme de rixe quand tous les éléments indiquent qu’une horde de jeunes de cité est venu encercler le bal du village. Relégué au rang de fait divers par la presse, cette affaire est en fait un véritable fait de société qui dresse deux France l’une contre l’autre : la France tranquille, rurale, traditionnelle face à la France des racailles de cités sous influence ethnique.
On n’oubliera pas les pastilles de l’information et pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Sonia Devillers, journaliste notamment sur France Inter.
Éric Zemmour : « L’islam n’est compatible ni avec la République ni avec la France »
Extrait de la tribune d’Eric Zemmour publiée par le JDD :
“(…) À l’instar des chefs d’État des pays arabes qui craignent la désapprobation de leur « rue » lorsqu’ils normalisent leurs relations avec Israël, Emmanuel Macron a peur, lui aussi, de sa « rue arabe » (…)Macron sait qu’il est à la tête de deux peuples. Deux peuples qui n’arrivent plus à vivre ensemble. Deux peuples, dont l’un doit fuir sans cesse les agressions d’une fraction de plus en plus violente de l’autre, pas seulement les attentats perpétrés aux cris de « Allah Akbar », mais ce véritable djihad du quotidien que subissent les Français : insultes, coups, vols, viols, attaques au couteau, trafic de drogue, meurtres.
En posant ses valises sur le sol français, ce peuple nouveau a apporté son Dieu, ses fêtes, son imaginaire. Il a imposé ses prénoms, ses vêtements, ses aliments. Il célèbre le ramadan quand nous fêtons Noël (…) La semaine dernière, dans ce journal, même Marine Le Pen me faisait ce reproche. Selon elle, la « guerre de civilisations » n’existe pas et l’islam est « compatible avec la République ». Ben voyons ! Ses attaques auraient pu être, au mot près, celles du patron du Parti socialiste, de LR, de Renaissance ou de LFI. C’est toute la classe politique qui rabâche depuis des décennies la même litanie : l’islam n’a rien à voir avec l’islamisme ; il y a une bonne « religion de paix » et une mauvaise « idéologie politique » ; « une majorité de musulmans intégrés et pacifiques » et une « infime minorité de radicalisés ».
Je comprends donc que pour eux, si l’islam devenait majoritaire en France de manière pacifique, ils n’y trouveraient rien à redire. Moi, si. Moi, je combats non les musulmans, mais l’islamisation de la France.
Sinon, pourquoi s’offusquer des femmes voilées ou enfermées ? Pourquoi s’étonner des homosexuels insultés et molestés ? Pourquoi se plaindre des « apostats » menacés de mort ? Des femmes à qui on ne serre pas la main ? De l’absence de la majorité des musulmans pour lutter contre l’antisémitisme ? Pourquoi condamner ces imams qui prêchent la haine du Juif et du chrétien ? Ceux-là n’ont rien inventé. Tout cela, ils le tirent, non pas de cet « islamisme » dont les politiciens parlent sans cesse, mais des sourates du Coran, des hadits du prophète et de la charia. Cette charia que les trois quarts des jeunes musulmans, selon les sondages, mettent au-dessus des lois de la République…
Alors, comment faire confiance aux autres partis pour agir, quand même les représentants du Rassemblement national considèrent non seulement que l’islam est compatible avec la République, mais quand leur député inaugure des mosquées liées à Erdogan dans le Vaucluse, quand leur candidate à l’élection présidentielle pose avec des femmes voilées et ouvre son meeting à Mayotte par une prière musulmane ?
Si je dois être le seul politique à le dire, ce sera aux côtés d’esprits libres comme Boualem Sansal : l’islam n’est compatible ni avec la République ni avec la France. La République, c’est Liberté, Égalité, Fraternité ; l’islam, c’est Soumission (à Dieu), Inégalité (entre hommes et femmes, entre musulmans et infidèles) et Fraternité, mais seulement entre musulmans (…)
Je dis qu’il n’est pas trop tard. L’État doit imposer ses règles aux musulmans. Ce n’est pas aux musulmans eux-mêmes d’imaginer un « islam de France », c’est à la France de forger un islam français.
En 1808, Napoléon est parvenu à créer un judaïsme à la française : il a imposé aux Juifs de se vêtir comme les Français, de ne pas afficher de signe distinctif dans l’espace public, de s’engager dans l’armée (sans réclamer de manger cacher), d’adopter des prénoms français. De ne plus être un peuple dans le peuple, mais des citoyens français qui feraient des autres Français leurs frères et de Paris, leur nouvelle Jérusalem. C’est ce qu’ils firent.
Il faut suivre ce modèle et interdire les tenues islamiques dans l’espace public, refuser les mosquées ostentatoires, comme les commerces « islamiques » dont les devantures ne doivent plus être en arabe, cantonner le halal à la sphère domestique, interdire les Frères musulmans qui œuvrent sans relâche à l’islamisation de la France et, bien sûr, refuser les prénoms coraniques. Quand Mohammed se plaint d’être discriminé à cause de son prénom, je regrette pour ma part qu’au bout de trois générations établies en France, il s’appelle encore Mohammed.
Il ne s’agit pas d’abandonner la pratique personnelle de sa religion et encore moins sa spiritualité, mais de renoncer à islamiser notre pays. Ce n’est pas à la France de faire des accommodements raisonnables avec l’islam, mais aux musulmans de faire des accommodements raisonnables avec la France.
Certains musulmans ont déjà adopté ce modèle, sans que l’État ne leur impose rien et malgré la pression souvent vindicative de leurs coreligionnaires. Ceux-là sont exemplaires, même si la lucidité oblige à reconnaître qu’ils sont minoritaires. Nous ne devons pas seulement encourager les autres à suivre leur exemple mais imposer par la loi ces mesures qui sépareront ceux qui souhaitent s’assimiler de ceux qui ne le veulent pas. Ceux qui sont pressés de se libérer de la pression sociale islamique seront soulagés que la France fasse enfin preuve d’autorité. Et pour ceux qui préfèrent vivre à l’algérienne, prier à l’algérienne, manger à l’algérienne et imposer l’Algérie en France, ils se rendront sans doute compte qu’ils seront plus heureux en Algérie pour vivre pleinement leur identité.
L’assimilation passera par quatre piliers : en refaisant des Français par l’école et par une opposition stricte à l’islamisation de la France, en imposant la tolérance zéro en matière de délinquance, en réduisant l’assistanat et les milliards versés aux banlieues islamisées et, enfin, en cessant d’importer chaque année des centaines de milliers de musulmans. Déjà massif, le contingent musulman se referme sur lui-même à mesure qu’il s’étend. Si la nature de l’islam le rend prompt à la conquête, c’est son importance démographique qui lui en donne le moyen (…)
Les musulmans que nous avons accueillis doivent prendre conscience de cette chance. Ils doivent se souvenir pourquoi leurs parents ont quitté leur pays d’origine. Ils en avaient assez de la corruption, de la violence, de la dictature et de la pression trop forte de l’islam. Ils ne doivent pas reproduire ici ce que leurs parents ont fui. Ils doivent s’émanciper de la tutelle de leur pays d’origine. Pour qu’il n’y ait de nouveau qu’un seul peuple sur le sol de France et que la République redevienne une et indivisible.”
En Russie, la relance nécessaire de la natalité passe par un véritable questionnement sur l’avortement
Alors que le pouvoir fédéral a demandé aux régions de “trouver des solutions pour stimuler les taux de natalité”, l’idée de limiter l’avortement fait son chemin avec l’aide des courants conservateurs et orthodoxes :
Lundi 20 septembre, Gleb Nikitine, le gouverneur de la région de Nijni-Novgorod, annonçait que les députés du parlement local examineraient prochainement une loi interdisant la pratique des interruptions volontaires de grossesse dans les cliniques privées et réduisant de 12 à 8 semaines le délai dans lequel une IVG est autorisée.
Cette initiative n’a rien d’isolé. Ces derniers mois, une dizaine de régions russes ont exprimé leur volonté de restreindre l’accès à l’avortement. Certaines, comme la Mordovie ou la région de Tver, sanctionnent même dorénavant “l’incitation à l’avortement” de peines d’amendes. En Crimée ou dans la région de Koursk, les autorités locales n’ont pas pris de mesures coercitives, mais elles ont annoncé, qu’après consultation, les cliniques privées de leur ressort avaient décidé de ne plus pratiquer d’IVG.
Les établissements de santé privés sont dans le collimateur des politiques russes, de plus en plus nombreux à exprimer ouvertement leur volonté de limiter les IVG. Ils sont notamment accusés de ne pas fournir de statistiques sur le nombre d’IVG pratiquées et de ne pas respecter la “semaine de silence”, ce temps de réflexion qu’impose la loi russe à toute femme voulant avorter. Le vice-président de la Douma, Piotr Tolstoï proposait récemment de “réduire cet espace légal dévolu aux meurtres d’enfants” en limitant les avortements aux seuls hôpitaux publics. Une proposition de loi en ce sens pourrait bientôt être examinée à la Douma, permettant d’étendre à toute la Russie cette mesure (…). Le gouverneur-adjoint de Koursk, Andreï Belostosky, a reconnu que Moscou avait demandé aux pouvoirs régionaux de “trouver des solutions pour stimuler les taux de natalité”.
La crise démographique que connaît la Russie est le principal argument des partisans de la limitation des avortements. Le nombre de naissances est revenu au niveau de 1945. Le pays, qui compte 145 millions d’habitants pourrait n’en avoir plus que 120 en 2050, selon les projections des Nations unies. Piotr Tosltoï assène que les mesures qu’il propose pourraient “augmenter la natalité d’au moins 200 000 enfants par an” (…)
Certains députés conservateurs tentent malgré tout de saisir l’occasion pour faire avancer d’autres propositions comme celle qui consisterait à reconnaître l’existence de l’enfant avant sa naissance. “Ces questions ont toujours été au centre des préoccupations de l’Église orthodoxe et des mouvements patriarcaux, décrypte Sofia Roussova, mais aujourd’hui, elles trouvent une tribune même dans les forces politiques qui étaient neutres sur la question.” L’URSS avait pourtant été le premier état à légaliser l’avortement en 1920.
Pour l’instant, la législation russe reste plutôt libérale. L’avortement peut être pratiqué jusqu’à la 12e semaine de grossesse (14 en France). Mais la possibilité de pratiquer une IVG jusqu’à la 22e semaine pour des raisons médicales ou sociales a été progressivement restreinte ces dernières années pour n’être plus autorisée qu’en cas de viol aujourd’hui. Par ailleurs, la “pilule du lendemain” ne sera plus disponible que sur ordonnance l’année prochaine, alors qu’elle était en vente libre jusque-là (…)
VIA dénonce les dégradations sur les locaux des AFC à Lyon
Les représentants rhodaniens du parti conservateur fondé par Christine Boutin en 2001 se disent inquiets “de la montée de la violence des groupes antifa“. Par la voix de son président, Pierre Tixier, VIA déplore des “dégradations de la devanture du local” de la fédération des Associations Familiales Catholiques du Rhône, rue des Remparts d’Ainay dans le 2e arrondissement de Lyon. En cause, un large tag “Lyon Antifa” sur les vitres, peint à la peinture rouge. Une revendication accompagnée d’un logo anarchiste.
“Pourquoi attaquer des œuvres qui aident tout le monde, sans bruit, sans poser de conditions ? Pourquoi vouloir agresser, abimer, museler des œuvres qui tissent du lien social ? Qui travaillent à l’entraide et au soutien des familles ? Ceci n’a aucun sens, sauf si la raison de ce vandalisme est que cette association est catholique !”, s’offusque le parti.
Par ailleurs dans sa lettre, VIA interpelle “solennellement Madame le préfet afin qu’elle use de tous les moyens que sa mission met à sa disposition pour rechercher et punir les auteurs de ces faits, car notre civilisation est judéo-chrétienne dans ses racines, et que s’en prendre aux Juifs, ou aux Chrétiens, c’est s’en prendre aux valeurs fondatrices de tout notre peuple”.
On ne sait pas encore si une enquête sera ouverte.
En reconnaissant l’identité chrétienne de la France dans la Constitution, nous retrouverons une boussole.
Amine Elbahi, juriste dont la sœur avait rejoint les rangs de Daesh en 2014 et menacé de mort après avoir dénoncé le communautarisme à Roubaix, répond à France catholique. Extraits :
Français de culture musulmane, vous appelez la France à affirmer ses racines chrétiennes. Pourquoi cet engagement ?
(…) Si de nombreux parents musulmans se tournent vers le privé, c’est qu’ils savent que le public n’offre plus l’exigence, le respect de l’autorité du maître ou de l’histoire de France. Hélas, aujourd’hui, pour certains jeunes issus des quartiers populaires, la France n’est plus qu’un lointain souvenir. J’aime la France et je voudrais que cette France éternelle reste la France.
Pourquoi faudrait-il inscrire notre héritage chrétien dans la Constitution ?
La France est en train de creuser sa propre tombe parce qu’elle a renoncé à ce qu’elle est, au sacré, à son identité. Elle déboulonne ses statues, elle délaisse son patrimoine religieux. Nous accueillons des populations qui n’ont pas renoncé à ce qu’elles sont et qui veulent imposer leur fierté et leur culture. Qu’avons-nous à leur offrir si nous renonçons à deux mille ans d’histoire chrétienne ? Sans politique d’assimilation, ni politique familiale encourageant la natalité, nous assistons à une « déprogrammation » de la société française. Il faut sauver la nouvelle génération qui vit à l’époque des réseaux sociaux, du matérialisme, du consumérisme. Elle ne retient rien et grandit entre une culture de l’effacement et une rupture de transmission qui va laisser place au vide et à la radicalisation.
Qu’est-ce que la constitutionnalisation de nos racines changerait à cette situation ?
En reconnaissant l’identité chrétienne de la France dans la Constitution, nous retrouverons une boussole. La Constitution a pour rôle d’impulser un projet de société. Plus rien ne fait nation aujourd’hui. Les églises, qui étaient bastions de foi et de communion, se vident. Elles témoignent de ce qu’a été la France, et de ce qui peut être demain un projet fédérateur, de réconciliation. Au lieu d’y inscrire le droit à l’avortement, il faut regarder la Constitution comme un sanctuaire, comme une table de transmission des valeurs et des codes sociétaux et moraux. Si on veut rebâtir une politique d’accueil et d’assimilation digne, il faut pouvoir raconter une histoire.
Condamné à du simple sursis pour avoir incendié une mairie
Soit la justice est laxiste, ce qui n’est pas vrai nous disent les juges et le gouvernement. Soit s’attaquer aux symboles de la République n’est pas très grave… Il faut choisir. Cela s’est passé à Villeneuve-le-Roi dans le val-de-Marne lors des émeutes :
Le jeune homme, qui a mis le feu à la mairie de Villeneuve-le-Roi, avait été condamné à un an de prison avec sursis. Le maire LR s’est insurgé face à une condamnation « bien loin de la fermeté » promise par l’État envers les émeutiers. Le parquet de Créteil vient de faire appel du jugement.
« On s’attaque au symbole de la République mais on se retrouve avec des peines symboliques. » Didier Gonzales (LR), le maire de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), ne décolère pas depuis « la faiblesse de la condamnation » prononcée par le tribunal de Créteil envers le jeune qui a participé à l’incendie destructeur de sa mairie. Alors qu’il venait d’écrire au procureur pour lui demander de réexaminer l’affaire, le parquet a finalement décidé d’interjeter appel du jugement.
Après le meurtre raciste de Thomas, le silence assourdissant du monde du rugby [Add.]
Le premier scandale lié à Crépol est le déni des journalistes. BFM TV a passé la journée d’hier à nier la réalité du meurtre raciste de Thomas, accusant Marion Maréchal et Stanislas Rigault de diffuser des suppositions fantasmées sur l’origine des agresseurs. Le “scoop” est tombé hier soir : les 7 individus mis en cause sont d’origine maghrébine. Ce matin, aucun mea culpa des “journalistes” de BFM…
Le deuxième scandale est le silence assourdissant du monde du rugby, sans même parler de celui du monde du football et artistique. Mais là, nous étions désormais habitués à l’indignation sélective des Killian M’Mappé et Omar Sy.
Alors que le jeune Thomas est mis en avant comme un garçon sans histoire et joueur de rugby dans son petit club local, le silence du monde du rugby peut s’expliquer par le fait que les joueurs professionnels rêvent désormais d’accéder à la même respectabilité que les joueurs de football. Les joueurs et les dirigeants voudraient bénéficier du même traitement médiatique, à la fois people et politiquement correct. Il est vrai que le rugby représente plutôt les valeurs traditionnelles de la France comme l’a montré le spectacle d’ouverture de la coupe du monde, tant critiqué par la gauche et les médias. (voir la publication de Marc Eynaud)
Le pauvre Thomas renvoie l’image de la ruralité, de la France profonde, de la France ringarde qui n’a ni la 5G ni les trottinettes électriques. Le monde du rugby va donc sacrifier ses valeurs au profit d’une politique de communication ?
Souvenez-vous de la réaction de lâcheté du “héros” national de l’équipe de France, Antoine Dupont, quand Valeurs actuelles a osé mettre sa photo (et celle de Jean Dujardin) à la Une d’un numéro qui titrait “La France rugby : supporters bien élevés, joueurs patriotes, valeurs exemplaires” :
Le rugbyman et l’acteur se sont sentis gênés par cette couverture. Vendredi, sur Instagram, Jean Dujardin a diffusé le message suivant : « La France rugby oui, vos valeurs, non. Pas de récupération. Merci ». Antoine Dupont l’a ensuite partagé sur son profil sur le même réseau social.
Antoine Dupont avait signé en 2022 une tribune pour s’opposer à Marine Le Pen mais il n’y a vu aucune récupération à ce moment-là. Valeurs actuelles leur avait répondu :
À Jean Dujardin et Antoine Dupont, lettre d’un amoureux éconduit (…). (Antoine Dupont a) pris soin d’effacer le nom de notre journal présent sur la Une, comme on cacherait un visage disgracieux. C’est dur. Et l’on n’ose imaginer que vous ayiez besoin de mordre avec les loups, afin de demeurer dans un hypothétique camp du bien. Mais nous vous aimions avant, nous vous aimerons après (…) Nous vous aimons sans savoir pour qui vous votez (…) Nous vous aimons sans savoir si vous nous appréciez (maintenant nous savons). […] Nous vous avons mis à la Une de notre journal car nous cherchons des modèles (…)Vous évoquez le mot récupération. Parce que nous sommes (et resterons) génétiquement un journal de droite conservatrice ? On ne penserait jamais, croyez-nous, au mot récupération si nous voyions vos visages à la Une de Libération, de l’Humanité ou de l’Obs. Parce que chacun a le droit de vous aimer, que chaque journal est libre de ses publications.
Addendum :
1) Marc Eynaud a supprimé son tweet car “trop d’internautes ont cru que l’intéressé avait du mépris pour les clubs de village. Ce qui n’était évidemment pas le but du propos. Par souci de clarté, cet échange sera publié sous la forme d’un article avec du contexte”
2) L’ancien sélectionneur du XV de France Philippe Saint-André a pris la parole pour rendre hommage à Thomas : “Thomas a été tué dans une barbarie. Imaginez, on est parent d’un enfant de 16 ans qui va dans une fête de village… Moi aussi je l’ai fait ce bal de Crépol, qui est un village tranquille. Vous partez pour danser, pour rire, peut-être pour votre premier flirt… et vous ne rentrez pas à la maison. C’est terrible. “Je suis né dans cette ville (Romans-sur-Isère). C’est beaucoup de douleur. J’ai beaucoup d’amis proches qui étaient dans cette marche blanche. […] Il y a beaucoup d’émotions car c’est un enfant. Un enfant du rugby aussi. J’ai eu beaucoup de témoignages. Plein d’amis m’ont dit qu’ils n’étaient jamais sortis comme ça, pour être derrière cette famille. C’est avec beaucoup de tristesse aujourd’hui que je témoigne au nom des Romanais.” Mais on attend toujours des réactions des joueurs actuels…

Réduire nos émissions de CO₂ en Europe ne sert à rien
Le débat sur la transition écologique est malheureusement le grand absent des débats politiques alors qu’il s’agit sans doute d’une énorme imposture, qui permet de justifier l’augmentation de la fiscalité sous prétexte de “sauver le climat” tout en enrichissant des multinationales profitant de l’aubaine (voitures électriques chères et financées en partie par nos impôts) .
Une fois de plus, l’idéologie moderniste, athée et faussement humaniste impose une vision où l’homme pourrait tout contrôler comme le début de la vie (avortement, contraception), la fin de vie (euthanasie, suicide assisté) et maintenant le climat. Cette propagande est d’autant plus insupportable et dangereuse qu’elle a une influence néfaste sur les jeunes générations qui pensent désormais que le fait de refuser d’avoir des enfants pourrait changer le climat. On pourrait faire le parallèle avec la propagande antiraciste des années 80 et 90 où toute une génération a été intoxiquée par l’illusion de la société multiculturelle avec les résultats que l’on observe maintenant.
L’association des climato-réalistes publie des articles très intéressants qui mériteraient une plus large diffusion et surtout propose des arguments que nous aimerions voir repris par certaines personnalités politiques pourtant courageuse sur d’autres sujets. Cet article sur l’inutilité de la décarbonation est un exemple intéressant :
Depuis 30 ans le débat est ouvert sur la responsabilité humaine à l’égard du climat. Ce débat oppose les « climato-croyants » qui sont certains que l’homme est responsable des variations climatiques ( voire météorologiques), et les « climato-sceptiques » qui mettent en doute cette conviction. Force est de constater que ce sont les partisans du premier point de vue qui ont jusqu’à présent gagné et qui dictent la politique mondiale, non seulement aux Nations Unies et d’abord au sein de leur prolongement le GIEC qui les inspire – mais aussi au niveau des gouvernements, des grandes institutions internationales, et plus généralement des forces économiques et des médias du monde entier ou presque.
Dans ces conditions,vouloir aujourd’hui expliquer que le climat a toujours changé et que l’homme n’est pour rien ou peu de chose dans ses variations actuelles est pour l’instant une cause perdue.
La note qui suit court-circuite ce débat en posant la question simple suivante: « Ce que nous pouvons faire pour réduire nos émissions peut-il servir à quelque chose ? »
Elle montre de manière imparable que la réponse à cette question est négative : ce que nous pouvons faire en suivant les demandes du GIEC de réduire puis de supprimer nos émissions de CO₂ ne peut servir à rien car les faits et les chiffres s’y opposent, que l’homme ait une influence sur le climat ou non.
C’est toute la politique mondiale qui tombe ainsi à l’eau (…)
1 – Dans le « Résumé à l’intention des décideurs » (SPM) des travaux de son premier groupe de travail (WGl), le GIEC s’exprime ainsi en 2021 (Cf. fig. SPMl0):
« Le présent rapport AR6 réaffirme avec un haut degré de confiance la conclusion du rapport précédent AR5 quant à l’existence d’une relation presque linéaire entre les émissions cumulées de CO₂ d’origine anthropique et le réchauffement terrestre …
Chaque millier de milliards de tonnes (1 000 milliards) d’émissions cumulées de CO₂ est probablement à l’origine d’un réchauffement de la surface terrestre compris entre 0,27°C et 0,63°C, dont la meilleure estimation est de 0,45°C …
Cette relation implique que la suppression totale des émissions anthropiques de CO₂ est une nécessité pour stabiliser la hausse de la température terrestre due aux activités humaines… ».
2 – Avec environ 2,7 milliards de tonnes d’émissions annuelles de CO₂ sur un total mondial de 34,3 milliards, l’Union européenne est actuellement à l’origine de moins de 8 % des émissions anthropiques planétaires. (Source: BP Statistical Review 2023).
3 – En conformité avec les demandes du GIEC, l’Union européenne a décidé en juin 2021 dans la ligne de son « Pacte Vert » de 2019 de supprimer totalement ses émissions de CO₂ à l’échéance de 2050. Cette suppression réduirait de 37 milliards de tonnes ses émissions cumulées d’ici 2050 par rapport à ce qu’elles auraient été sans changement (Cf Annexe 1).
4 – En retenant la conclusion du GIEC d’une élévation de la température terrestre de 0,45 C pour 1000 milliards de tonnes émises, il apparaît que l’impact correspondant sur la température terrestre serait une réduction de 0,017 degré centigrade en 2050, et de 0,078 degré centigrade en 2100, soit de moins d’un dixième de degré à cette échéance (Cf. Annexe 1). Chacun s’accorde donc à reconnaître que les efforts de l’Union européenne n’ont de sens que si le reste du monde réduit puis supprime également ses émissions comme le demande le GIEC.
5 – Beaucoup d’autres pays développés ne font pas preuve de la même détermination que l’Union européenne. C’est notamment le cas des États-Unis qui ne prennent pas véritablement de mesures concrètes pour supprimer leurs émissions de CO₂ d’ici 2050 et continuent à exploiter massivement leur pétrole et leur gaz de schiste, de même que le Canada ses schistes bitumineux.
6 – Mais ce sont désormais surtout les pays en voie de développement qui ont la main. Ils sont en effet actuellement à l’origine de 66 % des émissions annuelles de CO₂ planétaires, et ils vont accroître de 13 % ces dernières d’ici 2040 d’après leurs communications officielles (Stated Policies) à !’Agence Internationale de !’Énergie, ce qui portera leur proportion au sein des émissions planétaires à 76 % à cette date (Cf. Annexe 2).
7- De même que les autres nations du Sud-Est asiatique, l’Inde, désormais le pays le plus peuplé de la planète, augmentera ainsi d’environ 50% ses émissions de CO₂ au cours des 20 années à venir (Cf. Annexe 2). La Chine a également relancé récemment un programme massif de construction de centrales à charbon. Elle a pris conscience que, plus elle mettait en service d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques, plus il lui fallait construire en même temps de centrales thermiques pour pallier leur intermittence les jours sans vent et les heures sans soleil.
8 – Par ailleurs, il ne faut pas compter sur l’épuisement avant longtemps des gisements d’énergies fossiles qui répondent aujourd’hui à 80% des besoins énergétiques de l’humanité. Paradoxalement l’expérience montre que, jusqu’à présent, plus le temps a passé, plus les réserves dites « prouvées » se sont accrues malgré les prélèvements croissants effectués chaque année (Cf. Annexe 3).Si, d’ailleurs, les émissions de CO₂ devaient cesser spontanément à court terme du fait de l’épuisement des gisements d’énergies fossiles, quelle serait la justification des efforts demandés aujourd’hui à l’Union européenne?
9 – Imaginer que les pays en développement puissent ramener à zéro leurs émissions de CO₂ au cours du présent siècle ne résiste donc pas à l’analyse. Or c’était là la condition impérative du GIEC pour que la décarbonation de l’économie européenne ait un sens. Il convient d’ajouter que l’objectif de la suppression totale en 2050 des émissions de CO2 de l’Union européenne n’est guère réaliste, ce qui ne peut que conforter les conclusions dégagées ci-dessus.
10 – Il apparaît en définitive que les efforts consentis par l’Union européenne, au coût de milliers de milliards d’euros et de multiples contraintes, ne peuvent avoir aucun effet significatif sur l’évolution de la température terrestre au cours du présent siècle. Ces dépenses de décarbonation sont inutiles en regard de l’objectif affiché, selon les constats résultant des méthodes de calcul du GIEC lui-même. Les ordres de grandeur ne le permettent pas, 8 % n’est pas 100 %. Au moment où la compétition mondiale ne cesse de se renforcer, cette politique infondée handicape lourdement l’avenir du continent.
Rétrospective du Jubilé de la Vendée
De Pascal Théry, Secrétaire de l’association du Jubilé de la Vendée :
Les Vendéens se sont battus pour Dieu et le roi. Beaucoup ont tout donné, y compris leur vie. L’ancienne devise de la Vendée, « Utrique Fidelis », reprise par l’association ARLV, initiatrice du Jubilé, exprime cet idéal, fidèle aux deux, à Dieu et au roi.
Ce 2 septembre, à deux pas de la Chapelle du Souvenir, reliquaire demandé par la Duchesse d’Angoulême pour garder la mémoire du sacrifice des anciens des Guerres de Vendée, au cours de la grand-messe, par les paroles et les gestes du prêtre, Dom Louis-Marie, le Christ, fils de Dieu et Dieu lui-même, est descendu par sa Présence Réelle sur la « colline inspirée » de la Vendée.
Au premier rang, face au prêtre, face au Dieu présent, le Prince Louis, la princesse Marie-Marguerite, son épouse, la princesse Eugénie, et les princes Louis, Alphonse et Henri. Premiers représentants de la Duchesse d’Angoulême, et de son père Louis XVI. Premiers descendant de Louis XIV, ils incarnent la branche aînée des Bourbons. Ils sont montés vers la chapelle, comme en pèlerinage, pour rendre hommage au courage du « peuple de géants » fidèle à son Roi.
Face à l’effondrement tragique de l’Empire Romain, symbole séculaire de l’ordre, l’Eglise, par l’évêque Rémi, consacre la France « Fille ainée » lors du baptême de Clovis qui devint le chef du premier pays chrétien. Par la suite, au cours de l’histoire, dans les heures les plus critiques, c’est toujours autour de son chef légitime que notre pays a pu renaître, fort d’un pouvoir confirmé par l’onction de l’Eglise.
La montée du moine et du Prince sur la colline a reproduit symboliquement une union ancestrale, gardienne de notre civilisation. C’est là le premier message reçu par l’assistance, et adressé à tous les Français de bonne volonté. L’histoire ne s’arrête pas, elle continue, vivante. Nous n’avons pas fini de méditer la portée de cet événement.
Mais un deuxième message, tout aussi important, est adressé au prince et à sa famille, tout particulièrement aux enfants de France. Montés sur scène à l’appel de Marie-Thérèse, Madame Royale, pour l’Hommage à la France, ils ont reçu les présents venus du fond de notre histoire, délivrés devant un peuple de Vendéens de souche ou de cœur. La colombe du baptême de Clovis par Saint Rémi, l’épée de Saint Louis, symbole de la force au service de la justice, l’étendard de Sainte Jeanne d’Arc : « Dieu premier servi ». Puis le panache de Charette : « Rien ne se perd, jamais ! ». Un message simple leur est adressé, la France ne vous oublie pas, vous attend, vous restez dans nos cœurs.
L’Eglise, source de civilisation
Le père Jean Paul Argouarc’h a succédé au Père Albert Revet comme prieur de la Sainte-Croix de Riaumont, communauté oblate de Fontgombault. Le père Revet, prêtre du diocèse d’Arras, partant il y a plus de 60 ans d’une simple cabane en planches, crée un village recevant des centaines d’enfants en difficulté confiés par la justice, leur apportant l’éducation bienveillante qui leur manquait.
Puis il établit une communauté religieuse pour répondre à la demande du père Sevin : fonder un ordre scout. Aujourd’hui, la communauté avec trois groupes scouts et des milliers d’anciens rayonne sur toute une jeunesse.
Dom Louis-Marie de Geyer d’Orth est fils de Dom Gérard Calvet. Il y a 53 ans, celui-ci quitte son monastère pour conserver la règle bénédictine stricte et la liturgie tridentine. Il s’installe dans un prieuré en ruine à Bédoin, petit village de Provence. Des débuts épiques, des caravanes faisant office de cellules à roulettes… Puis une abbaye à construire. L’allocation réglementaire d’explosif ne suffit pas pour creuser le roc. Qu’importe, un moine, titulaire de sept licences en science, dont une de chimie, préparera l’explosif nécessaire à partir de produits du commerce. Les entrailles de la terre sont forcées pour établir la crypte, puis pour édifier au-dessus l’abbatiale qui aujourd’hui envoie des nouvelles fondations, rayonne sur la chrétienté, et élève les hommes vers Dieu.
Aujourd’hui c’est encore vers les monastères que bon nombre d’âmes en recherche vont étancher leur soif, sous les voûtes immuables, emplies du chant grégorien. « Sicut cervus…, comme le cerf languit après les sources d’eaux… ». L’Eglise, par des évêques courageux, par des saints prêtres, par des moines bâtisseurs, a toujours été la source morale et spirituelle nécessaire pour le relèvement de la civilisation chrétienne.
Le Jubilé de la Vendée, passeur de l’histoire
Les familles sont sources d’éternelle jeunesse, de promesses pour l’avenir, car elles engendrent des enfants. Au Jubilé, nous étions à l’ombre des fils spirituels de la famille bénédictine, et des fils princiers de la famille de nos rois. Nous étions bien. Charette proclamait : « Et il est vieux comme le diable leur monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… Sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu ! ».
Par le Jubilé, nous avons accompli une simple continuité. Passeur de l’histoire, nous avons voulu faire vivre l’idéal des anciens, l’esprit qui les animait, pour les présenter. En particulier aux jeunes générations. Non pas comme un objet de mémoire, du passé, mais par la présence de dignes représentants, comme un témoignage actuel, vivant, qui ne s’éteindra jamais. Les moines continuent à faire entendre sur le monde un chant grégorien qui purifie les âmes. La descendance de Saint Louis se perpétue. Car la vie gagne toujours sur la mort. Depuis la résurrection du Christ nous en sommes persuadés.
Assassinat à Crépol : Les sept individus interpellés à Toulouse sont de type nord-africain
Le parquet de Valence a annoncé que le principal suspect du drame de Crépol (Drôme), qui a tué Thomas à coups de couteau, avait déjà fait l’objet de deux condamnations. Depuis, il avait l’interdiction de porter une arme blanche.
Au total, neuf individus ont été interpellés mardi 21 novembre. Sept d’entre eux se trouvaient dans la région toulousaine et semblaient se diriger vers l’Espagne. Selon la porte-parole de la gendarmerie nationale, Marie-Laure Pezant, ils étaient « sur un début de fuite ».
🔴 Mort de Thomas à #Crepol : “Les sept individus interpellés à Toulouse sont de type nord-africain, certains sont français”, dont le principal suspect, confie une source judiciaire à @Valeurs. Deux autres suspects ont été depuis interpellés à Romans sur Isère. #Drome
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) November 22, 2023
« Ce sont toujours le même type d’individu » : un agent de sécurité évoque l’affaire du meurtre de Thomas après l’attaque du village de Crépol et diffuse la vidéo d’une attaque d’une discothèque après un refus d’entrée https://t.co/jXouvyzV1I pic.twitter.com/a4nNjhtiDE
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 22, 2023
Marion Maréchal n’en a “strictement rien à faire de ce procès en récupération”
Marion Maréchal réagit au bandeau de la honte de BFM TV :
💬 "Je n'en ai strictement rien à faire de ce procès en récupération"
Marion Maréchal répond aux critiques après le drame de Crépol pic.twitter.com/nTf4KN9poh
— BFMTV (@BFMTV) November 22, 2023
Le Parti de la Liberté de Geert Wilders remporte les élections législatives aux Pays-Bas
A six mois des élections européennes, il s’agit d’une nouvelle avancée significative dans la lutte contre l’islamisation de l’Europe. Les journalistes français vont encore faire une sacrée gueule de bois :
“Le PVV (Parti de la liberté) de Geert Wilders a remporté 35 sièges et une victoire électorale confortable, selon le sondage Ipsos. L’alliance de gauche de Frans Timmermans est deuxième avec 26 sièges. Le VVD de centre-droit a remporté 23 sièges.
Si elle est confirmée par les résultats définitifs, la victoire de Geert Wilders marque un brusque virage à droite qui sera accueilli avec appréhension à Bruxelles : le PVV a promis notamment un référendum sur l’adhésion des Pays-Bas à l’UE (…)
Son message anti-immigration, comprenant la fermeture des frontières et l’expulsion des immigrés illégaux, semble avoir trouvé un écho auprès des électeurs néerlandais (…)
Mais si Geert Wilders semble avoir triomphé dans les sondages, il n’est pas sûr qu’il parvienne à former une coalition de gouvernement. Les dirigeants des trois autres principaux partis ont assuré qu’il ne participeraient pas à une coalition dirigée par le PVV (…)
N’hésitant pas à traiter les Marocains de “racailles” ni à proposer des concours de caricatures du prophète Mahomet, Geert Wilders a bâti sa carrière en faisant croisade contre ce qu’il nomme une “invasion islamique” de l’Occident.
Ni les démêlés avec la justice néerlandaise – qui l’a reconnu coupable d’insultes à des Marocains – ni les menaces de mort à son encontre – qui le font vivre sous protection policière depuis 2004 – ne l’ont découragé.
“Je ne regrette pas de m’être battu pour la liberté“, avait déclaré Geert Wilders à l’AFP lors d’un entretien à la veille des élections de 2021. “Bien sûr, je prends position, je suis attaqué, mon pays est attaqué.” (…)
Mais le manifeste du PVV a conservé le ton xénophobe qui est sa marque de fabrique. “Les demandeurs d’asile se régalent de délicieux buffets gratuits à bord des bateaux de croisière tandis que les familles néerlandaises doivent réduire leurs achats“, peut-on lire dans le manifeste.
Les mesures anti-immigration proposées comprennent le rétablissement du contrôle aux frontières néerlandaises, la détention et l’expulsion des immigrants illégaux, le renvoi des demandeurs d’asile syriens et la réintroduction des permis de travail pour les travailleurs intra-UE.
Quant à l’islam, le manifeste du PVV dit : “Les Pays-Bas ne sont pas un pays islamique. Pas d’écoles, de Corans et de mosquées islamiques.” Il propose d’interdire le port du foulard dans les bâtiments gouvernementaux (…)
Un “référendum contraignant” sur un “Nexit” – la sortie des Pays-Bas de l’UE – figure également dans le programme, ainsi qu’un “arrêt immédiat” de l’aide au développement.”
Participez à la consultation du CESE sur l’éducation sexuelle
D’Albéric Dumont, vice président du Syndicat de la famille :
Le CESE (Conseil économique, social et environnemental) est un organisme public financé par nos impôts, mais son absence de neutralité politique et philosophique est de notoriété publique !
Or le CESE vient de s’autosaisir du sujet de l’éducation sexuelle et a lancé une consultation sur ce sujet, ouverte jusqu’au 3 décembre.
Il ose indiquer dans son auto-saisine :
« Face à la montée de mouvements conservateurs (…) et aux études récentes faisant état d’une régression, voire d’un retour de bâton (backlash) sur les droits des femmes, le CESE a décidé de se saisir de cette question sous la forme d’un rapport et/ou avis ».
Comme vous le comprenez, le CESE a des objectifs militants.
Parce que l’éducation sexuelle est un enjeu majeur, avec un risque très réel de propagande auprès des plus jeunes, en particulier pro-idéologie du genre et wokisme, Le Syndicat de la Famille appelle à répondre à ces questionnaires :
- Soit vos grands enfants (1er questionnaire)
- Soit vous-mêmes, adultes (2e ou 3e questionnaire).
Comme parent ou grand-parent, vous pouvez utiliser le questionnaire « pour les professionnel hors cadre scolaire » puisque vous êtes tout autant « animateur » ou « animatrice », dans votre famille, qu’un enseignant ou une infirmière scolaire qui intervient auprès de vos enfants ou petits-enfants sans avoir été formé sur ce sujet, ô combien intime, sensible et lié aux convictions de chacun.
Les vieux au Grand-Orient et les jeunes chez les tradis
Le sociologue et professeur émérite à la Sorbonne, Michel Maffesoli, publie un pamphlet contre Le Grand Orient. Les lumières sont éteintes. Membre du Grand Orient depuis 1972, il en a été exclu le 10 novembre 2022. Le Vatican a rappelé il y a quelques jours que l’appartenance à une loge maçonnique demeure interdite. Michel Maffesoli a été interrogé dans Entreprendre sur ce qu’il considère être la décadence de la franc-maçonnerie. Extraits :
J’ai été 50 ans au Grand Orient. J’ai d’abord démissionné, puis j’ai été exclu quelques jours après. Lorsque j’y suis rentré j’étais jeune. Pour quelle raison ? C’était l’époque où j’ai fait la connaissance de celui qui fut toute ma vie durant mon maître, Gilbert Durand, anthropologue, trop peu connu à mon goût, et avec lequel j’ai fait mes deux thèses. C’était un Franc-maçon. Il était l’équivalent de Claude Lévi-Strauss à son époque. J’avais été nommé assistant à Grenoble, et je l’avais rencontré là-bas. Il a également aiguillé tout mon travail, ma sociologie étant très influencée par sa pensée, et je le cite régulièrement.
Mais à côté de son œuvre majeure, Les Structures anthropologiques de l’imaginaire, et tous ses travaux sur le symbolique, il était maistrien. Il a écrit un ou deux livres très intéressants sur Joseph de Maistre. Et, la seconde raison – même si la vie est sans pourquoi, n’est-ce pas ? – : me préoccupaient, le symbolique et l’imaginaire, et il s’est trouvé que la maçonnerie avait cette spécificité-là. Aussi, dans le cadre des obédiences maçonniques, on en trouve certaines pour lesquelles, ce que je viens de dire est plus important, par contre le Grand Orient est plutôt orienté vers des questions plus rationalistes, voire de gauches. Mais il y avait des niches, et je me trouvais dans une de ces niches. Et puis, très lentement, durant les deux dernières décennies, j’ai réalisé que ces niches n’étaient plus tenables non plus. Particulièrement dans leur dimension sociétale.
À ce propos, vous proposez précisément dans votre livre, une critique de cette dimension sociétale, disant que cela a remplacé le spirituel.
Ma thèse est là en effet. Nul besoin de chercher midi à quatorze heures. Au fondement même de la franc-maçonnerie, lorsqu’elle se recrée en 1717, à Londres, on trouve les Constitutions d’Anderson de 1723. Or, la première règle est précisément que l’on ne parle pas de politique. Il s’est pourtant trouvé que, progressivement, la bureaucratie du Grand Orient est devenue sociétale, wokiste, politiste, et le dernier grand-maître, Trichard, est syndicaliste de profession. […]
[E]n 1972, la moyenne d’âge était de 42 ans. Aujourd’hui, elle est officiellement de 65 ans. Ce que j’appelle le « cinquante nuances de gris ». Mais à vrai dire, c’est cinquante nuances de blanc. Ce qui veut dire, que c’est un truc de vieux retraités. Je ne sais pas si vous connaissez mon livre La nostalgie du sacré, mais j’y montre que le sacré est une vraie préoccupation de la jeunesse.
On assiste dès lors au retour du sacré, mais aussi des religions.
Oui, je le vois ainsi. Mais pas le retour des religions instituées. C’est plutôt, à Paris, les églises traditionnelles. Ce n’est plus le catholicisme conciliaire, qui a abandonné le latin, la vraie liturgie, et qui a vidé les églises. Certes, ce que je dis est anecdotique, ce n’est pas scientifique, mais je vais régulièrement à Saint-Nicolas du Chardonnet, et je suis frappé de voir qu’une bonne moitié de l’église est pleine de jeunes. Donc, en effet, je crois qu’il y a un retour de tout cela, et que l’on peut observer à travers les 16 000 participants au pèlerinage de Chartres, ou à l’affluence incroyable au JMJ de Lisbonne en 2023. Au nombreuses retraites spirituelles également. Cela nous donne quelques petits indices. Voyez, index : ce qui pointe. […]
[…] Je suis dans la filiation de saint Thomas d’Aquin. Lorsqu’Aristote pose la différence entre la philosophie et la doxa, il emploie une formule : kalos aporestai : poser bellement des questions. Aporie, qui veut dire des problèmes auxquels il n’y a pas forcément des réponses. Et lorsqu’on lit la Somme théologique de saint Tomas d’Aquin, on voit qu’il y a tel argument contre, puis je pose ceci, etc. : ce qui était la « disputatio » dans la fameuse Sorbonne. Ce qui avait une tendance dogmatique, c’est-à-dire une solution a priori, on pouvait lui opposer ce processus de la disputatio. Or, nous disons tous les deux la même chose : ce n’est plus le cas dans la société d’aujourd’hui. Et c’est le vrai problème actuel. Partout, il y a ces oppositions de dogmatismes. Mais on ne trouve plus d’endroit où c’est l’essence même d’avoir ces disputatio. Cela n’existe plus. […]
Elargissement de l’Union européenne : la Commission veut étendre son pouvoir sur la totalité des sujets régaliens
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé le 8 novembre dernier, qu’elle présenterait les dossiers de candidatures de la Bosnie, de la Géorgie, de la Moldavie, et de l’Ukraine au Conseil de l’Europe qui doit se tenir les 14 et 15 décembre prochain à Bruxelles. Sur Polémia, Frédéric Eparvier, cadre dirigeant d’un grande entreprise française à caractère stratégique, estime qu’il s’agit d’une folie. Extrait :
[…] C’est purement et simplement une folie qui se prépare. Et une folie qui va entraîner, si elle a lieu le transfert définitif du pouvoir des États-membres vers la Commission Européenne qui est non démocratique et irresponsable.
De quoi parle-t-on ?
Bruxelles est aujourd’hui le lieu d’une violente lutte de pouvoir entre les États-membres et la Commission.
Traditionnellement, l’Allemagne tentait de renforcer le pouvoir du parlement, car plus que la France, elle se sentait capable d’engerber des majorités de circonstance favorable à ses intérêts ; du fait de son poids économique et industriel, mais aussi parce que depuis 1945 la négociation entre partis politiques aux niveaux des Lander ou du Bundestag est son ADN politique. Aujourd’hui l’Allemagne tente de trouver une sortie à la crise économico-industrielle qui la guette, et qui est essentiellement du a ses choix énergétiques aberrants. Comme le dit Charles Gave, l’économie, ce n’est que de l’énergie transformée.
La France, elle, s’est toujours sentie plus à l’aise au sein du Conseil européen, où son pouvoir vertical, et son statut un peu à part (siège au conseil de sécurité, puissance nucléaire, puissance plus que continentale, notamment grâce à sa présence dans le Pacifique et en Afrique) lui donnait un avantage relatif indéniable. Mais aujourd’hui, elle est terriblement affaiblie, et ne pèse donc plus du tout de la même manière. Pire, elle fait même pitié.
Quant à la Commission qui ne devrait être qu’un secrétariat, elle s’affranchit chaque jour des contraintes que lui imposent les traités, et tente aujourd’hui d’étendre son pouvoir sur la totalité des sujets régaliens, et notamment ceux qui lui échappent encore : la famille, la santé (c’est fait depuis le sombre épisode de la COVID-19), et la Diplomatie et la Défense. Pour ce faire, elle bénéficie de l’abaissement relatif de la France.
Et c’est là que le nouvel élargissement intervient, car mécaniquement, plus il y a d’États-membres, moins chacun d’entre eux à de pouvoir relatif. Mais aussi car déjà dysfonctionnelle à 27, elle ne pourra en aucun cas faire face aux nouveaux défis sécuritaires à 31. Il conviendra donc de supprimer, au nom de l’efficacité, la règle de l’unanimité des décisions et de passer à la règle de la majorité qualifiée avec laquelle le poids de la France deviendra négligeable. Avec ce changement, le Conseil perdra son pouvoir.
Le pouvoir sera alors bel et bien passé d’un Président et d’un gouvernement élus et responsables devant le peuple (même avec toutes les imperfections de la pratique constitutionnelle actuelle) à une oligarchie qui s’auto-choisie, irresponsable devant les peuples, et sans contre-pouvoir. […]


