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Davos, temple du globalisme, est un laboratoire planétaire de la déconstruction

«On a cette année le record de la dénatalité depuis la guerre. Au moment où on constate tout ça, qu’est-ce qu’on nous propose ? Le raccourcissement de la vie par les deux bouts : l’avortement constitutionnel et l’euthanasie»

A propos de Stéphane Séjourné :

« Pour faire un bon diplomate, il faut 25 ans »

“Davos est le temple du globalisme dirigé par Klaus Schwab, dont le fils spirituel est Emmanuel Macron. La gouvernance ne peut être que mondiale”

A propos de Davos, Yves Daoudal souligne qu’une chamane nommée Raimunda Putani, de la tribu Yawanawa, est apparue sur la scène du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse. Au cours d’une table ronde sur le thème “Climat et nature”, Raimunda a déclaré au public que son message était de donner aux participants “la voix de la nature, la voix des forêts” et que “la guérison se trouve en nous-mêmes, dans notre spiritualité, dans l’union, l’unité de nos pensées”. Raimunda a demandé au public de comprendre que “la forêt est notre vie” et que nous devons être unis : “Si nous sommes tous unis dans nos cœurs et dans nos pensées, notre mère la Terre nous écoutera”. Le WEF, dont les membres mettent en garde contre le “fondamentalisme chrétien”, s’est alors arrêté pour une “bénédiction” païenne. Raimunda s’est approchée des panélistes et a soufflé sur le front de chacun d’entre eux. Elle a reçu une ovation.

Parmi les participants qui ont reçu avec révérence le “souffle” de la chamane, on peut citer Hilda Schwab, épouse de Klaus Schwab, fondateur du WEF ; Catherine Hayhoe, scientifique canadienne spécialiste de l’atmosphère et chrétienne évangélique ; Ajay Banga, président du groupe de la Banque mondiale à Washington ; Kristalina Georgievna, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) ; Jesper Brodin, PDG du groupe Ingka ; le milliardaire suisse Andre Hoffmann, héritier de Roche Holding (une société pharmaceutique).”

Suspension de la subvention à Stanislas : l’UNI attaque en justice la ville de Paris

Pourquoi Hidalgo n’est-elle pas mise en demeure avant suspension pour son acte manifestement illégal ? Ce financement s’élève à un peu plus de 1,3 million d’euros. l’UNI a donc décidé de porter plainte

Quelques informations pratiques avant la Marche pour la vie

Le rendez-vous est à 14h place Saint-Sulpice.

Nous marcherons ensuite jusqu’à la place Denfert-Rochereau où nous écouterons quelques intervenants venus spécialement pour l’occasion, ainsi qu’un concert !

Si vous ne pouvez pas nous rejoindre, vous pourrez malgré tout suivre les interventions en direct via le live Youtube

Un stage catholique d’acteur de cinéma : les fruits

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Mission accomplie pour les stages catholiques d’acteurs de 2023 organisés par l’association Legenda.

« Notre fille est revenue enchantée et ne demande qu’à recommencer. Nous étions réservés mais Dieu nous a guidés vers cet atelier. » Myriam F.
Les apprentis acteurs ont envoyés leurs appréciations et les inscriptions aux stages de 2024 sont désormais ouvertes.
De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une formation d’acteur de cinéma dans un cadre spirituel Catholique. La formation est donnée par le réalisateur Daniel Rabourdin (La Rébellion cachée et PROMESSE) qui fut directeur pendant 18 ans dans la plus grande télévision religieuse au monde, EWTN de Mère Angelica aux Etats-Unis.

Pourquoi suivre un tel stage à l’été 2024 ? Pour être acteur, bien sûr, mais pour bien plus encore. Au quotidien, c’est afin d’être à l’aise en public, libéré de la timidité. Cela sert à tous ceux qui parlent ou agissent en public : enseignants, dirigeants, politiciens, lecteurs des Écritures Saintes ou pour les prêtres dans leurs homélies. C’est une profonde formation personnelle.
Pour les stagiaires, cela se vit dans la confiance : « Daniel nous a tout de suite mis à l’aise. Il a conduit le stage avec la plus grande bienveillance, en mettant l’accent sur le positif. » Kathy B., Assistante de direction.

La formation est à l’opposé du mythe. « Imaginez un petit enfant qui entre dans une pièce où se trouvent des adultes… immédiatement, l’enfant capture l’attention. Certes, il est mignon. Mais il est surtout spontané et sincère. Cela captive. Eh bien retrouver ce naturel, avec un texte qui n’est pas le sien, est l’une des capacités les plus importantes de l’acteur de cinéma. Cette capacité s’acquiert et se cultive. Le bon acteur peut alors faire oublier au spectateur pendant 2 heures sa vie quotidienne pour rêver. » Daniel Rabourdin.

Où se trouve la foi dans le stage ? Dans l’exemple des grands communicants de la Bible : les prophètes. Une revue de leurs vies par courtes réflexions de 15 minutes inspire les exercices. Daniel Rabourdin : « Les prophètes sont invités à ne pas se soucier de leur personne et surtout pas de leurs faiblesses. Par contre, Dieu leur donne une mission. Il leur dit de se fixer sur son message et sur le sort du peuple dans l’éternel. L’audace des prophètes vient en grande partie du fait qu’ils ne se soucient plus d’eux-mêmes. Ils sont libérés d’un grand poids. Enfin, Dieu promet et donne sa Grâce. »

Lors d’ateliers d’un weekend, d’un jour ou de 2 heures, les apprentis sont d’abord immergés dans un bain de jeux qui réveillent la spontanéité, la créativité et l’attention à l’autre. A ce rythme, les amitiés se nouent vite.

En fin du weekend, les élèves peuvent être filmés jouant le personnage d’une scène de film récent. « Ce tournage est fascinant parce que soudain, notre personnage devient vivant. » Kathy B. « La vidéo va faire partie de ma page internet pour mes candidatures. » Stéphanie T., infirmière libérale.

Enfin, certains viennent simplement pour changer d’air dans un cadre Chrétien, pour s’essayer à quelque chose de diffèrent et constructif. « Le stage est une parenthèse bien appréciée et dans un très beau cadre. Comme il y a aussi la messe, c’est un peu comme une retraite. » Estelle M., agent de mairie.

Les stages qui ne forment pas plus de 12 stagiaires à la fois se font en parallèle avec la production du film d’aventure PROMESSE. « Lorsque nous embaucherons nos acteurs, nous choisirons, bien sûr, les meilleurs candidats pour chaque personnage. Mais à qualité égale, nous préférerons ceux avec qui nous savons déjà que nous pouvons bien travailler. »
Les lieux prévus en 2024 sont Marseille, Paris et Notre Dame de Valcluse près de Grasse. Les individus et paroisses intéressés peuvent s’informer à : https://www.promessefilm.com/stage-d-acting ou envoyer un courriel à : [email protected] .

Economie : “Ne cédez pas à l’avancée de l’État. L’État n’est pas la solution. L’État est le problème lui-même”

Dans son discours de Davos, Javier Milei, le nouveau président argentin, a présenté un concentré de sa doctrine économioque : rôle des entrepreneurs, fonctionnement du marché, conditions de la prospérité. Il revisite l’histoire de l’Argentine, ses succès et ses échecs. Il revient sur le rôle de l’entrepreneur, le fonctionnement du marché, les causes de la prospérité et les tentations collectivistes. Conflits propose une traduction. En voici des extraits :

[…] je suis ici aujourd’hui pour vous dire que l’Occident est en danger, il est en danger parce que ceux qui sont censés défendre les valeurs de l’Occident sont cooptés par une vision du monde qui – inexorablement – conduit au socialisme, et par conséquent à la pauvreté.

Malheureusement, au cours des dernières décennies, motivés par certains désirs bienveillants d’aider les autres et d’autres par le désir d’appartenir à une caste privilégiée, les principaux dirigeants du monde occidental ont abandonné le modèle de la liberté pour diverses versions de ce que nous appelons le collectivisme.

Nous sommes ici pour vous dire que les expériences collectivistes ne sont jamais la solution aux problèmes qui affligent les citoyens du monde, mais au contraire leur cause. […]

Ils disent que le capitalisme est mauvais parce qu’il est individualiste et que le collectivisme est bon parce qu’il est altruiste, avec les autres. Par conséquent, ils aspirent à la justice sociale, mais ce concept, qui est devenu à la mode ces derniers temps dans le premier monde, est une constante dans le discours politique de mon pays depuis plus de 80 ans. Le problème est que la justice sociale n’est pas juste, elle ne contribue pas au bien-être général ; au contraire, c’est une idée intrinsèquement injuste parce qu’elle est violente ; elle est injuste parce que l’État est financé par les impôts et que les impôts sont perçus de manière coercitive. L’un d’entre nous peut-il dire qu’il paie des impôts volontairement ? Cela signifie que l’État est financé par la coercition, et plus la charge fiscale est élevée, plus la coercition est grande, moins la liberté est grande.

Ceux qui promeuvent la justice sociale partent de l’idée que toute l’économie est un gâteau qui peut être distribué différemment, mais ce gâteau n’est pas donné, c’est la richesse qui est générée, dans ce que – par exemple – Israël Kirzner appelle un processus de découverte du marché. Si le bien ou le service offert par une entreprise n’est pas désiré, cette entreprise fait faillite, à moins qu’elle ne s’adapte à la demande du marché. Si elle fabrique un produit de bonne qualité à un prix intéressant, elle se portera bien et produira davantage.

Le marché est donc un processus de découverte, dans lequel le capitaliste trouve la bonne voie au fur et à mesure, mais si l’État punit le capitaliste pour sa réussite et le bloque dans ce processus de découverte, il détruit ses incitations et les conséquences en sont qu’il produira moins et que le gâteau sera plus petit, ce qui est préjudiciable à la société dans son ensemble.

Le collectivisme – en inhibant ces processus de découverte et en empêchant l’appropriation de ce qui a été découvert – lie les mains de l’entrepreneur et l’empêche de produire de meilleurs biens et d’offrir de meilleurs services à un meilleur prix. Comment se fait-il alors que le monde universitaire, les organisations internationales, la politique et la théorie économique diabolisent un système économique qui a non seulement sorti 90 % de la population mondiale de la pauvreté la plus extrême, et qui le fait de plus en plus vite, mais qui est également juste et moralement supérieur.

Grâce au capitalisme de libre entreprise, le monde est aujourd’hui au mieux de sa forme. Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, il n’y a eu de période de plus grande prospérité qu’aujourd’hui. Le monde d’aujourd’hui est plus libre, plus riche, plus pacifique et plus prospère qu’à n’importe quel autre moment de notre histoire. C’est vrai pour tous, mais en particulier pour les pays libres, qui respectent la liberté économique et les droits de propriété des individus. En effet, les pays libres sont 12 fois plus riches que les pays répressifs. Le décile inférieur de la distribution dans les pays libres vit mieux que 90 % de la population des pays répressifs, compte 25 fois moins de pauvres dans le format standard et 50 fois moins dans le format extrême. Et comme si cela ne suffisait pas, les citoyens des pays libres vivent 25 % plus longtemps que les citoyens des pays répressifs. […]

Car il ne faut jamais oublier que le socialisme est toujours et partout un phénomène appauvrissant qui a échoué dans tous les pays où il a été tenté. C’est un échec économique. Un échec social. Un échec culturel. Et il a tué plus de 100 millions d’êtres humains.

Le problème essentiel pour l’Occident aujourd’hui est que nous devons non seulement affronter ceux qui, même après la chute du mur [de Berlin, NDLR] et les preuves empiriques accablantes, continuent à lutter pour un socialisme appauvrissant, mais aussi nos propres dirigeants, penseurs et universitaires qui, en vertu d’un cadre théorique erroné, sapent les fondements du système qui nous a donné la plus grande expansion de la richesse et de la prospérité de notre histoire.

Le cadre théorique auquel je fais référence est celui de la théorie économique néoclassique, qui conçoit une boîte à outils qui, sans le vouloir, finit par être fonctionnelle à l’ingérence de l’État, au socialisme et à la dégradation de la société. Le problème des néoclassiques est que, puisque le modèle dont ils sont tombés amoureux ne correspond pas à la réalité, ils attribuent l’erreur à de prétendues défaillances du marché au lieu de réviser les prémisses de leur modèle.

Sous prétexte d’une prétendue défaillance du marché, on met en place des réglementations qui ne font que générer des distorsions dans le système des prix, ce qui entrave le calcul économique, et donc l’épargne, l’investissement et la croissance.

Le problème réside essentiellement dans le fait que même les économistes prétendument libertaires ne comprennent pas ce qu’est le marché, car s’ils le comprenaient, il deviendrait vite évident qu’il est impossible qu’il y ait une telle défaillance du marché.

Le marché n’est pas une courbe d’offre et de demande sur un graphique. Le marché est un mécanisme de coopération sociale où les gens échangent volontairement. Par conséquent, compte tenu de cette définition, la défaillance du marché est un oxymore. Il n’y a pas de défaillance du marché.

Si les transactions sont volontaires, le seul contexte dans lequel il peut y avoir une défaillance du marché est celui de la coercition. Et le seul à pouvoir exercer une coercition généralisée est l’État, qui a le monopole de la violence. Par conséquent, si quelqu’un considère qu’il y a une défaillance du marché, je lui recommande de vérifier s’il y a une intervention de l’État au milieu. Et s’il constate qu’il n’y a pas d’intervention de l’État au milieu, je lui suggère de refaire l’analyse parce qu’elle est définitivement erronée. La défaillance du marché n’existe pas. […]

Par exemple, réglementer les monopoles, détruire les profits, détruire les rendements croissants, c’est automatiquement détruire la croissance économique.

En d’autres termes, chaque fois que l’on veut corriger une supposée défaillance du marché, inexorablement, parce que l’on ne sait pas ce qu’est le marché ou parce que l’on est tombé amoureux d’un modèle qui a échoué, on ouvre la porte au socialisme et on condamne les gens à la pauvreté.

Cependant, face à la démonstration théorique que l’intervention de l’État est néfaste et à la preuve empirique qu’elle a échoué – parce qu’il ne pouvait en être autrement – la solution que les collectivistes proposeront n’est pas plus de liberté mais plus de réglementation, générant une spirale descendante de réglementation jusqu’à ce que nous soyons tous plus pauvres et que la vie de chacun d’entre nous dépende d’un bureaucrate assis dans un bureau luxueux.

Face à l’échec retentissant des modèles collectivistes et aux progrès indéniables du monde libre, les socialistes ont été contraints de modifier leur programme. Ils abandonnent la lutte des classes fondée sur le système économique et la remplacent par d’autres conflits sociaux supposés, tout aussi nuisibles à la vie collective et à la croissance économique.

La première de ces nouvelles batailles fut la lutte ridicule et contre nature entre les hommes et les femmes.

Le libertarianisme a déjà établi l’égalité entre les sexes. La pierre angulaire de notre credo dit que tous les hommes sont créés égaux, que nous avons tous les mêmes droits inaliénables donnés par le Créateur, parmi lesquels la vie, la liberté et la propriété.

La seule chose que cet agenda du féminisme radical a engendrée, c’est une plus grande intervention de l’État pour entraver le processus économique, en donnant des emplois à des bureaucrates qui ne contribuent en rien à la société, que ce soit sous la forme de ministères de la femme ou d’organisations internationales dédiées à la promotion de cet agenda.

Un autre conflit soulevé par les socialistes est celui de l’homme contre la nature. Ils affirment que les humains endommagent la planète et qu’elle doit être protégée à tout prix, allant même jusqu’à préconiser des mécanismes de contrôle de la population ou l’agenda sanglant de l’avortement. […]

Qu’elles se réclament ouvertement du communisme, du socialisme, de la social-démocratie, de la démocratie chrétienne, du néo-keynésianisme, du progressisme, du populisme, du nationalisme ou du mondialisme.

Sur le fond, il n’y a pas de différences substantielles : tous considèrent que l’État doit diriger tous les aspects de la vie des individus. Tous défendent un modèle contraire à celui qui a conduit l’humanité aux progrès les plus spectaculaires de son histoire.

Nous sommes venus ici aujourd’hui pour inviter les autres pays occidentaux à retrouver le chemin de la prospérité. La liberté économique, un gouvernement limité et le respect sans restriction de la propriété privée sont des éléments essentiels à la croissance économique. […]

Ne vous laissez pas intimider ni par la caste politique ni par les parasites qui vivent de l’État. Ne vous soumettez pas à une classe politique qui ne cherche qu’à se perpétuer au pouvoir et à maintenir ses privilèges.

Vous êtes des bienfaiteurs sociaux. Vous êtes des héros. Vous êtes les créateurs de la période de prospérité la plus extraordinaire que nous ayons jamais connue. Que personne ne vous dise que votre ambition est immorale. Si vous gagnez de l’argent, c’est parce que vous offrez un meilleur produit à un meilleur prix, contribuant ainsi au bien-être général.

Ne cédez pas à l’avancée de l’État. L’État n’est pas la solution. L’État est le problème lui-même.

Les catholiques qui prennent Michel Onfray pour un ennemi n’ont rien compris

Dans Théorie de Jésus, Michel Onfray entreprend de réfuter l’existence historique de Jésus, alors qu’il y a plus de preuve de l’existence du Christ que de celles de Platon, Socrate ou Jules César. Dans Patience dans les ruines, il livre un éloge profond du monastère de Lagrasse, de la messe traditionnelle, du sacré. Dans Le Figaro, Eugénie Bastié souligne ce paradoxe et écrit :

[…] Les catholiques qui le prennent pour un ennemi n’ont rien compris. Il a plus lu la patristique que la plupart de nos évêques. Il est un adversaire qui, par ses doutes, ses piques, son esprit critique acéré, réveille les chrétiens de leur « cela va de soi » conformiste, de leurs agenouillements mécaniques. Il faut toujours, quand on est catholique, préférer Jean Barois, le héros athée et libre penseur de Roger Martin du Gard, à l’abbé de Cénabre qui fait semblant de croire, héros de Bernanos dans L’Imposture. « La question de la grâce… la seule qui soit pour moi », écrit Onfray dans Patience dans les ruines, ajoutant encore dans les dernières pages… « la véritable question est celle de la grâce ». Sont-ce là les mots d’un ennemi ?

« Quaerens me, sedisti lassus » : « Parti à ma recherche, tu t’es assis fatigué. » Simone Weil tenait ce vers du Dies iræ, la prière des morts, comme l’un des plus beaux jamais écrits. Elle trouvait magnifique de songer que ce n’est pasl’homme qui cherche Dieu, mais Dieu qui cherche l’homme, jusqu’à s’en fatiguer. Et quand on lit bien Michel Onfray, on se dit qu’il a semé ces pages comme un Petit Poucet, pour que Dieu le retrouve.

Cardinal Arinze : “L’Église n’a pas le pouvoir de bénir les couples homosexuels”

Le cardinal Arinze a été préfet de la Congrégation pour le Culte Divin sous Jean-Paul II et Benoît XVI. Très respecté par ses pairs, sa voix est très écoutée par les évêques africains. Cardinalis a réalisé en juin 2023 un entretien qui résonne avec l’actualité et que est désormais en ligne. Extrait :

Le cardinal Hollerich, rapporteur général du Synode, a déclaré que les positions de l’Eglise sur l’homosexualité étaient “erronées”, le cardinal Grech, secrétaire du Synode, est connu pour être sensible à un changement de doctrine sur ce point, et les évêques flamands bénissent les couples homosexuels. On sent qu’il y a une volonté de certains de changer de paradigme. Quel est votre point de vue sur ce sujet ?

L’homosexualité est bien traitée dans le Catéchisme de l’Église catholique. La tendance en elle-même n’est pas condamnée. Mais agir selon cette tendance est un péché, un désordre, tout comme l’activité hétérosexuelle en dehors du mariage légitime est un péché.  L’enseignement catholique sur l’homosexualité n’a pas besoin d’être modifié. L’Église n’a pas le pouvoir de bénir les couples homosexuels.  Un document de la Congrégation pour la doctrine de la foi l’indique clairement.  Il est scandaleux qu’un évêque ou un cardinal parle ou écrive comme si l’activité homosexuelle était approuvée.

Pas de réarmement de la nation sans réaffirmation de ses fondations morales et spirituelles

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

Fixée par le chef de l’État lors de ses vœux aux Français, la feuille de route du nouveau gouvernement se résume en deux mots : le « réarmement civique », qui doit se traduire par le rétablissement de l’autorité. Mais peut-il y avoir un réarmement de la nation sans réaffirmer d’abord ses fondations morales et spirituelles ? Sinon, on est dans l’incantation et la communication, pas dans le réel.

Or, dans le même temps, les mêmes autorités envisagent d’autoriser le suicide assisté et d’inscrire l’avortement dans la Constitution : le 24 janvier prochain débutera à l’Assemblée l’examen du projet de loi sur la constitutionnalisation de l’avortement. Mis à part sept députés courageux et lanceurs d’alerte, notamment sur les risques pour la clause de conscience des médecins, peu se hasardent à s’attaquer à ce totem de la modernité.

Pourtant, cela signifie la poursuite et l’accélération d’une tendance mortifère, définie ainsi par le pape François dans son discours aux diplomates du monde entier, plaidant notamment pour l’interdiction de la GPA : « La diffusion persistante d’une culture de mort, qui, au nom d’une fausse piété, rejette les enfants, les personnes âgées et les malades. »

Pour le Souverain pontife, la recherche de la paix passe donc par des fondements anthropologiques solides. Et ce qui vaut à l’échelle internationale est valable également à l’intérieur d’un pays.

Encore faut-il s’en donner les moyens ! Hubert Védrine, considéré comme expert réaliste des rapports entre puissances, affirme dans Le Figaro que l’Occident n’a plus « la capacité d’imposer ses valeurs ». Faute d’y croire vraiment, ou à force d’en saper les fondements intellectuels et moraux ? Quoi qu’il en soit, cela veut dire que seule la confiance renouvelée et enracinée en ces valeurs constitutives de la civilisation européenne, donc chrétienne, pourra procurer une force suffisante à ce désir de réarmement.

Mobilisation spirituelle

Dans Evangelium vitæ, en 1995, Jean- Paul II avait déjà alerté sur cet obscurcissement des consciences qui conduit à la perte du sens moral : cela commence par l’atténuation du vocabulaire (on parle d’« interruption de grossesse ») pour aboutir à l’inversion complète des valeurs. Au point que désormais, « l’impossibilité morale absolue et grave de la suppression directe de toute vie humaine » défendue par les papes est devenue un bien, et même un droit.

Face à cela, on aimerait que dans l’Église aussi, le réarmement moral gagne tous les esprits, pour soutenir les mouvements qui luttent en faveur de la vie, comme la Marche pour la vie le 21 janvier prochain.

Sans doute faudrait-il également que les pasteurs inscrivent la mobilisation jusque dans sa racine spirituelle. C’est en effet seulement dans la foi dans « l’action créatrice de Dieu », comme le notait Evangelium vitæ, que pourra renaître le désir de vie en Occident.

La défense de la vie biologique s’ancre forcément dans la foi en une vie surnaturelle. Faute de quoi elle demeure un matérialisme.

La médecine fœtale sort de l’état embryonnaire

Mais alors le foetus est donc bien un être humain… :

La médecine fœtale fait l’objet de plus en plus d’attention dans le domaine des maladies malformatives et des pathologies congénitales rares. Le caractère très particulier et les contraintes techniques de ce type d’intervention imposent de repenser l’approche de l’expérimentation clinique.

Entre 2000 et 2008, chaque année, 40 à 80 articles ayant pour thème un essai clinique de chirurgie fœtale sont référencés. Depuis 2009, ce nombre s’est envolé pour atteindre plus de 120 par an. Cette statistique simple donne un aperçu de l’intérêt croissant pour ces nouvelles approches.

Traiter lors de la vie fœtale des maladies qui exposent à une malformation irrécupérable après la naissance, l’idée semble aller de soi mais est difficile à mettre en application. Même si l’intervention se borne à administrer un médicament directement dans le fœtus, via la veine ombilicale, la galénique pose déjà d’immenses problèmes. « La plupart du temps, en l’absence de développement spécifique pour ce stade de la vie, on va adapter au fœtus ce qui existe déjà chez le nouveau-né », explique le Pr Julien Stirnemann, gynécologue-obstétricien au service d’obstétrique et de médecine fœtale à l’hôpital universitaire Necker-Enfants malades (AP-HP).

Enfant livré à lui-même : la mère vivait… chez sa compagne

Nous avons tous entendu dire, sur nos médias commerciaux, que c’est pareil, voire mieux, pour les enfants d’être éduqué par deux personnes homosexuelles. Voilà une histoire assez glauque :

L’histoire racontée par le journal Charente Libre est celle d’un enfant qui se nourrit de gâteaux et de boîtes de conserve froides, qui chaparde parfois des tomates sur un balcon de l’immeuble HLM où il vit, à Nersac. Qui passe des périodes sans chauffage ni électricité, contraint de dormir avec trois couettes et de se laver à l’eau froide. Des voisins l’aidaient un peu à se nourrir, avant que l’un d’eux ne signale anonymement aux gendarmes la situation de cet élève de CM2, puis de sixième.

Les enquêteurs ont alors découvert que la mère vivait à Sireuil, chez sa compagne, à cinq kilomètres de son fils. Elle lui rendait visite de temps à autre pour lui donner de quoi manger, a détaillé le président du tribunal à l’audience. L’étude des données téléphoniques a révélé que cette femme de 39 ans ne dormait pas avec lui et ne l’emmenait pas à l’école, ni au collège, où personne ne s’était rendu compte de rien et où le garçon était plutôt bon élève. La mère a nié les faits durant l’enquête, comme à la barre du tribunal, mais les voisins ont confirmé que l’enfant vivait seul dans l’appartement, où les gendarmes ont trouvé un frigo vide et aucun vêtement d’adulte.

Placé depuis dans une famille d’accueil, indique le quotidien régional, le fils ne veut plus voir sa mère, condamnée pour «délaissement de mineur compromettant sa sécurité» à 18 mois de prison, dont six fermes qu’elle passera sous surveillance électronique, avec obligation de soins. Ses droits de visite ont été suspendus, selon l’avocate de la partie civile.

L’Église a-t-elle toujours été en crise ?

C’est la question à laquelle tente de répondre le Club des Hommes en noir dans cette nouvelle émission. Pourquoi un tel sujet ? Si les crises ne manquent pas dans l’Église d’aujourd’hui et frappent nos imaginations et notre foi, n’est-ce pas, au fond, le cours habituel de la vie des catholiques. En effet, humainement les choses ont plutôt mal commencé, avec la mort violente du Christ sur la Croix, la trahison d’un des apôtres choisis en personne par Jésus, le conflit entre saint Pierre et saint Paul, la mort également violente des apôtres, les persécutions, les divisions et les guerres ensuite entre chrétiens. La liste pourrait être longue des conflits, des crises et des oppositions.

Pour en parler Philippe Maxence reçoit au micro du Club des Hommes en noir l’abbé Claude Barthe, l’abbé Grégoire Célier, le Père Danziec et Jeanne Smits. Tous apportent un regard et une analyse que l’on ne trouve pas ailleurs, sans langue de buis et sans langue de bois.

Le Syndicat de la Famille réclame un ministre délégué à la famille

Communiqué du Syndicat de la Famille :

Alors que les derniers chiffres de la natalité sont alarmants et que le Président de la République a demandé au gouvernement de prendre des mesures d’urgence, Le Syndicat de la Famille déplore l’absence de portefeuille dédié à la famille parmi l’équipe gouvernementale resserrée qui a pris ses fonction la semaine dernière. La nomination d’un ministre délégué à la famille est indispensable pour construire une politique familiale ambitieuse et relever le défi de la natalité.

Selon le bilan démographique 2023 de l’Insee, le taux de fécondité est de 1,69 enfant par femme alors que, selon l’Unaf, le désir d’enfants est de 2,39 par femme. Il est terrible de constater que le renoncement à avoir les enfants désirés est si important. La composition d’un gouvernement n’est pas symbolique mais politique. L’absence de la famille dans l’intitulée des ministères traduit au mieux l’indifférence si ce n’est le mépris du Président de la République et du Premier ministre à l’endroit des familles. Ce choix politique est incohérent avec la préoccupation affichée sur la natalité ou encore l’appel à la responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants, notamment en matière d’exposition aux écrans et en particulier pour ce qui concerne les sites pornographiques.

« La famille doit être défendue, soutenue et encouragée pour lui permettre d’assurer son rôle irremplaçable pour les petits et les grands et jusqu’aux personnes âgées. Pour ce faire, les 19 millions de familles ont évidemment besoin d’un ministre pleinement engagé au service de la famille et attendent avec impatience la suite de la nomination du gouvernement de Gabriel Attal » résume Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

Dire que l’avortement est une liberté est absurde, car l’IVG n’est pas une faculté naturelle de la personne

Tribune de Grégor Puppinck, directeur de l’European Centre for Law and Justice, parue dans Valeurs Actuelles :

Manifestement, le gouvernement ne sait pas ce qu’est une liberté et ce qui la distingue d’un droit.

Après bien des hésitations, il propose d’ajouter à la Constitution une phrase alambiquée disant que

« la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».

Une telle phrase, quand on la compare à la qualité juridique de la Constitution, est symptomatique d’une forme de décadence. D’abord quant à son objet, car l’avortement n’a rien à faire dans une Constitution. Ensuite, quant à son expression, car parler de “liberté garantie” est redondant. Plus encore, c’est toute la phrase qui l’est car elle n’ajoute rien à ce qui est déjà, à savoir que la loi organise l’accès à l’IVG.

La seule nouveauté consiste à inscrire dans la Constitution que l’IVG est une “liberté”. Mais là encore, c’est maltraiter le droit.

Il convient de rappeler brièvement ce que sont une “liberté” et un “droit”, et donc pourquoi ces notions essentielles ne peuvent pas s’appliquer à l’avortement.

Une “liberté” est une faculté naturelle de la personne que l’État s’engage à respecter parce qu’il estime que cette faculté est bonne. Il s’agit par exemple des libertés d’expression, de pensée, de mouvement ou d’entreprise. Toute personne possède naturellement ces facultés, et tout ce que l’on demande à l’État, c’est de ne pas en entraver l’exercice, d’en garantir le libre exercice, sans que cela nuise à autrui.

Il en va très différemment d’un “droit”. Un droit n’est pas une faculté naturelle de la personne, mais une chose, un bien que l’on peut réclamer à autrui et finalement à l’État au nom de la justice. À la différence d’une liberté, un droit suppose une relation avec un tiers, et consiste en une obligation de l’un envers l’autre. Il va de soi que personne ne possède un droit d’avorter à l’égard d’un tiers. Au plan collectif, la situation est un peu différente car la garantie d’un droit répond à un besoin fondamental de la personne qu’elle ne peut pas satisfaire entièrement par elle-même et qui nécessite donc l’intervention de la société. Il s’agit par exemple des besoins d’instruction, de santé ou de sécurité. Ces besoins/droits sociaux découlent de la raison d’être de l’État, qui est de garantir la pérennité de la société. En cela, un droit s’oppose à une liberté, car il nécessite l’action d’un tiers et finalement de l’État.

Dire que l’avortement est une liberté, comme le propose le gouvernement, est donc absurde, car l’IVG n’est pas une faculté naturelle de la personne. C’est d’autant plus absurde que l’IVG est en réalité le résultat de contraintes diverses ; ce n’est pas un acte “libre”.

L’IVG, au contraire, pourrait entrer dans la catégorie du “droit” si l’on estimait que pouvoir avorter était un dû, une exigence de justice. Cela supposerait soit que l’avortement vienne corriger une injustice entre deux personnes — ce qui n’est évidemment pas le cas —, soit que la société estime que l’avortement est un besoin fondamental de la personne, au même titre que l’instruction ou la santé. C’est sur ce terrain que se place la gauche. Mais cela suppose que l’avortement soit un bien en soi, au même titre que la santé ou la sécurité. Or ce n’est évidemment pas le cas ; pour preuve, personne n’avorte par plaisir.

En fait, l’avortement est un mal que l’on ne souhaite à personne et, comme tel, il ne peut être ni une liberté ni un droit. Ainsi, dans la loi Veil, l’avortement est seulement toléré dans certaines circonstances, comme un moindre mal.

Un moindre mal s’exprime toujours en droit comme une exception à un principe, en l’occurrence au respect de la vie et de la dignité humaines, mais jamais comme un droit ou une liberté en soi ; et encore faut-il que ce “moindre mal” permette de préserver un bien aussi grand que le mal auquel il est consenti, à savoir la vie de la mère.

On ne peut pas faire dire n’importe quoi au droit. Un mal, même estimé nécessaire, ne peut pas être un droit ou une liberté, mais seulement une exception. Il serait bon que le législateur s’en souvienne. C’est pour cette raison que le gouvernement et le Parlement se sont empêtrés en cherchant une formulation. Le droit obéit à une rationalité propre qui est celle de la justice. Il appartient au législateur de la servir, et non de s’en servir à des fins politiciennes.

Si le législateur voulait vraiment faire le bien, il regarderait en face les statistiques d’avortements en France et en Europe. Il constaterait que la France fait figure d’exception, avec deux fois plus d’IVG qu’en Allemagne toutes proportions gardées. Que l’IVG baisse dans les autres pays, et continue d’augmenter en France. Si le législateur voulait vraiment faire le bien, il mettrait en œuvre une politique de prévention de l’avortement.

Si l’objectif du gouvernement était vraiment de promouvoir la natalité il parlerait de famille

Communiqué de Laissez-les-vivre :

Le Président a annoncé la création d’un congé naissance mieux rémunéré que l’actuel congé parental d’éducation mais ne pouvant pas excéder 6 mois au prétexte que l’actuel dispositif éloigne les femmes du marché du travail et qu’ il va ainsi relancer la natalité.

L’hypocrisie est totale : relancer la natalité en obligeant les femmes à retravailler dès les 6 mois du bébé ? On croit rêver mais non ce n’est pas un cauchemar c’est bien ce qui a été dit.

Ce faisant, il a mécontenté tout le monde car tant la gauche que les verts hurlent à l’instrumentalisation du ventre des femmes car le Président a évoqué le “fléau de l’infertilité”. S’agirait-il d’une maladresse ou d’une provocation volontaire? Leur avortement sanctuarisé ne leur suffirait -il pas? Jusqu’en 1944, les femmes françaises étaient privées du droit de vote car considérées par les hommes politiques de la III ème République comme trop conservatrices. En 2024, peut-on rêver une minute et imaginer que chaque maman d’un enfant de 6 mois puisse être considérée comme une majeure à laquelle on puisse poser la question: “Voulez -vous que 1800 euros soit utilisés chaque mois pour que d’autres que vous élèvent votre bébé”? Et oui 1800 euros c’est bien le coût mensuel d’une place d’un bébé en crèche. Bien sûr, il faut additionner TOUTES les sources de financements étatiques(C.A.F  et dégrèvements d’impôts) départementaux, municipaux, patronaux et aussi parentaux. Les sources de financements sont tellement (volontairement?) enchevêtrées qu’il est difficile de s’y retrouver.

Si l’objectif du gouvernement était vraiment de promouvoir la natalité il parlerait de famille. Or ce mot n’a pas été prononcé. Rien n’est prévu de toute façon pour aider au delà du premier enfant. Si on se rapporte aux décennies précédentes on voit que la génération qui a pu bénéficier de l’Allocation Parentale soit 2.500 francs par mois à partir du troisième enfant dès 1988 et à partir du deuxième dès 1994 a pu être plus sereine. Alors, oui on peut hurler contre ce congé, dire qu’il constitue “une trappe à inactivité” grande expression des années 2000 ou qu’il ” éloigne durablement les femmes du marché du travail” expression du Président Macron mardi soir, mais pourquoi les mères seraient-elles des éternelles mineures?

Il est fondamental que les catholiques soutiennent leurs évêques quand ils s’expriment sur l’avortement

A l’occasion de la Marche pour la vie de dimanche prochain nous avons interrogé Aliette Espieux, porte-parole de la Marche :

L’INSEE vient de sortir les chiffres de la natalité de 2023 et ils sont encore en berne. Que propose la Marche pour la vie pour encourager les naissances ?

Face à cette baisse alarmante de la natalité en France, la Marche pour la Vie considère qu’il est urgent de refuser la constitutionnalisation de l’avortement dont le nombre n’a pas été aussi élevé depuis 1990, de faire réaliser une étude sur l’IVG par les pouvoirs publics, pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP octobre 2020) et obtenir la création d’une mission d’études parlementaires sur ce sujet, mais aussi de mettre en place une politique familiale pour combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques. 

Aujourd’hui, une femme qui souhaite avorter sera remboursée à 100% par la sécurité sociale, ce qui n’est pas le cas pour les démarches des femmes qui souhaitent garder leur enfant. Il faut donc inverser la tendance, et permettre le remboursement à 100% des actes liés à une maternité. Ces femmes reçoivent à la fois une forte pression de leur entourage pour avorter, et se voient délaissées par l’Etat qui ne les aide que peu ou pas à garder leur enfant. Quand elles vont demander de l’aide au Planning Familial, on leur explique que leur enfant n’est qu’un “amas de cellule”, et que l’avortement leur permettra de sortir de leur détresse : les femmes sont manipulées, aussi pourrait-il être intéressant de rendre obligatoire, dès la sixième semaine de grossesse, une échographie qui permettra d’entendre battre le cœur du fœtus, afin qu’elles se rendent compte également de la gravité de l’acte qui va être posé, ou encore de rétablir un délai de réflexion de trois jours minima, avant toute IVG.

Peu de députés ont prévu d’intervenir contre le projet de loi visant à constitutionnaliser l’avortement. Comment La Marche pour la vie peut-elle mobiliser les élus ?

La Marche pour la Vie sensibilise chaque année les élus en leur rappelant leur devoir, qui est de porter la voix de l’ensemble des citoyens français, et de défendre cette dernière. En promouvant l’avortement et son entrée dans la constitution, les députés et les sénateurs ne respectent pas leur devoir d’élus, puisqu’ils condamnent à mort des milliers de Français innocents. Notre travail consiste donc à les réinformer sur la réalité de l’avortement, de ses conséquences sur la femme et sur la famille, mais également des risques potentiels de l’entrée en vigueur de l’avortement dans la constitution.

Le pape a rappelé début janvier dans son discours aux ambassadeurs le respect de la vie de l’enfant à naître. Cette année La Marche pour la vie est-elle soutenue par les évêques de France ?

La Marche pour la Vie informe chaque année les évêques sur nos thèmes de manifestation et invite à mobiliser autant que possible dans leurs diocèses. Beaucoup nous répondent, en nous assurant de leurs prières, et encouragements. En France, l’Eglise est régulièrement attaquée  de toute part dès qu’elle parle des sujets de bioéthique. Pour cette raison il est fondamental que les catholiques soutiennent et encouragent leurs évêques dès que ces derniers prennent position sur l’avortement ou encore l’euthanasie.

Nous ne devons pas avoir peur de dénoncer publiquement le massacre des innocents. C’est à nous, catholiques, de nous mobiliser, et d’encourager et soutenir nos pasteurs.

Les AFC à la Marche pour la vie

Communiqué des Associations familiales catholiques:

Le 21 janvier 2024, les AFC participeront à la Marche pour la vie, organisée tous les ans à Paris depuis 2005.

En participant à cette marche pacifique, les AFC réaffirment la nécessité fondamentale de respecter chaque vie humaine de sa conception à sa mort naturelle.

L’enjeu cette année est double. La volonté du Gouvernement d’inscrire l’avortement dans la Constitution, ainsi que celle de légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, autrement dit « l’aide active à mourir », sont dénoncées par les AFC comme des mesures inutiles et dangereuses.

L’inscription de l’avortement dans la Constitution est dangereuse puisqu’elle mettrait en péril la liberté de conscience des soignants et dériverait certainement vers un glissement des délais légaux. Elle est d’ailleurs inutile : l’avortement n’est pas menacé en France !

Légaliser l’euthanasie revient à lever l’interdit de tuer. L’euthanasie ou le suicide assisté ne supprime pas la souffrance mais supprime le patient et entrouvre la porte vers les dérives déjà constatées dans d’autres pays. Il ne s’agit pas d’une loi de liberté pour les seules personnes qui souhaiteraient y recourir : c’est chacun de nous qui devrait alors s’interroger sur l’opportunité d’arrêter de peser sur ses proches jusqu’à « s’auto effacer »

L’opposition des soignants et des familles à cette légalisation devrait prouver à l’exécutif que la solution au « mal mourir » réside dans le développement des soins palliatifs.

Marche pour la vie: à Bourg en Bresse aussi

On nous informe que les défenseurs de la vie innocente de l’Ain et des environs qui ne peuvent venir à Paris ce week-end peuvent s’associer à la Marche pour la vie en manifestant à Bourg en Bresse.

Pour protester contre le projet de loi de « constitutionnalisation de l’avortement » et celui de légaliser l’euthanasie
Pour défendre la vie, « de la conception à la mort naturelle »

Rassemblement à partir de 14 heures 30
Place de la Basilique du Sacré-Coeur
Départ à 15 heures vers Notre-Dame
Et retour vers la Basilique du Sacré-Coeur

Renseignements : 07-88-27-75-93

Prions pour la vie

Les offensives contre la Vie n’ont jamais été aussi grandes. Le président de la République a annoncé son intention d’inscrire l’IVG dans la Constitution française, l’euthanasie semble toute proche. Nous voulons y répondre par un élan d’Amour pour le Christ en soutien de toutes les actions pro-vie.
Par la prière du chapelet, par l’Eucharistie, nous sommes certains de la victoire!
Forts de notre engagement en 2023 avec plus de 335.000 chapelets et 1300 messes, nous renouvelons notre action en 2024 avec de nouveaux objectifs !
Rejoignez nous! Priez le chapelet tout au long de l’année et inscrivez le sur http://www.vavisprie.org.
De plus, participez aux chapelets organisés par Va Vis Prie dans 50 villes de France les 7 avril (solennité de l’Annonciation), 26 mai (fête des mères) et 30 novembre (Veillées pour la Vie).
Ou devenez ambassadeur dans votre ville!

La stupéfiante application de la “mécanique quantique” au statut de l’embryon humain.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

En ce qui concerne la représentation de l’embryon humain, d’aucuns vous diront qu’il n’en est pas un, que tout comme la pomme dessinée de Magritte, il ne représente guère plus qu’une image sans consistance quant à son statut.

Ainsi, le « ceci n’est pas une personne” ressemble au « ceci n’est pas une pomme « de Magritte, à la grande différence, que l’on ne parle pas là d’un fruit et de sa représentation (en l’occurrence, une pomme), mais d’une seule et même réalité cruciale d’éthique autour du statut le la vie naissante humaine . L’embryon humain, ne possède pas les caractéristiques des lois physiques quantiques qui permet aux particules (atomes, électrons, photons…) d’être dans deux états à la fois (ondes et corpuscules par exemple). Néanmoins, il est sidérant de constater à quel point son statut est à géométrie variable, à quel point on le croirait une entité régie par ces mêmes lois de l’échelle atomique…

S’en suivent inévitablement des incohérences énormes qui devraient sauter aux yeux de n’importe quelle personne qui possède un entendement normal, indépendamment de son avis sur l’avortement.

On assiste là et partout sur la planète, je ne dirai pas à une schizophrénie, par respect pour les personnes atteintes de cette maladie, qui n’y sont pour rien et qui seules en connaissent les turpitudes, mais à une félonie, à une insulte intolérable à la cohérence, insulte qui se fait assassine.

Il est capital de mettre en relief cette falsification du réel, du factuel. Je pense notamment aux émissions à l’ambiance toute douce” telles que “La Maison Des Maternelle sur France 5, qui est un véritable « pot pourri », pourri donc, qui mélange (“quantiquement ») tour à tour reconnaissance, soins les plus attentionnés, conseils professionnels avisés etc, à l’enfant à naître dès le début de la grossesse, et sa négation pure et simple à travers les thèmes des émissions relatifs à l’« IVG” (selon l’appellation convenue de l’avortement, il va de soit).

Exemple: Emission de France 5, « La Maison des Maternelles » sur l’haptonomie (L’accompagnement haptonomique des parents et de l’enfant part du principe que la relation entre l’enfant et ses parents peut se créer et s’approfondir dès avant la naissance. Dès les premiers mouvements perceptibles de l’enfant – vers le quatrième ou le cinquième mois de grossesse – les parents apprennent à établir un contact tendre et affectueux avec leur enfant dans le giron maternel.

Extrait (5:00- 5:29)

« -Il y a un moment idéal, docteur Catherine Dolto, pour démarrer l’haptonomie?
-Oui, c’est dès le début de la grossesse.
-(…)
-Oui (…), le plus tôt, le mieux, et ça permet déjà aux parents de FAIRE SENTIR A L’ENFANT QU’ILS SONT LA, même si, eux, ne sentent pas L’ENFANT REPONDRE, ça fait qu’ils le sentiront beaucoup plus tôt. »

Et voilà que toujours, sur France 5, toujours dans la même émission, « La Maison des Maternelles », un autre jour, la mécanique quantique est appliquée de façon démentielle, au statut de l’embryon humain car il devient ici « cela à éliminer » dont le ressenti n’a aucune espèce de soupçon d’existence.

“Une réalité, plusieurs états possibles, en même temps”: exactement comme pour les atomes que régissent la mécanique quantique. (Ceux-ci peuvent être à la fois « onde »et « corpuscules », ce qui est absolument impossible dans le « macroscopique “)

Mais quelle est cette cécité face à la fluctuation du statut de l’embryon humain au point que dans un même établissement hospitalier, vous pouvez, pour lui, et avec lui, bénéficier de séances vivement conseillées de “communication parents-bébé” dans le cadre de la préparation à l’accouchement (parfois même d’haptonomie), …et dans un autre service, le « faire enlever » de toute urgence comme un kyste malin? Je précise, sous le même toit!

Ah!, cette ambiance “soft-glauque » d’une émission, toujours de « La Maison des Maternelles“, où un gynécologue qui a, derrière lui, le portrait d’un nourrisson, rassure son petit auditoire fébrile, prêt à dire un grand « ouf! » de soulagement à propos de l’amélioration future de l’accès à l’avortement!

Pour qui a un entendement dont la cohérence n’est pas altérée et qui sait encore que le nourrisson de la photo était embryon « avortable » quelques mois auparavant, franchement, ça jure!

Alors que la moindre erreur sur les fiches de salaire de nos contemporains fait l’objet d’une attention méticuleuse, laquelle est repérée plus vite que la vitesse de la lumière tant elle leur est intolérable, les incohérences criantes, effarantes, qui sont une question de vie ou de mort, mises en relief dans cet article, font l’objet d’un déni assassin.

L’on pourrait espérer que de pointer les les antagonismes, les illogismes, les incohérences, de dénoncer les manquements au réel enveloppés dans le coton et les arômes soporifiques des émissions « cosy » et ailleurs, parle peut-être mieux que de long discours.

Repérons, pointons les incohérences assassines, tels des correcteurs de copies de mathématiques: le factuel, la cohérence, le réel sont imparables…tôt ou tard!

I-Média – La grande faillite de l’école

Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le “déjà” fiasco du gouvernement Attal quelques jours après sa nomination.

Le dossier du jour est consacré à la faillite de l’Education nationale qui se manifeste par le classement PISA et le terrible aveu de la ministre Oudéa-Castéra qui critique l’école publique.

Enfin, les pastilles de l’info abordent :
1-Les problématiques liées à démographie française en berne
2- Les Corses résistent à l’immigration !
3- Il fait froid ! les médias infantilisent les Français
4- La fille des députés LFI Garrido et Corbière en garde à vue pour apologie du terrorisme

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Ruth Elkrief qui a récemment fait l’objet d’une fatwa lancée par Jean-Luc Mélenchon.

La Fraternité Saint-Pierre rappelle qu’elle n’a rien à voir avec l’association Paix Liturgique, dont elle désapprouve les méthodes et l’état d’esprit

Communiqué du district de France de la Fraternité  Saint-Pierre à propos de l’éviction de la Fraternité Saint-Pierre du diocèse de Quimper et Léon :

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) a été informée par Monseigneur Dognin le jeudi 14 décembre 2023 de sa volonté de révoquer la convention entre la Fraternité Saint-Pierre et le diocèse de Quimper. Le dimanche 17 décembre, deux représentants du diocèse annonçaient cette décision au cours de la messe célébrée par les abbés Loïc Courtois et Nicolas Télisson à Quimper et à Sainte-Sève. Devant l’émoi provoqué par une telle décision, Monseigneur Dognin a adressé une lettre publique aux fidèles pour expliquer sa décision.

La Fraternité Saint-Pierre regrette de ne pas avoir été consultée avant cette décision qui a été prise de manière unilatérale, sans qu’il ait été possible de trouver un terrain d’entente. À ce stade, il semble important de préciser certains points.

Monseigneur Dognin a fait appel à la Fraternité Saint-Pierre en 2016 en lui confiant la mission d’assurer « le soin pastoral des fidèles du diocèse attachés à la forme extraordinaire du rite romain » dans son diocèse. Lors d’une visite pastorale au printemps 2022, Monseigneur a « constaté [la joie des fidèles] de participer à la messe célébrée avec le missel de 1962 ». Le 11 juin 2023, lors de la publication de son ordonnance sur l’application du motu proprio Traditionis Custodes, Monseigneur Dognin confirmait la mission confiée à la FSSP sept ans auparavant. Toutefois un changement d’église avait été demandé à Quimper et plusieurs solutions étaient à l’étude entre la paroisse de Quimper et la Fraternité Saint-Pierre.

Le 28 novembre et le 12 décembre 2023, deux articles à charge contre le diocèse et attaquant personnellement certains membres du presbyterium de Quimper, publiés par l’association Paix Liturgique, ont mis le feu aux poudres, décidant Monseigneur Dognin à dénoncer la convention entre la FSSP et le diocèse. Pour justifier cette décision, Monseigneur évoque des « tensions qui s’étaient développées depuis plusieurs années », au point d’arriver « à un point de non-retour ». Pour autant ces « tensions » n’avaient pas empêché la publication de l’ordonnance de juin 2023 confirmant la présence de la FSSP. Par ailleurs, un an auparavant, la Fraternité Saint-Pierre avait déjà exprimé à Monseigneur Dognin qu’elle n’avait rien à voir avec l’association Paix Liturgique, dont elle désapprouve les méthodes et l’état d’esprit. Il était donc bien évident que ces deux articles à charge contre le diocèse avaient été publiés sans concertation avec la FSSP. Il est particulièrement offensant pour les prêtres de la FSSP présents dans le diocèse de Quimper et Léon de se voir reprocher des agissements qui leur sont totalement étrangers.

Afin d’expliquer ces « tensions » Monseigneur Dognin reproche aux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre d’avoir développé un apostolat parallèle aux activités diocésaines. Pourtant les prêtres de la FSSP avaient reçu comme mission de l’évêque d’assurer « le soin pastoral des fidèles du diocèse attachés à la forme traditionnelle du rite romain » ; par ailleurs le statut de chapelain qui leur avait été accordé prévoit qu’un prêtre assure « de façon stable la charge pastorale (…) d’une communauté ou d’un groupe particulier de fidèles » (Can. 564). De plus, les prêtres de la FSSP dans le diocèse de Quimper ont toujours proposé leurs services auprès des curés dont ils dépendaient, c’est ainsi qu’ils se sont vu confier, par exemple, des permanences de confessions à la cathédrale. Peut-être les prêtres de la FSSP étaient-ils « beaucoup plus disponibles que leur confrères [diocésains] pour accompagner personnellement leurs fidèles et pour assurer eux-mêmes l’ensemble des activités paroissiales », toutefois il ne semble pas que l’on puisse reprocher à des prêtres de se rendre pleinement disponibles à la mission qui leur a été confiée.

Or, avec le départ des deux prêtres de la FSSP, ce sont les prêtres diocésains qui devront assurer ce soin pastoral auprès des fidèles attachés à la forme extraordinaire, en plus de leurs multiples responsabilités. A ce jour, aucune garantie n’a été apportée aux fidèles. Ces derniers craignent que l’ensemble des activités, jadis proposées par les prêtres de la FSSP, ne puissent être reprises intégralement (catéchisme selon une pédagogie traditionnelle, groupe étudiant, formation pour adulte, accompagnement spirituel…), ce qui constituerait une véritable injustice.

Concernant la Fraternité Saint-Pierre, Monseigneur Dognin reconnait que les prêtres de la FSSP présents dans son diocèse sont «fidèles aux orientations et choix pastoraux de leur Fraternité tout en maintenant la communion [avec lui] », mais il souligne par ailleurs que « la position de la Fraternité au sein de l’Église en général pose problème », et que « le refus [des prêtres] de célébrer avec le missel et les rituels actuels les met en marge de l’Église ». Face à ces accusations graves, la Fraternité Saint-Pierre tient à rappeler qu’elle a toujours cherché à travailler au bien des âmes, dans la communion de l’Église, selon son charisme propre tel qu’il a été défini lors de sa fondation par le Pape Jean-Paul II en 1988 et récemment confirmé par le Pape François par un décret du 11 février 2022. Ses prêtres vivent cette communion par la profession de l’unique foi catholique, la fidélité au Saint Père, l’obéissance aux évêques ; ils l’expriment par la communion eucharistique à la messe chrismale, signe par excellence de l’unité du corps mystique et de leur reconnaissance de la validité des sacrements célébrés selon les rituels actuellement en vigueur, la concélébration n’étant pas l’unique signe visible de la communion et ne revêtant pas de caractère obligatoire selon le droit canon (Can. 902). Cette question délicate et importante a d’ailleurs fait l’objet d’une étude récente de la part de la Fraternité Saint-Pierre.

La Fraternité Saint-Pierre tient publiquement à remercier ses deux prêtres qui, depuis 2016, se dévouent au service des fidèles du diocèse de Quimper et Léon. Ils ont exercé leur ministère sacerdotal avec zèle auprès de tous les fidèles qui se présentaient à eux sans exclusivité, cherchant toujours des solutions d’apaisement dans les conflits qui pouvaient naître. Comme dans les nombreux autres diocèses à travers le monde où la Fraternité Saint-Pierre est présente, ces prêtres ont cherché à vivre du charisme propre de la Fraternité Saint-Pierre : la fidélité indéfectible à l’Église et aux pédagogies traditionnelles de la foi.

Ils veulent rallumer la guerre scolaire…

Le harcèlement dont le lycée Stanislas est l’objet depuis quelques jours a au moins une vertu : il montre que la gauche et l’extrême gauche n’ont toujours pas accepté la liberté scolaire. Elles en restent au classique « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » – se chargeant, comme de juste, de désigner lesdits ennemis !

D’abord il est intéressant que les bien-pensants, qui ne cessent de nous tympaniser quand nous nous interrogeons (et souvent ne nous interrogeons plus du tout !) sur tel passage du Coran, et braillent alors « padamalgam » (comme s’il était illogique de demander comment les musulmans dans leur ensemble interprètent un passage appelant à l’assassinat des « mécréants »), pratiquent allègrement l’amalgame quand ça leur chante. En l’occurrence, ce serait l’établissement comme tel qui serait « sexiste » et « homophobe » et violerait tout bonnement la loi.

Le fameux rapport du ministère ne documente pourtant qu’un cas litigieux et ce cas a été instantanément traité par la direction du lycée. Il n’est d’ailleurs même pas certain, à la lecture du rapport, que les propos en question aient été réellement répréhensibles. Mais prétendre déduire d’une personne ayant été sanctionnée que toute l’école est « homophobe » dépasse largement le paralogisme. C’est tout bonnement de la justice révolutionnaire (et l’on sait que, dans l’expression, c’est l’adjectif qui est important, pas le substantif !) – il est vrai que le directeur de Médiapart n’est pas vraiment inexpert en cette matière, puisqu’il n’a jamais caché ses sympathies trotskistes.

Mais admirez la manœuvre : Médiapart lance l’affaire en utilisant trois ou quatre témoignages courageusement anonymes voici quelques mois, Le Monde, quotidien officieux du régime, lui emboîte le pas. Et le ministère se sent alors obligé d’obtempérer et de diligenter une enquête administrative. Cette dernière n’a pas dû être particulièrement infamante pour Stanislas puisqu’aucune sanction n’en a résulté. L’arrivée au ministère d’une femme dont les enfants sont scolarisés dans l’établissement offre une belle occasion de relancer la machine et Médiapart saute dessus à pieds joints, instantanément suivi par la meute. Sans doute tous ces braves gens comptent-ils sur le fait que le vulgum pecus ne lira que les gros titres et ne feuillettera pas ce rapport aussi vide que soporifique.

Reste le résultat : le lycée Stanislas est publiquement accusé de violer la loi, alors qu’il ne fait manifestement qu’user de la liberté que lui offre la loi Debré. Au passage, je rappelle que la liberté éducative des parents est de droit naturel (même la CEDH le reconnaît, quitte à juger en sens contraire quand il faut garder à l’Allemagne une loi du IIIe Reich interdisant l’école à la maison !) et que, même sans la loi Debré, Stan serait parfaitement fondé à offrir une éducation conforme au souhait des parents catholiques qui lui confient leurs enfants. Il est insupportable d’attendre ânonner à qui mieux mieux ce mantra totalitaire selon lequel il n’y aurait rien au-dessus des lois de la république. Cette brave caste jacassante aurait sans hésitation choisi Créon contre Antigone ! Et que fait-on quand la « représentation nationale », légalement élue, vote les lois de Nuremberg ? On dit qu’il n’y a rien au-dessus des lois de la république ? On ignore le cri de la conscience ?

Mais revenons à nos moutons. Ce que je trouve le plus insensé dans cette histoire, c’est qu’au nom d’un prétendu viol de la loi par le lycée Stanislas – dont le ministère concerné n’a manifestement pas été informé ! –, tout le monde applaudit au geste de la mairie de Paris qui viole, elle, publiquement et explicitement la loi qui lui impose de payer le forfait d’externat d’un établissement qui est toujours, que je sache, sous contrat d’association avec l’Etat.

Avouez que c’est fort : au nom d’un viol de la loi parfaitement hypothétique (et reconnu ni par la justice, ni par le gouvernement), la mairie socialo-écolo-communiste de Paris décide de refuser d’appliquer ladite loi. Remarquez, c’est une idée intéressante : la prochaine fois que vous aurez une amende pour excès de vitesse, il vous suffira de dire que c’était pour dénoncer les agissements anti-écologiques du constructeur. Tant de vertu forcera, sans nul doute, l’admiration des hyènes médiatiques !

Mais le pire n’est même pas là.

Hier, l’Assemblée, qui était dans sa semaine de contrôle parlementaire, a parlé d’école. Plus précisément de lutte contre « l’instrumentalisation politique des parents d’élèves dans les conseils d’école ». Derrière ce charabia, ce qui était visé, c’était notamment l’association « Parents vigilants » qui refuse la diffusion de l’idéologie du genre aux enfants. Là aussi, il est surréaliste qu’en toute bonne conscience, des députés prétendent interdire aux parents de s’intéresser à l’enseignement qui est donné à leur enfants. Comme disait l’autre, les enfants appartiennent à l’Etat, n’est-il pas vrai ?

A l’occasion de cette discussion, je découvre une certaine Fatiha Keloua Hachi, députée socialiste, qui, avec la maîtrise de l’amalgame que j’évoquais plus haut, déclare :

L’extrême droite [car, bien sûr, refuser l’indifférenciation sexuelle, c’est être d’extrême droite !] s’attaque aussi aux livres mis à disposition dans les bibliothèques des écoles et dans les centres de documentation et d’information (CDI) des collèges, ou aux documents d’appui utilisés par les enseignants. Si ces ouvrages osent traiter d’homosexualité, de transidentité, des conditions de vie des migrants ou encore du caractère genré des jouets pour enfants, ils sont pointés du doigt.
À vrai dire, toutefois, si tout cela nous inquiète, je ne suis pas certaine que cela vous choque, madame la ministre : à en croire les conclusions de l’enquête administrative conduite dans un célèbre établissement privé parisien qui vous est familier, ces pratiques y sont, malheureusement, ouvertement assumées.

Il n’est pas certain que Mme Keloua Hachi se soit relue car l’attaque caudale et vénéneuse de Stan n’a littéralement aucun sens : « ces pratiques » (c’est-à-dire la dénonciation d’ouvrages promouvant l’idéologie du genre par des parents d’élèves) ne sont évidemment pas « ouvertement assumées » par le lycée visé. Je suppose qu’elle veut dire que ce dernier établissement refuse l’idéologie du genre. Mais, oui, c’est parfaitement son droit – et sans doute même son devoir car, quoi qu’en pense cette brave députée, on n’éduque pas une fille comme un garçon.

Je découvre aussi un certain Benjamin Lucas, député écologiste, lui, mais pas beaucoup plus soucieux de la liberté éducative des parents que sa collègue :

Nos institutions républicaines doivent protéger l’école publique de l’offensive raciste et réactionnaire [pas moins !] qui s’organise. C’est toute la liberté pédagogique qui est visée : les cours sur les migrations, l’éducation à la sexualité, l’enseignement moral et civique ou encore l’histoire coloniale.

Je crois être aussi attaché à la « liberté pédagogique » que M. Lucas. Mais cette liberté devrait être une branche de la liberté scolaire, elle-même conséquence de la liberté éducative des parents qui est donc première (c’est d’ailleurs pour cela que Benoît XVI en fit naguère l’un des principes non négociables). Il est évident qu’au nom de la « liberté pédagogique » des enseignants gauchistes, on ne peut pas priver les parents de leur responsabilité première dans l’éducation de leurs enfants.

Pour ceux qui aiment le lyrisme, encore une petite citation de Benjamin Lucas pour la route :

Du régime de Vichy à aujourd’hui, des États-Unis d’Amérique de Trump au Brésil de Bolsonaro en passant par la Hongrie d’Orban, c’est toujours le même système qui se met en place : chasse aux pédagogies émancipatrices, exclusion sociale et tri par l’échec au nom d’une idéologie méritocratique absurde, réécriture des programmes, affaiblissement des sciences humaines et sociales et refus de comprendre le monde tel qu’il est.

C’est beau !

Mais accrochez-vous pour la suite :

Face à cette offensive, notre système est rendu vulnérable par une politique et des discours qui ont emprunté trop souvent à l’extrême droite ses thèmes et ses termes, dénonçant avec obsession une incursion fantasmée du wokisme et de l’islamo-gauchisme dans notre système scolaire. Il est temps de protéger notre école républicaine pour lui permettre d’assurer sa mission émancipatrice. Mais le Gouvernement est-il prêt à le faire, et êtes-vous la bonne ministre pour cela ?
Nous devons aujourd’hui débattre de l’influence que M. Zemmour exerce sur l’école pour en affaiblir la vocation républicaine. Cependant, après les propos que nous avons entendus hier lors de la conférence de presse d’Emmanuel Macron, nous en venons à nous interroger sur l’influence de M. Zemmour sur le Président de la République en matière éducative. M. Macron a en effet repris ses slogans, mot pour mot – « pour que la France reste la France » –, mais aussi sa vision : le fantasme de l’école du dernier millénaire, celui de la méritocratie et du tri par l’échec. Il a aussi repris ses propositions : l’uniforme, le redoublement et la militarisation de l’école et de la jeunesse avec le service national universel.

Ainsi donc, la nomination au poste de ministre de l’éducation nationale d’une personne qui a choisi pour ses enfants un établissement intégriste, communautariste et séparatiste n’est pas une erreur de casting. C’est, de la part du Président de la République, une profession de foi, un acte principiel, une orientation idéologique.

Oui, vous avez bien lu ! Stan est un établissement « intégriste, communautariste et séparatiste ». Sans doute une madrasa d’Afghanistan. Il est vrai que, quand on croit que la politique d’Emmanuel Macron est réactionnaire, on est probablement plus proche d’Alice au pays des merveilles que du principe de réalité.

Ce tableau chaotique ne serait pas complet sans l’intervention d’un Aurélien Saintoul, député LFI, celui-là (comme quoi il y a une certaine unité à gauche pour arracher les enfants à leurs premiers éducateurs que sont les parents). En bon matérialiste, le problème principal qu’il voit dans l’école est le fameux « manque de moyens » (on serait tenté de lui répondre qu’on manque surtout d’un but clair) et la solution est toute simple : « yaka » prendre dans les poches des riches – ou de l’enseignement privé :

Elle [l’école publique] est menacée par la concurrence déloyale que lui livre l’enseignement privé, largement financé par l’argent public, sans pour autant être soumis au même devoir d’accueil.

Monsieur le député ne manque pas d’air. En toute illégalité, « on » a imposé un contingentement féroce à l’enseignement privé, le maintenant au-dessous de 20% des élèves scolarisés. Donc, si concurrence déloyale, il n’est pas certain qu’elle soit dans ce sens. Par ailleurs, si, l’enseignement privé est bel et bien soumis à une obligation d’accueil. Mais, surtout, combien de fois faudra-t-il dire et répéter que l’argent public n’existe pas ? L’argent public est toujours pris à des personnes privées (que ce soit des ménages ou des entreprises). Le vieux slogan simpliste « école publique, argent public ; école privée, argent privé » devrait donc logiquement impliquer que, puisque tout l’argent du financement de l’école publique vient de contribuables privés (y compris les parents qui mettent leurs enfants dans l’enseignement privé, payant ainsi deux fois – en toute « justice sociale » sans doute ?), le choix devrait leur revenir. Si M. Saintoul veut parler de financement, nous sommes à sa disposition pour lui expliquer qu’il n’existe qu’une solution pour assurer à la fois la justice et la liberté : le chèque scolaire. Mais, pour le moment, le chèque scolaire ne semble guère à l’ordre du jour ; ce qui paraît davantage d’actualité, c’est le réveil de la guerre scolaire. Cela tombe bien : tout le monde s’accorde pour dire que « le niveau monte », nous avons donc largement les moyens de nous amuser un peu, non ?

Guillaume de Thieulloy

Manifeste pour la défense des libertés politiques et religieuses

Avec la menace de dissolution de l’association catholique Academia Christiana, qui fait suite à un certain nombre de dissolutions et d’interdictions, des personnalités signent un manifeste dans le JDD :

Réunions et manifestations interdites, dissolution de mouvements et d’associations, dénonciations calomnieuses… Sous la houlette du ministre de l’Intérieur, une répression sans précédent à l’encontre des acteurs sociaux menace nos libertés individuelles et collectives, sapant ainsi les fondements de notre vie publique.

Il est indéniable que rien n’est acquis de manière définitive. Au-delà des nuances politiques et idéologiques, la lutte pour nos libertés doit se réinventer face à un absolutisme qui persiste à ressurgir.

L’arme de la dissolution ne vise aujourd’hui pas seulement la mouvance qualifiée d’« ultra-droite » : les tentatives visant l’organisation dite des « Soulèvements de la terre » ont été, en dépit du soutien à des journées émaillées de violence, contrées par le Conseil d’Etat.

Exemple paroxystique de ce mouvement liberticide en France, la dissolution annoncée d’Academia Christiana, une école de formation d’inspiration catholique.

Les motifs du gouvernement pour dissoudre Academia Christiana demeurent flous, surtout à la lumière des activités de cette association : des conférences sur l’écologie ou la famille, agrémentées par des séances de sport et par des danses traditionnelles, sans la moindre trace d’ extrémisme ou de violence. Bien que son positionnement conservateur puisse déplaire, elle ne menace ni la sécurité ni la tranquillité publiques. On pourrait alors présumer qu’il s’agit de christianophobie pure et simple.

Alors, que reproche-t-on vraiment à Academia Christiana ? « De ne pas correspondre aux valeurs de la République », affirme Gérald Darmanin. À la lecture du dossier de l’accusation, la réalité qui se dévoile est moins glorieuse pour le ministre et plus redoutable pour le citoyen. Loin de lui demander des comptes pour des faits, le ministre reproche à l’association des idées parfaitement légitimes.

L’analyse des motifs invoqués par les services du ministère de l’Intérieur à l’appui de la demande de dissolution a de quoi effrayer. En effet, les fondements de cette décision mettent en danger des libertés publiques que les Français présumaient acquises. Celles de s’associer, d’exprimer ses opinions, d’éduquer ses enfants et même de croire dans le Dieu de son choix.

Pour ces raisons, cette nouvelle annonce de dissolution faite par Gérald Darmanin interpelle et devrait inquiéter le monde associatif et plus largement tous les Français. La force publique se doit d’être au service de l’ordre et de la justice et non pas devenir une arme idéologique destinée à combattre ses adversaires politiques.

Demain une association qui gère une école catholique, une communauté de vie écologique, un syndicat trop remuant ou un parti politique dont les idées déplaisent au pouvoir en place pourrait être dissous sans réelle protection juridique en se prévalant de la « jurisprudence Academia Christiana ».

Notre adhésion à ce manifeste ne marque aucunement une approbation des idées défendues par Academia Christiana ou par tout autre organisation ou parti visé par la politique répressive du ministre de l’Intérieur. C’est plutôt l’expression d’une inquiétude grandissante face à la criminalisation du débat politique et à la judiciarisation de la confrontation des idées.

Nous plaidons pour le maintien du pluralisme dans la société civile et contre le délit d’opinion car il n’y a pas de démocratie sans liberté de pensée et d’expression.

La défense des libertés politiques et religieuses est un impératif pour tout citoyen soucieux de l’intérêt général et du Bien commun au sein d’une communauté nationale apaisée.

En conséquence, les signataires s’engagent à défendre toutes les libertés, qu’elles soient politiques, religieuses ou autres sans distinction aucune.

Liste des signataires :

Guillaume Bernard, historien du droit et des idées politiques
Benjamin Blanchard, directeur Général de SOS Chrétiens d’Orient
Béatrice Bourges, co-fondatrice de la Manif pour tous
Pierre-Alexandre Bouclay, président de Radio Courtoisie
Thierry Bouclier, avocat
François Bousquet, rédacteur en chef de la revue Éléments
Anne Brassié, biographe et critique littéraire
Alain de Benoist, écrivain et intellectuel
Claude Chollet, président de l’OJIM
Alexis Claude, écrivain
Thibaud Collin, philosophe et essayiste
Paul-Marie Coûteaux, haut fonctionnaire et essayiste
Pierre de Chanville, entrepreneur
Benjamin Demeslay, essayiste
Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient
Thibault de Saint-Vincent, entrepreneur
Émile Duport, entrepreneur et communiquant
Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la Vie
David Engels, essayiste et philosophe
Claire-Emmanuelle Gauer, conseillère régionale
Pierre Gentillet, avocat
Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique
Jean Messiha, président de l’Institut Vivre Français
Jean-Christophe Perardel, entrepreneur et consultant
Jean-Frédéric Poisson, ancien député et président de Via
Abbé Matthieu Raffray, prêtre
Stéphane Ravier, sénateur Reconquête !
Stanislas Rigault, président de Génération Z
Isabelle Surply, conseillère régionale
Éric Viaud, maire de la Bussière, président des maires pour le Bien Commun

La Cour des Comptes manque à son devoir : le député Breton interpelle le gouvernement

Lors de la séance de questions au Gouvernement mercredi 17 janvier, le député LR Xavier Breton a interrogé le Premier ministre sur le rapport de la Cour des comptes sur la lutte contre l’immigration irrégulière :

Monsieur le Premier ministre, nous sommes nombreux à avoir été choqués, à la mi-décembre, par la décision du président de la Cour des comptes de repousser…

Maxime Minot

De dissimuler !

Xavier Breton

…la publication d’un rapport particulièrement sévère sur la politique de lutte contre l’immigration irrégulière. Pour tenter d’expliquer cette décision, le président de la plus haute juridiction des comptes publics a indiqué benoîtement qu’il ne souhaitait pas influencer le vote des parlementaires. Quelle conception M. Pierre Moscovici a-t-il des députés et des sénateurs ? Considère-t-il que nous ne sommes pas assez matures…

Louis Boyard

À LR, vous ne l’êtes pas !

Xavier Breton

…pour prendre connaissance d’un rapport et l’analyser ? Pense-t-il que nous ne sommes pas capables de comprendre les écrits et la pensée des magistrats financiers de la rue Cambon ? Si nombre de nos concitoyens ont également été choqués, c’est parce qu’ils retrouvent dans cette attitude le mépris de ce que l’on appelle parfois « l’État profond », cette prétendue élite technocratique, à l’égard des représentants du peuple.

Le président du groupe Les Républicains, Olivier Marleix, vient de demander au président de la commission des finances, Éric Coquerel, d’organiser l’audition du président de la Cour des comptes. Nous attendons du Gouvernement une condamnation ferme du mépris que ce dernier a manifesté à l’égard du Parlement. Monsieur le Premier ministre, désapprouvez-vous ce comportement, qui va à l’encontre de nos institutions ?

Thibault Bazin

Excellent !

Mme la présidente

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée des relations avec le Parlement.

Mme Marie Lebec, ministre déléguée chargée des relations avec le Parlement

Je vous prie de bien vouloir excuser l’absence du ministre de l’intérieur et des outre-mer, Gérald Darmanin, en déplacement sur l’île de La Réunion après le passage du cyclone Belal qui a durement frappé nos compatriotes.

Vous interrogez le Gouvernement sur le rapport de la Cour des comptes relatif à la politique de lutte contre l’immigration irrégulière publié le 14 janvier 2024. Vous le savez, la Cour des comptes est une juridiction financière dont l’indépendance est garantie constitutionnellement. Elle définit en toute indépendance le programme de ses contrôles et leur déroulement. Il n’appartient donc pas au Gouvernement de se prononcer sur le calendrier et la date de publication d’un rapport. Nous nous félicitons, en revanche, que la Cour souligne, dans ce document, que la France est le pays d’Europe qui exécute le plus d’éloignements forcés : leur nombre a atteint 14 235 en 2022, plaçant notre pays devant l’Allemagne, la Suède, l’Espagne et l’Italie.

Pierre Cordier

J’aurais aimé le savoir avant !

Mme Marie Lebec, ministre déléguée

La priorité donnée à l’éloignement des individus constituant une menace pour l’ordre public a conduit à expulser 4 686 étrangers délinquants en 2023, contre 3 615 en 2022. Les constats formulés par le rapport de la Cour des comptes sur les leviers à activer pour améliorer le nombre de reconduites sont assez largement connus puisque des rapports similaires ont été rédigés par l’Assemblée nationale et par le Sénat. C’est la raison pour laquelle le projet de loi initial du Gouvernement, déposé au Sénat le 1er février 2023, comprenait déjà des mesures fortes pour lever ces blocages,…

Olivier Marleix

Oui, nous le savons : c’est nous qui avons fait la loi !

Mme Marie Lebec, ministre déléguée

…des mesures visant notamment à simplifier les contentieux de l’éloignement, à lever les protections dont bénéficient certains étrangers qui constituent une menace à l’ordre public et à alléger les charges des policiers et des gendarmes.

Pierre Cordier

Ce n’est pas la question !

Sébastien Jumel

Mais c’est la réponse !

Mme Marie Lebec, ministre déléguée

La politique du Gouvernement pour lutter contre l’immigration irrégulière est claire, à l’image des moyens inédits adoptés par le Parlement à l’occasion du vote de projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. Je pense notamment à la création de 3 000 places de rétention supplémentaires…

Thibault Bazin

Grâce à l’amendement Ciotti !

Mme Marie Lebec, ministre déléguée

…et de onze centres de rétention administrative (CRA), ainsi qu’au renforcement des services d’accueil des étrangers dans les préfectures, qui bénéficieront des trois quarts des créations de postes en 2024.

Mme la présidente

La parole est à M. Xavier Breton.

Xavier Breton

Je vous remercie pour cette réponse, mais le rapport est très sévère sur la politique de lutte contre l’immigration irrégulière. En outre, ma question portait sur le rôle de la Cour des comptes dans nos institutions. Vous évoquez son indépendance. Notons toutefois que son président est nommé par le Président de la République. Je renvoie par ailleurs à l’article 47-2 de la Constitution, selon lequel « la Cour des comptes assiste le Parlement dans le contrôle de l’action du Gouvernement », ainsi que dans l’évaluation des politiques publiques. Manifestement, elle a manqué à son devoir.

Olivier Marleix

Tout à fait !

Thibault Bazin

Excellent !

Avec le son et l’image :

Derrière le “plan fertilité”, une légalisation de la GPA ?

Lors de sa conférence de presse, Emmanuel Macron a évoqué la baisse de la natalité, le changement des moeurs, l’infertilité contre laquelle il veut lancer un grand plan :

 

En même temps, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué avoir une « réflexion » sur la gestation pour autrui (GPA) à laquelle il était initialement hostile. Interrogé dans l’émission Quotidien sur TMC sur la GPA, Bruno Le Maire a confié avoir « un couple d’amis très proches » qui « viennent d’avoir un enfant par GPA : j’en discute avec eux, je regarde, j’observe, et on évolue », ajoutant que « ce qui leur arrive me touche ». Il a confirmé que ce bébé était né à l’étranger, donc de manière illégale.

« La disposition d’esprit principale quand on fait de la politique, c’est l’ouverture, ce n’est jamais se refermer sur ses certitudes (sinon) il faut passer à un autre métier ».

Sic

Le ministre a indiqué avoir déjà « évolué » sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour laquelle il était initialement « sceptique » et à laquelle il est désormais favorable. Désormais sur la GPA,

« j’écoute, je comprends, j’essaie de voir quelles sont les attentes derrière, les problèmes de principes que ça pose, les problèmes éthiques ».

Le ministre de l’Économie était interrogé sur les moyens de résoudre la baisse de la natalité à laquelle fait face la France actuellement. Mardi, Emmanuel Macron a annoncé vouloir notamment créer un « congé de naissance » et lancer « un grand plan » contre l’infertilité.

Le nouveau premier ministre Gabriel Attal avait laissé entendre en 2019 qu’il ne serait pas contre la GPA.

Ils avancent.

Soutenir la plainte de l’Institut pour la Justice contre l’État français

En mars 2023, l’Institut pour la Justice a porté plainte contre l’Etat français, au Tribunal administratif de Paris pour “inaction sécuritaire”. La procédure avance. Mais le juge prononcera la “clôture de l’instruction” le 31 janvier 2024.

Il reste donc 14 jours pour absolument atteindre le chiffre de 100 000 signataires à la pétition de soutien à la plainte. Il y a actuellement plus de 70 000 signatures.

Pourquoi est-ce important ? Car la justice est très sensible aux pétitions. Elle l’a prouvé lors de la condamnation de l’Etat pour “inaction climatique” en 2022. Greenpeace avait alors réuni des centaines de milliers de personnes sur leur pétition.

Pour signer c’est ici.

Marcher et prier pour la vie

Communiqué de Renaissance catholique :

À l’heure de la constitutionnalisation de l’avortement et de la légalisation de l’euthanasie sous le vocable aseptisé de « suicide assisté » la dimension eschatologique du combat pour la défense de la vie humaine innocente apparaît chaque jour plus manifeste.

« Il ne s’agit pas pour nous, en effet, de lutter contre des hommes mais contre (…) les souverains de ce monde ténébreux. » (Eph. VI, 12)

En réalité nous luttons contre celui qui est homicide depuis le commencement.

Pour cela la prière et la pénitence sont des armes indispensables.

Nous vous donnons rendez-vous

  • Samedi 20 janvier, à partir de 20h, à la veillée de prière pour la vie à l’église Saint Roch (Paris) ;
  • Dimanche 21 janvier à la Marche pour la Vie, à 14h sur les marches de l’église Saint Sulpice (départ par la rue Bonaparte). Nous nous retrouverons à la fin du cortège de la Marche pour la Vie avec SOS Tout-Petits, pour la récitation du chapelet aux intentions des bébés avortés, des mères blessées, des pères oubliés, de la France ! Le père Argouarc’h et l’abbé Rabany assureront la conduite de ce rosaire.

Le cardinal Ambongo à propos de Fiducia Supplicans : “vous détruisez la famille, vous détruisez la société”

Extrait d’une intervention du cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa, président du Secam (Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar), membre du conseil des 9 cardinaux entourant le pape pour la réforme de l’Eglise, sur la lettre du 11 janvier intitulée “pas de bénédiction des couples homosexuels dans les Eglises d’Afrique”.

Il revient sur la genèse de cette lettre, racontant qu’il a envoyé une lettre de 7 pages au pape avant d’être reçu par le Souverain Pontife pour discuter du texte Fiducia Supplicans. Le cardinal explique que l’Eglise ne peut pas être le promoteur des relations homosexuelles :

Christianisme: Michel Onfray dialogue avec un moine de l’abbaye de Lagrasse

Dans ce Club Le Figaro Idées animé par Eugénie Bastié, Michel Onfray et le père Michel, chanoine régulier de l’abbaye de Lagrasse, dialoguent sur le devenir du christianisme :

Emmanuel Macron se rend parfaitement compte de la droitisation de l’opinion publique

Guillaume Bernard a été interrogé dans Valeurs Actuelles sur la conférence de presse d’Emmanuel Macron. Extrait :

[…] Emmanuel Macron a pulvérisé et siphonné la gauche sociale-démocrate en 2017 ; il en a fait de même avec la droite libérale en 2022. Le macronisme a toujours été et reste l’expérience française de la « grande coalition », marquant encore plus officiellement que les cohabitations, la réunification du libéralisme culturel (resté à gauche) et du libéralisme économique (qui, entre le milieu du XIXe et du XXe siècles, avait glissé à droite). Comme toute force politique, le macronisme (qui portera un autre nom lorsqu’il sera incarné par une autre personne) cherche à occuper le segment le plus large possible sur le spectre politique. Mais, conquérir l’espace politique « à droite » ne signifie nullement être devenu « de droite ». En fait, le président de la République se focalise sur le côté du spectre politique d’où vient le principal danger, celui qui est en expansion. Il se rend parfaitement compte de la droitisation de l’opinion publique (inquiète par l’immigration, l’insécurité, le fiscalisme, etc.).

Il utilise donc du vocabulaire et des expressions empruntées à la droite nationale. Cependant, parler de réarmement démographique ou souhaiter que la France reste la France peut être compris et interprété de bien des manières. Sont-ce les Français identitairement enracinés qu’il s’agit de voir croître en nombre ou les personnes ayant, juridiquement, la citoyenneté de l’actuel régime en place en France ? C’est le même type de quiproquo qui eut lieu, en 2007, entre Nicolas Sarkozy et une partie de ses électeurs, à propos de l’identité nationale. En outre, faire l’apologie de la natalité tout en constitutionnalisant l’avortement est évidemment contradictoire mais permet de satisfaire tous azimuts : le règne du « en même temps ». Ceci dit, il n’en demeure pas moins qu’Emmanuel Macron contribue à légitimer dans le débat public certains sujets traditionnels de la pensée de droite. Il pourrait donc finalement être pris à son propre piège. […]

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