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138 religieux tués dans le Calvados pendant la Seconde Guerre mondiale

138 religieux tués dans le Calvados pendant la Seconde Guerre mondiale ont été recensés par le père Pascal Marie, prêtre à Honfleur, avec d’autres laïcs. Parmi ces 138 noms, on compte 19 prêtres, exécutés par les Allemands, victimes des bombardements, de la Bataille de Normandie et de la déportation, à l’image de l’abbé Jean Daligault, 20 séminaristes « principalement à Caen, car ils s’étaient réfugiés à l’école Sainte-Marie ». Mais la communauté la plus touchée a été celle des sœurs : 99 religieuses ont été tuées !

« Les Bénédictines de Lisieux ont été bombardées le 7 juin 1944. Il n’a fallu que douze minutes pour détruire 1 000 ans d’histoire. 21 sœurs ont été tuées. »

20 sœurs de la Providence de Lisieux ont disparu ; 16 de la Miséricorde de Caen ; 16 du Couvent de Notre-Dame-de-Charité-de-Caen ; 13 des Petites sœurs des pauvres de Lisieux.

« Pour la plupart, on n’a jamais retrouvé leurs corps, ils n’ont donc pas de lieux de sépulture. Mon souhait était de créer un lieu mémoriel. Lorsque le diocèse de Bayeux – Lisieux s’est demandé comment s’investir dans le 80 e anniversaire du D-Day, j’ai osé en parler. Tout de suite, j’ai senti que ça a accroché. »

La décision a été prise de réaliser une plaque de pierre avec les noms des 138 religieux gravés. Elle sera installée à la cathédrale de Bayeux, car Bayeux a été la première ville libérée.

“Depuis la loi Veil, la France a un déficit démographique de 10 millions d’anges”

Bernard Monot fut député FN au Parlement européen à l’occasion des élections européennes de 2014. En 2018, il quitte le FN, dont il était membre depuis 1989, pour rejoindre Debout la France. Aujourd’hui il tweete :

 

“Vaccins” Covid et malaises en plein vol

Le numéro de mars-avril du magazine Piloter s’intéresse aux effets secondaires des vaccins contre le Covid… Extraits :

[…]

Faut-il mourir pour Zelensky ?

D’Antoine de Lacoste sur le site de l’AF :

Un des drames de la démocratie moderne est son obsession de la communication. Ce que l’on dit est plus important que ce que l’on fait et si un épisode médiatisé s’est mal passé, il faut vite le remplacer par autre chose, et être prêt à dire n’importe quoi, l’essentiel c’est qu’on en parle.

Le Salon de l’Agriculture ayant été calamiteux pour Emmanuel Macron, ce qui était à peu près sûr, un contre-feu, bien au chaud, fut promptement activé. Il s’appelle Ukraine, a pour titre « la Russie ne doit pas gagner cette guerre » et pour nouvelle idée générale, il faut être prêt à tout pour l’empêcher de gagner, ce qui, en sabir macronien, se traduit par « en dynamique rien ne doit être exclu ».

L’affaire a commencé Porte de Versailles dès le samedi soir à la clôture de cette première journée calamiteuse que Macron pense cependant avoir gagnée puisqu’il est resté treize heures sur place. Cela n’intéresse personne, mais il pense que c’est important puisqu’aucun président n’est resté aussi longtemps avant lui. Après avoir épuisé ces malheureux agriculteurs par d’interminables considérations sur leur métier, Emmanuel Macron s’est ensuite lancé dans le dossier ukrainien afin de vite passer à autre chose. Il sera toujours temps de revenir sur la trouvaille des prix planchers, option qu’il ne fallait surtout pas envisager quelques jours auparavant.

En préparation psychologique de la réunion internationale, soigneusement planifiée au lendemain du Salon, Macron a affirmé à propos de la Russie : « Maintenant, elle a décidé de nous attaquer nous-mêmes ». Passons sur le français approximatif du propos, c’était à l’oral et quand on parle autant…

Sur le fond, c’est assez confondant : à quel moment la Russie a-t-elle annoncé qu’elle allait attaquer la France ? Bien évidemment cela ne fait pas partie de ses intentions dont on ne verrait ni la finalité ni la possibilité. Mais peu importe, il faut plus que jamais développer la stratégie de la peur car c’est un excellent moyen de détourner l’attention des problèmes intérieurs qui ne manquent pas et cela maintient le peuple sous le boisseau. Nous en savons quelque chose depuis la tyrannie sanitaire. De plus, au moment où l’Ukraine est en difficulté, cela permet de justifier les milliards supplémentaires que Bruxelles se propose de dépenser à fonds perdus en faveur d’un régime connu pour être un des plus corrompus au monde. Notons au passage que ce n’est pas avec les excellentes terres à blé ukrainienne que nous pourrons nous rembourser puisqu’elles ont déjà été achetées par des multinationales américaines.

C’est à l’issue de la réunion du lundi rassemblant une vingtaine de pays que Macron a dû reconnaître qu’il n’y avait pas de consensus pour envoyer des troupes de l’OTAN en Ukraine. Dommage, on aurait pu refaire la guerre de Crimée en finissant par un glorieux siège de Sébastopol. À l’époque, avec nos chers amis Anglais, nous volions au secours des Turcs pour empêcher la Russie de rendre Constantinople à la chrétienté. Maintenant ce n’est plus l’Angleterre qui nous manipule mais les États-Unis, l’ennemi étant toujours la Russie parce que le monde anglo-saxon en a fait sa doctrine depuis le XIXe siècle.

Quoi qu’il en soit, la proposition macronienne n’a pas été bien reçue par nos partenaires. Aucun, à part les pays baltes dont l’apport militaire risque d’être légèrement insuffisant, n’a approuvé ne serait-ce que l’hypothèse d’envoi de militaires en Ukraine. Certes, il y en a déjà un certain nombre sous forme de conseillers, de mercenaires et de membres des forces spéciales mais pas sous uniforme. Personne ne veut aller plus loin. D’où la phrase historique qui prend acte mais prétend sauver la face : « en dynamique rien ne doit être exclu ».

L’idée jupitérienne n’a donc quasiment aucune chance de se concrétiser. Macron l’a-t-il compris ? Le savait-il déjà et ne cherchait-il qu’une posture pour être sur le devant de la scène, besoin compulsif chez lui ? Il est impossible de savoir ce qui se passe dans ce cerveau agité et inquiétant.

Cette proposition absurde ne se réalisera donc sans doute pas mais ce qui a tout de même été récemment signé par la France, c’est un accord de sécurité bilatéral avec l’Ukraine, prévoyant trois milliards de dépenses, sans la moindre consultation du Parlement. C’est manifestement contraire à l’article 53 de la Constitution. Or, cela n’a ému qu’un seul sénateur, Alain Houpert, qui a saisi le Conseil d’État. Avec ce Grand Corps dévoyé, il n’y a pas grand-chose à attendre mais il est tout de même incroyable qu’aucun autre parlementaire n’ait accompagné la démarche.

Toute cette agitation russophobe et belliciste serait assez banale si le calendrier avait un sens. C’est précisément au moment où il apparaît évident que l’Ukraine ne peut pas gagner la guerre que nos guerriers d’opérette veulent inverser le cours de l’histoire. C’est trop tard, l’armée ukrainienne est à bout et l’armée russe progresse partout.

Le temps joue pour la Russie et, au lieu de nous agiter stérilement et coûteusement, nous ferions mieux de réapprendre un des plus vieux métiers du monde : la diplomatie.

Les sectaires de LFI font une bonne publicité en faveur de CNews

Denis Olivennes, ancien directeur général de Canal+, président-directeur général de la Fnac, du Nouvel Observateur puis d’Europe 1 et de Lagardère Active, ancien cogérant du quotidien Libération, actuellement président d’Editis, réagit au procès politique intenté contre CNews :

 

Près de 8% des centres d’avortement ont fermé en dix ans

C’est pourquoi les partisans de la culture de mort veulent que cette “liberté” soit garantie dans la Constitution. Un médecin explique que ces fermetures ne sont pas dues à des raisons économiques mais

« C’est davantage parce que les candidats ne se pressent pas au portillon ».

« On ne va pas se mentir, si beaucoup de médecins, surtout de la jeune génération, pratiquent des avortements si on leur demande, ils ne le font pas de gaieté de cœur et l’éviteraient s’ils osaient ».

Une généraliste avoue :

« J’ai, pendant tout mon internat, évité de me retrouver dans ce genre de situation ». « Lors de mon internat en chirurgie obstétricienne, je savais que les avortements étaient pratiqués tel et tel jour dans la semaine, je me débrouillais pour travailler les autres jours ».

Une autre déclare :

« J’ai activé une fois ma clause de conscience, certains confrères me l’ont reproché, non parce qu’ils étaient de farouches partisans de l’avortement, mais parce qu’ils m’en voulaient de les forcer à le faire à ma place. Ils me disaient quelque chose comme « si tu crois que cela nous fait plaisir de faire ça. » Mais il faut bien le faire. ».

Comme le relève Le Monde, les avortements réalisés en ville l’ont été au total par 1 932 praticiens conventionnés (dont 832 gynécologues, 662 généralistes et 420 sages-femmes). « Rapporté au nombre de praticiens installés en cabinet, cela représente 2,9 % des généralistes et gynécologues et 3,5 % des sages-femmes », ont calculé les auteurs du rapport parlementaire de 2020, Marie-Noëlle Battistel et Cécile Muschotti.

La constitutionnalisation de l’avortement risque de fragiliser la clause de conscience des médecins.

Les médecins face au totalitarisme, de l’Hôtel-Dieu aux camps de la mort

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Une rapide histoire de la médecine en Europe confronte les médecins d’aujourd’hui au terrible choix d’une soumission à un régime totalitaire qui organise les camps de la mort sous nos yeux.

L’hôtel-Dieu, soigner les corps pour sauver les âmes

Les premiers lieux de soin se prénommaient des hôtel-Dieu. Après l’effondrement de l’empire romain, les chrétiens organisent des lieux d’accueil et de protection des indigents, des orphelins et des vieillards miséreux. Sous l’autorité des évêques, ils sont gérés par des ordres monastiques. Ce sont des lieux de soin et de soulagement, avec ce que l’on sait en matière médicale à ces époques. Mais ce sont aussi des lieux d’évangélisation, d’exercice de la charité. On rapproche les pauvres de Dieu avant leur mort, comme le fera très récemment la Sainte sœur Theresa de Calcutta.

L’hôpital, accueillir les pauvres par charité

A l’époque classique, à partir du 17e siècle, Louis XIV ordonne par un édit de 1662 la création d’un hôpital par ville. On y accueille les pauvres, les invalides, les orphelins. Et l’hôpital soigne et éduque. On y trouve des ateliers hospitaliers pour apprendre un métier. Mais ce sont des lieux d’enfermement contraint, les pauvres étant hospitalisés par obligation, l’hôpital disposant de sa police en charge d’y ramener ces miséreux qu’on ne doit plus croiser sur la voie publique. Compromis entre l’appel à la charité de Saint Vincent de Paul et le désir de cacher la misère peu compatible avec le règne du Roi Soleil. L’hôpital soigne les pauvres et a une mission sociale de réinsertion, dirions-nous aujourd’hui.

Le CHU, soigner les corps pour disposer de biens portants

Avec les modernes du 19e siècle, il s’agit de soigner les corps pour sauver des corps et retrouver des biens portants. Et l’ordonnance du 30 décembre 1958 voulu par Michel Debré crée les CHU. Ce sont des centres d’excellence scientifique où la pratique médicale permet de rétablir la santé du plus grand nombre. Cette politique de santé publique vise la bonne santé physique et psychique à une époque où accroître l’espérance de vie est le signe d’une société de progrès civilisée.

L’établissement du droit à l’avortement et du droit à mourir

Or, les législateurs contemporains transforment toute la tradition hospitalière par deux décisions en cours. La première est la constitutionnalisation de l’avortement. Elle succède à une loi, malheureusement passée sous silence, autorisant l’avortement jusqu’au 9e mois, pour des raisons psychologiques, soit la réalisation d’un infanticide, puisqu’un enfant est jugé parfaitement viable dès 7 mois aujourd’hui. Cette constitutionnalisation va avoir pour effet de balayer le code de santé publique et la clause de conscience du médecin (Article L2212-8 CSP). Le CHU va devenir de fait, le lieu d’assassinats couverts par la loi, d’enfants à naître de 3, 4, 6, 8 mois. Une horreur « médicale », un meurtre dont la pratique traumatisera les personnels soignants et les médecins par sa sauvagerie qu’on ne décrira pas ici. Ces législateurs sont des bourreaux.

Et la deuxième loi qui ne va pas tarder, sera celle sur l’euthanasie. Elle autorisera de tuer un accidenté grave jugé irrécupérable, ou d’abréger la vie d’une personne de plus de 75 ans, pour des raisons de dignité, bien évidemment. Il faudra piquer et faire mourir, utilisant des moyens qu’on dénonce pour les condamnés à mort aux Etats-Unis, par souci de dignité. Bienvenu chez les schizophrènes et les pervers. D’ailleurs on utilise déjà les produits de castration chimique des condamnés pour crimes sexuels comme bloqueurs de puberté dans le début des thérapies de genre sur des mineurs. Certains médecins ont visiblement perdu toute éthique médicale !

Les médecins face à leur conscience : soutien des camps de la mort ?

L’Etat de droit aura révélé son vrai visage. Il organise sous nos yeux l’inversion absolue des valeurs qui présidèrent à la création des Hôtel-Dieu et des hôpitaux. Tuer par dignité ou liberté, les hôpitaux seront demain des camps de la mort à ciel ouvert, soutenus par la loi. Cela ne vous rappelle rien ? Alors, que vont faire les médecins et l’ordre des médecins ? Nous sommes à la même heure qu’aux temps récents, ou malheureusement pour l’Occident, la quasi-totalité des médecins allemands déshonorèrent leur serment d’Hippocrate pour se soumettre aux délires grandissant du Reich. Le sursaut est urgent.

La puissance idéologique qui détermine arbitrairement ceux qui n’ont pas le droit à la protection de leur vie, tire son pouvoir de la soumission des consciences

De Gabrielle Vialla :

Quels sont vos sentiments face à l’actualité concernant l’IVG et la contraception[1] ? La tristesse ? Pour ma part, dans un premier temps, oui, j’ai concédé à ce sentiment. J’étais triste. Puis je me suis diagnostiqué un semi-déni. Ma tristesse indiquait que je n’avais pas pour une bonne part reconnu la réalité tragique de mon pays. Aussitôt ce déni débusqué, le dégoût, la honte, la culpabilité, une profonde lassitude m’ont submergée. Ce mélange confus allait-il me précipiter dans le défaitisme ? Peut-être m’avait-il d’ailleurs déjà atteint ? Alors j’ai dit non ! J’ai juste choisi d’être lucide. J’ai décidé de ressentir librement ce qu’il est normal de ressentir. Face à une telle manipulation et un tel mensonge, les sentiments ne peuvent qu’être confus, terriblement douloureux. En tant que mère, j’attends de l’État qu’il garantisse ce droit fondamental : qu’il protège mon enfant, quel que soit son âge, sa taille, sa santé… Sans ce droit fondamental, intangible, qui accepte sciemment de donner la vie ?

Mais ensuite que puis-je faire ? Avec cette question subsidiaire dont je ne suis pas particulièrement fière mais qui est bien humaine : si je fais quelque chose, qu’est-ce que cela va me coûter ? J’en étais là de ma réflexion quand il m’a été donné de vivre une coïncidence intéressante. Je suis allée voir le film Une vie de James Hawes avec Anthony Hopkins, par les producteurs du Discours d’un roi, en salle actuellement. Oui désolée c’est une publicité pour aller au cinéma pendant le Carême, mais c’est pour la bonne cause, celle d’avoir une réflexion constructive. Le sujet du film est l’évacuation d’enfants réfugiés, en 1938, de Prague vers l’Angleterre. Ce film psychologiquement très fin, montre les conséquences dans une vie d’avoir un jour à quitter son confort pour sauver des vies. On perçoit confusément que dans ces situations où le prix du sang n’est pas versé, il y a quand même quelque chose à payer : une souffrance mentale particulière pour ceux qui s’opposent à la tyrannie. La puissance idéologique qui détermine arbitrairement ceux qui n’ont pas le droit à la protection de leur vie, tire son pouvoir de la soumission des consciences. Ceux qui refusent cela sont savamment isolés, avec leur désir de bien, qui est assimilé par l’opinion majoritaire à l’imprudence, à la folie. Nicolas, le héros du film, attentif à sa conscience, agnostique par ailleurs, va impliquer tout son être dans un combat en tout point disproportionné. En écoutant sa conscience, il entraîne sa mère, quelques compagnons, et de simples fonctionnaires à faire de même. De longues années durant, il vit encombré matériellement et mentalement par ses souvenirs, comme celui du visage d’une fillette de 12 ans. Le combat pour une vie, même une seule vie, ne peut laisser indemne. Après tout, ce n’est qu’à partir d’une seule vie, la mienne, que je ressens, je pense, et j’aime. Le spectateur s’identifie à cet homme et perçoit tour à tour l’insignifiance de recevoir seul le mérite d’un succès qui n’a été possible que grâce au sacrifice d’autres compagnons, mais aussi la nécessité d’accueillir avec gratitude le fait que cette personne-ci, celle qui est là devant nous, soit en vie, ou encore les limites humaines de nos propres actions.

On ne choisit ni son époque, ni ses talents, ni même sa place lors de circonstances tragiques… On choisit une chose : écouter ou non sa conscience. Cher ami – vous ne vous l’êtes peut-être jamais dit ainsi – mais vous êtes invité à faire partie d’une opération spéciale, celle du peuple de la Vie, selon les termes de saint Jean-Paul II. L’Auteur de cette opération vous a certes en partie caché ses desseins à court terme, mais il vous a aussi laissé une fiche de mission extrêmement précise. Elle vous est propre et unique. Personne ne peut vous remplacer. Les instructions vous sont données à chaque instant, inscrites dans votre conscience, que vous devez avoir à cœur de former sans cesse.

Ce qui nous libère, c’est la révélation selon laquelle nous ne sommes le Sauveur de personne. La place est prise. Nous avons cependant, si nous l’acceptons, à défendre, aimer et servir la vie. Nous avons à participer. Dans cette opération, nous avons des frères et des sœurs. La tristesse sans l’action n’est pas une option. Si vous êtes tenté de vous dérober ou de flancher, ressaisissez-vous. Dans cette opération, s’il n’y avait ne serait-ce qu’une vie à protéger ? Et puis vos compagnons ont besoin de vous. Le courage de l’un, l’offrande du second, la persévérance du troisième contribuent de façon mystérieuse à tisser des liens que nous contemplerons avec une immense joie au Ciel. C’est demain, lundi 4 mars, une journée de deuil, de prière et de jeûne !

Gabrielle Vialla

[1] Le texte proposé comme ajout à la Constitution est : « Art. 66‑2. – Nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits. »

Viré de son école pour avoir demandé : « Est-ce que le massacre de Vendée constitue un génocide ? »

Tribune d’Alexandre Pesey, fondateur de l’Institut de formation politique, dans le JDD :

L’Éducation nationale est décidément d’une remarquable inventivité. Toute autre institution finirait par lasser les colères. Pas elle. En janvier dernier, un lycéen se voit exclure de son établissement public (académie d’Aix-Marseille) pour avoir posé une question de nature historique à son professeur d’histoire. Il fait connaître l’affaire : trois millions de vues sur Twitter, un million sur TikTok, une considérable remontée de témoignages enseignants, et tout se passe comme s’il ne s’était rien passé. Ahurissant, mais emblématique.

Que cette tribune emprunte donc à la fable.

Jules est un bon gars. Application scolaire, courtoisie, belle expression. Sa mère, femme de ménage, l’élève seule. C’est aussi un adolescent attentif aux idées politiques, les siennes portant plutôt à droite, mais qui fait montre d’une certaine maturité militante. Sur les réseaux sociaux, il exprime ses positions, à bon droit, en citoyen lambda. À l’école, il s’en tient au rôle attendu, celui de l’élève.

Alors que son cours d’histoire aborde la notion de génocide, une question lui vient. Une question légitime parce que sincère, une controverse historique et mémorielle qui trouve naturellement place dans le petit espace-temps lycéen du jour. Tout le monde s’entend pour dire que le massacre vendéen fut massif, mais s’agissait-il de réprimer la rébellion ou de procéder à l’élimination systématique de toute une population ? En un mot, était-ce un « génocide » ? À défaut d’apporter ici la réponse, on peut toutefois rappeler que Gracchus Babeuf, figure de la Révolution française, parle à cette occasion de « populicide », de « plébéicide ». On peut aussi observer que cette question éclaire la manière dont s’écrit l’Histoire, la manière dont elle se commémore et, surtout, celle dont on l’enseigne.

En effet, à l’issue du cours, soucieux d’éviter tout scandale, Jules se rend auprès de son professeur : « Ne serait-il pas justifié de parler d’un “génocide vendéen” ? ». À qui d’autre s’adresser en confiance ? L’interlocutrice s’emporte. Elle le menace. Pas d’élèves « comme lui » dans ses cours, pas question. Jules s’est intéressé, véritablement, à son propos, mais Jules est un « négationniste ».

Il est aujourd’hui deux sortes d’élèves. Ceux qui injurient et qui frappent. Et puis ceux, comme Jules, qui se retirent, déçus mais respectueux. En fin de journée, on lui fait savoir qu’il sera entendu par la direction. Rendez-vous auquel la plaignante ne participera d’ailleurs pas, et où le proviseur apposera le sempiternel tampon « fasciste » sur ce front juvénile. C’est presque une fable. Une fable cruelle qui dit, en peu de mots, la mécanique délétère de l’Éducation nationale. Et puis vient la morale…

Jules, qui n’est pas invité à se défendre, écope d’un renvoi temporaire pour « atteinte aux valeurs de la République ». Le jeune homme décide de quitter l’établissement pour achever, solitairement, la préparation de son bac. Mais le mal est fait, car le rapport d’exclusion lui fermera bien des portes dans le supérieur. Jules peinera à se défaire de son crime imaginaire. Pas d’ascenseur social pour celui qui pense mal parce qu’il lit trop. Le « mammouth » s’y oppose de tout son poids.

Aucune question, pourtant, ne porte atteinte à la République. Au contraire. C’est le silence inquiet des atmosphères dictatoriales, qu’il faut craindre. Le respect feint devant la conviction que l’on ne partage pas. Ou que l’on ne comprend pas. Si les enseignants redoutent le déploiement d’idées jugées mauvaises, à supposer que le désir d’instruire soit sincère, il paraît nécessaire de sacraliser l’enceinte du cours. Que les choses soient dites, que les avis soient exposés, discutés, les erreurs corrigées, les tensions levées.

L’histoire de Jules est une fable parce qu’elle est symbolique : Jules dérange parce qu’il est trop tranquille. En France, les élèves contestant effectivement les valeurs de la République sont légion. Des dizaines de milliers. Dans certains quartiers, ils forment l’écrasante majorité de certaines classes. Ceux-là sont cajolés. On les sermonne dans un sourire, on se bouche les oreilles. La République essuie les crachats et pardonne bien volontiers ces bruyants enfantillages.

En fait, l’Éducation nationale est emportée par la force d’inertie. C’est une masse qui dérive sans force contraire. Claude Allègre parlait de mammouth pour en qualifier l’administration, mais la métaphore englobe aussi bien les pesanteurs idéologiques. Il faudrait simplement éviter que le conformisme tourne à la méchanceté.

Si les contours du harcèlement scolaires sont notoirement complexes à tracer, le cas de Jules ne souffre pas l’équivoque. Depuis quelques mois, déjà, Jules faisait les frais d’attitudes militantes moins subtiles que les siennes. Affrontements verbaux, provocations, menaces physiques : une bande d’antifas l’avait repéré, et la direction, par son silence, s’est faite complice des agresseurs… Une fois pris en grippe, de surcroît, par l’équipe pédagogique, c’en était fait du voyou imaginaire. Qu’il dégage. Bon débarras.

Ne pouvant lever la main en classe, il a choisi de se dresser tout entier. Jules est courageux, il est digne, il a le verbe clair. Sa route sera plus belle loin de l’ignoble sectarisme.

L’école publique a d’autres chats à ne pas fouetter.

Lundi 4 mars, priez pour la vie !

Chers amis, à la veille de ce lundi qui s’annonce funeste, nous vous relayons l’initiative de prières de Va, vis, prie à laquelle nous nous associons dans l’espérance et la confiance.

Le Syndicat de la Famille soutient le rassemblement organisé lundi 4 mars de 15h à 19h place Hoche à Versailles

Communiqué d’Albéric Dumont :

Réunis en congrès à Versailles par Emmanuel Macron, les parlementaires français se préparent à voter sur une modification de la constitution pour y intégrer « la liberté garantie » d’avorter.

Cette modification du texte fondateur de notre droit est en réalité une diversion pour tenter de faire oublier les graves difficultés de notre pays et les errements de nos dirigeants. Comme l’ont rappelé nombre de parlementaires, dont le Président du Sénat, Gérard Larcher, la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux ou sociétaux. Hélas, malgré ces mises en garde, le politiquement correct semble l’emporter parmi les députés et sénateurs dont le vote pourrait conduire à une remise en cause progressive de la clause de conscience des professionnels de santé. 

Parce que nous ne pouvons nous taire sur ce projet inutile et dangereux, contraire à la nécessité d’une politique de soutien de la natalité et de la famille, Le Syndicat de la Famille soutient le rassemblement organisé lundi 4 mars de 15h à 19h place Hoche à Versailles.

Alors même que les parlementaires seront en train de voter cette modification de la Constitution, la voix des familles doit être entendue à proximité du Congrès !

Je vous invite à relayer largement cet appel à la mobilisation auprès de vos familles, vos proches et amis, tout particulièrement de la région parisienne.

Le Salvador bannit l’idéologie du genre à l’école

Le ministre de l’Éducation du Salvador, José Mauricio Pineda, a confirmé avoir retiré tous les documents concernant « l’idéologie du genre » dans les écoles du pays.

Cette survient moins d’un mois après la réélection de Nayib Bukele à la présidence du pays. Ce dernier avait annoncé une telle mesure durant la campagne arguant que les parents « ont leur mot à dire » dans ce que leurs enfants apprennent.

Le 23 février, selon Human Rights Watch, le Salvador n’a pas respecté un délai fixé par la Cour suprême du pays à propos de la création d’un processus de reconnaissance du genre pour empêcher la discrimination envers les personnes transgenres.

Liberté des femmes ? Marion Sigaut demande qu’on inscrive dans la Constitution le droit inaliénable des femmes de donner la vie

Marion Sigaut témoigne :

Quand j’avais la trentaine, je vivais une histoire d’amour assez orageuse avec un monsieur qui m’avait semblé bien sous tous rapports. En fait nous nous disputions sans arrêt, et j’ai compris qu’il valait mieux rompre que de continuer sur une si mauvaise lancée.
C’est alors que j’ai découvert que j’étais enceinte.
J’ai tourné le problème dans tous les sens, pendant des jours et des jours, et j’en suis arrivée à la conclusion que nous ne ferions pas un meilleur couple avec un enfant entre nous. J’ai proposé au monsieur d’accepter cet enfant, même sans vivre avec moi. Furieux, il a refusé.

J’ai retourné le problème dans tous les sens pour arriver à la conclusion que même s’il faisait défaut, j’allais mener cette grossesse à terme. Je ne l’avais pas voulue, mais elle était là.
J’ai commencé à vivre dans cette perspective que je portais la vie et que j’allais avoir un enfant. J’étais sûre de mon choix : j’avais déjà avorté, je ne recommencerais pas.
Bienvenue la vie.

Je ne dirai pas ici l’étendue de l’horreur qui s’est abattue sur moi dès que j’ai prévenu les miens de ma situation et de ma décision. Mais en voici quelques bribes :
Avorte ! Tu refuses le mariage au père et tu lui fais un enfant dans le dos ?
Avorte !
Tu t’imagines qu’on va t’aider à l’élever, et quoi encore ?
Avorte !
Tu as un désir d’enfant, à ton âge c’est normal, mais cet enfant ne t’a rien demandé : avorte !
Tu oses imposer une vie sans père à un enfant ?
Avorte !
Comment peux-tu être assez égoïste pour mener à terme une grossesse alors que tu es seule et n’en as pas les moyens ?
Avorte !
Tu refuses d’épouser le père parce que c’est un salaud ? Mais ton enfant sera un enfant de salaud !
Avorte !
Égoïste !
Avorte !
Salope !
Avorte !

Ça a duré des semaines pendant lesquelles je n’ai pas dormi, me rongeant les poings, serrant les dents à me les briser, maigrissant à vue d’œil.
Mon bébé, ne t’inquiète pas, ça ira, on y arrivera. Pardon mon bébé, je ne t’abandonnerai pas. Ils vont peut-être s’adoucir. Ton père changera peut-être en te voyant. Et puis même si ce n’est pas le cas, je ne t’abandonnerai pas. On va y arriver mon bébé, on va y arriver.
Une nuit, j’ai rampé jusqu’à mon téléphone pour appeler les urgences quand j’ai senti le sang couler entre mes jambes.
Fausse-couche.
« Ils » étaient contents.
Et moi j’avais compris.

Je demande qu’on inscrive dans la Constitution le droit inaliénable des femmes de donner la vie.
Et le devoir impérieux de la société de les aider à le faire dans les meilleures conditions possibles.

“Quand le mal se déchaîne, il n’y a guère d’autres limites que l’audace de ceux qui, même très minoritaires, s’y opposent, avec la grâce de Dieu”

Information de SOS Tout-Petits :

La Marche pour la Vie vient de décider d’une manifestation à Versailles lundi 4 mars de 15 h. à 19 h., 3 rue Hoche, en protestation contre la réunion du Congrès mardi après-midi, qui doit voter l’introduction dans la Constitution de l’IVG légalisée. Ceux qui peuvent s’y rendre feront bien de le faire.

C’est un nouvel épisode d’aggravation du prétendu droit de massacrer les petits êtres humains en gestation. L’incitation à l’avortement et l’absence d’aide importante aux femmes enceintes en difficulté, comme pourrait l’être une importante prime de naissance, consacrent une politique athée, ignorante de la dignité humaine et violemment anti-sociale dont les effets dévastateurs frappent toute notre société.

C’était l’intuition de notre Président-fondateur le Docteur Dor qu’un tel massacre permanent, qui aujourd’hui a fait plus de 9 millions de morts en France depuis près de cinquante ans, appelle une protestation et une prière de réparation publique permanentes.

Nous continuons donc nos Rosaires et Chapelets.

A Paris :

  • samedi prochain 9 mars à 14 h.30 (RER B Port-Royal) près de la Maternité Port-Royal (au croisement Saint Michel-Montparnasse),
  • puis le 27 avril
  • et le 15 juin ( même lieu, même heure).

En banlieue, à 18 h. le vendredi :

  • le 22 mars à St Germain en Laye, près de l’entrée du parc du château ( sortie du RER).
  • le 5 avril à Maisons-Laffitte, en face de la mairie, avenue de Longueil ( près du RER).
  • le 3 mai à Versailles, place du Marché, au croisement de la rue de la Paroisse et de la rue du Maréchal Foch.

D’autres Rosaires SOS Tout-Petits ont lieu en province, notamment à Annecy.

Toutes les associations qui militent pour la défense de la Vie doivent être soutenues.

Il est prématuré d’énoncer les conséquences dommageables possibles de l’introduction de l’IVG dans la Constitution, avec le risque de laisser entendre que nous les jugeons inéluctables.

Quand le mal se déchaîne, il n’y a guère d’autres limites que l’audace de ceux qui, même très minoritaires, s’y opposent, avec la grâce de Dieu qui, tôt ou tard, fera son oeuvre.

Prions toujours pour que les femmes enceintes qui envisagent de se faire avorter ne le fassent pas, et que celles qui s’y sont résignées se tournent avec confiance et repentir vers la Miséricorde divine qui est immense.

Le découragement n’est pas de mise ; chaque degré d’abaissement fait approcher l’heure de la prise de conscience et du renouveau.

Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits

En Quête d’esprit : le mystère de la messe

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • le Père Joël GUIBERT
  • Sœur Thérèse-Emmanuel, sœur franciscaine
  • Claudia MESTELAN, responsable de l’association « Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire »

 

Tu ne suivras pas une majorité qui veut le mal…

Un appel de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, à propos de l’inscription de l’avortement dans la constitution

Éric Zemmour aurait voté contre l’avortement dans la Constitution

Invité de RTL aujourd’hui, le président de Reconquête a été interrogé sur l’actualité :

 

Avortement : manifestation lundi 4 mars rue Hoche à Versailles

De Nicolas Tardy-Joubert, pour la Marche pour la Vie :

Nous invitons tous les défenseurs de notre civilisation à venir manifester :

lundi 4 mars à partir de 15h (et jusque vers 18-19h en fonction du vote), rue Hoche à Versailles, à proximité immédiate du château où aura lieu le Congrès des parlementaires, pour s’opposer à l’inscription de l’IVG dans la Constitution.

Vouloir inscrire dans le marbre constitutionnel la « liberté garantie » de pouvoir faire mourir un être humain sans défense est une ignominie.

Gardons les lampes allumées et défendons la vie envers et contre tout !

La presse étrangère s’intéresse beaucoup au sujet et sera présente. Nous devons montrer au monde qu’il y a en France des défenseurs de la vie de la conception à la mort naturelle.

Dress code : Echarpe, ou accessoire noir en signe de deuil

Venez avec une rose blanche en signe de résistance.

Diffusez et soyons nombreux ! Toutes nos associations partenaires sont mobilisées.

En union pour la Vie !

Nicolas Tardy-Joubert, pour la Marche pour la Vie

Le « chemin de Damas » d’un jeune communiste vietnamien

Le jeune Ho Ca Dau, 27 ans, compare sa conversion à celle de saint Paul. Durant dix ans, il a cherché à faire arrêter les chrétiens de son village, qu’il voyait comme une « force réactionnaire » contre le gouvernement communiste.

Ho sera baptisé à Pâque cette année. Il suit actuellement des cours de catéchisme. Le jeune Vietnamien estime que sa conversion ressemble à celle de saint Paul qui « a persécuté les chrétiens avant de tomber à terre sur la route de Damas et de choisir de suivre Jésus ». Il est né dans une famille athée. Son père, un soldat et membre du Parti communisme, lui a dit que les forces religieuses comme le christianisme étaient une insulte contre les villageois indigènes et portaient atteinte aux causes révolutionnaires. « Il n’y a pas de Dieu dans le monde, et les humains peuvent faire toutes choses », lui disait aussi son père. Ho Ca Dau a étudié dans un internat public où il a rejoint une organisation sociopolitique locale (Ho Chi Minh Communist Youth Union), formant ses jeunes membres à être fidèles aux idéaux communistes. Après avoir terminé le lycée en 2015, il s’est porté volontaire comme milicien afin de maintenir l’ordre social et la sécurité dans son village. Il a essayé de faire de son mieux afin d’être récompensé par ses supérieurs en « filant, fouinant et espionnant les gens » qui venaient au village depuis d’autres régions. Des personnes venues pour essayer de vendre du poisson séché, du sucre, du lait, de l’huile de cuisson et des vêtements, ou encore des cahiers, aux habitants du village.

« Je les suspectais de répandre illégalement le catholicisme et le protestantisme. Je les accusais de mettre en danger la sécurité sociale. » En 2016, il en a fait arrêter cinq parce qu’ils transportaient « des croix et des copies de la Bible dans leurs sacs ». Ils ont été détenus durant une journée avant d’être libérés. Il voyait la croix comme une force « mauvaise » et empêchait activement les catholiques du village de se rassembler pour prier.

En 2022, son père a été diagnostiqué d’un cancer du foie, et sa famille, qui compte quatre frères et sœurs dont Ho Ca Dau, s’est retrouvée sans rien après avoir vendu leur bétail pour couvrir le traitement médical. Toutefois, plusieurs catholiques de la région sont venus les voir afin de leur apporter un soutien psychologique et matériel pour leur père, jusqu’à son décès. Parmi ces volontaires se trouvaient les cinq personnes qui avaient été arrêtées à cause des accusations de Ho.

Ce dernier est devenu pauvre et malheureux, d’autant plus en voyant ses cultures en mauvais état. Il a essayé de trouver de quoi vivre en transportant des marchandises sur son vélo dans la ville voisine de Dong Ha.

« Un jour, je me suis évanoui à cause de la faim et j’étais allongé sur le côté de la route. Un passant catholique m’a emmené à l’hôpital et a couvert tous mes frais médicaux ».

Il a été hospitalisé durant trois jours parce qu’il souffrait d’un syndrome vestibulaire et d’hypotension.

Thaddée Vu Duc Vinh, qui l’a secouru sur la route, l’a aussi aidé à acheter une moto d’occasion et à se procurer un permis de conduire. Rapidement, il a pu travailler comme taxi moto. Thaddée Vinh, membre d’un groupe caritatif, l’a aussi invité à rester chez lui. Thaddée affirme que Ho Ca Dau était durant cette période « un homme honnête et travailleur qui essayait de s’en sortir ». Peu à peu, Ho a commencé à rejoindre les catholiques pour la prière du soir et la messe du dimanche, dans l’église locale. « Quand il a commencé à se mêler aux autres catholiques, il est devenu très intéressé par le catholicisme », raconte Thaddée Vinh. Ho explique qu’il se sentait redevable envers les catholiques pour tout leur amour et leur soutien. « Je voulais prier Dieu de les bénir », explique-t-il.

Sa propre famille et ses proches se sont mis à l’éviter et sa conversion les a mis en colère. Un de ses oncles s’est moqué de lui, en lui disant qu’il voulait devenir catholique pour obtenir de la nourriture. Mais Ho Ca Dau affirme que les catholiques sont des « bons citoyens » qui partagent leurs ressources avec les autres. « Ils ne manipulent pas la religion et ils ne poussent pas les gens à s’opposer au gouvernement ». 

Thaddée Vinh deviendra le parrain de Ho en vue de le guider dans la vie catholique, alors que le jeune homme tourne une nouvelle page de sa vie. La devise qu’il a choisie pour vivre dans la foi catholique est « aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent ». « Une fois que vous sentez la présence divine dans votre cœur, vous ne craignez plus rien au monde ».

Les Eveilleurs organisent le 25 avril le grand oral des Européennes

À l’occasion des élections européennes, les Éveilleurs organisent LA grande soirée politique de l’année : « L’Union européenne contre les nations ? ».

Les candidats aux élections européennes qui ont accepté de se soumettre à un grand oral sur cinq grands sujets majeurs débattront de la politique internationale, l’immigration, la transition écologique, l’éducation et l’agriculture.

Alors que le Salon de l’agriculture a montré toute l’actualité de ces questions, c’est à quelques encablures que nous nous retrouverons le 25 avril, dans le cadre exceptionnel de La Palmeraie (Paris XVe).

Prenez vos places pour le 25 avril 2024 !

Terres de Mission : De l’utilité des tentations

Eglise universelle : De l’utilité des tentations

De manière a priori un peu provocatrice, monsieur l’abbé de Massia a signé, dans le N° 3 844 de France catholique, un article intitulé “De l’utilité des tentations”. Après s’être d’abord interrogé sur le fait de savoir si Dieu nous tente ou s’il permet simplement que nous soyons tenté, l’abbé de Massia tire les leçons de la tentation de Jésus au désert puis nous explique comment résister aux tentations avant d’expliquer l’utilité de ces tentations.

Eglise en France : La préparation des catéchumènes aux baptêmes de Pâques

Vicaire à l’église saint Roch (Paris 1er), monsieur l’abbé Iborra prépare 55 catéchumènes aux baptêmes de la nuit de Pâques. Après avoir rappelé la nature et les effets du sacrement de baptême, il nous présente le profil type et les parcours de ces futurs baptisés : surtout des hommes d’environ 25 ans, issus de familles éclatées et en quête de repères. Il nous présente également la manière dont se déroule cette préparation au baptême.

Eglise en Marche : Credo lending – Investir au service du bien commun

Edouard Vieilfault dirige la société “Credolending” dont la mission est de proposer à des investisseurs de prêter de l’argent à des œuvres essentiellement religieuses afin de leur permettre de financer leurs projets. Il nous présente le mode de fonctionnement de ces prêts ainsi que les projets déjà menés à bien (Boulaur, Saint Wandrille, Lérins, etc.) et ceux en cours, en particulier le financement de l’agrandissement de l’école sainte Clotilde, tenue par les sœurs dominicaines de Fanjeaux, à Fontenay-le-Fleury (78).

12 stations de la CIA ont été établies en Ukraine

Lu dans le JDD :

[…] Le 25 février, le New York Times révèle que pas moins de douze stations de la CIA ont été établies en Ukraine dès le lendemain de la révolution de Maïdan. « La relation était tellement proche, atteste le quotidien, que des officiers de la CIA sont restés dans des coins reculés de l’ouest de l’Ukraine même lorsque l’administration Biden a donné la consigne d’évacuer dans les semaines précédant l’invasion. Pendant l’invasion, ils ont relayé des renseignements précieux, qui incluaient où les Russes allaient frapper et quels systèmes d’armes ils utilisaient. » Aucun doute, les Américains étaient bien là, des Carl Larson un peu partout à la manœuvre, et depuis un moment. Cité par le quotidien américain, Ivan Bakanov, chef du SBU, le service de renseignement intérieur ukrainien va même plus loin : « Sans eux, nous n’aurions eu aucun moyen de résister aux Russes, et de les battre. » À noter que, bien avant la guerre, les habitants de Kiev parlaient de manière ouverte de ce drôle d’immeuble du centre-ville avec les camionnettes blanches garées devant. « C’est la CIA ! » disaient-ils. C’était connu. Mais cette présence ne devait pas dépasser le cadre de la rumeur.

L’association entre la CIA et le renseignement ukrainien causera d’ailleurs bien des tourments aux trois administrations américaines successives qui ont eu à la gérer. Elles voulaient à tout prix éviter qu’elle paraisse comme une provocation vis-à-vis de la Russie, mais aussi que les Ukrainiens, se sentant plus forts derrière l’étiquette de la CIA, n’en profitent pour frapper le territoire de la Russie, notamment via l’unité 2245, des soldats d’élite ukrainiens formés et entraînés par Langley, en Virginie. Ils ne s’en priveront pas pour des assassinats ciblés de commandants séparatistes pro-russes du Donbass, mais ça n’ira pas plus loin.

Après l’invasion, la coopération sera renforcée encore, la CIA mettant au moins à une occasion en échec une tentative d’attentat contre le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Elle n’hésitera pas à relayer des informations qui permettront aux Ukrainiens de « liquider » des personnalités pro-russes. Elle sera déterminante dans la mise à disposition de systèmes de surveillance pour l’armée ukrainienne, mais aussi dans l’activation d’un embryon de guerre de partisans dans certaines zones d’Ukraine occupées par la Russie. D’un point de vue américain, cette alliance sur le terrain permet une surveillance accrue du vieux rival russe, de ses mouvements de troupes et de ses installations civiles et militaires. Son réseau d’espions disséminés partout dans le pays est le véritable cauchemar de Vladimir Poutine, celui de voir l’Otan espionner la Russie à ses frontières.

Mgr Luc Crepy, évêque de Versailles, invite les fidèles du diocèse à prier pour nos parlementaires et nos gouvernants

Message de Mgr Luc Crepy à l’occasion de la convocation du congrès à Versailles le 4 mars :

Ce lundi 4 mars, l’Assemblée Nationale et le Sénat sont convoqués en Congrès au Château de Versailles par le Président de la République en vue d’inscrire dans la Constitution la garantie de la liberté d’accès à l’avortement.

Avec tous les évêques de France, je redis ma tristesse et ma profonde opposition devant cette évolution. C’est bien au contraire le respect de toute vie, de sa conception à sa mort naturelle, qui devrait être reconnu comme faisant partie du socle commun sur lequel se fonde notre société. C’est l’aide aux femmes seules ou aux futurs parents en précarité, qui voudraient garder leur enfant malgré les difficultés, qui devrait nous rassembler. C’est le soutien aux soignants engagés auprès des malades pour sauver des vies, travaillant bien souvent dans des conditions dégradées, qui devrait nous mobiliser. Autant de réelles urgences qui auraient mérité la convocation du parlement…

Comment ne pas repenser à ce qu’écrivait en 2013 le Pape François, qu’on sait si proche des plus fragiles :

« cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré (…) dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. (…). Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment » (La joie de l’Evangile, 213).

Je veux encourager les parlementaires réunis à Versailles, et tout spécialement ceux des Yvelines, à résister à toute pression médiatique ou politique, à voter en conscience et avec gravité, et à faire preuve de courage comme certains – que je remercie – l’ont déjà fait à l’Assemblée ou au Sénat. Je sais leur désir habituel de servir le bien commun. Au cœur de ce bien commun, il y a la certitude que toute vie, même la plus fragile, même à son commencement, est infiniment digne et précieuse et doit être protégée. Qu’ils en soient les témoins courageux aujourd’hui et demain !

J’invite les fidèles du Diocèse de Versailles à prier pour nos parlementaires et nos gouvernants, afin que le Seigneur éclaire les consciences et fortifie le courage de chacun, au service de la beauté et de la dignité de toute vie. Que nous prenions le temps d’encourager nos parlementaires dans ce sens ! Je me réjouis devant l’engagement de beaucoup de chrétiens au service de la vie, toujours dans la charité et le respect des personnes. Que chacun prenne le temps de discerner dans sa vie comment manifester en acte ce soin des plus fragiles, des plus petits ou des plus pauvres. C’est ainsi que nous rebâtirons peu à peu une véritable culture de vie pour les générations à venir.

Mgr Luc Crepy, évêque de Versailles

Qui remettra à sa place la République de Paris ?

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Nous sommes début mars, alors : Bonne année !

Comme vous le savez peut-être, la nouvelle année débutait à certaines époques le 1er mars. Comme en témoignent les mois de septembre, octobre, novembre et décembre dont les noms signifient septième, huitième, neuvième et dixième mois. Alors : bonne année ! Ce qui est semé commence à germer. La nature donne déjà les signes d’un renouveau. C’est la nouvelle année, et l’élan de vie repart !

Cette année commence par l’acte politique de briser les élans de vie et les renouveaux en leur commencement. Le Congrès est convoqué. Et l’on doit décider qu’être libre de tuer les nouvelles vies dans le ventre des femmes est constitutionnelle en France. La République se constitue autour du droit de mettre fin à la vie humaine. Si vous n’y adhérez pas, vous n’êtes plus vraiment de la République.

Jean-Paul II analysait que toutes ces dérives viennent d’une pensée utilitariste qui ne s’émerveille plus devant le mystère de la vie pour la servir. Ces dernières années, en France, nos politiques en sont même arrivés à autoriser que nos scientifiques mélangent l’ADN humain et l’ADN animal en vue de faire des chimères. Il n’est pas encore permis de les faire vivre trop longtemps, mais cela se prépare dans nos laboratoires, et avec notre argent ! Qui pourrait encore soutenir la moralité d’un tel État qui en vient à fabriquer des chimères homme-animal ?

Par ailleurs, depuis la loi sur les séparatismes, on ne peut plus avoir une subvention ou un agrément pour nos associations sans adhérer aux valeurs de la République. Avant cela, il suffisait de ne rien faire d’objectivement illégal. Désormais, on doit rentrer dans le moule imposé. Sinon, on dégage : plus de subventions, et plus d’agréments. De notre côté, nous n’avons aucun moyen de retirer notre argent de cette fabrication de chimères et d’enseignement d’une culture de mort.

Nous nous doutons bien, comme nous l’avons vu mille fois dans l’histoire de notre pays, que si un tel déséquilibre s’installe dans l’État, il ne se gênera pas pour mettre au pas toutes les têtes qui dépassent. Aujourd’hui, tout le cadre légal est prêt pour cela. On ne pourra bientôt plus être médecin, infirmier, enseignant, journaliste ou politique, sans être un béni-oui-oui des pensées et des pratiques chimériques et mortifères. Et cela peut aller jusqu’à récupérer l’usage de nos lieux de cultes (même nos églises !), dont il s’est déjà arrogé la propriété, et exclure nos associations qui sont en désaccord avec lui.

J’ai quelque part un esprit républicain et démocrate, mais pas à la façon de la République de Paris. Pour ma part, en démocratie, ce sont les décisions concrètes qui sont prises par le peuple. Un peu comme en Suisse, où la question posée n’est pas tant de savoir si l’on préfère un tel ou une telle, mais si l’on doit construire un pont, changer les lampadaires, ou signer des traités. Ce sont les choix concrets qui sont soumis à votation à tous les citoyens ! Cela forme l’esprit civique. Tous discutent et participent à trancher de nombreuses questions chaque année. Et ce sur trois échelons : communal, cantonal (environ la taille de nos départements) ou fédéral. En France, du fait de notre taille, nous devrions avoir 4 ou 5 échelons. Or, le seul échelon qui décide vraiment, c’est celui de Paris pour toute la France. Et cette République de Paris a d’ailleurs décidé de donner elle-même son pouvoir à l’Europe et aux puissances mondialistes.

En République, normalement, chaque citoyen prend part aux décisions. Et peu importe la manière dont les élus sont choisis : là-dessus, les grecs ont d’ailleurs tout essayé, jusqu’à tirer au hasard ! et sans trouver de solutions optimales. Ce qui compte, c’est que chaque citoyen puisse collaborer aux décisions de la res publica, dont la taille ne doit finalement pas dépasser celle d’un département si l’on veut que chacun puisse participer à sa manière. Réfléchissez : avez-vous déjà pris des décisions concrètes pour votre village, votre quartier, votre ville ou votre contrée ? Eh bien, non. Aucune. À part choisir à l’applaudimètre vos dictateurs oligarchiques. Avez-vous déjà, en tant que citoyen, siégé dans des assemblées pour vous occuper de ce qui vous entoure ? Pour la grande majorité, non. Nous ne sommes donc pas en République. Ou alors, nous ne sommes pas citoyens. Seuls quelques milliers de personnes peuvent se dire citoyens. Et cette République de Paris gouverne le reste du pays à la mode impériale en fondant sa légitimité par un rituel à l’applaudimètre. C’est une oligarchie impérialiste applaudimétrique.

C’est le grand mensonge, dont les germes étaient déjà là dès la Révolution française. À tel point que les deux premières Républiques sont devenues, en toute continuité, en très peu de temps et sans heurts, des Empires avec Napoléon Ier et Napoléon III. Et les suivantes ont résisté plus longtemps à ce germe mortifère parce qu’à leur fondation se trouvaient des chrétiens non-révolutionnaires qui leur ont donnée des assises plus équilibrées. La IIIème République a été fondée à la chute du Second Empire par des catholiques royalistes qui espéraient une Restauration. Celle-ci ayant échoué, la République a duré, et est tombée aux mains d’anti-cléricaux notoires. Elle aurait sombré à son tour, si la Première Guerre mondiale n’avait pas scellée une nouvelle alliance avec l’esprit catholique. Et les IVème et Vème République ont été fondée également dans une alliance de circonstance après la Seconde Guerre Mondiale où les catholiques étaient très représentées.

Aujourd’hui, cet équilibre est à nouveau brisé. Plus rien ne peut se mettre en travers du germe impérialiste et mortifère de la République de Paris. Seules les valeurs issues de la culture française pluri-millénaire et chrétienne l’ont jusque là maintenue. La République leur a finalement totalement tourné le dos. Soit, nous la remettons à sa place, soit elle va sombrer, et peut-être nous entraîner avec.

Pendant que l’on discute de chimères et du droit de tuer des enfants à naitre, nos agriculteurs râlent, parce que l’on ne s’intéresse pas à leur champs, à tous ces vivants de nos campagnes, à cette nourriture produit par notre terroir qui nous fait vivre. Tout cela est lié. Soit on aime la vie, soit on aime la mort. Il faut choisir. Nos villages ne chantent plus, nos places sont vides de présences humaines joyeuses et accueillantes. Un tiers de la population française est considérée comme souffrant d’isolement social. Le quotidien de la plupart des Français a pour théâtre le virtuel et le béton, et non les splendeurs du vivant. Comment ne pas voir ?

La République de Paris veut choisir la mort. Et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Les agriculteurs ne l’intéressent pas. Les petits commerçants ne l’intéressent pas. Nos campagnes ne l’intéressent pas. Les enfants à naître ne l’intéressent pas. La beauté de la vie ne l’intéresse pas. Elle ne s’intéresse qu’à nous donner du pain et des jeux pour nous distraire, et à assurer son diktat pour nous livrer aux mains du Règne de l’Argent, de la Technique et de la Mort. Elle s’est bien arrangée pour qu’il n’y ait plus de contre-pouvoir. Personne aujourd’hui ne peut taper du point sur la table pour lui dire : ça suffit !

Seules les puissances d’en-haut que sont Dieu et les anges peuvent encore aujourd’hui nous sauver du désastre. Mais pour cela, il faut prier. La Vierge Marie nous a donné à Fatima le remède pour avoir un avenir : la dévotion à son Cœur Immaculé, inséparable du Sacré-Coeur, et la réalisation de plusieurs actions précises, en particulier les 1ers samedis du mois. Plutôt que d’en faire encore ou toujours à notre tête : écoutons, et suivons les indications de notre maman du Ciel. Une Alliance s’est constituée pour cela : https://salve-corda.org/

Dans trois jours, il est encore possible de choisir la vie. Puisque le Congrès est réuni : eh bien, que les citoyens de France lui demandent de changer de sujet ! Sommes-nous en République et en démocratie, oui ou non ? Les Gilets Jaunes et beaucoup d’autres ont demandé que soient instaurés le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC). Il s’agit que le peuple puisse demander que soit soumis à Référendum :

-> de proposer un projet de loi.
-> d’empêcher un projet de loi.
-> de démettre des membres du gouvernement et des élus.

Souvent, on parle de ce Référendum au niveau national, ce qui est le minimum. Il s’agit également d’avoir la même chose au niveau communal, départemental et régional. On notera que nous n’avons pas inclus ici la capacité de voter directement une loi ou une mesure. Cela pourrait être mis en place selon nous au niveau local et départemental sur beaucoup de sujets. Et on pourrait même comme en Suisse avoir par défaut de nombreuses votations dans l’année. Nos élus seraient là davantage pour présenter les choix et préparer les processus de décisions, plutôt que de tout décider eux-mêmes.

Être citoyen est une longue éducation qui se mature en prenant des choix concrets pour la chose publique. Cela va demander un apprentissage, mais c’est le seul chemin pour retrouver du bon sens, de la convivialité et de la dignité.

Beaucoup ne veulent pas du RIC, pensant que c’est inapplicable. La modernité nous a-t-elle donc rendus si peu républicains et démocrates pour refuser que les citoyens puissent prendre part réellement à la res publica ?

C’est aujourd’hui la mesure la plus consensuelle chez les citoyens français, ceux que l’on croise dans les rues et les villages. Aurons-nous encore assez d’ardeur pour expliquer à cette République mortifère que le sujet urgent que nous voulons voir traiter par le Congrès est celui-là ? Peu importe le reste. Nous ne voulons pas du reste. Nous ne voulons que cela. Car, nous y voyons le premier pas d’un processus de renouveau. Que le Congrès s’occupe de cela et pas d’autre chose !

Bien sûr, nous ne croyons pas qu’une telle mesure va réellement permettre de regagner tout le terrain perdu. Les moyens humains aujourd’hui peuvent seulement permettre de garder intact ce qui ne s’est pas encore effondré. Mais si l’on préserve ce qui peut encore l’être, peut-être qu’un renouveau de sagesse et de spiritualité pourra nous permettre d’entrer progressivement dans la civilisation de l’amour qui viendra d’En-Haut comme un don de Dieu (cf le livre de Patrick de Laubier, La civilisation de l’amour selon Paul VI). La Trinité d’Amour, les anges et les saints sont à l’œuvre, et ce n’est qu’avec eux que ce monde pourra trouver un avenir. Il n’y a pas d’autre chemin pour l’humanité que celui de l’Alliance avec l’Éternel. Mais il ne faut pas non plus négliger le peu qui peut être fait à notre échelle pour éviter le pire.

Je crois donc qu’une alliance de circonstance avec tous ceux qui veulent le Référendum d’Initiative Citoyenne me semble le plus opportun. Ne laissons pas nos gouvernants choisir les termes du débat (cette fois-ci, ou les prochaines fois) ; nous perdrons une fois de plus. Mais mettons-les simplement devant leurs contradictions, et conduisons-les sur ce seul terrain où nous pouvons gagner et les freiner dans leur course infernale.

https://civilisationamour.fr/2024/03/02/qui-remettra-a-sa-place-la-republique-de-paris/

Les Belles figures de l’Histoire : saint Étienne de Hongrie

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas :

Peut-on être chrétien et nietzschéen ?

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Le dernier numéro de la revue Le Sel de la Terre vient de paraître.

« Aimez beaucoup l’intelligence et la compréhension de la vérité. »

« Car il est nécessaire de bien comprendre pour croire véritablement : même s’il est encore plus nécessaire de croire pour bien comprendre. » Saint Augustin

Le dernier numéro de la revue Le Sel de la Terre vient de paraître. Cette revue, placée sous le patronage de Saint Thomas d’Aquin, propose chaque trimestre un numéro d’à peu près 180 pages de science religieuse, de culture chrétienne et de vie spirituelle.

L’historicité des Evangile, leur authenticité et leur véracité : une analyse ancrée dans la tradition

Ce Sel de la Terre n° 126 traite d’un sujet passionnant : l’historicité des Evangiles. Le père Emmanuel-Marie analyse l’authenticité et la véracité des Evangiles.

Un autre article est consacré à la question : ” Peut-on être chrétien et nietzschéen ? “, à laquelle répond Ludovic von Schwartz, professeur agrégé de Philosophie.

Après un survol de des concepts fondamentaux de la pensée nietzschéenne, l’auteur nous rappelle :

– que l’antichristianisme de Nietzsche est ancré au cœur même de sa pensée ;

– qu’il procède de sa division du monde entre forts et faibles et que le christianisme est pour lui une émanation de la réaction des faibles.

– Or, on s’interroge sur cette analyse nietzschéenne : le saint est-il un faible ? Le saint qui a su acquérir la vertu, avec la grâce de Dieu, c’est-à-dire une parfaite maîtrise de lui-même, ne brille-t-il pas suprêmement par sa vertu de force ? Saint François d’Assise fut-il mu par le ressentiment ? Saint Louis, le roi chevalier, fut-il un faible ?

Peut-on christianiser un tel rejet de la croix, instrument du salut, quand elle est vue comme « une conspiration contre la bravoure, l’esprit, la qualité de l’âme, contre la vie elle-même » ?

Quant à l’idéal chevaleresque du moyen âge : il ne s’agit pas de l’exercice de la force pour elle-même mais mise au service des plus faibles, précisément. Quoi de plus beau que de jurer défendre la veuve et l’orphelin ?

Pour creuser la question n’hésitez pas à acheter ce numéro, ici : https://www.seldelaterre.fr/numeros/sdt126

Pour s’abonner à la revue :

Le programme de ce Sel de la terre n° 126 : https://www.seldelaterre.fr/abonnement

ÉDITORIAL
★ Lisez, faites circuler le Sel de la terre

ÉCRITURE SAINTE
★ L’authenticité et la véracité des Évangiles, par Fr. Emmanuel-Marie PERRET O.P.

ÉTUDES
★ La Somme pour tous (X), Les passions dans la vie morale, par Fr. Pierre-Marie DE KERGORLAY O.P.
★ Le motu proprio Traditionis custodes à l’épreuve de la rationalité juridique, par Fr. Marie-Dominique ROULON O.P.
★ Un catholique peut-il s’inspirer de Nietzsche ? par Ludovic VON SCHWARTZ

VIE SPIRITUELLE
★ Marie, mère de Dieu, par R.P. Joseph DE TONQUÉDEC S.J.
★ La prière de la sainte Vierge, par R.P. Joseph DE TONQUÉDEC S.J.

NOUVELLES DE ROME
★ Le synode sur la synodalité, par Fr. Marie-Dominique ROULON O.P.

Grande neuvaine à St Joseph 2024 du 11 au 19 mars : “accueillir l’imprévu dans sa vie”

Neuvaine lancée sur Hozana :

Force est d’admettre qu’il n’est pas toujours facile de s’abandonner à la volonté de Dieu face aux événements imprévisibles auxquels nous devons parfois faire face dans notre vie.

Apprenons avec l’aide de Saint Joseph, à accueillir d’un cœur paisible l’imprévu voire l’incompréhensible en nous détachant, comme lui, de nos habitudes et de nos certitudes et en gardant vive la flamme de l’espérance !

Les méditations sont proposées par les Frères de Saint-Jean, chapelains de Cotignac, qui accompagnent toute l’année des pèlerinages entre le Sanctuaire Notre-Dame de Grâces et le Sanctuaire Saint-Joseph du Bessillon. Ils vous proposent de méditer sur la vie de Saint Joseph, et plus particulièrement sur les moments où il a dû accueillir l’imprévu dans sa vie.

Durant la neuvaine, les priants ont la possibilité de confier leur intention de prière et commander un cierge qui seront déposés aux pieds de la statue de St Joseph au sanctuaire de Cotignac !

Aussi le 19 mars, dernier jour de la neuvaine, les priants sont invités au sanctuaire de saint Joseph de Cotignac. Les nombreuses intentions récoltées par Hozana y seront priées lors de la messe de 10h30 suivi, le midi, d’un temps fraternel entre priants.

Les hommes qui mènent la lutte contre l’Eglise seront vaincus par les moyens surnaturels qu’ils considèrent avec mépris

Les éditions Via Romana viennent de rééditer un ouvrage de René Bazin (1853-1932) publié en 1912 sur l’éducation des Hommes de demain. Juriste, professeur de droit, romancier, journaliste, historien, essayiste et auteur de récits de voyage, élu en 1903 à l’Académie française, Bazin demeure l’un des plus grands serviteurs de la langue française. La foi intense de ce fervent catholique, père de huit enfants, a inspiré toute sa vie comme elle rayonne de son œuvre.

Dans ce petit ouvrage d’une quarantaine de pages, préfacé par le général Jacques Richou, arrière petit-fils de l’auteur, et postfacé par des moines de l’abbaye du Barroux, René Bazin donne quelques clés dans l’éducation des hommes de demain. Publié en 1912, à une époque où l’Eglise est persécutée par la IIIe République et alors que la France souhaite prendre sa revanche contre l’Allemagne, cet ouvrage demeure d’actualité. L’auteur insiste sur le rôle des parents, chacun à leur place, l’apprentissage des humanités et de l’histoire de l’Église, bases indispensables à toutes futures professions, sans omettre l’importance de la pratique religieuse et des vertus que les parents auront à cœur de cultiver chez leurs enfants. Ce petit livre encourage les parents à forger le caractère de leurs enfants tout en leur parlant de la beauté du mariage, de la grandeur du sacerdoce ou de la vocation religieuse.

Je voudrais de même que l’histoire de l’Eglise eût une part importante dans l’enseignement. C’est la plus belle histoire, sans laquelle les histoires particulières restent obscures, et c’est la nôtre. Je voudrais qu’un jeune homme eût ce large esprit de chrétienté, dont l’internationalisme de la haine ou celui des intérêts ne sont que la contrefaçon ; qu’il connût, au moins à grands traits, l’histoire de l’apostolat, des institutions religieuses, des grands pontificats, des personnages de génie et de sainteté, qu’à toute époque, Dieu envoie à son Eglise l’histoire aussi de la fréquente trahison des hommes, de leurs faiblesses, qui n’ont pas empêché l’oeuvre de salut de se perpétuer. […]

[P]our vaincre la révolution “satanique”, les habiletés humaines, les pauvres compromissions, toute la diplomatie, ne servent pas à grand-chose.

Les hommes qui mènent la lutte contre l’Eglise ne seront pas vaincus sur le terrain des négociations et des arrangements. Ils le seront par les moyens surnaturels qu’ils considèrent avec mépris, auxquels ils ne comprennent rien, et qui sont hors de leur pouvoir, hors du temps où ils règnent.

Déjà des postulantes à l’abbaye cistercienne de Notre-Dame des Neiges

Dans son numéro du mois de mars, La Nef a interrogé Mère Anne, religieuse de l’abbaye cistercienne de Notre-Dame des Neiges. Extraits :

Dans quelles circonstances s’est réalisée votre fondation à Notre-Dame des Neiges ? Pourquoi avoir choisi ce lieu ? Pourquoi est-ce déjà un lieu de pèlerinage assez plébiscité ?

À la fin du mois de décembre 2021, suite à la décision des frères trappistes qui habitaient le lieu jusqu’alors, nous avons reçu un courrier à l’abbaye de Boulaur pour nous proposer de faire une fondation afin de permettre à la vie monastique de se poursuivre dans cette antique abbaye. Suite à cette demande, toutes les sœurs de notre communauté sont allées visiter Notre-Dame des Neiges. Après mûre réflexion, nous avons décidé de répondre favorablement à cette demande. Nous étions déjà dans la logique d’un essaimage puisque, par la miséricorde du Seigneur, notre communauté de Boulaur compte de nombreuses vocations et que nous avions le désir de transmettre la vie monastique en un autre lieu.

L’abbaye de Notre-Dame des Neiges, sise dans un site exceptionnel, en bon état, et que les frères nous offraient gracieusement avec une grande générosité, présentait de très nombreux avantages pour notre communauté qui a la grâce d’avoir des jeunes sœurs, mais très peu de moyens financiers. Par ailleurs, envisager cette fondation l’année même de la canonisation de saint Charles de Foucauld qui avait été moine à Notre-Dame des Neiges, était très significatif.

Enfin, pour notre communauté, traditionnellement tournée vers l’accueil, nous installer à Notre-Dame des Neiges était particulièrement riche de sens puisque les visiteurs sont très nombreux à venir en ce lieu.

Quels liens conservez-vous avec Boulaur ?

L’abbaye de Boulaur restera toujours notre maison mère et fondatrice très aimée ! Cependant, notre fondation est destinée à devenir complètement autonome dans un délai qui pourrait être assez bref. Nous sommes donc en lien avec Boulaur de manière régulière mais relativement épisodique. Nous travaillons des questions en Chapitre sur place avec elles à peu près deux fois par an en communauté et Mère Abbesse de Boulaur vient environ une fois par trimestre nous rendre visite pendant trois à quatre jours. Par ailleurs, nous profitons, en visioconférence, de cours ou sessions donnés à Boulaur. Le reste du temps, nous nous exerçons à voler de nos propres ailes, mais nous connaissons encore par cœur le numéro de téléphone de nos sœurs en cas de besoin !

Dans un monde qui se déchristianise et comprend de moins en moins le sens et l’utilité d’une vie donnée à Dieu, que représente la fondation d’une abbaye de moniales cisterciennes contemplatives ?

La vie monastique a toujours été un signe de contradiction. Sa dimension eschatologique nous rappelle que notre finalité se trouve en Dieu et que Lui seul peut combler nos vies. Dans un monde déchristianisé et de plus en plus sécularisé, ce signe de contradiction résonne de plus en plus fortement et la fondation d’un monastère, au moment où, malheureusement, de nombreuses abbayes se voient obligées de fermer, est évidemment riche de signification.

À Notre-Dame des Neiges, nous nous inscrivons cependant dans le sillage d’une tradition qui nous précède puisque les frères étaient déjà dans ce lieu depuis 1850. Pour les gens des alentours, la dimension de continuité est très importante. Ils sont profondément reconnaissants que la vie contemplative puisse perdurer à Notre-Dame des Neiges. Avec notre touche propre bien sûr, nous nous efforçons de nous inscrire modestement et joyeusement dans le sillage des frères et d’être, comme nous le sommes tous, les maillons d’une grande chaîne qui relie tous les siècles dans la Tradition de l’Église. […]

À peine installées, vous venez d’ouvrir un noviciat : comment expliquez-vous les vocations qui frappent à votre porte alors qu’elles semblent partout se raréfier ? D’où viennent les jeunes filles qui demandent à entrer, comment vous ont-elles connues ?

Une vocation est toujours un mystère puisqu’elle est un secret d’amour entre Dieu et une âme qu’Il appelle à le suivre. Nous ne saurons donc jamais comment expliquer un tel mystère !
Cependant, nous nous réjouissons profondément d’avoir effectivement pu accueillir très rapidement nos premières postulantes. Nous avons reçu du Saint-Siège en janvier la permission d’ouvrir un noviciat, ce qui sera fait à partir de la première vêture, juste après Pâques.

Les trois postulantes que nous avons accueillies viennent de différentes régions de France mais elles nous connaissent depuis longtemps car elles étaient proches de notre abbaye de Boulaur. C’est à Notre-Dame des Neiges qu’elles se sont senties finalement appelées, et c’est un bel encouragement pour notre jeune fondation. Afin de consolider ce petit groupe de jeunes sœurs et de soutenir la communauté, Mère Abbesse de Boulaur a aussi envoyé une jeune professe temporaire ; nous avons donc quatre sœurs en formation, soit un tiers de la communauté. […]

Troisième dimanche de Carême

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Jésus chasse un démon impur. Alors une femme élevant la voix s’écria : Heureux le sein qui vous a porté (Évangile de S. Luc 11).

Jésus, fils de la Vierge Marie, est le modèle par excellence de la pureté virginale. L’Évangile le montre luttant d’une façon spéciale contre l’esprit impur. Le démon qu’il chassa en effet par le doigt de Dieu, c’est-à-dire par l’Esprit Saint, du possédé muet était « un démon impur », dit saint Matthieu. Et l’Église chasse des âmes des baptisés le même esprit immonde. L’on sait en effet que le Carême était un temps de préparation au baptême et dans ce sacrement le prêtre souffle par trois fois sur celui qu’il baptise en disant : « Sors de cet enfant, esprit impur, et fais place à l’Esprit Saint ».

« Nul fornicateur ou impudique, dit saint Paul dans l’Épître de ce jour, n’a héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. Que la fornication et toute impureté ne soit donc même pas nommée parmi vous ». C’est spécialement  en ce temps de lutte contre Satan que nous devons imiter Jésus.

Introït Oculi

Nous allons retrouver dans l’Introït du troisième dimanche de Carême le psaume 24 qui était déjà celui de l’Introït (ainsi que celui du Graduel) du deuxième dimanche. C’était alors une prière très humble dans laquelle le pécheur prosterné devant Dieu osait à peine lever la tête. Aujourd’hui il s’enhardit en levant les yeux vers le ciel, image que nous retrouverons dans le Trait tiré d’un autre psaume.

Le premier mot de cet Introït Oculi (les yeux) a donné son nom à ce dimanche. On se souvient que, jusqu’à une date récente, les dimanches de Carême étaient indiqués dans tous les calendriers par le premier mot de leur Introït : Reminiscere pour dimanche dernier, Oculpour aujourd’hui et Lætare pour dimanche prochain.

Oculi mei semper ad Dominum, quia ipse evellet de laqueo pedes meos. Respice in me, et miserere mei, quoniam unicus et pauper sum ego.
Mes yeux sont toujours tournés vers le Seigneur, car c’est Lui qui arrachera mes pieds du filet. Jetez les yeux sur moi et ayez pitié de moi, car je suis seul et malheureux.

Unicus et pauper sum : Je suis seul et malheureux, cela veut dire que je ne peux compter ni sur mes relations ni sur mes richesses pour me sauver, mais seulement sur Dieu. Ce texte comprend donc deux parties ; la première est un grand élan de l’âme vers le haut, les yeux levés vers le Seigneur, qui peut seul nous arracher au filet que nous tend l’infernal tentateur. La mélodie exprime cet élan par deux montées assez vives vers l’aigu. La deuxième partie au contraire est une prière qui demande au Seigneur d’abaisser son regard vers nous dans notre humble état de pécheurs ; la mélodie se tient alors modestement dans le grave en une douce supplication.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 24 comme celui du dimanche précédent :

Ad te Domine levavi animam meam : Deus meus, in te confido, non erubescam.
Vers vous Seigneur j’élève mon âme, mon Dieu je mets en vous ma confiance, je n’aurai pas à en rougir.

Graduel : Exsurge Domine

Le texte du Graduel du troisième dimanche de Carême est tiré du psaume 9, que nous avons déjà rencontré il y a quelques semaines, dans le grand Graduel Adjutor de la Septuagésime. C’est un chant de louange et d’action de grâce au Seigneur, défenseur et protecteur des pauvres et des opprimés. La première phrase du Graduel de ce dimanche reprend d’ailleurs la dernière phrase de celui de la Septuagésime. Ce verset est pris à la fin du psaume, alors qu’on trouve au contraire dans la deuxième partie un verset du début :

Exsurge Domine, non prævaleat homo : judicentur gentes in conspectu tuo. In convertendo inimicum meum retrorsum, infirmabuntur, et peribunt a facie tua.
Levez-vous, Seigneur, que l’homme ne l’emporte pas, que les nations païennes soient jugées en votre présence. Vous faites retourner mon ennemi en arrière ; ils seront affaiblis et périront devant votre face.

Nous avons déjà signalé que l’homme, ici, désigne la créature qui s’oppose à son Créateur et refuse d’accomplir sa volonté. Mais en ce temps de Carême ce texte désigne aussi l’ennemi infernal et tous ses auxiliaires, contre lesquels nous avons à lutter ; nous annonçons ainsi la victoire que nous remporterons sur eux à Pâques si nous sommes fidèles.

La mélodie ressemble à celle du Graduel Adjutor de la Septuagésime, mais elle ressemble surtout à celle du Graduel de la Quinquagésime, il y a trois semaines. On retrouve tout à fait les mêmes formules amples et mouvementées avec de grandes vocalises et de longues tenues dans une ambiance de ferveur ardente et mystique.

Trait Ad te levavi

Le texte du Trait du troisième dimanche de Carême est constitué par la plus grande partie du psaume 122, petit psaume assez court ; il ne manque ici que le dernier de ses cinq versets. Ce psaume ressemble au psaume 24 d’où était tiré le chant de l’Introït de cette messe ; d’abord il commence par les mêmes mots Ad te levavi, de plus il développe le thème des yeux levés par lequel débutait l’Introït :

Ad te levavi oculos meos, qui habitas in cælis. Ecce sicut oculi servorum in manibus dominorum suorum : Et sicut oculi ancillæ in manibus dominæ suæ : Ita oculi nostri ad Dominum Deum nostrum, donec misereatur nostri. Miserere nobis domine, miserere nobis.
Vers Vous je lève les yeux, Vous qui habitez aux Cieux. Comme les yeux des serviteurs sont fixés sur les mains de leurs maîtres et les yeux de la servante sur les mains de sa maîtresse, ainsi nos yeux sont tournés vers le Seigneur Notre Dieu jusqu’à ce qu’Il ait pitié de nous.

On voit qu’au thème des yeux levés s’ajoute la belle image des serviteurs fixant les mains de leurs maîtres. Ainsi devons-nous être les serviteurs de Dieu attentifs à accomplir Sa volonté.

La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie ornée faite de formules que nous avons déjà rencontrées, assez voisines en particulier de celle du Trait Jubilate de la Quinquagésime. Cependant le premier verset a une mélodie assez originale, où l’on note la grande vocalise qui se tient dans les hauteurs avec de longues tenues sur le mot cælis : les cieux.

Offertoire  Justitiæ

Comme celui du deuxième dimanche, l’Offertoire du troisième dimanche de Carême est une méditation aimante et contemplative sur la loi divine et le bonheur qu’il y a à l’observer :

Justitiæ Domini rectæ, lætificantes corda, et dulciora super mel et favum, nam et servus tuus custodiet ea.
Les préceptes du Seigneur sont justes, ils réjouissent les cœurs et sont plus doux qu’un rayon de miel ; aussi votre serviteur les observe-t-il.

Les mots dulciora et ea qui sont au neutre se rapportent au substantif judicia qui figure dans le psaume, mais qui n’est pas repris dans le texte de l’Offertoire. Il est d’ailleurs à peu près synonyme du premier mot de ce texte justitiæ. On notera aussi à la fin, le passage de la troisième à la deuxième personne que l’on rencontre souvent dans les psaumes.
Ce texte aurait pu être emprunté au psaume 118, la longue méditation sur la volonté de Dieu et ses commandements que l’on rencontre souvent au cours de l’année liturgique et d’où était tiré l’Offertoire de dimanche dernier. En fait, celui-ci est pris dans un autre psaume, le psaume 18, dont la deuxième partie résume au contraire les mêmes thèmes en quelques versets très condensés. La mélodie est très calme, paisible et assurée, tournant toujours autour de la même note sur laquelle elle pose notes longues et cadences. Cependant la conclusion est surprenante : au lieu de se terminer sur cette même note, la mélodie descend un demi-ton plus bas, restant en suspens comme un long regard qui ne veut pas finir.

Communion : Passer

Le texte de la Communion du troisième dimanche de Carême est tiré du psaume 83, prière d’un exilé qui aspire à retrouver la ville sainte de Jérusalem et les cérémonies du temple, et exprime avec de belles images le bonheur qu’il avait à s’y trouver, comme le petit oiseau dans son nid :

Passer invenit sibi domum, et turtur nidum ubi reponat pullos suos. Altaria tua, Domine virtutum, Rex meus et Deus meus ! Beati qui habitant in domo tua, in sæculum sæculi laudabunt te
Le passereau trouve pour lui une demeure et la tourterelle un nid pour déposer ses petits. Vos autels, Seigneur des armées, mon roi et mon Dieu ! Heureux ceux qui habitent dans votre maison, ils vous loueront pour les siècles des siècles.

L’expression Domine virtutum, Seigneur des armées, est analogue à Deus Sabaoth que nous chantons au Sanctus, tiré de la vision d’Isaïe. Il s’agit des armées célestes, les chœurs des anges, qui évoquent ici les Chérubins et les Séraphins représentés au-dessus de l’arche d’Alliance, siège de la présence symbolique de Dieu dans son temple. Jérusalem et le temple, c’est évidemment la figure de l’Église dont nous commençons à entrevoir la naissance au fur et à mesure que notre Carême s’avance. Ce sera le thème de toute la messe du quatrième dimanche, le dimanche de Lætare. C’est aussi la figure du Ciel où nous louerons le Seigneur éternellement.

La mélodie de cette Communion est très originale. D’abord elle est d’une longueur exceptionnelle pour une antienne de Communion. Ensuite elle est d’une grande variété, avec de nombreuses modulations. La première phrase est quelque peu imitative ; on peut y entendre le battement d’ailes des passereaux ou le roucoulement de la tourterelle. La deuxième phrase commence par un grand élan sur l’exclamation altaria tua (vos autels) puis elle redescend dans une effusion pleine de tendresse sur les mots Rex meus et Deus meus que l’on avait déjà trouvés dans la Communion de dimanche dernier avec une expression analogue, bien que dans un contexte assez différent. Enfin la dernière phrase est marquée par un grand crescendo qui monte toute l’octave, avant l’apaisement final exprimant la louange éternelle.

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